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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 17:42

http://paris.demosphere.eu/rv/41876

Manifestation unitaire de solidarité avec les migrants

Liberté de circulation

Dimanche 4 Octobre 2015 à 15 heures à Paris de la place de la Bastille en direction de la place de la République

Le récent afflux de migrants et les drames qui en découlent aux frontières de l’Europe provoquent un mouvement d’indignation.

Les guerres au Moyen-Orient et en Afrique forcent au départ des millions de personnes.

Certains essaient de rejoindre l'Union Européenne pour y trouver refuge, y vivre et y travailler.

On ne saurait oublier la responsabilité des puissances occidentales, dans le chaos des zones concernées par les exodes, du fait des interventions militaires et des politiques de libre-échange.

En France, les conditions d’accueil qui sont réservées aux migrants sont indignes, bien souvent obligés de dormir dans la rue et privés de soins, leurs droits les plus élémentaires sont bafoués.

Face aux situations tragiques que vivent les migrants, les solidarités se multiplient. Aussi louables soient-elles, elles ne peuvent entièrement répondre à un problème qui est avant tout politique.

La principale réponse de l’Europe est la militarisation de ses frontières. La fermeture des frontières est criminelle.

Face à cette situation, il n’y a pas d'autre solution que d’ouvrir les frontières.

Qu''ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour tous, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Et, face à l'urgence de la situation, ouvrons les frontières, liberté de circulation pour toutes et tous.

Premiers signataires

Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Euro Palestine, Ensemble, Fédération Anarchiste (FA), Lutte Ouvrière (LO), les migrants du lycée Jean-Quarré, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Union Syndicale Solidaire de Paris, Union Départementale de Paris de la Confédération Générale du Travail (CGT), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Nationale des Sans Papiers (UNSP)

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 17:25

L’aviation russe a mené ses premières frappes en Syrie (Reuters)

L'armée de l'air russe est intervenue pour la première fois en Syrie, Mercredi 30 Septembre 2015, bombardant selon Moscou des positions du groupe djihadiste Etat Islamique et répondant en cela à une demande formelle de son allié, le président syrien Bachar al Assad, dont les troupes ont subi des revers ces derniers mois.

L'intervention des avions russes a fait suite au feu vert donné quelques heures plus tôt à l'unanimité par la chambre haute du parlement russe, le conseil de la fédération, à une opération militaire en Syrie. La précédente autorisation du parlement russe au déploiement de troupes à l'étranger avait coïncidé avec la prise puis l'annexion de la Crimée, en mars 2014.

Cette approbation parlementaire, par cent soixante-deux voix contre zéro, survient alors que Vladimir Poutine a appelé, Lundi 28 Septembre 2015 à la tribune de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à la création d'une coalition élargie en Syrie contre l’Etat Islamique. Les occidentaux, qui frappent déjà l'organisation djihadiste depuis l'été 2014 en Irak comme en Syrie, soupçonnent le Kremlin de vouloir avant tout réhabiliter Bachar al Assad.

Vladimir Poutine n'en a pas moins dit Mercredi 30 Septembre 2015 s'attendre à ce que le chef de l’état syrien fasse preuve de souplesse et soit ouvert à un compromis sur l'avenir politique de son pays. Certains pays occidentaux, comme les Etats-Unis et la France, estiment que Bachar al Assad ne peut en aucun cas jouer un rôle dans le cadre d'une transition politique en Syrie.

Si le Kremlin n'a pas dit où les avions russes avaient frappé, la télévision nationale syrienne, elle, a fait état d'au moins sept secteurs visés, notamment dans les provinces d’Homs et de Hama, situées entre Damas et la côte méditerranéenne de la Syrie.

Selon un responsable américain, les frappes russes ne semblent pas avoir concerné des secteurs où se trouvent les djihadistes de l’Etat Islamique. D'autres organisations rebelles, comme le Front al Nosra, émanation syrienne d’al Qaïda, sont en lutte contre le régime de Bachar al Assad.

Défendre les intérêts de la Russie

Des habitants et des insurgés ont déclaré que les zones de la province d’Homs bombardées par les russes étaient contrôlées par différents groupes rebelles, dont plusieurs opèrent sous la bannière de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Aucune des sources interrogées n'a cité l’Etat Islamique parmi les organisations présentes dans la région visée.

Le ministère russe de la défense, en revanche, a assuré que les bombardements avaient bien visé les positions de l’Etat Islamique. Et la télévision syrienne a affirmé elle aussi que c'étaient des « repaires terroristes » de l’Etat Islamique qui avaient été pilonnés.

Sergueï Ivanov, secrétaire général du Kremlin, a précisé que les opérations russes seraient limitées dans le temps et il a exclu tout envoi de troupes au sol.

« Comme notre président l'a déjà dit, l'engagement de troupes au sol est exclu », a-t-il dit.

La présidence syrienne a confirmé dans un communiqué que Bachar al Assad avait écrit à Vladimir Poutine et que la Russie intensifiait en conséquence son appui militaire au régime de Damas.

A en croire Sergueï Ivanov, la Russie n'intervient que pour protéger ses propres intérêts en Syrie, où elle dispose depuis l'ère soviétique d'une base navale à Tartous, son seul accès direct à la Mer Méditerranée.

« Nous parlons spécifiquement de la Syrie et ne parlons pas d'objectifs de politique étrangère à atteindre ou d'ambitions personnelles à satisfaire, mais exclusivement des intérêts nationaux de la Fédération de Russie », a dit Sergueï Ivanov.

La Russie est engagée depuis cet été dans un renforcement de sa présence militaire en Syrie, où elle soutient le régime de Bachar al Assad, menacé par l’Etat Islamique mais aussi par d'autres groupes rebelles, qui ont progressé ces derniers mois dans le centre, avec la chute de Palmyre, mais aussi dans le nord-ouest du pays en s'emparant de la province d'Idlib.

La décision russe d'intervenir en Syrie a été précipitée par les récents revers militaires du régime syrien, plus proche allié du Kremlin au Proche-Orient, ont déclaré à Reuters des diplomates et des analystes.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 20:05

http://www.macron-demission.fr

Emmanuel Macron démission

Trop c’est trop, ras le bol

De déclarations en déclarations, Emmanuel Macron est devenu un obstacle criant à la défense élémentaire d’une politique de gauche.

Il s’en est pris en quelques semaines aux trente-cinq heures de tous les salariés, il a permis la multiplication des Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD) pour les jeunes et le voilà qui propose de mettre fin aux statuts des salariés du privé comme du public.

Il trace, en fait, la voie d’une « société sans statut », alignement vers le bas pour tous et flexibilité généralisée. Faut-il énumérer, outre les trois cent huit articles de sa loi de déréglementation libérale tout azimut, les plus notables de ses provocations contre la gauche.

Il appelle les « jeunes à avoir envie de devenir milliardaires ».

Il explique que « son job n’est pas de défendre les emplois existants ».

Il affirme que « les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher ».

« Le chômage de masse en France, c’est parce que les travailleurs sont trop protégés », dit-il en Allemagne en vantant les lois de Gerhard Schröder et de Peter Hartz.

« La France est en manque d’un roi », écrit-il en philosophant dans la « Revue des Deux Mondes ».

Il qualifie ceux qui s’opposent à sa loi au sein du Parti Socialiste de « foyer infectieux ».

Il fait des déclarations contre les Contrats de travail à Durée Indéterminée (CDI) et contre le statut de la fonction publique.

Stop, des ministres ont été écartés pour bien moins que cela. Ce n’est pas supportable d’avoir des mises au point modérées, ou pire, « je le soutiendrai jusqu’au bout ».

Si l’on veut sauver la gauche du désastre, il faut la sauver d’Emmanuel Macron.

Si l’on veut l’unité de la gauche, cela ne peut être que sans Emmanuel Macron.

Nous appelons à ce qu’il parte, qu’il soit démissionné ou qu’il démissionne. Ce serait le signal positif et indispensable pour « changer de cap » et pour revenir à des positions saines et unitaires pour toute la gauche.

Pour l’union, sans Emmanuel Macron.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 19:48

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/24/le-syria-express-un-renforcement-militaire-russe-de-moins-en-moins-discret_4770223_4355770.html#xtor=AL-32280515

Le « Syria Express », un renforcement militaire russe de moins en moins discret

C’est un ballet étrange, parfois quotidien, auquel assistent les riverains du Bosphore, le détroit entre la Mer Noire et la Mer Méditerranée, se faufilant au milieu du trafic maritime civil, des bâtiments de la flotte russe transitent vers le nord en direction des côtes syriennes, croisant leurs homologues qui rejoignent leurs ports d’attache en Crimée. Tous sont suivis comme leur ombre par la marine turque.

Sarcastiquement baptisé « Syria Express » par les « spotters », les photographes passionnés, les blogueurs et les observateurs avertis, le nombre de bateaux arborant la croix de Saint-André transitant par le détroit s’est considérablement accru avec la montée en puissance de la présence militaire russe en Syrie, comme l’indiquent les passages compilés par le site turc Bosphorus Naval News.

La direction plus que probable est le port syrien de Tartous dans l’ouest du pays, où la marine russe dispose de facilités de mouillage et d’installation de ravitaillement et de réparation depuis 1971.

Une présence encore trahie dernièrement par les photographies de marins russes publiés sur les réseaux sociaux.

Bâtiments de débarquement et de transport de troupes et de soutien logistique et navires espions, la traversée du détroit donne à voir une flotte de la Mer Noire en surchauffe, qui semble avoir mobilisé tous ses moyens pour son déploiement en Méditerranée Orientale, Samedi 19 Septembre 2015, le vénérable Smetlivy, un destroyer entré en service depuis 1969, saluait ainsi dans un nuage de gaz d’échappement la population d’Istanbul.

Parmi les « réguliers » de la traversée, certains bâtiments laissent peu de doutes sur les intentions russes. Le Korolev, l’Azov ou le Novocherkassk, qui comptent trois allers-retours chacun depuis le mois d’août 2015, sont des navires de débarquement dédiés au soutien des troupes à terre. Selon des estimations américaines, cinq cent hommes de l’infanterie de marine seraient actuellement déployés dans les régions de Tartous et de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie et fief alaouite du régime, pour un total de mille sept cent militaires russes, avance le quotidien moscovite Kommersant.

Officiellement, du côté de Moscou, on se borne à parler de manœuvres militaires, « en septembre et en octobre 2015, les forces navales russes mènent des exercices dans la partie orientale de la Mer Méditerranée », a annoncé officiellement le ministère de la défense dans un communiqué, Jeudi 24 Septembre 2015.

Une base aérienne russe à Lattaquié

Au ballet naval est venu s’ajouter un pont aérien de l’aviation russe vers l’autre point chaud du moment, l’aéroport Bassel al Assad, du nom du grand frère de Bachar al Assad, mort en 1994, à vingt-cinq kilomètres au sud de la ville de Lattaquié.

Ce qui n’était jusqu’ici qu’un aéroport de seconde zone, qui n’accueillait que quelques vols domestiques et abritait une poignée d’hélicoptères soviétiques antédiluviens, est en passe de devenir la rampe de lancement d’une présence militaire aérienne russe en soutien au régime syrien.

Depuis le week-end dernier, vingt-huit avions de combat russes y sont déployés, quatre chasseurs Sukhoï 30, douze bombardiers Sukhoï 24 et douze avions d’appui au sol Sukhoï 25, les deux derniers types reconstituant un « couple infernal » qui a fait ses preuves lors de campagnes russes dans le Caucase, notamment lors des guerres de Tchétchénie.

A leurs côtés, des hélicoptères d’attaque Mil Mi-24, Hind selon la classification de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de transport de troupe Mi-8, de l’artillerie et au moins neuf chars, selon un officiel américain interrogé par le New York Times. Un signal clair envoyé aux forces rebelles, parmi lesquelles les djihadistes du Front al Nosra, dont les premières lignes sont à peine à vingt kilomètres au nord-est de Lattaquié.

Ces déclarations anonymes d’officiels américains ne font que corroborer un secret de Polichinelle, surtout depuis la publication d’images satellites publiées par l’entreprise All Source Analysis, en coopération avec l’institut de recherche Institute for the Study of War, qui ont retracé l’historique de l’aménagement de la base et du déploiement russe depuis la fin du printemps.

L’ambassadeur syrien en Russie a fini par admettre, Mercredi 23 Septembre 2015, que la Syrie accueillerait favorablement la construction d’une base militaire russe dans la ville de Lattaquié, « si la Russie le souhaite, la Syrie saluerait une telle mesure parce qu’elle viserait à combattre le terrorisme sur notre sol », a déclaré Riad Haddad cité par l’agence russe Interfax.

Le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, a jugé Jeudi 24 Septembre 2015 préoccupante le renforcement de la présence militaire russe en Syrie, faisant lui aussi état « d’un renforcement très significatif de la présence militaire russe dans le port de Tartous mais surtout dans la fondation d’un aéroport militaire au sud de Lattaquié avec la présence de plusieurs avions de chasse, d’hélicoptères de combat et de capacités de drone ».

Le plan russe

« Nous soutenons le gouvernement de Syrie. Nous fournissons, et nous continuerons à lui fournir aide et assistance technique et militaire », a martelé de son côté Vladimir Poutine la semaine dernière. Le président russe propose ainsi une « sainte alliance » contre les djihadistes de l’organisation Etat Islamique, dans laquelle il réaffirme son soutien indéfectible à Bachar al Assad.

Un plan qu’il devrait évoquer lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU, Lundi 28 Septembre 2015. Et un plan inacceptable pour les occidentaux et leurs alliés, qui lient la résolution du conflit au départ de Bachar al Assad. La présence militaire russe, ostensible, semble précéder ses manœuvres diplomatiques tout en constituant un soutien précieux pour l’allié syrien, militairement en grande difficulté.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:26

Le catalan Artur Mas poursuivi pour le référendum de 2014 (Reuters)

Le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) a convoqué Mardi 29 Septembre 2015 le chef du gouvernement régional, Artur Mas, en vue de l'inculper pour avoir organisé l'an dernier une consultation sur l'indépendance de la Catalogne alors que celle-ci avait été interdite par la cour constitutionnelle espagnole.

La citation du dirigeant catalan pour désobéissance civile, abus de pouvoir et détournement de fonds publics, intervient deux jours après la victoire des listes indépendantistes catalanes aux élections régionales.

Artur Mas devra s'expliquer Jeudi 15 Octobre 2015 devant le TSJC pour avoir organisé fin 2014 cette consultation symbolique, défiant ainsi le gouvernement de Madrid, qui l'avait faite interdire par la justice espagnole.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, refuse catégoriquement la tenue d'un référendum d'auto détermination de la Catalogne, position de principe qu'il a répétée Lundi 28 Septembre 2015 après le succès des séparatistes qui avaient annoncé qu'ils mèneraient la région à l'indépendance en dix-huit mois si, comme cela a été le cas, ils obtenaient la majorité absolue.

S'appuyant sur la constitution espagnole, Madrid dit qu'une région ne peut pas décider de l'avenir de l'unité du pays.

Lors de l'organisation de la consultation de novembre 2014, sans valeur légale, Artur Mas avait déclaré qu'il ne se laisserait pas intimider par les « tactiques judiciaires » du gouvernement espagnol.

S'il est reconnu coupable des charges retenues contre lui, le dirigeant catalan risque notamment de se voir interdire d'exercer une fonction publique pendant plusieurs années.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:15

http://www.cadtm.org/La-Commission-fait-peur-a-ceux-qui

La Commission pour la Vérité sur la Dette Publique Grecque (DVDPG) fait sa rentrée

La CVDPG fait peur à ceux qui connaissent la vérité car ils savent que lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve

Par Emilie Paumard

Avant les auditions du Jeudi 24 Septembre 2015 au cours desquelles seront entendus le secrétaire d’état à la défense du premier gouvernement d’Alexis Tsipras et le réseau de citoyens contre les suicides, cette première journée publique de la commission a été l’occasion pour ses membres de présenter l’état d’avancement des travaux et d’apporter leurs lectures sur l’évolution du contexte en Grèce et dans le monde vis-à-vis des dettes souveraines. Que ce soit parmi les journalistes présents, les membres des délégations de la société civile et les citoyens grecs qui pouvaient suivre l’ensemble des présentations en direct sur la chaîne parlementaire, nombreuses sont celles à avoir pu entendre hier que le combat contre les dettes illégitimes est loin d’être fini !

Plus que jamais déterminée, Zoé Konstantopoulou a ouvert cette journée publique de la CVDPG. Rappelant le caractère inédit d’une telle initiative sur le continent européen, l’ancienne présidente du parlement a tenu à souligner la pertinence de cette commission qui « fait peur à ceux qui connaissent très bien la vérité car ils savent que, lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve ». Elle a ainsi invité toutes les énergies et notamment la jeunesse grecque et européenne à être porteuse de cette vérité, « pour que la justice soit faite et pour que les citoyens ne se sentent pas coupables pour des choix qui n’étaient pas les leurs ».

Fort de ce discours combatif et face à un public manifestement enthousiaste et réceptif à l’impulsion donnée par l’ancienne présidente du parlement, Eric Toussaint a énuméré les nombreux impacts des travaux de la commission au cours des dernières semaines. Il a notamment mentionné l’importance de l’appel international de soutien à la Grèce qui résiste qui a réuni la signature de plus de vingt-quatre mille personnalités. Le fait de réunir sous un même message tant de sommités aux horizons géographiques, thématiques et idéologiques multiples prouve une fois de plus que l’asservissement du peuple grec à la dette représente un enjeu crucial de notre époque. Le coordinateur scientifique a également tenu à souligner que, au-delà de la société civile, le travail de la commission a un impact sur les représentants politiques puisqu’il a été ou sera présenté au parlement européen ainsi que dans plusieurs instances onusiennes. Enfin, Eric Toussaint a rappelé que la commission est en contact étroit avec toutes les initiatives d’audit existantes et notamment celle impulsée par le parlement argentin qui rendra ses travaux dans un mois et demi.

Il a par ailleurs insisté sur l’importance du cas argentin, car c’est ce pays qui a été à l’initiative d’une importante résolution approuvée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Jeudi 10 Septembre 2015. Cette résolution qui a pour objectif de créer un cadre juridique international pour la restructuration des dettes des états et qui se base sur neuf principes reconnus par le droit international, impartialité, transparence, bonne foi, traitement équitable, immunité souveraine, légitimité, durabilité, application de la règle majoritaire et souveraineté, a d’ailleurs été commentée par de nombreux intervenants. En effet les conditions dans lesquelles elle a été adoptée et les pays qui l’ont approuvée ou pas nous en apprennent beaucoup sur l’absence de relation entre la dette et la démocratie pour la Grèce comme pour les autres pays de la planète.

C’est d’abord ce « qui » qui pose question. Car si la résolution a été approuvée par une très large majorité, cent trente-six voix pour, six voix contre et quarante et une abstentions, l’identité et les raisons de ceux qui ne l’ont pas adoptée nous interpellent. Parmi eux, on retrouve notamment, les États-Unis, les pays de l’Union Européenne et le groupe JUSCANZ.

Ces pays justifient leur vote en avançant que l’ONU ne serait pas le cadre approprié pour aborder la question des restructurations de dettes souveraines et qu’il revient au Club de Paris et au Fonds Monétaire International (FMI) de gérer ces questions. Face à cet argument, l’ancien expert sur la dette de l’ONU, Cephas Lumina a apporté des réponses très claires lors de son allocution. Le fameux Club de Paris, ne disposant d’aucun cadre juridique, ne revêt d’aucune légitimité. Quant à l’institution de Bretton Woods, il interrogea l’assemblée, « qui peut contester que, dans la majorité des prêts, le FMI se trouve à la fois être juge et partie ».

Quant au « comment », une série de témoignages ont apporté hier des éléments qui en disent long sur l’état de nos démocraties européennes. Ainsi Zoé Konstantopoulou a rapporté avoir rencontré la représentante permanente de la Grèce à l’ONU à l’occasion de l’assemblée des présidents de parlements à New York, Mercredi 2 Septembre 2015. Surprise d’apprendre que cette dernière n’avait reçu aucune consigne de vote quant à l’adoption de la résolution, elle interpella le ministère des affaires étrangères dès son retour. Nikos Kotzias a indiqué alors à la présidente du parlement qu’il avait donné l’instruction de s’abstenir sur ce vote. Mais au lendemain de l’adoption de la résolution, coup de théâtre, ce dernier affirme pourtant publiquement avoir donné l’instruction de voter oui et donc s’étonne devant l’abstention grecque. Face à ces événements troublants et pour faire toute la transparence, la commission s’est engagée à demander officiellement la preuve écrite de l’instruction du ministre.

Au-delà de ces faits, Zoé Konstantopoulou s’est dite extrêmement surprise qu’il y ait pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur la position à adopter. Prenant en compte que l’ensemble des principes contenus dans cette résolution onusienne ont été violés dans le cas de la Grèce, il paraît en effet déconcertant de ne pas se prononcer en faveur d’un texte qui va dans le sens des intérêts de son peuple. La prise de parole de l’ancien expert de l’ONU sur la dette a permis de mieux comprendre quelle pression s’est exercée sur la Grèce et sur d’autres pays européens pour qu’ils se plient à cette position. Muni du document officiel du conseil de l’Union Européenne qui invite à l’abstention sur la résolution, Cephas Lumina fait la lecture, « un vote non unifié entre les différents états membres de l’Union Européenne saperait les efforts entrepris jusqu’ici pour établir et maintenir une position commune sur ce sujet très sensible, qui est d’une importance capitale pour l’Union Européenne, a fortiori dans le contexte actuel ». Et le professeur de droit de s’interroger devant l’assemblée, « ce document est troublant. Il s’agit d’un groupe qui indique à une série de pays qu’ils doivent suivre la démocratie. Mais comment s’exerce cette démocratie ? »

Une question cruciale, qui est précisément au centre de toutes les dynamiques d’audit actuellement en cours en Europe. C’est d’ailleurs ce que nous ont donné à voir les deux dernières interventions qui ont présenté les dynamiques d’audits français et espagnol. Sergi Cutillas nous rapportait ainsi les propos du maire de Cadiz nouvellement engagé dans un audit municipal et qui affirme dans un courrier envoyé au comité d’audit grec que « l’audit est central pour permettre aux citoyens de relever toutes les irrégularités qui ont pu porter préjudice à l’équilibre des comptes publics, à l’intérêt général et à celui des classes populaires en particulier ». Des propos qui ont fait échos à ceux de Patrick Saurin, un des principaux animateurs du comité d’audit français qui concluait la journée par ces mots, « toute initiative d’audit est salutaire car il s’agit d’un acte d’auto-défense citoyenne contre une menace qui se propage de façon sourde, la menace de la dette illégitime, illégale, odieuse et insoutenable. Mais au-delà de ça il s’agit d’un geste pour la démocratie, pour la justice et pour la solidarité entre les peuples ».

Pour la suite des sessions d’auto-défense des peuples, rendez-vous demain au parlement grec ou dans tout bon comité d’audit près de chez vous.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:20

http://www.cadtm.org/Nous-allons-continuer-notre

La Commission pour la Vérité sur la Dette Publique Grecque (CVDPG) fait sa rentrée

Nous allons continuer notre travail en Grèce pour modifier les rapports de forces de manière à ce que justice soit rendue

Par Emilie Paumard

Dimanche 27 Septembre 2015

C’est par une conférence de presse que s’est clôturée cette quatrième session publique de la CVDPG. L’occasion pour les membres de présenter un rapport qui explique en quoi le mémorandum d’août 2015 et l’accord de prêt de quatre-vingt-six milliards d’euros qui lui est attaché sont illégitimes, illégaux, odieux et insoutenables. Ce fut aussi le moment pour la CVDPG d’affirmer sa détermination à poursuivre son travail dans les semaines et les mois à venir et ce sous quelque statut que ce soit.

Un large panel s’est ainsi présenté devant les journalistes afin de développer les preuves d’irrégularités de ce troisième mémorandum dans toutes les matières couvertes par les experts de la CVDPG. C’est d’abord la question du référendum du Dimanche 5 Juillet 2015 qui a été abordée. Les grecs ont en effet été invités à cette date à se prononcer sur deux documents précis. Un premier qui attestait de la soutenabilité de la dette souveraine grecque et un second découlant de cette attestation et proposant une série de mesures censées, selon l’expression consacrée, assainir la situation du pays. Comme on le sait, les grecs ont largement rejeté ces deux textes. Or, comme l’a rappelé le professeur de droit Illias Bantekas, la constitution grecque stipule que « tout acte doit être fait au service des citoyens ». Le référendum a donc une valeur contraignante à laquelle le gouvernement est tenu de se soumettre. En ne le faisant pas, il se place dans l’illégalité.

Au-delà de cette incontestable démonstration le professeur de droit, effaré par sa lecture du mémorandum, s’interroge, « la question qui se pose est de savoir quel est le rôle de l’état ? En droit, la réponse est claire, l’état doit agir en faveur de la protection du peuple. Or, aujourd’hui, il est devenu un comptable qui applique une gestion comme un responsable de grand magasin. Le mémorandum est frappant sur ce point car on a le sentiment de lire un document de comptabilité avec un actif et un passif ». D’aucuns rétorqueront peut-être à Illias Bantekas que cette position de technicien se justifie lorsque le bateau prend l’eau et qu’il faut parfois faire des sacrifices pour redresser la barre.

C’est à cet argument que Michel Husson, économiste, a tordu le cou dans une implacable démonstration. Comme il l’a très bien rappelé, en effet, les deux premiers mémorandums ont totalement échoué à relever le pays sur le plan économique. Il n’y a pour lui aucune raison que l’application des mêmes recettes donne un résultat différent. Ainsi le mémorandum repose une fois de plus, aux dires de l’économiste, sur deux « paris fous ». D’abord sur l’hypothèse que le pays dégagera un excédent budgétaire primaire de 3,5 % d’ici 2018. Étant donné qu’aucun pays n’a réussi la performance d’atteindre ce taux dans la période récente, on peut sérieusement douter que la Grèce accomplisse ce miracle en temps de crise.

Deuxièmement, les rédacteurs de l’accord postulent qu’un approfondissement des fameuses réformes structurelles permettra de renouer avec la croissance, pour atteindre 3,1 % en 2018.

Or la Grèce a été félicitée, notamment par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), pour être un des pays qui a produit le plus d’efforts en termes de réformes structurelles, mais la croissance, elle, n’est pas venue. L’efficacité du binôme des réformes structurelles et de la croissance prend, dans les faits, un sérieux coup dans l’aile. En guise de boutade, l’économiste français a conclu par ces mots, « je demeure fermement convaincue que la dette de la Grèce est devenue insoutenable et que la Grèce ne peut, par ses seules actions, restaurer la viabilité de cet endettement », mots qui ne sont pas les siens mais bien ceux de Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International (FMI), le 15 août 2015.

Cephas Lumina, l’ancien expert de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la dette, qui a pour sa part l’expérience de trente années d’ajustements structurels dans les pays en développement, s’est interrogé sur cette impasse de l’approche techniciste, « combien de temps vont-ils continuer à faire semblant de ne pas comprendre que ces politiques ont échoué partout où elles ont été appliquées ? ». Tandis qu’une résolution de l’ONU proposant la mise en place d’un cadre juridique international sur la question des restructurations de dettes souveraines vient d’être largement adoptée, le professeur de droit constate amèrement que les grandes puissances telles que les États-Unis et l’Union Européenne s’y sont une fois de plus opposées, « depuis des décennies tout effort pour mettre en place un système plus juste en matière de règles financières est systématiquement entravé par les plus grandes puissances », a-t-il constaté devant les journalistes.

Il n’en reste pas moins que la CVDPG encourage les efforts faits pour la mise en place de ce cadre juridique et même y participe. En effet, Éric Toussaint a rapporté hier qu’il avait été invité par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement (CNUCED) pour discuter des améliorations à apporter à cette résolution. Le coordinateur scientifique de la CVDPG a donc proposé devant les représentants de plus de cent pays, d’ajouter trois principes aux neuf principes déjà existants, un dixième principe qui oblige tout état qui souscrit à cette résolution à réaliser un audit de sa dette avec participation citoyenne afin d’identifier les éventuelles dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables, un onzième principe qui stipule que si, au bout d’une durée raisonnable de négociation, aucun accord n’a été trouvé entre créancier et débiteur, ce dernier est en droit de recourir à un moratoire sur sa dette et enfin un douzième principe qui interdit la transformation de dettes privées en dettes publiques pour ne pas reproduire la catastrophique expérience de la crise financière de 2007 et de 2008.

Par la voix d’Éric Toussaint, la CVDPG a tenu à rappeler que ce travail visant à aboutir à un cadre juridique international ne doit absolument s’opposer aux dynamiques d’audit en cours.

Bien au contraire, il s’agit pour lui de démarches complémentaires ! Ainsi, fort des expériences en cours à l’initiative du parlement en Argentine, à l’initiative des municipalités en Espagne et à l’échelle des citoyens un peu partout en Europe, le coordinateur s’est engagé à ne pas s’en arrêter là, « nous allons continuer notre travail en Grèce et soutenir toutes les initiatives qui pourraient renforcer une dynamique en Europe et ailleurs pour modifier les rapports de forces de manière à ce que justice soit rendue ». Et à la question d’un journaliste sur le cadre que prendrait la poursuite des travaux dans le cas où le nouveau président du parlement grec ne reconduit pas le mandat de la CVDPG, la réponse d’Eric Toussaint a été très claire, « si notre mandat n’est pas poursuivi dans ce cadre, nous continuerons sous une autre forme. Il faut savoir qu’aucun des membres de cette CVDPG n’a été rémunéré à ce titre. Donc, pour nous, la situation ne changera pas fondamentalement. Et s’il faut être hébergé chez des citoyens grecs solidaires de notre démarche et si il faut payer nous-mêmes nos billets nous le ferons. Car notre seule motivation est la défense des intérêts du peuple grec et de tous les peuples à qui les créanciers imposent une dette illégitime ».

Pour conclure cette conférence, un journaliste de la radio-télévision publique ERT a interpellé le panel sur la faisabilité et la viabilité des propositions soutenues par la CVDPG, « si le 20 février 2015, au lieu de signer un accord funeste avec l’Euro-groupe, le gouvernement avait suivi les recommandations du rapport préliminaire et déclaré un moratoire sur le paiement de sa dette, est-ce que la Grèce ne se serait pas retrouvée dans une situation catastrophique ? »

Après une première prise de parole de la présidente du parlement qui a insisté sur le fait que les grecs ne peuvent pas accepter les options qui leurs sont servies au quotidien et qui consistent à dire que « si tu refuses de mourir à petit feu par empoisonnement, alors je te mettrai une balle dans la tête », le coordinateur scientifique de la CVDPG a tenté de dresser le tableau d’un autre scénario. « Si le Dimanche 5 Juillet 2015, le gouvernement avait choisi d’appliquer le règlement européen qui oblige tout pays sous politique d’ajustement à mener un audit et qu’il avait accompagné cela d’une suspension de paiement, de mesures fortes pour protéger l’épargne de la population, en réglant réellement le problème des banques par leur socialisation, et mis en place une monnaie complémentaire, ne pensez-vous pas que la situation serait meilleure ? Si ce plan B avait été appliqué à partir du 20 février 2015, je suis persuadé que cela n’aurait pas été la catastrophe mais au contraire que cela aurait forcé les créanciers à s’asseoir réellement autour de la table et la Grèce n’aurait pas dépensé les sept milliards d’euros qui ont servi à rembourser les créanciers entre février et fin juin 2015. De même, si ce plan avait été appliqué sur la base du résultat du référendum du Dimanche 5 Juillet 2015, il était possible d’éviter la capitulation qui a suivi. Car il est important que le peuple grec et les autres peuples comprennent que les problèmes ne sont pas réglés. Les vingt-cinq milliards prévus dans le troisième mémorandum pour recapitaliser les banques ne suffiront pas. Les banques grecques sont insolvables. Et il n’est pas impossible que, dans six ou neuf mois, les dépôts supérieurs à cent mille euros soient affectés », a ainsi affirmé Éric Toussaint.

Suite à ce sombre constat, l’ancien ministre des finances équatorien a conclu par une note d’espoir en illustrant le cas de son pays. Car c’est lui qui était aux commandes des finances au moment de la suspension de paiements de la dette extérieure de son pays en 2008. Et il a rappelé qu’à cette époque on proférait exactement les mêmes menaces que celles qu’on entend aujourd’hui au sujet de la Grèce. « Mais nous l’avons tout de même fait et aujourd’hui mon pays n’est pas en faillite, il a accès aux marchés financiers et il n’a pas fait peser le poids d’une dette illégitime sur les épaules du peuple », a-t-il déclaré, rappelant pour conclure que « l’on fait croire aujourd’hui aux grecs que le seul chemin qui peut être suivi est celui qui mène au précipice. Mais il y a toujours, absolument toujours, un chemin alternatif ».

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:49

http://fr.hdpeurope.com/?p=2254

Appel aux observateurs étrangers

Bureau de représentation du parti démocratique des peuples (HDP) en Europe

Vendredi 4 Septembre 2015

Dimanche Premier Novembre 2015, auront lieu des élections législatives anticipées en Turquie.

Ces élections joueront un rôle très important pour la démocratie et la paix en Turquie.

En tant qu’HDP, nous voudrions vous faire part de l’importance que représente la présence d’observateurs extérieurs dans un contexte d’insécurité et de violations permanentes des droits fondamentaux. Cette présence permettrait d’assurer la transparence et le caractère équitable du processus électoral.

Lors des élections parlementaires du Dimanche 7 Juin 2015, notre parti, en menant une campagne électorale bien organisée, a réussi à dépasser le seuil électoral anti-démocratique des dix pour cent. Suite à ce résultat positif, les espérances du parti de la justice et du développement (AKP) de voir l’établissement d’un système présidentiel ont été anéanties. En obtenant treize pour cent des voix, le HDP a gagné quatre-vingt sièges au parlement et l’AKP a gagné deux cent cinquante-huit sièges en conséquence, nombre insuffisant pour former un gouvernement majoritaire. C’est pourquoi ces résultats n’ont pas été bien accueillis par l’AKP et le président Recep Tayyip Erdogan.

Ce dernier, en déclarant, Samedi 8 Août 2015, la tenue d’élections législatives anticipées, a suspendu toute possibilité de formation d’un gouvernement de coalition. Cette décision était en réalité prise bien avant la date limite des quarante-cinq jours accordés pour former une coalition. Suite à cette déclaration, et dans le but d’attirer les votes des ultras nationalistes, le président a simultanément déclaré une guerre contre le peuple kurde.

Avec le déclenchement de cette guerre par l’état turc, un grand nombre de civils ont déjà perdu la vie et plus de mille quatre cent membres de notre parti, y compris sept maires élus, ont été arrêtés.

En adoptant cette approche brutale et démesurée, le président Recep Tayyip Erdogan et son parti sont en train de préparer le terrain pour mettre notre campagne électorale en difficulté.

En outre, il a publiquement déclaré qu’un nombre important de soldats et de policiers allaient être déployés dans les bureaux de votes susceptibles d’être soumis aux votes forcés.

C’est pourquoi la présence d’observateurs internationaux est primordiale pour limiter le risque élevé de fraudes lors des élections législatives anticipées du Dimanche Premier Novembre 2015 et pour garantir des résultats justes et équitables.

Pour vous enregistrer ou obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter notre bureau.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:07

http://www.publico.es/politica/batacazo-catalunya-pot-empeora-resultado.html

Echec de la liste Catalogne oui nous pouvons, qui aggrave les résultats de la liste d’Initiative pour une Catalogne Verte (ICV) et d’Esquerra Unida i Alternativa (EUiA) aux élections régionales de 2012

Lundi 28 Septembre 2015

La convergence entre ICV, EUiA, Podemos et Equo obtient seulement onze sièges et reste la quatrième force du nouveau parlement, loin de son objectif d'essayer de mener l'opposition à la liste Ensemble pour le oui

Lluis Rabell, « les relations avec la Candidature d’Unité Populaire (CUP) et Esquerra Republicana de Cataluna (ERC) sont fraternelles »

Lluis Rabell dit que les « menaces » d’une fuite des capitaux n’ont « pas beaucoup influencé » le vote

La liste Catalogne oui nous pouvons inscrivait sur ses bulletins de vote les sigles d’ICV, EUiA et Podemos pour éviter la « soupe des sigles »

Lluis Rabell à ERC et à la CUP, « élisons ensemble le président de la Generalitat car nous ne renonçons à rien »

Les résultats des élections régionales changent le système des partis en Catalogne

La liste Catalogne oui nous pouvons a tenté de séduire les anciens électeurs socialistes dans les derniers jours de la campagne

La liste Catalogne oui nous pouvons dit que les pensions sont plus menacées par le « modèle social et politique » plutôt que par l'indépendance

Lluis Rabell, « dans cette campagne, il y a eu un grand effort pour essayer d’en finir avec les débats politiques »

La liste Catalogne oui nous pouvons (CSQP), la liste de convergence entre ICV, EUiA, Podemos et Equo a abouti à un échec retentissant dans les urnes. Si, avant le début de la campagne pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015, les sondages donnaient à la formation dirigée par Lluís Rabell une option claire pour être la deuxième force du parlement, rivalisant avec Ciudadanos, la réalité l'a placé loin de cette attente. Onze sièges et 8,9% des voix ont laissé la liste à la quatrième place, à égalité avec le Parti Populaire, juste au-dessus de la CUP et derrière la liste Ensemble pour le oui, la liste de Ciudadanos et la liste du Parti Socialiste Catalan (PSC). Et, ce qui est pire, même en dessous des treize députés et des 9,9% des suffrages obtenus par la liste d’ICV et d’EUiA aux élections régionales de 2012, se maintenant à près de trois cent soixante mille voix, mais avec une participation beaucoup plus élevée cette fois de soixante-dix-sept pour cent, un record pour des élections régionales en Catalogne.

Il était un peu plus de 23 heures quand Lluis Rabell s’est présenté devant les médias dans l'ancienne usine Fabra y Coats pour évaluer les résultats et reconnaître que, après une campagne « compliquée et difficile », la liste CSQP « n'a pas atteint l'objectif souhaité », qui était d’entrer au parlement « avec une force décisive ».

Lluis Rabell est apparu accompagné par les premiers membres de la liste, Gemma Lienas, Joan Coscubiela, Joan Josep Nuet et les dirigeants d’ICV, Joan Herrera et Dolors Camats, mais ils n’avaient à leurs côtés aucun dirigeant national de Podemos. « Cette campagne, extrêmement polarisée entre le oui et le non à l’indépendance, a été très difficile pour une liste comme la nôtre contre les coupes budgétaires et exposant les problèmes économiques et sociaux qui ont été chassés du débat », a souligné le candidat, président de la Fédération des Associations de Voisins de Barcelone (FAVB), avant d'accepter le défi de mener la liste CSQP.

Un peu plus d'une centaine de militants et de sympathisants sont venus à l’usine Fabra y Coats qui a vécu une nuit électorale très différente de celle du Dimanche 24 Mai 2015, quand Barcelona en Comú a célébré sa victoire aux élections municipales.

Malgré la convergence constante dirigée par le maire de Barcelone, Ada Colau, qui est sa principale référence, la réalité est que l'articulation des deux listes a connu des différences notables.

Tandis que la liste municipale était principalement la conséquence d’un mouvement citoyen, la liste CSQP était fondamentalement un accord entre les partis qui n'a même pas obtenu le soutien explicite des principaux dirigeants de Barcelona en Comú.

Lors de sa conférence de presse, Lluis Rabell s’est félicité de la forte participation et a félicité la liste Ensemble pour le oui pour sa victoire. Il a dit que les résultats des élections, avec une majorité de sièges pour l’indépendance, montrent une « grande aspiration à la citoyenneté catalane » qui rend « insoutenable l’actuel statu quo ». Le candidat a ajouté que « nous devons trouver la sortie » et, en ce sens, estime que sa proposition d’un pacte pour un référendum « prendra de la force » dans un avenir proche.

Lluis Rabell a également dit que son but dans le prochain parlement sera de défendre les « droits sociaux des citoyens, qu’ils aient voté oui ou non ».

La ceinture rouge est devenue orange, pas violette

Les sondages ont jugé qu’il semble clair que l'omniprésence de Pablo Iglesias pendant la campagne, il a participé à quatorze réunions publiques, n'a pas réussi à mobiliser les citoyens des quartiers populaires, principalement dans la région métropolitaine de Barcelone, en faveur de la CSQP.

L'ancienne ceinture rouge métropolitaine des victoires incontestables du PSC devait devenir une « ceinture violette », selon Pablo Iglesias qui a fait des appels constants aux anciens électeurs socialistes pendant la campagne, mais à la fin elle est devenue plutôt une ceinture orange.

Le parti d'Albert Rivera, emmené dans les élections par Inés Arrimadas, a été victorieux dans les grandes municipalités métropolitaines comme l'Hospitalet de Llobregat, la deuxième ville catalane, ou le PSC a terminé en deuxième position, tandis que les socialistes se sont imposés à Cornella de Llobregat, montrant une meilleure résistance que celle prévue par les sondages.

La liste Catalogne oui nous pouvons a reçu le plus de soutien dans la province de Barcelone, ou elle a obtenu un peu plus de trois cent mille voix, 10,1% du total, et a remporté neuf sièges, un de moins que ce qu’avait obtenu la liste d’ICV et d’EUiA il y a trois ans. La liste d’ICV et d’EUiA avait obtenu un député dans chacune des trois autres circonscriptions de Gérone, Tarragone et Lleida, mais la liste CSQP a gardé seulement celui de Tarragone et, pour quelques voix, celui de Gérone, alors qu'elle a perdu celui de Lleida.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 21:31

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/09/27/5606dc5222601d64638b4588.html

Résultats partiels des élections catalanes après le dépouillement de plus de soixante-dix pour cent des voix

L'indépendance ne convainc pas la moitié des électeurs catalans

La moitié des électeurs catalans ont soutenu le mouvement d'indépendance dans les élections du Dimanche 27 Septembre 2015. La liste Ensemble pour le oui et la liste de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) ont la majorité absolue des sièges au parlement, de sorte que ces résultats légitiment les aspirations souverainistes des deux formations et le caractère plébiscitaire que depuis le début elles ont donné à ces élections. Cependant, les résultats pourraient également plaire aux partis prônant l'unité, car ils ont la majorité des voix.

Avec le décompte de 80,80% des voix, la plate-forme souverainiste qui comprend la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et la gauche républicaine de Catalogne (ERC) a obtenu 39,37% des voix et soixante-trois sièges, tandis que la liste de la CUP dirigée par Antonio Baños atteint 8,09% des voix et dix sièges. Au total, ils auraient tous les deux soixante-treize sièges au parlement, cinq de plus que la majorité absolue de soixante-huit sièges.

« Tous ceux qui ont nié le caractère plébiscitaire, que disent-ils maintenant avec plus de soixante-seize pour cent de participation », a déclaré l’actuel président de la Generalitat, Artur Mas, devant les dizaines de personnes qui se sont rassemblées devant le Mercat del Born de Barcelone, où la liste Ensemble pour le oui passe la nuit électorale. « Comme nous aurions accepté la défaite, nous demandons que les autres acceptent la victoire de la Catalogne et la victoire du oui », a-t-il dit.

Au milieu du cri « independencia », des applaudissements et des cris de soutien, le leader de l'ERC, Oriol Junqueras, s’est également adressé à la foule. « A partir de demain, nous avons la responsabilité d'écrire les pages les plus glorieuses de notre histoire ».

Mais pour assumer cette tâche, la plate-forme souverainiste aura besoin du soutien de la CUP.

Son leader, Antonio Baños, conscient du rôle clé que pourrait jouer sa formation, a salué les résultats quelques minutes après la clôture du scrutin, après avoir appris le sondage de sortie des urnes de TV3.

Sous la forme d’un tweet, le leader de la CUP a dit symboliquement au revoir à « l’état espagnol » sur l'air de la chanson de Los Ronaldos, « au revoir papa ».

Ces résultats placent Inés Arrimadas en tant que nouveau leader de l'opposition. La candidate de Ciudadanos a porté son parti comme deuxième force régionale avec vingt-cinq sièges. Sa position unioniste a conquis 17,95% des catalans appelés à voter et a atteint presque le triple de ses neuf sièges dans les élections précédentes.

Son message axé sur le centre a dépassé celui d’Iceta Miquel, le candidat du Parti Socialiste Catalan (PSC) qui a néanmoins enregistré un meilleur résultat que celui prévu au début de la campagne, 13,04% des voix et seize sièges. Le PSC resterait comme la troisième force du parlement, une place qui, selon les sondages, semblait réservée à la liste Catalogne oui nous pouvons. Ce n’est pas la réalité. La plate-forme de gauche dirigée par Lluís Rabell est l'une des grande perdantes de la journée, pas tant par ses résultats que par les attentes déçues de sa candidature. Les sondages lui avaient annoncé la troisième place dans le parlement et ils lui annoncent maintenant dix députés et neuf pour cent des bulletins de vote.

Aussi surprenant a été le résultat du Parti Populaire Catalan (PPC). Le PPC a remplacé sa candidate des dernières années, Alicia Sanchez Camacho, par le maire de Badalona, ​​Xavier García Albiol, et sa stratégie n'a pas eu les mauvais résultats prévus par les sondages. La baisse est indéniable si vous regardez l'élection de 2012, dans lesquelles le PPC avait obtenu dix-neuf sièges, mais les onze députés et les 8,46% des voix d’aujourd’hui sauvent la face de la stratégie du parti.

Unio quitterait le parlement avec seulement 2,4% des voix.

Une forte participation

Dans l'attente des résultats définitifs du scrutin, les élections d’aujourd’hui resteront dans l'histoire pour leur taux élevé de participation. Les candidats l’avaient demandé pendant toute la campagne et les citoyens ont répondu en augmentant le pourcentage des participants à plus de soixante-dix pour cent, un niveau jamais dépassé dans les élections dans la région.

Ces chiffres élevés de participation aident à comprendre les longues files d’attente des catalans depuis tôt le matin dans les écoles dans toute la région, à Castelldefels, dans la circonscription de Barcelone, à ​​Cunit, dans la circonscription de Tarragone, ou dans le quartier d’Horta, où la file d'attente a descendu la rue, le contraire de ce qui s’est passé le 9 novembre 2014, le jour du référendum pour l'indépendance.

Cependant, le lieu qui a subi la plus grande cohue de personnes était le collège électoral de Sant Gervasi à Barcelone, où a voté Artur Mas.

Jusqu'à présent, le record de participation était de 67,76% en 2012, trois dixièmes en dessous des élections générales de 1979 dans lesquelles la participation était de 68,04%.

L'augmentation du vote par correspondance, cinquante-six pour cent de plus qu’en 2012, faisait anticiper une augmentation significative de la participation.

Avant les élections de 2012, la plus forte proportion enregistrée était en 1984, avec 64,36%, suivi par 1995, avec 63,64%, et 2003, dans lesquelles CiU n’était pas le premier parti en nombre de voix, c’était le PSC, mais était le premier parti en nombre de sièges. Dans la dernière élection, la participation électorale était de 62,54%.

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