Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 18:00

http://www.europalestine.com/spip.php?article10985&lang=fr

Les pro-palestiniens britanniques se félicitent de l’élection de Jeremy Corbyn

Vendredi 18 Septembre 2015

La campagne britannique de solidarité avec la Palestine se réjouit dans un communiqué de l’élection à la tête du parti travailliste britannique d’un défenseur de longue date des droits palestiniens et y voit un progrès significatif dans l’expression publique de positions en faveur de la Palestine.

Communiqué de Palestine Solidarity Campaign (PSC)

PSC est très heureux de l’élection de Jeremy Corbyn à la direction du parti travailliste.

Jeremy Corbyn est un membre de longue date de PSC. Son attachement indéfectible aux droits de l’homme et au droit international s’est traduit par des appels répétés à la fin de l’occupation israélienne, à la levée du blocus de Gaza et à la fin des colonies.

Le nouveau leader du parti travailliste britannique ne cache pas, en effet, ses opinions.

Il s’est rendu neuf fois en Palestine et a visité les camps de réfugiés au Liban et en Syrie.

Le député du quartier d’Islington, au centre de Londres, a également déclaré que les réfugiés palestiniens « ont le droit de retourner chez eux » et que c’est « la clé du problème actuel ».

Il a affirmé qu’il imposerait un embargo dans les deux sens sur le commerce des armes avec Israel, s’il devenait premier ministre en 2020, lors des prochaines élections, « d’autant qu’Israël est poursuivi pour crimes de guerre au niveau international ».

Et il estime que toutes les universités israéliennes qui sont impliquées dans la recherche sur les armes devraient être boycottées et que les firmes qui fabriquent des armes pour Israël en Grande-Bretagne, telles qu’Elbit, devraient être fermées et reconvertie en usines de fabrication d’équipement pour l’aviation civile.

Partisan de la campagne Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) « tant qu’Israël emprisonne les enfants palestiniens et les parlementaires palestiniens, tant qu’il expulse les demandeurs d’asile africains et tant qu’il maintient le siège de Gaza ».

Il est favorable au boycott des produits israéliens, soulignant que, malgré les directives européennes, les produits illégaux des colonies sont toujours en vente dans les magasins.

« Un processus de paix sera possible quand Israël comprendra qu’il n’y a pas de solution militaire. Et un tel processus doit inclure le Hamas », a déclaré Jérémy Corbyn.

La popularité de Jeremy Corbyn qui a remporté haut la main les élections au sein du parti travailliste et rempli des salles de meeting de foules enthousiastes dans toute la Grande-Bretagne pendant deux mois, est un nouveau phénomène, qualifié de Corbynmania par certains medias.

Certains comparent cet enthousiasme à celui suscité par Barack Obama lors de sa première campagne électorale aux Etats-Unis.

Espèrons que cela ne se terminera pas de même façon s’il accède au pouvoir.

Mais 2020 est encore bien loin.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:25

La Croatie ment et viole la souveraineté hongroise, dit Budapest (Reuters)

Zagreb ment à Budapest et à l'Union Européenne lorsqu'elle prétend avoir conclu un accord bilatéral sur l'acheminement de milliers de migrants à la frontière hongroise, a déclaré Samedi 19 Septembre 2015 le ministre hongrois des affaires étrangères qui accuse la Croatie d'avoir violé la souveraineté territoriale hongroise.

Cette réponse musclée survient après que le premier ministre croate Zoran Milanovic eut déclaré que son pays avait « forcé » la Hongrie à accepter des milliers de migrants qu'elle a acheminés jusqu'à la frontière entre les deux pays et qu'elle entendait poursuivre cette politique.

« Au lieu de prendre des dispositions honnêtement pour les immigrants, ils les envoient directement en Hongrie. Quel genre de solidarité européenne est-ce là », a demandé le ministre hongrois des affaires étrangères Peter Szijjarto.

« Encore une fois, on a laissé tomber la Hongrie », a-t-il ajouté. « Nous défendrons les frontières de l'Union Européenne, les frontières de l'espace Schengen et nous défendrons la Hongrie dans le respect des règles européennes ».

La Croatie a selon lui violé la souveraineté hongroise en envoyant des migrants de l'autre côté de la frontière à bord d'un train qui transportait également des policiers croates.

Zagreb a forcé la main de Budapest

Dans la matinée, le premier ministre croate déclarait que Zagreb avait obligé Budapest à prendre des migrants en charge.

« Nous les avons forcés, en envoyant des gens là-bas. Et nous allons continuer à le faire », a prévenu le chef du gouvernement s'exprimant devant la presse dans la ville de Beli Manastir, dans le nord-est du pays.

C'est de cette localité que des autocars transportant des migrants sont partis Vendredi 18 Septembre 2015 pour rejoindre la frontière hongroise où ils ont déposé leurs passagers.

Environ vingt mille migrants, principalement des réfugiés syriens, sont entrés en Croatie depuis Mardi 15 Septembre 2015 et la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Serbie provoquant une situation de tension dans ce pays.

Le premier ministre Zoran Milanovic a indiqué Vendredi 18 Septembre 2015 que son pays fournirait de l'eau, des vivres et une assistance médicale aux candidats à l'exode et qu'il les inciterait à poursuivre leur périple vers l'Europe de l'Ouest et du Nord.

Quelque huit mille migrants sont arrivés Vendredi 18 Septembre 2015 en Hongrie en provenance de Croatie, a dit un responsable hongrois de la sécurité. Ils viennent selon lui s'ajouter aux deux cent mille autres qui sont entrés dans le pays depuis janvier 2015.

Environ mille deux cent migrants sont entrés en Slovénie, autre pays de l'espace Schengen, et des rassemblements commençaient à se former aux postes frontaliers où des policiers anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogène Vendredi 18 Septembre 2015.

Le premier ministre slovène Miro Cerar a annoncé qu'il allait discuter avec les pays voisins de la possibilité de créer des « couloirs » à travers le pays si l'afflux de migrants devient trop important.

La Hongrie se hâte parallèlement de construire une clôture sur sa frontière avec la Croatie, sur le modèle de celle qu'elle a érigée pour empêcher les migrants d'entrer sur son territoire depuis la Serbie.

Le gouvernement a annoncé Samedi 19 Septembre 2015 avoir rappelé des réservistes, essentiellement pour occuper des tâches administratives dans les garnisons vidées de leurs soldats partis aux frontières hongroises.

Face à cette situation, le gouvernement hongrois a menacé de bloquer l'accession de la Croatie à l'espace Schengen. « Si la Croatie baisse les bras et dit non, je ne veux pas défendre les frontières, alors la Hongrie peut seulement en conclure que la Croatie n'est pas prête à rejoindre l’espace Schengen lorsque viendra le moment d'en décider », a déclaré Antal Rogan, conseiller politique du premier ministre hongrois Viktor Orban, s'exprimant sur la radio pro-gouvernementale Info Radio.

« L'une des conditions pour entrer dans l'espace Schengen est que le pays s'engage à défendre les frontières extérieures de l'Europe », a ajouté Antal Roga. « S'il échoue aussi clairement à faire cela, cela signifie qu'il n'est pas prêt à être membre de l’espace Schengen », a-t-il encore dit.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 16:16

http://www.eldiario.es/politica/Podemos-Atenas-Unidad-Popular-Syriza_0_430807554.html

Deux députés régionaux de Podemos à Athènes pour soutenir Unité Populaire, la scission de Syriza

Jésus Rodriguez et Jesus Romero, députés andalous, appartiennent au courant Anticapitalistas intégré dans le parti de Pablo Iglesias

Jesus Rodriguez participera au rassemblement central d’Unité Populaire à Athènes, avec leurs leaders Zoé Konstandopoulou, Panagiotis Lafazanis et Manolis Glezos

Le député européen de Podemos, Miguel Urban, a récemment publié un article critiquant « l’abandon de Syriza » par Alexis Tsipras.

« Nous voulons garder les braises de l'illusion ». C’est ce que dit Jesus Rodriguez, député régional de Podemos au parlement andalou. Il sera à Athènes, Mardi 15 Septembre 2015, pour participer au meeting central de la campagne d’Unité Populaire, la scission du parti de Syriza après l'acceptation, par le gouvernement d’Alexis Tsipras, des dernières conditions imposées par la troïka pour sauver le pays.

Jesus Rodriguez, comme son camarade Jésus Romero qui est aussi député andalou, avec lequel il participera au meeting d’Athènes pour soutenir Unité Populaire, est un membre d’Anticapitalistas, un courant qui fait partie de Podemos et auquel appartiennent le député européen Miguel Urban, le maire de Cadix José María Gonzalez et la dirigeante régionale Teresa Rodriguez.

« Nous sommes passés de la campagne de la victoire en janvier 2015 », dit Jesus Rodriguez, « à la campagne de la résistance et de la dignité. Les perspectives d’Unité Populaire sont très difficiles, mais, s’il n’y a aucun représentant du non dans le nouveau parlement grec, ce sera une catastrophe. C’est une question de principe ».

En janvier 2015, Pablo Iglesias participait au meeting central de Syriza avec Alexis Tsipras, place Omonia, la même scène où intervient aujourd’hui Jesus Rodriguez avec les leaders d’Unité Populaire Zoi Konstantopoulou, tête de liste à Athènes et présidente du parlement grec, Panagiotis Lafazanis, leader du parti et ancien ministre de l’énergie, et Manolis Glezos, député européen et ancien combattant contre le nazisme.

Podemos soutient-il Alexis Tsipras et Syriza ? « A ma connaissance, cette question n’a été discutée dans aucune instance et les opinions exprimées sont les opinions des dirigeants. Mais la plupart des secteurs sont avec Unité Populaire ou bien n’ont pas de position », dit Jesus Rodriguez.

Alors que le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, comme son numéro deux, Inigo Errejón, ont défendu le « courage » du leader de Syriza de convoquer des élections, il faut constater qu’il ne peut pas avancer dans la réalisation de son programme.

« Soutenir Alexis Tsipras maintenant, c’est une folie. Le soutien à Alexis Tsipras est un handicap, c’est une difficulté pour gagner les élections, ce que fait Alexis Tsipras consolide le discours dominant du bipartisme selon lequel il n’y a pas d'alternative ni de possibilité de changement », dit Jesus Rodriguez.

Le député européen de Podemos Miguel Urban, lui aussi militant d’Anticapitalistas, a récemment écrit un article de Publico critiquant « l’abandon de Syriza » par Alexis Tsipras, « nous maintenons notre engagement en faveur des projets anti austérité et du non au dernier référendum. C’est important de maintenir l'unité d'un projet politique autour de ces axes, qui reposent sur l'organisation de la classe ouvrière pour sa défense. En bref, un projet visant à barrer la route à ceux qui, avec des coupures budgétaires et la livraison des efforts des grecs aux profiteurs, servent les oligarchies grecques et les grandes sociétés financières européennes, dont les intérêts sont défendus par les dirigeants actuels des institutions européennes. Et malheureusement Alexis Tsipras a décidé de renoncer à ce projet ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:41

http://fr.hdpeurope.com/?p=2335

Délégation du groupe des verts du parlement européen à Cizre

Une délégation composée de Rebecca Harms, co-présidente du groupe des verts au parlement européen, et de Cem Ozdemir, co-président du parti des verts allemands, a visité Mardi 15 Septembre 2015 la ville kurde de Cizre dans la province de Sirnak, après neuf jours de couvre-feu démesurément imposée jusqu’à Lundi 14 Septembre 2015.

Cem Özdemir et Rebecca Harms ont été accueillis par le co-maire de Diyarbakir Amed Fırat Anli, la co-maire de Cizre Leyla İmret, qui a été démise récemment de ses fonctions par le gouvernement au pouvoir, le député du parti démocratique des peuples (HDP) de la ville de Şırnak Faysal Sarıyıldız, le député HDP de la ville de Mardin Mithat Sancar et le député HDP de la ville de Batman Ali Atalan.

Après une visite des sièges locaux du HDP et du parti des régions démocratiques (DBP), la délégation est allée constater par elle-même les dégâts causés dans le quartier de Nur où se sont déroulés de violents affrontements entre la population civile et les unités d’opérations spéciales tout au long de la semaine.

Les militaires sont accusés d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme lors de la dernière intervention militaire dans et autour de Cizre. Le couvre-feu a suscité de nombreuses critiques à travers le monde entier pour avoir isolé la ville du reste du monde.

La délégation de politiciens a ensuite visité les familles des civils tués dans le quartier de Cudi et leur ont présenté leurs condoléances.

Dans la déclaration de presse, Cem Özdemir a affirmé que l’Europe était au courant de ces derniers évènements malgré tous les efforts des médias du parti de la justice et du développement (AKP) pour dissimuler ce qui s’était passé à Cizre:

« Je ne reconnais pas d’autre maire que celui élu par le peuple. La raison pour laquelle nous sommes venus ici est que tous ces civils tués sont nos frères et sœurs. Nous ne voulons plus que quiconque meurt. L’état a usé de toutes les méthodes possibles mais a échoué ici et n’a apporté rien d’autre que de la douleur. Il est inutile de poursuivre cette mauvaise voie. Le silence des armes est la seule chose nécessaire qui puisse être réalisée. Je vous invite tous à faire des efforts à cette fin. S’il est question de confiance concernant les négociations, alors je propose l’intervention d’un tiers, pour lequel nous serions également prêts s’il le faut. Ce qui importe c’est de s’assurer que personne d’autre ne meurt ou ne soit blessé. Les médias traditionnels ont essayé de dissimuler ce qui est arrivé à Cizre, mais nous, les européens, avons entendu la voix de Cizre. Maintenant qu’il existe un parlement et des députés représentant toutes les diversités, nous devons faire usage de cette opportunité ».

Cem Özdemir a également déclaré lors de sa visite que « le conflit actuel a le potentiel de faire glisser la Turquie vers une guerre civile. Rien ne peut justifier l’utilisation d‘artillerie lourde contre les civils, les gens d’ici ont enduré des choses terribles ».

Les habitants du quartier ont confié par ailleurs à la délégation que les gangs de l’Etat Islamique, qui sont soupçonnés d’être cachés dans la ville frontalière de Ceylanpınar depuis la prise de Giré Spi par les unités de protection du peuple (YPG), étaient également impliqués dans les attentats de Cizre. Cem Özdemir a déclaré en contrepartie qu’il avait pris note de ces affirmations et qu’il exigerait une enquête pour examiner ces dernières.

Cem Özdemir a également dit qu’il était inquiet pour l’avenir de la démocratie en Turquie. Il a accusé le président turc Recep Tayyip Erdogan d’essayer d’accroître le soutien envers le parti islamo-conservateur de l’AKP en utilisant une intervention militaire pour polariser l’opinion publique en sa faveur avant les prochaines élections législatives du Dimanche Premier Novembre 2015.

« Recep Tayyip Erdogan a poussé sans raison ce pays vers la crise. Ces élections doivent être libres et équitables autrement nous allons finir par réellement subir les conséquences de ce genre d’instabilité ».

Rebecca Harms a pour sa part déclaré lors de la visite que « les processus de paix sont des processus lents partout dans le monde. Cependant, la solution ne se trouve pas dans les armes, mais dans la politique », avant de souligner qu’il était essentiel de revenir à la table des négociations, et elle a appelé au « silence des armes ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:28

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10339

Quelle Europe, la vraie nature de l’internationalisme

Par Cédric Durand, professeur d’économie à l’université de Paris XIII, Stathis Kouvélakis, professeur de philosophie au King’s College de Londres, et Razmig Keucheyan, professeur de sociologie à l’université de Paris IV

Lundi 14 Septembre 2015

« Rompre avec l’Europe pour sortir du cauchemar néo libéral, c’est peut-être cela le véritable internationalisme »

La sidération de la gauche face à l’Europe résulte de son incapacité à admettre qu’il y a un internationalisme du capital et des classes dominantes. L’internationalisme n’est pas toujours de gauche ou progressiste. A l’inverse, les classes dominantes ne sont pas encroûtées à jamais dans cette forme politique qu’est l’état nation.

Le capitalisme est un système par essence mobile. Lorsque les circonstances deviennent défavorables à l’accumulation du capital, il peut aller chercher des conditions plus propices ailleurs. Le capitalisme peut aussi mettre en concurrence les espaces, en s’appuyant sur les uns pour contraindre les autres à se plier à sa logique.

La mondialisation néo libérale permet, à la fois, d’ouvrir de nouveaux champs d’activités profitables et d’agir comme un puissant levier pour défaire les coûteux compromis sociaux de l’après-guerre. Réorganiser l’accumulation du capital à une échelle où les syndicats et les mouvements sociaux sont presque inexistants est le meilleur moyen d’affaiblir leurs positions.

L’Union Européenne est une incarnation de cet internationalisme du capital. C’est un espace politique dont les classes populaires sont exclues. Par le passé, des nuances ont pu exister au sein des élites européennes concernant le type de dynamique économique et de régime politique à développer. Depuis, la relance du projet européen, avec l’acte unique de 1986, le néo libéralisme règne sans partage. L’Union Européenne tend, depuis ses origines, à échapper au contrôle populaire.

Cette tendance n’a cessé de s’accentuer, surtout, depuis la crise de 2008. C’est alors que les institutions européennes les moins démocratiques, au premier rang desquelles la Banque Centrale Européenne (BCE), sont montées en puissance, au détriment de celles qui font encore mine d’être démocratiques, comme le parlement européen.

L’euro est au cœur de cet internationalisme des classes capitalistes européennes, véritable rouleau compresseur de la « discipline salariale » à l’intérieur, il s’est construit comme moyen de paiement et monnaie de réserve au niveau mondial, au service de l’expansion de la finance et des grandes sociétés européennes.

Mondialisation et construction européenne ont ainsi changé le contexte dans lequel se pose la question de l’internationalisme. La configuration politique n’est plus celle d’une domination de la bourgeoisie via les états nations.

Tout comme son opposé le nationalisme, l’internationalisme n’a jamais cessé de changer de forme. Les mouvements sociaux, mouvement ouvrier en tête, ont, quant à eux, cherché à articuler les différentes échelles de la politique. L’idée que l’internationalisme consisterait à opposer toujours l’international au national est donc simpliste. L’internationalisme consiste à faire avancer les intérêts des classes subalternes, et par cette entremise de l’humanité entière, en s’affranchissant des obstacles érigés par les classes dominantes, quelle que soit l’échelle à laquelle ces obstacles sont situés.

A l’approche des élections européennes, la gauche radicale doit se rendre à l’évidence, aucune politique alternative au néo libéralisme n’est possible dans le cadre institutionnel actuel de l’Union Européenne. Rendre une telle politique possible suppose de rompre avec ce cadre et de recouvrer les moyens d’une politique monétaire autonome. Cela conduira forcément à des dislocations au sein de l’Union Européenne, autrement dit un ou des pays sortiront de ce cadre, alors que d’autres voudront le conserver.

Les pays qui en sortiront se rabattront sur l’échelon étatique national et décideront, dans le meilleur des cas, ensemble des politiques alternatives à mettre en œuvre pour organiser un autre type d’intégration. Sans être préparée à cette éventualité, la gauche radicale sera prise au dépourvu si elle accède au pouvoir. Il est inconcevable qu’au cours de ce processus de rupture, l’euro demeure en l’état. Les pays qui quitteront le cadre européen se doteront de leur propre politique monétaire.

Loin d’être un antidote contre le nationalisme, l’Union Européenne n’a cessé de le renforcer. La résurgence de ce que la construction européenne devait conjurer est due à la combinaison de politiques néo libérales de plus en plus agressives et au sentiment de dépossession politique croissant qu’éprouvent les citoyens face à l’Europe.

Le régime semi-colonial imposé à certains pays de la périphérie européenne, Grèce en tête, n’est pas accidentel, mais l’expression de ces tendances de fond. A ce régime font écho, vers l’extérieur, une politique migratoire odieuse, l’Europe « forteresse » et une politique étrangère inexistante ou assujettie aux intérêts des Etats-Unis.

L’Europe n’est ni une entité cohérente sur le plan économique, la crise l’a démontré, et encore moins un espace culturellement homogène. La seule raison de faire l’Europe est de la doter d’un projet politique améliorant la vie des populations. Un tel projet n’a, en réalité, aucune raison de s’arrêter aux frontières géographiques de l’Europe. Des pays situés au-delà de ces frontières pourraient y prendre part et d’autres pays, situés sur le continent, pourraient s’y opposer.

Rompre avec l’Europe pour sortir du cauchemar néo libéral, c’est peut-être cela le véritable internationalisme.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:05

http://www.morningstaronline.co.uk/a-f733-Jeremy-Corbyns-win-is-a-win-for-us-all#.VfwrIEauxvr

La victoire de Jeremy Corbyn est une victoire pour nous tous

Editorial du Morning Star

Dimanche 13 Septembre 2015

La victoire de Jeremy Corbyn est une victoire pour tous ceux qui se battent pour un monde meilleur.

Sa victoire est absolument écrasante, avec plus de trois fois plus de voix que son concurrent Andy Burnham. Et il en tête du scrutin dans chaque catégorie, parmi les supporters, les affiliés des syndicats et les membres à part entière du parti.

Le mandat de Jeremy Corbyn pour diriger le parti travailliste est incontestable.

Et l'enthousiasme qu'il inspire partout où il va, rassemblements dans des salles combles dans toutes les régions de Grande-Bretagne au cours des derniers mois, montre qu'il est de loin le politicien le plus populaire en Grande-Bretagne aujourd'hui.

Cela n'a pas empêché ses détracteurs, du notable du parti travailliste Clive Stafford Soley au briseur de grève universitaire Tristram Hunt et au candidat aux élections municipales David Lammy, de critiquer ses projets.

Pendant trop longtemps, le parti travailliste n'a pas été un parti offrant un changement radical pour transformer ce pays pour le mieux, mais plutôt un parti de l’establishment heureux de mener une politique de « business as usual » dans l’état britannique, même si cela a signifié tolérer une Grande-Bretagne de plus en plus défigurée par l'inégalité et l'injustice.

Beaucoup de députés sont tellement attachés à l’état capitaliste qu'ils seront réticents à jouer pleinement un rôle positif dans le nouveau parti travailliste de Jeremy Corbyn.

Il y en a de nombreux autres qui sont convaincus que le parti doit virer de bord vers la droite pour gagner les élections, même si la faiblesse des partis proposant un changement radical est une évidence grandissante de ces dernières années.

Nous savons que Jeremy Corbyn va tendre la main aux membres de son parti et notre travail sera de donner aux députés travaillistes le courage et la confiance pour le soutenir.

Sa victoire est un énorme pas en avant pour le parti et le mouvement. En elle-même, elle change la Grande-Bretagne pour le mieux.

Cela signifie que le gouvernement ne sera pas en mesure de poursuivre ses attaques contre nos services publics, nos droits et nos normes de travail et de vie sans rencontrer une opposition de principe sur tous les fronts.

Il rend beaucoup moins probable la participation de notre pays à des actes encore plus désastreux d’agression militaire à l'étranger.

Mais ce n’est pas tout et pour longtemps.

Quoi que disent les opposants, Jeremy Corbyn peut gagner la prochaine élection et conduire le parti travailliste au gouvernement.

Mais nous ne pouvons pas sous-estimer la tâche herculéenne qui est devant nous si nous voulons faire en sorte que cela arrive.

Jeremy Corbyn sera attaqué par les médias dominants.

C’est le défi que sa politique et le mouvement qu'il dirige maintenant posent à notre ordre politique pourri et corrompu à un niveau complètement différent de celui de tout autre dirigeant récent du parti travailliste.

Si nous pensions que les attaques contre Ed Miliband étaient honteuses, et elles l’étaient, nous devrions nous préparer à bien pire.

Les conservateurs le présenteront comme une menace contre la sécurité nationale, ils l’ont déjà fait, et ils intensifieront leur diabolisation des pauvres, des malades et des personnes handicapées pour obtenir le soutien à des réductions de dépenses sauvages.

Après la série de démissions du cabinet fantôme, il faudra exercer des pressions contre des militants du parti travailliste pour les empêcher de porter atteinte à leur propre parti.

Cela fait qu'il est essentiel que le mouvement maintienne l'élan de ces dernières semaines et reste uni autour de Jeremy Corbyn.

Nous vaincrons les conservateurs dans les rues et nous ferons en sorte que le message de Jeremy Corbyn soit entendu fortement et clairement dans chaque partie de ces îles.

Le secrétaire à la défense Michael Fallon a déclaré hier que « c’est un moment très grave pour notre pays ».

C'est vrai. C’est la meilleure chance pour un changement réel pour des générations. Notre mouvement doit le saisir avec les deux mains.

Félicitations, Jeremy Corbyn, nous savions que vous pouviez le faire.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:12

La Croatie débordée par l’arrivée des migrants (Reuters)

Débordée par l'arrivée ces derniers jours de treize mille migrants et réfugiés, la Croatie a annoncé Vendredi 18 Septembre 2015 qu'elle n'était plus en mesure de contrôler cet afflux et qu'elle les laisserait simplement poursuivre leur périple vers l'Europe de l'Ouest et du Nord.

« Nous ne pouvons plus enregistrer et héberger ces gens », a expliqué le premier ministre croate, Zoran Milanovic, lors d'une conférence de presse. « Ils recevront de la nourriture, de l'eau et une assistance médicale et pourront ensuite continuer », a-t-il ajouté.

« L'Union Européenne doit savoir que la Croatie ne sera pas un hot spot », a-t-il poursuivi en allusion aux centres d'accueil et d'enregistrement dont l’Union Européenne veut se doter à ses frontières extérieures pour y examiner les demandes d'asile.

Depuis que la Hongrie a fermé sa frontière avec la Serbie, Mardi 15 Septembre 2015, la Croatie, dernier entrant en date de l’Union Européenne, est devenue la voie de passage privilégiée des réfugiés qui veulent se rendre en Allemagne.

En l'espace de quarante-huit heures, les autorités croates ont estimé l'afflux à quelque treize mille personnes et de nombreux migrants continuaient d'entrer en territoire croate, Vendredi 18 Septembre 2015, malgré la fermeture de sept des huit points de passage frontaliers.

Pour le chef du gouvernement croate, qui a convoqué une réunion de son conseil de sécurité nationale, le moment est venu pour la Croatie de changer son approche du problème.

En Slovénie voisine, étape suivante sur le trajet menant vers l'Allemagne et l'Europe du Nord et qui s'attend à l'arrivée d'un millier de personnes dans les prochaines vingt-quatre heures, Bostjan Sefic, secrétaire d’état auprès du ministère de l’intérieur, a reproché à Zagreb d'enfreindre les règles communautaires.

« Les actes de la Croatie ne sont pas conformes aux systèmes de l’Union Européenne et des accords de Schengen, puisque Zagreb a décidé de ne plus enregistrer les migrants », a-t-il dit devant la presse.

« Quelque part où nous serons en sécurité »

Arrivés par autocar de la ville frontalière serbe de Sid, les migrants marchent à travers des champs pour franchir la frontière, rejoignant des dizaines d'autres pris en charge par la police croate.

Incapable d'enrayer le flot de migrants, la police s'efforce de les rassembler autour de la gare ferroviaire de Tovarnik, où plusieurs milliers d'entre eux ont dormi sous les étoiles.

Après un périple aussi fatigant que dangereux, ces réfugiés veulent atteindre le plus rapidement possible les pays d'Europe de l'Ouest ou du Nord où ils espèrent trouver la sécurité et un minimum de confort.

Plusieurs dizaines ont déjà traversé la Croatie pour gagner la Slovénie qui, contrairement à sa voisine, fait également partie de l'espace Schengen de libre circulation des personnes.

La police slovène a d'abord annoncé qu'ils seraient renvoyés en Croatie, avant de finalement décider de les acheminer vers un centre d'accueil dans la ville de Postojna, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale, Ljubljana.

Mais le trafic a été suspendu sine die sur la principale ligne de chemin de fer entre les deux anciennes républiques yougoslaves et les autorités slovènes ont dit avoir refoulé une centaine d'autres migrants qui tentaient d'entrer sur leur territoire.

« Nous sommes tellement épuisés », confie Hikmat, une syrienne de trente-deux ans arrivée à pied à travers champs à Tovarnik, deux mois après avoir fui Damas avec son fils. « Regardez-moi. Je veux juste aller quelque part où nous serons en sécurité ».

La Hongrie ferme sa frontière avec la Croatie

Jeudi 17 Septembre 2015, des familles ont été séparées lorsque les femmes et les enfants ont été embarqués de force dans des autocars à destination de centres d'accueil près de la capitale croate, Zagreb. « Seuls les femmes et les enfants sont autorisés à monter dans les bus », témoigne un irakien qui dit s'appeler Riad et venir de Bagdad. « Ma femme et mon fils ont été emmenés et la police ne me laisse pas les rejoindre. Mon téléphone ne fonctionne pas ».

Vendredi 18 Septembre 2015, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé qu'une clôture de fils barbelés similaire à celle qui a été érigée le long de la frontière serbe serait installée en urgence, d'ici la fin de la journée, sur les quarante et un kilomètres de frontière avec la Croatie qui ne sont pas délimités par la Drave, un affluent du Danube.

Pour faire face à cette crise d'une ampleur sans précédent en Europe depuis les guerres de dévolution de l’ancienne Yougoslavie, dans les années 1990, l'Union Européenne a annoncé la tenue, Mercredi 23 Septembre 2015, d'un nouveau sommet extraordinaire consacré à la question des réfugiés.

« Cette réunion pourrait bien constituer la dernière chance pour les européens d’offrir une réponse positive, unie et cohérente à cette crise. Il n'y a plus le temps », a déclaré, Vendredi 18 Septembre 2015, le porte-parole du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Adrian Edwards.

Depuis le début de l'année 2015, quatre cent soixante-quatorze mille migrants et réfugiés ont traversé la mer Méditerranée en direction de l'Europe, parmi lesquels cent quatre-vingt-deux mille syriens, soit près de quarante pour cent du total, rapporte, Vendredi 18 Septembre 2015, l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 19:56

http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/sep/13/jeremy-corbyn-labour-leadership-victory-vision

« La Grande-Bretagne ne peut pas arrêter son chemin vers la prospérité. Nous devons le construire »

Par Jeremy Corbin

Dans un article exclusif pour the Observer, le nouveau leader travailliste expose sa vision pour l'avenir de son parti et de la Grande-Bretagne

Dimanche 13 Septembre 2015

L’élection du leader du parti travailliste a été une démonstration extraordinaire de la démocratie de proximité et de la participation du public, qui a renversé la sagesse conventionnelle sur la politique. Nous avons mobilisé des centaines de milliers de personnes de tous les âges et de tous les milieux à travers le pays, bien au-delà des rangs des activistes et des militants de longue date.

Qui peut aujourd'hui sérieusement prétendre que les jeunes ne sont pas intéressés par la politique, ou qu'il n'y a pas d'aspiration à un nouveau genre de politique ?

Surtout, elle a montré que des millions de gens veulent une véritable alternative, pas des affaires comme d'habitude, à l'intérieur ou à l'extérieur du parti travailliste.

L'espoir du changement et de la réalisation de grandes idées est maintenant de retour au centre de la politique, la fin de l'austérité, la lutte contre les inégalités et l’action pour la paix et la justice sociale à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Voilà pourquoi le parti travailliste a été fondé il y a plus d'un siècle.

Cette élection a donné comme but la fondation d’une nouvelle force pour le vingt et unième siècle, un parti travailliste qui donne la parole à quatre-vingt-dix-neuf pour cent du peuple.

L'ampleur du vote du Samedi 12 Septembre 2015 est un mandat sans équivoque pour le changement par une insurrection démocratique qui est déjà devenue un mouvement social. Je suis honoré et humble devant la confiance qui m’a été donnée par nos membres et par nos sympathisants et je vais donner tout ce que j’ai en moi pour honorer cette confiance.

Nous nous sommes battus et nous avons gagné sur des bases politiques et non personnelles, sans excès ni rancœur. Pour éviter absolument le doute, mon leadership sera unitaire, en utilisant tous les talents, les femmes représentant la moitié du cabinet fantôme, et en travaillant ensemble à tous les niveaux du parti.

Notre objectif est de faire entrer dans le cœur du parti les centaines et les milliers qui ont participé à la campagne pour l’élection de la direction du parti, de la direction du groupe parlementaire et de la candidature aux élections municipales à Londres. Nous allons réussir en faisant du parti travailliste un nouveau mouvement.

Notre objectif est également de mettre la démocratie au poste de commande. Cela ne viendra pas d’en haut. Mon leadership sera de rassembler des idées à tous les niveaux du parti et le mouvement du parti travailliste ira chercher son inspiration dans les communautés et utilisera les talents de chacun pour élaborer des politiques, pour résister aux attaques de ce gouvernement contre les communautés et pour renforcer le soutien au changement politique.

Nous pouvons créer un nouveau genre de politique, plus jeune et plus respectueuse, mais aussi plus courageuse.

Nous le feront en faisant campagne pour le changement. Nous pouvons changer les esprits, nous pouvons changer la politique et nous pouvons améliorer les choses ensemble.

Le message le plus important de mon élection est de proposer à des millions de personnes de voter pour le parti travailliste et contre le parti conservateur et de leur dire que le parti travailliste est maintenant sans équivoque de leur côté.

Nous comprenons leurs aspirations et nous comprenons que c’est seulement collectivement que nos aspirations peuvent être réalisées.

Tout le monde aspire à un logement abordable, un emploi stable, de meilleures conditions de vie, des soins de santé fiables et une pension décente. Ma génération a pris ces choses comme des acquis et elles devront l’être pour les générations futures.

Les conservateurs présentent un projet de loi contre les syndicats qui rendra plus difficile pour les travailleurs d'obtenir un accord équitable au travail, de se battre pour une juste rémunération et de se battre pour un meilleur équilibre entre le travail et la vie. Les syndicats sont une force pour le bien être et pour une société plus égalitaire. Uni, le parti travailliste votera contre cette attaque anti-démocratique contre les membres des syndicats.

Mardi 15 Septembre 2015, le gouvernement établira des règlements pour réduire les crédits d'impôt, aggravant la situation sociale de milliers de familles ouvrières. Les crédits d'impôt sont un lien vital pour de nombreuses familles et le parti travailliste s’opposera à ces coupes budgétaires.

Il est clair, aussi, que le premier ministre nous demandera bientôt à nouveau de bombarder la Syrie.

Cela n’aidera pas les réfugiés, cela permettra d’en créer encore plus.

L’Etat Islamique est absolument odieux et le régime du président Bachar al Assad a commis des crimes épouvantables. Mais nous devons aussi nous opposer aux bombes saoudiennes tombant sur le Yémen et la dictature de Bahreïn a tué son mouvement pour la démocratie, armée par nous.

Notre rôle est de faire campagne pour la paix et le désarmement dans le monde entier.

Pour les conservateurs, le déficit est juste un moyen de continuer dans le même vieux programme conservateur, la baisse des salaires, la réduction des impôts pour les plus riches, l’augmentation des prix de l'immobilier, la vente au rabais de nos actifs nationaux et les attaques contre les syndicats.

Vous ne pouvez pas arrêter votre chemin vers la prospérité, vous devez le construire, en investissant dans des infrastructures modernes, en investissant dans les gens et leurs compétences, en exploitant des idées novatrices et de nouvelles méthodes de travail pour lutter contre le changement climatique afin de protéger notre environnement et notre avenir.

Notre travail est de montrer que l'économie et notre société peuvent donner du travail à tout le monde. Cela signifie que nous devons nous dresser contre l'injustice partout où nous sommes et nous battre pour un avenir plus juste et plus démocratique qui réponde aux besoins de tous.

La réponse humaine des gens ordinaires à travers l'Europe au cours des dernières semaines a démontré la soif pour un autre type de politique et de société.

Les valeurs de compassion, de justice sociale, de solidarité et d’internationalisme ont été au cœur de l'éruption démocratique dans les rangs du parti travailliste.

Ces valeurs sont profondément ancrées dans la culture du peuple britannique.

Notre objectif est maintenant de prendre cet esprit et cette aspiration au changement, qui a gagné le soutien du parti travailliste, pour tendre la main à l'ensemble de la Grande-Bretagne

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 18:29

Un proche de Blaise Compaoré prend le pouvoir au Burkina Faso (Reuters)

La garde présidentielle du Burkina Faso a annoncé Jeudi 17 Septembre 2015 la dissolution du gouvernement de transition et la création d'un nouveau « conseil national pour la démocratie » dirigé par le bras droit de l'ancien président Blaise Compaoré, renversé par des manifestations en octobre 2014.

Le général Gilbert Diendéré, qui a servi comme chef d'état-major pendant les vingt-sept années du règne de Blaise Compaoré et a dirigé un réseau de renseignement en Afrique de l'Ouest, a pris la tête de la junte responsable de ce coup d’état militaire.

Interrogé sur France 24, il a assuré que Blaise Compaoré n'avait joué aucun rôle dans le putsch et affirmé que le président de transition et le premier ministre seraient bientôt libérés.

« Je n'ai pas eu de contact avec lui, ni avant ni même après, il ne m'a pas appelé, je ne l'ai pas appelé non plus », a-t-il dit.

Ce putsch, qui intervient moins d'un mois avant les élections présidentielles et législatives prévues le 11 octobre 2015, met fin aux espoirs d'une transition politique pacifique dans le pays.

Le Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), qui fut pendant trois décennies l'un des piliers du régime, a procédé aux arrestations du président de transition Michel Kafando, du premier ministre Yacouba Isaac Zida et de deux autres ministres.

« Nous n'allons pas les garder indéfiniment, nous allons les libérer et ils vont rentrer chez eux », a affirmé le général Gilbert Diendéré sur France 24.

« Tout changement de ce genre-là, un coup d’état, apporte des violences, j'en suis conscient, mais je compte sur l'esprit patriotique des uns et des autres pour éviter les débordements et éviter les violences qui pourraient plonger notre pays dans une situation de chaos », a-t-il ajouté.

« Nous savons très bien qu'un coup d’état n'est jamais accepté par la communauté internationale, mais nous demandons à la communauté internationale de bien comprendre le sens de notre action et nous nous engageons à respecter certains principes ».

« Armée au sein de l’armée »

Le RSP n'a jamais cessé d'intervenir dans la vie politique du pays depuis la destitution de Blaise Compaoré, contraint de quitter le pouvoir en octobre 2014 sous la pression de manifestants qui refusaient sa tentative de se maintenir en place en modifiant la constitution.

La garde présidentielle est passée à l'action trois jours après qu'une commission du gouvernement de transition a recommandé sa dissolution.

Dans son rapport remis au premier ministre, la commission décrivait le régiment de mille deux cent hommes comme « une armée au sein de l'armée ». En février 2015, le RSP avait tenté de forcer le premier ministre à démissionner parce que celui-ci avait le projet de réduire ses effectifs.

Jeudi 17 Septembre 2015, des soldats ont procédé à des tirs de sommation pour disperser un rassemblement d'une centaine de personnes sur la place de l'Indépendance à Ouagadougou pour dénoncer ce coup de force. Des soldats patrouillaient dans les rues de la capitale dans des pick-ups, frappant et arrêtant des protestataires.

« Les forces patriotiques, réunies ensemble dans le Conseil National pour la Démocratie (CND), ont décidé aujourd'hui de mettre fin à un régime de transition perverti », a annoncé le colonel Mahamadou Bamba dans un communiqué lu sur la chaîne de télévision Radio-Télévision du Burkina (RTB).

« Le régime de transition s'est progressivement écarté des objectifs de refondation d'une démocratie consensuelle. L'intervention du CND a pour but principal d'enclencher un processus cohérent, juste et équilibré devant conduire à la mise en place d'un système institutionnel robuste », a-t-il ajouté.

Un homme de l’ombre

L'officier, parlant au nom des putschistes, a précisé que la modification de la loi électorale empêchant les partisans de Blaise Compaoré de se présenter avait « créé des divisions et des frustrations dans la population ».

Le conseil militaire a, en outre, annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays ainsi que l'instauration d'un couvre-feu de 19 heures à 6 heures. La haute fonction publique aura pour tâche d'assurer les tâches gouvernementales.

Personnage au physique imposant, il mesure près de deux mètres, Gilbert Diendéré est connu pour sa discrétion et pour son aptitude à manoeuvrer en coulisse.

Conseiller militaire particulier de Blaise Compaoré, il avait joué un rôle déterminant dans la libération d'otages occidentaux détenus par des groupes islamistes au Sahel.

Sous la présidence de Blaise Compaoré, le Burkina s'était imposé comme un partenaire privilégié de la France et des Etats-Unis dans la lutte contre les activistes liés à al Qaïda. Le pays a notamment accueilli les deux cent vingt membres des forces spéciales françaises de l'opération Barkhane basés à Ouagadougou.

Le président du parlement intérimaire, Moumina Cheriff Sy, a condamné le putsch et il a appelé l'armée à intervenir pour mettre fin au coup d’état.

« La transition a été mise en place par la volonté du peuple qui a fixé sa durée et sa mission. Ce n'est pas un groupuscule qui va changer la donne. En l'absence du président Michel Kafando, j'assume désormais la présidence de la transition. J'appelle les forces militaires à prendre toutes les dispositions pour mettre fin à cette forfaiture », a-t-il dit à Reuters.

Ancienne puissance coloniale, la France « condamne fermement le coup d’état au Burkina Faso », a déclaré François Hollande, qui a appelé « à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral ».

Dans un message publié sur son site internet, le ministère français des affaires étrangères recommande aux français présents à Ouagadougou de rester confinés à leur domicile et aux voyageurs de reporter tout projet de déplacement au Burkina Faso.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 18:14

Plus de huit cent migrants évacués dans le calme à Paris (Reuters)

Plus de huit cent migrants qui occupaient des campements de fortune près de la gare d'Austerlitz et devant la mairie du dix-huitième arrondissement à Paris ont été évacués Jeudi 17 Septembre 2015 pour être relogés, ont annoncé le ministère de l’intérieur et la mairie de Paris.

L'évacuation, conduite par des travailleurs sociaux en présence des forces de l'ordre, s'est déroulée dans le calme, ont constaté des journalistes de Reuters.

Dans le premier camp le long de la Seine, vivaient quatre cent six personnes et dans le second, il y avait trois cent quatre-vingt-quinze personnes. Des centaines de tentes avaient été installées à la suite du démantèlement du camp de la Chapelle, en juin 2015.

« Ils sont pris en charge par différents services et conduits dans des centres où on va pouvoir entamer pour chacun des démarches administratives de demande d'asile », a déclaré Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l’intérieur.

« C'est la première étape », a-t-il ajouté.

Tous les migrants présents ont accepté la proposition d'un hébergement d’urgence d’un mois minimum, précise le ministère dans un communiqué.

La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé la semaine dernière l'ouverture de sept nouveaux centres, dans sept arrondissements de la ville, pour accueillir quatre cent soixante migrants en plus des mille quatre cent cinquante migrants « mis à l'abri » depuis juin 2015.

Selon la répartition proposée par la commission européenne pour recueillir quelque cent soixante mille personnes, la France doit prendre en charge trente mille sept cent cinquante réfugiés en deux ans.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens