Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 18:36

 

 

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/260717/ne-rien-ceder-aux-droits-du-peuple-palestinien

 

Ne rien céder aux droits du peuple palestinien

 

Mercredi 26 Juillet 2017

 

A l'initiative de l'agence Media Palestine, plusieurs personnalités réagissent au lendemain de la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver et dénoncent la position du président de la république.

 

La commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver, qui s’était traduite par l’arrestation, la déportation et la mort de milliers de citoyens français juifs, aura été scandaleuse à bien des égards. L'invitation à la cérémonie d’un seul chef d'état étranger, en la personne du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, participe d’un détestable amalgame entre judaïsme et sionisme, allant même jusqu’à donner l’impression que, pour Emmanuel Macron, les juifs, forcément tous sionistes, seraient moins français que les autres.

Au détour d’une petite phrase, le président de la république française aura prouvé, malgré ses déclarations convenues et vides de sens pour la paix au Proche-Orient, qu’il prenait entièrement faits et cause avec les faucons israéliens et leurs alliés ici en France. Premier chef d'état français à reprendre mot à mot l'argumentaire de la Hasbara, le ministère de la propagande israélienne en lutte contre le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), « nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme ».

Ainsi apparaissent clairement à présent ceux qui jouent la carte de l'importation du conflit israélo-palestinien et pour quels intérêts. Tout cela en instrumentalisant la commémoration de ce crime d'état et crime de masse raciste franco-français. Les déportés juifs du Vélodrome d'Hiver en 1942 n'ont rien à voir avec le conflit israélo-palestinien et leur mémoire n'appartient à personne. Leur utilisation ici ne fait que nourrir un certain confusionnisme questionnant l’appartenance des citoyens français juifs que la présence même de Benyamin Netanyahu avait déjà bien alimenté, et donc l’antisémitisme.

Le président de la république française aura aussi offert l’opportunité politique à Benyamin Netanyahu de blanchir, par le sort des juifs français victimes de la rafle, son régime de destruction du peuple palestinien et ainsi de le légitimer.

Oublier la colonisation, effacer l'occupation et nier les palestiniens quotidiennement exécutés par l'armée, la police des frontières ou les colons, la tragédie de Gaza, les milliers de prisonniers politiques et la torture, cela montre bien le peu de cas que fait Emmanuel Macron des souffrances et des revendications des palestiniens.

L’usage délibérément faussé de la notion d'antisionisme pour délégitimer et réduire au silence le mouvement de solidarité avec la Palestine en général et la campagne pour le BDS en France en particulier, est indigne de l'image de président lettré qu'Emmanuel Macron veut donner.

Un simple dictionnaire permet de faire la différence entre, d'une part, ce qui est critique d'une idéologie politique et du régime qui l'applique et, d'autre part, le racisme anti-juif qu'est l'antisémitisme. Emmanuel Macron marche ainsi dans les pas de tous ceux qui veulent criminaliser les luttes en faveur de la justice en Palestine et pour les droits des palestiniens.

Sacrifier les droits palestiniens aux projets impérialistes sur le Moyen Orient, ce fut la politique des grands empires coloniaux français et anglais. De ce point de vue, nous marchons à reculons. C’est du moins ce que les invitations quasi concomitantes de Donald Trump et de Benyamin Netanyahu, à l’occasion de deux dates à l’importance symbolique très forte, laissent à penser. Assistons-nous à l’émergence d’une nouvelle alliance qui revêtirait les vieux habits des néoconservateurs que nous croyions passés de mode ? Nous sommes bien loin des prétentions à la nouveauté.

La nouveauté, la seule aujourd'hui, consisterait à enfin poser les termes du droit des peuples et du peuple palestinien en particulier.

Dans le sombre tableau politique qui se dessine avec l’avènement d'Emmanuel Macron, marqué par la confiscation de nos droits sociaux et de nos libertés civiles, une liberté supplémentaire nous serait volée, celle de la lutte contre le colonialisme et pour le soutien aux droits du peuple palestinien.

Cette liberté, comme toutes celles que l'on veut nous enlever, nous la défendrons, en renforçant notre solidarité et ainsi notre soutien à l'appel du mouvement pour le BDS contre Israël jusqu’à ce qu'Israël applique le droit international et les principes universels des droits humains.

 

Premiers signataires :

 

Verveine Angeli, Tarek Ben Hiba, Annick Coupé, Gisèle Felhendler, Eric Hazan, Madjid Messaoudene, Catherine Samary, Michèle Sibony, Eyal Sivan

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 18:14

 

 

http://llamadointernacionalvenezuela.blogspot.fr/2017/05/appelinternational-urgent-pour-stopper.html

 

Appel international urgent pour stopper la montée de la violence au Venezuela

 

Regarder le Venezuela au-delà de la polarisation

 

Mardi 30 Mai 2017

 

En tant qu'universitaires, intellectuels ou militants de la société civile, nous souhaitons exprimer notre profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela qui a déjà entraîné plus de cinquante morts, des centaines de blessés et de détenus renvoyés devant des tribunaux militaires.

Nous sommes conscients que la situation de violence dans laquelle le Venezuela est plongé aujourd'hui a des origines nombreuses et complexes, dans un contexte de polarisation politique de plus en plus virulente et de désintégration du tissu social. Le conflit vénézuélien a ainsi différences faces.

D'une côté, il y a un gouvernement de plus en plus délégitimé, prenant un fort caractère autoritaire. Cette dynamique puise sa source dans le refus de l'exécutif de reconnaître les autres branches du pouvoir d'état, comme l'assemblée législative où l'opposition dispose aujourd'hui de la majorité après son triomphe lors des élections législatives du mois de décembre 2015. Cette tendance a été puissamment renforcée par le blocage puis le report du référendum révocatoire, un outil de démocratisation introduit par la constitution approuvée sous Hugo Chávez, puis avec le report des élections régionales l'année dernière, jusqu'à l'échec de l'auto-coup d'état tenté par l'exécutif au mois d'avril 2017. Plus récemment, s'est ajouté l'appel à une assemblée constituante, prononcé de manière clairement anticonstitutionnelle, qui, loin de résoudre la crise, l'alimente et l'intensifie. Cette initiative peut être perçue comme une tentative de consolidation d'un régime totalitaire dans le contexte d'une énorme crise sociale et économique, manque de nourriture et de médicaments, entre autres.

Cela étant dit, nous ne croyons pas, comme l'affirment certains secteurs de la gauche latino-américaine, qu'il s'agit aujourd'hui de défendre un gouvernement anti-impérialiste et populaire. Ce soutien inconditionnel provenant de certains activistes et intellectuels relève non seulement d'un aveuglement idéologique néfaste, mais il contribue malheureusement à la consolidation d'un régime autoritaire. Notre soutien au changement social et politique, y compris à la critique du capitalisme, ne peut pas être étendu à des projets antidémocratiques qui peuvent finir par justifier une intervention externe au nom de la démocratie. De notre point de vue, le refus de toute ingérence étrangère doit se fonder sur plus de démocratie et ne doit pas se fonder sur plus d'autoritarisme.

D'un autre côté, en tant qu'intellectuels de gauche, nous sommes également conscients de la géopolitique régionale et mondiale. Il est clair qu'il existe des secteurs extrémistes dans l'opposition, qui est très large et hétérogène, qui recherchent également une issue violente. Pour eux, il s'agit d'exterminer, une fois pour toutes, l'imaginaire populaire associé à des idées dangereuses telles que l'organisation populaire, la démocratie participative et la transformation profonde de la société en faveur des secteurs sociaux subalternes. Ces groupes d'extrême-droite ont pu compter, au moins depuis le coup d'état de 2002, sur le soutien politique et financier du département d'état américain.

En tant que citoyens d'Amérique Latine et d'autres régions du monde, nous exprimons un double engagement. D'une part, un engagement pour la démocratie, c'est-à-dire une démocratie participative, qui implique des élections périodiques, des citoyens mobilisés dans les rues et l'élargissement des arènes publiques permettant des prises de décision collective et communautaire. Cela signifie aussi une démocratie égalitaire, qui implique l'extension des droits pour conduire à une société plus juste. D'autre part, nous exprimons notre engagement pour les droits de l'homme, ce qui signifie des normes minimales fondamentales et non négociables de respect mutuel, qui excluent l'utilisation de la torture, le meurtre d'opposants et la résolution des conflits par la violence.

En ce sens, nous pensons que le principal responsable de la situation au Venezuela, en tant que garant des droits fondamentaux, est l'état qui se trouve entre les mains des autorités gouvernementales actuelles.

Mais, comme nous l'avons déjà dit, nous croyons qu'il est fondamental de se placer au-dessus de cette polarisation et qu'il faut chercher de nouvelles voies pour le dialogue politique et social afin d'ouvrir un espace aux secteurs qui aujourd'hui souhaitent sortir du statu quo catastrophique et qui se situent au-dessus de toute option violente.

Nous réaffirmons notre solidarité avec le récent appel à un dialogue démocratique et pluriel , qui doit inclure des voix diverses et non pas seulement celles des secteurs polarisés du gouvernement et de l'opposition, qui a été lancé par différents secteurs de la société vénézuélienne, parmi lesquels des dirigeants politiques, des universitaires, des militants de la société civile, des organisations sociales et politiques de portée nationale, d'anciens ministres sous Hugo Chavez, d'anciens dirigeants de l'opposition, des défenseurs des droits de l'homme et des militants politiques, syndicaux et communautaires.

Nous appelons à la formation urgente d'un comité international pour la paix au Venezuela afin de de mettre fin à la montée de la violence institutionnelle et de la violence de rue. Nous sommes persuadés qu'un autre dialogue est possible au Venezuela au-delà de la polarisation et de la violence.

La résolution d'une crise politique est toujours longue et complexe, mais elle exige toujours plus de démocratie, jamais moins de démocratie. Et ce résultat ne pourra être atteint que par le respect des droits humains et l'autodétermination du peuple vénézuélien.

 

Premiers signataires

 

Chico Whitaker, Sergio Coronado, Pierre Salama, Maxime Combes, Samuel Farber, Yves Sintomer, Gustave Massiah, Susan George

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 19:01

 

 

https://blogs.mediapart.fr/alexandre-raguet/blog/280717/avec-la-france-insoumise-polemiquer-lutter-rassembler

 

Avec le Mouvement de la France Insoumise (MFI), polémiquer, lutter et rassembler

 

Par Alexandre Raguet

 

Vendredi 28 Juillet 2017

 

Comment faire de la politique à gauche aujourd'hui ? Comment construire les mobilisations sociales essentielles ? Comment exister face aux hégémonismes ?

 

Ce n'est pas simple, aujourd’hui, d’être un militant anticapitaliste. Les faibles scores de l’extrême gauche aux dernières élections n’ont pu créer un paysage politique pluriel à gauche. De fait, c’est le MFI qui est hégémonique médiatiquement et qui rythme la vie politique de notre camp social.

Bien entendu, ce constat peut être contrebalancé. L’hégémonie du MFI est partielle, puisqu’il existe des autres forces militantes et électorales à gauche. En effet, les candidatures de Philippe Poutou pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ou de Benoît Hamon pour la sociale démocratie montrent que d’autres alternatives existent et aucune recomposition ne pourra se faire en effaçant ces courants politiques, y compris en polémiquant avec eux. Il faut également ajouter le Parti Communiste Français (PCF) à l’équation, lui qui est parvenu, à la surprise générale, à former un groupe parlementaire à l'assemblée nationale.

Mais concrètement, comme cela est précisé plus haut, le MFI apparaît à une échelle de masse comme l’unique opposition de gauche au gouvernement.

Il pouvait en être autrement. Toutefois, le MFI joue de la situation pour construire cette image d’opposition unique à Emmanuel Macron. Dès les élections législatives, il n’y a pas eu de logique victorieuse réelle, si ce n’est des incantations délirantes à la victoire sous la seule bannière du MFI, de la part de Jean Luc Mélenchon. La gauche radicale s’est présentée en ordre dispersée, avec des candidats du MFI, du PCF, d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) et des frondeurs du Parti Socialiste. C’est-à-dire le scénario permettant au MFI de gagner le leadership à gauche, mais empêchant d’envoyer le maximum de députés de gauche à l’assemblée nationale. C’est un choix stratégique partiellement juste, nous comprenons largement la volonté de ne pas s’allier à ce qu’il reste du Parti Socialiste, et même parfois du PCF et d'EELV, qui ont mené la gauche où elle est à force de trahisons, mais cette position pose question pour un groupe se disant prêt à gouverner et refusant toute logique révolutionnaire. Le MFI est en effet idéologiquement totalement compatible avec le PCF, EELV et les hamonistes.

C’est donc bien à une volonté hégémonique que se prête le MFI. Il s’agit d’imposer le projet populiste dans le champ politique, afin de le rendre incontournable, pour ne donner aux autres composantes du mouvement ouvrier et écologiste qu’une possibilité, le ralliement au MFI.

Aussi, on a pu lire qu’une partie de la Gauche Anticapitaliste, scission du NPA ayant contribué à la construction d'Ensemble, autour notamment de Pierre-François Grond et de Myriam Martin, anciens dirigeants du NPA et de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), a fait le choix du ralliement au MFI. Ces camarades partent du même constat, le MFI est devenu politiquement incontournable pour notre camp social. Pour eux, c’est donc là qu’il faut être. Rappelons que ces camarades ont fait la même analyse en 2012, quittant le NPA pour rejoindre le Front De Gauche (FDG), avec le succès que l’on connaît.

Prenons au sérieux, quand même, la position de ces camarades de la Gauche Anticapitaliste.

Bien sûr il y a un intérêt à se tourner vers le MFI, à la lumière de la campagne de Jean Luc Mélenchon qui a attiré des milliers de gens et qui a recueilli sept millions de voix. Evidemment, le MFI jouera un rôle central dans les prochains mois pour combattre Emmanuel Macron et construire un nouvel outil militant, bien qu’il serait utile de savoir comment.

Cependant, le programme du MFI n’est pas anticapitaliste. Il ne se définit même pas comme étant de gauche. Aussi, comment des militants anticapitalistes peuvent-ils se dissoudre dans le MFI alors qu’ils défendent des positions opposées à celles de Jean Luc Mélenchon sur de nombreux points, l’expropriation des grands groupes, le colonialisme, l’armée, la police, l'état, l’internationnalisme et les migrants ?

Précisons cette remarque. Il pourrait en effet être discutable d’intégrer le MFI malgré ces désaccords, dans un souci général de construire la plus grande opposition possible à Emmanuel Macron. Mais encore faut-il que ces désaccords puissent s’exprimer, démocratiquement, avec la possibilité de créer des tendances, autour de revues ou de journaux, ou d’un site, permettant l’expression de ces désaccords. Or, là, le fonctionnement du MFI nous impose des adhésions individuelles où chacun pourra dire ce qu’il veut mais sans se coordonner.

Nous pourrions également ajouter un problème propre au MFI. Comment intégrer un tel mouvement alors que Jean Luc Mélenchon y prend toute la place médiatiquement ? Il est évident que le rôle de chef, propre au projet populiste, n’est pas compatible avec un projet pluraliste et de surcroit émancipateur.

Le MFI a été créée pour les élections présidentielles et pour les élections législatives. Il s’agit d’un outil électoral qui s’est transformé en outil parlementaire. Assez logiquement le MFI est aujourd’hui secoué puisqu’il faut lui trouver une seconde vie sans élection. Comme je l’ai précisé plus haut, le fonctionnement actuel n’est pas démocratique.

C’est la direction, rassemblée autour de Jean Luc Mélenchon, qui décide, les groupes d’appuis mettant en pratique ces décisions. Cela commence à poser des problèmes pour bien des militants qui souhaitent que le mouvement se démocratise, avec des congrès, des votes et une direction élue, mais Jean Luc Mélenchon en personne n’est pas sur cette position et il souhaite poursuivre dans le fonctionnement actuel. Pour ce faire, Jean Luc Mélenchon explique que le mouvement doit rester un mouvement et ne pas prendre la forme d’un parti, afin de ne pas tomber dans les déviances des partis traditionnels. C’est une lecture très solférinienne, voire lambertiste, des partis, c’est-à-dire autoritaire. C’est en fait sa vision et sa pratique du parti, tout simplement.

Mais posons la seule question qui a de l’intérêt. Quel est le plus important, l’efficacité ou la démocratie interne ? Jean Luc Mélenchon répond efficacité. L’opposition de gauche historique au stalinisme rétorque démocratie. C’est ici un principe essentiel pour ne pas reproduire les erreurs du passé et ne pas revivre des révolutions ou des réformes trahies.

Malheureusement pour celles et ceux qui, dans leMFI, se battent pour imposer un mouvement démocratique, rien ne permet, statutairement, de faire entendre et gagner ce positionnement, autrement qu’en usant des mêmes méthodes bureaucratiques.

Le groupe parlementaire à l'assemblée nationale est aujourd’hui la vitrine du MFI. Très clairement, la stratégie mise en place par Jean Luc Mélenchon fonctionne plutôt bien en matière de communication. Il s’agit d’user de tous les artifices légaux et symboliques pour faire vivre la démocratie parlementaire. Aussi, les députés du MFI sont très actifs et déposent de nombreux amendements. Si ce travail est salutaire, il est malgré tout important d’en dire deux choses. D'abord que Jean Luc Mélenchon et les députés insoumis ont une croyance en la démocratie républicaine, ils voient une légitimité à leur action légale, leur critique est contre la cinquième république et elle n'est pas contre la république bourgeoise. Ensuite que ce travail parlementaire semble pour beaucoup assez inutile et peut créer des illusions. En effet, seule la mobilisation sociale peut faire reculer Emmanuel Macron et son gouvernement, ce n'est pas le jeu parlementaire légal fait par et pour les dominants. Le risque du parlementarisme est multiple. Il peut mener à ne faire que cela, à terme. Il peut renforcer le caractère légitime de l’outil parlementaire. Il peut couper les classes populaires des élus censés les représenter.

Entendons-nous bien. Je ne dis pas ici que les élus ne doivent pas exercer leur mandat correctement. Je dis simplement qu’il y a un risque à faire de cette action une propagande républicaniste, alors que le rôle des élus, d’autant plus d’opposition de gauche, est de faire de l’agitation. L’action des élus ne doit pas, dans le cadre bourgeois, être autre que de mobiliser les classes populaires, par la démonstration que l’institution ne permet rien contre l’institution bourgeoise en question.

C’est sans grande surprise que le MFI fait du parlementarisme. Nous savons tous l’attachement de Jean Luc Mélenchon à la république et à la loi. Cet attachement l’emmène y compris à creuser une frontière entre le mouvement social et le mouvement politique. Pour Jean Luc Mélenchon, les syndicats s’occupent du social et les hommes politiques s’occupent de la politique au parlement.

Or, cette séparation là est justement l’un des problèmes qui empêche la construction d’une alternative pluraliste et un front de résistances sociales et politiques.

Cette séparation formelle, mêlée à la volonté d’hégémonie du moment, emmène le MFI dans une stratégie sectaire grave au moment où il faut se battre contre les attaques du gouvernement d'Emmanuel Macron.

Aussi, alors que la gauche d’opposition et les syndicats sont en train de mobiliser pour une grève le 12 septembre 2017, Jean Luc Mélenchon, qui appelle quand même au 12 septembre 2017, appelle, sous l’unique bannière du MFI, à une marche sur le même sujet le 23 septembre 2017. Il n'a aucune volonté de rassembler les partis, les syndicats, les luttes unitaires, comme le Front Social, les usines en grève et les mouvements de lutte pour les migrants ou pour l’écologie. Non, Jean Luc Mélenchon appelle les gens.

Il y a pourtant, ici, la possibilité de marcher ensemble, à égalité et pour l’intérêt collectif, comme le propose le NPA. Et si nous ne pouvons pas trouver les moyens d’agir ensemble dans la rue, comment sera-t-il possible de débattre et de polémiquer pour avancer et construire ensemble ?

Parce qu’aucun ralliement n’est possible en l’état, le cadre n’y est pas, et trop de choses ont été dites par Jean Luc Mélenchon qui ne peuvent rester sans confrontation. Pourtant, un rassemblement est nécessaire et, sans lui, le MFI s’enfermera dans le sectarisme et/ou la trahison et l’impuissance.

Il y a urgence à lutter ensemble et à débattre.

Débattre de la démocratie interne, de la Syrie, du colonialisme, de la libre circulation, de l'installation, du nationalisme, du drapeau tricolore, de la Marseillaise, de la police, de l'armée, de l'état, de la France, de l'histoire de France et de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Nous ne nous allierons pas politiquement tant que quelques comptes n’auront pas été réglés. C’est une question de principe. Débattons.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 18:26

 

 

CASTILLA LA MANCHA

 

Le site internet de Charles André Udry traduisait et publiait récemment en français deux longs messages relatifs à la question des relations entre Podemos et le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) dans la communauté autonome de Castilla La Mancha (CLM).

Vous trouverez ci-dessous une courte présentation de ces deux messages par Charles André Udry lui-même.

Les deux messages sont disponibles en totalité en français si vous consultez le site internet de Charles André Udry aux adresses ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-lerreur-historique-des-accords-de-gouvernement-avec-le-psoe.html

 

http://alencontre.org/laune/etat-espagnol-de-la-caste-au-gouvernementalisme-de-la-cal-viva-au-gouvernement-alternatif.html

 

L’erreur historique des accords de gouvernement avec le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

 

Par Charles André Udry

 

Mercredi 26 Juillet 2017

 

Le parlement de la région de Castilla La Mancha (CLM) compte trois groupes parlementaires, celui du PSOE avec quinze députés, celui du Parti Populaire avec seize députés et celui de Podemos avec deux députés. Le vote de Podemos est indispensable, si le Parti Populaire s’oppose, pour faire adopter le budget ou une quelconque loi. Les deux députés de Podemos sont le secrétaire régional José García Molina, favorable à l’entrée au gouvernement régional, la presse, dès le mois de janvier 2017, affirmait que ce dernier disposait avec Pablo Iglesias d’un plan pour la communauté autonome de CLM, et David Llorente, membre du courant Anticapitalistas de Podemos. Ce dernier est opposé à l’entrée dans le gouvernement de la communauté autonome.

C’est par la presse que le deuxième député de Podemos ainsi que l’organe de direction élu de Podemos ont été informés de la rencontre entre le secrétaire général régional de Podemos, José Garcia Molina, et le président de la communauté autonome, Emiliano Garcia-Page, du PSOE, envisageant la possibilité de l’entrée de José Garcia Molina dans le gouvernement de la communauté autonome de CLM.

Dans la ligne des pratiques plébiscitaires, Podemos de CLM a soumis cette proposition, entre le Vendredi 21 Juillet et le Lundi 24 Juillet 2017 à 22 heures, au vote électronique des adhérents de la formation dans la communauté autonome. Rappelons que l’adhésion peut se faire par internet sans participer, d’une manière ou d’une autre, à la vie politique de la formation. Podemos CLM compterait quinze mille adhérents de ce type.

Une question unique, de type référendaire, portait sur deux objets, l’adoption du budget et l’entrée au gouvernement. Plus exactement, la question posée était la suivante, « penses-tu que Podemos CLM doit voter oui au budget si un accord de gouvernement garantit de mettre en route et assure le contrôle de politiques tels que le revenu garanti ou le plan de garanties citoyennes ».

Une partie de la base de Podemos CLM, dont le cercle de Tolède, adresse les critiques suivantes contre cette procédure, aucun temps n’a été laissé au débat, l’information est insuffisante et la consultation aurait dû faire la distinction entre la question de l’adoption du budget et la question de la participation au gouvernement régional. Il est intéressant de remarquer que le secrétaire régional José García Molina appelle au vote oui à renfort de vidéos, dont l’une en compagnie de Pablo Iglesias, alors que la page internet de Podemos CLM ne contient, à la date du Jeudi 20 Juillet 2017, qu’un dépliant de deux pages sur les avancées du budget 2017. Aucun élément de discussion ou contradictoire n’existe. Cela illustre le mode de fonctionnement vertical et plébiscitaire de Podemos, y compris pour des changements d’orientation politique de grande ampleur.

La communauté autonome espagnole de CLM est la troisième en taille de l’état espagnol. Elle est très rurale, avec une population qui dépasse légèrement les deux millions d’habitants. Le président de la région autonome de CLM, Emiliano Garcia-Page, membre du PSOE, se doit de surmonter le blocage institutionnel provoqué par l’impossibilité de réunir suffisamment de voix pour faire passer le budget. Dès lors, à la date du Jeudi 13 Juillet 2017, pour passer l’obstacle, il a invité Podemos à entrer dans le gouvernement. Emiliano García-Page a proposé deux postes gouvernementaux, dont celui de vice-président.

Cette démarche s’inscrit dans le contexte plus large d’une nouvelle orientation de Podemos, l’entrée dans le gouvernement de la communauté autonome de CLM faisant office de test et de première étape de cette orientation.

Le résultat apporté par ce plébiscite à la question piège est sans appel. Sur les dix mille à quinze mille adhérents, l’estimation de dix mille adhérents renvoie aux adhérents actifs, statut qui correspond à un minimum d’activité électronique au cours des mois précédents, quatre mille cinq cent quatre vingt quatre adhérents ont voté. Trois mille cinq cent soixante deux adhérents, soit soixante dix huit pour cent d’entre eux, ont répondu oui. Mille six adhérents, soit vingt deux pour cent d’entre eux, ont opté pour le non.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:46

 

 

http://alencontre.org/laune/venezuela-dossier-i-la-constituante-est-installee-par-le-president.html

 

https://www.aporrea.org/actualidad/n312357.html

 

Il est temps de forger un nouveau mouvement émancipateur

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

Par l'équipe opérative nationale de Marea Socialista

 

Cette lettre ouverte s’adresse au chavisme critique et à la gauche autonome. Nous écrivons cette lettre ouverte au moment où se déroule une énorme fraude contre le peuple vénézuélien.

Les élections à l’assemblée constituante de Nicolas Maduro représentent l’effondrement du pays tel que nous le connaissions au cours du siècle dernier, la banqueroute d’un état rentier à bout de souffle et la ruine de la république. De même, elles mettent en danger l’intégrité de la nation et menacent de la dissoudre.

Elles ouvrent, de cette façon, la voie à une période cruelle de rapine impériale et du capital financier et mafieux, quels que soient les étendards nationaux. Alors, la violence et la répression croissantes deviendront la loi et les difficultés et les souffrances des plus humbles, des opprimés et des exclus atteindront des sommets inconnus dans l’histoire moderne du Venezuela.

Deux directions politiques irresponsables et criminelles ont creusé les tranchées à partir desquelles elles se lancent à l’attaque pour le pillage, pour le contrôle et pour tenir une position à partir de laquelle négocier avec le grand capital nos ressources naturelles ainsi que des conditions de vie de notre peuple. Cela, alors même que cela implique créer une sarabande sanglante.

La fausse polarisation qu’ont cherchée des directions, et qu’elles ont, d’une certaine manière, trouvé, a pour objectif d’entraîner d’amples secteurs de la population dans la défense d’intérêts illégitimes poursuivie par chacune d’elle. Elles sont disposées à cette fin, ainsi que cela a été démontré aujourd’hui, au prix de la vie de milliers de personnes, de l’intégrité de centaines de milliers de personnes et de la misère de millions.

Il est important de comprendre, en premier lieu, que la lueur ténue des espérances, pour le retour à une normalité relative, qui aurait pu exister jusqu’au jour antérieur aux fausses élections constituantes, s’est complètement éteinte. Le madurisme et les sommets du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont franchi le seuil qui séparait leur vocation autoritaire sous un masque de démocratie et de pacifisme, pour arriver sur le terrain d’une tentative de contre-révolution ouverte, au moyen de méthodes de guerre civile sélective, déjà utilisée. Ensuite, l’incapacité, la superbe et l’élitisme manifeste des sommets de la Mesa de la Unidad Democratica (MUD) et leur pari effronté pour une action de guerilla urbaine sélective et violente ainsi que pour l’ingérence gringa, soit des Etats-Unis et de l’administration Donald Trump, le laisse sans possibilité de gagner une bataille démocratique, voie sur laquelle sincèrement, mais de manière erronée, certains ont voulu le suivre, risquant leurs vies, voire au prix de victimes, croyant aboutir ainsi à un changement progressif.

Au-delà de la guerre des chiffres et des images qui, aujourd’hui et dans les jours à venir, servira à la légitimation d’élections prétendument constituantes, le fait est que le Dimanche 30 Juillet 2017 sera rappelé comme le jour où nous sommes entrés de plain-pied dans une période obscure, en des temps troublés, toujours plus violents et difficiles qui nécessitent des réactions individuelles et collectives fortes.

Les prochains mois, voire semaines, détermineront le paysage politique, social, culturel et économique, de même que l’intégrité territoriale du pays pour les prochaines années ou décennies. Face à cela, personne ne peut rester indifférent ou s’imaginer échapper aux conséquences que cette nouvelle période apportera à la nation et au peuple.

Il s’agit également d’une période de ruptures, de faillite des vieilles hégémonies, d’effondrement de croyances illusoires et de la fin des fausses loyautés. Il s’agit, surtout, d’une période de gestation et d’enfantement de nouvelles espérances.

Nous trouvons aujourd’hui, d’un côté, ceux qui, face aux menaces utilisées par l’impérialisme nord-américain et le sommet de la MUD pour exercer un chantage sur le sommet du gouvernement du PSUV et sur le pays, ou sous la pression, la contrainte et la maltraitance de l’appareil de contrôle de l'état, subordonnent ou affichent une solidarité automatique, honteuse et sans critique, avec le madurisme. De l’autre, il y a ceux qui rejettent l’autoritarisme, la répression éhontée, la vente du pays et la misère à laquelle nous a conduits le gouvernement du PSUV et qui, par erreur, ont cru, en raison de l’absence d’alternatives, que le sommet de la MUD serait utile pour récupérer la constitution de 1999 et la démocratie et pour mettre un terme à la violence.

Il y a toutefois un troisième secteur, qui a pris de l’ampleur au cours des derniers mois, qui a forgé son identité et commence à apparaître comme un nouveau référent politique, en dehors des deux camps précédents. Il s’est, de fait, transformé en phénomène politique, appelé par la presse locale et internationale le premier chavisme critique et qu’ils tentent désormais d’étiqueter sous le nom de chavisme non maduriste. Ce secteur comprend des militants et des groupes de gauche ou démocratiques qui, ne trouvant pas leur origine dans le chavisme ou pour s’en être séparé il y a longtemps, ont été invisibilisés par les médias.

Nous nous adressons à une partie substantielle de ce secteur, y compris à sa fraction de gauche critique et autonome qui maintient les rêves émancipateurs qui ont labouré la première décennie du vingt et unième siècle dans notre pays et en Amérique Latine. Et qui est à même d’affronter, sans crainte, le bilan nécessaire du processus bolivarien ainsi que d'Hugo Chávez.

Nous nous adressons à ceux qui ont commencé à s’organiser contre la bureaucratisation brutale au point que le sommet du PSUV et de ses alliés du Gran Polo Patriótico Simón Bolívar, coalition réunissant divers partis et organisations satellites du chavisme, ont placé un signe d’égalité entre le parti et l'état. A ceux qui franchirent le pas de l’affrontement contre le décret del Arco Minero del Orinoco et qui ont décidé de lutter contre la remise au capital étranger, telle que prévue par les zones économiques spéciales ainsi que l’élargissement de la frontière extractiviste, l’approfondissement du pays comme exportateur de biens primaires. A ceux qui rejettent la progression de l’autoritarisme et l’asservissement des droits humains, économiques et sociaux et qui cherchent à rétablir la constitution de 1999 qui, aujourd’hui, dans le pays, est la seule façon de défendre une démocratie à l’agonie.

Nous nous adressons à ceux qui refusent que l’on continue de rembourser la dette extérieure illégitime au détriment de l’accès à la nourriture et de la santé du peuple. A ceux qui sont fatigués par l’impunité des directions politiques et par le détournement des richesses de la nation. A ceux qui rejettent l’ingérence étrangère, car ils maintiennent vivant les rêves bolivariens de lutte pour une nouvelle indépendance. A ceux qui se placent sur le terrain d’une nouvelle gauche, critique de son propre héritage, qui signale et cherche des propositions à même de dépasser la gravité de la crise de civilisation dans laquelle nous a plongés le système du capital. A ceux qui luttent contre l’oppression de genre, la ségrégation raciale, l’oppression culturelle et matérielle des peuples indigènes. A ceux qui s’opposent à la destruction de la nature et de la vie et qui proposent et cherchent des alternatives soutenables au modèle extractiviste et prédateur. A ceux qui luttent contre l’exploitation du travail. Aux syndicats et aux conseils de travailleurs honnêtes qui s’affrontent au patronat, qu’il soit privé ou d'état. Aux jeunes et aux étudiants qui, avec courage, défendent leur avenir dans les rues et dans les universités publiques et privées, y compris dans celles du gouvernement, malgré la répression et les intimidations.

Nous sommes nombreux, mais nous avons été longtemps séparés. Ils ont tenté, bien des fois, avec succès, à nous inculquer de la méfiance pour nous maintenir divisés. Nous avons été à tour de rôle réprimés, poursuivis et accusés d’être des traîtres et des agents de la Central Intelligence Agency (CIA) ou de faire le jeu de la droite, nous continuons à l’être. Mais tout à une limite et chacun de nous l’a trouvée.

Nous devons vaincre la méfiance, débattre des nuances produites issues de nos origines idéologiques diverses et construire, reconnaissant et respectant la diversité vitale que nous exprimons, un espace commun de réflexion, d’élaboration et d’action.

Au cours des derniers mois, nous avons partagé des espaces et des plateformes de lutte autour de points communs. Des espaces qui ont été utiles, en outre, pour que nous nous connaissions mieux et que nous apprenions à discuter, avec des trébuchements et un certain nombre de points de vue différents, cela dans la recherche des synthèses qui contribueront à cette lutte. Des espaces qu’il est nécessaire de conserver et d’élargir car la lutte qui les a fait naître et lui donne son sens est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

Cependant, nous appelons aujourd’hui à la mise sur pied d’une autre initiative. Une initiative dont la portée est plus englobante et stratégique et qui contribue à dépasser l’absence d’orientation et de leadership d’ensemble, état dans lequel est resté notre peuple en raison de la défaite du sein même d’un projet qu’il rêvait libérateur ainsi qu’en raison de la défection ou de la trahison de ceux qu’il considérait comme ses dirigeants.

Il s’agit, à partir d’une révision critique et autocritique des erreurs du processus bolivarien, de reconstruire, depuis les fondations, un projet national et d’intégration continentale dont la version récente était appelée Notre Amérique. Il s’agit de construire un mouvement de gauche, démocratique et pluriel, englobant les courants de pensée et d’action émancipateurs, en ce qui concerne les identités particulières et avec la volonté d’avancer à partir de l’articulation dans la lutte vers la construction d’une nouvelle synthèse d’élaboration et d’action politique.

Ce que nous proposons est une tâche ardue et complexe. Mais l’heure présente est ardue et complexe. C’est un moment de définition et qui nécessite d’assumer les défis, de conquérir l’autonome et de nous affranchir de toutes les tutelles. C’est l’heure de mettre la main à la tâche et de forger un nouveau mouvement émancipateur.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 19:32

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/08/01/598069fd46163fbb278b4592.html

 

Le gouvernement catalan demande au Tribunal Constitutionnel de ne pas freiner la réforme de la déconnexion expresse

 

Mardi Premier Août 2017

 

Le gouvernement catalan déposera un recours en appel contre la décision du Tribunal Constitutionnel

 

Le Tribunal Constitutionnel a suspendu la réforme expresse du parlement qui faciliterait le référendum

 

Le gouvernement catalan demandera au Tribunal Constitutionnel de ne pas freiner la réforme du règlement du parlement catalan qui ouvre la porte à la déconnexion expresse de la Catalogne. En dépit des critiques continues de l'exécutif catalan contre le Tribunal Constitutionnel, ses services juridiques ont décidé de déposer à nouveau un recours contre l’ingérence du gouvernement de Mariano Rajoy que le gouvernement catalan considère comme indécent et qui génère des différences entre les citoyens de la Catalogne et les citoyens du reste de l'Espagne.

La réforme du règlement du parlement catalan a été approuvée la semaine dernière par la majorité souverainiste de Junts pel Si et de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) du parlement catalan pour pouvoir approuver, par une lecture unique et sans permettre des amendements de l’opposition, les lois dites de déconnexion, la loi pour le référendum et la loi de transition juridique. La première d’entre elles, en fait, a déjà été déposée mais il est prévu qu’elle ne soit pas discutée avant la rentrée parlementaire dans la deuxième quinzaine du mois d’août 2017.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a déposé Vendredi 28 Juillet 2017 un recours devant le Tribunal Constitutionnel que celui-ci a accepté devant le défi de la réforme. Le gouvernement catalan contre-attaque maintenant avec un recours en appel contre la décision du Tribunal Constitutionnel car il considère que le Tribunal Constitutionnel traite le parlement catalan de manière distincte par rapport aux autres parlements autonomes.

Le porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull, a dénoncé le fait que tous les parlements autonomes peuvent soumettre des lois à lecture unique par la méthode d'urgence et que le parlement catalan ne peut pas le faire. Par ce nouveau recours contre le Tribunal Constitutionnel, Jordi Turull n'a pas ménagé ses critiques contre ses membres. Il a accusé les juges d'être « aux ordres du gouvernement de Mariano Rajoy » et de se limiter à une décoration juridique des décisions politiques du gouvernement. Jordi Turull a ironisé sur le fait que le Tribunal Constitutionnel devrait transférer son siège à la Moncloa et participer aux réunions du conseil des ministres.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:49

 

 

https://www.humanite.fr/espagne-valence-en-commun-contre-lausterite-639529

 

Valencia en Comu contre l’austérité

 

Par Jérôme Skalski

 

Lundi 31 Juillet 2017

 

À Valence et dans la communauté autonome de Valence, entités comparables à Marseille et à la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA), la gauche espagnole affronte les politiques d’austérité et invente de nouvelles manières de gouverner les collectivités locales.

Le vaste scandale de la comptabilité occulte du Parti Populaire implique plusieurs dirigeants de la droite espagnole dans le procès Gürtel. La semaine dernière, le premier ministre, Mariano Rajoy, était entendu comme témoin. L’échange de commissions distribuées avec largesse à des élus par les entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) pour décrocher des contrats étend ses ramifications dans plusieurs villes, dont Valence, épicentre du scandale. Francisco Camps, ancien président de la généralité valencienne, fut une des premières personnalités politiques à être mises en examen dès 2009.

Ce contexte a fait de Valence une des quatre grandes villes espagnoles à mettre fin au règne du Parti Populaire lors des élections municipales de 2015. Depuis deux ans, Compromis, coalition des forces de la gauche alternative, multiplie les mesures sociales, lutte contre la pauvreté et pour le droit au logement, tout en retissant des liens entre la politique et les citoyens. 

C’est dans le Jardí del Turia, dans l’ancien lit du fleuve devenu une allée verte de plus de cent hectares traversant la ville d’ouest en est, que se sont rassemblés, au mois de mai 2017, les militants et les représentants de Compromis pour fêter les deux ans du gouvernement de gauche de Valence et de la communauté valencienne. À deux pas du pont d’Alameda, surnommé la Peineta du fait de la ressemblance de son arche monumentale avec le peigne de la coiffe traditionnelle des Falleras, c’est la fête de l'ecuador, de la moitié du chemin parcouru du mandat de Joan Ribo, maire de Valence et tête de liste de la coalition Compromis, ainsi que de Ximo Puig, du Parti Socialiste du Pays Valencien (PSPV), président de la généralité, la région au sens institutionnel, fête de deux années de politiques courageuses, selon les organisateurs. Deux années de gouvernement et d’engagement, c’est le sens de Compromis en catalan, qui tranchent avec les années de gouvernement municipal et régional des représentants du Parti Populaire, au pouvoir jusqu’en 2015, années marquées par les dépenses somptuaires et le mépris des classes populaires sous les dehors du populisme et sous couvert de la corruption. Rita Barbera, ancienne maire de Valence, est décédée un peu plus d’un an après la perte de son mandat local, deux jours après sa première comparution devant le tribunal suprême à Madrid pour répondre de l’accusation de blanchiment de capitaux au profit du Parti Populaire.

« La photographie d’un couple s’embrassant sur la place de la mairie a fait le tour des réseaux sociaux au soir des résultats », explique Maria, évoquant l’ambiance de liesse et de soulagement qui régnait le soir du 24 mai 2015, date où les électeurs de Valence et de la communauté autonome ont mis fin à vingt-quatre années de règne sans partage du Parti Populaire sur la ville et à vingt ans de gouvernement à droite de la généralité valencienne sous la houlette, successivement, d’Eduardo Zaplana entre 1995 et 2002, de José Luis Olivas entre 2002 et 2003, de Francisco Camps entre 2003 et 2011 et d'Alberto Fabra entre 2011 et 2015. La photographie du couple faisait écho à celle qui avait circulé une nuit du mois de mai 2011 montrant les indignados valenciens rebaptiser la place de la mairie de Valence en place du quinze mai. Fait caractéristique, celle-ci avait à nouveau circulé sur les réseaux sociaux le soir des élections municipales et régionales pour marquer la connexion des deux événements dans l’éviction des « accros au fric » à la tête du pouvoir municipal et régional valencien.

À l’origine de ce tournant à gauche de Valence et de sa région, parallèle à celui de Madrid, de Barcelone, de Saragosse, de la Corogne ou de Séville, pour ne citer que les principales villes espagnoles touchées par le vent de changement au lendemain des élections municipales du 24 mai 2015, la décision prise par les différents partis de la gauche, sous la pression des mouvements citoyens locaux, de s’unir autour de programmes de gouvernement collectifs. À Valence, scellé par Compromis, Valencia en Comu et le PSPV, c'était le pacto de la Nau. À l’échelle de la généralité, signé par Compromis, le PSPV et Podemos, c'était l’acord del Botanic. Au premier plan de ces engagements programmatiques en environ trente cinq points, il y avait la lutte contre la pauvreté infantile, la hausse des loyers et l’écrasement hypothécaire, ainsi qu’un ensemble de mesures en faveur du droit au logement, l’accès à l’eau et au gaz, l’éducation élémentaire publique gratuite, la programmation de la mise en place d’actions en faveur de la transparence, la lutte contre la corruption, la promotion de l’égalité de genre, le développement soutenable et la participation citoyenne. L’un des caractères les plus singuliers de ces accords étant qu’ils sont soumis à des audits permanents et constamment améliorés par consultation des citoyens dans les quartiers.

Mais ce vent de changement est aussi lié à l’affirmation, sur le terrain électoral, de nouveaux acteurs politiques de gauche, parmi lesquels Compromis, arrivé en tête des élections municipales de 2015 à Valence et en seconde position des élections régionales, ou encore Valencia en Comu et Podemos, cette dernière formation, issue des élections européennes de 2014, ayant joué, dans la région comme ailleurs en Espagne au moment des élections municipales, un rôle de catalyseur ou de conciliateur, plutôt que de concurrent des forces politiques locales, comme l’explique Antonio Montiel, député du parlement régional valencien et porte-parole du groupe Podemos, sous le ficus géant du palau de les Corts.

Plusieurs milliers de personnes, dont les représentants de presque quatre vingt dix organisations syndicales, associatives ou politiques, parmi lesquelles Esquerra Unida, la formation locale d’Izquierda Unida dirigée par Alberto Garzon à l’échelle nationale, Podemos, Els Verds, Bloc i Pais ou encore Compromis, ont manifesté, Samedi 10 Juin 2017, pour contester les choix budgétaires du gouvernement dans les rues de Valence. Au cœur de leur protestation, il y avait l’intervention d’un état central dirigé par un Parti Populaire qui, par le biais de la redistribution budgétaire, fait obstacle aux politiques de résistance à l’austérité des collectivités locales de Valence et de la région. Ou encore la loi de Cristobal Montoro, du nom du ministre des finances du gouvernement de Mariano Rajoy, qui impose aux collectivités locales de rembourser leurs dettes, dettes qu’elles ont contractées, pour Valence et sa région, au cours de la vingtaine d’années de gestion du Parti Populaire, plutôt que de s’engager dans des politiques d’investissement ou d’actions sociales.

Cette intervention gouvernementale « porte gravement atteinte aux droits des valenciens et elle nous maltraite comme citoyens », explique Vicent Mauri, porte-parole de l’intersyndicale valencienne. C'est « la représentation en Espagne du dogme néolibéral et des politiques austéritaires », souligne pour sa part Monica Oltra, vice-présidente de la généralité et porte-parole régionale de Compromis.

Les blessures de vingt ans de gestion par le Parti Populaire de la généralité et de vingt-quatre ans de mandat municipal de Rita Barbera ont laissé la région et la ville dans un état proche de la faillite et sous haute tension sociale. Mais, pour Valence, avec une dette d'un milliard deux cent millions d’euros en 2012 réduite de moitié en deux ans, le paiement des fournisseurs passé de soixante jours à quatre jours en moyenne, des services sociaux exsangues qui se rétablissent peu à peu, les investissements dans les transports publics et dans le soutien aux familles, la vie associative et culturelle en pleine renaissance, le travail sur la mémoire historique relancé, les espaces de dialogues citoyens toutes portes ouvertes, le terrain repris sur les ruines laissées par la droite valencienne, dans un contexte, il faut le souligner, où la propriété ecclésiastique échappe à l’impôt, c’est-à-dire d’un manque à gagner fiscal local considérable, elles ne sauraient être sous-estimées malgré de nombreux problèmes toujours à surmonter.

En déplacement dans le Cabanyal, ancien quartier de pêcheurs situé au bord de la mer, paupérisé à outrance sous le mandat de Rita Barbara en vue de faire passer un boulevard en son cœur et de le livrer au féroce appétit des spéculateurs immobiliers, Joan Ribo, confronté à l’impatience légitime des habitants du quartier, a concédé les difficultés de la municipalité sur le sujet malgré les travaux de réhabilitation en cours, trop lents pour certains habitants. Journaux et médias locaux et nationaux à la solde du Parti Populaire ont souligné le fait comme un aveu de faiblesse. Il tranche en fait avec le style grand seigneur de Rita Barbara. Un violent esprit revanchard aux accents de nostalgie franquiste pour qui tous les coups bas sont permis règne à droite, dans une partie de la ville, de la région et de l’Espagne. La construction d’une alternative se heurte à la force réactionnelle d’un pouvoir social et économique qui la place sous une menace constante. Il reste deux ans aux gouvernements de gauche de Valence et de sa région pour briser sur le terrain la démagogie du Parti Populaire au service des intérêts de la minorité sociale qui fulmine, depuis deux ans, de ne plus régner sans partage sur l’Espagne.

Comme le suggère El Olivo, le dernier film d’Iciar Bollain, évoquant l’histoire d’un olivier millénaire déraciné et vendu à une grande entreprise du nord de l’Europe par un paysan de l’arrière-pays valencien criblé de dettes, le chemin à parcourir par l’Espagne et Valence est encore rude pour se retrouver entièrement après l’ivresse des années de mensonges du libéralisme financiarisé. À Valence, la résistance se dresse à la manière des palmiers du pays. Les plus anciens d’entre eux, centenaires, et les plus résistants dans les tempêtes ont plusieurs troncs ou stipes, unis et indéracinables.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:22

 

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-venezuela

 

Communiqué d'Ensemble pour le Venezuela

 

Vendredi 4 Août 2017

 

Bafouer les libertés démocratiques est incompatible avec les valeurs de la gauche.

 

La situation dramatique du Venezuela interpelle toutes celles et ceux qui se battent pour un avenir meilleur pour l’humanité. L’élection d’Hugo Chavez avait été un espoir pour tous les peuples d’Amérique Latine et plus globalement pour toute la gauche d’émancipation à travers le monde. Ses premières réformes, qui ont permis la mise en œuvre d’avancées sociales pour les plus pauvres et leur intégration à la vie démocratique avec un début de participation populaire, ont été combattues par la droite, les médias dominants et l’oligarchie soutenue par les Etats-Unis, comme l’illustre la tentative de putsch raté du mois d'avril 2002.

Cependant le régime d’Hugo Chavez n’a pas remis en cause le mode de fonctionnement de l’économie vénézuélienne basé sur la rente pétrolière et le pays est donc resté dépendant de l’évolution des cours mondiaux et de ses exportations de pétrole, notamment vers les Etats-Unis. Cette dépendance à l’économie rentière a nourri la croissance d’une bourgeoisie insérée dans l’appareil d'état et d’une corruption qui s’est développée à la mesure de l’incapacité du régime à assurer une activité économique productive créatrice de richesse, d’où un développement de l’inflation qui s’est muée aujourd’hui en hyperinflation.

De plus, et c’est probablement le point essentiel, le régime politique instauré par Hugo Chavez n’a pas rompu avec une maladie chronique de la politique latino-américaine, le caudillisme dont le rapport au classes populaires est marqué par le paternalisme et le verticalisme.

L’incapacité de la révolution bolivarienne à créer les conditions d’une participation réelle et pérenne des classes populaires au débat démocratique et donc à la décision sur les choix stratégiques du pays et la mise en place d’une démocratie plébiscitaire se sont révélées des obstacles majeurs au règlement des problèmes politiques du pays lorsque celui qui en assurait la cohésion, Hugo Chavez, a disparu.

Dans une situation économique et sociale chaotique, qui se double d’une insécurité des personnes, le gouvernement de Nicolas Maduro a choisi la fuite en avant dans le seul objectif de se maintenir au pouvoir.

Après le désaveu qu’a constitué la victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015 et après avoir tenté d’annihiler les pouvoirs de la nouvelle assemblée, l’élection d’une pseudo assemblée constituante représente un nouveau coup de force avec un projet de constitution qui remet de fait en cause le principe du suffrage universel, une personne égale une voix. A cette farce électorale, s’ajoute la répression des opposants politiques, les violences quotidiennes contre les manifestants qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés et, au mépris même de la constitution chaviste, le refus d’organiser le référendum révocatoire du président et le blocage des élections des gouverneurs prévus en 2016. Le Venezuela n’est plus aujourd’hui un état de droit, ce que ne saurait masquer la rhétorique anti-impérialiste du gouvernement.

Le peuple vénézuélien n’a rien à gagner dans l’affrontement entre, d'une part, le gouvernement de Nicolas Maduro et les couches parasitaires liées à l’appareil d'état qui le soutiennent et, d'autre part, l’opposition dominée, malgré ses contradictions, par une droite revancharde et néolibérale. La droite vénézuélienne n'a pas de leçons de démocratie à donner, car elle a usé de tous les procédés violents pour détruire les acquis populaires. Nous soutiendrons toutes les initiatives venant de la gauche vénézuélienne, issue ou pas du chavisme, pour construire une alternative démocratique et trouver les voies et les moyens de sortir de cet affrontement mortifère. C’est au peuple vénézuélien qu’il appartient de prendre son destin en main.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:10

 

 

L’assemblée constituante limoge la procureure générale (Reuters)

 

L’assemblée constituante désignée la semaine dernière au Venezuela a révoqué Samedi 5 Août 2017 la procureure générale dissidente Luisa Ortega, une décision dénoncée comme un affront à la démocratie par l'opposition.

Depuis le début du mouvement de contestation au mois d’avril 2017, Luisa Ortega était devenue la principale adversaire du président Nicolas Maduro, issue des rangs du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV). Elle dénonçait les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement et l'illégalité des élections constituantes.

La nouvelle assemblée constituante a voté Samedi 5 Août 2017 son limogeage à l'unanimité lors de sa première session, après réception d'une lettre de la cour suprême alliée de Nicolas Maduro l'informant d'un ordre d'arrestation contre Luisa Ortega, accusée de faute grave.

Quelques heures auparavant, des membres de la garde nationale ont pris position autour de son bureau, empêchant la procureure générale d'y entrer.

Luisa Ortega a dit à des journalistes avoir été violentée alors qu'elle tentait d'entrer, précisant qu'un policier l'avait frappée avec un bouclier. Elle a finalement quitté les lieux à moto.

L’assemblée constituante a remplacé Luisa Ortega par le médiateur du pays, Tarek Saab, un allié du gouvernement accusé par l'opposition de fermer les yeux sur ses abus.

Vendredi 4 Août 2017, le parquet général qu'elle dirigeait encore a demandé à la justice d'annuler l'inauguration de cette assemblée en raison de soupçons de manipulation du vote par les autorités.

Les pouvoirs de la nouvelle instance législative sont pratiquement illimités et le limogeage de la procureure générale est vu par les opposants comme une confirmation des ambitions dictatoriales de Nicolas Maduro. Plusieurs pays dont les Etats-Unis ont refusé de reconnaître le corps législatif.

« L'assemblée constituante résout les problèmes politiques de Nicolas Maduro, distribue des quotas et lynche les institutions », estimait le député d'opposition Jose Manuel Olivares après l'annonce du renvoi de Luisa Ortega.

Le MERcado COmun del SUR (MERCOSUR) a annoncé Samedi 5 Août 2017 la suspension du Venezuela jusqu'au rétablissement de la démocratie dans le pays, alimentant la pression sur le président Nicolas Maduro afin qu'il démantèle la nouvelle assemblée constituante.

La chambre est en mesure de réécrire la constitution, de modifier les institutions et d'autoriser Nicolas Maduro à gouverner par décret. Ses membres avaient promis de démettre Luisa Ortega à la première occasion.

Le président Nicolas Maduro assure que cette assemblée apaisera le pays après quatre mois de manifestations antigouvernementales qui ont fait plus de cent vingt morts, dans un pays miné par les pénuries et la récession.

Proche de l'ancien président Hugo Chavez, Luisa Ortega a pris ses distances cette année avec le régime de Nicolas Maduro.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:19

 

 

Les pertes russes en Syrie plus lourdes que le bilan officiel (Reuters)

 

Dix militaires russes sont morts au combat en Syrie depuis le début de l'année, selon les chiffres fournis par le ministère de la défense à Moscou.

Mais sur la foi de comptes rendus des familles et d'amis des victimes et au vu de ce que disent les autorités locales, Reuters évalue en fait à au moins quarante le nombre de militaires et d'employés de sociétés privées de sécurité russes tombés en Syrie durant cette période.

Sur ces quarante, dix sept sont des militaires et vingt et un sont des employés de sociétés privées. On ignore le statut des deux personnes restantes.

Mercredi 2 Août 2017, le ministère russe de la défense a apporté un démenti cinglant aux informations avancées par Reuters, estimant qu'il s'agissait « d'un mensonge de bout en bout ».

Le total des sept derniers mois dépasse le bilan de trente six militaires et employés de sociétés privées russes morts en Syrie au cours des quinze mois antérieurs à 2017.

Ceci traduirait une hausse importante des pertes au combat, alors même que l'engagement militaire russe entamé au mois de septembre 2015 s'intensifie aux côtés des troupes de Bachar al Assad.

Les autorités russes disent que vingt trois militaires russes sont morts en Syrie pendant quinze mois, mais Reuters a calculé que le bilan des morts était de trente six, en englobant des employés de sociétés sous-traitantes.

La majeure partie des décès signalés par Reuters pour 2017 ont été confirmés par plus d'une personne, dont ceux qui connaissaient le défunt ou les autorités locales. Dans neuf cas, Reuters a pu corroborer par une autre source un décès signalé par les réseaux sociaux ou la presse locale.

L'état-major russe encourage les familles de défunts à ne pas faire état du décès qui les touche, ont déclaré des proches de militaires tués, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a tenu Mercredi 2 Août 2017 à affirmer que, s'il y avait des citoyens privés russes combattant aux côtés des forces syriennes, il s'agissait de volontaires qui n’ont rien à voir avec l’état.

Et le ministère de la défense, dans son démenti apporté par son porte-parole, Igor Konachenkov, et reproduit par les agences russes de presse, ajoute que « ce n'est pas la première fois que Reuters cherche à discréditer par tous les moyens l'opération russe visant à détruire les terroristes de l'Etat Islamique et à rétablir la paix en Syrie ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens