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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 15:38

http://www.kedistan.net/2016/07/24/istanbul-charlie-place-taksim

Istanbul, Charlie turc place Taksim

Place Taksim à Istanbul, Dimanche 24 Juillet 2016, neuf jours après la tentative avortée de coup d’état d’une fraction de l’armée, se tient un rassemblement « pour la république et la démocratie ».

A l’écoute des médias officiels turcs, ceux dont les discours sont passés au crible de la censure du président Recep Tayyip Erdogan, nous y apprenons que le régime se félicite de ce « grand rassemblement populaire, qui devrait démontrer à toutes les critiques, en Europe et ailleurs, que la démocratie est vivante en Turquie ».

Nous y apprenons aussi que ce rassemblement d’opposition est en fait unitaire, puisque le parti de la justice et du développement (AKP), le parti de Recep Tayyip Erdogan, y figure et le met en avant.

La logistique du meeting place Taksim a été assurée grâce aux services de la mairie d’Istanbul et la place Taksim, symbole de toutes les luttes, a été rouverte à l’occasion.

Tout semble donc se faire dans la plus grande unité nationale. Le parti républicain du peuple (CHP) kémaliste qui organise, l’AKP qui s’invite et le parti d’action nationaliste (MHP) qui amène la sauce. Le grand Charlie turc promène ses drapeaux et ses portraits du père fondateur, sans oublier de rappeler l’actuel.

A Kedistan, nous sommes plus qu’attristés que, face à cette mascarade, l’effet de peur, de choc, de grande trouille et de panique, aient, comme en France au début de l’année 2015, amené la gauche démocratique et écologique, voire la gauche de la gauche, à appeler aussi à communier avec les foules sous le drapeau, pour la photographie de famille, avec tous les grands frères.

Non content d’avoir réussi un coup d’état qu’il n’a pas eu à organiser, Recep Tayyip Erdogan vient encore de prouver qu’il avait un boulevard politique face à la faiblesse organisée de ses opposants, toujours prêts à s’abriter derrière le grand père kémaliste, le CHP.

Contribuer à prouver en effet par cette supercherie de rassemblement, abondamment médiatisé en Europe et par le monde, à faire croire à l’unité pour la démocratie, n’est pas seulement une erreur politique et une imbécilité, au sens faible d’esprit du terme. C’est aussi un immense fossé qui est creusé, vis à vis de celles et ceux pour qui tous les combats contre Recep Tayyip Erdogan s’appuyaient aussi sur celui d’une minorité assassinée, les kurdes, et de toutes les autres dans le pays.

Nous avions déjà pu constater qu’aux élections du mois de novembre 2015, sondage grandeur nature, la fêlure était présente et une partie de ces opposants politiques avaient choisi la stabilité avec le CHP. Le militantisme pour la paix était devenu la trouille de la guerre. Les mêmes aujourd’hui, par opportunisme ou crainte d’être les suivants sur la liste, désertent dans la confusion et les justifications en tous genres.

Istanbul croule sous les drapeaux et la démocratie retrouvée.

Cette démocratie là va devoir s’arranger des milliers d’arrestations, des fonctionnaires mis en vacances et interdits de voyager et des biens expropriés qui vont des cliniques, des hôpitaux et des centres culturels, même des restaurants parfois, aux écoles et secteurs d’université. Vive la nationalisation, nous avons bien dit expropriés et mis en gérance, via un ajout dans la loi anti terroriste. Autant les listes étaient prêtes, autant l’arsenal législatif avait été voté en conséquence, y compris par les députés du CHP, la belle opposition kémaliste d’aujourd’hui sur la place, drapeau de la république à la main.

Elle va devoir s’arranger aussi de l’éviction des juges et des purges dans la justice. Elle va peut être demain s’arranger du retour de la peine de mort pour les centaines de putschistes arrêtés dans l’état major, jusque dans la garde présidentielle dissoute. Elle va devoir fermer les yeux sur la torture, les arrestations et les détentions arbitraires, validées par l’état d’urgence nationale. La liste serait longue si l’on devait tout citer.

Nous ne savons pas quel terme appliquer à cette mise en place d’un totalitarisme nationalo-islamique, qui trouvera demain son triomphe dans une totale présidentialisation et un règne absolu de Recep Tayyip Erdogan.

Le sultan est habile mais il parvient à ses fins, en utilisant les tentatives de coups de tous les adversaires et en trouvant toutes les faiblesses à exploiter, quand ce n’est pas tout simplement la peur que son régime inspire.

L’opposition de gauche se défend avec des drapeaux de papier et des « ce n’est pas nous », qui inévitablement se retourneront contre elle, après que Recep Tayyip Erdogan aura fait son grand chambardement. Au passage, les accusations de terrorisme à l’encontre des vrais combattants de la démocratie seront le prix à payer des trahisons et des confusions politiques.

Nous savons bien que certaines et certains de nos lecteurs vont nous reprocher un jugement sévère à distance sur ce rassemblement de la place Taksim. Ils se trompent. Nous nous faisons la voix de celles et ceux qui ne sont pas prêts à plier en Turquie.

Ils sont souvent majoritairement kurdes ou défenseurs de la cause kurde, veuillez nous en excuser. Ils se battent au Rojava et ailleurs, pour proposer une alternative régionale et une démocratie en Turquie, qui ne soit pas le resucé des recettes et du refoulé kémaliste qui ont fourni à la Turquie ses massacres et ses charniers, sous bannière nationaliste. Nous n’avons même pas besoin de parler du refus du régime de l’AKP.

Loin de nous l’idée de nous faire donneurs de leçons dans une situation si inextricable.

Mais quand la parole des minorités, une fois de plus, se retrouve écrasée par des alliances nationalistes contre nature et que même la gauche y flotte comme dans un marigot, nous sommes en colère.

En remerciement pour leur posture positive prise lors du putsch, les dirigeants du CHP et du MHP seront demain au palais, à l’invitation de Recep Tayyip Erdogan et du premier ministre. Ils ont accepté pour parler de l’avenir de la démocratie.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 14:55

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/28/le-parlement-catalan-defie-le-tribunal-constitutionnel-espagnol_4975822_3214.html

Le parlement catalan défie le tribunal constitutionnel espagnol

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

C’est « un attentat contre la démocratie », selon le Parti Populaire, un « mépris de la loi » pour Ciudadanos et « un défi à l’autorité du tribunal constitutionnel d’une extraordinaire gravité, qui met le parlement catalan hors la loi », pour le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Le parlement régional catalan a franchi un nouveau cap dans ce qu’il appelle le « processus de déconnexion » du reste de l’Espagne en votant, Mercredi 27 Juillet 2016, les conclusions de la « commission d’étude du processus constituant », prélude à une sécession unilatérale.

Le texte, voté dans une ambiance très tendue, les députés du Parti Populaire et de Ciudadanos ont quitté l’hémicycle, les députés du Parti Socialiste Catalan (PSC) ont refusé de participer au vote et le parti affilié à Podemos a voté contre, stipule que « le peuple de Catalogne a la légitimité pour commencer son propre processus constituant ».

Celui-ci se diviserait en trois phases, un « processus participatif et une deuxième phase de déconnexion de l'état et de convocation d’élections constituantes, à travers un mécanisme unilatéral visant à former une assemblée constituante qui disposera de pleins pouvoirs et rédigera un projet de constitution ». Projet qui, dans une troisième étape, « sera ratifié par le biais d’un référendum ». Pour se justifier de ce coup de force, le texte affirme qu’il « n’y a aucune marge de manœuvre pour la reconnaissance du droit à décider du peuple catalan dans le cadre juridique constitutionnel et légal espagnol ».

Ce débat n’était pas à l’ordre du jour de la session du parlement catalan du Mercredi 27 Juillet 2016, mais a été ajouté à la dernière minute à la demande de la coalition indépendantiste au pouvoir, Ensemble pour le oui, et des séparatistes anticapitalistes de la Candidature d’Unité Populaire (CUP). Le tribunal constitutionnel espagnol avait non seulement déclaré, au mois de décembre 2015, que le « processus de déconnexion » catalan n’était pas conforme à la loi, mais il a aussi prévenu le bureau du parlement catalan, Mardi 19 Juillet 2016, qu’il était de son « devoir d’empêcher ou de paralyser toute initiative » allant dans ce sens.

La réponse de Madrid ne s’est pas fait attendre. Dans les heures suivantes, le président du gouvernement par intérim, le conservateur Mariano Rajoy, a appelé les chefs de file des principaux partis de l’opposition, PSOE, Podemos et Ciudadanos, afin de les informer qu’il présenterait en conseil des ministres, Vendredi 29 Juillet 2016, un nouveau recours de l’avocat général de l’état. Le tribunal constitutionnel pourrait alors utiliser les outils dont il dispose pour paralyser le processus, qui vont de simples amendes à l’ouverture d’une procédure pénale en passant par la suspension de leur fonction des élus concernés.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:00

http://www.liberation.fr/planete/2016/07/27/tariq-ali-sortie-a-gauche_1468895

Tariq Ali, sortie à gauche

Par Guillaume Gendron

Mercredi 27 Juillet 2016

Totem de la gauche radicale britannique et proche de Jeremy Corbyn, l’écrivain d’origine pakistanaise se félicite du Brexit.

Aux confins de la Lituanie, il existe un parc où ont été regroupées toutes les statues de l’ère soviétique sauvées de la destruction après l’effondrement du bloc, des dizaines de Vladimir Lénine, de Joseph Staline et d’autres illustres monolithes en pleine forêt, un Jurassic Park communiste. Le quartier bourgeois et boisé de Highgate, sur les hauteurs de Londres, c’est un peu la même chose. On peut s’y recueillir sur la tombe de Karl Marx, moyennant six livres sterling à l’entrée du cimetière, les capitalistes ont gagné, et se réjouir de vivre, à l’ombre des grands chênes, dans le dernier bastion trotskiste du royaume. Jeremy Corbyn, le contesté leader du parti travailliste, est un voisin. Mais celui que l’on est venu trouver, c’est Tariq Ali, cet « ami de quarante ans » qui l’a récemment mis dans l’embarras en déclarant au New Yorker que son camarade était en réalité un brexiter convaincu, malgré la ligne officielle du parti travailliste. Et pendant que Jeremy Corbyn démentait et défendait du bout des lèvres le maintien de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne, Tariq Ali multipliait les appels à voter pour le Brexit au nom du Brexit des gauchistes contre l’austérité et pour les migrants.

Il reçoit dans son salon, sous un tableau de Vladimir Lénine plongé dans ses notes.

« Je n’ai jamais cru que les choses iraient mieux en votant pour le Brexit. Mais l’Union Européenne avait besoin d’un bon coup de pied au cul. Les arguments de chaque camp étaient nombrilistes, c’était qu’est-ce qui va me bénéficier à moi ». Il fallait donc punir « cette institution non démocratique dominée par la bourgeoisie allemande, qui nous refuse la moindre tentative d’expérience sociale-démocrate ».

Les tirades sortent d’autant plus facilement que Tariq Ali n’a, depuis un demi-siècle, jamais dévié de sa ligne.

Au mois d’avril 2016, il débattait avec le grec Yánis Varoufákis. « Tout ce qu’il avait à dire, c’est qu’il était d’accord avec moi à quatre vingt dix pour cent. Sauf que lui croit qu’on peut se battre à l’intérieur du système ». Le focus médiatique sur les actes xénophobes post-Brexit n’est que propagande selon lui, visant à culpabiliser les partisans du Brexit en les traitant de racistes sous-éduqués. « Faire croire que la Grande-Bretagne est plus raciste que le reste de l’Union Européenne. Nigel Farage est bourré de préjugés, mais il est clair là-dessus. Manuel Valls est au moins aussi raciste, sauf qu’il ne joue pas franc-jeu ». Il compare la réaction hystérique de la jeunesse au Brexit à la mort de la princesse Diana, « ils ne savent même pas pourquoi ils pleurent ». Il roule ses yeux, deux grandes billes fiévreuses, puis éclate d’un grand rire de sale gosse, fier de sa double profanation envers l’Europe et la monarchie.

Tariq Ali a soixante douze ans et plus d’une vingtaine de livres au compteur. Des essais politiques sur l’impérialisme américain, le fondamentalisme religieux ou l’impasse politique de l’extrême centre, mais aussi deux cycles romanesques, l’un sur la chute du communisme et l’autre sur l’islam, et même une bande dessinée pour les adolescents, « Trotsky pour les débutants ». Il réalise des documentaires, donne une interview hebdomadaire pour la télé vénézuélienne et continue de sillonner la planète.

Le « Street Fighting Man » qui a inspiré la chanson des Rolling Stones est un homme affable et vif, la moustache et les mèches, aujourd’hui blanches, aussi drues et rebelles qu’à ses vingt ans, quand il était l’infatigable manifestant dont John Lennon convoitait l’estime. On ne peut s’empêcher de faire une remarque sur sa demeure, vaste bâtisse néogothique surnommée « château Tariq », a priori aux antipodes des idéaux marxistes dans un Londres où la jeunesse s’entasse dans des colocations sordides. Il a l’habitude des contradictions, après tout, c’est un athée qui a écrit un quintette sur la grandeur de la civilisation musulmane. « Ce qui définit une personne, ce ne sont pas les origines sociales, mais le positionnement politique », répond-il.

« Je n’ai jamais eu à réfléchir à ce dilemme car je suis né avec ». Plus précisément en 1943 à Lahore, alors sous férule britannique, descendant d’une lignée « plutôt aristocratique », que ses parents avaient rejeté en faveur d’un communisme militant. Encore mineur, il combat la dictature militaire établie en 1958. Un oncle haut placé conseille de l’envoyer en Angleterre pour sa sécurité. L’exil se fait dans l’élite, à Oxford, où il suit le prestigieux cursus Philosophie Politique Economie (PPE), passeport pour le pouvoir. Il devient président du principal syndicat étudiant de l’université en 1965, ce qui lui permet de débattre avec Malcolm X. Journaliste à la fin des sixties, il couvre la guerre du Vietnam et la mort d’Ernesto Che Guevara, son modèle. En tête de tous les cortèges, il rêve d’un mai 1968 britannique, signe un appel à la légalisation du cannabis avec les Beatles, et se présente au parlement sous étiquette trotskiste. Autant dire que Tariq Ali a longtemps cru davantage à la révolution qu’à la victoire dans les urnes.

L’impensable s’est pourtant produit, les dinosaures de Highgate ont enfin capté la lumière. Au mois de septembre 2015, Jeremy Corbyn est élu à la tête du parti travailliste, grâce à des vingtenaires exaltés qui peinent à croire qu’il fut un temps où l’université était gratuite. Tariq Ali, « le néo libéralisme efface l’histoire sociale. Pas un hasard si tout ce qu’il y a à la télévision, ce sont les Tudors ». Complots internes et démissions s’enchaînent au parti travailliste depuis que Jeremy Corbyn, trop rouge pour les héritiers de Tony Blair, est aux commandes. « Un vrai lynchage, mais ils ne le connaissent pas. Ce n’est pas un faible, il a une volonté d’acier ».

De passage à Paris, il déjeune avec Edwy Plenel, « nous nous connaissons depuis 1971 », et il rêve d’un Mediapart anglais. Ses modèles d’écriture restent français, Stendhal d’abord, puis Honoré de Balzac, dont l’obsession pour l’argent l’a toujours amusé, lui qui en prônait l’abolition. Il préfère en rire, « nous l’avons au moins fait virtuellement avec les cartes de crédit ». Il vit avec sa femme, Susan Watkins, qui dirige la revue marxiste New Left Review, dont il est la plume principale. Il a trois enfants, une productrice de télévision, une attachée de presse reconvertie institutrice et un fils qui passe son droit.

Il refuse les caricatures de l’islam en religion malfaisante et il pense que chaque texte sacré porte en lui justification à la violence. L’Etat Islamique n’est, à ses yeux, que la dernière métastase d’un cancer inoculé par l’Amérique et ses alliés, coupables d’avoir éradiqué laïcs et nationalistes du Moyen-Orient. Dans les années 1950, au Pakistan, aucun de ses amis n’était croyant. Tariq Ali raconte la campagne pakistanaise d’antan et ses festivals soufis où, pendant des jours entiers, « des poètes gays enchaînaient orgies et joints. C’était très relax ». Tout cela a pris fin en 1977 avec un nouveau coup d’état militaire islamisant, « soutenu par l’Amérique, encore une fois ». Pas de doute, pour Tariq Ali, le monde d’aujourd’hui est bien pire que celui dans lequel il a grandi. La montée de l’extrême droite l’inquiète, mais il est persuadé que « chaque génération trouve les solutions à ses problèmes ». Une fois de plus, il a choisi d’y croire.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:31

La Turquie congédie des militaires et ferme des médias (Reuters)

Les autorités turques ont congédié près de mille sept cent militaires et fermé plus de cent trente organes de presse, ont dit Mercredi 27 Juillet 2016 des sources officielles, dans le cadre d'une vaste répression, qui ne laisse pas d'inquiéter les alliés du pays au sein de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), suivant la tentative de coup d'Etat du Vendredi 15 Juillet 2016.

Un total de mille six cent quatre vingt quatre soldats ont été exclus de l'armée pour conduite déshonorante, a précisé un responsable gouvernemental turc, citant leur rôle joué dans la putsch avorté du Vendredi 15 Juillet et du Samedi 16 Juillet 2016, quand certains militaires ont tenté de renverser le gouvernement.

Aux yeux du président turc Recep Tayyip Erdogan, le prédicateur en exil aux Etats-Unis Fethullah Gülen a fomenté le complot avorté. Depuis, les autorités ont suspendu, interpellé ou placé en détention plus de soixante mille militaires, policiers, magistrats, enseignants, fonctionnaires et autres personnes soupçonnés de liens avec le mouvement de Fethullah Gülen.

Le prédicateur, qui a condamné la tentative de coup d’état en Turquie, a dit que cette dernière avait peut-être été montée de toutes pièces pour servir les intérêts du pouvoir turc.

Parmi les militaires dont la destitution a été annoncée, Mercredi 27 Juillet 2016, cent quarante neuf étaient des généraux et des amiraux, a dit le responsable gouvernemental.

Cela représenterait quelque quarante pour cent de tous les généraux et amiraux que compte l'armée turque, selon des données militaires.

Par ailleurs, dans son journal officiel, le gouvernement a dit avoir ordonné à trois agences de presse, seize chaînes de télévision, quarante cinq quotidiens, quinze magazines et vingt neuf éditeurs de mettre la clef sous la porte.

Ces fermetures d'organes de presse, qui interviennent après des fermetures d'autres médias soupçonnés d'avoir des liens avec le mouvement de Fethullah Gülen, ne manqueront pas de soulever les inquiétudes des associations de droits de l'homme ainsi que les alliés occidentaux du pays, qui redoutent de voir le président Recep Tayyip Erdogan profiter de la tentative ratée de coup d’état pour accentuer son emprise sur le pays.

Lors d'un point de presse, le porte-parole du département d’état américain a ainsi dit que les Etats-Unis, tout en comprenant la nécessité éprouvée par la Turquie d'arrêter les auteurs du putsch, voyaient l'arrestation d'encore plus de journalistes comme une évolution troublante.

Dans la journée, une source gouvernementale a dit que les autorités turques avaient lancé des mandats d'arrêt à l'encontre de quarante sept journalistes dans le cadre de la répression visant les gülenistes depuis le putsch raté.

Sur la liste figurent néanmoins aussi des journalistes connus pour leur militantisme de gauche mais qui ne partagent pas la vision religieuse du mouvement güleniste.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:54

http://enmarchepourlademocratie.fr/2016/07/26/presse-yonne-les-militants-de-nuit-debout-sont-en-marche/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/yonne/auxerre/yonne-les-militants-de-nuit-debout-sont-en-marche-1055051.html

Les militants du mouvement des Nuits Debout sont en marche

Le mouvement des Nuits Debout réalise un tour de France à la marche pour diffuser leurs idées.

Ils sont une quinzaine. Ils faisaient étape à Auxerre, dans l’Yonne, Mardi 26 Juillet 2016, avant de reprendre la route pour Paris.

Le mouvement des Nuits Debout est un mouvement citoyen et spontané qui s’est créé le Jeudi 31 Mars 2016 en réponse à la loi travail. Pendant deux mois, ils ont occupé la place de la République, à Paris, ainsi que de nombreux autres agoras en province. Ils sont également très actifs sur les réseaux sociaux. Ils se sont fixé comme but d’alimenter le débat démocratique et de redonner la parole au peuple.

Alors que le mouvement avait disparu de l’espace public aussi vite et mystérieusement qu’il l’avait envahi, le voilà qui réapparaît sous la forme d’une marche. Une quinzaine de citoyens a quitté Marseille le Samedi 18 Juin 2016. Ces marcheurs doivent arriver à Paris le Jeudi 4 Août 2016. Leur objectif consiste à diffuser les idées du mouvement des Nuits Debout au fil de leur périple.

C’est précisément ce qu’ils ont fait à Auxerre, Lundi 25 Juillet et Mardi 26 Juillet 2016, lors d’une étape. Ils ont lancé le débat autour de revendications qui leur tiennent à cœur telles que la fin de la cinquième république, la démission du gouvernement et la fin des accords de libre-échange transatlantique avec l’Amérique et le Canada. Ils veulent voir le citoyen remis au centre des décisions.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:37

https://nuitdebout.fr/blog/2016/07/27/en-marche-pour-la-democratie/

En marche pour la démocratie

Le mouvement en marche pour la démocratie s’est élancé le Samedi 18 Juin 2016 de Marseille et arrivera le Jeudi 4 Août 2016 à Paris sur le Champ-de-Mars à 17 heures.

Nous avons créé cet événement Facebook spécialement pour cette dernière étape qui partira de la mairie de Créteil le Jeudi 4 Août 2016 à 10 heures.

La marche passera par les lieux historiques du Paris révolutionnaire.

Jeudi 4 Août 2016, pique-nique de 12 heures 30 à 14 heures, place de la Nation.

Jeudi 4 Août 2016 à 14 heures 30, place de la Bastille.

Jeudi 4 Août 2016 à 15 heures, place de la République.

Jeudi 4 Août 2016 à 15 heures 30, place de l'Hôtel de Ville.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures, jardin des Tuileries.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures 15, place de la Concorde.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures 30, Assemblée Nationale.

Jeudi 4 Août 2016 à 17 heures, Champ de Mars.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour cette dernière étape afin d’arriver nombreuses et nombreux sur le Champ-de-Mars Jeudi 4 Août 2016 à 17 heures tout en revivant le Paris révolutionnaire à travers quelques uns de ces lieux emblématiques.

Un événement Facebook pour l’arrivée sur le Champ-de-Mars existe par ailleurs.

Nous vous invitons à le rejoindre.

Le mouvement en marche pour la démocratie porte quatre revendications, l'abrogation de la loi travail, le rejet des traités de libre échange, la démission du gouvernement et l'initiation d'un processus de constitution citoyenne.

Nous vous invitons à converger avec nous vers le Champ-de-Mars le Jeudi 4 Août 2016 et à faire entendre ces quatre revendications.

Par ailleurs, nous vous invitons à nous rejoindre pour les étapes restantes. Vous trouverez tous les informations sur notre page Facebook et notre site internet.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:20

http://www.kedistan.net/2016/07/26/gazi-hdp

Qui a parlé du meeting de Gazi à Istanbul, Samedi 23 Juillet 2016 ?

Alors qu’un rassemblement se tenait à l’initiative du parti démocratique des peuples (HDP) dans le quartier rebelle de Gazi à Istanbul, Samedi 23 Juillet 2016, notre site était encore quasi inaccessible. Nous n’avions donc pu retranscrire le déroulé de ce rassemblement.

Depuis, un autre rassemblement, à l’initiative cette fois du parti républicain du peuple (CHP), parti désormais libéral démocrate, qui continue à pousser devant lui une image de gauche qu’on ne peut plus lui reconnaître depuis longtemps, était autorisé par Recep Tayyip Erdoğan lui même, sur la place historique de Taksim à Istanbul.

Ce rassemblement du Dimanche 24 Juillet 2016, rejoint à la fois dans une totale confusion nationale, autant par une partie des écologistes, de la gauche désorientée, d’organisations de la société civile, de corporations et de syndicats, que par des représentations du parti de la justice et du développement (AKP) qui s’étaient annoncées, a eu, lui, l’honneur des médias en Europe et en Turquie, les médias de Recep Tayyip Erdoğan en premier.

Même ici en France, alors que le Monde lui même prenait quelques distances, que n’a-t-on pas vu l’Humanité titrer « par centaines de milliers, pour la démocratie et la laïcité » à propos de ce Charlie turc, auquel le HDP justement n’avait pas voulu se mêler. Refuser de se mettre en remorque de ceux là même qui avaient voté aussi au parlement la levée de l’immunité parlementaire de leurs députés, menacés désormais d’emprisonnement, était une décision justifiée.

Nous avons depuis, nous aussi, consacré un billet entier à ce meeting du CHP du Dimanche 24 Juillet 2016, dont beaucoup, peu motivés et qui pourtant y ont participé pour occuper la rue et la place Taksim, sont depuis revenus. Ils ont comme tout le monde, constaté comment le CHP kémaliste, principal organisateur, a vendu à Recep Tayyip Erdoğan cette mascarade « contre le coup d’état et pour la démocratie ».

A la sortie du palais présidentiel ce matin, où leur dirigeant était reçu pour la première fois, c’était déjà devenu une concorde nationale.

Et nous avons beau chercher, cette supercherie a littéralement effacé le meeting de la veille, qui a bien failli ne pas pouvoir se tenir lui, puisqu’organisé par la seule opposition aujourd’hui crédible et réelle à Recep Tayyip Erdoğan. Des correspondants de presse y étaient pourtant présents, tant turcs qu’européens. Trois lignes par-ci, trois lignes par-là et un paragraphe dans le fameux article de l’Humanité qui glorifie lui le rassemblement de la confusion nationaliste en paragraphes entiers.

Et comme d’habitude, nous nous sommes tournés vers les amis et nous relayons une mise en forme des tweets d’une journaliste qui mérite qu’on lui rende hommage et dont nous avions déjà retranscrit les articles parus dans le Monde Diplomatique de ce mois de juillet 2016.

Voici donc, comme si vous y étiez, avec retard, les seuls témoignages, hors ceux du HDP lui même, que nous ayons trouvés, sans langue de bois, sans recul faux cul, et riche de contenus. Mille mercis encore à Laura Maï.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 13:58

L’Etat Islamique revendique l'assassinat d'un prêtre dans une église (Reuters)

Deux preneurs d'otages qui ont tué Mardi 26 Juillet 2016 un prêtre et grièvement blessé un fidèle d'une église en Normandie avant d'être abattus par les forces de l'ordre étaient « deux terroristes se réclamant de l’Etat Islamique », a déclaré François Hollande.

L'Etat Islamique a salué l'attaque, perpétrée par deux de ses soldats, via son agence de communication Amaq.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la Sous Direction Anti Terroriste (SDAT) et à la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), a indiqué le procureur de Paris.

Le prêtre tué est le père Jacques Hamel, quatre vingt quatre ans, qui officiait à l'église de Saint-Etienne du Rouvray, a fait savoir dans un communiqué l'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun.

Il a été égorgé, selon une source policière.

« Nous sommes face à une épreuve, une de plus, après tout ce que nous avons vécu ces derniers jours et même ces dernières années », a déclaré François Hollande à la presse, après s'être entretenu sur place avec la famille du prêtre et les otages. « J'ai pour tous les catholiques de France une pensée. Ce sont tous les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les français qui se sentent concernés ».

L’un des deux suspects, originaire de Saint-Etienne-du-Rouvray, a tenté de partir en Syrie en 2015 avant d'être refoulé en Turquie puis renvoyé en France et incarcéré. Libéré au mois de mars 2016, il avait été placé sous bracelet électronique avec autorisation de sortie de 8 heures 30 à 12 heures 30, précise une chaîne de télévision.

Le parquet de Paris a fait savoir que les identifications étaient toujours en cours et qu'il était bien trop tôt pour parler d'un possible profil.

Tuerie barbare

Les deux assaillants sont entrés en milieu de matinée dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, où ils ont pris en otage cinq personnes, a indiqué le porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre-Henry Brandet.

« La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Rouen est rapidement intervenue, a encerclé l'église et a établi un périmètre de sécurité. A un moment donné, les deux preneurs d'otages sont sortis et ils ont été abattus par les services de police », a-t-il dit à la presse.

Le porte-parole a confirmé le bilan des victimes, précisant que le pronostic vital de la personne grièvement blessée était engagé. Les trois autres otages sont ressortis vivants. Deux d'entre eux sont blessés, d'après l'archevêque de Rouen.

Le prêtre, des religieux et des fidèles étaient présents dans l'église au moment de la prise d'otages. Les deux assaillants étaient armés de couteaux, selon des sources policières.

Des opérations de déminage et de sécurisation de l'église ont eu lieu Mardi 26 Juillet 2016, et des chiens détecteurs d'explosifs ont été chargés de vérifier que l'église n'avait pas été piégée par les assaillants, a indiqué Pierre-Henry Brandet.

Le Vatican a dénoncé une tuerie barbare qui s'est déroulée dans un lieu sacré. L'attaque a eu lieu alors que commençaient à Cracovie, en Pologne, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).

Au mois d’avril 2015, la police avait déjoué un projet d'attentat contre une église à Villejuif.

Sid Ahmed Ghlam, un étudiant franco-algérien en informatique soupçonné d'avoir préparé un attentat imminent contre au moins une église à Villejuif et d'avoir tué une jeune femme retrouvée morte dans sa voiture, a été mis en examen et écroué.

Il avait reçu des « instructions données vraisemblablement de Syrie et pour le compte d'organisations terroristes », ainsi qu'une aide sous forme de véhicules et d'armement, d'après le ministre de l’intérieur.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:38

Une convention démocrate sur fond de tension à Philadelphie (Reuters)

Le parti démocrate américain a affiché ses divisions Lundi 25 Juillet 2016 lors de l'ouverture de sa convention où seule Michelle Obama a réussi à soulever l'enthousiasme, à l'heure où le sénateur du Vermont Bernie Sanders peine à contrôler ses partisans, qui refusent à grands cris de soutenir Hillary Clinton.

« Hillary Clinton doit devenir la prochaine présidente des Etats-Unis », a dit le sénateur du Vermont face à des défenseurs remontés, qui ont hué jusqu'à la seule mention de l’ancienne secrétaire d’état.

« Hillary Clinton fera une présidente remarquable et je suis fier de me tenir à ses côtés », a-t-il ajouté dans un discours que les supporters de Bernie Sanders et les supporters d’Hillary Clinton ont parfois couvert de chahuts concurrents.

Au terme de quatre jours de réunion, la convention démocrate doit adouber l’ancienne secrétaire d’état pour l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats-Unis. Les troubles du Lundi 25 Juillet 2016 laissent craindre que la conquête des électeurs de Bernie Sanders par Hillary Clinton sera difficile, sinon compromise.

Dans un courriel aux délégués, le sénateur du Vermont les avait invités Lundi 25 Juillet 2016 à plus de tenue, consigne peu respectée.

« Notre crédibilité en tant que mouvement sera ternie par des huées, les dos tournés, les sorties de la salle et autres démonstrations. C'est ce que veulent les médias. C'est ce que veut Donald Trump », avait-t-il dit.

Dans un discours qui a suscité plus d'unité, la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a volé la vedette au sénateur du Vermont et elle a semblé renouveler l'enthousiasme des démocrates.

Evoquant la manière dont elle éduque ses filles, Sasha et Malia Obama, elle a résumé sa posture face à la campagne de Donald Trump, qui met en cause régulièrement Barack Obama et le dit musulman.

« Quand quelqu'un est cruel ou se comporte comme une brute, on ne s'abaisse pas à son niveau. Non, notre devise, c'est, quand ils visent bas, nous visons plus haut », a dit la première dame.

Reprenant le slogan du candidat républicain, de « rendre l'Amérique grande à nouveau », Michelle Obama l'a déconstruit mot pour mot, « ne laissez personne vous dire que ce pays n'est pas grand, que nous devons d'une certaine manière le rendre grand à nouveau, car ici et maintenant, c'est le plus grand pays sur terre », a-t-elle dit.

« Il n'y a qu'une personne dont je pense qu'elle soit vraiment qualifiée pour être présidente des Etats-Unis, il s'agit de notre amie Hillary Clinton », a-t-elle poursuivi avant de défendre une candidate démocrate « qui ne cède jamais à la pression ».

Excuses sincères

La divulgation par Wikileaks de dix neufmille courriels suggérant que le Comité National Démocrate (CND) a cherché à saborder la campagne de Bernie Sanders a mis à mal le front uni que souhaitaient présenter les dirigeants du parti pour mieux contrer la campagne accidentée du candidat républicain Donald Trump.

L'instance dirigeante du parti a présenté ses excuses à Bernie Sanders après la publication par Wikileaks de courriels du CND questionnant notamment son athéisme et évoquant sa judaïté.

« Au nom de tout le monde au CND, nous voulons présenter au sénateur Bernie Sanders nos profondes et sincères excuses pour les remarques impardonnables faites par courriel », a dit Lundi 25 Juillet 2016 le CND dans un communiqué.

Battu lors de la primaire démocrate par l’ancienne secrétaire d’état, Bernie Sanders a dénoncé à plusieurs reprises les oppositions du parti dont il aurait fait l'objet.

Investi la semaine dernière à Cleveland dans l'Ohio par le parti républicain, Donald Trump a pratiquement refait son retard sur sa rivale démocrate dans les intentions de vote selon le dernier sondage de l’Institut Politique de Sondages et d’Opinions Sociales (IPSOS) pour Reuters. Un sondage d’Opinion Research Corporation (ORC) pour Cable News Network (CNN) lui donne même trois points d'avance, à quarante huit pour cent contre quarante cinq pour cent.

Une piste russe

Le sénateur du Vermont a contribué lui-même au malaise du Lundi 25 Juillet 2016 en réclamant et obtenant Dimanche 24 Juillet 2016 la démission de la présidente du parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz, après la publication des courriels incriminants.

Debbie Wasserman Schultz, qui s'exprimait Lundi 25 Juillet 2016 quelques heures avant l'ouverture officielle de la convention devant des délégués de son état, la Floride, s'est fait huer.

La présidente démissionnaire du CND a annoncé par la suite qu'elle renonçait à prononcer le discours d'ouverture de la convention.

Les partisans de Bernie Sanders, plus jeunes et plus marqués à gauche que ceux d’Hillary Clinton, ont accueilli avec amertume ces courriels qui donnent du crédit aux accusations formées par leur champion pendant les élections primaires. Ils étaient déjà déçus qu’Hillary Clinton ait choisi comme colistier le sénateur modéré de Virginie Tim Kaine plutôt qu'Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts et figure de la gauche du parti.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a annoncé Lundi 25 Juillet 2016 qu'il enquêterait sur le piratage qui a conduit à la publication de ces courriels.

L'équipe de campagne d’Hillary Clinton s'est publiquement interrogée sur une possible piste russe, notant que Donald Trump avait eu des mots élogieux à l'égard de Vladimir Poutine et que Moscou pourrait avoir intérêt à favoriser son élection.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a démenti ces accusations en marge d'une réunion avec le secrétaire d’état américain John Kerry Mardi 26 Juillet 2016 au Laos.

« Je ne veux pas utiliser de gros mot », a-t-il dit à des journalistes qui l'interrogeaient sur la responsabilité russe dans le piratage des courriels.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:10

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/07/21/tariq-ali-parle-du-brexit-invite-au-meeting-dunite-populaire-a-athenes

Tariq Ali parle du Brexit invité au meeting d’Unité Populaire à Athènes

Jeudi 21 Juillet 2016

Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Comme vous le savez déjà, la campagne en Grande-Bretagne faveur du Brexit a été largement dominée par la droite. La campagne des mouvements et des partis de gauche en faveur du Brexit a mis un peu de temps à démarrer, mais nous avons mené une campagne plutôt dynamique. Notre problème fut que pas un seul représentant d’envergure du parti travailliste ne s’est déclaré en faveur du Brexit et cela a été un problème énorme pour nous.

Jeremy Corbyn, le leader de gauche du parti travailliste, a déclaré que « nous ne mènerons pas une campagne conjointe avec les conservateurs », ce qui était très positif, et il a passé le plus clair de son temps à attaquer le néo libéralisme et l’austérité, mais il s’est finalement déclaré en faveur du maintien dans l’Union Européenne.

Et la gauche grecque nous a fait un cadeau pas vraiment bienvenu. Ce cadeau avait pour nom Yanis Varoufakis. C’était un bien mauvais cadeau, parce qu’il a passé presque tout son temps à faire campagne en faveur du maintien dans l’Union Européenne et, quand je l’ai interpellé lors d’un débat public, il a répondu qu’il était d’accord avec la plupart de mes vues mais que, pour changer l’Union Européenne, il est nécessaire de lutter de l’intérieur. Donc, nous avonsdit, « mais comment peut-on changer cette Union Européenne ».

Non pas que nous ne soyons pas internationalistes, non pas que nous ne soyons pas européens. Ce contre quoi nous luttons, c’est l’Union Européenne en tant qu’institution. Et à cette question-là, ils n’ont pas de réponse.

En fait, nous proposons maintenant d’essayer d’organiser, au mois de septembre ou au mois d’octobre 2016, une petite conférence afin que les opposants de gauche à l’Union Européenne se rassemblent et discutent l’idée d’une institution alternative, avec d’éminents économistes comme Costas Lapavitsas et d’autres, pour prendre ensemble le temps de se poser la question, « peut-on trouver une alternative », parce que c’est notre responsabilité.

Voilà donc à quoi nous nous sommes attelés, en ce qui concerne l’Union Européenne.

Cette campagne pour lemaintien dans l’Union Européenne a présenté un aspect très intéressant, même de la part de ceux à gauche qui défendaient le maintien dans l’Union Européenne, c’est qu’ils étaient très provinciaux. Ils prétendaient lutter pour l’Europe, mais ils ne savaient pas ce qu’est vraiment l’Europe. L’Europe en tant qu’Union Européenne était perçue comme une abstraction. Les seuls à avoir pointé ce que l’Union Européenne a fait à la Grèce, ce sont les partisans du Grexit de gauche.

Et moi-même, et John, et beaucoup d’autres, pendant la campagne, nous avons dit que pour nous, l’une des principales raisons pour lesquelles il faut mettre un coup de pied aux fesses de l’Union Européenne, c’est pour les punir de ce qu’ils ont fait à la Grèce. Mais du côté du maintien dans l’Union Européenne, il n’y a eu aucune critique, même les personnes qui se considéraient comme critiques n’ont jamais formulé la moindre critique sur le mode de fonctionnement de l’Union Européenne.

Ne nous y trompons pas, le vote pour le Brexit est une grande claque en plein dans la figure de l’establishment britannique, de l’establishment financier britannique et de l’establishment de l’Union Européenne, et je dois dire que ceux ont été battus en sont déjà à discuter de comment ils pourraient retourner leur défaite et ils se glissent discrètement l’un à l’autre, à l’oreille, « Alexis Tsipras l’a bien fait, lui, en Grèce. Apprenons de son expérience ».

Mais le problème, pour eux, est le suivant, il leur faut arbitrer entre le coût politique et le coût économique. Et je pense que les plus intelligents parmi eux réalisent que le coût politique, s’ils décident de passer outre le résultat du référendum, sera bien plus élevé que le coût économique, et Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, a appelé publiquement à la mise en application du cinquantième article du traité de Lisbonne pour la sortie de l’Union Européenne.

Nous avons actuellement une triple crise au Royaume-Uni, la première est une crise de légitimité du Royaume Uni lui-même, les écossais se prononcent très clairement pour leur indépendance et le débat va s’ouvrir pour déterminer dans quelle mesure ils peuvent être indépendants dans le cadre de l’Union Européenne. Ils jugeront eux-mêmes s’il vaut mieux entrer dans l’Union Européenne ou avoir un bloc du nord avec la Norvège et l’Islande, comme cela a été suggéré.

Le second problème, c’est la crise énorme, aujourd’hui, en Angleterre. Je parle bien de l’Angleterre, pas de l’Ecosse, mais bien de l’Angleterre.

Il y a encore une autre crise de légitimité. Nombreux sont ceux qui veulent un parti de gauche et l’establishment, au sein même du parti travailliste, s’oppose à cette volonté très forte. On est ainsi témoin de scènes ignobles, chaque semaine, avec les tentatives de la plupart des députés du parti travailliste pour se débarrasser de leur leader élu.

Et, en soutien à leur leader, nous avons des chiffres incroyables, depuis la tentative faite pour se débarrasser de Jeremy Corbyn, une centaine de milliers de personnes ont rejoint le parti travailliste en moins de deux semaines, la plupart l’ont fait pour le soutenir à l’intérieur du parti travailliste. Donc le parti travailliste a un quart de million de membres, ce qui en fait, je crois, le plus grand parti politique d’Europe.

Et cette crise est loin d’être résolue.

Jeremy Corbyn rend les coups, il se bat fort, de son côté, il est soutenu par les membres du parti et la plupart des représentants parlementaires, qui ont été élus sous les mandats des premiers ministres précédents, tels que Tony Blair et Gordon Brown, refusent de l’admettre. Il s’agit donc d’une situation critique au sein du parti travailliste. Et puis il y a une situation, aussi bien en Ecosse qu’en Angleterre, qui ne va pas disparaître comme par enchantement.

L’avantage du Brexit, c’est que c’est un grand pays d’Europe qui a décidé de le faire, et non un petit pays. Concernant la façon dont le débat va se développer, à l’échelle européenne, nous pouvons d’ores et déjà voir, au Danemark, que tous les sondages montrent une revendication de référendum. En France, François Hollande est si inquiet à la perspective de ce Brexit qu’il a fait ce dont on ne l’aurait jamais cru capable, il ne s’agit que d’une menace, mais significative, en soi. Il a dit que la France opposerait son veto à un pacte de l’Union Européenne avec le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP).

Le dernier point que je voudrais évoquer ici, c’est la question du racisme et de l’immigration.

Bien entendu, l’extrême droite a joué un rôle important dans cette campagne, et l’United Kingdom Independant Party (UKIP) a fondé son argumentation sur cette position.

Mais permettez-moi de vous faire part d’une chose étrange et intéressante, qui s’est produite il y a quarante huit heures. La femme qui est sans doute promise aux fonctions de premier ministre d’Angleterre, Theresa May, elle était pour le maintien dans l’Union Européenne, a déclaré qu’il convenait de statuer sur la situation des étrangers ressortissants de l’Union Européenne. Nigel Farage a alors réagi vivement, en s’indignant, « c’est une déclaration absolument révoltante. Les étrangers devraient avoir le droit de séjour ».

Vous voyez que l’idée selon laquelle les partisans du maintien dans l’Union Européenne sont de blanches colombes antiracistes est un non-sens total.

Deux des plus grandes villes comptant de larges minorités, parfois même des majorités, ethniques, Birmingham et Bradford, ont voté pour le Brexit.

Donc, c’est un argument simpliste que d’affirmer que ce n’était qu’une question de racisme.

Ce l’était effectivement, si l’on évacue le fait que le Brexit procède de la volonté de dix sept millions de personnes de mettre une claque magistrale à l’establishment britannique et de dire « qu’on en a marre de vous, de vos politiques, du néo libéralisme et de vivre des vies invivables », voilà de quoi il est question.

Voilà de quoi il s’agit et c’est pourquoi nous disposons maintenant d’une base de travail en commun avec les socialistes européens, les syndicats, les réseaux informels et les mouvements sociaux, pour tenter de construire quelque chose de meilleur. Voilà ce à quoi nous devons travailler.

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