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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 20:55

https://www.ensemble-fdg.org/content/marchons-pour-la-dignite-lappel-de-ensemble-pour-le-31-octobre-14h-barbes

Marche de la dignité Samedi 31 Octobre 2015 à 14 heures à Paris à Barbès-Rochechouart.

Dix ans après l’immense mouvement de révolte des quartiers populaires en France, rien n’a été fait par les gouvernements successifs pour mettre fin aux causes de cette révolte.

Un collectif de femmes des quartiers populaires, en collaboration avec de nombreuses personnalités et organisations de l’immigration, organise Samedi 31 octobre 2015 une grande marche de la dignité.

Parce que nous refusons la perpétuation des violences policières, comme nous refusons les expulsions des roms et des migrants.

Parce que l’état doit assurer à chacune et chacun une égalité de traitement et non discriminer et diviser.

Parce que nous voulons l’égalité et la solidarité.

Ensemble, mouvement membre du Front De Gauche, appelle toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à l’abandon des quartiers populaires et de leurs populations, toutes celles et tous ceux pour qui la lutte contre le racisme et pour la dignité a un sens et toutes les forces et militants de gauche, à participer à cette marche et à soutenir cette initiative.

Ni le racisme, qui tue chaque année, ni les contrôles au faciès et autres violences policières, ni les humiliations quotidiennes infligées aux populations des quartiers populaires ne sont des fatalités.

Il faut imposer une autre politique, une politique en faveur des classes populaires, une politique qui mette au centre l’égalité, la justice et la dignité.

Contre les humiliations quotidiennes, pour l’accès au travail, au logement et à des services publics de qualité, contre les violences policières, pour les droits politiques pour toute personne qui réside, travaille et vit en France, pour le droit de vote pour toutes et tous à toutes les élections, pour la régularisation de tous les sans-papiers, pour la mise en place immédiate des récépissés de contrôles d’identité, pour la dissolution de la Brigade Anti Criminalité (BAC) et pour faire converger toutes les luttes, une autre politique est possible.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 20:21

http://www.leparisien.fr/melun-77000/melun-un-avocat-fait-feu-sur-le-batonnier-au-tribunal-29-10-2015-5228659.php

Un avocat tire sur le bâtonnier puis se suicide, la victime opérée

Le drame s’est produit peu après 9 heures Jeudi 29 Octobre 2015. Joseph Scipilliti, avocat du barreau de Melun, en Seine et Marne, a fait irruption dans le bureau du bâtonnier du barreau, Henrique Vannier, ouvrant le feu sur lui à trois reprises.

Il a ensuite retourné son arme contre lui. Sa mort a été confirmée. Le bâtonnier, atteint de plusieurs balles, a été dirigé vers le centre hospitalier Henri Mondor, à Créteil, dans le Val de Marne.

Henrique Vannier a été opéré en début d'après-midi. Son état est jugé plutôt rassurant par les chirurgiens. Son pronostic vital n'est plus engagé, a assuré le procureur-adjoint au tribunal de Melun lors d'une conférence de presse. « Le tireur a brandi l'arme et a tiré à trois reprises », a-t-il précisé. Le bâtonnier a été touché au thorax, à l'épaule et à la hanche.

Les deux hommes étaient en conflit depuis quelque temps. Joseph Scipilliti a même été interdit d'accès au tribunal de Melun, a expliqué le procureur adjoint du tribunal. L’avocat a été suspendu pour trois ans en mai 2015 par l'ordre des avocats de Melun pour avoir adressé des menaces verbales et écrites au bâtonnier. Selon l’Agence France Presse (AFP), citant une source proche du dossier, l'avocat avait rendez-vous avec le bâtonnier qui devait lui notifier sa suspension. Selon nos informations, Henrique Vannier lui aurait tendu la main à plusieurs reprises mais Joseph Scipilliti ne l'aurait pas saisie.

Quand il est entré en fonction en janvier 2008, Henrique Vannier était le plus jeune bâtonnier d’Ile de France. A quarante trois ans, ce père de deux enfants, grand et costaud, est décrit par des proches du tribunal comme un homme simple, toujours à l’écoute des gens et de ses confrères. Son bureau, situé au fond du couloir, au deuxième étage du tribunal de Melun, était toujours ouvert.

Il est natif des Vosges, où son père travaillait dans le bâtiment et sa mère dans la restauration. « Je sais d’où je viens et je sais où je vais », expliquait-il à l’époque de son entrée en fonction. « J’ai des valeurs, l’honnêteté, le respect de la parole donnée, l’amour du travail bien fait et le besoin d’aider les autres ». Entré en septembre 1999 au barreau de Melun, il a ouvert son cabinet d’avocat en 2001 à Brie-Comte-Robert.

Joseph Scipilliti décrit comme dépressif

Joseph Scipilliti, soixante trois ans, visage blanc émacié, lunettes, cheveux gominés lissés en arrière, portant tout le temps le même imperméable, était décrit comme dépressif. Son cabinet avait été mis en liquidation récemment. Il avait exercé à Savigny-le-Temple avant de se rapprocher du palais de justice de Melun, installant son cabinet à quelques centaines de mètres, au rez-de-chaussée d'une petite maison de ville à la Rochette.

Il avait une dette de loyer de quarante mille euros pour cette maison, auxquels il faut ajouter dix mille euros de frais d'huissier car son expulsion, décidée en juin 2015 par la justice, était imminente.

Une plainte avait été déposée par le propriétaire.

« Il allait tous les jours au palais de justice à pied avec sa valise à roulettes, il marchait courbé, la tête vers le sol, perdu dans ses pensées. Il fallait l'interpeller plusieurs fois avant qu'il réponde. Il était fuyant avec les gens. On le sentait très mal », se souvient une observatrice de longue date de la vie judiciaire melunaise. « Il avait un comportement particulier. Quand il était de permanence, il ne restait pas auprès des prévenus. Il lui arrivait de quitter un procès en cours. Il disparaissait sans explication. Et cela perturbait le fonctionnement des audiences ».

Avocat des associations islamophobes Riposte Laïque et Résistance Républicaine, ainsi que de prévenus poursuivis pour propos racistes, il a publié des articles sur Boulevard Voltaire, site d'extrême droite de Thierry Meyssan. La présidente de Résistance Républicaine, Christine Tasin, a publié sur son blog Jeudi 29 Octobre 2015 un document qu’elle présente comme le « testament » de Joseph Scipilliti.

Ce dernier l'avait défendue notamment pour avoir tenu des propos islamophobes en 2013, à Belfort.

Un message de Christiane Taubira aux proches du bâtonnier

La garde des sceaux, Christiane Taubira, a « appris avec effroi la terrible agression dont a été victime le bâtonnier de l’ordre des avocats de Melun. Il n'est pas concevable que nos juridictions et les maisons de l'ordre des avocats deviennent pour eux des lieux dangereux », a poursuivi la ministre de la justice dans un communiqué. Elle pourrait se rendre au tribunal de Melun, Vendredi 30 Octobre 2015.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 19:56

Quatre cent migrants quittent Calais (Reuters)

Un peu plus de quatre cent migrants ont quitté Calais Vendredi 30 Octobre 2015 pour rejoindre d’autres camps d’accueil dans une dizaine de régions françaises, le deuxième départ de ce type cette semaine, annonce la préfecture du Pas-de-Calais.

Selon elle, « quatre cent deux migrants qui ont renoncé à leur projet migratoire vers le Royaume-Uni pourront bénéficier d’une mise à l’abri ailleurs en France sans que cette offre soit conditionnée par le dépôt préalable d’une demande d’asile ».

Le départ a été organisé Vendredi 30 Octobre 2015, dans une dizaine de cars, depuis la sous-préfecture de Calais.

L’état a organisé une campagne de sensibilisation auprès des migrants de la jungle de Calais pour leur proposer de renoncer à leur projet de passer en Grande Bretagne et leur présenter d’autres solutions d’accueil.

Arrivés à destination, les migrants s’installeront temporairement dans des centres de vacances ou des locaux inoccupés. Là, ils seront accompagnés et les procédures d’asile leur seront expliquées.

Ceux d’entre eux qui décideraient de faire une demande d’asile seraient alors dirigés vers les Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA), a également précisé la préfecture.

Un premier départ d’environ trois cent migrants avait été organisé dans les mêmes conditions en début de semaine à Calais.

Environ six mille migrants vivent dans la jungle à la sortie de Calais dans des conditions de vie difficiles. Ils tentent, via le port ou le site d’Eurotunnel, de monter dans des bateaux ou des trains pour rejoindre la Grande-Bretagne.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 21:08

https://www.socialistworker.co.uk/art/41540/Angry+refugees+lead+a+march+in+Calais+and+celebrate+solidarity

Des réfugiés en colère manifestent à Calais

Les réfugiés et les militants antiracistes ont uni leurs forces à la frontière de la Grande-Bretagne à Calais Samedi 17 Octobre 2015.

Plus de mille personnes ont manifesté du camp de la jungle à la sortie du port, criant « bienvenue aux réfugiés » et « ouvrez la frontière ».

Cette manifestation faisait partie d'un voyage de solidarité organisé par Stand Up To Racism (SUTR).

Des militants de toute la Grande-Bretagne avaient recueilli de l'argent dans les lieux de travail, les écoles et les communautés pour les réfugiés bloqués à Calais.

Le personnel et les élèves de l'école Urswick à Hackney, dans l'est de Londres, avaient rempli les minibus de l'école avec des fournitures.

L’instituteur Richard Aubray a dit à Socialist Worker, « ce qu’ils disent aujourd’hui dans la cour de l’école, c’est que nous aidons, alors pourquoi le gouvernement ne le fait-il pas ».

Quelque trente cinq personnes sont venues dans la délégation de Manchester.

Vernetta, une travailleuse sociale, a collecté cent soixante livres sterling dans son lieu de travail.

Elle a dit que « beaucoup de gens ont été très généreux. D’autres demandent comment vous pouvez vous permettre d'aider les réfugiés quand il y a des coupures et des sans abris en Grande-Bretagne. Je leur ai expliqué que tout cela fait partie du même problème. Les conservateurs tentent de nous diviser. Ces discussions sont importantes et cela a été une occasion pour les avoir ».

Le leader travailliste Jeremy Corbyn est venu soutenir le convoi de la délégation de sa circonscription d’Islington dans le nord de Londres.

Pour de nombreux membres du groupe turc et kurde Daymer, il y a une dimension personnelle dans la crise des réfugiés.

L'agent de santé Alan Sahin a expliqué que « ma mère est venue de Syrie en tant que réfugiée et après le début de la guerre mes oncles ont également quitté la Syrie. L’un d’entre eux était diabétique et quand nous avons perdu le contact avec lui nous avons pensé qu'il était mort sans son insuline. Un autre n'a pas vu sa femme et ses enfants pendant plus d'un an ».

Le voyage comprenait également une mobilisation à l'échelle nationale du Social Work Action Network et un petit groupe de supporters de Paris.

SUTR a organisé une manifestation dans laquelle de nombreux réfugiés ont parlé longuement de leurs expériences.

Les militants ont été horrifiés par les conditions de la jungle. Ils ont vu la coordination entre le nouveau centre de distribution de bienfaisance qui a été mis en place et la vague de soutien.

Les réfugiés sont organisés et en colère. Ils ont pris la tête de la manifestation derrière la banderole de SUTR. Certains ont jeté des pierres contre les policiers qui gardaient la frontière, en criant « nous ne sommes pas des animaux ».

Lorsque les manifestants se sont rassemblés sur un rond-point à proximité, c’était comme une fête.

Des réfugiés kurdes ont dansé la Dabke et le chanteur Natty a chanté à l'arrière d'un camion.

Weyman Bennett de SUTR a dit que le seul moyen de mettre fin à leur calvaire était de les laisser aller en Grande Bretagne.

Il a dit au rassemblement que « la jungle n’est pas un endroit pour les êtres humains et l'hiver arrive. Nous sommes ici pour contester la frontière. Nous disons que tout le monde ici est bienvenu en Grande-Bretagne ».

« Empêcher les gens de mourir, ouvrez la frontière »

Un automne pluvieux a transformé les rues poussiéreuses de la jungle de Calais en un bourbier de boue profonde.

La puanteur des toilettes chimiques qui débordent flotte dans l'air.

Les tentes sont tellement serrées que les autorités françaises estiment que la population de la jungle a presque doublé à six mille personnes.

Mohammed Abdelbadi du Darfour au Soudan a dit à Socialist Worker que « si je n’avais pas quitté le Soudan, je serais mort, et si je reste dans la jungle pendant l'hiver je vais mourir. Nous sommes venus en Europe pour trouver le pays des droits de l'homme. Au lieu de cela, le gouvernement français nous laisse dans la jungle, même les personnes qui demandent l'asile en France. Si nous pouvions obtenir un toit ici, nous resterions ici. Mais il n'y a pas de solution ici ».

Cet enfer est aussi la maison pour les enfants et de nombreuses personnes atteintes de maladies graves.

Najim, un des trois cent bédouins dans la jungle qui fuient la persécution au Koweït, vit là-bas avec quatre de ses enfants et sa femme gravement diabétique. Il espère être rejoindre le reste de sa famille en Grande-Bretagne.

La jungle a grandi quand les policiers ont évacué des squats aussi loin que Dunkerque pour regrouper des personnes dans un dépotoir général.

Des murs plus élevés et plus de policiers font qu'il est plus difficile de partir.

David Cameron affirme que cela va dissuader les gens de risquer leur vie.

Les réfugiés disent que cela va seulement rendre les tentatives plus dangereuses.

Sadaran Assani, originaire d’Afghanistan, a des vêtements déchirés par ses tentatives nocturnes de franchir le mur de quatre mètres de haut dressé par les conservateurs.

Il a vu des gens mourir en essayant de sortir. « La frontière est trop forte », dit-il.

Deux personnes sont mortes en essayant de quitter Calais la semaine dernière, portant le total à dix neuf morts cette année.

Une femme syrienne a été renversée sur l'autoroute devant son fils et un adolescent afghan a été heurté par un train.

Kozhin, originaire du Kurdistan irakien, dit que « chaque nuit, la police nous rattraper, partout où nous allons, ils essaient de nous arrêter. Voilà pourquoi les gens meurent. Pour empêcher les gens de mourir, ils doivent ouvrir la frontière ».

Kozhin a traversé sept pays dans l'espoir de rejoindre en Grande-Bretagne son frère qu’il n’a pas vu depuis huit ans. Comme d'autres qui ont fait des voyages dangereux, il ne retournera pas en arrière.

Ahmad Khalid, originaire d’Afghanistan, dit « qu’il est presque impossible de passer. Mais je vais continuer à essayer. Je n’ai pas le choix. Je ne peux pas revenir en arrière. Je marche dans l'espoir que la Grande-Bretagne ouvre ses frontières ».

S’organiser contre le racisme

La propagande des conservateurs contre les réfugiés ne parvient pas à convaincre de nombreuses personnes.

La conseillère travailliste d’Islington Michelline Ngongo dit à Socialist Worker que « beaucoup de gens veulent soutenir les réfugiés. Les gens pensent que la réponse du gouvernement est honteuse ».

Sammy Hillyer, étudiant à la London South Bank University, contribue à lancer une campagne intitulée « Lesbians and Gays Support the Migrants ». Il dit que les homosexuels entendent souvent des choses comme « voulez-vous vraiment accueillir ces personnes qui viennent de pays homophobes ». Nous voulons combattre ce racisme.

Blocage du terminal d’Eurostar

La manifestation de Calais n’était pas la seule manifestation de soutien aux réfugiés la semaine dernière.

Des centaines de personnes ont participé à une manifestation à Douvres Samedi 17 Octobre 2015 en solidarité avec la manifestation de Calais.

La nuit précédente, une centaine de manifestants ont bloqué le terminal passager d’Eurostar à Londres Saint Pancras pour demander l'ouverture des frontières. Ils ont perturbé la circulation des trains pendant plus d'une heure.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 20:32

Coup de filet contre l’Etat Islamique en Turquie, soixante et onze arrestations (Reuters)

La police turque a interpellé, Mardi 27 Octobre 2015, soixante et onze personnes dans le cadre d'un vaste coup de filet contre des membres présumés du groupe djihadiste Etat Islamique en plusieurs points du pays, rapporte l'agence de presse turque Dogan.

Vingt et un personnes ont été interpellées dans plusieurs opérations simultanées à Istanbul. Trente personnes ont été arrêtés à Konya dans le centre du pays et vingt personnes à Kocaeli, une province industrielle à l'est d'Istanbul, précise l'agence.

Cette opération intervient au lendemain du lancement d'une série d'opérations de police contre des groupuscules proches de l'Etat Islamique, notamment une intervention armée à Diyarbakir dans le sud-est du pays. Sept activistes ont été tués et douze autres capturés au cours de cette opération.

« Grâce à l'opération d'hier, nous avons pu empêcher un attentat plus important encore que celui d'Ankara. Nous avons saisi de nombreux engins et matériaux servant à faire des bombes. Plusieurs membres éminents de la branche turque de l'Etat Islamique ont été tués dans l'opération », a dit à Reuters un responsable de la sécurité.

« Un kamikaze portant une ceinture d'explosifs a été aussi abattu durant l'opération avant qu'il ait pu s'en prendre aux membres des forces de sécurité », a continué ce responsable.

Les autorités turques ont renforcé leurs opérations contre des cellules présumées de l’Etat Islamique à la suite du double attentat qui a fait plus de cent morts Samedi 10 Octobre 2015 à Ankara, pire attentat de ce genre dans l'histoire moderne de la Turquie, qui a été imputé au groupe djihadiste.

La semaine dernière, cependant, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que les services de renseignement syriens et des activistes kurdes, et pas seulement l'Etat Islamique, étaient responsables du double attentat, qui a visé un rassemblement de militants pro-kurdes et de militants de la société civile près de la gare centrale de la capitale.

L'armée turque a indiqué par ailleurs, Mardi 27 Octobre 2015, que dix sept personnes cherchant à passer clandestinement en Syrie avaient été capturées.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 20:10

http://www.liberation.fr/france/2015/10/26/c-est-leur-mepris-qui-a-tout-fait-degenerer_1409008

C’est leur mépris qui a tout fait dégénérer

Deux semaines après les incidents, Pascal Maquet, manutentionnaire, est convoqué Mardi 27 Octobre 2015 en vue de son probable licenciement. Arrêté et gardé à vue, il dénonce un traitement disproportionné.


Ce matin du Lundi 12 Octobre 2015, il est un peu plus de 6 heures quand Pascal Maquet regagne son appartement de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, après une nuit passée à décharger des palettes sur le tarmac de l’aéroport de Roissy. Comme à chaque fois qu’il rentre du travail à l’aube, ce manutentionnaire chez Air France prend une douche, avale des somnifères, puis s’apprête à se coucher quand il entend tambouriner à la porte. « Vous savez pourquoi on est là », s’enquiert un des trois agents de la Police de l’Air et des Frontières (PAF) qui se présentent face à lui. Non, rétorque naïvement Pascal Maquet, sommé de se rhabiller. Dans la voiture qui le ramène vers Roissy à tombeau ouvert, il pique du nez sous l’effet des cachets. Avant de reprendre peu à peu ses esprits dans la cellule où il est enfermé en attendant son premier interrogatoire. Le début de trente heures de garde à vue.


Une semaine plus tôt, Lundi 5 Octobre 2015, une manifestation en marge du Comité Central d’Entreprise (CCE) a dégénéré au siège d’Air France. Les images surréalistes de deux cadres de l’entreprise escaladant une grille pour échapper à la foule, leur chemise en lambeaux, ont fait le tour du monde.


Comme quatre autres de ses collègues, tous encartés à la Confédération Générale du Travail (CGT), Pascal Maquet a été formellement identifié sur plusieurs vidéos. Sur l’une d’elles, on le voit nettement bousculer un vigile. Il y a aussi ce témoignage accablant d’un autre agent de sécurité, à qui les policiers ont présenté plusieurs photographies. « Je reconnais formellement l’individu de type européen, âgé d’une cinquantaine d’années, porteur d’un bouc blanc, crâne rasé et veste noire, comme étant l’auteur de violences à l’encontre des deux directeurs d’Air France. Il a également participé à l’arrachement de leurs vêtements ».


Pourtant, face aux enquêteurs de la PAF, Pascal Maquet va livrer un tout autre récit. Le matin du fameux comité, il affirme être simplement venu faire grève et exprimer son « mécontentement. Il y a eu des mouvements de foule, quelques bousculades et ce qu’on a vu à la télévision », raconte le syndicaliste, qui reconnaît que « des violences ont été commises » sans être en mesure d’identifier leurs auteurs. Lui a bien bousculé un vigile, comme le montrent les images. « Mais de manière involontaire », précise-t-il. « Je pèse cent dix kilogrammes et j’ai moi-même été bousculé ». Les attaques contre les deux cadres dont on l’accuse, « c’est faux. Je n’ai eu aucun contact physique avec ces deux personnes ». De fait, malgré la profusion des images, aucune ne vient étayer l’agression. Lors d’une confrontation organisée le lendemain, le principal témoin à charge reviendra d’ailleurs largement sur sa première déposition. Après avoir accusé Pascal Maquet de s’en être pris physiquement aux deux cadres, il affirme à présent que le syndicaliste a seulement déchiré la chemise de l’un d’entre eux.

Un témoignage bancal qui n’a pas empêché le parquet de Bobigny de renvoyer Pascal Maquet devant le tribunal correctionnel pour violence aggravée.

« Sans le contexte médiatique, cette affaire ne tient pas une seconde », affirme son avocat, Sofiane Hakiki, qui rappelle le passé disciplinaire vierge de son client et dénonce la « disproportion de la réaction policière ». Pascal Maquet risque trois ans de prison et quarante cinq mille euros d’amende.

Machine à broyer

Sans attendre son procès prévu le 2 décembre 2015, Air France l’a convoqué Mardi 27 Octobre 2015 en vue de son probable licenciement, à deux ans de la retraite. Dans un courrier lapidaire, l’entreprise lui a déjà signifié sa mise à pied conservatoire. « Même ceux qui piquent dans la caisse n’ont pas le droit au même traitement », grince Pascal Maquet, qui a accepté de nous recevoir chez lui trois jours avant sa convocation.

A cinquante cinq ans, dont plus de trente ans à Air France, Pascal Maquet refuse de « jouer les pleureuses ou de passer pour un martyr », clamant même sa fierté d’avoir été traité de voyou par Manuel Valls et Emmanuel Macron. Depuis les incidents, le syndicaliste a encaissé le flot ininterrompu des images et la « machine à broyer » médiatique. Mais il préfère retenir l’élan de solidarité qui a suivi, les coups de fil de soutien, la quête organisée pour lui au sein de la boîte.

« Des types qui m’avaient jamais adressé la parole sont venus me voir », se réjouit-il, persuadé que cette séquence cristallise une évolution bien plus profonde. Comme un retour de l’histoire pour ce fils d’ouvrier qui a fait ses armes militantes dans les années 1970, jeune apprenti chez Chausson, l’usine mythique où pointaient la plupart des ouvriers de la ville. A Gennevilliers, bastion prolétaire des Hauts-de-Seine, l’Humanité inonde alors les marchés et la CGT toute puissante recrute à tour de bras. « C’était autre chose qu’aujourd’hui », se souvient Pascal Maquet, qui a toujours préféré les bons vieux piquets de grève aux manifestations bariolées. « Les militants étaient capables de souder les portes de l’usine et de faire le siège pendant des semaines. Au moindre écart, tout le monde débrayait. Je suis né là-dedans, c’était rouge ou rien ».

Sécurité de l’emploi

Son embauche chez Air France remonte à 1984. La compagnie aérienne est alors l’un des fleurons de l’industrie hexagonale, une entreprise où on entrait pour y passer sa vie. Moins par passion que pour s’assurer une sécurité de l’emploi et être sûr de décrocher un crédit sur vingt ans. Pour beaucoup, Air France symbolise encore les idées de grandeur et de progrès social. « Ce prestige-là ne me concernait pas », tempère Pascal Maquet, qui n’avait encore jamais pris l’avion avant d’être embauché comme magasinier à Roissy. Dans la boîte, on les surnommait les « rampants », car ils ne quittaient jamais le sol, seulement occupés à charger et décharger les zincs, capables de déplacer chacun une vingtaine de tonnes dans la journée. Cinq ans plus tard, il est muté à la branche cargo. Le travail est le même, sauf que la marchandise est destinée au fret.

« C’est un peu plus technique », explique-t-il. « Nous manipulons aussi bien des animaux que des cercueils ou des matières dangereuses ».

Au début des années 1990, avec ses treize Boeing 747, Air France détient encore le monopole du fret sur de nombreuses destinations, mais l’entreprise ne va pas tarder à subir de plein fouet la concurrence des compagnies low-cost. Dans la mythologie personnelle de Pascal Maquet, l’année 1993 est à marquer d’une pierre blanche. Celle du premier gros conflit à Air France, sur fond de restructuration et de baisses salariales. La grève a duré vingt jours. « Nous habitions sur place », se souvient le magasinier, dont le regard s’embrase à la seule évocation de ces souvenirs. Malgré son engagement militant, Pascal Maquet est longtemps resté à l’écart des batailles syndicales et n’a adhéré à la CGT qu’en 2013, sous la pression des jeunes qui cherchaient des anciens pour leur servir de boussole. « Ce sont eux les plus virulents », assure le quinquagénaire. « Mais ils manquent d’expérience ».

Ces dernières années, chez Air France, la situation sociale n’a jamais été aussi tendue. La branche cargo a subi de violentes restructurations, des effectifs amputés de quarante pour cent et une flotte tombée à seulement deux avions.

Peu à peu, les services annexes ont été sous-traités, quand ils n’ont pas disparu.

Certains départs en retraite n’ont plus été remplacés, et le recours aux intérimaires s’est progressivement institutionnalisé. Ici, les dernières embauchent remontent à plus de dix ans. Alors, quand les premières fuites dans la presse ont fait état d’un vaste plan de restructuration, la pression est montée d’un cran. « Depuis plusieurs mois, nous sentions la grogne se propager », raconte Pascal Maquet. Trois semaines avant le comité d’entreprise, trois syndicats ont appelé à manifester. La CGT, mais aussi l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) et Force ouvrière.

Juniac, dégage

Ce jour-là, à 10 heures, ils sont plus de mille cinq cent à se masser devant l’imposant bâtiment de verre qui surplombe le premier terminal de l’aéroport de Roissy. A l’intérieur, dans une salle feutrée du rez-de-chaussée, les cadres de l’entreprise exposent leur plan drastique, qui prévoit de supprimer deux mille neuf cent postes et dix pour cent des lignes. C’est la première fois que la société annonce des licenciements secs. Dehors, le ton monte. Les premiers slogans commencent à fuser contre le patron d’Air France-KLM, « Juniac, dégage ».

Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), d’ordinaire plus visibles sur ce genre de manifestations, semblent étrangement absents. Soudain, un petit groupe d’employés parvient à pénétrer dans le bâtiment en passant par le parking situé au sous-sol. Quelques autres leur emboîtent le pas. Une dizaine de manifestants, puis une centaine, s’engouffrent dans les étages et parviennent jusqu’à la salle de réunion. A l’intérieur, il y a quelques secondes de flottement.

Le directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et le patron de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, sont montrés du doigt.

Une employée se poste alors devant eux, les yeux rougis, pour demander des comptes. « C’est le mépris avec lequel ils l’ont regardée qui a tout fait dégénérer », assure Pascal Maquet. En quelques minutes, l’ambiance bascule.

Un syndicaliste monte sur la table, mégaphone à la main. Des salariés continuent à remplir la salle qui commence à chavirer. Les journalistes, présents en nombre, filment tant bien que mal. Sur une des images qui sera réquisitionnée par la police, on aperçoit Pascal Maquet bousculer un vigile. Le syndicaliste nous répète qu’on l’a poussé et qu’à aucun moment on ne le voit toucher un des cadres, encore moins agripper une chemise. Xavier Broseta et Pierre Plissonier parviennent à être exfiltrés. A l’extérieur, la foule est incontrôlable. « Le lynchage continuait », racontera Pierre Plissonnier aux enquêteurs. « J’ai reçu des coups de poings dans le dos et des projectiles ». Les images tournent déjà en boucle sur les chaînes d’information en continu. Sur l’une d’elles, on aperçoit Pascal Maquet tenter de frayer un chemin à Xavier Broseta au milieu du chaos. Mais cette image-là ne fera pas le tour du monde.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:17

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=43285

La décision de la cour israélienne ne nous dissuadera pas (Centre Palestinien d’Information)

Le chef du Mouvement islamique à l’intérieur des territoires occupés en 1948, cheikh Raed Salah, a souligné que l'occupation israélienne de la mosquée al-Aqsa aura certainement une fin.

Il a affirmé que les mesures répressives israéliennes, y compris sa condamnation à onze mois de prison, ne pourront jamais empêcher la défense palestinienne de la mosquée sainte.

Les déclarations de Raed Salah ont été annoncées peu de temps après son procès, Mardi 27 Octobre 2015.

« Les menaces d'Israël de proscrire le Mouvement Islamique ne réussiront jamais à arrêter notre défense de la sainte mosquée d’al-Aqsa », a-t-il ajouté.

Al-Aqsa est une propriété islamique, arabe et palestinienne, a souligné Cheikh Salah.

Il a également indiqué que la récente déclaration du secrétaire d’état américain John Kerry est une tentative ratée pour légaliser l'occupation israélienne d’al Aqsa.

Mardi 27 Octobre 2015, le tribunal israélien a condamné le chef du Mouvement Islamique au sein de la ligne verte à onze mois de prison sur des accusations d’incitation à la haine.

L'accusation israélienne avait initialement demandé au tribunal de condamner Raed Salah de seize à quarante deux mois de prison au moins.

L'affaire contre Raed Salah a été lancée après un sermon qu'il a prononcé à Jérusalem occupée en 2007 dans lequel il a dénoncé « les politiques israéliennes racistes à Jérusalem » et a exigé que le gouvernement israélien mette fin à son interdiction aux musulmans de pratiquer librement leurs prières au sein de la mosquée al Aqsa.

Le Mouvement Islamique a fermement condamné la condamnation du tribunal israélien, la considérant comme une décision politique.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 19:54

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/10/27/des-centaines-d-exiles-de-calais-places-en-retention_4797662_3224.html

Des centaines d’exilés de Calais placés en rétention

Pour désengorger le bidonville, le ministère de l’intérieur disperse des migrants pourtant inexpulsables

Par Julia Pascual

Mardi 27 Octobre 2015

C’est un chapitre peu avouable de la crise migratoire qui s’est ouvert la semaine dernière à Calais. Mercredi 21 Octobre 2015, lors de son dernier déplacement dans le bidonville où survivent six mille migrants, le ministre de l’intérieur n’en a pas touché un mot. Mais, pendant qu’il annonçait des places en tentes chauffées pour l’hiver, quarante six personnes étaient envoyées par avion mille kilomètres plus au sud, dans le Centre de Rétention Administrative (CRA) de Nîmes, inaugurant une vague de placements en rétention inédite par son ampleur et d’une légalité contestable.

Le lendemain, cinquante migrants supplémentaires ont été envoyés en bus au CRA du Mesnil Amelot, en Seine-et-Marne, puis cinquante encore le jour d’après, par avion, au CRA de Cornebarrieu, près de Toulouse, et cinquante autres, le jour suivant, à Rouen. « Cinquante personnes sont encore en train d’arriver par avion aujourd’hui à Marseille et on en attend autant à Metz. Et cinquante de plus au Mesnil Amelot, dans la semaine », égrainait Lundi 26 Octobre 2015 la Cimade, l’une des associations qui interviennent dans ces lieux de privation de liberté.

« Nous faisons notre travail habituel », relativise Marc Del Grande, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais. « Le rythme est proportionnel au flux d’arrivées sur la lande de Calais, qui a été plus important ces dernières semaines ».

David Rohi, un des responsables de la Cimade, est, lui, stupéfié par ce qu’il considère être un « enfermement abusif et illégal ». Il n’est pas le seul à le penser. Le juge des libertés et de la détention de Nîmes, Jean-Louis Galland, a du mal à en revenir. Ce magistrat, qui a le pouvoir de prolonger ou pas la rétention d’un étranger, tandis que le placement décidé par le préfet n’est valable que cinq jours, a été averti la semaine dernière de l’arrivée d’une cinquantaine de migrants de Calais.

Il a alors joint la préfecture du Pas de Calais, « ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter, c’est surtout pour désengorger Calais. Sous entendu, on les laisse partir au bout de cinq jours ». Or, rappelle le magistrat, la procédure est strictement encadrée, « on place en détention quand on projette d’organiser un départ. On ne peut pas priver quelqu’un de liberté pour le plaisir ». En l’espèce, les migrants étant originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée ou encore du Soudan, il n’y a pas de projet de renvoi à l’horizon.

Interpellé par ce qu’il a considéré être un « détournement de pouvoir et une privation de liberté illégale », Jean Louis Galland a, Vendredi 23 Octobre 2015, ordonné la remise en liberté des étrangers, avant même l’expiration du délai des cinq jours. Après un appel du parquet, son ordonnance a été retoquée pour vice de compétence. Mais, avant cela, le magistrat dit avoir subi des pressions de sa hiérarchie, « la présidente du tribunal de Nîmes ne voulait pas que je m’auto saisisse. Elle m’a menacé d’une procédure disciplinaire et a interdit à ma greffière de venir à l’audience ».

Cet épisode en dit long sur le désarroi dans lequel sont laissés des professionnels face à une politique gouvernementale illisible. « Dans cette histoire, les juges sont pris pour des imbéciles », fait remarquer David Rohi. L’avocate nîmoise Pascale Chabbert Masson a défendu ces derniers jours douze syriens devant le tribunal administratif. Pour chacun, elle a fait annuler l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui fixait la Syrie comme pays de destination. D’après la Cimade, 99,5 % de ces migrants sont libérés.

C’est un chiffre que refuse de confirmer ou d’infirmer le secrétaire général de la préfecture, Marc Del Grande, « je ne vais pas me prononcer sur l’efficacité de la chaîne d’éloignement ». Il défend un principe, « il n’y a pas de détournement de procédure. Evidemment qu’on ne va pas reconduire des érythréens et des syriens. Mais ils peuvent être réadmissibles dans des pays de l’Union Européenne » s’ils y ont le statut de réfugiés ou que leurs empreintes y ont été enregistrées.

D’après les projections établies pour 2015, mille huit cent cinquante mesures d’éloignement seront exécutées, sur un total de trois mille neuf cent OQTF décidées par la préfecture.

Léo Claus, coordinateur de l’équipe de la Cimade au CRA de Cornebarrieu, voit surtout des migrants reprendre la route de Calais. Cinquante migrants sont arrivés à Cornebarrieu, Vendredi 23 Octobre 2015. En guise de comité d’accueil, ce jour là devant le CRA, il y avait des militants de Génération Identitaire et une banderole sur laquelle était inscrit, « rentrer chez vous, nous n’avons plus de sous ». A l’intérieur des bâtiments, il y avait « dix huit syriens, huit afghans, neuf irakiens, six érythréens quatre soudanais, quatre iraniens et un pakistanais », énumère Léo Claus. D’ici au milieu de la semaine, « ils seront remis en liberté et laissés devant la porte du CRA. Ils vont remonter dans des trains pour regagner Calais ».

« C’est absurde, cela fait vivre aux gens des situations traumatisantes », répète David Rohi. « Cela ne constituera jamais une solution ». C’est pourtant celle pour laquelle a opté le gouvernement, espérant fatiguer jusqu’à la dissuasion ces exilés qui ne veulent pas demander l’asile en France. « Les migrants qui refusent cette main tendue et qui poursuivent leurs tentatives vaines et dangereuses pour rejoindre le Royaume Uni s’exposent à une reconduite à la frontière », a promis Bernard Cazeneuve, Mercredi 21 Octobre 2015, à Calais.

Le ministre de l’intérieur parlait alors de « quelques dizaines de personnes amenées vers des centres de rétention éloignés de Calais ».

Les quelques dizaines sont déjà des centaines. « On pourrait imaginer qu’un contentieux prospère jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) », imagine David Rohi. « Mais c’est d’un règlement politique dont nous avons besoin. Il faut trouver d’autres solutions, en particulier avec les britanniques, pour que les gens puissent obtenir l’asile en Grande Bretagne ».

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:51

L’Autriche veut ériger une clôture à la frontière slovène (Reuters)

Le gouvernement autrichien a confirmé Mercredi 28 Octobre 2015 son intention de faire ériger une clôture à la frontière slovène pour enrayer l'afflux de migrants et de réfugiés, tandis que Berlin l'accusait d'aider des groupes à passer de nuit en l'Allemagne.

Plusieurs centaines de milliers de personnes venant du Proche-Orient, d'Afrique et d'Asie via la Méditerranée et les Balkans, ont transité par l'Autriche pour se rendre en Allemagne depuis septembre 2015.

La Bavière, région allemande frontalière de l'Autriche, se montre de plus en plus réticente à les accueillir et Vienne craint que les autorités allemandes ne limitent les arrivées, ce qui conduirait une partie des migrants à rester sur son territoire.

Thomas de Maizière, ministre allemand de l’intérieur, a accusé Mercredi 28 Octobre 2015 les autorités autrichiennes de conduire de nuit des groupes de réfugiés à la frontière allemande, laissant entendre qu'il s'agissait de les aider à passer sans être repérés.

Un peu plus tôt, le chancelier autrichien, Werner Faymann, membre du parti social démocrate, avait annoncé qu'une clôture allait être construite au point de passage de Spielfeld, à la frontière slovène, par où passent quotidiennement plusieurs milliers de migrants.

« Nous voulons pouvoir contrôler les gens et, pour cela, certaines mesures de sécurité sont nécessaires », a-t-il déclaré à l'issue du conseil des ministres.

« Nous ne barricadons pas l'Autriche », a insisté le chancelier, soulignant que le projet restait à finaliser et qu'il n'y aurait pas de fils de fer barbelés.

Sa ministre de l’intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de « barrières techniques », sans parler précisément d'une clôture.

Werner Faymann, qui a fermement condamné la construction de telles clôtures aux frontières sud de la Hongrie, a souligné que celle du poste de Spielfeld serait beaucoup moins étendue.

Outre le contrôle des arrivants, l'objectif est de dissuader les migrants de venir en Autriche, a ajouté le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner, issu des rangs conservateurs.

« Peu à peu, les migrants vont se passer le mot et faire savoir que certains états sont à la limite de leurs capacités d'accueil et qu'ils procèdent à des contrôles plus étroits ainsi qu'à la mise en oeuvre de mesures de sécurité », a-t-il expliqué.

L'affluence au poste de Spielfeld a augmenté après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Croatie, qui contraint désormais les migrants à passer par la Slovénie.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:27

http://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/blog/Les-notres/POUR-PEDRO,i1357.html

Pour Pedro

Pedro Carrasquedo (1951 – 2015)

Dans la nuit du Lundi 26 Octobre au Mardi 27 Octobre 2015, notre frère d’arme, notre ami et notre camarade Pedro Carrasquedo nous a quittés après avoir mené pendant quatre années, pied à pied, un combat acharné contre la maladie. Ce combat était animé tout entier par la volonté de poursuivre la lutte politique « jusqu’à son dernier souffle », avec un optimisme lucide.

Dans ce « dernier combat », chaque jour de plus était un jour de gagné pour défendre nos positions, intervenir dans la lutte des classes, impulser au travers de la Commune « une organisation qui se construit en toute indépendance et en toute liberté, résolument anticapitaliste, internationaliste, antibureaucratique et démocratique, un parti au service de toute la population laborieuse et pauvre et de ses besoins immédiats, vitaux et fondamentaux et un parti de femmes et d’hommes libres qui s’inscrit dans la continuité du combat séculaire pour libérer l’humanité des chaînes de l’exploitation et du joug de l’oppression ».

Pendant cinquante ans, il a été « un soldat de la quatrième internationale », un noble cœur au sens fort du mot. Notre tristesse est immense. Nous sommes bouleversés. Nous sommes sous le choc. A nous, ses camarades, il revient de restituer la continuité sans faille de sa parole, de sa pensée et de ses actes, sur le front théorique comme sur le terrain pratique de la lutte quotidienne qui pour lui ne faisaient qu’un.

Pedro, qui nous a tant appris, mêlant l’érudition à la pédagogie vivante, mêlant la transmission de ses connaissances à l’épigramme, Pedro, un combattant chaleureux, un soldat de la quatrième internationale.

A toujours, Pedro

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