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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 18:10

Les migrants affluent en Slovénie malgré le froid (Reuters)

Le flux de migrants arrivant en Slovénie ne se tarissait pas Samedi 24 Octobre 2015 alors que plusieurs dizaines de milliers d'entre eux entrent dans le petit état alpin dans l'espoir de prendre ensuite la direction du nord de l'Europe.

En une semaine, les autorités slovènes ont comptabilisé l'entrée de cinquante huit mille réfugiés et migrants contraints de contourner la Hongrie par l’ouest depuis qu'elle a bouclé ses frontières.

Selon la police, neuf mille d'entre eux étaient encore sur le territoire slovène, Samedi 24 Octobre 2015.

« Je veux me rendre aux Pays-Bas. Je veux juste que ce cauchemar cesse. Nous ne pouvons plus faire demi-tour et je suis prête à tout faire pour assurer un avenir à mon fils », a expliqué Hamrein, une syrienne âgée de vingt ans, tenant contre sa poitrine un nourrisson de six mois rendu fiévreux par la baisse des températures.

Hamrein fait partie d'un groupe de deux mille migrants qui patientent près du village slovène de Rigonce dans le froid et dans le brouillard et dans l'attente de pouvoir se rendre en Autriche.

Ils espèrent y parvenir, Dimanche 25 Octobre 2015, mais beaucoup d'autres sont également en chemin, huit mille cinq cent migrants étant entrés en Serbie au cours des dernières vingt quatre heures. Leur route devrait se poursuivre à travers la Croatie, la Slovénie et enfin l'Autriche.

Belgrade, Sofia et Bucarest ont menacé Samedi 24 Octobre 2015 de fermer leurs frontières si l'Allemagne fermait les siennes, exprimant leur refus de devenir une zone tampon pour les migrants.

Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé Mercredi 21 Octobre 2015 plusieurs dirigeants européens à se réunir Dimanche 25 Octobre 2015 à Bruxelles pour un sommet consacré à la situation des migrants dans les Balkans.

Il a invité les chefs d’état ou de gouvernement d'Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d'Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie.

La réunion prévue Dimanche 25 Octobre 2015 se tiendra entre 15 heures et 18 heures GMT et sera suivie d'un dîner de travail.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:58

Nouveau jour de colère dans les territoires palestiniens (Reuters)

Des affrontements ont opposé Vendredi 23 Octobre 2015 l'armée israélienne à des manifestants palestiniens en Cisjordanie et à la frontière de la bande de Gaza, où le Fatah et le Hamas avaient appelé à un nouveau jour de colère après plus de trois semaines de violences entre les deux communautés.

Lors des précédents jours de colère, les autorités israéliennes avaient restreint l'accès à al Aksa aux hommes palestiniens de plus de quarante ans mais ces restrictions ont été levées Vendredi 23 Octobre 2015 dans un souci d'apaisement.

Les prières de Vendredi 23 Octobre 2015 se sont déroulées dans le calme, a indiqué la police. Mais, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, quarante cinq personnes ont été blessées par des tirs, dont un adolescent de treize ans gravement près de Ramallah en Cisjordanie et trois photographes près de la frontière de Gaza, indiquent les autorités médicales palestiniennes.

L’armée israélienne a dit qu’elle ne savait pas que des journalistes aient été blessés. Elle indique que les soldats ont tiré en l'air avant de faire feu sur les instigateurs qui tentaient de faire une brèche dans la barrière de sécurité de Gaza.

Une agression a été signalée en début de journée par l'armée en Cisjordanie. Un palestinien de seize ans a blessé un soldat à l'arme blanche avant d'être lui-même blessé par balles par d'autres militaires.

Une série d'agressions anti-israéliennes et des violences entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes ont fait cinquante morts côté palestinien, dont vingt cinq agresseurs, et neuf morts côté israélien depuis Jeudi Premier Octobre 2015.

Un israélien et un érythréen ont également été tués après avoir été pris à tort pour des assaillants, alors que la multiplication des attaques au couteau, souvent le fait d'individus agissant de manière isolée, a créé un climat de psychose ces dernières semaines dans l’état hébreu.

A l'origine de cette révolte, les palestiniens considèrent que les israéliens veulent empiéter sur le complexe de la mosquée al Aksa, dans la vieille ville de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de maintenir l'actuel statu quo qui permet aux juifs de se rendre sur l’Esplanade des Mosquées mais leur interdit d'y prier.

Œuvrer à l’apaisement

Jeudi 22 Octobre 2015, à l'issue d'un entretien de quatre heures à Berlin avec Benjamin Netanyahu, le secrétaire d’état américain John Kerry s'est dit prudemment optimiste sur un apaisement des tensions.

John Kerry est attendu Samedi 24 Octobre 2015 à Amman où il doit rencontrer le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah de Jordanie, qui est le gardien des sanctuaires musulmans de Jérusalem.

Le quartet des médiateurs sur le Proche-Orient, l’Organisation des Nations Unies (ONU), les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie, s'est réuni Vendredi 23 Octobre 2015 à Vienne et a appelé les israéliens et les palestiniens à oeuvrer à l'apaisement des tensions.

Le communiqué publié à l'issue de la rencontre appelle Israël « à travailler avec la Jordanie pour faire respecter le statu quo sur les lieux saints de Jérusalem à la fois en paroles et en actions ».

Participaient à la réunion, John Kerry, son homologue russe Sergueï Lavrov, la haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le coordinateur spécial de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolaï Mladenov.

De source gouvernementale israélienne, on indique que Benjamin Netanyahu a indiqué à John Kerry lors de leur réunion que, pour faire baisser les violences, Mahmoud Abbas et le roi Abdallah devraient publiquement déclarer que le statu quo n'avait pas changé.

Un porte-parole de Benjamin Netanyahu n'a pas confirmé que le premier ministre ait fait une telle demande.

Le groupe israélien de défense des droits de l'homme B'tselem a rendu publiques Vendredi 23 Octobre 2015 des images d'une caméra de surveillance montrant apparemment des soldats israéliens en train de frapper, notamment avec un fusil, un palestinien à terre le 6 octobre 2015 en Cisjordanie, en marge de violentes manifestations.

L'armée a dit avoir mené une enquête préliminaire qui a montré que les soldats avaient agi dans le respect des règlements militaires.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:30

http://www.theguardian.com/politics/2015/oct/23/unite-challenges-expulsion-of-alleged-trotskyists-from-labour-party?CMP=share_btn_tw

Le syndicat Unite conteste l’expulsion des trotskystes présumés du parti travailliste

Le rôle de militants d'extrême gauche en question alors que le représentant syndical officiel Jennie Formby ne parvient pas à empêcher l’exclusion d’anciens membres de l’Alliance for Workers Liberty (AWL)

Samedi 24 Octobre 2015

Le parti travailliste est confronté à de sérieuses questions sur le rôle des militants d’extrême gauche au sein du mouvement de Jeremy Corbyn, après que la décision du parti d'expulser quatre trotskystes présumés ait été contestée par le plus grand syndicat de Grande-Bretagne.

Le personnage politique le plus important du syndicat Unite, Jennie Formby, est intervenu cette semaine auprès de l’exécutif national du parti travailliste après que quatre membres de l’AWL aient été interdits d'appartenance au parti.

Selon deux sources, Jenny Formby, directeur politique d’Unite et membre de l'exécutif national du parti travailliste, a fait valoir que l'AWL avait été elle-même dissoute par le retrait de son inscription auprès de la commission électorale, deux jours après l’élection de Jeremy Corbyn comme leader du parti travailliste, et que ses membres devraient maintenant être en droit de rejoindre le parti. Sa demande a été rejetée.

Les quatre personnes sont Vicki Morris de Nottingham East, Daniel Randall d’Hampstead and Kilburn, et Ed Maltby et Liam Mac Nulty, tous deux d’Hornsey and Wood Green.

Liam Mac Nulty est le fondateur et organisateur de la branche d’Haringey du mouvement Momentum, qui n’est pas un parti distinct du parti travailliste.

L'objectif déclaré du groupe est d’agir pour que le parti travailliste soit plus démocratique et de créer un mouvement de masse pour un changement progressiste réel.

Unite a déclaré que Jenny Formby a fait référence seulement à Ed Maltby dans la réunion du sous-comité du comité exécutif national et qu’il avait simplement demandé des éclaircissements sur la politique générale du parti quant à l'exclusion automatique des membres, et plus largement le statut de l’AWL en tant que parti.

Le syndicat a déclaré que Jenny Formby n'a pas plaidé pour l’adhésion au parti d’une personne en particulier. Unite a ajouté que l'agent de conformité du parti a dit qu’il allait se pencher sur ces deux questions et faire un rapport à une réunion ultérieure. Une porte-parole d’Unite a déclaré que « les allégations sont totalement fausses et malveillantes ».

Cependant, le groupe parlementaire du parti craint que plusieurs groupes d'extrême gauche, tels que Left Unity, le Socialist Workers Party (SWP), le Socialist Party et l’AWL, essaient de se joindre à Momentum pour entrer dans le parti travailliste. Les modérés du parti ont peur que le plus grand syndicat affilié au parti travailliste soit trop laxiste au sujet de l'ouverture des portes du parti à l'extrême gauche.

L’AWL a dit que, quand elle a présenté des candidats contre le parti travailliste dans le passé par le biais de la Socialist Alliance, elle l’a fait seulement dans des circonscriptions que le parti travailliste n’a jamais perdues. Elle a dit qu’elle n’a soutenu récemment aucune campagne électorale contre le parti travailliste.

Les règles du parti travailliste autorisent l'expulsion de toute personne qui se dresse contre un candidat officiel du parti travailliste ou qui a des liens avec une « organisation politique autre qu’un groupe officiel du parti travailliste ».

Une grande partie des militants de l’AWL provient d'un journal trotskyste, Socialist Organiser, qui a été interdit par le congrès du parti travailliste en 1990.

Dans un autre signe que Momentum est une priorité pour les groupes de gauche, Andrew Burgin, le coordinateur national de Left Unity, formée par le cinéaste Ken Loach il ya deux ans, a écrit « qu’il est encourageant de voir que l'une des premières étapes du mouvement de Jeremy Corbyn a été de lancer Momentum, une organisation qui cherche à agir à une échelle de masse à l'intérieur et à l'extérieur du parti travailliste. Je souhaite que les membres de Left Unity soient au cœur de ces nouveaux groupes de Momentum. Les jours du travail entriste sont terminés. Ils étaient à bien des égards contre-productifs de toute façon », a écrit Andrew Burgin dans www.inter-change.co.uk, un site internet de Left Unity.

Andrew Burgin a averti que de mauvais résultats aux élections de mai 2016 pourraient conduire à « un moment de crise » pour Jeremy Corbyn. « La pression sur la direction de Jeremy Corbyn pour abandonner sa politique et pour se faire accepter par l’establishment sera immense, en particulier compte tenu de son isolement au sein du groupe parlementaire du parti travailliste. Il doit y avoir un mouvement de masse entourant et protégeant cette nouvelle direction et l'aidant à résister à toutes les pressions d’où qu’elles viennent. Voilà où se situe Left Unity ».

Séparément, le SWP a annoncé qu’il allait établir des liens avec Momentum tandis que le Socialist Party a également dit qu'il envisage d'aller aux réunions de Momentum pour plaider pour la démission des députés du parti travailliste qui ne se battront pas contre les réductions de dépenses.

Pendant ce temps, un mémorandum divulgué par l'Evening Standard a révélé l'ampleur des nouvelles adhésions au parti travailliste à Londres après l'élection de Jeremy Corbyn. Le rapport dit qu’il y a eu huit cent soixante douze nouvelles demandes d'adhésion dans la circonscription d’Harriet Harman à Peckham, six cent cinquante neuf dans la circonscription de Chuka Umunna à Streatham, sept cent quarante dans la circonscription de David Lammy à Tottenham et sept cent vingt cinq à Walthamstow, dirigée par Stella Creasy.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 17:04

http://www.lavanguardia.com/politica/20151015/54437252160/mas-se-declara-responsable-politico-del-9n-y-rajoy-lo-acusa-amenazar-justicia.html

Artur Mas se déclare politiquement responsable de l'organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014 et Mariano Rajoy l’accuse devant la justice (EFE)

Jeudi 15 Octobre 2015

Le président catalan en fonction, Artur Mas, a pris aujourd'hui la responsabilité politique de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais pas de sa mise en œuvre pratique, tandis que le premier ministre, Mariano Rajoy, l’a accusé de « menacer et intimider » le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC).

Avant de déposer comme accusé pour son rôle dans l'organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, Artur Mas a commencé la journée avec un hommage symbolique à Lluís Companys, l’ancien président de la Generalitat républicaine fusillé par le régime de Francisco Franco, il y a soixante quinze ans.

De bonne heure, avec la maire de Barcelone, Ada Colau, et la présidente du parlement catalan, Núria de Gispert, Artur Mas a déposé une gerbe de fleurs sur la stèle dédiée à Lluis Companys à l'endroit où il a été fusillé par un peloton d’exécution franquiste, dans le cimetière de Saint Eulalie de Castille de Montjuïc.

Après avoir déposé avec ses conseillers une autre gerbe de fleurs sur la tombe de Lluis Companys, dans le cimetière de Montjuïc, Artur Mas s’est dirigé vers le siège du TSJC pour témoigner en tant qu’accusé de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, une image inhabituelle, même pas comparable à la déclaration de Jordi Pujol en 1984 pour la plainte déposée dans l'affaire Banca Catalana, car à cette époque cela se passait dans les bureaux du palais de la Generalitat.

La déposition d’aujourd'hui a donné lieu à une démonstration de force, au milieu des négociations avec la Candidature d’Unité Populaire (CUP) pour sa réélection en tant que président, Artur Mas s’est offert un bain de foule, en marchant depuis la tombe de l’ancien président fusillé jusqu’aux portes du TSJC accompagné par six mille personnes, selon les chiffres de la Guardia Urbana.

Artur Mas était accompagné de ses conseillers, de Nuria de Gispert, de quatre cent maires, de représentants de la liste Ensemble pour le oui comme Oriol Junqueras et Raül Romeva et, un peu plus loin, du dirigeant de l'UDC Ramon Espadaler, du député de la CUP Antonio Baños et de son prédécesseur David Fernandez.

Les principales images de la journée ont eu lieu dans les escaliers du TSJC, quand Artur Mas est entré et quand il est sorti une heure et demi plus tard.

Pour terminer l'intense matinée, Artur Mas est allé au palais de la Generalitat, où il s’est présenté devant les médias pour expliquer les arguments qu’il a fait valoir devant le TSJC.

Dans sa déclaration, comme il l’a expliqué lui-même, il a demandé au tribunal si « se comporter comme un démocrate, c’est agir comme un criminel ».

Un des points clé de sa défense est que le gouvernement a impulsé la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais que son « exécution » a été réalisée par des bénévoles.

« Je déclare que je suis totalement responsable d’avoir conçu et promu le processus participatif du Dimanche 9 Novembre 2014 », a proclamé Artur Mas, qui a attribué cette plainte à la « rage » de l’état devant le « succès et l’impact international » de la consultation.

Artur Mas a laissé ouverte la possibilité de ne pas se conformer à une éventuelle décision judiciaire d’invalidation de sa charge élective et il a dit que tout « dépendra du moment » ou en sera le processus d’indépendance de la Catalogne.

Le coordinateur général de la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), Josep Rull, était plus radical, quand il a souligné que la Catalogne a « le droit et le devoir d'ignorer » une éventuelle invalidation du président catalan.

Le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a estimé que les « menaces » d’Artur Mas contre la justice étaient « inacceptables » et il lui a demandé de se soumettre à l'application de la loi.

À son arrivée à la réunion du Parti Populaire Européen à Bruxelles, Mariano Rajoy a soutenu les appréciations du TSJC sur les « présences intimidantes » en soutien aux accusés de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014.

Pour sa part, le président du groupe parlementaire du Parti Populaire, Xavier García Albiol, a considéré aujourd'hui que le « spectacle ridicule d’Artur Mas est typique des dictatures et indigne de l'Union Européenne ».

Pendant ce temps, le procureur général de l’état a averti qu'il utilisera les « moyens légaux » disponibles pour préserver son indépendance, après avoir exprimé son « rejet » de ce qu'il a décrit comme les « nouvelles attaques » qui ont eu lieu aujourd'hui devant le TSJC.

Pendant ce temps, le sénat a finalement approuvé aujourd'hui avec le soutien du seul Parti Populaire la réforme du tribunal constitutionnel qui lui permettra de poursuivre les fonctionnaires qui violeraient leurs peines.

Pour sa part, le secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, a critiqué Artur Mas quand il a essayé de situer la Catalogne « en dehors de la loi » et il a appelé Mariano Rajoy à trouver une solution politique à un problème politique.

