Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 18:45

AUTONOMES ET REFORMISTES

Vous trouverez ci-dessous la troisième et dernière partie du message de Juan Chingo et d’Emmanuel Barot en réponse à Julien Coupat.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.revolutionpermanente.fr à l’adresse ci-dessous.

http://www.revolutionpermanente.fr/L-antipolitique-autonome-et-ses-illusions

Autonomes et réformistes, l’inlassable répétition d’un même cercle vicieux

Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’université de Montréal et notamment directeur d’un ouvrage très instructif publié en 2013, « à qui la rue, répression policière et mouvements sociaux », rappelle dans son livre de 2003, « les blacks blocs », que les courants autonomes s’inscrivent dans la tradition de l’anarchisme et de l’action directe, entendue comme réponse pouvant prendre de multiples formes, soit défensives, soit offensives, pouvant aller du simple sabotage jusqu’à la lutte par les armes, contre la violence sans bornes du capitalisme et de son état. Francis Dupuis-Déri rappelle cependant que l’anarchisme n’est pas homogène sur cette question de la contre-violence politique, des conditions dans lesquelles elle est légitime et utile, et son analyse des blacks blocs met en lumière la même diversité. A quoi il faut ajouter, élément absent du livre, que ces courants autonomes se diversifient aussi selon qu’ils ont hérité ou non de la tradition de l’autonomie ouvrière, laquelle cherchait à combiner radicalité de l’action directe avec des mobilisations larges des prolétaires, que ce soit les grèves et occupations d’usines, à l’image de l’automne chaud à la Fiat Mirafiori de Turin en 1969, ou les actions de rue, en rupture avec les bureaucraties syndicales. Ce n’est pas cette tradition là qui nous occupe présentement.

Ce qui est surtout instructif ici, Francis Dupuis-Déri le rappelle à de nombreuses reprises, est que la tactique des blacks blocs a pour terreau leur condamnation de la collaboration des réformistes et des bureaucrates avec le pouvoir, « c’est précisément parce qu’ils réduisent en grande partie l’efficacité du mouvement altermondialiste à sa capacité éventuelle de permettre à des représentants du mouvement de participer aux processus officiels de prise de décision au sein des institutions gérant la mondialisation économique que des dirigeants d’organisations sont enclins à condamner les blacks blocs », et bien sûr, réciproquement, c’est pour la même raison que ceux-ci condamnent ceux-là et optent pour leurs options radicales, se vivant « dans un contexte qui n’est pas révolutionnaire, comme les veilleurs qui guettent l’arrivée d’un nouveau monde mais qui, en attenant, jouent des coudes dans le monde actuel pour dégager plus d’espace de liberté, d’égalité et de justice ».

Dans la rue, il est classique que les blacks blocs refusent de s’associer à des services d’ordres qui pactisent avec la police, ceux-ci les qualifiant en retour de voyous et de casseurs, et réciproquement, et les échauffourées ponctuelles sont tout à fait inévitables. Comme le rappelle Isabelle Sommier dans une interview tout à fait instructive, « l’hostilité est intrinsèque entre les syndicats et ce qu’ils appellent les casseurs, les gauchistes dans les années 1968 et les autonomes à la fin des années 1970. Des affrontements violents ont eu lieu avec le service d’ordre de la Confédération Générale du Travail (CGT) lors de la manifestation des sidérurgistes du 23 mars 1979, les autonomes étant même accusés d’être manipulés par la police, on retrouvera cette dénonciation en 2006. Leurs représentations et leurs usages de la manifestation sont diamétralement opposés, la manifestation s’est progressivement distinguée de l’émeute par son organisation et sa pacification à partir de la fin du dix neuvième siècle, dont les services d’ordre syndicaux se veulent garants. Pour l’ultra gauche en revanche, elle doit être l’occasion d’exprimer, librement et sans contrainte, sa colère et sa révolte. De façon significative par exemple, à l’occasion de la manifestation du 17 mars 2016, le Mouvement Inter Lycéen Indépendant (MILI) en appelait à une émeute dans Paris ».

Ce qui est frappant dans le livre de Francis Dupuis-Déri, c’est le fait qu’à aucun moment il ne confronte la stratégie autonome, pourtant abondamment mise en opposition avec le réformisme et le bureaucratisme syndical, avec la stratégie marxiste révolutionnaire, à peine évoquée indirectement dans une note expéditive. Cette absence n’est pas seulement une faiblesse énorme, c’est surtout le reflet d’une réalité, concrètement, les vingt dernières années, le mouvement anti guerre, le mouvement altermondialiste et le mouvement des indignés, n’ont pas vu l’émergence, dans la lutte des classes, d’une politique révolutionnaire capable d’apparaître comme une alternative claire et conséquente jusqu’au bout face aux réformistes. De fait, la mobilisation contre la loi travail n’a pas fait exception à cette situation de crise des forces révolutionnaires et le poids conjoncturel qu’a pris l’antipolitique autonome ce printemps n’est en ce sens que le reflet et la contrepartie de l’inexistence à échelle de masse d’une telle troisième voie capable de concilier radicalité et massification par l’auto-organisation, pensée à l’aune d’une hypothèse stratégique tournée vers la révolution et non conciliatrice avec les bureaucrates. Le défi est sans conteste de faire émerger cette voie, si nous voulons réellement arriver à destituer quelque chose.

Quand l’exaltation retombera

Il est évident que faire émerger cette voie interdit, d’autre part, de repousser aux calendes grecques le processus de rupture subjective avec l’ensemble des traces du système en nous, l’individualisme et l’égoïsme profond, bien sûr, mais aussi tout ce par quoi nous reproduisons, même parfois sans le vouloir, ce que nous avons en haine, comportements paternalistes et sexistes, racistes même, pourquoi pas. Et à l’échelle collective, à un certain nombre d’égards, il est évident que la forme et le contenu de la lutte que nous menons aujourd’hui préfigurent la forme et le contenu, si nous sommes victorieux, de ce que nous instituerons demain. Mais peut-on croire réellement s’affranchir totalement, ici et maintenant ou presque, de ce qui existe ici et maintenant ? La fraternité de combat et son « tissu humain riche » d’aujourd’hui préfigurent la fraternité d’une société libre, sans classes et sans état organisée rationnellement par les producteurs associés, le communisme. Toute l’histoire de la solidarité ouvrière en est porteuse.

Mais nous n’exercerons jamais notre liberté, individuellement comme collectivement, dans une société répressive, sans porter les stigmates de cette dernière et tous les cadres et les organisations dont nous pouvons nous doter pour mener la lutte, au sein d’un mouvement de lutte conjoncturel, ou dans la durée, ne peuvent échapper à ces limites.

N’importe quelle organisation peut dégénérer, se bureaucratiser et développer toutes sortes de pathologies, et l’histoire du mouvement ouvrier est jonché de ces dégénérescences, toutes liées de près ou de loin, quelles que soient les formes prises, à l’abandon du projet révolutionnaire entendu comme projet d’auto émancipation historique de l’humanité exploitée et opprimée, le stalinisme ayant été jusqu’ici la pire de toutes.

Mais nous ne luttons pas correctement contre un risque de cette nature en refusant de l’affronter. La principale arme contre la bureaucratisation et la manipulation, c’est justement l’auto-organisation et l’ensemble des formes de démocratie révolutionnaire qu’elle peut recouvrir et qu’il y à reconstruire aujourd’hui. Quant aux idées d’organisation ou de parti révolutionnaire, rien d’étonnant à ce qu’elles aient suscité tant de désaffection depuis plusieurs décennies, les casseroles historiques qu’elles ont aux fesses sont encore bien lourdes et bruyantes. Mais ériger en vérité éternelle une réalité historique spécifique, dire par exemple que la forme parti serait en soi porteuse d’autoritarisme et serait un obstacle à la liberté individuelle de penser, n’a jamais été, sinon dans la pensée bourgeoise, une méthode sérieuse d’analyse et de règlement des problèmes, celle-ci, en dernière instance, renvoyant à la question de la stratégie à formuler et armer contre l’adversaire.

Léon Trotsky liait ces questions de la façon suivante, « un parti est un organisme actif. Il se développe au cours d’une lutte contre des obstacles extérieurs et des contradictions internes. La décomposition maligne de la deuxième et de la troisième internationale, dans les sévères conditions de l’époque impérialiste, crée pour la quatrième internationale des difficultés sans précédent dans l’histoire. Nous ne pouvons les surmonter par une quelconque formule magique. Le régime d’un parti ne tombe pas tout cuit du ciel, mais se constitue progressivement au cours de la lutte. Une ligne politique prime sur le régime. Il faut d’abord définir correctement les problèmes stratégiques et les méthodes tactiques afin de pouvoir les résoudre. Les formes d’organisation devraient correspondre à la stratégie et à la tactique. Seule une politique juste peut garantir un régime sain dans le parti ».

L’antipolitique autonome ne propose pas de stratégie, elle brandit une vision étroite et confortable de ce que s’organiser veut dire et elle compense en exaltant de façon populiste un type de subjectivité et de modalité d’engagement tout à fait séduisante sur le papier ou conjoncturellement, mais aux antipodes de l’endurance, de la profondeur et de la lucidité requise. Beaucoup se retrouveront bientôt orphelins de perspectives lorsque l’heure ne sera plus à l’exaltation des têtes de manifestations aux audaces ponctuelles et qu’ils seront lassés de ces sympathiques rencontres sans lendemain politique. Pourtant la lutte de classe en France vient d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire et la période qui s’ouvre va être très vraisemblablement propice à un degré de conflictualité sociale comme nous ne l’avons pas connu depuis longtemps. La capacité d’agir politiquement dans ces nouvelles coordonnées, d’une façon qui fasse la différence, dépendra beaucoup de notre capacité à comprendre combien, et jusqu’où, les questions de stratégie, d’organisation et de subjectivité révolutionnaire sont organiquement liées.

En particulier, une morale révolutionnaire concrète pour des temps réactionnaires ne pourra pas sauter par-dessus l’histoire, son accomplissement effectif, dans les luttes et leurs cadres et dans les organisations, partout, l’exige en réalité à l’échelle de toute la société.

Rompre vraiment avec la morale, autant qu’avec les chiens de garde de la bourgeoisie, suppose d’abattre la société bourgeoise. Ce qui nous ramène à nos tâches immédiates, batailler conjointement sur les terrains stratégiques, tactiques, organisationnels et subjectifs, dans le sens des fins que nous choisissons, pour passer méthodiquement, en assumant les difficultés au lieu de les éviter, et pas illusoirement, du rêve à la réalité. Il faut du courage pour s’affronter aux forces de répression et les autonomes n’en manquent pas. Mais il en faut encore bien plus, au-delà, pour s’affronter scientifiquement à ce dont elles sont le bras armé. Tel est la substance du marxisme révolutionnaire porté depuis, au moins, le manifeste du parti communiste et la révolution de 1848. Julien Coupat termine son interview en citant une phrase latine que Karl Marx, « l’autre », comme il dit, reprenait à Friedrich Hegel au début du dix huit brumaire de Louis Napoléon Bonaparte, « hic rhodus, hic salta », qui sur le fond veut essentiellement dire que « c’est le moment de montrer ce dont tu es capable ». Citer Karl Marx, c’est bien, d’ailleurs même Jacques Attali et le Wall Street Journal le font. Mais le relire sérieusement serait encore mieux.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 19:28

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/06/30/discours-de-vangelis-goulas-conference-dunite-populaire

Discours de Vangelis Goulas pendant la conférence fondatrice d’Unité Populaire en Grèce

Jeudi 30 Juin 2016

Un an après les moments magnifiques que nous avons vécus lors du non du peuple grec au référendum et après la tragédie qu’a été la trahison de la volonté populaire, nous nous trouvons ici pour bâtir sur des bases solides une proposition politique qui permettra au peuple grec de se libérer de l’étau des mémorandums, mais aussi pour se projeter au-delà, pour organiser la transition vers une société socialiste de notre temps.

Le non du peuple grec aux injonctions dictatoriales de l’Union Européenne est toujours d’actualité.

Parce que c’était le non du peuple grec, justement, et non celui des nouveaux adeptes du There Is No Alternative (TINA) de Margaret Thatcher, qui prétendaient que, sans se montrer résolus à entrer en rupture avec les institutions européennes, les rapports de force se modifieraient en Europe, et la Grèce échapperait au joug des mémorandums, ou bien ils pourraient changer grâce au pseudo-soutien des amis socialistes d'Alexis Tsipras, qui imposent actuellement en France des mesures extrêmement réactionnaires.

Si quelque chose est en train de changer en ce moment dans l’union européenne, c’est le personnel dirigeant et ses collaborateurs locaux, la sociale démocratie qui change de camp et passe à la réaction, alors que les chefs d’état ne sont plus rien d’autre que des gouverneurs coloniaux.

Et les derniers masques sont tombés. Nombreux en sont les exemples, le parti social démocrate d'Allemagne (SPD), SYRIZA après sa mutation et le Parti Socialiste français sont en première ligne pour imposer l’austérité, dans une entreprise abominable de redistribution des richesses produites au profit du capital.

Face à cette offensive sauvage, le peuple réagit en tant qu’acteur. En première ligne du combat se trouvent les syndicats, mais d’autres mouvements nouveaux organisent la riposte de la société comme le mouvement des Nuits Debout en France.

La classe moyenne, brutalement prolétarisée, prend conscience que l'Union Européenne ne change pas et que l’euro et l'Union Européenne sont synonymes d’institutionnalisation du néolibéralisme et de consécration des politiques d’austérité.

Ils prennent conscience que nous nous trouvons confrontés à la fin d’une époque qui rend urgente la rupture avec un capital de plus en plus agressif et qui se sert de l’euro et des traités européens comme d’une machine de guerre.

Le peuple anglais l’a montré et au premier chef la classe ouvrière, isolée, de Grande Bretagne, lors du référendum, avec son formidable non à l'Union Européenne face aux pressions de toutes sortes exercées par la caste des dictateurs européens. Ce non n’était pas de gauche, mais il n’était certainement pas d’extrême-droite. Malgré les tentatives de récupération de l’extrême-droite, c'était clairement un non de classe.

C’était le non des milliers de mineurs chômeurs et de leurs familles, que Margaret Thatcher a jeté à la rue au nom de l’intégration européenne.

Tous les sondages indépendants en Europe montrent ce changement d’opinion des gens.

Malgré la sale campagne des médias, les peuples ne sont pas disposés à sacrifier leurs droits et leurs acquis sur l’autel de l'Union Européenne. C’est là que la gauche se doit d’intervenir avec un discours de classe clair.

La France a toujours été l’atelier de la politique sociale de l’Europe.

Actuellement, la classe ouvrière française se trouve en première ligne du combat pour empêcher l’adoption en France des injonctions mémorandaires, anti ouvrières et antidémocratiques.

Depuis quatre mois se déroulent grèves et mobilisations contre une loi que désapprouve, dans une proportion écrasante, une majorité des citoyens.

Face à eux, il y a une majorité pitoyable et un gouvernement de représentants aux ordres du capital allemands et français qui s’efforcent de prendre la société en otage à coup de décrets.

Comme ils ne sont pas parvenus à calomnier ni à épuiser la résistance des syndicats avec les chaînes télévisées et leurs informations trafiquées, ils adoptent la violence pour réponse, répression des manifestations, menaces d’interdiction et un état policier qui, en collaboration avec les médias, exerce une contrainte intolérable sur la justice et qui procède à des emprisonnements de syndicalistes avec des peines pour l’exemple.

La bête blessée lorsqu’elle est acculée dans un coin devient de plus en plus agressive.

L’oligarchie des structures supranationales se trouve dans une impasse stratégique.

Mais pour que la classe ouvrière et ses mobilisations parviennent à vaincre, il leur faut un plan alternatif qui aura pour priorité immédiate un combat patriotique de classe inflexible, dont l’objectif sera la souveraineté populaire et un combat pour l’hégémonie de la classe ouvrière. Un projet alternatif que nous avons l’ambition, camarades, de voir sortir de cette conférence.

Un projet pour un grand renversement ouvrier et populaire des politiques mémorandaires pratiquées par l’oligarchie économique et le système politique qui les soutient, en rupture avec l’eurosystème.

Les maillons essentiels en sont l’abrogation des mémorandums et des conventions de prêts, la suspension des paiements, avec l’objectif d’annuler la dette, la nationalisation des banques et des entreprises stratégiques et leur mise en fonctionnement, la sortie de la prison monétaire de la zone euro et l’affrontement global contre l’intégration européenne néolibérale.

Etant donné que, à l’intérieur de l’Union Européenne, il est impossible en pratique d’appliquer l’ensemble de notre programme de transition, il faut un référendum explicite contre le maintien dans une Union Européenne qui exclut toute perspective d’un changement progressiste.

Parmi les tâches des organisations membres de Laiki Enotita à l’étranger, figure la poursuite d’un enrichissement réciproque grâce aux combats de tous les autres peuples européens. Dans la conjoncture politique actuelle, la victoire du mouvement ouvrier français qui se profile à l’horizon constituera un levier incitatif pour le peuple grec. « Il suffit à un peuple de décider qu’il n’est pas esclave pour qu’il soit déjà libre », disait Etienne de la Boétie. A nous de passer maintenant à la contre-attaque, pour une classe ouvrière souveraine dans une Grèce souveraine et pour l’Europe des peuples libres, souverains et coopérant entre eux.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 19:06

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/2016/07/fin-de-sequence-mais-la-guerre-n-est-pas-finie.html

Fin de séquence, mais la guerre n'est pas finie

Dimanche 3 Juillet 2016

« C’est une illusion de calme, la colère est immense », titre le journal le Monde après la manifestation du Mardi 28 Juin 2016, reprenant les paroles d’un manifestant. C’est exactement ce que nous ressentons tous.

Presque cinq mois après le début du mouvement, les manifestations se poursuivent à une échelle certes plus réduite, mais avec la même détermination et il y aura encore du monde dans les rues le Mardi 5 Juillet 2016. Les mots d’ordre se radicalisent et visent désormais spécifiquement le Parti Socialiste, Marisol Touraine vient encore d’en faire les frais à Carhaix lors de la visite de l’hôpital local, « P comme pourri, S comme salaud, à bas le Parti Socialiste », scande un manifestant, lui faisant tourner les talons. Dans les manifestations, le mot d’ordre « tout le monde déteste le Parti Socialiste » a également un franc succès.

Aujourd’hui, la mobilisation faiblit, mais la détermination politique grandit parmi le « noyau dur » qui reste sur le terrain. Les débats sont nombreux et vifs sur le monde de la loi travail, sur les perspectives et sur les élections de 2017. Nous sommes loin du découragement de l’après 2010, les leçons en sont tirées.

Nous pouvons donc nous attendre à une rentrée chaude et là ce ne sera pas une formule rituelle. Outre la loi travail, c’est le compte pénibilité, déjà minable, qui est en train d’être détricoté maille par maille par le mouvement des entreprises de France (MEDEF) avec l’appui du gouvernement.

Fin de séquence et fin d’une bataille, mais la guerre n’est pas finie.

Des syndicats au ralenti

La détermination n’est par contre plus au rendez-vous de nos dirigeants. On se rabat sur des objectifs au rabais, carrément réformistes, pour faire croire qu’on continue.

La votation citoyenne, imaginée pour remobiliser les indécis, est un échec. Sept cent quatre mille signatures officiellement selon la Confédération Générale du Travail (CGT), nous sommes très loin d'un million trois cent mille signatures de la pétition initiale lancée par Caroline de Haas. Rien d’étonnant, une pétition en fin de processus ne mobilise vraiment plus personne, on récolte peut-être des signatures, mais elles ne sont pas significatives d’un quelconque engagement, seulement d’une opinion, déjà largement faite. Les militants actifs ont déjà fait le travail et sont par ailleurs sur tous les fronts, ils ont donc zappé, seuls sont vraiment actifs les permanents syndicaux qui s’imaginent ainsi maintenir une pression qui n’existe plus.

Nous avons quand même constaté que la CGT a été beaucoup plus offensive pour cette pétition que pour organiser la solidarité financière aux grévistes ou la solidarité contre la répression.

D’ailleurs, sous la pression gouvernementale, les syndicats ont été amenés à accepter l’inacceptable, la manifestation circulaire à l’Arsenal Bastille à Paris le Jeudi 23 Juin 2016, les super contrôles et les multi-fouilles le Mardi 28 Juin 2016, les véritables interdictions de manifester à la Bourse du Travail de Paris le même jour. Le mot « dictature » revient de plus en plus souvent sur les lèvres des manifestants, c’est-à-dire la soumission y compris de la protestation des exploités à la loi des exploiteurs et le lien avec l'état d'urgence est sur toutes les lèvres. Au lieu de plier l’échine devant Manuel Valls, il aurait mieux valu aller carrément à l’interdiction pour marquer les camps et démasquer un peu plus le gouvernement.

Enfin, les négociations en cours avec Manuel Valls autour du deuxième article de la loi travail ne laissent présager rien de bon. Nous le disions dans un article précédent, le cœur de la loi, ce n’est pas la forme de la négociation collective, c’est la flexibilité et la précarité renforcées. Là, selon la CGT Force Ouvrière, le deuxième article serait assoupli « sauf pour ce qui a trait aux horaires de travail ». Autrement dit, sauf pour ce qui a trait à la flexibilité des horaires, cette arme fatale contre notre vie, au travail et en dehors. Le mot n’apparaît d’ailleurs même pas. Parler de recul du gouvernement dans ces conditions est quelque peu difficile.

Mais nous aurions bien tort de ne faire porter la responsabilité qu’aux directions syndicales.

Car au final, un syndicat réformiste, même combatif, reste un syndicat réformiste. La CGT même en pointe reste un syndicat dont le projet n’a plus rien à voir avec un contenu de classe, entre « développement humain durable » et « capitalisme à visage humain, social et solidaire ». L’aurait-on oublié ? Relisez les textes de congrès. Ne parlons même pas de la CGT Force Ouvrière.

Dans la situation présente, il faut reconnaître que le noyau dur, combatif et qui reste déterminé, durcit même sa critique politique contre le gouvernement et le capital, n’a pas la force de s’imposer, ni même de peser réellement sur l’avenir du mouvement. Reconnaître cette faiblesse n’a rien de défaitiste, c’est juste être réaliste et savoir adapter en conséquence son activité à la réalité du terrain.

D’autres épisodes viendront, probablement dès la rentrée.

Outre l’engagement politique qui reste la seule perspective constructive sur le long terme, nous avons déjà souligné les enjeux qui sont face à nous sur le terrain syndical.

Mener le débat de fond sur les revendications et les objectifs revendicatifs de la CGT, sur toutes les questions soulevées par la loi travail et plus généralement par le gouvernement, précarité, flexibilité, pénibilité et souffrance au travail. Remettre au premier plan la critique radicale du capitalisme et la nécessité de le mettre à bas autour des intérêts de la classe ouvrière.

Organiser le soutien aux grévistes d’un côté et aux victimes de la répression de l’autre côté, au premier chef sur une base locale et plus largement ensuite.

Construire des réseaux de solidarité et de combat dans la CGT et au plan intersyndical pour préparer les échéances futures qui viendront nécessairement dans les mois et les années à venir.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 18:39

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/07/lexit-sortir-de-l-union-europeenne-par-la-gauche-un-appel-international.html

Sortir de l'Union Européenne par la gauche, un appel international

Samedi 2 Juillet 2016

La solution pour combattre le néolibéralisme et restaurer la démocratie

Sur ce fond alarmant de destruction des droits démocratiques, de démantèlement des états providences et de privatisation des communs, les forces d’émancipation en Europe doivent proposer des alternatives opérationnelles crédibles, reposant sur le principe fondamental de la souveraineté populaire, contre l’actuel projet d’intégration néolibérale autoritaire. C’est pourquoi le Lexit, le Left Exit, est notre outil pour reconquérir la démocratie.

L’essor alarmant des extrêmes-droites dans la plupart des pays d’Europe se nourrit entre autres de leur position contre l’Union Européenne et son système de gouvernance. Leurs propositions politiques sont des impasses, les forces de la droite anti-euro réclament par exemple davantage de contrôle sur les flux migratoires sans rien remettre en cause de la mobilité des flux de capitaux vers les pays qui pratiquent le dumping salarial compétitif. A les en croire, il suffirait de s’en tenir à l’arrêt de la libre circulation des personnes et à l’abandon de l’euro, qui rendrait les changes aux forces de marché, synthèse de cauchemar qu’on pourrait nommer le « néolibéralisme xénophobe ».

Si nous voulons éviter ce scénario, nous devons aller au Lexit, une alternative internationaliste reposant sur les principes de souveraineté populaire, de fraternité, de droits sociaux, de défense des travailleurs et des communs.

La non-viabilité de la zone euro est désormais un fait établi. Tôt ou tard se présentera la grande alternative de la sortie, par la droite ou par la gauche, chacune évidemment avec des effets très différents pour les différentes classes sociales. Le Lexit est l’option des stratégies d’émancipation et de dépassement de l’intégration néolibérale.

La discussion a déjà commencé et des propositions sont déjà sur la table, nous invitons tous ceux qui partagent ce désir du Lexit à rejoindre nos débats et nos actions.

Premiers signataires

Tariq Ali, Stefano Fassina, Raoul Marc Jennar, Wilhelm Langthaler, Costas Lapavitsas, Frédéric Lordon, Christophe Ventura

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 18:20

https://www.zamanfrance.fr/article/213-morts-dans-attentat-a-bagdad-22429.html

Deux cent treize morts dans un attentat à Bagdad (Reuters)

Près de deux cent treize personnes ont été tuées et cent vingt autres blessées dans deux attentats qui ont visé des quartiers populaires de Bagdad dans la nuit du Samedi 2 Juillet au Dimanche 3 Juillet 2016, alors que les habitants étaient rassemblés pour célébrer le ramadan, selon un bilan fourni par la police et les services médicaux.

L'attentat le plus meurtrier, revendiqué par les djihadistes sunnites de l'Etat Islamique dans un communiqué diffusé par ses partisans sur les réseaux sociaux, a eu lieu vers minuit dans le secteur commerçant de Karrada. Les explosifs qui se trouvaient dans un camion réfrigéré ont fait deux cent treize morts et deux cent blessés. L'Etat Islamique a dit qu'il s'agissait d'un attentat suicide.

Il s'agit de l'acte le plus sanglant commis à Bagdad depuis le début de l'année. Il survient une semaine après la prise de Falloudja à l'Etat Islamique par les troupes irakiennes appuyées par les milices chiites.

Beaucoup d’irakiens dînent tard en ville durant le mois de jeûne du ramadan, qui se termine la semaine prochaine.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un incendie important dans la rue principale de Karrada après l'explosion.

Le premier ministre sur place

Sur des images tournées dimanche matin par Reuters Télévision, on peut voir quatre bâtiments sévèrement touchés ou en partie détruits.

Karrada est un quartier à majorité chiite où vit également une petite communauté chrétienne et qui abrite aussi plusieurs mosquées sunnites.

Le premier ministre Haïdar al Abadi s'est rendu en convoi sur le site de l'attentat, où il a essuyé des jets de pierres et de bouteilles de la part d'habitants furieux de l'incapacité des forces de sécurité à empêcher de tels carnages.

Cité par la presse publique, il a ensuite assuré comprendre leur réaction.

Haïdar al Abadi a en outre décrété un deuil national de trois jours.

Faux détecteurs d'explosifs

L'attentat a accru la détermination des Etats-Unis à combattre l'Etat Islamique, dit quant à elle la Maison Blanche, dans un communiqué.

« Nous restons solidaires du peuple irakien et de son gouvernement dans nos efforts combinés pour éradiquer l'Etat Islamique », ajoute-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d'internautes accusent les forces de l'ordre de continuer à utiliser de faux détecteurs d'explosifs aux points de contrôle qui filtrent la circulation dans la capitale irakienne, cinq ans après la révélation de cette escroquerie.

Le faux détecteur d'explosifs a été vendu en masse dans les pays du Moyen Orient.

Un policier a confirmé que ces détecteurs, baptisés ADE 651 mais plus communément appelés « baguettes magiques », étaient toujours utilisés.

Haïdar al Abadi a ordonné dans la soirée leur interdiction. Ils ont été vendus à l'Irak et d'autres pays par un homme d'affaires britannique qui a été condamné à dix ans de prison en 2013 au Royaume-Uni pour mise en danger de la vie d'autrui à des fins lucratives.

Une seconde explosion dans la nuit

Le second attentat, qui a également eu lieu vers minuit, s'est produit sur un marché dans le quartier chiite d’al Chaab, dans le nord de la capitale irakienne. Une mine a explosé, faisant deux morts.

Les forces gouvernementales irakiennes ont chassé la semaine dernière les derniers combattants de l'Etat Islamique de Falloudja, une ville située à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad que les djihadistes utilisaient comme base arrière pour mener de telles attaques dans la capitale.

Les activistes « cherchent à effacer leur humiliante défaite de Falloudja », a déclaré Djassim al Bahadli, un ancien officier de l'armée reconverti en expert des questions de sécurité à Bagdad.

« C'était une erreur pour le gouvernement de penser que la source des attentats était confinée à une seule région », a-t-il ajouté. « Il y a des cellules dormantes qui opèrent indépendamment les unes des autres ».

Ces attentats ont été condamnés par plusieurs pays dont la France, le président François Hollande dénonçant « l'oeuvre de criminels abjects ».

Il précède de quelques heures un autre attentat qui a été perpétré à Djeddah, en Arabie Saoudite.

Attentat contre le consulat américain à Djeddah

Un kamikaze est mort et deux agents de sécurité ont été blessés par une explosion dans la nuit du Dimanche 3 Juillet au Lundi 4 Juillet 2016 devant le consulat américain situé dans la deuxième ville d'Arabie Saoudite, rapporte la télévision d’état.

L'assaillant a garé sa voiture devant un hôpital situé en face du consulat vers 2 heures 15 du matin et il a fait exploser sa bombe lorsque deux agents se sont approchés de lui, blessant légèrement ces derniers, précise la télévision en citant des sources proches des services de sécurité.

Trois autres explosions ont retenti plusieurs heures plus tard, a dit à Reuters un témoin, selon lequel il s'agissait apparemment d'explosions contrôlées menées par les services de déminage de la police.

Reuters n'a pas pu immédiatement joindre les autorités saoudiennes pour les faire réagir à cette attaque, la première à viser des étrangers dans le royaume depuis plusieurs années.

En 2004, cinq islamistes armés avaient réussi à pénétrer à l'intérieur du consulat et tué quatre gardes saoudiens et cinq employés. Trois d'entre eux avaient été tués par la police et deux autres arrêtés.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:23

http://www.france-palestine.org/Jean-Claude-Lefort-le-Parquet-prend-le-relais-des-officines-pro-israeliennes

Le parquet prend le relais des officines pro-israéliennes

Communiqué du bureau national de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Jeudi 30 Juin 2016

Le parquet, prenant le relais des officines pro-israéliennes, fait appel contre la décision du tribunal correctionnel de Créteil relaxant Jean-Claude Lefort, président d’honneur de l’AFPS.

On ne voit pas le parquet, directement lié au ministère de la justice, prendre une initiative contraire à la politique pénale du gouvernement.

L’actuel garde des sceaux écrivait pourtant le 20 novembre 2015 à Christiane Taubira, à propos des appels au boycott que « l'incitation à punir ce militantisme constitue une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales, telles que la liberté d’expression, qui ne doivent faire l’objet de limitations qu’en cas de déclarations ou de faits inacceptables et contraires aux valeurs républicaines ».

Nous en concluons qu’il existe une volonté politique au plus haut sommet de l'état d’entretenir amalgame et confusion entre action citoyenne et actes antisémites dont Jean-Claude Lefort ne peut être suspecté.

Nous l’assurons de notre soutien total et poursuivrons sans nous laisser intimider notre campagne pour le Boycott, pour le Désinvestissement et pour les Sanctions (BDS) contre l'état d'Israël qui viole de façon constante le droit international.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:11

http://www.ensemble-finistere.eklablog.com/compte-rendu-de-la-reunion-ensemble-avec-jean-luc-melenchon-et-la-fran-a126290326

Compte-rendu de la réunion d'Ensemble avec Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise du Jeudi 30 Juin 2016

Présents pour la France Insoumise, Mathilde, chargée du suivi des groupes d’appui, Clémence, chargée du programme, Alexis Corbière, Liem Hoang Ngoc et Jean-Luc Mélenchon.

Présents pour Ensemble, François Calaret, Ingrid Hayes, Patrice Moingeon et Alain Montaufray.

Nous avons introduit la discussion dans les termes suivants.

Proposition de discuter de l’articulation entre la nécessaire refondation d’une alternative politique et les échéances électorales de 2017, sans aborder d’autres points qui peuvent faire débat.

Synthèse du consensus adopté à l'assemblée générale d'Ensemble du Samedi 11 Juin et du Dimanche 12 Juin 2016 en la matière.

Ensemble est favorable à des candidatures de rassemblement aux élections présidentielles et aux élections législatives, ce qui suppose la construction d’un front et d’une coalition de forces.

Quel processus de construction d’une campagne commune, quelles initiatives et propositions pour que Jean Luc Mélenchon soit le candidat d’un rassemblement issu d’une démarche collective ?

La France insoumise est-elle considérée comme le cadre unique, comment sont envisagées d’éventuelles alliances entre la France insoumise et des forces qui n’y participeraient pas ?

Après 2017, Ensemble se situe dans la perspective d’une refondation de la gauche de transformation sociale et écologiste, pas seulement en 2017 mais surtout ensuite, refondation que le Front De Gauche (FDG) n’est pas parvenu à impulser.

Est-il possible de clarifier le projet porté par la France insoumise et la campagne de Jean Luc Mélenchon en la matière et d’expliquer jusqu’à quel point il est subordonné au cadre de la France insoumise ?

Réponse Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a longuement répondu en rappelant les conditions du lancement de sa candidature, le refus des partenaires du FDG de la soutenir d’emblée, le lancement des élections primaires de Laurent Joffrin et de Daniel Cohn Bendit qui l’a poussé à accélérer le rythme, vu son refus du principe des élections primaires, l’importance de partir tôt pour s’enraciner, l’acquis de 2012 et les expériences internationales.

Il a ensuite expliqué le fonctionnement du mouvement de la France insoumise qui ne constitue pas encore un cadre très formalisé, « on en fait ce qu’on veut ».

Il est dit que le brouillon de tout cela était le Mouvement pour la Sixième République (MSR) et des expériences latino-américaines.

Il s’agit d’un mouvement fédéré par l’action, un programme et deux campagnes électorales en 2017 considérées comme constituant une seule réalité politique.

La France insoumise est un cadre qui dans son esprit se substitue au FDG, considéré comme terminé.

Ses structures de base, locales, appelées groupes d’appui, qui doivent rester des petites structures, regroupent des individus, pas des formations politiques ou sociales.

Elles seront amenées à prendre deux décisions après le premier tour, si Jean Luc Mélenchon ne franchit pas cette étape, la consigne de vote pour le deuxième tour et le maintien ou non de la France insoumise comme mouvement permanent.

Les premières assises auront lieu au mois d'octobre 2016 et porteront sur le programme, dont une première version publique non définitive sera publiée à l’issue de ces assises.

Trois questions sont indiquées comme devant compléter l'humain d’abord, l’économie de la mer, la conquête de l’espace et l'Europe.

L’élaboration du programme a trois sources différentes, l'humain d’abord, programme de 2012, les amendements des groupes d’appui et les contributions des partis qui s’associent au mouvement.

Le programme se construit à travers des « auditions » réalisé par les coordinateurs.

Il sera publié, ainsi qu’une série de livrets thématiques.

A cette élaboration devraient s’ajouter le travail d’ateliers législatifs.

Aux groupes d’appui vient s’adjoindre un « espace politique », qui regroupe les organisations politiques qui soutiennent, les « bouts d’organisations politiques » qui soutiennent, les revues comme Mémoire des luttes et les personnalités.

S’ajouteront peut être d’autres espaces, un espace « citoyens en entreprise », éventuellement un espace « jeunes » et peut-être aussi un espace intellectuel.

A ces groupes et à ces espaces, s’ajoute l'assemblée représentative constituée de membres tirés au sort dans les groupes d’appui et où les organisations en soutien pourraient être présentes.

L’articulation et la place de tous ces éléments n’a pas vraiment été pensée encore.

Globalement, trois prismes se superposent dans l’analyse qui nous fut livrée.

Sur le bilan tiré des expériences européennes, pour Jean Luc Mélenchon l’étape de die Linke, de Syriza et de Podemos, est close, les deux premières considérées comme épuisées parce que formées à partir de la fusion d’organisations préexistantes, la troisième plus valorisée quoique « trop verticale » et jugée peut-être plombée électoralement par Izquierda Unida.

Il y a le refus de subir à nouveau de quelque manière que ce soit le rapport de forces imposé par le Parti Communiste Français (PCF), voire de se retrouver à nouveau dans un cadre commun type FDG avec le PCF.

Il y a toute une série d’éléments mis en place, l’association de financement unique pour les élections présidentielles et pour les élections législatives, la volonté de désigner cinq cent soixante dix sept candidats, tout comme le PCF va désigner les siens, et sans envisager d’alliance, et le fait de proposer aux organisations non de se dissoudre formellement mais de rejoindre le cadre de la France insoumise sont explicitement justifiés ainsi.

Mais en réponse à la question de savoir comment des forces politiques comme Ensemble ou le PCF pourraient éventuellement s’associer en soutien à sa candidature, il est dit après hésitation que « la France insoumise ne va pas redevenir à nouveau un FDG avec des partis ».

Sur l’hypothèse que la position de Marie Georges Buffet en soutien à sa candidature devienne majoritaire au sein du PCF, Jean Luc Mélenchon répond qu’il n’envisage pas cette hypothèse, étant « profondément pessimiste sur cette possibilité ».

L’analyse de la période est soulignée à la serpe par Liem Hoang Ngoc et Alexis Corbières, il ne faut pas recommencer la construction d’un front ou d’un rassemblement de forces comme nous l’avions fait entre 2009 et la campagne de 2012 et après, les partis sont discrédités, la convergence de forces ne produit pas automatiquement une dynamique mais plutôt des ambiguïtés et l’important est la posture et la manière de l’incarner en toute clarté, loin de « la soupe » et « des parlottes ».

Pour Jean Luc Mélenchon, la période des fronts et des rassemblements de forces politiques est finie et terminée.

Europe Ecologie Les Verts (EELV) ne fait pas partie des forces avec qui chercher une alliance, jugée inconsistante voire nuisible, ainsi que les socialistes dissidents.

Il n’est pas vraiment question de secteurs de mouvements sociaux qui pourraient être impliqués dans une nouvelle construction, mais d’individus qui appuient.

A la question posée sur les perspectives d’une refondation à gauche après 2017, la réponse est simple, c’est la France insoumise, encore en cours de définition, qui en sera le cadre.

La réunion s’est déroulée dans un climat correct, avec l’expression d’une certaine ouverture en notre direction, au sens où Alexis Corbière et Jean Luc Mélenchon cherchaient à nous convaincre qu’en les rejoignant nous aurions de l’or dans les mains, au sens propre et au sens figuré, et la réponse à notre questionnement sur le type d’association possible avec des forces qui ne rejoindraient pas la France insoumise est pour l’heure jugée trop abstraite.

Nous avons indiqué que nous ferions part de ces échanges au sein d’Ensemble, où les discussions se poursuivaient dans la perspective du conseil national du mois d'octobre 2016.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 17:25

ITALIE GRANDE BRETAGNE ET ESPAGNE

Par Bernard Fischer

Dimanche 3 Juillet 2016

Il y avait donc à la fin du mois de juin 2016 trois échéances électorales européennes importantes en Italie, en Grande Bretagne et en Espagne.

Tout commençait le Dimanche 19 Juin 2016 par le deuxième tour des élections municipales partielles en Italie. Les candidates du Mouvement Cinq Etoiles (MCE) gagnaient les mairies de Rome et de Turin. Il y avait ensuite, quatre jours plus tard, la victoire du Brexit au référendum en Grande Bretagne. Il y avait enfin, trois jours après la victoire du Brexit en Grande Bretagne, les élections législatives en Espagne dans lesquelles les quatre plus importantes formations politiques espagnoles confirmaient les résultats des élections législatives du mois de décembre 2015.

Les caractéristiques communes de ces trois événements électoraux sont les suivantes.

Premièrement, ce sont des défaites politiques majeures des gouvernements réactionnaires respectifs de Matteo Renzi en Italie, de David Cameron en Grande Bretagne et de Mariano Rajoy en Espagne, de l’Union Européenne et de la troïka.

Deuxièmement, comme conséquence de ces défaites des gouvernements réactionnaires, ce sont des victoires politiques importantes des peuples d’Italie, de Grande Bretagne et d’Espagne.

Troisièmement, ces résultats ne sont pas du tout des coups de tonnerre dans un ciel bleu, ils viennent de loin, ce sont les résultats de plusieurs dizaines d’années d’évolution politique et sociale dans chacun des pays et ils auront des conséquences pendant des dizaines d'années.

Enfin, quatrièmement, les médias français et l’extrême gauche française ne comprennent rien à ces résultats.

Les médias français ne comprennent rien à la victoire des candidats du MCE aux élections municipales partielles en Italie. Ils présentent généralement le MCE comme un parti populiste et le populisme serait forcément de droite ou d’extrême droite. Ils ne connaissent rien à la vie politique italienne. Ils ne connaissent pas, par exemple, trois événements importants de la vie politique italienne depuis quinze ans, les girotondi en 2002, le No Berlusconi Day en 2009 et les forconi en 2013. La majorité des électeurs du MCE sont tout simplement les anciens électeurs du Parti Communiste Italien (PCI) et de l’extrême gauche italienne d’il y a vingt ans et d'il y a quarante ans.

Les deux conséquences les plus importantes de la victoire du Brexit en Grande Bretagne sont les suivantes.

Premièrement, la question centrale de la campagne pour le référendum britannique était la question du vote non de gauche à l’Union Européenne, mais l’extrême gauche française ne participait pas du tout à cette campagne et elle oubliait totalement la campagne pour le vote non de gauche au référendum français de 2005. L’extrême gauche française ne comprend rien aux relations entre la gauche du parti travailliste et le Socialist Workers Party (SWP) de Grande Bretagne. Si Jeremy Corbyn ne capitule pas, comme d’autres avant lui, comme par exemple Alexis Tsipras en Grèce, il y aura dans toutes les circonscriptions aux prochaines élections législatives britanniques des candidats du vieux parti travailliste de Jeremy Corbyn contre les candidats du nouveau parti travailliste de Tony Blair.

L’autre conséquence des résultats du référendum britannique, ce sera l’explosion du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, l’indépendance de l’Ecosse et la réunification de l’Irlande. Il y avait déjà un premier référendum pour l’indépendance de l’Ecosse en 2014. Le parti majoritaire aujourd’hui en Ecosse est le Scottish National Party (SNP) et son programme est très clair, c’est l’indépendance de l’Ecosse et l’adhésion de l’Ecosse indépendante à l’Union Européenne.

En Espagne, la majorité des instituts de sondage espagnols annonçaient le sorpaso, le passage de Podemos devant le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Il n’en était rien et les instituts de sondage proclamaient immédiatement la défaite de Podemos. Deux ou trois sièges de plus ou de moins pour Podemos ou bien pour le PSOE, cette question était totalement secondaire. La question centrale depuis six mois est la question de l’ingouvernabilité de l’Espagne et de la crise du bipartisme et du régime de la transition de la monarchie post franquiste. Après les élections législatives du mois de juin 2016, l’Espagne est toujours aussi ingouvernable et les meilleurs commentateurs et spécialistes de la vie politique espagnole prédisent déjà pour la troisième fois des élections législatives en Espagne en 2017. La seule solution serait une grande coalition comme en Allemagne, un gouvernement d’union nationale entre le Parti Populaire et le PSOE, mais cette solution précipiterait la crise du régime et du PSOE.

En Espagne, la question centrale n’est pas à Madrid, comme en Grande Bretagne la question centrale n’est pas à Londres. La question centrale est la question de l’explosion de l’état espagnol, de l’indépendance de la Catalogne et du Pays Basque et de la réalisation du mot d’ordre central de la diada de Catalunya de 2012, « Catalunya, nou estat d’Europa ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 16:36

NUIT DEBOUT CONTRE CORTEGE DE TETE

Vous trouverez ci-dessous la deuxième partie du message de Juan Chingo et d’Emmanuel Barot en réponse à Julien Coupat.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.revolutionpermanente.fr à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.revolutionpermanente.fr/L-antipolitique-autonome-et-ses-illusions

Ce que signifierait déborder les bureaucraties par la gauche

Cette confusion incarne la formule la plus radicale du défaitisme, la période n’étant pas révolutionnaire, le degré de réaction étant si élevé et les forces conciliatrices avec le système si prédominantes, que ses défenseurs ne croient pas que la victoire est possible et ne se donnent donc pas les moyens de la rendre possible. Même si sur des bases matérielles et sous des formes antagoniques, quelle différence de fond avec les réformistes et les bureaucrates, au bout du compte ? La logique de la destitution et de la destruction douce qui se présente comme une stratégie n’en est pas une. Le fait de ne pas se donner pour perspective de convaincre les importants secteurs ouvriers qui, à la base de leurs syndicats, et en particulier de la Confédération Générale du Travail (CGT), ont poussé Philippe Martinez à devoir jouer le contestataire bien plus qu’il ne s’y prédisposait, en est une preuve éclatante. Malgré quelques imprécisions factuelles comme par exemple l’appel des vingt et une organisations de la jeunesse qui a joué un rôle clé dans la manifestation du 9 mars 2016, indépendamment de tout le bruit généré en tout debut de mouvement par les pétitions en ligne et les réseaux sociaux, Julien Coupat a raison de dire, dans sa récente interview à Médiapart « qu’il ne faut jamais oublier que, depuis le 9 mars 2016, les centrales ne font que suivre le mouvement. L’appel à manifester initial émanait de youtubeurs et d’une pétitionnaire. Les centrales s’y sont jointes parce qu’elles n’avaient pas le choix. Comme on dit à Nantes, ce n’est pas la manifestation qui déborde, c’est le débordement qui manifeste », et de pointer la coupure existante entre la direction de la CGT et une partie de sa base. Effectivement, Philippe Martinez a dû sous la pression aller plus loin qu’il ne l’anticipait dans l’affrontement avec le gouvernement. Mais il a réussi, pour l’essentiel, à le contrôler et lui donner sa physionomie, réalité à la fois cause et effet de l’absence d’un courant organisé du mouvement ouvrier capable de porter une alternative à sa politique de pression in extremis contre le gouvernement.

Or l’antipolitique autonome consiste à déserter la champ de bataille sur lequel se joue justement notre capacité à briser ce contrôle. Julien Coupat va plus loin lorsqu’il dit, en s’appuyant sur les limites de l’horizontalisme citoyen du mouvement des Nuits Debout que « si Manuel Valls s’est chargé, avec le quarante neuvième article de la constitution, de démontrer toute l’inanité de la démocratie représentative, les assemblées générales de la Nuit Debout de la place de la République ont donné à voir toute l’inanité de la démocratie directe. Ce que le comité invisible disait au sujet des assemblées générales, et qui paraissait si scandaleux il y a encore un an, est devenu une sagesse partagée, du moins par les esprits honnêtes. S’assembler, discourir puis voter n’est manifestement pas la forme par excellence de l’agir politique, c’est seulement sa forme parlementaire, c’est-à-dire la plus spectaculaire et certainement la plus fausse d’entre toutes ». Cette dernière phrase, aux antipodes d’une « sagesse honnête » convoquée ici comme d’autres convoquent « l’opinion publique » pour justifier leur politique en flattant le degré de conscience le plus bas, est l’expression la plus aboutie de la confusion, confortable pour eux et dangereuse pour notre classe, que nous avons largement critiquée antérieurement, consistant à jeter le bébé avec l’eau du bain.

Condamner toute forme d’assemblée au motif que ce serait du « parlementarisme », donc aussi les formes de la démocratie ouvrière, du comité de grève à sa forme historiquement la plus élevée que furent les soviets ou conseils ouvriers des révolutions russes et de la révolution hongroise de 1956, et auparavant le comité central de la garde nationale pendant la Commune de Paris, c’est purement et simplement laisser le champ libre et les pleins pouvoirs aux Philippe Martinez de toutes sortes.

C’est refuser les cadres où les premiers intéressés peuvent prendre enfin les choses en main sans laisser les patrons, les petits chefs et les bureaucrates décider à leur place. C’est refuser de chercher, dans ces cadres, à convaincre et donc à pouvoir élaborer et mettre en œuvre collectivement un programme de lutte et d’action alternatif, portant sur le retrait de la loi, mais posant aussi les jalons d’une lutte d’ensemble contre les conditions de travail, la précarisation et le chômage, incluant tout particulièrement les secteurs les plus exploités et les plus paupérisés du prolétariat, comme les jeunes des quartiers populaires.

