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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:08

 

http://www.politica.elpais.com/politica/2017/05/22/actualidad/1495453873_818047.html

 

Podemos offre à Pedro Sánchez de retirer la motion de censure de Podemos si Pedro Sanchez dépose sa propre motion de censure
 

Pablo Iglesias et Pedro Sanchez ont discuté par téléphone et se sont mis d’accord sur la situation intenable du Parti Populaire au gouvernement
 

Mardi 23 Mai 2017
 

Il n’a pas fallu attendre vingt quatre heures pour que Podemos pose le premier défi à Pedro Sánchez comme nouveau secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Le parti de Pablo Iglesias a annoncé, Lundi 22 Mai 2017, le premier jour après les élections primaires du PSOE, qu’il était prêt à retirer sa motion de censure si Pedro Sanchez dépose sa propre motion de censure. Pablo Iglesias a téléphoné au leader du PSOE pour lui transmettre sa proposition et ils veulent tous les deux respecter leurs « stratégies différentes d’opposition au Parti Populaire ». Le leader du PSOE ne prendra aucune décision avant le congrès du PSOE.

Le mouvement de pression contre Pedro Sanchez est venu de la direction exécutive de Podemos après la victoire de l’ancien leader du PSOE au secrétariat général du PSOE. Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a annoncé lors d'une conférence de presse que Pablo Iglesias et Pedro Sanchez ont discuté par téléphone, mais la proposition avait déjà été transmise à l’équipe du nouveau leader du PSOE par un appel de la porte parole parlementaire, Irene Montero, au directeur de cabinet de Pedro Sánchez, Juanma Serrano. La proposition de Podemos ne laisse pas une marge de manœuvre très grande à Pedro Sanchez. Une fois qu’une motion de censure est enregistrée, le débat a lieu dans les semaines suivantes. Il pourrait même avoir lieu avant le congrès du PSOE qui élira le nouvel exécutif du PSOE.

Podemos peut demander « des actes, pas des paroles », le retrait de sa motion de censure si Pedro Sanchez dépose la sienne est pratiquement impossible pour le secrétaire général élu du PSOE.

La direction de Podemos souligne que, alors que Pedro Sánchez a fait de la dénonciation de l'abstention la pièce maîtresse de sa campagne, il est temps de mettre en œuvre ce discours. « J'espère que le nouveau PSOE comprendra avec nous qu’il est temps de chasser le Parti Populaire des institutions », a déclaré Pablo Iglesias après avoir rencontré le président catalan, Carles Puigdemont. « Si le PSOE est prêt à déposer une motion de censure, nous retirerons la nôtre », a-t-il dit. Il a en outre soutenu qu'il ne serait pas opposé à ce que le candidat à la présidence du gouvernement soit le nouveau secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez. « La force politique qui a le plus grand nombre de sièges a le droit de désigner un candidat », a-t-il dit.

Podemos n’a pas attendu les résultats des élections primaires du PSOE pour déposer sa motion de censure en raison de l’argument selon lequel les processus internes des partis ne sauraient prévaloir sur la situation « d’urgence démocratique », la motion de censure de Podemos a été déposée Vendredi 19 Mai 2017 , et Podemos fait maintenant une proposition au PSOE pour que la motion de censure soit viable. Le bureau du parlement examinera la motion de censure de Podemos Mardi 23 Mai 2017 et la date du débat parlementaire est toujours en cours de discussion. La motion de censure peut être retirée à tout moment avant la date du débat parlementaire.

Pablo Iglesias dit qu’il ne fixe pas de délais à Pedro Sanchez pour qu’il prenne une décision, mais il le fait de fait, parce que dans le même temps il affirme que sa motion avancera si le PSOE ne dépose pas la sienne. « Nous sommes disponibles pour retirer notre motion si le PSOE dépose la sienne. Sinon, nous avançons, parce que nous considérons que c'est une question éthique et nécessaire pour poser une alternative au Parti Populaire », a dit Pablo Iglesias. La date limite pour Pedro Sanchez sera alors la date du débat parlementaire sur la motion de censure de Podemos qui sera décidée par la présidente du congrès, Ana Pastor. Si Pedro Sanchez n’a pas déposé sa propre motion de censure à cette date, Pablo Iglesias sera candidat à la présidence du gouvernement.

L'équipe de Pedro Sanchez a répondu à la proposition de Podemos en disant qu’elle n’avait pas l’intention de faire un pacte avec Pablo Iglesias sur la stratégie d’opposition au gouvernement du Parti Populaire et elle n’a pas fait connaître ses plans sur une possible motion de censure contre Mariano Rajoy pour le remplacer. Elle veut d’abord terminer l'élection de la direction du PSOE dans son congrès qui se tiendra le mois prochain. Les sources socialistes consultées attirent l'attention sur la déclaration convenue entre les deux leaders après leur conversation, respectant chacun leur chemin sur la forme et le fond de leur opposition et préconisant le maintien d'un dialogue permanent et d’une relation étroite. Les deux leaders « respectent les différentes stratégies de chaque organisation sur la façon de s’opposer au Parti Populaire » dit le texte, qui dit également qu’ils sont d’accord sur « la situation intenable du Parti Populaire au gouvernement ».

La clôture du congrès du PSOE, qui se tiendra le 17 juin et le 18 Juin 2017, dans lequel devront être élus la commission exécutive et le comité fédéral, est un chapitre qui doit encore passer avant de prendre des décisions sur une motion de censure, répondent les porte-paroles consultés. Comme stratégie de fond, Pedro Sanchez ne peut pas marcher avec Podemos et dire qu’il veut que le PSOE soit « le parti de la gauche », comme il l’a dit après avoir été élu.

Pablo Iglesias continue en même temps de chercher des soutiens pour sa motion de censure. Il a demandé le soutien du président catalan, Carles Puigdemont, lors de la réunion qu’ils ont tenue à Madrid avant la conférence du président catalan à l'hôtel de ville. Le président catalan a répondu que son soutien exige un engagement pour le référendum sur l'indépendance en Catalogne, mais aussi avec le pacte européen de stabilité et donc avec la réduction du déficit.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:53

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18T0DN-OFRTP?sp=true

 

Donald Trump abandonne l’accord de Paris, consternation internationale (Reuters)

 

Le président américain Donald Trump a annoncé Jeudi Premier Juin 2017 son intention de faire sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et il a déclenché une vague de condamnations sur la scène internationale et dans les milieux d'affaires.

Renouant avec le message d’America First de sa campagne, le président américain a justifié sa décision en dénonçant un accord néfaste pour l'économie américaine, destructeur d'emplois et de la souveraineté du pays. L'accord désavantage les Etats-Unis face aux autres pays, a-t-il déclaré, mentionnant en particulier la Chine.

« Nous ne voulons plus que d'autres dirigeants et d'autres pays se moquent de nous et ils ne le feront pas », a dit le président.

« Ces mêmes pays qui nous demandent de rester dans l'accord de Paris sont ceux qui ont coûté à l'Amérique des milliers de milliards de dollars par leurs pratiques commerciales et, dans de nombreux cas, de faibles contributions à notre alliance militaire essentielle », a-t-il ajouté.

Les partisans de l'accord de Paris et notamment des figures clés de grands groupes américains, de Tesla à Microsoft en passant par General Electric, ont dénoncé un revers pour la lutte contre le réchauffement de la planète.

Les gouverneurs de trois états, la Californie et les états de Washington et de New York, ont annoncé Jeudi Premier Juin 2017 la création d'une alliance pour le climat d’états engagés à poursuivre les objectifs de l’accord de Paris.

Donald Trump, qui a un temps assimilé le réchauffement climatique à un canular, a annoncé en outre que son administration débuterait des négociations pour revenir dans l’accord de Paris ou pour obtenir un nouvel accord « en des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leurs salariés, leurs populations et leurs contribuables ».

Emmanuel Macron a téléphoné Jeudi Premier Juin 2017 à Donald Trump pour lui dire que rien n'était renégociable dans l’accord de Paris sur le climat. La France, l'Allemagne et l'Italie, ont défendu ensemble cette position dans un communiqué conjoint et, séparément, la première ministre britannique Theresa May a dit au président des Etats Unis sa déception, un sentiment partagé outre-Atlantique par le premier ministre canadien Justin Trudeau.

L'ancien président américain Barack Obama, qui a été un des acteurs clés ayant rendu possible l’accord de Paris, a dit ses regrets.

« Les pays qui restent dans l’accord de Paris sont les pays qui récolteront les bénéfices en termes d'emplois et d'industries créées. Je crois que les États-Unis d'Amérique devraient être en tête du peloton », a-t-il déclaré.

L'Union Européenne, tout en disant regretter la décision unilatérale des Etats-Unis, a dit sa volonté de trouver de nouvelles alliances pour lutter contre le changement climatique.

En Chine, premier pollueur mondial devant les Etats-Unis depuis 2007, les médias d’état ont dénoncé Vendredi 2 Juin 2017 un revers mondial et ils ont réfuté les justifications du président quant à des créations d'emploi sur le sol américain.

« Nous sortons », a déclaré le président des Etats-Unis lors d'une cérémonie à la roseraie de la Maison Blanche, où il a qualifié les conditions économiques et financières liées à l’accord de Paris de draconiennes.

Le retrait des Etats-Unis, a-t-il dit, « représente une réaffirmation de la souveraineté américaine. J'ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris », a-t-il lancé. Le maire démocrate de Pittsburgh, en Pennsylvanie, Bill Peduto, a rétorqué sur Twitter que sa ville, longtemps au coeur de l'industrie sidérurgique américaine, était en faveur de l’accord de Paris.

Les Etats-Unis vont mettre fin aux versements au fonds vert pour le climat de l'Organisation des Nations Unies (ONU), un mécanisme qui prévoit des engagements de milliards de dollars chaque année de la part des pays développés, a ajouté Donald Trump.

Washington respectera les règles fixées par l’ONU pour quitter l'accord, a précisé la Maison Blanche.

Selon le vingt-huitième article de l'accord, un délai de quatre ans à compter de l'entrée en vigueur du 4 novembre 2016 est nécessaire à toute dénonciation du traité.

Cela porte au mois de novembre 2020 une sortie effective des engagements de Paris, date qui est aussi celle de la prochaine élection présidentielle américaine. L'accord de Paris ne sera cependant totalement contraignant qu'à partir de 2020.

Par ce retrait, les États-Unis rejoindront la Syrie et le Nicaragua comme les seuls pays du monde à ne pas participer à l’accord de Paris.

L’accord de Paris sur le climat est entré en vigueur le 4 novembre 2016, après sa ratification par au moins cinquante cinq pays comptant plus de cinquante cinq pour cent des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Les Etats-Unis et la Chine l'avaient ratifié ensemble au début du mois de septembre 2016.

Les Etats-Unis, responsables de quinze pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, s'étaient engagés à réduire d'ici à 2025 de vingt six à vingt huit pour cent leurs émissions par rapport aux niveaux de 2005.

Attribuée par les scientifiques aux gaz à effet de serre issus des activités humaines, la dynamique de réchauffement a abouti en 2016 à l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés au dix-neuvième siècle.

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:40

 

http://www.autogestion.asso.fr/?p=6826

 

Nestor Makhno, paysan d’Ukraine

 

Vendredi 26 mai 2017

 

Par Benoît Borrits

 

« Prolétaires du monde entier, plongez en vous-mêmes, cherchez-y la vérité et créez la. Vous ne la trouverez nulle part ailleurs », citation de Nestor Makhno

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si le film de la réalisatrice Hélène Chatelain a été tourné au tout début de la période de la perestroïka. Il s’agit d’un portrait de Nestor Makhno, anarchiste à l’initiative des premières communes libertaires autogérées en Ukraine. Nous disposions certes de ses propres mémoires écrites en exil à Paris, mais aussi des différentes accusations que le pouvoir soviétique portait à son encontre, comme celle de bandit ou d’antisémite. La réalisatrice profitera de cette période d’ouverture politique de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour accéder aux archives et surtout à la parole des habitants de Gouliaïpolie, sa ville d’origine. Après plus de quatre vingt ans, celui-ci est resté présent dans les mémoires en dépit des interdits. Comme le dit le professeur d’histoire de la ville, « aujourd’hui il nous apparaît non pas tel qu’on nous l’a présenté mais tel qu’il était en réalité ».

 

Organisé en chapitre par thème, le film retrace la jeunesse de Nestor Makhno, le premier groupe anarchiste communiste né dans la foulée de la première révolution russe de 1905 à Gouliaïpolie, petite ville d’Ukraine orientale située entre le Don et le Dniepr. La répression ne tarde pas et celui-ci est condamné à mort, peine commuée à la perpétuité qui le mènera dans la prison de Moscou. Libéré à la faveur de la révolution du mois de février 1917, il rejoindra alors sa ville d’origine. Au mois d’août 1917, le général Lavr Kornilov menace Petrograd. C’est dans ce contexte que se crée un comité de défense de la révolution, dont Nestor Makhno est élu responsable, et que les propriétaires seront désarmés, les privilèges abolis et la terre partagée équitablement entre les paysans. D’une façon volontaire, les paysans se regrouperont alors dans des communes pour partager le travail et les outils agricoles. Cette révolution locale se réalise donc trois mois avant celle des soviets du mois d’octobre 1917.

 

Le traité de paix avec l’Allemagne signé à Brest-Litovsk prévoit l’abandon de l’Ukraine par la Russie. Les troupes allemandes envahissent alors Gouliaïpolie pour tenter de réinstaller les anciens propriétaires. Le film montre combien la tension est vive entre les paysans et la communauté juive locale. La position de Nestor Makhno est claire à ce sujet, « juif, respire librement. Du temps des tsars et des seigneurs, plus d’une fois tu as été chassé de tes hameaux paisibles et tu as erré loin de chez toi, sans tendresse et sans consolation. Tu es épuisé. Repose-toi et soit libre comme tous les autres peuples ». Il n’empêche que la lutte contre l’antisémitisme devra être menée aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des communes paysannes.

 

La révolution allemande du mois de novembre 1918 aboutit à un retrait des troupes allemandes. Un pouvoir national est rétabli à l’ouest de l’Ukraine. À l’est, les troupes blanches d’Anton Dénikine menacent la jeune révolution makhnoviste. Il cherche à s’allier avec l’armée rouge pour combattre la contre-révolution. Or ce sont deux conceptions opposées de la révolution qui s’affrontent. Il y a, d’une part, une libre organisation de la paysannerie et, d’autre part, le rôle moteur du prolétariat représenté par des commissaires politiques.

 

Au mois d’avril 1919, un congrès paysan composé de délégués de soixante douze districts représentant deux millions de personnes se réunit à Gouliaïpolie. Comme le dit Nestor Makhno, « nous qui sommes les enfants de cette révolution et les enfants des peuples laborieux, nous allons créer notre destin ici dans nos villages et nos hameaux. Nous élaborerons une solution qui ne soit pas porteuse d’humiliations mais de responsabilité. Que les communes paysannes et les unions libres des ouvriers des villes préfigurent de véritables communautés de travail ». Ce congrès est déclaré illégal par le pouvoir bolchévique.

 

Qu’à cela ne tienne, la guerre civile fait rage et la Makhnovchtchina, armée des partisans paysans, s’allie dès que cela est possible à l’armée rouge pour combattre la contre-révolution. En 1921, les armées blanches du général Piotr Wrangel sont défaites par l’alliance de ces deux armées. Dès le lendemain, la cavalerie rouge prend les makhnovistes à revers. La réalisatrice laisse la conclusion à Nestor Makhno, « nous avons eu l’occasion de jeter les bases d’une société sur les principes anarchistes mais ceux que nous avions en face de nous ne nous ont laissé ni le temps ni l’espace ».

 

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:17

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/31/turquie-stop-a-la-detention-arbitraire-de-mathias-depardon_1573708

 

Stop à la détention arbitraire de Mathias Depardon

 

Editorial de Libération

 

Par Laurent Joffrin, directeur de la rédaction et de la publication de Libération

 

Mercredi 31 Mai 2017

 

Kafka en Turquie, alors qu’il se contentait de faire son travail, le journaliste et photographe Mathias Depardon, qui habite à Istanbul depuis cinq ans, a été arrêté le Lundi 8 Mai 2017 à Hasankeyf, dans le sud-est du pays, alors qu’il effectuait un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour le magazine National Geographic. Malgré un ordre d’expulsion prononcé le Jeudi 11 Mai 2017, il est toujours confiné dans un centre de rétention à Gaziantep, non loin de la frontière syrienne. Mathias Depardon, trente six ans, simple homonyme de Raymond Depardon, avait entamé une grève de la faim qu’il a interrompue après quelques signes donnés par les autorités turques.

 

Mais celles-ci se contentent pour l’instant de paroles plus ou moins rassurantes et notre confrère, qui a travaillé notamment pour Libération, est toujours détenu. Reporters Sans Frontières (RSF), qui a pris son affaire en mains, exige, comme Libération, qu’il puisse sortir dans les plus brefs délais de ce centre de rétention. Aucune charge n’est retenue contre lui, il exerce son métier sans incident depuis de longues années en Turquie, les autorités turques ne répondent rien de précis aux demandes qui leur sont adressées, c’est donc bien d’une détention arbitraire qu’il s’agit. On craint parmi ses amis que la Turquie cherche principalement, dans cette affaire comme dans d’autres, à intimider les journalistes et à les dissuader d’enquêter sur la situation dans le pays.

 

Un comité de soutien s’est constitué, Lundi 29 Mai 2017 à Paris au siège de RSF, pour adopter un programme d’actions diversifiées destinées à convaincre la Turquie de revenir au droit et à la raison. RSF, deux autres organisations de défense de la liberté de la presse et dix neuf rédactions ont envoyé le 19 mai 2017 une lettre ouverte au ministre turc de l'intérieur, Süleyman Soylu, appelant à la libération immédiate de Mathias Depardon. RSF a aussi fait passer à l’ambassadeur de Turquie en France une lettre demandant la libération du reporter. Emmanuel Macron, alerté, a évoqué son cas lors de sa rencontre avec le président Recep Tayyip Erdogan. Mais ces interventions diplomatiques n’ont pour l’instant abouti à rien, sinon à une visite d’une heure du vice-consul de France en Turquie.

 

RSF et le comité de soutien appellent donc de nouveau le gouvernement français à intervenir pour protéger le photographe et assurer sa remise en liberté. La Turquie occupe la cent-cinquante-cinquième place sur cent quatre vingt pays au classement mondial de la liberté de la presse, établi par RSF.

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 18:04

 

Richard Ferrand reste au gouvernement malgré l'ouverture d'une enquête préliminaire (Reuters)

 

Le parquet de Brest a ouvert Jeudi Premier Juin 2017 une enquête préliminaire sur les activités passées du ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, une décision qui accentue la pression sur ce proche d'Emmanuel Macron et sur l'exécutif.

Le premier ministre Edouard Philippe a déclaré que l'enquête ne changeait rien aux règles édictées par le gouvernement.

« L'ouverture d'une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j'ai moi-même formulée publiquement, aussi longtemps qu'il n'y a pas de mise en examen il n'y a aucune raison de demander à Richard Ferrand de quitter le gouvernement », a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Montereau-Fault-Yonne, dans le département de la Seine-et-Marne.

L'enquête « aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteinte aux biens, de manquement au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité », a déclaré le procureur de la république de Brest, Eric Mathais, dans un communiqué.

Cette décision fait suite à de nouvelles révélations dans la presse, cette semaine, sur les activités passées de Richard Ferrand, notamment lorsqu'il était directeur général des Mutuelles de Bretagne.

Le 26 mai 2017, à la suite de premières informations du Canard Enchaîné, Eric Mathais avait fait savoir qu'il ne comptait pas ouvrir d'enquête préliminaire, aucun des faits relatés n'étant à ses yeux « susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales ».

Jeudi Premier Juin 2017, il fait d'état « d’éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause Richard Ferrand ».

Le ministre de la cohésion des territoires est accusé d'avoir permis à la Société Civile Immobilière (SCI) de sa compagne, Sandrine Doucen, d'emporter un marché immobilier en 2011 lors de la location d'un local commercial par les Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. Or cette SCI n'existait pas encore légalement et n'était pas encore propriétaire des surfaces proposées.

Richard Ferrand, député socialiste du Finistère depuis 2012 et premier parlementaire à avoir rallié la République En Marche (REM) en 2016, a dirigé les Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.

Le Monde décrit cette semaine un système Ferrand, « mélange des genres entre intérêts publics et privés » pendant vingt ans. Un article réfuté point par point par l'intéressé, qui a accusé Mardi 30 Mai 2017 le quotidien de recourir à des « amalgames et des sous-entendus sans jamais rien démontrer ».

Anticor, association de lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique, avait annoncé, Jeudi Premier Juin 2017, avant le communiqué du parquet de Brest, avoir déposé une plainte contre X pour abus de confiance auprès du procureur.

Elle estimait dans un communiqué qu'une enquête était nécessaire « pour déterminer si la convention passée avec la SCI dénommée Saca était dans l’intérêt des Mutuelles de Bretagne ou dans l’intérêt de la compagne de Richard Ferrand ». La plainte a été adressée Mardi 30 Mai 2017.

« La plainte d'Anticor a peut-être été la goutte d'eau qui a amené le procureur à changer d'avis », a déclaré le président d'Anticor, Jean-Christophe Picard, à Reuters.

« Nous souhaitons que Richard Ferrand démissionne, quand bien même sa responsabilité pénale ne serait pas engagée à l'issue de l'enquête, il n'en demeure pas moins que sa responsabilité politique est engagée », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a affiché Mercredi 31 Mai 2017 son soutien à Richard Ferrand, lors d'un bain de foule et un dîner républicain à Vannes, dans le département du Morbihan, alors que les appels à la démission se multiplient également dans la classe politique à l'encontre du ministre, dont le cas commence à empoisonner la campagne de la REM pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

Le chef de l’état avait considéré, Mercredi 31 Mai 2017, lors du conseil des ministres, que seule la justice, et non la presse, était « habilitée à décider ce qui relève d’une affaire, donc d’une instruction et d’une enquête ».

Le ministre de la justice, François Bayrou, qui a présenté Jeudi Premier Juin 2017 son projet de loi de moralisation de la vie politique, a refusé de faire le moindre commentaire.

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a évoqué une rupture morale. « Quand la première décision que vous prenez, c'est une loi de moralisation de la vie politique, vous ne pouvez pas venir nous expliquer aujourd'hui que les agissements de Richard Ferrand sont acceptables », a-t-elle dit.

« Avec l'affaire de Richard Ferrand, la promesse de la moralisation politique est morte », a estimé pour sa part sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) Xavier Bertrand, « tout ceci continue à accréditer l'idée d'un tous pourris qui ne profite qu'aux extrêmes ».

Sur BFM Télévision, la porte-parole du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Raquel Garrido, a dit en vouloir à Emmanuel Macron, « dans cette monarchie présidentielle, il y a une culture d'impunité chez les femmes et les hommes politiques ».

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 19:53

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/30/legislatives-m-melenchon-la-ville-d-aubervilliers-vous-a-respecte-elle-a-droit-a-votre-consideration_5135993_3232.html

 

http://www.bruno-fornaciari.over-blog.com/2017/05/lettre-ouverte-de-meriem-derkaoui-maire-et-de-pascal-beaudet-conseiller-general-d-aubervilliers-a-jean-luc-melenchon.html

 

Jean Luc Mélenchon, la ville d'Aubervilliers vous a respecté, elle a droit à votre considération

 

Dans une tribune au Monde, Meriem Derkaoui, maire d'Aubervilliers, et Pascal Beaudet, ancien maire d'Aubervilliers et conseiller départemental de la Seine Saint Denis, expliquent leur incompréhension de voir un candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI) opposé au candidat du Parti Communiste Français (PCF), Patrick Le Hyaric, député européen et directeur de l'Humanité, dans la sixième circonscription de la Seine Saint Denis.

 

Mardi 30 Mai 2017

 

Lettre ouverte de Meriem Derkaoui et de Pascal Beaudet à Jean Luc Mélenchon

 

Ville dynamique et solidaire, Aubervilliers s’est construite ces cinquante dernières années à travers des politiques sociales ambitieuses en matière de logement, de santé, d’éducation et de culture, portées par des valeurs humanistes et progressistes. Conscients de la réalité sociale et économique de notre commune qui compte aujourd’hui plus de quatre vingt cinq mille habitants, nous savons que seule la véritable gauche ancrée dans les milieux populaires permet la transformation sociale de notre société.

Pour y parvenir, nous nous sommes engagés à vos côtés pour obtenir à Aubervilliers l’un des premiers scores nationaux en faveur de votre candidature tout en faisant reculer le parti de la haine. Nous vous avions confié cet espoir en pensant que vous pouviez porter l’aspiration du peuple au-delà de toutes considérations de pouvoir personnel.

Aujourd’hui, vos appels au rassemblement et au renouvellement de la politique sont désormais balayés par vos actions de parachutage de candidates et de candidats du MFI pour le premier tour des élections législatives dans les communes qui croient pourtant en une gauche unie.

Une unité nécessaire contre les puissantes forces face à nous, à commencer par un gouvernement dirigé par la droite, face aux projets d’ôter aux communes leur autonomie financière, face aux injonctions européennes, face aux tentatives de divisions de nos populations et face au mépris dont elles sont trop souvent l’objet. Une vision résolument à gauche portée depuis plusieurs mois à Aubervilliers et à Pantin par le candidat Patrick Le Hyaric. A vos côtés il a construit le Front De Gauche (FDG). Vous siégez ensemble au parlement européen. Il dirige l'Humanité, qui vous a permis de vous exprimer pendant la campagne pour le premier tour des élections présidentielles.

Pourtant récemment, vous avez choisi de présenter un candidat dans la circonscription d'Aubervilliers et de Pantin, votre directeur de campagne.

Quel est le sens de deux candidatures défendant les mêmes idées et les mêmes valeurs sinon de priver nos populations d’un député qui sera présent à leurs cotés et en permanence ?

A Aubervilliers, nous nous plaçons d’abord du côté de l’intérêt des populations dans leur diversité. C’est ce qui nous guide, nous, élus de terrain, lorsque nous réussissons à obtenir pour notre ville, au cœur de la métropole parisienne et aux portes de Paris, un réseau de transports adapté doté d’un métro en centre-ville. C’est aussi ce qui nous permet de maintenir des services publics de proximité tant de fois menacés de fermeture par les politiques d’austérité. C’est, également, exiger le respect des engagements de l'état à l’instar de l’implantation d’une piscine olympique ou de l’augmentation d’effectifs de police.

Mais cela n’est possible qu’en entretenant au quotidien des échanges francs et ouverts avec les habitants d'Aubervilliers sur tous les sujets relatifs au devenir de la commune. Sans doute, cela peut vous paraître dérisoire voire insuffisant en comparaison à des envolées lyriques ou des solutions venant d’on ne sait quelle avant-garde, mais à Aubervilliers et dans nos banlieues, c’est ainsi que la population a toujours agi. Pas de guide suprême et pas d’homme providentiel, Aubervilliers, ville rebelle et militante, l’a d’ailleurs fait entendre aux dernières élections municipales.

Mais que vous arrive-t-il, Jean Luc Mélenchon ? Voulez-vous pratiquer l’hégémonie que vous avez reprochée à vos anciens alliés ? La force du peuple scandée sur vos affiches de campagne, ce n’est pas le pouvoir d’un seul homme, amer et déçu, qui pratique la politique de la terre brûlée en parachutant et en divisant.

Non, Jean Luc Mélenchon, la force du peuple, c’est justement le peuple et ses élus, celles et ceux qui sont, au quotidien, en train de construire, d’imaginer des solutions et de partager des luttes.

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:52

 

http://www.bruno-fornaciari.over-blog.com/2017/05/legislatives-2017-lettre-de-philippe-rio-a-jean-luc-melenchon.html

 

Lettre de Philippe Rio, maire de Grigny et candidat du Parti Communiste Français (PCF) au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 dans la dixième circonscription de l'Essonne, à Jean Luc Mélenchon

 

Mardi 30 Mai 2017

 

Cher Jean Luc, tu te trompes de combat.

 

Aujourd’hui, tu viens à Grigny, dans la dixième circonscription de l’Essonne et nous l’apprenons par voie de presse. Ta venue aurait du se faire sur les terres du député de la majorité présidentielle, Malek Boutih, à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce manque d’audace ne te ressemble pas.

En 2012, les habitants de Grigny t’accueillaient pour ton seul meeting dans un quartier populaire, à la Grande Borne. J’ai eu l’honneur d’être à tes côtés et je t’avais accordé ma confiance en te parrainant pour porter un programme construit ensemble dans le cadre du Front De Gauche (FDG).

En 2017, toujours avec mon parrainage et en respectant la forme du Mouvement de la France Insoumise (MFI), à Grigny, nous avons largement contribué à ton meilleur score en Essonne avec quarante trois pour cent des voix. Des centaines de portes à portes et des dizaines de réunions publiques ont soutenu cette dynamique populaire.

Des électrices et électeurs de sensibilités diverses se sont largement exprimés. Il faut respecter la diversité.

Pourquoi donc venir à la Grande Borne, si ce n’est pour diviser ?

Toi et moi, nous avons en commun cette farouche volonté de défendre et de faire respecter les gens, les opprimés, les humiliés et les mis de côté.

J’en suis un.

C’est ici, Jean Luc, dans ce quartier où j’ai grandi, où j'ai appris à marcher, où je suis allé à l’école du Bélier et de l’Autruche et au collège Jean Vilar et où j’ai travaillé sur le marché de la Place du Quinconce, me nourrissant de la diversité des bénévoles associatifs, des militants politiques, d’enseignants exceptionnels et des cultures de mes voisins.

C’est avec cette humanité bienveillante que je me suis forgé une conscience politique.

C’est ici, dès 2004, que nous avons fait naître une intercommunalité pour le progrès écologique et humain avec Gabriel Amard, l’un de tes porte-paroles.

C’est à Grigny que nous faisons de la planification écologique avec le combat pour l’eau publique et pour une énergie renouvelable, la géothermie au service de la planète et de la lutte contre la précarité.

C’est ici que nous forgeons les citoyens de demain en arrachant vingt postes supplémentaires dans les écoles de Grigny à la prochaine rentrée scolaire.

C’est ici que nous formons aux métiers d’avenir en innovant pour un emploi durable pour les plus éloignés du marché du travail.

C’est ici que nous traquons la main invisible du marché dévastatrice pour les copropriétaires de Grigny comme pour les locataires de la Grande Borne.

C’est ici que tous les jours nous sommes mobilisés pour des services publics seuls garants de l’égalité républicaine pour plus d’école, de sécurité et de tranquillité publique et pour une culture pour tous.

C’est ici, dans l’un de ces déserts médicaux, que nous oeuvrons à créer des oasis par la venue de nouveaux médecins et professionnels de santé.

C’est ici que tous les jours nous construisons une culture de la paix dans nos écoles et nos centres de loisirs.

C’est ici, sur cette terre d’accueil aux quatre vingt dix nationalités, que nous bâtissons une humanité solidaire refusant les discriminations sociales et territoriales.

C’est ici que nous avons attaqué en justice les propos insultants et diffamatoires de Malek Boutih et d'Eric Zemmour contre les habitants de Grigny.

C’est pour cela que je suis fier d’être élu d’ici et que je porte la volonté de rassembler ce peuple et de le représenter dignement à l'assemblée nationale. Nous, habitants de Fleury-Mérogis, de Grigny, de Morsang sur Orge, de Saint Michel sur Orge et de Sainte-Geneviève-des-Bois, nous avons besoin d’un député de proximité, rassembleur et combatif faire face aux mauvais coups du programme libéral du président de la république.

La pratique républicaine et les valeurs qui nous rassemblent voudraient que je sois présent pour t’accueillir.

Il n’en sera rien.

Ton utilité est ailleurs. La mienne sera d’être auprès des enfants et de leurs enseignants de l'école primaire Jean Moulin, de leurs parents et des anciens combattants pour la journée nationale de la résistance.

Nous y chanterons tous ensemble la Marseillaise et le Chant des Partisans. Nous mettrons à l’honneur les Jours Heureux et le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), unis dans notre diversité et dans nos différences.

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:32

 

Emmanuel Macron exige la solidarité de ses ministres sur le cas de Richard Ferrand (Reuters)

 

Emmanuel Macron a pressé Mercredi 31 Mai 2017 le gouvernement d'être solidaire face aux difficultés rencontrées par Richard Ferrand et de faire le tri entre le grain et « l'avanie », soulignant que seule la justice pouvait dire ce qui constituait « une affaire ».

Le ministre de la cohésion des territoires est mis sous pression depuis dix jours par des informations sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne et comme député.

Ce fidèle de la première heure du chef de l’état, qui a reçu Mardi 30 Mai 2017 le soutien du premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué Mercredi 31 Mai 2017 sur France Inter qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.

Face à ce qui est considérée comme la première épreuve du quinquennat, Emmanuel Macron a tenu lors du conseil des ministres « à appeler à la solidarité, à la responsabilité au sein du conseil des ministres et à faire le tri en le grain et l’ivraie voire quelquefois l’avanie », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Emmanuel Macron a ajouté que « seule la justice dans ce pays est habilitée à décider ce qui relève d’une affaire, d’une instruction et d’une enquête », a-t-il poursuivi lors du compte rendu du conseil des ministres.

L'exécutif ne doit jamais « gêner une quelconque procédure », a dit le chef de l’état, en ajoutant que « les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge », a-t-il ajouté.

Le Parquet National Financier (PNF) et le parquet de Brest ont jusqu'à présent refusé d'ouvrir une enquête sur des faits qui, selon eux, ne le justifient pas.

Au coeur de la polémique éclaboussant le ministre de la cohésion des territoires, il y a la création d'une Société Civile Immobilière (SCI) qui a permis à la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen, d'acquérir à bon compte des locaux loués par les Mutuelles de Bretagne quand Richard Ferrand les dirigeait.

Le Monde a pour sa part décrit Mardi 30 Mai 2017 ce qu'il a présenté comme le système Ferrand, « mélange des genres entre intérêts publics et privés » sur vingt ans.

Prié de dire s'il avait proposé au chef de l’état de se retirer, l'ancien député socialiste a répondu à France Inter que « je ne le ferai pas pour deux raisons, d'abord j'ai ma conscience pour moi, je ne suis pas mis en cause par la justice de la république, et puis j'ai une mission très importante, celle de la cohésion des territoires ».

Sept français sur dix jugent que Richard Ferrand, devrait démissionner, selon un sondage Harris Interactive pour Radio Monte Carlo (RMC) et Atlantico.

« Je comprends que, petit à petit, le doute a été créé et le doute c'est un poison, la suspicion c'est un poison de la démocratie et c'est normal que les françaises et les français s'interrogent », a déclaré Richard Ferrand.

Il a dit vouloir répondre aux interrogations des français, dont il a admis qu'ils pouvaient être « déçus » après les promesses de moralisation de la vie publique faites par Emmanuel Macron pendant la campagne des élections présidentielles.

« Je ne suis pas un faux-cul et je sais qu'il faut répondre aux questions des françaises et des français », a-t-il déclaré.

« Ce que je lis laisse apparaître des soupçons de duplicité, de vénalité et donc cela peut créer de la déception », a-t-il poursuivi, « mais nous n'avons rien trahi ».

S'il s'est abrité derrière le fait que la justice n'ait pas trouvé jusqu'ici matière à enquêter dans les informations publiées par la presse, il a néanmoins dit que, « par définition, il n'y a que la justice qui puisse lever le soupçon ».

Le ministre a toutefois ajouté que « tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public et transparent. Je suis un homme honnête ». Et il a dit vouloir désormais se consacrer aux priorités de son ministère.

L'association Front Républicain d’Intervention contre la Corruption (FRIC) a annoncé son intention de déposer une plainte en début de semaine prochaine auprès du procureur de Brest, pour délit d'entrave aux fonctions de commissaire aux comptes.

Elle estime que « les Mutuelles de Bretagne et leur directeur de l'époque Richard Ferrand auraient dû faire valider le montage immobilier permettant à la SCI de sa compagne de louer un local au réseau mutualiste par les commissaire aux comptes, ce qui n'a pas été le cas », écrit-elle sur son site internet.

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:52

 

http://www.publico.es/sociedad/marchas-dignidad-llegan-madrid.html

 

Des milliers de manifestants des Marches de la Dignité dans les rues de Madrid
 

La manifestation réclamait « le pain, le travail, le logement et l'égalité ». De nombreuses organisations, partis et syndicats, ont soutenu la manifestation. Il n'y a pas eu d'incidents.
 

Arrivés de toutes les parties de l'Espagne, des milliers de manifestants ont défilé Samedi 27 Mai 2017 dans la capitale de l’état pour exiger la dignité, le logement, le pain et l'égalité. La colonne du sud est arrivée à Legazpi à 15 heures, comprenant entre quatre cent et cinq cent personnes, venant d’Orcasitas. Trois des quatre colonnes se sont rejointes à Atocha à 16 heures 30 aux cris de « vive la lutte de la classe ouvrière ».

Alberto Garzón, Antonio Maillo et les conseillers municipaux de la ville de Madrid, Carlos Sánchez Mayo et Mauricio Valverde, entre autres membres de la direction d’Izquierda Unida, ont participé à la manifestation. Les manifestants, deux cent mille selon les organisateurs et six mille selon la délégation du gouvernement, ont parcouru la Gran Via vers la Plaza de Espana.

Le leader d’Izquierda Unida, Alberto Garzón, a assuré aux médias que les réformes au parlement seront réalisées grâce à un « peuple mobilisé » qui réclame ses droits dans les rues et il a affirmé que le « succès » des Marches de la Dignité démontre « l’insatisfaction généralisée » contre la corruption du Parti Populaire. Alberto Garzón a mis en évidence la nécessité de poursuivre la « lutte dans les rues » et le soutien de ces mouvements par les partis politiques de gauche parce qu’il faut prouver qu'ils sont « l'alternative pour construire un nouveau pays ».

Juan Herrera, une figure militante de la Confédération Nationale du Travail (CNT), a assisté à la manifestation ainsi que d'autres membres de la fédération anarchiste pour exiger des conditions de travail et des salaires décents.

Il demande également l'abrogation des réformes du travail et du Pacte de Tolède pour avoir un système public de retraites stables. Interrogé sur le « refroidissement » de la rue après le sommet de la mobilisation que fut la première Marche de la Dignité, Juan Herrera a dénoncé le délégationnisme et l’individualisme. « Il faut amener les gens dans les rues comme cela est arrivé aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Des députés de Podemos comme Rafael Mayoral, Alberto Rodrígez et Íñigo Errejón ont participé à la manifestation. Les cortèges les plus importants de la manifestation étaient ceux d’Izquierda Unida et de la Confédération Générale du Travail (CGT).

Raquel Martinez est venue d’Almeria avec ses camarades de Podemos. La militante du parti violet a dit à Publico que « les niveaux d'insécurité de l'emploi sont les plus élevés, alors il est plus important que jamais d'être dans la rue ».

Le député d’Unidos Podemos Diego Cañamero a participé à la colonne du sud qui a quitté Orcasitas. Il est également militant du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) et il considère que c’est une « responsabilité » de participer aux Marches de la Dignité « pour changer les choses et améliorer la vie des gens. Il y a suffisamment de raisons pour sortir dans la rue tous les jours », a-t-il dit à Publico. Le gouvernement « est devenu un parti, sinon un parti de délinquants, et nous devons essayer de le chasser par la mobilisation et par les élections », a-t-il expliqué.

Un groupe de dockers de Valence, de Sagunto et de Tarragone, entre autres ports, est venu pour protester au nom de six mille cinq cent dockers, selon Rafa Egea, docker du port de Valence et membre de la coordination nationale des travailleurs de la mer, pour soutenir les Marches de la Dignité. « Nous pouvons avec l'unité, l'effort et la discipline, obtenir ce que nous voulons », a-t-il expliqué à Publico.

La manifestation était massive, malgré la chaleur extrême dont a souffert la capitale. Cependant, elle était moins massive par rapport à celle du 22 Mars 2014, estimée à deux millions par les organisateurs et à trente six mille par la délégation du gouvernement.

Dans le meeting final aux portes de la Plaza de Espana, Víctor Jiménez et Silvia Salamanca, les membres de la coordination nationale des Marches de la Dignité ont lu le manifeste des Marches de la Dignité. La lecture de l’appel a été précédée par un spectacle donné par le groupe Rojo Cancionero.

Après avoir dénoncé la situation « d’urgence sociale », les porte-paroles ont demandé des retraites publiques décentes et, comme propositions pour le budget général de l’état, des emplois stables, des salaires décents, un revenu de base, l'abrogation des réformes du travail, la libération des personnes détenues pour des raisons de participation à des luttes, le non paiement de la dette, la défense des services publics et la fin des agressions contre les femmes.

Ils ont également réclamé le droit à décider des peuples, en particulier le référendum « sur l'avenir de la Catalogne ». L'abrogation de la loi Mordaza et de la législation antiterroriste a été une autre revendication lue à la fin de la manifestation.

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:27

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/20/2578543-les-21-candidats-dans-le-lot.html

 

Les vingt et un candidats dans le Lot

 

Dix candidats sur la première circonscription de Cahors et de Gourdon et onze candidats sur la deuxième circonscription de Figeac et de Souillac, les inscriptions sont closes depuis Vendredi 19 Mai 2017 et les listes de candidats sont communiquées sous réserve des contrôles de recevabilité en cours au ministère de l'intérieur.

Sur la première circonscription, ce sont les socialistes qui créent la surprise. Ils continuent à se déchirer, là n'est pas la surprise, et une partie du parti vient de créer le collectif « à gauche dans le Lot ».

Globalement il rassemble des partisans de Benoît Hamon, « mais pas que » précisent les intéressés.

Estimant que la députée sortante du Parti Radical de Gauche (PRG), Dominique Orliac, ne représente pas la ligne actuelle du Parti Socialiste, ils avaient demandé que l'investiture du Parti Socialiste lui soit retirée. Solférino a rejeté la proposition.

Qu'à cela ne tiennent, les sécessionnistes « sécessionnent » quand même. Ils rejoignent le candidat d'Europe Écologie Les Verts (EELV), Mathieu Ebbesen-Goudin, et ils occuperont le poste de suppléant via Sarah Profijt.

Le candidat de la République En Marche (REM) est Sébastien Maurel, la candidate du Mouvement de la France Insoumise (MFI) est Isabelle Eymes, la candidate du Front De Gauche (FDG) est Fanny Beggiato et le candidat de Lutte Ouvrière est Ghislain Domenec.

Bref, entre les candidats très à gauche, à gauche, un peu à gauche voire au centre, l'offre sera des plus sérieuses.

Idem à droite, où les traditionnels candidats du Front National et des Républicains seront confrontés à une concurrence plus dense qu'à l'accoutumée, le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR) William Rineau et la candidate de Debout La France (DLF) Isabelle Duprat viendront chercher des suffrages qui pourraient manquer à d'autres à l'heure des comptes pour atteindre les 12,5 % des exprimés, la maille pour se qualifier au second tour.

En revanche Michel Roumégoux avait promis de revenir dans le jeu, fut-ce sans étiquette, il a finalement disparu.

Même cas de figure sur la deuxième circonscription avec une unité en plus, le nombre de candidats offrira un large choix.

Ici, la surprise vient de Roland Hureau. L'ancien secrétaire général de la préfecture du Lot dans les années 1980, qui fut également premier adjoint de Michel Roumegoux à Cahors, entre 2001 et 2003, avait repéré l'absence de candidats aux couleurs des Républicains sur la circonscription, il se lance dans l'aventure.

Soutien de François Fillon depuis les élections primaires de la droite et clairement marqué comme militant des Républicains, il ne dispose cependant pas de l'investiture. L'étiquette a été attribuée de longue date à Antoine Loredo, candidat de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) dans le cadre d'un accord national. L'UPR et DLF complètent le panel à droite.

Ils sont cinq à gauche avec le candidat du Parti Socialiste Vincent Labarthe, la candidate de la REM Huguette Tiégna, le candidat du MFI Pierre Dufour, le candidat du FDG Christian Ribeyrotte et le candidat de Lutte Ouvrière Jean-Marc Isnard.

Et enfin, en dehors de l'échiquier politique, Rose-Marie Bonneval représentera les citoyens du vote blanc.

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