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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 20:01

 

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/05/philippe-poutou-ou-le-droit-a-l-irrespect_1560716

 

Philippe Poutou ou le droit à l'irrespect

 

Par David Carzon

 

Mercredi 5 Avril 2017

 

Les limites ont semble-t-il été franchies par Philippe Poutou lors du débat grandeur nature de mardi soir sur BFM Télévision et CNEWS. Pensez-donc. Il a osé refuser de poser pour la photographie de famille avec tous les autres candidats. « Ce ne sont pas des collègues », s’est-il justifié le lendemain.

 

Imaginez, il a interpellé ses concurrents et pas du tout amis uniquement par leur nom de famille. Jugez par vous-même, il s’est présenté aux téléspectateurs en tenue débraillée, comme l’a qualifiée Luc Ferry, philosophe du bon goût. Sans compter qu’il n’arrêtait de tourner le dos à la caméra pour parler avec son camp et de s’asseoir sur un tabouret quand les autres restaient droits derrière leur pupitre, le corps habité par la fonction dont ils pensent être dignes. Regardez encore, il n’a pas hésité à s’en prendre directement à François Fillon et à Marine Le Pen sur leurs ennuis judiciaires, obligeant même le candidat des Républicains, poussé à bout, à maugréer un « je vais lui foutre un procès ».

 

Dans la bouche de certains éditorialistes, Philippe Poutou aurait donc été irrespectueux et indigne, même un amuseur. Arrêtons le délire. Il faudra nous sortir le code de bienséance auquel aurait dû se référer le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Il s’agit de politique et d’une élection présidentielle qui engage l’avenir de tous. Il ne s'agit pas d’un goûter organisé par Nadine de Rothschild.

 

L’irrespect est un droit et un devoir quand il s’agit de défendre ses idées ou de dénoncer une injustice flagrante. Il faudrait plutôt remercier Philippe Poutou d’avoir fait le job à la place des autres politiques et même des journalistes à ce moment du débat qui abordait la morale en politique, arrêter de tourner autour du pot et balancer les questions qui s’imposent.

 

Alors même que l’on fustige l’hypocrisie de la comédie humaine que représente une élection présidentielle, on ne peut pas reprocher à un candidat d’être lui-même. On ne peut pas le critiquer pour être venu dans cette arène télévisée avec son authenticité pour seule arme.

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 19:44

 

http://www.eitb.eus/es/noticias/politica/detalle/4755062/desarme-eta-apoyo-parlamento-vasco-salvo-pp

 

Le parlement basque appelle l'Espagne et la France à soutenir le désarmement d’Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

 

Tous les partis politiques du parlement basque, à l'exception du Parti Populaire, ont soutenu la résolution qui appelle l’ETA à effectuer un désarmement « unilatéral, complet, définitif et vérifié ».

Le parlement basque, avec le soutien de tous les partis, sauf le Parti Populaire, a appelé ETA à réaliser un désarmement « unilatéral, complet, définitif et vérifié » et il a invité les gouvernements espagnols et français à contribuer au désarmement.

L’assemblée plénière du parlement de Vitoria-Gasteiz a approuvé Jeudi 6 Avril 2017 une proposition de loi du parti nationaliste basque (PNV) et du parti socialiste basque (PSE) pour le désarmement d’ETA, qui a reçu le soutien d’Euskal Herria Bildu et d’Elkarrekin Podemos, tandis que le Parti Populaire l’a rejeté .

La résolution appelle ETA à réaliser dans les délais les plus brefs un acte de désarmement « unilatéral, complet, définitif et vérifié ». Le parlement basque demande également à la Commission Internationale de Vérification (CIV) de « continuer à développer ses bons offices » pour achever le désarmement.

A travers le texte adopté Jeudi 6 Avril 2017, le parlement basque apprécie la participation des personnes et des institutions de la société civile qui ont participé aux préparatifs de l’acte de désarmement.

De même, le gouvernement basque est invité à développer de nouveaux efforts pour soutenir cet acte de désarmement. Les gouvernements espagnols et français sont invités à soutenir le désarmement.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:58

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-contre-la-criminalisation-du-mouvement-bds

 

Communiqué d'Ensemble contre la criminalisation du mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS).

 

Jeudi 16 Mars 2017

 

Le mouvement pour le BDS, proposé au mouvement de solidarité par les palestiniens pour qu’Israël réponde de ses violations du droit international, rencontre un soutien et un impact plus importants que jamais. Il peut mettre fin au silence complice de la communauté internationale.

 

Aussi, sous la pression du gouvernement d’extrême droite israélien, certains gouvernements visent à la criminalisation de ce mouvement citoyen et pacifique dans quelques pays.

 

En France, c’est la circulaire de Michèle Alliot-Marie élaborée sous la droite mais que les cinq années de gouvernement de François Hollande n’ont jamais remise en cause, qui est cet instrument de criminalisation du mouvement pour le BDS. Plusieurs recours en justice contre ces activités militantes ont été menés par des officines sionistes avec des résultats contrastés souvent favorables au mouvement pour le BDS.

 

De son côté, le conseil de Paris a voté au mois de février 2016 une résolution condamnant le mouvement pour le BDS sur la base d’une interprétation manifestement abusive d’un arrêt de la cour de cassation du mois d'octobre 2015.

 

Et récemment Nathalie Kosciusko-Morizet, en se référant à ce vote, en a remis une couche en exhortant le préfet de police de Paris à interdire toutes les activités du mouvement pour le BDS sur la voie publique.

 

Mais rien ne nous fera abandonner la solidarité avec la résistance du peuple palestinien en lutte pour ses droits légitimes. Ensemble poursuivra son action tant dans le cadre du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre les Palestiniens et les Israéliens (CNPJDPI) qu'avec le réseau BDS France.

 

Enfin face aux tentatives de nous faire taire, il n’est pas question de laisser faire ces dénis de démocratie. Outre le fait qu’elles rompent avec une tradition d’action pacifique, les tentatives actuelles de criminalisation du mouvement pour le BDS mettent en cause la liberté d’expression.

 

L’action militante et, en fin de compte, l’essence même de pratiques démocratiques risquent d’en faire les frais. Pour s’opposer à ces attaques, il faut une action large et unitaire de l’ensemble des organisations démocratiques.

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:43

 

http://www.francoisruffin.fr/picardie-debout-la-deferlante

 

Picardie debout, la déferlante

 

Avec des meetings à Longueau, à Flixecourt et à Abbeville, avec des porte-à-porte tous les week-ends et des centaines de présents partout, notre campagne a démarré sur les chapeaux de roue. Les militants aguerris nous disent « qu'on n’a pas vu cela depuis 1974 », ou 1973, ou 1977, selon les souvenirs.

 

Mais ce n’est rien. Ce n’est qu’un début. Après les élections présidentielles, il nous faudra une déferlante. La députée sortante du Parti Socialiste déverse des millions sur les maisons de retraite de la circonscription. Un autre sert le poulain des banquiers et de leurs médias. Un troisième est directement affilié à la section locale du mouvement des entreprises de France (MEDEF), que dirige son frère.

 

Bref, comme le répète notre slogan, ils ont l'argent, nous avons les gens. Nous avons vous. Vous êtes notre arme pour combler ce handicap.

 

C’est un terrain énorme que nous aurons à remonter. Avec cette difficulté en plus, faire exister dans les esprits une force très locale qui n’existe que dans la première circonscription de la Somme, sans équivalent ailleurs et sans déclinaison nationale.

 

C’est compliqué, mais c’est possible. C’est possible grâce à vous. Il va nous falloir des centaines et des milliers de bras, prêts à arpenter la circonscription, maison après maison, rue après rue et village après village.

 

Qu’on ne lâche rien. Qu’on soit partout. Qu’il n’y ait que nous. Nous devons dynamiter la campagne, l'écraser par notre présence et les éparpiller façon puzzle. Et ce raz-de-marée doit durer un mois.

 

Pour cela, les Picards Debout sont déjà au taquet. Mais les Nordistes Debout, les Parisiens Debout, les Bretons Debout, les Provençaux Debout et les Gascons Debout, sont les bienvenus. Venez vivre cette aventure. Posez des congés et vos jours de Réduction du Temps de Travail (RTT) entre le 12 mai et le 9 juin 2017. Profitez des ponts du printemps ou de la fin des examens. Nous vous offrons le rêve, une semaine picarde all inclusive.

 

Nous nous chargeons de l’hébergement et des animations, meetings, tractages et matches de football. Il y a eu le Larzac. Il y a eu la place de la République. Voici venir Flixecourt, Longueau et Camon. Et comme les braves de Napoléon, vous pourrez dire vous aussi que vous en étiez.

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:18

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/05/debat-presidentiel-nous-on-n-a-pas-d-immunite-ouvriere_5106148_4854003.html

 

Philippe Poutou et Nathalie Arthaud à l’offensive sur les affaires

 

Le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et la candidate de Lutte Ouvrière n’ont pas été relayés par les autres candidats sur cette question.

 

Par Jean-Baptiste de Montvalon

 

Etrange omerta que ce silence persistant sur les affaires, dont une accablante litanie rythme pourtant la campagne présidentielle depuis des semaines. Lors du premier débat télévisé, qui avait réuni les cinq principaux candidats sur la première chaîne de la télévision française, le Lundi 20 Mars 2017, Jean-Luc Mélenchon avait été le seul à briser le non-dit régnant sur le plateau en moquant les pudeurs de gazelle des journalistes qui venaient d’évoquer, sans plus de précision, le climat des affaires. « Ici, il n’y a que deux personnes qui sont concernées, François Fillon et Marine Le Pen. Nous n’avons rien à voir avec tout cela. Alors, s’il vous plaît, ne nous mettez pas dans le même sac », avait souligné le candidat du Mouvement de la France Insoumise.

S’il n’a assurément pas contribué à clarifier les positions des uns et des autres, le deuxième débat élargi aux onze candidats aura au moins permis aux téléspectateurs d’entendre des mots nettement plus clairs à ce sujet. Nous les devons à certains de ces petits candidats, les recalés du Lundi 20 Mars 2017, généralement ignorés, souvent moqués et parfois méprisés lorsqu’ils accèdent à l’antenne à une heure tardive. Un statut peu enviable, mais qu’ils ont retourné à leur profit, Mardi 4 Avril 2017, en faisant preuve d’une singulière et salutaire liberté de style et de paroles. Dans ce registre, Philippe Poutou s’est montré particulièrement efficace.

En refusant de poser pour la photographie de groupe, le candidat du NPA a marqué d’emblée sa différence. « Je suis ouvrier à l’usine Ford de Bordeaux. A part Nathalie Arthaud, je crois que je suis le seul à avoir un travail normal », a-t-il indiqué au moment de se présenter. Lorsque fut abordée la question de l’exemplarité en politique, c’est ce petit candidat en polo, comme égaré au milieu d’une flopée de costumes et de cravates, qui a rhabillé pour l’hiver certains de ses adversaires en mode très direct. « Depuis le mois de janvier 2017, c’est le régal. François Fillon, que des histoires, plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche. Nous avons aussi Marine Le Pen, c’est pareil, on pique dans les caisses publiques et le Front National, qui est contre le système, ne s’emmerde pas car il se protège grâce à l’immunité parlementaire, donc peinard ».

Marine Le Pen et François Fillon, ce dernier marmonnant « je vais vous foutre un procès, vous », ont tenté de l’interrompre. Mais le candidat du NPA a poursuivi sur sa lancée, jusqu’à ce scud qui fera date, « nous, quand nous sommes convoqués par la police, nous n'avons pas d’immunité ouvrière ». Pour la présidente du Front National, qui use de son immunité parlementaire pour refuser de se rendre à toute convocation policière ou judiciaire, le coup, salué par des applaudissements nourris dans le public, était rude et à double tranchant, côté pile, les affaires et, surtout, côté face, la remise en cause d’une candidate qui se veut la porte-parole des oubliés.

Nathalie Arthaud a pris le relais en s’en prenant au candidat de la droite. « Quand on est élu, on a plus de devoirs que les autres et on ne devrait pas avoir tous ces privilèges et ces passe-droits », a-t-elle souligné.

« Quand nous entendons François Fillon s’en prendre aux privilèges des cheminots quand lui-même s’accorde des largesses, cela choque. Je ne trouve pas cela normal. Quand on est travailleur, qu’on est ouvrier et qu’on est au chômage, des comptes, on en rend tous les jours. Quand on est au Revenu de Solidarité Active (RSA), là aussi, il y a des contrôleurs qui viennent. Et dans une entreprise, la caissière qui récupère un bon d’achat, elle est licenciée. Vous avez admis des erreurs mais, pour moins que cela, les gens sont mis à la porte », a-t-elle conclu en s’adressant directement à François Fillon.

Faute d’avoir été relayés par de plus grands candidats, ces quelques rappels à la réalité n’ont pas suffi à déstabiliser l’ancien premier ministre.

Mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics, François Fillon a pu filer une anaphore un brin surréaliste, « moi, président exemplaire ». Après une brève relance de l’une des journalistes, le candidat des Républicains a opposé une fin de non-recevoir, « je refuse de répondre aux journalistes qui, pendant deux mois et demi, ont fait mon procès. On a voulu me faire taire et on a voulu m’éliminer, je suis toujours là, personne ne viendra m’intimider. Ce sont les français qui porteront un jugement dans un peu moins de trois semaines ».

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 18:34

 

Steve Bannon exclu du Conseil National de Sécurité (CNS) de la Maison Blanche (Reuters)

 

Donald Trump a remanié le CNS, en excluant son conseiller Steve Bannon, a-t-on appris Mercredi 5 Avril 2017 auprès d'un responsable de la Maison Blanche.

 

La désignation à la fin du mois de janvier 2017 au sein de cette instance présidentielle du stratège en chef de la Maison Blanche, figure de la droite alternative proche des courants nationalistes et suprémacistes blancs, avait fait grincer des dents.

 

Plusieurs responsables républicains et d'anciens hauts responsables du renseignement s'étaient inquiétés de la présence d'un idéologue susceptible de politiser cette instance créée après la deuxième guerre mondiale pour conseiller le président sur les questions liées à la sécurité et à la politique étrangère.

 

Le CNS a déjà traversé des turbulences depuis le début de la présidence de Donald Trump avec la démission contrainte, au mois de février 2017, de son chef, Michael Flynn, pour ses contacts cachés avec l'ambassadeur de Russie à Washington, et son remplacement par le général Herbert Raymond Mac Master.

 

Un responsable de la Maison Blanche a expliqué, sous le sceau de l'anonymat, que la présence de Steve Bannon au CNS n'était plus requise depuis le départ de Michael Flynn.

 

Ce responsable a précisé que Steve Bannon avait été nommé au CNS pour faire contrepoids à Michael Flynn et qu'il n'avait participé qu'à une seule réunion du CNS.

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:46

 

http://www.jourdebout.net

 

Avant et après le Dimanche 23 Avril 2017

 

Que ce soit entre amis, en famille ou lors d'un débat public, les discussions relatives aux élections présidentielles et législatives de 2017 seront pour chacun d'entre nous autant d'occasions de rappeler la nécessité, l'urgence et l’importance de changer le fonctionnement de nos institutions et d'entamer un processus constituant.

Elles seront autant d'occasions d'informer à propos des alternatives telles que le référendum d'initiative citoyenne et le sénat citoyen.

Elles seront autant d'occasions de convaincre que c'est le seul sujet susceptible de nous rassembler.

Elles seront autant d'occasions de mobiliser les citoyens, les collectifs et les élus au-delà des sensibilités politiques, afin que notre présence sur les places publiques le Dimanche 23 Avril 2017 ne puisse être ignorée.

Elles seront autant d'occasions de promouvoir notre site en tant que portail vers les initiatives locales dans l'objectif de rendre visible l'ensemble des rassemblements.

Nous ne pouvons pas savoir à l'avance les conséquences de cet événement au sein de notre classe politique. Cependant, nous en sommes certains, il provoquera une onde de choc, une prise de conscience et un enthousiasme des citoyens, et la démocratie deviendra une question de temps.

Si nous ne sommes pas entendus lors des élections présidentielles, les élections législatives seront de nouvelles occasions de montrer notre volonté de changer les institutions. Toutes les élections à venir seront autant de Jours Debout tant que nous ne seront pas en démocratie.

La démocratie ne se fera pas sans nous.

Il n'y a pas d'alternative.

Soyons l'alternative.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:25

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/03/les-socialistes-espagnols-au-bord-de-l-eclatement_5104946_3214.html

 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) au bord de l’éclatement

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Lundi 3 Avril 2017

 

Sera-t-il possible de reconstruire le PSOE après les élections primaires internes ? C’est la question qui agite la formation, appelée à désigner son prochain secrétaire général le 21 mai 2017. Cerné sur sa gauche par le parti anti-austérité Podemos et sur sa droite par le parti centriste et libéral Ciudadanos, le PSOE doit définir son orientation pour les prochaines années alors qu’il traverse une crise profonde, qu'il a obtenu un piètre résultat aux élections législatives du mois de juin 2016, vingt deux pour cent des voix, et qu'il a perdu six millions d’électeurs depuis 2008.

Or les élections primaires pourraient rouvrir de vieilles blessures. Cinq candidats ont annoncé leur pré-candidature, dont l’ancien président basque Patxi Lopez, la puissante baronne andalouse Susana Diaz ou encore l'ancien secrétaire général évincé au mois d'octobre 2016, Pedro Sanchez. Mais c’est un duel entre ces deux derniers, rivaux irréconciliables, représentant deux visions diamétralement opposées du parti, qui est attendu.

Tous deux s’étaient déjà affrontés au mois d'octobre 2016 quand plusieurs ténors régionaux et cadres du parti, menés par la présidente andalouse, avaient brutalement poussé Pedro Sanchez à la démission. Ils ne toléraient plus ses tentatives de sceller un accord de gouvernement avec le parti de la gauche radicale Podemos et les indépendantistes catalans.

Tenante de la ligne de l'ancien premier ministre Felipe Gonzalez, Susana Diaz, qui gouverne l’Andalousie grâce au soutien de Ciudadanos, estimait qu’il valait mieux faciliter un deuxième mandat du conservateur Mariano Rajoy au lieu de tenter de former un gouvernement Frankenstein ou d’aller vers de troisièmes élections. Pedro Sanchez, lui, ne démordait pas de son mantra, le no es no à Mariano Rajoy, et se posait en représentant des militants de gauche face aux cadres du parti dont il dénonçait le virage à droite.

Susana Diaz a remporté la bataille. Une direction intérimaire qui lui est favorable a pris les rênes du parti il y a six mois, Mariano Rajoy a obtenu l’investiture du parlement grâce à l’abstention des députés du PSOE et Pedro Sanchez a perdu la plupart de ses soutiens parmi les cadres du PSOE. Mais gagnera-t-elle la guerre ?

À quarante deux ans, Susana Diaz part favorite et ne se serait pas présentée si elle n’était pas convaincue qu’elle allait l’emporter, elle qui prépare son ascension à la tête du PSOE depuis des années.

Adoubée Dimanche 26 Mars 2017 lors d’un meeting à Madrid par les principales figures du PSOE, des anciens présidents du gouvernement Felipe Gonzalez ou José Luis Rodriguez Zapatero à la majorité des présidents des fédérations régionales, elle contrôle l’appareil du PSOE.

« En se présentant ainsi entourée, elle a transmis un avertissement à ceux qui pourraient être derrière Pedro Sanchez. S’il gagne, le parti perd. C’est un jeu dangereux et plein de risques », souligne le politologue Fernando Vallespin dans le Pais. « Le grand défi de Susana Diaz si elle remporte les primaires n’est pas tant de ressouder l’organisation que de montrer si elle est capable d’apporter de la valeur ajoutée à un parti qui traverse le pire moment électoral depuis la transition ».

« Si Susana Diaz l’emporte, il est possible que se produise une scission de la gauche du PSOE. Si c’est Pedro Sanchez, il aura de grandes difficultés pour obtenir un soutien interne », ajoute le politologue Pablo Simon, professeur d’université et cofondateur du think tank Politikon. « Mais la vraie question n’est pas abordée par le PSOE qui ne cesse de perdre des voix depuis 2011. Il a un concurrent à gauche qui rogne sur son électorat jeune et urbain. Il a de graves difficultés pour rénover ses cadres vieillissants et attirer des jeunes talents. Or, d’un côté, Pedro Sanchez paraît être mû par la vengeance et, de l’autre côté, les barons régionaux pensent qu’il faut opter pour le repli sur soi pour attendre que passe la tempête ».

Pour le politologue, Pedro Sanchez peut encore créer la surprise. Car si le vote des élections primaires était ouvert aux électeurs du PSOE, il aurait de grandes chances de l’emporter. « Il est de loin le préféré des électeurs du PSOE, selon les sondages, alors que Susana Diaz est celle qui provoque le plus de rejet », souligne Pablo Simon.

Cependant, le vote est limité aux quelque cent soixante dix mille militants dont le principal vivier est l’Andalousie, le fief de Susana Diaz.

Aucun sondage ne permet de connaître leurs préférences. Mais il ne faut pas minimiser la force de Pedro Sanchez, qui se pose en Spartacus, seul face à Rome, comme l’a souligné le chroniqueur politique Ruben Amon dans le Pais.

Consciente de sa mauvaise image, Susana Diaz ne cesse de répéter qu’il « n’y a pas de bons ni de mauvais socialistes au PSOE » et elle demande, face au « vote de la rancœur », le vote « de l’espoir et de l’avenir, de tourner la page et rendre la confiance en soi à une organisation qui a donné les meilleures années à ce pays ». Elle se définit comme « cent pour cent socialiste, sans additif ». Car face à elle, Pedro Sanchez, qui est parvenu à récolter cent mille euros en un mois par financement participatif et qui parcourt l’Espagne à la rencontre des bases socialistes, remplissant les salles, se définit comme le « candidat des militants, capable de récupérer le vrai PSOE ».

Depuis six mois, la direction intérimaire du PSOE tentait de recoller les morceaux et elle semblait sur la bonne voie, ayant renoué les liens avec le Parti Socialiste Catalan (PSC) qui avait refusé de faciliter l’investiture de Mariano Rajoy, démontrant que le PSOE pouvait faire une opposition utile au parlement, imposant au gouvernement de Mariano Rajoy des réformes telles que la hausse du salaire minimum ou l’augmentation des congés paternité ou lançant des propositions de loi pour abroger les mesures les plus polémiques de la précédente législature, telle que la loi de sécurité, dite loi bâillon. Dans les sondages, le PSOE commence tout juste à remonter.

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 18:58

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/03/les-detenus-kurdes-denoncent-leur-conditions-d-incarceration-en-turquie_5104990_3214.html

 

Les détenus kurdes dénoncent leurs conditions d’incarcération en Turquie

 

Depuis le mois de février 2017, une centaine de prisonniers politiques suivent des grèves de la faim pour dénoncer le bafouement de leurs droits élementaires par les autorités turques.

 

Par Marie Jégo, envoyée spéciale du Monde à Diyarbakir

 

A deux semaines du référendum constitutionnel, le gouvernement islamo-conservateur turc ne veut pas de vagues autour des prisonniers politiques kurdes. C’est ce que semble indiquer la réponse des autorités à la grève de la faim de Selahattin Demirtas, le coprésident du parti démocratique des peuples (HDP), incarcéré dans la prison d’Edirne, à l’ouest de la Turquie, avec quelques-uns de ses compagnons. Entamée Vendredi 31 Mars 2017, sa grève a pris fin le soir même sur la foi des promesses de la direction pénitentiaire de résoudre les problèmes.

 

La nouvelle a été annoncée dans un communiqué diffusé le jour même par le HDP et signé par les prisonniers politiques d’Edirne. Visé par plusieurs procédures judiciaires, le chef kurde est accusé de diriger une organisation terroriste et de faire de la propagande terroriste pour le compte du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ce pour quoi il risque cent quarante-deux ans de prison.

 

Dès le mois de février 2017, des centaines de détenus kurdes ont entamé des grèves de la faim afin de dénoncer les pratiques punitives et inhumaines ayant cours dans les prisons. Ils reprochent à l’administration pénitentiaire de ne pas respecter les droits élémentaires des détenus, lesquels sont limités dans leurs visites, leurs lectures et leur communication. Ils dénoncent l’isolement, les fouilles, les saisies abusives de leurs objets personnels et le manque d’accès à la télévision, à la radio, aux journaux, aux livres et au courrier. Une centaine de détenus étaient toujours en grève Vendredi 31 Mars 2017. Selon le HDP, l’état de santé de certains d’entre eux est critique.

 

Lundi 3 Avril 2017, une délégation du HDP comprenant le député Sirri Süreyya Önder et sa collègue Pervin Buldan va rencontrer Bekir Bozdag, le ministre de la justice, afin d’évoquer la situation des détenus kurdes en prison. Si la rencontre a lieu, elle marquera la première prise de contact entre le parti de la justice et du développement (AKP) et le HDP depuis 2015, l’année où les pourparlers de paix ont volé en éclats. Vendredi 31 Mars 2017, lors d’une conférence de presse, Sirri Süreyya Önder a tourné en dérision l’accusation de liens avec le PKK retenue contre les treize députés du HDP emprisonnés. Si quelqu’un est à blâmer pour ses relations avec le PKK, c’est moi, a-t-il expliqué. Au moment des pourparlers entre les autorités turques et le PKK, entre 2008 et 2015, il a bien parlé une centaine de fois à des représentants du PKK avec le plein accord du gouvernement alors très impliqué dans les négociations.

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 18:43

 

L'Union des Organisations de Secours et de Soins Médicaux (UOSSM) porte à une centaine le nombre de tués dans une attaque au gaz en Syrie (Reuters)

 

Des avions, appartenant vraisemblablement à l'armée syrienne, auraient mené Mardi 4 Avril 2017 des attaques au gaz qui ont tué une centaine de personnes et qui en ont intoxiqué quatre cent autres, dans une ville tenue par les rebelles dans le nord-ouest de la Syrie, selon le dernier bilan fourni par l'UOSSM.

Le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), actuellement présidé par les Etats-Unis, a annoncé qu'il se réunirait Mercredi 5 Avril 2017 à 14 heures pour évoquer ces attaques. Un peu plus tôt, la France avait, par la voix de son ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, réclamé la tenue d'une telle réunion d'urgence.

L'attaque a visé Khan Cheikhoune, dans le sud de la province d'Idlib. Les personnes touchées ont été victimes d'intoxication, de suffocation ou d'évanouissement, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui ajoute que certaines présentaient de l'écume à la bouche.

D'après des sources médicales, ces symptômes correspondent à une attaque à l'aide d'agents chimiques.

« Mardi 4 Avril 2017 à 17 heures 15, le bilan des attaques chimiques est d’une centaine de morts par suffocation et quatre cent victimes suite à plusieurs attaques chimiques massives au gaz toxique depuis ce matin dans le village de Khan Cheikhoune au sud de la région d'Idlib », indique l'organisation basée à Paris, dans un communiqué.

« Le centre des casques blancs de Khan Cheikhoune, ainsi que l’hôpital al Rahme ont été aussi touchés par une attaque chimique », ajoute-t-elle.

« Nous recensons plus d’une quarantaine d’attaques depuis ce matin. Elles continuent encore en ce moment ».

« Mardi 4 Avril 2017 à 6 heures 30, des avions militaires ont pris pour cible Khan Cheikhoune avec des gaz qui seraient du sarin ou du chlore », a dit Mounzer Khalil, directeur des services de santé d'Idlib, lors d'une conférence de presse, en parlant d'hôpitaux débordés.

Il s'agirait, si elle est confirmée, de l'attaque chimique la plus meurtrière en Syrie depuis celle au gaz sarin qui a tué plusieurs centaines de civils dans la région de la Ghouta, près de Damas, au mois d’août 2013. Les pays occidentaux avaient tenu le régime syrien responsable de cette attaque, alors que Damas l'avait imputée aux rebelles.

Le commandement syrien a démenti catégoriquement que l'armée de l'air du régime de Damas ait jamais utilisé des armes chimiques.

« Nous réfutons absolument l'usage d'armes chimiques ou toxiques à Khan Cheikhoune aujourd'hui et l'armée n'a jamais utilisé et n'utilisera jamais d'armes chimiques », dit l'armée gouvernementale syrienne dans un communiqué.

A Moscou, le ministère de la défense a assuré qu'aucun avion russe n'avait mené de raid tout récemment dans la province d'Idlib.

« L'armée de l'air russe n'a mené aucun raid dans le secteur de Khan Cheikhoune dans la province d'Idlib », a déclaré le ministère russe cité par l'agence de presse Russian news aud Information Agency (RIA).

Des membres de la commission d'enquête de l’ONU sur la Syrie ont déclaré qu'il était « impératif que les auteurs de telles attaques soient identifiés et rendent des comptes ». Le recours aux armes chimiques et le fait de viser délibérément des centres médicaux « équivalent à des crimes de guerre et à des graves violations des droits humains », ajoute cette commission indépendante, dirigée par le brésilien Paulo Pinheiro.

La Maison Blanche a imputé directement l'attaque chimique au régime de Bachar al Assad et a jugé que cet acte était un acte « répréhensible que le monde civilisé ne peut pas ignorer ». Elle a ajouté qu'elle n'était pas disposée à parler des prochaines mesures à prendre sur la Syrie.

A Paris, François Hollande a pointé la responsabilité « politique, stratégique et morale » des soutiens du régime de Bachar al Assad après cette attaque.

« Le président de la république française dénonce avec indignation l'attaque aérienne à l’arme chimique perpétrée Mardi 4 Avril 2017 vers 7 heures du matin à Khan Cheikhoune, une ville du nord-ouest de la Syrie tenue par les rebelles », lit-on dans un communiqué de l'Elysée.

L'Union Européenne a estimé que le président syrien Bachar al Assad était le premier responsable de l'attaque du Mardi 4 Avril 2017.

« Les nouvelles reçues aujourd'hui sont abominables. Cela nous rappelle tristement que la situation sur le terrain continue d'être dramatique dans nombre de secteurs de Syrie », a dit à la presse Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne. « Manifestement, le premier responsable est le régime, car c'est lui avant tout qui a le devoir de protéger sa population », a-t-elle continué.

Pour le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, Bachar al Assad sera coupable de crimes de guerre s'il s'avère que le régime est responsable de ces attaques à l'arme chimique.

Quant à la Turquie, dont la frontière jouxte la province d'Idlib, elle a condamné un crime contre l'humanité susceptible de faire échouer le processus de paix en cours à Astana au Kazakhstan. Elle demande à l'Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) d'ouvrir sans attendre une enquête sur les événements de Khan Cheikhoune.

 

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