Jamais la direction de la CGT ne s’est aventurée sur le terrain d’une telle lutte, bien consciente du fort potentiel révolutionnaire que celle-ci véhiculerait. Mais l’antipolitique autonome de l’insurrection et de la destitution ne s’y aventure pas non plus. Tout en s’affrontant d’un côté aux bandes armées de l’état, mais parfois physiquement aussi à cette bureaucratie, cette antipolitique ne propose pour autant pas la moindre alternative stratégique au réformisme. Elle lui laisse au contraire les coudées franches pour s’assurer encore et toujours le contrôle du mouvement ouvrier. Taper contre Jean Luc Melenchon, Alexis Tsipras, Podemos, Pablo Iglesias et le grand cirque électoraliste, il n’y a pas de problème. Mais proposer comme politique révolutionnaire alternative insurrectionnelle le pur et simple abandon du combat là où il permettra de construire le rapport de forces nécessaire pour faire tomber suffisamment les illusions que ce cirque véhicule, ne peut apparaître comme une solution que pour ceux qui ne veulent pas de révolution et, dans l’immédiat, ne se donnent nullement l’objectif de déborder les bureaucraties par la gauche.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:03

https://socialistworker.co.uk/art/43003/Thousands+rally+for+Jeremy+Corbyn+as+Labour+MPs+try+and+force+him+out

Des milliers de personnes manifestent pour soutenir Jeremy Corbyn contre les députés du parti travailliste qui demandent sa démission

Par Nick Clark

Samedi 2 Juillet 2016

Des milliers de personnes ont participé à des rassemblements à Manchester et à Liverpool pour soutenir le leader de l'aile gauche du parti travailliste Jeremy Corbyn.

Les rassemblements suivent plusieurs jours d'attaques des députés du parti travailliste contre Jeremy Corbyn pour demander sa démission.

Environ trois mille personnes ont participé a un rassemblement à Piccadilly Gardens à Manchester, Vendredi Premier Juillet 2016. Au moins mille personnes se sont réunies à Liverpool, Samedi 2 Juillet 2016.

Ron de Manchester était au rassemblement à Piccadilly Gardens. Il a dit à Socialist Worker qu’il était très en colère et amer et qu’il avait le sentiment que les autres personnes l’étaient aussi contre les députés qui essaient de se débarrasser de Jeremy Corbyn.

« Mais l’état d’esprit de celui-ci est très bon. Malgré le mauvais temps, de nombreuses personnes étaient encore présentes après la fin de la manifestation. C’est l'une des plus grandes manifestations à Manchester depuis des années ».

Le rassemblement a également été le plus grand à ce jour en dehors de celui de Londres depuis le début de la campagne pour la démission de Jeremy Corbyn, Dimanche 26 Juin 2016.

Ses organisateurs, le conseil syndical de Manchester et le groupe de la gauche du parti travailliste Momentum, ont maintenu le rassemblement malgré les appels du leader du parti travailliste du conseil municipal de Manchester pour l’annuler.

Le leader du groupe du parti travailliste au conseil municipal de Manchester, Richard Leese, a déclaré qu'il serait « totalement inapproprié » de tenir le rassemblement le jour des commémorations de la bataille de la Somme.

Les commémorations de la bataille de la Somme ont eu lieu ailleurs dans le centre ville de Manchester et elles se sont terminées plusieurs heures avant le début du rassemblement.

Richard Leese avait envoyé des messages à d’autres conseillers municipaux du parti travailliste de Manchester pour leur dire que le rassemblement était considéré par de nombreux habitants de Manchester comme très irrespectueux et qu’il le critiquait vivement.

Plus tôt dans la semaine, douze conseillers municipaux du parti travailliste de Manchester ainsi que des centaines d'autres dans toute la Grande-Bretagne avaient signé une lettre demandant à Jeremy Corbyn de démissionner. Une seule conseillère municipale du parti travailliste de manchester, Julie Reed, a rejoint le rassemblement de soutien à Jeremy Corbyn.

Des participants aux rassemblements ont dit que des députés travaillistes, dirigés par leur leader Tom Watson, avait essayé d'encourager Jeremy Corbyn à démissionner.

Ils ont essayé de négocier un accord avec Jeremy Corbyn pour qu’il se retire dans la dignité, promettant que son successeur adoptera certaines de ses politiques de gauche.

Tom Watson veut éviter une campagne pour la direction qui pourrait diviser le parti. L'écrasante majorité des députés du parti travailliste veulent le départ de Jeremy Corbyn. Mais il a encore un énorme soutien des militants et des sympathisants du parti.

Jeremy Corbyn a déjà dit qu'il ne voulait pas trahir ses supporters en démissionnant. Et James Schneider, l’organisateur national de Momentum, a déclaré aujourd'hui que, si les députés veulent se débarrasser de Jeremy Corbyn, il faut qu’ils lancent une campagne pour prendre la direction du parti.

« Il faut qu’ils trouvent un candidat, il faut qu’ils trouvent une plate forme et il faut qu’ils lancent la campagne », a-t-il dit.

« Mais ils n’ont pas de candidat qui peut battre Jeremy Corbyn ».

La députée travailliste Angela Eagle avait prévu de lancer une campagne pour la direction du parti plus tôt cette semaine. Mais, Vendredi Premier Juillet 2016, elle semblait avoir reculé et il y avait des informations selon lesquelles elle avait décidé de reporter sa campagne la semaine prochaine.

Jeremy Corbyn a également obtenu le soutien de deux dirigeants syndicaux parlant au festival marxiste organisé par le Socialist Workers Party (SWP) dans le centre de Londres, Vendredi Premier Juillet 2016.

Le secrétaire général du syndicat CWU, Dave Ward, a dit qu’il y aura une campagne pour la direction du parti et qu’il ne faut pas s’énerver. Je ne me soucie pas de qui se présentera contre lui, nous allons continuer à soutenir Jeremy Corbyn.

Le président du syndicat BFAWU, Ian Hodson, a critiqué les cent soixante douze députés travaillistes qui ont voté une motion de censure contre Jeremy Corbyn, Mardi 28 Juin 2016. Il a dit qu’il n’était pas d’accord avec eux.

« S’ils veulent une guerre, ce sera une guerre contre nous, parce que nous n'allons pas abandonner ».

Dix dirigeants syndicaux ont signé une lettre de soutien à Jeremy Corbyn, Jeudi 30 Juin 2016.

Il faut que Jeremy Corbyn ait un fort soutien de certains dirigeants syndicaux et il est vital que les autres ne l'abandonnent pas.

Des militants syndicaux doivent faire pression contre leurs dirigeants pour maintenir leur soutien à Jeremy Corbyn. Ils devraient exiger que leurs syndicats refusent tout financement pour les députés travaillistes qui ont voté contre la direction de Jeremy Corbyn.

Et les supporters de Jeremy Corbyn doivent également maintenir la mobilisation dans les rues pour le défendre. D’autres rassemblements auront lieu à Exeter, à Penzance et à Plymouth ce week-end et il y aura une réunion publique à Islington, dans le nord de Londres, Lundi 4 Juillet 2016.

Des rassemblements comme ceux de Manchester et de Liverpool sont le meilleur moyen de défendre Jeremy Corbyn contre la droite.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens