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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:17

 

Cinq ans d'inéligibilité pour Serge Dassault (Reuters)

 

Le sénateur Serge Dassault, dont le tribunal a relevé la duplicité, a été condamné Jeudi 2 Février 2017 à une amende de deux millions d'euros et à cinq ans d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer une fonction publique pour blanchiment de fraude fiscale et omissions dans ses déclarations de patrimoine.

« L’ampleur de la fraude, sa durée et les fonctions politiques exercées durant une partie de la période » par le prévenu auraient pu justifier une peine de prison ferme, a jugé le président.

Mais le tribunal correctionnel de Paris a estimé que le sénateur de près de quatre vingt douze ans, président d'honneur de Dassault Aviation, ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis, compte tenu de son grand âge.

« Ces faits, qui nuisent aux intérêts financiers de l’état, se sont déroulés durant une période où Serge Dassault, outre la direction d'un groupe bénéficiant largement de la commande publique, exerçait parallèlement un mandat parlementaire qui le conduisait à se prononcer sur le budget de l’état mais également sur les différentes législations fiscales et pénales portant sur la fraude fiscale et le blanchiment », souligne le tribunal dans son jugement.

« Ils révèlent, de sa part, une forme de duplicité », ajoute-t-il.

Les avocats de Serge Dassault ont annoncé qu'ils feraient appel de ce jugement.

« Il y a des vraies questions juridiques qui méritent d'aller en appel », a déclaré Jacqueline Laffont.

Sur le fond, il n'y a « aucune implication personnelle de notre client, il a découvert ces éléments tardivement et il les a régularisés dès qu'il les a découverts », a-t-elle assuré.

Serge Dassault était poursuivi pour avoir dissimulé plus de onze millions d'euros au fisc sur des comptes à l'étranger entre 1999 et 2014. Il lui était également reproché d'avoir omis de déclarer ces fonds dans ses déclarations de patrimoine.

Le Parquet National Financier (PNF) avait requis sa condamnation à deux ans de prison avec sursis, neuf millions d'euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

La défense avait plaidé la relaxe, affirmant que le sénateur avait régularisé sa situation fiscale en 2014, au moment même où il avait découvert l'existence de quatre structures juridiques à l'étranger héritées de son père.

Selon ses avocats, les fonds avaient été placés dans ces fondations à l'étranger dans les années 1950 par Marcel Dassault, « qui avait peur de revivre la guerre et qui voulait protéger sa famille ».

Mais le tribunal a estimé que Serge Dassault avait en sa possession, en toute connaissance de cause, les fonds litigieux depuis de longues années.

« Le tribunal considère non seulement que les faits reprochés sont graves mais que ce n'est que contraint et forcé par le développement des enquêtes judiciaires que Serge Dassault a entamé les démarches ayant effectivement abouti au paiement d'une somme importante à l'administration fiscale », dit le jugement.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:00

 

http://www.ijvcanada.org/2017/vji-condamne-lattentat-a-la-grande-mosquee

 

Les Voix Juives Indépendantes (VJI) condamnent l'attentat de la grande mosquée de Sainte Foy

 

Mardi 31 Janvier 2017

 

Les VJI du Canada se joignent à tous les québécois et à tous les canadiens dans leur condamnation de l'ignoble attentat à la grande mosquée de Sainte-Foy.

La fusillade au centre culturel islamique de Québec a tué six hommes et fait dix-neuf blessés dont six en état grave et trois toujours entre la vie et la mort. Cette tragédie prive leurs enfants de pères et leurs épouses de conjoints. Au nom de tous leurs adhérents, les VJI adressent leurs plus sincères condoléances aux membres des familles des victimes.

Au Québec et au Canada, c’est la première fois que des musulmans ont été tués ou blessés dans leur lieu de culte. Cependant, durant les quatre dernières années au moins cinq mosquées ont été les cibles d'attaques ou de menaces, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, à Vancouver et à Saguenay.

Certes, la campagne électorale de Donald Trump et son décret interdisant aux musulmans de sept pays l’entrée aux États-Unis a contribué à créer un contexte pour de tels actes haineux.

Mais il faut aussi regarder plus près de chez nous. Durant plus d'une décennie, le gouvernement de droite de Stephen Harper a poursuivi une politique contre les musulmans, cautionnant des attitudes et des actes islamophobes. Plus près encore, ici au Québec, le vivre-ensemble québécois a été sévèrement mis à l'épreuve durant les débats sur les accommodements raisonnables et la charte des valeurs québécoises.

Cet attentat meurtrier à la grande mosquée de Sainte-Foy est la preuve qu'un climat de haine et de racisme existe contre les musulmans, laissant une place à de tels actes de barbarie.

Nous déplorons que, parfois au Québec et au Canada, des gens occupant les postes les plus importants au pays attaquent et humilient les musulmans et dévalorisent leurs croyances religieuses ainsi que leurs cultures.

Les VJI étant un organisme qui soutient les droits humains du peuple palestinien dans le contexte du conflit israélo-palestinien, nous croyons également que le peu de souci qu’ont eu les gouvernements canadiens et québécois ces dernières années pour les vies des palestiniens est un symptôme de cette dévalorisation de la vie et des droits de chaque personne musulmane.

Les VJI lancent un appel à tous les québécois et à tous les canadiens pour qu’ils dénoncent vivement la haine et la discrimination qui soutient l'islamophobie et demande à tous et à toutes de s'opposer activement aux attitudes et aux actes créant un climat propice à la manifestation de la haine.

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:38

 

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/03/fillon-doit-partir_1546274

 

François Fillon doit partir

 

Par Laurent Joffrin

 

Vendredi 3 Février 2017

 

Disqualifié sur le terrain précis qui faisait sa crédibilité, celui de l’intégrité et de la droiture en politique, le candidat des Républicains n’est plus en mesure de représenter la droite et encore moins de présider la France.

François Fillon doit partir. De quelque manière qu’on tourne ce problème, la conclusion est chaque jour de plus en plus évidente. Le candidat des Républicains n’est plus qualifié pour représenter la droite française et encore moins pour occuper la charge de président de la république.

Il n’y a aucune joie mauvaise dans ce diagnostic, aucune vindicte orientée, plutôt un accablement, une mélancolie et une tristesse démocratique. Voilà un candidat dont on contestait le programme mais dont on respectait la personnalité, qui avait toutes les apparences de la droiture austère et de la rectitude exigeante, pugnace dans la vie politique mais éloigné, pour autant qu’on puisse en juger, des combines et des arrangements qui ternissent si souvent le blason de la classe politique. Las, son discours depuis le début de la crise rend caduque cette image rassurante. Il doit se retirer.

Certains incriminent une communication impotente. Drôle de réflexion, ainsi, le candidat des Républicains aurait-il mieux raconté des histoires, mieux noyé le poisson et mieux fourbi son storytelling, qu’il aurait mérité plus d’indulgence ? C’est donner la prime aux habiles, aux enfumeurs et aux charmeurs de serpents. Ce n’est pas la communication qui plombe François Fillon. Ce sont les faits. Il affirme depuis une semaine que son épouse était bien son assistante et qu’elle œuvrait avec un zèle discret à l’accomplissement de sa tâche de député. On pouvait en douter. Les traces de son travail sont évanescentes et les témoins contredisent sa défense, on n’a produit à ce jour aucun début de document, d’emploi du temps ou de carnet de rendez-vous qui vienne à l’appui de ces dires.

François Fillon spéculait sur le flou des règles. Le poste d’assistant parlementaire obéit à une définition nébuleuse et il est de tradition de laisser le député seul juge du travail de ses assistants. Il pouvait tabler sur un classement du dossier faute de preuves. Blanchi par la justice, il aurait contre-attaqué, fustigeant l’atteinte à la présomption d’innocence, clamant partout qu’il a respecté la loi, serait-elle mal faite.

Tout change avec le témoignage diffusé Jeudi 2 Février 2017 par la deuxième chaîne de la télévision française. Cette fois, ce n’est pas un journaliste, un folliculaire, un opposant vindicatif ou un allié perfide qui vient le contredire sur le travail de Pénélope Fillon. C’est Pénélope Fillon elle-même. Devant plus de cinq millions de téléspectateurs, dans un entretien sans enjeu ni piège, au détour d’une conversation, sans que l’on puisse supposer un instant qu’elle travestit la vérité, l’intéressée confirme l’inexistence de son travail, « je n’ai jamais été son assistante, ou quelque chose de ce genre ». A cette époque pourtant, en 2007, elle percevait depuis quatre ans un salaire d’assistante parlementaire. Justice ou pas, officines ou pas, campagnes médiatiques ou pas, le fait nu, clair et brut est exposé en pleine lumière. Le mari dit que son épouse travaillait. L’épouse dit que non. Le mystère est éclairci et le masque tombe. Le couple a bien perçu indûment une somme qui ne saurait paraître minime aux yeux des français.

Comment François Fillon pourrait-il continuer ? Comment pourrait-il continuer à prêcher la rigueur, à demander des sacrifices partagés et à se présenter comme l’homme d'état intègre qui cherche la vérité pour le pays ? L’opinion l’a bien compris, dont les trois quarts condamnent la défense du candidat.

Une gauche partisane, cynique et guillerette pourrait souhaiter son maintien en place. Un candidat handicapé est plus facile à battre. La gauche pourrait espérer l’emporter en combattant cet adversaire qui traîne un boulet aux pieds. Mais telle n’est pas la question. Outre que la droite républicaine mérite un porte-parole incontesté, qui défende son programme sans être plombé par ses propres erreurs et qui se batte proposition contre proposition, vision contre vision, la bénéficiaire principale du scandale n’est pas la gauche. C’est Marine Le Pen. Alors qu’elle a recouru aux mêmes arrangements au parlement européen, elle se nourrira tout de même du miel empoisonné du « tous pourris ».

Tout ce qui salit le système, c’est-à-dire, en l’occurrence, le système démocratique et représentatif, dessert ses ennemis. Les démagogues ont le mensonge dans le sang. Leurs électeurs n’attendent pas d’eux la vérité ou la probité, seulement la haine du système. Le cas de François Fillon alimente la bête. Nous venons de passer près de dix jours à parler de salaires contestés, d’emplois supposés fictifs, de règlements d’assemblée, de lynchage médiatique et d’officines. Il est temps de revenir à la campagne électorale, la vraie. François Fillon doit partir.

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:12

 

Un juge fédéral bloque le décret contre l’immigration de Donald Trump (Reuters)

 

Un juge fédéral de Seattle a ordonné Vendredi 3 Février 2017 la suspension au niveau national du décret de Donald Trump qui interdit temporairement l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Cette décision représente la contestation la plus forte à ce jour du décret du président américain, qui l'a justifié lors de sa signature le Vendredi 27 Janvier 2017 par la nécessité d'assurer la sécurité des Etats-Unis.

Elle a aussitôt semé une certaine confusion au sein de l'administration de Donald Trump.

Qualifiant le décret de « légal et approprié », la Maison Blanche a en effet annoncé que le département de la justice allait faire appel « le plus tôt possible ». Cet appel est suspensif.

Mais le ministère, qui avait déjà dit vouloir examiner l'arrêt écrit du juge, attendu pendant le week-end, avant de « décider des mesures à prendre », a confirmé peu après qu'il ne ferait pas appel, Vendredi 3 Février 2017.

« Personne, pas même le président, n'est au-dessus de la loi », a réagi Jay Inslee, le gouverneur démocrate de l’état de Washington, qui avait déposé le recours auquel s'était associé le Minnesota.

« Cette décision suspend le décret présidentiel sur le champ », a insisté le ministre de la justice de l’état de Washington, Bob Ferguson, nommé à ce poste par l'ancien président républicain George Bush. Il a ajouté s'attendre à ce que les autorités fédérales respectent cette décision de justice.

Le département d’état a dit en avoir été informé et en étudier les conséquences avec le département de la sécurité intérieure.

Sans attendre, le service des douanes et de la protection des frontières a donné pour instruction aux compagnies aériennes d'autoriser l'embarquement des ressortissants des pays concernés par le décret de Donald Trump dès lors que ceux-ci disposent d'un visa américain valide, a déclaré à Reuters le responsable de l'une d'entre elles.

Les compagnies ont reçu leurs nouvelles instructions pendant une conférence téléphonique Vendredi 3 Février 2017 vers 21 heures, a-t-il précisé.

Outre la « mesure provisoire de protection » accordée à ces immigrants, le magistrat de Seattle a jugé les plaignants fondés à engager des poursuites judiciaires contre les autorités fédérales.

« C'est une magnifique journée pour l'état de droit dans ce pays », a commenté l'avocat de l’état de Washington, Noah Purcell.

La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé Samedi 4 Février 2017 qu'elle embarquerait tous les passagers disposant de passeports, visas et cartes vertes valides, a-t-on appris d'une porte parole.

Alors que le juge de Seattle rendait sa décision, des recours similaires étaient examinés dans quatre autres états, les plaignants arguant notamment du fait que le décret de Donald Trump viole la constitution des Etats Unis en créant une discrimination religieuse.

Dans le Massachusetts, un juge fédéral de Boston a pris une décision inverse de celle de son collègue de Seattle en refusant de prolonger la mesure provisoire de protection qui a permis à certaines personnes visées par le décret d'entrer cette semaine aux Etats-Unis.

Saisi par l'American Civil Liberties Union (ACLU), le juge Nathaniel Gorton a jugé peu pertinents les arguments avancés par l'avocat de l'association représentant les plaignants.

Le magistrat a notamment noté qu'à aucun moment le décret signé par Donald Trump ne faisait mention de pays musulmans et qu'il ne pouvait pas considérer les déclarations d'un candidat avant ou après son élection comme appartenant à un texte réglementaire alors qu'elles n'y figurent pas.

Le décret de Donald Trump vise explicitement sept pays, la Syrie, l'Irak, l'Iran, le Yémen, la Libye, la Somalie et le Soudan, tous à majorité musulmane. Mais cette particularité religieuse n'est pas spécifiquement mentionnée dans le décret.

Au cours de l'audience, le juge Nathaniel Gorton a demandé à l'avocat du département de la justice, Joshua Press, de préciser comment avait été constituée la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d'entrée sur le territoire américain pour une période de quatre vingt dix jours.

Joshua Press a indiqué que cette liste avait été établie à partir d'une loi votée en 2015 et amendée en 2016, exigeant que les citoyens de ces sept pays soient titulaires d'un visa pour entrer aux Etats-Unis.

Ces restrictions avaient été imposées « par l'inquiétude provoquée par l'arrivée de réfugiés, principalement en provenance de Syrie, et par les attentats terroristes qui se produisaient en Europe », a expliqué l'avocat.

Le décret de Donald Trump a eu pour conséquence la révocation de plus de cent mille visas qui avaient été octroyés à des ressortissants de ces sept pays, a précisé l'avocat du département de la justice devant la juge Leonie Brinkema, siégeant à Alexandria en Virginie, selon la presse locale.

Mais à Washington, le département d’état a fourni un chiffre moindre.

« Moins de soixante mille visas individuels ont été temporairement révoquées conformément au décret », a dit William Cocks, porte-parole pour les affaires consulaires.

La juge Leonie Brinkema a réclamé au gouvernement fédéral qu'il fournisse d'ici Jeudi 9 Février 2017 la liste de « toutes les personnes qui ont été interdites d'entrée ou expulsées des Etats-Unis ».

La liberté religieuse est garantie aux Etats-Unis par la clause d'établissement contenue dans le premier amendement de la constitution.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 17:03

 

http://www.oumma.com/224221/site-riposte-laique-presente-lattentat-terroriste-com

 

Apologie du racisme et du terrorisme

 

Le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) demande des sanctions immédiates

 

Lettre du MRAP au premier ministre français Bernard Cazeneuve

 

Le site internet Riposte Laïque, Lundi 30 Janvier 2017 sous la plume de Charles Demassieux, présente l’attentat terroriste commis à Québec comme un acte de résistance, « cette attaque devient, selon moi, l’expression d’une résistance violente à une occupation non moins violente ».

 

Il ajoute que « cet islam conquérant peut provoquer, à la longue, des réactions extrêmes. Cela, je le conçois ».

 

Les commentaires sous l’article précisent « l’acte de résistance » concerné « mais le résistant tue l’envahisseur pour protéger sa patrie et son peuple ».

 

Il s'agit là d' une apologie du terrorisme par l’auteur et ceux qui le publient. Faut-il attendre des « actes de résistance » similaires sur le sol français pour que vous preniez des mesures immédiates.

 

De tels écrits suite aux attentats de l’école juive de Toulouse, de l’épicerie de la porte de Vincennes, de Charlie Hebdo, du Bataclan ou de Nice, auraient, à juste titre, valu à leurs auteurs une arrestation immédiate et la fermeture de leurs canaux de diffusion.

 

Y aurait-il un terrorisme et un racisme pouvant bénéficier de circonstances atténuantes ?

 

La permanence de tels écrits sur le site Riposte Laïque et la faiblesse de la réaction de la part des responsables de l'état, semblerait l’attester.

 

Pour les musulmans de Québec et pour le peuple québécois cruellement affecté, vous devez pendre des mesures immédiates et définitives contre une officine fasciste qui fait ainsi la promotion du terrorisme et du racisme.

 

Renée Le Mignot, Augustin Grosdoy et Jean-Claude Dulieu, coprésidents du MRAP

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:42

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/103224/de-damas-a-athis-mons-longue-route-de-familles-syriennes-vers-nouvelle-vie

 

De Damas à Athis-Mons, la longue route de familles syriennes vers une nouvelle vie

 

Par Mylène Hassany

 

Mercredi Premier Février 2017

 

Arrivées à la fin du mois de décembre 2016 à Athis-Mons, onze familles syriennes ont été prises en main par des associations locales. Mais entre les difficultés liées aux démarches administratives, à la barrière de la langue ou à la scolarisation des enfants, construire une nouvelle vie loin des bombardements est un chemin rempli d’obstacles. Entre temps, une solidarité est née chez les habitants d’Athis Mons et de Juvisy sur Orge.

Au bout de la Cité de l'Air à Athis-Mons, les avions partent et arrivent. Les pistes d'Orly se trouvent derrière les grillages d’un terrain de football.

En ce soir du mois de janvier 2017, le temps est gris et froid. De longs bâtiments bordent la route sans aucun grillage et une fillette met un pied dehors, puis le rentre bien vite.

C’est ici, dans ces bâtisses délabrées, que précisément onze familles syriennes et une vingtaine d’enfants ont élu domicile depuis quelques semaines. La dernière d’entre elles est arrivée au mois de janvier 2017.

Avant l’installation à Athis Mons, il y en a eu, du chemin de fait. Si l’une de ces familles est originaire d’Alep, la plupart sont issues de la banlieue de Damas, qu’elles ont quitté en 2013. Passés par l’Algérie, l’Espagne, le Maroc ou même la Suède, les réfugiés syriens d’Athis Mons ont fui les bombardements, comme tant d’autres depuis le début de la guerre. Si les papiers accordant le statut de réfugié sont arrivés, la route est encore longue pour retrouver une vie normale.

Et aux complications du quotidien se mêlent les questions de santé et de prise en charge sociale, pour les adultes comme pour les enfants.

Une petite fille est née au mois de janvier 2017 à l’hôpital de Longjumeau.

La solidarité s’est organisée à Athis Mons

Ce jour-là, dans l’une des maisons de fortune sans meubles, trois mères de familles sont réunies. Dans chaque pièce, leurs enfants jouent avec des jouets apportés par des bénévoles. Peluches, petites voitures et poupées s’étalent sur le sol.

Samira et Anne-Marie, juvisiennes, font partie des bénévoles qui apportent au quotidien couches, jouets, vêtements et matériel. Elles se joignent à la conversation. Autour de la pièce, assises en tailleur à même le sol, les femmes syriennes ont entrepris de raconter leur périple autour d’une tasse de thé à la menthe. « Nous espérons que nos enfants puissent avoir une belle vie et aller à l’école », commence Amal très simplement. Une scolarité en France est l’occasion, pour ses cinq enfants, de perpétuer leur apprentissage du français, entamé lors de leur passage en Algérie. « Mais avant cela, il leur a fallu trouver le réseau des aidants », indique Anne-Marie. Cette médecin de Vigneux sur Seine passe régulièrement voir les familles et centralise les dons auprès des habitants du coin. « Cela a permis de récupérer du matériel comme du chauffage, des couches et des serviettes hygiéniques. Grâce aux associations, nous avons de l’aide pour l’alimentaire et des couvertures, de quoi démarrer », poursuit Amal. « Et le soutien des habitants d’ici, qui passent de temps en temps », précise Samira. « Il y a quand même une solidarité ». Cette maman de Juvisy sur Orge ne compte pas ses heures pour l’association juvisienne d’accueil des réfugiés, collectif créé récemment, lors d’un conseil municipal à Juvisy sur Orge, et, elle aussi, passe très régulièrement voir les familles pour assurer le quotidien, mais aussi permettre à leur situation d’évoluer. « Dans leur pays, l’administration n’est pas aussi compliquée qu’en France », explique-t-elle. « Ils n’y arriveraient pas sans aide ». A Juvisy sur Orge, il y a également l’association Médiane qui s’occupe des démarches de régularisation et de recherche d’emploi.

« Je ne veux pas sacrifier mes enfants pour un peu d’affection pour mon pays »

Nous sommes en 2013, près de Damas. La famille d’Amal est encerclée entre deux fronts. « Ensuite, il y a eu une trêve », se souvient Amal.

« Nous avons été évacués par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Après nous sommes passés par le Liban, dans un grand campement, l’Egypte puis l’Algérie ». Lorsque nous demandons à Amal si elle compte un jour revenir en Syrie, sa réponse est claire, « je ne veux pas sacrifier mes enfants pour un peu d’affection pour mon pays ». Même avis pour Yasmine, qui a aussi emmené ses enfants loin des bombes, « là-bas, tout est détruit. J’imagine les conséquences sur les enfants », déplore la jeune femme.

Deux des enfants en question se joignent à la discussion, souhaitant pratiquer un peu leur français. Le timide Younès, le fils de Yasmine, explique qu’il « veut être professeur ». Youssef, une dizaine d’années et un français très correct, a bien plus d’assurance quand il parle. Son rêve est de devenir « un grand chimiste ».

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:35

 

http://www.quebecsolidaire.net/nouvelle/attentat-a-quebec-cest-le-moment-de-changer-de-cap-manon-masse

 

C’est le moment de changer de cap

 

Communiqué de Manon Massé

 

Pour Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole parlementaire par intérim de Québec Solidaire, l’attentat de Québec est l’occasion d’opérer un changement de cap majeur.

 

« Dimanche 29 Janvier 2017, nous avons frappé un mur, très fort. Nous devons faire en sorte que les six victimes de cette tuerie ne soient pas mortes en vain. Utilisons cet événement comme une opportunité d’effectuer un changement majeur et durable dans nos relations entre les différentes communautés, dans notre ouverture aux québécois de confession musulmane », commente la députée.

 

La porte-parole fait un parallèle avec la tuerie de quatorze femmes à l’École Polytechnique en 1989. « Encore aujourd’hui, on s’appuie sur cette terrible tragédie pour lutter contre la misogynie. J’espère que nous ferons la même chose avec l’attentat de la Mosquée de Québec et que cette tragédie nous inspirera pour faire les changements nécessaires afin que jamais plus cela ne se reproduise », continue-t-elle.

 

Pour Manon Massé, un geste symbolique pourrait être posé rapidement. « Il n’y a pas de cimetière pour les gens de confession musulmane à Québec. C’est un projet de longue date, mais qui n’a jamais abouti pour toutes sortes de raisons. C’est le bon moment pour accélérer le processus et envoyer un message de bonne foi », conclut la députée.

 

Manon Massé et son collègue le député de Mercier, Amir Khadir, participeront aux cérémonies funéraires ayant lieu à Montréal et à Québec.

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:13

 

Tentative d'attaque terroriste au musée du Louvre à Paris (Reuters)

 

Un assaillant armé de deux machettes a agressé Vendredi 3 Février 2017 aux cris d’Allah Akbar des militaires déployés au musée du Louvre, dont l'un a été légèrement touché, avant d'être à son tour grièvement blessé par des tirs de riposte, ont fait savoir les autorités.

La personne à l'origine de l'attaque « proférait des propos laissant penser qu'elle souhaitait le faire dans un cadre terroriste », a déclaré le préfet de police, Michel Cadot, qui s'est rendu sur les lieux peu après.

Aucun explosif n'a été retrouvé dans les sacs à dos que portait l'assaillant, a-t-il précisé.

En déplacement à Malte, le président François Hollande a dénoncé un « acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute » et il a salué « l'efficacité de l'opération Sentinelle qui protège nos compatriotes dans tous les lieux publics ».

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête en flagrance.

Les faits se sont produits Vendredi 3 Février 2017 aux alentours de 10 heures du matin dans un escalier descendant vers le musée du Louvre, le musée le plus visité du monde avec huit millions six cent mille visiteurs en 2015, au coeur d'un quartier hautement touristique de Paris.

« Un attaquant qui était armé d'une machette au moins, peut-être d'une deuxième arme, qui avait des sacs à dos, s'est précipité sur des policiers et des militaires qui étaient en sécurisation, en proférant des menaces, notamment Allah Akbar », a dit Michel Cadot.

Les quatre militaires de la patrouille prise pour cible ont dans un premier temps tenté de repousser cet homme avant d'ouvrir le feu et de le blesser grièvement à l'abdomen, ont précisé différents portes paroles des forces de sécurité.

Il a apparemment agi seul mais un deuxième homme au comportement suspect a été interpellé, ont-ils ajouté.

L'agression a été gérée « par un emploi gradué de la force », s'est félicité le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu sur place avec le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, et la ministre de la culture, Audrey Azoulay.

« Tout cela montre la bonne articulation entre la force Sentinelle et les forces de sécurité intérieures ».

Les enquêteurs disposent pour l'instant de peu d'éléments sur l'identité ou les motivations de l'assaillant, dont le pronostic vital est engagé, et qui a été pris en charge dans un hôpital parisien. Aucun papier d'identité n'a été retrouvé sur lui, souligne une source proche de l'enquête.

Armé de deux machettes, il transportait des bombes de peinture à l'intérieur de ses sacs à dos, indique cette source.

Le soldat légèrement blessé au cuir chevelu a été lui aussi évacué vers un hôpital.

Au moins mille deux cent cinquante personnes ont été confinées dans le musée et le Carrousel du Louvre avant d'être évacuées en milieu de journée.

« Le musée du Louvre est reste fermé cet après-midi pour le sécuriser, il rouvrira demain », a précisé devant la presse Audrey Azoulay.

Les responsables politiques ont salué l'action des forces de l'ordre, à l'image du candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles, Benoît Hamon, qui a appelé à « être implacable dans la lutte contre celles et ceux qui nous menacent et voudraient porter le feu sur le territoire français ».

La présidente du Front National, Marine Le Pen, considère dans un communiqué que « cet événement confirme que le poison du terrorisme islamiste est loin d’avoir été éradiqué et que la gravité du problème n'a toujours pas été prise en compte par les responsables publics ».

Le président américain, Donald Trump, a fait le commentaire suivant sur son compte Twitter, « un nouveau terroriste islamique vient d'attaquer le musée du Louvre à Paris. Des touristes ont été enfermés. La France est de nouveau sur la sellette. Réfléchissez, américains ».

Les soldats de l’opération Sentinelle, déployée au lendemain des attaques du mois de janvier 2015 à Paris, ont pour mission de patrouiller dans les lieux publics, particulièrement dans les zones fréquentées par les touristes. Ils sont au nombre de trois mille cinq cent en Ile-de-France.

« Cette menace terroriste concerne toutes les villes du monde. Dans notre ville, nous avons des services de sécurité extrêmement efficaces », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, à la presse aux abords du musée du Louvre.

La France vit sous le régime de l'état d'urgence depuis les attentats qui ont fait cent trente morts le Vendredi 13 Novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:52

 

http://www.lefilrouge2.blogspot.fr/2017/01/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html

 

Nous quittons le Parti de Gauche pour poursuivre notre combat

 

Dimanche 15 Janvier 2017

 

Nous sommes les militants premiers signataires de cette lettre collective de démission du Parti de Gauche. Nous nous adressons en premier lieu à vous, camarades du Parti de Gauche, pour vous dire pourquoi nous quittons le Parti de Gauche et comment nous continuons le combat pour nos convictions.

Vous nous connaissez.

Certains d’entre nous sont parmi les tous premiers militants du Parti de Gauche. A un titre ou à un autre et de multiples façons, nous nous sommes tous efforcés d’y faire vivre ce qui nous paraît aujourd’hui encore essentiel, travailler à l’émancipation des femmes et des hommes dans le cadre d’une structure fondatrice originale, un parti creuset.

Notre engagement militant nous a permis de tisser des liens. Nous voulons les conserver, qu’il s’agisse de formation politique, des batailles électorales ou de campagne pour la sixième république.

A maintes reprises nous avons pu être confrontés à des divergences d’analyses de situation ou d’actions politiques. Nous les avons toujours acceptées. C’est la vie normale d’un parti dans lequel liberté de pensée et confrontation démocratique sont la règle pour avancer ensemble.

Nous avons défendu nos convictions contre les compromissions avec le Parti Socialiste aux élections régionales et aux élections départementales.

Beaucoup de militants ont alors quitté le Parti de Gauche. Nous sommes restés.

Aujourd’hui nous nous trouvons dans une toute autre configuration.

La confrontation démocratique n’a plus droit de cité.

Le coup de force bureaucratique contre la fédération de l'Isère du Parti de Gauche a eu pour déclencheur une divergence à propos de l’action de l’équipe municipale de Grenoble.

L'actuel secrétaire départemental a été clair et brutal, « je ne veux aucune critique de la municipalité ».

Le site internet de la fédération de l'Isère du Parti de Gauche est depuis censuré de main de fer.

Depuis six mois les instances dirigeantes locales en place, régulièrement désignées, ont été écartées.

Une parodie de nouvelle désignation sans débat et sous la pression des envoyés du Secrétariat Exécutif National n’ayant rien réglé, les règles élémentaires de la démocratie militante ont été bafouées à maintes reprises. Un seul exemple, pour l’élection à la direction du comité de Grenoble, les militants ont dû voter sans présentation des candidats et sans débat.

Que penseraient les insoumis aujourd'hui dans les groupes d’appui si les candidats étaient désignés avant de pouvoir se présenter ?

Le vide politique s‘est ainsi fait autour d’un seul objectif, le soutien indéfectible à l’action de la majorité municipale de Grenoble. Faut-il rappeler que tout cela s’est opéré sous le contrôle étroit de la direction nationale ? Communiqué national de soutien au maire d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) Eric Piolle et caution à sa politique d’austérité, cette dernière n’a pas ménagé sa peine, ignorant superbement la mobilisation populaire contre les mesures préconisées.

En ce début 2017, l’heure du bilan ne peut être davantage différée.

En interne ou dans l’expression extérieure règne le silence des cimetières. Tout point de vue autre que celui des gardiens du temple est proscrit. Sur la campagne en cours, tout est réduit à la compilation statistique et à l’organisation des tâches. Le débat politique, la situation internationale, l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et la Syrie ? Pourquoi en débattre ? Tout se résoudra miraculeusement dans le dépôt de bulletins de vote lors des élections présidentielles.

Or quand on sacrifie l'appui au mouvement social au profit des combinaisons électorales on est très vite au fond de l'impasse et on finit toujours par renoncer à la lutte des classes et par perdre les élections.

Pour ce qui est de l’expression publique, les responsables se distinguent comme les chiens de garde de la politique d’austérité municipale.

Qu’on en juge. Pas plus tard qu'à la fin du mois de décembre 2016, une camarade du Parti de Gauche, conseillère municipale, a été exclue de la majorité municipale sur insistance d’un conseiller du Parti de Gauche coprésident du groupe du rassemblement. Le motif est qu'elle s’est abstenue sur le vote du budget 2017, lequel consacre la fermeture des bibliothèques de quartiers populaires et de services sociaux.

Cela ne s’invente pas. Un élu du Parti de Gauche fait sanctionner une militante du Parti de Gauche dans l’exercice de son mandat électif lorsque cette dernière choisit de défendre la cause des grenoblois et des personnels frappés par ces mesures antisociales décidées par le maire de Grenoble. C'est, là encore, le silence des cimetières.

Voilà où nous en sommes.

Le Parti de Gauche est en train de devenir dans l'Isère, sous la conduite de responsables calculateurs et dissimulateurs, l’exact opposé de ce qu’il a proclamé en se constituant.

Aujourd’hui dans le département de l'Isère et avec la caution nationale, le Parti de Gauche s’oppose aux citoyens, aux syndicats et aux travailleurs.

Alors qu’il devait être un aiguillon pour la révolution citoyenne, il est devenu un obstacle.

Faut-il ajouter qu’il est à l’opposé de ce qui fonde la campagne des groupes d’appui à la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles que nous menons ?

Le renoncement aux élections législatives de la part de la première adjointe et du coprésident du Parti de Gauche du groupe du rassemblement n’est-il pas un aveu ?

Alors que faire ?

Nous ne dormirons jamais.

2017 peut être l’année de tous les dangers.

Nous la voulons l’année de l’espoir.

Nous continuons à débattre fraternellement, librement et sans aucune censure.

Nous continuons à lutter avec détermination dans les combats sociaux désertés par le Parti de Gauche avec les travailleurs, les exclus et les mal-logés.

2017 est déjà marquée par l’engagement total dans la préparation des échéances électorales, nous y sommes tout autant.

Nous comptons bien vous retrouver dans ces combats.

L’assujettissement du soutien de la lutte des classes à l’expression électorale est une impasse politique car elle conduit inéluctablement au renoncement à la lutte des classes.

 

Premiers signataires

 

Roberto Badilla, Catherine Charpinet, Mayeul Chamussy, Juliette Corbineau, Sabine Couvreur, Martine Digard, Catherine Fayolla, Jean-Pierre Finot, Michel Foglio, Annie Foglio, Jean-Pierre Juy, Danielle Juy, Raphaël Juy, Jean-Paul Garac, Louis Groll, Jean Lafranceschina, Françoise Lafranceschina, Jean-Marc Lirante, Annie Lirante, Tony Matera, Monique Matera, Marie-Brigitte Melot, Jocelyne Michel, Raymond Michel, Dominique Mulé, Véronique Puthod, Christophe Ratin, Bernadette Richard Finot, Joseph Salustio

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:10

 

http://www.pajumontreal.org/paju_fr/?/PALESTINIENS-ET-JUIFS-UNIS-PAJU-DENONCE-L-ATTAQUE-CONTRE-LE-CENTRE-ISLAMIQUE-DE-QUEBEC

 

PAlestiniens et JUifs unis (PAJU) dénoncent l'attaque contre le centre islamique de Québec

 

Mardi 31 Janvier 2017

 

PAJU dénonce la culture d’islamophobie qui prévaut chez certains élus et médias dont le résultat a été la démonisation des musulmans au Québec et au Canada. Cette culture islamophobe, laquelle relève du projet identitaire de la droite politique raciste, divise la société dans deux camps, nous et les autres, et elle empoisonne notre société depuis quelques années déjà. Notons le faux débat entourant la charte des valeurs dont le véritable objectif fut de diviser la population en ciblant surtout les musulmans à des fins électorales.

 

Dans une telle atmosphère de crainte et de haine, fabriquée de toute pièce par ces élus et médias auxquels nous faisons référence ci dessus, il n’est pas surprenant qu’un tel acte haineux ait été commis contre des concitoyens de confession musulmane au centre islamique de Québec, Dimanche 29 janvier 2017, une date dont nous nous en souviendrons fort longtemps. À PAJU, nous notons cette même désinformation et même la suppression des faits par rapport à la situation des palestiniens, leurs conditions de vie ahurissantes liées à l’occupation illégale de leurs territoires par Israël et leurs réclamations légitimes pour leur autodétermination et leur souveraineté nationale.

 

L’élection de Donald Trump aux États-Unis et la politique et la rhétorique raciste et surtout antimusulmane qui caractérise les diktats unilatéraux du président des Etats Unis Donald Trump ne font que verser l’huile sur le feu. Nous observons avec alarme la montée du fascisme en Europe et aux États-Unis et celle de groupuscules fascistes et racistes ici au Québec, ce qui rappelle les années 1930 et l’établissement de gouvernements fascistes en Europe. À cette époque-là, on ciblait les juifs et, aujourd’hui, on cible les musulmans. Les fondements conceptuels sont les mêmes.

 

Face à cette menace, face à cette nouvelle grande noirceur, il est de notre devoir, en tant que société pluraliste, de rester unis dans notre diversité et de promouvoir les principes de justice, de tolérance et de pluralisme qui sont, eux, le fondement de notre véritable charte des valeurs.

 

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