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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 14:39

https://www.solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2015/10/08/europe-de-la-democratie-ou-europe-des-chantages-et-de-lhumiliation

Europe de la démocratie ou Europe des chantages et de l’humiliation ?

Communiqué de presse du Dispensaire Social Solidaire Métropolitain d’Hellenikon

Lundi 5 octobre 2015

Au début de l’été 2015, nous avons appris que le député européen grec de Syriza Dimitrios Papadimoulis avait proposé le Dispensaire Social Solidaire Métropolitain d’Hellenikon pour le prix du citoyen européen 2015, décerné par le parlement européen, en reconnaissance de notre action et de notre combat. Notre candidature, jumelée avec celle de la cuisine sociale « l’autre être humain », a été retenue par la chancellerie du prix du citoyen européen et il nous a été communiqué que le prix serait remis lors de deux cérémonies, dont l’une se déroulerait à Athènes le 11 septembre 2015 et la seconde à Bruxelles les 14 et 15 octobre 2015. Deux organisations de presque chacun des pays de l’Union Européenne se verraient remettre ce prix, nous serions quarante sept organisations au total.

Dès le premier instant, nous avons diffusé un communiqué de presse et informé les amis qui nous lisent que cette récompense était en soi très étrange, puisque notre structure a été créée en conséquence de l’austérité rigoureuse qui a été infligée à notre pays par les mémorandums, implacablement imposés par l’Union Européenne elle-même, et qui a entraîné l’effondrement du système public de santé grec, lequel souffrait déjà de nombreux problèmes, au lieu d’indiquer la voie de changements pour améliorer sa qualité. En fait, ce sont les quarante dispensaires sociaux de toute la Grèce qui, par leur fonctionnement exemplaire, montrent la voie en ce sens. Quant au parlement européen, il n’a rien fait pour arrêter cet ouragan.

Ces réflexions, mais aussi toutes les conséquences tragiques que nous vivons au quotidien avec nos patients, dont certains sont morts faute de soins, parce qu’ils n’étaient pas assurés, nous interdisaient d’accepter un tel prix.

Au terme d’un processus laborieux de dialogue systématique au sein de notre collectif, nous avons décidé, à l’assemblée générale du 9 septembre 2015, de ne pas accepter le prix, mais d’assister à la cérémonie, de manière à faire connaître les raisons de ce refus. C’est ainsi que, le 11 septembre 2015, nous nous sommes rendus à la cérémonie organisée au bureau du parlement européen à Athènes. Nous y avons expliqué poliment, dans un exposé de quatorze minutes, les principales raisons pour lesquelles nous ne pouvions accepter ce prix. Les députés européens grecs présents, Konstantina Kuneva, Dimitrios Papadimoulis et Giorgos Kyrkos, montrèrent clairement qu’ils comprenaient les raisons de notre refus et nous assurèrent que nous pourrions nous rendre également à Bruxelles pour les y exposer.

Le 23 septembre 2015, nous parvenait un courriel de Dimitrios Papadimoulis nous informant que la députée européenne du Parti Socialiste français Sylvie Guillaume, présidente du comité d’attribution du prix, lui avait déclaré que, dès lors que nous refusions de recevoir le prix, il n’y avait aucune raison pour que les frais de déplacement de notre représentant à Bruxelles soient pris en charge. Nous avons informé Dimitrios Papadimoulis que, si le problème était celui des frais, nous les paierions nous-mêmes.

Dimitrios Papadimoulis envoya un courriel de réponse à Sylvie Guillaume, soulignant que notre décision de refuser le prix était liée à l’imposition de l’austérité dans notre pays, cause d’une crise humanitaire, il demandait que nous participions à la cérémonie de remise comme il avait été initialement prévu.

Quelques jours plus tard, Dimitrios Papadimoulis nous informa par téléphone que Sylvie Guillaume avait tranché, si nous voulions y aller, nous le pouvions, nos frais seraient même pris en charge, mais que nous sachions bien que les noms des deux organisations grecques lauréates ne seraient pas communiqués et que, naturellement, on ne nous donnerait pas la parole pour nous adresser à l’ensemble des participants.

Nous avons alors expliqué à Dimitrios Papadimoulis que nous voulions avoir la réponse de Sylvie Guillaume par écrit, ce qui n’a bien entendu pas été le cas.

Est-ce cette Europe-là que représente Sylvie Guillaume, celle qui dissimule sous des manifestations festives « l’autre » face, la paupérisation des peuples d’Europe, celle des chantages et de l’humiliation ? Cette Europe, nous la lui renvoyons, et nous lui répondons simplement avec les mots du grand écrivain grec Nikos Kazantzakis, « il n’y a pas d’idées, il n’y a que des hommes qui portent les idées, et celles-ci revêtent la stature de l’homme qui les porte ».

Nous n’acceptons pas les ultimatums et les chantages. Nous irons à Bruxelles. Nous y serons pour informer le plus grand nombre possible de personnes sur les politiques cruelles appliquées dans notre pays. Parce que tel est le rêve de certains, faire en sorte que la vérité soit rendue inaudible. Cela, ils n’y parviendront pas. Leur attitude intolérable et humiliante prouve de manière éclatante à quel point nous avons raison de refuser ce prix.