En outre, le leader du Parti Socialiste Catalan (PSC), Miquel Iceta, a déploré la criminalisation de la politique et du « conflit » existant entre la Catalogne et le reste de l'Espagne et il a appelé à « tourner la page ».

Ines Arrimadas, de Ciudadanos, a appelé Artur Mas à ne pas donner de « leçons de démocratie » et à « respecter les lois démocratiques ».

Pour sa part, Lluís Rabell, de la liste Catalogne oui nous pouvons, a dit qu'il est normal qu’Artur Mas assume la responsabilité de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais il a rappelé que cette responsabilité était « partagée » et il a demandé de « ne pas sacraliser » la figure d’Artur Mas.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 15:50

http://www.cgt.fr/Coup-de-force-du-Medef.html

Coup de force du mouvement des entreprises de France (MEDEF)

Vendredi 16 Octobre 2015

Le MEDEF impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein.

Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de dix pour cent, une double peine pour les cinquante six pour cent de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de quarante pour cent à celles des hommes et de soixante pour cent pour les femmes cadres.

Les jeunes générations verraient le niveau de leurs futures pensions diminuer de 8,5 % supplémentaires.

Les retraités essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplémentaires, outre le report au premier novembre de la revalorisation de leurs pensions.

Au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à quatre vingt quinze pour cent du besoin de financement contre cinq pour cent pour le MEDEF, soit cinq milliards sept cent millions d’euros à la charge des salariés et retraités contre trois cent millions d’euros pour le patronat.

Pour autant les régimes de l’association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO) et de l’Association Générale des Institutions de Retraite des Cadres (AGIRC) ne seraient pas équilibrés.

Le MEDEF propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous.

De surcroît, l’accord troque l’existence du régime complémentaire de l’AGIRC contre un engagement à ouvrir une négociation inter professionnelle sur la notion d’encadrement, un marché de dupes très lucratif pour le MEDEF.

Nouvelle preuve en est que le dialogue social nécessite l’intervention des salariés sur tous les sujets qui les concerne pour être efficace.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:52

http://www.pal-youth.org/lintifada-continue-soutien-a-la-resistance-palestinienne-rassemblement-samedi-24-octobre-a-14h30-place-de-la-republique-a-paris

Soutien à la résistance palestinienne

Rassemblement Samedi 24 Octobre 2015 à 14 heures 30 Place de la République à Paris

Nos cœurs et nos espoirs sont tournés vers la Palestine. En ce moment même, les palestiniens font faces à une nouvelle recrudescence des attaques de l’occupant israélien. Ces dernières semaines, l’esplanade des mosquées d’al Aqsa fût la cible d’agressions particulièrement violentes tandis que des meurtres sont commis presque quotidiennement par l’armée et les colons sionistes. Une fois de plus, les Israéliens espèrent profiter d’un contexte politique troublé sur le plan régional pour gagner du terrain et venir à bout de la résistance palestinienne.

Ainsi Israël continue d’imposer en toute impunité blocus et check points, poursuit ses projets de colonisation et pratique une politique d’épuration ethnique dans toute la Palestine occupée. Au même moment, Israël bénéficie toujours du soutien de ses alliés, parmi lesquels la France et l’Union Européenne que nous tenons pour responsables de tous ces crimes.

Nous affirmons quant à nous notre soutien total à la résistance du peuple palestinien. Depuis les geôles israéliennes où les prisonniers mènent des grèves de la faim, en passant par Jérusalem où les habitants protègent leur patrimoine et leurs lieux saints, jusqu’aux jets de pierres et aux coups de couteaux qui défient aujourd’hui les forces d’occupation sionistes, les palestiniens poursuivent un combat que nous honorons, celui de la justice et de la libération.

Notre engagement est concret. Nous portons la voix de la résistance palestinienne dans nos villes et nos quartiers. Nous dénonçons les crimes sionistes et la complicité de nos dirigeants. Nous brisons l’isolement dans lequel se trouvent les Palestiniens sous occupation.

Jusqu’à la libération, non aux agressions israéliennes, soutien total à la résistance palestinienne, démantèlement des colonies, fin du blocus de la bande de Gaza, liberté pour les prisonniers palestiniens, droit au retour des réfugiés palestiniens, non au silence complice de la communauté internationale et soutien à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) contre Israël

Premiers signataires

General Union of Palestinian Students (GUPS), Parti des Indigènes de la République (PIR), Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Collectif des Musulmans de France (CMF)

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:21

Evacuation de mille trois cent migrants d’un lycée désaffecté à Paris (Reuters)

La police a procédé Vendredi 23 Octobre 2015 à l'évacuation dans le calme de mille trois cent personnes dans un lycée désaffecté du dix neuvième arrondissement de Paris, où des migrants avaient trouvé refuge depuis le mois de juillet 2015.

La préfecture de Paris et d’Ile de France assure qu'ils ont tous été acheminés vers des centres d'hébergement disséminés dans la région parisienne et en province.

Les occupants de ce bâtiment devenu insalubre, parmi lesquels de nombreux afghans et soudanais, mais aussi des migrants venus de pays du Maghreb, ne se sont pas opposés aux opérations qu'ils attendaient pour certains avec impatience.

Chacune des mille trois cent personnes évacuées, selon les chiffres de la préfecture de police, n'a été prévenue de sa destination qu'une fois montée dans l'un des cars parmi la trentaine réquisitionnés pour l'occasion.

« Il y a quarante cinq centres d'hébergement en Île-de-France et en province qui sont ouverts pour accueillir ces gens », a dit à Reuters Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture de Paris et d'Île-de-France, présente sur les lieux.

« Ils ont un mois pour engager des démarches et notamment dire s'ils veulent demander l'asile à la France. Si au bout d'un mois ils n'ont entrepris aucune démarche, on en déduit qu'ils n'ont pas envie de rester là », a-t-elle poursuivi.

Ceux qui auront fait une demande d'asile en bonne et due forme seront pris en charge jusqu'à la fin de la procédure, précise-t-elle.

Une centaine de personnes s'étaient installées au coeur de l'été dans l’ancien lycée Jean-Quarré, puis le nombre d'occupants n'avait cessé de croître pour atteindre, selon les estimations les plus courantes, sept cent à huit cent personnes serrées dans des salles de classe transformées en dortoirs.

La mairie de Paris n'avait pas réagi aussitôt, avant de se tourner vers la justice pour obtenir l'évacuation de l'établissement dont elle souhaite faire un centre d'hébergement d'urgence et, à plus long terme, une médiathèque.

Le dénouement était inéluctable mais les occupants s'attendaient à l'origine à une venue des policiers en début de semaine prochaine, le tribunal administratif de Paris leur avait donné, le 25 septembre 2015, un mois pour quitter les lieux.

Pour aller où ?

D'après Sophie Brocas, l'évacuation était urgente, les conditions d'hygiène et de sécurité n'étaient selon elle plus tenables, d'autant que le recours à des moyens de chauffage de fortune faisait craindre le déclenchement d'incendies.

« Nous avons assisté à une dégradation brutale de la situation au mois de septembre 2015 », disait-on à la mairie de Paris il y a quelques jours.

Reuters a pu constater en fin de semaine dernière que les migrants vivaient dans des conditions difficiles, en particulier sur le plan de l'hygiène, le lycée ne comptait que quatre douches.

Tout concourait à donner au décor une atmosphère carcérale, la façade grise, les cris qu'on entendait monter dans les cages d'escalier et le pas des hommes qui arpentaient la cour plus par désoeuvrement que pour se rendre d'un point à un autre.

Les migrants, une majorité d'hommes, mais également des femmes et quelques enfants, s'étaient répartis dans une quarantaine de salles, dont le sol était parfois entièrement couvert de matelas, selon leur nationalité, les afghans, les soudanais et les érythréens.

Faute de place suffisante, certains s'étaient aménagé un abri dans la cour.

« Il y a des bagarres et nous avons faim », déplorait Saddam, un soudanais passé par la Libye pour rejoindre l'Europe. « Nous aimerions partir, mais pour aller où ? »

Certains étaient en transit vers Calais, d'autres avaient jugé qu'ils ne parviendraient pas à traverser la Manche et revenaient du Pas-de-Calais, mais la plupart avait choisi de rester en France.

La région Île-de-France est, selon les statistiques de l’office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), la principale destination des demandeurs d'asile, avec trente neuf pour cent des premières demandes déposées en France.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 17:54

http://www.ouest-france.fr/justice-condamnation-confirmee-pour-le-site-boulevard-voltaire-3767852

Condamnation confirmée pour Christine Tasin et le site Boulevard Voltaire

Jeudi 15 Octobre 2015

La condamnation de Christine Tasin et du directeur de la publication du site Boulevard Voltaire, pour provocation à la haine envers les musulmans, a été confirmée en appel.

Benjamin Jamet et Christine Tasin ont été condamnés à mille euros d'amende, dont la moitié avec sursis.

La cour a également ordonné la publication d'un communiqué faisant état de la décision sur le site Boulevard Voltaire.

Le texte litigieux, contre lequel le parquet de Paris avait lancé les poursuites, a été rédigé par Christine Tasin, à la tête du mouvement d'extrême droite « Résistance républicaine », et publié le premier mai 2013 sur Boulevard Voltaire.

« Je suis islamophobe et alors »

Christine Tasin imaginait notamment qu'une loi interdisant l'islam était votée et prédisait « émeutes et même menaces terroristes ». Christine Tasin, qui se revendique islamophobe, a été condamnée en août 2014 à Belfort à trois mille euros d'amende, dont la moitié avec sursis, pour des propos devant un abattoir mobile installé pour le sacrifice rituel de l'Aïd el-Kébir en octobre 2013.

« Oui, je suis islamophobe et alors ? La haine de l'islam, j'en suis fière. L'islam est une saloperie, c'est un danger pour la France », avait-elle déclaré. Elle a été relaxée en appel, en décembre 2014.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 17:41

http://www.lmsi.net/L-inusable-grand-mufti-de

L’inusable grand mufti de Jérusalem

Retour sur un lieu commun de la propagande israélienne

Par Gilbert Achcar

Mercredi 21 Octobre 2015

Régulièrement, des ouvrages « découvrent » les sympathies nazies du leader palestinien Amin al Husseini.

Régulièrement, les dirigeants israéliens en tirent parti pour conclure à un antisémitisme congénital de tous les arabes et justifier ainsi l’injustifiable occupation de leurs territoires. A l’heure où Benjamin Netanyahou franchit un pas supplémentaire en faisant dudit mufti l’inspirateur, ni plus ni moins, du projet hitlérien de destruction des juifs d’Europe, il nous a paru utile de republier cette mise au point historique de Gilbert Achcar.

Ces dernières années ont vu une recrudescence spectaculaire de la guerre des mots opposant Israël aux palestiniens et aux arabes, avec le concours actif des partisans des deux camps en Europe et aux Etats-Unis.

Cette dimension particulière du conflit israélo-arabe a toujours été cruciale pour l’état d’Israël : constitué dès l’origine en forteresse enclavée dans un environnement régional hostile, il doit impérativement cultiver le soutien des pays occidentaux à sa cause.

C’est lors de l’invasion du Liban, en 1982, que l’image d’Israël en occident se détériora sensiblement pour la première fois. Le long siège de Beyrouth, marqué par les massacres des camps palestiniens de Sabra et de Chatila, perpétrés sous supervision israélienne, choquèrent l’opinion publique mondiale. En Israël même, ce traumatisme, comparable à celui produit aux Etats-Unis par la guerre du Vietnam, demeure présent.

Entre ce moment et celui de la première intifada, en 1987 et en 1988, l’état hébreu fut ainsi le théâtre d’un remarquable réexamen critique des mythes centraux de l’idéologie sioniste par ceux qu’on appela les « nouveaux historiens ».

Cette réécriture de l’histoire des origines d’Israël donna naissance à un courant, certes minoritaire mais qualitativement important, le « post sionisme ». Il n’empêcha cependant pas le glissement à droite, par étapes, de la société israélienne, de l’enlisement précoce des accords d’Oslo jusqu’à l’affirmation d’un « néo sionisme » agressif.

Aussi stigmatisé qu’Adolf Hitler

Selon la définition du sociologue israélien Uri Ram, « le post sionisme est d’orientation citoyenne, il soutient l’égalité des droits et a en ce sens une préférence pour un état de tous ses citoyens dans les frontières de la ligne verte, la ligne d’armistice avant la guerre de 1967, universelle et mondiale. Le néo sionisme est particulariste, tribal, juif, ethno nationaliste, intégriste et même fasciste sur la marge ».

Le sabotage par Israël des négociations de paix, sa colonisation accélérée des territoires palestiniens occupés et ses offensives meurtrières au Liban, en 2006, et à Gaza, en 2008 et en 2009, accentuent inexorablement la dégradation de son image. Pour tenter de l’enrayer, les instances israéliennes officielles et leurs partisans inconditionnels en occident invoquent, comme toujours, la mémoire de la shoah, dont ils espèrent une légitimation de leur action.

Mieux, ils ont toujours tenté d’impliquer les palestiniens et les arabes dans le génocide nazi. C’est dans ce but que, dès la fin de la seconde guerre mondiale, les instances sionistes ont mis en exergue le tristement célèbre mufti de Jérusalem. Figure de proue du nationalisme palestinien dans les années 1920 et 1930, Amin al Husseini, exilé de Palestine par les autorités britanniques en 1937, avait rejoint le camp des puissances de l’axe en 1941, après un séjour en Irak. Il contribua activement, depuis Berlin et Rome, à la propagande des régimes nazis et fascistes ainsi qu’à la mise sur pied d’unités bosniaques musulmanes nazies, qui ne commirent cependant pas d’exactions anti juives.

Largement discrédité dans le monde arabe, sinon en Palestine, avant même son exil européen, Amin al Husseini rencontra si peu d’écho que, malgré toutes ses exhortations à rejoindre les troupes de l’axe, seuls six mille trois cent soldats originaires de pays arabes, selon les calculs d’un historien militaire américain, « passèrent par les différentes organisations militaires allemandes », dont mille trois cent originaires de Palestine, de Syrie et d’Irak, le reste en provenance d’Afrique du Nord. Ces chiffres doivent être comparés aux neuf mille soldats arabes de la seule Palestine engagés dans l’armée britannique et aux deux cent cinquante mille maghrébins qui combattirent dans les rangs de l’armée française de la libération et fournirent la majeure partie de ses morts et blessés.

Le mufti fut néanmoins érigé en représentant attitré des palestiniens et des arabes par la désinformation du mouvement sioniste qui, en 1945, exigea, sans succès, qu’il soit déféré devant le tribunal international de Nuremberg, comme s’il avait représenté un rouage essentiel de la machine génocidaire nazie. Un nombre considérable d’articles, de brochures et de livres, fut produit afin de désigner Amin al Husseini à la vindicte publique. Il est vrai que la figure du mufti permettait de présenter les palestiniens comme coresponsables du génocide hitlérien et, à ce titre, de justifier qu’un « état juif » soit érigé sur le territoire de leur patrie.

Cette motivation devint une constante du discours de l’état d’Israël après sa création. Elle explique l’importance extraordinaire accordée au mufti par Yad Vashem, le mémorial de la shoah, à Jérusalem. Tom Segev a noté que le mur qui lui est consacré cherche à donner l’impression d’une convergence entre le projet génocidaire antisémite du nazisme et l’hostilité arabe à Israël.

Peter Novick a relevé, de son côté, que l’article sur le mufti dans l’encyclopédie de l’holocauste, publiée en association avec Yad Vashem, est beaucoup plus long que les textes sur Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich, Joseph Goebbels ou Adolf Eichmann, et n’est dépassé, de peu, que par l’article sur Adolf Hitler.

Avec la flambée de racisme anti-arabe et d’islamophobie depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous avons assisté à une prolifération de publications visant à établir que les juifs étaient confrontés en Palestine, en 1948, à une menace de génocide. Les arabes n’étaient-ils pas, et ne restent-ils pas aujourd’hui, mus par la même haine des juifs que les nazis, à l’instar du mufti ? L’expulsion des palestiniens au moment de la fondation de l’état d’Israël et leur assujettissement continu par celui-ci ne procèdent-ils pas, dans ces conditions, de la légitime défense ?

Dans cette masse d’ouvrages, deux se distinguent par leur apparence de sérieux, du fait d’un travail sur les archives nazies, américaines ou britanniques, celui de Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallman, et celui de Jeffrey Herf. Dans les deux cas, les auteurs connaissent très peu le monde arabe et en ignorent la langue. On trouvera un excellent dossier critique sur l’ouvrage de Martin Cüppers et Klaus Michael Mallman dans la revue de la fondation Auschwitz, « témoigner entre histoire et mémoire ». Dans sa contribution, Dominique Trimbur relève que le livre semble s’insérer « dans un courant historique marqué par un certain air du temps, celui du début des années 2000. L’intégralité de la démonstration fait difficilement preuve de nuance, notamment lorsqu’il est question des arabes et du monde musulman, une assimilation qui trouve son illustration dans la reprise, sinon l’intégration assumée, de l’expression du choc des civilisations ».

Réponses arabes

En réaction à l’exploitation par Tel-Aviv de la mémoire de la shoah et pour légitimer les aspirations palestiniennes, deux tendances contradictoires se sont développées du côté arabe, d’une part, la comparaison des agissements d’Israël au nazisme, réciproque arabe de la tradition israélienne fort ancienne consistant à comparer divers palestiniens et arabes aux nazis, et, d’autre part, la négation de la shoah.

Le fait que nombre de personnes dans le monde arabe puissent combiner ces deux discours contradictoires, l’un tenant le nazisme pour l’étalon suprême du mal, l’autre impliquant qu’il est moins criminel qu’on ne le prétend, l’indique clairement, il s’agit là d’une tentative de compenser par un recours à la violence symbolique l’impuissance à riposter efficacement à la violence réelle. C’est la montée de ce négationnisme réactif et émotionnel que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad tente d’exploiter dans sa concurrence avec le royaume saoudien pour gagner la sympathie de l’islam sunnite arabe.

En réalité, ceux qui, dans le monde arabe, adhèrent sérieusement, et en connaissance de cause, au discours pathologique du négationnisme occidental, le négationnisme devenant, dans leur cas, un « antisionisme des imbéciles », pour paraphraser l’expression célèbre qui fait de l’antisémitisme le « socialisme des imbéciles », constituent une infime minorité.

La grande majorité des attitudes négationnistes relève plutôt de l’exaspération. C’est ce que suggèrent des enquêtes d’opinion conduites parmi les palestiniens d’Israël, qui forment certainement la population arabe la mieux informée sur le génocide juif, thème bien présent dans les programmes scolaires élaborés par les autorités israéliennes.

Réalisé par l’université d’Haïfa en 2006, un premier sondage montra, à la surprise générale, que vingt huit pour cent des arabes israéliens en étaient venus à nier la shoah, la proportion grandissant avec le niveau d’instruction des sondés. Deux ans plus tard, sur fond d’exacerbation de la violence, le même sondage obtenait quarante pour cent de réponses négationnistes.

Le caractère paroxystique de la situation actuelle semble rendre l’incommunicabilité entre les adversaires plus insurmontable que jamais. Néanmoins, quiconque connaît l’opposition apparemment irréductible qui séparait israéliens et arabes entre la création de l’état d’Israël en 1948 et les années 1970 sait qu’aujourd’hui, en dépit de tout, beaucoup plus d’arabes et de palestiniens envisagent une coexistence pacifique avec les israéliens et bien plus d’israéliens reconnaissent que leur état est coupable de persécuter les palestiniens. Il faut espérer que les uns et les autres sauront éviter à la région une nouvelle « catastrophe », sens commun des deux termes shoah et nakba.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 19:28

http://www.revolutionpermanente.fr/Air-France-Quand-Xavier-Mathieu-retablit-la-verite-au-sujet-de-la-violence

Quand Xavier Mathieu rétablit la vérité au sujet de la violence

Six ans après la lutte des ouvriers de chez Continental contre la fermeture de l’usine de Clairoix, Xavier Mathieu n’a rien perdu ni de ses réflexes de solidarité ouvrière, ni de sa détermination de classe face à la machine à broyer capitaliste. C’est ce que l’ancien délégué syndical CGT de Continental a démontré Lundi 12 Octobre 2015, invité sur le plateau télévisé du Grand Journal de Canal Plus à s’exprimer sur la situation à Air France. Le débat intitulé « violences physiques contre violence sociale » faisait étrangement écho à la désormais célèbre interview de David Pujadas à Xavier Mathieu le soir du 21 avril 2009, après que les ouvriers de chez Continental aient manifesté leur colère dans les locaux de la sous-préfecture de Compiègne. Alors que les ouvriers venaient d’apprendre le rejet de leur demande d’annulation de la fermeture de l’usine de Claroix, David Pujadas s’était permis la cynique question, « on entend votre colère, mais est-ce que vous lancez un appel au calme, ce soir ». La réponse avait été brillante en 2009. Ce soir, en soutien avec ses camarades d’Air France, Xavier Mathieu l’était tout autant et il a permis de rétablir quelques vérités sur ce qu’est la vraie violence, non pas celle de deux chemises arrachées mais bien la violence des licenciements et de leurs conséquences dramatiques. Nous reproduisons ici son intervention.

« Cela fait quatre à cinq jours que je refuse toutes les télévisions et toutes les chaînes de radio parce que je n’en peux plus. Je suis écœuré du lynchage que tous les médias ont fait envers mes camarades qui se battent. Parce que moi j’ai vécu ce qu’ils ont vécu et je suis dégoûté de ce lynchage. Parce que le carnage que cela engendre, les licenciements, c’est quoi à côté d’une chemise arrachée ? A côté d’un mec qui s’est simplement fait un peu molester et encore ».

« Il y a cinq ouvriers de chez Continental qui se sont suicidés. C’est quoi cela, ce n’est rien ? »

Quand la journaliste l’interpelle par rapport au coma dans lequel était soi-disant tombé le vigile d’Air France, les faits ont par la suite été démentis, celui-ci s’étant simplement évanoui au cours de la bousculade, Xavier Mathieu apporte une réponse cinglante, « et alors, Il y a cinq ouvriers de chez Continental qui se sont suicidés et il y en a un qui s’est jeté devant les rails de chez Continental. C’est quoi cela, ce n'est rien ? La une, vous l’avez tous faite quand on a pété la sous-préfecture et quand le directeur de Continental a pris des œufs sur la gueule. Continental a fermé en 2009 en invoquant des raisons économiques. Soi-disant que l’entreprise allait très mal et qu'elle avait des raisons économiques de fermer la boîte, mille cinq cent personnes dehors, des familles entières et une région dévastée. Aujourd’hui, Continental a été condamné cinq fois sur six, nous attendons la sixième fois bientôt, parce qu’il n’y avait aucune raison économique à la fermeture de cette entreprise. A l’époque, vous avez fait la une des œufs dans la gueule du directeur, vous avez crié au scandale et vous nous avez traités de voyous. Je dis « vous », je dis les médias en général. Les dirigeants de Continental, eux, n’ont jamais été en garde à vue. Et pourtant il y a eu des morts. Il y a cinq cent mecs qui sont encore au chômage aujourd’hui. Il y a deux cent mecs qui sont au Revenu de Solidarité Active (RSA), il y a eu à peu près quatre cent divorces et cinq suicides. Alors je suis venu parce que j’avais envie que les gens comprennent que cette chemise arrachée, c’est honteux la façon dont cela a été traité dans les médias ».

« Je rends hommage à la classe ouvrière »

Pendant que le résultat d’un sondage de l'Institut Français d'Opinion Publique (IFOP) s’affiche à l’écran du plateau de la télévision, révélant que « cinquante quatre pour cent des français comprennent mais n’approuvent pas les violences à Air France », la question est posée à Xavier Mathieu de savoir si lui aussi « condamne » les violences.

« Non et je rends même hommage à la classe ouvrière. J’ai été un pacifiste toute ma vie, un non-violent, et malheureusement je ne crois plus au pacifisme, je crois en la violence parce que vous voyez par exemple, on a pété la sous-préfecture de Compiègne, cela faisait six semaines que nous réclamions des négociations. Aucune négociation n’était acceptée, nous avons pété la sous-préfecture et trois heures après on nous autorisait la tripartite. Tout ce qu’on voulait, on l’avait. On est dans une société où il n’y a que cela. En face, les puissants n’ont peur que de la violence. Quand j’ai été convoqué au commissariat de police en garde à vue, les ouvriers de chez Continental sont descendus à huit cent, ils ont attendu pendant deux heures devant le commissariat, nous sommes rentrés, onous avons signé un papier et nous sommes ressortis aussitôt. C’est bien cela qui leur fait peur. Vous traitez ces gens-là de voyous, mais de quels voyous vous parlez ? Manuel Valls n’a même pas été capable de traiter Jérôme Cahuzac de voyou et il traite les ouvriers parce qu’ils ont déchiré une chemise ».

« Nous sommes dans un système pourri, il va falloir en sortir et malheureusement la violence sera inéluctable »

A nouveau interrogé par rapport aux résultats du sondage, l’ancien délégué syndical de chez Continental rétorque que « combien des quarante six pour cent n’ont pas vécu ce que les gens ont vécu ? Vous savez, avant la fermeture, quand je discutais avec mes collègues à l’usine, c’était pareil. Trois semaines avant la fermeture de l’usine, il y a eu une manifestation à Compiègne contre les licenciements.

Chez Continental, à la CGT, nous avions appelé à manifester. Nous étions dix sept de Continental. Vous les auriez interviewé à l’époque, ils vous auraient dit la même chose, sauf qu’un mois ou deux après vous auriez posé la question à ces gens qui se faisaient foutre dehors, les gens de Continental qui ont accepté de baisser leurs salaires et de perdre un tiers de leurs primes de vacances de fin d’année, comme tous ces gens d'Air France ont fait. Ils ont accepté les pertes de salaires et ce même mec avec qui ils se sont retrouvés autour d’une table et qui leur a dit que s'ils faisaient des efforts, l’entreprise sera sauvée. C’est ce même mec qui est venu leur annoncer qu’ils allaient en foutre deux mille neuf cent dehors. Et après vous vous étonnez que les mecs se mettent en colère, essayent de l’attraper ?

Dans la sidérurgie dans les années 1980, quand on attrapait les patrons, les séquestrations, on ne leur distribuait pas la pizza, on ne leur laissait pas le téléphone pour appeler papa et maman et pour répondre aux médias.

C'était autre chose que ce que c’est aujourd’hui. Quand des gens ont donné de leur sueur, de leur santé et même souvent de leur vie pour faire faire des bénéfices à une entreprise et quand vous avez des actionnaires qui prennent cet argent, qui se le mettent dans les fouilles et qui avec ce même argent vont construire des usines à l’étranger, avec l’argent de la sueur de ces gens-là. Nous sommes dans un système où plus vous travaillez, plus vous faites faire de bénéfices, et plus vous avez de chance d’être viré parce que cet argent ils vont s’en servir pour aller fabriquer des usines à l’étranger. Nous sommes dans un système pourri, il va falloir en sortir et malheureusement la violence sera inéluctable.

Pour l’instant, contentez-vous et rassurez-vous que cela soit seulement des chemises arrachées, parce qu’un jour ou l’autre cela sera bien pire que cela. Nous n'avons jamais eu de drame, alors arrêtez de parler de drame, de lynchage et d’agression, il n’y en a jamais eu. Les discours de vérité ne sont pas ceux qui sont le plus répandus. Quand vous sondez les gens comme cela, sondez uniquement des gens qui ont été licenciés et vous verrez la différence de réponses. Pourquoi vous sondez des gens qui n’ont jamais connu un licenciement ? Comment voulez-vous qu’ils vous répondent correctement ? Ils ne voient que des mecs qui se sont fait arracher la chemise, ils ne voient pas les conséquences derrière ».

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