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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 17:32

 

 

http://boris-victor.blogspot.fr/2017/08/de-bruxelles-madrid-la-gauche-radicale.html

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/11/de-bruxelles-a-madrid-la-gauche-radicale-prend-le-dessus-sur-les-sociaux-democrates_5171231_3210.html

 

De Bruxelles à Madrid, la gauche radicale prend le dessus sur les sociaux-démocrates

 

Dans plusieurs pays d’Europe, les sondages et parfois les élections révèlent une inversion du rapport de forces.

 

Par Jean-Pierre Stroobants, Philippe Ricard, Sandrine Morel et Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Vendredi 11 Août 2017

 

Dans la bagarre entre les deux gauches, celle dite de gouvernement a longtemps tenu à distance sa rivale d’extrême gauche qu’elle regardait avec condescendance. Mais le rapport de forces semble désormais s’inverser, comme l’ont montré de récentes élections sur une partie du continent européen.

Pour Pascal Delwit, politologue à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et auteur d'un ouvrage relatif aux gauches radicales en Europe, la crise économique et financière est à l’origine de cette tendance. « C’est là où elle a frappé avec le plus de violence que ces partis sont nés ou ont repris de la vigueur », souligne-t-il, « dans le nord de l’Europe, la crise n’a pas eu le même impact et a plutôt bénéficié à la droite radicale ».

Dans ce contexte, le spectre de la pasokisation plane au-dessus de certains dirigeants socialistes, en référence à la quasi-disparition du PASOK d’Andréas Papandréou et de Georges Papandréou en Grèce, au profit de la formation de gauche radicale SYRIZA d’Alexis Tsipras.

Mais la gauche radicale est-elle une réelle alternative ? Ce n’est pas sûr. « La voie mouvementiste, née dans la foulée de l’altermondialisme et de la critique du néolibéralisme, est difficile à traduire en termes institutionnels étant donné la méfiance de beaucoup envers la politique et la difficulté d’entraîner les sympathisants de la culture radicale vers un comportement électoral déterminé », constate Paul Delwit.

 

Une France insoumise

 

En France, le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI) Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup servi de l’épouvantail grec, la volte-face d’Alexis Tsipras envers les exigences budgétaires de Bruxelles, et de la critique de l’austérité pour réaliser son rêve de supplanter le Parti Socialiste

Le premier tour des élections présidentielles françaises a accéléré l’inversion du rapport de forces. Le fondateur du MFI s’est octroyé le 23 avril 2017 la quatrième place du premier tour des élections présidentielles, avec vingt pour cent des suffrages, plus de treize points devant le candidat socialiste Benoît Hamon. L’essai est transformé aux élections législatives du mois de juin 2017. Au second tour, le mouvement de Jean Luc Mélenchon parvient à envoyer dix sept élus au Palais-Bourbon, lui-même décroche un siège à Marseille, ce qui leur permet de constituer un groupe parlementaire. Un mois plus tard, Jean Luc Mélenchon et ses troupes se sont imposés comme la principale opposition de gauche dans l’hémicycle face à des socialistes plus nombreux, mais divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la politique du président de la république Emmanuel Macron.

Conscients que leur nombre réduit limite leurs marges de manœuvre, les élus du MFI comptent bien prolonger la bataille dans la rue. Un premier rendez-vous parisien a été fixé au Samedi 23 Septembre 2017, place de la Bastille à Paris contre le coup d’état social du gouvernement.

 

Belgique, la forteresse du Parti Socialiste résiste mal

 

Personne n’a vraiment voulu croire le premier sondage, mais un second sondage est venu confirmer le premier quatre mois plus tard.

Deux sondages, au mois de mars et au mois de juillet 2017, ont fait du Parti du Travail de Belgique (PTB), une formation d’inspiration communiste à l’audience jusqu’alors confidentielle, la première force politique de Wallonie, devançant l’omnipotent Parti Socialiste de l’ancien premier ministre Elio di Rupo, au coude-à-coude avec le Mouvement Réformateur du chef du gouvernement fédéral, Charles Michel.

Crédité, dans les deux cas, d’un score oscillant entre vingt et vingt cinq pour cent des voix, ce qui ne fut longtemps qu’un groupuscule aux racines maoïstes profite du climat politique délétère dans la partie francophone de la Belgique. Il n’avait réalisé que cinq pour cent des voix aux élections législatives de 2014, il mais semble être le principal bénéficiaire des scandales qui, en Wallonie et à Bruxelles, ont éclaboussé le Parti Socialiste. Selon les sondeurs, la gauche radicale capterait actuellement les voix de quarante pour cent de l’électorat socialiste traditionnel. Le Parti Socialiste passerait d’ailleurs de trente deux pour cent à vingt pour cent, voire seize pour cent des voix.

 

En Espagne, une gauche en deux parts égales

 

La guerre des gauches espagnoles est tout aussi intense. Le tout jeune parti Podemos a bien failli prendre le dessus sur le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) lors des élections législatives de 2015 et de 2016. Les deux forces se sont stabilisées autour de vingt pour cent des voix chacune.

Le coup est rude pour le PSOE, qui a perdu six millions d’électeurs depuis 2008, essentiellement au profit de la gauche radicale incarnée par Pablo Iglesias.

