Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:28

http://www.rts.ch/info/monde/7028028-le-realisateur-ukrainien-oleg-sentsov-condamne-a-20-ans-de-prison-en-russie.html

Vingt ans de prison pour le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov en Russie

Un tribunal russe a condamné Mardi 25 Août 2015 le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, opposant à l'annexion de la Crimée par la Russie, à vingt ans de détention « à régime sévère » pour « terrorisme ».

Un second accusé, Alexandre Koltchenko, a été condamné à dix ans de prison. Les deux hommes comparaissaient devant un tribunal de Rostov-sur-le-Don pour « terrorisme, organisation d'un groupe terroriste et trafic d'armes » dans une affaire qu'ils jugent politique.

A l'énoncé du verdict, les accusés ont d'abord souri avant de se tenir par les épaules et d'entamer l'hymne national ukrainien. « Tiens le coup Oleg. Le temps viendra pour ceux qui ont organisé ce procès contre toi d'être sur le banc des accusés, a réagi le président ukrainien, Petro Porochenko.

Accusations niées par les accusés

Oleg Sentsov a été arrêté en mai 2014 à son domicile de Crimée. Il était accusé d'avoir coordonné les activités d'un groupe de militants affiliés au mouvement para militaire ultra nationaliste ukrainien Pravy Sektor.

S'il a reconnu avoir été présent à Kiev pendant les événements du Maïdan, Oleg Sentsov a toujours nié en bloc les faits qui lui sont reprochés.

Condamnations internationales

Les Etats-Unis ont « condamné avec force » Mardi 25 Août 2015 les lourdes peines de prison infligées par la justice russe au réalisateur et au militant écologiste ukrainien. Le département d’état a fustigé des « allégations sans fondement de comploter des attaques terroristes » et qualifié ces condamnations « d’erreur judiciaire ».

L'Union Européenne a estimé de son côté que le procès « viole le droit international et les bases élémentaires de la justice », a déclaré la haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères, Federica Mogherini, appelant à la « libération immédiate » d'Oleg Sentsov et de son coaccusé Alexandre Kolchenko.

Actes de torture dénoncés

Le réalisateur âgé de trente-neuf ans a évoqué les actes de torture dont il affirme avoir été victime en prison. « Quand on vous met un sac sur la tête et qu'on vous frappe, vous pouvez en une demi-heure oublier ce en quoi vous croyez et avouer tout ce qu'on vous demande. Mais que valent vos convictions si vous n'êtes pas prêt à souffrir pour elles », a-t-il lancé dans sa déclaration finale, conclue par des applaudissements dans le public.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:09

http://www.europe1.fr/international/grece-les-gens-partent-par-milliers-de-syriza-2504615

Les militants partent par milliers

Par Sébastien Krebs, envoyé spécial à Athènes

Samedi 22 Août 2015

Alors que les grecs sont appelés à voter au mois de septembre 2015, le parti d’Alexis Tsipras risque de ne pas obtenir le même score qu’il y a sept mois.

C'est un pari risqué que fait Alexis Tsipras en convoquant de nouvelles élections législatives en Grèce. Son parti, Syriza, a explosé. Son aile gauche a fait sécession et créé un nouveau parti contre le plan d’austérité que le premier ministre a fini par accepter. Beaucoup d'anciens électeurs et de militants sont déçus et se sentent trahi après leur vote pour le non au référendum du Dimanche 5 Juillet 2015.

Dans les sections de quartier de Syriza à Athènes, le rideau de fer est baissé. On n'y voit pas âme qui vive. Les militants ne semblent pas se précipiter pour préparer la future campagne.

Certains racontent que beaucoup ont pris leur distance avec le sentiment d’avoir été trahis après le non du référendum, comme Stadis. Ce grec avait pourtant mis tout son cœur avec les jeunesses de Syriza pour faire gagner Alexis Tsipras. Mais il n’est pas question de rempiler.

« Nos dirigeants ont pris une autre voie que celle sur laquelle nous nous étions mis d’accord. Et maintenant ils veulent que nous, la base, on les suive ? Je ne pense pas que nous allons le faire », déplore le militant, qui estime que « beaucoup de gens sont déçus. Très peu soutiennent encore Alexis Tsipras ». A ses côtés, une amie s'estime aussi « trahie. Je n'ai plus confiance », ajoute-t-elle.

Récupérer ces militants déçus. Au comité central de Syriza, Statis Kouvelakis confirme, les militants désertent. « Les gens partent par milliers. Des sections entières mettent la clé sous la porte », assure ce membre de l'aile gauche du parti. « Les militants de Syriza, comme des millions de grecs, sont choqués, déçus et même révoltés par cette incroyable volte-face d’un gouvernement qu’ils ont élus il y a à peine sept mois pour rompre avec l’austérité et qui leur ressert une version aggravée de tout ce qu’ils ont subi pendant cinq ans », analyse-t-il.

