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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:26

Le catalan Artur Mas poursuivi pour le référendum de 2014 (Reuters)

Le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) a convoqué Mardi 29 Septembre 2015 le chef du gouvernement régional, Artur Mas, en vue de l'inculper pour avoir organisé l'an dernier une consultation sur l'indépendance de la Catalogne alors que celle-ci avait été interdite par la cour constitutionnelle espagnole.

La citation du dirigeant catalan pour désobéissance civile, abus de pouvoir et détournement de fonds publics, intervient deux jours après la victoire des listes indépendantistes catalanes aux élections régionales.

Artur Mas devra s'expliquer Jeudi 15 Octobre 2015 devant le TSJC pour avoir organisé fin 2014 cette consultation symbolique, défiant ainsi le gouvernement de Madrid, qui l'avait faite interdire par la justice espagnole.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, refuse catégoriquement la tenue d'un référendum d'auto détermination de la Catalogne, position de principe qu'il a répétée Lundi 28 Septembre 2015 après le succès des séparatistes qui avaient annoncé qu'ils mèneraient la région à l'indépendance en dix-huit mois si, comme cela a été le cas, ils obtenaient la majorité absolue.

S'appuyant sur la constitution espagnole, Madrid dit qu'une région ne peut pas décider de l'avenir de l'unité du pays.

Lors de l'organisation de la consultation de novembre 2014, sans valeur légale, Artur Mas avait déclaré qu'il ne se laisserait pas intimider par les « tactiques judiciaires » du gouvernement espagnol.

S'il est reconnu coupable des charges retenues contre lui, le dirigeant catalan risque notamment de se voir interdire d'exercer une fonction publique pendant plusieurs années.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:15

http://www.cadtm.org/La-Commission-fait-peur-a-ceux-qui

La Commission pour la Vérité sur la Dette Publique Grecque (DVDPG) fait sa rentrée

La CVDPG fait peur à ceux qui connaissent la vérité car ils savent que lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve

Par Emilie Paumard

Avant les auditions du Jeudi 24 Septembre 2015 au cours desquelles seront entendus le secrétaire d’état à la défense du premier gouvernement d’Alexis Tsipras et le réseau de citoyens contre les suicides, cette première journée publique de la commission a été l’occasion pour ses membres de présenter l’état d’avancement des travaux et d’apporter leurs lectures sur l’évolution du contexte en Grèce et dans le monde vis-à-vis des dettes souveraines. Que ce soit parmi les journalistes présents, les membres des délégations de la société civile et les citoyens grecs qui pouvaient suivre l’ensemble des présentations en direct sur la chaîne parlementaire, nombreuses sont celles à avoir pu entendre hier que le combat contre les dettes illégitimes est loin d’être fini !

Plus que jamais déterminée, Zoé Konstantopoulou a ouvert cette journée publique de la CVDPG. Rappelant le caractère inédit d’une telle initiative sur le continent européen, l’ancienne présidente du parlement a tenu à souligner la pertinence de cette commission qui « fait peur à ceux qui connaissent très bien la vérité car ils savent que, lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve ». Elle a ainsi invité toutes les énergies et notamment la jeunesse grecque et européenne à être porteuse de cette vérité, « pour que la justice soit faite et pour que les citoyens ne se sentent pas coupables pour des choix qui n’étaient pas les leurs ».

Fort de ce discours combatif et face à un public manifestement enthousiaste et réceptif à l’impulsion donnée par l’ancienne présidente du parlement, Eric Toussaint a énuméré les nombreux impacts des travaux de la commission au cours des dernières semaines. Il a notamment mentionné l’importance de l’appel international de soutien à la Grèce qui résiste qui a réuni la signature de plus de vingt-quatre mille personnalités. Le fait de réunir sous un même message tant de sommités aux horizons géographiques, thématiques et idéologiques multiples prouve une fois de plus que l’asservissement du peuple grec à la dette représente un enjeu crucial de notre époque. Le coordinateur scientifique a également tenu à souligner que, au-delà de la société civile, le travail de la commission a un impact sur les représentants politiques puisqu’il a été ou sera présenté au parlement européen ainsi que dans plusieurs instances onusiennes. Enfin, Eric Toussaint a rappelé que la commission est en contact étroit avec toutes les initiatives d’audit existantes et notamment celle impulsée par le parlement argentin qui rendra ses travaux dans un mois et demi.

Il a par ailleurs insisté sur l’importance du cas argentin, car c’est ce pays qui a été à l’initiative d’une importante résolution approuvée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Jeudi 10 Septembre 2015. Cette résolution qui a pour objectif de créer un cadre juridique international pour la restructuration des dettes des états et qui se base sur neuf principes reconnus par le droit international, impartialité, transparence, bonne foi, traitement équitable, immunité souveraine, légitimité, durabilité, application de la règle majoritaire et souveraineté, a d’ailleurs été commentée par de nombreux intervenants. En effet les conditions dans lesquelles elle a été adoptée et les pays qui l’ont approuvée ou pas nous en apprennent beaucoup sur l’absence de relation entre la dette et la démocratie pour la Grèce comme pour les autres pays de la planète.

C’est d’abord ce « qui » qui pose question. Car si la résolution a été approuvée par une très large majorité, cent trente-six voix pour, six voix contre et quarante et une abstentions, l’identité et les raisons de ceux qui ne l’ont pas adoptée nous interpellent. Parmi eux, on retrouve notamment, les États-Unis, les pays de l’Union Européenne et le groupe JUSCANZ.

Ces pays justifient leur vote en avançant que l’ONU ne serait pas le cadre approprié pour aborder la question des restructurations de dettes souveraines et qu’il revient au Club de Paris et au Fonds Monétaire International (FMI) de gérer ces questions. Face à cet argument, l’ancien expert sur la dette de l’ONU, Cephas Lumina a apporté des réponses très claires lors de son allocution. Le fameux Club de Paris, ne disposant d’aucun cadre juridique, ne revêt d’aucune légitimité. Quant à l’institution de Bretton Woods, il interrogea l’assemblée, « qui peut contester que, dans la majorité des prêts, le FMI se trouve à la fois être juge et partie ».

Quant au « comment », une série de témoignages ont apporté hier des éléments qui en disent long sur l’état de nos démocraties européennes. Ainsi Zoé Konstantopoulou a rapporté avoir rencontré la représentante permanente de la Grèce à l’ONU à l’occasion de l’assemblée des présidents de parlements à New York, Mercredi 2 Septembre 2015. Surprise d’apprendre que cette dernière n’avait reçu aucune consigne de vote quant à l’adoption de la résolution, elle interpella le ministère des affaires étrangères dès son retour. Nikos Kotzias a indiqué alors à la présidente du parlement qu’il avait donné l’instruction de s’abstenir sur ce vote. Mais au lendemain de l’adoption de la résolution, coup de théâtre, ce dernier affirme pourtant publiquement avoir donné l’instruction de voter oui et donc s’étonne devant l’abstention grecque. Face à ces événements troublants et pour faire toute la transparence, la commission s’est engagée à demander officiellement la preuve écrite de l’instruction du ministre.

Au-delà de ces faits, Zoé Konstantopoulou s’est dite extrêmement surprise qu’il y ait pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur la position à adopter. Prenant en compte que l’ensemble des principes contenus dans cette résolution onusienne ont été violés dans le cas de la Grèce, il paraît en effet déconcertant de ne pas se prononcer en faveur d’un texte qui va dans le sens des intérêts de son peuple. La prise de parole de l’ancien expert de l’ONU sur la dette a permis de mieux comprendre quelle pression s’est exercée sur la Grèce et sur d’autres pays européens pour qu’ils se plient à cette position. Muni du document officiel du conseil de l’Union Européenne qui invite à l’abstention sur la résolution, Cephas Lumina fait la lecture, « un vote non unifié entre les différents états membres de l’Union Européenne saperait les efforts entrepris jusqu’ici pour établir et maintenir une position commune sur ce sujet très sensible, qui est d’une importance capitale pour l’Union Européenne, a fortiori dans le contexte actuel ». Et le professeur de droit de s’interroger devant l’assemblée, « ce document est troublant. Il s’agit d’un groupe qui indique à une série de pays qu’ils doivent suivre la démocratie. Mais comment s’exerce cette démocratie ? »

Une question cruciale, qui est précisément au centre de toutes les dynamiques d’audit actuellement en cours en Europe. C’est d’ailleurs ce que nous ont donné à voir les deux dernières interventions qui ont présenté les dynamiques d’audits français et espagnol. Sergi Cutillas nous rapportait ainsi les propos du maire de Cadiz nouvellement engagé dans un audit municipal et qui affirme dans un courrier envoyé au comité d’audit grec que « l’audit est central pour permettre aux citoyens de relever toutes les irrégularités qui ont pu porter préjudice à l’équilibre des comptes publics, à l’intérêt général et à celui des classes populaires en particulier ». Des propos qui ont fait échos à ceux de Patrick Saurin, un des principaux animateurs du comité d’audit français qui concluait la journée par ces mots, « toute initiative d’audit est salutaire car il s’agit d’un acte d’auto-défense citoyenne contre une menace qui se propage de façon sourde, la menace de la dette illégitime, illégale, odieuse et insoutenable. Mais au-delà de ça il s’agit d’un geste pour la démocratie, pour la justice et pour la solidarité entre les peuples ».

Pour la suite des sessions d’auto-défense des peuples, rendez-vous demain au parlement grec ou dans tout bon comité d’audit près de chez vous.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:20

http://www.cadtm.org/Nous-allons-continuer-notre

La Commission pour la Vérité sur la Dette Publique Grecque (CVDPG) fait sa rentrée

Nous allons continuer notre travail en Grèce pour modifier les rapports de forces de manière à ce que justice soit rendue

Par Emilie Paumard

Dimanche 27 Septembre 2015

C’est par une conférence de presse que s’est clôturée cette quatrième session publique de la CVDPG. L’occasion pour les membres de présenter un rapport qui explique en quoi le mémorandum d’août 2015 et l’accord de prêt de quatre-vingt-six milliards d’euros qui lui est attaché sont illégitimes, illégaux, odieux et insoutenables. Ce fut aussi le moment pour la CVDPG d’affirmer sa détermination à poursuivre son travail dans les semaines et les mois à venir et ce sous quelque statut que ce soit.

Un large panel s’est ainsi présenté devant les journalistes afin de développer les preuves d’irrégularités de ce troisième mémorandum dans toutes les matières couvertes par les experts de la CVDPG. C’est d’abord la question du référendum du Dimanche 5 Juillet 2015 qui a été abordée. Les grecs ont en effet été invités à cette date à se prononcer sur deux documents précis. Un premier qui attestait de la soutenabilité de la dette souveraine grecque et un second découlant de cette attestation et proposant une série de mesures censées, selon l’expression consacrée, assainir la situation du pays. Comme on le sait, les grecs ont largement rejeté ces deux textes. Or, comme l’a rappelé le professeur de droit Illias Bantekas, la constitution grecque stipule que « tout acte doit être fait au service des citoyens ». Le référendum a donc une valeur contraignante à laquelle le gouvernement est tenu de se soumettre. En ne le faisant pas, il se place dans l’illégalité.

Au-delà de cette incontestable démonstration le professeur de droit, effaré par sa lecture du mémorandum, s’interroge, « la question qui se pose est de savoir quel est le rôle de l’état ? En droit, la réponse est claire, l’état doit agir en faveur de la protection du peuple. Or, aujourd’hui, il est devenu un comptable qui applique une gestion comme un responsable de grand magasin. Le mémorandum est frappant sur ce point car on a le sentiment de lire un document de comptabilité avec un actif et un passif ». D’aucuns rétorqueront peut-être à Illias Bantekas que cette position de technicien se justifie lorsque le bateau prend l’eau et qu’il faut parfois faire des sacrifices pour redresser la barre.

C’est à cet argument que Michel Husson, économiste, a tordu le cou dans une implacable démonstration. Comme il l’a très bien rappelé, en effet, les deux premiers mémorandums ont totalement échoué à relever le pays sur le plan économique. Il n’y a pour lui aucune raison que l’application des mêmes recettes donne un résultat différent. Ainsi le mémorandum repose une fois de plus, aux dires de l’économiste, sur deux « paris fous ». D’abord sur l’hypothèse que le pays dégagera un excédent budgétaire primaire de 3,5 % d’ici 2018. Étant donné qu’aucun pays n’a réussi la performance d’atteindre ce taux dans la période récente, on peut sérieusement douter que la Grèce accomplisse ce miracle en temps de crise.

Deuxièmement, les rédacteurs de l’accord postulent qu’un approfondissement des fameuses réformes structurelles permettra de renouer avec la croissance, pour atteindre 3,1 % en 2018.

Or la Grèce a été félicitée, notamment par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), pour être un des pays qui a produit le plus d’efforts en termes de réformes structurelles, mais la croissance, elle, n’est pas venue. L’efficacité du binôme des réformes structurelles et de la croissance prend, dans les faits, un sérieux coup dans l’aile. En guise de boutade, l’économiste français a conclu par ces mots, « je demeure fermement convaincue que la dette de la Grèce est devenue insoutenable et que la Grèce ne peut, par ses seules actions, restaurer la viabilité de cet endettement », mots qui ne sont pas les siens mais bien ceux de Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International (FMI), le 15 août 2015.

Cephas Lumina, l’ancien expert de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la dette, qui a pour sa part l’expérience de trente années d’ajustements structurels dans les pays en développement, s’est interrogé sur cette impasse de l’approche techniciste, « combien de temps vont-ils continuer à faire semblant de ne pas comprendre que ces politiques ont échoué partout où elles ont été appliquées ? ». Tandis qu’une résolution de l’ONU proposant la mise en place d’un cadre juridique international sur la question des restructurations de dettes souveraines vient d’être largement adoptée, le professeur de droit constate amèrement que les grandes puissances telles que les États-Unis et l’Union Européenne s’y sont une fois de plus opposées, « depuis des décennies tout effort pour mettre en place un système plus juste en matière de règles financières est systématiquement entravé par les plus grandes puissances », a-t-il constaté devant les journalistes.

Il n’en reste pas moins que la CVDPG encourage les efforts faits pour la mise en place de ce cadre juridique et même y participe. En effet, Éric Toussaint a rapporté hier qu’il avait été invité par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement (CNUCED) pour discuter des améliorations à apporter à cette résolution. Le coordinateur scientifique de la CVDPG a donc proposé devant les représentants de plus de cent pays, d’ajouter trois principes aux neuf principes déjà existants, un dixième principe qui oblige tout état qui souscrit à cette résolution à réaliser un audit de sa dette avec participation citoyenne afin d’identifier les éventuelles dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables, un onzième principe qui stipule que si, au bout d’une durée raisonnable de négociation, aucun accord n’a été trouvé entre créancier et débiteur, ce dernier est en droit de recourir à un moratoire sur sa dette et enfin un douzième principe qui interdit la transformation de dettes privées en dettes publiques pour ne pas reproduire la catastrophique expérience de la crise financière de 2007 et de 2008.

Par la voix d’Éric Toussaint, la CVDPG a tenu à rappeler que ce travail visant à aboutir à un cadre juridique international ne doit absolument s’opposer aux dynamiques d’audit en cours.

Bien au contraire, il s’agit pour lui de démarches complémentaires ! Ainsi, fort des expériences en cours à l’initiative du parlement en Argentine, à l’initiative des municipalités en Espagne et à l’échelle des citoyens un peu partout en Europe, le coordinateur s’est engagé à ne pas s’en arrêter là, « nous allons continuer notre travail en Grèce et soutenir toutes les initiatives qui pourraient renforcer une dynamique en Europe et ailleurs pour modifier les rapports de forces de manière à ce que justice soit rendue ». Et à la question d’un journaliste sur le cadre que prendrait la poursuite des travaux dans le cas où le nouveau président du parlement grec ne reconduit pas le mandat de la CVDPG, la réponse d’Eric Toussaint a été très claire, « si notre mandat n’est pas poursuivi dans ce cadre, nous continuerons sous une autre forme. Il faut savoir qu’aucun des membres de cette CVDPG n’a été rémunéré à ce titre. Donc, pour nous, la situation ne changera pas fondamentalement. Et s’il faut être hébergé chez des citoyens grecs solidaires de notre démarche et si il faut payer nous-mêmes nos billets nous le ferons. Car notre seule motivation est la défense des intérêts du peuple grec et de tous les peuples à qui les créanciers imposent une dette illégitime ».

Pour conclure cette conférence, un journaliste de la radio-télévision publique ERT a interpellé le panel sur la faisabilité et la viabilité des propositions soutenues par la CVDPG, « si le 20 février 2015, au lieu de signer un accord funeste avec l’Euro-groupe, le gouvernement avait suivi les recommandations du rapport préliminaire et déclaré un moratoire sur le paiement de sa dette, est-ce que la Grèce ne se serait pas retrouvée dans une situation catastrophique ? »

Après une première prise de parole de la présidente du parlement qui a insisté sur le fait que les grecs ne peuvent pas accepter les options qui leurs sont servies au quotidien et qui consistent à dire que « si tu refuses de mourir à petit feu par empoisonnement, alors je te mettrai une balle dans la tête », le coordinateur scientifique de la CVDPG a tenté de dresser le tableau d’un autre scénario. « Si le Dimanche 5 Juillet 2015, le gouvernement avait choisi d’appliquer le règlement européen qui oblige tout pays sous politique d’ajustement à mener un audit et qu’il avait accompagné cela d’une suspension de paiement, de mesures fortes pour protéger l’épargne de la population, en réglant réellement le problème des banques par leur socialisation, et mis en place une monnaie complémentaire, ne pensez-vous pas que la situation serait meilleure ? Si ce plan B avait été appliqué à partir du 20 février 2015, je suis persuadé que cela n’aurait pas été la catastrophe mais au contraire que cela aurait forcé les créanciers à s’asseoir réellement autour de la table et la Grèce n’aurait pas dépensé les sept milliards d’euros qui ont servi à rembourser les créanciers entre février et fin juin 2015. De même, si ce plan avait été appliqué sur la base du résultat du référendum du Dimanche 5 Juillet 2015, il était possible d’éviter la capitulation qui a suivi. Car il est important que le peuple grec et les autres peuples comprennent que les problèmes ne sont pas réglés. Les vingt-cinq milliards prévus dans le troisième mémorandum pour recapitaliser les banques ne suffiront pas. Les banques grecques sont insolvables. Et il n’est pas impossible que, dans six ou neuf mois, les dépôts supérieurs à cent mille euros soient affectés », a ainsi affirmé Éric Toussaint.

Suite à ce sombre constat, l’ancien ministre des finances équatorien a conclu par une note d’espoir en illustrant le cas de son pays. Car c’est lui qui était aux commandes des finances au moment de la suspension de paiements de la dette extérieure de son pays en 2008. Et il a rappelé qu’à cette époque on proférait exactement les mêmes menaces que celles qu’on entend aujourd’hui au sujet de la Grèce. « Mais nous l’avons tout de même fait et aujourd’hui mon pays n’est pas en faillite, il a accès aux marchés financiers et il n’a pas fait peser le poids d’une dette illégitime sur les épaules du peuple », a-t-il déclaré, rappelant pour conclure que « l’on fait croire aujourd’hui aux grecs que le seul chemin qui peut être suivi est celui qui mène au précipice. Mais il y a toujours, absolument toujours, un chemin alternatif ».

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:49

http://fr.hdpeurope.com/?p=2254

Appel aux observateurs étrangers

Bureau de représentation du parti démocratique des peuples (HDP) en Europe

Vendredi 4 Septembre 2015

Dimanche Premier Novembre 2015, auront lieu des élections législatives anticipées en Turquie.

Ces élections joueront un rôle très important pour la démocratie et la paix en Turquie.

En tant qu’HDP, nous voudrions vous faire part de l’importance que représente la présence d’observateurs extérieurs dans un contexte d’insécurité et de violations permanentes des droits fondamentaux. Cette présence permettrait d’assurer la transparence et le caractère équitable du processus électoral.

Lors des élections parlementaires du Dimanche 7 Juin 2015, notre parti, en menant une campagne électorale bien organisée, a réussi à dépasser le seuil électoral anti-démocratique des dix pour cent. Suite à ce résultat positif, les espérances du parti de la justice et du développement (AKP) de voir l’établissement d’un système présidentiel ont été anéanties. En obtenant treize pour cent des voix, le HDP a gagné quatre-vingt sièges au parlement et l’AKP a gagné deux cent cinquante-huit sièges en conséquence, nombre insuffisant pour former un gouvernement majoritaire. C’est pourquoi ces résultats n’ont pas été bien accueillis par l’AKP et le président Recep Tayyip Erdogan.

Ce dernier, en déclarant, Samedi 8 Août 2015, la tenue d’élections législatives anticipées, a suspendu toute possibilité de formation d’un gouvernement de coalition. Cette décision était en réalité prise bien avant la date limite des quarante-cinq jours accordés pour former une coalition. Suite à cette déclaration, et dans le but d’attirer les votes des ultras nationalistes, le président a simultanément déclaré une guerre contre le peuple kurde.

Avec le déclenchement de cette guerre par l’état turc, un grand nombre de civils ont déjà perdu la vie et plus de mille quatre cent membres de notre parti, y compris sept maires élus, ont été arrêtés.

En adoptant cette approche brutale et démesurée, le président Recep Tayyip Erdogan et son parti sont en train de préparer le terrain pour mettre notre campagne électorale en difficulté.

En outre, il a publiquement déclaré qu’un nombre important de soldats et de policiers allaient être déployés dans les bureaux de votes susceptibles d’être soumis aux votes forcés.

C’est pourquoi la présence d’observateurs internationaux est primordiale pour limiter le risque élevé de fraudes lors des élections législatives anticipées du Dimanche Premier Novembre 2015 et pour garantir des résultats justes et équitables.

Pour vous enregistrer ou obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter notre bureau.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:07

http://www.publico.es/politica/batacazo-catalunya-pot-empeora-resultado.html

Echec de la liste Catalogne oui nous pouvons, qui aggrave les résultats de la liste d’Initiative pour une Catalogne Verte (ICV) et d’Esquerra Unida i Alternativa (EUiA) aux élections régionales de 2012

Lundi 28 Septembre 2015

La convergence entre ICV, EUiA, Podemos et Equo obtient seulement onze sièges et reste la quatrième force du nouveau parlement, loin de son objectif d'essayer de mener l'opposition à la liste Ensemble pour le oui

Lluis Rabell, « les relations avec la Candidature d’Unité Populaire (CUP) et Esquerra Republicana de Cataluna (ERC) sont fraternelles »

Lluis Rabell dit que les « menaces » d’une fuite des capitaux n’ont « pas beaucoup influencé » le vote

La liste Catalogne oui nous pouvons inscrivait sur ses bulletins de vote les sigles d’ICV, EUiA et Podemos pour éviter la « soupe des sigles »

Lluis Rabell à ERC et à la CUP, « élisons ensemble le président de la Generalitat car nous ne renonçons à rien »

Les résultats des élections régionales changent le système des partis en Catalogne

La liste Catalogne oui nous pouvons a tenté de séduire les anciens électeurs socialistes dans les derniers jours de la campagne

La liste Catalogne oui nous pouvons dit que les pensions sont plus menacées par le « modèle social et politique » plutôt que par l'indépendance

Lluis Rabell, « dans cette campagne, il y a eu un grand effort pour essayer d’en finir avec les débats politiques »

La liste Catalogne oui nous pouvons (CSQP), la liste de convergence entre ICV, EUiA, Podemos et Equo a abouti à un échec retentissant dans les urnes. Si, avant le début de la campagne pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015, les sondages donnaient à la formation dirigée par Lluís Rabell une option claire pour être la deuxième force du parlement, rivalisant avec Ciudadanos, la réalité l'a placé loin de cette attente. Onze sièges et 8,9% des voix ont laissé la liste à la quatrième place, à égalité avec le Parti Populaire, juste au-dessus de la CUP et derrière la liste Ensemble pour le oui, la liste de Ciudadanos et la liste du Parti Socialiste Catalan (PSC). Et, ce qui est pire, même en dessous des treize députés et des 9,9% des suffrages obtenus par la liste d’ICV et d’EUiA aux élections régionales de 2012, se maintenant à près de trois cent soixante mille voix, mais avec une participation beaucoup plus élevée cette fois de soixante-dix-sept pour cent, un record pour des élections régionales en Catalogne.

Il était un peu plus de 23 heures quand Lluis Rabell s’est présenté devant les médias dans l'ancienne usine Fabra y Coats pour évaluer les résultats et reconnaître que, après une campagne « compliquée et difficile », la liste CSQP « n'a pas atteint l'objectif souhaité », qui était d’entrer au parlement « avec une force décisive ».

Lluis Rabell est apparu accompagné par les premiers membres de la liste, Gemma Lienas, Joan Coscubiela, Joan Josep Nuet et les dirigeants d’ICV, Joan Herrera et Dolors Camats, mais ils n’avaient à leurs côtés aucun dirigeant national de Podemos. « Cette campagne, extrêmement polarisée entre le oui et le non à l’indépendance, a été très difficile pour une liste comme la nôtre contre les coupes budgétaires et exposant les problèmes économiques et sociaux qui ont été chassés du débat », a souligné le candidat, président de la Fédération des Associations de Voisins de Barcelone (FAVB), avant d'accepter le défi de mener la liste CSQP.

Un peu plus d'une centaine de militants et de sympathisants sont venus à l’usine Fabra y Coats qui a vécu une nuit électorale très différente de celle du Dimanche 24 Mai 2015, quand Barcelona en Comú a célébré sa victoire aux élections municipales.

Malgré la convergence constante dirigée par le maire de Barcelone, Ada Colau, qui est sa principale référence, la réalité est que l'articulation des deux listes a connu des différences notables.

Tandis que la liste municipale était principalement la conséquence d’un mouvement citoyen, la liste CSQP était fondamentalement un accord entre les partis qui n'a même pas obtenu le soutien explicite des principaux dirigeants de Barcelona en Comú.

Lors de sa conférence de presse, Lluis Rabell s’est félicité de la forte participation et a félicité la liste Ensemble pour le oui pour sa victoire. Il a dit que les résultats des élections, avec une majorité de sièges pour l’indépendance, montrent une « grande aspiration à la citoyenneté catalane » qui rend « insoutenable l’actuel statu quo ». Le candidat a ajouté que « nous devons trouver la sortie » et, en ce sens, estime que sa proposition d’un pacte pour un référendum « prendra de la force » dans un avenir proche.

Lluis Rabell a également dit que son but dans le prochain parlement sera de défendre les « droits sociaux des citoyens, qu’ils aient voté oui ou non ».

La ceinture rouge est devenue orange, pas violette

Les sondages ont jugé qu’il semble clair que l'omniprésence de Pablo Iglesias pendant la campagne, il a participé à quatorze réunions publiques, n'a pas réussi à mobiliser les citoyens des quartiers populaires, principalement dans la région métropolitaine de Barcelone, en faveur de la CSQP.

L'ancienne ceinture rouge métropolitaine des victoires incontestables du PSC devait devenir une « ceinture violette », selon Pablo Iglesias qui a fait des appels constants aux anciens électeurs socialistes pendant la campagne, mais à la fin elle est devenue plutôt une ceinture orange.

Le parti d'Albert Rivera, emmené dans les élections par Inés Arrimadas, a été victorieux dans les grandes municipalités métropolitaines comme l'Hospitalet de Llobregat, la deuxième ville catalane, ou le PSC a terminé en deuxième position, tandis que les socialistes se sont imposés à Cornella de Llobregat, montrant une meilleure résistance que celle prévue par les sondages.

La liste Catalogne oui nous pouvons a reçu le plus de soutien dans la province de Barcelone, ou elle a obtenu un peu plus de trois cent mille voix, 10,1% du total, et a remporté neuf sièges, un de moins que ce qu’avait obtenu la liste d’ICV et d’EUiA il y a trois ans. La liste d’ICV et d’EUiA avait obtenu un député dans chacune des trois autres circonscriptions de Gérone, Tarragone et Lleida, mais la liste CSQP a gardé seulement celui de Tarragone et, pour quelques voix, celui de Gérone, alors qu'elle a perdu celui de Lleida.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 21:31

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/09/27/5606dc5222601d64638b4588.html

Résultats partiels des élections catalanes après le dépouillement de plus de soixante-dix pour cent des voix

L'indépendance ne convainc pas la moitié des électeurs catalans

La moitié des électeurs catalans ont soutenu le mouvement d'indépendance dans les élections du Dimanche 27 Septembre 2015. La liste Ensemble pour le oui et la liste de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) ont la majorité absolue des sièges au parlement, de sorte que ces résultats légitiment les aspirations souverainistes des deux formations et le caractère plébiscitaire que depuis le début elles ont donné à ces élections. Cependant, les résultats pourraient également plaire aux partis prônant l'unité, car ils ont la majorité des voix.

Avec le décompte de 80,80% des voix, la plate-forme souverainiste qui comprend la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et la gauche républicaine de Catalogne (ERC) a obtenu 39,37% des voix et soixante-trois sièges, tandis que la liste de la CUP dirigée par Antonio Baños atteint 8,09% des voix et dix sièges. Au total, ils auraient tous les deux soixante-treize sièges au parlement, cinq de plus que la majorité absolue de soixante-huit sièges.

« Tous ceux qui ont nié le caractère plébiscitaire, que disent-ils maintenant avec plus de soixante-seize pour cent de participation », a déclaré l’actuel président de la Generalitat, Artur Mas, devant les dizaines de personnes qui se sont rassemblées devant le Mercat del Born de Barcelone, où la liste Ensemble pour le oui passe la nuit électorale. « Comme nous aurions accepté la défaite, nous demandons que les autres acceptent la victoire de la Catalogne et la victoire du oui », a-t-il dit.

Au milieu du cri « independencia », des applaudissements et des cris de soutien, le leader de l'ERC, Oriol Junqueras, s’est également adressé à la foule. « A partir de demain, nous avons la responsabilité d'écrire les pages les plus glorieuses de notre histoire ».

Mais pour assumer cette tâche, la plate-forme souverainiste aura besoin du soutien de la CUP.

Son leader, Antonio Baños, conscient du rôle clé que pourrait jouer sa formation, a salué les résultats quelques minutes après la clôture du scrutin, après avoir appris le sondage de sortie des urnes de TV3.

Sous la forme d’un tweet, le leader de la CUP a dit symboliquement au revoir à « l’état espagnol » sur l'air de la chanson de Los Ronaldos, « au revoir papa ».

Ces résultats placent Inés Arrimadas en tant que nouveau leader de l'opposition. La candidate de Ciudadanos a porté son parti comme deuxième force régionale avec vingt-cinq sièges. Sa position unioniste a conquis 17,95% des catalans appelés à voter et a atteint presque le triple de ses neuf sièges dans les élections précédentes.

Son message axé sur le centre a dépassé celui d’Iceta Miquel, le candidat du Parti Socialiste Catalan (PSC) qui a néanmoins enregistré un meilleur résultat que celui prévu au début de la campagne, 13,04% des voix et seize sièges. Le PSC resterait comme la troisième force du parlement, une place qui, selon les sondages, semblait réservée à la liste Catalogne oui nous pouvons. Ce n’est pas la réalité. La plate-forme de gauche dirigée par Lluís Rabell est l'une des grande perdantes de la journée, pas tant par ses résultats que par les attentes déçues de sa candidature. Les sondages lui avaient annoncé la troisième place dans le parlement et ils lui annoncent maintenant dix députés et neuf pour cent des bulletins de vote.

Aussi surprenant a été le résultat du Parti Populaire Catalan (PPC). Le PPC a remplacé sa candidate des dernières années, Alicia Sanchez Camacho, par le maire de Badalona, ​​Xavier García Albiol, et sa stratégie n'a pas eu les mauvais résultats prévus par les sondages. La baisse est indéniable si vous regardez l'élection de 2012, dans lesquelles le PPC avait obtenu dix-neuf sièges, mais les onze députés et les 8,46% des voix d’aujourd’hui sauvent la face de la stratégie du parti.

Unio quitterait le parlement avec seulement 2,4% des voix.

Une forte participation

Dans l'attente des résultats définitifs du scrutin, les élections d’aujourd’hui resteront dans l'histoire pour leur taux élevé de participation. Les candidats l’avaient demandé pendant toute la campagne et les citoyens ont répondu en augmentant le pourcentage des participants à plus de soixante-dix pour cent, un niveau jamais dépassé dans les élections dans la région.

Ces chiffres élevés de participation aident à comprendre les longues files d’attente des catalans depuis tôt le matin dans les écoles dans toute la région, à Castelldefels, dans la circonscription de Barcelone, à ​​Cunit, dans la circonscription de Tarragone, ou dans le quartier d’Horta, où la file d'attente a descendu la rue, le contraire de ce qui s’est passé le 9 novembre 2014, le jour du référendum pour l'indépendance.

Cependant, le lieu qui a subi la plus grande cohue de personnes était le collège électoral de Sant Gervasi à Barcelone, où a voté Artur Mas.

Jusqu'à présent, le record de participation était de 67,76% en 2012, trois dixièmes en dessous des élections générales de 1979 dans lesquelles la participation était de 68,04%.

L'augmentation du vote par correspondance, cinquante-six pour cent de plus qu’en 2012, faisait anticiper une augmentation significative de la participation.

Avant les élections de 2012, la plus forte proportion enregistrée était en 1984, avec 64,36%, suivi par 1995, avec 63,64%, et 2003, dans lesquelles CiU n’était pas le premier parti en nombre de voix, c’était le PSC, mais était le premier parti en nombre de sièges. Dans la dernière élection, la participation électorale était de 62,54%.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 16:09

http://www.cercle-alternative.fr/nouveau-tour-dhorizon-des-listes-citoyennes-pour-les-regionales

Nouveau tour d’horizon des listes citoyennes pour les élections régionales

Par Régis Lenoir

Mardi 22 Septembre 2015

Voici une nouvelle tentative de tour d’horizon des listes citoyennes pour les élections régionales du mois de décembre 2015. Un exercice pas facile car il faut se démener pour trouver l’information. Tout ce passe comme si les organisations et les partis de la gauche du Parti Socialiste n’avaient strictement aucune intention de parler de ce genre d’initiatives. Bref, petit coup de gueule du soir, si vous avez des informations pour compléter ce point de situation, forcément incomplet, n’hésitez pas à nous écrire ou à laisser un commentaire.

Région Midi Pyrénées Languedoc Roussillon (MPLR)

Pour un rassemblement citoyen

C’est sans doute l’appel qui marche le mieux. En juillet 2015, l’appel pour un rassemblement citoyen et politique en MPLR rassemblait déjà plus de mille sept cent signatures. Dès le mois de juin 2015, des rencontres citoyennes sont organisées dans chaque département. Les comptes rendu des rencontres citoyennes dans les départements des deux régions étaient publiés sur le site. Une vraie dynamique semble pouvoir être créée et cela de manière durable. Fin septembre 2015, le site recense mille huit quarante signatures. Un programme est réalisé de manière collaborative, le « projet en commun ». Ce travail devant aussi aboutir à la rédaction d’une charte éthique pour « l’exemplarité » et une vraie implication citoyenne.

Région Aquitaine Limousin Poitou Charentes (ALPC)

La vague citoyenne

En juillet 2015, le site de la vague citoyenne affichait un compte rendu d’une rencontre à Bordeaux, le 27 juin 2015, avec une soixantaine de présents. Lors de cette rencontre, il était décidé de créer une assemblée citoyenne dans chaque département avec « des comités thématiques pour développer des formes participatives d’implication citoyenne ».

L’appel rassemblait pas moins de six cent quatre-vingt-cinq signatures, fin juillet 2015. Fin septembre 2015, on compte mille huit cent quatre-vingt-treize signatures, une belle progression.

Le site s’est fortement enrichi et développé. En septembre 2015, la vague citoyenne se dote de son jury citoyen. Le 12 septembre 2015, trente signataires de l’appel sont réunis pour tirer au sort ce jury citoyen. Défini depuis le premier jour dans la méthode citoyenne, cinquante citoyens volontaires tirés au sort, à parité, ce jury citoyen aura la tâche de sélectionner les candidatures régionales issues d’un appel parmi les signataires de la vague citoyenne dans la région, selon des méthodes qui seront définies collectivement et votées par l’ensemble des signataires de l’appel. Une pratique innovante qui sort des habituelles négociations entre les « état majors » des partis. On attend le nouvel agenda avec les nouveaux « rendez-vous citoyens ».

Région Rhône Alpes

Une soupe de logos et un affichage « citoyen » en trompe l’œil

Il y a quelques mois un appel est lancé à se « rassembler ». Les auteurs sont des « personnalités » auto désignées qui n’organiseront jamais de rencontres ou réunion citoyenne pour discuter de l’initiative. Les négociations se déroulent très classiquement entre les appareils, Ensemble, Parti de Gauche, Parti Communiste Français (PCF), Nouvelle Donne et Europe Ecologie Les Verts (EELV). C’est en septembre 2015 que quelques faméliques réunions citoyennes sont convoquées. Finalement, le PCF va « planter » les autres organisations avides d’unité.

Finalement, en septembre 2015, « l’appel citoyen » rassemble quelques mille quatre cent signatures. Une assemblée représentative régionale est évoquée. Mais sa mise en place demeure dans le plus grand flou, les militants d’appareils multipliant d’obscures et multiples réunions préparatoires, incompréhensibles pour le commun des mortels et inconnues des citoyens « normaux ». C’est beaucoup plus de l’affichage et de « l’emballage » qu’autre chose, jusqu’à preuve du contraire. Les têtes de listes sont déjà à l’affiche, puisque déjà désignées par les organisations. Des « places » sont ouvertes aux « simples citoyens ». Mais comme l’implication citoyenne est au « centre des préoccupations », lesdits citoyens vont se retrouver au centre de la liste, en positions évidemment non éligibles. Grande satisfaction affichée sur le site, l’arrivée de la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS) qui vient grenouiller et voir s’il y a des places à prendre dans ce nouveau groupement. Des « cafés citoyens » se veulent ouvert largement. Mais il semble trop tard, on ne demande pas aux citoyens de construire un rassemblement déjà savamment négocié par les appareils.

Région Normandie

Rassemblement citoyen

Les animateurs affichent clairement, dans l’appel, l’intention d’aller au-delà des élections régionales. Il y a trois cent quatorze signatures en juin 2015, puis six cent soixante signatures en septembre 2015. Plusieurs contributions militantes sont mises en ligne. Des votes sont organisés « en ligne ». Une assemblée générale est prévue Samedi 26 Septembre 2015. Il faudra voir la dynamique impulsée.

Région Champagne Lorraine Alsace

Appel pour une alternative citoyenne

Là, ce fut l’échec. Au départ un site est créé avec un appel. L’intention est clairement d’aller dans la durée. Le nombre de signataires est très limité, quatre-vingt une signatures. Finalement, un autre appel directement « concurrent » est lancé par le Parti de Gauche. La plupart des initiateurs du premier appel jettent l’éponge. L’appel « restant » arrive péniblement à deux cent trente signatures en septembre 2015. Le site est « pauvre » et aucun agenda n’y figure, aucune date d’assemblée générale. Ce sont tous les signes d’un appel « bidon ». Si les auteurs veulent apporter des précisions, nous publierons.

Région Bourgogne Franche Comté

Rassemblement citoyen

Il y a trois cent cinquante-trois signatures en septembre 2015.Une vingtaine de contributions individuelles sont en ligne sur le site. Des groupes locaux sont constitués et joignables. Plusieurs réunions sont annoncées et les comptes rendus des réunions précédentes sont mis en ligne. Vous pouvez visionner la vidéo du forum du 27 juin 2015 à Dijon. Une vraie dynamique semble se dégager, à suivre attentivement.

Région Ile De France (IDF)

Appel pour un rassemblement citoyen

Il a déjà rassemblé mille huit cent signatures. Des forums sont organisés. Les initiateurs de l’appel nous informent « qu’au cours du mois de juillet 2015, plusieurs réunions de coordination du Front De Gauche (FDG) en IDF se sont tenues. Les signataires du rassemblement qui étaient présents dans ces discussions au titre de leur organisation y ont défendu, comme le propose notre appel, un « large mouvement citoyen et populaire rassemblant également l’ensemble des forces politiques qui s’opposent à la politique du gouvernement, FDG, EELV, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Nouvelle Donne, socialistes dissidents ».

On peut être dubitatif sur l’objectif. Surtout quand on connaît la région et que l’on voit la rubrique « les rendez-vous du rassemblement » qui reste vide. Si le rassemblement n’organise pas une dynamique autonome, les partis et appareils vont évidemment prendre entièrement la main. Mais serait-ce le but recherché ? Aux organisateurs de l’expliquer. Cette interrogation vaut d’ailleurs pour tous les appels en IDF. Soit on fait dans la vraie dynamique citoyenne et on annonce clairement que l’on va exploser les frontières des partis et organisations, soit on jour aux aspirateurs de voix et on travaille « pour le roi de Prusse ». C’est travailler pour un monarque ingrat et pour rien.

Région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA)

Alternative PACA

Il y a actuellement cinq cent quarante et une signatures. Et le site est doté d’un forum. Huit lettres d’information ont été publiées. L’assemblée régionale date du 30 mai 2015 à Aix en Provence. Cette assemblée générale a réuni une cinquantaine de signataires. Une autre assemblée s’est déroulée le 25 juillet 2015 à Marseille. Un forum est évoqué en octobre 2015 en lien avec « les chantiers de l’espoir ». Ce n’est pas convaincant pour nous. C’est trop flou et trop évasif, tant sur la méthode que sur les objectifs affichés. Nous lui donnons une mauvaise note, puisque de toute façon certains vont nous accuser de distribuer des bonnes et des mauvaises notes, autant le faire. Nous faisons plus confiance aux camarades de Marseille Centre qui font un boulot assez remarquable depuis plusieurs mois et ce serait bien s’ils faisaient un topo sur la situation régionale. Il n’y a rien sur le site pour l’instant. Quand on vous dit que c’est le bazar.

Région Nord Pas De Calais Picardie (NPDCP)

Appel citoyen

L’initiative semble très faible. Rien ne bouge sur le site depuis le mois de mai 2015.

Région Bretagne

Rassemblement citoyen en Bretagne

Il annonce vouloir faire une liste sur la base d’assemblées citoyennes. L’appel rassemble deux cent quatre-vingt-quatorze signatures en septembre 2015. La liste des signataires est en ligne.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:47

http://www.publico.es/espana/vecinos-barcelona-plantan-batalla-fondo.html

La Fédération des Associations des Voisins de Barcelone (FAVB) se bat contre un fonds vautour

La FAVB et les locataires de quatre immeubles d'appartements locatifs sociaux gérés par une filiale d’Azora demandent que les immeubles retournent sous contrôle public et dénoncent les manœuvres de la société pour essayer de les faire payer plus pour leur logement.

Samedi 8 Août 2015

Une des principales conséquences de l'éclatement de la bulle immobilière a été le débarquement de fonds d'investissement, en particulier de fonds vautours, dans le secteur, attirés par la baisse des prix leur permettant d'acheter à bon marché et d’obtenir rapidement des profits énormes.

Les fonds d'investissement comprennent des portefeuilles d’hypothèques, des sociétés immobilières, des crédits de la Sareb, ou de mauvaises banques, et des logements publics.

C’est précisément une opération de ce dernier type qui a conduit à une mobilisation croissante à Barcelone, au point de réclamer la récupération du caractère entièrement public de quatre immeubles, totalisant deux cent quatre-vingt-dix-huit logements sociaux, contrôlés actuellement par Colon Viviendas, une filiale immobilière du fonds Azora. La société gère après avoir payé onze millions quatre cent mille euros, trente-cinq mille euros par immeuble, à la Fondation Pisos de Lloguer, dépendant du Conseil Commercial de Barcelone.

La société est dans le collimateur des mouvements citoyens, comme le collectif Nou Barris et la FAVB, mais aussi de l'administration, depuis que, au mois de juin 2015, l’Agence pour le Logement de la Generalitat de Catalogne a ouvert une procédure disciplinaire concernant cinquante-cinq appartements sociaux loués sans tenir compte de la liste des demandeurs de logement officiellement protégés, où doivent s’inscrire les personnes qui aspirent à un bâtiment de ce type. La FAVB, le collectif de Nou Barris et les locataires mobilisés de ces immeubles affirment également que Colon Viviendas a essayé de changer plusieurs conditions de séjour dans ces appartements afin d'augmenter son bénéfice, au détriment des locataires.

Azora gère sept blocs de logements sociaux dans la capitale catalane. En 2011, Azora a pris le contrôle de trois immeubles, qui représentent trois cent soixante-dix-neuf appartements, pour un montant de vingt-cinq millions six cent mille euros, à travers sa filiale Lazora. Et en 2013, c’est sa filiale Colon Viviendas qui a payé onze millions quatre cent mille euros à la Fondation Pisos de Lloguer pour obtenir la gestion de quatre immeubles.

Les immeubles ont été construits par Regesa, une autre société de conseil commercial, passée après quelques années dans les mains de la fondation. Ils sont situés dans les rues Travessera de los Cortes, Sagrera, Rio de Janeiro et Urrutia. Les deux opérations prévoient le transfert de la gestion de la propriété et des droits de surface qui permettent la collecte des loyers pendant soixante-quinze ans, mais le sol reste public et après cette période les immeubles doivent retourner à l'administration.

En 2013, le fonds vautour s’est allié avec Goldman Sachs pour payer deux cent un millions d’euros pour près de trois mille appartements de l’institut du logement de Madrid (IVIMA). Dans ce cas, la propriété de l’immeuble a été transférée et les locataires l’ont vu comme un moyen de renouveler leurs contrats ou une aide au logement que la société n'a pas fait dans une situation clairement dégradée. A Barcelone, Colon Viviendas ne pouvait pas changer le prix de la location, qui est fixé par les règles de logement de protection officielle, mais a essayé d'augmenter ses profits en changeant les « extras », selon les paroles de Salva Torres, membre du collectif Nou Barris, dédié à lutter pour le droit à un logement décent.

Mesures de recouvrement

Elvira Juncosa, locataire de l’immeuble de la rue Sagrera, affirme que l'arrivée de Colon Viviendas a impliqué une tentative d’augmenter les frais d'entretien de l'immeuble de quarante-cinq à soixante-cinq euros par mois par appartement, l'obligation de souscrire une police d'assurance avec la société Ocaso pour l’intérieur de l’immeuble, l'obligation de louer une place de parking avec un contrat différent de l’appartement à un prix de cent vingt euros, plus élevé que le marché dans la région, et l'obligation de faire une garantie bancaire pour le transfert d'environ mille cinq cent euros à la société.

De nouveaux contrats ont également été formalisés plutôt que de prolonger ceux qui existaient déjà. Certains comprenaient des mesures illégales, comme par exemple pour les parkings, provoquant l’augmentation du prix de location du logement de manière significative d'environ deux cent cinquante euros par mois, mais la mobilisation des locataires a réussi à les annuler, au moins pour les personnes qui vivaient déjà dans les appartements avant l'arrivée du fonds vautour.

Par exemple, dans la plupart des cas, les locataires ont réussi à ne pas appliquer une augmentation des frais d'entretien et ils ont également évité l'obligation de louer une place de parking, mais, selon Elvira Juncosa et Salva Torres, la société donne la priorité aux nouveaux locataires qui acceptent cette condition.

Mireia Peria, résidente depuis 2004 de l’immeuble de la rue Rio de Janeiro, note que la gestion des rénovations par Colon Viviendas consiste dans la signature de « nouveaux contrats », pour une période de « trois ans », au lieu de cinq ans précédemment. Mireia Peria dit, comme Elvira Juncosa, que la société a essayé d’imposer de nouvelles conditions pour augmenter avec des « extras » le montant du loyer protégé par la loi et ce fut la « mobilisation » qui a empêché le fonds vautour de le faire. Sylvana Monténégro, habitante comme Elvira Juncosa de l’immeuble de la rue Sagrera, dit qu’elle ne pourrait pas payer pendant quinze mois cents euros de plus pour la garantie bancaire exigée par la nouvelle société.

Appartements locatifs sociaux annoncés dans des portails immobiliers de location

Des sources immobilières ont nié par divers moyens qu’elles aient appliqué les augmentations signalées par les locataires, tout comme elles rejettent avoir commis une quelconque irrégularité dans l'attribution des appartements. La version de la filiale d’Azora ne correspond pas à celle des locataires et de la FAVB, ou celle de l’agence de logement de la Catalogne, qui a ouvert une procédure disciplinaire pour détecter dans les cinquante-cinq appartements ceux qui n’ont pas été pris en compte dans le fichier des demandeurs de logement qui bénéficient d’une subvention de l’état.

Le fichier se réfère uniquement aux immeubles de la rue Rio de Janeiro et de la rue Urrutia, mais selon Elvira Juncosa « il y a encore plus de cas » dans les immeubles de la rue Sagrera et de la rue Travessera de les Corts. Pour Salva Torres, du collectif de Nou Barris, ne pas tenir compte du fichier permet à l'entreprise de signer des contrats « par copinage ou avec de bons locataires », à savoir ceux qui démontrent la capacité financière de payer le loyer. Les appartements vides apparaissaient sur les portails électroniques des immeubles populaires, comme des appartements « idéaux ».

Ce fut précisément l'ouverture de la procédure formelle du gouvernement régional qui a conduit il y a quelques jours à une conférence de presse dans laquelle les locataires, le collectif de Nou Barris et la FAVB, ont demandé que les appartements loués soient à nouveau totalement dans les mains du public. « Pour le moment, une entreprise privée gère les logements, il est clair qu’elle le fait pour un intérêt économique, non pas par un désir de donner un avantage social, et il y a certainement un intérêt spéculatif derrière », dit Mireia Peria.

Salva Torres, quant à lui, ajoute que le conseil municipal avait la possibilité d'acheter les immeubles pendant le mandat de Xavier Trias, mais qu’il ne l’a pas fait, tandis que Colon Viviendas attend d'obtenir une grande plus-value.

Les locataires consultés par Publico craignent ce qu'il adviendra de leurs maisons lorsque sera expiré le délai de vingt-cinq ans de protection officielle, garantissant un prix réglementé, quelque chose qui va se passer dans quatorze ans. Étant donné que Colon Viviendas a la propriété du droit de surface pendant soixante-quinze ans, les sources consultées craignent qu’en 2029 les appartements deviennent en « vente libre » et que disparaissent les bénéfices des fonds vautours.

« L'accès au logement social ne peut jamais être laissé à Colon Viviendas ni à aucun fonds d’investissement. Il doit y avoir quelqu'un pour réglementer », affirme Elvira Juncosa.

Les locataires ont l'intention de rencontrer prochainement les responsables de la municipalité de la capitale catalane pour étudier la récupération publique des quatre blocs d'appartements.

Afflux massif des fonds d'investissement

L'achat ou le contrôle du logement public est seulement l'un des exemples qui illustre l'appétit croissant des fonds vautours pour le secteur immobilier de l’état.

Il y a quelques semaines, Caixabank a vendu un portefeuille de huit cent millions d’euros à crédit aux promoteurs immobiliers de Blackstone. La société nord-américaine a également acquis une véritable plate-forme immobilière et le portefeuille de prêts hypothécaires de la Caixa Catalunya, entité désormais entre les mains de Banco Bilbao Viscaya Argentaria (BBVA).

Une deuxième opération a motivé la mobilisation de la Plataforma de los Afectados por la Hipoteca (PAH), craignant que le fonds vautour entrave la poursuite des négociations pour empêcher l'expulsion des familles qui ne peuvent pas payer l'hypothèque. Cerberus, qui a gardé les biens immobiliers de Bankia, ou Texas Pacific Group (TPG), qui a acheté cinquante et un pour cent de Servihabitat, la filiale immobilière de Caixabank, en plus de trente mille appartements et de crédits de la Sareb, sont les autres fonds globaux qui sont récemment arrivés sur le marché espagnol attirés par des prix bas, comprenant souvent des grands terrains avec d’énormes réductions, qui facilitent la maximisation de leurs profits.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:41

http://www.unitepopulaire-fr.org/2015/09/27/declaration-du-conseil-politique-de-lunite-populaire-a-propos-du-resultat-des-elections-et-au-jour-suivant

Déclaration du conseil politique d’Unité Populaire à propos du résultat des élections

Dimanche 27 Septembre 2015

Le conseil politique d’Unité Populaire s’est réuni pour faire une première évaluation du résultat électoral et élaborer le programme d’action jusqu’à la fin de l’année.

Le conseil politique adresse ses chaleureux remerciements aux cent cinquante-cinq mille citoyens qui ont soutenu Unité Populaire par leur vote, rejetant ainsi le chantage politique et affectif et dépassant la tentative d’imposition de la terreur sur le corps électoral. Il salue les membres et amis d’Unité Populaire, qui ont livré la bataille électorale avec abnégation et altruisme. Cette contribution à la lutte nous charge de responsabilités et renforce notre détermination à poursuivre l’effort que nous venons d’amorcer.

Le résultat électoral reflète la désillusion et la confusion qu’a suscitées dans une grande partie des couches populaires l’imposition du troisième mémorandum.

Cette gravissime défaite est survenue tout de suite après le vote non au référendum et a été conclue par des dirigeants qui parlent au nom de la gauche, cela a donné plus encore de force à la logique du « il n’existe pas d’alternative ».

Le parlement actuel est dominé, de façon écrasante, par les forces qui soutiendront la mise en œuvre du troisième mémorandum et ses lois d’application. L’augmentation du pourcentage de voix données à l’Aube Dorée néo nazie constitue une mise en garde inquiétante. La force qui lutte pour une solution militante, radicale, alternative pour aujourd’hui et non pour un lointain avenir, Unité Populaire, est restée, pour peu de voix, hors du parlement.

Le résultat électoral d’Unité Populaire est fort loin de nos attentes. Cela s’explique par d’évidents facteurs objectifs. Il était inévitable qu’une formation politique née vingt-huit jours tout juste avant les élections anticipées, sans moyens financiers et faisant face à l’hostilité de la quasi-totalité des medias, rencontre d’énormes problèmes d’organisation et de communication.

Cependant, à ces facteurs objectifs sont venus s’adjoindre des insuffisances, des faiblesses et des défaillances de notre campagne électorale. Nous avons sous-estimé la désillusion qu’a causée à une large partie du peuple du non la capitulation du Lundi 13 Juillet 2015, ce qui a conduit vers l’abstention une grande partie du corps électoral et particulièrement de la jeunesse. Nous n’avons pas pris à temps la mesure de la pression qu’exerçait sur certains citoyens de gauche l’image artificielle et mensongère d’un « derby » entre Syriza et la Nouvelle Démocratie, ainsi que le risque de nous retrouver hors du parlement. Il y a eu des lacunes déterminantes dans la mise à jour des mesures antipopulaires du troisième mémorandum et particulièrement dans l’élaboration et la promotion de notre proposition alternative et radicale pour mettre un terme à l’austérité, la mise en valeur d’un nouveau modèle de production et de croissance sociale et la redistribution de la richesse, avec pour horizon le socialisme. Notre proposition comprend, en tant qu’outil, et non comme un but en soi, la sortie de la zone euro avec l’élaboration d’une monnaie nationale, position difficile à argumenter de façon convaincante au cœur d’une campagne électorale de désinformation, usant et abusant du thème de la catastrophe, de la part de toutes les forces systémiques, ce qui a créé de sérieux obstacles au développement de notre poids électoral. Des problèmes plus généraux de physionomie et d’identité ont également joué leur rôle.

Le débat au sein des comités locaux d’Unité Populaire viendra enrichir la réflexion fertile dans un esprit d’autocritique, mais aussi avec la conviction que si nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre. Le poids politique et le rayonnement moral d’Unité Populaire sont bien plus larges que ne le laisse voir son premier enregistrement électoral. En un temps minimum, nous avons rassemblé autour de nous un nombre remarquable de militants expérimentés et de jeunes qui constituent une garantie pour le futur de nos efforts.

En dépit du résultat négatif pour le peuple, le régime mémorandaire ne s’est pas stabilisé et il ne lui sera pas aisé de se stabiliser dans le futur immédiat.

Économiquement, le troisième mémorandum échouera, comme ont échoué les précédents, à conduire vers une forme, quelle qu’elle soit, de stabilisation et de croissance. Socialement, il provoquera de nouvelles catastrophes et de nouvelles réactions, avec les mesures d’une sévérité extrême qui sont déjà à notre porte, pillage fiscal, régime des retraites et de sécurité sociale, baisses des salaires, droit du travail, annulation de la mesure pour le remboursement des dettes en cent versements et bradage des biens publics. Mais au plan politique aussi, la situation est bien plus instable que ce qu’il n’y paraît une fois jeté un premier coup d’œil aux rapports de force négatifs au sein du parlement.

Plus de huit cent mille citoyens qui avaient voté en janvier 2015 ne se sont pas rendus aux urnes pour ce scrutin-ci, abstention qui reflète des tendances de renonciation, mais aussi, pour une large part, de rejet de la capitulation mémorandaire et du régime politique bourgeois, fût-ce par des voies différentes de celles que nous voudrions voir.

Les partis pro mémorandum, anciens et nouveaux, ont perdu plus de neuf cent mille voix.

Plus de cinq cent cinquante mille ont fait confiance à des bulletins de gauche anti mémorandum et communistes. Mais une grande partie des électeurs, membres et cadres du Syriza, est également loin d’être d’accord avec sa mutation mémorandaire sociale-démocrate.

Unité Populaire s’adressera sans préjugés à tous ces hommes et femmes dans le but de parvenir à la plus large unité d’action possible dans les luttes sociales et politiques et dans le débat pour le présent et l’avenir de la gauche.

Le conseil politique d’Unité Populaire va inaugurer un cycle de discussions publiques ouvertes à tous. Elle appelle à une rencontre panhellénique des représentants de ses comités locaux en vue d’évaluer le résultat électoral et de dessiner le programme d’action dans le courant du mois d’octobre 2015. De plus, le conseil politique a pris des mesures pour la préparation du premier corps représentatif constituant d’Unité Populaire qui aura lieu dans les prochains mois.

Enfin, il a abouti à des mesures visant au soutien rapide du développement organisationnel, de l’intervention en matière de communication et de l’action d’Unité Populaire dans des espaces sociaux déterminants.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 18:26

La garde présidentielle au Burkina Faso dissoute (Reuters)

Le gouvernement burkinabé a dissous Vendredi 25 Septembre 2015 la garde présidentielle à l'origine du coup d’état manqué de la semaine dernière qui a fait onze morts, selon une série de décrets lus à la télévision.

Lors du premier conseil des ministres depuis le rétablissement de ses pouvoirs et de ceux du président par intérim Michel Kafando, l'exécutif a par ailleurs décidé la destitution du ministre chargé de la sécurité et la création d'une commission pour identifier les auteurs du putsch, qui a débuté Mercredi 16 Septembre 2015.

Ses membres auront trente jours pour rédiger leur rapport, qui permettra d'entamer des procédures judiciaires.

Le gouvernement a en outre supprimé les fonctions de chef de l'état-major particulier du président.

Avant le coup d’état, des élections législatives et présidentielles étaient prévues Dimanche 11 Octobre 2015. Elles sont censées marquer le retour à l'ordre constitutionnel, un an après le renversement du président Blaise Compaoré, qui a quitté le pays sous la pression de manifestants hostiles au projet de réforme qui lui aurait permis de se représenter après vingt-sept ans d'exercice du pouvoir.

Le Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) était l'un des piliers de son régime. Le chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré, a dit avoir agi pour empêcher sa dissolution et pour protester contre l'exclusion du processus électoral de proches de l'ancien président. Il a présenté ses excuses après l'échec du coup d’état.

Dans le cadre d'un accord conclu avec les forces loyalistes, le RSP a accepté de se retirer des rues d’Ouagadougou et de regagner ses quartiers.

« Le processus de désarmement du RSP a en fait commencé Vendredi 25 Septembre 2015 », a dit le général Pingrenoma Zagré, chef d'état-major des armées, dans un communiqué.

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