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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 16:42

 

 

Un mort après une manifestation de suprémacistes blancs aux Etats Unis (Reuters)

 

Une personne est morte et une trentaine d'autres ont été blessées Samedi 12 Août 2017 après des heurts entre des suprémacistes blancs et des militants antiracistes à Charlottesville, en Virginie, où l'état d'urgence a été décrété.

Une femme de trente deux ans a été tuée lorsqu'une voiture a foncé dans la foule des contre-manifestants. Le conducteur suspect, James Alex Fields Junior, un jeune homme de l'Ohio de vingt ans, a été arrêté et incarcéré pour meurtre.

Une enquête fédérale pour violation des droits civils a été ouverte par le Federal Bureau of Investigation (FBI) pour faire la lumière sur l'homicide, ont annoncé le procureur local et l'antenne de Richmond du FBI dans un communiqué.

Deux policiers ont par ailleurs péri dans un accident d'hélicoptère à une dizaine de kilomètres de la ville, après être intervenus pour aider à la dispersion des manifestants. On ignore pour le moment la cause de l'accident.

Des centaines de nationalistes protestaient à Charlottesville contre le projet de la municipalité de déboulonner d'un parc public une statue du général confédéré Robert Lee, considéré comme un défenseur de l'esclavagisme pendant la guerre de sécession.

Réagissant aux violences sur Twitter, le président Donald Trump a appelé à l’unité et il a estimé qu'il n'y a « pas de place pour ce genre de violence en Amérique ». Il a ajouté un peu plus tard que la « haine, la bigoterie et la violence, s'exprimaient de tous les côtés ».

Cette absence de condamnation explicite des militants suprémacistes et néonazis par le président américain a été vivement critiquée par les démocrates comme par certains responsables républicains.

Le sénateur Cory Gardner, qui dirige la campagne républicaine en vue des élections sénatoriales, a appelé Donald Trump à utiliser des termes plus exacts. « Nous devons appeler le mal par son nom », a-t-il dit sur Twitter, « il s'agissait de suprémacistes blancs et de terrorisme intérieur ».

Le sénateur de Floride Marco Rubio, ancien adversaire de Donald Trump pour l'investiture républicaine a renchéri, « il est très important pour le pays d'entendre Donald Trump décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste par des suprémacistes blancs ».

Soucieux d'éteindre la polémique, le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré Dimanche 13 Août 2017 que Donald Trump avait inclus dans sa condamnation des violences « les suprémacistes blancs, le Ku Klux Klan, les néonazis et tous les groupes extrémistes ».

Les états du sud des Etats-Unis sont le théâtre d'un vif débat sur l'utilisation des symboles rappelant l'armée confédérée qui défendait le maintien de l'esclavage lors de la guerre civile américaine.

L'accession de Donald Trump à la Maison Blanche a incité les militants de l’alt right, la droite extrême qui l'a largement soutenu pendant la campagne électorale, à se faire entendre ouvertement.

Au mois de juillet 2017, une vingtaine de membres du Ku Klux Klan avaient été arrêtés à Charlottesville lors d'un rassemblement contre le retrait de la statue du général Robert Lee. Des nationalistes brandissant des torches avaient également protesté contre cette mesure au mois de mai 2017.

Après les heurts qui ont éclaté Samedi 12 Août 2017 dans le centre de la ville de Charlottesville, le gouverneur démocrate de Virginie, Terry Mac Auliffe, avait déclaré l'état d'urgence et ordonné la dispersion de la manifestation. Dans la soirée, le conseil municipal a voté l'instauration d'un couvre-feu par la police.

« J'ai un message pour les nationalistes blancs et les nazis qui sont venus à Charlottesville aujourd'hui. Notre message est clair et simple, rentrez chez vous », a-t-il dit lors d'une conférence de presse. « Vous n'êtes pas voulus dans cette grande communauté, honte à vous », a-t-il ajouté.

L'un des organisateurs de la manifestation du Samedi 12 Août 2017, Jason Kessler, un blogueur nationaliste blanc connu des organisations de défense des droits civiques, a cependant promis que l’alt right poursuivrait son action.

« Nous allons effectivement avoir de nouvelles manifestations à Charlottesville parce que nos droits constitutionnels sont bafoués », a-t-il déclaré.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 18:07

 

 

http://www.elmundo.es/espana/2017/07/31/597f5fd022601d42798b45c5.html

 

Suspension de la réforme expresse du parlement catalan qui facilitait le référendum

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

Le conseil d’état dit que la réforme de la déconnexion expresse viole le droit de participation politique

 

Le parlement catalan approuve la réforme pour la déconnexion expresse

 

Les plans du gouvernement catalan pour organiser un référendum sur l'indépendance de la Catalogne le premier octobre 2017 ont été suspendus par le Tribunal Constitutionnel. L’assemblée plénière du tribunal suprême a accepté à l'unanimité le recours introduit par le président du gouvernement Mariano Rajoy, présenté le Vendredi 28 Juillet 2017, pour empêcher l'approbation expresse de la loi qui permet la consultation souverainiste. 

Les onze membres qui composent l'assemblée plénière du Tribunal Constitutionnel ont décidé Lundi 31 Juillet 2017 la suspension du deuxième paragraphe du cent-trente-cinquième article du règlement du parlement de Catalogne, qui permettait l’adoption des lois en une seule journée. De cette manière, le tribunal suprême bloque la réforme promue par les partis indépendantistes, Junts pel Si et la Candidature d’Unité Populaire (CUP), pendant cinq mois, la date limite prévue par la constitution. Cette décision est la conséquence automatique du recours déposé par le président du gouvernement, Mariano Rajoy. 

