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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:58

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/02/12/europe-ecologie-les-verts-un-parti-en-miettes_4864164_823448.html#xtor=AL-32280515

Europe Ecologie-Les Verts (EELV), un parti en miettes

Le parti de Cécile Duflot parviendra-t-il à se relever du coup que vient de lui porter Emmanuelle Cosse ? Contre l’avis de sa formation, la secrétaire nationale d’EELV a accepté, Jeudi 11 Février 2016, de devenir ministre du logement et de l’habitat durable. Sa décision intervient en plein débat sur la déchéance de nationalité, une mesure à laquelle elle a réaffirmé son opposition Vendredi 12 Février 2016 sur France Inter, et quelques jours après le refus de Nicolas Hulot de rejoindre ce même gouvernement.

L'ancienne présidente d’Act Up siégera en conseil des ministres aux côtés de deux autres écologistes qui avaient claqué la porte d’EELV en 2015, Jean-Vincent Placé, nommé secrétaire d'état à la réforme de l'état, et Barbara Pompili, nommée secrétaire d'état à la biodiversité.

La patronne du parti et deux des trois coprésidents des groupes parlementaires, François Hollande ne pouvait rêver meilleures prises de guerre pour symboliser le retour des écologistes au gouvernement.

Mais l’affichage est en trompe-l’œil. Si Emmanuelle Cosse a dit oui, le parti ne l’a pas suivie. Dès Mercredi 10 Février 2016, un communiqué d’EELV martelait que l’heure n’était pas à la participation gouvernementale.

Quant à Jean Vincent Placé et Barbara Pompili, ils ne représentent à l’heure actuelle qu’un microparti né d’une scission d’EELV et membre de l’Union des Démocrates et des Ecologistes (UDE).

Stratégie d’affaiblissement de Cécile Duflot

L’entourage de Cécile Duflot ne peut s’empêcher de voir dans le choix de ces trois personnalités une stratégie destinée à affaiblir l'ancienne ministre du logement qui n’a pas caché ces derniers mois ses ambitions pour 2017.

« Ce n’est pas du tout un dispositif de reconfiguration d’une majorité gouvernementale, c’est un dispositif tactique et cynique pour essayer de faire de la politique de bas étage », estime ainsi David Cormand, qui a succédé Jeudi 11 Février 2016 à Emmanuelle Cosse à la tête d’EELV.

La députée de Paris, qui avait déjà assisté au détricotage de sa loi pour l'Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR) avec Sylvia Pinel à qui succède Emmanuelle Cosse, doit en outre encaisser l’arrivée de son ancienne protégée dans le ministère qu’elle a occupé de 2012 à 2014.

Des critiques auxquelles la nouvelle ministre a répondu Vendredi 11 Février 2016 sur France Inter, « mon parti a des difficultés et ce n’est pas mon départ qui les aggrave ou pas ».

Comme l’avait fait François Hollande Jeudi 11 Février 2016 sur TF1 et France 2, Emmanuelle Cosse s’est défendue de tout « marchandage » pour entrer au gouvernement alors que le président de la république a annoncé un « référendum local » sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes avant le mois d'octobre 2016. La ministre du logement, qui a redit son opposition au projet, a salué « une volonté de remettre ce dossier dans le débat public ».

« Emmanuelle Cosse n’a rien négocié, cela fait des semaines que François Hollande et Manuel Valls travaillent sur cette hypothèse », souligne Yannick Jadot, député européen EELV. « Mais ce que demandent les opposants au projet, c’est une étude indépendante sur les coûts. Ce n’est pas la même chose et ce n’est pas ce qu’elle a obtenu ».

Dans une lettre adressée Jeudi 11 Février 2016 aux militants, Emmanuelle Cosse, qui y précisait se mettre « en retrait d’EELV », assurait avoir pris cette « décision difficile avec la conscience tranquille ». Selon elle, il y a « une opportunité à se saisir de leviers d’action qui, face aux urgences sociales et environnementales », lui paraissent prévaloir « sur la somme des désaccords ».

Conformément aux statuts du mouvement, David Cormand, jusqu’à présent secrétaire national adjoint d’EELV, a pris les rênes du parti jusqu’au prochain congrès de la formation qui doit se tenir au mois de juin 2016.

Prévenu par Emmanuelle Cosse, Jeudi 11 Février 2016, le nouveau numéro un regrette ce choix. « C’est une trahison par rapport à ses convictions », critique-t-il. « Le parcours politique d’Emmanuelle Cosse est le contraire de la résignation et de la compromission ».

En interne, le choc a été dur à encaisser. « Une secrétaire nationale qui se désintéresse du parti qui l’a mis à cette position pour préférer un poste à son mouvement, cela en dit long sur l’état de notre formation », se désole Yannick Jadot.

Certaines réactions ont été plus violentes. Si Cécile Duflot n’a pas publiquement réagi, ses proches s’en sont chargés. « Emmanuelle Cosse nous fait un Eric Besson », fustige ainsi Marine Tondelier, une dirigeante d’EELV. Une référence à l’ancien socialiste qui avait rejoint Nicolas Sarkozy entre les deux tours des élections présidentielles de 2007.

« Emmanuelle Cosse au gouvernement, la déchéance, c’est maintenant », a également tweeté Sergio Coronado, député EELV des français de l’étranger.

A contrario, à l’UDE, on prend la défense de l'ancienne vice présidente chargée du logement au conseil régional d’Ile-de-France. « Avec Emmanuelle Cosse, François Hollande choisit quelqu’un d’utile et de pragmatique, qui plus est sur un sujet qu’elle maîtrise », s’est réjoui Christophe Cavard, député du Gard.

Délicate position d’équilibriste

La décision d’Emmanuelle Cosse n’est au final pas vraiment une surprise dans le parti, où elle était de plus en plus isolée. Dans une délicate position d’équilibriste, elle avait cherché à rester proche des progouvernement tout en cultivant sa proximité avec Cécile Duflot.

Mais les relations s’étaient distendues, notamment après le départ fracassant de l'ancienne ministre du logement du gouvernement en 2014 souvent vécu comme un coup de force en interne. Emmanuelle Cosse s’était aussi attirée des inimitiés en s’affichant à une réunion organisée en avril 2015 par les futurs sécessionnistes, Jean-Vincent Placé et François de Rugy en tête.

Le congrès du mois de juin 2016 ne pouvait s’annoncer plus mal pour un parti désormais en miettes, où les derniers écologistes réformistes pourraient être tentés de rejoindre leurs camarades de l’UDE revigorés par ces nominations.

Cette échéance interne devrait pourtant être l’occasion de réfléchir au sens de la décision d’Emmanuelle Cosse qui s’inscrit dans la continuité de celles de Jean-Vincent Placé et François de Rugy en 2015 et de celle de Cécile Duflot un an plus tôt. Des choix individuels qui ne sont que le reflet d’une formation qui a perdu le sens du collectif.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 21:19

https://blogs.mediapart.fr/robert-duguet/blog/090216/heloise-nez-voyage-l-interieur-de-podemos

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=16892

http://socialisme-2010.fr/blog2016/fevrier2016.php#fev05

Héloïse Nez, voyage à l’intérieur de Podemos

Vous trouverez ci dessous la deuxième et dernière partie d'un message de Robert Duguet relatif à la question de Podemos.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le blog médiapart de Robert Duguet.

Bernard Fischer

Notes de lecture et réflexions sur l’ouvrage d’Héloïse Nez, « Podemos, de l’indignation aux élections », aux éditions des petits matins. Cet ouvrage est une contribution fort intéressante pour comprendre le mouvement Podemos, son histoire et sa situation actuelle sur l'échiquier politique espagnol.

Les résistances à l’électoralisme ?

« L'horizon électoral » affecte le développement de tous les partis, Podemos n’est pas une exception à cette règle constante de la démocratie bourgeoise formelle. On a donc une tension permanente qui se manifeste sur la manière de faire de la politique. L’organisation pyramidale est privilégiée pour les élections législatives de 2015, quitte à abandonner une implantation territoriale plus ancrée dans la population.

Prenons l’exemple de l’assemblée de Vistalegre en octobre 2014, les militants des cercles rejettent l’hyper personnalisation du leader et réclame l’autonomie politique des cercles locaux. « Nous luttons depuis des années, nous n’avons besoin d’aucun haut dirigeant. Nous avons eu des leaders et nous n’avons rien obtenu ».

Francisco Jurado, qui travaille dans l’équipe de direction en Andalousie explique que « Podemos se dote de documents instaurant un nouveau fonctionnement, mais cette structure se superpose à celle déjà existante. Il y avait une structure informelle très dynamique et on met par-dessus une autre très rigide et très verticale. On n’enlève pas l’autre, mais on la tue. Parce que la capacité exécutive des cercles disparait, on la lui retire pour les conseils citoyens. Les cercles, sentant qu’ils ont de moins en moins de pouvoir de décision, sont donc en voie de disparition. Et aujourd’hui la participation dans les cercles a diminué de moitié par rapport à l’an dernier ».

Dans la direction de Podemos, l’opposition entre, d'une part, le pouvoir des militants et des cercles et, d'autre part, la perspective strictement institutionnelle se traduit par une divergence entre Pablo Iglesias et Pablo Echenique. L’un est légitimé directement par les trois cent quatre vingt mille inscrits des cercles Podemos, l’autre veut que le pouvoir soit rendu aux vingt mille militants actifs des cercles.

Pablo Echenique considère que le système des élections primaires est en fait complètement anti démocratique.

L’auteur s’inspire de travaux de chercheurs sur la France et le Mexique qui expliquent que les procédures de démocratie directe à l’intérieur des partis renforce en fait le pouvoir des dirigeants nationaux et régionaux. Les militants des « bases » se sentent dépossédés de leurs prérogatives militantes et se dissolvent finalement dans la masse des sympathisants transformés en électeurs. A Podemos, cette tendance est renforcée par le fait que le courant qui obtient plus de cinquante pour cent des voix obtient la totalité des postes en jeu, ce qui restreint considérablement la démocratie en interne.

Essouflement et/ou débordement

Après une période de développement fulgurant, Podemos est violemment attaqué par ceux qui risquent de perdre leurs postes d’élus. On verra la croissance d’un parti concurrent de droite, Ciudadanos, qui se développe sur les thèmes de la lutte contre la corruption et la transparence, mais sans remettre en cause les politiques néo-libérales. Son leader, Albert Rivera, est un ancien du Parti Populaire.

Les déceptions, des dirigeants nationaux comme Juan Carlos Monedero expliquent que Podemos a trop insisté sur la facette électorale et « nous avons négligé les cercles, dans le développement interne de notre formation politique, il y a deux moments où nous avons trop ressemblé aux vieux partis ».

Le manifeste « abriendo podemos », « en ouvrant nous pouvons », de juin 2015 veut revenir aux origines du mouvement. Le texte souligne que Podemos n’est plus le seul instrument du changement. Dans un certain nombre de villes des candidatures d’unité populaire renforcent les pressions pour le pluralisme et se tourner vers l’extérieur. Les cercles « doivent récupérer leur rôle d’espace de débats et de décisions politiques ». L’appel insiste sur les mesures, comme le revenu minimum universel, qui ont été abandonnées par la direction. Ou sur la nécessité de faire des alliances avec d’autres forces politiques et sociales. Les signataires, s’ils ne rejettent pas la médiatisation et les élections, insistent sur l’auto organisation des cercles. La ligne officielle de Podemos consiste à dire qu’il est la centralité politique et le candidat naturel de l'unité populaire. En fait aux échelons locaux, des militants d’Isquierda Unida et de Podemos défendent des accords entre organisations sur une ligne de candidature d’unité populaire, permettant l’exercice d’une plus grande démocratie et une liberté de choix des candidats.

La logique Podemos qui imposait de ne pas se présenter en son nom dans les élections locales pour préserver la logique nationale conduit les unités politiques de base à chercher l’autonomie, y compris par rapport à Podemos.

Les conclusions d’Héloïse Nez

Podemos a fait exploser le bipartisme entre le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et le Parti Populaire. Certes la progression électorale est spectaculaire mais les partis traditionnels se maintiennent, surtout le Parti Populaire.

Certes il y a rajeunissement des cadres politiques, mais avec de profondes divergences entre la base et la tactique institutionnelle.

Héloïse Nez explique que « Podemos est bien devenu un nouveau parti politique qui s’inscrit dans les règles du jeu de la démocratie représentative. Il est peu probable qu’il échappe à la loi « d’airain de l’oligarchie », selon laquelle les organisations politiques se bureaucratisent à mesure qu’elles se développent et que leurs dirigeants acquièrent des savoir-faire spécifiques. Une élite est bien en train de se former au sein de Podemos et elle se confronte de plus en plus aux militants des cercles qui ont tendance à déserter l’organisation faute de pouvoir avoir un impact sur les décisions prises ».

L’auto-organisation des cercles à l’origine a été coiffée par un processus classique de détournement des aspirations du mouvement social vers une perspective strictement électorale.

Le programme de Podemos est resté très flou en particulier sur la question de l’indépendance de la Catalogne, face à la montée des indépendantismes, les résultats électoraux en Catalogne sont faibles.

L’attitude vis-à-vis d'Alexis Tsipras et l’accord conclu avec l'Union Européenne amenant la direction nationale à dire que « c’était malheureusement la seule chose qu’il pouvait faire » va poser de sérieux problèmes. Les militants d’Izquierda Anticapitalista, animateurs des cercles locaux, soutiennent le nouveau parti créé par les dissidents de Syriza, Unité Populaire, qui s’oppose aux politiques d’austérité mises en place par le gouvernement grec.

L’auteur appelle de ses vœux un changement de politique internationale, si l’Espagne était dirigée par une coalition anti austérité, elle devrait s’adresser à d’autres formations politiques, Syriza, le Bloco de Esquerda au Portugal, le Sinn Fein en Irlande ou le Scottish National Party (SNP). Ajoutons la victoire de Jérémy Corbyn opposé aux politiques d’austérité à la direction du parti travailliste britannique.

Quelques éléments de réflexion

Ce qui différencie la situation espagnole de la française, selon l’auteur, c’est l’impact de la crise économique sur les conditions de vie de la majorité de la population et de la jeunesse paupérisée. Sans doute, toutefois je ne partage pas les conclusions d’Héloïse Nez, lorsqu’elle énonce le fait qu’un mouvement du même type ne peut pas présentement avoir lieu en France, il faudrait, selon elle, attendre que le capitalisme néo-libéral s’attaque de manière plus frontale à nos conditions de vie. Plus les gens sont opprimés et plus ils deviennent révolutionnaires, c’est un prédicat, souvent utilisé par certains courants gauchistes, qui est manifestement faux. Le mouvement des indignés ne s’est pas développé à partir d’une impulsion donnée par des partis politiques ou des syndicats, mais par des groupes informels de citoyens, s’appuyant du reste sur les nouveaux moyens de communication. Un tel élément de même nature peut en France à un moment donné permettre aux masses d’intervenir sur la scène publique, non seulement pour résister, mais pour prendre en charge leurs propres problèmes. Léon Trotsky définit, dans son « histoire de la révolution russe », le processus révolutionnaire comme « l’intervention des masses en un lieu où se règlent leurs propres destinées ».

C’est très exactement ce que représentait le mouvement des indignés en Espagne. Certes la situation française devient de plus en plus mouvante, des secteurs de la population entrent en résistance contre le gouvernement, mais nous n’avons pas pour l’instant un mouvement d’ensemble pour arrêter la casse. Un tel retard s’explique par le verrouillage institutionnel et politique et par l’état de la représentation politique à « gauche » du Parti Socialiste. Je ne pose même pas la question du Parti Socialiste, sa place est dans les poubelles de l’histoire. Le mouvement des indignés espagnols a brisé l’alternance entre le PSOE et le Parti Populaire, mais aussi a permis de dépasser le frein représenté par Izquierda Unida, cartel d’appareils politiques, à l’image du Front De Gauche (FDG) français, essentiellement contrôlé par le Parti Communiste Espagnol (PCE).

Si l’émergence de Podemos a pu se faire sur la base d’une modification des rapports de force sociaux, l’intervention des indignés étant l’élément décisif, ce parti est aujourd’hui en face de vraies difficultés. Tout d’abord la faiblesse de son programme, le cercle de direction, très largement influencé par les expériences latino-américaines et par le chavisme, cherche des solutions en s’appuyant sur le capitalisme national contre le néo-libéralisme européen, tout en restant dans les structures de l’Union Européenne. Ce jeu d’équilibriste ne pourra pas durer très longtemps. Le caractère flou des positions sur la question de l’indépendance de la Catalogne les a d’ores et déjà mis en grande difficulté. L'état espagnol, issu de la guerre civile et de la dictature franquiste, s’est toujours opposé aux revendications des minorités régionales. Dans la revendication de l’indépendance de la Catalogne, il y a à la fois la volonté de se débarrasser des restes du franquisme à gauche et en même temps des mouvements indépendantistes réactionnaires défendant les intérêts d’une région riche contre les régions pauvres. La question de la constitution de la nation par le programme d’une république sociale reste entière. Podemos n’y répond pas et sa direction reste dans le flou, pour y répondre il faudrait entrer dans une logique anticapitaliste.

Le point qui va à mon sens poser le plus de problèmes dans la vie interne du mouvement est celui de la démocratie.

Nous avons eu à pâtir de cette question dans la crise du FDG français. Un cartel électoral c’est l’absence de démocratie, c’est-à-dire de contrôle des citoyens sur leur propre mouvement, ceux qui ne sont pas membres d’un appareil politique sont de fait exclus des centres de décision. Au Parti de Gauche, c’est là que cette question est apparue de la manière la plus crue et scandaleuse, exclusions, mises à l’écart et mises sous tutelle, au service d’un destin présidentiel, celui de Jean Luc Mélenchon. La démocratie, cela ne veut pas dire que le parti est une auberge espagnole, où chacun peut monter sur la table, mais qu’il est un outil et une mémoire permettant aux opprimés de régler leurs propres problèmes. L’électoralisme à tout crin de la gauche et de l’extrême gauche française nous a conduit à oublier cette chose pourtant primordiale et que nous rappelle Rosa Luxembourg, « ce qui compte avant tout, c’est l’organisation générale de notre agitation et de notre presse afin d’amener les masses laborieuses à compter de plus en plus sur leurs propres forces et sur l’action autonome et à ne plus considérer les luttes parlementaires comme l’axe central de la vie politique ».

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:52

http://www.rtl.be/info/monde/europe/agressions-sexuelles-a-cologne-au-nouvel-an-ce-n-etaient-pas-des-refugies-793714.aspx

Agressions sexuelles à Cologne au nouvel an, ce n'étaient pas des réfugiés

Jeudi 11 Février 2016

On en sait maintenant un peu plus sur les agressions sexuelles qui ont été commises à Cologne dans la nuit du nouvel an. Selon la police allemande, elles ne seraient pas le fait de réfugiés récemment arrivés en Allemagne.

L’enquête sur les agressions sexuelles qui se sont déroulées à Cologne durant la nuit du nouvel an avance. Et, selon la police allemande, ce ne sont pas des réfugiés qui ont commis ces délits, rapporte le journal flamand De Morgen.

Très vite après les faits, des sources policières anonymes avaient indiqué dans les médias allemands que la plupart des agresseurs étaient des réfugiés venus de Syrie et récemment arrivés en Allemagne. Mais selon l’enquête en cours, il n’en serait rien. Sur les cinquante huit personnes arrêtées, seules trois proviennent de zones de guerre, a indiqué le procureur de Cologne Ulrich Bremer au journal allemand Die Welt. Parmi ces cinquante huit suspects, se trouvent vingt cinq algériens, vingt et un marocains, trois tunisiens, trois allemands et deux syriens. Les quatre autres suspects sont originaires de l’Irak, de la Libye, du Monténégro et de l’Iran. Certains des suspects sont, par ailleurs, mineurs.

Le procureur a encore indiqué que la police analysait plus de cinq cent quatre vingt dix heures de vidéos et des échanges téléphoniques et qu’elle avait déjà interrogé plus de trois cent personnes. Actuellement, mille cinquante quatre plaintes ont été déposées. Quatre cent cinquante quatre plaintes concernent de cas de violences sexuelles et six cent plaintes concernent des cas de vol. A l'époque des agressions, certaines sources policières avaient indiqué que les malfaiteurs voulaient principalement agresser sexuellement le femmes et ne pas leur voler leurs affaires, cela ne serait donc pas le cas.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:40

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article153

À propos de démocratie

Par Charles Jérémie

Mercredi 10 Février 2016

Les nouvelles de la guerre que se livrent les deux groupes issus de l’explosion de l'ancienne Organisation Communiste Internationaliste (OCI) illustre à l’échelle microscopique le chaos politique qui se développe dans le pays.

Voilà que Jean Jacques Marie, militant du groupe de Daniel Gluckstein, est dénoncé par celui de Marc Gauquelin comme un « petit bourgeois et un liquidateur ». Le vocabulaire fait froid dans le dos.

Jean Jacques Marie évoque la politique du Parti des Travailleurs d'Algérie (PTA), en lien direct avec Abdelaziz Bouteflika. Il a évidemment raison. Mais cette politique dure depuis des années.

L’une des dernières réunions internationales du Parti Ouvrier Indépendant (POI) unifié se tenait à Alger, organisé par un PTA soutenu et félicité par tous, participaient à cette réunion l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) et le Front de Libération Nationale (FLN) qui soutiennent à bout de bras le régime d'Abdelaziz Bouteflika.

Bref, voilà des années que le PTA mène la même politique. Le problème, cher Jean Jacques Marie, est bien celui-là. Et c’est, notamment, de ce problème qu’il faut discuter. Cet épisode témoigne de la quasi-impossibilité dans ce qui reste du mouvement trotskyste de débattre librement et démocratiquement, sans calomnies ni attaques ad hominem. Cela vaut hélas d’ailleurs pour d’autres camarades qui discutent l’épée à la main. Or la démocratie, c’est le socle pragmatique et le moyen essentiel sans lequel rien ne se fera. D’ailleurs, la plupart du temps, les violences verbales masquent l’incapacité à défendre des idées. Notre réunion devrait aborder ces problèmes.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:15

Les grandes puissances réunies à Munich sur le dossier syrien (Reuters)

Les grandes puissances ont entamé sans illusions Jeudi 11 Février 2016 à Munich de nouvelles discussions pour tenter de faire avancer le processus de paix en Syrie.

A quelques heures de la réunion du Groupe International de Soutien à la Syrie (GISS) dans la capitale de la Bavière, la Russie s'est déclarée prête à discuter d'un cessez-le-feu à partir du premier mars 2016.

Mais selon un responsable occidental, le secrétaire d’état américain John Kerry réclame une trêve applicable immédiatement. C'est « tout ou rien », a dit ce responsable.

L'opposition syrienne fait savoir quant à elle qu'elle ne peut accepter de cesser les hostilités dans le climat actuel car il lui est impossible de faire confiance aux russes.

La poursuite des bombardements russes sur Alep, la grande ville du nord de la Syrie que l'armée syrienne et ses milices alliées cherche à reprendre totalement à la rébellion, gèle pour l'instant le processus de négociation.

Plusieurs membres du conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), notamment les pays occidentaux, ont appelé, Mercredi 10 Février 2016, Moscou à mettre fin à ses raids aériens dans la région d'Alep, où couve une nouvelle grave crise humanitaire, rappelant que la résolution 2254 votée par le conseil de sécurité de l’ONU au mois de décembre 2015 prévoyait l'arrêt immédiat des bombardements des zones civiles.

Selon le ministère russe de la défense, cité par l'agence Tass, l'aviation russe a effectué cinq cent dix sorties et détruit environ mille neuf cent cibles en Syrie pendant la semaine écoulée.

Le premier ministre russe, Dmitry Medvedev, a déclaré que toutes les puissances devaient s'assoire à la table des négociations pour trouver une issue au conflit syrien faute de quoi « une nouvelle guerre froide pourrait se déclencher. Les américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir, veulent-ils une guerre permanente », a-t-il demandé au quotidien Handlesblatt. « Il est impossible de remporter une telle guerre. Tout particulièrement dans le monde arabe où tout le monde se bat contre tout le monde ».

L'offensive sur Alep a conduit à la suspension, Mercredi 3 Février 2016, des discussions inter syriennes entamées à Genève sous l'égide de l’ONU.

L'émissaire spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, espère relancer les négociations le 25 février 2016.

D'après l'agence Interfax, le vice-ministre des affaires étrangères Guennadi Gatilov estime que les négociations de paix pourraient reprendre avant le 25 février 2016.

Pour certains commentateurs, la réunion de Munich est capitale pour savoir si le processus diplomatique va se poursuivre à court terme.

Mais un haut diplomate occidental ne cache pas son pessimisme, « cette réunion risque d'être sans fin et je crains que les résultats ne soient extrêmement minces ».

Dans le même temps, à Bruxelles, les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de la coalition internationale qu'ils dirigent contre l'Etat Islamique d'accélérer la lutte contre l'organisation sunnite fondamentaliste sans tenir compte d'éventuelles avancées sur le plan diplomatique.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté prévenu que la patience d'Ankara à propos du conflit syrien avait des limites et a appelé l’ONU à agir pour prévenir ce qu'il a qualifié de « nettoyage ethnique » chez son voisin.

Quelque quatre cent mille syriens ont été tués depuis que la guerre civile a éclaté dans ce pays il y a cinq ans et soixante dix mille autres sont morts en raison du manque d'eau potable, de nourriture ou de médicaments, écrit jeudi le Guardian, qui cite un rapport du Centre Syrien pour la Recherche Politique (CSRP), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) travaillant notamment avec le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’ONU.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 21:49

Des hôpitaux touchés en Syrie, Ankara menace les kurdes syriens (Reuters)

La Turquie ne permettra pas que la ville syrienne d'Azaz, tenue par des insurgés au nord-ouest d'Alep, tombe aux mains des miliciens kurdes des unités de protection du peuple (YPG), a averti, Lundi 15 Février 2016, le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

Un hôpital et une école d'Azaz, près de la frontière turque, ont été bombardés, Lundi 15 Février 2016, probablement par des avions russes, et des témoins font état de la mort de quatorze civils.

Au moins cinq missiles ont atteint l'hôpital, dans le centre-ville, et une école voisine qui héberge des réfugiés fuyant une grande offensive de l'armée syrienne dans la région d'Alep.

A Marat Nouman, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest, une autre attaque aérienne a frappé un hôpital soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF) et fait au moins sept morts et huit disparus.

Selon le président de MSF France, Mego Terzian, cette frappe a été menée « soit par le gouvernement syrien, soit par la Russie ».

L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) précise qu'un infirmier a été tué dans cette attaque. Cinq infirmières, un infirmier et un médecin sont portés disparus.

Toujours à Marat Nouman, l'OSDH ajoute qu'une frappe a aussi visé l'hôpital national, au nord de la ville, et tué deux membres du personnel médical.

L'offensive gouvernementale dans la région d'Alep, appuyée par l'aviation russe et des miliciens chiites, a conduit les forces loyalistes à vingt cinq kilomètres de la frontière turque.

La Turquie met en garde les kurdes syriens

Les combattants kurdes en ont profité pour reprendre du terrain aux rebelles et étendre leur présence le long de la frontière.

Les YPG, soutenues par les Etats-Unis, sont liées au parti de l’union démocratique (PYD), qu'Ankara tient pour une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et considère à ce titre comme une organisation terroriste.

Parlant à des journalistes dans l'avion qui le conduisait en visite en Ukraine, Ahmet Davutoglu a précisé que les kurdes auraient pris le contrôle d'Azaz et de Tal Rifaat, plus au sud, si l'artillerie turque n'avait pas enrayé leur progression durant le week-end.

« Des éléments des YPG ont été contraints de se retirer des environs d'Azaz. S'ils reviennent, la réaction sera des plus sévères. Nous ne permettrons pas la chute d'Azaz », a dit le premier ministre turc.

Les combattants kurdes, a-t-il poursuivi, doivent aussi se retirer de la base aérienne de Menagh, au nord d'Alep, dont ils ont pris le contrôle, faute de quoi cette base sera rendue « inutilisable ».

Ahmet Davutoglu a aussi conseillé aux YPG de ne pas chercher à s'étendre à l'est de la région d'Afrine ou à l'ouest de l'Euphrate, une « ligne rouge » fixée par Ankara.

Aucun soldat turc en Syrie, affirme Ankara

Pour la troisième journée consécutive, l'artillerie turque a bombardé Lundi 15 Février 2016 des positions des YPG en Syrie à la suite d'une attaque contre un poste-frontière de la province d'Hatay, a annoncé le ministère turc des affaires étrangères.

Le ministre turc de la défense, Ismet Yilmaz, a toutefois affirmé que la Turquie n'avait pas envoyé de troupes en Syrie et n'envisageait pas de le faire, contrairement à ce qu'affirme Damas.

« Ce n'est pas vrai », a-t-il déclaré devant une commission parlementaire. « Il n'est aucunement question que des soldats turcs entrent en Syrie ».

Selon le gouvernement syrien, des forces terrestres turques faisaient partie d'un groupe d’une centaine d’hommes entrés en Syrie Samedi 13 Février 2016 à bord de douze véhicules tout-terrain équipés de mitrailleuses lourdes pour venir en aide aux insurgés.

Ismet Yilmaz a également démenti les informations selon lesquelles des avions saoudiens étaient arrivés sur la base aérienne turque d'Incirlik, dans le cadre de préparatifs contre l'Etat Islamique, tout en expliquant qu'il avait été décidé que Ryad puisse envoyer quatre F-16.

L'armée turque a par ailleurs annoncé qu'un de ses hommes avait été tué, Dimanche 14 Février 2016 vers 19 heures 15, lors de heurts, à la frontière turco-syrienne dans le secteur de Yayladagi, entre les forces de sécurité turques et un groupe qui cherchait à entrer en Turquie.

Le président américain Barack Obama a appelé Dimanche 14 Février 2016 la Russie à cesser de bombarder les rebelles « modérés » en Syrie. La France a également lancé un appel en ce sens.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev, pour sa part, a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention de maintenir éternellement sa présence militaire en Syrie.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:35

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=16868

Communiqué du Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF) sur la répression de la manifestation du Lundi 8 Février 2016 devant l’ambassade de Turquie à Paris

Communiqué concernant les violences policières et les arrestations au cours de la manifestation du Lundi 8 Février 2016 devant l’ambassade de Turquie à Paris pour protester contre les massacres commis par l'état turc au Kurdistan.

Lundi 8 Février 2016, des manifestations ont eu lieu partout en France et en Europe pour dénoncer le massacre, la veille, par les forces de sécurité turques, de soixante civils kurdes dans la ville assiégée de Cizre, ainsi que le silence coupable de la France et de l’Europe. A Paris, à partir de 12 heures, des centaines de personnes ont afflué à proximité de l’ambassade de Turquie.

La police ayant demandé aux manifestants de reculer jusqu’à la place de Bolivie située à une centaine de mètres de là, les représentants du CDKF qui avait déclaré la manifestation ont négocié un délai pour convaincre les manifestants de se rendre sur l’emplacement désigné.

Cependant, bien avant l’expiration de ce délai, les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ont commencé à menacer et pousser la foule, ce qui a provoqué la colère des manifestants.

Comme le montrent plusieurs vidéos filmées au cours de la manifestation, les débordements ont été provoqués par le comportement agressif et menaçant de la police. Jusque-là, les représentants associatifs kurdes avaient le contrôle de la situation et la manifestation était parfaitement encadrée par le personnel de sécurité kurde.

Nous déplorons fortement la brutalité et la violence des policiers qui ont aspergé de gaz lacrymogène et attaqué à coups de matraques les manifestants parmi lesquels il y avait beaucoup de femmes, d’enfants et de personnes âgées. De nombreux manifestants ont été blessés.

Certains ont dû être hospitalisés d’urgence. En réaction, quelques manifestants s’en sont pris aux voitures garées dans la rue, actes que nous ne cautionnons d’aucune manière et que nous condamnons également, même s’ils sont le résultat des provocations et des violences policières.

Nous condamnons également les interpellations et placements en garde à vue arbitraires, ainsi que les insultes immondes proférées par les policiers, en particulier à l’encontre des femmes, au moment des interpellations et gardes à vue. Une militante associative chargée de l’animation de la manifestation a été interpellée de manière extrêmement brutale alors qu’elle se tenait immobile au milieu des manifestants.

D’autres personnes ont été arrêtées alors qu’elles tentaient tout simplement de rejoindre la manifestation. D’autres encore parce qu’elles tentaient de porter secours à des personnes blessées. Au moins vingt personnes ont été interpellées de la sorte et privées de liberté pendant vingt quatre heures.

Comme au Kurdistan où l’état d’urgence justifie une campagne de nettoyage ethnique et le massacre de civils au quotidien, nous disons non à l’état d’urgence qui justifie en France toutes les violences policières et les arrestations et garde à vue arbitraires.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:22

Un rapport de l’Organisation des Nations Unies (ONU) parle de politique d’extermination en Syrie (Reuters)

Le nombre massif de décès dans les geôles syriennes tient de la politique d’extermination et est assimilable à un crime contre l'humanité pratiqué par le régime de Damas, estiment des enquêteurs de l’ONU dans un rapport rendu public Lundi 8 Février 2016.

Cette commission d'enquête demande au conseil de sécurité de l’ONU d'imposer des « sanctions ciblées » aux membres de la hiérarchie civile et militaire syrienne directement responsables ou complices de la mort, de la torture et de la disparition de détenus. Elle s'abstient de les nommer mais la liste est détenue dans un coffre à l’ONU à Genève.

Le rapport, intitulé « loin des yeux, morts en détention » couvre la période allant du 10 mars 2011 au 30 novembre 2015 et s'appuie sur des entretiens avec six cent vingt et un survivants et témoins ainsi que sur du matériel documentaire réuni par l'équipe dirigée par le Brésilien Paulo Pinheiro.

Le nombre de personnes maintenues en détention par le gouvernement du président Bachar al Assad est estimé à plusieurs dizaines de milliers.

Des milliers d'autres ont « disparu » après leur arrestation par les forces de sécurité gouvernementales ou leur enlèvement par des groupes armés, soulignent les enquêteurs de l’ONU.

« Les meurtres et décès décrits dans ce rapport surviennent à une fréquence élevée, sur une longue période de temps et en de multiples endroits, avec un soutien logistique important impliquant de vastes ressources de l’état », poursuit le rapport.

« Il est raisonnable de penser que la conduite décrite revient à une extermination assimilable à un crime contre l'humanité ».

Pénalement responsables

De même, ajoutent les enquêteurs, il est raisonnable de penser que des « officiers de haut rang », parmi lesquels les chefs des administrations responsables des centres de détention et de la police militaire, ainsi que leurs supérieurs civils, sont au courant de ces décès massifs en détention.

Ils sont donc « pénalement responsables à titre individuel », estiment les experts de l’ONU, qui réclament une nouvelle fois que la Syrie soit poursuivie par la Cour Pénale Internationale (CPI).

La fille de l'avocat Khalil Matouk, porté disparu depuis octobre 2012, a raconté avoir été détenue pendant deux mois en 2014 par la sécurité militaire à Damas en raison de ses activités politiques alors qu'elle était étudiante.

« J'étais avec dix autres filles dans une pièce d'un mètre et demi sur deux mètres. Les garçons, eux, étaient trente ou quarante dans ce genre de pièces et certains mouraient », a-t-elle dit à Reuters lors d'une visite la semaine dernière avec Amnesty International à Genève.

« Il y avait plein d'insectes et nous dormions à même le sol, il n'y avait pas de toilettes dans la pièce. Nous avions le droit de sortir pour aller aux toilettes trois fois par jour, nous appelions cela le pique-nique parce que nous pouvions marcher un peu. Parfois, nous trouvions des morts dans les toilettes, rien que des hommes, c’était horrible ».

Veto russe

Quant aux groupes islamistes Front al Nosra et Etat Islamique, ils ont commis des exécutions de masse de soldats gouvernementaux qu'ils avaient capturés et ont soumis les civils à des « procès illicites » par des tribunaux religieux ayant ordonné des peines capitales. Cela constitue des crimes de guerre et, dans le cas de l’Etat Islamique, des crimes contre l'humanité.

« La recherche des responsabilités pour ces crimes et d'autres doivent faire partie de toute solution politique », concluent les enquêteurs.

Lors d'une conférence de presse, Paulo Pinheiro a déploré que les enquêteurs de l’ONU n'aient pu en cinq ans se rendre dans les centres de détention gouvernementaux, malgré des demandes répétées.

Carla del Ponte, membre de la commission et ancienne procureure générale du Tribunal Pénal International pour l’ancienne Yougoslavie (TPIY), a regretté pour sa part que ces crimes soient actuellement commis « en toute impunité. Nous attendons toujours un feu vert de la justice internationale » pour agir, a-t-elle dit. « Le conseil de sécurité de l’ONU ne fait rien et ne peut rien faire à cause du veto », a-t-elle poursuivi, faisant allusion à la Russie, alliée de Bachar al Assad, qui a utilisé son veto en tant que membre permanent pour bloquer les résolutions visant Damas.

Les enquêteurs de l’ONU ont par ailleurs fourni une assistance juridique à plusieurs pays en réponse à quinze requêtes d'information concernant des combattants étrangers en Syrie, a ajouté Carla del Ponte.

« Ce sont des responsables de rang subalterne ou intermédiaire parce que ce sont des combattants étrangers, ce ne sont pas des personnages de haut rang », a-t-elle précisé à Reuters.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:03

Le remaniement lancé avec le départ de Laurent Fabius (Reuters)

Le départ de Laurent Fabius, proposé Mercredi 10 Février 2016 par François Hollande à la présidence du conseil constitutionnel, amorce le quatrième remaniement gouvernemental du quinquennat dont l'imminence se précise mais l'ampleur reste incertaine.

Le ministre des affaires étrangères, qui a confirmé lui-même aux journalistes son changement de fonction à l'issue du conseil des ministres, devrait succéder à Jean-Louis Debré au début du mois de mars 2016, sauf vote contraire des commissions des lois de l’assemblée nationale et du sénat.

« J'ai dirigé la diplomatie française avec fierté et je l'ai servie avec bonheur », a-t-il déclaré lors de la séance des questions d'actualité à l’assemblée nationale, après avoir été applaudi par les députés de gauche.

Pour le remplacer au Quai d'Orsay, deux prétendants restaient Mercredi 10 Février 2016 parmi les plus cités, l’ancien premier ministre Jean Marc Ayrault, qui aurait les faveurs des diplomates, et Ségolène Royal, ministre de l’écologie et ancienne compagne de François Hollande.

« Le chef de l’état est muet, particulièrement sur le remplacement de Laurent Fabius », déclarait Mercredi 10 Février 2016 à Reuters une source proche des tractations.

Au vu des emplois du temps de l'exécutif, la nouvelle équipe appelée à diriger les affaires du pays jusqu'à l'élection présidentielle de 2017 et ressouder une majorité à hue et à dia pourrait être dévoilée Jeudi 11 Février ou Vendredi 12 Février 2016.

Signe de plus, François Hollande sera l'invité des journaux de 20 heures de France 2 et TF1, Jeudi 11 Février 2016, a annoncé la chaîne publique Mercredi 10 Février 2016, après le vote de la réforme constitutionnelle par les députés qui lui redonne un peu d'air.

Parmi les hypothèses jugées les plus fondées, la nomination du président du Parti Radical de Gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, serait acquise en contrepartie du départ de la ministre du logement Sylvia Pinel, également membre du PRG, pour la vice-présidence de la région Midi Pyrénées Languedoc Roussillon. Son éventuel portefeuille, en revanche, reste une inconnue.

La composante verte de la majorité, absente du gouvernement depuis la démission de Cécile Duflot et de Pascal Canfin en mars 2014, pourrait s'incarner en un ou plusieurs postes.

Le retour des écologistes

La fonction emblématique de ministre de l’écologie, refusée la semaine dernière par Nicolas Hulot, pourrait être confiée à un actuel ou ancien responsable d'Europe Ecologie Les Verts (EELV).

Ainsi circulaient Mercredi 10 Février 2016 les noms d'Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV, des députés François de Rugy, Barbara Pompili ou du sénateur Jean-Vincent Placé, qui ont tous trois quitté le parti.

Côté socialiste, les députées Karine Berger, qui fut notamment directrice de la stratégie étude et marketing du groupe d’assurances Euler Hermes, et Valérie Rabault, qui fut spécialiste des risques de marché sur les produits dérivés à la Banque Nationale de Paris (BNP) Paribas, sont considérées comme de possibles entrantes.

Les changements de personnes pourraient s'accompagner d'une restructuration des périmètres de certains ministères.

Emmanuel Macron plaide par exemple pour la création d'un super ministère de l’économie aux compétences élargies.

Sa collègue du travail, Myriam El Khomri, demande pour sa part un secrétariat d’état afin de suivre notamment la mise en oeuvre du plan formation de cinq cent mille chômeurs, a fait savoir son entourage.

Myriam El Khomri doit présenter le 9 mars 2016 en conseil des ministres une loi réformant le code du travail.

Le cercle des « hollandais » connaîtrait des fortunes diverses.

La crise agricole, qui frappe surtout la Bretagne, pourrait contrecarrer la volonté de Jean Yves Le Drian de rester ministre de la défense, alors qu'il a été élu à la présidence de la région Bretagne au mois de décembre 2015, même s'il ne dispose à ce poste d'aucune compétence en matière agricole.

Stéphane Le Foll, qui n'a pas masqué sa lassitude à la tête du ministère de l’agriculture, resterait finalement aux commandes, a-t-on appris auprès de son entourage.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 19:42

Le gouvernement reprend espoir sur la réforme constitutionnelle (Reuters)

Les députés ont adopté Mercredi 10 Février 2016 à la majorité des trois cinquièmes le projet de loi qui inscrit dans la constitution l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, redonnant au gouvernement l'espoir de voir ce texte finalement approuvé par le congrès.

Il faudra en effet passer ce même seuil lorsque les députés et sénateurs réunis à Versailles, sans doute au mois d’avril 2016, se prononceront sur ce texte, à condition que les sénateurs approuvent préalablement le projet de loi au mois de mars 2016.

« Je suis convaincu que ce texte sera approuvé par une majorité au congrès. Chaque étape maintenant doit être franchie », a dit le premier ministre Manuel Valls à la presse juste après le vote par trois cent dix sept voix contre cent quatre vingt dix neuf voix du projet de loi constitutionnelle « de protection de la nation ».

Ce résultat est meilleur que le vote qui avait sonné comme un avertissement, dans la nuit du Mardi 9 Février au Mercredi 10 Février 2016, du deuxième article du texte qui porte sur la déchéance de nationalité, annoncée par François Hollande après les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015.

Cet article avait été adopté avec une marge de seulement quatorze voix, cent soixante deux voix contre cent quarante huit voix, malgré les mises en garde répétées de Manuel Valls à son camp sur le risque de fragilisation du président et les appels à voter pour de l'ancien président Nicolas Sarkozy, opposé en cela à François Fillon dans son camp.

Ainsi, en ce qui concerne le vote sur le deuxième article, cent dix neuf députés socialistes ont voté pour, quatre vingt douze députés socialistes ont voté contre, dix députés socialistes se sont abstenus, trente deux députés républicains ont voté pour, trente députés républicains ont voté contre et six députés républicains se sont abstenus.

Socialistes et républicains divisés

Mercredi 10 Février 2016, cent soixante cinq députés socialistes ont voté pour le projet de loi dans son ensemble, quatre vingt trois députés socialistes ont voté contre et trente six députés socialistes se sont abstenus. Parmi les républicains, cent onze députés républicains ont voté pour et soixante quatorze députés républicains ont voté contre, dont l'ancien premier ministre François Fillon.

« Ce texte ne sert à rien », a déclaré ce dernier, estimant que l'on perdait son temps à débattre de réforme de la constitution au lieu de lutter contre le terrorisme.

Les centristes de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) et les députés du Parti Radical de Gauche (PRG) ont majoritairement voté pour, tandis que les députés d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) et les députés du Front De Gauche (FDG) votaient majoritairement contre.

Le premier article, qui constitutionnalise l'état d'urgence, a été adopté avec plusieurs amendements, comme celui qui constitutionnalise le contrôle du parlement sur la mise en oeuvre des mesures de l'état d'urgence.

La première prolongation de l'état d'urgence est limitée à quatre mois, la prolongation de l’état d’urgence nécessitant une nouvelle autorisation du parlement.

Comme il s'y était engagé à l'égard du groupe républicain, le premier ministre a demandé une seconde délibération pour rejeter un amendement du Parti Socialiste qui remettait en cause le pouvoir de dissolution de l’assemblée nationale par le président de la république.

Le projet de loi constitutionnelle est accompagné de deux projets de lois ordinaires d'application qui seront examinés ultérieurement.

A la demande du groupe socialiste, celui relatif à la déchéance ne contient plus de référence à l'interdiction de l'apatridie, ce qui signifie un retour à la « déchéance pour tous », binationaux et mono nationaux, et précise que la déchéance sera une « peine complémentaire » prononcée le cas échéant par un juge anti terroriste ou pénal et non par l'autorité administrative.

Et maintenant le congrès

Pour la frondeuse socialiste Aurélie Filippetti, qui a voté contre, le vote du Mardi 9 Février 2016 sonne le glas des espérances de l'exécutif et marque une « fracture très grave au sein du vote socialiste. Cela veut dire que ce projet d'inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution ne sera pas voté en congrès à Versailles », a dit la députée sur France Info.

Aurélie Filippetti a souligné que le ministre de l’économie Emmanuel Macron avait critiqué Mardi 9 Février 2016 la déchéance de nationalité lors d'une conférence organisée par la Fondation France-Israël.

« On a prêté trop d'importance à ce débat », a jugé l'un des ministres les plus populaires du gouvernement, selon les propos rapportés par le site internet du Figaro.

« J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place que ce débat a prise. On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale », a-t-il ajouté.

Ces propos, qui ont ajouté à l'ire de Manuel Valls, selon des sources parlementaires, ont galvanisé les frondeurs.

Mercredi 10 Février 2016, Emmanuel Macron a estimé que ses propos avaient été mal compris, précisant qu'il ne s'était pas exprimé contre la mesure mais contre la tournure prise par le débat.

« Mon souhait le plus profond, c'est que cette réforme puisse se faire comme le président de la république l'a voulu, parce que je suis loyal au président de la république et en sincérité avec mes convictions », a-t-il dit sur iTELE.

« Je pense qu'il ne faut pas donner plus de sens à ce débat qu'il ne doit en avoir », a-t-il ajouté.

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