« La gauche s’est divisée en deux parts égales et il est encore trop tôt pour savoir qui remportera la victoire sur l’autre », estime le politologue Pablo Simon, « le PSOE a bien résisté grâce à son implantation locale, mais il est conscient que soixante dix pour cent des électeurs qui l’ont abandonné se sont décidés pour Podemos ».

La formation de Pablo Iglesias est particulièrement forte chez les jeunes et dans les régions du Pays Basque et de Catalogne. Cela a conduit le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, à embrasser un grand nombre de thèses de Podemos et à opérer un virage à gauche qui lui a valu une rébellion interne en 2016.

Réélu secrétaire général au mois de juin 2017, Pedro Sanchez se définit toujours comme social-démocrate, mais il a défend un PSOE plus contestataire, abandonnant pour le moment l’idée d’avoir une influence sur les décisions politiques du gouvernement conservateur du Parti Populaire, pourtant minoritaire au parlement. Son objectif premier est de se démarquer le plus possible de la droite, afin d’enterrer le slogan brandi par le mouvement des indignés pour dénoncer, au plus fort de la crise, le PPSOE.

« Il lui semble plus utile de négocier avec Podemos une politique d’opposition au gouvernement pour se marquer à gauche et essayer de tirer profit des contradictions internes de Podemos, dont de nombreux membres sont hostiles à tout rapprochement avec le PSOE », analyse Pablo Simon.

 

Au Portugal, la gauche plurielle

 

A ce jour, seule la gauche portugaise semble avoir réussi à résoudre la quadrature du cercle. En 2015, le Parti Socialiste Portugais (PSP) d’Antonio Costa est revenu au pouvoir après s’être associé à des formations contre la troïka, les bailleurs de fonds de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI), à savoir le Parti Communiste Portugais (PCP) et le Bloco de Esquerda, qui le soutiennent sans siéger au gouvernement, en échange de certaines mesures comme le rétablissement des trente cinq heures dans le service public ou une légère augmentation du salaire minimum.

Dans les sondages, il oscille autour de quarante pour cent des voix, chiffre stable depuis de nombreux mois, tout comme ceux de ses partenaires de gouvernement, le Bloco de Esquerda avec dix pour cent des voix et le PCP avec six pour cent des voix. En échange, ses alliés au parlement ont renoncé pour l’heure à l’une de leurs revendications, la sortie de la zone euro.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 16:52

 

 

NEO SOCIALISME ET NATIONAL POPULISME

 

Robert Duguet écrivait récemment deux très longs messages relatifs à l’histoire du Rassemblement National Populaire (RNP) de Marcel Déat et du Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot dans les années 1930.

En réponse à des critiques, il écrivait lui-même l’introduction ci-dessous sous forme de mise au point.

Ses deux messages sont disponibles en totalité si vous consultez son blog personnel à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/planisme.php#planisme2

 

Les populismes des années 1930 se sont construits de l’intérieur du mouvement ouvrier

 

En 2007, la campagne calamiteuse de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy aboutit au fait que le Parti Socialiste perd une campagne présidentielle réputée imperdable. Loin de réduire le débat à une question de personnalité, Jean Luc Mélenchon pose la question juste, à savoir à partir de quelle ligne politique Ségolène Royal, appuyée par François Hollande, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, a-t-elle entrainé son camp à la défaite ? Jean Luc Mélenchon a constitué aux marges du Parti Socialiste l’association Pour la République Sociale (PRS) qui servira de base politique pour la rupture de 2008 et la constitution du Parti de Gauche.

Il rédige à la fin de l’année 2007 un livre dont le titre est « en quête de gauche, après la défaite », sous la forme de dialogue avec le journaliste Michel Soudais de Politis, qui est une sorte de manifeste. Je ne peux que conseiller aux militants du Mouvement de la France Insoumise (MFI) aujourd’hui de relire par le menu ce livre de Jean Luc Mélenchon qui est, à mon sens, le meilleur de ce qu’il a écrit et défendu, du temps où il se battait contre les dérives démocrates qui allait mener le Parti Socialiste à l’effondrement actuel. Je vais citer largement des extraits de ce livre.

Ce que j’ai écrit sur le national-populisme dans les années 1930 a suscité des réactions de militants du MFI qui s’offusquaient de mes mises en garde et qui n’acceptent pas que l’on puisse établir un parallèle entre les mouvements populistes qui ont ralliés Vichy et le national-socialisme et les populismes de gauche actuels dont Jean Luc Mélenchon est le représentant le plus évident en France. « Chercher la vérité et la dire », disait Jean Jaurès. Je rappelle que j’ai simplement exposé que les populismes d’avant-guerre ont été constitués de l’intérieur du mouvement ouvrier, des partis de gauche et du syndicalisme confédéré. Ils ne sont pas l’œuvre de l’extrême droite de l’époque. Autrement dit, les transfuges du mouvement ouvrier ont fourni une infanterie au fascisme. Ce sont des cadres du mouvement ouvrier qui se détourneront à la fois de l’immobilisme de la vieille direction de la sociale démocratie, qui ne parle de la révolution et du socialisme que les jours de congrès, et de l’internationale communiste dont la stratégie folle de la ligne classe contre classe permettra la montée au pouvoir d’Adolf Hitler. Le national populisme interviendra comme un raccourci démagogique tentant. Beaucoup s’y noieront, certains se reprendront et rompront pour rejoindre la résistance et d’autres iront jusqu’au bout du soutien au national-socialisme. Telle est la logique terrible d’une dérive.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:48

 

 

https://snjcgt.fr/2017/08/10/lettre-ouverte-du-snj-cgt-au-president-de-la-republique/

 

Lettre ouverte du Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) au président de la république française Emmanuel Macron

 

Jeudi 10 Août 2017

 

Vous êtes parti en vacances. Certes votre responsabilité vous amènera à toujours rester en contact avec les services de l’Elysée, mais vous allez profiter néanmoins de quelque repos au soleil.

Vous allez reprendre des forces avant d’affronter une rentrée qui s’annonce délicate, après le vote de lois antisociales. Mais vous allez profiter de quelques moments de liberté.

Ce ne sera pas le cas de notre confrère Loup Bureau, détenu dans les prisons du dictateur turc Recep Tayyip Erdogan comme cent soixante journalistes turcs dans un silence de l’Europe quasi général. Lui, hélas, croupit à l’ombre, simplement pour avoir fait son travail d’informer.

Vous n’avez pas trouvé le temps de prononcer une seule parole pour condamner sa détention.

Votre pensée que certains membres de votre entourage qualifient de complexe nous échappe totalement.

Comment pouvez-vous partir en vacances la conscience tranquille quand Loup Bureau partage le sort de milliers de turcs, journalistes, magistrats, enseignants, fonctionnaires ou simples citoyens ?

Comment pouvez-vous parler de moralisation de la vie politique sans condamner les agissements d’un dictateur comme Recep Tayyip Erdogan ?

Vous prétendez vouloir changer la politique quand votre comportement ressemble étrangement à celui de vos prédécesseurs quand il s’agit de la Turquie.

Ce que redoutent tous les dictateurs, ce sont les condamnations publiques et non le mutisme.

Ce qu’ils veulent éviter, c’est l’exposition sur la place publique de leurs crimes.

Le temps des vacances vous permettra peut-être de prendre le temps de réfléchir à la situation de milliers de turcs et de Loup Bureau qui, eux aussi, voudraient pouvoir goûter aux joies simples de la vie et à la liberté, hors des murs sordides des geôles tristement célèbres aujourd’hui, loin des tortures et des humiliations.

Le temps des vacances vous permettra peut-être de prononcer les paroles que nous sommes nombreux à espérer entendre de votre bouche pour la libération de Loup Bureau et de milliers de turcs avec lui.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:37

 

 

http://www.lacimade.org/trafiquants-delinquants-defenseurs-droits-humains

 

Ni trafiquants, ni délinquants, défenseurs des droits humains

 

Jeudi 10 Août 2017

 

Nos organisations s’inquiètent de la décision rendue par la cour d’appel d’Aix-en-Provence Mardi 8 Août 2017 condamnant Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis. Ce jugement ouvre la voie à la condamnation de multiples personnes dont la seule motivation est de porter assistance aux personnes migrantes et réfugiées sans autre contrepartie que de voir les droits humains respectés.

 

Communiqué de presse inter associatif

 

Cette motivation ne fera jamais d’eux, ni de nous, des trafiquants de migrants. Que l’on ne se méprenne pas. Selon le droit international, le trafic de migrants implique d’en retirer un bénéfice matériel ou financier, pas moral.

Et selon ces mêmes règles internationales, qui lient les autorités françaises, l'état doit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les personnes ou les associations qui œuvrent à la protection des droits humains et qui en dénoncent les violations.

Ni trafiquantes, ni délinquantes, ces personnes, inquiétées, intimidées, poursuivies et désormais condamnées, sont avant tout des défenseurs des droits humains. Car il s’agit bien de protéger les droits violés des personnes migrantes et réfugiées qui sont confrontées à l’inaction, aux défaillances et même aux atteintes à ces droits portées par les autorités françaises.

Aux déclarations d’intention du gouvernement et du président de la république française, répondent les situations inhumaines à Calais, dans les campements parisiens et à la frontière franco-italienne. Toutes se caractérisent par leurs cortèges d’atteintes aux droits fondamentaux des personnes migrantes et réfugiées, conséquences d’une politique de dissuasion et de répression.

A ces atteintes, s’ajoutent les entraves délibérément portées à l’action des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui pallient les défaillances de l'état et qui s’assurent que la dignité de ces personnes migrantes et réfugiées soit respectée. Des consultations et des distributions alimentaires sont interrompues par les forces de l’ordre et des intimidations et des pressions sont menées pour dissuader celles et ceux qui se mobilisent au quotidien pour porter assistance et secours aux personnes migrantes et réfugiées.

Les personnes que nous rencontrons sont épuisées physiquement et moralement, avec de fréquentes blessures liées à leur parcours. Pour la plupart, elles ont dû fuir les violences dans leur pays, traverser des territoires hostiles et affronter la Méditerranée pour finir par atteindre une Europe qui tourne le dos à ses propres valeurs d’accueil et de protection.

Nous rappelons à notre gouvernement que l’hébergement d’urgence, l’accès aux soins, la protection de l’enfance et l’accès au droit d’asile sont autant d’obligations à sa charge. Nous rappelons avec vigueur que si aujourd’hui des citoyens sont exposés à des poursuites et à des condamnations judiciaires, c’est uniquement en conséquence de la politique qu’il met en œuvre.

Nous, associations de solidarité et de défense des droits humains, nous réaffirmons qu’il est de notre devoir de continuer à aider, à soigner et à dénoncer ces violations des droits humains sur le sol français.

Il est urgent et indispensable que la politique du gouvernement soit réorientée de façon à répondre à l’impératif respect de la dignité des personnes migrantes et réfugiées et à la nécessaire protection de celles et ceux qui leur apporte leur aide.

 

Premiers signataires

 

Amnesty International France (AIF), Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE), Médecins Du Monde (MDM), Médecins Sans Frontières (MSF), Secours Catholique Caritas France  (SCCF)

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:10

 

 

L'Organisation des Nations Unies (ONU) dénonce le sort des habitants de Gaza en plein été (Reuters)

 

Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) de l’ONU a appelé Vendredi 11 Août 2017 Israël, l'Autorité Palestinienne et le Hamas à s'entendre pour permettre aux deux millions d'habitants de la bande de Gaza d'avoir accès à l'électricité, à des soins médicaux de première nécessité et à une eau propre en pleine chaleur estivale.

« Nous sommes profondément préoccupés par la détérioration constante des conditions humanitaires et de la protection des droits de l'homme à Gaza », a dit une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, devant la presse à Genève.

« Israël, l’état de Palestine et les autorités à Gaza ne respectent pas leurs obligations en matière de promotion et de protection des droits des habitants de Gaza », a-t-elle ajouté.

Israël impose depuis 2007 un blocus à la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, mouvement islamiste rival du Fatah du président de l'Autorité Palestinienne installée en Cisjordanie, Mahmoud Abbas.

Alors que les températures sont élevées en plein milieu de l'été, l'électricité est souvent disponible moins de quatre heures par jour dans le territoire palestinien et jamais plus de six heures depuis le mois d’avril 2017, a dit Ravina Shamdasani.

Les habitants sont ainsi contraints de se ravitailler quotidiennement car ils ne peuvent rien entreposer dans leurs réfrigérateurs.

Les hôpitaux se plaignent pour leur part de graves pénuries de médicaments.

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:50

 

 

http://www.lamontagne.fr/moulins/politique/2017/08/03/alain-denizot-conteste-son-exclusion-du-parti-socialiste_12506172.html

 

Alain Denizot conteste son exclusion du Parti Socialiste

 

Par Ariane Bouhours

 

Jeudi 3 Août 2017

 

Le maire d'Avermes, Alain Denizot, vient de recevoir, comme d'autres militants de gauche bourbonnais, une lettre d'exclusion du Parti Socialiste. Il conteste la validité de la procédure.

Le maire d’Avermes, Alain Denizot, fait partie des élus socialistes bourbonnais qui viennent de recevoir une lettre d’exclusion du Parti Socialiste. Le premier secrétaire du Parti Socialiste de l’Allier, Nicolas Brien, a donc mis sa menace à exécution. Les élus qui ont apporté leur soutien au candidat moulinois dissident Jean Mallot lors des dernières élections législatives sont exclus. Dans le secteur de Montluçon, Frédéric Kott, leader de l’opposition municipale, et Bernard Pozzoli, maire de Prémilhat et conseiller départemental, sont eux aussi concernés.

« La règle est claire. Quand vous vous présentez contre un candidat du Parti Socialiste, vous n’êtes plus socialiste », soutient Nicolas Brien, « quand vous soutenez un candidat dissident, vous devenez vous-même un dissident. La Commission Nationale des Conflits (CNC) se saisit de toutes les infractions aux règles du parti. Jean Mallot avait été exclu dès le 27 février 2017. D’autres élus qui le soutenaient l’ont déjà été ces dernières semaines ».

Le problème, c’est qu’Alain Denizot, qui confirme avoir reçu un courrier d’exclusion, conteste la validité de la procédure. « Je ne me sens pas exclu du Parti Socialiste. J’aurais dû être auditionné par la commission des conflits. Cela n’a pas été le cas ». Il dénonce une « situation abracadabrantesque. Certains militants qui ont soutenu Jean Mallot sont exclus. D’autres ne le sont pas ».

Du coup, le maire a écrit à la CNC pour « l’alerter de ce qui se passe dans l’Allier ». Bernard Pozzoli a fait de même.

Mais, tempère Alain Denizot, « je ne veux pas rester dans ces querelles d’appareil. Ce sont des problèmes d’école maternelle. J’aurais dû être exclu en 2007 lorsque j’avais soutenu la candidature dissidente de Guy Chambefort. Ce n’est pas l’essentiel. L’objectif de tout militant de gauche, c’est de se réunir autour d’un vrai projet de société qui doit se faire avec l’ensemble des sympathisants. C’est fini, l’époque où les appareils décidaient de la conduite à suivre. Je participerai volontiers avec mes camarades à la construction d’un projet de gauche ».

L’élu affichait, hier, une certaine sérénité. « Tout cela me laisse assez froid. Ces petits arrangements de parti ne présentent pas d’intérêt. L’important, c’est ce que deviendra le Parti Socialiste ».

Nicolas Brien tente, lui, de minimiser la querelle qui l’oppose à plusieurs cadres locaux du Parti Socialiste. « Seuls quatorze militants ont été exclus. Cela ne représente que trois pour cent des militants dans l’Allier. La plupart aspirent à respecter les règles. Et nous ne sommes pas le seul parti à rencontrer ces problèmes ».

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:18

 

 

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/090817/pour-lunion-des-salaries-et-de-la-jeunesse-par-mickael-wamen

 

Pour l'union des salariés et de la jeunesse

 

Par Mickaël Wamen

 

Mercredi 9 Août 2017

 

Le roi commence à se rendre compte que la majorité de la population n'a jamais voulu le voir accéder au trône.

Il envoie son bouffon prendre la parole pour venir dire, nous le savions, que nous n'avons eu que vingt quatre pour cent des inscrits au premier tour, sauf que l'arrogance au soir du premier tour puis au second tour des élections présidentielles n'était pas du tout du même ton.

Bien évidement, il annonce que les réformes qui vont être mises en œuvre vont aider à la compréhension du programme qui va permettre de libérer le travail.

Une très large majorité n'a pas voté pour lui parce que son programme est celui de la finance et la poursuite des programmes que nous subissions depuis des décennies.

Les pseudos discussions avec les partenaires sociaux ne changeront rien à la donne. Ce dont souffre le monde du travail, c'est d'une violation non stop des règles élémentaires du droit du travail. Dire le contraire n'est rien d'autre qu'un mensonge de plus. Avec le code du travail actuel qui, selon le mouvement des entreprises de France (MEDEF), serait un énorme frein, ce ne sont pas moins de deux cent quatre vingt mille emplois qui en 2017 vont disparaître, entre toutes les mesures possibles, Plans de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), Plans de Départs Volontaires (PDV) et restructurations.

Pas besoin d'avoir fait l'école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) pour comprendre que les ordonnances n'ont qu'un seul but, donner les plein pouvoir aux entreprises et à terme supprimer purement et simplement les Instances Représentatives du Personnel (IRP), les délégués du personnel, les comités d'entreprise, les Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions du Travail (CHSCT) et les délégués syndicaux. Les lois successives depuis quinze ans détricotent un par un les droits des salariés.

Mais, il n'y a pas que le monde du travail qui est victime de cette politique ultra libérale à travers la mort du code du travail, il y a aussi et surtout la jeunesse qui sera le monde du travail de demain. Combien de jeunes bossent dans des boîtes qui exploitent leurs besoins de se loger et de payer leurs études ? Il y a là aussi matière à en dire long. Des jeunes salariés qui sont payés en dessous du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), il y en a et depuis un moment. Il n'y a pas besoin d'attendre la nouvelle loi travail pour cela, les jeunes sont les plus touchés par cette déréglementation générale.

Nous avons une obligation d'encourager la jeunesse à descendre dans la rue, cette jeunesse qui depuis des décennies à toujours été à la pointe des mobilisations. Les règles pour pouvoir faire des études ne cessent d'écarter des catégories de jeunes et que dire du scandale des logements ou les propriétaires sont libres de toutes les dérives et aussi des places insuffisantes dans les universités.

Il n'y a jamais eu d'avancée sociale importante sans que la jeunesse ne soit dans la rue. Il est donc capital qu'il y ait une convergence pleine et entière où ne décident pas des structures mais dont les formes de lutte et de mobilisation soient soient décidées en commun.

Les gouvernements ont toujours eu peur des mouvements de jeunes. Parce qu'ils favorisent la convergence. D'ailleurs, ils n'ont cesse depuis des décennies d'œuvrer à la division, usant de stratagèmes et utilisant à la fois des divisions entre les salariés et les étudiants, mais aussi entre les salariés du secteur privé, les salariés de la fonction publique et les privés d'emploi.

Souvent des structures sont même utilisées pour casser un mouvement qui pourrait créer l'unité la plus large et donc faire tomber le gouvernement en place et ses réformes de merde, des structures pourtant qui se disent être portes paroles, comme la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) ou la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC).

La division est déjà programmée. Mais nous, nous avons un objectif et un ennemi commun. La lutte des places, nous n'en avons rien à faire. Ce qui va se décider à partir du Mardi 12 Septembre 2017, c'est l'avenir de millions de personnes, alors savoir si un ancien responsable de syndicat étudiant est adjoint à la mairie de Paris ou pas, non seulement nous n'en avons rien à faire, mais cela commence à nous les briser.

L'unité la plus large doit se faire et elle va se faire. Les inégalités se creusent et la population la plus touchée est la jeunesse. Nous devons donc en urgence créer les conditions du tous ensemble pour que les règles changent et que cesse le droit aux études en fonction des moyens financiers.

Nous ne cessons de le dire. A part les multimillionnaires et les milliardaires, pas une seule catégorie ne peut se satisfaire du programme du roi au service du fric. Donc la question n'est pas de savoir si nous avons nécessité de lutter mais quand et comment.

Pour cela il faut s'inscrire massivement dans la première journée du Mardi 12 Septembre 2017, lui donner des suites rapides et répétées et se donner un objectif, celui de faire tomber ce gouvernement et d'imposer nos règles.

Imaginons des blocages de camions de matières premières dans toutes les zones industrielles de France, nous avons pour cela six millions de demandeurs d'emploi qui peuvent sans perdre un euro démarrer un mouvement fort.

Il existe des multitudes de possibilités pour faire dérayer ce gouvernement qui comme aucun autre a une peur bleu de la création de l'unité la plus large.

Il y a une fragilité incroyable chez eux, au delà d'une incompétence totale, car la seule chose dans laquelle ils excellent, c'est le mépris de classe et c'est cela qui les perdra.

Alors à partir du Mardi 12 Septembre 2017, prenons la rue et, par le nombre, démontrons à celles et à ceux qui ne ce sentiraient pas concernés que nous pouvons reprendre le contrôle de nos vies et de notre avenir. Tout est possible quand nous le décidons.

Nous sommes toutes et tous des victimes de ce monde du fric. Ils ont individualisé la société pensant être à l'abri d'un énorme mouvement social. Ils ont modifié la loi pour plus de répression, mais quand les citoyennes et citoyens se donnent la main pour aller chercher un monde du partage et de la justesse, rien ne peut les arrêter.

Ils ont le fric, nous avons le nombre et la détermination.

Il faut s'unir pour ne plus subir.

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 17:49

 

 

FRONT SOCIAL ET POLITIQUE

 

Par Bernard Fischer

 

Jeudi 10 Août 2017

 

Je diffusais récemment un appel du Front Social pour l’unité des syndicats et des associations pour le succès de la journée d’action du Mardi 12 Septembre 2017 et pour une mobilisation générale contre les ordonnances du gouvernement d’Emmanuel Macron et leur monde.

 

Cet appel est au centre d’une importante discussion politique entre les militants et les organisations de la gauche et de l’extrême gauche politique et syndicale française.

 

 Cet appel du Front Social est un problème en soi, d’abord au niveau de la diffusion.

 

 Il est disponible par internet seulement si on consulte le blog Mediapart de Jean Marc B.

 

 Sauf erreur, le Front Social n’a pas de site ou de blog officiel. Des sites comme le site www.revolutionpermanente.fr ou bien le site www.paris-lutte.info diffusent généralement les messages du Front Social. Ils ne diffusent pas ce message, comme si cet appel à l’unité des syndicats et des associations leur posait un problème.

 

D’autre part, cet appel ne concerne apparemment pas les organisations politiques, personne ne sait si cette absence des organisations politiques est ou n’est pas volontaire et personne ne posait apparemment la question aux responsables du Front Social.

 

Il y a une impression de division du travail entre le Front Social et le Mouvement de la France Insoumise (MFI). D’une part, les organisations syndicales appellent à une journée d’action le Mardi 12 septembre 2017 et cet appel ne concernerait pas les organisations politiques. D’autre part, le MFI appelle à une journée d’action le Samedi 23 septembre 2017 et cet appel ne concernerait pas les organisations syndicales.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 19:20

 

 

https://reporterre.net/A-Barcelone-la-mairie-alternative-tache-de-maitriser-le-tourisme-qui-chasse-les

 

À Barcelone, la mairie alternative essaie de maîtriser le tourisme qui chasse les habitants

 

Par Laury-Anne Cholez

 

Jeudi 20 Juillet 2017

 

Il y a deux ans, Ada Colau, une militante du droit au logement, et le mouvement Barcelona en Comú s’installaient à la mairie de Barcelone.

Les militants qui les ont portés au pouvoir hésitent entre impatience et compréhension face aux difficultés à mettre en œuvre les réformes.

On l’a surnommée la maire indignée de Barcelone, nom du mouvement citoyen qui a occupé les places d’Espagne au printemps 2011 pour protester contre les politiques d’austérité et la corruption et exiger une meilleure démocratie. Deux ans après son arrivée à la tête de la capitale catalane, Ada Colau, ancienne porte-parole et fondatrice de la Plataforma de Afectados por la Hipoteca (PAH), doit lutter constamment pour tenir ses engagements. « C’est une femme intelligente qui a même un petit côté punk. Mais sa position n’est pas facile, car elle doit composer avec un héritage politique impossible à liquider en quelques mois », dit Efraín Foglia, chercheur et membre du réseau internet autogéré Guifi.

Les objectifs de la plateforme citoyenne Barcelona en Comú sont ambitieux, arrêt des expulsions, création de logements sociaux, lutte contre les inégalités, lutte contre la gentrification, moralisation et transparence de la vie politique. De belles promesses, qui se heurtent à une réalité politique complexe, car Ada Colau est loin d’avoir obtenu la majorité, avec seulement onze conseillers municipaux sur quarante et un sièges. Dès lors, il n’est pas évident d’appliquer les réformes tant attendues, notamment sur la question du droit au logement.

Juste à côté de la place d’Espagne se trouve le local de la PAH. Chaque lundi, entre soixante dix et cent personnes s’y retrouvent pour échanger leur expérience d’une expulsion, d’un retard de paiement ou de difficultés bancaires. Si l’assemblée était à ses débuts principalement composée de propriétaires, ils sont désormais une majorité de locataires, pris à la gorge par l’inflation des loyers.

Car la spéculation n’a pas disparu malgré l’arrivée de Barcelona en Comú. En trois ans, les prix ont grimpé en moyenne de vingt quatre pour cent et l’administration locale ne possède pas les compétences nécessaires pour réguler les loyers, qui dépendent de l'état espagnol et de la région catalane. « Il y a eu des efforts de réalisés, notamment la mise en place d’une structure de médiation pour trouver des solutions lorsqu’une famille ne peut plus payer ses dettes », explique Carlos Macías, le porte-parole de la PAH. Il estime que cent vingt mille logements sociaux sont nécessaires rien qu’à Barcelone. Pour y pourvoir, la mairie a demandé un crédit de cent vingt cinq millions d’euros à la Banque Européenne d'Investissement afin d’enrichir le parc locatif public de dix huit mille cinq cent appartements en dix ans.

Sept cent cinquante appartements ont déjà été mis sur le marché ces deux dernières années. Carlos Macías croit cependant que la construction de nouveaux édifices n’est pas forcément une solution et propose plutôt de réquisitionner les logements vides, quatre vingt huit mille rien qu’à Barcelone, soit onze pour cent du parc immobilier de la ville. La mairie fait son possible. A la fin de l'année 2016, quatre amendes pour un montant total de trois cent quinze mille euros ont été infligées aux propriétaires d’appartements vacants. « C’est encore trop peu et surtout très symbolique », déplore Carlos Macías.

La problématique de la précarité des logements est indubitablement liée à celle du tourisme. En effet, l’engouement des voyageurs du monde entier pour la capitale catalane chasse les habitants des quartiers historiques du centre-ville vers les périphéries. La mairie tente d’agir avec les moyens légaux à sa disposition. Au mois de novembre 2016, elle a condamné la plateforme de location Airbnb à une amende de six cent mille euros pour des annonces illégales, sans que cela ne suffise à apaiser la colère des habitants. À Sants, quartier proche de la gare, des collectifs organisent régulièrement des manifestations pour dénoncer l’invasion touristique. Dans le quartier populaire et festif de Gràcia, les autocollants et les tags hostiles aux touristes pullulent sur les murs.

Pour tenter d’enrayer le phénomène, Ada Colau a lancé le Plan Especial Urbanistico de Alojamiento Turistico (PEUAT) encadrant strictement la construction et l’ouverture de nouveaux établissements hôteliers. Une mesure qui a déclenché la colère de ses opposants.

« L’autre soir, à la télévision, des politiciens de l’opposition accusaient Ada Colau de faire obstruction à la liberté d’entreprendre et de priver la ville d’une ressource essentielle, le tourisme. Mais moi, je suis bien d’accord avec elle. J’aurais même été plus sévère », s’exclame Joan Costa Mayoral, bénévole au centre de Can Batlló.

Cette ancienne usine est devenue il y a six ans un espace social et d’activités pour les habitants du quartier, où sont installés une trentaine d’associations, pépinières pour des entreprises de l’économie sociale et solidaire, ateliers Fablab, compagnies artistiques et collectifs militants. Ce lieu était pourtant voué à la destruction en vue d’y construire des appartements de luxe.

Mais plusieurs semaines d’occupation et d’intense mobilisation citoyenne en ont assuré la préservation. Sur une photographie prise pendant les journées d’occupation, Joan Costa Mayoral désigne un militant devenu depuis conseiller au logement au sein de Barcelona en Comú.

La plateforme citoyenne s’est en effet nourrie des militants de collectifs et d’associations, souvent issus du mouvement du 15 mai 2011. Emma Avilés, une militante de différents collectifs, comme la Plateforme d'Audit Citoyen de la Dette (PACD), explique que « nous avons perdu beaucoup de collègues et amis militants qui sont aujourd’hui dans les institutions ».

À Can Batlló, Joan Costa Mayoral préfère garder ses distances avec ses anciens camarades désormais à la mairie pour éviter d’être dépendant d’une future alternance politique. Pas question non plus d’accepter des subventions pour les activités du lieu, toujours dans un souci d’indépendance.

Le son de cloche est le même du côté de la Coopérative Intégrale Catalane pour qui un soutien financier irait à l’encontre de l’esprit d’autonomie revendiqué depuis sa création. La coopérative tente de générer un système économique alternatif pour couvrir les nécessités basiques des citoyens en marge du capitalisme, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la consommation. « Nous sommes une boîte à outils et une sorte d’expérimentation sociale pour promouvoir l’autogestion avec des outils juridiques, informatiques et financiers », explique Daniel, l’un des membres. Après avoir tenté de mettre en place un centre social de santé, il concentre aujourd’hui son attention sur la monnaie sociale baptisée ecos, dont il espère élargir le périmètre d’usage.

La question de la remunicipalisation des services publics, notamment dans le domaine de l’énergie, est également au cœur des préoccupations de Barcelona en Comú. Car le taux de pauvreté énergétique, les clients ne pouvant pas payer leurs factures,  atteint dix sept pour cent en Espagne. Ces six dernières années, le prix de l’électricité a progressé de soixante dix pour cent et les espagnols paient ainsi la facture la plus chère d’Europe. Une situation qui révolte Alfons Perez, membre du réseau pour la sobriété énergétique en Catalogne, qui plaide pour l’instauration d’un droit minimum à l’énergie face aux entreprises privées, en situation d’oligopole. Son réseau milite pour la remunicipalisation de la distribution de l’électricité, mais aussi des autres services de base. Un premier pas sera fait avec Barcelona Energia, une future compagnie d’électricité publique, qui garantira à vingt mille familles un accès à l’énergie.

Alfons Perez rêve d’aller encore plus loin, « avec un million six cent mille habitants, Barcelone est une ville puissante, capable de faire pression sur les entreprises énergétiques, bien plus que ne le peut un petit village. Nous pourrions inspirer d’autres métropoles dans le reste du monde ».

Inspirer d’autres villes, c’était justement l’ambition du sommet international municipaliste Ciudades sin Miedo, organisé par Barcelona en Comú les 9 et 11 juin 2017. L’objectif était de réunir militants, associatifs et journalistes du monde entier « défendant les droits de l’homme, la démocratie et le bien commun, pour permettre aux mouvements municipaux de construire des réseaux mondiaux de solidarité et d’espoir face à la haine, aux murs et aux frontières ». Ada Colau et toutes ses équipes en ont profité pour mettre en avant les grandes victoires du mouvement, résumées sur une carte interactive.

Selon une enquête parue à la fin du mois de mai 2017 dans le journal el Periodico, la maire militante reste au plus haut dans les sondages.

Ses administrés, patients, lui laissent encore du temps pour accomplir toutes ses promesses.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 18:45

 

 

https://www.amnesty.fr/presse/lesbos-manifestation-symbolique-de-rfugis-pigs-par

 

Manifestation symbolique de réfugiés piégés par l'accord entre l'Union Européenne et la Turquie

 

Vendredi 21 Juillet 2017, des réfugiés, des habitants des îles grecques et des militants ont appelé les dirigeants européens à entendre leur détresse à l’occasion d’un rassemblement express organisé sur une plage de l’île de Lesbos pour signifier que les réfugiés étaient les bienvenus, à l’instigation d’Amnesty International et de Lesbos Solidarité.

Lors du rassemblement express Action Lesbos, un filet de pêche géant orné d’un drapeau de l’Union Européenne a été déployé autour de soixante réfugiés et militants afin de symboliser la situation des réfugiés et des migrants pris au piège sur les îles grecques par l’accord entre l'Union Européenne et la Turquie.

Le camp voisin de Moria est le théâtre de manifestations depuis une semaine et la majorité des financements d’urgence de l’Union Européenne en faveur des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui aident les réfugiés en Grèce seront stoppés dans dix jours.

« Nous manifestons contre l’accord entre l'Union Européenne et la Turquie, à cause duquel des personnes se retrouvent piégées à Lesbos depuis 2016. Les réfugiés ne sont pas des criminels. Nous avons fui nos pays respectifs à cause de la haine et nous sommes venus en Europe pour trouver la liberté, mais nous sommes bloqués sur cette île. Nous n’avons pas de solution ni d’espoir », a déclaré Hamid Hamid, un réfugié ghanéen qui vit actuellement en Grèce. Il est l’un des militants du camp et l’idée du rassemblement est la sienne.

Les manifestants ont appelé les dirigeants européens à prendre leurs responsabilités dans l’accueil des réfugiés en les transférant sur le continent et en les relocalisant dans d’autres pays européens.

« Cette action vise à ouvrir le cœur des européens afin qu’ils soient réceptifs à la détresse des réfugiés et des migrants piégés par l’accord entre l'Union Européenne et la Turquie, qui les bloque sur les îles grecques depuis 2016. Des habitants ont aussi participé au rassemblement express car ils se sentent également pris dans une situation inextricable et abandonnés par le reste de l’Europe », a déclaré Maria Serrano, responsable du travail de campagne à Amnesty International, « les réfugiés ne sont pas au bout de leurs souffrances en Europe, loin de là. Il faut que les gens sachent que leur situation à Lesbos est désespérée et dangereuse. Ils ne bénéficient pratiquement d’aucune aide juridique, médicale, psychologique ou autre. Et il est probable que les choses s’aggravent, à moins que les états européens n’inversent la tendance en accueillant les réfugiés ».

Le rassemblement express a été organisé sur la plage de Kratigos, près de Mytilène, ville principale de Lesbos. Cette plage a été l’un des lieux de débarquement de milliers de réfugiés ayant quitté la Turquie en 2015 et au début de 2016.

Neuf cent quarante réfugiés et migrants sont arrivés à Lesbos au mois de juin 2017 et plus de quatre cent rien que pendant les deux premières semaines du mois de juillet 2017. Aux termes de l’accord entre l’Union Européenne et la Turquie, les autorités empêchent les réfugiés et les migrants qui accostent sur les îles grecques d’en partir, en vue de les renvoyer en Turquie. Cette politique est à l’origine du surpeuplement, des conditions déplorables et de l’anxiété grandissante que subissent les réfugiés.

« Avant l’accord entre l’Union Européenne et la Turquie, nous pouvions au moins aider les réfugiés en espérant que toutes leurs difficultés et leurs souffrances cesseraient lorsqu’ils franchiraient les frontières et arriveraient sur leur lieu de destination. Maintenant, ils sont désespérés et ont de plus en plus de problèmes psychologiques car ils doivent attendre sur les îles le temps que leur demande d’asile soit examinée dans le cadre d’une procédure longue et complexe qui les laisse dans l’incertitude pendant des mois », a déclaré Efi Latsoudi de Lesbos Solidarité, « après une semaine marquée par une montée en tension au camp de Moria, nous voulions envoyer un message clair, à savoir que les dirigeants européens doivent prendre leurs responsabilités face à la situation à leurs portes ».

Lundi 31 Juillet 2017, la majorité des financements d’urgence versés directement par l’Union Européenne aux ONG qui aident les réfugiés et les migrants piégés sur les îles grecques seront stoppés. L’état grec prendra alors en main tous les aspects liés à l’accueil des migrants, y compris la distribution des fonds de l’Union Européenne. Toutefois, il n’a pas encore annoncé comment ces interventions seraient mises en œuvre.

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