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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 17:47

La date du Dimanche Premier Novembre 2015 proposée pour des élections législatives anticipées en Turquie (Reuters)

La commission électorale turque a proposé que des élections législatives anticipées aient lieu à la date du Dimanche Premier Novembre 2015, ont rapporté Jeudi 20 Août 2015 des responsables de la formation au pouvoir, le parti de la justice et du développement (AKP), islamo-conservateur.

Le premier ministre Ahmet Davutoglu a lancé dans la journée un ultime appel aux dirigeants des partis politiques pour permettre la constitution d'un gouvernement en mesure de diriger le pays, à la suite des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 qui ont privé l'AKP de sa majorité absolue.

« Je suis prêt à m'asseoir et à discuter à tout moment pour que nous trouvions une solution parlementaire. La possibilité d'une coalition n'est plus envisageable, donc cessons de nous accuser les uns les autres et formons un gouvernement », a déclaré le premier ministre devant la presse à Ankara.

Si, comme cela paraît plus que probable, aucun autre parti ne parvient à former une coalition d'ici Dimanche 23 Août 2015, le président Recep Tayyip Erdogan pourra convoquer des élections législatives anticipées.

« Les formations politiques exposent leurs points de vue sur la date envisagée et, après cela, on se mettra en quête d'un accord. Le Dimanche Premier Novembre et le Dimanche 22 Novembre 2015 nous conviennent », a dit à Reuters un cadre de l'AKP.

Les incertitudes politiques, associées à un regain de violences à travers le pays, ont ébranlé la confiance des investisseurs et la livre turque a atteint Jeudi 20 Août 2015 un record à la baisse, descendant pour la première fois brièvement sous le seuil psychologique de trois livres turques pour un dollar, soit un plongeon de vingt-deux pour cent depuis le début de l'année.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré Mercredi 19 Août 2015 que la Turquie s'acheminait rapidement vers de nouvelles élections et que « seule la volonté du peuple » serait à même de sortir le pays de l'impasse politique actuelle.

En théorie, le chef de l’état peut encore demander au parti républicain du peuple (CHP), principale formation d'opposition, d'essayer de former une nouvelle coalition.

Mais le mouvement laïque ne paraît pas en mesure d'y parvenir et, selon des médias turcs, Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'il ne « perdrait pas son temps » avec ceux qui ne connaissent pas l'adresse du palais présidentiel, une allusion, semble-t-il, au chef du CHP qui a refusé toute négociation avec l'AKP.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 17:35

http://www.liberation.fr/debats/2015/08/19/boycott-contre-israel-une-reponse-a-laurent-joffrin_1365783

Réponse d’Omar Barghouti à Laurent Joffrin

Mercredi 19 Août 2015

Dans un éditorial publié Samedi 15 Août 2015, Laurent Joffrin, directeur du quotidien français Libération, dénonçait la « modération trompeuse » du mouvement Boycott Désinvestissement Sanction (BDS). Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, lui répond.

Pendant plusieurs années, Israël a vu le mouvement mondial BDS pour les droits des palestiniens, lancé par la majorité absolue de la société civile palestinienne, comme une simple nuisance. C’est fini. A présent, Israël considère le BDS comme une « menace stratégique », voire comme une « menace existentielle » pour tout son régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid et des dirigeants israéliens estiment que le mouvement parvient à un « point critique ». Plusieurs facteurs peuvent expliquer sa peur hystérique du BDS alors qu’il a des centaines d’armes nucléaires et qu’il reste fortement protégé et soutenu par les gouvernements occidentaux.

Le fait que le BDS soit un mouvement des droits humains universels non violent, rejetant toute forme de racisme dont l’antisémitisme, et qu’il soit construit sur la déclaration universelle des droits de l’homme effraie Israël, car il neutralise son arsenal massif, militaire et de propagande, dans la bataille pour les cœurs et les esprits. Le BDS mène des campagnes efficaces pour l’isoler, comme l’Afrique du Sud pendant l’apartheid.

Un rapport du conseil européen des relations internationales, recommandant que l’Union Européenne applique sa politique de « différenciation » entre Israël et les territoires occupés en stoppant ses opérations avec les banques israéliennes impliquées dans l’occupation, a causé une onde de choc en Israël, des banquiers mettant en garde contre un éventuel « tsunami économique ». Pour aider les compagnies, les entrepreneurs israéliens ont mis en place une « hotline BDS ».

Avec l’arrivée du BDS comme sujet brûlant aux Etats-Unis dans les élections présidentielles et au congrès, il est essentiel d’exposer les principes, les objectifs et les récents indicateurs d’impact du mouvement.

« Discrimination institutionnalisée »

Celui-ci a été établi le 9 juillet 2005 avec le lancement de l’appel BDS par la plus vaste coalition de partis, de syndicats et de mouvements populaires palestiniens, en réponse à l’incapacité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et des gouvernements à tenir Israël pour responsable de ses violations permanentes du droit international. Le BDS vise à appliquer trois droits élémentaires essentiels à l’auto détermination du peuple palestinien, la fin de l’occupation des terres arabes, dont Jérusalem Est, par Israël en 1967, la fin de ce que le département d’état des Etats-Unis qualifie de système de « discrimination institutionnalisée, juridique et sociétale » d’Israël contre ses citoyens palestiniens et la reconnaissance du droit des réfugiés stipulé par l’ONU à rentrer dans les foyers d’où ils ont été chassés lors de la Nakbah de 1948 et ensuite. Ces droits élémentaires sont ceux des composantes du peuple palestinien, de la bande de Gaza et de Cisjordanie dont Jérusalem Est, trente-huit pour cent du peuple palestinien, d’après les statistiques de 2014, citoyens d’Israël, douze pour cent du peuple palestinien, et exilés, cinquante pour cent du peuple palestinien.

Quiconque veut saper le droit des réfugiés palestiniens, comme de tous les autres réfugiés du monde, à revenir dans leurs foyers d’origine, pour perdurer le système d’exclusion raciale et démographique d’Israël, ne s’intéresse manifestement pas à l’égalité des droits pour tous les humains. L’apport principal du BDS a peut-être été de remettre en avant les droits de tous les palestiniens, après plus de deux décennies du « processus de paix » frauduleux d’Oslo qui a affaibli ces droits et a servi de feuille de vigne pour l’expansion et l’enracinement du régime colonial d’Israël. Si Israël se qualifiait d’état chrétien, islamique ou hindouiste, le BDS continuerait à agir pour l’isoler sur les plans académiques, culturels, économiques et militaires pour la réalisation de nos droits inaliénables.

Tandis que les supporteurs israéliens juifs du BDS jouent un rôle significatif en promouvant l’isolement d’Israël, la part des militants juifs sont proportionnellement forts dans le mouvement BDS mondial, particulièrement aux Etats-Unis. Ce fait, qui a alarmé l’ancien chef du Mossad, Shabtai Shavit, fait voler en éclats les tentatives d’Israël de parler au nom de toutes les communautés juives.

Apartheid

L’élection du gouvernement le plus extrémiste de l’histoire d’Israël et sa mise à l’écart de toute prétention démocratique accélèrent la croissance mondiale déjà vigoureuse du BDS.

L’accusation de racisme contre le BDS par Israël est plus qu’une mauvaise plaisanterie, elle ressemble à celle du régime d’apartheid sud-africain accusant l’archevêque Desmond Tutu de racisme.

L’investissement direct étranger en Israël a chuté de quarante-six pour cent en 2014 par rapport à 2013, en partie à cause du BDS. La Rand Corporation prédit que le BDS pourrait coûter à Israël un à deux pour cent de son Produit Intérieur Brut (PIB) au cours des dix prochaines années, entre vingt-huit et cinquante-six milliards de dollars.

De grandes obédiences religieuses des Etats-Unis, des fonds de pension, des banques européennes et des syndicats du monde entier ont désinvesti des compagnies qui profitent de l’occupation israélienne. Des associations universitaires des Etats-Unis et les directions étudiantes de nombreux campus occidentaux ont soutenu les mesures du BDS.

D’après un sondage de la BBC, ces dernières années, Israël a été en compétition avec la Corée du Nord pour l’impopularité, y compris parmi les français. Même aux Etats-Unis, le paysage change spectaculairement. Israël voit une érosion régulière de popularité parmi les minorités, femmes et jeunes américains, juifs inclus. Dans une enquête récemment publiée, quarante-sept pour cent de « l’élite d’opinion » la plus éduquée et influente du parti démocrate américain considère Israël comme « raciste » et, après avoir été informée sur le BDS, trente et un pour cent le soutiennent.

Le combat d’Israël contre le BDS est difficile. Ivre de pouvoir et d’immunité, Israël tente avec arrogance de délégitimer le boycott, tactique non violente et consacrée de résistance à l’injustice, et par conséquent de supprimer la libre expression. En s’alliant de plus en plus aux forces d’extrême droite et anti démocratiques, Israël s’aliène consécutivement le grand courant progressiste et les futurs dirigeants occidentaux, comme l’en avertit Shabtai Shavit. Le moment sud-africain d’Israël est peut-être pour bientôt.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 21:43

http://www.politica.elpais.com/politica/2015/08/17/actualidad/1439838864_342328.html

Podemos trébuche avec le débat sur le souverainisme avant les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 en Catalogne

La diversité de la liste « Catalogne oui nous pouvons » oblige Pablo Iglesias à un équilibre difficile

Podemos essaie que sa campagne en Catalogne ne parle pas du souverainisme

Mardi 18 Août 2015

Dans leur stratégie pour occuper l'espace de la gauche en Catalogne, les dirigeants de Podemos se sont alliés avec les forces politiques prônant des politiques sociales semblables à la leur, mais qui sont proches de souverainisme. La direction du parti essaie maintenant d'étouffer le débat sur le problème de savoir si Podemos soutient ou ne soutient pas l'indépendance de la Catalogne. Leur priorité est, disent-ils, l'agenda social. Mais la volonté d’une partie de la liste « Catalogne oui nous pouvons », qui comprend également Initiative pour une Catalogne Verte (ICV) et Izquierda Unida, est très différente, ce qui conduit Podemos à une campagne tendue pour les élections régionales catalanes du Dimanche 27 Septembre 2015.

« La Catalogne est différente », a déclaré le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, pour justifier dans cette communauté une alliance avec d'autres forces qu’il rejette dans la plupart des autonomies.

Toutefois, cette coalition peut affecter le message de la formation émergente en matière d'indépendance. Avant des élections qu’Artur Mas a convoquées comme des élections plébiscitaires, la direction de Podemos vise à éviter une position claire pour ne pas s’opposer aux autres voix.

Le problème de Pablo Iglesias est le même que celui des socialistes catalans, il est conduit à un équilibre politique complexe parce que la gauche et le centre-gauche en Catalogne sont éminemment souverainistes.

« La seule force qui peut gagner les élections contre Artur Mas est la liste Catalogne oui nous pouvons, au-dessus des discussions territoriales, nous n'avons aucun problème pour décider démocratiquement mais, avant cette discussion, il y a la discussion sur les conditions de vie du peuple », a déclaré le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejón. Il supervisera la campagne de la Catalogne et essaiera de coordonner les messages entre les forces qui composent la liste.

« Seule cette liste peut battre Artur Mas », a-t-il dit. « Cela peut arriver dans un parlement qui sera très pluriel et je pense que ce serait bien d'avoir une majorité alternative de rechange, enveloppé dans le drapeau espagnol ou catalan ».

Lluís Rabell, le leader local qui conduit la liste pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015, qui a voté oui au référendum du 9 novembre 2014, et le député de la gauche plurielle, Joan Josep Nuet, ont ouvert cette semaine une négociation post-électorale avec la gauche républicaine de Catalogne (ERC), une formation qui centre son projet sur l'indépendance. Le leader de l’ERC, Oriol Junqueras, a tendu la main à d'autres forces, « nous avons besoin de ceux qui ne partagent pas notre proposition électorale, mais qui sont des amis ».

Inigo Errejón a dit clairement que « nous ne sommes pas des séparatistes ». Mais il croit que le Lundi 28 Septembre 2015 se prépare « avec tous ceux qui mettent en avant les besoins de la population ».

« Séduction mutuelle »

Podemos défend une « séduction mutuelle » entre l’état et le gouvernement régional. La volonté de Pablo Iglesias, d’Inigo Errejón et des principaux dirigeants du parti est de convaincre les catalans que l'indépendance ne leur convient pas.

Pour l'instant, la liste « Catalogne oui nous pouvons » porte dans son programme la reconnaissance du « droit de décider », définit la Catalogne comme un «sujet politique souverain » et l'Espagne comme un « état pluri national ». Cela signifie-t-il accepter une sorte de pacte fiscal ? « Tout le monde commence à se manifester », dit Inigo Errejón, « les clichés régionaux en Espagne ne soit pas en mesure de résoudre le problème de la coexistence dans les différents territoires et devront probablement être révisés ».

Il est possible, a-t-il dit la semaine dernière, que « la majorité de la société catalane demande un nouveau pacte fiscal, ce qui a bien souvent été utilisé par Artur Mas comme une arme ». Alors que la direction de Podemos maintient ce point dans l'incertitude, il fait valoir qu’un pacte fiscal hypothétique est « le résultat d'une modification du pacte constitutionnel qui doit passer par un processus constituant ».

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 20:14

http://www.humanite.fr/erdogan-attaque-le-mouvement-qui-combat-et-defait-letat-islamique-581516

Recep Tayyip Erdogan attaque le mouvement qui combat et qui défait l’Etat Islamique

Interview de Zagros Hiwa, porte-parole du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), par Pierre Barbancey, envoyé spécial de l’Humanité à Kandil

Lundi 17 Août 2015

Zagros Hiwa dénonce la politique du régime turc, qu’il accuse d’être le « cheval de Troie » de l’Etat Islamique au sein de la coalition.

Pierre Barbancey. La Turquie a annoncé que le PKK avait abandonné ses positions sur le mont Kandil à la suite des bombardements. Est-ce exact ?

Zagros Hiwa. Ce sont des mots vides de sens. Dire que nous avons quitté le mont Kandil relève de la propagande du pouvoir turc. Le PKK, c’est le peuple. Les gens sont le PKK. Le PKK est partout. C’est le mouvement démocratique des kurdes, partout dans la région. Recep Tayyip Erdogan veut que nous partions et que nous arrêtions de nous battre pour nos droits. Il demande l’impossible. Nous avons une responsabilité, c’est de défendre le peuple là où il est, y compris dans les moments difficiles.

Pierre Barbancey. Massoud Barzani, le président du gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, a également fait des déclarations demandant que le PKK quitte le territoire. Que répondez-vous ?

Zagros Hiwa. La famille Barzani et leur parti, le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK), nous ont effectivement dit de partir. Mais faut-il lui rappeler que, lorsque l’Etat Islamique a commencé à avancer, leurs troupes ont fui. Ce sont les combattants du PKK qui ont affronté ces islamistes, qui sont venus à la rescousse des yézidis du mont Sinjar, complètement encerclés. Aujourd’hui, l’Etat Islamique contrôle soixante-quinze pour cent du Kurdistan irakien et tient la grande ville de Mossoul. L’Etat Islamique est sans doute la plus brutale et la plus terrible organisation de toute l’histoire.

Pierre Barbancey. Que comptez-vous faire ?

Zagros Hiwa. Nous allons renforcer et approfondir notre présence dans la région. Le peuple va devoir affronter des moments difficiles tant que Recep Tayyip Erdogan d’un côté et l’Etat Islamique de l’autre côté seront présents. Si nous quittons le mont Kandil, rien ne dit que les habitants ne vivront pas le même cauchemar et les mêmes horreurs que les yézidis et qu’ils ne vivront pas les mêmes souffrances avec les hommes égorgés et les femmes violées ou vendues comme esclaves. Une nouvelle période de notre lutte commence. Nous sommes prêts à nous défendre contre toute menace, quel qu’en soit le coût.

Pierre Barbancey. L’aviation turque a bombardé le village de Zergele, sur le mont Kandil, faisant huit morts civils et des dizaines de blessés. Ankara affirme que ce hameau était une base du PKK. Que cherche Ankara ?

Zagros Hiwa. Le bombardement de Zergele avait deux buts. Le premier concerne la situation au Moyen-Orient. La politique de Recep Tayyip Erdogan est d’implanter la puissance de la Turquie dans la région avec, comme outil, l’Etat Islamique. La disparition de l’État Islamique pourrait créer un vide politique que Recep Tayyip Erdogan comblerait alors. Mais la résistance des kurdes contre l’Etat Islamique est un problème pour lui. Ses bombardements ne sont que la réponse à notre résistance face aux djihadistes. Recep Tayyip Erdogan dit participer maintenant à la coalition contre l’Etat Islamique. En réalité, il est le cheval de Troie de l’Etat Islamique au sein de la coalition car il attaque le mouvement qui se bat et défait les islamistes. Les motivations de Recep Tayyip Erdogan sont également basées sur des considérations de politique intérieure. Il veut changer le système parlementaire en un système présidentiel qui ferait de lui l’homme fort du pays et du Moyen-Orient. En réalité, il veut être comme Augusto Pinochet. Mais la lutte pacifique du parti démocratique des peuples (HDP) et son score aux dernières élections législatives, le HDP a obtenu treize pour cent des voix et quatre-vingt députés, ont grippé sa machine, son parti, le parti de la justice et du développement (AKP), n’a pas obtenu la majorité absolue et il ne peut pas changer la constitution comme il le voulait. Maintenant, il se venge avec ses raids aériens. Ce qu’il fait s’apparente à un coup d’état masqué. Il envoie son armée contre les combattants du PKK et sa police contre les militants du HDP. Recep Tayyip Erdogan espère ainsi qu’en cas d’élections anticipées le HDP ne puisse franchir la barre des dix pour cent et n’ait plus de représentants au parlement.

Pierre Barbancey. Êtes-vous prêts à un nouveau cessez-le-feu ?

Zagros Hiwa. Comment parler de cessez-le-feu alors que l’aviation a effectué plus de cent quarante sorties et a frappé plus de six cent fois ? Il a brisé le cessez-le-feu que nous avions décrété unilatéralement. Nous allons intensifier notre lutte, pas seulement militairement mais aussi politiquement, culturellement et socialement, en établissant notre système démocratique. C’est pour cela que nous nous battons, pas pour tuer comme le fait Recep Tayyip Erdogan.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 19:48

http://global.revsoc.me/2015/07/statement-by-the-revolutionary-socialists-on-terrorism-and-closing-the-nations-ranks

Déclaration des socialistes-révolutionnaires sur le terrorisme et la fermeture des rangs de la nation

Dimanche 19 Juillet 2015

Les réactions à la dernière vague d'opérations terroristes, et en particulier celles qui ciblent les positions de l'armée dans le Sinaï, ont confirmé l'ampleur de la crise dans les rangs de l'opposition égyptienne. La réponse du régime était claire et directe, l'adoption totale de lois d'exception, afin de renforcer la poigne de fer de l'appareil de sécurité, et le déclenchement d'une nouvelle vague de répression, les assassinats et la torture ciblant tous ceux qui ne sont pas totalement d'accord avec le récit des événements confectionné par la police secrète.

Toute personne qui s’oppose au régime quand il est dans un état de « guerre contre le terrorisme » est considéré comme un traître et un terroriste.

« Qui n’est pas avec nous est contre nous ». Il y a une ligne directe de George Bush et ses guerres en Afghanistan et en Irak à Abdelfattah al Sissi et sa guerre ouverte et croissante contre le peuple égyptien et sa révolution.

Cela est parfaitement logique. Chaque dictature utilise le terrorisme comme une excuse pour accroître la répression et pour créer un état de panique et d’hystérie nationale dans les sections les plus larges des masses afin de forcer tout le monde à resserrer les rangs derrière le dictateur.

Cette hystérie s’étend aux adversaires libéraux et de gauche du régime qui, au moins en théorie, sont opposés au coup d'état d’Abdelfattah al Sissi et à sa contre-révolution et cela crée la surprise et le dégoût.

Il y a ceux qui ont résisté clairement contre le régime dès le premier instant et ceux qui ont cautionné tous les crimes commis sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme ou par peur des frères musulmans. Ces personnes se jetèrent sans hésiter dans les bras de l'armée et de la contre-révolution dès le début, même si elles ont parfois critiqué certains des excès des forces de sécurité, notamment ceux qui étaient en dehors des rangs des frères musulmans.

Mais il y a aussi ceux qui prennent une position à mi-chemin, s’opposant avec une égale véhémence à la contre-révolution et aux frères musulmans et faisant valoir que ce sont en fait deux factions de la contre-révolution. Ils rejettent à la fois la faction militaire moubarakiste et la faction des frères musulmans. Ils tentent de se maintenir à égale distance des deux factions belligérantes, imaginant qu'ils peuvent ignorer leurs batailles et construire une troisième alternative capable de s’opposer à la politique et à la répression du régime militaire, tout en résistant à l'opposition islamiste, confondant ainsi différents types de mouvements islamistes et différentes formes d'opposition, qu'ils soient violents ou non violents. Ainsi les sanglants attentats terroristes dans le Sinaï et une manifestation pacifique dans le village de Nahia deviennent tout simplement deux expressions différentes d’obscurantisme islamiste contre-révolutionnaire, pas moins dangereuses que la dictature militaire actuelle.

Cette troisième voie apparaît à la surface comme une voie d'opposition au régime mais, à un niveau pratique et en termes de son contenu, en réalité elle soutient le régime militaire.

Face aux dernières attaques terroristes, les rangs de la troisième voie se sont effondrés, avec un grand nombre de ses partisans montrant qu'ils sont unis avec l’état contre la menace de notre véritable ennemi, l’Etat Islamique. Ces personnes ont soudainement perdu tout ce qu’elles prétendaient de leur superficielle neutralité dans la bataille entre le terrorisme de l’état et le terrorisme des groupes islamistes armés, en déclarant « courageusement » qu’elles fermaient les rangs de la nation et que nous sommes déjà dans un état de guerre. Elles répètent la démagogie des porte-paroles du régime, pleurant sur les soldats tués dans le Sinaï par les mains des « fascistes religieux » traîtres sans dire un mot sur l'assassinat des manifestants pacifiques après la prière de l'Aïd.

Une fois de plus, nous les socialistes révolutionnaires confirmons notre rejet des opérations terroristes, car ils augmentent la puissance de notre principal ennemi, la dictature militaire qui dirige la contre-révolution. Les attaques terroristes sont un coup de propagande pour les défenseurs du régime qui les utilisent pour justifier tous leurs crimes contre les masses et tout ce qui représente la révolution. Nous rejetons le terrorisme, même quand il est dirigé contre les symboles du régime, car il augmente la puissance du régime et envoie un message désastreux aux masses, « nous n’avons pas besoin de vos grèves et de vos sit-in ». Pour cette raison, nous nous opposons absolument à toutes les formes d’action terroriste. Dans le même temps, nous n’oublions pas un instant que la forme la plus forte et la plus dangereuse du terrorisme est le terrorisme de la dictature militaire. La route pour se débarrasser de l’Etat Islamique n’est pas dans les rangs de l’état d’Abdelfattah al Sissi, qui est l'état d’Hosni Moubarak. Cela ne signifie pas de prendre une position neutre dans les batailles entre l’état et les mouvements terroristes, ce qui est juste de la naïveté ou dans la plupart des cas de la complicité avec l’état. La seule voie révolutionnaire est de faire revivre les armes de la lutte de masse par des grèves, des sit-in et des manifestations contre la dictature militaire corrompue qui ne nous apportera rien d'autre que la pauvreté, la répression, la violence et le terrorisme.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 18:57

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/01/mauritania-jailed-presidential-candidate-and-anti-slavery-activists-must-be-released

Il faut libérer l’ancien candidat aux élections présidentielles et les militants anti-esclavagistes

Les autorités mauritaniennes doivent libérer trois militants, dont un opposant bien connu, incarcérés Jeudi 15 Janvier 2015 pour avoir organisé des réunions contre l’esclavage, a déclaré Amnesty International.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques pour disperser les manifestants qui protestaient devant le tribunal contre le jugement.

Le tribunal de la ville de Rosso, dans le sud du pays, a condamné à deux ans de prison trois militants anti-esclavagistes et défenseurs des droits humains, il s’agit de Brahim Bilal, Djiby Sow et Biram Ould Dah Ould Abeid, ancien candidat à la présidence. Ils ont été inculpés d’appartenance à une organisation non reconnue et de participation à une réunion non autorisée. Sept autres militants ont été acquittés.

« La condamnation de ces militants qui ont participé à des manifestations pacifiques, sur la base de charges vagues et ouvertes aux abus, bafoue leurs droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Le fait de se réunir pacifiquement sans autorisation ne doit jamais conduire à une incarcération. Leur condamnation semble fondée sur des motivations politiques, des membres de l’association étant ciblés en raison de leurs activités pacifiques. Les autorités doivent prendre les mesures qui s’imposent pour les libérer dans l’attente de leur jugement en appel ».

Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), arrivait en deuxième position aux élections présidentielles de juin 2014.

Il a également été lauréat du prix des droits humains de l’ONU en 2013.

Il a été arrêté à Rosso le 11 novembre 2014, en compagnie de dix autres membres de l’IRA, durant leur campagne pacifique visant à sensibiliser la population au sujet des droits à la terre des descendants d’esclaves. En Mauritanie, les descendants d’esclaves qui travaillent sur des terres sans aucun droit sont contraints de donner une partie de leurs récoltes à leurs maîtres traditionnels.

La police a interrompu la réunion, invoquant l’absence de documents l’autorisant, alors que l’IRA en avait fait la demande.

Ces militants ont été inculpés le 15 novembre 2014 et placés en détention à Rosso, sans être autorisés à recevoir des visites de leurs familles.

« La répression croissante contre les militants anti-esclavagistes en Mauritanie n’a pas de fondement légal et témoigne de l’absence de respect du gouvernement envers les droits humains », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Les autorités doivent respecter le droit de tous les citoyens à manifester pacifiquement ».

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 19:11

http://www.politica.elpais.com/politica/2015/08/18/actualidad/1439889286_158530.html

Inigo Errejón croit que les catalans doivent décider eux-mêmes de leur avenir

Le dirigeant de Podemos croit que le cadre constitutionnel rend « très difficile » la matérialisation du « droit de décider »

Podemos trébuche avec le débat sur le souverainisme avant les élections régionales en Catalogne du Dimanche 27 Septembre 2015

Mardi 18 Août 2015

Le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejón, estime que les catalans ont le droit de décider seuls dans un vote s’ils restent en Espagne. Dans une interview à Cadena Ser, le numéro deux de Podemos a répondu clairement « oui » lorsque l'animateur lui a demandé s’il croyait que les citoyens catalans doivent décider de rester ou de quitter l'Espagne. Inigo Errejón a dit, cependant, que le cadre constitutionnel rend « très difficile » la matérialisation du « droit de décider ».

Inigo Errejón a souligné que son parti veut que la Catalogne reste en Espagne, mais avec « respect et séduction », et, qu’à son avis, la seule « solution est un pays multinational ». Le leader de Podemos a soutenu la formule de l'Ecosse, où un référendum pour consulter les citoyens sur leur intégration dans le Royaume-Uni a eu lieu, et a résumé sa position en une phrase, « nous ne voulons pas que vous partiez, mais nous voulons que vous preniez votre décision vous-mêmes ».

Le dirigeant de Podemos a ajouté que, à son avis, la question catalane ne sera pas résolue en mettant plus d'argent sur la table mais qu’il faut « séduire la Catalogne », un objectif auquel, à son avis, le Parti Populaire et le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) ont renoncé « depuis longtemps ».

Le secrétaire politique de Podemos, à une question de Cadena Ser sur la réunion du congrès qui débat aujourd’hui de l’approbation d’un troisième plan de sauvetage de la Grèce, a indiqué qu'il craint que dans « quelques mois » la situation grecque soit « similaire » parce que personne n’a un « programme pour permettre à la Grèce de se développer ». Il a également souligné que sa formation « voterait oui » à l'approbation du plan de sauvetage si elle avait une représentation parlementaire.

Inigo Errejón, qui considère que la session parlementaire d’aujourd’hui est « totalement propagandiste », estime que peut-être la Grèce « n'a pas calculé que les dirigeants européens se comportent comme des leaders absolument pas européens », puisqu’ils « pensent seulement à leurs propres électeurs », et qu’ils finissent par « punir » la Grèce.

Le leader de Podemos a déclaré que les banques allemandes ont gagné plus de cent mille millions d'euros avec la crise et a fait remarquer que la seule chose qu’elles obtiennent avec leur « cynisme » et l’absence d’alternatives en Europe à l'austérité est de « donner des ailes à Marine Le Pen », se référant à l'extrême droite française.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:23

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=1898:appel-a-la-commemoration-du-19eme-anniversaire-de-levacuation-de-leglise-saint-bernard-a-paris&catid=3:manifestations&Itemid=7

http://www.cispm.org/index.php?option=com_content&view=article&id=91:appel-a-la-commemoration-du-19eme-anniversaire-de-l-evacuation-de-l-eglise-saint-bernarda-paris&catid=85&Itemid=435

Appel à la commémoration du dix-neuvième anniversaire de l’évacuation de l’Eglise Saint Bernard à Paris

Manifestation à Paris de la Gare de l'Est à l'Église Saint Bernard

Samedi 22 Août 2015 à 15 heures.

Le 18 mars 1996, trois cent cinquante personnes, hommes, femmes et enfants, en situation irrégulière qu'on surnommera bientôt les sans-papiers de Saint-Bernard décident de sortir de l'ombre en occupant notamment l'Église Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les locaux syndicaux de SUD PTT, les entrepôts SNCF de la Rue Pajol et l'Église Saint Bernard.

Le 23 août 1996, la police évacue l'Église Saint-Bernard en défonçant la porte à coups de hache pour déloger, sous le regard des caméras, les dix grévistes de la faim et les familles qui y campaient depuis plus de cinquante jours. Cette évacuation fût brutale, avec l'intervention de mille fonctionnaires des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Depuis, les sans-papiers, organisés en différents collectifs, ont mené de nombreuses actions, occupations, grèves, marches à travers la France, caravanes à travers l'Europe, neuf frontières traversées en 2012, caravanes aux Forums Sociaux Mondiaux (FSM) de Dakar et de Tunis.

L'Union Nationale des Sans-Papiers (UNSP) appelle, comme chaque année au mois d'août, avec la Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants (CISPM), à la commémoration de Saint Bernard, moment fondateur de la lutte ouverte des sans-papiers pour leur régularisation.

Malgré plusieurs changements de la loi et plusieurs circulaires depuis 1996, qu'elles soient issues de gouvernements de droite ou de gauche, ces politiques n'ont cessé de se durcir envers les migrants en quête de régularisation, bafouant le droit à l'émigration et le respect de la dignité des migrants. La gauche au pouvoir en France, depuis 2012, a réduit le champ de la régularisation des migrants plus sévèrement que tous les gouvernements précédents.

En 2012, la circulaire de Manuel Valls permet une régularisation purement et simplement économique. C'est un dispositif basé presque exclusivement sur le travail, subordonnant ainsi le salarié au bon vouloir de l'employeur, ce qui mène automatiquement à la précarisation du travail des sans-papiers. Cette circulaire écarte les sans-papiers qui travaillent sans être déclarés. Elle impose des critères restrictifs à ceux qui sont déclarés. Elle perpétue également le dispositif du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) par le pouvoir discrétionnaire de l'administration préfectorale avec ses autorisations en lieu et place de droits codifiés dans la loi. Les lois sur le droit d'asile et le CESEDA, votées tout récemment en juin et juillet 2015, ne changent rien sur le fond, la priorité y est toujours donnée à la répression et à l'expulsion. La France vient d'être condamnée en ce sens le 23 juillet 2015 par le Comité des Droits de l’Homme (CDH) de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ce choix du gouvernement, uniquement électoraliste, donne un gage au patronat qui peut se permettre ainsi de nous exploiter encore plus et fait glisser peu à peu la France vers un état xénophobe.

Les sans-papiers de France connaissent tous le fait du chômage et de la précarité, ils se sentent et se veulent solidaires de tous les précaires. Lorsqu'ils travaillent, c'est surtout dans la confection, le bâtiment, la restauration, le service à la personne, le nettoyage et le jardinage. Ils participent activement au développement économique de la France et de leurs propres pays. Ce sont des citoyens à part entière. Et pourtant, ils sont traités comme une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l'arbitraire du patronat et de l'administration.

Ces deux années ont été violemment marquées par les nombreux naufrages criminels de migrants en Méditerranée. La responsabilité en revient à la politique de l'Union Européenne, aussi bien par la politique de casse des économies de nos pays d'origine que par les guerres organisées pour les intérêts des pays impérialistes européens. C'est cela qui provoque un afflux constant de migrants générateur de drames en Méditerranée. La réponse de l'Union Européenne est dans la militarisation croissante de FRONTEX, ce qui ne réduira pas le flux, mais augmentera le nombre de morts. Aujourd'hui, les collectifs de sans-papiers se sont mobilisés pour soutenir les réfugiés en demande d'asile, à Vintimille, à Paris et à Calais. A Paris, la lutte des réfugiés de la Rue Pajol a débloqué l'hébergement de sept cent personnes. Le combat se poursuit par l'occupation du lycée Jean-Quarré, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris.

A Vintimille, les réfugiés résistent au contrôle et à la fermeture de la frontière rétablis par le gouvernement français. A Calais, la situation des réfugiés devient de plus en plus dangereuse, neuf morts dans les dernières semaines, alors que le ministre français de l’intérieur et son homologue britannique promettent le renforcement des moyens de répression.

L'UNSP, la Coordination des Sans Papiers de Paris et la CISPM appellent à une grande manifestation, Samedi 22 août 2015 à 15 heures à Paris, qui partira de la Gare de l'Est en direction de l’Eglise Saint-Bernard, en passant par les haut lieux de la lutte que les réfugiés ont mené dans les derniers mois, la Chapelle, Pajol, Eole et Dormoy.

Nous exigeons la régularisation globale de tous les sans-papiers par la délivrance d'une carte pérenne de dix ans, la fermeture des Centres de Rétention Administrative (CRA), de FRONTEX et d’EUROSU, l’arrêt des contrôles aux faciès et des expulsions, l’abrogation de toutes les lois actuelles d'immigration et des accords bilatéraux de réadmission dans les pays d'origine, le respect du droit d'asile, le respect des droits des roms, le respect de la dignité humaine, l'égalité des droits pour tous et la liberté de circulation et d'installation pour tous, en application de l’article treize de la convention des droits de l'homme.

L'UNSP et la CISPM appellent tous les collectifs de migrants, associations, syndicats, partis, citoyens et citoyennes, et particulièrement tous les migrants en lutte, à se joindre à la manifestation du Samedi 22 Août 2015 avec toutes leurs forces et avec toute leur volonté de s'opposer aux politiques aveugles, cyniques et inefficaces actuellement mises en œuvre dans l'accueil aux migrants.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 17:44

La Grèce n’a pas encore conclu la privatisation de quatorze aéroports (Reuters)

Le gouvernement grec est encore en discussion avec le groupe allemand Fraport sur un contrat d’un milliard deux cent millions d'euros pour l'exploitation de quatorze aéroports régionaux ont déclaré les deux parties, Mardi 18 Août 2015, démentant des informations de presse selon lesquelles un accord avait été conclu.

Athènes et Fraport ont abouti l'année dernière à un accord préliminaire mais celui-ci a été remis en cause par l'arrivée au pouvoir en janvier 2015 d'Alexis Tsipras, qui avait annoncé son intention d'en revoir les modalités.

L'agence de presse allemande DPA a rapporté Mardi 18 Août 2015 que la Grèce avait publié une décision officielle accordant les concessions à Fraport en partenariat avec le groupe grec d'énergie Copelouzos, pour un milliard deux cent millions d'euros.

Mais une source gouvernementale grecque a expliqué que la décision publiée au journal officiel ne faisait que confirmer l'engagement du gouvernement à conclure un accord.

« Cela ouvre la voie à un accord définitif au cours des semaines à venir », a ajouté cette source, qui a requis l'anonymat, précisant que plusieurs points juridiques et techniques restaient à régler.

Un porte-parole de Fraport a confirmé en disant que la décision du gouvernement constituait « le point de départ de nouvelles négociations » et qu'aucun contrat n'avait été signé.

L'accord préliminaire conclu l'an dernier par Fraport et Copelouzos avec l'agence grecque des privatisations constituait l'une des plus importantes opérations de cession au privé depuis le début de la crise de la dette grecque en 2010.

Selon cet accord, le tandem germano-grec devrait investir environ trois cent trente millions d'euros sur quatre ans dans la modernisation des aéroports concernés, dans le cadre d'une concession de quarante ans.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 17:24

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/18/en-syrie-l-indignation-et-l-impuissance-apres-un-nouveau-massacre_4728981_3218.html

En Syrie, l’indignation et l’impuissance après un nouveau massacre qui a causé une centaine de morts près de Damas

Par Benjamin Barthe, correspondant du Monde à Beyrouth

Peu après le bombardement de Douma, Dimanche 16 Août 2015, qui a causé la mort d’une centaine d’habitants de cette banlieue rebelle de Damas, l’analyste syrien Bassel al Junaidy s’est entretenu avec des responsables d’organisations de défense des droits de l’homme internationales. « Ils nous ont demandé d’encourager les secouristes à rechercher dans les piles de cadavres au moins une victime détentrice d’une nationalité non syrienne », raconte ce directeur d’un centre d’étude, installé à Gaziantep, en Turquie. « Ils pensent que seul un cas de ce genre pourrait déboucher sur un procès de Bachar al Assad. Dans quel monde raciste vivons-nous ».

Comme tous les opposants au régime syrien, Bassel al Junaidy a été frappé d’effroi et de colère par le dernier massacre en date commis par l’aviation syrienne. Une émotion redoublée, presque deux ans jour pour jour, après l’attaque à l’arme chimique du 21 août 2013, contre la même région, qui avait fait des centaines de morts. Selon le Violation Documentation Center (VDC), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) qui tient la comptabilité de la guerre civile syrienne, les roquettes tirées sur Douma ont fait cent douze morts et deux cent soixante-dix blessés. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières depuis le début du soulèvement contre Bachar al Assad en 2011. « Les avions ont visé un marché populaire bondé à cette heure-là et qui avait déjà été frappé il y a environ une semaine. Le régime a cherché à tuer le plus de civils possible », explique Bassem al Ahmed, le porte-parole du VDC.

Les grandes capitales occidentales ont dénoncé cette escalade. En visite à Damas au moment des frappes, le patron des affaires humanitaires de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Stephen O’Brien, s’est dit « horifié par l’absence totale de respect de la vie des civils dans ce conflit ». Lundi 17 Août 2015, dans une rare manifestation d’unité sur le dossier syrien, les membres du conseil de sécurité de l’ONU ont adopté une déclaration de soutien à Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU, qui cherche une solution politique à la crise. Mais le bombardement du marché, sous les yeux ou presque d’un haut responsable onusien, en dit long sur le sentiment d’impunité qui habite les autorités de Damas et leur peu d’empressement à amorcer la « transition » recherchée par Staffan de Mistura.

Siège hermétique

La cible n’a pas été choisie au hasard. Chef-lieu de la Ghouta, la ceinture de communes agricoles qui entoure Damas à l’est et au sud, Douma est une place forte de l’insurrection.

Cette ville moyenne d’environ cent mille habitants a été, courant 2012, l’une des premières localités syriennes à bouter les troupes gouvernementales hors de ses murs. C’est le fruit d’une tradition d’opposition au régime de Bachar al Assad qui s’incarne dans deux courants politiques solidement implantés sur place, le nassérisme et l’islamisme.

En réaction, les autorités syriennes ont établi un siège, quasiment hermétique, de Douma et de ses voisines de la Ghouta, destiné à barrer la route de Damas, située à une dizaine de kilomètres. La région est soumise à un pilonnage qui prélève chaque jour son tribut de vies humaines. Dans ce contexte, les combattants de l’Armée Syrienne Libre (ASL), équipés de bric et de broc, qui avaient initialement pris le contrôle de Douma, avec le soutien de notables nasséristes, ont été peu à peu supplantés par des brigades islamistes, mieux armées, grâce aux largesses de leurs mécènes du golfe.

La plus puissante de ces formations, qui a fait de Douma son fief, est l’Armée de l’Islam, dirigée par le salafiste Zahran Allouche, l’homme de l’Arabie Saoudite au sein de la rébellion.

La veille de la tuerie de Douma, ses combattants avaient attaqué des positions gouvernementales à Harasta, sur la route de Damas. Mercredi 12 Août 2015, des mortiers avaient tiré sur la capitale, peu avant l’arrivée du ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, tuant treize personnes.

« Est-ce pour venger ces attaques, à sa manière totalement disproportionnée, que le régime a attaqué Douma », se demande le syrien Sinan Hatahet, qui dirige un think tank basé en Turquie. « Est-ce un message envoyé aux russes, dont des rumeurs disent qu’ils seraient prêts à revoir leur position sur Bachar al Assad ? La logique du régime est très difficile à suivre ».

Les autorités syriennes auraient pu aussi vouloir accentuer la zizanie dans la Ghouta, où Zahran Allouche est de plus en plus perçu comme un profiteur de guerre, préférant toucher les dividendes du marché noir qu’il contrôle que briser le siège imposé par l’armée. « Le régime a vu les récentes manifestations contre Zahran Allouche, il cherche à attiser ces tensions », avance Bassel al Junaidy.

« Aucune attaque n’est en préparation contre Damas. Les parrains régionaux et internationaux de l’opposition estiment que ce n’est pas le moment ».

De fait, les Etats Unis et l’Arabie Saoudite ont multiplié ces dernières semaines les consultations avec la Russie, l’un des principaux alliés de Damas sur la scène internationale.

Le consensus du Lundi 17 Août 2015 à l’ONU, que le représentant adjoint de la France, Alexis Lamek a qualifié « d’historique », est le produit de ce nouveau climat et de la conviction, de plus en plus partagée, qu’il ne peut y avoir de solution militaire en Syrie.

Mais au-delà de cet accord de principe, les divergences restent encore fortes, sur les contours d’un possible plan de paix, sur le sort qu’il réserverait à Bachar al Assad et sur la manière de le faire appliquer. Peu avant la déclaration surprise du conseil de sécurité de l’ONU, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), la principale formation contre Bachar al Assad, avait déclaré que « la faiblesse de la communauté internationale est un facteur qui contribue à l’escalade des massacres contre les civils syriens ».

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