La suspension de la réforme est rétroactive à la date du Vendredi 28 Juillet 2017, la date à laquelle le gouvernement a déposé son recours en inconstitutionnalité. Le parlement et le gouvernement catalan ont maintenant une période de quinze jours pour formuler les allégations qu'ils jugent appropriées. Toutefois, le tribunal suprême relève que la recevabilité de cette action ne doit pas être interprétée comme une anticipation de la résolution de celui-ci, que le Tribunal Constitutionnel décidera dans un proche avenir. En fait, il devrait le faire avant la fin du mois d’août 2017. 

Le tribunal suprême notifie de manière personnelle cette décision, à la demande du gouvernement de Mariano Rajoy dans son recours, à la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell, ainsi qu’à tous les membres du bureau du parlement, plus précisément au premier vice-président Luís Guinó i Subirós, au deuxième vice-président Jose Maria Espejo-Saavedra, à la première secrétaire Anna Simó i Castelló, au deuxième secrétaire David Pérez Ibáñez, au troisième secrétaire Joan Josep Nuet i Pujals et à la quatrième secrétaire Ramona Barrufet i Santacana. Le secrétaire général du parlement de la Catalogne Xavier Muro i Bas et le premier conseiller de celui-ci Antoni Bayona ont également reçu des notifications personnelles. 

Le Tribunal Constitutionnel les met tous en garde, comme c’est écrit dans la notification de l’admission du recours, contre « le devoir de prévenir ou d’arrêter toute initiative qui consiste à ignorer ou contourner la suspension convenue ». De plus, il est aussi clair qu’ils ont tous le devoir de ne pas « mettre à l'ordre du jour d'un organe du parlement de la Catalogne et, d’une manière générale, de refuser tout accord impliquant le traitement d'un projet de loi en application du paragraphe du cent trente cinquième article contesté ». 

En ce sens, le tribunal suprême s’adresse aux personnes mentionnées et souligne que, si elles ne se conforment pas à ces prescriptions, elles devront prendre la responsabilité, y compris pénale, de la violation de cette exigence. Le gouvernement de Mariano Rajoy a également demandé la communication de la décision de suspension à tous les subordonnés des responsables du parlement catalan, des fonctionnaires ou du personnel des services administratifs. 

La décision du Tribunal Constitutionnel a été également transmise à la présidente du congrès des députés Ana Pastor et au président du sénat Pío García-Escudero et elle a été publiée par le Bulletin Officiel de l’Etat  (BOE) et par le journal officiel du gouvernement de Catalogne. Le tribunal suprême demande l'assistance judiciaire du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) pour réaliser les notifications, les avertissements et les exigences convenues par l’assemblée plénière.  

Dans son recours, l'exécutif a dénoncé « la dérive absolument antidémocratique » du gouvernement catalan, ce qui empêche les partis minoritaires représentés au parlement catalan de pouvoir présenter des  amendements contre la réforme expresse imposée par le gouvernement catalan. Ce qui signifie « une atteinte aux droits fondamentaux » du parlement, selon l’avocat de l’état dans les arguments du recours. 

Après la décision du Tribunal Constitutionnel, le président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, a deux options, ou bien il ne respecte pas la décision du tribunal suprême et il organise le référendum, ou bien il convoque des élections régionales en Catalogne le premier octobre 2017. En relation avec une possible convocation électorale, Mariano Rajoy a dit lui-même Vendredi 28 Juillet 2017 lors de la conférence de presse qu’il a faite avant les vacances, qu'il aime que « les choses fonctionnent dans une situation de normalité ».   

Le 14 décembre 2016, l’assemblée plénière du Tribunal Constitutionnel a accepté de traiter une demande du gouvernement de Mariano Rajoy pour annuler une décision du parlement catalan qui approuvait l’organisation d’un référendum pour l'indépendance en 2017. Puis le gouvernement de Mariano Rajoy a dit que la résolution qui met en marche le processus catalan de déconnexion était inconstitutionnelle. 

Dans le recours présenté ensuite par le gouvernement, l’avocat de l’état a également averti que la tenue d'une référendum irait à l'encontre de la décision du tribunal suprême du 19 juillet 2016 qui a annulé la création de commissions parlementaires et qui a limité les travaux de la commission d’étude constitutionnelle du parlement catalan.  

Le 9 Novembre 2015, le parlement catalan a adopté une résolution déclarant le début du processus de création d’un état catalan indépendant en tant que république. Les députés ont proclamé que le parlement ne se soumettrait pas aux décisions du Tribunal Constitutionnel, demandant au gouvernement catalan de « se conformer exclusivement aux normes et aux mandats du parlement catalan ».

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 17:57

 

 

http://www.liberation.fr/france/2017/08/10/a-la-porte-de-la-chapelle-la-crise-humanitaire-est-loin-d-etre-resolue_1589116

 

A la porte de la Chapelle, la crise humanitaire est loin d’être résolue

 

Par Tanguy Garrel-Jaffrelot

 

Le 7 juillet 2017, près de deux mille huit cent migrants qui campaient porte de la Chapelle ont été évacués et mis à l'abri. Selon les associations, entre huit cent et mille personnes dorment de nouveau à la rue dans ce quartier.

Un mois après l’évacuation du campement de la porte de la Chapelle, des dizaines de tentes sont de nouveau visibles dans la pénombre des ponts de ce quartier parisien. Installés sur le terre-plein central et sur le chantier de la ligne de tramway, les réfugiés tentent de trouver le sommeil mais le bourdonnement permanent du périphérique les empêche de fermer l’œil. Une odeur d’urine imprègne l’air ambiant et des déchets jonchent le sol. La fumée, la pollution et la poussière rendent l’air difficilement respirable.

Bidonville en plein Paris, le camp de la porte de la Chapelle s’est constitué au fil du temps autour d’un centre d’hébergement ouvert au mois de novembre 2016 et censé accueillir les demandeurs d’asile arrivant pour la première fois dans la capitale. Il était prévu que les primo-arrivants restent pour un maximum de deux semaines avant d’être redirigés vers d’autres structures d’accueil, en théorie seulement. Dans la réalité, ils restent bien plus longtemps parce que l'état n’a pas créé ailleurs les places en nombre suffisant pour que cette rotation soit possible.

Avec seulement quatre cent places, le centre s’est vite avéré sous-dimensionné, quatre vingt dix entrées pour cinquante sorties ces derniers jours. A l’extérieur, plusieurs campements informels se sont formés où les réfugiés vivent dans des conditions d’hygiène déplorables. Le 7 juillet 2017, près de deux mille huit cent migrants, dont beaucoup de réfugiés venant du Soudan et d’Afghanistan, ont été évacués vers des gymnases de la région parisienne.

Un mois plus tard, la situation n’est toujours pas résolue. Avec une cinquantaine d’arrivées par jour, les associations présentes sur place estiment qu’entre huit et mille personnes dorment à la rue.

De plus en plus de couples avec de jeunes enfants vivent dans ces campements de fortune et les mineurs isolés sont loin d’être tous pris en charge. L’épidémie de gale est toujours présente et les réfugiés n’ont pas les moyens d’acheter des médicaments pour se soigner.

« La situation va amener à une nouvelle évacuation. Ce ne sera que la trente cinquième dans la capitale en deux ans » affirme, dépité, Pierre Henry, le directeur général de France Terre d'Asile (FTA), l’association en charge des maraudes dans le quartier.

Chaque matin, le même spectacle de désespoir se répète. Plusieurs centaines de jeunes hommes font la queue pour obtenir un petit-déjeuner. La mine fatiguée et le visage amaigri, ils espèrent obtenir un café et quelques gâteaux secs. L’effervescence est visible car la nourriture est rare.

Cela fait maintenant deux semaines que Wedebat est arrivé en France et qu'il dort dans la rue. Agé de trente quatre ans, il a dû fuir l’Erythrée et quitter sa femme ainsi que ses deux enfants de cinq et de six ans, victime de persécutions politiques. Par chance, il est parvenu à trouver un matelas dans les poubelles du quartier. Une association lui a fourni une tente pour s’abriter de la pluie.

Avec un repas par jour, la faim est omniprésente mais le jeune homme conserve un large sourire. « La situation est mauvaise ici, mais en Erythrée c’était pire. Notre gouvernement est ultra-violent, ce n’est pas comme ici. Mon pays n’est pas sûr. Ici, au moins, nous sommes libres », explique le demandeur d’asile. Sans papiers, sans argent, sans tickets de métro, les demandeurs d’asile sont condamnés à errer dans ce bidonville situé à proximité d’un centre de désintoxication et d’une décharge.

Au mois de février 2017, prétextant des travaux, la mairie de Paris a installé des rochers sur les terre-pleins jouxtant le périphérique pour empêcher les campements, mais les réfugiés ont fait avec. Les associations n’en restent pas moins indignées. « Ces pierres n’ont fait que déplacer les migrants, mais il faut bien que ces gens dorment quelque part. C’est comme mettre des pics pour les pigeons pour faire fuir les nuisibles », estime Mafi Pulula, étudiante à Nanterre et bénévole au sein de l’association Solidarité Migrants Wilson (SMW).

Sur les barrières et sur les bouches d’aération du métro, les migrants tentent de faire sécher leurs affaires. Derrière quelques poubelles, un homme nu se lave tandis que d’autres se brossent les dents en slalomant entre les voitures. Après avoir bataillé pendant sept mois pour l’installation de toilettes et de points d’accès à l’eau potable, l’association Utopia Cinquante Six a finalement eu gain de cause. La mairie de Paris a accepté de mettre à disposition des sanitaires et des fontaines. Mais les cinq toilettes, les deux fontaines et la dizaine d’urinoirs restent largement insuffisants pour le millier de sans-abris vivant sur place. La ville de Paris se refuse également à installer des douches publiques, malgré la fermeture pendant plusieurs mois des bains publics de la Chapelle. « Un campement de rue est intolérable et insalubre mais l'état ne respecte pas sa partie du contrat. Sachez que la mise à l’abri ne fait pas partie des compétences de la ville en théorie. C’est une prérogative de l'état », se justifie-t-on à l'Hôtel de Ville de Paris.

Face à l’inaction de l'état, un réseau de solidarité citoyen s’est mis en place entre les habitants du quartier. Le comité SMW offre donc le petit-déjeuner aux réfugiés mais également aux quelques prostitués et aux Sans Domicile Fixe (SDF) qui viennent les voir. Les restaurants du cœur et le Secours Populaire Français (SPF) leur prêtent bien main-forte mais c’est insuffisant. Les bénévoles mettent de leur poche pour payer la confiture, le café et le sucre.

La mairie de Paris a accepté de mettre un local à disposition pour stocker les aliments. « Ils ont compris que s’ils ne nous soutenaient pas, des gens allaient mourir de faim », explique Anne-Marie Bredin, responsable logistique. Une question reste en suspens. Le centre de la porte de la Chapelle étant censé fermer ses portes au mois de mars 2018, qu’adviendra-t-il des réfugiés ?

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait promis de réformer la procédure de demande d’asile afin de limiter les délais d’attente de quatorze à six mois.

A la fin du mois de juin 2017, le président a rappelé lors du conseil européen qu’il faut « accueillir des réfugiés, car c’est notre tradition et notre honneur », avant d’ajouter il y a deux semaines que « d'ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues. Je veux partout des hébergements d’urgence ».

Le gouvernement d’Edouard Philippe a bien présenté un plan pour les migrants au début du mois de juillet 2017. Il prévoit la création de quatre mille places d’hébergement en 2018 et de trois mille cinq cent places en 2019 mais sans évoquer les prochains mois. Pierre Henry, le patron de FTA, s’inquiète de la confusion au sein de l’exécutif, « le plan pour les migrants est incomplet car il ne pense pas le premier accueil. Le gouvernement fait du sur place. Pourtant, cette question des migrations doit être traitée avec dignité. Ce ne devrait pas être impossible pour la sixième puissance du monde ».

En charge du centre d’accueil de quatre cent places, Emmaüs et la ville de Paris exigent depuis des mois « la reconstitution d’un parc d’hébergement à la hauteur des besoins » sans que la position du gouvernement évolue, tandis que le Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) sociale dénonce un « plan qui manque d’ambition ».

Utopia Cinquante Six estime pour sa part que les pouvoirs publics « profitent des vacances pour effectuer un tri entre réfugiés politiques, migrants économiques et migrants climatiques. Maintenant, avec l’affaire de Cédric Hérou, nous serons bientôt tous en prison pour délit de solidarité. Il est désormais juridiquement condamnable d’aider son prochain », explique Yann Manzi, le fondateur de l’association.

Des solutions existent pour résoudre la crise. Au début du mois de juillet 2017, la maire de Paris, Anne Hidalgo, proposait de créer d’autres centres de premier accueil dans les grandes métropoles de France et sur le modèle de celui de la porte de la Chapelle. Ces camps permettraient d’éviter la création de nouveaux bidonvilles et de désengorger tant Paris que le nord du pays. « Il n’y a pas de crise des réfugiés mais une crise de l’accueil », explique la socialiste. Mais le gouvernement, au premier rang duquel le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, s’y oppose. Pour l'heure, aucun nouveau centre humanitaire n’est envisagé dans l'hexagone.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 17:32

 

 

http://boris-victor.blogspot.fr/2017/08/de-bruxelles-madrid-la-gauche-radicale.html

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/11/de-bruxelles-a-madrid-la-gauche-radicale-prend-le-dessus-sur-les-sociaux-democrates_5171231_3210.html

 

De Bruxelles à Madrid, la gauche radicale prend le dessus sur les sociaux-démocrates

 

Dans plusieurs pays d’Europe, les sondages et parfois les élections révèlent une inversion du rapport de forces.

 

Par Jean-Pierre Stroobants, Philippe Ricard, Sandrine Morel et Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Vendredi 11 Août 2017

 

Dans la bagarre entre les deux gauches, celle dite de gouvernement a longtemps tenu à distance sa rivale d’extrême gauche qu’elle regardait avec condescendance. Mais le rapport de forces semble désormais s’inverser, comme l’ont montré de récentes élections sur une partie du continent européen.

Pour Pascal Delwit, politologue à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et auteur d'un ouvrage relatif aux gauches radicales en Europe, la crise économique et financière est à l’origine de cette tendance. « C’est là où elle a frappé avec le plus de violence que ces partis sont nés ou ont repris de la vigueur », souligne-t-il, « dans le nord de l’Europe, la crise n’a pas eu le même impact et a plutôt bénéficié à la droite radicale ».

Dans ce contexte, le spectre de la pasokisation plane au-dessus de certains dirigeants socialistes, en référence à la quasi-disparition du PASOK d’Andréas Papandréou et de Georges Papandréou en Grèce, au profit de la formation de gauche radicale SYRIZA d’Alexis Tsipras.

Mais la gauche radicale est-elle une réelle alternative ? Ce n’est pas sûr. « La voie mouvementiste, née dans la foulée de l’altermondialisme et de la critique du néolibéralisme, est difficile à traduire en termes institutionnels étant donné la méfiance de beaucoup envers la politique et la difficulté d’entraîner les sympathisants de la culture radicale vers un comportement électoral déterminé », constate Paul Delwit.

 

Une France insoumise

 

En France, le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI) Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup servi de l’épouvantail grec, la volte-face d’Alexis Tsipras envers les exigences budgétaires de Bruxelles, et de la critique de l’austérité pour réaliser son rêve de supplanter le Parti Socialiste

Le premier tour des élections présidentielles françaises a accéléré l’inversion du rapport de forces. Le fondateur du MFI s’est octroyé le 23 avril 2017 la quatrième place du premier tour des élections présidentielles, avec vingt pour cent des suffrages, plus de treize points devant le candidat socialiste Benoît Hamon. L’essai est transformé aux élections législatives du mois de juin 2017. Au second tour, le mouvement de Jean Luc Mélenchon parvient à envoyer dix sept élus au Palais-Bourbon, lui-même décroche un siège à Marseille, ce qui leur permet de constituer un groupe parlementaire. Un mois plus tard, Jean Luc Mélenchon et ses troupes se sont imposés comme la principale opposition de gauche dans l’hémicycle face à des socialistes plus nombreux, mais divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la politique du président de la république Emmanuel Macron.

Conscients que leur nombre réduit limite leurs marges de manœuvre, les élus du MFI comptent bien prolonger la bataille dans la rue. Un premier rendez-vous parisien a été fixé au Samedi 23 Septembre 2017, place de la Bastille à Paris contre le coup d’état social du gouvernement.

 

Belgique, la forteresse du Parti Socialiste résiste mal

 

Personne n’a vraiment voulu croire le premier sondage, mais un second sondage est venu confirmer le premier quatre mois plus tard.

Deux sondages, au mois de mars et au mois de juillet 2017, ont fait du Parti du Travail de Belgique (PTB), une formation d’inspiration communiste à l’audience jusqu’alors confidentielle, la première force politique de Wallonie, devançant l’omnipotent Parti Socialiste de l’ancien premier ministre Elio di Rupo, au coude-à-coude avec le Mouvement Réformateur du chef du gouvernement fédéral, Charles Michel.

Crédité, dans les deux cas, d’un score oscillant entre vingt et vingt cinq pour cent des voix, ce qui ne fut longtemps qu’un groupuscule aux racines maoïstes profite du climat politique délétère dans la partie francophone de la Belgique. Il n’avait réalisé que cinq pour cent des voix aux élections législatives de 2014, il mais semble être le principal bénéficiaire des scandales qui, en Wallonie et à Bruxelles, ont éclaboussé le Parti Socialiste. Selon les sondeurs, la gauche radicale capterait actuellement les voix de quarante pour cent de l’électorat socialiste traditionnel. Le Parti Socialiste passerait d’ailleurs de trente deux pour cent à vingt pour cent, voire seize pour cent des voix.

 

En Espagne, une gauche en deux parts égales

 

La guerre des gauches espagnoles est tout aussi intense. Le tout jeune parti Podemos a bien failli prendre le dessus sur le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) lors des élections législatives de 2015 et de 2016. Les deux forces se sont stabilisées autour de vingt pour cent des voix chacune.

Le coup est rude pour le PSOE, qui a perdu six millions d’électeurs depuis 2008, essentiellement au profit de la gauche radicale incarnée par Pablo Iglesias.

« La gauche s’est divisée en deux parts égales et il est encore trop tôt pour savoir qui remportera la victoire sur l’autre », estime le politologue Pablo Simon, « le PSOE a bien résisté grâce à son implantation locale, mais il est conscient que soixante dix pour cent des électeurs qui l’ont abandonné se sont décidés pour Podemos ».

La formation de Pablo Iglesias est particulièrement forte chez les jeunes et dans les régions du Pays Basque et de Catalogne. Cela a conduit le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, à embrasser un grand nombre de thèses de Podemos et à opérer un virage à gauche qui lui a valu une rébellion interne en 2016.

Réélu secrétaire général au mois de juin 2017, Pedro Sanchez se définit toujours comme social-démocrate, mais il a défend un PSOE plus contestataire, abandonnant pour le moment l’idée d’avoir une influence sur les décisions politiques du gouvernement conservateur du Parti Populaire, pourtant minoritaire au parlement. Son objectif premier est de se démarquer le plus possible de la droite, afin d’enterrer le slogan brandi par le mouvement des indignés pour dénoncer, au plus fort de la crise, le PPSOE.

« Il lui semble plus utile de négocier avec Podemos une politique d’opposition au gouvernement pour se marquer à gauche et essayer de tirer profit des contradictions internes de Podemos, dont de nombreux membres sont hostiles à tout rapprochement avec le PSOE », analyse Pablo Simon.

 

Au Portugal, la gauche plurielle

 

A ce jour, seule la gauche portugaise semble avoir réussi à résoudre la quadrature du cercle. En 2015, le Parti Socialiste Portugais (PSP) d’Antonio Costa est revenu au pouvoir après s’être associé à des formations contre la troïka, les bailleurs de fonds de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI), à savoir le Parti Communiste Portugais (PCP) et le Bloco de Esquerda, qui le soutiennent sans siéger au gouvernement, en échange de certaines mesures comme le rétablissement des trente cinq heures dans le service public ou une légère augmentation du salaire minimum.

Dans les sondages, il oscille autour de quarante pour cent des voix, chiffre stable depuis de nombreux mois, tout comme ceux de ses partenaires de gouvernement, le Bloco de Esquerda avec dix pour cent des voix et le PCP avec six pour cent des voix. En échange, ses alliés au parlement ont renoncé pour l’heure à l’une de leurs revendications, la sortie de la zone euro.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 16:52

 

 

NEO SOCIALISME ET NATIONAL POPULISME

 

Robert Duguet écrivait récemment deux très longs messages relatifs à l’histoire du Rassemblement National Populaire (RNP) de Marcel Déat et du Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot dans les années 1930.

En réponse à des critiques, il écrivait lui-même l’introduction ci-dessous sous forme de mise au point.

Ses deux messages sont disponibles en totalité si vous consultez son blog personnel à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/planisme.php#planisme2

 

Les populismes des années 1930 se sont construits de l’intérieur du mouvement ouvrier

 

En 2007, la campagne calamiteuse de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy aboutit au fait que le Parti Socialiste perd une campagne présidentielle réputée imperdable. Loin de réduire le débat à une question de personnalité, Jean Luc Mélenchon pose la question juste, à savoir à partir de quelle ligne politique Ségolène Royal, appuyée par François Hollande, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, a-t-elle entrainé son camp à la défaite ? Jean Luc Mélenchon a constitué aux marges du Parti Socialiste l’association Pour la République Sociale (PRS) qui servira de base politique pour la rupture de 2008 et la constitution du Parti de Gauche.

Il rédige à la fin de l’année 2007 un livre dont le titre est « en quête de gauche, après la défaite », sous la forme de dialogue avec le journaliste Michel Soudais de Politis, qui est une sorte de manifeste. Je ne peux que conseiller aux militants du Mouvement de la France Insoumise (MFI) aujourd’hui de relire par le menu ce livre de Jean Luc Mélenchon qui est, à mon sens, le meilleur de ce qu’il a écrit et défendu, du temps où il se battait contre les dérives démocrates qui allait mener le Parti Socialiste à l’effondrement actuel. Je vais citer largement des extraits de ce livre.

Ce que j’ai écrit sur le national-populisme dans les années 1930 a suscité des réactions de militants du MFI qui s’offusquaient de mes mises en garde et qui n’acceptent pas que l’on puisse établir un parallèle entre les mouvements populistes qui ont ralliés Vichy et le national-socialisme et les populismes de gauche actuels dont Jean Luc Mélenchon est le représentant le plus évident en France. « Chercher la vérité et la dire », disait Jean Jaurès. Je rappelle que j’ai simplement exposé que les populismes d’avant-guerre ont été constitués de l’intérieur du mouvement ouvrier, des partis de gauche et du syndicalisme confédéré. Ils ne sont pas l’œuvre de l’extrême droite de l’époque. Autrement dit, les transfuges du mouvement ouvrier ont fourni une infanterie au fascisme. Ce sont des cadres du mouvement ouvrier qui se détourneront à la fois de l’immobilisme de la vieille direction de la sociale démocratie, qui ne parle de la révolution et du socialisme que les jours de congrès, et de l’internationale communiste dont la stratégie folle de la ligne classe contre classe permettra la montée au pouvoir d’Adolf Hitler. Le national populisme interviendra comme un raccourci démagogique tentant. Beaucoup s’y noieront, certains se reprendront et rompront pour rejoindre la résistance et d’autres iront jusqu’au bout du soutien au national-socialisme. Telle est la logique terrible d’une dérive.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:48

 

 

https://snjcgt.fr/2017/08/10/lettre-ouverte-du-snj-cgt-au-president-de-la-republique/

 

Lettre ouverte du Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) au président de la république française Emmanuel Macron

 

Jeudi 10 Août 2017

 

Vous êtes parti en vacances. Certes votre responsabilité vous amènera à toujours rester en contact avec les services de l’Elysée, mais vous allez profiter néanmoins de quelque repos au soleil.

Vous allez reprendre des forces avant d’affronter une rentrée qui s’annonce délicate, après le vote de lois antisociales. Mais vous allez profiter de quelques moments de liberté.

Ce ne sera pas le cas de notre confrère Loup Bureau, détenu dans les prisons du dictateur turc Recep Tayyip Erdogan comme cent soixante journalistes turcs dans un silence de l’Europe quasi général. Lui, hélas, croupit à l’ombre, simplement pour avoir fait son travail d’informer.

Vous n’avez pas trouvé le temps de prononcer une seule parole pour condamner sa détention.

Votre pensée que certains membres de votre entourage qualifient de complexe nous échappe totalement.

Comment pouvez-vous partir en vacances la conscience tranquille quand Loup Bureau partage le sort de milliers de turcs, journalistes, magistrats, enseignants, fonctionnaires ou simples citoyens ?

Comment pouvez-vous parler de moralisation de la vie politique sans condamner les agissements d’un dictateur comme Recep Tayyip Erdogan ?

Vous prétendez vouloir changer la politique quand votre comportement ressemble étrangement à celui de vos prédécesseurs quand il s’agit de la Turquie.

Ce que redoutent tous les dictateurs, ce sont les condamnations publiques et non le mutisme.

Ce qu’ils veulent éviter, c’est l’exposition sur la place publique de leurs crimes.

Le temps des vacances vous permettra peut-être de prendre le temps de réfléchir à la situation de milliers de turcs et de Loup Bureau qui, eux aussi, voudraient pouvoir goûter aux joies simples de la vie et à la liberté, hors des murs sordides des geôles tristement célèbres aujourd’hui, loin des tortures et des humiliations.

Le temps des vacances vous permettra peut-être de prononcer les paroles que nous sommes nombreux à espérer entendre de votre bouche pour la libération de Loup Bureau et de milliers de turcs avec lui.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:37

 

 

http://www.lacimade.org/trafiquants-delinquants-defenseurs-droits-humains

 

Ni trafiquants, ni délinquants, défenseurs des droits humains

 

Jeudi 10 Août 2017

 

Nos organisations s’inquiètent de la décision rendue par la cour d’appel d’Aix-en-Provence Mardi 8 Août 2017 condamnant Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis. Ce jugement ouvre la voie à la condamnation de multiples personnes dont la seule motivation est de porter assistance aux personnes migrantes et réfugiées sans autre contrepartie que de voir les droits humains respectés.

 

Communiqué de presse inter associatif

 

Cette motivation ne fera jamais d’eux, ni de nous, des trafiquants de migrants. Que l’on ne se méprenne pas. Selon le droit international, le trafic de migrants implique d’en retirer un bénéfice matériel ou financier, pas moral.

Et selon ces mêmes règles internationales, qui lient les autorités françaises, l'état doit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les personnes ou les associations qui œuvrent à la protection des droits humains et qui en dénoncent les violations.

Ni trafiquantes, ni délinquantes, ces personnes, inquiétées, intimidées, poursuivies et désormais condamnées, sont avant tout des défenseurs des droits humains. Car il s’agit bien de protéger les droits violés des personnes migrantes et réfugiées qui sont confrontées à l’inaction, aux défaillances et même aux atteintes à ces droits portées par les autorités françaises.

Aux déclarations d’intention du gouvernement et du président de la république française, répondent les situations inhumaines à Calais, dans les campements parisiens et à la frontière franco-italienne. Toutes se caractérisent par leurs cortèges d’atteintes aux droits fondamentaux des personnes migrantes et réfugiées, conséquences d’une politique de dissuasion et de répression.

A ces atteintes, s’ajoutent les entraves délibérément portées à l’action des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui pallient les défaillances de l'état et qui s’assurent que la dignité de ces personnes migrantes et réfugiées soit respectée. Des consultations et des distributions alimentaires sont interrompues par les forces de l’ordre et des intimidations et des pressions sont menées pour dissuader celles et ceux qui se mobilisent au quotidien pour porter assistance et secours aux personnes migrantes et réfugiées.

Les personnes que nous rencontrons sont épuisées physiquement et moralement, avec de fréquentes blessures liées à leur parcours. Pour la plupart, elles ont dû fuir les violences dans leur pays, traverser des territoires hostiles et affronter la Méditerranée pour finir par atteindre une Europe qui tourne le dos à ses propres valeurs d’accueil et de protection.

Nous rappelons à notre gouvernement que l’hébergement d’urgence, l’accès aux soins, la protection de l’enfance et l’accès au droit d’asile sont autant d’obligations à sa charge. Nous rappelons avec vigueur que si aujourd’hui des citoyens sont exposés à des poursuites et à des condamnations judiciaires, c’est uniquement en conséquence de la politique qu’il met en œuvre.

Nous, associations de solidarité et de défense des droits humains, nous réaffirmons qu’il est de notre devoir de continuer à aider, à soigner et à dénoncer ces violations des droits humains sur le sol français.

Il est urgent et indispensable que la politique du gouvernement soit réorientée de façon à répondre à l’impératif respect de la dignité des personnes migrantes et réfugiées et à la nécessaire protection de celles et ceux qui leur apporte leur aide.

 

Premiers signataires

 

Amnesty International France (AIF), Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE), Médecins Du Monde (MDM), Médecins Sans Frontières (MSF), Secours Catholique Caritas France  (SCCF)

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:10

 

 

L'Organisation des Nations Unies (ONU) dénonce le sort des habitants de Gaza en plein été (Reuters)

 

Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) de l’ONU a appelé Vendredi 11 Août 2017 Israël, l'Autorité Palestinienne et le Hamas à s'entendre pour permettre aux deux millions d'habitants de la bande de Gaza d'avoir accès à l'électricité, à des soins médicaux de première nécessité et à une eau propre en pleine chaleur estivale.

« Nous sommes profondément préoccupés par la détérioration constante des conditions humanitaires et de la protection des droits de l'homme à Gaza », a dit une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, devant la presse à Genève.

« Israël, l’état de Palestine et les autorités à Gaza ne respectent pas leurs obligations en matière de promotion et de protection des droits des habitants de Gaza », a-t-elle ajouté.

Israël impose depuis 2007 un blocus à la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, mouvement islamiste rival du Fatah du président de l'Autorité Palestinienne installée en Cisjordanie, Mahmoud Abbas.

Alors que les températures sont élevées en plein milieu de l'été, l'électricité est souvent disponible moins de quatre heures par jour dans le territoire palestinien et jamais plus de six heures depuis le mois d’avril 2017, a dit Ravina Shamdasani.

Les habitants sont ainsi contraints de se ravitailler quotidiennement car ils ne peuvent rien entreposer dans leurs réfrigérateurs.

Les hôpitaux se plaignent pour leur part de graves pénuries de médicaments.

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:50

 

 

http://www.lamontagne.fr/moulins/politique/2017/08/03/alain-denizot-conteste-son-exclusion-du-parti-socialiste_12506172.html

 

Alain Denizot conteste son exclusion du Parti Socialiste

 

Par Ariane Bouhours

 

Jeudi 3 Août 2017

 

Le maire d'Avermes, Alain Denizot, vient de recevoir, comme d'autres militants de gauche bourbonnais, une lettre d'exclusion du Parti Socialiste. Il conteste la validité de la procédure.

Le maire d’Avermes, Alain Denizot, fait partie des élus socialistes bourbonnais qui viennent de recevoir une lettre d’exclusion du Parti Socialiste. Le premier secrétaire du Parti Socialiste de l’Allier, Nicolas Brien, a donc mis sa menace à exécution. Les élus qui ont apporté leur soutien au candidat moulinois dissident Jean Mallot lors des dernières élections législatives sont exclus. Dans le secteur de Montluçon, Frédéric Kott, leader de l’opposition municipale, et Bernard Pozzoli, maire de Prémilhat et conseiller départemental, sont eux aussi concernés.

« La règle est claire. Quand vous vous présentez contre un candidat du Parti Socialiste, vous n’êtes plus socialiste », soutient Nicolas Brien, « quand vous soutenez un candidat dissident, vous devenez vous-même un dissident. La Commission Nationale des Conflits (CNC) se saisit de toutes les infractions aux règles du parti. Jean Mallot avait été exclu dès le 27 février 2017. D’autres élus qui le soutenaient l’ont déjà été ces dernières semaines ».

Le problème, c’est qu’Alain Denizot, qui confirme avoir reçu un courrier d’exclusion, conteste la validité de la procédure. « Je ne me sens pas exclu du Parti Socialiste. J’aurais dû être auditionné par la commission des conflits. Cela n’a pas été le cas ». Il dénonce une « situation abracadabrantesque. Certains militants qui ont soutenu Jean Mallot sont exclus. D’autres ne le sont pas ».

Du coup, le maire a écrit à la CNC pour « l’alerter de ce qui se passe dans l’Allier ». Bernard Pozzoli a fait de même.

Mais, tempère Alain Denizot, « je ne veux pas rester dans ces querelles d’appareil. Ce sont des problèmes d’école maternelle. J’aurais dû être exclu en 2007 lorsque j’avais soutenu la candidature dissidente de Guy Chambefort. Ce n’est pas l’essentiel. L’objectif de tout militant de gauche, c’est de se réunir autour d’un vrai projet de société qui doit se faire avec l’ensemble des sympathisants. C’est fini, l’époque où les appareils décidaient de la conduite à suivre. Je participerai volontiers avec mes camarades à la construction d’un projet de gauche ».

L’élu affichait, hier, une certaine sérénité. « Tout cela me laisse assez froid. Ces petits arrangements de parti ne présentent pas d’intérêt. L’important, c’est ce que deviendra le Parti Socialiste ».

Nicolas Brien tente, lui, de minimiser la querelle qui l’oppose à plusieurs cadres locaux du Parti Socialiste. « Seuls quatorze militants ont été exclus. Cela ne représente que trois pour cent des militants dans l’Allier. La plupart aspirent à respecter les règles. Et nous ne sommes pas le seul parti à rencontrer ces problèmes ».

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:18

 

 

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/090817/pour-lunion-des-salaries-et-de-la-jeunesse-par-mickael-wamen

 

Pour l'union des salariés et de la jeunesse

 

Par Mickaël Wamen

 

Mercredi 9 Août 2017

 

Le roi commence à se rendre compte que la majorité de la population n'a jamais voulu le voir accéder au trône.

Il envoie son bouffon prendre la parole pour venir dire, nous le savions, que nous n'avons eu que vingt quatre pour cent des inscrits au premier tour, sauf que l'arrogance au soir du premier tour puis au second tour des élections présidentielles n'était pas du tout du même ton.

Bien évidement, il annonce que les réformes qui vont être mises en œuvre vont aider à la compréhension du programme qui va permettre de libérer le travail.

Une très large majorité n'a pas voté pour lui parce que son programme est celui de la finance et la poursuite des programmes que nous subissions depuis des décennies.

Les pseudos discussions avec les partenaires sociaux ne changeront rien à la donne. Ce dont souffre le monde du travail, c'est d'une violation non stop des règles élémentaires du droit du travail. Dire le contraire n'est rien d'autre qu'un mensonge de plus. Avec le code du travail actuel qui, selon le mouvement des entreprises de France (MEDEF), serait un énorme frein, ce ne sont pas moins de deux cent quatre vingt mille emplois qui en 2017 vont disparaître, entre toutes les mesures possibles, Plans de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), Plans de Départs Volontaires (PDV) et restructurations.

Pas besoin d'avoir fait l'école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) pour comprendre que les ordonnances n'ont qu'un seul but, donner les plein pouvoir aux entreprises et à terme supprimer purement et simplement les Instances Représentatives du Personnel (IRP), les délégués du personnel, les comités d'entreprise, les Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions du Travail (CHSCT) et les délégués syndicaux. Les lois successives depuis quinze ans détricotent un par un les droits des salariés.

Mais, il n'y a pas que le monde du travail qui est victime de cette politique ultra libérale à travers la mort du code du travail, il y a aussi et surtout la jeunesse qui sera le monde du travail de demain. Combien de jeunes bossent dans des boîtes qui exploitent leurs besoins de se loger et de payer leurs études ? Il y a là aussi matière à en dire long. Des jeunes salariés qui sont payés en dessous du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), il y en a et depuis un moment. Il n'y a pas besoin d'attendre la nouvelle loi travail pour cela, les jeunes sont les plus touchés par cette déréglementation générale.

Nous avons une obligation d'encourager la jeunesse à descendre dans la rue, cette jeunesse qui depuis des décennies à toujours été à la pointe des mobilisations. Les règles pour pouvoir faire des études ne cessent d'écarter des catégories de jeunes et que dire du scandale des logements ou les propriétaires sont libres de toutes les dérives et aussi des places insuffisantes dans les universités.

Il n'y a jamais eu d'avancée sociale importante sans que la jeunesse ne soit dans la rue. Il est donc capital qu'il y ait une convergence pleine et entière où ne décident pas des structures mais dont les formes de lutte et de mobilisation soient soient décidées en commun.

Les gouvernements ont toujours eu peur des mouvements de jeunes. Parce qu'ils favorisent la convergence. D'ailleurs, ils n'ont cesse depuis des décennies d'œuvrer à la division, usant de stratagèmes et utilisant à la fois des divisions entre les salariés et les étudiants, mais aussi entre les salariés du secteur privé, les salariés de la fonction publique et les privés d'emploi.

Souvent des structures sont même utilisées pour casser un mouvement qui pourrait créer l'unité la plus large et donc faire tomber le gouvernement en place et ses réformes de merde, des structures pourtant qui se disent être portes paroles, comme la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) ou la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC).

La division est déjà programmée. Mais nous, nous avons un objectif et un ennemi commun. La lutte des places, nous n'en avons rien à faire. Ce qui va se décider à partir du Mardi 12 Septembre 2017, c'est l'avenir de millions de personnes, alors savoir si un ancien responsable de syndicat étudiant est adjoint à la mairie de Paris ou pas, non seulement nous n'en avons rien à faire, mais cela commence à nous les briser.

L'unité la plus large doit se faire et elle va se faire. Les inégalités se creusent et la population la plus touchée est la jeunesse. Nous devons donc en urgence créer les conditions du tous ensemble pour que les règles changent et que cesse le droit aux études en fonction des moyens financiers.

Nous ne cessons de le dire. A part les multimillionnaires et les milliardaires, pas une seule catégorie ne peut se satisfaire du programme du roi au service du fric. Donc la question n'est pas de savoir si nous avons nécessité de lutter mais quand et comment.

Pour cela il faut s'inscrire massivement dans la première journée du Mardi 12 Septembre 2017, lui donner des suites rapides et répétées et se donner un objectif, celui de faire tomber ce gouvernement et d'imposer nos règles.

Imaginons des blocages de camions de matières premières dans toutes les zones industrielles de France, nous avons pour cela six millions de demandeurs d'emploi qui peuvent sans perdre un euro démarrer un mouvement fort.

Il existe des multitudes de possibilités pour faire dérayer ce gouvernement qui comme aucun autre a une peur bleu de la création de l'unité la plus large.

Il y a une fragilité incroyable chez eux, au delà d'une incompétence totale, car la seule chose dans laquelle ils excellent, c'est le mépris de classe et c'est cela qui les perdra.

Alors à partir du Mardi 12 Septembre 2017, prenons la rue et, par le nombre, démontrons à celles et à ceux qui ne ce sentiraient pas concernés que nous pouvons reprendre le contrôle de nos vies et de notre avenir. Tout est possible quand nous le décidons.

Nous sommes toutes et tous des victimes de ce monde du fric. Ils ont individualisé la société pensant être à l'abri d'un énorme mouvement social. Ils ont modifié la loi pour plus de répression, mais quand les citoyennes et citoyens se donnent la main pour aller chercher un monde du partage et de la justesse, rien ne peut les arrêter.

Ils ont le fric, nous avons le nombre et la détermination.

Il faut s'unir pour ne plus subir.

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