Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:46

 

http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-31-elus-lr-demandent-a-francois-fillon-de-retirer-sa-candidature-03-03-2017-6730788.php

 

Trente et un élus de l'Essonne demandent à François Fillon de retirer sa candidature

 

Les téléphones des élus de la droite et du centre en Essonne ont surchauffé depuis le Mercredi Premier Mars 2017. Pour finalement arriver à un choix douloureux. Vendredi 3 Mars 2017, trente et une personnalités politiques du département ont signé un communiqué dans lequel elles « estiment que François Fillon doit prendre la décision de retirer sa candidature ». À la tête de cette liste conséquente, les deux coprésidents du comité de soutien de François Fillon en Essonne, François Durovray, président des Républicains du conseil départemental, et Vincent Delahaye, sénateur-maire de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) de Massy.

Parmi les autres signataires de poids, il y a un autre parlementaire, le député-maire des Républicains d’Étampes Franck Marlin. Sans oublier Stéphane Beaudet, vice-président des Républicains du conseil régional d'Ile de France et président de la fédération du parti des Républicains dans le département, et Jean-Philippe Dugoin-Clément, maire de Mennecy et secrétaire départemental de l'UDI de l'Essonne.

« Aussi douloureuse et injuste qu’elle puisse paraître, la situation de notre candidat ne permet plus de promouvoir les idées innovantes et fortes de son programme », déplorent les signataires, dont dix huit des vingt cinq élus de la majorité au conseil départemental et plusieurs conseillers régionaux. « Le message de François Fillon est aujourd’hui inaudible », poursuivent-ils. Pour Stéphane Beaudet, le déclic s’est produit Mercredi Premier Mars 2017, lorsque François Fillon a annoncé sa mise en examen et son maintien dans la campagne pour le premier tour des élections présidentielles. « Il n’a pas respecté sa parole », déplore l’élu, qui a quitté ses fonctions de conseiller dans la campagne pour les transports. « Cela nous discrédite tous », estime le maire de Courcouronnes. « C’est un déchirement, je crois en la présomption d’innocence et je pense qu’il subit un traitement à charge. Mais son combat personnel nous mène droit dans le mur. Nous prenons courageusement nos responsabilités et je n’accepterai pas qu’on dise qu’il s’agit de trahison ».

Pour François Durovray, c’est l’un des « moments les plus difficiles » de sa vie politique. « On ne peut et on ne sait pas expliquer aux électeurs que François Fillon reste malgré sa parole donnée », justifie-t-il. « Il est la cible d’un acharnement, mais il est de notre devoir d’élu local de prendre position. Nous avons plus que jamais l’objectif de redresser la France. C’est encore possible et nous en avons encore l’énergie, il suffit de se souvenir de l’engouement de l’élection primaire. Ce n’est pas à nous de dire qui doit porter ce projet, mais il faut donner une chance à ce programme d’être entendu ».

À l’image de Francisque Vigouroux, maire de l’UDI d’Igny et président du parti radical de droite en Essonne, certains signataires vont un peu plus loin. Dès le Vendredi 3 Mars 2017, ce dernier a demandé à Alain Juppé « de se préparer pour le premier tour des élections présidentielles pour remettre un pilote dans l’avion. Il est encore temps de changer de candidat », pense-t-il. « Mais il faut le faire maintenant, avant que les ralliements de centristes vers Emmanuel Macron ne se poursuivent ».

Grégoire de Lasteyrie, maire de Palaiseau et secrétaire fédéral des Républicains, n’a pas signé l’appel des élus du département. Malgré tout, il « en appelle à François Fillon et aux responsables nationaux du parti pour trouver une solution de consensus capable de les emmener vers la victoire ».

Malgré cette vague quasi unanime, certains maintiennent leur soutien à François Fillon, le sénateur des Républicains Serge Dassault n’a pas signé l’appel, Georges Tron, le maire des Républicains de Draveil non plus.

Quant à Karl Dirat, maire sans étiquette de Villabé, il a déjà annoncé sur les réseaux sociaux qu’il serait Dimanche 5 Mars 2017 au Trocadéro pour « soutenir notre combattant François Fillon avec les valeureux et les courageux ». Il a d’ailleurs accordé son parrainage au candidat des Républicains, Mardi 28 Février 2017.

 

La liste des trente et un élus des Républicains et de l’UDI de l'Essonne qui demandent à François Fillon de se retirer est la suivante.

 

François Durovray, président du conseil départemental et premier maire adjoint de Montgeron ; Franck Marlin, député maire d’Etampes ; Vincent Delahaye, sénateur de l’Essonne et maire de Massy ; Stéphane Beaudet, vice président du conseil régional et maire de Courcouronnes ; Jérôme Bérenger, président délégué du conseil départemental et premier maire adjoint de Viry-Châtillon ; Dominique Bougraud, conseillère départementale et maire de Lardy ; Michel Bournat, premier vice président du conseil départemental et maire de Gif-sur-Yvette ; Dany Boyer, conseillère départementale et maire d’Angervilliers ; Marie-Claire Chambaret, présidente déléguée du conseil départemental ; Guy Crosnier, président délégué du conseil départemental et maire de La Forêt-Saint-Croix ; Jean-Philippe Dugoin-Clément, conseiller régional et maire de Mennecy ; Marianne Duranton, conseillère régionale et conseillère municipale de Morsang-sur-Orge ; Dominique Echaroux, vice-président du conseil départemental ; Dominique Fontenaille, conseiller départemental de l’Essonne et maire de Villebon-sur-Yvette ; Bruno Gallier, maire de Brunoy ; Sandrine Gelot, vice-présidente du conseil départemental et maire de Longjumeau ; Aurélie Gros, vice-présidente du conseil départemental et conseillère régionale ; Gérard Hébert, conseiller régional ; Jean-Raymond Hugonet, conseiller régional et maire de Limours ; Patrick Imbert, vice-président du conseil départemental et président de la communauté de communes du Val d’Essonne ; Nicolas Méary, vice-président du conseil départemental et maire de Brétigny-sur-Orge ; Nicole Poinsot, présidente déléguée du conseil départemental et maire adjointe de Vigneux-sur-Seine ; Robin Reda, conseiller régional et maire de Juvisy-sur-Orge ; Sophie Rigault, vice-présidente du conseil départemental et première maire adjointe de Saint-Michel-sur-Orge ; Alexandre Touzet, vice-président du conseil départemental et maire de Saint Yon ; Caroline Varin, conseillère départementale ; Brigitte Vermillet, vice-présidente du conseil départemental et conseillère municipale de Morangis ; Jean-François Vigier, conseiller régional et maire de Bures-sur-Yvette ; Francisque Vigouroux, maire d’Igny ; Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon ; Bernard Zunino, maire de Saint-Michel-sur-Orge

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:05

 

Au moins quarante cinq mille fidèles de François Fillon attendus Dimanche 5 Mars 2017 au Trocadéro (Reuters)

 

Au moins quarante cinq mille fidèles de François Fillon, selon un organisateur, sont attendus Dimanche 5 Mars 2017 place du Trocadéro, à Paris, pour un rassemblement de soutien au candidat loin de faire l'unanimité chez les Républicains.

De plus en plus isolé au sein de sa famille politique en raison de ses problèmes avec la justice, l'ancien premier ministre est confronté à de nombreuses défections, dont celles de son porte-parole, Thierry Solère, et de son directeur de campagne, Patrick Stefanini.

Alors que certains s'inquiètent de le voir désormais essentiellement soutenu par des mouvements conservateurs comme Sens Commun et la manifestation pour tous, son nouveau directeur de campagne a affirmé que chaque français serait le bienvenu.

« Il n'y a pas un profil, pas une origine particulière », a déclaré sur BFM Télévision Vincent Chriqui, qui entrera officiellement en fonction Lundi 6 Mars 2017.

« C'est une réunion de soutien à François Fillon, c'est une réunion pour un projet de redressement et pour un projet d'alternance et de changement, c'est cela le seul mot d'ordre », a-t-il ajouté avant un meeting du candidat à Aubervilliers, dans le département de la Seine-Saint-Denis, près de Paris.

Vincent Chriqui a évoqué la détermination du candidat, tout comme l'ancien patron d’AXA, Henri de Castries, pour qui les défections chez les Républicains ne sont que de l'écume.

« Ce que nous devons à nos concitoyens, c'est une explication sur le fond », ajoute ce proche de François Fillon Samedi 4 Mars 2017 dans le Parisien.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, Vendredi 3 Mars 2017, François Fillon a invité ses partisans à résister et à défiler Dimanche 5 Mars 2017 avec une force calme.

« Il faut remplir la place du Trocadéro, c'est à peu près quarante cinq mille personnes », a déclaré Pierre Danon, Samedi 4 Mars 2017, l'un des principaux organisateurs du rassemblement.

« Nous avons confiance et nous pensons que nous pourrons le faire », a-t-il ajouté sur www.francetvinfo.fr, évoquant la mobilisation d'une centaine de cars venus de province.

Pierre Danon en a appelé à la bonne volonté des militants, « aux gens qui veulent venir nous aider au quartier général de François Fillon où, c'est vrai, il y a un peu de place ».

Au sein du parti des Républicains en crise, des voix s'élèvent contre le rassemblement du Dimanche 5 Mars 2017, présenté comme une erreur par le président des Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Christian Estrosi.

« Il apparaît clairement que la manifestation pour tous et Sens Commun sont en première ligne dans l'organisation de cette manifestation et cela me gêne », dit-il dans un entretien paru Samedi 4 Mars 2017 dans Nice Matin.

« A l'heure où je me bats de toutes mes forces contre le Front National, je ne veux pas que les idées portées par notre famille politique soient dévoyées ».

L'élu craint aussi que cette manifestation soit émaillée de violences et « donne l'impression d'un défi aux institutions de notre pays et cela n'est pas possible non plus ».

Dans une tribune publiée parallèlement, plusieurs dizaines d'élus de la région PACA appellent François Fillon à retirer sa candidature.

« Quelle que soit l'injustice qui lui est faite, François Fillon n'est plus en mesure de porter notre projet et nos valeurs », écrivent-ils.

François Fillon est convoqué le Mercredi 15 Mars 2017 par des juges d'instruction en vue de sa mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs dont aurait profité sa famille.

Nombreux sont ceux qui se demandent s'il pourra tenir au-delà du week-end et des ténors des Républicains s'affairent pour tenter de le convaincre de jeter l'éponge et de lui trouver un remplaçant.

Certains ont appelé les élus à envoyer au conseil constitutionnel des parrainages en faveur d'une candidature du maire de Bordeaux, Alain Juppé, finaliste malheureux de l’élection primaire de la droite. Les inscriptions seront closes le Vendredi 17 Mars 2017.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 18:05

 

http://www.liberation.fr/debats/2017/03/02/verite-et-justice-pour-la-syrie_1552833

 

Vérité et justice pour la Syrie

 

Jeudi 2 Mars 2017

 

Utilisation d’armes chimiques, attaques d’hôpitaux et viols d’enfants, il semble ne plus y avoir de limites à l’impunité pour le régime de Bachar al Assad. Une centaine de chercheurs, d’artistes se mobilisent contre ces violations des droits humains.

Chaque jour apporte son lot de révélations nouvelles sur la tragédie que vit le peuple syrien et sur les atrocités criminelles dont l'état de barbarie de Bachar al Assad, pour reprendre la juste expression de Michel Seurat, se rend toujours plus coupable, avec la complicité de ses soutiens russes et iraniens. La semaine dernière, un rapport de Human Rights Watch sur l’utilisation d’armes chimiques lors de l’offensive sur Alep venait s’ajouter à celui de Médecins Sans Frontières (MSF) sur les attaques délibérées contre les hôpitaux.

Quelques jours auparavant, c’était le rapport d’Amnesty International dénonçant le meurtre de plus de treize mille personnes dans des conditions épouvantables à la prison de Saidnaya, près de Damas et, s’il fallait encore s’enfoncer un peu plus dans l’abomination, la révélation par Mediapart de viols d’enfants, ainsi que d’innombrables témoignages d’exactions diverses, qui viennent s’ajouter aux crimes de guerre commis par l’armée syrienne et ses alliés.

La population civile continue d’être bombardée, affamée et contrainte à la fuite. Aujourd’hui, près de douze millions de syriens sont déplacés, quatre millions sept cent mille en exil, la plupart dans des camps de réfugiés en Turquie ou au Liban, et sept millions six cent mille déplacés au sein de la Syrie elle-même.

Face à cela, les institutions internationales sont prises en otages par le veto russe systématiquement utilisé au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) contre toute tentative de protestation et de sanctions. Pire, l’idée que nous ne pouvons rien faire, ou que Bachar al Assad, aussi détestable soit-il, est après tout le meilleur rempart contre l'Etat Islamique se répand insidieusement dans les opinions occidentales, appuyée par un négationnisme efficace et la propagande du régime qui s’efforce, parfois avec succès, de présenter Bachar al Assad en interlocuteur respectable.

Nous refusons énergiquement cette complaisance et cette résignation. Rappelons que les forces de Bachar al Assad ont combattu à Alep la résistance syrienne, laissant le champ libre à l'Etat Islamique pour réinvestir Palmyre. Que ces deux-là sont donc secrètement complices.

Et que le combat contre l'Etat Islamique, s’il veut être légitime et efficace, doit aussi être un combat contre Bachar al Assad et ses alliés. Nous appelons l’opinion publique à se mobiliser avec nous pour obliger les gouvernements européens à cesser la politique de l’autruche.

Exigeons d’eux qu’ils condamnent clairement les violations du droit international et les exactions d’où qu’elles viennent afin que soit mis un terme aux crimes du régime et qu’ils mettent en œuvre tous les moyens juridiques internationaux et nationaux pour enquêter et faire cesser l’impunité du régime de Bachar al-Assad.

Nous recommandons en particulier de soutenir le mécanisme international, impartial et indépendant, contre les violations les plus graves du droit international commises en république arabe syrienne depuis le mois de mars 2011, voté par l'assemblée générale de l’ONU au mois de décembre 2016, afin qu’il ne demeure pas une coquille vide. Nous demandons d’exiger la visite en Syrie d’une commission d’enquête indépendante contre les actes de torture commis par le régime, la Syrie ayant signé la convention contre la torture en 2004, malgré son rejet du vingtième article de la convention. Nous demandons de renforcer, réformer et utiliser au mieux les dispositions existantes dans certains états sur la compétence universelle, pour permettre des poursuites et des procès par des juridictions nationales et pour s’en doter rapidement pour les autres. Nous demandons de soutenir le travail des associations de défense des droits de l’homme, notamment syriennes, et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales. Nous demandons d’accorder beaucoup plus largement l’asile aux réfugiés syriens et de les accueillir dans les meilleures conditions possibles, en apportant aux victimes de la torture l’assistance médicale, psychologique et juridique nécessaire.

 

Premiers signataires :

 

Etienne Balibar, François Burgat, Jean-Paul Chagnollaud, Daniel Cohn-Bendit, Antoine Garapon, Florence Hartman, Pierre Hassner, Joël Hubrecht, Alain Joxe, Farouk Mardam Bey, Olivier Mongin, Michel Morzière, Véronique Nahoum-Grappe, Boris Najman, Valérie Osouf, Thomas Piketty, Emmanuel Wallon

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:36

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/la-campagne-ruffin-est-lancee

 

http://www.ensemble80.fr/la-campagne-ruffin-est-lancee

 

La campagne de François Ruffin est lancée

 

C'est une première nationale. L'unité de toute la gauche de transformation sociale et écologique est désormais réalisée dans la première circonscription de la Somme. Vendredi 17 Février 2017, le lancement de la campagne de François Ruffin a eu lieu à Flixecourt. Soutenu par Ensemble, Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise, le comité de campagne Picardie Debout a rassemblé plus de six cent personnes au cœur de la circonscription, dans la ville ouvrière symbole du paternalisme patronal de la fin du dix neuvième siècle. Là où débute aussi le film Merci Patron et ou a débuté la fortune de Bernard Arnault.

Un départ en fanfare, en picard, en soutien aux salariés de Whirlpool, aux auxiliaires de vie du département, aux Bigard et aux Goodyear et un candidat en stand-up qui pointe les revenus du capital et l'unité du combat. Une candidature qui vise à « ne pas séparer écologie et social, car dans ces deux combats, nous affrontons le même ennemi ». Une campagne pour « lutter contre le fatalisme, la résignation et le marinisme », qui constate que « la frontière entre la droite et la gauche passe à l'intérieur du Parti Socialiste » et qui affirme que « le cœur de la gauche bat ici et pas ailleurs ». L’incarnation d’une posture enfin, celle de la marionnette du quartier Saint-Leu d'Amiens, la première zone industrielle de la ville, qui « donne des coups de pieds aux culs des notables et des bourgeois ».

Une dynamique pour un territoire qui a du potentiel, fruit d’un découpage électoral particulier même s'il ne s'agit plus de la circonscription du communiste Maxime Gremetz. Elle rassemble la moitié d'Amiens, l'ensemble d'Abbeville et englobe le Val de Nièvre. Il y a trente ans quelques vingt cinq mille salariés de l'industrie textile y travaillaient et aujourd’hui encore la majorité des salariés de la zone industrielle d'Amiens y résident. Bref, elle est de gauche et la député qui y a été élue en 2012, Pascale Boistard, actuelle secrétaire d'état de Bernard Cazeneuve après avoir été celle de Manuel Valls, espère bien échapper à la sanction.

Cette unité a été rendue possible par le capital symbolique entourant le candidat tout d’abord. François Ruffin est un activiste mi local, mi national. Il a fondé Fakir à Amiens, mais a développé un journal national depuis 2008. Il a participé à de nombreuses luttes locales et a déjà été actif dans une campagne électorale, la campagne contre Gilles de Robien en 2008.

Son film Merci Patron a permis à des tas de spectateurs de rigoler en démontrant que « les riches ne sont puissants que parce que l'on est à genou ». Il a été très actif dans le mouvement contre la loi travail et il a été une des chevilles ouvrières du Mouvement des Nuits Debout avant de répondre aux sollicitations de son entourage à se présenter sous condition d’unité de la gauche radicale.

Mais c’est surtout la dynamique citoyenne qui s’est avérée décisive pour faire de cette perspective de campagne une réalité. A commencer par les trois cent militants syndicaux, associatifs ou politiques, qui ont signé un appel de soutien à la candidature pour faire pression contre les organisations politiques. Mais aussi grâce aux relais que la dynamique a pu trouver dans certains secteurs du PCF, d’EELV ou du Mouvement de la France Insoumise. Ensemble a apporté son soutien à l’initiative depuis l’origine. Et enfin grâce aux centaines de militants désormais présents pour coller des affiches, distribuer des tracts, faire du porte à porte, organiser des tournois de football hebdomadaires ou préparer des fougasses dans la caravane de campagne.

Ensemble a largement œuvré pour la réussite de cette dynamique, avec les potentialités mais aussi les limites, absence de programme collectivement conçu et posture parfois de témoignage et refusant de faire des fausses promesses, qu'elle comporte. Si ce rassemblement a pour le moment une dimension profondément locale, il doit nous servir de point d'appui pour faire la démonstration que l’unité est possible pourvu qu’une dynamique citoyenne existe. Que l’ouverture du champ politique à des groupes issus du mouvement social bouleverse le ton et les codes politiques et, de ce fait, enjoint de nouveaux secteurs à entrer dans l’action. Que lorsque l’unité est actée, elle permet d'enclencher une dynamique permettant de reprendre pied à pied le terrain, en dépassant en nombre et en dynamisme l’ensemble de nos adversaires politiques.

Car si la candidature de François Ruffin permet une jacquerie électorale dans la Somme tant mieux, mais l’objectif est surtout de faire de cette exception la règle pour les élections législatives à venir.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:19

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN16A1MU

 

Appels à une manifestation contre la corruption des élus Dimanche 5 Mars 2017 (Reuters)

 

Des appels ont été lancés en vue d'une manifestation Dimanche 5 Mars à 15 heures place de la République à Paris contre la corruption des élus, alors qu'un rassemblement de soutien à François Fillon se tiendra dans le même temps au Trocadéro.

 

Le rassemblement contre la corruption des élus avec concert de casseroles était programmé avant l'annonce Mercredi Premier Mars 2017 de celui organisé par le comité de campagne du candidat de la droite.

 

Ce mouvement qui se déclare citoyen et pacifique avait tenu sa première édition le Dimanche 19 Février 2017 puis décidé de se réunir tous les dimanches après-midi place de la République à Paris et dans des villes de province.

 

Un autre appel à un rassemblement pour le respect du peuple, de la justice et de la presse, lancé sur Facebook, invite à manifester également Dimanche 5 Mars 2017 place de la République à Paris, avec des casseroles en réponse au rassemblement pour François Fillon.

 

« Après les mensonges, les reniements et les attaques violentes contre la presse et les médias, nous assistons effarés à un comportement de provocation quasi-insurrectionnelle qui veut jouer le peuple contre les institutions, risquant de causer des dégâts irréparables », écrivent ses initiateurs.

 

Ils visent également Marine Le Pen, qui est « sous multiples enquêtes », estimant que dans n'importe quelle autre démocratie moderne, ni François Fillon ni la candidate du Front National ne pourraient se présenter.

 

Cet appel a été relayé sur les réseaux sociaux par l'essayiste Raphaël Glucksmann. « Ils marchent dimanche contre les juges. Alors manifestons pour l’état de droit, contre la corruption et les attaques de François Fillon et de Marine Le Pen », écrit-il sur Twitter.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:06

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN16A1L6?sp=true

 

François Fillon sous pression, une partie de la droite en appelle à Alain Juppé (Reuters)

 

A cinquante et un jours du premier tour des élections présidentielles, l'incertitude était Vendredi 3 Mars 2017 à son comble sur la suite de la campagne à droite. François Fillon, de plus en plus isolé dans son camp, est sous pression pour renoncer à sa candidature alors que les appels se multiplient en direction d'Alain Juppé.

Le candidat de la droite et du centre a réaffirmé Jeudi 2 Mars 2017 lors d'un meeting à Nîmes, dans le département du Gard, qu'il tiendrait bon, malgré les défections en cascade dans son équipe et la perspective possible d'une mise en examen le Mercredi 15 Mars 2017.

Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu Vendredi 3 Mars 2017 au téléphone avec son ancien premier ministre selon Le Figaro, détient les clés de la sortie de crise, selon plusieurs sources du parti des Républicains.

L'ancien président, qui ne s'est pas exprimé publiquement depuis l'annonce Mercredi Premier Mars 2017 de la convocation de François Fillon par les juges, a reçu Vendredi 3 Mars 2017 le président du sénat Gérard Larcher et le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer, deux proches de François Fillon qui ont pris leurs distances avec le député de Paris.

Les deux hommes avaient conseillé Mercredi Premier Mars 2017 à François Fillon de se retirer, selon plusieurs sources au fait des discussions.

« C'est une consultation classique dans pareil cas », a-t-on déclaré dans l'entourage de Bernard Accoyer.

Selon plusieurs sarkozystes, Nicolas Sarkozy, soucieux de l'unité de la droite, s'en tient pour l'heure à la position voulant que « la décision d'un retrait appartient à François Fillon seul ».

Alain Juppé, muet lui aussi, fait valoir en parallèle, via son entourage, sa disponibilité à contribuer à une solution à cette crise qui paralyse, au-delà de la droite, la campagne présidentielle.

Pas question pour le maire de Bordeaux, pressé de remplacer François Fillon par un nombre croissant d'élus des Républicains et de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI), de passer en force ou de participer à un scénario alternatif bancal qui ne bénéficierait pas du soutien unanime de son camp. Car même si plusieurs élus sarkozystes approuvent désormais ouvertement l'hypothèse d’Alain Juppé, le coeur historique de la sarkozie ne valide pas pour l'heure ce scénario.

« Lorsqu'on dit qu'il ne se défilera pas, cela veut dire qu'il prendra ses responsabilités pour la recherche d'une solution qui pourrait être sa candidature ou pas », précise-t-on dans l'entourage du maire de Bordeaux. Cette décision lui appartient.

« C'est un homme loyal et de devoir et il a toujours été présent pour sa famille politique dans les moments de crise », a-t-on dit à Reuters, rappelant qu'il était intervenu en 2012 lors de la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) afin de pacifier la situation.

« A cinquante jours du premier tour des élections présidentielles, il est encore temps de ne pas la perdre », a déclaré le député juppéiste Dominique Bussereau, qui a annoncé Vendredi 3 Mars 2017 sa démission de l'équipe de campagne, au lendemain d'une première hémorragie juppéiste.

« Je ne souhaite pas que cette victoire disparaisse dans un aveuglement invraisemblable », a-t-il souligné.

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour la deuxième chaîne de la télévision française, Alain Juppé, s'il était candidat, éliminerait Marine Le Pen du premier tour des élections présidentielles. Il est crédité de vingt six pour cent des intentions de vote, devant Emmanuel Macron, qui obtiendrait vingt cinq pour cent des voix, et la présidente du Front National, qui obtiendrait vingt quatre pour cent des voix.

Défection symbolique, Thierry Solère, porte-parole du candidat, a annoncé également son départ, Vendredi 3 Mars 2017. Le parti centriste UDI, qui avait suspendu Mercredi Premier Mars 2017 sa participation à la campagne, devait retirer officiellement son soutien à François Fillon Vendredi 3 Mars 2017 et demander un candidat de remplacement, a-t-on appris de source proche de la direction du parti.

Les attaques de François Fillon contre la justice, Mercredi Premier Mars 2017, mais surtout l'appel à un rassemblement de soutien Dimanche 5 Mars 2017 à Paris, présenté dans un premier temps par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles comme une manifestation « contre les juges rouges », ont motivé cette rupture définitive.

Plusieurs ténors des Républicains, comme Valérie Pécresse, se sont désolidarisés de ce rassemblement, évoquant en outre des risques sécuritaires dans un régime d'état d'urgence.

Les fidèles de François Fillon comptent sur une forte mobilisation, plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour relégitimer leur champion.

« La mobilisation décidera du sort de François Fillon », estime un parlementaire des Républicains.

François Fillon qui, dans une posture gaullienne, invoque la prééminence du peuple sur les vicissitudes actuelles, entend jouer son va-tout durant le week-end, rythmé Samedi 4 Mars 2017, jour anniversaire de ses soixante trois ans, par un large rassemblement avec la société civile pour détailler son programme et Dimanche 5 Mars 2017 par le rassemblement du Trocadéro où il devrait s'exprimer.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:48

 

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1G85YK

 

Quatre ans et demi de prison pour Rodrigo Rato, ancien directeur général du FMI (Reuters)

 

L'ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Rodrigo Rato a été condamné Jeudi 23 Février 2017 à quatre ans et demi de prison par la justice espagnole pour avoir utilisé pour son usage personnel une carte de crédit de l'entreprise Bankia dans laquelle il travaillait.

Rodrigo Rato, qui a dirigé le FMI de 2004 à 2007, a également présidé Bankia pendant deux ans, jusqu'à ce qu'elle soit renflouée par l'état en 2012.

L'ancien ministre espagnol de l'économie, figure éminente du Parti Populaire, était jugé en même temps que soixante quatre autre dirigeants et anciens membres du conseil d'administration de Bankia et de sa maison mère, Caja Madrid.

L'ancien président de Caja Madrid Miguel Blesa a lui aussi été condamné pour abus de bien social et condamné à six ans de prison.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:22

 

Les démocrates réclament le départ de Jeff Sessions (Reuters)

 

Les démocrates américains ont réclamé la démission du ministre de la justice Jeff Sessions après des révélations du Washington Post sur ses conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington qu'il aurait passées sous silence lors de son audition au sénat.

Dans les rangs républicains, plusieurs élus influents ont recommandé au ministre de la justice de se récuser des investigations en cours sur une possible intervention russe dans la campagne électorale.

Le Washington Post a rapporté Mercredi Premier Mars 2017 que Jeff Sessions s'était entretenu à deux reprises avec l'ambassadeur de Russie à Washington pendant la campagne présidentielle, alors qu'il était encore sénateur.

Selon le quotidien, Jeff Sessions et Sergueï Kislyak se sont notamment parlé en privé le 8 septembre 2016, dans le bureau du sénateur, alors que la campagne présumée d’attaques cybernétiques russes dénoncée par les services de renseignement américains battait son plein.

Les entretiens ont été confirmés par le département de la justice.

Or, lors de son audition de confirmation au mois de janvier 2017 devant le sénat, l'homme choisi par Donald Trump pour diriger le département de la justice, en réponse à une question de l'élu démocrate Al Franken, a déclaré sous serment qu'il n'avait « pas eu de communications avec les russes » durant la campagne.

Pour la chef de la minorité démocrate à la chambre des représentants, Nancy Pelosi, le ministre de la justice doit quitter l'administration de Donald Trump. « Il a menti sous serment, rien d'autre n'est acceptable que sa démission ou son limogeage », a-t-elle notamment dit sur Twitter.

Chuck Schumer, son homologue au sénat, a exprimé une position identique, « parce que le département de la justice se doit d'être au-dessus de tout reproche, pour le bien de notre pays, le ministre de la justice Jeff Sessions devrait démissionner », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) a réclamé pour sa part l'ouverture d'une enquête sur le parjure présumé du ministre de la justice.

L'affaire de Jeff Sessions survient deux semaines à peine après la démission du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Michael Flynn avait été contraint à la démission trois semaines après son entrée en fonction pour s'être lui aussi entretenu avec l'ambassadeur Sergueï Kislyak et avoir caché au vice-président Mike Pence une partie des sujets abordés.

Dans un communiqué publié Mercredi Premier Mars 2017, Jeff Sessions a démenti avoir discuté de questions de campagne avec des responsables russes, une ligne qu'il a réitérée Jeudi 2 Mars 2017 sur l'antenne de la chaîne National Broadcasting Company (NBC) News, « je n'ai rencontré aucun russe à aucun moment pour discuter de la campagne », a-t-il dit.

Mais ce fidèle de Donald Trump, il fut le premier sénateur à rallier sa candidature lors des élections primaires républicaines au mois de février 2016, a ajouté que « si cela s'impose un jour, je démissionnerai. Cela ne fait guère de doute ».

En tant que ministre de la justice, Jeff Sessions supervise le département de la justice et le Federal Bureau of Investigation (FBI), à la pointe des enquêtes sur les attaques cybernétiques russes présumées et d'éventuels liens entre le Kremlin et les équipes de Donald Trump.

Soucieux de contrôler les répercussions de l'affaire, plusieurs élus républicains au congrès ont suggéré que Jeff Sessions se récuse de ces investigations pour ne laisser aucune place à un éventuel doute sur leur intégrité.

« Pour qu'une investigation progresse, je pense qu'il faut s'assurer que chacun a confiance dans l'enquête », a déclaré sur MSNBC le chef de file du groupe républicain à la chambre des représentants, Kevin Mac Carthy.

De ce point de vue, a-t-il ajouté en réponse à une question, les choses seraient plus faciles si Jeff Sessions se récusait. Mais il a précisé plus tard sur Fox News que la décision appartenait au ministre de la justice.

Richard Burr, qui préside la commission du renseignement au sénat, a affiché pour sa part sa confiance dans la capacité de Jeff Sessions à décider du moment où il se récuserait dans cette enquête.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:02

 

La campagne de François Fillon entre défections et appels à Alain Juppé (Reuters)

 

François Fillon a repris Jeudi 2 Mars 2017 le fil ténu de sa campagne malgré des troupes en plein doute dont les rangs commencent à se clairsemer depuis l'annonce de sa possible mise en examen.

Quatre soutiens de poids d'Alain Juppé, dont son ancien directeur de campagne, Gilles Boyer, ont annoncé leur retrait de l'équipe du candidat de la droite et du centre à l'Elysée.

Plusieurs élus des Républicains et de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) en appellent désormais ouvertement à Alain Juppé, finaliste malheureux de l’élection primaire de la droite mais, si le maire de Bordeaux « est prêt techniquement », il n'incarnera un recours que s'il y est « unanimement invité », souligne son entourage. Une vingtaine de maires de droite et du centre ont par ailleurs cosigné un appel au retrait du candidat.

François Fillon, en déplacement dans le Gard, a balayé cette nouvelle salve de mauvaises nouvelles en s'en remettant au peuple. « Je m'appuie sur les français et ce sont les français qui se prononceront », a-t-il dit à la presse, « la base tient ».

Après la démission de son représentant aux affaires internationales Bruno Le Maire, ce sont le lemairiste Sébastien Lecornu, directeur adjoint de la campagne, et le juppéiste Vincent Le Roux, conseiller auprès du directeur de campagne Patrick Stefanini, qui ont fait défection, Jeudi 2 Mars 2017 dans la matinée.

Jeudi 2 Mars 2017 dans l'après-midi, les députés Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu, suivis par Gilles Boyer, ont signifié la désapprobation juppéiste.

« La tournure que prend aujourd'hui la campagne nous apparaît incompatible avec notre façon d'envisager l'engagement politique », expliquent les trois députés dans un communiqué.

Dans une tribune publiée dans le Figaro, l'ancien premier ministre chiraquien Dominique de Villepin estime que François Fillon « emporte son camp dans une course vers l'abîme ».

Les jeunes juppéistes du collectif « cinq ans pour des idées » quittent également l'équipe de campagne, jugeant dans un communiqué que François Fillon, qui a décidé de maintenir sa candidature malgré sa convocation par les juges le Mercredi 15 Mars 2017, « fait courir un danger mortifère » à la droite.

« Des petites mains ont aussi décidé de partir. Elles n'arrivent plus à faire campagne, nous disent-elles, ce n'est plus possible », a dit à Reuters une source proche des Républicains.

« Peu importe », a lâché sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) le lieutenant en chef de François Fillon, Bruno Retailleau, qui a implicitement imputé ces départs à un manque de courage.

« Dans la tempête, il y a des gens qui tiennent et il y a des gens qui tiennent moins », a-t-il dit, ajoutant qu'il ne refusait à « personne le fait de pouvoir s'interroger ».

Lors d'une réunion de l'état-major de campagne, Jeudi 2 Mars 2017 dans la matinée au quartier général de campagne, le président du sénat Gérard Larcher, compagnon de longue date de François Fillon, et le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, autre filloniste, étaient absents.

Tous deux avaient appelé Mercredi Premier Mars 2017 le candidat à se retirer lors d'une matinée aux allures de psychodrame où, selon plusieurs sources au fait des discussions, l'hypothèse d'une candidature de substitution d'Alain Juppé a été retenue, avant que Nicolas Sarkozy ne s'y oppose.

Lors de la réunion du Jeudi 2 Mars 2017, à laquelle participaient entre autres Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, François Baroin et Eric Woerth, des réserves ont été émises, par la présidente des Républicains de la région de l’Ile de France notamment, sur le rassemblement de soutien au candidat à Paris, Dimanche 5 Mars 2017, a dit une source proche du parti.

Présentée initialement comme une manifestation « contre les juges » par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, cette initiative, dont l'organisation est confiée à Sens Commun, émanation politique de la manifestation pour tous, a choqué, notamment chez les juppéistes.

« Nous ne participerons pas à cette campagne nauséabonde, aux relents des années 1930, visant à jeter l'opprobre sur les journalistes, la justice et l'ensemble des corps intermédiaires », écrivent les membres de « cinq ans pour des idées ».

« Plus que jamais », ajoutent-ils, « nous pensons qu'Alain Juppé est l'homme de la situation ».

Des élus appellent à parrainer Alain Juppé pour un éventuel scénario alternatif. François Fillon, qui bénéficie déjà des cinq cent parrainages nécessaires à sa candidature, est convoqué chez les juges deux jours avant la date limite du dépôt des paraphes.

« Alain Juppé est techniquement prêt à y aller », précise-t-on dans l'entourage du maire de Bordeaux, « qui n'entend pas s'exprimer dans la situation actuelle. Si l'appel à sa candidature est unanime, il le considérera », ajoute-t-on.

« La vérité, c'est que la sarkozie est contre lui », souligne un proche du premier cercle. « Alain Juppé le sait, Nicolas Sarkozy fera tout pour l'empêcher ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 20:53

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/02/28/a-mugla-en-turquie-les-auteurs-du-putsch-rate-contre-erdogan-risquent-six-fois-la-perpetuite_5087133_3218.html

 

Les auteurs du putsch raté contre Recep Tayyip Erdogan risquent six fois la perpétuité

 

Dans treize villes du pays, les tribunaux vont juger plus de mille cinq cent militaires, policiers et civils, accusés d’avoir participé à la tentative de coup d'état du mois de juillet 2016

 

Par Marie Jégo, envoyée spéciale du Monde à Mugla

 

La saison des procès de l’après-putsch est ouverte en Turquie. Dans treize villes du pays, dont Istanbul, Ankara, Bursa, Malatya et Antalya, les tribunaux jugent ou vont juger une partie des participants présumés du putsch raté du 15 juillet 2016, trente deux civils, soixante et un policiers et mille cinq cent seize militaires.

Le plus grand procès de trois cent trente personnes a commencé à Ankara, Mardi 28 Février 2017, en pleine campagne pour le référendum pour renforcer les pouvoirs du président, Recep Tayyip Erdogan. Mais le plus emblématique, décrit par le procureur en chef, Necip Topuz, comme « le plus important de l’histoire de la Turquie », se déroule depuis le Lundi 20 Février 2017 à Mugla, une ville paisible du sud-ouest du pays. Quarante-sept personnes, pour la plupart des militaires, y sont citées à comparaître pour avoir tenté d’assassiner le président Recep Tayyip Erdogan.

Dans la nuit du Vendredi 15 Juillet au Samedi 16 juillet 2016, au plus fort des affrontements entre loyalistes et putschistes à Ankara et à Istanbul, Recep Tayyip Erdogan, alors en congé dans la station balnéaire de Marmaris, sur la côte égéenne, doit en effet quitter précipitamment les lieux quelques heures avant l’arrivée d’un commando venu l’assassiner ou l’enlever.

Pour les autorités turques, c’est le prédicateur Fethullah Gülen, qui dirige sa confrérie secrète depuis les Etats-Unis où il vit en exil depuis 1999, qui a commandité l’opération. Et son dessein était d’éliminer le président, d’où l’opération de Marmaris. L’imam Fethullah Gülen, qui nie toute implication, figure désormais en première position sur la liste des quarante sept accusés du procès de Mugla, avec la mention « en fuite ». Egalement sur la liste, Ali Yazici, l’aide de camp personnel du président Recep Tayyip Erdogan au moment des faits, est, lui, présent.

 

Le parquet a requis six fois la perpétuité

 

En tout, trente sept hommes doivent répondre de multiples charges, dont tentative d’assassinat du président, appartenance à un groupe terroriste et entrave à l’ordre constitutionnel. La plupart sont des militaires aguerris, membres de commandos d’élite de l’armée. Pour chacun, le parquet a requis six fois la perpétuité. Une vingtaine d’avocats les défendent et autant sont présents au nom des parties civiles, auxquelles Recep Tayyip Erdogan s’est associé. Les audiences ont lieu sous étroite surveillance policière dans une salle de la chambre de commerce de Mugla, celles du tribunal étant trop exiguës.

Les familles se dirigent à pas pressés vers l’intérieur, soulagées que les manifestants qui réclamaient la pendaison pour les accusés à l’ouverture du procès, le Lundi 20 Février 2017, ne soient plus là. A 9 heures 15, Ayse se présente au contrôle. Voici huit jours qu’elle ne rate pas une audience, en soutien à son frère qui comparaît. Elle ne veut pas révéler son nom de famille, « de peur que cela lui nuise ». Pour elle, son frère, un sous-officier des forces spéciales, « n’a jamais fait qu’obéir aux ordres de son supérieur », le général de brigade Gökhan Sahin Sönmezates.

C’est sous son commandement qu’en début de soirée, Vendredi 15 Juillet 2016, à l'académie militaire d’Istanbul, une équipe de professionnels est recrutée pour effectuer ce qu’il présentera alors comme une mission spéciale. « Une routine pour ces hommes dont c’était le travail quotidien et qui ne pouvaient ni demander des précisions ni discuter les ordres », explique l’avocat Harun Gözübüyük, qui défend la cause de son frère aîné, le capitaine Muammer Gözübüyük, trente quatre ans, numéro huit sur la liste des conjurés.

 

Les militaires ont imaginé une opération sérieuse

 

Harun Gözübüyük tente de reconstituer ce qui s’est passé grâce aux bribes de récit recueillies auprès de son frère, lors de leurs entrevues, très surveillées, en prison. Celui-ci lui a raconté qu’une fois transportés par hélicoptère à Cigli, une base militaire des environs d’Izmir, sur les bords de la mer Egée, les hommes du commando ont dû attendre cinq heures leur départ en mission.

Voyant cinq hélicoptères Sikorsky alignés sur le tarmac et approvisionnés en kérosène, ils ont pensé qu’il s’agissait d’une opération sérieuse, décidée dans le cadre de la chaîne de commandement. « On leur avait pris leurs portables, ils n’étaient pas au fait de la tentative de putsch », assure l’avocat. Plus tard dans la nuit, « leur supérieur leur a dit qu’ils devaient aller chercher le président et le ramener sain et sauf sur la base d’Akincilar », le quartier général des putschistes, non loin d’Ankara. « Il leur a montré la déclaration publiée sur le site de l’état-major, selon laquelle l’armée avait pris le pouvoir, tout en leur rappelant que, en cas d’insoumission, ils risquaient la cour martiale ».

Son frère n’a rien à voir avec la confrérie de Fethullah Gülen, « il est un farouche kémaliste attaché à la république ». La plupart des accusés disent la même chose. Leur supérieur, le général Gökhan Sahin Sönmezates, a reconnu sa participation à l’opération de Marmaris. Il a dit avoir agi sur ordre de l’état-major pour ramener le président sain et sauf au quartier général des conjurés. Mais le donneur d’ordre, le général factieux Semih Terzi, a été tué la nuit du soulèvement.

 

Mauvaise série noire

 

Pour le reste, l’accusation s’appuie sur les dépositions de deux témoins secrets, dont les surnoms, Chapeau et Corbeau, font penser à des acteurs d’une mauvaise série noire. Selon leurs témoignages, le général Gökhan Sahin Sönmezates était présent à la réunion préparatoire au putsch dans une villa à Ankara, à laquelle participait aussi Adil Öksüz, l’imam de la base d’Akincilar agissant pour le compte de Fethullah Gülen. Brièvement interpellé au lendemain du putsch, l’imam Adil Öksüz a été relâché et il n’a plus réapparu depuis.

Les récits de ces préparatifs bien huilés contrastent avec les dépositions des accusés, frappantes en ce qu’elles révèlent d’impréparation de la part des putschistes. Arrivé à Izmir à 22 heures, le commando ne partira pas en mission avant 3 heures du matin car personne ne sait où est Recep Tayyip Erdogan. Lorsqu’à 3 heures 30, le commando amorce sa descente héliportée sur l’Hôtel Grand Yazici, le président n’est plus là, son avion a décollé de Dalaman à 1 heure 43.

Une fois sur place, le commando doit affronter la contre-offensive des forces de sécurité, placées aux abords de l’hôtel après le départ du chef de l’état. Deux policiers sont tués.

« Cinq mille douilles ont été ramassées, quatre mille neuf cent tirées par des policiers, le reste par le commando », assure Harun Gözübüyük. Le procès va-t-il contribuer à faire la lumière sur les heures obscures du putsch ? Mürsel Alban, représentant du parti républicain du peuple (CHP) à Mugla, est sceptique, « jusqu’ici, nous n’avons toujours rien compris. Etait-ce un putsch ou une révolte ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens