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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:35

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/09/21/trois-deputes-francais-doivent-se-rendre-en-syrie-fin-septembre_4765923_3218.html

Trois députés de la majorité prévoient de se rendre en Syrie à la fin du mois de septembre 2015

Lundi 21 Septembre 2015

Trois députés français ont annoncé leur intention de se rendre en Syrie « à titre privé », du Samedi 26 Septembre au Mercredi 30 Septembre 2015, pour y rencontrer leurs homologues ainsi que des responsables religieux du pays. Dans un communiqué publié sur son site internet, le député du Nord Christian Hutin assure que le but de ce voyage, qu’il effectuera aux côtés de Gérard Bapt, député socialiste et président du groupe d’amitié franco-syrienne à l’assemblée nationale, et de Jérôme Lambert, député du Parti Radical de Gauche (PRG), est avant tout de « manifester la solidarité des parlementaires français avec les minorités d’Orient ».

« Nous souhaitons également manifester notre soutien à la souveraineté de la Syrie, à la défense des institutions de l’état syrien et à l’intégrité territoriale des frontières de la Syrie », poursuit Christian Hutin, député et vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), sur son site. Les trois parlementaires rencontreront leurs homologues ainsi que « les autorités ecclésiastiques » du pays à Damas, Homs et Lattaquié. Christian Hutin dit aussi vouloir « évaluer la situation humanitaire sur le terrain, les besoins alimentaires, la situation des réfugiés membres de toutes les communautés religieuses ».

Le régime syrien « n’est pas infréquentable »

En février 2015, quatre élus français avaient rencontré Bachar al Assad lors d’un voyage à Damas, organisé de façon non officielle. Une initiative qui avait provoqué la colère du gouvernement, qui s’était désolidarisé de cette décision.

Le président François Hollande avait assuré ne pas avoir été prévenu de ce déplacement, et avait déploré une « rencontre entre des parlementaires français qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes avec un dictateur qui est à l’origine d’une des plus graves guerres civiles de ces dernières années ». « Ils ont rencontré un boucher », avait quant à lui commenté Manuel Valls.

Le député Gérard Bapt, qui avait déjà fait le déplacement en Syrie en février 2015, avait annoncé son intention de se rendre une nouvelle fois à Damas sur France Inter, Mercredi 16 Septembre 2015. « Le régime de Bachar al Assad n’est pas infréquentable », estime-t-il, mais « la solution politique ne passera évidemment pas par le maintien du système actuel », selon le député, qui prône un « compromis entre grandes puissances et pays riverains ». A son retour de Syrie, Gérard Bapt avait dû s’expliquer devant ses collègues socialistes, qui avaient brandi la menace d’une « suspension » du groupe d’amitié franco-syrienne à l’assemblée nationale, sans finalement l’appliquer.

« S’il s’agit d’un voyage humanitaire, il n’y a pas de raison de s’y opposer », a déclaré pour sa part le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, contacté par le Figaro au sujet de ce nouveau voyage en Syrie.

« Rien ne doit être fait qui marquerait un quelconque soutien à Bachar al Assad, et tout doit être fait contre l’Etat Islamique », a-t-il ajouté.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:16

http://www.zamanfrance.fr/article/demission-deux-ministres-pro-kurdes-gouvernement-turc-17718.html

Démission de deux ministres pro kurdes du gouvernement turc

Deux ministres turcs du parti démocratique des peuples (HDP) ont démissionné du gouvernement intérimaire, a annoncé le HDP, Mardi 22 Septembre 2015.

Deux ministres du HDP, Müslüm Doğan, ministre du développement, et Ali Haydar Konca, ministre des affaires européennes, ont démissionné de leur poste.

D'après CNN Turk, les ministres auraient démissionné suite à une réunion gouvernementale au motif que le gouvernement aurait échoué à stopper les violences dans le sud-est de la Turquie.

Pour le journal Radikal, ces démissions ont été décidées par le HDP en raison de la ligne politique du gouvernement favorable à la poursuite de la guerre et à cause de l'exclusion des ministres du HDP dans les prises de décisions politiques du gouvernement de coalition.

Le premier ministre Ahmet Davutoglu nommera dès que possible leurs successeurs, ont fait savoir ses services.

La trêve entre les forces turques et l'organisation terroriste du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a volé en éclats en juillet 2015. Les combats, les bombardements et les attentats ont fait des centaines de morts depuis lors.

Des élections législatives anticipées doivent avoir lieu en Turquie, Dimanche Premier Novembre 2015.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:42

http://www.catalunyasiqueespot.cat/es/declaracion-para-el-cambio-social-y-politico-en-catalunya

https://www.ensemble-fdg.org/content/catalogne-elections-au-parlement-autonome

Déclaration pour un changement social et politique en Catalogne

Vendredi 18 Septembre 2015

Le rêve et l'espoir de changement arrivent en Catalogne, le rêve et l'espoir de pouvoir apporter une réponse à l'urgence sociale et nationale que nous vivons et de changer de fond en comble le modèle social et économique qui nous a conduit là où nous sommes, le rêve et l'espoir de construire une Catalogne meilleure, un pays de justice sociale et écologique avec des institutions transparentes et radicalement démocratiques, assurant l'égalité entre les gens et la liberté de décider de ses relations avec le reste du monde, le rêve et l'espoir de pouvoir rendre au peuple citoyen, à tous les hommes et à toutes les femmes qui vivent en Catalogne, leur rôle de protagonistes de leur destin.

Nous vivons des temps durs marqués par des inégalités croissantes entre une minorité privilégiée, qui a profité de la crise pour s'enrichir, et une énorme majorité de personnes qui voient leur vie devenir chaque fois plus précaire et leur voix ignorée. Cette réalité-là n'est pas fortuite, c'est le résultat des politiques menées par les gouvernements respectifs de la Catalogne et de l'Espagne, tandis que nous découvrions leur responsabilité directe dans un grand nombre de cas de corruption. Et pour couronner le tout, l’état espagnol a voulu étouffer les aspirations démocratiques légitimes de la Catalogne en attaquant notre auto gouvernement, notre culture et notre langue.

Mais le peuple citoyen n'est pas resté les bras croisés et ne s'est pas découragé. Ces dernières années, beaucoup de gens se sont mobilisés en défense des droits sociaux et des droits nationaux.

Ils se sont mobilisés dans la rue en manifestant, en faisant grève, en impulsant des initiatives législatives populaires, en défense de ce qui est et devrait être à tous et à toutes et en revendiquant le bien commun, services publics, droit au logement, un travail digne et un environnement naturel habitable. De même, ils se sont mobilisés face aux institutions. Les dernières élections municipales du Dimanche 24 Mai 2015 ont démontré que l'exigence populaire d'une alternative est majoritaire et que gagner pour changer les choses devient possible. Les choses sont déjà en train de changer. Oui, nous pouvons. Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, il est possible de gagner et de faire les choses de manière radicalement différente. Oui, nous pouvons placer les hommes et les femmes de ce pays en position de protagonistes de la transformation sociale pour améliorer le bien-être de la majorité de la population.

A présent, il est nécessaire que cette vague de changement, de rêve et d'espoir arrive partout en Catalogne, il est nécessaire d'articuler cette majorité pour pouvoir construire une alternative capable de gagner, une alternative reposant sur la somme et l'union des mouvements sociaux, sur la pluralité et la diversité, sur une complète participation démocratique par en bas, sur la parité des genres, sur l'éthique et l'honnêteté comme principes inaliénables, sur la conviction qu'il existe une autre forme de comprendre et de faire de la politique et sur un engagement basé sur les valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité.

Organisons le sauvetage du peuple citoyen et non le sauvetage des responsables de la crise

Pour changer le cours des événements, il faut une politique qui place les intérêts des personnes au-dessus de ceux de la finance, le rêve d'un changement doit se traduire dans des améliorations concrètes. C'est pourquoi, nous voulons impulser une candidature qui s'engage à répondre à l'urgence et aux inégalités sociales avec un plan de sauvetage citoyen qui s'attaque aux besoins les plus urgents de la population, le chômage et la nécessité d'un revenu garanti, les expulsions à la rue, l'alimentation, la pauvreté énergétique et la pauvreté infantile. Nous devons changer de fond en comble le système actuel, lequel a provoqué la plus grave crise de ces dernières décennies, par un autre basé sur l'équité, les droits sociaux, les droits des travailleurs, l'écologie et la solidarité, un système assurant un mode de vie soutenable et reconnaissant le travail reproductif et le travail de soins aux enfants et aux personnes dépendantes.

Nous nous engageons à réaliser un audit citoyen de la dette de la Generalitat. Nous voulons savoir qui doit quoi, à qui et pourquoi, et quelle partie de cette dette est illégitime et laquelle ne l'est pas. Les comptes publics doivent être transparents. Leur audit doit permettre de savoir comment a été dépensé l'argent de tous et de toutes et de garantir la priorité aux paiements correspondant aux dépenses sociales.

Nous nous engageons à revenir sur la privatisation, directe ou voilée, des services publics qui a été réalisée sous le prétexte de la crise, comme dans le cas de la gestion de l'eau, et à privilégier la qualité et le contrôle social. Dans le cadre de cette action, il sera procédé à la révision des contrats et des externalisations réalisés par le gouvernement de la Generalitat, à la neutralisation des consortiums ainsi qu'à l'arrêt de la vente des données sanitaires aux entreprises privées.

Nous nous engageons à développer un système éducatif de qualité en augmentant les investissements jusqu'à ce qu'il soit comparable à la moyenne européenne, un système qui aille dans le sens d'un réseau public unique garantissant aussi bien l'accès universel, depuis la crèche jusqu'à l'université, que la démocratie dans les centres d'enseignement avec la participation obligatoire de la communauté éducative.

Nous nous engageons à garantir la démocratie dans les relations économiques, un emploi digne et de qualité et la fin des salaires de misère, de la précarité et des inégalités de genre sur le marché du travail. Le gouvernement de la Catalogne ne peut pas contribuer, directement ou indirectement, à générer des emplois précaires dans la fonction publique. Assez de cadeaux fiscaux et des terrains au rabais pour les multinationales, nous voulons combattre sérieusement la fraude et développer une politique fiscale progressive et écologique.

Nous nous engageons à impulser la transition vers un nouveau modèle économique socialement juste et écologiquement soutenable, basé sur les énergies renouvelables, la défense du territoire et l'arrêt de la spéculation foncière et de la construction d'infrastructures pharaoniques. Nous défendons la souveraineté alimentaire, un monde rural vivant et une Catalogne exempte de cultures transgéniques.

Nous nous engageons à en finir avec la corruption, en augmentant les moyens et les mesures pour lutter contre les corrupteurs et les corrompus et en multipliant les mécanismes d'intervention des citoyens dans les affaires publiques, transparence absolue, code éthique, référendums révocatoires et abrogatifs, processus de participation citoyenne dans l'élaboration des politiques publiques, nouvelle loi électorale, limitations des mandats et élimination des privilèges des politiciens.

Nous nous engageons à construire une société d'égalité entre les personnes, entre les femmes et les hommes, entre ceux d'ici et ceux d'ailleurs, quelle que soit leurs orientation sexuelle, qui garantisse le droit de disposer de son corps, une société débarrassée de la violence machiste, de l'intolérance, des discriminations, du racisme et de la xénophobie.

Nous nous engageons à développer les moyens publics de communication sous le contrôle démocratique des citoyens, en favorisant l'accès à l'information à tous les citoyens, ainsi que des logiciels et l'internet libres. Nous voulons une politique culturelle contre la marchandisation de la culture.

Nous nous engageons à promouvoir une Catalogne solidaire avec le reste du monde, démilitarisée et défendant une culture de paix. Nous nous engageons à soutenir la lutte des peuples d'Europe contre les programmes et les politiques de la troïka, pour refonder l'Europe sur la base des principes de la démocratie. Nous voulons un changement de l'actuel cadre juridique européen, en particulier de la conception de la zone euro qui aujourd'hui asphyxie les pays de la périphérie.

Nous sommes une candidature engagée et solidaire de la lutte des peuples qui, comme en Grèce, résistent face aux attaques d'un capitalisme le plus sauvage.

Une feuille de route constituante pour refonder le pays

Un changement de politique ne suffit pas. Nous avons besoin d'une alternative de gouvernement pour impulser un véritable processus constituant et pour pouvoir décider de tout, du modèle économique et social et des relations avec l’état espagnol. Si nous devons envisager les aspirations nationales, sociales et démocratiques séparément les unes des autres, ou subordonnées les unes aux autres, alors il n'y aura jamais de majorité populaire en Catalogne et nous serons toujours gouvernés par ceux qui disent défendre le pays tout en le spoliant chaque jour de ce qu'il a de meilleur. Nous voulons une candidature qui défende la pleine souveraineté de la Catalogne dans les domaines sociaux, nationaux et démocratiques. Nous voulons une souveraineté réelle et non une souveraineté formelle soumise aux injonctions de la troïka ou du TTIP. La feuille de route d’Artur Mas parle de l'indépendance, mais en réalité elle vide la souveraineté de la Catalogne de contenu et la place entre les mains du pouvoir financier.

Un processus constituant, c'est la réponse stratégique à l'épuisement de l'actuel modèle institutionnel et social et à la nécessité d'entamer une nouvelle phase. Elle permet d'articuler le mal-être social, national et démocratique, en les synthétisant dans un processus visant à récupérer la souveraineté dans tous les domaines et à étendre la démocratie dans notre pays.

C'est pourquoi, les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 doivent avoir un caractère constituant. Une étape s'est terminée et il faut en commencer une autre.

La Catalogne a besoin d'entamer un processus constituant propre basé sur la pleine souveraineté du peuple catalan en tant que sujet collectif qui peut décider de son avenir, un processus constituant qui ne soit pas subordonné ou subalterne par rapport à aucun autre cadre. L'ouverture d'un processus constituant catalan propre et non subordonné est la contribution que nous pouvons apporter, depuis la Catalogne, à la rupture du régime de 1978 dans tout l’état espagnol, partant d'une volonté de collaboration fraternelle entre tous les peuples et de l'impulsion d'autres processus constituants qui pourraient s'influencer et s'encourager mutuellement sur la base de l'identité propre à chacun. Le fait d'initier un processus constituant ne préjuge pas du résultat final quant aux relations que la Catalogne devra avoir avec le reste de l’état espagnol, une république catalane est tout aussi compatible avec un horizon indépendantiste qu'avec un horizon fédéraliste ou confédéral.

Un processus constituant implique de décider de tout contre ceux qui ne veulent pas que nous le fassions, contre l’état espagnol, contre le pouvoir financier et contre les intérêts privés qui utilisent la crise pour s'enrichir. C'est pourquoi nous avons besoin d'un processus populaire, participatif et par en bas, où les citoyens, les organisations et les entités sociales seront les protagonistes et ne seront pas dirigées par un noyau d'experts qui dit parler au nom de nous tous et de nous toutes. Nous proposons donc une feuille de route constituante qui devra impliquer la réalisation d'un référendum, afin de décider quelle relation nous voulons avoir avec l’état espagnol, un processus de définition d'un nouveau cadre juridique et institutionnel de la Catalogne et l'élaboration d'une constitution et sa ratification.

Le peuple de Catalogne n'est pas seul dans ses aspirations au changement. A travers toute l'Europe méditerranéenne, depuis le Portugal jusqu'en Grèce, se propagent des mouvements de protestation et de changement, se propage l'espoir. Notre perspective, c'est l'alliance des peuples euro-méditerranéens contre les politiques d'austérité et d'attaques visant leur souveraineté. Sans une alliance des peuples, il n'y aura pas de victoire contre le pouvoir financier et les institutions internationales anti démocratiques.

Le moment est venu

Les citoyens doivent être les protagonistes. Nous voulons impulser un processus de convergence de toutes les personnes qui pensent qu'en Catalogne il faut une alternative de gouvernement.

Toutefois, nous ne recherchons pas une union d'organisations, mais une union des citoyens. Bien plus que des organisations et des sigles, il faut tenir compte des valeurs et des idées et pouvoir les traduire dans la réalité. Maintenant, il est possible de le faire. Pour cela, une mobilisation citoyenne est nécessaire, par en bas, dans chaque endroit du pays. L'union fait la force, l'union entre divers secteurs, mouvements sociaux et mouvements politiques. L'union de tous ceux et de toutes celles qui travaillent déjà à rendre possible une alternative, dans les mouvements sociaux, les syndicats, les associations de voisins, les plates-formes citoyennes, les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les écoles, les hôpitaux et les divers lieux de travail. En définitive, l'union des personnes véritables protagonistes et artisanes du changement.

Nous voulons construire la candidature de la Catalogne populaire face à la Catalogne des classes privilégiées. Deux modèles de Catalogne sont en jeu, la Catalogne des finances et la Catalogne de la majorité. Ce qui importe ce n'est pas d'où nous venons, mais vers où nous voulons aller. Nous voulons gagner pour ouvrir une nouvelle étape en Catalogne, une nouvelle étape où la priorité ne sera plus les banques, ni les marchés, ni les puissants, une nouvelle étape de justice sociale, où la priorité sera donnée à la vie et au bien-être des voisins et des voisines et de la majorité du peuple.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:07

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-victoire-contre-les-discriminations-la-sncf

Communiqué d’Ensemble

Victoire contre les discriminations à la SNCF

Lundi 21 Septembre 2015

Le conseil des prud'hommes de Paris vient de reconnaître le bien-fondé des recours engagés voilà dix ans par plus de huit cents travailleurs marocains.

Recrutés au Maroc dans les années 1970 au titre de la main d'oeuvre immigrée par la SNCF, ils n'ont jamais eu accès au statut de cheminots, malgré les promesses d'égalité avec les salariés français, ce qui les a gravement pénalisés dans leurs carrières.

En utilisant toute une palette de statuts précaires, la SNCF les a condamnés à rester contractuels à vie. De ce fait ils n'ont eu aucun accès à aucune formation interne ni aux concours internes.

Leurs salaires sont restés bloqués à un niveau largement inférieur à celui des cheminots avec comme conséquence des retraites de misère.

Chacun d'eux se verra attribuer une compensation financière allant de cent cinquante mille à deux cent mille euros.

Certes, la SNCF peut encore se discréditer un peu plus en faisant appel. Elle ne pourra cependant occulter ce scandale révélé au grand jour.

Ensemble se réjouit de cette victoire sur le mépris, les discriminations et l'exploitation d'une main d'oeuvre d'origine immigrée.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:52

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article131

Réunion débat à l’initiative du Club Politique Bastille

Samedi 26 Septembre 2015 à 14 heures 30

Librairie EDMP

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

L’expérience Podemos, son originalité, ses défis

François Sabado ouvrira le débat

L’émergence de Podemos, et ses succès électoraux récemment confirmés, sont un des exemples de réorganisation du mouvement ouvrier et de la gauche radicale en Europe.

Podemos est un phénomène politique bien spécifique. Il renvoie précisément aux particularités de la situation d’une Espagne durement frappée par la crise et l’austérité et aussi marquée par de puissants mouvements sociaux sous le signe de l’indignation. La crise politique proprement dite a conduit à l’actuelle explosion du bipartisme, l’affirmation d’un troisième parti à côté du Parti Populaire et du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), mais ici, à la différence de la France, bien à gauche. Et aussi l’affirmation éclair de Ciudadanos, possible réponse au risque de déliquescence de la droite classique.

Podemos, est une force radicale anti système, mais qui ne se revendique pas comme anti capitaliste, donc avec des limites. Les dirigeants de Podemos, dont Pablo Iglesias, ont cultivé l’illusion d’une possible victoire rapide, résultant d’un assaut contre des partis institutionnels en voie d’effondrement. Cette hypothèse ne se confirme pas.

L’Espagne n’est pas la Grèce. Et le PSOE n’est pas le Pasok. Les référents idéologiques qui ont permis une communication très efficace et d’impressionnants succès électoraux, l’opposition entre « le peuple et la caste », ne sont pas en mesure de répondre aux défis de la situation. Du coup, toutes les questions tactiques et stratégiques sont sur la table. Celles d’une alternative au néo libéralisme, quels liens entre les mesures d’urgence anti-austérité et une rupture avec le système, comment répondre aux contradictions liées aux questions nationales fort prégnantes au sein de l’état espagnol, en particulier en Catalogne et en Euskadi, quelles alliances électorales face à une droite brutale, incluant les composantes d’extrême droite franquiste, quelle articulation entre les processus de mobilisation populaire et les positions dans les institutions et quel type de formation politique nécessaire.

Autant de questions difficiles, qui provoquent la discussion.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 15:49

REPONSE DE GLUCKSTEIN A GAUQUELIN

Je publiais récemment une lettre de liaison du bureau national du Parti Ouvrier Indépendant (POI) sous le titre « préparation du cinquième congrès du POI ».

Ce message mettait gravement en cause les trois secrétaires nationaux du POI.

Suite à la diffusion massive de ce message, les trois secrétaires nationaux du POI écrivaient et demandaient la diffusion d’un droit de réponse.

Vous le trouverez ci-dessous en fichier image.

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article133

Je ne lui ferais pas plus de publicité pour plusieurs raisons.

Premièrement, pour des raisons techniques, à ma connaissance et à la date d’aujourd’hui, il est seulement disponible en fichier image et il n’est pas disponible en fichier texte.

Depuis sa fondation il y a huit ans, mon blog personnel publie exclusivement des messages en fichier texte et ne diffuse pas de messages en fichier image.

Deuxièmement, ce message comporte des détails très précis relatifs au fonctionnement du compte bancaire du POI.

Ces détails sont certainement importants pour le POI de Marc Gauquelin et pour le POI de Daniel Gluckstein, les deux organisations revendiquent l’héritage politique et financier du POI suite à sa scission, mais ils sont, de mon point de vue, totalement secondaires pour tout observateur extérieur.

Troisièmement, j’ai bien évidemment une opinion relative à la scission du POI.

C’est, de mon point de vue, le dernier épisode de la lente et longue descente aux enfers d’une organisation politique d’origine trotskyste dont la stratégie politique est de plus en plus erratique.

Il faudrait et il y a de longs messages relatifs à l’analyse de cette dégénérescence.

Vous trouverez plusieurs d’entre eux si vous consultez mon blog personnel.

Je diffusais par exemple un message du site du Club Politique Bastille disponible si vous consultez mon blog personnel sous le titre « contribution à l’histoire du lambertisme ».

Je vous propose également la consultation des sites et des blogs personnels d’au moins trois autres anciens militants du POI, du Parti Communiste Internationaliste (PCI) ou bien de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI), Vincent Présumey, Pedro Carrasquedo et Denis Collin.

Bernard Fischer

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 15:15

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/19/marine-si-tu-m-entends-par-michel-onfray_4763555_3232.html

Marine, si tu m’entends

Ce sont les politiques libérales, de gauche comme de droite, qui ont contribué à ce que le peuple se tourne aujourd’hui vers le Front National. Athée et favorable au mariage homosexuel, je reste un socialiste libertaire

Par Michel Onfray, philosophe, fondateur de l’université populaire de Caen

Samedi 19 Septembre 2015

Il y a un procédé psychologique bien connu dans les cours de récréation dont la formule est « c’est celui qui le dit qui y est ». Qu’on me reproche d’être l’allié objectif de Marine Le Pen est aberrant. Qu’elle le dise n’est pas étonnant dans sa course à la respectabilité, dans son envie d’avoir des noms d’éventuels compagnons de route et dans son besoin stratégique et tactique d’un point de vue électoral de remplir le vide intellectuel de son parti.

Toutefois, je remarque que la presse qui ne croit jamais rien de Marine Le Pen et qui met en doute son soutien aux juifs de France et aux juifs d’Israël, son diagnostic que la communauté juive est en danger dans certains quartiers français, son aveu qu’Auschwitz fut le plus grand crime du vingtième siècle et sa réitération sur tous les tons que son père et elle n’ont plus rien à voir, ce dont témoigne sa mise au rebut du libéralisme et de l’antisémitisme de son père, cette presse, donc, qui met en doute tout ce qu’elle dit, ne met pas en doute cette affirmation qu’avec d’autres je serais un allié objectif.

Mon athéisme avéré, mon opposition à la peine de mort, ma défense de l’avortement et du mariage homosexuel, mon combat pour l’euthanasie et le clonage thérapeutique, mon refus de jeter tout l’art contemporain à la poubelle, ma défense d’un socialisme libertaire, mon refus de ceux qui, chez elle, relèvent du canal historique du Front National, ainsi que mon dédain de toutes les classes politiques dont elle fait partie, tout cela fait que Marine Le Pen n’est pas plus ma tasse de thé que François Hollande, Jean Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy ou François Bayrou. Qu’ils s’en aillent tous comme dirait l’autre. Je suis devenu et resterait abstentionniste. Un « athée social » pour le dire comme Georges Palante, auquel j’ai consacré mon premier livre en 1989. Je ne crois plus qu’à la politique de la base, celle du peuple qui dit non et s’organise en dehors des syndicats et des partis.

Le prolétariat au fossé

En revanche, je m’étonne qu’on ne pointe pas les réels alliés objectifs de Marine Le Pen, autrement dit, tous ceux qui la rendent possible depuis un quart de siècle. A savoir, la droite libérale et la gauche libérale qui ont fait du mot « souverainiste » une insulte. Le socialisme qui a renoncé à la gauche en 1983 et qui a vendu une télévision publique à Silvio Berlusconi et qui a fait de Bernard Tapie un ministre et un héros des temps du socialisme entrepreneurial.

La gauche qui, avec Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération, déjà, et déjà dans Libération, annonçait aux chômeurs un obscène « vive la crise » en 1984. La gauche qui a fait des accords de Maastricht l’horizon indépassable de la politique et qui, par conséquent, a précarisé des millions de prolétaires en Europe. La gauche qui a jeté le prolétariat au fossé pour lui préférer les bobos qui, plus nombreux, votaient pour elle. La gauche qui vit Nicolas Sarkozy et François Hollande sur la même couverture de Paris Match et qu’on retrouvait, copains comme cochons, pour mépriser le vote des français qui avaient dit non au traité européen en 2005 et qui l’ont quand même eu après que le congrès fut invité à voter contre le peuple.

Cette fausse gauche-là et les journalistes qui, à la télévision, chaque matin sur les ondes de la radio du service public, dans la presse subventionnée par les contribuables, ne cessent de vendre la soupe qui nourrit la petite entreprise de Marine Le Pen. Ensuite, ils lui reprochent ses bourrelets. Ceux-là, oui, sont les véritables alliés de la montée du Front National.

Mais qui le leur dira ? Sûrement pas les journalistes, trop dans l’esprit de corps et pas assez bêtes pour froisser ceux qui le nomment et les appointent, ni les intellectuels de cour, ni la classe politique tout à son jeu d’élection et de réélection. Mais nombre de français qu’on n’entend jamais, eux, le savent et le pensent.

Cette gauche-là a renoncé à être de gauche. Pour ma part, je n’ai pas renoncé à la gauche, celle du 10 mai 1981. Dès lors, le renégat, c’est moi, bien sûr. Il le faut bien si cette prétendue gauche veut encore pouvoir se regarder le matin dans la glace quand elle se rase en pensant à la prochaine élection présidentielle, son seul horizon. Election présidentielle à laquelle je ne voterai pas.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:32

EUROPE EN CRISE

L’Europe libérale est en crise depuis des années et sa crise augmente tous les jours.

Le surgissement du mouvement des indignés en Espagne en mai 2011, la fondation de Podemos en janvier 2014 et sa victoire aux élections municipales du mois de mai 2015, la transformation de la Grèce en une colonie allemande, la montée des mouvements indépendantistes en Ecosse et en Catalogne sont autant d’expression nationales de cette crise.

J’écrivais déjà et j’écrirais encore beaucoup de messages relatifs à ces expressions nationales.

Leur actualité est particulièrement riche. Elle passe en ce mois de septembre 2015 par les élections législatives en Grèce, les élections régionales en Catalogne et l’élection de Jeremy Corbyn à la direction du parti travailliste en Grande Bretagne.

Mais la crise de l’Europe passe d’abord et avant tout par la gestion calamiteuse de son environnement immédiat, par sa participation ou plus exactement par son absence de participation dans les affaires du monde.

L’Europe libérale, dans le meilleur des cas, assiste comme observatrice à l’émergence de la révolution arabe depuis son début en 2011.

La stratégie de l’Europe libérale relative à la révolution arabe, c’est finalement la montée de l’extrême droite islamophobe à l’intérieur des pays de la forteresse Europe et la défense ou la nostalgie des dictatures arabes laïques.

Ces deux formes majeures d’expression de la diplomatie européenne, si elle existe, sont autant de tentatives d’application et d’imposition de l’idéologie de la guerre des civilisations.

La révolution arabe commençait en 2011 en Tunisie et en Egypte.

Elle arrivait rapidement en Syrie. Il y avait ensuite une transformation extrêmement rapide de la révolution en guerre civile et ensuite en guerre régionale, le cancer syrien déstabilisait tous les pays de la région. Quatre ans plus tard, il y a deux millions de syriens en Turquie, un million au Liban et un million en Jordanie. L’Etat Islamique apparaissait en 2013.

L’Europe et les Etats Unis ont deux et seulement deux stratégies dans le monde arabe et plus généralement dans le monde entier. Il y a la stratégie de l’intervention coloniale, comme en Afghanistan, en Irak et en Libye, et il y a la stratégie de la non-intervention, comme en Syrie.

Ces deux stratégies provoquent autant de catastrophes. Elles provoquent des déplacements massifs de population au niveau national et régional. Des centaines de milliers de migrants fuient la guerre et l’effondrement des états nations, ils submergent et engloutissent les institutions nationales et régionales d’Afrique et du Moyen Orient et ils arrivent en Europe.

Il faudrait des chiffres, des statistiques et des considérations historiques et géographiques sérieuses relatives à ces déplacements massifs de population.

Il y a cette année une inflation exponentielle du nombre de migrants, la majorité d’entre eux sont d’origine syrienne et des dizaines de milliers de personnes partent de Turquie, traversent sept pays européens, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Hongrie et l’Autriche, et arrivent en Allemagne.

Tout est aléatoire dans cette filière de migration. Elle n’a aucune raison particulière d’existence cette année par rapport à l’année dernière ou bien à l’année prochaine. Le choix des pays de départ, de passage et d’arrivée est également arbitraire, à l’exception de l’existence de frontières terrestres ou maritimes communes.

Les institutions européennes et étatiques nationales n’ont aucune stratégie de gestion de cette filière de migration massive. Il y avait une opposition syrienne dans l’émigration avant le début de cette vague migratoire, elle comprenait de nombreux groupuscules et de nombreuses personnalités. Il y a aussi dans les pays d’Europe occidentale de nombreuses organisations de défense des droits des migrants. L’opposition syrienne et les organisations humanitaires occidentales n’ont aucune capacité d’anticipation et de gestion de cette vague migratoire.

Plusieurs centaines de milliers de migrants submergent l’ordre européen et mondial d’avant la crise économique de 2008.

C’est la stratégie du chaos.

Il en sortira un nouvel ordre économique et politique européen et mondial.

Bernard Fischer

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:19

https://www.barcelonaencomu.cat/ca/post/la-deshumanizacion-de-la-europa-fortaleza-y-el-nuevo-municipalismo-ante-la-crisis-de-los

La déshumanisation de la forteresse Europe et le nouveau municipalisme face à la crise des réfugiés

Vendredi 4 Septembre 2015

Plus de deux mille personnes sont mortes cette année en tentant de traverser la Méditerranée. Des centaines de milliers de déplacés sont retenus sur les frontières de l'Europe de l'Est. Ils ont tous un dénominateur commun, ils fuient les guerres, les famines et la barbarie. Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), plus de quatre cent mille personnes ont demandé l'asile au premier semestre 2015. Si la tendance se maintient, l'Union Européenne prévoit sept cent mille demandeurs d’asile à la fin de l’année 2015. Les réfugiés viennent de pays comme la Syrie après quatre ans de guerre civile et plus de cent quatre-vingt-dix mille morts, l’Afghanistan en guerre depuis l'invasion et l'occupation de 2001, l'Érythrée, le Nigeria et la Somalie où les droits humains sont systématiquement violés.

L'objectif est de se réfugier dans les pays riches comme l'Allemagne, l'Autriche, la France ou la Suède. Mais cette Europe opulente construit des murs sous la forme de fils de fer barbelés, de militaires qui chargent pour avorter violemment toute tentative de traverser ses limites géographiques et de gardes côtes qui empêchent les bateaux d’atteindre leur destination. L'Europe se barricade. Elle est à l'origine de l'une des pires crises humanitaires depuis la seconde guerre mondiale.

Barcelona en Comu dénonce la politique d'immigration actuelle de l'Union Européenne et de l’état espagnol qui, loin de résoudre rapidement les demandes d’asile et de fournir une réponse humanitaire à un tel exode, renforce ses frontières et ses mécanismes répressifs pour repousser les migrants et les réfugiés. La directive européenne sur l'asile de Dublin a été contestée à plusieurs reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la politique d'asile de FRONTEX et les gouvernements européens se sont engagés dans des discussions bureaucratiques sur la façon de répartir les quotas de réfugiés. En Espagne, les fonds européens alloués aux politiques d'asile et de réfugiés sont destinés à renforcer les frontières.

Cette semaine, le premier ministre, Mariano Rajoy, a suggéré que « l'Espagne serait disposée à discuter » du nombre de personnes qui seraient accueillies, initialement fixé à un peu plus de deux mille sept cent, et qui établirait une relation entre le taux de chômage et le nombre de migrants, comme pour chaque membre de l’Union Européenne. Les milliers de personnes qui se pressent maintenant aux portes de la Hongrie, de la Grèce et de l’Italie, vont-ils attendre que les bureaucrates se mettent d’accord ? La réponse est celle du bon sens, ils n’attendront pas. Les enfants, les femmes et les hommes qui errent d'un pays à l'autre dans des conditions qui portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux ont besoin de solutions immédiates. Leur vie est en jeu. Ils ont besoin d’aller dans un endroit sûr où ils peuvent donner un peu de dignité à leur condition humaine. Et c’est l'Europe qui détient la clé.

La déclaration de Barcelone comme ville ouverte aux réfugiés est une étape qui rompt avec l'égoïsme et qui montre qu'en Europe il y a des gouvernements engagés pour les droits humains. Le réseau des villes refuges auquel se joignent de nombreuses villes espagnoles est un tournant et un désaveu de la politique du gouvernement central de ne pas accepter les réfugiés. La réponse à la crise doit être globale et impliquer toutes les administrations, il est urgent que la Généralité de Catalogne, le gouvernement central et l'Union Européenne modifient leur politique sur les droits humains et allouent des ressources financières et humaines à la crise des réfugiés. Les gouvernements doivent garantir le droit des réfugiés conformément à la convention relative au statut des réfugiés de 1951. C’est ce qu’exigent des centaines de personnes, d’organisations, de groupes et de villes.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 18:28

Les revers répétés de l’armée syrienne ont poussé Moscou à agir (Reuters)

Pour Vladimir Poutine, le renforcement de la présence militaire russe en Syrie pourrait être à terme un atout diplomatique, tout en permettant au Kremlin de détourner l'attention de la communauté internationale du conflit en Ukraine.

Mais si les russes se sont décidés à agir, c'est qu'ils ont constaté avec inquiétude il y a déjà plusieurs mois que l'armée de Bachar al Assad perdait de plus en plus de terrain face aux djihadistes de l'Etat Islamique et aux autres groupes d'opposition.

Ils ont alors décidé d'envoyer des armes et des hommes au gouvernement de Damas, leur fidèle allié au Proche-Orient.

« La situation sur le front était très difficile, pour ne pas dire critique », explique Ivan Konovalov, directeur du centre d'études stratégiques de Moscou. « Une assistance militaire était indispensable, et sur une grande échelle. Les russes ont répondu présents ».

Deux diplomates qui suivent de près le conflit soulignent que Moscou a vu avec de plus en plus d'inquiétude les djihadistes progresser en Syrie. « Les russes cherchent à limiter les dégâts », dit l'un d'eux.

Pour Andrew Weiss, spécialiste américain de la Russie, le Kremlin a vraiment cru à un moment que « le régime syrien était dans les cordes ».

En cas de défaite de Bachar al Assad, la Russie craint de voir des milliers de djihadistes se retourner contre elle, d'après le FSB, les services russes de sécurité, quelque deux mille quatre cent ressortissants russes combattent dans les rangs du groupe Etat Islamique, de même que trois mille ressortissants d'Asie centrale.

Blindés et hélicoptères

« Bachar al Assad est peut-être infréquentable aux yeux de la communauté internationale mais tant que ses soldats font face à l'Etat Islamique il peut compter sur l'aide militaire de la Russie », écrivait récemment Oleg Odnokolenko dans le quotidien Nezavissimaïa Gazeta.

« Les russes envoient un signal très clair, pour le moment, pas question que Bachar al Assad quitte le pouvoir », renchérit une source militaire occidentale.

Le renforcement militaire russe en Syrie est chaque jour plus évident. Des blindés, des pièces d'artillerie et des hélicoptères ont été envoyés sur place.

Vladimir Poutine, qui reste très populaire dans son pays malgré la crise économique, doit cependant faire preuve de prudence dans ce dossier syrien. Après un an et demi de conflit dans l'est de l'Ukraine où la Russie est accusée de soutenir les séparatistes, la population russe ne semble guère disposée à un engagement militaire de grande ampleur au Proche-Orient.

Héritage de l'époque soviétique, les russes conservent une base navale dans le port syrien de Tartous, la seule dont ils disposent en Méditerranée, et le régime de Damas est un de leurs meilleurs clients en matière d'armements. Si Bachar al Assad tombe, l'influence russe dans la région risque de disparaître du jour au lendemain.

« Les russes pensent aussi qu'ils doivent être présents sur le terrain pour peser en cas de défaite du régime », dit l'un des deux diplomates.

Le Kremlin minimise l'importance de sa présence en Syrie et dit se contenter d'honorer les accords de coopération passés avec Damas en matière de livraison d'armes et d'envoi de conseillers. Moscou affirme que ses soldats ne participent pas aux combats.

Pays alaouite

L'intérêt de la Russie semble se porter tout particulièrement sur un aérodrome militaire proche de Lattaquié, un fief du président Bachar al Assad.

Selon la Maison Blanche, les russes ont récemment élargi les pistes de cet aérodrome et y ont déployé des systèmes de contrôle aérien et des éléments de défense anti aérienne.

Pendant quelques temps, deux avions de transport russes s'y posaient chaque jour après avoir survolé les espaces aériens iranien et irakien, dit-on de source américaine.

Sept chars de combat T-90 ont été déployés par la Russie sur cet aérodrome, ainsi que des pièces d'artillerie et environ deux cent fusiliers-marins, ajoute-t-on à Washington.

Au total, des militaires russes se trouveraient actuellement dans six endroits différents de Syrie, notamment dans la capitale Damas.

L'aide russe a peut-être déjà commencé à porter ses fruits.

Les forces gouvernementales syriennes ont commencé à utiliser au sol et dans les airs des armes « très précises » fournies par la Russie.

Selon certaines informations non confirmées, les frappes de l'aviation syriennes seraient désormais plus puissantes et plus précises que par le passé.

Pour les spécialistes de la Syrie, le plan A de Vladimir Poutine consiste à aider Bachar al Assad à tenir Damas et à reprendre le terrain perdu face aux djihadistes et aux autres groupes d'opposition, tout en renforçant le « pays alaouite » fidèle au chef de l’état.

« Le plan B, si Damas venait à tomber, consisterait à aider Bachar al Assad et son armée repliée dans la région de Lattaquié, afin de peser toujours dans les discussions », déclare Dmitri Trenine, ancien colonel de l'armée russe et directeur du centre Carnegie à Moscou.

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