Cette aile gauche espère récupérer et s’appuyer sur cette base militante, cette jeunesse pleine d’espoir et qui a porté au pouvoir Alexis Tsipras et qui pourrait lui faire défaut dans un mois.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 21:38

http://www.ccaa.elpais.com/ccaa/2015/07/28/catalunya/1438082767_848976.html

Ada Colau supprime des accusations pénales de la municipalité contre des militants

Le conseil municipal de Barcelone veut réduire de moitié le coût de huit millions d’euros en avocats extérieurs

Mardi 28 Juillet 2015

« Nous ne demanderons plus jamais cinq ans de prison contre des grévistes alors que la corruption est tolérée », a dit le troisième maire adjoint du département des droits, de la citoyenneté, de la participation et de la transparence de la ville de Barcelone, Jaume Asens, en annonçant sur le réseau social twitter la décision de l'administration municipale, sous la direction d’Ada Colau, de retirer toutes les accusations de la municipalité contre des militants en raison d’altercations, et de ne plus le faire dans l'avenir. Le conseil municipal ne le fera plus que dans des cas exceptionnels ou touchant les droits humains, comme dans le cas de mauvais traitements ou de torture.

Le conseil municipal continuera à réclamer la responsabilité civile comme préjudice en cas, par exemple, de dommages au mobilier urbain. Mais il ne demandera pas de responsabilités pénales, un travail qui fait déjà l'accusation, a déclaré Jaume Asens, qui a insisté sur la nécessité d'éviter la double peine. Le maire adjoint a également maintenu que la personnalité municipale dans les affaires pénales est une « anomalie » de la ville de Barcelone qui ne se faisait pas à l'époque du maire Pasqual Maragall.

Depuis 2010, la ville de Barcelone a porté plainte dans cent trois cas, dont seize sont toujours en attente de jugement ou de condamnation. Chaque dossier peut comporter plus d’une accusation.

Parmi les seize dossiers en suspens, il y a les accusations qui ont leur origine dans les émeutes contre l'expulsion de Can Vies en 2015, celles qui ont eu lieu pendant les grèves générales de 2010 et de 2012 ou au cours d'une marche en soutien aux protestations dans le quartier de Gamonal de Burgos, en 2014. Jaume Asens a expliqué que la décision permettra d'économiser quatre-vingt mille euros, correspondant au travail de deux employés qui seront reclassés.

Le maire adjoint, qui est un avocat pénaliste, possède une longue expérience de défense des militants qui ont été inculpés pour leur participation à des manifestations.

En outre, le troisième maire adjoint a également expliqué l'intention du gouvernement d’Ada Colau de réduire de quarante-cinq pour cent par an les dépenses d’externalisation des services judiciaires. Le maire adjoint a déclaré que, au cours du dernier mandat, l'exécutif de Xavier Trias avait consacré huit millions d’euros à des avocats externes aux services juridiques municipaux.

En outre, Jaume Asens s’est engagé à « ne pas concentrer l’externalisation de ces services dans certains cabinets professionnels ». Cela a été le cas jusqu'à maintenant, a-t-il dit, bien que la liste de l’ancien maire comprenait plus de trente cabinets d'avocats, à la fois des grandes entreprises, comme Uria, Garrigues, Cuatrecasas et Roca Junyent, et des petites entreprises.

Les services juridiques de la municipalité de Barcelone sont composés de vingt-deux avocats et un total de deux cent vingt professionnels qui émettent huit cent rapports annuels, a expliqué son directeur, Alfred Lacasa. Il a déclaré que lui-même continuera à utiliser un soutien juridique extérieur pour traiter des questions pour lesquelles les avocats municipaux n'ont pas de compétence. A titre d'exemple, il a noté les litiges autour de la marque Barcelone.

Jaume Asens a fait valoir que les décisions qui ont été annoncées étaient dans le programme électoral de Barcelona en Comu et il a rappelé que l'une des premières décisions qui a été prise par Ada Colau a été de retirer des accusations contre deux étudiants, Ismael Benito et Dani Ayyash, pour leur participation aux mobilisations de la grève générale du 29 mars 2012.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:38

http://www.humanite.fr/ensemble-des-alliances-possibles-dans-chaque-region-581982

Des alliances possibles dans chaque région

Par Aurélien Soucheyre, envoyé spécial de l’Humanité à Bordeaux

Lundi 24 Août 2015

Ensemble appelle tous les partis de la gauche anti libérale à s’unir pour les élections régionales

Unité, le mot d’ordre d’Ensemble est décliné sans relâche lors de son université d’été, organisée depuis Samedi 22 Août 2015 et jusqu’à Mercredi 26 Août 2015 à Bordeaux. Unité du Front De Gauche (FDG), unité de toute la gauche qui s’oppose à l’austérité et au gouvernement. Unité, enfin, des mouvements et partis progressistes qui veulent changer de logiciel en Europe. « Cette rentrée politique n’est pas comme les autres », lance Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble.

« Il y a urgence, le FDG doit faire avancer rapidement la question du rassemblement et d’un programme bâti en commun. Nous sommes sur une ligne de crête et devons travailler d’arrache-pied face aux crises qui s’accentuent et menacent la gauche ». En ligne de mire, la crise environnementale et sociale, mais aussi la crise politique et européenne après le tour de vis imposé à la Grèce et la montée de l’extrême droite.

Converger sous un label commun

« Nous devons poursuivre la réflexion lancée avec les chantiers de l’espoir, créer du lien car nous avons beaucoup plus de points communs que de désaccords », ajoute Marie-Pierre Toubhans, autre porte-parole d’Ensemble, qui appelle les composantes du FDG à s’unir avec Europe Écologie Les Verts (EELV), Nouvelle Donne, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et d’autres pour les élections régionales du mois de décembre 2015.

« Les alliances sont possibles dans toutes les régions. Elles ne doivent pas s’arrêter à seulement cinq ou six comme actuellement. Nous devons converger sous un label commun qui reste à créer et qui enverra un signal très fort », précise Jean-François Pellissier. Lui aussi porte-parole d’Ensemble, il prévoit d’appeler Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV et candidate en Île De France, à s’unir avec le FDG. Éric Coquerel, co-coordinateur national du Parti de Gauche, est favorable à cette union et considère que « malgré les divergences, se mettre d’accord sur un projet pour gouverner une région, c’est souvent le plus simple ».

« Les élections régionales, ce n’est que le début. Il va falloir composer sur le temps long pour construire le périmètre large d’une gauche écologique et citoyenne qui nous sorte de l’impasse sociale-libérale de François Hollande », ajoute Élise Lowy, du bureau exécutif d’EELV. David Pellicer, responsable du Parti Communiste Français (PCF) du Tarn-et-Garonne, appelle au « dépassement du FDG pour devenir majoritaire ». La veille, le FDG, Syriza, Podemos, die Linke, le Sinn Fein et le Front Populaire Tunisien s’étaient réunis lors d’un meeting pour combattre le despotisme des institutions financières et européennes.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:22

http://www.marianne.net/tsunami-privatisations-frappe-grece-100236408.html

Le tsunami des privatisations frappe la Grèce

Par Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne

Dimanche 23 Août 2015

Il paraît que les touristes continuent d'être séduits par la Grèce, tant mieux. Mais d'ici peu, parmi les principaux bénéficiaires, il y aura le consortium allemand Fraport Sientel. C'est en effet ce groupe qui a mis la main, pour un milliard deux cent trente millions d'euros, sur quatorze des aéroports régionaux du pays, privatisés en catastrophe. Il s’agit notamment de villes très appréciées des touristes, comme Thessalonique, Corfou, Rhodes, Kos ou encore Santorin. Fraport Sientel a fait savoir avec satisfaction qu’il était désormais « le nouveau propriétaire ».

Telle est l'une des conséquences du plan imposé par l'Union Européenne à Alexis Tsipras, au nom du retour aux « grands équilibres », qui prépare les déséquilibres de demain. Cette vente fait partie du gigantesque programme de privatisations, qui passe par la création d'un fonds visant à dégager cinquante milliards d'euros. A l'origine, suprême humiliation, ledit fonds devait être installé au Luxembourg. Finalement, il restera à Athènes, mais sous l'étroite surveillance des créanciers, autrement dit de ceux qui tirent sur la corde étranglant le peuple grec.

Quand il était arrivé au pouvoir, Alexis Tsipras avait annulé cette vente d'aéroports, qui tient de la braderie générale et qui est ressentie comme telle dans tout le pays, d'autant qu'elle avait été décidée par le gouvernement en place avant l'arrivée de Syriza au pouvoir. Mais, cette fois, Alexis Tsipras a dû céder et passer sous les fourches caudines d'une Europe où l'Allemagne donne le ton, au point d'organiser la curée à son profit. Des âmes sensibles n'aiment pas qu'on leur rappelle ce simple constat. Il leur faudra méditer ce passage d'une récente tribune publiée dans le Monde par Romano Prodi, ancien président de la commission de Bruxelles, « l'Europe allemande est maintenant sur le point de prévaloir sur l'aspiration à une Allemagne européenne »

Après les aéroports, à qui le tour, sans doute des ports, les chemins de fer, l'équivalent grec d'EDF et d'autres entreprises, bientôt emportées par un tsunami de privatisations qui va vider de sa substance un pays déjà affaibli, aggravant à terme le problème d'une dette qui ne sera jamais remboursée. Mais, de cela, il est interdit de parler. Chacun sait pourtant que c'est le cœur de la crise. Même le Fonds Monétaire International (FMI) le laisse entendre mezza voce.

Les europhiles béats continuent néanmoins à répéter en rond qu'il n'y a « pas de plan B » et qu'il n'y a aucune « autre politique » possible, comme le ressasse encore Christophe Barbier dans son éditorial de l’Express. Il suffit pourtant de prendre l'avion pour Athènes afin d'aller admirer sur place l'effet mirifique et salvateur du plan A, comme Austérité.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:03

https://www.lepartidegauche.fr/communique/grece-communique-commun-parti-gauche-d-unite-populaire-33174

Communiqué commun du Parti de Gauche et d’Unité Populaire

Panagiotis Lafazanis, président du groupe parlementaire d’Unité Populaire, s’est entretenu aujourd’hui, Lundi 24 Août 2015, avec Jean Luc Mélenchon, député européen, Eric Coquerel et Danielle Simonnet, coordinateurs nationaux du Parti de Gauche.

La discussion s’est déroulée dans un climat fraternel et a permis de dégager des préoccupations communes sur les questions essentielles que les forces de la gauche de transformation sociale affrontent actuellement en Europe. Les politiques d’austérité continuent leurs effets dévastateurs, amplifiés dans les pays qui, comme la Grèce, sont soumis à des mémorandums successifs. Ces politiques sont imposées de la façon la plus brutale par les dirigeants européens et mises en œuvre par les mécanismes institutionnels de l’Union Européenne. Elles conduisent à une aggravation des inégalités, à une division croissante de l’Europe et nient toute idée de démocratie, de souveraineté nationale et populaire. C’est une Europe sous hégémonie allemande qui émerge, soumise aux dogmes néo libéraux et à une vision géo politique digne de la guerre froide, qui s’oppose avec la plus grande détermination à toute tentative de transformation progressiste. Dans ce cadre, l’euro n’est pas une simple monnaie unique mais un projet politique et un moyen de chantage vis-à-vis de toute tentative de rupture avec le néo libéralisme.

Panayiotis Lafazanis a salué le projet d’un sommet internationaliste du plan B proposé par le Parti de Gauche. Un tel sommet permettrait de rassembler les forces de l’autre gauche qui se donnent comme objectif de transformer l’Europe actuelle et de discuter d’un plan alternatif qui, sans en faire une fin en soi, pourrait aller jusqu’à la rupture avec l’euro si les dirigeants et les institutions actuels persistent dans leur intransigeance face à toute remise en cause des politiques d’austérité et de négation de la démocratie. Ce projet internationaliste est d’une grande urgence si on veut rester fidèle aux aspirations portées par les combats des forces progressistes et des peuples européens. Il aurait été nécessaire pour aider ces derniers mois le gouvernement Syriza devant le chantage de l’Euro-groupe, il peut s’avérer indispensable demain si les forces qui s’opposent à l’Europe austéritaire prennent le pouvoir en Espagne, en Irlande ou encore en France.

Le Parti de Gauche a adressé à Unité Populaire une invitation à participer à son Remue-Méninges.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 18:42

http://www.elperiodico.com/es/noticias/sucesos-y-tribunales/juez-apoya-expediente-sancionador-banco-por-tener-viviendas-vacias-4374462

La municipalité de Terrassa a remporté le premier jugement contre une banque pour des amendes pour des appartements vides

Un juge rejette un recours de Bankia dans une résolution pionnière

Mardi 21 Juillet 2015

La dixième cour administrative de Barcelone a rendu une décision favorable à la ville de Terrassa en rejetant l'appel interjeté par Bankia contre les procédures disciplinaires pour des maisons vides.

Le conseil municipal de Terrassa a ouvert, Jeudi 25 Juin 2015, une procédure disciplinaire pour forcer la banque à occuper l'un des logements vacants qu’elle possède dans sa ville, une affaire qui a donné lieu au premier jugement en Espagne sur cette question.

Le conseil municipal a célébré ce jugement qui avalise l’imposition d’amendes coercitives aux entités bancaires pour des maisons vides pendant plus de deux ans, la municipalité de Terrassa est pionnière dans ce domaine et espère que cette décision sera un exemple pour les autres villes.

« C’est une victoire juridique d'une grande importance, parce qu’elle nous donne raison pour la première fois à un niveau sans précédent et parce que certaines parties intéressées avait contesté notre décision », a dit dans une déclaration le maire Jordi Ballart.

« Elle représente un grand pas en avant pour nous et aussi un message d'espoir pour toutes les personnes qui ont passé des années à exiger un logement décent et pour les municipalités qui ont décidé ces actions légales », explique Jordi Ballart.

Le jugement stipule que les amendes sont « solidement » fondées et « réaffirme » l'ensemble du processus institutionnel pour démontrer que la maison était vide et la revendication que l'entité l’occupe, citant la mise en œuvre de la loi sur le logement de la Catalogne.

La municipalité de Terrassa a été la première en Espagne à recenser les maisons vides et à imposer des amendes coercitives, la première en 2013, pour forcer les entités à occuper les maisons ou à les transférer comme logement social, à l'heure actuelle, il y a huit cent deux dossiers ouverts et cinquante-six recours contentieux en cours.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:24

http://www.vicepresidencia.gob.bo/spip.php?page=expositor&id_expositor=10

Biographie d’Alvaro Garcia Linera

« Il faisait nuit et il semblait que tout était fini. Obligations, coups de pied, rester debout sans dormir tous ces jours, torturé et menacé d'une balle dans la tête en raison de mon refus de trahir mes camarades, ils devaient prendre une décision, ou bien me tuer à ce moment ou bien ils seraient les perdants et permettraient d'utiliser la flamme de vie sauvée pour reconstruire et réaliser nos rêves collectifs d'un pouvoir indigène ».

La vie d'Alvaro Garcia Linera est marquée par la lutte pour le pouvoir des peuples indigènes et des classes laborieuses. Un des moments qu’il rappelle sans cesse, comme une étape importante dans la construction de sa pensée et de son action politique, est novembre 1979.

Un moment d'unité et de soulèvement du prolétariat minier et des communautés indigènes, tous les éléments qui sont réunis dans sa vie, « je construis une image héroïque des événements. C’était l'éveil indigène. C’est devenu une obsession de comprendre ce que cela signifiait et jusqu'à présent je suis un marxiste séduit par l'insurrection indigène ».

Il se définit comme « marxiste classique » et le développement de sa pensée vient des premières années de sa jeunesse, lorsqu’il approche plusieurs classiques de la connaissance universelle, comme Kant, Hegel, Gramsci, Nietzsche et, bien sûr, Marx et Lénine. En 1981, il part à Mexico pour poursuivre ses études de mathématiques à l'Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM), où il a obtenu ses diplômes du premier et du deuxième cycle. Il a également trouvé des réponses à certaines de ses questions, grâce à l'influence des guérillas paysannes indigènes d'El Salvador et du Guatemala et du mouvement du Nicaragua.

« Pendant ce temps, je trouvais une autre voie. Je trouvais des explications pour beaucoup de choses que je ne trouvais pas dans la gauche bolivienne de l’Unité Démocratique Populaire (UDP), du mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) et du Parti Socialiste ».

Sans doute, son séjour à Mexico l'a influencé de manière décisive, bien que sa lutte était en Bolivie et les événements l’ont rattrapé, « l’UDP s’est effondrée et a provoqué une grande rébellion et insurrection ». À son retour en Bolivie, en 1985, il engage des contacts avec les paysans et les dirigeants de mineurs qui faisaient partie des structures politiques des secteurs populaires. Parmi eux se trouvait Felipe Quispe. Depuis lors, il commence des visites dans les communautés indigènes et dans les centres miniers pour propager le discours du soulèvement indigène et ouvrier pour la prise directe du pouvoir. En vertu de cette idéologie, un groupe de dirigeants et de militants, dont Alvaro Garcia Linera, organise les Ayllus Rouges. A cette époque, le dirigeant cocalero Evo Morales, bien que très jeune, se montrait le plus clair dans la défense de son secteur.

Les postulats d’Alvaro Garcia Linera étaient vraiment révolutionnaires et ils touchaient l'ancienne gauche traditionnelle bolivienne, qui ne pouvait pas quitter son ancrage dans les principes du nationalisme révolutionnaire et dans les manuels de vulgarisation de la pensée marxiste. L'idée de la communauté indigène comme un espace de création révolutionnaire dérangeait plus d'un membre de l’internationale communiste.

Puis Alvaro Garcia Linera fait partie de la fondation de l’Ejercito Guerrillero Tupaj Katari (EGTK), dont l'objectif était de soutenir l'insurrection indigène. Le noyau central de cette organisation était la communauté aymara des hauts plateaux de la Paz. « EGTK était la structure politique militaire la plus grande des cadres politiques indigènes dans les quarante dernières années en Bolivie, jusqu'à ce que le MAS gagne les élections en 2005 ». Jusqu'en 1992, Alvaro Garcia Linera se consacre presque exclusivement à l'organisation et à la contribution idéologique de l’EGTK, dans la tâche permanente de concilier la théorie indianiste avec le marxisme, générant une pratique révolutionnaire communautaire.

Le 9 mars 1992, les services secrets de l’état bolivien arrêtent Raul Garcia Linera, frère d'Alvaro Garcia Linera, et ce dernier un mois plus tard, le 10 avril 1992, qui subissent la torture pendant plusieurs jours, avant d'être présentés devant le ministère public. Dans les mois qui suivent de nombreux autres membres de l’EGTK tombent aussi prisonniers, y compris Felipe Quispe Huanca. Les principaux dirigeants de l’EGTK sont détenus ensemble à la prison de Chonchocoro, sans procès pendant cinq ans, Alvaro Garcia Linera a pris le temps de lire et de réfléchir profondément à la théorie marxiste, atteignant le sommet de l’abstraction intellectuelle avec son livre « Forma Valor, Forma Comunidad », publié pendant sa détention.

En parallèle, la période de détention signifiait pour lui une confrontation permanente avec la pensée néo libérale. Beaucoup de ses écrits de cette période se réfèrent à de vives critiques de la pensée des libéraux et d’anciens militants de gauche reconvertis à la mode du libre marché.

De la prison, il forme l'un des rares bastions dans la lutte contre ce pouvoir idéologique et politique tandis que, pour la plupart de la gauche traditionnelle, il était plus facile de rejoindre la vague néo libérale en échange de quelques centimes.

En 1997, sans avoir été jugé, Alvaro Garcia Linera est libéré. La même année, Evo Morales est élu député. Une fois libéré, la tâche principale pour Alvaro Garcia Linera est très claire, réorganiser, construire une nouvelle structure politique capable de faire face à l'assaut libéral et reprendre le projet de prise de pouvoir par un bloc populaire. Avec Luis Tapia, Raul Prada et Raquel Gutiérrez, entre autres, il forme le groupe universitaire Comuna, comme nouveau moyen pour lutter contre l'idéologie néo libérale. En parallèle, il a été nommé professeur à la Chaire de Sociologie de l'Université Mayor de San Andrés (UMSA), où il a fait des débats universitaires avec des intellectuels de premier plan comme Alison Spedding, Silvia Rivera et Felix Patzi, tandis qu’il réalise plusieurs enquêtes liées à la condition de la classe ouvrière en Bolivie. De même, son activité politique continue, comme il participe activement à des conférences de diverses organisations sociales.

En 2000, l'histoire du pays connaît un profond changement, comme la vie d’Alvaro Garcia Linera. En avril 2000, une révolte populaire agite le département de Cochabamba. La population s’oppose à la privatisation de l'eau, le gouvernement réagi violemment, c’est à peu près la dernière chose qui reste à donner au secteur privé. Il y a des dizaines de blessés dans les rangs populaires, cependant, pour la première fois depuis 1985, la voix des opprimés est imposée.

Alvaro Garcia Linera et Juan Evo Morales sont activement impliqués dans le soulèvement et sont les principaux dirigeants des Six Fédérations du Tropique de Cochabamba. Entre septembre et octobre 2000, une mobilisation inattendue secoue les entrailles du pays, au cri de « faisons le siège de la Paz », le monde de la redoutable willka se lève une nouvelle fois, alors commandé par Felipe Quispe Huanca, « el Mallku ». Cinq cents ans d'indignation sont ressentis dans les profondeurs de la Bolivie, un leader paysan veut parler à Hugo Banzer « de président à président », les aymaras des hauts plateaux de la Paz veulent voir le drapeau indien, wiphala, flotter sur les institutions publiques, ils veulent Tupaj Katari et Bartolina Sisa à côté de Bolivar et de Sucre, ils veulent refonder le pays avec eux, des tracteurs, des prêts pour les petits agriculteurs et soixante-dix autres points.

Ceci est l'épisode culminant dans la longue bataille contre la pensée libérale, les conditions sociales et matérielles de la société bolivienne avaient atteint le moment précis où il était possible de se débarrasser de l'échafaudage idéologique libéral. Dès ce moment, Alvaro Garcia Linera, avec les intellectuels de Comuna et d'autres, affichent un ensemble de recherches et d'essais dont le titre commun est Mouvements Sociaux. Ce sont les forces créatrices de la société et les expressions de la décomposition perpétuelle causée par le colonialisme et le néo-libéralisme, ce sont les bases idéologiques pour l'explication de tous les phénomènes qui auront lieu dans les années suivantes dans le pays. L'appareil idéologique libéral et ses intellectuels tombent dans le même mouvement que les secteurs populaires montent sur la voie de la prise du pouvoir politique.

Lors des élections générales de 2002, pour la première fois dans l'histoire des mouvements politiques indigènes, le MAS d'Evo Morales et le MIP de Felipe Quispe dépassent ensemble les voix de tout autre parti politique, mais les vingt-six pour cent des voix des deux forces sont insuffisantes pour imposer les secteurs populaires au sein du gouvernement. Alvaro Garcia Linera soutient activement les deux mouvements dans son projet politique, dans sa condition d’intellectuel organique des mouvements sociaux. En parallèle, il se positionne comme un analyste politique reconnu dans les médias nationaux et internationaux. La guerre du gaz, en octobre 2003, donne un nouvel élan aux mouvements sociaux et établi le programme du changement dont le pays a besoin dans les prochaines années. Sur cette base, la participation active d’Alvaro Garcia Linera dans les mouvements populaires permet de définir un nouveau rapport de forces.

En 2005, Evo Morales l’invite à se présenter avec lui comme candidat à la vice-présidence dans les élections générales du mois de décembre. « J’accepte la responsabilité par défaut. Depuis l'adolescence, je m’imaginais comme plus subversif, à combattre et à mourir dans la lutte pour un gouvernement indigène, comme je rêvais depuis mes dix-huit ans, comme seulement une pierre pour construire le soulèvement ». Le 18 décembre 2005 a réalisé son rêve le plus important, le premier gouvernement indigène a été proclamé dans le pays et la victoire a été écrasante, Evo Morales est le premier président élu avec plus de cinquante pour cent des voix dans l'histoire de la démocratie bolivienne. Le défi le plus important de la vie d’Alvaro Garcia Linera a également été mis en place, celui dont il avait le devoir de soutenir, au prix de sa vie si nécessaire, le premier président indigène.

Un leader indigène et paysan est maintenant président de la Bolivie, la wiphala est le symbole de la nation, Tupaj Katari et Bartolina Sisa sont les héros du pays, la constitution établit la Bolivie comme un Etat Plurinational Communautaire, les deux tiers de l'Assemblée Législative Plurinationale sont composés d’indigènes, les paysans, les travailleurs et les petits producteurs, les ressources naturelles et les entreprises publiques sont revenues aux mains des boliviens, avec le développement d'au moins une douzaine de programmes sociaux au profit des secteurs les plus pauvres.

Ils ne l'ont pas tué, ils ont perdu.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 14:20

https://www.middleeastmonitor.com/news/africa/20151-brotherhood-agrees-to-form-a-revolutionary-front-with-socialists

Les frères musulmans acceptent de former un front révolutionnaire avec des socialistes

Vendredi 31 Juillet 2015

Les frères musulmans ont salué l'invitation par les socialistes révolutionnaires en Egypte pour former un front révolutionnaire contre le coup d’état militaire et pour mettre fin au régime militaire. Le mouvement considère cette étape comme un point en faveur des socialistes et a appelé à sa mise en œuvre immédiate avec la formation d’un nouveau front avant les manifestations prévues pour commémorer l'anniversaire des massacres de Rabaa al Adawiyya et de la place al Nahda il y a deux ans.

« Agissons ensemble et unissons les révolutionnaires contre le coup d’état », a dit le porte-parole des frères musulmans, Gamal Heshmat. « Nous espérons qu’un front révolutionnaire soit formé avant le 14 août afin de profiter de la colère populaire et de renverser le régime militaire le plus tôt possible, ainsi que de mettre fin au conflit politique entre les révolutionnaires ».

Dans un entretien téléphonique avec Rassd News Network, Gamal Heshmat a ajouté que l'invitation était un résultat de la voie de communication de longue date entre les frères musulmans et d'autres forces révolutionnaires dans un effort pour unir l'opposition au gouvernement d’Abdelfattah al Sissi. « Nous voyons maintenant un changement positif et une étape dans le contexte de retrouver les bienfaits de la révolution de janvier, à commencer par la liberté », a-t-il dit.

« Nous espérons que nous continuerons à communiquer et que les parties respectables se réuniront parce qu'il n'y a qu'une seule solution, unir nos rangs tout comme nous l'avons fait pendant le soulèvement de 2011 ».

Le mouvement des socialistes révolutionnaires avait appelé toutes les forces révolutionnaires, y compris les frères musulmans, pour former un nouveau front visant à renverser le régime militaire dans un communiqué qu'il a publié sous le titre « une fois de plus sur le terrorisme et l’unité nationale ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 13:11

http://www.revolutionpermanente.fr/1940-2015-75-ans-apres-l-assassinat-de-Trotsky

Soixante-quinze ans après l’assassinat de Trotsky

Vendredi 21 Août 2015

Il y a soixante-quinze ans, Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous son pseudonyme, Trotsky, disparaissait des suites d’un attentat survenu la veille. Le coup de piolet asséné par l’agent stalinien Ramon Mercader n’a été que la « conclusion logique » d’une machine meurtrière mise en route bien avant par la bureaucratie qui s’était emparé du parti dirigeant de la révolution de 1917 et de l’état dont celle-ci avait accouché. Dans « l’homme qui aimait les chiens », sous la forme d’un polar passionnant l’écrivain cubain Leonardo Padura a contribué à faire redécouvrir les principaux évènements qui ont débouché sur cet assassinat.

Mais pourquoi cet homme, déjà un sexagénaire, expulsé du Parti Communiste de l’Union Soviétique, puis condamné à l’exil, suscitait encore en 1940 autant d’acharnement de la part de la très puissante caste dirigeante en union soviétique ? Tout simplement parce que Trotsky incarnait, aux côtés des quelques centaines de militants avec lesquels il avait créé deux ans auparavant la quatrième internationale, à la fois la force de la révolution d’octobre 1917 et la possibilité de sa régénération. Staline, quant à lui, était le despote à la tête d’une bureaucratie dont les privilèges s’appuyaient sur l’isolement et la dégénérescence de cette même révolution à travers une sorte de contre-révolution interne ou de Thermidor, pour reprendre une analogie chère à Trotsky.

Grand théoricien, le premier à anticiper la dynamique de la révolution en Russie, dirigeant de masses à la tête du soviet de Petrograd en 1905, principal dirigeant, aux côtés de Lénine, de la révolution d’octobre 1917, chef militaire de l’armée rouge ayant battu les armées blanches alliées aux quatorze armées impérialistes lors de la guerre civile entre 1919 et 1921, Trotsky était le prototype du révolutionnaire. Entacher l’image de ce leader extrêmement populaire n’avait pas été tâche facile pour le stalinisme. Tout un dispositif de calomnies et de falsifications a été déployé pour enraciner l’idée qu’il était devenu un contre-révolutionnaire lorsqu’il a déclenché une lutte politique contre les tendances à la bureaucratisation de l’état issu de la révolution.

Pendant plus de quinze ans, Trotsky s’est battu, dans les conditions les plus adverses, d’abord en union soviétique et ensuite dans les nombreux pays où il a été exilé dans un vaste monde devenu pour lui une « planète sans visa ». Sa famille et ses proches ont payé. Son fils aîné et camarade Léon Sédov a très probablement été empoisonné par les tueurs de Staline à Paris, en 1938, de même que d’autres militants en charge, à l’époque de l’organisation de la conférence de fondation de la quatrième internationale. Sa fille Zina a développé des troubles psychologiques profonds et a fini par se suicider. Son dernier fils, Sergei, qui n’était pas militant politique, a été envoyé au goulag puis fusillé, accusé d’avoir essayé d’empoisonner tout un village sur les ordres de son père.

Malgré ce contexte, Trotsky a maintenu jusqu’à ses derniers jours une activité et une élaboration fébrile pour forger des directions et des organisations qui puissent constituer une alternative à la bureaucratie qui avait tué la première victoire révolutionnaire, à échelle internationale, de la classe ouvrière. Lui rendre hommage aujourd’hui, loin de tout acte de « dévotion », c’est d’abord et avant tout s’emparer de sa pensée et de son expérience, non pas comme un dogme, mais comme une source pour reconstruire un marxisme révolutionnaire vivant, pour notre époque. C’est forger de nouvelles générations militantes déterminées à accomplir la tâche que « le vieux » nous a laissé à la fin de son testament, écrit au Mexique en février 1940, lors d’une crise d’hypertension, et que nous reproduisons ci-dessous.

« Ma haute et sans cesse montante pression sanguine trompe mon entourage sur mon réel état de santé. Je suis actif et capable de travailler, mais l’issue est manifestement proche. Ces lignes seront rendues publiques après ma mort.

Je n’ai pas besoin de réfuter une fois de plus ici les stupides et viles calomnies de Staline et de ses agents, il n’y a pas une seule tache sur mon honneur révolutionnaire. Je ne suis jamais entré, que ce soit directement ou indirectement, dans aucun accord en coulisse, ou même négociation, avec les ennemis de la classe ouvrière. Des milliers d’opposants à Staline sont tombés victimes de semblables fausses accusations. Les nouvelles générations révolutionnaires réhabiliteront leur honneur politique et agiront avec les bourreaux du Kremlin selon leurs mérites.

Je remercie chaleureusement les amis qui me sont restés loyaux à travers les heures les plus pénibles de ma vie. Je n’en nommerai aucun en particulier faute de pouvoir les nommer tous.

Cependant, je ferais une exception pour ma compagne, Natalia Ivanovna Sédova. En plus du bonheur d’être un combattant pour la cause du socialisme, le destin m’a donné le bonheur d’être son époux. Durant les presque quarante ans de notre vie commune, elle est restée une source inépuisable d’amour, de grandeur d’âme et de tendresse. Elle a subi de grandes souffrances, surtout dans la dernière période de notre vie. Mais je trouve quelque réconfort dans le fait qu’elle a connu aussi des jours de bonheur.

Pendant quarante-trois années de ma vie consciente je suis resté un révolutionnaire, pendant quarante-deux de ces années j’ai lutté sous la bannière du marxisme. Si j’avais à tout recommencer, j’essaierais certes d’éviter telle ou telle erreur, mais le cours général de ma vie resterait inchangé. Je mourrai révolutionnaire prolétarien, marxiste, matérialiste dialectique et par conséquent intraitable athéiste. Ma foi dans l’avenir communiste de l’humanité n’est pas moins ardente, bien au contraire elle est plus ferme aujourd’hui qu’elle n’était au temps de ma jeunesse.

Natacha vient juste de venir à la fenêtre de la cour et de l’ouvrir plus largement pour que l’air puisse entrer plus librement dans ma chambre. Je peux voir la large bande d’herbe verte le long du mur, et le ciel bleu clair au-dessus du mur, et la lumière du soleil sur le tout. La vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens