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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 18:26

 

 

CASTILLA LA MANCHA

 

Le site internet de Charles André Udry traduisait et publiait récemment en français deux longs messages relatifs à la question des relations entre Podemos et le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) dans la communauté autonome de Castilla La Mancha (CLM).

Vous trouverez ci-dessous une courte présentation de ces deux messages par Charles André Udry lui-même.

Les deux messages sont disponibles en totalité en français si vous consultez le site internet de Charles André Udry aux adresses ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-lerreur-historique-des-accords-de-gouvernement-avec-le-psoe.html

 

http://alencontre.org/laune/etat-espagnol-de-la-caste-au-gouvernementalisme-de-la-cal-viva-au-gouvernement-alternatif.html

 

L’erreur historique des accords de gouvernement avec le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

 

Par Charles André Udry

 

Mercredi 26 Juillet 2017

 

Le parlement de la région de Castilla La Mancha (CLM) compte trois groupes parlementaires, celui du PSOE avec quinze députés, celui du Parti Populaire avec seize députés et celui de Podemos avec deux députés. Le vote de Podemos est indispensable, si le Parti Populaire s’oppose, pour faire adopter le budget ou une quelconque loi. Les deux députés de Podemos sont le secrétaire régional José García Molina, favorable à l’entrée au gouvernement régional, la presse, dès le mois de janvier 2017, affirmait que ce dernier disposait avec Pablo Iglesias d’un plan pour la communauté autonome de CLM, et David Llorente, membre du courant Anticapitalistas de Podemos. Ce dernier est opposé à l’entrée dans le gouvernement de la communauté autonome.

C’est par la presse que le deuxième député de Podemos ainsi que l’organe de direction élu de Podemos ont été informés de la rencontre entre le secrétaire général régional de Podemos, José Garcia Molina, et le président de la communauté autonome, Emiliano Garcia-Page, du PSOE, envisageant la possibilité de l’entrée de José Garcia Molina dans le gouvernement de la communauté autonome de CLM.

Dans la ligne des pratiques plébiscitaires, Podemos de CLM a soumis cette proposition, entre le Vendredi 21 Juillet et le Lundi 24 Juillet 2017 à 22 heures, au vote électronique des adhérents de la formation dans la communauté autonome. Rappelons que l’adhésion peut se faire par internet sans participer, d’une manière ou d’une autre, à la vie politique de la formation. Podemos CLM compterait quinze mille adhérents de ce type.

Une question unique, de type référendaire, portait sur deux objets, l’adoption du budget et l’entrée au gouvernement. Plus exactement, la question posée était la suivante, « penses-tu que Podemos CLM doit voter oui au budget si un accord de gouvernement garantit de mettre en route et assure le contrôle de politiques tels que le revenu garanti ou le plan de garanties citoyennes ».

Une partie de la base de Podemos CLM, dont le cercle de Tolède, adresse les critiques suivantes contre cette procédure, aucun temps n’a été laissé au débat, l’information est insuffisante et la consultation aurait dû faire la distinction entre la question de l’adoption du budget et la question de la participation au gouvernement régional. Il est intéressant de remarquer que le secrétaire régional José García Molina appelle au vote oui à renfort de vidéos, dont l’une en compagnie de Pablo Iglesias, alors que la page internet de Podemos CLM ne contient, à la date du Jeudi 20 Juillet 2017, qu’un dépliant de deux pages sur les avancées du budget 2017. Aucun élément de discussion ou contradictoire n’existe. Cela illustre le mode de fonctionnement vertical et plébiscitaire de Podemos, y compris pour des changements d’orientation politique de grande ampleur.

La communauté autonome espagnole de CLM est la troisième en taille de l’état espagnol. Elle est très rurale, avec une population qui dépasse légèrement les deux millions d’habitants. Le président de la région autonome de CLM, Emiliano Garcia-Page, membre du PSOE, se doit de surmonter le blocage institutionnel provoqué par l’impossibilité de réunir suffisamment de voix pour faire passer le budget. Dès lors, à la date du Jeudi 13 Juillet 2017, pour passer l’obstacle, il a invité Podemos à entrer dans le gouvernement. Emiliano García-Page a proposé deux postes gouvernementaux, dont celui de vice-président.

Cette démarche s’inscrit dans le contexte plus large d’une nouvelle orientation de Podemos, l’entrée dans le gouvernement de la communauté autonome de CLM faisant office de test et de première étape de cette orientation.

Le résultat apporté par ce plébiscite à la question piège est sans appel. Sur les dix mille à quinze mille adhérents, l’estimation de dix mille adhérents renvoie aux adhérents actifs, statut qui correspond à un minimum d’activité électronique au cours des mois précédents, quatre mille cinq cent quatre vingt quatre adhérents ont voté. Trois mille cinq cent soixante deux adhérents, soit soixante dix huit pour cent d’entre eux, ont répondu oui. Mille six adhérents, soit vingt deux pour cent d’entre eux, ont opté pour le non.

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:46

 

 

http://alencontre.org/laune/venezuela-dossier-i-la-constituante-est-installee-par-le-president.html

 

https://www.aporrea.org/actualidad/n312357.html

 

Il est temps de forger un nouveau mouvement émancipateur

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

Par l'équipe opérative nationale de Marea Socialista

 

Cette lettre ouverte s’adresse au chavisme critique et à la gauche autonome. Nous écrivons cette lettre ouverte au moment où se déroule une énorme fraude contre le peuple vénézuélien.

Les élections à l’assemblée constituante de Nicolas Maduro représentent l’effondrement du pays tel que nous le connaissions au cours du siècle dernier, la banqueroute d’un état rentier à bout de souffle et la ruine de la république. De même, elles mettent en danger l’intégrité de la nation et menacent de la dissoudre.

Elles ouvrent, de cette façon, la voie à une période cruelle de rapine impériale et du capital financier et mafieux, quels que soient les étendards nationaux. Alors, la violence et la répression croissantes deviendront la loi et les difficultés et les souffrances des plus humbles, des opprimés et des exclus atteindront des sommets inconnus dans l’histoire moderne du Venezuela.

Deux directions politiques irresponsables et criminelles ont creusé les tranchées à partir desquelles elles se lancent à l’attaque pour le pillage, pour le contrôle et pour tenir une position à partir de laquelle négocier avec le grand capital nos ressources naturelles ainsi que des conditions de vie de notre peuple. Cela, alors même que cela implique créer une sarabande sanglante.

La fausse polarisation qu’ont cherchée des directions, et qu’elles ont, d’une certaine manière, trouvé, a pour objectif d’entraîner d’amples secteurs de la population dans la défense d’intérêts illégitimes poursuivie par chacune d’elle. Elles sont disposées à cette fin, ainsi que cela a été démontré aujourd’hui, au prix de la vie de milliers de personnes, de l’intégrité de centaines de milliers de personnes et de la misère de millions.

Il est important de comprendre, en premier lieu, que la lueur ténue des espérances, pour le retour à une normalité relative, qui aurait pu exister jusqu’au jour antérieur aux fausses élections constituantes, s’est complètement éteinte. Le madurisme et les sommets du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont franchi le seuil qui séparait leur vocation autoritaire sous un masque de démocratie et de pacifisme, pour arriver sur le terrain d’une tentative de contre-révolution ouverte, au moyen de méthodes de guerre civile sélective, déjà utilisée. Ensuite, l’incapacité, la superbe et l’élitisme manifeste des sommets de la Mesa de la Unidad Democratica (MUD) et leur pari effronté pour une action de guerilla urbaine sélective et violente ainsi que pour l’ingérence gringa, soit des Etats-Unis et de l’administration Donald Trump, le laisse sans possibilité de gagner une bataille démocratique, voie sur laquelle sincèrement, mais de manière erronée, certains ont voulu le suivre, risquant leurs vies, voire au prix de victimes, croyant aboutir ainsi à un changement progressif.

Au-delà de la guerre des chiffres et des images qui, aujourd’hui et dans les jours à venir, servira à la légitimation d’élections prétendument constituantes, le fait est que le Dimanche 30 Juillet 2017 sera rappelé comme le jour où nous sommes entrés de plain-pied dans une période obscure, en des temps troublés, toujours plus violents et difficiles qui nécessitent des réactions individuelles et collectives fortes.

Les prochains mois, voire semaines, détermineront le paysage politique, social, culturel et économique, de même que l’intégrité territoriale du pays pour les prochaines années ou décennies. Face à cela, personne ne peut rester indifférent ou s’imaginer échapper aux conséquences que cette nouvelle période apportera à la nation et au peuple.

Il s’agit également d’une période de ruptures, de faillite des vieilles hégémonies, d’effondrement de croyances illusoires et de la fin des fausses loyautés. Il s’agit, surtout, d’une période de gestation et d’enfantement de nouvelles espérances.

Nous trouvons aujourd’hui, d’un côté, ceux qui, face aux menaces utilisées par l’impérialisme nord-américain et le sommet de la MUD pour exercer un chantage sur le sommet du gouvernement du PSUV et sur le pays, ou sous la pression, la contrainte et la maltraitance de l’appareil de contrôle de l'état, subordonnent ou affichent une solidarité automatique, honteuse et sans critique, avec le madurisme. De l’autre, il y a ceux qui rejettent l’autoritarisme, la répression éhontée, la vente du pays et la misère à laquelle nous a conduits le gouvernement du PSUV et qui, par erreur, ont cru, en raison de l’absence d’alternatives, que le sommet de la MUD serait utile pour récupérer la constitution de 1999 et la démocratie et pour mettre un terme à la violence.

Il y a toutefois un troisième secteur, qui a pris de l’ampleur au cours des derniers mois, qui a forgé son identité et commence à apparaître comme un nouveau référent politique, en dehors des deux camps précédents. Il s’est, de fait, transformé en phénomène politique, appelé par la presse locale et internationale le premier chavisme critique et qu’ils tentent désormais d’étiqueter sous le nom de chavisme non maduriste. Ce secteur comprend des militants et des groupes de gauche ou démocratiques qui, ne trouvant pas leur origine dans le chavisme ou pour s’en être séparé il y a longtemps, ont été invisibilisés par les médias.

Nous nous adressons à une partie substantielle de ce secteur, y compris à sa fraction de gauche critique et autonome qui maintient les rêves émancipateurs qui ont labouré la première décennie du vingt et unième siècle dans notre pays et en Amérique Latine. Et qui est à même d’affronter, sans crainte, le bilan nécessaire du processus bolivarien ainsi que d'Hugo Chávez.

Nous nous adressons à ceux qui ont commencé à s’organiser contre la bureaucratisation brutale au point que le sommet du PSUV et de ses alliés du Gran Polo Patriótico Simón Bolívar, coalition réunissant divers partis et organisations satellites du chavisme, ont placé un signe d’égalité entre le parti et l'état. A ceux qui franchirent le pas de l’affrontement contre le décret del Arco Minero del Orinoco et qui ont décidé de lutter contre la remise au capital étranger, telle que prévue par les zones économiques spéciales ainsi que l’élargissement de la frontière extractiviste, l’approfondissement du pays comme exportateur de biens primaires. A ceux qui rejettent la progression de l’autoritarisme et l’asservissement des droits humains, économiques et sociaux et qui cherchent à rétablir la constitution de 1999 qui, aujourd’hui, dans le pays, est la seule façon de défendre une démocratie à l’agonie.

Nous nous adressons à ceux qui refusent que l’on continue de rembourser la dette extérieure illégitime au détriment de l’accès à la nourriture et de la santé du peuple. A ceux qui sont fatigués par l’impunité des directions politiques et par le détournement des richesses de la nation. A ceux qui rejettent l’ingérence étrangère, car ils maintiennent vivant les rêves bolivariens de lutte pour une nouvelle indépendance. A ceux qui se placent sur le terrain d’une nouvelle gauche, critique de son propre héritage, qui signale et cherche des propositions à même de dépasser la gravité de la crise de civilisation dans laquelle nous a plongés le système du capital. A ceux qui luttent contre l’oppression de genre, la ségrégation raciale, l’oppression culturelle et matérielle des peuples indigènes. A ceux qui s’opposent à la destruction de la nature et de la vie et qui proposent et cherchent des alternatives soutenables au modèle extractiviste et prédateur. A ceux qui luttent contre l’exploitation du travail. Aux syndicats et aux conseils de travailleurs honnêtes qui s’affrontent au patronat, qu’il soit privé ou d'état. Aux jeunes et aux étudiants qui, avec courage, défendent leur avenir dans les rues et dans les universités publiques et privées, y compris dans celles du gouvernement, malgré la répression et les intimidations.

Nous sommes nombreux, mais nous avons été longtemps séparés. Ils ont tenté, bien des fois, avec succès, à nous inculquer de la méfiance pour nous maintenir divisés. Nous avons été à tour de rôle réprimés, poursuivis et accusés d’être des traîtres et des agents de la Central Intelligence Agency (CIA) ou de faire le jeu de la droite, nous continuons à l’être. Mais tout à une limite et chacun de nous l’a trouvée.

Nous devons vaincre la méfiance, débattre des nuances produites issues de nos origines idéologiques diverses et construire, reconnaissant et respectant la diversité vitale que nous exprimons, un espace commun de réflexion, d’élaboration et d’action.

Au cours des derniers mois, nous avons partagé des espaces et des plateformes de lutte autour de points communs. Des espaces qui ont été utiles, en outre, pour que nous nous connaissions mieux et que nous apprenions à discuter, avec des trébuchements et un certain nombre de points de vue différents, cela dans la recherche des synthèses qui contribueront à cette lutte. Des espaces qu’il est nécessaire de conserver et d’élargir car la lutte qui les a fait naître et lui donne son sens est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

Cependant, nous appelons aujourd’hui à la mise sur pied d’une autre initiative. Une initiative dont la portée est plus englobante et stratégique et qui contribue à dépasser l’absence d’orientation et de leadership d’ensemble, état dans lequel est resté notre peuple en raison de la défaite du sein même d’un projet qu’il rêvait libérateur ainsi qu’en raison de la défection ou de la trahison de ceux qu’il considérait comme ses dirigeants.

Il s’agit, à partir d’une révision critique et autocritique des erreurs du processus bolivarien, de reconstruire, depuis les fondations, un projet national et d’intégration continentale dont la version récente était appelée Notre Amérique. Il s’agit de construire un mouvement de gauche, démocratique et pluriel, englobant les courants de pensée et d’action émancipateurs, en ce qui concerne les identités particulières et avec la volonté d’avancer à partir de l’articulation dans la lutte vers la construction d’une nouvelle synthèse d’élaboration et d’action politique.

Ce que nous proposons est une tâche ardue et complexe. Mais l’heure présente est ardue et complexe. C’est un moment de définition et qui nécessite d’assumer les défis, de conquérir l’autonome et de nous affranchir de toutes les tutelles. C’est l’heure de mettre la main à la tâche et de forger un nouveau mouvement émancipateur.

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 19:32

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/08/01/598069fd46163fbb278b4592.html

 

Le gouvernement catalan demande au Tribunal Constitutionnel de ne pas freiner la réforme de la déconnexion expresse

 

Mardi Premier Août 2017

 

Le gouvernement catalan déposera un recours en appel contre la décision du Tribunal Constitutionnel

 

Le Tribunal Constitutionnel a suspendu la réforme expresse du parlement qui faciliterait le référendum

 

Le gouvernement catalan demandera au Tribunal Constitutionnel de ne pas freiner la réforme du règlement du parlement catalan qui ouvre la porte à la déconnexion expresse de la Catalogne. En dépit des critiques continues de l'exécutif catalan contre le Tribunal Constitutionnel, ses services juridiques ont décidé de déposer à nouveau un recours contre l’ingérence du gouvernement de Mariano Rajoy que le gouvernement catalan considère comme indécent et qui génère des différences entre les citoyens de la Catalogne et les citoyens du reste de l'Espagne.

La réforme du règlement du parlement catalan a été approuvée la semaine dernière par la majorité souverainiste de Junts pel Si et de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) du parlement catalan pour pouvoir approuver, par une lecture unique et sans permettre des amendements de l’opposition, les lois dites de déconnexion, la loi pour le référendum et la loi de transition juridique. La première d’entre elles, en fait, a déjà été déposée mais il est prévu qu’elle ne soit pas discutée avant la rentrée parlementaire dans la deuxième quinzaine du mois d’août 2017.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a déposé Vendredi 28 Juillet 2017 un recours devant le Tribunal Constitutionnel que celui-ci a accepté devant le défi de la réforme. Le gouvernement catalan contre-attaque maintenant avec un recours en appel contre la décision du Tribunal Constitutionnel car il considère que le Tribunal Constitutionnel traite le parlement catalan de manière distincte par rapport aux autres parlements autonomes.

Le porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull, a dénoncé le fait que tous les parlements autonomes peuvent soumettre des lois à lecture unique par la méthode d'urgence et que le parlement catalan ne peut pas le faire. Par ce nouveau recours contre le Tribunal Constitutionnel, Jordi Turull n'a pas ménagé ses critiques contre ses membres. Il a accusé les juges d'être « aux ordres du gouvernement de Mariano Rajoy » et de se limiter à une décoration juridique des décisions politiques du gouvernement. Jordi Turull a ironisé sur le fait que le Tribunal Constitutionnel devrait transférer son siège à la Moncloa et participer aux réunions du conseil des ministres.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:49

 

 

https://www.humanite.fr/espagne-valence-en-commun-contre-lausterite-639529

 

Valencia en Comu contre l’austérité

 

Par Jérôme Skalski

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

À Valence et dans la communauté autonome de Valence, entités comparables à Marseille et à la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA), la gauche espagnole affronte les politiques d’austérité et invente de nouvelles manières de gouverner les collectivités locales.

Le vaste scandale de la comptabilité occulte du Parti Populaire implique plusieurs dirigeants de la droite espagnole dans le procès Gürtel. La semaine dernière, le premier ministre, Mariano Rajoy, était entendu comme témoin. L’échange de commissions distribuées avec largesse à des élus par les entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) pour décrocher des contrats étend ses ramifications dans plusieurs villes, dont Valence, épicentre du scandale. Francisco Camps, ancien président de la généralité valencienne, fut une des premières personnalités politiques à être mises en examen dès 2009.

Ce contexte a fait de Valence une des quatre grandes villes espagnoles à mettre fin au règne du Parti Populaire lors des élections municipales de 2015. Depuis deux ans, Compromis, coalition des forces de la gauche alternative, multiplie les mesures sociales, lutte contre la pauvreté et pour le droit au logement, tout en retissant des liens entre la politique et les citoyens. 

C’est dans le Jardí del Turia, dans l’ancien lit du fleuve devenu une allée verte de plus de cent hectares traversant la ville d’ouest en est, que se sont rassemblés, au mois de mai 2017, les militants et les représentants de Compromis pour fêter les deux ans du gouvernement de gauche de Valence et de la communauté valencienne. À deux pas du pont d’Alameda, surnommé la Peineta du fait de la ressemblance de son arche monumentale avec le peigne de la coiffe traditionnelle des Falleras, c’est la fête de l'ecuador, de la moitié du chemin parcouru du mandat de Joan Ribo, maire de Valence et tête de liste de la coalition Compromis, ainsi que de Ximo Puig, du Parti Socialiste du Pays Valencien (PSPV), président de la généralité, la région au sens institutionnel, fête de deux années de politiques courageuses, selon les organisateurs. Deux années de gouvernement et d’engagement, c’est le sens de Compromis en catalan, qui tranchent avec les années de gouvernement municipal et régional des représentants du Parti Populaire, au pouvoir jusqu’en 2015, années marquées par les dépenses somptuaires et le mépris des classes populaires sous les dehors du populisme et sous couvert de la corruption. Rita Barbera, ancienne maire de Valence, est décédée un peu plus d’un an après la perte de son mandat local, deux jours après sa première comparution devant le tribunal suprême à Madrid pour répondre de l’accusation de blanchiment de capitaux au profit du Parti Populaire.

« La photographie d’un couple s’embrassant sur la place de la mairie a fait le tour des réseaux sociaux au soir des résultats », explique Maria, évoquant l’ambiance de liesse et de soulagement qui régnait le soir du 24 mai 2015, date où les électeurs de Valence et de la communauté autonome ont mis fin à vingt-quatre années de règne sans partage du Parti Populaire sur la ville et à vingt ans de gouvernement à droite de la généralité valencienne sous la houlette, successivement, d’Eduardo Zaplana entre 1995 et 2002, de José Luis Olivas entre 2002 et 2003, de Francisco Camps entre 2003 et 2011 et d'Alberto Fabra entre 2011 et 2015. La photographie du couple faisait écho à celle qui avait circulé une nuit du mois de mai 2011 montrant les indignados valenciens rebaptiser la place de la mairie de Valence en place du quinze mai. Fait caractéristique, celle-ci avait à nouveau circulé sur les réseaux sociaux le soir des élections municipales et régionales pour marquer la connexion des deux événements dans l’éviction des « accros au fric » à la tête du pouvoir municipal et régional valencien.

À l’origine de ce tournant à gauche de Valence et de sa région, parallèle à celui de Madrid, de Barcelone, de Saragosse, de la Corogne ou de Séville, pour ne citer que les principales villes espagnoles touchées par le vent de changement au lendemain des élections municipales du 24 mai 2015, la décision prise par les différents partis de la gauche, sous la pression des mouvements citoyens locaux, de s’unir autour de programmes de gouvernement collectifs. À Valence, scellé par Compromis, Valencia en Comu et le PSPV, c'était le pacto de la Nau. À l’échelle de la généralité, signé par Compromis, le PSPV et Podemos, c'était l’acord del Botanic. Au premier plan de ces engagements programmatiques en environ trente cinq points, il y avait la lutte contre la pauvreté infantile, la hausse des loyers et l’écrasement hypothécaire, ainsi qu’un ensemble de mesures en faveur du droit au logement, l’accès à l’eau et au gaz, l’éducation élémentaire publique gratuite, la programmation de la mise en place d’actions en faveur de la transparence, la lutte contre la corruption, la promotion de l’égalité de genre, le développement soutenable et la participation citoyenne. L’un des caractères les plus singuliers de ces accords étant qu’ils sont soumis à des audits permanents et constamment améliorés par consultation des citoyens dans les quartiers.

Mais ce vent de changement est aussi lié à l’affirmation, sur le terrain électoral, de nouveaux acteurs politiques de gauche, parmi lesquels Compromis, arrivé en tête des élections municipales de 2015 à Valence et en seconde position des élections régionales, ou encore Valencia en Comu et Podemos, cette dernière formation, issue des élections européennes de 2014, ayant joué, dans la région comme ailleurs en Espagne au moment des élections municipales, un rôle de catalyseur ou de conciliateur, plutôt que de concurrent des forces politiques locales, comme l’explique Antonio Montiel, député du parlement régional valencien et porte-parole du groupe Podemos, sous le ficus géant du palau de les Corts.

Plusieurs milliers de personnes, dont les représentants de presque quatre vingt dix organisations syndicales, associatives ou politiques, parmi lesquelles Esquerra Unida, la formation locale d’Izquierda Unida dirigée par Alberto Garzon à l’échelle nationale, Podemos, Els Verds, Bloc i Pais ou encore Compromis, ont manifesté, Samedi 10 Juin 2017, pour contester les choix budgétaires du gouvernement dans les rues de Valence. Au cœur de leur protestation, il y avait l’intervention d’un état central dirigé par un Parti Populaire qui, par le biais de la redistribution budgétaire, fait obstacle aux politiques de résistance à l’austérité des collectivités locales de Valence et de la région. Ou encore la loi de Cristobal Montoro, du nom du ministre des finances du gouvernement de Mariano Rajoy, qui impose aux collectivités locales de rembourser leurs dettes, dettes qu’elles ont contractées, pour Valence et sa région, au cours de la vingtaine d’années de gestion du Parti Populaire, plutôt que de s’engager dans des politiques d’investissement ou d’actions sociales.

Cette intervention gouvernementale « porte gravement atteinte aux droits des valenciens et elle nous maltraite comme citoyens », explique Vicent Mauri, porte-parole de l’intersyndicale valencienne. C'est « la représentation en Espagne du dogme néolibéral et des politiques austéritaires », souligne pour sa part Monica Oltra, vice-présidente de la généralité et porte-parole régionale de Compromis.

Les blessures de vingt ans de gestion par le Parti Populaire de la généralité et de vingt-quatre ans de mandat municipal de Rita Barbera ont laissé la région et la ville dans un état proche de la faillite et sous haute tension sociale. Mais, pour Valence, avec une dette d'un milliard deux cent millions d’euros en 2012 réduite de moitié en deux ans, le paiement des fournisseurs passé de soixante jours à quatre jours en moyenne, des services sociaux exsangues qui se rétablissent peu à peu, les investissements dans les transports publics et dans le soutien aux familles, la vie associative et culturelle en pleine renaissance, le travail sur la mémoire historique relancé, les espaces de dialogues citoyens toutes portes ouvertes, le terrain repris sur les ruines laissées par la droite valencienne, dans un contexte, il faut le souligner, où la propriété ecclésiastique échappe à l’impôt, c’est-à-dire d’un manque à gagner fiscal local considérable, elles ne sauraient être sous-estimées malgré de nombreux problèmes toujours à surmonter.

En déplacement dans le Cabanyal, ancien quartier de pêcheurs situé au bord de la mer, paupérisé à outrance sous le mandat de Rita Barbara en vue de faire passer un boulevard en son cœur et de le livrer au féroce appétit des spéculateurs immobiliers, Joan Ribo, confronté à l’impatience légitime des habitants du quartier, a concédé les difficultés de la municipalité sur le sujet malgré les travaux de réhabilitation en cours, trop lents pour certains habitants. Journaux et médias locaux et nationaux à la solde du Parti Populaire ont souligné le fait comme un aveu de faiblesse. Il tranche en fait avec le style grand seigneur de Rita Barbara. Un violent esprit revanchard aux accents de nostalgie franquiste pour qui tous les coups bas sont permis règne à droite, dans une partie de la ville, de la région et de l’Espagne. La construction d’une alternative se heurte à la force réactionnelle d’un pouvoir social et économique qui la place sous une menace constante. Il reste deux ans aux gouvernements de gauche de Valence et de sa région pour briser sur le terrain la démagogie du Parti Populaire au service des intérêts de la minorité sociale qui fulmine, depuis deux ans, de ne plus régner sans partage sur l’Espagne.

Comme le suggère El Olivo, le dernier film d’Iciar Bollain, évoquant l’histoire d’un olivier millénaire déraciné et vendu à une grande entreprise du nord de l’Europe par un paysan de l’arrière-pays valencien criblé de dettes, le chemin à parcourir par l’Espagne et Valence est encore rude pour se retrouver entièrement après l’ivresse des années de mensonges du libéralisme financiarisé. À Valence, la résistance se dresse à la manière des palmiers du pays. Les plus anciens d’entre eux, centenaires, et les plus résistants dans les tempêtes ont plusieurs troncs ou stipes, unis et indéracinables.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:22

 

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-venezuela

 

Communiqué d'Ensemble pour le Venezuela

 

Vendredi 4 Août 2017

 

Bafouer les libertés démocratiques est incompatible avec les valeurs de la gauche.

 

La situation dramatique du Venezuela interpelle toutes celles et ceux qui se battent pour un avenir meilleur pour l’humanité. L’élection d’Hugo Chavez avait été un espoir pour tous les peuples d’Amérique Latine et plus globalement pour toute la gauche d’émancipation à travers le monde. Ses premières réformes, qui ont permis la mise en œuvre d’avancées sociales pour les plus pauvres et leur intégration à la vie démocratique avec un début de participation populaire, ont été combattues par la droite, les médias dominants et l’oligarchie soutenue par les Etats-Unis, comme l’illustre la tentative de putsch raté du mois d'avril 2002.

Cependant le régime d’Hugo Chavez n’a pas remis en cause le mode de fonctionnement de l’économie vénézuélienne basé sur la rente pétrolière et le pays est donc resté dépendant de l’évolution des cours mondiaux et de ses exportations de pétrole, notamment vers les Etats-Unis. Cette dépendance à l’économie rentière a nourri la croissance d’une bourgeoisie insérée dans l’appareil d'état et d’une corruption qui s’est développée à la mesure de l’incapacité du régime à assurer une activité économique productive créatrice de richesse, d’où un développement de l’inflation qui s’est muée aujourd’hui en hyperinflation.

De plus, et c’est probablement le point essentiel, le régime politique instauré par Hugo Chavez n’a pas rompu avec une maladie chronique de la politique latino-américaine, le caudillisme dont le rapport au classes populaires est marqué par le paternalisme et le verticalisme.

L’incapacité de la révolution bolivarienne à créer les conditions d’une participation réelle et pérenne des classes populaires au débat démocratique et donc à la décision sur les choix stratégiques du pays et la mise en place d’une démocratie plébiscitaire se sont révélées des obstacles majeurs au règlement des problèmes politiques du pays lorsque celui qui en assurait la cohésion, Hugo Chavez, a disparu.

Dans une situation économique et sociale chaotique, qui se double d’une insécurité des personnes, le gouvernement de Nicolas Maduro a choisi la fuite en avant dans le seul objectif de se maintenir au pouvoir.

Après le désaveu qu’a constitué la victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015 et après avoir tenté d’annihiler les pouvoirs de la nouvelle assemblée, l’élection d’une pseudo assemblée constituante représente un nouveau coup de force avec un projet de constitution qui remet de fait en cause le principe du suffrage universel, une personne égale une voix. A cette farce électorale, s’ajoute la répression des opposants politiques, les violences quotidiennes contre les manifestants qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés et, au mépris même de la constitution chaviste, le refus d’organiser le référendum révocatoire du président et le blocage des élections des gouverneurs prévus en 2016. Le Venezuela n’est plus aujourd’hui un état de droit, ce que ne saurait masquer la rhétorique anti-impérialiste du gouvernement.

Le peuple vénézuélien n’a rien à gagner dans l’affrontement entre, d'une part, le gouvernement de Nicolas Maduro et les couches parasitaires liées à l’appareil d'état qui le soutiennent et, d'autre part, l’opposition dominée, malgré ses contradictions, par une droite revancharde et néolibérale. La droite vénézuélienne n'a pas de leçons de démocratie à donner, car elle a usé de tous les procédés violents pour détruire les acquis populaires. Nous soutiendrons toutes les initiatives venant de la gauche vénézuélienne, issue ou pas du chavisme, pour construire une alternative démocratique et trouver les voies et les moyens de sortir de cet affrontement mortifère. C’est au peuple vénézuélien qu’il appartient de prendre son destin en main.

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:10

 

 

L’assemblée constituante limoge la procureure générale (Reuters)

 

L’assemblée constituante désignée la semaine dernière au Venezuela a révoqué Samedi 5 Août 2017 la procureure générale dissidente Luisa Ortega, une décision dénoncée comme un affront à la démocratie par l'opposition.

Depuis le début du mouvement de contestation au mois d’avril 2017, Luisa Ortega était devenue la principale adversaire du président Nicolas Maduro, issue des rangs du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV). Elle dénonçait les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement et l'illégalité des élections constituantes.

La nouvelle assemblée constituante a voté Samedi 5 Août 2017 son limogeage à l'unanimité lors de sa première session, après réception d'une lettre de la cour suprême alliée de Nicolas Maduro l'informant d'un ordre d'arrestation contre Luisa Ortega, accusée de faute grave.

Quelques heures auparavant, des membres de la garde nationale ont pris position autour de son bureau, empêchant la procureure générale d'y entrer.

Luisa Ortega a dit à des journalistes avoir été violentée alors qu'elle tentait d'entrer, précisant qu'un policier l'avait frappée avec un bouclier. Elle a finalement quitté les lieux à moto.

L’assemblée constituante a remplacé Luisa Ortega par le médiateur du pays, Tarek Saab, un allié du gouvernement accusé par l'opposition de fermer les yeux sur ses abus.

Vendredi 4 Août 2017, le parquet général qu'elle dirigeait encore a demandé à la justice d'annuler l'inauguration de cette assemblée en raison de soupçons de manipulation du vote par les autorités.

Les pouvoirs de la nouvelle instance législative sont pratiquement illimités et le limogeage de la procureure générale est vu par les opposants comme une confirmation des ambitions dictatoriales de Nicolas Maduro. Plusieurs pays dont les Etats-Unis ont refusé de reconnaître le corps législatif.

« L'assemblée constituante résout les problèmes politiques de Nicolas Maduro, distribue des quotas et lynche les institutions », estimait le député d'opposition Jose Manuel Olivares après l'annonce du renvoi de Luisa Ortega.

Le MERcado COmun del SUR (MERCOSUR) a annoncé Samedi 5 Août 2017 la suspension du Venezuela jusqu'au rétablissement de la démocratie dans le pays, alimentant la pression sur le président Nicolas Maduro afin qu'il démantèle la nouvelle assemblée constituante.

La chambre est en mesure de réécrire la constitution, de modifier les institutions et d'autoriser Nicolas Maduro à gouverner par décret. Ses membres avaient promis de démettre Luisa Ortega à la première occasion.

Le président Nicolas Maduro assure que cette assemblée apaisera le pays après quatre mois de manifestations antigouvernementales qui ont fait plus de cent vingt morts, dans un pays miné par les pénuries et la récession.

Proche de l'ancien président Hugo Chavez, Luisa Ortega a pris ses distances cette année avec le régime de Nicolas Maduro.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:19

 

 

Les pertes russes en Syrie plus lourdes que le bilan officiel (Reuters)

 

Dix militaires russes sont morts au combat en Syrie depuis le début de l'année, selon les chiffres fournis par le ministère de la défense à Moscou.

Mais sur la foi de comptes rendus des familles et d'amis des victimes et au vu de ce que disent les autorités locales, Reuters évalue en fait à au moins quarante le nombre de militaires et d'employés de sociétés privées de sécurité russes tombés en Syrie durant cette période.

Sur ces quarante, dix sept sont des militaires et vingt et un sont des employés de sociétés privées. On ignore le statut des deux personnes restantes.

Mercredi 2 Août 2017, le ministère russe de la défense a apporté un démenti cinglant aux informations avancées par Reuters, estimant qu'il s'agissait « d'un mensonge de bout en bout ».

Le total des sept derniers mois dépasse le bilan de trente six militaires et employés de sociétés privées russes morts en Syrie au cours des quinze mois antérieurs à 2017.

Ceci traduirait une hausse importante des pertes au combat, alors même que l'engagement militaire russe entamé au mois de septembre 2015 s'intensifie aux côtés des troupes de Bachar al Assad.

Les autorités russes disent que vingt trois militaires russes sont morts en Syrie pendant quinze mois, mais Reuters a calculé que le bilan des morts était de trente six, en englobant des employés de sociétés sous-traitantes.

La majeure partie des décès signalés par Reuters pour 2017 ont été confirmés par plus d'une personne, dont ceux qui connaissaient le défunt ou les autorités locales. Dans neuf cas, Reuters a pu corroborer par une autre source un décès signalé par les réseaux sociaux ou la presse locale.

L'état-major russe encourage les familles de défunts à ne pas faire état du décès qui les touche, ont déclaré des proches de militaires tués, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a tenu Mercredi 2 Août 2017 à affirmer que, s'il y avait des citoyens privés russes combattant aux côtés des forces syriennes, il s'agissait de volontaires qui n’ont rien à voir avec l’état.

Et le ministère de la défense, dans son démenti apporté par son porte-parole, Igor Konachenkov, et reproduit par les agences russes de presse, ajoute que « ce n'est pas la première fois que Reuters cherche à discréditer par tous les moyens l'opération russe visant à détruire les terroristes de l'Etat Islamique et à rétablir la paix en Syrie ».

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:04

 

 

Le procureur spécial sur la Russie forme un grand jury (Reuters)

 

Vendredi 4 Août 2017

 

Le procureur spécial Robert Mueller, nommé au mois de mai 2017 pour diriger l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, a constitué un grand jury à Washington, a-t-on appris de deux sources informées.

Le Wall Street Journal, qui a été le premier à rapporter l'information, écrit que la constitution de ce grand jury, qui a entamé ses travaux il y a quelques semaines, illustre le fait que l'enquête non seulement avance mais prend de l'ampleur.

Le président Donald Trump a critiqué la décision de confier une enquête à Robert Mueller, un ancien patron du Federal Bureau of Investigation (FBI), sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie, jugeant qu'elle nuisait au pays en le divisant.

« C'est une étape importante dans l'enquête de Robert Mueller », a commenté Paul Callan, un ancien procureur.

« Cela laisserait entendre que Robert Mueller a découvert des informations qui pourraient justifier des poursuites pénales. La question est de savoir contre qui », a-t-il ajouté.

John Dowd, l'un des avocats personnels de Donald Trump, a déclaré « qu’en ce qui concerne l'annonce d'un grand jury, je peux vous dire que le président Donald Trump n'est pas visé par une enquête ».

L'annonce de la constitution de ce grand jury a fait baisser Wall Street et le dollar.

Aux Etats-Unis, un grand jury est un groupe de citoyens qui, réuni à huis clos, étudie les éléments fournis par un procureur dans les dossiers dont il a la charge afin d'établir s'il convient d'entamer des poursuites pénales.

Le procureur Robert Mueller, nommé au mois de mai 2017, pourrait s'appuyer sur lui pour élargir son enquête et lancer par exemple des assignations à comparaître.

Reuters a d'ailleurs appris, après la publication de l'article du Wall Street Journal et sur la foi de sources au fait du dossier, que de telles assignations à comparaître avaient été émises par le grand jury à propos de la rencontre au mois de juin 2016 entre le fils de Donald Trump, une avocate russe et d'autres personnes de l'entourage du chef de la Maison Blanche.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 17:53

 

 

VICHY C EST LA FRANCE

 

Robert Duguet écrivait récemment un très long message relatif à l’histoire du Rassemblement National Populaire (RNP) de Marcel Déat et au Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot.

 

Vous trouverez ci-dessous le paragraphe de son message relatif au vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain au mois de juillet 1940.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le blog de Robert Duguet à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/index.php

 

VICHY C EST LA FRANCE

 

Fondamentalement la doctrine planiste ou néo-socialiste condamne le libéralisme parce qu’il a institué l’anarchie sociale, elle rejette la lutte des classes qui en est la conséquence directe et donc le rôle de la classe ouvrière, comme moteur du développement historique. Le révisionnisme dans le mouvement ouvrier commence toujours sur cette question. Les planistes voient dans l’association des experts le groupe social en capacité de sortir la société de la crise qu’elle traverse. En 1931 se fonde le courant du planisme des ingénieurs. Ses fondateurs Gérard Bardet et André Loizillon associent des personnalités issues de polytechnique pour trouver des solutions aux problèmes économiques des années 1930. Les planistes ne se réunissent pas seulement entre experts mais ils vont jouer un rôle incontestable dans la superstructure politique et multiplier des liens avec des hommes politiques appartenant aussi bien aux courants de gauche que de droite et jusqu’à l’extrême droite maurrassienne.

 

Ils revendiquent le « ni gauche ni droite » et ils souhaitent un état dirigé par des experts qui dépossède la représentation parlementaire de ses prérogatives. Les planistes proposent la création d’un conseil des corporations et d’un conseil d'état, institutions qui permettraient de limiter les pouvoirs des députés élus au suffrage universel.

 

Intervenant dans la tragédie de la défaite des armées alliées face à l’offensive allemande du mois de juin 1940, le 10 juillet 1940 est soumise à l'assemblée nationale, incluant à la fois les députés et les sénateurs, une proposition de révision des lois constitutionnelles régissant la troisième république. Il s’agit d’attribuer les pleins pouvoirs constituants au maréchal Philippe Pétain, président du conseil. C’est Pierre Laval qui manœuvre pour faire avaler la pilule. Quatre vingt sept députés refusent, l’arc politique qu’ils représentent est très large. En fait la question de la transmission de tous les pouvoirs au maréchal Philippe Pétain divise tous les partis, du Parti Socialiste de Léon Blum à l’extrême droite maurrassienne. Pour faire litière du reste sur les positions qui seront celles aussi bien de Charles de Gaulle que de François Mitterrand, c’est bien l’assemblée nationale issue du Front Populaire, moins le Parti Communiste Français (PCF) qui avait été dissous et un certain nombre d’élus absents à Vichy ce jour-là, qui commet la trahison. Ce faisant ce vote engage la responsabilité historique de la France en tant que telle, notamment dans l’affaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver impliquant directement la police d'état qui suscite encore aujourd’hui les polémiques que nous savons.

 

Lorsque le maréchal Philippe Pétain mettra en place son cabinet, c’est naturellement que les planistes et les néo-socialistes y trouveront leur place. Le syndicalisme confédéré est dissous et remplacé par le système des comités d’organisation,  pilotés par des planistes. La charte du travail instaure des corporations par branches d'activité, dans le but d’associer dans la même communauté d’intérêts patrons et ouvriers et d'éviter ainsi la lutte des classes. La doctrine sociale de l’église servira de prêt à porter idéologique, patrons et ouvriers nous sommes tous des membres du « corps mystique du christ ». L'église catholique présente à Vichy soutiendra le régime. Le cardinal Pierre Gerlier écrira alors que «  Pétain, c'est la France et la France, aujourd'hui, c'est Pétain ».

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 17:22

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/07/31/597e296ae2704e4f608b45d6.html

 

Pablo Iglesias manoeuvre pour renverser le leader de Podemos en Catalogne

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

Les cercles demandent une assemblée pour « élire de nouveaux organes de direction »

 

Le secrétaire général de Podemos en Catalogne, Albano Dante Fachin, est sur une corde raide. Au moins trente pour cent de ses cercles territoriaux demandent une assemblée pour « renouveler les organes de direction », comme l'a confirmé lors d'une rencontre avec ce journal le cofondateur du parti violet, Juan Carlos Monedero, qui ne fait pas partie de la direction, mais qui a une influence importante sur la direction nationale.

La position d’Albano Dante Fachin sur le référendum unilatéral annoncé pour le premier octobre 2017, il a demandé de faire campagne en faveur de la participation, et le refus de rejoindre Xavier Domènech et Ada Colau dans leur nouveau parti régional ont provoqué une rupture grave avec l'équipe de Pablo Iglesias et sa propre base qui demande d’inverser les décisions et de changer l’actuelle direction de Podem Catalunya.

En fait, il y avait la semaine dernière une réunion entre Pablo Iglesias et Alberto Dante Fachin, qui s’est terminée avec une profonde divergence et avec l’annonce du leader de Podem Catalunya de soumettre au vote sa position de participation au référendum du premier octobre 2017 et de refus de converger avec Ada Colau et Xavier Domènech. « Nous vous recommandons de convoquer une assemblée citoyenne plénière pour prendre toutes les décisions », a dit le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, surpris par cette nouvelle position d’Alberto Dante Fachin.

« Il y a quelque chose de cassé », a dit Juan Carlos Monedero pour expliquer la situation interne de la section catalane de Podemos, dont la base est prête à imposer un changement de direction en demandant la convocation d'une assemblée citoyenne. Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir le soutien de trente pour cent des cercles territoriaux, un minimum déjà atteint, dont des poids lourds comme le leader de l’opposition en Catalogne Jessica Albiach, le sénateur Óscar Guardingo ou le membre du conseil citoyen national Vicenç Navarro.

Ils ont tous les trois signé une lettre aux adhérents, par laquelle ils demandent un changement complet dans le fonctionnement organique de la formation. Juan Carlos Monedero lui-même, qui s’est déplacé à Barcelone et qui était en contact avec les cercles territoriaux ce week-end, soutient également ce changement et appelle à aller plus vite, « il est urgent de renouveler les organes de direction et de récupérer la position par laquelle nous avons gagné les élections » générales en Catalogne.

Plus précisément, il y a trois problèmes qui sont attribués et qui sont reprochés à la direction d’Albano Dante Fachin, le recul sur la question indépendantiste au détriment du débat social en Catalogne, l’approche du faux référendum, que la direction nationale ne partage pas, et le refus de l’unité avec Ada Colau. « Podem Catalunya doit être le centre du nouveau parti », conclut le cofondateur de la formation, qui demande même que le nom du parti violet apparaisse dans ce nouvel espace.

En effet, le refus d'Albano Dante Fachin, soumis à un vote interne, d’intégrer Catalunya en Comú avec d'autres forces comme Initiative pour la Catalogne Verte (ICV), Esquerra Unida i Alternativa (EUiA) et la plateforme municipaliste de la maire de Barcelone, a été le premier désaccord majeur avec Pablo Iglesias, plus proche de Xavier Domènech grâce à leur travail commun au congrès. « Il y avait un manque de dialogue, nous devons le résoudre », a dit Juan Carlos Monedero.

La goutte qui a fait déborder le vase était la position sur le référendum du premier octobre 2017, avec Albano Dante Fachin participant à des réunions avec Carles Puigdemont et même des actions avec la Candidature d’Unité Populaire (CUP), mercredi dernier. « Podem Catalunya est devenu un invité permanent dans les actions de Junts pel Si », a dit Juan Carlos Monedero.

Il a été aussi agacé par les réponses d’Albano Dante Fachin aux critiques de la direction contre le processus, qui ont augmenté les tensions dans le parti. « Il a perdu la capacité de rassembler », a conclu Juan Carlos Monedero.

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