Trois millions de nos concitoyens exclus de l’assurance maladie vivent chaque jour la dureté et le caractère odieux des politiques inhumaines défendues par les institutions de l’Union Européenne, ils démentent malheureusement tous ceux qui prêchent l’évangile de la soi-disant Europe des valeurs et des idéaux. L’Europe qui se construit n’a aucun rapport avec la conscience sociale et la démocratie, absolument aucun rapport. Si c’était le cas, elle ne laisserait pas des familles vivre sans électricité ni eau, des nourrissons souffrir de la faim, des familles être expulsées de leur logement ni des malades du cancer mourir lentement faute de soins.

Nous, citoyens, nous voulons l’Europe des peuples et de la solidarité. Et, cette Europe, ce sont les citoyens européens qui nous aident matériellement et nous assistent par des actes, et non par de belles paroles et des prix, qui ont commencé à la construire.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 14:12

Manifestation monstre à Berlin contre l’accord commercial entre l’Union Européenne et les Etats Unis (Reuters)

Une manifestation monstre, qui a rassemblé cent cinquante mille personnes selon la police, a eu lieu Samedi 10 Octobre 2015 à Berlin pour protester contre le projet d'accord de libéralisation des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis.

L'opposition au Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI) ne cesse de croître en Allemagne. Ses adversaires estiment qu'il donnera trop de pouvoir aux grandes multinationales aux dépens des consommateurs et des salariés.

Selon les organisateurs, une alliance d'associations caritatives et de défense de l'environnement et de partis d'opposition, deux cent cinquante mille personnes ont participé au rassemblement.

« Il s'agit de la manifestation la plus importante que ce pays ait vu depuis de nombreuses années », a lancé aux manifestants Christoph Bautz, directeur de Campact, un mouvement de citoyens.

Le niveau de résistance a pris de court le gouvernement d'Angela Merkel.

Les partisans du PTCI estiment qu'il servira de contrepoids à la puissance économique de la Chine.

Dans une lettre pleine page publiée dans plusieurs journaux allemands, Samedi 10 Octobre 2015, le vice-chancelier et ministre de l’économie Sigmar Gabriel met en garde contre les « alarmistes. Nous avons la chance de fixer de nouvelles et bonnes normes pour développer le commerce mondial. Avec des règles ambitieuses pour l'environnement et les consommateurs et avec des conditions justes pour l'investissement et les salariés. Cela doit être notre objectif », écrit Sigmar Gabriel.

Selon certaines entreprises, cet accord pourrait permettre plus de cent milliards de dollars, environ quatre vingt dix milliards d'euros, de gains économiques de part et d'autre de l'Atlantique.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 13:33

La Turquie en deuil après l’attentat, rassemblement à Ankara (Reuters)

Plusieurs milliers de personnes en deuil, criant pour beaucoup des slogans contre le gouvernement turc, se sont rassemblées Dimanche 11 Octobre 2015 dans le centre d'Ankara, près du lieu du double attentat, qui a fait quatre vingt quinze morts Samedi 10 Octobre 2015 dans la capitale turque.

La Turquie a entamé un deuil national de trois jours après ce double attentat, le plus meurtrier jamais commis sur le sol turc.

Le parti démocratique des peuples (HDP), très présente lors de la manifestation pour la paix du Samedi 10 Octobre 2015 lors de laquelle se sont produits les attentats, a fourni un bilan plus lourd. Le HDP évoque cent vingt huit morts et dit avoir pu identifier la totalité des corps à l'exception de huit.

Selon le bilan fourni par les services du premier ministre Ahmet Davutoglu, Samedi 10 Octobre 2015, les deux explosions ont tué quatre vingt quinze personnes. Dans un communiqué ultérieur publié Dimanche 11 Octobre 2015, les services du premier ministre précisent que cent soixante personnes sont encore soignées à l'hôpital, dont soixante cinq en soins intensifs.

Le pape a appelé les fidèles réunis Dimanche 11 Octobre 2015 sur la place Saint-Pierre à Rome à prier en silence pour les victimes.

L'attentat a vraisemblablement été commis par deux kamikazes, les deux explosions ont eu lieu à quelques secondes d'intervalle.

Le HDP a accusé la police d'avoir attaqué certains de ses membres qui voulaient déposer des oeillets sur le site Dimanche 11 Octobre 2015.

Certains ont été blessés dans la bousculade, indique le HDP dans un communiqué.

« Erdogan, assassin », « policiers assassins », scandait la foule place Sihhiye, à l'encontre du président turc Recep Tayyip Erdogan, tandis que la police anti-émeute équipée de canons à eau bloquait une artère menant au quartier du parlement et des ministères.

Le gouvernement nie toute implication dans l'attentat du Samedi 10 Octobre 2015. Parmi les commanditaires possibles, le premier ministre Ahmet Davutoglu a cité l'Etat Islamique (EI), les nationalistes kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupe révolutionnaire d'extrême gauche, le parti front révolutionnaire de libération du peuple (DHKPC).

Certains évoquent la possible responsabilité de militants nationalistes turcs opposés à tout accord avec les kurdes.

Les élections législatives anticipées prévues Dimanche Premier Novembre 2015 sont maintenues et la sécurité lors des meetings électoraux sera renforcée, a annoncé Dimanche 11 Octobre 2015 un responsable gouvernemental.

Les enquêteurs turcs travaillaient Dimanche 11 Octobre 2015 à identifier les auteurs et les victimes. Les titres de la presse reflétaient colère et chagrin mêlés.

« En deuil pour la paix », titre en une le quotidien laïc Cumhuriyet.

Devant les hôpitaux

« Les ordures ont attaqué à Ankara », écrit le quotidien Habertürk. « Le but est de diviser la nation », affirme le Star pro-gouvernemental.

L'analyse des corps et des empreintes sur les lieux permet de dire qu'un des kamikazes était un homme âgé de vingt cinq à trente ans, précise le quotidien pro-gouvernemental Yeni Safak.

L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, intervient parallèlement à une montée des menaces extérieures à l'encontre de la Turquie, pays membre de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La guerre fait rage en Syrie voisine et, depuis quelques jours, l'armée de l'air russe est venue aider le président syrien Bachar al Assad, ce qui a donné lieu à des incursions russes dans l'espace aérien turc.

Les services du premier ministre ont identifié dans la nuit cinquante deux des victimes et indiquent que les autopsies se poursuivent. Ils précisent que sur les deux cent quarante six blessés, quarante huit sont toujours en soin intensifs.

« Le travail nécessaire est fait pour identifier ceux qui sont derrière l'attentat et les traduire rapidement en justice », indique un communiqué.

Dimanche 11 Octobre 2015, les proches des victimes attendaient avec anxiété devant les hôpitaux où sont soignés les blessés.

Les deux explosions sont survenues à quelques secondes d'intervalle.

La manifestation, à laquelle participaient notamment des sympathisants du HDP, visait à protester contre la mort de centaines de personnes depuis la reprise des hostilités entre les forces de sécurité et le PKK dans le sud-est de la Turquie, région à majorité kurde.

Le co-président du HDP Selahattin Demirtas a accusé le gouvernement en termes très durs. Il a affirmé Samedi 10 Octobre 2015 que l'attentat d'Ankara s'inscrivaient dans la ligne de l’attaque commise en juin 2015 contre un rassemblement électoral de son parti à Diyarbakir, où deux personnes avaient été tuées et une centaine blessées, et en juillet 2015 à Suruç, près de la frontière syrienne, où un attentat suicide imputé à l'Etat Islamique a fait trente trois morts, Lundi 20 Juillet 2015.

Quelques heures après le double attentat, le PKK a annoncé avoir ordonné à ses combattants de cesser leurs opérations en Turquie sauf en cas d'agression. Le parti autonomiste a dit vouloir éviter les actions susceptibles d'empêcher la bonne tenue des élections législatives du Dimanche Premier Novembre 2015.

Dimanche 11 Octobre 2015, après la prière de l'angélus, le pape s'est dit « dans la peine. Les auteurs ont touché des personnes sans défense qui manifestaient pour la paix. Je prie pour ce cher pays », a dit le pape.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:21

http://www.npa2009.org/actualite/syrie-lexpansion-militaire-pour-sauver-assad

Expansion militaire pour sauver Assad

Par Joseph Daher

Jeudi 8 octobre 2015

L'engagement militaire de la Russie au côté du régime de Bachar al Assad a atteint un nouveau niveau Mercredi 30 Septembre 2015, avec les premiers bombardements de l'aviation militaire russe en Syrie.

De plus, des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie le 21 septembre 2015 pour rejoindre les forces du régime de Bachar al Assad et leurs alliés du Hezbollah libanais dans une offensive terrestre majeure à venir soutenue par les frappes aériennes russes.

La Russie en soutien au régime syrien

La propagande autour de la « guerre contre le terrorisme » lancée par l’état russe n’est qu’un prétexte pour soutenir le régime de Bachar al Assad politiquement et militairement et écraser toute forme d’opposition.

D’ailleurs, depuis le début des raids de l’aviation russe, plus de quarante civils sont décédés sous les bombes russes et quatorze combattants, des djihadistes de l’État Islamique, mais aussi des membres de Jabhat al Nusra, Ahrar Sham et des bataillons de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Les objectifs des bombardements russes sont clairs, sauver et consolider la puissance militaire et politique du régime de Bachar al Assad. Vladimir Poutine déclarait d’ailleurs, Lundi 28 Septembre 2015, avant le début des bombardements russes « qu'il n'y a pas d'autre manière de mettre fin au conflit syrien qu'en renforçant les institutions de l'actuel gouvernement légitime dans leur combat contre le terrorisme ».

De nombreuses manifestations ont eu lieu dans les régions libérées de Syrie ces derniers jours pour condamner les bombardements russes. Ainsi, les Comités de Coordination Locaux (CCL) ont condamné les bombardements russes dont le but est « de garantir la survie du régime de Bachar al Assad », appelant « toutes les forces révolutionnaires à s'unir par tous les moyens et à agir contre l'agression militaire russe ».

Consensus des grandes puissances

Cette évolution se déroule avec la passivité et un certain assentiment des puissances occidentales qui veulent à tout prix stabiliser la région, le départ de Bachar al Assad n’étant plus la condition pour ouvrir une période de transition.

Barack Obama a ainsi publiquement déclaré dans son discours du Lundi 28 Septembre 2015 devant l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sa volonté de travailler avec la Russie et l’Iran pour trouver une solution en Syrie, tout en mettant en avant l’impossibilité de revenir au statu quo d’avant le début de la guerre.

Lors des premiers raids de l’aviation russe, les officiels russes ont d’ailleurs informé l’ambassade américaine à Bagdad des bombardements et ont demandé à l’aviation militaire américaine d’éviter l’espace aérien syrien durant leurs opérations. Des officiels israéliens avaient aussi été informés par la Russie une heure avant le début des frappes, car il existe aussi un consensus au sein des cercles des prises de décision de Tel-Aviv sur l’importance du maintien du régime de Bachar al Assad.

Les chefs de gouvernement occidentaux sont tous allés dans le même sens, déclarant dans leur grande majorité qu’il ne fallait pas exclure Bachar al Assad pour ouvrir une période de transition en Syrie, tout en assurant qu’il ne pouvait pas faire partie de l’avenir du pays sur le long terme, sans préciser cette période.

Ces positions se sont renforcées avec « la crise des réfugiés ». Divers officiels n’ont pas hésité à déclarer que les états européens devraient se coordonner avec le régime de Bachar al Assad et ses alliés, la Russie et l’Iran, pour mettre fin au problème de l’Etat Islamique et donc dans leur esprit à celui des réfugiés. C’est bien sûr oublier que la racine des problèmes en Syrie est le régime de Bachar al Assad, responsable de plus de quatre vingt dix pour cent des réfugiés qui ont quitté le pays.

Non à l’hypocrisie, non aux interventions militaires

L’Élysée a tenu un discours similaire, « cette solution politique, la fin du conflit en Syrie, suppose d'intégrer toutes les parties prenantes et la France discute avec tous et n'écarte personne ».

Laurent Fabius a déclaré que Bachar al Assad ne peut pas diriger éternellement la Syrie, mais que l’essentiel pour le moment est d’engager une négociation sur une transition politique, ne faisant plus du départ de Bachar al Assad une condition politique à toute transition.

Et le gouvernement français de mener ses propres frappes aériennes en Syrie à la fin du mois de septembre 2015 pour cause de « légitime défense » face à la menace terroriste.

Il faut s’opposer à cette nouvelle intervention militaire impérialiste des alliés du régime de Bachar al Assad pour sauver une dictature, intervention qui se traduit par de nouvelles victimes civiles et des destructions. Il faut dénoncer toute l’hypocrisie des états occidentaux, ceux-ci prétendent soutenir la révolution syrienne, tout en refusant tout soutien réel aux forces démocratiques de Syrie et la fourniture d’armes sans conditions politiques aux forces démocratiques de l’ASL et aux kurdes dans leur combat contre le régime et ses alliés, et contre les forces islamiques fondamentalistes.

Les politiques des états européens envers les réfugiés et la construction d’une Europe forteresse sont encore une autre preuve de cette hypocrisie.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:01

http://www.emmaus-france.org/crise-des-migrants-a-calais-emmaus-rompt-tout-dialogue-avec-le-gouvernement

Crise des migrants à Calais

Emmaüs rompt tout dialogue avec le gouvernement

Déclaration de Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France

Vendredi 2 Octobre 2015

Révolté par l’inertie malsaine du gouvernement et par l’incapacité de son ministre de l’intérieur à apporter enfin des réponses adaptées à l’ampleur de la catastrophe humaine à Calais, j’ai décidé, à l’issue de la réunion présidée par Bernard Cazeneuve de rompre tout dialogue avec le gouvernement, au nom de l’ensemble du mouvement Emmaüs.

Sciemment, délibérément, par aveuglement ou perfidie, le gouvernement se refuse à prendre des décisions qui seules seront de nature à apporter dignité et respect des droits fondamentaux aux trois mille personnes actuellement bloquées à Calais dans des conditions insupportables et honteuses pour notre république.

Les acteurs du mouvement Emmaüs, en particulier les communautés du Nord-Pas-de-Calais sont tous les jours aux côtés des migrants pour leur apporter aide et soutien. Dans le même temps, avec nos partenaires associatifs, nous n’avons eu de cesse d’alerter et d’interpeller les autorités sur le décalage abyssal entre l’indécence des moyens mis sur la table et ceux qu’appellent la réalité de la situation.

Le plus choquant est d’entendre les représentants du gouvernement se féliciter de la création du centre Jules Ferry quand on sait qu’il n’abrite qu’un nombre infime de femmes et d’enfants, laissant des milliers de personnes dormir dehors, sauvagement « encampés ».

Une catastrophe à grande échelle s’annonce à Calais dans les jours qui viennent à l’approche de l’hiver.

Notre priorité reste le combat politique pour l’ouverture des frontières avec la Grande Bretagne et la renégociation des accords du Touquet. Nous condamnons la position, encore fermement exprimée par le ministre lors de cette réunion, qui persiste à écarter cette solution sous couvert de la théorie infondée de l’appel d’air.

Nous déplorons qu’un accueil digne, qui apporte au minimum toit, vivre, soins et accompagnement social, se négocie petitement, avec « des bouts de chandelle ».

Nous refuserons toujours de « trier » parmi ceux qui souffrent, périssent et meurent de faim.

Emmaüs entre définitivement en guerre contre cette politique punitive, criminelle et destructrice.

Nous ne voulons pas servir d’alibi à une catastrophe cyniquement organisée au plus haut sommet de l’état et nous dénonçons une tentative d’instrumentalisation des associations.

La montée des extrêmes dans notre pays impose plus que jamais du courage politique pour gagner le combat des valeurs.

Le mouvement entre en résistance active. Le gouvernement devra assumer seul les conséquences humaines de sa politique irresponsable.

« Une loi avant toutes les lois », nous criait l’abbé Pierre, « pour venir en aide à un humain sans toit, sans soin, sans pain, bravons toutes les lois »

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:36

http://fr.hdpeurope.com/?p=2408

Le bureau de représentation du parti démocratique des peuples (HDP) en Europe dénonce le recours excessif à la force dans les villes kurdes de Turquie

Par Eyyup Doru, représentant du HDP en Europe

Mardi 6 Octobre 2015

Le bureau de représentation du HDP en Europe tient à exprimer sa profonde inquiétude suite à l’aggravation constante de la situation dans le sud-est de la Turquie et appelle la communauté internationale à réagir d’extrême urgence face à ces stratégies électorales destructrices et meurtrières.

Nous condamnions dans le courant du mois de septembre 2015 le climat de violence et de haine qui s’était très rapidement propagé à travers le pays depuis le mois de juin 2015 et avait mené à des centaines d’attaques contre nos sièges ainsi qu’à l’arrestation de milliers de membres de notre parti ainsi que le couvre feu sanglant et meurtrier imposé de force dans la ville de Cizre durant plus d’une semaine pendant lequel vingt et un civils ont été tués.

Le climat de répression s’est lourdement aggravé depuis et des meurtres de civils sont observés de façon quasi quotidiennes. On dénombre depuis le massacre de Cizre pas moins d’une vingtaine d’assassinats de civils dont des adolescents et des enfants dans le Kurdistan du nord. Les tirs proviennent essentiellement de snipers et de soldats qui tirent sur des civils qui sortent de chez eux la plupart du temps pour faire des courses car ils ne sont pas préparés à un quelconque état de siège.

A Nusaybin, dans la province de Mardin, un couvre-feu sanglant et d’une extrême violence a été décrété depuis trois jours. Les forces militaires « spéciales » sont en train d’y préparer une offensive militaire à grande échelle et des centaines de véhicules blindés équipés d’artillerie lourde sont sur place pour un siège offensif et prolongé de la ville. Chaque rue est actuellement bloquée et chaque civil est menacé de mort. Les civils, qui ne sont, comme ceux de Cizre, en aucun cas préparés à vivre reclus chez eux plusieurs jours d’affilée, sortent malgré tout chercher de quoi se nourrir et se font systématiquement tirer dessus. Les cadavres de civils assassinés sont en outre inaccessibles pendant de longues heures et les conditions de maintien des ces derniers se font de manière précaire alors que les civils affectés par les tirs ne sont pour leur part pas autorisés à être transportés dans les hôpitaux. Les habitants se trouvant dans un état de santé critique ou les femmes enceintes sont interdits d’accès aux soins. L’eau et l’électricité ont été coupés dans certains quartiers et le couvre feu s’annonce sans interruption.

Au même moment à Beytussebap, dans la province de Sirnak, des dizaines de maisons ont été endommagées par des tirs de mortier de l’armée qui ont fait au moins quatre morts civils et deux blessés graves. Un ambulancier qui tentait de venir prendre en charge les blessés a également été tué par les tirs des militaires.

En outre, cette terreur d’état frappe également depuis hier le district de Silvan à Diyarbakir. Des milliers de militaires ont pénétré dans la ville avec des chars sous prétexte de commencer, selon leur propre terme, une « opération de nettoyage » et ont imposé de force un couvre-feu sans limite. La population locale, non approvisionnée en suffisance pour faire face à un couvre-feu prolongé comme cela va certainement se produire, est à nouveau menacée par la faim et par la soif aussi longtemps que le siège durera.

C’est pourquoi nous souhaitons, en tant que HDP Europe, avertir que nous risquons de nous retrouver à nouveau témoin d’une tragédie humaine si l’état de siège et le couvre-feu forcé dans ces villes kurdes ne sont pas levés dans les plus brefs délais.

Nous appelons par ailleurs l’opinion publique européenne et internationale à rejeter unanimement ces crimes permanents de la part de l’état turc contre la population civile kurde.

Nous déplorons en outre la rafle continue des membres et des dirigeants de notre parti dans plusieurs grandes villes, notamment à Istanbul où une cinquantaine de personnes ont été placées en détention ces deux derniers jours.

Enfin, une stratégie de déportation des urnes a été mise en place depuis deux semaines qui consiste dans une volonté de réduire potentiellement la marge de manœuvre de l’électorat kurde lors des prochains scrutins, stratégie par ailleurs appliquée en violation avec les règles constitutionnelles.

Ces décisions de transferts des urnes ont été rejetées hier par le haut conseil électoral du pays mais incarnent néanmoins une preuve supplémentaire de la volonté du gouvernement au pouvoir d’anéantir les chances du passage du seuil des dix pour cent de notre parti.

La plus grande vigilance est donc requise concernant la sécurité lors du déroulement des opérations électorales le jour du scrutin. C’est pourquoi nous encourageons une dernière fois une participation maximale d’observateurs étrangers.

Ces stratégies dévastatrices actuelles de la part du parti de la justice et du développement (AKP), qui sont menées dans l’unique but de récupérer les voix que le HDP lui a ôté lors des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015, constituent une violation massive des droits humains et s’annoncent extrêmement néfastes pour une paix future dans le pays.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:15

Le double attentat à Ankara a fait quatre vingt six morts (Reuters)

Un double attentat à la bombe a fait quatre vingt six morts et cent quatre vingt six blessés, Samedi 10 Octobre 2015 dans le centre d'Ankara, devant la gare de la capitale turque où se rassemblaient des centaines de manifestants pacifistes, a déclaré le ministre de la santé, Mehmet Muezzinoglu, lors d'une conférence de presse.

Un journaliste de Reuters arrivé sur les lieux a dénombré au moins vingt corps allongés au sol et recouverts de drapeaux et de bannières.

La double explosion n'a pas été revendiquée. Les autorités, qui ont dénoncé une « attaque terroriste », tentent de déterminer si elle est l'oeuvre de kamikazes.

Le premier ministre Ahmet Davutoglu a réuni les membres de son conseil de sécurité intérieure à 12 heures, 9 heures GMT, ont annoncé les services du chef du gouvernement.

D'après des témoins, les deux explosions se sont produites à quelques secondes d'intervalle peu après 10 heures, 7 heures GMT, alors que les participants à une « marche pour la paix » commençaient à se rassembler pour dénoncer la reprise des violences dans le sud-est du pays à l'appel de syndicats et d'associations de la société civile.

La Turquie, à l'approche des élections législatives du Dimanche Premier Novembre 2015 où le parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan espère retrouver sa majorité absolue perdue aux élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015, connaît depuis l'été un nouveau cycle d'affrontements entre les forces de sécurité et les séparatistes du parti des travailleurs des Kurdistan (PKK) qui ont fait depuis plusieurs centaines de morts.

« Attaque implacable et barbare »

Parmi la foule errant en état de sidération devant la gare, de nombreux manifestants portaient les drapeaux du parti démocratique des peuples (HDP), formation aux racines pro kurdes.

Son dirigeant, Selahattin Demirtas, a déclaré que l'attaque d'Ankara s'inscrivait dans la continuité des attaques commises contre un rassemblement électoral de son parti à Diyarbakir, où deux personnes avaient été tuées et une centaine d'autres blessées à l'avant-veille des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 et à Suruç, dans le sud de la Turquie, près de la frontière syrienne, où un attentat suicide imputé à l'organisation djihadiste Etat Islamique a fait trente deux morts Lundi 20 Juillet 2015.

« Nous sommes face à un massacre très lourd. Une attaque féroce et barbare a été menée. C'est un prolongement ressemblant exactement à ce qui s'est passé à Diyarbakir et à Suruç », a-t-il dit à la télévision.

La Turquie, état membre de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), vit en alerte renforcée depuis que Recep Tayyip Erdogan, après l'attentat de Suruç, a déclenché une « guerre synchronisée contre le terrorisme » contre l’Etat Islamique en Syrie et contre des bases arrière du PKK dans le nord de l'Irak.

Recep Tayyip Erdogan a annulé tous ses engagements de la journée, de même que Selahattin Demirtas et Kemal Kiliçdaroglu, le chef de file du principal parti de l'opposition, le parti républicain du peuple (CHP).

« Nous sommes prêts à nous rassembler et à travailler dans la sincérité pour en finir avec le terrorisme », a dit ce dernier.

Dans un communiqué, le secrétaire général du conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, a dénoncé « une attaque implacable et barbare contre des manifestants pacifiques. La liberté de rassemblement et la liberté d'expression sont des piliers fondamentaux de la démocratie », ajoute-t-il.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:54

Le prix Nobel de la paix 2015 attribué au dialogue national tunisien (Reuters)

Le prix Nobel de la paix 2015 a été décerné au dialogue national tunisien pour sa contribution à la transition démocratique depuis la révolution de 2011, a annoncé Vendredi 9 Octobre 2015 le comité Nobel.

Le dialogue national tunisien est un quartet qui regroupe l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), l’UTICA, l’ordre des avocats et la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme.

Le comité a précisé que le prix avait été attribué à titre collectif au quartet formé à l'été 2013 pour éviter le déraillement du processus démocratique sur fond de confrontation entre le parti islamiste al Nahda, alors au pouvoir, et les mouvements laïcs et de recrudescence des violences commises par des groupes islamistes armés.

« Il a offert une alternative et un processus politique pacifique à un moment où le pays était au bord de la guerre civile », a expliqué la présidente du comité Nobel, Kaci Kullman Five.

« Le prix est surtout un encouragement adressé au peuple tunisien qui, en dépit de difficultés considérables, a posé les bases d'une fraternité nationale dont le comité espère qu'elle servira d'exemple dans d'autres pays », a-t-elle ajouté.

Avec la « révolution de jasmin » qui a conduit à la chute du président Zine al Abidine Ben Ali en janvier 2011, la Tunisie a ouvert la voie au « printemps arabe » dont l'élan démocratique a depuis été brisé par une succession de conflits armés.

Un message pour le monde arabe

La Tunisie est le seul pays à avoir gardé le cap d'une transition démocratique, contrairement à l'Egypte, où l'armée a repris le pouvoir en renversant le président démocratiquement élu Mohamed Morsi, et surtout à la Libye, au Yémen et à la Syrie qui ont sombré dans le chaos et la guerre civile.

Réagissant à cette récompense, le président de l'UGTT a estimé qu'il s'agissait d'un message envoyé au Proche-Orient sur les vertus de la négociation et du dialogue.

« C'est une grande joie et une fierté pour la Tunisie mais aussi un espoir pour le monde arabe », a déclaré Houcine Abassi à Reuters. « Cela montre que le dialogue peut nous mener sur le bon chemin. Ce prix est un message adressé à notre région pour déposer les armes et pour s'asseoir à la table de négociations ».

Le prix Nobel de la paix, doté d'une récompense de huit millions de couronnes suédoises, huit cent cinquante huit mille euros, est le cinquième et avant-dernier décerné cette année.

Le prix Nobel de médecine est allé Lundi 5 Octobre 2015 à la chinoise Youyou Tu, à l’irlandais William Campbell et au japonais Satoshi Omura pour leurs travaux sur les maladies parasitaires et le prix Nobel de physique a couronné Mardi 6 Octobre 2015 le japonais Takaaki Kajita et le canadien Arthur McDonald pour leurs recherches sur les neutrinos.

Le prix Nobel de chimie a récompensé Mercredi 7 Octobre 2015 le suédois Tomas Lindahl, l’américain Paul Modrich et le turco-américain Aziz Sancar pour leurs études sur les mécanismes de réparation de l'ADN et le prix Nobel de littérature a été attribué Jeudi 8 Octobre 2015 à la biélorusse Svetlana Aleksievitch.

Le prix de la Sveriges Riksbank en sciences économiques, ou prix Nobel de l'économie, sera connu Lundi 12 Octobre 2015.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:38

http://www.france-palestine.org/Rassemblement-pour-la-reconnaissance-de-l-Etat-de-Palestine-10-octobre

« Le moment venu », c’est maintenant.

Rassemblement pour la reconnaissance de l’état de Palestine

Samedi 10 Octobre 2015 à 15 heures place de la République à Paris

L’actualité de ces derniers jours à Jérusalem Est et en Cisjordanie donne à notre action une nouvelle résonance. Prenant prétexte de la sécurité pendant les fêtes juives, Israël durcit dangereusement son emprise militaire, idéologique et politique sur la Palestine. Les colons sont encouragés dans leurs agressions assassines, les tirs à balles réelles sont autorisés contre les lanceurs de pierres, les peines d’emprisonnement sont alourdies et les provocations meurtrières se multiplient sur les lieux saints musulmans.

Pas un jour ne se passe sans que des jeunes palestiniens ne perdent leur vie. Nous ne pouvons pas laisser faire cette agression préméditée contre le droit pour les palestiniens d’exister sur leur propre terre au mépris du droit international. La France doit condamner fermement Israël, agir au sein de l’Union Européenne pour rompre les accords d’association avec cet état hors la loi, exiger de la communauté internationale des sanctions immédiates à l’encontre de ceux qui ont pris le risque inconsidéré d’un embrasement de toute la région et demander la mise sous protection internationale du peuple palestinien. Notre action pour la reconnaissance immédiate de l’état de Palestine par la France s’en trouve renforcée. La France doit prendre ses responsabilités.

Appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI)

Le préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme considère « que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables, constituent les fondements de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ».

Les palestiniens privés de leurs droits nationaux fondamentaux aspirent à redevenir libres et à vivre dans un état souverain et viable. Mais c’est un fait, en occupant et en colonisant la terre palestinienne, en entravant la liberté de circulation par un blocus strict à Gaza et un mur d’annexion en Cisjordanie et en s’appropriant les terres, les maisons et l’eau, l’état d’Israël se place dans le déni du droit international, en rupture avec la déclaration de droits de l’homme et de la convention internationale des droits de l’enfant.

Nous avons longtemps espéré que la solution pour une paix juste et durable viendrait de la négociation entre les israéliens et les palestiniens.

Mais depuis longtemps déjà, cette solution a montré son inefficacité.

Sans l’intervention politique et diplomatique des états du monde, de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Union Européenne, pour faire appliquer les résolutions de l’ONU, sans l’intervention citoyenne pour exiger d’Israël qu’il cesse de nier et d’entraver les droits nationaux du peuple palestinien et sa légitimité à disposer de lui-même, rien n’est à attendre de nouvelles et hypothétiques négociations.

Et si des avancées substantielles ont vu le jour avec la reconnaissance de l’état de Palestine comme membre à part entière de l’UNESCO et l’admission de la Palestine comme état observateur à l’ONU, cela reste insuffisant. Cent trente cinq pays comme dernièrement la Suède, ont choisi de reconnaitre officiellement l’état de Palestine, la France a demandé au président de la république, par la voix de son parlement, de faire le même choix.

Malgré cette demande de la représentation nationale, la décision n’est toujours pas prise, même si le ministre des affaires étrangères en reconnait la légitimité et déclare que cette reconnaissance se fera « le moment venu ».

Pendant ce temps, la colonisation se poursuit et Israël refuse de prêter ne serait-ce qu’une oreille aux tentatives de la France de donner un cadre international à la recherche de la paix, alors les tergiversations ne sont plus supportables.

« Le moment venu », c’est maintenant. En aval du vote de l’Assemblée Nationale et du Sénat en décembre 2014, le CNPJDPI a lancé une campagne citoyenne pour la reconnaissance immédiate de l’état de Palestine, en proposant à la signature, une carte pétition adressée au président François Hollande pour exiger cette reconnaissance.

Pour marquer sa volonté de poursuivre jusqu’à la reconnaissance effective de l’état palestinien, le CNPJDPI invite tous les démocrates épris de paix et de justice à participer à la journée d’action nationale et décentralisée qu’il organise Samedi 10 Octobre 2015.

Ce sera l’occasion d’exprimer leur colère et leur volonté que la demande présentée au président soit enfin prise en considération.

Il y aura des interventions de Danielle Simonnet (Parti de Gauche), Pascal Durand (Europe Ecologie Les Verts), Benoît Hamon (Mouvement des Socialistes pour la Paix), Pierre Laurent (Parti Communiste Français), François Asensi (Ensemble), Hael al Fahoum (ambassadeur de l’état de Palestine en France) et Elias Sanbar (ambassadeur de l’état de Palestine à l’UNESCO)

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:36

Les violences entre israéliens et palestiniens s’étendent à Gaza

Les violences qui secouent Israël et les territoires palestiniens depuis dix jours se sont étendues Vendredi 9 Octobre 2015 à la bande de Gaza, où six palestiniens ont été abattus par l'armée israélienne. Dans le sud d'Israël, quatre arabes ont été blessés à coups de couteau.

Les militaires israéliens ont ouvert le feu à travers la clôture qui sépare l’état hébreu de la bande de Gaza alors qu'environ deux cent manifestants s'étaient approchés à moins de cent mètres, jetant des pierres et brûlant des pneus, a déclaré une porte-parole de l’armée israélienne. Les services médicaux de Gaza ont fait état de six morts et trente blessés.

La manifestation était organisée en signe de solidarité avec les palestiniens de Jérusalem et de Cisjordanie, où les tensions sont au plus haut après dix jours de violences qui ont coûté la vie à huit palestiniens et quatre israéliens au moins.

La colère palestinienne trouve son origine dans la crainte que des visites régulièrement organisées par des groupes juifs, y compris par des élus, sur l'Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, finissent par remettre en cause le statut de cette zone.

Lieu saint de l'islam et du judaïsme, le site est administré par les autorités religieuses jordaniennes. Les juifs, qui l'appellent Mont du Temple, peuvent s'y rendre mais n'ont pas le droit d'y prier, ce que certains contestent.

Le Hamas appelle à l’intifada

Les violences n'ont pas atteint l'intensité des première et deuxième intifadas de la fin des années 1980 et du début des années 2000 mais l'hypothèse d'un troisième « soulèvement » est désormais évoquée.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a ainsi estimé que ce Vendredi 9 Octobre 2015 marquait le début d'une troisième « intifada sur toute la terre de Palestine. Nous donnons notre sang et notre âme pour Jérusalem », a-t-il dit, qualifiant de « héros » les palestiniens ayant commis des agressions contre les juifs. « Gaza soutient la bataille de Jérusalem, Gaza est totalement prête », a ajouté le chef du mouvement islamiste.

A Dimona, une ville du sud d'Israël, quatre arabes ont été poignardés par un seul agresseur dont le mobile était d'ordre « nationaliste », a déclaré la police israélienne. L'attaque a été qualifiée d'acte de « terrorisme » par un ministre.

A Afula, dans le nord de l’état hébreu, une femme arabe israélienne a été blessée de plusieurs balles par la police alors qu'elle brandissait un couteau. La police a déclaré qu'elle avait essayé d'attaquer un garde dans une gare routière, ce que ne montre pas une vidéo de l'incident.

Dans la vieille ville de Jérusalem, un palestinien a blessé à coup de couteau un juif de quatorze ans. Un autre Palestinien a poignardé un policier près d'une colonie juive de Cisjordanie, avant d'être abattu.

« Nous sommes au milieu d'une vague de terreur », a dit Jeudi 8 Octobre 2015 le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision, prévenant qu'il n'existait pas de solution rapide pour y mettre fin.

Tout en notant que les violences sont inorganisées pour la plupart, il a accusé les organisations palestiniennes ainsi que plusieurs pays de la région d'inciter les palestiniens à la violence.

Le chef du gouvernement israélien et le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas ont lancé des appels au calme et la police palestinienne continue de coopérer avec les forces israéliennes pour tenter de rétablir l'ordre mais rien ne semble pour l'heure apaiser la situation.

Face à la recrudescence des attaques palestiniennes, les maires de Jérusalem et d'autres villes ont appelé Jeudi 8 Octobre 2015 les israéliens autorisés à porter une arme à s'en munir, une initiative critiquée par certains responsables politiques qui ont mis en garde contre le risque de dérive.

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