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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 17:38

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/03/17/le-desarmement-de-l-organisation-eta-un-casse-tete-pour-l-etat_5096216_1653578.html

 

Le désarmement de l’organisation Euskadi Ta Askatasuna (ETA), un casse-tête pour l'état

 

Un collectif de la société civile veut restituer l'arsenal militaire de l'organisation basque caché en France

 

Par Rémi Barroux et Julia Pascual

 

Vendredi 17 Mars 2017

 

L’organisation ETA va-t-elle définitivement rendre les armes ?

 

L’essentiel de l’arsenal militaire des séparatistes d'ETA est caché en France. Depuis l’abandon de la lutte armée en 2014, ces centaines de fusils d’assaut, de pistolets et d’explosifs restent disséminés dans la nature et chez des particuliers.

Une première tentative de désarmement, dans la soirée du 16 décembre 2016 à Louhossoa, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, près de Bayonne, s’était soldée par une spectaculaire intervention policière.

Cinq personnes de la société civile, un syndicaliste, un agriculteur, un viticulteur et deux journalistes, chargées de rendre dix caisses d’armes aux autorités françaises, sans que celles-ci se soient engagées à les réceptionner, avaient été arrêtées. Après l’émotion suscitée par ces interpellations, les opérations de désarmement vont reprendre.

Le collectif Bake Bidea, le Chemin de la Paix, représentant divers secteurs de la vie sociale, politique, syndicale et associative du pays basque français, organise un colloque à Biarritz, le Vendredi 17 Mars et le Samedi 18 Mars 2017, intitulé « le désarmement au service du processus de paix », pour réfléchir à l’après-Louhossoa. Selon les informations du Monde, une initiative d’ampleur permettant de restituer l’ensemble de l’arsenal d’ETA, le stock de dix caisses saisi au mois de décembre 2016 ne représente que quinze pour cent de l’ensemble de l’armement de l’organisation, est prévue pour le Samedi 8 Avril 2017.

Plusieurs centaines de personnes de la société civile et de nombreux élus de la région participeraient à cette opération d’une ampleur inédite.

« ETA nous a confié la responsabilité du désarmement de son arsenal et, au soir du Samedi 8 Avril 2017, ETA sera totalement désarmée », confirme Txetx Etcheverry, militant de Bizi, organisation basque intervenant sur des thèmes sociaux et environnementaux, l’un des interpellés à Louhossoa. Reste à obtenir l’engagement des autorités françaises de prendre en charge les armes restituées sous le regard d’observateurs internationaux. Des conditions qui ne sont pas réunies à ce jour.

Car les représentants de la société civile attendent de longue date du gouvernement français qu’il intervienne dans le processus de paix, initié lors de la conférence internationale d’Aïete, qui s’est tenue à Saint-Sébastien au mois d'octobre 2011. A cette occasion, en présence notamment de Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), et de Pierre Joxe, ancien ministre de l’intérieur et de la défense du gouvernement français, une déclaration avait été adoptée invitant ETA, ainsi que les gouvernements espagnol et français, à l’ouverture d’un dialogue.

Une commission de suivi avait alors été mise en place, réunissant des personnalités internationales. Certaines d’entre elles ont veillé à l’inventaire et à la mise sous scellés de l’ensemble de l’arsenal là où il est pour l’instant caché.

« Alors qu’ETA a annoncé, en 2014, l’abandon sans condition de la lutte armée, les états français et espagnols ont refusé de s’engager dans la voie du désarmement », explique Michel Veunac, maire de Biarritz, qui doit intervenir lors du forum. « Ils doivent sortir de leur inertie et devenir des bâtisseurs de la paix que la société basque réclame ».

Le maire de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) de Bayonne et président de la communauté d’agglomération du pays basque, Jean-René Etchegaray, complète, « si l’état veut rester aveugle et sourd à cette demande unanime, il n’y aura pas d’autre moyen que la société civile reprenne la main. Ce processus engage notre avenir, nous vivons avec ce conflit depuis des décennies et c’est insupportable ». Le conflit basque aurait fait, depuis les années 1960, quelque mille victimes, dont huit cent trente sept attribuées à ETA, cent soixante dix dues à l’état espagnol et aux milices paramilitaires et groupes d’extrême droite, les indépendantistes parlant, eux, de quelque quatre cent cinquante morts de leur côté.

En réaction aux arrestations du mois de décembre 2016, une manifestation de plusieurs milliers de personnes, à Bayonne, a montré la mobilisation des basques. Et quelque sept cent élus du département, tous les parlementaires et les maires des principales communes, des Républicains aux partis basques de la coalition Euskal Herria Bai, en passant par le Parti Socialiste, les centristes et les écologistes, ont adressé, le 23 décembre 2016, une adresse au gouvernement, lui demandant de « s’impliquer dans le processus de désarmement et la résolution globale du conflit ».

Depuis c’est le silence. « Nous n’avons reçu aucune réponse, malgré une lettre de relance, voici trois semaines, c’est incompréhensible et méprisant », s’indigne Michel Veunac. Au lendemain des événements de Louhossoa, le gouvernement s’est félicité, lui, des saisies d’armes opérées par la police. Le ministre de l’intérieur avait alors martelé au Monde que « personne n’a le droit de prêter son concours à ce qui relève d’une neutralisation ou d’une destruction d’armes ». Bruno Le Roux estimait « qu’il n’y a pas de processus de paix. Nous sommes encore sur des recherches de responsabilité ».

La sénatrice du Parti Socialiste des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac, engagée dans le processus de paix depuis la conférence d’Aïete, veut croire à une prise de conscience du côté des autorités. « Les choses ont évolué depuis Louhossoa », appuie-t-elle. « Des gens de la société civile s’engagent dans le processus de restitution des armes et cela oblige Paris à regarder les choses sous un nouvel angle ».

Sollicités, ni Matignon ni Beauvau n’ont souhaité s’exprimer sur le sujet.

D’après nos informations, des échanges ont eu lieu avec des membres du gouvernement. « Il y a eu de multiples contacts avec les autorités françaises mais elles semblent ne rien vouloir entendre », regrette Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’un des artisans de l’initiative de Louhossoa. « La France a adopté la position du petit télégraphiste de l’état espagnol et campe sur une logique policière ». Il faut donc poursuivre l’action, dit-il. « Si le gouvernement veut entendre, très bien. Sinon, il se confrontera à l’ensemble de la société civile et politique basque ».

La députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques, Sylviane Alaux, clame son incompréhension. « Je déplore l’attitude du gouvernement et du chef de l’état. Notre territoire a besoin de tourner définitivement le dos à la violence. Il y a une volonté politique unanime et une chance inouïe pour le chef de l’état d’inscrire un acte positif qui marquera son mandat », professe-t-elle. Et de rappeler la visite récente de François Hollande en Colombie, au mois de janvier 2017, après l’accord signé entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Le président de la république française avait alors salué « un choix courageux et un exemple pour le monde ».

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 20:56

 

https://www.bdsf34.wordpress.com/2017/03/06/non-a-lingerence-de-letat-israelien-dans-la-vie-universitaire-francaise

 

http://www.france-irak-actualite.com/2017/03/non-a-l-ingerence-de-l-etat-israelien-dans-la-vie-universitaire-francaise.html

 

Non à l’ingérence de l'état israélien dans la vie universitaire française

 

Dimanche 5 Mars 2017

 

La semaine contre l'apartheid israélien est une semaine internationale d’événements organisée chaque année par des étudiants dans plus de deux cent universités à travers le monde et son édition de cette année est sa treizième édition.

Son but est de sensibiliser et alerter à travers des conférences, des projections de films, des expositions et des discussions sur le projet colonial et les politiques d’apartheid que l'état d’Israël met en œuvre à l’encontre du peuple palestinien depuis des décennies. Cette semaine d’action vise aussi à faire connaître le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) lancé par la société civile palestinienne et offrant aujourd’hui aux citoyens du monde entier un moyen concret et non-violent de les soutenir dans leurs luttes pour la dignité, la liberté et la justice.

Cette année encore, Israël et ses relais tentent de faire interdire cette initiative étudiante et citoyenne. Alors que les pressions ont déjà commencé en Grande-Bretagne, c’est aujourd’hui au tour des étudiants en France d’en être la cible à Toulouse, Rennes, Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Grenoble, Saint-Étienne et Lille.

D’après un communiqué publié Vendredi 3 Mars 2017 par le Times of Israël, Aliza Ben-Noun, ambassadrice de l'état d’Israël en France, déclare avoir envoyé une lettre aux maires des neuf plus grandes villes de France pour leur demander purement et simplement de censurer la semaine contre l'apartheid israélien.

Nous souhaitons donc rappeler à Israël et ses soutiens que le dixième et le onzième article de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 garantissent non seulement aux citoyens la liberté d’opinion et de conscience mais également la liberté de communiquer cette opinion, le racisme n’étant pas une opinion.

Comme le conseil constitutionnel l’a rappelé, « la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés ».

Mais Israël n’est pas une démocratie. C’est une puissance occupante qui colonise en toute impunité des terres, en expulse leurs habitants et discrimine les citoyens en fonction de leur appartenance réelle ou supposée à une ethnie ou à une religion. Voilà la réalité que la semaine internationale contre l'apartheid israélien met en lumière chaque année et les manœuvres d’Israël pour la faire interdire ne font que renforcer ce constat et notre détermination à soutenir la résistance populaire palestinienne.

C’est pourquoi, en dépit des risques sérieux d’atteinte à la liberté d’expression qu’elle représente, cette réaction de l’ambassade montre le succès grandissant de la semaine contre l'apartheid israélien et du mouvement pour le BDS qui touchent là où cela fait mal une puissance coloniale de plus en plus isolée sur la scène internationale.

Nous exhortons les destinataires de ces lettres, notamment à Toulouse, à ne pas céder aux injonctions de l’ambassade mais à défendre la liberté d’opinion et d’expression de leurs concitoyens et l’indépendance des institutions françaises, notamment universitaires.

Enfin, nous invitons les citoyens désireux de défendre leur liberté de pensée à participer aux différentes initiatives organisées près de chez eux.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 20:37

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article191

 

Il me semble que la discussion qui s’élargit est intéressante, d’autant que nul ne prétend que de sa position dépend l’avenir de l’humanité

 

Par Charles Jérémie

 

Mercredi 15 Mars 2017

 

Je crois qu’il faut intégrer à nos échanges la déclaration des soixante dix militants internationalistes sur l’Europe. En effet, il ne suffit pas de se prononcer contre l’Union Européenne, encore faut-il tracer et proposer les éléments d’une construction positive des États-Unis Démocratiques d'Europe. Absolument indispensable, sauf à sombrer dans le provincialisme du passé, le prétendu souverainisme qui, inévitablement débouche sur le protectionnisme et la fermeture des frontières aux étrangers. Et le protectionnisme, c’est la guerre.

Ces éléments, ceux qui vont conclure la période électorale peuvent permettre à ceux qui veulent de rédiger un projet de projet de texte qui serait à la fois un bilan d’étape de la situation et de l’activité du Club Politique Bastille (CPB). Ce serait bien que Michel Lanson constitue un groupe de rédaction.

J’ai eu l’occasion de dire à l’excellent camarade Patrick Farbiaz que je ne m’indignais pas qu’il appelle à voter pour Jean Luc Mélenchon.

C'est à mon avis une impasse. Je répète et je répèterais jusqu’à plus soif qu’il n’y aura aucun regroupement militant valable sans que la démocratie soit à la base au cœur du projet et des pratiques. On affirme que Napoléon Bonaparte répétait que les principes étaient comme des baïonnettes. On peut tout faire avec sauf s’asseoir dessus. Le projet de Jean Luc Mélenchon s’inscrit dans l’économie de marché car, notamment, il est antidémocratique.

Mais le vrai problème va se poser au lendemain du premier tour, une belle union contre le fascisme va s’organiser, puis du second tour des élections présidentielles et enfin des élections législatives, avec à la clef, probablement, un président sans majorité.

Je continue à penser que, dans le domaine des illusions électorales, la volonté d’un candidat unique antilibéral, je n’ai jamais parlé d'un candidat unique de la gauche, est un élément positif dans la réflexion et l’action des militants. C’est une aspiration saine.

Il y a d’ailleurs pas mal d’endroit, communes, quartiers et entreprises, où cette discussion se mène, sans d’ailleurs se centrer uniquement sur le plan électoral. Il y a par exemple le texte des camarades de Moulins.

Ses costumes, en prime, François Fillon va probablement prendre une veste. Les Républicains vont exploser et les contours d’un regroupement avec le Front National se précisent.

Le Parti Socialiste est déjà en lambeau. Ministres et apparatchiks font campagne contre Benoît Hamon qui découvre des vertus au bilan de François Hollande tout en criant à la trahison. Le niveau politique est vraiment lamentable.

Je ne crois pas que le pays soit à la veille de la prise du pouvoir par un regroupement post fasciste, selon la citation d'Enzo Traverso, le Front National, pas encore. Par contre, le délitement incroyable des partis et de l’appareil d'état lui-même mérite d’être suivi et analysé.

Jean Jaurès faisait remarquer que l’affrontement entre les classes ne peut être réduit aux conditions matérielles et à l’exploitation de l’homme par l’homme. La mobilisation ne dépend pas uniquement des rapports de force entre les classes. Jean Jaurès s’intéressait aux phénomènes d’autonomie de la classe ouvrière relevée par Pierre Joseph Proudhon et insistait sur le rapport entre l’oppression, l’aliénation et la morale. La lutte procède également de l’indignation.

La multiplication des affaires d’argent, le fait que la plupart soient légales et que les salaires et les revenus des oligarques mais aussi des simples parlementaires soient aux antipodes de la moyenne des salaires, moyenne qui ne veut déjà pas dire grand chose, est un élément proprement explosif.

Les affaires de François Fillon révèlent une existence matérielle effarante des hommes politiques. Plus de vingt pour cent des parlementaires emploient des membres de leur famille, sans oublier maîtresses et amants. Qu’un ancien associé d’une banque d’affaire soit favori dans l’élection présidentielle dit l’état des choses. La corruption est partout. Cela dit, en attendant, l’opinion ne réagit pas activement. C'est encore l’apathie. Nous sommes loin de la Roumanie.

De même qu’il y a actuellement pas plus de luttes qu’avant la campagne électorale. Cependant, tout peut se déboucler d’un coup.

Mais souvenons-nous.

Entre les mois de mai et de juin 1936, c’est le début de la révolution écrit Léon Trotsky qui se plante, et le mois de novembre 1938, les décrets de Pierre Laval, des milliers de militants chassés des usines et licenciés de la fonction publique, la suppression de la semaine des deux dimanches, il se passe deux ans et demi, pas plus. À la crise révolutionnaire du Front Populaire succède la contre-révolution.

Crise politique, peut-être crise de régime, certitude d’une nouvelle crise financière internationale et bruits de bottes, l’imprévisibilité va s’accélérer. Il faut réfléchir à la violence et à la rapidité des volte-faces et des retournements. Dès que la possibilité de vaincre l’ordre néo libéral semblera possible dans un pays, la réaction internationale s’organisera et se mobilisera comme lors des révolutions arabes et comme en Grèce.

Au mois de mai et de juin 1968, avec le soutien des appareils, en tête le Parti Communiste Français (PCF), il faudra quelques jours à Charles de Gaulle pour que la grève générale cesse. Qui ne veut pas prendre le pouvoir le perd définitivement.

Je crois qu’il faut réfléchir à ces questions.

« Ceux qui font des révolutions à moitié ne font que creuser un tombeau », c'est une citation de François René de Chateaubriand.

Par ailleurs, nous discuterons de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) le Samedi 25 Mars 2017. Ce n'est qu'un aspect de la situation politique.

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 20:08

 

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2017/03/16/le-deuxieme-decret-migratoire-de-donald-trump-bloque-par-la-justice_5095155_4853715.html

 

Nouveau revers judiciaire pour le décret contre l'immigration de Donald Trump

 

Donald Trump a dénoncé la décision d’un juge fédéral de bloquer la deuxième version de son texte. Il a promis d’aller jusqu’à la cour suprême.

La deuxième version du décret migratoire de Donald Trump a été bloquée pour l’ensemble des Etats-Unis. Un juge fédéral d’Hawaï a pris cette décision, Mercredi 15 Mars 2017, infligeant un nouveau revers judiciaire au républicain sur une des mesures phares de sa présidence.

A quelques heures seulement de l’entrée en vigueur du nouveau texte, qui avait pourtant été expurgé de ses éléments les plus contestés, le magistrat Derrick Watson a expliqué dans son jugement que la suspension temporaire du décret éviterait un préjudice irréparable.

Tenant une réunion publique à Nashville, dans le Tennessee, le président a dénoncé la décision erronée d’une justice qui, selon lui, commet ainsi un abus de pouvoir sans précédent. Il a promis d’aller jusqu’à la cour suprême. « Je pense que nous devrions revenir au premier texte et aller jusqu’au bout, c’est ce que je voulais faire dès le début », a-t-il ajouté.

Le juge Derrick Watson, nommé par Barack Obama, précise dans son verdict que, bien que le décret ne mentionne pas explicitement l’islam, « un observateur raisonnable et objectif conclurait que l’ordre exécutif a été formulé dans le but de défavoriser une religion particulière ». Le texte, qui bannit l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays, devait entrer en vigueur à minuit, heure de Washington.

Deux autres audiences se sont également déroulées, le même jour, sur les côtes américaines, donnant lieu à de vives joutes. A Greenbelt, dans le Maryland, le juge Theodore Chuang avait été saisi par une coalition d’organisations de défense des libertés et des réfugiés, dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU).

« Dans l’esprit de Donald Trump, le danger associé aux musulmans et le danger associé aux réfugiés ne sont qu’un seul et même danger », a dénoncé Omar Jadwat, l’avocat de l’ACLU. Le texte remanié « ne fait aucune distinction entre les religions », lui a rétorqué Jeffrey Wall, le conseil du gouvernement.

Cette nouvelle mouture prévoyait de fermer temporairement les frontières américaines aux réfugiés du monde entier et de suspendre l’octroi de visas durant quatre-vingt-dix jours pour les ressortissants d’Iran, de Libye, de Syrie, de Somalie, du Soudan et du Yémen. La mesure ne concerne plus l’Irak et exempte les détenteurs de visas et de cartes vertes.

Le premier décret, adopté le 27 janvier 2017, avait brusquement semé le chaos dans les aéroports et suscité des réactions outrées à l’étranger. Son application avait été bloquée le 3 février 2017.

James Robart, le juge de Seattle auteur de cette décision, a entendu à nouveau les parties, Mercredi 15 Mars 2017, lors d’une troisième audience sur la mesure la plus polémique de Donald Trump depuis son installation à la Maison Blanche.

Ces derniers jours, le président et ses ministres des affaires étrangères, de la justice et de la sécurité intérieure, ont défendu un texte vital pour la sécurité nationale, face à des menaces ne cessant, selon eux, d’évoluer.

Mais les opposants au décret ne sont pas convaincus de cette urgence.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les attaques les plus graves aux Etats-Unis ont été commises soit par des américains, soit par des ressortissants ne provenant pas des pays visés.

En outre, les détracteurs de cette mesure estiment qu’elle aura des conséquences très négatives sur les secteurs de l’éducation et des affaires, notamment pour les sociétés des nouvelles technologies.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:42

 

http://www.plateforme-palestine.org/Mohammed-Al-Qiq-en-greve-de-la-faim-et-a-l-isolement

 

Mohammed al Qiq en grève de la faim et à l’isolement

 

Jeudi 2 Mars 2017

 

Le palestinien Mohammed al Qiq observe une grève de la faim depuis le 6 février 2017 pour protester contre son maintien en détention administrative. Son avocat a demandé son transfert dans un hôpital afin qu’il y reçoive des soins mais les autorités israéliennes n’ont pas encore répondu à sa requête. Il est actuellement détenu à l’isolement et est de plus en plus faible.

Mohammed al Qiq, journaliste palestinien habitant à Dura, dans le gouvernorat d'Hébron, a été arrêté par les forces de sécurité israéliennes le 15 janvier 2017 au poste de contrôle de Beit El, à proximité de Ramallah. Il rentrait chez lui après avoir participé à une manifestation organisée à Bethléem contre la politique d’Israël, qui refuse de remettre à leur famille les dépouilles des palestiniens accusés d’avoir mené des attaques. Après avoir été arrêté, il a été interrogé pendant vingt deux jours environ car on le soupçonnait de provocation.

Le 6 février 2017, un ordre de détention administrative pour une durée de six mois a été émis à son encontre par un juge militaire. Il a alors annoncé devant le tribunal qu’il entamerait une grève de la faim pour protester contre la décision des autorités israéliennes de le maintenir à nouveau en détention sans inculpation ni jugement. Le 7 février 2017, le juge militaire a ramené à trois mois la durée de sa détention administrative. Il se trouve toujours à la prison de Kishon, dans le nord d’Israël.

L’avocat de Mohammed al Qiq devait lui rendre visite le 15 février 2017, mais des agents des services pénitentiaires israéliens l’ont informé que son client ne pouvait pas le rencontrer, car il ne pouvait pas marcher ni se lever de son lit. En réponse à un recours présenté devant la haute cour de justice d’Israël, les services pénitentiaires israéliens ont autorisé Mohammed al Qiq à voir son avocat le 19 février 2017, alors qu’il ne l’avait pas vu depuis dix jours. Son avocat a indiqué à Amnesty International que Mohammed al Qiq lui avait paru faible et qu’il se sentait très fatigué au point d’éprouver des difficultés à parler.

On voyait déjà qu’il avait perdu du poids. Mohammed al Qiq a confié à son avocat qu’il était détenu à l’isolement, dans une pièce de deux mètres carrés au plafond bas, qui le faisait penser à une tombe glaciale. Il s’est également plaint de maux de dos et de difficultés à supporter le froid, notamment parce qu’on ne lui avait donné qu’une seule couverture fine. Son avocat a fait part aux services pénitentiaires israéliens de son inquiétude quant à l’état de santé de Mohammed al Qiq, demandant son hospitalisation pour qu’il reçoive des soins, mais ils ont refusé.

Les ordres de détention administrative permettent de placer des personnes en détention sans inculpation ni jugement, pendant des périodes pouvant aller jusqu’à six mois. Ils sont émis par l’armée israélienne, principalement contre des palestiniens, et peuvent être renouvelés indéfiniment. Un ordre de détention administrative avait déjà été émis contre Mohammed al Qiq au mois de novembre 2015. Il avait alors été détenu pendant sept mois, dont quatre vingt quatorze jours en grève de la faim à titre de protestation.

Appelez les autorités israéliennes à libérer sans délai Mohammed al Qiq et toutes les autres personnes en détention administrative, à moins qu’ils ne soient rapidement inculpés d’une infraction reconnue par le droit international et jugés dans le respect des normes internationales d’équité des procès.

Demandez-leur de veiller à ce que, en attendant sa libération, il soit transféré immédiatement dans un hôpital civil pour y recevoir les soins spécialisés dont il a besoin et qu’il ne fasse pas l’objet de mesures punitives en raison de sa grève de la faim.

Engagez-les à prendre immédiatement des mesures pour mettre fin à la pratique de la détention administrative.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:26

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/03/13/catalogne-l-ex-president-independantiste-artur-mas-condamne-a-deux-ans-d-ineligibilite_5093734_3214.html

 

L'ancien président indépendantiste du gouvernement catalan, Artur Mas, condamné à deux ans d’inéligibilité

 

La justice espagnole l’a sanctionné pour avoir organisé, en 2014, une consultation, considérée comme illégale, sur l’indépendance de la région.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

« Nous avons été condamnés pour défendre des idées qui ne plaisent pas et dans l'état espagnol les gens sont poursuivis pour leurs idées ».

Prompt à se poser en martyr de la cause indépendantiste catalane, Artur Mas n’a pas tardé à dénoncer sa condamnation, Lundi 13 Mars 2017, par le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC), pour désobéissance.

L’ancien président du gouvernement catalan pendant cinq ans entre 2010 et 2015 a été condamné à deux ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique élective et à une amende de trente six mille cinq cent euros pour avoir organisé, le 9 novembre 2014, une consultation populaire sur l’indépendance de la région, malgré l’interdiction prononcée, cinq jours plus tôt, par la cour constitutionnelle espagnole.

Saisie par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, la plus haute instance judiciaire du pays avait estimé que, selon la constitution, l’unité de l’Espagne ne pouvait être débattue que par l’ensemble des espagnols.

Près de deux millions trois cent mille catalans avaient toutefois participé à ce référendum, sans valeur légale, organisé dans des écoles et gymnases. Le oui à l’indépendance avait emporté quatre vingt un pour cent des suffrages.

L’ancienne vice-présidente du gouvernement catalan, Joana Ortega, et l’ancienne ministre régionale de l’éducation, Irene Rigau, ont également été condamnées à des peines légèrement inférieures en tant que coopératrices nécessaires. Tout comme Artur Mas elles déposeront un recours devant le tribunal suprême espagnol. Artur Mas a aussi avancé qu’il porterait ensuite l’affaire « jusqu’aux dernières instances de la justice européenne, à Strasbourg, s’il le faut. Et il le faudra ».

Bien que la peine infligée à Artur Mas soit nettement inférieure aux dix ans d’inéligibilité requis par le parquet, les réactions enflammées des indépendantistes, qui ont saisi l’occasion pour recharger leurs munitions contre Madrid, n’ont pas tardé. Injuste, absurde, une erreur et une peine politique, les commentaires ont fleuri sur les réseaux sociaux et aux micros des journalistes.

« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est une défaite de plus de l'état et un motif de plus pour nous » de nous séparer, a déclaré le porte-parole d'Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).

De son côté, l’actuel président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, a ironisé sur la concordance entre la condamnation d’Artur Mas et l’annonce par l’Ecosse de sa volonté d’organiser un nouveau référendum d’indépendance en 2018. « Quelles différences avec les démocraties consolidées et saines », a-t-il publié sur Twitter.

Au contraire, le porte-parole du Parti Populaire, Pablo Casado, s’est félicité du verdict. « Les espagnols doivent avoir la certitude que l’impunité n’existe pas et que personne n’est au-dessus des lois ».

Quant au porte-parole du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), Antonio Hernando, il a souligné que la peine était « la conséquence logique du non-respect et de la désobéissance à la cour constitutionnelle et aux règles du jeu démocratique ».

Pour Aïtor Esteban, porte-parole du parti nationaliste basque (PNV), « nous sommes face à une question politique qui n’aurait jamais dû arriver devant les tribunaux et qui doit se résoudre par le dialogue ».

Une réflexion similaire à celle de la maire de Barcelone, l’ancienne militante pour le droit au logement, Ada Colau, pour qui « la judiciarisation d’un conflit politique le cristallise », et à celle du député de Podemos Iñigo Errejon, pour qui le verdict « ajoute de l’huile sur le feu ».

Les graves tensions politiques entre Barcelone et Madrid remontent à 2010, quand la cour constitutionnelle a raboté le nouveau statut d’autonomie catalan. Elles se sont exacerbées en 2012, au plus fort de la crise économique, quand, après le refus du gouvernement de Mariano Rajoy de négocier une autonomie fiscale pour la région, Artur Mas a assumé un virage en faveur d’un état souverain catalan. Et elles ne se sont pas apaisées après le faux référendum de 2014, au contraire.

En 2016, les indépendantistes de gauche et de droite, qui s’étaient regroupés dans une liste commune aux élections régionales, Ensemble pour le Oui, et les séparatistes radicaux, europhobes et anticapitalistes de la Candidature d'Unité Populaire (CUP), forts d’une majorité absolue de députés, mais de seulement quarante huit pour cent des voix, ont fixé une feuille de route pour se séparer de l’Espagne en dix-huit mois.

Avant l’été, ces députés régionaux entendent voter des lois de transition pour passer de la légalité espagnole à une nouvelle légalité catalane de façon à organiser, au plus tard au mois de septembre 2017, un véritable référendum d’autodétermination aux conséquences légales, avec ou sans l’accord de Madrid.

Le 6 mars 2017, les indépendantistes ont décidé de changer le règlement du parlement catalan pour que les lois de déconnexion puissent être approuvées en urgence, sans débat préalable, afin d’éviter le recours de Madrid.

Pour la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaría, le gouvernement catalan vit dans une réalité parallèle qui n’a rien à voir avec les désirs des catalans et s’est empêtré dans une fuite en avant. La proportion des catalans favorables à l’indépendance, quarante cinq pour cent, est en recul. Ils sont moins nombreux que ceux qui y sont opposés, quarante sept pour cent, selon le dernier sondage du centre d’études d’opinion catalan.

Madrid assure que tous les moyens seront utilisés pour empêcher la tenue du référendum annoncé et parie sur un nouveau recul des catalans et de nouvelles élections régionales anticipées, les troisièmes en cinq ans.

A moins qu’il ne soit trop tard pour stopper la fuite en avant des indépendantistes.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:00

 

https://souriahouria.com/wp-content/uploads/2017/03/Appel-Manif-6e-anniv-rev-syr-18-mars-2017-FR.pdf

 

Appel à une manifestation Samedi 18 Mars 2017 à 15 heures à Paris de la place du Panthéon à l'Institut du Monde Arabe (IMA)

 

Par le Comité d’organisation d’activités en soutien à la révolution syrienne à Paris

 

Six ans déjà et la révolution démocratique syrienne continue.

Au mois de mars 2011, dans toutes les villes, le peuple syrien s’est soulevé. Il a pacifiquement exprimé sa soif de liberté, de démocratie et de justice sociale. Son soulèvement a été noyé dans le sang par la dictature héréditaire d'Hafez et de Bachar al Assad qui l’opprimait depuis plus de quarante ans.

Après de long mois de lutte pacifique, de sacrifices et de souffrances face à une répression féroce, le peuple syrien n’avait d’autre choix que de porter les armes pour se défendre.

Pour faire croire qu’il était face à des terroristes islamistes, le régime syrien a libéré de prisons des centaines d’islamistes radicaux qui allaient devenir les futurs cadre des mouvements islamistes djihadistes, dont l’émergence a été favorisée par le régime, tandis qu’il liquidait ses opposants démocrates et les torturait à mort dans ses geôles, par dizaines de milliers, comme l’ont confirmé le rapport César et le rapport d'Amnesty International.

Ce régime et ses milices criminelles, appuyé massivement par ses protecteurs, les régimes de Vladimir Poutine et d'Ali Khamenei qui envoie à son secours des dizaines de milices extrémistes instrumentalisant le religieux, telles le Hezbollah libanais, et qui a recours à toutes les armes pour écraser sous un déluge de feu les quartiers libérés par l’opposition, l'aviation, les chars, les missiles balistiques, le napalm, le phosphore et les armes chimiques.

Mais aussi, assiéger, affamer la population pour la forcer à se soumettre et remplacer des populations par d’autres jugées démographiquement loyalistes.

Des villes entières sont ravagées, il y a près de cinq cent mille morts, plus d’un million de blessés et de mutilés et plus de la moitié de la population syrienne déplacée, soit treize millions sur vingt trois millions, dont six millions hors de Syrie.

Les infrastructures vitales, eau, électricité, écoles, hôpitaux, boulangeries et marchés, sont ciblées et détruites.

Cette folie criminelle, ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis quotidiennement en Syrie, s’accompagnent de propagande parlant depuis six ans de cessez-le-feu, de négociations et de règlement politique.

Les États-Unis, l’Europe, mais aussi des puissances régionales, qui se prétendent amies du peuple syrien, s’accommodent de l’écrasement des forces démocratiques en Syrie, mené par les régimes syriens, russes et iraniens, et laissent le peuple syrien se faire massacrer depuis six ans.

La lutte du peuple syrien, partie intégrante de l’émancipation universelle, nous en dit long sur l’état de notre monde en voie de déshumanisation et sur ses institutions, notamment l’Organisation des Nations Unies (ONU) et son conseil de sécurité paralysé par des forces criminelles qui font subir à l’humanité un véritable naufrage moral.

Au prix de sacrifices surhumains, le peuple syrien est décidé à poursuivre son combat pour sa liberté, pour sa dignité et pour bâtir une société démocratique, basée sur le droit, la justice et l’égalité de tous ses citoyens, quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse.

Dans son combat pour la liberté, le peuple syrien a besoin de notre solidarité.

Nous, militants des droits humains, attachés aux valeurs de justice et de liberté, exigeons l'arrêt immédiat des bombardements dans toute la Syrie et la protection de la population civile.

Nous exigeons la libération immédiate des détenus qui croupissent par centaines de milliers dans les geôles du régime en Syrie.

Nous exigeons la levée immédiate et inconditionnelle de tous les sièges et l’accès à toutes les populations assiégées et affamées.

Nous exigeons le départ de la Syrie de toutes les milices étrangères et des armées d’occupation.

Nous exigeons le jugement des auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité selon les modalités décidées par le peuple syrien.

Nous exigeons la mobilisation en France et au niveau international pour l'aide humanitaire et l'accueil des réfugiés.

Ni Bachar al Assad, ni Etat Islamique, la Syrie sera libre et démocratique.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 19:41

 

http://www.nordlittoral.fr/22638/article/2017-03-14/repas-distribues-aux-migrants-calais-nord-lundi-le-bras-de-fer-commence

 

Repas distribués aux migrants à Calais, le bras de fer commence

 

Lundi 13 Mars 2017, une centaine de repas ont été distribués à Calais. Une dizaine d’associations vont déposer un référé liberté et réclament un lieu de distribution sédentarisé à Calais.

 

« L’objectif est de nourrir ces personnes qui vivent dehors, sans devoir se cacher, sans être harcelés et dans un lieu autorisé ». Vincent Deconinck, du Secours Catholique, était présent Lundi 13 Mars 2017 rue de la Moselle pour la distribution des repas. À ses côtés, l’Auberge des Migrants, Médecins Du Monde (MDM) et d’autres associations venues mettre la main à la pâte, mais surtout dénoncer « les conditions d’accueil des exilés ». Le bras de fer commence.

 

Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) regardent de loin

 

Les migrants sont arrivés par petits groupes, accompagnés des bénévoles. La distribution a démarré Lundi 13 Mars 2017 vers 17 heures 30 et s’est conclue une demi-heure plus tard, dans le calme.

 

Quelques minutes après les premiers repas distribués, une patrouille de la police municipale de Calais est venue constater le rassemblement. Suivie d’un fourgon de CRS qui s’est stationné à quelques mètres de là, sans intervenir.

 

« Nous avons souhaité rendre visible une problématique que les autorités veulent rendre invisible », ajoute le représentant du Secours Catholique. « C’est un véritable retour en arrière et une entrave à l’aide humanitaire ». Avec cette distribution à moitié cachée, les associations ont souhaité marquer le coup et faire éclater une situation qu’elles jugent mise sous silence. « C’est retour vers le futur. Ce gouvernement était pourtant le premier à essayer de démarrer un dispositif mais, contexte électoraliste oblige, il a tout détruit et fait comme si la question était résolue ».

 

Les migrants n’ont donc pas été perturbés par les forces de l’ordre qui n’ont fait qu’acte de présence Lundi 13 Mars 2017. « Cela nous fatigue d’agir de cette manière », enchaîne Christian Salomé, président de l’Auberge des Migrants. « Nous demandons un lieu autorisé pour ritualiser la distribution des repas », explique Vincent Deconinck, « sans risque d’interpellations. Un lieu qui permet à chacun d’avoir accès à de la nourriture dans de bonnes conditions ».

 

L’histoire se répète

 

La question est maintenant de savoir quelles seront les réactions de l’état et de la mairie de Calais. Natacha Bouchart a réitéré sa volonté d’empêcher tout point de fixation sur la commune. Du côté de la préfecture, c'est le silence radio. Le sous-préfet parlait hier de quelques centaines de migrants présents à Calais, sans donner plus de précisions. Ce à quoi Natacha Bouchart a répondu que « nous sommes en train de recommencer l’histoire, il faut stopper cela tout de suite ». La guerre des nerfs est déclarée.

 

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 21:00

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/02/les-syriens-meritent-de-vivre-en-democratie-libres-et-egaux_5088410_3232.html

 

Les syriens méritent de vivre en démocratie, libres et égaux

 

Pour marquer le sixième anniversaire du soulèvement démocratique en Syrie, cent cinquante personnalités des arts et de la culture, parmi lesquelles Olivier Py, Denis Podalydès ou Jack Ralite appellent à une rencontre publique Mercredi 15 Mars 2017 à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris.

Par Olivier Py, Dominique Blanc, Marcel Bozonnet, Denys Podalydès, Farouk Mardam-Bey, Wajdi Mouawad, Jack Ralite, Emmanuel Wallon et cent quarante personnalités des arts et de la culture.

Pour marquer le sixième anniversaire du soulèvement démocratique en Syrie, cent cinquante personnalités des arts et de la culture organisent Mercredi 15 Mars 2017 de 19 heures à 22 heures, à l'IMA à Paris, une rencontre publique, « au-delà du désastre, penser et agir avec les démocrates syriens », pour échanger sur la réalité de la situation en Syrie et dialoguer sur les ressources de la société civile.

Face au désastre syrien, aux massacres, au déplacement forcé des populations, aux arrestations massives, à la destruction de l’infrastructure économique et du patrimoine culturel et à toutes les violations des droits humains, qu’elles soient commises par le régime de Bachar al Assad et ses protecteurs ou par les différentes organisations djihadistes, nous exprimons notre indéfectible solidarité avec le peuple syrien.

Solidarité humanitaire, car il faut répondre d’urgence aux énormes besoins d’une population meurtrie qui manque de tout, de nourriture, de gîte, de soins médicaux et de sécurité. Et pour y répondre, il faut que cessent immédiatement les bombardements aveugles et les représailles, non seulement à Alep et alentour, mais partout en Syrie.

