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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 21:01

SURSAUT REPUBLICAIN

Vous trouverez ci dessous la première partie d'un très long message de Pierre Rousset et de François Sabado relatif à la situation en France après les élections régionales.

Le message est disponible en totalité à l'adresse ci dessous

Bernard Fischer

http://www.inprecor.fr/article-FRANCE-La-situation-en-France-après-les-régionales.Dernier-avertissement?id=1836

La situation en France après les élections régionales, dernier avertissement

Par Pierre Rousset et François Sabado

Mardi 15 Décembre 2015

Pas une seule région pour le Front national, qui pourtant engrange le meilleur score de son histoire. Une victoire de la droite plus faible qu’espérée, un Parti Socialiste en retrait qui sauve de justesse la face et une « gauche de la gauche » marginalisée ou subordonnée, inaudible. Voilà en quelques mots les résultats de ces élections régionales de décembre 2015.

Rien ne serait plus faux de croire que le Front National n’est qu’un parti de premier tour et qu’au deuxième tour, quasi rituellement, il serait bloqué par un « sursaut républicain ». Cela c’est produit cette fois-ci, ce n'est pas sûr que cela soit le cas la prochaine fois. Surtout si la gauche gouvernementale poursuit sa politique néo libérale, ce qu’elle annonce, et si la droite se radicalise encore plus, comme le veut Nicolas Sarkozy.

Aussi la tâche prioritaire est de tout faire pour bloquer les politiques d’austérité du gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls et pour cela de mettre un terme à l’état d’urgence et de mettre en échec la réforme constitutionnelle visant à banaliser le recours à des mesures répressives d’exception.

Le Front National, un vrai danger

Les élections régionales marquent une nouvelle poussée du Front National, près de sept millions de voix, plus que le nombre de suffrages obtenus par Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle. Election après élection, depuis 2012, les votes pour le Front National augmentent. Il est devenu, sur le plan électoral, le premier parti du pays.

Faute d’alliances, il reste en deçà d’une majorité absolue, mais avec l’approfondissement de la crise de régime que traverse la France, la donne peut changer. On ne peut plus écarter la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle en 2017.

On connait les raisons de cette poussée du Front National, dégradation globale des rapports de force au détriment du mouvement ouvrier, politique néo libérale endossée par les gouvernements de droite et de gauche, retombées persistantes de la domination post coloniale et nouvelle place marginalisée du pays dans la globalisation capitaliste.

La conjonction des effets d’une dépression économique longue en Europe, de la crise politique liée aux choix du gouvernement, des conséquences des attentats terroristes perpétrés par l’Etat islamique et d’une nouvelle vague de racisme dans les classes populaires offre un terreau nourricier au Front National.

Le Front National est maintenant présent dans toutes les couches de la société. Il devient électoralement majoritaire chez les ouvriers et les employés, au moins chez ceux qui votent. La bourgeoisie globalisée ne fait certes pas le choix du Front National, en particulier de sa politique de sortie de l'euro, mais le patronat est maintenant divisé.

L’option du Front National ne correspond pas aujourd’hui aux intérêts bien pensés des classes dominantes, cependant, la crise politique est telle, les appareils sont si affaiblis, que « l'accident électoral », même si ce n’est pas la « variante la plus probable », ne peut plus être rejeté d’un revers de main.

Au risque de nous désarmer, nous ne saurions minimiser le danger du Front National et les effets destructeurs qu’aurait une éventuelle victoire frontiste. Le combat politique contre l’extrême droite doit être mené, un gouvernement du Front National ne serait pas qu’un gouvernement de droite de plus. Certains pensent le contraire, comme Jacques Rancière qui affirme que « dès lors que j’analyse le Front National comme le fruit du déséquilibre propre de notre logique institutionnelle, mon hypothèse est plutôt celle d’une intégration au sein du système. Il existe déjà beaucoup de similitudes entre le Front National et les forces présentes dans le système ».

A une question, si le Front National venait au pouvoir, cela aurait-il des effets concrets pour les plus faibles de la société française, c’est-à-dire les immigrés, Jacques Rancière répond, bien imprudemment que « oui, probablement. Mais je vois mal le Front National organiser de grands départs massifs, de centaines de milliers ou de millions de personnes, pour les renvoyer chez elles. Le Front National, ce n’est pas les petits blancs contre les immigrés. Son électorat s’étend dans tous les secteurs de la société, y compris chez les immigrés. Alors, bien sûr, il pourrait y avoir des actions symboliques, mais je ne crois pas qu’un gouvernement des Républicains et du Front National serait très différent d’un gouvernement des Républicains ».

Certains courants ultra gauches vont plus loin, en mettant sur le même plan le Parti Socialiste, la droite et le Front National.

Nous ne sommes pas d’accord avec ces analyses.

Le Front National n’est pas un parti fasciste comme dans les années trente parce que nous ne sommes pas dans les années trente. L’origine de sa direction est fasciste, ses thèmes nationaux-socialistes reprennent les thématiques classiques de l’extrême droite, la préférence nationale, le racisme anti-immigré et en particulier anti musulman restent au centre de sa politique. Ce n’est pas un parti fasciste classique, mais ce n’est pas un parti bourgeois comme les autres.

Un gouvernement du Front National n’est pas un gouvernement des Républicains et encore moins un gouvernement du Parti Socialiste. Le vote pour le Parti Socialiste et le vote pour le Front National, ce n’est pas la même chose. Si voter à droite après le retrait des listes du Parti Socialiste, dans le Nord et en Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) a ajouté à la confusion et à la disparition de la gauche dans le combat contre le Front National, il ne doit pas y avoir d’hésitation pour voter socialiste contre le Front National.

Certes, Manuel Valls et François Hollande mènent une politique néo libérale destructrice des conditions de vie de millions de travailleurs et ils veulent constitutionnaliser l’état d’urgence. Nous glissons toujours plus vers des systèmes politiques autoritaires. La démocratie parlementaire est vidée de ce qui lui reste de « démocratique ».

François Hollande et Manuel Valls mènent une politique de destruction de la gauche, comme d’autres « socialistes » l’ont déjà fait par le passé. Mais en ce moment du vingt et unième siècle, les dirigeants « sociaux-démocrates » défont ce qui a fait la sociale démocratie historique.

Cependant, aussi grave et liberticide qu’il soit, l’état d’exception de Manuel Valls n’est pas encore celui de Marine Le Pen. Au centre du programme de cette dernière, il n’y a certes pas la mobilisation de la petite bourgeoisie au travers de milices fascistes pour liquider le mouvement ouvrier, mais il y a la « préférence nationale », opposée à plusieurs millions d’étrangers et de français d’origine étrangère, ainsi qu’à tous celles et ceux qui les protégeraient.

Il y a bien des similitudes entre le Front National et d’autres forces du système, mais le Front National n’est pas intégré au système. L’orientation de Marine Le Pen n’est pas un projet à la Gianfranco Fini en Italie. Ce dernier, issu du Mouvement Social Italien (MSI), puis créateur de l’Alliance Nationale en 1995, a rejoint en 2009 la formation de Silvio Berlusconi, le Peuple de la Liberté, avant de s’en séparer en 2010. Il fut ministre du deuxième et du troisième gouvernement de Silvio Berlusconi. Il s’est effectivement intégré au système.

La majorité du Front National ne veut pas passer des alliances où leur parti se retrouverait en position subordonnée.

Ses dirigeants veulent casser la droite et la remplacer. Ils ne peuvent donc franchir aujourd’hui un certain seuil électoral. Ils parient cependant sur l’aggravation de la crise, la division et l’explosion de la droite. Est-ce une hypothèse que nous pouvons écarter ?

Compte tenu de la situation internationale actuelle, du désarroi politique, de l’absence d’alternative solidaire crédible au système et de la pression raciste interne, le Front National peut s’appuyer sur certaines couches de la société pour justifier les discriminations et la répression, voire l’expulsion des étrangers et en particulier les étrangers musulmans.

C’est un ferment de guerre civile qui implique une liquidation radicale des libertés démocratiques. Il y aura une différence notable entre toutes les formules politiques, autoritaires et bonapartistes, initiées par la sociale démocratie ou le centre droit, et un régime dominé par l’extrême droite.

La lutte contre le Front National doit prendre une nouvelle dimension et doit donc être repensée car, à ce jour, nous avons échoué à la mener. Les mobilisations centrales minoritaires contre le Front National ne sont plus fonctionnelles.

Il faut tout « reprendre par le bas » dans les entreprises, les écoles, les quartiers et les localités, dans l’unité d’action de toutes les forces démocratiques, organiser la mobilisation contre les mesures prises localement par ce parti en particulier dans les villes qu’il dirige sur le plan de l’éducation, de la culture et de la défense des libertés.

Souligner le danger spécifique que représente le Front National, ce n’est pas accorder au gouvernement et à la présidence de François Hollande un satisfecit quelconque. L’état d’urgence à la Manuel Valls vise déjà à habituer la société à vivre en état d’exception, à délégitimer le contrôle de la justice sur l’appareil répressif et sur l’exécutif, à placer sous surveillance générale les citoyennes et citoyens, à restreindre de fait les libertés civiques et à rendre atones les mouvements sociaux.

L’état d’urgence de Manuel Valls et de François Hollande crée ainsi les conditions politiques et les conditionnements mentaux qui pourraient favoriser demain l’imposition d’un état d’urgence « bleu marine ». L’attaque contre les libertés démocratiques que nous subissons aujourd’hui est extrêmement grave, sans précédent en France depuis la guerre d’Algérie.

L’urgence, la tâche première, est donc d’opposer à nos gouvernants le front démocratique le plus large possible. C’est en bloquant la mise en œuvre présente des politiques « austéritaires et sécuritaires », en redonnant confiance à des secteurs combattifs dans les syndicats, les associations, les entreprises et les localités, et en reconstruisant une alternative politique anticapitaliste que nous commencerons à refouler le Front National.

La lutte prioritaire contre les politiques d’austérité et de sécurité du gouvernement de Manuel Valls et de François Hollande ne doit pas conduire à minimiser ou à relativiser le combat contre le Front National et vice-versa.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 20:25

Deux palestiniens tués lors d’un raid israélien en Cisjordanie (Reuters)

Deux palestiniens ont été tués Mercredi 16 Décembre 2015 en Cisjordanie par les forces de sécurité israéliennes, lors de deux incidents distincts, après avoir foncé en voiture sur des soldats, a-t-on appris de sources militaires et médicales.

Au cours d'une opération de police dans le camp de réfugiés de Kalandia, les soldats israéliens ont ouvert le feu et tué un automobiliste qui cherchait à les renverser. Trois militaires ont été blessés. Un peu plus loin, un autre palestinien au volant d'une voiture-bélier a également été abattu par les soldats.

Quatre personnes ont été blessées par balles au cours d'affrontements dans ce camp de réfugiés où les israéliens procédaient à des arrestations.

Par ailleurs, une palestinienne de dix huit ans blessée par une balle perdue tirée par des soldats israéliens le mois dernier près de Naplouse a succombé à ses blessures, Mercredi 16 Décembre 2015.

Depuis le début du mois d’octobre 2015, cent treize palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes, dont soixante sept présentés comme des agresseurs. Dix-neuf israéliens et un américain ont également péri dans les violences.

Cette vague d'agressions, notamment à l'arme blanche, qui dure depuis deux mois et demi trouve en partie son origine dans les tensions à Jérusalem autour de l'esplanade des Mosquées, le mont du Temple pour les juifs, lieu saint de l'islam et du judaïsme administré par les autorités religieuses jordaniennes en vertu d'un arrangement dont les palestiniens craignent qu'il soit remis en cause.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 20:14

Près de cinq cent procédures judiciaires avec l’état d’urgence (Reuters)

Près de cinq cent procédures judiciaires ont été engagées à la suite des deux mille sept cent perquisitions administratives effectuées dans le cadre de l'état d'urgence décrété à la suite des attentats du Vendredi 13 Novembre 2015.

« Il s'agit principalement d'enquêtes relatives à des infractions à la législation sur les armes, pour cent quatre vingt sept procédures, et à la législation sur les stupéfiants, pour cent soixante sept procédures », précise le ministère de la justice dans un communiqué.

Cinquante et une personnes ont d'ores et déjà été incarcérées, en détention provisoire ou après une condamnation, et deux cent soixante dix neuf enquêtes sont toujours en cours.

Certains responsables politiques, syndicaux et associatifs, ont critiqué la portée des perquisitions effectuées et des assignations à résidence prononcées, s'inquiétant de possibles dérives sans lien avec la lutte contre le terrorisme.

Deux enquêtes préliminaires en lien avec le djihadisme ont été ouvertes sur le fondement de ces perquisitions, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.

Mais ce chiffre peut évoluer à tout moment et certaines découvertes pourraient mener à l'ouverture d'autres enquêtes, précise cette source.

Dans un communiqué diffusé mercredi, plusieurs organisations parmi lesquelles la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) estiment que leurs « craintes sont aujourd'hui confirmées par l'ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l'état d'urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d'attentat », écrivent-elles. « Ces abus doivent cesser ».

La commission des lois de l’assemblée nationale, qui a décidé d'exercer un contrôle de l'état d'urgence, a estimé Mercredi 16 Décembre 2015 que « des interrogations manifestes » existaient sur la justification de certaines mesures individuelles ou générales, comme les interdictions de manifester ».

« Il est encore trop tôt pour mesurer la tension qui pèse sur l'emploi des forces de l'ordre et qui pouvaient justifier ces mesures. Par contre, par exemple dans le département de la Dordogne, les mesures prises apparaissent manifestement disproportionnées », a déclaré devant la commission son président Jean-Jacques Urvoas.

Mardi 15 Décembre 2015, devant des journalistes, le premier ministre Manuel Valls a rappelé que des consignes avaient été données aux préfets pour qu'ils soient attentifs aux conditions dans lesquelles sont menées les perquisitions.

« Plus de soixante dix pour cent des perquisitions concernent l'islamisme radical », a-t-il dit. « Le reste est lié au trafic de stupéfiants et d'armes dont les liens avec l'islamisme radical sont avérés », a-t-il ajouté.

Le conseil constitutionnel devra se prononcer sur un article de la loi sur l'état d'urgence qui permet au ministre de l’intérieur de prononcer l'assignation à résidence de « toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics ».

Quelque trois cent cinquante quatre personnes ont été assignées à résidence depuis la mise en place de l'état d'urgence, selon une synthèse publiée Vendredi 11 Décembre 2015 sur le site de l’assemblée nationale.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 18:57

Ryad forme une « coalition islamique antiterroriste » (Reuters)

Les trente quatre pays membres de la coalition islamique antiterroriste formée par l'Arabie Saoudite partageront des renseignements, équiperont, formeront et, si nécessaire, mettront à disposition des forces, a déclaré Mardi 15 Décembre 2015 le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al Djoubeïr.

Ryad avait annoncé un peu plus tôt la formation de cette coalition réunissant des pays du Proche et du Moyen-Orient mais aussi d'Afrique, décision qui a été saluée par les Etats-Unis qui réclamaient une plus grande implication de la région dans la lutte contre les islamistes maîtres d'une partie de l'Irak et de la Syrie.

« Rien n'est exclu », a déclaré Adel al Djoubeïr, interrogé lors d'une conférence de presse à Paris sur un éventuel envoi de troupes au sol.

« Cela dépend des demandes exprimées, des besoins et de la volonté des pays à fournir le soutien nécessaire. Des discussions sont en cours, impliquant des pays parties prenantes de la coalition comme l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar et Bahreïn, sur l'envoi de forces spéciales en Syrie. Ce n'est pas exclu », a-t-il dit aux journalistes.

L'Egypte, la Turquie, la Malaisie, le Pakistan et plusieurs pays d'Afrique figurent également sur la liste des membres de la coalition qui a été diffusée Lundi 14 Décembre 2015 par l'agence de presse officielle saoudienne. L'Iran, grand rival de l'Arabie Saoudite dans la région, n'y figure pas.

La coalition disposera d'un centre commun d'opérations installé à Ryad afin de coordonner et soutenir les opérations militaires. La coalition ne disposera pas d'armée autonome en soi.

« Si des pays ont besoin d'une aide, ils pourront en faire la demande et les pays qui peuvent fournir une assistance le feront, tout cela se décidera au cas par cas », a dit Adel al Djoubeïr.

Le communiqué diffusé par l'agence de presse saoudienne Saoudi Press Agency (SPA) parle d'un « devoir de protéger la nation islamique contre le fléau des groupes et organisations terroristes, quels que soient leur secte et leur nom, qui propagent la mort et la corruption sur terre et qui cherchent à terroriser les innocents ».

Lutter contre « tout groupe terroriste »

Le ministre saoudien de la défense Mohammed bin Salman, deuxième dans l'ordre de succession du trône, a indiqué lors d'une conférence de presse que la coalition coordonnerait son action avec les principales puissances et avec les organisations internationales. Son ambition n'est pas seulement du lutter contre l’Etat Islamique mais contre « tout groupe terroriste », a ajouté le ministre.

En visite Mardi 15 Décembre 2015 en Turquie, le secrétaire américain à la défense, Ashton Carter, a déclaré que l'initiative saoudienne semblait répondre à ses appels à un plus grand engagement des pays sunnites dans la lutte contre l’Etat Islamique.

« Nous attendons d'en savoir plus sur les intentions de l'Arabie Saoudite au sujet de cette coalition », a-t-il dit sur la base aérienne d'Incirlik.

« Mais, en général, cela semble s'inscrire tout à fait dans la ligne de ce que nous réclamons depuis un certain temps, un plus grand engagement des pays arabes sunnites dans la campagne pour combattre l’Etat Islamique ».

La ministre allemande de la défense a également salué l'annonce de la création de cette coalition.

Ursula von der Leyden, qui s'exprimait sur la chaîne de télévision allemande ZDF, a déclaré que cette alliance sera utile si elle rejoint d’autres pays qui luttent contre l’Etat Islamique. Elle a souligné que le groupe djihadiste Etat Islamique avait prospéré en profitant des désaccords au sein du monde musulman.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 18:43

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/12/15/etat-d-urgence-2-700-perquisitions-deux-enquetes-preliminaires-ouvertes_4832671_4355770.html#xtor=AL-32280515

Deux mille sept cent perquisitions, deux enquêtes préliminaires ouvertes

Plus d’un mois après les attentats ayant frappé Paris le Vendredi 13 Novembre 2015, le rythme des perquisitions administratives est en baisse mais reste soutenu. Le ministère de l’intérieur a effectué Mardi 15 Décembre 2015 un bilan des actions menées par les forces de l’ordre depuis la mise en place de l’état d’urgence, Samedi 14 Novembre 2015.

D’une moyenne de cent vingt perquisitions administratives quotidiennes en France pendant les dix jours ayant suivi les attentats parisiens, la fréquence semble être passée à une quarantaine par jour au début du mois de décembre 2015.

Ces résultats viennent compléter ceux annoncés par le premier ministre, Manuel Valls, invité de la matinale de France Inter, Vendredi 11 Décembre 2015.

Les deux mille sept cent perquisitions administratives qui ont été menées au total ont abouti, outre les saisies diverses et les assignations à résidence, à l’ouverture de deux enquêtes préliminaires par la section antiterroriste du parquet de Paris, une information révélée par Mediapart et confirmée par le Monde.

Trois cent cinquante quatre assignations à résidence

Annoncée par le président de la république François Hollande, dans sa première déclaration après les attentats, la mise en place de l’état d’urgence permet notamment aux préfets d’engager des perquisitions lorsqu’il existe « des raisons sérieuses de penser que ce lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace ».

Cependant, tout lieu « affecté à l’exercice d’un mandat parlementaire ou à l’activité professionnelle des avocats, des magistrats ou des journalistes » ne peut être perquisitionné dans ce cadre, ce qui n’empêche pas une intervention au domicile des personnes concernées.

Dans le cadre de l’état d’urgence, trois cent cinquante quatre mesures d’assignation à résidence ont été prises depuis le Vendredi 13 Novembre 2015, il s’agit d’une autre prérogative accordée aux forces de l’ordre. Ces mesures ont été contestées à sept reprises devant le conseil d'état.

A ce propos, lors de son intervention sur France Inter, Manuel Valls a déclaré « qu'il y a eu, oui, trois cent cinquante quatre assignations à résidence parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l'état, l’intérêt général et l’ordre public ».

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 20:18

Sept morts dans des heurts dans le sud est de la Turquie (Reuters)

Sept personnes ont été tuées Lundi 14 Décembre 2015 dans le sud-est majoritairement kurde de la Turquie, dans de nouveaux heurts entre les forces de sécurité et des manifestants pro-kurdes, a-t-on appris auprès des autorités.

A Diyarbakir, la principale ville de la région, une manifestation à l'appel du parti démocratique des peuples (HDP) contre le couvre-feu en vigueur depuis près de deux semaines dans un quartier historique de la ville a dégénéré en affrontements. De sources médicales, on faisait état dans l'après-midi de deux morts.

Plus au sud, dans la province de Mardin, cinq militants kurdes ont été tués dans un autre secteur sous couvre-feu, le district de Dargecit, a-t-on appris auprès de responsables de la sécurité. Un couvre-feu a été décrété dans une ville de la province, Nusaybin, située à la frontière syrienne.

Des mesures similaires ont été prises dans deux villes de la province de Sirnak, Cizre et Silopi, proches des frontières syriennes et irakiennes. Les couvre-feux entreront en vigueur Lundi 14 Décembre 2015.

Le sud-est de la Turquie est en proie à des troubles ces derniers mois, les forces de sécurité affrontant de nouveau les séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) depuis que le cessez-le-feu en vigueur depuis deux ans a volé en éclats en juillet 2015.

Selon des données recueillies par la fondation des droits de l'homme de Turquie, cinquante deux couvre-feux ont été mis en place depuis la mi-août 2015 dans sept provinces du sud-est de la Turquie. Ces mesures concernent au total un million trois cent mille habitants.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 20:10

L’Armée Syrienne Libre (ASL) dément recevoir un soutien de la Russie (Reuters)

Les rebelles de l’ASL, en lutte dans l'ouest de la Syrie contre le régime du président Bachar al Assad, ont démenti Lundi 14 Décembre 2015 avoir reçu quelque soutien que ce soit de l'armée de l'air russe, affirmant au contraire que celle-ci continuait de bombarder leurs positions.

De son côté, une alliance de groupes armés récemment mise sur pied, dont certains disent être l'ASL, a déclaré que ses combattants avaient tiré parti indirectement des frappes aériennes russes lors d'affrontements récents, notamment contre le Front al Nosra, la branche syrienne d’al Qaïda, mais l'alliance a démenti tout soutien russe direct.

Ces formations répondaient aux propos du chef de l'état-major russe, le général Valeri Guerassimov, d'après lequel l'armée de l'air de Moscou effectue chaque jour des dizaines de bombardements pour soutenir l’ASL dans son combat contre les djihadistes de l'Etat Islamique.

Le nombre de combattants de l'ASL progressant dans les provinces d’Homs, Hama, Alep et Rakka, dépasse désormais cinq mille combattants, a affirmé le général Valeri Guerassimov devant des attachés militaires étrangers accrédités auprès de Moscou.

« Le nombre d'unités de l'ASL progresse en permanence », a-t-il dit.

« L'aviation russe mène quotidiennement trente à quarante frappes aériennes pour les soutenir. Ils sont également approvisionnés en armes, en munitions et en matériel », a dit Valery Guerassimov.

Ces propos interviennent quelques jours après ceux tenus par le président russe, Vladimir Poutine, qui a déclaré Vendredi 11 Décembre 2015 que Moscou fournissait des armes à l'ASL.

La Russie n'a pas spécifié le nom des groupes de l'ASL dont elle parle.

Divers groupes disent faire partie de l'ASL, laquelle n'a pas de commandement centralisé ni de structure de contrôle.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 19:57

https://www.change.org/p/monsieur-le-ministre-de-l-intérieur-assignez-moi

Lettre ouverte au ministre de l’intérieur

Assignez-moi

Par Johann Caspar Schmidt

Lundi 14 Décembre 2015

Je demande mon assignation à résidence dans les meilleurs délais.

Il se trouve en effet que je partage l'essentiel des convictions de nombre de militants écologistes, alter mondialistes et autres squatteurs qui ont fait tout récemment, par dizaines, l'objet de cette mesure administrative dans le cadre de l'état d'urgence mis en place à l'issue des attentats du Vendredi 13 Novembre 2015.

Je suis l'adversaire déclaré des aventures militaires néo coloniales actuellement conduites au nom de la France et d'un « droit de légitime défense » parfaitement nébuleux.

Je trouve abject votre projet d'inscrire dans la constitution de notre pays la possibilité de déchoir de leur nationalité des binationaux présumés coupables, mesure distinctement inspirée par le Front National auquel, au demeurant, vous prétendez « faire barrage ».

Je trouve odieux que des musulmans fassent l'objet d'une assignation à résidence du simple fait qu'ils tiennent une sandwicherie halal, qu’ils fréquentent une mosquée estampillée comme suspecte ou qu’ils soient musulmans ou étiquetés comme tels.

Je me refuse à me désolidariser des réfugiés, aujourd'hui par vous assimilés à des terroristes, avec lesquels je me bats pour qu'ils puissent vivre là où bon leur semble.

Je ne renoncerai pas à manifester auprès des collectifs des quartiers populaires qui, de Saint-Denis à Molenbeek, n'ont pas attendu le Vendredi 13 Novembre 2015 pour vivre en état d'urgence et, depuis des décennies, pour pleurer leurs morts des suites de « bavures policières »

Je m'oppose formellement au projet de construction d'un nouvel aéroport dans la région de Nantes et, pour cette raison, me déclare solidaire des zadistes qui occupent la zone contestée.

Je suis scandalisé par le fait que l'enquête concernant la mort de Rémi Fraisse, tué par un gendarme, ait été confiée à la gendarmerie.

Je me suis délibérément abstenu de pavoiser au jour dit, ceci au mépris des consignes expressément dispensées aux citoyens par les services de l’état.

Je considère que l'état d'urgence rendant possible, dans les conditions expéditives que vous savez, ma propre assignation à résidence, comme celle de tant d'autres, constitue une atteinte caractérisée aux droits des citoyens et aux libertés publiques, à commencer par l'interdiction de manifester. J'y vois l'ébauche d'un régime policier du plus mauvais aloi.

Ce simple fait devrait suffire amplement à justifier l'exécution de la mesure susmentionnée.

Je ne doute pas un instant que vos services sauront utilement compléter ce tableau attestant ma dangerosité et rendant nécessaire mon assignation à résidence, ceci que mon nom figure ou non parmi ceux des suspects enregistrés sous la lettre S.

Si les policiers pouvaient, simplement, lorsqu'ils viendront me notifier cette mesure de salubrité publique, se dispenser de faire voler en éclats ma porte que je suis tout disposé à leur ouvrir dès le premier coup de sonnette, à toute heure du jour ou de la nuit, et de dévaster mon logement dans lequel les livres, les ustensiles de cuisine et les kits de jardinage comptent en plus grand nombre que les armes de guerre, je leur et je vous en vouerais une reconnaissance durable.

Premiers signataires

Olivier Le Cour Grandmaison, Jean Claude Amara, Catherine Samary, François Gèze, Noël Mamère, Gilbert Achcar, Pierre Stambul, Alain Bihr

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 19:29

CATASTROPHE NATIONALE

Par Bernard Fischer

Lundi 14 Décembre 2015

Décembre 2015, la France en état d’urgence vote pour le Front National. Plusieurs générations liront cette phrase dans les livres d’histoire.

Commençons par les résultats des élections régionales. Depuis plusieurs dizaines d’années, plus particulièrement depuis quinze ans, le Parti Socialiste, la droite républicaine et les medias français mettent le Front National au centre de la vie politique française.

En 2002, la qualification de Jean Marie Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles et l’élimination au premier tour du candidat du Parti Socialiste, Lionel Jospin, permettaient l’élection de Jacques Chirac pour un deuxième mandat.

En 2007, la défense d’un programme sécuritaire et liberticide par le candidat de la droite républicaine, Nicolas Sarkozy, dont le principal conseiller était alors Patrick Buisson, un nostalgique de Charles Maurras, provoquait le vote d’un million d’électeurs traditionnels du Front National en sa faveur et l’élection de Nicolas Sarkozy.

En 2015, la stratégie de François Hollande et de Manuel Valls est exactement identique par rapport à la stratégie de Nicolas Sarkozy en 2007.

C’était vrai pour les quinze dernières années. Ce sera vrai pour les deux prochaines années.

Nous connaissons déjà le nom d’une candidate du deuxième tour des élections présidentielles de 2017, ce sera la candidate du Front National, la candidate du premier parti de France. Nous sommes dans une situation de qualification d’office de Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles de 2017, exactement comme, par exemple dans une coupe du monde ou bien une coupe d’Europe de football, il y a la qualification d’office du pays organisateur.

Il y a ensuite la transformation du premier tour des élections présidentielles de 2017 en une élection primaire du candidat du front républicain, par exemple François Hollande ou bien Nicolas Sarkozy, on mesure l’extraordinaire renouvellement du paysage politique français.

L’autre leçon des évènements de novembre et de décembre 2015 en France, c’est la double capitulation du Front De Gauche (FDG).

En novembre 2015, le groupe parlementaire du FDG à l’assemblée nationale vote à l’unanimité pour la prolongation de l’état d’urgence.

En décembre 2015, toutes les composantes du FDG sans aucune exception acceptent la fusion technique comme elles disent de leurs listes et des listes du Parti Socialiste, elles appellent au vote pour les candidats du Parti Socialiste et elles prennent toute leur place dans le front républicain, cette arme de destruction massive de la démocratie représentative.

La question politique centrale est la suivante. Les politiques du Parti Socialiste, de la droite républicaine et du Front National sont des politiques xénophobes, nationalistes et réactionnaires totalement convergentes, sinon exactement identiques.

Selon la célèbre citation, il y a l’original et la copie, plus exactement, il y a l’original frontiste, la copie républicaine et la copie socialiste.

Plus exactement encore, dans un premier temps le FDG donne ses voix au Parti Socialiste, dans un deuxième temps le Parti Socialiste donne ses voix à la droite républicaine et dans un troisième temps la droite républicaine donne ses voix au Front National.

Etat d’urgence, perquisitions administratives, assignations à résidence, interdiction des manifestations, déchéance de nationalité et constitutionnalisation de l’état d’urgence, la politique de François Hollande est la politique la plus réactionnaire depuis soixante ans, depuis la guerre d’Algérie.

Elle est exactement identique à la politique de Georges Bush aux Etats Unis en 2001, c’est la guerre contre le terrorisme.

La question centrale est la question des migrants. L’Allemagne accueille un million de migrants. La France accueille à Calais six mille migrants dans des conditions indignes. Les gouvernements successifs de droite comme de gauche entretiennent un abcès de fixation de manière totalement artificielle depuis près de quinze ans à Calais. Il y a une solution simple à ce problème. Ouvrons la frontière entre la France et la Grande Bretagne et organisons une grande mobilisation pour le passage immédiat de ces six mille migrants de la France vers la Grande Bretagne, ils ne vivront pas cela comme une expulsion, c’est leur revendication et cela fera des dizaines de milliers de voix en moins pour le Front National.

Il y a un décalage, une dichotomie et une contradiction totale entre, d’une part, la nation et les citoyens français et, d’autre part, les institutions françaises, entre le véritable pays réel et le véritable pays légal.

Qu’ils s’en aillent tous, démocratie réelle maintenant. Il faut une nouvelle offre politique. Il faut et il y aura un véritable mouvement des indignés français. Il y aura ensuite un Podemos à la française. Le plus tôt sera le mieux. Encore une fois, tout commence maintenant.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 16:58

http://www.lopinion.fr/edition/international/madrid-sanctionne-ex-chef-d-etat-major-avoir-passe-l-arme-a-l-extreme-gauche

Madrid sanctionne son ancien chef d’état-major pour avoir passé l’arme à l’extrême-gauche

Le gouvernement espagnol estime que le général José Julio Rodriguez, ancien patron des forces armées, a contrevenu à son devoir de neutralité en se présentant aux élections générales du Dimanche 20 Décembre 2015 sous l’étiquette du groupe radical Podemos.

Podemos, le mouvement de la gauche radicale espagnole, peut être content du joli coup de publicité généré par l’annonce de la candidature de José Julio Rodriguez comme numéro deux de sa liste à Saragosse en vue des élections générales du Dimanche 20 Décembre 2015. C’est que l’homme, âgé de soixante sept ans, n’est pas n’importe qui.

Cet ancien général de l’armée de l’air a terminé sa carrière comme chef d’état-major, entre 2008 et 2011, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Et son « coming out » politique lui a valu de subir les foudres de la droite au pouvoir qui a décidé de le sanctionner pour manquement à son devoir de réserve.

Figurant encore dans la réserve active, le « futur ministre de la défense » de Pablo Iglesias, si Podemos gagnait les élections, a été destitué Vendredi 6 Novembre 2015 par le conseil des ministres. « Il faut perdre sa condition de militaire avant d’agir comme un civil », expliquent les autorités.

José Julio Rodriguez avait déposé, il y a peu, une demande de mise à la retraite. Il aurait dû attendre que soit publié un décret royal avalisant son départ avant de s’engager en politique. La sanction est toutefois très symbolique.

L’ancien général va perdre son poste de porte-parole de l’ordre royal et militaire de Saint Herménégilde créé en 1814 pour récompenser les mérites militaires.

Déplorant que soient utilisées « les institutions de manière électoraliste », l’intéressé se dit très enthousiaste à l’idée de représenter Podemos, mouvement qui a permis aux espagnols de « reprendre espoir dans la politique et de renouer avec la démocratie réelle ».

En matière de défense, le mouvement de la gauche radicale a abandonné son projet de faire sortir le pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Il s’engage à respecter les accords signés et à pousser à une Europe de la défense. Le débauchage du général José Julio Rodriguez entre dans une stratégie de reconquête de Podemos à qui les derniers sondages n’attribuent plus que dix pour cent des intentions de vote contre jusqu’à vingt pour cent il y a quelques mois.

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