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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 18:54

http://www.liberation.fr/france/2015/10/20/jungle-de-calais-l-appel-des-800_1407520

https://www.change.org/p/au-gouvernement-français-appel-de-calais

Appel de Calais

Mercredi 21 Octobre 2015

Depuis des semaines, de nombreuses associations sur le terrain cherchent à alerter l’opinion publique des épouvantables conditions de vie réservées aux migrants et aux réfugiés de la jungle de Calais.

Cinq à six mille femmes, hommes et enfants, épuisés par un terrible voyage, laissés à eux-mêmes dans des bidonvilles, avec un maigre repas par jour, un accès quasi impossible à une douche ou à des toilettes, une épidémie de gale dévastatrice, des blessures douloureuses, des abcès dentaires non soignés, des viols de femmes, des enfants laissés à eux-mêmes dans les détritus, des violences policières presque routinières et des ratonnades organisées par des militants d’extrême droite.

Jusqu’à quand allons-nous nous taire ?

Au prétexte que des conditions de vie moins inhumaines pourraient produire « un appel d’air » envers d’autres réfugiés, le gouvernement de notre pays a décidé de se défausser sur les associations et les bonnes volontés. Celles-ci sont admirables mais ne peuvent pas tout.

Ce désengagement de la puissance publique est une honte dans un pays qui, même en période de crise, reste la sixième puissance économique mondiale.

La spirale du pire est amorcée.

Les discours réactionnaires ou fascisants ne cessent depuis des années de diviser les gens, d’opposer des catégories toujours plus fragmentées, pour mieux propager leur idéologie haineuse.

Aujourd’hui, leur propagande avance l’argument qu’il n’y aurait plus de place pour les exilés d’où qu’ils viennent, soi-disant au nom de la défense des plus pauvres des français.

Cette mise en concurrence des indigences est ignoble.

Elle nous habitue à l’idée qu’il y aurait des misères défendables et d’autres non.

Elle sape les fondements des valeurs constitutives de la France.

Elle nie notre humanité commune.

Elle nous prépare au pire.

Alors que ce sont, précisément, ces mêmes associations, ces mêmes bénévoles et ces mêmes hommes et femmes de bonne volonté qui nous alertent aujourd’hui sur Calais et qui agissent depuis des années à panser toutes les misères de France.

Alors que ce sont, précisément, les mêmes hommes et femmes politiques, ou les mêmes discours, qui attisent le feu en soufflant sur les braises des divisions mortifères, qui, par leur action ou leur manque d’action politique, accentuent la pauvreté des plus pauvres et qui sont incapables de lutter efficacement contre le mal logement ou la misère alimentaire.

Aujourd’hui nous avons décidé de prendre la parole tous ensemble pour dire non à la situation réservée à ceux qui sont actuellement les plus démunis de droits en France, les exilés de Calais, au nom de nos valeurs communes d’asile et d’universalisme.

Et parce que nous serons plus forts demain pour nous battre ensemble contre les autres formes d’injustices et de misère.

Nous demandons solennellement au gouvernement un large plan d’urgence pour sortir la jungle de Calais de l’indignité dans laquelle elle se trouve.

Premiers signataires

Ariane Ascaride, Josiane Balasko, Etienne Balibar, Michel Broué, Eric Cantona, Carmen Castillo, Jean Baptiste Eyraud, Raphael Glucksmann, Romain Goupil, Robert Guédiguian, Olivier Le Cour Grandmaison, Pierre Lescure, Philippe Martinez, Edgar Morin, Richard Moyon, Toni Negri, Thomas Piketty, Jacques Rancière

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 18:17

Bernard Cazeneuve annonce des renforts policiers à Calais (Reuters)

Bernard Cazeneuve a annoncé Mercredi 21 Octobre 2015 à Calais un renfort de quatre cent soixante gendarmes et Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) pour faire face à l'augmentation du nombre de migrants, plus de six mille étant entassés dans un bidonville à la sortie de la ville dans l'espoir de passer en Grande-Bretagne.

Ces renforts devraient en grande partie être affectés à la surveillance et à la sécurisation du site d'Eurotunnel, a précisé le ministre de l’intérieur en conférence de presse.

« Nous devons et nous allons renforcer la présence des forces de l'ordre à Calais. Nous allons le faire de manière importante », a-t-il déclaré.

Actuellement, environ six cent cinquante gendarmes et CRS sont déployés à Calais et ses alentours.

Bernard Cazeneuve s'est rendu à Calais au lendemain de l'appel de huit cent artistes et intellectuels « à sortir la jungle de Calais de l'indignité », qui avait recueilli Mercredi 21 Octobre 2015 plus de onze mille signatures.

Les signataires dénoncent le désengagement de l’état, l'invitant à offrir de meilleures conditions de vie aux migrants bloqués à Calais, et l'accusent et de se défausser sur les associations sans respecter les normes internationales.

Se défendant de toute inertie, Bernard Cazeneuve a annoncé que quatre cent places allaient être créées dans des tentes chauffées dans l'enceinte du centre Jules-Ferry, où peuvent dormir femmes et enfants.

Un camp de mille cinq cent places en décembre 2015

« L'installation de ces places supplémentaires pour les publics vulnérables doit débuter immédiatement. Une partie sera opérationnelle Dimanche 25 Octobre 2015 », a-t-il promis.

Aujourd'hui, une centaine de femmes et enfants peuvent résider dans le centre Jules-Ferry, en bordure de la jungle et à côté du lieu de distribution de repas.

A terme, quatre cent personnes pourront y séjourner. « Nous souhaitons qu'il n'y ait pas une femme et un enfant sans abri à Calais », avait déclaré le ministre en sortant du conseil des ministres, Mercredi 21 Octobre 2015.

La construction annoncée le 31 août 2015 par le premier ministre Manuel Valls d'un centre aux normes des camps de réfugiés dans le monde a aussi été précisée. Sa capacité sera, comme prévu, de mille cinq cent places et il s'agira de tentes chauffées, installées sur un sol stabilisé.

Le début des travaux de terrassement est prévu au début du mois de novembre 2015 et la livraison devrait être effective en décembre 2015.

Le ministre a également marqué sa volonté de créer trois centres de premier accueil sur le territoire français pour désengorger Calais.

Jean-François Corty, directeur des opérations pour la France de Médecins Du Monde (MDM), a réagi positivement à l’annonce de ces mesures.

« Ces annonces vont dans le bon sens, mais il faut attendre pour voir ce qui va être mis en place, à quelle vitesse et comment la situation va évoluer et le dispositif s'adapter », a-t-il dit à Reuters.

Le nombre de migrants réfugiés dans la jungle de Calais a doublé en quelques semaines passant de trois mille à environ six mille, d'après la préfecture du Pas-de-Calais.

Non loin de Calais, à Grande Synthe, à proximité de Dunkerque, un autre camp de migrants vient aussi de voir sa population doubler.

D'après le maire de la ville, mille six cent migrants s'y entassent désormais.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 17:54

http://www.eldiario.es/cv/Podemos-pierde-quinta-direccion-Valencia_0_443056452.html

Démissions au sommet et crise de Podemos à Valence

Cinq membres du Conseil Citoyen de Valence démissionnent en raison du conflit entre Pablo Iglesias et Valencia en Comu pour le partage des revenus des conseillers du parti

Lundi 19 Octobre 2015

Le Conseil Citoyen Municipal de Podemos à Valence, la direction du parti dans la ville, traverse sa première crise. La démission de cinq de ses membres, vingt pour cent d’entre eux, s’ajoute au conflit avec Valencia en Comu, le parti créé par Podemos, Guanyem et des citoyens et des mouvements de gauche, pour les dernières élections municipales.

Selon les membres du secteur critique, les cinq démissions et l’inactivité des autres membres de la direction, pratiquement disparus de la vie quotidienne de la formation, ont été produites par les problèmes rencontrés par le parti dans une grande partie de l'Espagne, la démobilisation des cercles, l'imposition des politiques décidées par la direction nationale du parti et l’abandon par le parti des thèses de gauche défendues à la naissance de la formation.

« Nous sommes à un moment critique. La base du parti est désemparée par la dilution du message du parti. Le parti ne défend plus les mesures présentées dans le programme pour les élections européennes en 2014 ». Ce contexte justifie les démissions de Roberto Jaramillo, Aurea Ortiz, Sara Verdú, Andreu Tobarra et Noelia Garcia.

Discussion sur les salaires

Dans ce scénario, Podemos et une partie de Valencia en Comu discutent violemment des salaires des membres de l’équipe municipale du parti.

Deux des trois conseillers, l’indépendant Jordi Peris et Roberto Jaramillo, et trois des six adjoints, Aurea Ortiz, Angela Pedraza et Eduardo Cots, refusent qu’une partie de leur salaire serve à financer Podemos. Ils font valoir que le code éthique de Valencia en Comu exige que l'argent soit utilisé à des fins sociales.

Une autre conseillère, l’architecte Maria Oliver, et un adjoint, Ximo Flores, tous deux membres du Conseil Citoyen de Podemos, sont d'un autre avis. Ils croient légitime de consacrer une partie de leur salaire au parti, le salaire d’un élu de Podemos ne pouvant être supérieur à trois fois le salaire minimum.

Jaime Paulino, secrétaire général de Podemos à Valence, nie l'existence d'un conflit et évite d'aborder le débat « avec alarmisme. Je suis sûr que nous arriverons à un accord. Nous ne voulons pas garder tout l'argent, vingt cinq mille euros, mais certains conseillers, en faisant référence à Maria Oliver et Ximo Flores, veulent verser l’excédent de leur salaire au parti en parfait accord avec notre code d'éthique, qui le permet ». Plus précisément, l’excédent de leur salaire serait versé en partie à l'organisation et le reste à des projets sociaux.

« Je ne vois pas les affrontements ou les différences comme aussi grandes que certains le suggèrent », a déclaré Jaime Paulino, en dépit de la violence avec laquelle Jordi Peris et Roberto Jaramillo ont refusé, en assemblée publique, de verser une partie de leur salaire à Podemos. Le secrétaire général de Valence a rappelé que le parti a fonctionné jusqu'à présent sans un euro, sur la base du « volontarisme » de ses sympathisants, et il a nié toute crise interne. « Les démissions ont eu lieu en raison de l'incompatibilité des positions et de divergences politiques spécifiques, mais pas en raison d’une crise du parti ».

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:59

https://www.m6r.fr/2015/10/100-000-signataires-pour-la-6eme-republique

Cent mille signatures pour la sixième république

Lundi 12 Octobre 2015

Nous sommes cent mille

Après un an d’existence, le Mouvement pour la Sixième République franchit l’objectif de rassembler cent mille signataires pour la convocation d’une assemblée constituante.

Plus de cent mille hommes et femmes ont signé pour abolir la monarchie présidentielle et créer de nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux, face à la confiscation du pouvoir par l’oligarchie.

C’est un événement majeur dans la bataille pour rendre majoritaire l’idée de la sixième république dans notre pays.

Cette étape en appelle d’autres.

Dans les prochains jours, nous lancerons une campagne pour faire connaître le texte « pour la sixième république » rédigé collectivement et adopté par un vote des signataires à plus de quatre vingt dix pour cent.

Notre objectif est de le diffuser à un million d’exemplaire.

N’attendez pas les consignes !

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:13

Face aux migrants, la Slovénie déploie l’armée à sa frontière (Reuters)

Confrontée à une vague de migrants venus du sud, la Slovénie a déployé Mardi 20 Octobre 2015 l'armée à sa frontière et n'a pas exclu d'ériger une clôture à l'instar de la Hongrie voisine.

La fermeture Vendredi 16 Octobre 2015 par la Hongrie de sa frontière sud avec la Croatie a déclenché un effet domino dans les Balkans, des milliers de personnes à la recherche de nouveaux points de passage se trouvant bloquées en divers points frontaliers de plusieurs pays.

Selon les chiffres du ministère de l’intérieur slovène, depuis Vendredi 16 Octobre 2015, environ dix neuf mille cinq cent migrants sont entrés en Slovénie, petit pays qui partage ses frontières avec la Croatie, la Hongrie, l'Autriche et l'Italie.

Le gouvernement slovène a lancé un appel à l'aide à l'Union Européenne, soulignant que son pays, qui compte deux millions d'habitants, était trop petit pour gérer le flot de migrants.

« Nous avons besoin d'une aide rapide de l'Union Européenne », a déclaré le président slovène, Borut Pahor, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où il a été reçu par le président du conseil européen, Donald Tusk, et le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Prié de dire si la Slovénie pourrait construire une clôture comme la Hongrie, le secrétaire d’état slovène aux affaires intérieures, Bostjan Sefic, a dit ne pas exclure la possibilité de « protéger les postes-frontières du pays par des obstacles physiques ».

Bostjan Sefic, qui tenait une conférence de presse, a précisé que cent quarante militaires avaient été dépêchés à la frontière et mis à la disposition de la police.

Le flot des migrants a tendance à s'accentuer. Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), plus de cinq cent mille réfugiés et migrants économiques ont atteint la Grèce par la mer depuis le début de l'année, pour remonter vers l'Union Européenne, et le rythme quotidien de nouveaux arrivants est en augmentation, dépassant les huit mille pour la seule journée de Lundi 19 Octobre 2015.

Tenter sa chance

La grande majorité de ces réfugiés se dirige ensuite vers la Macédoine puis vers la Serbie dans le but d'atteindre l'Europe de l'Ouest via la Croatie et la Slovénie au lieu de passer par la Hongrie comme précédemment.

La Slovénie a imposé un quota quotidien d'entrées en provenance de Croatie, mais elle ne parvient pas à endiguer le flot des nouveaux arrivants.

Au moins douze mille cent migrants se trouvent en Serbie, selon les chiffres fournis mardi par le premier ministre serbe Aleksandar Vucic.

Selon le HCR, au moins deux mille cinq cent migrants sont bloqués dans un no man's land entre la Serbie et la Croatie.

Dans le village croate de Kljuc Brdovecki, quelque mille cinq cent migrants ont traversé un pont sur la rivière Sutla et se dirigeaient vers la frontière avec la Slovénie. Parmi eux, se trouve Taysiir Halaby, trente cinq ans, originaire d'Alep en Syrie. Il dit vouloir se rendre en Allemagne pour « tenter sa chance ». Dans le ciel, des hélicoptères survolent le côté slovène de la frontière.

Au poste de frontière de Berkasovo entre la Serbie et la Croatie, Djamal, originaire de Tartous en Syrie, raconte avoir passé la nuit à la frontière avec sa femme et sa fille.

« Il faisait très froid. Nous grelottons. On nous a donné à manger, mais il n'y avait pas de tente pour tout le monde. Alors, nous avons dormi sous une camionnette. Ils nous ont donné des couvertures », explique Djamal, qui est âgé de cinquante ans.

Selon les autorités croates, plus de deux mille personnes sont hébergées dans le camp d'Opatovac près de la frontière. De là, des autocars les emmènent à la gare la plus proche, à Tovarnik, ou directement à la frontière slovène.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:56

Les frappes russes en Syrie ont fait trois cent soixante dix morts, selon l’OSDH (Reuters)

Les opérations aériennes de la Russie contre les insurgés syriens ont fait trois cent soixante dix morts, dont un tiers de civils, depuis leur commencement, Mercredi 30 Septembre 2015, a déclaré Mardi 20 Octobre 2015 l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Sur les cent vingt sept civils tués dans ces frappes russes figurent trente six enfants, précise l'OSDH.

Les autres victimes sont des insurgés de différentes organisations, dont le groupe Etat Islamique et le Front al Nosra, branche syrienne d’al Qaïda.

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré Mardi 20 Octobre 2015 que les organisations terroristes comptaient s'étendre au-delà de leurs bases syriennes et déstabiliser d'autres régions.

« Après s'être implantés en Syrie et dans d'autres pays du Proche-Orient, les terroristes élaborent des plans pour étendre ailleurs leur influence et déstabiliser d'autres régions », a dit à des officiers supérieurs le chef de l’état russe, cité par l'agence de presse russe RIA.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:45

Trois russes auraient été tués par un obus en Syrie (Reuters)

Au moins trois russes combattant aux côtés des troupes du régime de Bachar al Assad ont été tués et plusieurs autres blessés Lundi 19 Octobre 2015 par un obus qui a atteint leur position en Syrie, dans la province côtière de Lattaquié, a-t-on appris Mardi 20 Octobre 2015 de source militaire pro-gouvernementale haut placée à Damas.

Si l'information est confirmée, il s'agira du premier cas de pertes russes en Syrie depuis que Moscou a entamé Mercredi 30 Septembre 2015 ses opérations aériennes en soutien au régime de Damas.

A Moscou, le ministère russe de la défense a démenti l'information dans un communiqué. « Concernant les informations apparues dans des médias étrangers concernant la mort prétendue de soldats russes en Syrie, nous affirmons qu’il n'y a pas eu de victimes parmi les soldats des forces armées russes en Syrie », déclare le ministère cité par l'agence Tass.

A Damas, l'ambassade de Russie a dit ne pas disposer d'informations sur la mort de russes combattant aux côtés des forces gouvernementales syriennes. « Nous n'avons pas d'informations sur la mort supposée de trois russes ou de trois militaires russes en Syrie, comme l'a rapporté Reuters », a déclaré l'ambassade, citée par l'agence de presse russe RIA.

Selon la source pro-gouvernementale syrienne, au fait de la situation militaire en Syrie, au moins vingt russes occupaient la position, dans le secteur de Nabi Younis, au moment de l'explosion de l'obus.

Rami Abdoulrahman, directeur de l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), a dit à Reuters avoir confirmation par ses sources de la mort de russes, mais il n'a pas pu avancer de bilan précis. Selon lui, il ne s'agirait pas de militaires russes engagés mais de volontaires.

Le Kremlin assure qu'aucun militaire russe n'est engagé au combat sur le territoire syrien, même si des instructeurs et conseillers épaulent l'armée de Damas.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 20:08

Discussion à propos de la crise du Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Contribution après la publication d’un texte collectif du Club Politique Bastille (CPB) à propos de la crise du POI.

Par Robert Duguet

Samedi 8 Août 2015

Un des points de vue développé dans ce texte qui me parait essentiel est le jugement porté sur le diagnostic que l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) portait sur la période historique qui s’ouvre après la grève générale de 1968, nous serions alors entrés dans la période d’imminence de la révolution socialiste. Le CPB cite un extrait d’un article de la Vérité signé Stéphane Just en date de 1979, « l’agonie de la cinquième république s’approche du spasme mortel. Oui vraiment il faut être aveugle, ou ne pas vouloir voir, pour ne pas se rendre compte que l’agonie de la cinquième république s’approche de son stade fatal et que s’avance la crise révolutionnaire ».

C’est vrai que le salariat subit, que nous subissons une des agressions les plus impitoyables des forces du capital et de la mondialisation, que l’ensemble des acquis résultant des rapports sociaux, du pacte social je dirais, entre le capital et le mouvement ouvrier, particulièrement représenté par le Parti Communiste Français (PCF), à l’issue de la seconde guerre mondiale, sont l’un après l’autre complètement détruits, sans que le salariat ait pu s’opposer de manière frontale à cette agression.

Toutefois je me garderais bien d’une généralisation de type économiste. Dans les années 1970, la montée de la sociale démocratie européenne à la direction des différents états ne signifiait pas du tout, à la différence par exemple de la reconstruction de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) dans les années 1930, une radicalisation du mouvement ouvrier sur la gauche et donc des possibilités révolutionnaires ouvertes. La social-démocratie européenne allait devenir le bras armé de la mondialisation capitaliste. De plus, si la question de la lutte contre le stalinisme est donné comme le meilleur de ce qu’a fait l’OCI de la belle époque, le texte du CPB ne prend pas assez en compte le rôle contre-révolutionnaire joué par l’appareil stalinien, l’implosion de l’union soviétique, la résurgence d’un capitalisme sauvage avec des formes mafieuses et la quasi-disparition des différents partis communistes occidentaux, si la mondialisation a pu regagner autant de terrain et reprendre ce que les bourgeoisies avaient dû concéder, c’est qu’ils ne rencontrent plus d’oppositions réelles. Le PCF était à la fois une antenne française du stalinisme mais aussi un parti qui structurait le mouvement ouvrier, les œuvres sociales d’une municipalité ouvrière sont des réalités et cela les cadres politiques du PCF savaient le faire.

Reste un vrai problème que la direction de l’OCI des années 1970 a été incapable de traiter, ce n’est pas du reste un problème simple. Comment une organisation révolutionnaire peut-elle continuer à vivre et défendre un certain nombre de principes dans une période qui n’est manifestement pas révolutionnaire. Je suis en train de lire l’ouvrage de Chris Harmann, historien et je dirais trotskyste indépendant anglais, « la révolution allemande entre 1918 et 1923 », qui vient d’être traduit en français, là on comprend ce que sont des événements de nature révolutionnaire et le rôle épouvantable joué par la direction sociale démocrate pour casser le mouvement prolétarien avec l’arme des corps francs. La direction sociale démocrate aura permis de poser les bases de constitution d’un parti fasciste. Depuis 1968, la vie politique française reste cadrée et singulièrement limitée par les questions électorales, là je pense que nous touchons à la question de la nature des états « démocratiques » industrialisés et sans doute on retrouve là les positions que Rosa Luxembourg énonçait vis-à-vis des bolchéviks russes. Même avec cette crise, l’électoralisme a la peau dure. Certes il y a eu des mouvements sociaux, notamment sur les retraites, mais qui sont restés circonscrits par les directions syndicales, ensuite les appareils politiques prennent le relai. Certes il y a eu le combat pour le non à Maastricht, le referendum de 2005 contre l’Europe néo-libérale, mais globalement on est retombé dans les cadres de la lutte électorale, y compris le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), dans un régime qui demeure un bonapartisme dégénéré. Certes, la situation n’était pas révolutionnaire, mais je crois pour ma part au rôle que jouent les individus ou les partis dans l’histoire.

Si les vieux appareils sont encore capables de maintenir les palissades, pour reprendre la métaphore de Léon Trotsky, je ne vois pas comment les masses peuvent essayer de pousser les palissades si elles ne perçoivent pas la possibilité de gagner quelque chose.

Lorsque Stéphane Just parle de « l’agonie de la cinquième république » en 1979, qui pouvait avoir suffisamment de lucidité théorique pour comprendre que François Mitterand, qui s’était payé le luxe dans un pamphlet célèbre de dénoncer les institutions du « coup d’état permanent », référence à Karl Marx s’il vous plait, allait endosser la défroque du bonapartisme et faire la politique sociale la plus réactionnaire de toute l’histoire de la cinquième république ?

Personne, pourtant les cadres révolutionnaires qui avaient vécu l’expérience de la guerre, en particulier Lambert, savaient qu’il n’y avait pas de situations révolutionnaires dans les pays industrialisés et pour cause.

Venons en à la question du Parti Socialiste. En 1971, quelques mois après la grève générale alors que le fondateur de la cinquième république Charles de Gaulle vient de disparaitre, le Parti Socialiste se reconstitue au congrès d’Epinay. Le texte du CPB dit que « dans les années 1970, un travail de fraction dans le Parti Socialiste avait été décidé. L’OCI pensant être en mesure de jeter les bases du parti révolutionnaire directement. Inutile comme dans les années trente, préconisé par Léon Trotsky, d’entrer drapeau déployé dans la SFIO pour se lier aux meilleurs éléments prolétariens ».

C’était du moins la façon dont l’OCI expliquait les choses aux militants, l’OCI, c’est le pole indépendant qui est en capacité de construire un parti révolutionnaire de masse, il faut se méfier de la tentation centriste, au sens où l’entendait Léon Trotsky, dans une période où les masses s’opposent aux appareils, se constituent à la gauche des appareils des regroupements politiques qui évoluent d’une position parlementaire à des positions réellement socialistes sous la pression des mouvements sociaux, mais qui peuvent dans une autre situation revenir au bercail réformiste. Il y a un danger les centristes ne vont jamais jusqu’au bout et on ajoute là en s’appuyant sur Léon Trotsky un petit couplet contre Marceau Pivert. Pauvre Marceau Pivert, c’est lui qui prend tous les coups. Il y aurait d’ailleurs beaucoup de choses à dire sur ce point.

On peut dire que Lambert, eu égard à la façon dont fonctionnait la direction de l’OCI, a utilisé les catégories de la pensée de Léon Trotsky pour dissimuler une véritable imposture. Entre 1974, les résultats des élections municipales indiquent une montée en puissance du Parti Socialiste, et les élections présidentielles de 1981, ce parti évolue sur la gauche, les sections socialistes gonflent leurs effectifs et jusqu’en 1981 il y aura de vrais débats politiques au sein des sections.

Le texte du CPB situe la rupture en 1981 lorsque Lionel Jospin devient premier secrétaire. C’est l’époque où, quittant l’OCI quelques mois avant le congrès de Metz, je fais personnellement le choix de travailler avec Jean Luc Mélenchon qui comme moi a fait ses classes à l’OCI à Besançon.

J’ai donc pu suivre assez précisément un certain nombre de discussions sur cette question, y compris avec Lambert en personne, Claude Germon, député maire de Massy, membre du comité directeur du Parti Socialiste à l’époque, et Jean Luc Mélenchon. Une constante de la position de Lambert sur le Parti Socialiste, malgré les ouvertures de François Mitterrand lui-même, il n’est pas question de faire un courant gauche en capacité de capter les vraies positions socialistes et de les exprimer, c’est ce qu’une aile du mitterrandisme souhaitait.

Car François Mitterrand, après la défaite aux élections législatives de 1978 est pris à son propre piège, il a verrouillé le parti sur la gauche en donnant une place plus que confortable au courant néo-corporatiste de Michel Rocard, étranger à la tradition socialiste.

Son propre courant est un conglomérat d’appétits électoralistes, incapable d’affronter d’un côté le poids et les exigences du PCF, et de faire face à la montée des rocardiens qui remettent ouvertement en cause la stratégie d’union de la gauche. Il faut sortir de l’enclave, Lionel Jospin sous-marin trotskyste cela ne tient pas la route. C’est en pleine connaissance de cause que François Mitterrand confie la direction de son parti à Lionel Jospin et naturellement pas pour faire un courant gauche, sachant parfaitement qui il est et d’où il vient !

On se demande bien à quoi peuvent servir des militants en fraction dans un parti de ce type et à quelles fins ? En aucune manière les militants trotskystes qui étaient dans le Parti Socialiste n’ont pu agir comme un ferment et féconder le mouvement qui allait sur la gauche de François Mitterrand.

Donc 1981 pour moi n’est pas l’année d’une rupture mais d’une continuité, les éléments en fraction dans le Parti Socialiste, et Lionel Jospin en première ligne, vont devenir la garde prétorienne de François Mitterrand.

Par ailleurs, jamais, au grand jamais, la nature du Parti Socialiste renaissant à Epinay n’a été abordée dans les textes programmatiques de l’OCI, parti ouvrier parlementaire, point à la ligne. Jamais les questions de la vie interne du Parti Socialiste, qui furent pourtant explosives entre la défaite de 1978 et la victoire de 1981, n’ont été discutées sur le fond dans les cellules de l’OCI.

Discussion interdite, les grands chefs manœuvrent à votre place. Elle a été posée schématiquement par la composante anarcho syndicaliste et par Alexandre Hébert mais dans le but de favoriser le passage en particulier des enseignants trotskystes à Force Ouvrière, c’est-à-dire pour une mauvaise action. Mais les problèmes posés par une aile de la bureaucratie syndicale, Force Ouvrière, étrangère à la tradition d’Epinay demeurent. Ce qui se constitue à Epinay c’est une alliance, François Mitterrand parlera du « sillon d’Epinay », référence bien entendu à Marc Sangnier, entre ce qui restait de la vieille SFIO, le courant crypto communiste de Jean Pierre Chevènement et les éléments issus de Vie Nouvelle et de l’Action Catholique Ouvrière (ACO), exprimant dans l’organisation socialiste les principes sociaux du christianisme et de Rerum Novarum. L’afflux dans les sections socialistes l’amènera à verrouiller le parti en faisant entrer dans sa direction, lors des Assises pour le Socialisme en 1974, des éléments du Parti Socialiste Unifié (PSU), Michel Rocard et de nombreux cadres de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT). Tout cela est dans la droite ligne de ce qu’a été François Mitterrand, il faut relier le livre publié avant la campagne présidentielle de 1981, intitulé « Ici et Maintenant » où il fait une référence pour le moins insistante à la tradition catholique de son enfance, au rôle joué par ceux qui dans l’Eglise s’opposaient à l’église des riches, à Marc Sangnier et aux maîtres de l’école catholique d’Angoulême qui ont fait de lui un « homme libre ».

L’église et les personnalistes du type Emmanuel Mounier seront à Vichy et François Mitterrand sera à Vichy avec une certaine obstination durant trois ans. Plus tard, il trichera même d’une année sur son ralliement à la résistance. Faut-il rappeler l’exécution de quarante six militants nationalistes algériens alors qu’il était garde des sceaux sous la quatrième république.

Lorsqu’on posait ces questions-là à Pierre Lambert, il demandait immanquablement s’il fallait voter pour Georges Marchais en 1981. Entre le vote pour Georges Marchais et une campagne honnête de front unique sans pour autant passer des accords inavouables avec l’appareil de François Mitterrand, il y aurait pu y avoir une nuance.

Le bilan que je tire de cette période, c’est que, outre le fait que le rôle d’opposition gauche ait été abandonné à Jean Luc Mélenchon, un pépé mégot bis assorti de références assez honteuses à la personne de François Mitterrand, le lambertisme n’a joué aucun rôle positif après l’élection de François Mitterrand dans la crise du Parti Socialiste. Il y avait non pas un boulevard, il ne faut pas sous-estimer le recul des masses après 1983 et le plan de Jacques Delors, la capitulation laïque et la liquidation du Conseil National d’Action Laïque (CNAL), mais la possibilité de construire un mouvement de résistance, démocratique et honnête. Ce qu’il y a eu à la place c’est la liquidation d’une génération militante et une jeunesse qui se détourne de l’action militante.

Le CPB écrit que « la révolution n’a jamais été à l’ordre du jour dans les pays industrialisés. À la Libération, pendant un bref moment, on a pu penser que la question du pouvoir serait posée, par exemple en Italie. L’appareil stalinien est parvenu à maintenir l’ordre, rôle déterminant dans la reconstruction des états. La quatrième internationale n’a joué qu’un rôle mineur dans toute cette période ».

Si, la révolution était à l’ordre du jour dans ces deux pays. Et rappelons nous comment Joseph Staline a livré les partisans et communistes grecs à l’impérialisme britannique. Winston Churchill écrira dans ses mémoires quelque chose comme « nous ne voulions pas abandonner la Grèce à un trotskysme nu et trimphant ». Là encore, je vois mal comment un mouvement révolutionnaire était possible dans les conditions politiques de la Libération, la puissance de l’appareil stalinien, malgré le honteux pacte germano-soviétique, l’a porté sur le terrain de la résistance et de la lutte armée contre le fascisme et cette puissance a été mise au service d’une politique réactionnaire.

Donner une légitimité à Charles de Gaulle, sous la direction du préfet Jean Moulin, au sein du Conseil National de la Résistance (CNR). Si, la révolution était à l’ordre du jour, mais l’obstacle central ne pouvait être transgressé. Y compris Maurice Thorez va restructurer la direction du PCF avec des cadres qui ont courbé l’échine devant le pacte germano-soviétique et isoler ou exclure ceux qui ont été les plus actifs dans la résistance communiste. Louis Aragon ne sortira de son silence pour glorifier le martyre du groupe de Missiak Manouchian, tous des militants internationalistes abandonnés par leur parti, qu’après la mort de Joseph Staline, en 1955.

Enfin sur le développement des nouvelles technologies, c’est une arme dans les mains du capital mondialisé à double tranchant, outre les questions de restructuration du capital grâce à l’application des nouvelles technologies, elles servent essentiellement, téléphones portables, tablettes et autres applications relevant de l’informatique, à lessiver la tête d’une jeunesse qui s’est détournée de la politique. Ceci posé, aujourd’hui il est tout à fait possible de convoquer une réunion, voire même une manifestation de masse avec ces outils. Il est à la portée de militants de créer un journal, une revue sans être obligé de passer un accord avec un appareil syndical ou politique. Des mouvements comme Podemos ou Syriza annoncent des développements politiques de type nouveau, sans par ailleurs pour ma part idéaliser ce qu’ils représentent aujourd’hui. Les appareils bureaucratiques du trotskysme institutionnel n’ont joué aucun rôle dans ces nouvelles émergences. Cela ne concerne pas seulement le trotskysme du reste mais toute la gauche radicale, je relisais il y a quelques temps un article rédigé par un responsable d’Izquierda Unida en Espagne, par ailleurs militant du Parti Communiste Espagnol (PCE), qui disait qu’Izquierda Unida n’a joué aucun rôle significatif dans l’émergence de Podemos. Le « tsunami Podemos », disait-il, nous est passé dessus. Pour revenir à la situation française, je ne crois pas que l’explication économiste suffise, certes le poids de la mondialisation capitaliste pèse beaucoup plus lourd sur les peuples du sud de l’Union Européenne que sur l’Allemagne ou la France. Ce n’est pas parce que le peuple en prend plein la tête qu’il devient révolutionnaire.

Lorsque certains dirigeants de Podemos épinglent « la gauche radicale » française puisqu’elle se montre incapable de faire ce qu’ils ont fait en Espagne, ils ont raison. Et je pense qu’un dirigeant comme Jean Luc Mélenchon a une responsabilité immense dans cette affaire. Aucun mouvement de ce type n’a pu se constituer ni à partir de l’expérience NPA, ni à partir de celle du Front De Gauche (FDG). Le bilan doit être tiré. Le FDG a capté une aspiration au moment de la candidature de Jean Luc Mélenchon aux élections présidentielles de 2012, aux journées d’été du FDG en août 2012 auxquelles ont participé quelques trois mille militants, il fallait écouter ce que disaient les militants qui avaient fait la campagne de Jean Luc Mélenchon. Ils posaient tous la question de la construction d’unités politiques du FDG, démocratiques, contrôlées par ses adhérents, n’impliquant pas forcément l’adhésion à un appareil politique, ni le Parti de Gauche, ni le PCF, sur des registres différents, n’en voulaient. Après les élections présidentielles de 2012, la question d’un Podemos à la française était à l’ordre du jour.

Syriza et Podemos sont des organisations souples, avec des cercles locaux qui expriment un mouvement profond de la classe. Par la force des choses, Alexis Tsipras ou Pablo Iglesias sont des dirigeants qui sont assis sur des mouvements qui se sont constitués démocratiquement et dans la lutte sociale. En France on est resté à la pratique désuète des cartels insidieusement appelés « collectifs », qui transfèrent le pouvoir du peuple au pouvoir des dirigeants de chaque organisation du collectif, et donc pour le FDG installent la pratique du conciliabule secret entre la direction du PCF et la direction du Parti de Gauche sans que la démocratie soit présente. On ne dira jamais assez que si une organisation peut ne pas être démocratique, un cartel même affublé du nom de « collectif » ne l’est jamais. Le cartel électoral s’est fissuré dès lors où les élections municipales ont pesé sur l’organisation la plus dépendante du Parti Socialiste, le PCF. De plus la couche militante qui avait vertébré la construction du Parti de Gauche, voyait dans la sortie du Parti Socialiste la possibilité de se blanchir à gauche du Parti Socialiste et de faire une carrière électorale, même la fédération du Parti de Gauche qui a joué un rôle pour le moins décisif, puisqu’elle est vient de la gauche socialiste de l’Essonne, la fédération de Jean Luc Mélenchon est aujourd’hui en complète décomposition.

En conclusion tout à fait relative, je pense qu’il faut continuer la discussion. J’ai bien conscience que la crise du POI pose toute une série de questions qui vont bien au-delà du seul POI.

L’appareil bureaucratique qui s’est développé sous la direction de Lambert a gelé depuis trente ans toute une série de discussions qui auraient pu être très utiles. C’est ainsi, les organisations révolutionnaires sont à la même enseigne que les partis dits réformistes, elles peuvent dégénérer, tant qu’un parti n’a pas touché à l’exercice du pouvoir, on ne sait pas ce que les hommes qui le composent valent au regard de l’histoire. Et les lambris de la république, cela pèse très lourd. Le seul antidote que je connaisse, c’est la démocratie. Par la pratique de la démocratie sociale, les salariés apprennent à contrôler ce qu’ils font et où ils veulent aller, y compris ils font l’expérience pratique des limites de l’électoralisme. S’il y a une leçon qu’il faut retenir de l’expérience grecque, c’est que le capitalisme mondialisé ne peut même plus tolérer les formes les plus élémentaires de la « démocratie bourgeoise », dont d’ailleurs le référendum n’est qu’une forme abâtardie. Dans les cénacles de la gauche radicale aujourd’hui on parle de tout sauf de l’essentiel, qui doit diriger la société ? le salariat, les ingénieurs, les techniciens, ceux qui sont en mesure de redévelopper les forces productives selon un plan, ou les actionnaires et les banquiers ? Dans la crise des petits producteurs, les choses sont tellement évidentes, celui qui nourrit la population ne peut même plus se dégager un salaire au SMIC tandis que la grande distribution se gave. Quand reparlera t’on enfin du socialisme ?

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:38

http://insurge.fr/15WEB/15TRACT/15_10_10_syrie_bombardements_russes.html

A bas l’expédition militaire de Vladimir Poutine en Syrie

Aucune collaboration avec les dictateurs

Non à toutes les interventions impérialistes

Une expédition militaire criminelle pour briser le peuple syrien

Depuis Mercredi 30 Septembre 2015, Vladimir Poutine a engagé ouvertement l'aviation russe dans une intervention pour sauver le régime de Bachar al Assad. C'est une modification dans la situation syrienne.

Jusqu'alors, Vladimir Poutine tenait ce régime sanguinaire à bout de bras. Désormais son armée intervient directement. Officiellement, il s'agirait d'attaquer l’Etat Islamique. Mais en réalité, ce n'est pas l’Etat Islamique, dont le développement fut encouragé par Bachar al-Assad, qui est visé. Ce sont les régions insurgées qui ont échappé à l'armée de Bachar al Assad.

Toutes les interventions impérialistes protègent Bachar al Assad

Les autres puissances impérialistes et leurs alliés protestent verbalement. Il serait pourtant erroné de voir dans ces protestations une quelconque volonté de secourir le peuple syrien. Au contraire, depuis le début de l'insurrection populaire syrienne au printemps 2011, la politique de tous les gouvernements impérialistes, français inclus, a consisté à interdire que les masses populaires puissent balayer elles-mêmes Bachar al-Assad et son régime.

Depuis plus de quatre ans, les insurgés syriens cherchent à se procurer les moyens nécessaires pour se protéger des attaques aériennes et notamment des barils de TNT. Ils ont aussi demandé des moyens pour repousser l’Etat Islamique, qui ne combat pas Bachar al-Assad mais les insurgés.

Cela leur fut refusé, notamment par les États Unis et la France.

Puis, voyant leurs intérêts menacés par le pourrissement de la situation en Syrie et en Irak, les États-Unis à la tête d'une coalition internationale ont décidé d'intervenir par voie aérienne en visant l’Etat Islamique et sans jamais menacer Bachar al-Assad. Au contraire, le survol actuel de la Syrie implique de coopérer avec les forces armées de Bachar al Assad.

Le gouvernement français a décidé de s'associer à cette opération militaire d'abord en Irak et depuis fin septembre 2015 en Syrie. Pendant que l'aviation de Bachar al-Assad massacre les insurgés, les avions français s'intéressent à l’Etat Islamique. Cela ne peut que légitimer et conforter le régime dictatorial syrien.

Simultanément, François Hollande a infléchi son discours. Certes, il continue à prétendre que Bachar al Assad ne fait pas partie de la solution mais il a proposé de reprendre un plan de transition intégrant des dignitaires du régime.

Ainsi, le refus que les forces révolutionnaires syriennes puissent se procurer les moyens de se défendre et les bombardements américains ou français contre l’Etat Islamique confortent politiquement Bachar al Assad et ont ouvert la voie à l'opération actuelle de Vladimir Poutine. Vladimir Poutine a donc pu considérer qu'il avait la possibilité de s'engager davantage en soutien au dictateur syrien. Maintenant, dans le ciel syrien, les avions français et américains doivent s'entendre avec l'armée de Bachar al-Assad et avec l'armée russe pour circuler dans l'espace syrien.

Rivalités entre impérialismes et coopération contre révolutionnaire

Beaucoup évoquent des considérations « géo politiques », des intérêts divergents entre grandes puissances impérialistes et la volonté de préserver des zones d'influence. Tout cela est réel et ces rivalités peuvent prendre un caractère conflictuel. Mais tout cela ne constitue qu'une facette de la réalité. Car, à l'échelle internationale, les activités économiques sont si imbriquées que les dirigeants des groupes industriels et financiers préfèrent une coopération entre les grandes puissances, y compris la Russie, qu'un affrontement ouvert. Les patrons allemands, français et américains tiennent notamment à pouvoir préserver leurs « affaires » en Russie de même que la Russie a besoin de pouvoir exporter ses matières premières. François Hollande et Angela Merkel, comme Barack Obama ou Vladimir Poutine, sont d'abord à l'écoute de leur bourgeoisie respective.

Plus encore, quel que soit l'antagonisme latent entre les grandes puissances, un intérêt majeur les soude, la peur de la mobilisation révolutionnaire des masses. Tous ces gouvernements sont hantés par la crainte d'irruptions révolutionnaires imprévues, comme ce fut notamment le cas en Tunisie puis en Egypte, en Libye et en Syrie, mais aussi le cas en Ukraine et, il y a quelques jours, au Burkina Fasso. Et pour briser les révolutions arabes ou pour cadenasser le peuple ukrainien qui a osé chasser le dictateur Viktor Ianoukovitch, les puissances dominantes se partagent le travail et organisent la contre-révolution.

A bas l’expédition militaire décidée par Vladimir Poutine

Dans ces conditions, ce serait une erreur tragique d'avoir la moindre illusion vis à vis du gouvernement français et de ses discours « compassionnels » pour le peuple syrien. Face à l'intervention de Vladimir Poutine en Syrie, il n'y a rien à attendre de François Hollande pas plus que de Barack Obama.

Il y a par contre à organiser la mobilisation des organisations ouvrières, partis et syndicats, et démocratiques en soutien aux insurgés syriens, contre l'intervention militaire de Vladimir Poutine, contre toutes les interventions impérialistes et pour que leur soit fourni tout ce qui est nécessaire à leur défense.

Assez de manœuvres internationales sur le dos du peuple syrien.

Ni Bachar al Assad, ni Vladimir Poutine, ni Etat Islamique.

Non aux bombardements décidés par les gouvernements américains et français, c'est au peuple syrien de décider de son propre avenir et de définir l'aide dont il a besoin

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:06

Un des auteurs des attentats d’Ankara identifié (Reuters)

Les autorités turques ont confirmé l'identité de l'un des auteurs du double attentat suicide qui a fait cent deux morts Samedi 10 Octobre 2015 devant la principale gare d'Ankara, a annoncé Lundi 19 Octobre 2015 le premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

Il s'agit, d'après le parquet turc cité par les médias, d'un jeune homme originaire du sud-est de la Turquie dont le frère avait commis une attaque similaire à Suruç, en juillet 2015.

Le parquet d'Ankara a identifié le kamikaze sous le nom de Yunus Emre Alagoz, originaire de la ville d'Adiyaman.

L'enquête se poursuit pour identifier le deuxième kamikaze, a-t-il ajouté, cité par l'agence anatolienne de presse.

Le frère de Yunus Emre Alagoz, Seyh Abdurrahman Alagoz, a été désigné comme l'auteur de l'attentat suicide qui a fait trente trois morts en juillet 2015 à Suruç, près de la frontière syrienne, lors d'une réunion d'étudiants pro kurdes.

Les deux frères se réunissaient dans un petit salon de thé d'Adiyaman avec de jeunes partisans pour prier, lire le coran et rêver d'une vie meilleure en Syrie dans les rangs de l'Etat Islamique.

Le père des frères Alagoz a déposé plainte contre son fils Yunus Emre Alagoz, Jeudi 15 Octobre 2015, le soupçonnant d'avoir rejoint « une organisation terroriste armée », selon deux responsables du parquet d'Ankara joints par Reuters.

Dans une interview accordée dans la journée à la chaîne de télévision Ahaber TV, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a déclaré que quinze personnes avaient été interpellées en lien avec les attentats d'Ankara, dont quatre ont été maintenues en détention.

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