L’insupportable tragédie d’Alep ne doit pas se répéter ailleurs. Les opinions publiques doivent se mobiliser partout dans le monde pour l’empêcher.

Solidarité politique aussi avec les démocrates syriens et avec tous ces hommes et ces femmes qui se battent depuis de longues années, dans des conditions très défavorables, pour la liberté, pour la dignité de leur peuple et pour la justice sociale. Nous refusons de croire que la Syrie, pays à l’histoire millénaire et à la culture vivante, se réduit au régime tyrannique de Bachar al Assad, d’un côté, et à l'Etat Islamique et d’autres organisations djihadistes, de l’autre côté. Nous ne nous résoudrons pas à choisir entre deux barbaries.

Les syriens ont tant souffert. Comme tous les peuples du monde, ils méritent de vivre en démocratie, libres et égaux.

Leur sort ne saurait nous indifférer, car il engage la notion même d’humanité. Leurs aspirations ne sauraient l’emporter sur le désespoir sans le soutien des artistes, des écrivains, des chercheurs, des enseignants, des personnels de santé, des ingénieurs et, d’une façon générale, des citoyens et de la jeunesse de notre pays.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 20:36

 

François Fillon mis en examen (Reuters)

 

François Fillon a été mis en examen Mardi 14 Mars 2017 dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille, une nouvelle péripétie judiciaire aux effets potentiellement dévastateurs pour le candidat de la droite à la présidentielle.

L’ancien premier ministre, qui a été entendu Mardi 14 Mars 2017 par les juges, est mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives, a-t-on précisé de source judiciaire.

Le chef de trafic d'influence n'a pas été retenu.

La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d'euros d'amende.

François Fillon s'est contenté lors de son audition de lire une déclaration rédigée au préalable, dans laquelle il a suivi sa ligne de défense habituelle, son épouse, Pénélope Fillon, a bien travaillé à la Revue des Deux Mondes et comme attachée parlementaire à l’assemblée nationale.

« J'attends d'être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité », a-t-il dit, selon une retranscription de ses propos diffusée par son entourage.

Cette audition, dont le candidat avait initialement annoncé qu'elle aurait lieu le Mercredi 15 Mars 2017, s'est déroulée à l'abri des regards et un jour plus tôt, à sa demande, pour éviter la pression médiatique, a déclaré son avocat sur BFM Télévision.

L'avocat de François Fillon, Antonin Lévy, a expliqué que le juge Serge Tournaire avait dit lors de l'audition qu'il agissait rapidement compte tenu de la proximité de l'élection présidentielle et qu'une nouvelle audition n'était pas exclue avant le Dimanche 23 Avril 2017.

Le défenseur de François Fillon a ajouté qu'il exercerait tous les recours, mais pas avant le premier tour.

« Cette procédure, elle est pour moi viciée jusqu'à la moelle », a-t-il poursuivi.

François Fillon, qui se dit victime d'une enquête exclusivement à charge, a réaffirmé Lundi 13 Mars 2017 qu'il irait jusqu'au bout de sa campagne malgré ses ennuis judiciaires, alors qu'il avait précédemment dit qu'une mise en examen le dissuaderait.

Ce nouveau rebondissement est donc embarrassant sur le plan politique mais il ne vaut pas déclaration de culpabilité. François Fillon pourra désormais être renvoyé en procès ou bénéficier d'une ordonnance de non-lieu, synonyme de fin de la procédure.

Depuis le 25 janvier 2017 et la révélation des emplois présumés fictifs de son épouse, François Fillon est plongé dans une procédure qui le condamne pour l'heure à une élimination dès le premier tour des élections présidentielles si l'on en croit les sondages.

Les événements qui se sont succédé depuis lors n'ont cessé de fragiliser sa candidature, perquisition à son domicile, enquête étendue à deux de ses enfants un temps rémunérés en qualité d'assistants parlementaires, ouverture d'une information judiciaire et révélations en chaîne dans la presse.

Les juges sont par ailleurs sur la piste d'un prêt de cinquante mille euros, non déclaré à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), accordé en 2013 au candidat par son ami Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de la Revue des Deux Mondes.

Ces derniers jours encore, les journaux ont publié des informations semblant alourdir le dossier.

Le Journal Du Dimanche (JDD) a fait état dans sa dernière édition d'achats de costumes pris en charge par un mystérieux donateur et offerts à l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, pour un montant de treize mille euros au cours du seul mois de février 2017.

Et Mardi 14 Mars 2017, le Parisien a révélé que deux enfants de François et de Pénélope Fillon avaient versé à leurs parents une part importante des rémunérations perçues en tant qu'assistants parlementaires de leur père, au sénat, entre 2005 et 2007.

Marie Fillon a notamment reçu quarante six mille euros nets pour le travail qu'elle dit avoir assuré auprès de son père au sénat et elle a effectué en parallèle des virements pour un montant total de trente trois mille euros sur le compte bancaire de ses parents.

Le vainqueur de l’élection primaire de la droite a face à lui trois juges, dont Serge Tournaire, qui a façonné sa réputation d'intransigeance en instruisant des affaires politiquement brûlantes, comme celle dite Bygmalion ou celle de l'arbitrage de l’affaire de Bernard Tapie.

Il a notamment renvoyé au mois de février 2017 Nicolas Sarkozy et treize autres protagonistes devant un tribunal correctionnel pour le financement présumé illégal de la campagne pour les élections présidentielles menée en 2012 par l’ancien chef de l’état.

 

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