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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 18:03

Le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) exclut un cessez le feu unilatéral avec Ankara (Reuters)

Le chef militaire du PKK a exclu Jeudi 17 Septembre 2015 de proclamer un nouveau cessez-le-feu unilatéral et il a accusé le gouvernement turc d'avoir relancé le conflit avec les kurdes à des fins électoralistes.

Des centaines de personnes ont été tuées dans des violences quasi quotidiennes entre les deux camps depuis que la trêve entre le PKK et Ankara s'est effondrée en juillet 2015.

Alors que des élections législatives cruciales pour l'avenir de la Turquie doivent se tenir dans six semaines, Ankara exige des kurdes qu'ils déposent les armes et retournent dans leurs camps dans le nord de l'Irak pour reprendre des négociations de paix.

« Un cessez-le-feu ne peut être que mutuel », répond Murat Karayilan, qui dirige de fait le PKK depuis l'arrestation de son chef historique, Abdullah Öcalan, dans un entretien accordé à l'agence de presse Firat News Agency, proche de son mouvement.

« L'expérience nous a montré qu'on ne peut pas obtenir de résultat positif grâce à un cessez-le-feu unilatéral », ajoute celui qui avait décrété la trêve sur le terrain il y a deux ans, à la demande de son chef emprisonné.

L’union des communautés du Kurdistan (KCK), vitrine politique du PKK, s'est dite Mercredi 16 Septembre 2015 favorable à la proclamation d'un cessez-le-feu mutuel et à la reprise des discussions de paix.

Ces deux initiatives sont réclamées par l'Union Européenne et plusieurs partis turcs, dont le parti démocratique des peuples (HDP), un mouvement pro kurde qui a fait pour la première fois son entrée au parlement en juin 2015, privant le parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan de sa majorité absolue.

Dans l'entretien accordé à Firat News Agency, Murat Karayilan accuse le chef de l’état turc d'être l'instigateur de la reprise du conflit.

« Même si nous arrêtons de nous battre, l'AKP ne le fera pas », affirme-t-il. « Ils continueront la guerre tant que la situation sera à leur avantage. Les conditions d'un cessez-le-feu mutuel ne seront pas réunies avant le premier novembre 2015 », ajoute le chef militaire du PKK en référence aux élections législatives anticipées convoquées par Recep Tayyip Erdogan faute de pouvoir constituer un gouvernement de coalition.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:49

http://www.unitepopulaire-fr.org/2015/09/15/costas-lapavitsas-le-vote-du-nouveau-contrat-de-pret-la-democratie-bafouee

Le vote du nouveau contrat de prêt

La démocratie bafouée

Par Kostas Lapavitsas

Mardi 15 Septembre 2015

Le nouveau contrat de prêt approuvé par le parlement grec, Vendredi 14 Août 2015, peut être caractérisé de colonialiste pour les raisons que je vais expliciter ci-dessous. On peut dire la même chose du mémorandum qui l’accompagne, je l’analyserai dans un autre article.

Le projet de loi du Vendredi 14 Août 2015 dans son ensemble se compose des préalables de l’accord, du nouveau contrat de prêt et du mémorandum qui l’accompagne. Il s’agit d’un texte de trois cent cinquante-quatre pages d’une écriture très serrée, dont les deux cent soixante-dix premières pages, les préalables, consistent en une série de dispositions législatives détaillées concernant un immense champ de branches professionnelles et d’activités économiques d’une importance stratégique comme le gaz naturel, l’électricité, les boulangers, les pharmaciens, les conducteurs de camions et les notaires. Le contrat de prêt occupe les vingt-huit pages suivantes et soulève aussi d’importantes questions de droit et de souveraineté nationale. Enfin le nouveau mémorandum qui suit ce contrat définit en cinquante-six pages le cadre de la politique économique et sociale du pays pour les années à venir.

Je vais analyser le caractère du contrat de prêt avant de commenter par la suite les conditions inacceptables dans lesquelles ce projet de loi a été voté. Les traditions, les pratiques et les institutions de la république grecque ont été bafouées avec l’accord de la majorité du parlement.

La dépendance totale du pays vis-à-vis de ses créanciers et la prédominance des mécanismes de l’Union Européenne monétaire dans la vie politique de la Grèce, telles que condensées dans le nouveau contrat de prêt, se reflètent même dans le mépris affiché pour les procédures démocratiques.

Le nouveau contrat de prêt

Il n’a pas de précédent, comporte de nombreuses obscurités et ne peut être caractérisé que de colonialiste.

Plus précisément, le nouvel emprunt, dont le montant n’est pas fixé de façon précise dans le texte, est conclu entre le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), le gouvernement grec, la banque centrale de Grèce et le fonds grec de stabilité financière. Conformément aux règles de fonctionnement du MES, ce dernier a le droit de demander la contribution du Fonds Monétaire International (FMI). De la même façon, le MES a le droit d’exercer une « surveillance sévère » jusqu’à ce qu’au moins soixante-quinze pour cent du nouvel emprunt ait été remboursé. Le contrat de prêt indique dans le préambule que la Grèce a déjà soumis une demande d’emprunt au FMI. Pour les trois ans à venir, la Grèce va donc avoir affaire à un « contrôle sévère » tous les trois mois de la part de la troïka, ou du quartette, et cette surveillance continuera de nombreuses années encore.

Dans les définitions et les commentaires du contrat se trouvent des expressions comme les suivantes, accord de facilités pour les taux d’obligations, contrat PSI de facilités pour la gestion des dettes du premier mars 2012, contrat de facilités d’emprunt de quatre-vingt milliards d’euros du 8 mai 2010, plus grand terme moyen trente-deux années et six mois et minimum d’annulation de cent millions d’euros. Il s’agit d’expressions tout à fait imprécises et encore moins claire est la raison pour laquelle elles sont été incluses dans un texte juridique par ailleurs si prudent, surtout qu’elles ne sont pas reprises dans le contrat lui-même. On peut en déduire logiquement que cette imprécision vise à donner la possibilité aux créanciers d’exercer encore plus de contrôles au moment de leur choix.

Malgré tout ce qui a été proclamé à satiété par les sources gouvernementales concernant le droit dont relèverait le contrat, européen et non anglo-saxon, à l’avantage supposé du pays, le cadre juridique auquel sont rattachées les facilités d’emprunt n’est précisé à aucun moment explicitement dans le contrat. La raison de cette absence et sa signification sont obscures. On peut logiquement y percevoir une mauvaise intention.

Le contrat donne le droit au MES de choisir son propre observateur au Fonds de Stabilité Financière (FSF). Il précise que tout changement dans les lois ou les dispositions réglementaires se référant au FSF devra garantir totalement les droits et le remboursement du MES. La direction du FSF sera de toute manière totalement soumise à l’approbation du MES. Les prêts d’assainissement auquel recourra le FSF incluront le MES comme tiers prestataire de plein droit.

