Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:54

Erri de Luca relaxé de l’accusation d’incitation au sabotage (Reuters)

La justice italienne a relaxé Lundi 19 Octobre 2015 l'écrivain Erri de Luca, qui était poursuivi pour avoir déclaré dans une interview en 2013 que le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Turin-Paris devait être saboté.

Le procès de l'auteur napolitain de soixante cinq ans, soutenu par les militants écologistes et de nombreux autres écrivains, était considéré comme un cas d'exemple pour la liberté d'expression en Italie.

Le parquet italien avait requis huit mois de prison fermes pour incitation à la délinquance. Le tribunal de Turin a estimé que les faits n'étaient pas constitués.

Le jugement a été salué par des acclamations dans une salle d'audience bondée.

Erri de Luca, récompensé par de nombreux prix pour ses poèmes et ses romans, soutient les militants opposés à la Treno Alta Velocità (TAV), l'équivalent du Train à Grande Vitesse (TGV), qui doit traverser la vallée de Suse dans le Piémont.

En 2013, après l'arrestation de deux militants interpellés avec des engins incendiaires et des cisailles dans leur véhicule, l'écrivain et ancien ouvrier avait déclaré au Huffington Post que « la TAV doit être sabotée. C'est pourquoi les cisailles sont nécessaires. Elles sont utiles pour couper les clôtures ».

Erri de Luca avait alors été visé par une plainte de Lyon-Turin Ferroviaire (LTF), la société franco-italienne créée pour superviser les travaux préparatoires, qui estimait que de telles déclarations émanant d'une personnalité célèbre comme Erri de Luca augmentaient les risques encourus par ses employés, dont certains avaient déjà reçu des menaces de mort.

Au début de l'audience, Lundi 19 Octobre 2015, Erri De Luca a réaffirmé son opposition au projet et justifié son emploi du mot sabotage. « Ce que j'ai dit, je continuerai à le dire et à le répéter », a-t-il lancé. « Le mot saboter a une signification noble, même Nelson Mandela et le Mahatma Gandhi l'ont utilisé ».

La ligne TAV, a-t-il ajouté, « doit être freinée, ralentie et entravée, donc sabotée pour la légitime défense de la santé, du sol, de l'air et de l'eau d'une communauté menacée ».

Erri de Luca, qui a appartenu au groupe d'extrême gauche Lotta Continua dans les années 1970 et 1980, a déclaré que le projet de percement d'un tunnel de cinquante sept kilomètres sous les Alpes risquait de provoquer la dispersion d'amiante et de dépôts radio actifs.

LTF assure avoir mené des contrôles environnementaux rigoureux.

En février 2015, François Hollande et Matteo Renzi ont déclaré que les travaux débuteraient probablement en 2016, quinze ans après la signature du projet.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 18:01

Face à la crise migratoire, Angela Merkel prête à aider la Turquie (Reuters)

La chancelière allemande Angela Merkel, en visite Dimanche 18 Octobre 2015 à Istanbul, a offert à la Turquie une assistance financière et diplomatique, pour accélérer les discussions sur l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, en échange de l'aide d'Ankara face à la crise migratoire qui touche l'Europe.

Lors d'une conférence de presse avec le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, Angela Merkel s'est dite prête à appuyer la Turquie dans ses efforts pour adhérer à l'Union Européenne. Elle est aussi disposée à aider Ankara qui demande une exemption de visas pour les turcs désirant se rendre dans un pays de l'Union Européenne.

« L'Allemagne est prête cette année à ouvrir le chapitre dix sept et à préparer l'ouverture des chapitres vingt trois et vingt quatre », a-t-elle dit à propos des discussions sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.

Ankara a entamé les négociations formelles d'adhésion en 2005 mais en raison de l'opposition de plusieurs membres de l'Union Européenne dont Chypre et la France, seuls quatorze chapitres de négociation sur un total de trente cinq ont été ouverts à ce jour et un seul a été clôturé.

Le chapitre dix sept concerne la politique monétaire et économique. La France a levé en 2013 son blocage sur le chapitre vingt deux sur la politique régionale et s'est dite prête à ouvrir les chapitres vingt trois et vingt quatre qui couvrent les domaines des droits fondamentaux et de la justice.

« La crise que nous connaissons, due à un déplacement très désordonné et incontrôlé de réfugiés, nous permet de renforcer notre coopération dans de nombreux domaines, à la fois entre l'Union Européenne et la Turquie et entre l'Allemagne et la Turquie », a déclaré la chancelière.

Zone de sécurité en Syrie

Les deux chefs de gouvernement ont reconnu qu'il n'était pas possible de régler la crise migratoire en Europe sans trouver une solution au conflit en Syrie.

Si l'on veut réduire le flot de migrants vers l'Union Européenne, le premier ministre turc a réaffirmé la nécessité, selon lui, d'instaurer une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, une idée que son pays défend depuis plusieurs mois.

Il a dit craindre de nouvelles arrivées de réfugiés en Turquie en raison de l'intensification des combats autour de la ville d'Alep et des bombardements de l'aviation russe qui appuie les forces gouvernementales syriennes.

Il y a actuellement deux millions deux cent mille syriens et trois cent mille irakiens en Turquie.

« Notre priorité est d'empêcher l'immigration illégale et de réduire le nombre d'arrivées sur notre territoire. A cet égard, nous avons eu récemment des discussions très fructueuses avec l'Union Européenne », a dit Ahmet Davutoglu.

Si des progrès ont été réalisés, notamment en vue de redynamiser les discussions d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, ainsi que sur le dossier des visas, plusieurs questions restent encore à régler, a-t-il poursuivi.

« Il y a tout d'abord la juste répartition du fardeau des réfugiés. Le montant de l'aide est secondaire. Le plus important, c'est la volonté commune de régler cette question. La Turquie s'est sentie bien trop seule ces dernières années ».

La question des visas

L'exemption de visas pour les turcs se rendant en Europe devrait être effective dès juillet 2016 au lieu de 2017 comme évoqué jusqu'ici, a dit le premier ministre. En échange, Ankara signera un accord pour accueillir les migrants renvoyés par l'Union Européenne.

La Turquie demande également à pouvoir participer aux sommets européens, a poursuivi Ahmet Davutoglu.

« L'Allemagne est prête à offrir son appui à la Turquie. Sur la question des visas, nous pouvons discuter au sein du groupe de travail germano-turc des possibilités de faciliter les choses », a dit Angela Merkel.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé Vendredi 16 Octobre 2015 que l’Union Européenne avait mis trop de temps à réaliser l'importance du rôle d'Ankara dans la crise des migrants et a accusé les dirigeants européens de manquer de sincérité quand ils évoquent l'adhésion de la Turquie.

A l'issue d'un conseil européen consacré à la crise migratoire, les dirigeants de l'Union Européenne se sont mis d'accord Vendredi 16 Octobre 2015 sur un plan d’action prévoyant une aide financière qui pourrait s'élever à trois milliards d'euros pour la Turquie, la perspective d'un assouplissement de l'octroi de visas pour ses ressortissants et une relance des discussions sur son adhésion en échange de sa coopération face à l'afflux de réfugiés vers l'Europe.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 17:40

http://www.eitb.eus/es/noticias/politica/detalle/3552556/manifestacion-otegi--para-pedir-libertad-otegi-diez

Des milliers de personnes manifestent à Saint Sébastien pour la libération d’Arnaldo Otegi et Rafa Díez Usabiaga

Samedi 17 Octobre 2015

La manifestation a reçu le soutien des partis politiques basques et des syndicats, ainsi que de vingt quatre députés européens et vingt cinq élus de Podemos.

Convoquée par la plate-forme « Arnaldo askatu » et l’initiative « liberté pour Otegi, liberté pour tous », une manifestation a été organisée à Saint Sébastien pour exiger la libération de l’ancien porte parole de Batasuna, Arnaldo Otegi, et de l’ancien secrétaire du syndicat Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB), Rafa Diez Usabiaga.

La manifestation, soutenue à titre personnel par une vingtaine d’élus basques de Podemos, est partie un peu après 17 heures 30 du boulevard Donostiarra, derrière une banderole avec le slogan en basque « liberté pour Arnaldo et Rafa, liberté pour les prisonniers politiques ».

En tête de la manifestation, il y avait les fils d’Arnaldo Otegi et de Rafa Diez Usabiaga, Hodei Otegi et Naike Diez. Il y avait aussi Sonia Jacinto, Miren Zabaleta et Arkaitz Rodríguez, les trois autres condamnés de l’affaire Bateragune qui, après avoir purgé totalement leur peine, sont sortis de prison Dimanche 11 Octobre 2015.

Ainsi, les deux seuls condamnés dans cette affaire qui restent en prison sont Arnaldo Otegi, qui sera libéré au printemps 2016, et Rafa Diez Usabiaga, dont la sortie est prévue pour 2017 parce que l'ancien leader de LAB est resté plus d'un année en liberté provisoire pour des raisons familiales.

La manifestation était soutenue par Sortu, Alternatiba, Aralar, Eusko Alkartasuna, le Bloc Nationaliste Galicien (BNG), la Candidature d’Unité Populaire (CUP) et les syndicats ELA et LAB.

Les socialistes Jésus Eguiguren et Gemma Zabaleta, le militant des Commissions Ouvrières Jésus Uzkudun et le dirigeant d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) Joan Tarda ont également soutenu la manifestation à titre personnel.

Avant le début de la manifestation, Rebeka Ubera a parlé au nom d’EH Bildu, elle a appelé au « courage » et elle a affirmé qu'il est temps de mettre de nouveaux plans sur la table et d’ouvrir de nouveaux chemins. Toutefois, elle a souligné que la volonté politique est nécessaire et elle a exigé un dialogue sans conditions ni exceptions.

Dans son discours, Rebeka Ubera a affirmé qu’on ne peut rien attendre de l’état espagnol, en disant que « nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant les autres, ni un hypothétique nouveau gouvernement central ».

À cet égard, elle a souligné la nécessité de continuer à travailler dur et avec enthousiasme pour construire la paix « du Pays Basque et pour le Pays Basque. Il est clair que les formules, les plans et les initiatives qui ont jusqu'ici été mis sur la table n’ont pas donné les résultats escomptés », a-t-elle prévenu, c’est pourquoi elle a demandé « le courage de toutes les parties » et a opté pour explorer « de nouvelles routes et de nouveaux programmes pour aider à générer des points de rencontre valables pour parvenir à des accords ».

La manifestation a pris fin dans les jardins d’Alderdi Eder avec un meeting dans lequel sont intervenus, entre autres, Arkaitz Rodriguez et Pernando Barrena.

Pernando Barrena s’est adressé à l'auditoire pour souligner que « notre message le plus clair est notre message éthique. Nous n’oublions pas notre histoire, nous en parlons et nous en avons tous un point de vue personnel, nous avons le droit d'avoir notre propre histoire, une histoire qui ne peut être imposée à personne ».

Soutien à titre personnel des représentants de Podemos

Trois parlementaires de Podemos, dont Ahal Dugu en Navarre, et vingt deux élus de la formation dans le conseil régional et dans les conseils municipaux du Pays Basque ont décidé de rejoindre la manifestation. Ils l’ont fait à titre personnel, après que le secrétaire général de Podemos Euskadi, Roberto Uriarte, ait annoncé que son parti ne participerait pas à la manifestation, ne ne sentant pas concerné par le manifeste de l'appel, parce qu’il parle des personnes reconnues coupables de l'affaire Bateragune comme des « héros de la paix ».

Ils ont signé un document intitulé « pour la défense de droits humains, nous serons à Saint Sébastien, liberté pour Arnaldo Otegi », qui assure que ceux qui ont signé le texte, « comme la majorité de Podemos et Ahal Dugu, croient que toute initiative de marcher vers un nouveau temps politique au Pays Basque est la bienvenue ».

En outre, vingt quatre députés européens ont rejoint l'appel pour la libération d’Arnaldo Otegi, de Rafa Díez Usabiaga et des « autres prisonniers politiques ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:06

Quelques notes sur la question de l’entrisme

Compléments de réflexion sur la lettre de Bernard Fischer

Cinquante ans après la constitution de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI)

Par Robert Duguet

Samedi 17 Octobre 2015

J’ai bien lu les notes de Bernard Fischer sur la crise actuelle du Parti Ouvrier Indépendant (POI) et de ses racines historiques. Le point de vue de Bernard Germain auquel je répondais récemment sur le site www.la-sociale.viabloga.com soulignait de mon point de vue une facette du problème, à savoir l’histoire du courant lambertiste à travers sa politique syndicale. Bernard Fischer axe essentiellement son propos sur la question de l’entrisme. Discutons et évitons les jugements à l’emporte-pièce, c’est une question importante.

Incontestablement, le lambertisme est issu de la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier et de l’apport de l’action et de la pensée de Léon Trotsky. Et je me garderais bien dans la situation de réaction et de barbarie dans laquelle nous sommes entrés, particulièrement depuis la première offensive contre l’état irakien dans les années 1990 et l’effondrement du modèle soviétique, de minimiser l’apport considérable de Léon Trotsky à l’héritage révolutionnaire.

Dans le bilan à tirer de l’histoire de la quatrième internationale, il est nécessaire d’établir comment une organisation issue de cette tradition est devenue une bureaucratie corrompue, puis une véritable secte. Je ne suis pas prêt à rejeter le rôle joué par le groupe Lambert dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie et le soutien aux messalistes, pas plus que le refus de suivre la fraction Pablo dans l’adaptation aux partis staliniens, partis qui auraient défendus la marche vers le socialisme avec leurs méthodes, pas plus que le combat contre le gauchisme dans les années qui ont suivi la grève générale de 1968. Ce qui vient après, c’est en quelque sorte une histoire somme toute assez classique, en l’absence de perspectives révolutionnaires, les tentations sont fortes de s’adapter à ce que le réformisme offre de possibilités, tant sur le plan syndical que politique. La corruption, c’est comme la calvitie, c’est un processus qui se développe sur de longues années.

Bernard Fischer entame une réflexion sur la question de l’entrisme, c’est vrai que c’était une spécialité de la maison. La référence à Léon Trotsky et à la politique des trotskystes aussi bien par rapport à l’évolution de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) avant le Front Populaire de 1936, que de la question du Parti Ouvrier d’Uniification Marxiste (POUM) dans la révolution espagnole est très largement usurpée par la direction Lambert. Face au rôle purement négatif joué par l’internationale stalinisée, dans la question allemande notamment et qui aboutit à la montée d’Adolf Hitler au pouvoir, il se trouve que le parti socialiste français connait une évolution sur sa gauche, c’est la génération militante de 1936. Léon Trotsky encourage ses jeunes camarades à entrer dans la SFIO, mais drapeau déployé comme une fraction qui défend ses propres objectifs vers un mouvement politique révolutionnaire. Idem dans la question espagnole où Léon Trotsky n’approuvera pas la base de constitution du POUM, en subodorant d’ailleurs la question régionale catalane alors qu’il était favorable à l’entrée des révolutionnaires dans les jeunesses du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et dans le PSOE pour accompagner le virage à gauche de la fraction Largo Caballero, qui était favorable contre les staliniens dans la guerre civile à un gouvernement de l’Alliance Ouvrière. C’est le parti stalinien qui captera cette évolution à gauche des jeunesses, qui assassinera l’avant-garde espagnole et qui ramènera le pouvoir dans l’escarcelle des républicains, « l’ombre de la bourgeoisie ». Mais l’entrisme version Trotsky c’est l’entrée dans la social-démocratie quand celle-ci est poussée au pouvoir par les masses, puis la sortie quand cette dernière exerce le pouvoir.

Léon Trotsky n’approuve pas la constitution de la Gauche Révolutionnaire de Marceau Pivert, car cette dernière s’installe comme un courant permanent de la SFIO. L’entrisme est une stratégie ponctuelle liée à la faiblesse organique du courant révolutionnaire dans les années qui précédent le cataclysme de 1940, qui est par ailleurs menacé physiquement par les appareils des partis communistes. La version pabliste, puis lambertiste de l’entrisme, c’est tout à fait autre chose, les uns voient dans le bloc de l’est bureaucratique un système qui avance avec ses méthodes vers le socialisme, les autres d’une position antistalinienne fondée à une adaptation au réformisme dans une période dans laquelle les années de reconstruction permettent au réformisme de se refaire une santé.

L’accusation d’entrisme à l’encontre des lambertistes relève de la propagande du Parti Communiste Français (PCF) et des médias. D’entrisme il n’y en a pas, puisque la présence d’une flottille de sous-marins au sein du Parti Socialiste dans les années 1970 jusqu’à la prise du secrétariat du parti par Lionel Jospin relève purement et simplement d’un accord politique entre Lambert et l’environnement de François Mitterand, et très vraisemblablement de François Mitterand lui-même. Le sens de l’opération faite sur le Parti Socialiste est donnée par le fait que Lambert et la direction de l’OCI de l’époque se sont toujours opposés à la constitution d’une aile gauche dans le Parti Socialiste. Les années qui ont précédé la prise du pouvoir de 1981 ont vu un vrai développement de masse des sections socialistes et une évolution sur la gauche du mitterandisme. Des opportunités s’ouvraient, François Mitterand était coincé entre la montée de la deuxième gauche de Michel Rocard et le courant nationaliste et crypto-communiste de Jean Pierre Chevènement. C’est Jean Luc Mélenchon, qui n’était absolument pas lié à l’appareil de Lambert, qui occupera le créneau de construction d’une gauche socialiste, mais dans des conditions qui n’étaient pas du tout celles de l’émergence d’un courant révolutionnaire comme celui incarné par Marceau Pivert et ses camarades. Et Jean Luc Mélenchon a toujours défendu qu’il n’était pas un entriste mais une composante du socialisme, son départ en 2008 procédait du fait qu’il était devenu impossible de défendre une politique timidement réformiste dans le Parti Socialiste, voir à ce sujet le programme du Front De Gauche pour la présidentielle de 2012.

L’entrisme, version Trotsky, impliquait pour des raisons ponctuelles, l’entrée d’un corps étranger au sein de la social-démocratie, à savoir un courant révolutionnaire qui n’avait pas du tout l’intention de se plier aux exigences de l’appareil parlementaire du parti. Quant à l’entrisme chez Lambert, il faudrait sans doute inventer un autre terme, il s’agissait de prendre pied dans plusieurs appareils syndicaux et politiques et de garantir une position de pouvoir et de carrière pour ses cadre politiques, de ce point de vue, Jean Christophe Cambadélis et Lionel Jospin, entre autres, l’ont bien compris. ils vont jusqu’au bout de la liquidation de l’héritage. Quand on pense à ce qu’a pu faire Lionel Jospin comme ministre de l’éducation nationale à contrario de tout ce qu’une génération révolutionnaire avait défendu dans le domaine de l’école, de la laïcité, des valeurs républicaines instituées par les services publics et de l’égalité devant la loi et devant le savoir, quel naufrage.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:18

http://www.revolutionpermanente.fr/Air-France-Les-sanctions-pleuvent-pour-les-travailleurs

Onze travailleurs de plus victimes de la répression à Air France

Les sanctions pleuvent pour les travailleurs

Vendredi 16 Octobre 2015

Depuis l’événement du Lundi 5 Octobre 2015, les grévistes d’Air France doivent faire face à une répression patronale qui ne cesse de s’accroître.

Après l’arrestation de cinq salariés pour « violence en réunion », Lundi 12 Octobre 2015, onze travailleurs de la branche cargo d’Air France se trouvent à leur tour victimes de la justice de classe.

Suspectés d’avoir « secoué la grille » séparant les membres du Comité Central d’Entreprise (CCE) des manifestants, onze salariés d’Air France sont convoqués par la police et devraient être entendus Mardi 20 Octobre et Mercredi 21 Octobre 2015. Ils sont presque tous issus de la branche cargo de l’entreprise, l’une des plus malmenées par les plans de restructuration imposés depuis plusieurs années.

Dans la même logique, deux pilotes ont été mis à pied sous le motif d’avoir ouvert le portail donnant sur la salle où se tenait le CCE avec leur badge. Ces mises à pied s’ajoutent à celles qui ont été prononcées à l’encontre des cinq salariés placés en garde à vue Lundi 12 Octobre 2015, et qui devraient être jugés le 2 décembre 2015. Faisant fi de la présomption d’innocence, l’état et le patronat semblent décidés à régner sur les salariés par la terreur, usant de tous les moyens de pression dont ils disposent. Ils sont donc aujourd’hui une vingtaine à faire les frais d’une justice de classe violente, pour le simple fait d’avoir voulu se défendre contre les agressions à répétition d’une direction et d’un état complice.

Les capitalistes, appuyés et soutenus largement par les médias de masse, n’arrêtent pas de nous prouver à quel point ils méprisent les travailleurs qui voient leurs vies détruites par une pression, une surcharge de travail et des sanctions toujours plus brutales.

Si les syndicats condamnent les arrestations et les mises à pied, la réponse des organisations semble être minimale au regard des lourdes sanctions visant les grévistes. La nomination d’un proche de Manuel Valls au poste de Directeur des Ressources Humaines (DRH) d’Air France la semaine dernière ne fait que confirmer que l’état et la direction du groupe sont déterminés à faire payer aux travailleurs « l’affront de la chemise » et de museler définitivement la contestation. Une solidarité de classe est nécessaire afin d’apporter une réponse forte et massive aux attaques portées à l’ensemble des travailleurs qui luttent pour leur droits.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 17:36

http://www.naciodigital.cat/noticia/96461/mas/gispert/colau/homenatgen/lluis/companys/montjuic

Artur Mas, Nuria de Gispert et Ada Colau rendent hommage à Lluis Companys à Montjuic, à l'occasion du soixante quinzième anniversaire de son exécution

Le président du gouvernement a rappelé l’exécution de son prédécesseur avant de répondre à la convocation du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC).

Il était accompagné de la présidente du parlement de Catalogne et de la maire de Barcelone

Oriol Junqueras, « nos épaules supportent une responsabilité historique collective immense »

Le Parti Socialiste Catalan (PSC) et la liste Catalogne oui nous pouvons étaient également à Montjuich

Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) a rassemblé mille personnes en souvenir de Lluis Companys

Jeudi 15 Octobre 2015

Le président de la Generalitat, Artur Mas, est venu Jeudi 15 Octobre 2015 au cimetière de Sainte Eulalie, où Lluís Companys a été fusillé, et au cimetière de la Pedrera, où le président martyr a été enterré, pour rendre hommage à son prédécesseur. Artur Mas était accompagné par la présidente du parlement, Nuria de Gispert, et par la maire de Barcelone, Ada Colau. Il l'a fait avant d'aller devant le TSJC pour répondre à son inculpation pour avoir tenu les urnes du processus participatif du Dimanche 9 Novembre 2014.

Le président de l’ERC a également rendu hommage au président Lluís Companys. Oriol Junqueras a présenté la figure du président fusillé comme le « symbole d'une période de changement » pour améliorer les choses. « Nous avons une immense responsabilité collective parce que nous n’avons jamais eu autant de mensonges contre cette responsabilité historique », a déclaré Oriol Junqueras et il a continué en faisant la relation entre Lluis Companys et le moment actuel.

Pendant ce temps, les représentants du PSC et de la liste Catalogne oui nous pouvons rendaient hommage à la mémoire de Lluis Companys au cimetière de la Pedrera. La délégation des socialistes catalans était dirigée par son candidat et premier secrétaire, Miquel Iceta. La liste Catalogne oui nous pouvons était également représentée par le leader de la liste, Lluis Rabell, qui était accompagné par les coordonnateurs généraux d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV), Joan Herrera et Dolores Camats, et par l’ancien député d’ICV et d’Esquerra Unida i Alternativa (EUiA), David Companyon.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:20

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/10/16/artur-mas-chantre-de-l-independance-catalane-devant-les-juges_4790869_3214.html

Artur Mas, chantre de l’indépendance catalane, devant les juges

Par Sandrine Morel, correspondante du Monde à Madrid

C’est en héros que le président du gouvernement catalan, Artur Mas, a été accueilli, Jeudi 15 Octobre 2015, aux portes du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) par près de trois mille sympathisants dont quatre cent maires venus de communes de toute la Catalogne.

Accusé d’avoir organisé un « processus consultatif » sur l’indépendance de la Catalogne, Dimanche 9 novembre 2014, après une plainte du parquet, Artur Mas était convoqué devant les juges, pour que lui soit notifiée son inculpation pour « désobéissance civile, usurpation de fonctions et détournement de fonds publics ». Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a critiqué depuis Bruxelles des « manifestations d'intimidation devant les tribunaux », qu’il a qualifiées « d’inacceptables ».

Artur Mas a su tirer parti de sa mise en examen. De nouveau sur le devant de la scène politique, il a pu se poser en courageux défenseur de la lutte pour l’indépendance de la Catalogne alors même que d’âpres négociations se déroulent actuellement entre la liste indépendantiste avec laquelle il a concouru aux élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015, Ensemble pour le oui, et le petit parti indépendantiste anticapitaliste et europhobe de la Candidature d’Unité Populaire (CUP), dont le soutien est indispensable pour obtenir la majorité absolue à son investiture.

« Je me suis déclaré responsable de tout », a affirmé Artur Mas lors de la conférence de presse qui a suivi sa comparution. « Je me déclare responsable d’avoir imaginé le processus participatif du Dimanche 9 Novembre 2014. Je me déclare responsable d’avoir écouté des milliers de personnes qui ont rempli les places publiques et d’avoir écouté quatre vingt dix pour cent des municipalités catalanes », a-t-il égrené depuis le palais de la Généralité, le siège du gouvernement catalan.

Tout en assumant la responsabilité politique du « processus participatif », Artur Mas s’est défendu de l’avoir mis en œuvre. « La Généralité a aidé, collaboré et informé, mais ce sont les volontaires qui l’ont exécuté », a-t-il précisé. Quelque quarante mille bénévoles s’étaient en effet mobilisés à cette occasion pour installer des urnes dans la rue, les gymnases ou les écoles de la région.

Si l’accusation est maintenue et qu’il est reconnu coupable, Artur Mas risque notamment d’être déclaré inéligible et relevé de ses fonctions.

Mais il pourrait désobéir à une telle sanction. « Cela dépend du moment politique et de la situation juridique du pays », a-t-il répondu à un journaliste, réaffirmant implicitement son engagement à déclarer l’indépendance unilatérale de la Catalogne dans un délai de dix huit mois.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 15:25

http://paris.demosphere.eu/rv/42284

Manifestation de solidarité pour le Kurdistan

Dimanche 18 Octobre 2015 à 15 heures à Paris de la place de la Bastille à la place de la République

Il y a tout juste un an, à l'automne 2014, le monde regardait Kobanê et s'étonnait de l'incroyable résistance kurde aux assauts des djihadistes de l’Etat Islamique, lourdement armés, les mêmes qui avaient balayé l'armée irakienne en si peu de temps, quelques semaines plus tôt.

L'armée turque, postée sur les collines au dessus de Kobanê, attendait tranquillement que l’Etat Islamique finisse de massacrer ces kurdes qui avaient le culot de vouloir établir un Rojava démocratique, féministe et autogestionnaire à sa frontière.

Mais Kobanê a tenu et les choses se sont compliquées pour le président turc Recep Tayyip Erdogan quand il est devenu évident que l’Etat Islamique bénéficiait de la complicité et de l'assistance du gouvernement turc. Déjà affaibli par la violence de la répression contre les manifestants du parc Gezi, qui réclamaient seulement un peu de liberté et de démocratie en Turquie, Recep Tayyip Erdogan a vu s'envoler ses rêves de devenir président à vie d'une république islamique aux élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 en Turquie, où le parti démocratique des peuples (HDP), qui défend les droits de toutes les minorités, a remporté quatre vingt sièges, privant le parti de Recep Tayyip Erdogan, le parti de la justice et du développement (AKP), de la majorité absolue, lui qui espérait les deux tiers des sièges pour modifier la constitution.

Stratégie de guerre civile du gouvernement turc

Qui a commandité l'attentat de Suruç, petite ville à la frontière syrienne où trente deux jeunes militants qui s'apprêtaient à partir aider à la reconstruction de Kobanê ont été tués par une bombe ? Attribué à l’Etat Islamique, cet attentat a cependant servi de prétexte à Recep Tayyip Erdogan pour mettre fin à un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) bien engagé depuis deux ans, ordonner des vagues d'arrestations d'élus du HDP, mais aussi de militants d'extrême gauche, et inciter ses partisans à attaquer systématiquement les locaux du HDP en Turquie. Dans le même temps, les avions turcs bombardaient les camps d'entraînement du PKK en Irak, mais pas ceux de l’Etat Islamique bien sûr. De nombreuses villes du Kurdistan de Turquie sont sous couvre-feu et la police y provoque tous les jours des affrontements meurtriers. Les policiers qui ont traîné au bout d'une corde, derrière leur véhicule, le corps d'un jeune manifestant qu'ils venaient d'exécuter à Sirnak, se comportent exactement comme l’Etat Islamique. En réponse à la répression, la population s'auto-organise.

Recep Tayyip Erdogan a tout fait pour provoquer de nouvelles élections en empêchant la formation d'un gouvernement de coalition. Dimanche Premier Novembre 2015, date fixée pour les élections, il espère que le climat de peur et de guerre civile qu'il a créé profitera à son parti.

Pendant ce temps, le Rojava et Kobanê restent privés des armes et des couloirs humanitaires qui permettraient leur défense et leur survie face aux assauts de l’Etat Islamique. Ce n'est pas un hasard si le petit Alan, retrouvé mort sur une plage turque, venait avec sa famille de Kobané.

Nous devons être aux côtés des kurdes et des démocrates turcs pour les soutenir dans leur lutte contre l'oppression et pour la paix.

Exigeons de la Turquie l’arrêt des massacres et de la répression, la reprise du processus de paix et la garantie d’élections libres

Exigeons du gouvernement français l’arrêt de la collaboration avec Recep Tayyip Erdogan

Premiers signataires

Coordination Nationale Solidarité Kurdistan, Nouveau Parti Anticapitaliste, Alternative Libertaire, Parti Communiste Français, HDP Europe, Union Syndicale Solidaire

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 15:12

Trois palestiniens abattus à Hébron et à Jérusalem Est (Reuters)

Trois palestiniens ont été abattus Samedi 17 Octobre 2015 alors qu'ils tentaient d'attaquer des israéliens à l'arme blanche, rapportent les autorités israéliennes, une version contestée dans un des cas par un témoin.

Selon l'armée israélienne, un civil israélien s'est servi de son arme pour abattre un palestinien qui tentait de le poignarder près d'une colonie juive à Hébron, en Cisjordanie.

Mais une lycéenne palestinienne a déclaré qu'un groupe de colons avait attaqué un palestinien désarmé, selon le père de la jeune fille contacté par Reuters.

Toujours à Hébron, une palestinienne a blessé à la main à coup de couteau une policière israélienne, qui a abattu l'assaillante.

La police des frontières israélienne a contrôlé un adolescent de seize ans dans un faubourg proche de Jérusalem-Est dont elle jugeait la démarche suspecte. Ce dernier a sorti un couteau et essayé de poignarder les policiers, qui l'ont abattu, a déclaré la police.

Au cours des deux dernières semaines, quarante palestiniens et sept israéliens sont morts dans des heurts et des agressions entre les deux communautés.

Si les violences se sont principalement concentrées à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, des incidents ont également été signalés le long de la frontière avec la bande de Gaza. L'armée israélienne a désamorcé une roquette tirée depuis l'enclave palestinienne au cours de la nuit et tombée sur une zone inhabitée.

Barack Obama a appelé Vendredi 16 Octobre 2015 le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas à éviter de tenir des propos de nature à alimenter cette vague de violence.

Le secrétaire d’état John Kerry s'est également entretenu au téléphone avec les deux hommes et doit rencontrer Benjamin Netanyahu la semaine prochaine en Allemagne.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:47

CINQUANTE ANS APRES LA FONDATION DE L OCI

Par Bernard Fischer

Vendredi 16 Octobre 2015

On me demande de plus en plus mon point de vue relatif à la crise et à la scission du Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Vous trouverez ci-dessous les deux ou trois questions les plus importantes de l’histoire et donc de la crise de cette organisation politique.

Cette organisation politique était une organisation politique sui generis, c’était une organisation politique d’un genre particulier.

Le courant politique lambertiste était un courant politique d’origine révolutionnaire, socialiste, communiste et trotskyste. Il n’était plus depuis longtemps ni révolutionnaire, ni socialiste, ni communiste, ni trotskyste.

Il apparaissait dans les cinquante dernières années sous quatre ou cinq appellations successives distinctes. C’était d’abord l’Organisation Communiste Internationaliste entre 1965 et 1981. C’était ensuite le Parti Communiste Internationaliste entre 1981 et 1985 et le Parti des Travailleurs entre 1985 et 2008, c’était enfin le POI depuis 2008.

On le connaissait généralement sous le nom de courant lambertiste. Ce n’était pas une organisation politique, c’était une organisation sectaire et Lambert était le pseudonyme de Pierre Boussel, le fondateur de la secte.

La disparition du fondateur de la secte en 2008 entraînait logiquement la scission entre les deux principaux héritiers de Pierre Boussel, Marc Gauquelin et Daniel Gluckstein, et la crise finale de la secte aujourd’hui, sept ans plus tard.

Le courant lambertiste ne présentait pratiquement jamais de candidats aux élections et, quand il présentait des candidats, cette exception confirmait bien évidemment la règle et ces candidats obtenaient des scores extrêmement faibles inférieurs à un pour cent des voix.

La stratégie du courant lambertiste, c’était la stratégie du coucou, la stratégie de l’entrisme à l’intérieur des autres organisations politiques et syndicales de gauche, principalement la stratégie politique d’entrisme à l’intérieur du parti socialiste français et la stratégie syndicale d’entrisme à l’intérieur des confédérations syndicales françaises, principalement des deux plus importantes d’entre elles, la Confédération Générale du Travail (CGT) et la CGT Force Ouvrière.

La stratégie politique d’entrisme à l’intérieur du parti socialiste donnait au moins deux résultats importants. Le courant lambertiste donnait à la France un premier ministre et il donnait au parti socialiste son actuel premier secrétaire.

La stratégie syndicale d’entrisme à l’intérieur de la CGT Force Ouvrière commençait il y a plusieurs dizaines d’années et de nombreux livres décrivaient en détail cette stratégie entriste.

Je conseille en particulier à mes lecteurs la lecture du livre de Christophe Bourseiller aux éditions Bartillat en 1997 dont le titre était « cet étrange Monsieur Blondel, enquête sur le syndicat Force Ouvrière ».

La stratégie syndicale d’entrisme du courant lambertiste à l’intérieur de la CGT était plus récente et il y a pour l’instant moins d’informations relatives à cette stratégie entriste. Il y a très peu de messages relatifs par exemple à l’intervention des militants du POI dans la récente crise de la CGT dont le résultat était la démission de Thierry Le Paon et l’élection de Philippe Martinez comme secrétaire général de la CGT.

Un mois après l’élection de Philippe Martinez à la direction de la CGT en février 2015, il y avait le congrès de la fédération de la santé de la CGT en mars 2015 et les militants de la fédération de la santé votaient massivement contre la secrétaire générale de la fédération de la santé, Nathalie Gamionchipi. Elle était la compagne de Philippe Martinez et les militants du POI à l’intérieur de la fédération de la santé votaient pour elle.

Nous en arrivons à l’actuelle crise du POI. Il y a de plus en plus de messages électroniques relatifs à cette crise dans lesquels on trouve de violentes accusations personnelles réciproques entre les militants du POI de Marc Gauquelin et ceux du POI de Daniel Gluckstein.

Je ne les diffuse pas. Ils sont facilement disponibles si on consulte par exemple les sites et les blogs électroniques personnels de trois anciens militants du courant lambertiste, Vincent Présumey, Denis Collin et Pedro Carrasquedo.

Ils comportent de violentes attaques personnelles réciproques, mais aussi des accusations réciproques de délits et d’infractions à la législation française, en particulier d’escroquerie à la sécurité sociale et de la plus importante d’entre elle, celle de travail clandestin.

Nous en arrivons aux causes les plus profondes et les plus anciennes de la crise du POI.

Pendant de nombreuses années, des dizaines de militants travaillaient en permanence pour le parti, Lambert ne les déclarait pas, ou bien il versait les salaires en liquide, ou bien il ne payait pas les cotisations sociales. Tous les gouvernements successifs, en particulier les gouvernements socialistes, connaissaient parfaitement bien ces pratiques et personne ne portait jamais plainte. Aucun agent de contrôle de la sécurité sociale ne contrôlait jamais l’association gestionnaire du POI et son trésorier et ne faisait jamais aucun redressement. Lambert était lui-même pendant des années agent de contrôle de la sécurité sociale.

Il y avait finalement un seul procès, le procès de l’affaire de la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF) en 2004 dont les principaux responsables étaient déjà les principaux responsables de l’ancienne fédération étudiante du PCI, avant ou après leur adhésion au Parti Socialiste. Ils bénéficiaient de condamnations ridiculement faibles.

Les principaux acteurs de cette histoire respectaient toujours une véritable omerta, une véritable loi du silence.

A chaque nouvelle crise du courant lambertiste, on nous promettait un grand déballage, des mémoires, des révélations et des plaintes.

Depuis le début de la dernière crise du POI, il y a bientôt six mois, on nous fait à nouveau les mêmes promesses.

Nous sommes sceptiques et dubitatifs, mais nous verrons bien.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens