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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:10

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/01/chantal-mouffe-m-macron-stade-supreme-de-la-post-politique_5136932_3232.html

 

Emmanuel Macron, stade suprême de la post-politique

 

Dans une tribune au Monde, la philosophe Chantal Mouffe, proche de Jean-Luc Mélenchon, reproche au nouveau président d’être la parfaite incarnation d’une politique qui interdit le débat en reléguant aux extrêmes toute opposition afin d’imposer des idées libérales.

 

Par Chantal Mouffe, professeure de théorie politique à l'université de Westminster, à Londres

 

Jeudi Premier Juin 2017

 

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la république, les médias se pâment d’admiration devant la nouveauté de son programme. En dépassant le clivage entre la droite et la gauche, il apporterait la solution aux éternels blocages de la société française. La République En Marche (REM) serait porteuse d’une révolution démocratique apte à libérer toute l’énergie des forces progressistes, jusqu’ici bridées par les partis traditionnels.

Il est tout de même assez paradoxal de présenter comme remède à la profonde crise de représentation qui affecte les démocraties occidentales précisément le type de politique qui est à l’origine même de cette crise. Car celle-ci résulte de l’adoption, dans la plupart des pays européens, de la stratégie de la troisième voie théorisée en Grande-Bretagne par le sociologue Anthony Giddens et pratiquée par le New Labour de Tony Blair.

Déclarant obsolète le clivage entre la droite et la gauche, cette stratégie prônait une nouvelle forme de gouvernance nommée centrisme radical.

Selon Tony Blair, « nous étions tous de la classe moyenne », les anciens antagonismes avaient disparu et le modèle antagoniste de la politique était devenu caduc. Il n’y avait plus une politique économique de droite et une politique économique de gauche, mais seulement une « bonne politique et une mauvaise politique ». Cette perspective post-politique se fondait sur le fameux There Is No Alternative (TINA) de Margaret Thatcher, la conviction qu’il n’y avait pas d’alternative à la mondialisation néo libérale.

Après avoir été saluée en Allemagne par Gerhard Schröder et sa Neue Mitte, son Nouveau Centre, la troisième voie de Tony Blair a été progressivement adoptée par la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates, qui se définissent désormais comme de centre gauche. C’est ainsi qu’a été établi en Europe le consensus au centre qui, en effaçant la frontière entre la droite et la gauche, a privé les citoyens de la possibilité d’avoir le choix, lors des élections, entre des projets différents.

Cette absence d’alternative est à l’origine de beaucoup des problèmes auxquels nous sommes confrontés, le discrédit des institutions démocratiques, la montée de l’abstention et le succès croissant des partis populistes de droite.

Ceux-ci, en prétendant qu’ils allaient rendre au peuple le pouvoir confisqué par les élites, ont réussi à s’implanter durablement dans de nombreux pays. Quant à la sociale démocratie, cette dérive vers le centre gauche lui a été fatale et elle est entrée en crise presque partout en Europe.

Or, comme nous le savons depuis Nicolas Machiavel, il existe dans la société des intérêts et des positions irréconciliables et il ne suffit pas de nier ces antagonismes pour les faire disparaître. L’objectif d’une démocratie pluraliste n’est pas d’arriver au consensus, mais de permettre au dissensus de s’exprimer grâce à des institutions qui le mettent en scène d’une façon agonistique.

Dans la lutte agonistique, les opposants ne se traitent pas en ennemis mais en adversaires. Ils savent qu’il y a des questions sur lesquelles ils ne vont pas pouvoir se mettre d’accord, mais ils respectent leurs droits respectifs à se battre pour faire gagner leur camp. Le rôle des institutions démocratiques consiste alors à fournir le cadre pour « s’opposer sans se massacrer », comme le soulignait l’anthropologue Marcel Mauss.

Dans la tradition républicaine, l’opposition entre la droite et la gauche est la façon de donner forme à la division de la société. La démocratie pluraliste est le lieu d’une tension entre les idéaux d’égalité et de liberté, tension qui doit être constamment renégociée dans la confrontation agonistique entre la droite et la gauche.

C’est à travers elle que peut s’exprimer la souveraineté populaire, qui est un des piliers de l’idéal démocratique. C’est là que se trouve l’enjeu d’une politique démocratique authentique.

Si nous pouvons affirmer que nous vivons maintenant dans des sociétés post démocratiques, c’est parce que, avec le triomphe de l’hégémonie néo libérale, la souveraineté populaire a été privée de son champ d’exercice. Le consensus post politique ne laisse place qu’à l’alternance au pouvoir entre le centre droit et le centre gauche, tous les deux servant les diktats du néo libéralisme.

Tous les partis qui n’acceptent pas ce scénario sont renvoyés aux extrêmes et accusés de mettre la démocratie en danger. Emmanuel Macron pousse cette logique encore plus loin et sa supposée nouveauté consiste tout simplement à évacuer le semblant de contestation qui existait encore avec le bipartisme. Dorénavant, c’est la possibilité même de contestation qui est récusée avec la disparition de la distinction entre la droite et la gauche. C’est vraiment le stade suprême de la post politique.

Mais comme il n’y a pas de politique sans frontière entre nous et eux, il est amené à en construire une autre entre progressistes et conservateurs. Une telle frontière n’institue pas un rapport d’ordre politique entre adversaires. Faisant l’impasse sur les configurations de pouvoir, elle sert à disqualifier les différentes formes d’opposition en les assimilant sous un même vocable, celui de conservateurs.

Emmanuel Macron s’autorise ainsi à dédaigner en tant que conservateurs le grand nombre de français opposés à sa politique et à ignorer les revendications de la France d’en bas.

Qu’une telle politique conduise inévitablement à la révolte des catégories populaires ne semble pas l’inquiéter. Un tel aveuglement est proprement hallucinant, car ce recyclage de la troisième voie, au lieu d’endiguer le Front National, comme il se l’imagine, peut conduire à son renforcement et même à sa victoire en 2022.

Heureusement, le très bon score de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles françaises et l’enthousiasme populaire autour du Mouvement de la France Insoumise (MFI) nous montre qu’une autre issue est possible, celle d’une révolution citoyenne.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 15:22

 

http://www.lechorepublicain.fr/dreux/politique/2017/05/11/le-parti-communiste-retire-ses-candidats-sur-dreux-et-nogent-le-rotrou_12398729.html

 

Le Parti Communiste Français (PCF) retire ses candidats à Dreux et à Nogent-le-Rotrou

 

Jeudi 11 Mai 2017

 

Les responsables de la fédération départementale d’Eure et Loir du PCF ont décidé, après une longue réflexion, de partager les circonscriptions avec le Mouvement de la France Insoumise (MFI).

La décision n'a pas été facile à prendre. Mais les communistes l'ont prise, les responsables départementaux annoncent, Jeudi 11 Mai 2017, qu'ils retirent leurs candidats dans deux des quatre circonscriptions du département.

Gisèle Quérité, responsable départementale du PCF, avait déclaré que « la situation politique est très grave » après la rupture des négociations entre le PCF et le MFI.

Mais, elle n'avait pas voulu précipiter les choses laissant entendre que « les camarades doivent encore se réunir et réfléchir avant de prendre des décisions ».

Vingt quatre heures plus tard, le PCF et le Front De Gauche (FDG) annoncent la décision dans un communiqué, « nous ne participerons pas à cette politique de la terre brûlée. Comme il l'a proposé de nombreuses fois au MFI et dans une volonté d'unir la gauche de transformation sociale et écologique, nous décidons de retirer nos candidatures à Dreux et à Nogent-le-Rotrou ».

Le PCF et le FDG n'investissent que deux candidats, « en soutenant Hugues Villemade à Chartres et en présentant Dominique Garcia à Châteaudun ».

Les communistes laissent le champ libre aux candidats du MFI à Dreux et à Nogent-le-Rotrou.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 15:04

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/05/16/le-decret-anti-immigration-de-trump-a-nouveau-devant-les-juges_5128673_3222.html

 

Le décret contre l'immigration de Donald Trump à nouveau devant les juges

 

Les cours d’appel de deux états américains examinent le blocage de la seconde mouture du texte, qui interdit l’entrée des ressortissants de sept pays musulmans.

 

Par Nicolas Bourcier

 

Mardi 16 Mai 2017

 

Une vague d’indignation internationale, un parti républicain partagé et un imbroglio juridique, le très controversé décret migratoire, paraphé une première fois le 27 janvier 2017 par Donald Trump au nom de la sécurité des Etats-Unis, puis réécrit quelques jours plus tard après avoir été bloqué par des juges d’Hawaï et de l'état du Maryland, n’en finit pas de placer son administration dans une situation difficile.

Le 27 janvier 2017, Donald Trump soulevait une vague d’indignation internationale en signant un décret intitulé « protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis ».

L’ordre présidentiel interdisait pendant quatre-vingt-dix jours toute entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays, tous à majorité musulmane, Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Les réfugiés syriens, eux, étaient définitivement interdits d’entrée, jusqu’à nouvel ordre.

Une semaine plus tard, son application était bloquée par un juge fédéral de Seattle, décision ensuite validée par une cour d’appel de San Francisco, le 9 février 2017, poussant le président républicain à revoir sa copie.

Le 15 mars 2017, Donald Trump subit un deuxième camouflet lorsqu’un juge d’Hawaï suspend la deuxième version du décret signée dix jours plus tôt. Comme pour le premier texte, le juge fédéral Derrick Watson a estimé que le décret visait spécifiquement une confession, l’islam. Le 16 mars 2017, une autre suspension partielle du décret révisé était décidée par un juge fédéral du Maryland.

Une semaine après avoir tenté de défendre son décret devant les juges de la cour d’appel du quatrième circuit de Richmond, capitale de la Virginie, qui traitait la décision du Maryland le 7 mai 2017, le gouvernement a de nouveau essayé, Lundi 15 Mai 2017, d’exposer le bien-fondé de son initiative devant la cour d’appel de Seattle, sur la côte ouest, chargée d’examiner la décision prise à Hawaï.

A nouveau, les magistrats de la cour d’appel fédérale du neuvième circuit se sont inquiétés de la rhétorique contre les musulmans utilisée par le candidat républicain lors de son accession à la présidence et ils ont fait part de leurs doutes quant à l’opportunité du texte, qui ferme les frontières aux réfugiés et qui suspend l’octroi de visas pour les ressortissants d’Iran, de Libye, de Syrie, de Somalie, du Soudan et du Yémen.

A nouveau encore, l’avocat du ministère de la justice a répété le principal argument de l’administration de Donald Trump, les questions d’immigration et de sécurité nationale relèvent de la Maison Blanche.

Etrange répétition, qui semble préfigurer, à terme, un renvoi du dossier devant la cour suprême des Etats-Unis.

L’avocat du ministère de la justice, Jeffrey Wall, présent à Richmond et à Seattle, a déclaré aux juges que la directive du président s’inscrit dans son devoir de sécuriser les frontières de la nation et qu’elle ne fait pas de discrimination envers les musulmans dans sa langue ou dans son fonctionnement.

Dans le passé, plusieurs présidents ont bloqué des ressortissants étrangers, Jimmy Carter a refusé l’entrée à certains Iraniens lors de la crise des otages, entre 1979 et 1981, son successeur, Ronald Reagan, a empêché les cubains d’entrer aux Etats-Unis s’ils n’avaient pas de membres de leur famille présents sur le territoire et Barack Obama a écarté des fonctionnaires nord-coréens. Lundi 15 Mai 2017, Jeffrey Wall a déclaré que le décret n’avait rien de religieux. « Il s’adresse aux étrangers à l’étranger, qui n’ont pas les droits constitutionnels », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « le président a précisé qu’il parlait de groupes islamiques terroristes et des pays qui les hébergent ou les soutiennent, comme l’Etat Islamique ou al Qaida ».

« La priorité du président est que l’on avance les bons arguments pour mettre en vigueur le décret d’interdiction », a assuré Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche.

Les états et les associations opposés au décret prétendent que le décret viole la constitution en raison de son aspect discriminatoire envers l’islam. Ils rappellent les déclarations du candidat Donald Trump, faites à plusieurs reprises lors de la campagne présidentielle, affirmant qu’il interdirait aux musulmans d’entrer dans le pays. En prononçant sa décision de bloquer le décret au mois de mars 2017, le juge Derrick Watson, à Honolulu, a évoqué « une preuve importante et irréfragable d’hostilité religieuse » dans les déclarations de campagne de Donald Trump.

S’exprimant devant la cour d’appel du neuvième circuit, Lundi 15 Mai 2017, Neal Katyal, l’avocat d’Hawaï, a déclaré que Donald Trump avait maintes fois parlé d’une « interdiction musulmane », même après la campagne. « Pas besoin d’être dans la tête du président, pas besoin d’être Sigmund Freud » pour savoir ce que Donald Trump pense des musulmans, a-t-il affirmé à la barre. Selon l’avocat, le président se garde bien de se désavouer sur la question, « il pourrait par exemple dire ce qu’a dit le président George Bush après le 11 septembre 2001, que le terrorisme n’a rien à voir avec la religion musulmane, que l’islam n’est pas cela et que l’islam, c’est la paix. Au lieu de quoi, il dit que l’islam nous déteste ».

Les opposants au décret rappellent aussi que le président a certes une large autorité sur l’immigration, mais que ce pouvoir s’étend uniquement dans le cadre défini par le congrès. Parce que le congrès a déjà adopté un plan concernant les personnes susceptibles d’être interdites de territoire pour des activités terroristes, disent-ils, le président ne peut pas passer outre un tel dispositif avec son décret.

Plusieurs amendements à la constitution sont concernés par ce décret, le quatorzième amendement, qui assure à tous « l’égale protection des lois », le cinquième amendement, qui assure la « procédure régulière », c’est-à-dire la garantie de ne pas subir un traitement arbitraire de la part de l’état ou d’une de ses branches, et le premier amendement, qui interdit à l’état de favoriser des religions aux dépens d’autres religions.

L’idée d’interdire aux adhérents d’une religion d’entrer sur le territoire américain n’est donc pas en conformité avec ces principes. Le fait de déguiser une telle préférence ethno religieuse, en langage national ou territorial, et d’abuser donc des droits de tous les ressortissants de plusieurs états ne change rien sur le fond, selon James Cohen, spécialiste des Etats-Unis.

Toutefois, en 1952, en pleine période de paranoïa d’infiltration communiste, le congrès a donné au président l’autorité en vertu de la loi sur l’immigration et la nationalité d’agir, « chaque fois que le président constate que l’entrée d’étrangers ou de toute classe d’étrangers aux Etats-Unis serait préjudiciable aux intérêts des Etats-Unis, il peut suspendre l’entrée de tous les étrangers ou de toute catégorie d’étrangers en tant qu’immigrants ou non-immigrés, ou imposer à l’étranger des restrictions qu’il jugera appropriées », dit la loi.

Celle-ci fut ensuite sérieusement limitée par une autre loi de l’immigration adoptée en 1965 par le congrès et qui mit fin aux quotas par origine nationale, dont les connotations racistes étaient clairement reconnues. La façon dont ces lois autorisent ou contraignent les actions du président Donald Trump est un aspect clé du dossier.

Les deux tentatives visant à fermer les frontières ont entraîné une chute du nombre de réfugiés aux Etats-Unis au cours des deux derniers mois, bien que ces décrets soient bloqués par les tribunaux.

Le nombre de réfugiés arrivant aux Etats-Unis a atteint deux mille soixante dix personnes au mois de mars 2017, soit le plus faible chiffre enregistré ces six dernières années, si l’on excepte l’année 2013, lorsque le gouvernement fédéral était à l’arrêt.

Le décret signé par Donald Trump au mois de janvier 2017 fait passer le seuil des réfugiés de cent dix mille à cinquante mille personnes. Ce chiffre n’a été bloqué par une cour qu’au mois de mars 2017. Durant les semaines précédentes, le département d’état a sévèrement limité les arrivées de réfugiés.

Ni le juge Theodore Chuang, dans le Maryland, ni Derrick Watson, à Hawaï, n’ont retenu le raisonnement de l’administration selon lequel l’interdiction d’entrée sur le territoire concerne la sécurité nationale. Le juge Derrick Watson a indiqué que, si les tribunaux ne doivent pas examiner la psyché voilée et les motifs secrets du pouvoir exécutif, « les faits ne nécessitent pas une telle enquête inadmissible ».

Toutefois, la portée des deux décisions des juges a varié. Derrick Watson a bloqué le gouvernement fédéral pour empêcher l’interdiction du territoire et la suspension du programme de réfugiés. Le juge Theodore Chuang a seulement bloqué l’interdiction d’entrée sur le territoire, disant qu’il n’était pas clair que la suspension du programme de réfugiés soit motivée par des préjugés religieux.

Les tribunaux d’appel de l’état de Washington et de Virginie émettront leurs décisions dans plusieurs jours, voire plusieurs mois, sans qu’aucune date n’ait été annoncée. Selon de nombreux spécialistes, les cas visant l’interdiction de voyager devraient parvenir à la cour suprême. Ils estiment que, même devant cette haute juridiction, le président américain n’est pas certain de l’emporter.

Même si les cours d’appels donnent raison au gouvernement de Donald Trump, ce qui, au vu de la composition des juges du neuvième circuit, tous nommés par Barack Obama, paraît peu probable, des recours peuvent encore être déposés par les états. Une hypothèse qui renforce encore un peu plus l’idée que l’affaire se terminera entre les mains des juges de la cour suprême des Etats-Unis.

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 14:34

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18V08N-OFRTP?sp=true

 

Nouvel attentat à Londres, sept morts, les trois assaillants tués (Reuters)

 

Une attaque terroriste au véhicule bélier et au couteau a fait sept morts et une cinquantaine de blessés Samedi 3 Juin 2017 dans le quartier de London Bridge, au coeur de la capitale britannique.

Les assaillants, trois hommes, ont été rapidement abattus par la police dans le marché couvert de Borough Market après avoir abandonné leur véhicule puis poignardé des gens au hasard.

Il s'agit de la troisième attaque à caractère terroriste en Grande-Bretagne en moins de trois mois, après celle commise par un homme seul à Westminster le 22 mars 2017, qui a fait cinq morts, et l'attentat suicide à Manchester le 22 mai 2017 à la fin d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande, qui a fait vingt deux morts et cent seize blessés.

La double attaque, qui a duré huit minutes, a débuté Samedi 3 Juin 2017 vers 22 heures à la sortie du London Bridge, sur la rive droite de la Tamise, selon un mode opératoire déjà vu à Nice au mois de juillet 2016 sur la promenade des Anglais ou à Berlin au mois de décembre 2016.

Une camionnette de couleur blanche a foncé sur des piétons en zigzaguant. Ses trois occupants ont ensuite abandonné le véhicule et poignardé des gens dans le marché couvert de Borough Market, zone de restaurants à la mode et de pubs très fréquentés, en particulier le samedi soir.

Les services ambulanciers disent avoir transporté quarante huit blessés dans cinq hôpitaux londoniens. Selon le maire de Londres, Sadiq Khan, certains des blessés se trouvent dans un état grave.

L'un deux est un ressortissant français, a fait savoir l'Elysée à Paris. Au moins quatre français ont été blessés.

Les trois assaillants portaient de faux gilets explosifs, a déclaré le chef de la police antiterroriste britannique, Mark Rowley.

La chef de la police métropolitaine de Londres, Cressida Dick, a fourni Dimanche 4 Juin 2017 un bilan aggravé de sept morts. Interrogée sur l'identité des assaillants, elle a dit l'ignorer à ce stade. Le périmètre de sécurité déployé autour de London Bridge va être maintenu pour le moment et la station de métro London Bridge reste fermée.

Un témoin a dit à Reuters avoir vu six corps allongés sur le trottoir près du London Bridge. « J'ai immédiatement pensé à l'attaque de Westminster », a-t-il déclaré en décrivant une camionnette qui zigzaguait pour faucher des piétons.

Les agresseurs étaient armés de longs couteaux de cuisine et ils poignardaient les gens au hasard, a raconté un chauffeur de taxi à la British Broadcasting Corporation (BBC). Des clients se sont défendus en leur jetant des tables et des chaises.

Un témoin cité par la chaîne de télévision américaine Cable News Network (CNN) dit avoir vu deux personnes poignardées dans un restaurant, une serveuse à la gorge et un client dans le dos.

L'attentat est survenu quatre jours avant les élections législatives anticipées que Theresa May a convoquées pour se doter, espère-t-elle, d'une majorité parlementaire plus confortable en vue des négociations sur le Brexit.

Le parti conservateur au pouvoir a annoncé la suspension de sa campagne électorale, comme il l'avait fait après l'attentat de Manchester.

Le parti travailliste, principale force d'opposition, a fait de même, pendant la journée du Dimanche 4 Juin 2017.

Après l'attentat de Manchester, le niveau d'alerte avait été relevé de sévère à critique, son niveau le plus élevé, par crainte d'une nouvelle attaque. Il avait été rabaissé quelques jours plus tard. Un concert en hommage aux victimes doit se tenir Dimanche 4 Juin 2017 à Manchester. Il a été maintenu.

Le maire de Londres a dénoncé une « attaque délibérée et lâche contre des innocents. Il n'y a aucune justification à de tels actes barbares », a-t-il dit.

Dès l'annonce de l'attaque, les autorités ont demandé aux habitants d'éviter le secteur de London Bridge et de se mettre à l'abri plutôt que de rentrer chez eux. Des dizaines de personnes ont été exfiltrées du quartier, certaines les mains sur la tête.

L'attaque n'a pas été revendiquée mais le groupe Etat Islamique a diffusé Samedi 3 Juin 2017 sur la messagerie cryptée Telegram un message dans lequel il appelle ses partisans à attaquer les croisés avec des camions, des couteaux et des armes à feu, pendant le mois sacré de ramadan.

Le président Emmanuel Macron a assuré sur Twitter que la France était « plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni ». La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait de même, insistant sur la détermination requise face au terrorisme.

Le président russe, Vladimir Poutine, a exprimé ses condoléances et estimé nécessaire un renforcement des efforts de la communauté internationale pour « lutter contre les forces de la terreur ».

Réagissant lui aussi à cette attaque, avant même qu'elle ne soit terminée, Donald Trump a assuré la Grande-Bretagne de son soutien et appelé ses compatriotes à la vigilance.

Le président américain a noté que, pour assurer leur sécurité, les Etats-Unis « ont besoin de l'interdiction de voyage » qu'il a, sans succès, voulu imposer aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane.

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 19:25

 

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/legislatives-le-pcf-retire-deux-candidats-en-loire-atlantique-4997145

 

Le Parti Communiste Français (PCF) retire deux candidats dans le département de la Loire-Atlantique

 

Jeudi 25 Mai 2017

 

Le PCF décide de retirer ses candidats au premier tour des élections législatives dans la deuxième circonscription et dans la sixième circonscription de la Loire Atlantique. Le PCF espère ainsi inciter au rassemblement de la gauche et s’opposer aux politiques antisociales d’Emmanuel Macron.

La fédération du PCF de la Loire-Atlantique dit poser des actes pour rassembler. Il a adopté une résolution, « pour traduire en acte leur volonté de rassemblement, les communistes de Loire-Atlantique décident de retirer leurs candidats sur la deuxième et la sixième circonscription où les candidats de la droite ou de la République En Marche (REM) pourraient profiter de l’actuelle division de la gauche », explique le PCF. Il s’agit des circonscriptions du centre de Nantes et de Châteaubriant-Ancenis.

Pour les autres candidats du PCF dans les autres circonscriptions de Loire-Atlantique, le PCF leur demande d’attendre le dernier jour permis par le délai légal pour déposer leur candidature en préfecture, « afin de travailler jusqu’au bout aux rassemblements urgents et nécessaires ».

Le PCF lance un appel aux forces de gauche « à se rencontrer et à travailler ensemble pour faire élire des députés de gauche utiles et combatifs ».

Par ce geste, le PCF veut inciter au rassemblement de la gauche, « l’objectif des communistes reste inchangé, nous voulons contribuer à construire une nouvelle majorité de gauche pour nous opposer aux politiques antisociales du nouveau président Emmanuel Macron et de la droite parmi laquelle il vient de choisir son premier ministre ».

Au passage, le PCF regrette le choix du Mouvement de la France Insoumise (MFI) « de refuser toute dynamique de rassemblement et de présenter presque partout en France des candidats sous ses seules couleurs au détriment de victoires possibles, donc de l’intérêt général ».

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 19:09

 

Donald Trump ne devrait pas empêcher James Comey de témoigner (Reuters)

 

Le président Donald Trump ne cherchera pas à empêcher l'ancien patron du Federal Bureau of Investigation (FBI) James Comey de témoigner devant le sénat, Jeudi 8 Juin 2017, croit savoir le New York Times.

Une telle obstruction du chef de la Maison Blanche serait susceptible de déclencher un tollé politique, au vu de l'ampleur de l'enquête menée par le FBI sur une possible collusion l'an dernier entre la campagne de Donald Trump et la Russie.

James Comey sera notamment interrogé sur plusieurs conversations tenues avec le président américain, lors desquelles il lui aurait demandé d'abandonner une enquête visant l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, contraint de démissionner au mois de février 2017 après des révélations sur ses contacts avec l'ambassadeur de Russie à Washington.

Interrogé à ce sujet, Vendredi 2 Juin 2017, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a répondu que « je n'ai pas encore parlé au conseiller juridique. Je ne sais pas comment ils vont réagir ».

Le renvoi du patron du FBI par Donald Trump, le 10 mai 2017, est dénoncé par les démocrates comme une tentative de freiner l'enquête du FBI sur la Russie.

Des représentants démocrates ont écrit au conseiller juridique de la Maison-Blanche, Donald Mac Gahn, et ils préviennent que toute invocation du privilège exécutif serait perçue « comme une mesure visant à faire obstruction à la vérité, tant par le congrès que par le peuple américain ».

Le principe du privilège exécutif permet au président des Etats-Unis de refuser de divulguer des informations à d'autres branches du gouvernement.

Dans le cadre du scandale du Watergate, la cour suprême américaine avait statué en 1974 contre le président Richard Nixon, estimant que ce privilège ne pouvait être invoqué que dans des circonstances limitées, telle que la protection de la sécurité nationale ou d'informations sensibles.

Après l'accumulation des révélations sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle et d'éventuelles complicités au sein des équipes de Donald Trump, le ministère de la justice a nommé l’ancien directeur du FBI Robert Mueller comme procureur spécial sur l'enquête russe.

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 18:36

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/06/03/les-pouvoirs-publics-face-a-un-nouvel-afflux-de-migrants-a-calais_5138214_3224.html

 

A Calais, un retour des migrants sous haute tension

 

Dans les Hauts-de-France, le nombre des migrants augmente avec l’arrivée des beaux jours. Le gouvernement veut à tout prix éviter de nouveaux points de fixation.

 

Six cent érythréens, afghans et éthiopiens, sont confrontés au durcissement de ton des autorités

 

Par Maryline Baumard

 

Deuxième ramadan en face des côtes britanniques, pourtant, Ahmad, un soudanais de trente ans, reste confiant quant à son passage prochain au Royaume-Uni. Les portes du poids-lourd qu’il a refermées à l’aube, Jeudi Premier Juin 2017, sur son ami Israël ne se sont rouvertes qu’à Londres. C'est une vraie victoire et Ahmad sourit d’aise en imaginant, là-bas celui qui tentait depuis sept mois le passage et en jurant que, la prochaine fois, il ne sera « pas celui qui ferme la porte, mais celui qui se cache dans le camion ».

Lové dans les fauteuils de velours de la salle paroissiale de Steenvoorde, un gros bourg situé au bord de l'autoroute entre Lille et Dunkerque, il discute avec une dizaine d'érythréens. Lui qui a séjourné à Calais préfère ce lieu discret, un peu en retrait dans les terres.

Pour soutenir la centaine de migrants qui vivent depuis 2008 dans la petite jungle qui jouxte l’aire d’autoroute, l’évêché a ouvert cet accueil de jour qu’Anne-Marie Defrance et son époux, de l’association Terre d'Errance, font tourner.

En dépit des attaques diverses, de la perquisition et même de l’incendie de leur maison, le couple continue à apporter aux africains de passage un peu d’humanité. « Quand le maire a fermé les douches, des citoyens ont ouvert leur salle de bain », commente celle que tous appellent mamie et qui trouve une solution à tous les soucis.

La mécanique des flux migratoires, sur laquelle la dissuasion et les violences institutionnelles ne semblent pas avoir beaucoup d’effet, s’est réactivée dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais avec l’arrivée des beaux jours. Alors que certains passent la Manche pour gagner Londres ou Manchester, d’autres arrivent de Paris ou du sud du pays, souvent quelques semaines à peine après leur traversée de la Méditerranée.

A Steenvoorde, le nombre de migrants reste identique, comme bloqué autour de la centaine depuis 2008. Mais à Grande Synthe, dans la banlieue de Dunkerque, il croit doucement en dépit des destructions récurrentes des mini campements.

« La police a vidé trois fois la réserve naturelle du Puythouk », observe le maire, Damien Carême, « mais chaque fois les réfugiés reviennent un peu plus nombreux ». L’élu, qui avait construit un camp au mois de mars 2016, n’exclut pas de « refaire un lieu de transit plus sécurisé et de plus petite taille » sur sa commune où les kurdes se donnent rendez vous depuis des années.

A Calais, les associations de l’Auberge des Migrants et du Secours Catholique estiment à six cent les érythréens, les éthiopiens et les afghans, présents en ce début du mois de juin 2017. « Il y a quelques mois, je connaissais tous les mineurs présents, au moins de vue. Aujourd’hui, je suis dépassée », se désole Pauline, en service civique à Utopia Cinquante Six.

Ils sont nombreux, avec leur visage enfantin, à errer par petits groupes, à nouveau visibles dans la ville depuis plusieurs semaines. Près de l’ancienne jungle, ils squattent les fossés et ils se cachent dans les bosquets, tuant le temps comme ils peuvent en attendant les camions.

Jeudi Premier Juin 2017, sur la rocade portuaire, le premier feu de branchage depuis la grande évacuation de la jungle, au mois d’octobre 2016, a signé un peu plus officiellement leur retour. C’est l’un des moyens qu’ils employaient, l’année dernière, pour ralentir ou pour stopper les camions et se glisser dans les remorques.

Les autorités refusent l’évidence, persuadées que le démantèlement de la jungle a définitivement réglé le problème de Calais. Le préfet, Fabien Sudry, tient un discours rassurant, rappelant que « des opérations sont régulièrement menées pour retirer les tentes et les abris de fortune découverts dans le Calaisis, dès qu’un point de fixation est repéré ».

De son côté, le nouveau ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a signifié son intérêt pour le sujet à la maire de Calais, Natacha Bouchard. Reprenant la méthode de Bernard Cazeneuve lorsque ce dernier était place Beauvau, il l’a appelée dès son arrivée au ministère, assurant l’édile qu’il ferait tout pour éviter les nouveaux camps.

De la place Beauvau aux préfectures, le concept de point de fixation est devenu le terme technocratique le plus en vogue et le mal à combattre dans la France de 2017.

Sur le terrain, tout est fait pour parvenir à rendre invisibles ces indésirables. Jeudi Premier Juin et Vendredi 2 Juin 2017, à Calais, les associations d’aide se sont vues interdire de distribuer de la nourriture et même de l’eau hormis entre 18 heures et 19 heures 15 et la distribution du soir s’est faite encadrée par une présence policière massive et hostile.

Prétextant un tapage diurne dans la zone industrielle désertée à cette heure, les forces de l’ordre ont même fait éteindre la musique au milieu du repas avant, une fois la dispersion ordonnée, de passer aux contrôles d’identité aléatoires.

Bien rodés à la pratique, les plus jeunes se disaient tous mineurs. C’est uns stratégie qui contre toute attente semble leur garantir de rester libres, même s’ils sont légalement ceux que la France devrait mettre à l’abri.

Le préfet rappelle « qu’un contrôle des étrangers en situation irrégulière est mis en œuvre et que des reconduites à la frontière sont menées ». Ce qui n’empêche pas que « l’action de la police s’effectue dans le respect du droit ». Or, sur ce point, la somme des récits des migrants doublée de celle des témoignages d’humanitaires laisse planer un doute.

Uzer Khan, un pakistanais de vingt trois ans, un bras dans le plâtre et un poignet bandé, raconte avoir été poursuivi par la police Mercredi 31 Mai 2017. Plusieurs autres parlent de coups de matraque en plus des gaz lacrymogènes, le même soir. Les blessures visibles sont nombreuses et elles s’ajoutent au gazage récurrent des sacs de couchage, voire des stocks d’eau ou de nourriture, que beaucoup décrivent comme habituels. Utopia Cinquante Six et l’Auberge des Migrants avaient convoqué une conférence de presse Jeudi Premier Juin 2017 sur ce sujet.

Les associations sont désormais elles aussi prises pour cibles par les forces de l’ordre. Des motards de la police sont venus, Jeudi Premier Juin 2017, faire une inspection scrupuleuse des véhicules des associatifs. Le camion de l’Auberge des Migrants a été pesé, ce qui a valu verbalisation de l’association et obligation de vider les bouteilles d’eau qui occasionnaient son surpoids. La même association se voit d’ailleurs contrainte sous huitaine par les services vétérinaires à engager des travaux dans la cuisine du hangar où sont préparés les six cent repas quotidiens, faute de quoi le lieu sera fermé.

« Nous avons reculé d’un siècle. Nous ne sommes même plus crédibles aujourd’hui quand nous rappelons aux migrants qu’ils peuvent demander l’asile en France », se désole Vincent de Coninck du Secours Catholique.

De toute manière, c’est matériellement impossible et, compte tenu de la chasse à l’homme autour de la gare de Calais, les derniers réfugiés encore désireux de rester se sont retrouvés dans les bureaux de la Police de l’Air et des Frontières (PAF) en tentant d’honorer leur rendez vous de demande d’asile.

« Franchement, je comprends mal la ligne politique du chef de l’état qui, d’une part, félicite Angela Merkel pour son accueil des réfugiés et, d’autre part, laisse ses administrations agir ainsi face à ces jeunes érythréens, éthiopiens et afghans », déplore Vincent de Coninck.

Du côté du ministère de l’intérieur, c’est difficile de voir clair. Selon certains hauts responsables, les premiers signes indiquent bien qu’on s’engage « sur une ligne dure contre les migrants ». Si officiellement le directeur adjoint du cabinet, Nicolas Lerner, est pour l’heure chargé de ce dossier, officieusement, beaucoup lisent déjà dans la gestion répressive du sujet la patte du directeur du cabinet, Stéphane Fratacci, pivot du ministère de l’identité nationale sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 18:28

 

http://www.politicususa.com/2017/06/03/thousands-participate-march-truth-demand-trump-held-accountable-russia-ties.html

 

Des milliers de personnes participent à la March for Truth pour demander des comptes à Donald Trump sur ses liens avec la Russie

 

Les américains rappellent à Donald Trump qu'ils ne vont pas se reposer jusqu'à ce que la vérité apparaisse sur les liens de son gouvernement avec la Russie.

 

Dans le but d'obtenir la vérité sur les liens du gouvernement de Donald Trump avec la Russie, des milliers d'américains ont participé Samedi 3 Juin 2017 à la March for Truth pour demander une enquête urgente au président et à ses associés.

 

« Nous appelons à une March for Truth Samedi 3 Juin 2017 pour élever notre voix et pour faire savoir à nos leaders élus que les américains veulent des réponses », explique le site internet de la March for Truth, « la légitimité de notre démocratie est plus importante que les intérêts d'un parti ou d'un président. Nous allons donc nous réunir pour demander une enquête juste et impartiale, pour la recherche de la vérité et pour la restauration de la foi dans notre système électoral et dans le bureau de la présidence ».

 

Les manifestations ont eu lieu dans les villes de tout le pays, mais la ville de New York, la ville de Donald Trump, a vu certainement une des plus grandes foules.

 

D’autres villes ont également participé à l'action.

 

Au total, des militants dans plus de cent cinquante villes à travers le monde ont participé aux manifestations.

 

Donald Trump et ses associés peuvent vouloir que ce scandale s'éloigne, mais le peuple américain est aussi inflexible que jamais pour arriver au fond de ce scandale et tenir l'administration responsable de ses liens avec la Russie et de la dissimulation subséquente de ces liens.

 

Donald Trump peut essayer de changer de sujet autant qu'il veut avec des tweets incohérents, mais des milliers d’américains se sont levés Samedi 3 Juin 2017 pour lui dire qu'ils ne vont pas se reposer jusqu'à ce que la vérité soit connue.

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:48

 

L'ancien aéroport d'Athènes devenu camp de migrants évacué (Reuters)

 

La police grecque a évacué Vendredi 2 Juin 2017 un camp de migrants situé sur l'ancien aéroport d'Athènes, un camp de fortune depuis longtemps dénoncé par les associations de défense des droits humains comme impropre à l'habitation.

 

D'après la police, environ quatre cent migrants vivaient encore sous des tentes sur le site d'Hellenikon, laissé à l'abandon après les jeux olympiques de 2004. Leur nombre avait atteint trois mille l'année dernière, avant que la plupart des migrants décident de changer d'endroit.

 

Le gouvernement avait promis de vider le site afin de le louer à des investisseurs privés, dans le cadre de son plan de sauvetage économique, mais pour cela il fallait parvenir à convaincre les migrants de s'installer ailleurs dans le pays.

 

Beaucoup d'entre eux, principalement les afghans, ne peuvent pas prétendre au programme européen de relocalisation dans d'autres pays membres et craignent de quitter Athènes pour une autre ville, ce qui pourrait les contraindre à rester en Grèce plus longtemps qu'ils ne le veulent.

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:29

 

Donald Trump saisit la cour suprême des Etats Unis sur son décret contre l’immigration (Reuters)

 

L'administration de Donald Trump a saisi Jeudi Premier Juin 2017 la cour suprême des Etats Unis dans l'espoir de rétablir le décret présidentiel interdisant temporairement aux ressortissants de six pays à majorité musulmane de se rendre aux Etats-Unis.

Le décret, signé à la fin du mois de mars 2017, a été rejeté par les juridictions inférieures qui l'ont jugé discriminatoire.

En première instance, un juge fédéral du Maryland avait bloqué la décision présidentielle interdisant l'entrée aux Etats-Unis pour une période de quatre vingt dix jours des ressortissants libyens, iraniens, somaliens, soudanais, syriens et yéménites. La décision a été confirmée en appel le 25 mai 2017 par une cour d'appel de Richmond, en Virginie.

« Nous avons demandé à la cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Donald Trump s'inscrit bien dans le cadre de ses attributions visant à assurer la sécurité du pays et à protéger nos communautés du terrorisme », a déclaré Sarah Isgur Flores, porte-parole du département de la justice, dans un communiqué.

L’association américaine des droits civiques (ACLU), l'un des groupes ayant contesté le décret, a promis de se battre à nouveau devant la justice, « nous avons défait ce décret haineux et nous sommes prêts à recommencer », a-t-elle averti sur Twitter.

Pour être rétabli, le décret devra être validé par au moins cinq des neuf juges de la cour suprême. La décision du juge Anthony Kennedy, qui se range dans le camp des conservateurs mais qui s'aligne parfois avec les quatre juges libéraux du tribunal, sera sans doute décisive.

Si la requête en urgence du gouvernement est acceptée, le décret entrera en vigueur immédiatement. Mais la procédure devrait cependant s'étaler sur plusieurs mois. La cour suprême doit déjà décider de se saisir ou non du dossier.

Le département de la justice a demandé à la cour suprême d'accélérer la procédure afin que les juges puissent examiner l'affaire au début de sa prochaine session, au mois d’octobre 2017.

« Ce décret a fait l'objet d'un débat politique passionné. Mais quels que soient les points de vue, le précédent créé par ce dossier concernant l'influence de la justice sur l'autorité du président en matière de sécurité nationale et d'immigration transcendera ce débat et ce décret », souligne le ministère pour justifier sa demande.

Par dix voix contre trois il y a une semaine, la cour d'appel de Richmond a estimé que l'argument des opposants au décret, selon qui le texte enfreint la constitution américaine en établissant une discrimination en fonction de la religion, était justifié.

Le gouvernement a tenté de convaincre le tribunal de ne pas prendre en compte les déclarations contre les musulmans prononcées par Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016, mais la cour a rejeté l'argument, estimant que ces propos éclairaient les motivations du décret.

Le futur président américain avait notamment prôné d'interdire totalement l'entrée du territoire américain aux musulmans.

Outre la décision de la justice du Maryland, confirmée en appel à Richmond, le décret a été suspendu par décision d'un tribunal fédéral d'Hawaï, actuellement examinée en appel à San Francisco.

Le décret du mois de mars 2017 est une nouvelle version d'un premier décret émis le 27 janvier 2017 par Donald Trump, une semaine après son investiture, dont la mise en place avait provoqué le chaos dans les aéroports du pays et déclenché une vague de manifestations, avant d'être bloqué par la justice.

 

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