Les changements dans le dispositif juridique nécessités par les prêts d’assainissement seront mis en application après négociation avec le MES.

Le pire de tout, et c’est évident, est que le contrat oblige l’état grec et le FSF à concéder le droit au MES d’inclure n’importe quelle part de la nouvelle caisse de privatisations dans le contrat de prêt « par une discrète facilité ». De plus, selon cette même « discrète facilité » du MES, pourront être inclus dans le contrat les obligations de l’état grec, du FSF et de la caisse de privatisations, afin de rembourser les dettes envers le MES. C’est-à-dire que le MES peut, quand il veut et pour n’importe quelle raison, monnayer les biens de l’état soit en privatisant soit par d’autres moyens.

Il peut exiger à tout moment des garanties et des engagements à prendre d’autres obligations ou à accorder des droits supplémentaires et il peut interdire le transfert d’actions ou d’autres moyens de financement de la caisse de privatisations. En bref, le MES peut exiger n’importe quelle part de la fortune du pays à n’importe quel moment, en ne respectant même pas ce qui vient d’être conclu, grâce à sa « discrète facilité ». C’est cela le contenu du contrat de prêt.

Il est évident que ce nouveau contrat de prêt constitue une braderie sans précédent de la souveraineté nationale, en introduisant un régime qui ne peut être caractérisé que de colonialiste.

Depuis les origines, l’état grec a un droit de fait sur la fortune publique qui est inaliénable et insaisissable. Avec le rôle que lui assigne le nouveau contrat de prêt, l’état grec perd une partie de sa souveraineté sur le territoire géographique où s’exerce son autorité. Les véritables maîtres de la fortune publique sont maintenant les créanciers.

Le renversement « en règle » de la procédure parlementaire

Pour terminer, il faut commenter la procédure de vote de ce projet de loi, car il est révélateur de la perte de souveraineté nationale et de la façon dont les créanciers bafouent la démocratie.

Le projet de loi a été communiqué aux députés environ vingt-quatre heures avant le début de la discussion. Il était donc presque impossible de discuter et d’analyser le texte, notamment la partie concernant les préalables. Mais les choses ont été pires encore lors du déroulement de la discussion. Le projet de loi a été introduit au parlement par la procédure « d’urgence », malgré les promesses antérieures de Syriza de ne pas recourir à ces méthodes. « L’urgence » est une procédure extrêmement restrictive laissant très peu de temps au débat parlementaire, puisque la discussion et le vote doivent être menés dans un laps de temps précis. Au contraire, la procédure normale veut que le projet soit discuté auparavant dans les commissions compétentes où a lieu une analyse qualifiée et approfondie et où l’on écoute l’avis des représentants de la société impliqués dans le projet. Si les commissions approuvent le projet, celui-ci passe à l’assemblée où a également lieu un débat plus ou moins long en fonction de l’importance de la question.

La procédure « d’urgence » réduit tout ce processus à un laps de temps minimum. Dans le cas du nouveau contrat de prêt mémorandum, ce temps a été tellement réduit que toute la procédure en a été totalement ridiculisée.

Le projet de loi a été proposé à la discussion dans le cadre d’une réunion de quatre commissions parlementaires Jeudi 13 Août 2015 à 9 heures 30. Cette réunion a duré environ dix heures, sans qu’il soit permis aux représentants de la société, et ils étaient nombreux à être concernés, de présenter leur point de vue. Seulement la moitié des députés qui voulaient parler ont pu le faire et encore très peu de temps. Je suppose que nous devons être reconnaissants au moins pour cela. Les autres garderont leur opinion pour eux-mêmes ou leurs connaissances.

Le moment le plus dégradant de la procédure a été, environ quatre heures avant que les commissions ne « terminent » leur travail, la proposition de deux amendements à la discussion.

Chacun de ceux-ci avait la dimension d’un projet de loi à part entière et concernait des problèmes vitaux dont celui des assurances. Quand aurait-on bien pu les lire et qu’aurait-on pu comprendre aux questions complexes qu’ils traitaient ? Même les députés qui étaient décidés à voter « oui » quoi qu’en soit le coût ont pris conscience du tournant tragique que prenait la procédure démocratique.

Une fois « terminés » les travaux des commissions et enregistrée leur approbation du projet de loi, il y a eu une réunion des présidents de toutes les commissions pour décider du déroulement de la discussion en assemblée plénière. Une fois terminées les négociations des présidents et défini l’accord concernant ce processus, nous étions déjà aux petites heures du Vendredi 14 Août 2015. L’assemblée a donc commencé ses travaux en pleine nuit, en ayant décidé de ne laisser la parole qu’aux rapporteurs et aux chefs des partis et à un petit nombre de ministres concernés.

C’était la première fois dans la période récente qu’on discutait d’un projet de loi si important et il n’a été permis à aucun député de parler. Les « pères de la nation », à part certains plus réveillés et plus tourmentés, sont restés silencieux et sans voix jusqu’au moment où ils ont voté.

La « discussion » en assemblée plénière s’est terminée au matin du Vendredi 14 Août 2015 par le discours du premier ministre qui a fait suite au vote. Le projet de loi, on le sait, est passé à une grande majorité, presque quatre-vingt pour cent des députés. La raison en est aussi connue et elle a été clamée à maintes reprises par tous les partis qui ont dit oui, la sauvegarde de la patrie. On présume que l’accord est très mauvais, mais le oui est la seule voie possible pour la Grèce.

Etrange logique que celle-ci, en quoi peut-elle être bonne pour la patrie ? Les partisans du oui arriveront peut-être à nous l’expliquer un jour.

C’est la même logique qui a présidé à la dégradation de la procédure démocratique. L’accord devait être approuvé au plus tard dans la matinée du Vendredi 14 Août 2015 pour que le ministre de l’économie puisse participer à l’Euro-groupe l’après-midi du même jour et pour que les parlements de Finlande et d’Allemagne puissent donner aussi leur approbation les jours suivants.

On ne pouvait souffrir aucun retard et on ne pouvait pas respecter les procédures régulières de la république grecque parce que cela aurait perturbé les procédures des créanciers et parce qu’alors il risquait de ne pas y avoir un contrat de prêt à long terme, mais un simple prêt-relais et de nouvelles négociations. Et alors, bien sûr, c’était la catastrophe pour la patrie. Il valait mieux que soient tordues et bafouées les procédures démocratiques pour lesquelles le peuple grec a lutté pendant deux siècles.

L’abaissement dramatique de la souveraineté nationale va de pair avec la dégradation de la démocratie induite par le nouvel accord. Il est incompréhensible qu’un gouvernement de gauche ait été à l’avant-garde de cette évolution, ou qu’il puisse prétendre gérer cette situation dans l’intérêt du peuple.

Après tous ces événements il est impératif, du point de vue national comme du point de vue social, que le non exprimé lors du référendum et à l’assemblée trouve son expression politique.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:14

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article132

Lettre de liaison du bureau national du Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Information aux comités pour communication à tous les adhérents

Saisi de faits graves touchant aux finances et à la trésorerie nationale, le bureau national du POI s'est réuni en urgence Dimanche 13 Septembre 2015 au siège national du POI, 87 rue du Faubourg-Saint-Denis à Paris. Le bureau national demande que les informations ci-après soient communiquées à tous les adhérents.

Mardi 8 Septembre 2015, la banque où sont domiciliés les comptes du POI nous informait que Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein et Jean Markun avaient décidé de mettre la main sur les fonds du POI.

Autant les fonds déposés sur le compte courant que les réserves, le « bas de laine », accumulées depuis des années, qui sont principalement les réserves consacrées à la tenue du cinquième congrès ouvert.

Le trésorier national du POI n'a plus accès aux comptes. Le POI ne dispose plus, à ce jour, de ses fonds propres.

Dans la journée du Mardi 8 Septembre 2015, on apprenait que c'est en qualité de co-présidents de « l’Association Parti Ouvrier Indépendant » que la banque faisait suite à leur demande. Cette association, dont le dépôt en préfecture est rendu obligatoire par la loi sur les partis politiques, n'a qu'un seul objet, répondre à cette obligation légale pour ouvrir un compte.

Elle n'a aucune existence politique, aucun programme politique, aucune activité militante, aucune règle démocratique et ouvrière, aucune cotisation versée. Elle est totalement inconnue du mouvement ouvrier et des militants. Elle a été déposée dès la création du POI en 2008. Elle est composée en tout et pour tout de six membres non élus mais désignés sur des critères d'honnêteté et de confiance pour remplir cette obligation légale.

Jusqu'à ce Mardi 8 Septembre 2015, elle n'a pas eu la moindre activité. Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein et Jean Markun en sont les co-présidents. C'est donc en s'appuyant sur cet artifice juridique que, abandonnant eux-mêmes leur titre de secrétaire national du POI, mais comme co-présidents d'une association de six membres, ils visent les cotisations et les fonds de milliers d’adhérents, militants du POI.

Mercredi 9 Septembre 2015, on apprenait que, pour faire main basse sur ces fonds, l'action avait été engagée, Lundi 31 Août 2015, par une lettre de Gérard Schivardi puis, Mardi Premier Septembre 2015, par une lettre de Jean Markun et, enfin, une lettre de Daniel Gluckstein, Dimanche 6 Septembre 2015.

Jeudi 10 Septembre 2015, le trésorier national et la trésorière nationale adjointe du POI, régulièrement élus par le bureau national issu du quatrième congrès du POI, recevaient une lettre recommandée avec accusé de réception leur signifiant qu'ils n'étaient « plus mandataires », ce que, selon les statuts du POI, ils n'avaient jamais été, ils sont trésoriers nationaux du POI, et les mettant « en demeure de restituer les moyens de paiement en leur possession ». Cette lettre est signée par Daniel Gluckstein au nom des trois co-présidents de l'association.

La banque informait aussi que pour tous les chèques émis avant Mardi 8 Septembre 2015, c'était désormais Daniel Gluckstein qui décidait s'ils devaient être payés ou pas.

Vendredi 11 Septembre 2015, on apprenait que, sur les six membres de cette association, deux n'avaient jamais été consultés ni même informés de ces agissements. Tout avait été préparé en secret dans leur dos.

Ces faits sont les maillons d’une chaîne d’évènements.

Samedi 4 Juillet 2015, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein et Jean Markun ne se présentent pas au bureau national du POI régulièrement convoqué par le précédent bureau national du Samedi 13 Juin 2015, décidé à l'unanimité et en présence de Daniel Gluckstein.

Pendant le mois de juillet 2015, Daniel Gluckstein déserte le secrétariat permanent, qu'il anime depuis 2008.

Mercredi 15 Juillet 2015, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi et Jean Markun décident la sortie d'un journal contre le journal du POI, Informations Ouvrières.

Samedi 5 Septembre 2015, ils organisent dans l'ombre une réunion qu'ils baptisent « bureau national » puis ensuite « commission de préparation du cinquième congrès du POI ».

Dimanche 6 Septembre 2015, à nouveau, ils ne se présentent pas au bureau national du POI.

Lundi 31 Août 2015, ils mettent au point l'action pour s'emparer des fonds du parti, avant même la réunion qu'ils avaient convoquée eux-mêmes.

Dès le mois de juin 2015, les départements ou comités dont ils sont membres ne paient plus leurs cotisations à la trésorerie nationale.

Dans tous ces évènements, il y a une constante.

Ils n'acceptent pas les principes minimum de toute organisation du mouvement ouvrier, le respect de la majorité, la discussion démocratique, les votes et le respect des mandats.

Ils sont minoritaires dans le bureau national du POI, ils ne l'acceptent pas et ils proclament autre chose.

Le bureau national du POI régulièrement élu les démet, par un vote régulier et majoritaire, du mandat de secrétaires nationaux qu’il leur avait confié. Ils ne l'acceptent pas et ils inventent le fait totalement contraire aux statuts qu'ils seraient élus par le congrès.

Il y a des statuts du POI, ils ne les respectent pas et c'est au nom d'une association dont les statuts ne sont pas ceux du POI qu'ils agissent pour prendre l'argent. Ils ont un mandat, ils lui tournent systématiquement le dos. Ils demandent maintenant aux militants de l’argent, de payer un timbre supplémentaire, selon les statuts, seul le Comité Fédéral National du POI a le pouvoir de prendre une telle décision.

Dans la région parisienne, ils convoquent un « meeting internationaliste » avec le sigle POI, dont l'adresse du siège a été soigneusement effacée, dans le but même pas dissimulé de trouver, en abusant de la bonne foi de simples participants à un meeting, une légitimité.

Ils parlent maintenant d'un « POI des origines », mais jusqu'au bureau national du Samedi 13 Juin 2015 inclus, ils votent toutes les résolutions aux congrès, aux bureaux nationaux depuis 2008, et sans jamais en avoir parlé, ils font un journal contre Informations Ouvrières.

Et c'est ainsi que, dans cette évolution, on note cette phrase stupéfiante dans leur déclaration du Samedi 5 Septembre 2015, accolé à la nouvelle notion de « POI des origines », on peut lire, « indépendance du POI vis-à-vis de l’état, du gouvernement, des patrons, des églises et des organisations syndicales ». Pourquoi ajouter « et des organisations syndicales » ? Pourquoi mettre sur le même plan églises, patrons, état et organisations syndicales ?

Le bureau national se réunira le 3 octobre 2015, et il définira les modalités exactes de préparation et de tenue du cinquième congrès du POI, dans le respect des statuts, des mandats, du manifeste du POI et des résolutions adoptées. Et aussi de la situation créée par ces agissements sur le plan financier.

Le congrès national ouvert se tiendra aux dates prévues, les 21 et 22 novembre 2015, à Paris, à l’Espace Charenton, et nous en ferons une réussite avec les délégués statutairement élus, avec les militants ouvriers, les maires, les élus et les syndicalistes, comme un point d'appui pour le combat de toute la classe ouvrière pour son émancipation.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 17:43

http://www.grey-britain.net/2015/09/12/jeremy-corbyn-prend-les-renes-dun-labour-repeint-en-rouge

Jeremy Corbyn prend la direction d’un parti travailliste repeint en rouge

Par Nathanaël Uhl

Samedi 12 Septembre 2015

La seule inconnue était l’ampleur de la victoire, majorité dès le dépouillement ou à l’issue du recollement des préférences sur les bulletins des candidats éliminés.

Comme nous vous l’avons annoncé dans ces colonnes dès le mois de juin 2015, Jeremy Corbin est le nouveau leader du parti travailliste. Le socialiste incarnant les espoirs de la gauche travailliste l’emporte avec 59,5 % des voix, deux cent cinquante et un mille quatre cent dix-sept voix, dès le premier tour, devant Andy Burnham, candidat de centre-gauche. Il dispose d’une majorité nette et donc d’une légitimité inattaquable. La participation, avec quatre cent vingt-deux mille six cent soixante-quatre voix, soit presqu’un électeur britannique sur cent, atteint 76,3 %.

Surtout, Jeremy Corbyn l’emporte dans les trois collèges, le collège des adhérents directs, celui des membres affiliés des syndicats et celui des supporters à trois livres.

Yvette Cooper, la candidate du camp de Gordon Brown, obtient la troisième place.

Liz Kendall, la favorite du camp blairiste, a reconnu en retenant ses larmes une défaite amère, dès Jeudi 10 Septembre 2015. Elle obtient à peine 4,5 % des voix.

Après la gifle infligée par Sadiq Khan à Tessa Jowell, dans la désignation du candidat travailliste à la mairie de Londres, les blairistes sont laminés politiquement. La victoire de Sadiq Khan, qui bénéficiait du soutien des syndicats, a donné, Vendredi 11 Septembre 2015, un signe avant-coureur confirmant la victoire annoncée de Jeremy Corbyn. L’exigence d’un renouveau tant dans les pratiques que dans le programme a porté les candidats alternatifs. La victoire de Jeremy Corbyn revêt une ampleur plus importante que celle de Tony Blair en 1994, le brillant futur premier ministre, entre 1998 et 2007, l’avait emporté par cinquante-sept pour cent des voix contre près de soixante pour cent pour Jeremy Corbyn.

Dans une analyse, le tabloid de centre-gauche The Mirror confirme que c’est bien le blairisme qui est battu en brèche. Drôle de coïncidence, l’annonce de la victoire de Sadiq Khan s’est en effet produite dans le Royal Festival Hall, un complexe d’arts où Tony Blair avait promis « un avenir plus brillant » après le « nettoyage » du parti travailliste. Aujourd’hui, celui qui a gagné trois élections générales et ceux qui lui sont associés de près ou de loin encaissent défaite après défaite.

Et la victoire de Jeremy Corbyn, dès la sortie du dépouillement, constitue la plus cruelle d’entre-elles. « Battling Tony » avait en effet mis tout son poids dans la balance pour faire battre le candidat socialiste. Avec la deuxième position d’Andy Burnham, la gauche travailliste fait un carton plein.

Les blairistes sont donc sur le recul. Leur annonce, partagée par Yvette Cooper, de ne pas participer au shadow cabinet dirigé par Jeremy Corbyn contribue à les isoler mais aussi à les faire passer pour de mauvais perdants. D’autant que le nouveau patron des travaillistes avait depuis longtemps joué l’apaisement. Plus question de faire élire les membres du shadow cabinet et, surtout, pas de chasse aux sorcières. Le membre du parlement pour Islington North se veut le champion de l’unité du parti.

Son équipe a d’ailleurs lancé, dès le début de la semaine, une pétition en ligne sur le thème « l’unité est notre mot d’ordre ». Elle a recueilli plus de neuf mille signatures en moins de trois jours.

Cette campagne reprend une adresse de Jeremy Corbyn à ses anciens challengers.

« Quel que soit celui ou celle qui remporte le leadership doit travailler inlassablement chaque jour pour forger le parti travailliste comme parti uni et victorieux. Faisons de la politique, ne faisons pas de critique personnelle. Les partisans de chaque candidat doivent mettre avancer dans cet esprit positif, dans l’intérêt de notre parti ».

Des mots qu’il a repris dans son discours de leader, lors de la conférence nationale extraordinaire réunie Samedi 12 Septembre 2015 au Queen Elizabeth Two Center.

Jeremy Corbyn a d’ailleurs été accueilli par le Red Flag, le Drapeau Rouge, l’hymne historique du parti travailliste, à son arrivée sur les lieux. Cette démarche vise à caractériser les éventuels opposants à venir comme ceux qui rejettent la démocratie interne et se mettent en position de « fraction », un gros mot dans le vocabulaire travailliste. Il joue ce faisant sur du velours. Le think tank blairiste Progress, avec son financement propre et sa machine à former des cadres, est déjà considéré comme un « parti dans le parti », ce qui hérisse le poil de l’adhérent lambda.

La bataille préventive sur la question de l’unité vise aussi à libérer les mains de Jeremy Corbyn qui aura bien d’autres chats à fouetter. Son premier challenge aura lieu en 2016 à l’occasion des élections locales. Il devra absolument gagner Londres et ne pas encaisser une nouvelle défaite en Ecosse, ancienne terre d’élection travailliste où le parti travailliste est réduit à sa plus simple expression. C’est d’ailleurs dans cette optique que le vétéran a consacré trois jours de sa campagne aux hautes terres britanniques, y dévoilant ses propositions les plus fortes afin de se réconcilier un électorat ouvrier qui semble préférer désormais le discours anti-austérité du Scottish National Party (SNP) à celui du parti travailliste. Le membre du parlement pour Islington-North espère que son agenda politique, marqué par le refus de l’austérité et une politique de relance largement inspirée de John Maynard Keynes, sera de nature à ramener au bercail cet électorat boudeur.

Dans ces tâches, Jeremy Corbyn devrait être aidé par Tom Watson, nouveau leader du groupe parlementaire du parti travailliste, qui confirme sa dynamique. Il a été élu au troisième tour du dépouillement avec 50,7 % des suffrages et cent quatre-vingt-dix-huit mille huit cent soixante-deux voix. Ce familier de l’appareil travailliste est reconnu comme un organisateur hors pair par tout un chacun. Il a également participé à toutes les batailles internes du parti travailliste ces vingt dernières années, jouant un rôle majeur dans le remplacement de Tony Blair en cours de mandat par Gordon Brown. Tom Watson est reconnu pour être totalement dévoué à son parti.

Il a annoncé, dès le début de sa campagne, qu’il travaillerait pour le leader élu, quel qu’il soit.

Avec Jeremy Corbyn, il partage d’avoir été formé à la vieille école, celle du terrain. Ils auront déjà cela en commun. Tom Watson a d’ailleurs commencé son discours de remerciement lors de la conférence en remerciant le syndicat des mineurs, plus qu’un symbole, un retour aux sources.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 17:10

http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/09/refugies-espagnols-quand-la-france-choisissait-l-infamie_1379072

Quand la France choisissait l’infamie

Par Geneviève Dreyfus Armand, historienne

Mercredi 9 Septembre 2015

Lors de la guerre d’Espagne, la France a d’abord accueilli des centaines de milliers de personnes avec humanité, sous le Front Populaire, entre 1936 et 1938. En 1939, les républicains espagnols, défaits par les troupes franquistes, ont été traités avec brutalité comme des indésirables et parqués dans des « camps de concentration ».

L’afflux de réfugiés, chassés par la guerre ou la misère, nous ramène à un moment douloureux de l’histoire. Pendant, et surtout à la fin de la guerre civile qui a ravagé l’Espagne entre l’été 1936 et le printemps 1939, nombreux sont les hommes, les femmes et les enfants qui n’ont eu d’autres ressources, pour sauver leurs vies, que de passer la frontière française. Ils ont été plus de cent cinquante mille pendant la guerre elle-même et près de cinq cent mille au début de 1939, lors de la Retirada, quand l’armée républicaine espagnole a été contrainte de battre en retraite. Il s’agissait du premier grand exode de population en Europe occidentale.

Entre 1936 et 1938, la république solidaire

Pendant la guerre d’Espagne, les premiers bombardements de villes de l’histoire et la répression exercée par les franquistes provoquent l’arrivée de plusieurs vagues de réfugiés au fur et à mesure de l’avancée des rebelles. Ces exodes sont suivis de multiples retours dans la péninsule, aussi, fin 1938, le nombre de réfugiés s’est-il réduit à environ quarante mille, dont de nombreux enfants.

Dès l’été 1936, le premier gouvernement de Léon Blum qui, sous la pression de la majorité des radicaux et des britanniques, a renoncé à aider la république amie, élabore cependant une politique d’accueil des réfugiés conforme à la tradition républicaine. Des instructions sont données aux préfets afin de recenser les locaux susceptibles de recevoir des réfugiés sans ressources. Une instruction générale sur l’hébergement des réfugiés espagnols est édictée en mai 1937.

Pourtant, comme la classe politique, l’opinion publique est fortement divisée. Les français reconnaissent leurs propres clivages dans le conflit espagnol. Si la droite, dans sa partie modérée, est émue par les atrocités de cette guerre, elle dénonce, souvent en termes méprisants, une « invasion ». Mais une partie de la société se mobilise. Les syndicats et partis de gauche mettent en œuvre une solidarité concrète envers les réfugiés, perçus comme des victimes du fascisme, ils multiplient meetings de soutien et collectes. Des comités se créent, comme le comité international de coordination et d’information pour l’aide à l’Espagne républicaine, présidé par Victor Basch, président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), et Paul Langevin, professeur au collège de France. A la section française du Secours Rouge International, créée dans l’orbite communiste, répond celle de la Solidarité Internationale Antifasciste, proche des libertaires espagnols.

L’accueil des enfants est particulièrement exemplaire. Plus d’une centaine de colonies de vacances leur sont ouvertes, dans une cinquantaine de départements, financées par des comités et des organismes humanitaires, les locaux sont prêtés par les syndicats ou des municipalités. Les enfants sont scolarisés. Le comité d’accueil aux enfants d’Espagne, créé en novembre 1936 par la Confédération Générale du Travail (CGT) récemment réunifiée, joue un grand rôle, il assure aussi le placement d’enfants dans des familles offrant la chaleur de leur foyer.

Lorsque le Front Populaire tente de se poursuivre sous la direction des radicaux, l’inflexion restrictive de la politique d’accueil des réfugiés est sensible, le gouvernement veut limiter les entrées sur le territoire et incite au rapatriement.

1939, le temps des « indésirables »

En 1939, lorsque les troupes franquistes, appuyées par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, s’emparent de la Catalogne, encore républicaine, les réfugiés espagnols arrivent dans un pays devenu inhospitalier, ils inaugurent la longue et triste histoire des « camps de concentration » français, comme les dénomment alors les documents administratifs.

Car, à partir d’avril 1938, le gouvernement à majorité radical-socialiste d’Edouard Daladier ne cesse de prendre des mesures pour contrôler les étrangers. Il répond alors à la forte poussée xénophobe d’un pays qui, auparavant, a reçu des exilés et recruté des dizaines de milliers de travailleurs étrangers pour combler les vides démographiques causés par la première guerre mondiale. Ainsi, le décret du 12 novembre 1938 prévoit l’internement des étrangers « indésirables », le qualificatif figure dans le préambule du texte, dans des « centres spéciaux ».

Fin janvier 1939, lors de la chute de la Catalogne, les réfugiés se pressent à la frontière pour échapper à la vindicte des vainqueurs. Ils arrivent souvent à pied, à travers la montagne, malgré les rigueurs de l’hiver. Après avoir patienté plusieurs jours avant d’être autorisés à entrer sur le territoire, les femmes et les enfants sont dirigés vers des régions éloignées des Pyrénées et les hommes de moins de cinquante ans sont conduits vers des camps improvisés à la hâte sur les plages du Roussillon. Les familles sont dispersées sur tout le territoire. Une dernière vague de réfugiés quitte le sud-est de l’Espagne fin mars et gagne l’Algérie par bateaux.

Dans le pays qu’ils voyaient comme la patrie des droits de l’homme, ceux qui ont combattu les premiers le fascisme sont quelque deux cent soixante-quinze mille à être internés en février 1939 dans les camps sévèrement gardés d’Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, le Barcarès, Bram, Agde, Septfonds, Gurs, Le Vernet, Rieucros et Collioure en France métropolitaine, Boghari et Djelfa en Algérie. Autant de noms qui résonnent de façon sinistre dans la mémoire de ces exilés et de leurs descendants. Car, au-delà des conditions matérielles très précaires, l’humiliation vécue dans ces camps du mépris est encore ressentie douloureusement soixante-quinze ans après.

Les internés sont incités à retourner en Espagne ou à s’engager dans la Légion Etrangère. Fin 1939, près des deux tiers des réfugiés ont quitté la France, repartis vers d’autres pays ou en Espagne, en dépit des risques encourus. Les autres sont insérés dans l’économie de guerre. Pourtant, les républicains espagnols entreront en nombre dans la résistance. Et, au fil du temps, ils s’intégreront dans la société française. Leurs descendants occupent parfois des places éminentes dans ce pays, comme Anne Hidalgo, à la tête de la capitale.

Certes, la troisième république finissante a accordé le droit d’asile aux républicains espagnols, mais avec tant de réticences que les conditions en ont souvent été inhumaines. Malgré les avertissements répétés de diplomates français sur la probabilité d’exodes massifs en cas de victoire franquiste, rien n’avait été prévu pour préparer un hébergement à la hauteur du nombre de réfugiés estimé. Dépassés par des événements qu’ils n’ont pas anticipés, les pouvoirs publics ont géré le grand exode de 1939 de manière sécuritaire. Et le régime de Vichy multipliera les camps, en faisant un rouage essentiel de sa politique d’exclusion et de collaboration avec l’occupant.

Mais, avant même Vichy, se sont succédé deux politiques face à la poussée xénophobe, l’une véritablement socialiste et solidaire et l’autre qualifiant et traitant les réfugiés en « indésirables ».

Geneviève Dreyfus-Armand a notamment publié « L’exil des républicains espagnols en France, de la guerre civile à la mort de Francisco Franco », aux éditions Albin Michel en 1999, et, avec Jean-Pierre Amalric, « la guerre d’Espagne et la France », en 2014. A paraître en octobre 2015, avec Odette Martinez-Maler, « l’Espagne, passion française, de 1936 à 1975, guerres, exils et solidarités », aux éditions des Arènes.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 19:55

http://fr.hdpeurope.com/?p=2312

Communiqué de presse de Nils Muiznieks, commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe, sur Cizre

Vendredi 11 Septembre 2015

Nils Muižnieks, commissaire aux droits de l'homme du conseil de l'Europe, a exhorté aujourd’hui le gouvernement turc à autoriser l’accès immédiat d’observateurs indépendants dans la ville militairement assiégée de Cizre de la province de Sirnak dans le sud-est de la Turquie. La ville se trouve sous un couvre-feu strict depuis une semaine et des violations graves des droits de l’homme y sont commises.

« J’observe avec une inquiétude grandissante l’escalade de la violence en Turquie ces dernières semaines. Je suis particulièrement préoccupé par des informations que j’ai reçu au sujet de la gravité de la situation à Cizre, une ville d’environ cent mille habitants située dans la province de Şırnak, dans le sud-est de la Turquie », a indiqué aujourd’hui le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe dans une déclaration.

« Dans le cadre d’opérations anti terroristes, le couvre-feu a été décrété à Cizre, Vendredi 4 Septembre 2015, apparemment pour une durée illimitée. J’ai reçu des informations selon lesquelles cette mesure aurait de graves conséquences sur la population, notamment en perturbant des services indispensables comme les soins de santé, ainsi que les moyens de communication. Il serait également interdit d’entrer et de sortir de la ville. Ce qui est encore plus troublant, c’est que j’ai aussi reçu des allégations sérieuses faisant état d’un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité à l’encontre de la population civile.

Bien entendu, je ne remets pas en question le droit, pour les autorités turques, de mener des opérations anti terroristes dans un contexte particulièrement difficile et violent. Toutefois, la proportionnalité et la légalité de ces opérations doivent toujours faire l’objet d’un contrôle très attentif de la part des autorités et des juridictions, y compris sous l’angle de la conformité avec les normes internationales des droits de l’homme. A cet égard, la situation actuelle est très préoccupante, dans la mesure où des ingérences exceptionnellement graves dans l’exercice des droits de l’homme d’une population très nombreuse s’accompagnent d’une absence quasi-totale d’informations.

Les informations fournies par les autorités ne font pas disparaître toutes les inquiétudes. Je demande instamment aux autorités de donner immédiatement accès à la ville de Cizre à des observateurs indépendants, y compris à des structures nationales des droits de l’homme de Turquie, afin de dissiper les rumeurs de violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité. J’espère que cette situation d’urgence prendra fin rapidement ».

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 19:41

http://www.socialistworker.co.uk/art/41297/SWP+statement+on+election+of+Jeremy+Corbyn+becoming+Labour+Party+Leader

Déclaration du Socialist Workers Party (SWP) de Grande Bretagne sur l'élection de Jeremy Corbyn comme leader du parti travailliste

Samedi 12 Septembre 2015

Les blairistes pleurent, nous applaudissons.

Le Socialist Workers Party félicite Jeremy Corbyn pour son élection à la direction du parti travailliste.

Son succès est un signe clair du sentiment contre l'austérité, le racisme et la guerre. Sa victoire est un rejet absolu du bellicisme et de la vénération de la grande entreprise qui étaient les caractéristiques de l’époque de Tony Blair.

Nous sommes impatients de continuer à travailler avec Jeremy Corbyn et ses partisans contre les politiques conservatrices désastreuses qui menacent de détruire les services publics essentiels, qui aggravent la pauvreté et le racisme et qui font participer les forces armées britanniques à de plus en plus de guerres impérialistes.

Le secrétaire national du SWP, Charlie Kimber, a dit que « la victoire de Jeremy Corbyn est une aide à tous ceux qui détestent l'austérité et le racisme. Elle arrive alors que des dizaines de milliers de personnes à travers la Grande-Bretagne sont en marche pour dire que les réfugiés sont les bienvenus. Les rassemblements de Jeremy Corbyn ont déjà vu un public large et enthousiaste venu pour entendre un message socialiste. Ce peuple doit devenir un mouvement dans les rues et les lieux de travail qui peut bloquer, puis supprimer ce gouvernement conservateur ».

Le SWP n'a pas participé à l'élection de Jeremy Corbyn. Mais aujourd'hui, nous sommes dans les rues pour la défense des réfugiés ainsi que les membres du parti travailliste et, le 4 octobre 2015, nous participerons avec eux à la manifestation contre la conférence du parti conservateur à Manchester.

Nous allons travailler ensemble contre la loi sur les syndicats, qui vise à affaiblir la résistance des travailleurs, et dans chaque grève de protestation.

Jeremy Corbyn devra faire face à une tempête d'opposition des figures du parti travailliste qui sont horrifiés par tout mouvement vers la gauche. Il y a vingt députés du parti travailliste qui soutiennent vraiment Jeremy Corbyn. Il y a deux cent dix députés du parti travailliste qui ne le font pas.

Il y aura une pression massive contre Jeremy Corbyn pour faire des compromis et apaiser l'aile droite. Ce serait désastreux. L’audace et la rupture avec la « politique comme d'habitude » ont permis la victoire de Jeremy Corbyn. Il ne doit pas reculer.

Nous lui demandons de redoubler d'efforts contre l'austérité et la guerre, de faire campagne contre le Trident et de mettre fin à l'adhésion de la Grande-Bretagne à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Il sera essentiel de demander aux conseillers du parti travailliste d’arrêter la mise en œuvre des coupes budgétaires des conservateurs.

Le vrai changement aura besoin d'un assaut contre la richesse et la puissance.

L'élection du gouvernement de Syriza en Grèce en janvier 2015 a envoyé un message d’espoir à travers le monde.

Mais il fait face à la pression brutale financière, économique et politique des institutions de l'Union Européenne, des banquiers et des riches. Il met actuellement en œuvre un plan d’austérité pire que ceux imposés par ses prédécesseurs conservateurs. Voilà pourquoi nous pensons que nous avons besoin d'un mouvement indépendant par rapport au parti travailliste.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 19:08

Les autorités turques lèvent le couvre-feu à Diyarbakir (Reuters)

Les autorités turques ont levé Lundi 14 Septembre 2015 le couvre-feu qui avait été imposé ce week-end dans les quartiers de Sur et de Silvan à Diyarbakir, la plus grande ville du sud-est de la Turquie, une région peuplée majoritairement de kurdes.

Ce couvre-feu avait été décrété à la suite de plusieurs attaques et attentats dans la région dus aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Dans la nuit du Dimanche 13 Septembre au Lundi 14 Septembre 2015, des tirs sporadiques ont été entendus dans la ville et la police a affronté de petits groupes de jeunes manifestants.

« A la suite des opérations menées dans le quartier de Sur, le couvre-feu est levé à compter de Lundi 14 Septembre 2015 à 17 heures. Nous remercions nos concitoyens qui ont respecté ce couvre-feu », ont déclaré les services du gouverneur dans un communiqué.

Le couvre-feu est également levé à Silvan, a précisé un autre communiqué.

Sept policiers ont été blessés dans des affrontements à Diyarbakir, Dimanche 13 Septembre 2015, ont rapporté les services de sécurité.

Dimanche 13 Septembre 2015, des véhicules blindés avaient pris position à l'entrée du quartier historique de Sur.

Plus de cent policiers et soldats turcs ont été tués, de même que des centaines de séparatistes, depuis que le cessez-le-feu a volé en éclats au mois de juillet 2015, interrompant le processus de paix engagé en 2012 entre l’état turc et le PKK.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:59

L’Europe encore trop divisée face à la crise migratoire (Reuters)

Les ministres de l’intérieur d'une Union Européenne fortement divisée se sont réunis Lundi 14 Septembre 2015 à Bruxelles pour tenter de s'accorder sur la réponse à apporter aux arrivées de migrants et de réfugiés.

Selon le projet de déclaration, les ministres pourraient s'entendre sur le principe d'une relocalisation de cent vingt mille réfugiés supplémentaires, après quarante mille en mai 2015, comme le propose la commission européenne.

Mais compte tenu de l'opposition aux quotas nationaux, ils renverraient à leur prochaine réunion, prévue le 8 octobre 2015, la discussion sur leur répartition.

Les ministres français et allemand de l’intérieur, qui se sont promis de parler d'une seule voix, ont souligné qu'ils réclameraient des engagements fermes sur cette répartition des demandeurs d'asile, ainsi qu'un calendrier.

« C'est possible d'y parvenir, mais je ne sais pas si nous réussirons aujourd'hui », a déclaré le ministre allemand Thomas de Maizière aux journalistes. En rétablissant provisoirement des contrôles à ses frontières, dimanche, l'Allemagne a voulu montrer qu'elle n'acceptait pas que les migrants et réfugiés s'installent « de facto » sur son territoire, a-t-il dit.

Le ministre français Bernard Cazeneuve a déclaré que la France avait déjà établi des contrôles supplémentaires le mois dernier à sa frontière avec l’Italie et qu'elle pourrait suivre l'exemple allemand en suspendant les règles de Schengen sur la libre circulation si nécessaire.

La libre circulation à l'intérieur des frontières des vingt-six pays signataires des accords de Schengen est un des piliers du projet européen mais des contrôles peuvent être réintroduits à condition qu'ils soient temporaires, pendant une durée variant de dix jours à deux ans, dans les cas de figure exceptionnels.

Bernard Cazeneuve a également appelé au renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union Européenne et à une augmentation de l'aide à la Turquie et aux autres pays voisins de la Syrie qui accueillent un total de quatre millions de réfugiés.

L’Europe de l’Est rejette les quotas

Les ministres ont commencé leur réunion en entérinant le mécanisme de répartition volontaire de quarante mille demandeurs d'asile venus d'Italie et de Grèce que l’Union Européenne s'est engagée à relocaliser en mai 2015.

Mais devant l'afflux de réfugiés enregistré durant l'été, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé Mercredi 9 Septembre 2015 de répartir à travers l’Union Européenne de manière contraignante et selon des critères de taille, de population ou de poids économique, cent vingt mille demandeurs d'asile supplémentaires arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie.

Ce « mécanisme de répartition », soutenu par Berlin et Paris, ne fait pas l'unanimité au sein des vingt-huit pays de l’Union Européenne. Plusieurs pays d’Europe de l'Est s'y opposent fermement, comme la Slovaquie, la République Tchèque et la Hongrie, même si cette dernière serait un des premiers pays à en profiter.

En vertu d'une nouvelle législation, les autorités de Budapest recueillent et examinent désormais les demandes d'asile à la frontière avec la Serbie.

« Le système des quotas n'est pas une solution », a déclaré le ministre slovaque de l’intérieur, Robert Kalinak, à son arrivée à Bruxelles.

Donald Tusk, président du conseil européen, a prévenu qu'en cas d'échec de la réunion des ministres de l’intérieur, il convoquerait un sommet extraordinaire des chefs d’état et de gouvernement des vingt-huit pays de l’Union Européenne avant la fin du mois.

Certains pays membres s'interrogent cependant sur l'intérêt d'un tel sommet avant le prochain conseil des ministres de la justice et des affaires intérieures, le 8 octobre 2015.

Les contrôles aux frontières rétablis

L'un des arguments avancés par la commission européenne et l'Allemagne pour presser les pays d'Europe centrale d'accepter d'accueillir des réfugiés est le risque que la crise des migrants fasse voler en éclats les accords de Schengen.

L'Allemagne, qui avait décidé, Vendredi 4 Septembre 2015, en coordination avec l'Autriche, d'ouvrir ses frontières aux milliers de migrants bloqués en Hongrie, a rétabli Dimanche 13 Septembre 2015 des contrôles frontaliers pour endiguer le flot de réfugiés qui a saturé ses capacités d'accueil.

Selon la police bavaroise, treize mille demandeurs d'asile sont arrivés à Munich Samedi 12 Septembre 2015 et quatre mille cinq cent autres demandeurs d’asile sont arrivés à Munich Dimanche 13 Septembre 2015.

Les contrôles aux frontières pourraient rester en vigueur « au moins quelques semaines », a précisé Lundi 14 Septembre 2015 le ministre de l’intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann.

L'Autriche lui a emboîté le pas. « Si l'Allemagne procède à des contrôles aux frontières, l'Autriche doit renforcer ses contrôles, c'est ce que nous faisons », a déclaré Lundi 14 Septembre 2015 le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner.

La Slovaquie a annoncé elle aussi qu'elle rétablissait des contrôles temporaires à ses frontières avec la Hongrie et l'Autriche et les Pays-Bas ont indiqué qu'ils allaient mener des contrôles aléatoires.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 18:37

L’Allemagne rétablit des contrôles à ses frontières (Reuters)

Confrontée à un nouvel afflux massif de réfugiés depuis Samedi 12 Septembre 2015, l’Allemagne a provisoirement rétabli Dimanche 13 Septembre 2015 les contrôles à ses frontières, notamment celle avec l'Autriche, pour tenter de réduire le nombre de demandeurs d'asile arrivant sur son territoire.

« Actuellement, l'Allemagne introduit à titre provisoire des contrôles le long de ses frontières. En tout premier lieu est concernée celle avec l'Autriche », a annoncé le ministre fédéral de l’intérieur Thomas de Maizière.

« L'objectif de cette mesure est de limiter l'afflux actuel vers l'Allemagne et d'en revenir à des procédures ordonnées pour l'entrée des personnes dans le pays », a-t-il ajouté.

L'Allemagne, économie la plus riche d'Europe, attire nombre de personnes fuyant la guerre et la misère en Syrie et en d'autres points du Moyen-Orient et en Afrique. Selon la police, seize mille demandeurs d'asile sont arrivés à Munich entre Samedi 12 Septembre et Dimanche 13 Septembre 2015.

Une partie de ces migrants cherchent à rejoindre l'Union Européenne en passant par la Grèce, à partir des côtes de Turquie, en effectuant des traversées périlleuses à bord d'embarcations de fortune. Trente-quatre personnes, parmi lesquelles quinze enfants, sont mortes noyées dimanche au large de l'île grecque de Farmakonisi, ont déclaré les garde-côtes grecs.

Thomas de Maizière dit avoir consulté au préalable l'Autriche voisine sur la réintroduction des contrôles frontaliers qui, selon lui, risquent d'occasionner des perturbations dans les transports, dont les trains.

Les chemins de fer autrichiens ont fait savoir dans le même temps que l'Allemagne avait interrompu vers 17 heures locales la circulation des trains en provenance d'Autriche, voie par laquelle arrivent depuis des jours des milliers de migrants.

Réunion des ministres de l’intérieur Lundi 14 Septembre 2015

D'après le journal Bild, qui cite des sources proches des services de sécurité, la police fédérale allemande va déployer deux mille cent agents en Bavière pour surveiller la frontière.

Thomas de Maizière a assuré que l'Allemagne continuait de respecter les règles européennes et souligné que le mécanisme de Dublin, qui exige que le dépôt d'une demande d'asile dans l'Union Européenne ait lieu dans le premier pays d'entrée, était toujours valide.

La commission européenne a déclaré que le rétablissement provisoire de contrôles frontaliers par Berlin était prévu par les accords de Schengen sur la libre circulation à l'intérieur des frontières de l'Union Européenne, « en cas de situation de crise. La décision allemande annoncée aujourd'hui souligne l'urgence qu'il y a à s'entendre sur les mesures proposées par la commission européenne pour gérer la crise des réfugiés », a ajouté l'exécutif bruxellois.

Les ministres de l’intérieur des vingt-huit pays de l'Union Européenne doivent se retrouver Lundi 14 Septembre 2015 à Bruxelles pour débattre des propositions de la commission européenne de répartir environ cent soixante mille demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Grèce, en Hongrie et en Italie, à travers l'Union Européenne.

Mais une partie des états membres, notamment ceux d'Europe centrale, refusent le système contraignant préconisé par la commission européenne avec le soutien de l'Allemagne et de la France.

Le premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, et le ministre slovaque de l’intérieur, Robert Kalinak, ont ainsi averti Dimanche 13 Septembre 2015 que leurs pays opposeraient leur veto à la mise en place de quotas obligatoires de migrants.

Un « signal important » selon Horst Seehofer

La Pologne, par la voix de son secrétaire d’état aux affaires européennes, Rafal Trzaskowski, s'est dite prête à accepter davantage de migrants que les deux mille pour l'instant prévus si plusieurs conditions sont remplies, dont le renforcement de la sécurité des frontières extérieures de l'Union Européenne.

Depuis le 31 août 2015, soixante-trois mille réfugiés sont arrivés à Munich et, de l'avis de l'administrateur bavarois Christoph Hillenbrand, Munich ne pourra pas indéfiniment faire face à un tel afflux.

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, par ailleurs chef de file du parti social-démocrate allemand (SPD) et ministre de l’économie, a estimé quant à lui que l'Allemagne atteignait désormais ses limites en termes de capacité d'accueil de migrants.

Le gouvernement allemand s'attend à l'arrivée d'au moins huit cent mille migrants sur son sol cette année.

« L'absence de décisions européennes dans la crise des réfugiés accule l'Allemagne à la limite de ses possibilités », a jugé Sigmar Gabriel dans une interview parue sur le site internet du Tagespiegel.

Le ministre-président de Bavière, Horst Seehofer, a déclaré que la décision de réintroduire des contrôles aux frontières de l'Allemagne avait été prise Samedi 12 Septembre 2015 lors d'une visio-conférence.

C'est, a dit ce responsable de l’union chrétienne sociale (CSU), parti conservateur membre de la coalition d'Angela Merkel, un « signal important » envoyé aux autres pays ainsi qu'aux allemands préoccupés par l'afflux « inquiétant » de réfugiés dans le pays.

La décision allemande a été saluée par le premier ministre hongrois Viktor Orban, adepte d'une « ligne dure » face aux arrivées de réfugiés. Le chef du gouvernement de Budapest a estimé que Berlin devait prendre cette mesure pour protéger les valeurs allemandes et européennes.

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