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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 15:37

DEMOCRATIE PARTOUT POUVOIR POPULAIRE

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie du programme d’Unité Populaire.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.unitepopulaire-fr.org/2015/09/07/la-declaration-programmatique-dunite-populaire-front-politique-de-la-gauche-de-combat-en-grece

Sortie de la prison monétaire de la zone euro

Nous sommes pleinement conscients que l’annulation des mémorandums à elle seule, et plus encore les changements radicaux que nous avons décrits, susciteront la réaction virulente des forces dominantes de l’Union Européenne.

Celles-ci tenteront d’étouffer notre entreprise dans l’œuf, en utilisant comme principal levier l’arrêt des liquidités fournies par la Banque Centrale Européenne (BCE) aux banques grecques. C’est d’ailleurs précisément ce que nous avons vécu dès le semestre dernier, même avec la politique beaucoup plus modérée du gouvernement SYRIZA ANEL.

Par conséquent, les questions relatives à la sortie de la zone euro et à la rupture avec les politiques néo libérales et les choix de l’Union Européenne, qui emprunte des chemins de plus en plus conservateurs et anti démocratiques, sont à l’ordre du jour. Il ne s’agit pas de quelque obsession idéologique, mais du réalisme politique le plus élémentaire. L’expérience, chère payée, des derniers mois, a montré aux plus sceptiques que les forces dominantes, au sein de l’actuelle Union Européenne allemande, ne sont ni des « alliés » ni des « partenaires ». Ce sont des maîtres chanteurs économiques et des violeurs politiques. Ils n’hésitent pas à se venger sur un peuple tout entier, appliquant la plus féroce des « punitions collectives », lorsque les décisions de ce peuple ne leur conviennent pas.

La reconquête de la souveraineté monétaire et l’institution, sur de nouvelles bases démocratiques, sociales et orientées vers la croissance, d’une nouvelle monnaie ne constituent pas un objectif en soi. Elles ne constituent que l’un des outils nécessaires à la réalisation des changements radicaux que nous avons décrits, de ces changements, le garant final ne sera pas la monnaie, mais la lutte des classes populaires. En dépit des inévitables difficultés des premiers mois, rien ne justifie les Cassandre qui identifient cette initiative à un holocauste économique et à la mort de la nation. Au cours du vingtième siècle, soixante-neuf unions monétaires se sont effondrées, sans pour autant causer la fin du monde. L’institution d’une monnaie nationale, en tant que condition pour l’application d’un programme progressiste de reconstruction et de sortie de l’impasse, ne constitue pas seulement un choix viable, c’est un choix d’espoir à même de placer le pays sur une nouvelle voie de développement.

Nous ne sommes pas nostalgiques de la Grèce capitaliste de la drachme. Nous savons pertinemment que la situation de notre pays, avant l’euro, était tout sauf idyllique. Mais les treize années que nous avons vécues avec l’euro, et tout particulièrement les dernières, ne furent en rien meilleures, les sept premières années ont marqué, pour certaines parts de la population, l’ère de l’ivresse du crédit et de la consommation, sur les ruines de la base productive du pays.

Cependant, les six années suivantes ont été celles du réveil brutal de cet état d’ébriété et la descente aux enfers des mémorandums sans une once de lumière au bout du tunnel. Il est temps, désormais, de tenter une sortie salutaire.

La reconquête de la souveraineté monétaire, avec la banque de Grèce désormais libérée de la BCE, fonctionnant sous la responsabilité gouvernementale, publique et sociale, et l’émission d’une monnaie nationale, offrira les liquidités nécessaires à l’économie, sans les conditions odieuses des accords d’emprunt. Elle aidera de façon décisive au soutien des exportations, à la limitation, au remplacement graduel des importations par des produits locaux et au renforcement de la base productive du pays et du flux touristique.

Elle favorisera la création d’emplois au moyen d’un programme de nécessaires investissements publics de production, d’initiatives de développement des grandes entreprises publiques, du soutien du secteur public de l’économie et du rétablissement du crédit accordé aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). La suppression des charges, notamment fiscales, pesant sur les revenus modestes et moyens et sur les entreprises, imposées par les mémorandums aux seules fins d’assurer le service de la dette non viable, revigorera la demande et conduira à la croissance. Nous présenterons et soumettrons au débat, de façon globale, un plan spécifique pour la Grèce, qui appliquera un programme radical et progressiste avec une monnaie nationale.

Pour une place équitable de la Grèce dans le monde moderne

La sortie de la « prison » économique de la zone euro ne suppose pas une « autarcie » et une politique internationale d’isolement, comme l’affirment à tort nos adversaires. Au contraire, en inaugurant une voie différente de changements radicaux, le peuple grec peut constituer un phare d’espoir pour les autres peuples d’Europe et du monde et s’assurer des sympathies, des soutiens et des alliances précieux. La voie alternative que nous proposons ne privera la Grèce que de ses chaînes, qui la limitent dans le rôle du « terrain » euro atlantique. Elle libérera, ce faisant, ses potentialités en termes de développement et de relations mutuellement bénéfiques avec tous les pays qui respecteront sa souveraineté et sa décision d’être amicale vis-à-vis de tous les peuples du monde, sans que cela n’aille de soi pour aucune puissance.

Nous nous donnerons pour direction centrale une nouvelle politique, multi dimensionnelle et indépendante, dans le domaine des relations internationales, comme dans ceux de l’énergie, de l’économie et de la politique. Ces relations internationales ne se limiteront pas aux strictes frontières de l’Union Européenne. Nous voulons développer une politique énergétique de coopération sur le bassin méditerranéen, les Balkans et le Moyen-Orient. Cette politique mettra en valeur les nouvelles potentialités de partenariats mutuellement bénéfiques avec les puissances émergentes des Brics, l’Amérique Latine et d’autres régions du monde.

Nous nous prononçons contre la nouvelle « guerre froide » et une nouvelle division de l’Europe, avec l’érection d’un nouveau mur avec la Russie. Nous luttons contre les choix impérialistes et les stratégies aventurières de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Nous nous engageons en faveur de la sortie de la Grèce de cette alliance, une machine de guerre qui démantèle les états, opprime les peuples et déstabilise l’axe géo politique le plus large de notre région, de l’Ukraine orientale au Moyen Orient. Nous luttons pour la fermeture des bases américaines de l’OTAN et contre la participation de la Grèce à quelque organisme impérialiste que ce soit. Nous aspirons à ce que les problèmes causés dans les relations entre la Grèce et la Turquie par les exigences d’Ankara soient abordés par un dialogue pacifique, sur la base du respect total des accords internationaux, du droit international et plus particulièrement du droit de la mer.

Nous sommes foncièrement opposés à toute tentative de modification des frontières dans notre région. Nous rejetons tout attisement de tendances nationalistes ou chauvinistes. Nous luttons pour une solution juste et durable pour Chypre, sur la base des résolutions de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et pour une Chypre indépendante, sans troupes d’occupation ni bases étrangères. Nous considérons nécessaires l’arrêt de la coopération militaire avec Israël, puissance d’occupation de terres étrangères dans la région, et la reconnaissance immédiate de l’état de Palestine. Nous nous tenons solidairement aux côtés de tous les peuples du monde qui se battent pour la liberté, la justice et l’auto détermination.

La sortie de la zone euro et la mise en œuvre d’un programme radical avec pour protagoniste le peuple organisé impliquent une voie de conflit avec les choix de l’Union Européenne et ses organes supra nationaux anti démocratiques. Car, dès l’accord de Maastricht, la procédure de constitution de l’Union Européenne sert la cause néo libérale, renforce les vues impérialistes des grandes puissances et nuit à la souveraineté populaire.

Face à l’inévitable attaque du capital financier et de ses représentants politiques, le peuple doit être prêt à tout. La question de la sortie de la Grèce de l’Union Européenne peut être inscrite de fait et à tout moment à l’ordre du jour. Dans ce cas, nous appellerons le peuple à persister dans la mise en œuvre du programme progressiste qu’il a choisi, en se prononçant, par référendum, en faveur du maintien ou de la sortie de la Grèce de l’Union Européenne, comme cela s’est d’ailleurs déjà fait et se fait encore dans d’autres pays européens.

En tous les cas, la sortie de la zone euro et la rupture avec le cadre asphyxiant de l’Union Européenne ne signifient nullement l’isolement de la Grèce vis-à-vis de son environnement européen. Nous nous adresserons tout particulièrement aux autres peuples, aux mouvements sociaux et aux forces progressistes des pays membres de l’Union Européenne, auxquels nous sommes attachés par de profonds liens économiques, politiques et culturels. Nous aspirons à contribuer à la création d’un mouvement pan européen autour des objectifs qui portent les intérêts communs du monde du travail, indépendamment de la nationalité de chacun.

Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP en anglais) constitue une étape clé de la mutation conservatrice de l’Union Européenne. Cet accord cède les biens publics, l’eau, l’éducation et la santé, aux entreprises multi nationales et ouvre tout grand la voie aux aliments génétiquement modifiés, tout en supprimant toute notion de droit du travail et de souveraineté nationale susceptibles de constituer un obstacle face à l’impunité des « investisseurs ». Nous lutterons de toutes nos forces, avec tous les mouvements progressistes d’Europe, pour empêcher la ratification de ce monstrueux accord.

Démocratie partout, pouvoir populaire

Un élément essentiel de notre proposition alternative est la transformation radicale de l’état, de la justice et de l’administration publique. Le rétablissement et l’élargissement des libertés démocratiques, de l’espace de travail jusqu’au droit à manifester, la suppression des unités de rétablissement de l’ordre (MAT), et plus généralement la lutte contre les mécanismes de répression face au « peuple ennemi », la démocratisation et la transparence dans le champ des médias et la lutte décisive contre la corruption et la collusion constituent les mesures les plus urgentes dans ce domaine.

Parallèlement, nous réexaminerons le rôle et la direction adoptés, dans des domaines cruciaux, par les « autorités indépendantes » qui régissent le système bancaire, les télécommunications, l’énergie et l’information. Bien entendu, d’autres autorités indépendantes, qui sont à même de jouer un rôle social important, telles que le conseil supérieur de sélection des personnels (ASEP), seront maintenues et soutenues par un renforcement de la transparence et du contrôle social. Par ailleurs, nous lancerons une large consultation sociale pour la révision de fond de la constitution et de tout le système politique, en vue d’une nouvelle assemblée constituante qui émergera d’élections à venir. Cette révision a pour objectif central l’instauration d’une nouvelle forme de démocratie plus avancée qui alliera démocratie représentative et démocratie directe, gouvernement avec le soutien à l’initiative populaire et à l’autonomie, participation populaire et décisions populaires directes, en se basant sur les meilleures pratiques et expériences en la matière dans le monde entier.

La poursuite du pouvoir gouvernemental n’est pas, pour nous, une fin en soi. Elle s’inscrit dans l’objectif global de revendication de l’exercice du pouvoir politique par une large alliance populaire. Elle sert un programme de sortie immédiate de l’impasse qui peut être mis en place par un gouvernement qui s’appuiera sur la force du peuple organisé, ses institutions propres, le mouvement ouvrier, le mouvement de la jeunesse, les mouvements locaux, les mouvements environnementaux, les mouvements solidaires et les formes d’autogestion populaire. La mise en œuvre d’un tel programme est également susceptible de modifier les rapports de force sociaux et de faire émerger la possibilité concrète d’ouvrir une nouvelle voie pour la société grecque, dans une perspective socialiste.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 20:49

https://www.ensemble-fdg.org/content/alerte-rouge-en-turquie-la-repression-etatique-et-les-bandes-fascistes-main-dans-la-main

Alerte rouge en Turquie

La répression étatique et les bandes fascistes main dans la main

Par Emre Ongun

Il est difficile d’avoir tous les détails, tous les décomptes et tous les témoignages mais une chose est sûre, ces derniers jours et particulièrement dans la nuit du Mardi 8 Septembre au Mercredi 9 Septembre 2015, une nouvelle phase a été atteinte dans la fuite en avant du régime de Recep Tayyip Erdogan. Les attaques contre les kurdes et contre le parti démocratique des peuples (HDP), principale force d’opposition politique regroupant le mouvement de libération kurde, les courants marxistes et des démocrates, ont été très violentes et nombreuses.

Cette nuit, dont rien n’indique qu’elle soit la dernière, a été le sommet du mouvement de crescendo initié par la répression militaire et policière dans le Kurdistan turc où plusieurs localités sont en état de siège et où les civils meurent. Le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont les camps sont bombardés par l’armée turque, a répliqué en causant la mort de dizaines de policiers et de militaires. Le parlement turc a voté l’extension de « l’autorisation » pour l’armée turque à agir au-delà des frontières, concrètement contre les troupes kurdes du PKK en Irak et du parti de l’union démocratique (PYD) du Kurdistan syrien, avec le vote favorable du parti de la justice et du développement (AKP), du parti d’action nationaliste (MHP) et du parti républicain du peuple (CHP), qui a rappelé son caractère nationaliste à cette occasion, vingt de ses députés ont néanmoins refusé de prendre part au vote en protestation. Seul le HDP a voté contre, confirmant son statut de seule véritable opposition.

Mais ce qui a cours va bien au-delà de l’affrontement entre l’appareil répressif de l’état turc et la guérilla. En effet, ces derniers jours se sont multipliés les pogroms meurtriers contre les kurdes, dans les villes à majorité turque, commis par des groupes chauffés à blanc et dirigés par des bandes fascistes soixante ans après les émeutes contre les grecs de 1955 à Istanbul. Il ne s’agit pas de cas isolés mais d’une véritable vague qui ne doit rien au hasard dans une grande partie des villes turques et sous le regard de la police. Un sous-préfet a qualifié le lynchage de saisonniers kurdes de « réaction émotionnelle ». A Istanbul, des fascistes défilent au cri de « nous ne voulons pas d’opérations de police, nous voulons un massacre ». Cette vague vise bien sûr également le HDP. Le journal pro-gouvernemental Yeni Safak a titré « l’assassin sera nettoyé » avec une photo de Selahattin Demirtas, co-président du HDP. Des dizaines de locaux du HDP ont été attaqués, sinon saccagés, ces derniers jours. Les exemples sont innombrables et vont au-delà de l’attaque contre le siège national du HDP dont il est question dans la presse.

Par exemple, les locaux du HDP ont été brûlés à Kirsehir, en Anatolie occidentale, à Cayirova, dans le département de Kocaeli, et les partisans de Recep Tayyip Erdogan ont attaqué les locaux du HDP avec des drapeaux de l’Etat Islamique et en criant « allah o akbar ». Ce dernier exemple, qui n’est pas isolé, illustre comment la démarche stratégique de l’Etat Islamique consistant à s’appuyer sur le nationalisme turc a trouvé un terrain fertile dans le régime de Recep Tayyip Erdogan, héritier de la tradition de la synthèse « islamo-nationaliste » autoritaire de l’état turc. Le ressort n’est pas seulement religieux, il est aussi et surtout nationaliste, c’est ce qui fait qu’un ouvrier agricole kurde de soixante-seize ans a pu être lynché alors qu’il faisait sa prière.

Mutation du régime turc vers le fascisme ?

Ertugurul Kürkcü, député d’Izmir du HDP, issu de la tradition de la gauche marxiste, a évoqué « la nuit de cristal de l’AKP ». Si le parallèle peut être discuté, l’essentiel est bien que nous assistons à une mutation du régime turc. Recep Tayyip Erdogan a mobilisé autre chose que l’état, des bandes d’irréguliers fascistes hors des structures traditionnelles de l’AKP et de la police mais couverts par ceux-ci. Il s’agit de la continuité des bandes agressant les manifestants de Gezi, dont la portée s’est élargie sous couvert de pseudo solidarité avec la Syrie, mais en réalité de soutien à l’Etat Islamique et de combat contre les kurdes. Ces forces qui ont commencé à se déchaîner ne sauraient, quoiqu’il arrive, rentrer paisiblement dans leur lit. Le tableau brossé, pogromes, saccage de commerces kurdes, destruction des locaux du HDP et défilés de fascistes en pleine rue, indique que nous assistons à une mutation du régime turc qui tend vers le fascisme.

Cette indication nécessite des précisions. Premièrement, une grande partie de la gauche radicale de Turquie et au-delà a souffert de proclamer tout le temps et toujours le caractère fasciste de l’état turc, empêchant de voir les changements réels et d’avoir une réflexion stratégique adaptée. Cette tendance peut à nouveau être aveuglante. Ce qui est en train d’émerger n’est pas juste une reproduction du passé, quel que soit le caractère sanglant, répressif et antikurde de ce passé.

La dynamique en cours est distincte d’une répression étatique, même à échelle de masse, et s’inscrit dans un affrontement bien plus large que les horreurs commis dans les pogroms contre les grecs de 1955. De même, bien qu’organisation ennemie, aucun analyse sérieuse ne pouvait permettre de caractériser l’AKP comme « fasciste » lors de son arrivée au pouvoir. Ainsi, cette mutation est initiée par le parti déjà au pouvoir, ce qui est une situation assez originale.

Deuxièmement, cette mutation prend la forme spécifique d’un pays de la périphérie capitaliste où la grande bourgeoisie n’a jamais réussi à acquérir un rôle indépendant quel que soit son niveau d’accumulation de capital.

Troisièmement, cette mutation tend vers un fascisme islamo-nationaliste, où donc le lexique de la religion joue un rôle indéniable. Cela ne valide pas pour autant son usage extensif envers des acteurs réactionnaires musulmans en Europe. Le fascisme est, par définition, l’œuvre de groupes dominants comme le sont les turcs sunnites en Turquie.

Enfin, cette mutation du régime n’est pas aboutie, non seulement le HDP, les organisations kurdes, démocratiques et révolutionnaires résistent et n’ont pas capitulé, mais les populations, surtout celles qui sont attaquées, les kurdes et les alevis, une minorité religieuse chiite hétérodoxe, s’opposent également. Le quartier de Tuzluçayir à Ankara, où la pression pogromiste est extrêmement forte, est emblématique de cette résistance.

Pour stopper ce qui est en cours, un cadre de réaction et de solidarité unitaire large doit agir qui doit tout mettre en œuvre pour stopper cette descente aux enfers.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 20:15

http://www.publico.es/espana/via-lliure-diada-entra-campana.html

La Diada en campagne

Jeudi 10 Septembre 2015

La liste « Ensemble pour le oui » appelle à une « mobilisation massive » Vendredi 11 Septembre 2015 avec la question de savoir si le président de la Generalitat, Artur Mas, participera pour la première fois à la traditionnelle marche indépendantiste. Ses organisateurs se sont engagés à un « succès retentissant », tandis que de nombreux participants habituels se détournent de l’appel en faisant allusion à la « manipulation électorale ».

Moins de vingt-quatre heures avant le début de la mobilisation de la fête nationale, ses organisateurs, l’Assemblée Nationale Catalane (ANC) et l’Omnium Cultural, parient sur un « succès retentissant ». Tôt dans l'après-midi, le président de l'ANC, Jordi Sánchez, a mis à jour le compteur et a estimé à plus de quatre cent quatre-vingt-cinq mille le nombre d’inscrits pour participer à la « Voie Libre » de l'avenue Meridiana, un chiffre qui assimile la marche à celui des deux précédentes éditions, évalué à environ cinq cent mille participants inscrits. « La Meridiana sera pleine », a-t-il prédit.

La manifestation de cette année vise à combler les cinq kilomètres et deux cent mètres de l'avenue Meridiana, divisée pour l'occasion en dix thèmes et cent trente-cinq articles, se référant au nombre de députés du parlement de Catalogne. Les dernières données annoncées par les organisateurs parlent d'un dispositif de plus de deux mille volontaires, qui seront chargés pour chaque participant de prendre sa place et de porter un carton de la bonne couleur, dix au total, afin de pouvoir faire marcher un géant, qui sera transporté par un groupe de sportifs catalans dont Alex Fabregas, champion d'Europe et médaille d’or olympique avec la sélection espagnole de hockey sur gazon.

Cette marche géante commencera à 17 heures 14 de la rue Rosselló Porcel au Parc de la Ciutadella, où le parlement catalan est situé. Il est prévu que la Meridiana présente une gamme de couleurs qui « offre au monde une vague puissante et colorée pour recueillir les souhaits et les désirs de l'ensemble du pays », a expliqué l'ANC. En outre, lorsqu’elle arrivera, cette marche cèdera la place à un acte politique qui aura lieu sur une scène installée à la fin du trajet prévu à 18 heures. Cet acte politique prévoit une intervention de Quim Torra, président de l’Omnium Cultural, de Liz Castro, coordinatrice internationale de l'ANC, et enfin du président de l’entité souverainiste. Comme accessoire symbolique, la scène sera ornée de plus de neuf mille bulletins qui voudront représenter les suffrages exprimés du 9 novembre 2014.

Une manifestation « moins plurielle »

Les parlementaires doivent accompagner les représentants des plates-formes organisatrices au premier rang à côté de la scène dans le but de représenter les entités de la société civile et les partis politiques, comme les années précédentes.

Toutefois, la particularité de cette année est que le Vendredi 11 Septembre 2015 coïncide avec le début de la campagne électorale, ce qui provoque de nombreuses interprétations électorales. En fait, les organisateurs de la marche identifient le Vendredi 11 Septembre 2015 à un acte qui doit devenir « un plébiscite » pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015.

Le maire de Barcelone, Ada Colau, par exemple, ne participera pas à la manifestation indépendantiste, comme elle l’avait fait les autres années, parce qu’elle considère qu’elle est « instrumentalisée ». Cependant, elle a reconnu ce matin, dans une réunion avec les organisateurs, qu’ils travaillent pour en faire un « succès » et que c’est une « fierté » que la ville accueille une manifestation pour les « libertés » de la Catalogne. Deux membres du gouvernement municipal participeront à la marche.

Gerardo Pisarello, numéro deux de Barcelona en Comú, le fera « en tant que citoyen » et pour respecter « le droit de décider », comme il l'a dit dans des déclarations publiques. Notre journal a également contacté Jaume Asens, maire adjoint et administrateur du conseil municipal, qui participera également à la marche de la Diada parce que « la pression de la rue est toujours nécessaire» et parce que « nous devons nous lever contre l’arrogance du Parti Populaire ».

Jaume Asens, qui le soir du Mercredi 9 Septembre 2015 accompagnait Ada Colau à la cérémonie officielle de la Diada célébrée Plaça Sant Jaume, critique également la signification politique de la mobilisation considérée comme une « erreur des partis qui utilisent à des fins électorales une manifestation qui appartient à tout le camp nationaliste. Le fait qu’Artur Mas dise qu’il peut participer à la manifestation cette année », poursuit-il, « est la preuve qu'il y a une tentative d'instrumentaliser la manifestation à des fins électorales. Vous avez le droit de le faire », dit-il, « mais il est à noter que les autres années il ne l’a pas fait et que cette année il le fait en tant que candidat ». En effet, le président de la Generalitat n’a toujours pas confirmé s'il participera à la manifestation, ni les membres de la liste « Ensemble pour le oui », la liste qui regroupe la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), la gauche républicaine de Catalogne (ERC) et les autres entités indépendantistes qui marcheront demain dans les rues de Barcelone. Cette liste a appelé ce matin « à une mobilisation massive parce que le monde nous regarde », selon les mots de son numéro deux, Carme Forcadell, et par conséquent ce qui rend tout à fait possible une large participation de la CDC et de l’ERC, les deux seuls partis qui ont toujours participé depuis 2012 et qui participeront, Vendredi 11 Septembre 2015, à la manifestation de l’avenue Meridiana.

La Candidature d’Unité Populaire (CUP) ne participait pas à la manifestation de 2012, mais elle participait aux deux manifestations suivantes. Le parti qui présente Antonio Banos comme candidat aux élections catalanes affirme que « la mobilisation et l'organisation populaire sont la clé pour faire avancer tout changement de transformation sociale, nationale et démocratique » et tout porte à croire que sa campagne électorale commencera Vendredi 11 Septembre 2015.

Pour Jaume Asens, les organisateurs, l'ANC et l’Omnium Cultural, ont des liens avec la liste « Ensemble pour le oui », leurs anciennes présidentes, Carme Forcadell elle-même et Muriel Casals, sont présentes sur la liste, légitimant ses soupçons, « bien que les organisateurs ont travaillé à séparer la manifestation et les élections, leur appel est un appel à voter pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 ». Jaume Asens est lié à Podemos au niveau de l’état, mais au niveau catalan il fait partie de Proces Constituent, dirigé par Teresa Forcades et Arcadi Oliveres, qui fait douter de sa participation à la « Voie Libre », mais qui a appelé à l’évènement alternatif de Les Glories afin de « distinguer l'indépendance formelle et réelle » et de dénoncer « la collaboration des gouvernements avec les puissances économiques ».

Jaume Asens n’a pas l'impression que sa participation trahit « Catalogne oui nous pouvons » (CSQP), la liste composée d’Initiative pour une Catalogne Verte (ICV), d’Esquerra Unida i Alternativa (EUiA), de Podemos et d’Equo, dont le candidat à la présidence, Lluis Rabell, a déclaré cette semaine qu'il ne participerait pas, mais que d'autres membres de la liste le décideront librement. Cependant, et comme nous l’avons déjà dit dans ce journal, cela ne devrait pas être le cas de toutes les têtes de liste de CSQP dans les autres provinces catalanes.

Dans le même sens, la position de la Fédération des Associations des Voisins de Barcelone (FAVB), la plate-forme qui était jusqu'à récemment conduite par Lluis Rabell et qu’il quitte cette année, participera pour la première fois à la mobilisation indépendantiste, alors qu’elle avait appelé à ne pas le faire les années précédentes.

Ceci amène Jaume Asens à dire que « la marche ne sera pas aussi plurielle que les autres années », étant donné que les principaux syndicats, l’UGT et les CCOO, n’ont fait aucune annonce officielle et n’ont pas confirmé leur présence à cent pour cent. Ils y seront, parce qu’ils sont en partie à l'ANC et à l’Omnium Cultural, des groupes tels qu’AMI, Súmate, Union des Paysans, les institutions culturelles et sociales de la communauté de Valence et des îles Baléares et une représentation des travailleurs en grève chez Valeo, parmi d'autres.

De la contre programmation à l'indifférence

Les partis anti indépendantistes ont choisi cette année l'indifférence. En 2014, la plate-forme unioniste Sociétat Civil Catalana avait organisé un acte parallèle à celui de l’ANC et de l’Omnium Cultural dans l'amphithéâtre de Tarragone, auquel avaient participé des représentants du Parti Populaire, du Parti Socialiste Catalan (PSC) et de l’UPyD, qui avait rassemblé quelque sept mille personnes, selon la municipalité de Tarragone, cette année elle a choisi de « ne pas interférer » dans la campagne électorale qui débute Vendredi 11 Septembre 2015. Les partis politiques du non poursuivront leurs actes politiques habituels comme un autre jour, sans prêter trop d'attention à ce qui se passera sur l’avenue Meridiana. Ciudadanos, par exemple, se limitera à l'organisation d'un apéritif populaire à Tarragone.

A la différence de la première grande manifestation de 2012 à laquelle participaient ICV et Union Démocratique, ces deux formations jouent désormais un rôle différent. ICV a renoncé à participer à la manifestation de 2013, elle a participé à celle de 2014, mais cette année elle a intégré la liste CSQP et ne participe pas à l'acte souverainiste. L’UDC, quant à elle, n’a plus rien à voir avec ces actes depuis 2013 et cette année elle a également cessé d'appartenir à la coalition de Convergencia i Union. C’est une raison de plus pour planifier leur premier jour de la campagne loin d'une nouvelle mobilisation citoyenne dans les rues de Barcelone. C’est le troisième rassemblement de masse organisé par l'ANC et l’Omnium Cultural. Ils espèrent que ce sera le dernier et définitif. Sans surprise, ils seront les premiers à entrer en campagne.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 17:54

http://www.legrandsoir.info/interventions-de-manolis-glezos-et-zoe-constantopoulou-a-salonique.html

Interventions de Manolis Glezos et de Zoé Konstantopoulou à Thessalonique

Mercredi 9 Septembre 2015

Conférence de presse de l’Unité Populaire à la foire internationale de Thessalonique

Intervention de Manolis Glezos :

« Ces élections sont déterminantes parce qu’elles donnent à la décision du peuple la possibilité de balayer tout ce régime pourri, tout ce régime oppresseur, tout ce régime de violence et de corruption et de jouer lui-même son rôle » a souligné Manolis Glezos.

« Si mon opinion a quelque valeur, ces élections ne sont pas importantes, mais elles sont déterminantes dans le destin de notre peuple pour plusieurs décennies. Je pense que notre histoire ne demande pas à chaque électeur ni de juger, ni de choisir, mais lui demande de décider. Que le peuple décide enfin de prendre en main son destin, le présent et le futur ».

Manolis Glezos a demandé au peuple « d’écouter l’histoire qui frappe à la porte et que tous ensemble nous allions la lui ouvrir. Il ne peut pas y avoir de spectateurs à ce combat, il ne peut pas y avoir d’indifférents, il faut que nous soyons tous au créneau, il faut que tous ensemble nous allions au combat, que nous ouvrions la porte à l’histoire, pour qu’entrent l’espoir, la vision et l’avenir qui nous appartiennent à nous, et non à quelqu’un d’autre ».

Il a enfin appelé ses anciens camarades à être en tête du combat, « j’appelle tous mes anciens camarades à se tenir, comme jadis, à nouveau en tête du combat pour la justice et la liberté, que tous ensemble nous proclamions en avant pour la Grèce, la justice et la liberté ».

Intervention de Zoé Konstantopoulou :

« L’Unité Populaire représente le premier sursaut dans la tempête du nouveau mémorandum, elle représente l’espoir sur lequel certains ont jeté de la terre pour l’enterrer et de la boue pour le recouvrir », a souligné Zoé Konstantopoulou.

« Non seulement cet espoir n’est pas mort, mais il couve dans le cœur du peuple et de la société et il s’enflammera bientôt. Nous avons le devoir de le garder vivant et de le transmettre aux nouvelles générations qui sont le plus les victimes des mémorandums. Dans les faits nous prouvons que la seule voie possible n’est pas la soumission, mais la lutte, la résistance populaire et le combat. Nous le prouvons par notre exemple et je pense que les vingt-cinq députés qui ont pris l’initiative de ne pas capituler pour constituer le noyau de la résistance et que Panaiotis Lafazanis qui a pris la responsabilité de ce noyau méritent notre respect et notre reconnaissance pour ce qui a manqué à ceux qui ont aussi vite oublié ce qu’ils avaient dit, il y a tout juste un an à Thessalonique. Je veux dire que, malgré les sondages, la détermination et la réponse de notre peuple à ces élections organisées sur ordre pour éliminer les forces de la gauche réellement radicale montreront que l’allié le plus fiable dans le combat contre l’assaut de la dictature des mémorandums est le peuple ».

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 17:37

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=14647

Les élus du parti démocratique des peuples (HDP) marchent vers la ville de Cizre soumise à un blocus

Communiqué du congrès national du Kurdistan (KNK)

Mercredi 9 Septembre 2015, une délégation du HDP comprenant le coprésident Selahattin Demirtas, deux ministres et plusieurs députés s’est mise en route pour Cizre, afin de soutenir la population de cette ville soumise à un blocus et placée sous le régime d’état d’urgence. Cependant, parti de Mardin, le convoi a été stoppé peu après par les forces de police agissant sur ordre du ministre turc de l’intérieur.

Passant outre l’interdiction d’avancer, le coprésident du HDP Selahattin Demirtas, a déclaré que la délégation continuerait sa route à pied. « Sur décision du premier ministre, nous sommes bloqués à quatre-vingt-dix kilomètres de Cizre et empêchés de quitter Mardin. Cependant, nous ne pouvons abandonner la population de Cizre à la mort. Ensemble avec les ministres et les députés, nous allons rejoindre Cizre à pied ».

Voilà plus de six jours que la ville de Cizre subit la répression des forces de sécurité turques.

Jusqu’à présent, huit civils ont été tués et de nombreux autres ont été blessés par des tireurs d’élite de la police embusqués sur les toits. Par peur d’être visés par les tireurs d’élite, les habitants n’osent pas quitter leurs maisons. Ceux qui sortent dehors, ne serait-ce que pour acheter du pain, sont tués ou blessés. Dans ce dernier cas, ils ne peuvent ni aller à l’hôpital, ni avoir le secours d’une ambulance.

Un homme âgé de quatre-vingt ans est mort, faute de secours médicaux. Par ailleurs, le corps d’une fillette de six ans tuée dans le quartier de Nur est conservé par ses parents dans un congélateur, faute de pouvoir l’enterrer. Un nombre incalculable de snipers sont embusqués sur les toits et continuent à terroriser les habitants, les empêchant de sortir dehors, d’emmener leurs blessés à l’hôpital et même d’enterrer leurs morts.

Du fait de la gravité et de l’urgence de la situation, une délégation du HDP a décidé d’entrer à Cizre, en solidarité avec les habitants de la ville assiégée, pour tenter de mettre fin au couvre-feu et à l’état d’urgence et pour enquêter et témoigner sur les atrocités commises à l’encontre des civils.

Etant donné le silence de la communauté international face au terrorisme des forces turques à l’égard des civils kurdes, il incombe aux forces démocratiques et à la population de soutenir la ville de Cizre et de répondre à ses besoins les plus urgents.

Nous appelons les médias internationaux à couvrir cette marche cruciale pour la paix. La distance de Mardin à Cizre est de quatre-vingt-dix-sept kilomètres, ce qui nécessite une marche d’environ vingt heures.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 20:56

http://www.cadtm.org/GRECE-Dechainement-sexiste-contre

Déchaînement sexiste contre les résistances aux mémorandums

Le cas de la présidente du parlement grec

Par Sonia Mitralias

Mardi 8 Septembre 2015

Dans les conditions de la crise paroxystique qui secoue la Grèce, nous assistons au déchaînement d’un sexisme extrêmement violent contre les femmes. Et en plus, ceci se passe sur la scène politique centrale au vu de tout le monde. Nous pensons que ce sexisme extrême et violent, qui est en train de prendre les dimensions d’une vraie épidémie, diffère sensiblement du vieux sexisme quotidien que nous avons connu durant un passé récent plus pacifique, avant la présente crise de la dette.

Figure emblématique et aussi principale victime de cette campagne, car il s’agit d’une vraie campagne sexiste ultra-violente, est la présidente du parlement grec Zoé Konstantopoulou.

Évidemment, ce n’est pas un hasard que cette campagne sexiste contre elle a redoublé de vulgarité et de violence depuis qu’elle a prise l’initiative de lancer la commission pour la vérité sur la dette publique grecque et de devenir la figure de proue de l’opposition intransigeante à la soumission du gouvernement d’Alexis Tsipras aux diktats des créditeurs de la Grèce.

Mais, voyons de plus près de quoi il s’agit. Jour après jour depuis au moins sept mois, toutes les déclarations de la présidente du parlement grec sont introduites dans pratiquement tous les grands médias du pays, journaux et chaines de télévision inclues, par les mots titres « nouveau délire hier de Zoé ». Cette monotonie des « délires de Zoé » est fréquemment interrompue par des titres gigantesques de la presse dite « populaire » du genre « l’homme de Zoé ne peut-t-il pas la museler » ou « Zoé est du domaine du psychiatre ». En pleine campagne électorale pour les élections du Dimanche 20 Septembre 2015, les principales chaines privées de télévision ont inventé une « rubrique » spéciale de leurs journaux télévisés qui, jour après jour, présentent ce qui circule dans les médias sociaux concernant Zoé Konstantopoulou. Évidemment, il s’agit toujours des caricatures, souvent obscènes, couplées d’images ou des dessins d’elle déformées à volonté, dont l’authenticité n’est, évidemment, pas du tout assurée.

Mais, il y a plus et pire que tout cela. Depuis de longs mois, même des députés n’hésitent pas à attaquer en public Zoé avec des phrases comme « orang-outan mal baisée », tandis que d’autres font appel à son mari, qui est capitaine de la marine marchande, pour « débarquer au plus vite pour la calmer ».

L’énumération de ces agressions verbales et sexistes dont est victime la présidente du parlement grec pourrait continuer encore pour longtemps, mais l’objectif de cet article est tout autre. En réalité, le cas de Zoe Konstantopoulou est important parce que emblématique de toute une offensive sexiste violente des divers pouvoirs, politiques, partidaires, médiatiques et mafieux, contre des femmes insoumises qui persistent à revendiquer leurs droits et les droits des opprimés.

C’est ainsi, qu’à partir du moment où Zoé Konstantopoulou s’est imposée comme figure de proue de l’opposition aux mémorandums qui ont ruiné la Grèce, elle fut dénigrée, vilipendée, humiliée, calomniée et, en somme, diabolisée par tous ceux qui se rangent derrière la troïka. Et les attaques contre elles sont si persistantes, organisées, coordonnées et systématiques qu’elles s’apparentent à une véritable stratégie de guerre dont l’objectif est son élimination politique de la scène publique.

Ce serait une erreur d’attribuer cet « extrême phénomène sexiste » à des comportements phallocratiques individuels dus au hasard ou à des mentalités anachroniques. Il s’agit d’une chasse contemporaine aux sorcières. C’est plutôt cela et non pas ce que prétendait la section de politique féministe du vieux Syriza quand elle publiait un communique titré « l’attaque sexiste contre Zoé Konstantopoulou renvoie à des stéréotypes anachroniques ».

Il s’agit d’une chasse contemporaine aux sorcières.

Mais, qu’est ce qui unit la chasse aux sorcières à l’aube du capitalisme avec l’actuel phénomène de sexisme violent, lequel pourrait très bien évoluer vers une chasse aux sorcières contemporaine ?

La chasse aux sorcières apparait en Europe entre la fin du quinzième siècle et le début du seizième siècle, quand le capitalisme fait son apparition. Elle se caractérise par la diabolisation systématique des femmes présentées comme sorcières à une période historique de crise, analogue à l’actuelle de l’explosion de la crise de la dette, marquée par des révoltes et des résistances qui voyaient les femmes être en première ligne.

Aujourd’hui comme alors, nous vivons au milieu d’une réorganisation des rapports de production et de reproduction aux dépens des femmes. C’est un fait totalement ignoré par ceux qui occupent les devants de la scène politique.

A l’époque de la chasse aux sorcières, les femmes avaient été exclues des métiers, de la connaissance et de la terre commune, elles ont été encloisonnées et enfermées dans la maison et la chambre à coucher. Aujourd’hui, elles sont chassées de la vie publique et sont poussées à assumer gratis à la maison plusieurs des services publics assumés auparavant par l’état providence liquidé par les politiques néo libérales d’austérité. Et les énormes sommes ainsi économisées vont évidemment au paiement de la dette publique.

Ce n’est pas un hasard si c’est à l’époque de la chasse aux sorcières que sont apparus les stéréotypes bien connus du genre « les femmes à la cuisine ». Des femmes qui n’avaient pas peur de dire en public ce qu’elles pensaient, qui avaient confiance en elles-mêmes, étaient condamnées et définies comme « des femmes colériques et agaçantes qui perturbaient la paix publique et aiguisaient les disputes publiques ». Le fait d’être une femme et de s’occuper des affaires publiques était considéré comme un crime et la coupable méritait le bûcher.

Si tout cela vous rappelle un peu la quotidienneté de notre époque austéritaire et autoritaire, vous ne vous trompez pas. Dans l’actuelle Grèce des ruines humaines et sociales, tous ceux qui défendent les bourreaux et leurs politiques inhumaines, médias, partis politiques néo libéraux, politiciens corrompus, centres des pouvoirs plus ou moins occultes, organisations patronales et même le crime organisé, utilisent à fond et comme jamais auparavant le sexisme le plus abject pour briser les femmes qui prennent la tête des luttes contre les politiques d’austérité ou le système de la dette et qui osent défendre les migrants, les réfugiés, la nature et les innombrables victimes des politiques barbares en application.

Ici, nous avons affaire à une stratégie semblable à celle utilisée par le crime organisé pour imposer sa « loi », la loi du maître et du maquereau, sur le système d’exploitation des esclaves du sexe, le sex-trafficking. Elle consiste à utiliser la peur, la violence, les tortures et même la mise à mort pour briser toute résistance, pour anéantir l’âme et l’esprit, la dignité et l’estime de soi-même pour discipliner le corps des femmes afin qu’elles se soumettent sans conditions pour être sacrifiées sur l’autel de la maximisation des profits du système prostitutionnel.

Ceci étant dit, on ne peut qu’être impressionné négativement par l’attitude d’une institution comme le secrétariat général pour l’égalité des genres du gouvernement d’Alexis Tsipras, supposé défendre toute femme victime d’attaques sexistes, qui est resté totalement impassible devant le véritable lynchage sexiste dont était victime la présidente du parlement grec. Cette impression négative devient encore plus grande quand on se souvient que la victime de ce lynchage était un personnage public de premier ordre et même une dirigeante du parti dont sont aussi membres la secrétaire générale pour l’égalité des genres et le premier ministre Alexis Tsipras. Mais les « surprises » édifiantes atteignent un summum quand on apprend que ce même secrétariat général s’est empressé de réagir et de condamner l’attaque sexiste d’un quotidien dont la victime était la roumaine Delia Velculescu qui représente le Fonds Monétaire International (FMI) et est à la tête de l’actuelle version de la troïka qui impose ses diktats a la Grèce.

On s’est arrêté un peu plus sur cette histoire parce qu’elle est emblématique de nos temps néo libéraux. Nous pensons que pour défendre effectivement nos droits en tant que genre, il nous faut faire renaître un courant féministe radical, qui émergera du combat des femmes contre la très dure réalité sociale de ce début du vingt et unième siècle, contre le système de la dette et les fondamentalismes patriarcaux de tout genre. Il faut faire renaître un courant féministe qui rompt avec le courant féministe identitaire qui s’intéresse uniquement aux politiques d’identité du genre et qui nie le rapport de la vie vécue par des millions de femmes en tant que genre avec la lutte de classes, ainsi qu’avec d’autres inégalités et discriminations.

Conclusion, le sexisme qui se déchaîne actuellement en Grèce est redoutable car c’est une arme qui sert à diviser les luttes et à anéantir les résistances de toutes et de tous. Elle ne concerne donc pas seulement les femmes, mais nous tous, bien au-delà des frontières grecques.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 20:08

http://www.vozpopuli.com/actualidad/67653-los-criticos-de-podemos-denuncian-una-purga-en-las-listas-para-las-generales

Les critiques de Podemos dénoncent une « purge » dans les listes pour les élections générales

Ils dénoncent « l’invalidation des cercles dans de nombreuses villes espagnoles » par l'exécutif de Pablo Iglesias.

Ils critiquent également les expulsions « massives » de ceux qui ne suivent pas la ligne officielle et se réclament de l'esprit du mouvement du 15 mai 2011.

Vendredi 4 Septembre 2015

La confection des listes de Podemos pour les prochaines élections générales arrive à sa fin. Le parti de Pablo Iglesias a annoncé à la fin du mois de juillet 2015 les résultats de ses élections primaires précipitées, déjà contestés par une grande partie de la formation. Mais maintenant, un mois plus tard, la commission électorale a décidé d'agir contre un groupe de candidats, annulant les votes reçus, dans un geste qui a suscité l'indignation de ce courant critique qui parle d'une « purge officielle ».

Appelant sa liste « Justice Sociale et Participation Citoyenne », la tête de la liste, Teresa Sainz, est arrivée en troisième position lors du vote qui a élu Pablo Iglesias comme candidat à la présidence du gouvernement. Cette plate-forme a reçu une communication de la commission électorale, présidée par l’ancien député européen Pablo Echenique, qui lui a notifié l'invalidation de la liste pour des « prétendus vices de forme », expliquent ceux qui sont touchés, à l’heure de la présentation de la garantie requise, dans ce cas, le cercle de Bilbao Sud. La commission électorale affirme que dix pour cent des candidats n’appartiennent pas à ce groupe, ce que « Justice Sociale et Participation Citoyenne » nie. « Il y a seulement vingt-six des quatre-vingt-onze candidats qui appartiennent à ce cercle », dit la commission électorale.

Ce courant critique, qui réunit des sympathisants de différents territoires comme Barcelone, Valence, Séville et Ferrol entre autres, fait valoir qu'un tel document a été « validé comme approprié par la même commission électorale le 8 juillet 2015 ». Ainsi, il ne comprend pas que la commission électorale invalide maintenant les candidats de « Justice Sociale et Participation Citoyenne » après avoir admis leur inscription et publié les résultats avec leurs noms.

En fait, Teresa Sainz et d'autres membres de sa liste, qui sont arrivés après les trois cent cinquante premiers élus, seraient candidats sur les listes à la chambre basse, malgré les sièges réservés aux alliances avec d'autres formations. « Y aurait-il maintenant trop de candidats avec les candidats d’Izquierda Unida et avec les candidats du mouvement social », demandent les représentants de ce secteur mécontent.

Par conséquent, « Justice Sociale et Participation Citoyenne » estime que « cette décision arbitraire, qui viole le principe le plus sacré du respect de la volonté populaire librement exprimée par la base de Podemos, est une purge officielle contre les critiques ». En ce sens, les critiques de ce courant contre la direction de Pablo Iglesias ne se limitent pas à la question formelle de la garantie annulée. Ils veulent aussi saisir cette occasion pour « dénoncer publiquement l’invalidation des cercles dans de nombreuses villes espagnoles et l’expulsion en masse des critiques qui ne suivent pas la ligne officielle et qui se réclament de l’esprit du mouvement du 15 mai 2011 ».

Ce courant critique dit que « la caste de Podemos a oublié ses origines citoyennes depuis qu’elle a décidé de trahir sa base.

Il ajoute « qu’il y a beaucoup de voix qui parlent ouvertement de la nécessité d'une éventuelle scission au sein de l'organisation ».

Le fait est que la commission électorale nommée pour l’organisation de ces élections primaires est composée de personnes liées à Pablo Iglesias malgré la présence de Pablo Echenique.

L’ancien député européen, qui ne partage pas le modèle approuvé pour ces élections primaires, avec une circonscription unique et une liste « plancha », a également refusé de faire partie de toute liste et a choisi de se concentrer sur son poste de secrétaire général d'Aragon. Plus précisément, des neuf listes qui ont participé aux élections primaires, les deux listes constituées par les fidèles de l'appareil, celle de Pablo Iglesias et celle des « Territorios Claro Que Podemos », ont pris les deux premières places, tandis que les sept autres listes, qui comprenaient toutes des membres critiques, y compris celle de Teresa Sainz, ont pris les sept dernières places.

Carlos del Río, de Podemos Ferrol, le leader d’une de ces listes, a dit aux secrétaires des conseils locaux et régionaux du parti que « s’ils avaient un peu de fierté et de dignité, ils devraient démissionner », selon le journal Faro de Vigo.

Le changement des critères de Pablo Iglesias

La direction de Podemos a fait ces dernières semaines un virage à cent quatre-vingt degrés dans sa politique d’alliance. Alors que le parti de Pablo Iglesias est parti en vacances avec des listes au congrès pratiquement terminées, à l’exception des places réservées aux « individualités » dans les territoires qu'ils appellent « nationalités », la Catalogne, la communauté de Valence, la Galice et les Îles Baléares, maintenant le député européen tend la main à plusieurs compagnons de route. Pablo Iglesias a déclaré Jeudi 3 Septembre 2015 à Cadena Ser que Podemos pourrait converger avec « des militants de certains partis, y compris Izquierda Unida » dans d'autres régions comme l'Andalousie, Madrid et Aragon. Sont-elles aussi des « nationalités » ? Il faut des enquêtes urgentes.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 18:57

http://www.unitepopulaire-fr.org/2015/09/09/appel-de-lunite-populaire-section-de-paris

Appel de la section de Paris de l’Unité Populaire

Par Vangelis Goulas

Mercredi 9 Septembre 2015

La signature d’un nouveau mémorandum, par un gouvernement pourtant élu pour l’abolition des deux précédents, constitue une catastrophe pour le peuple grec et la démocratie. Le nouvel accord apportera plus d’austérité, davantage de restrictions, en matière de droits des citoyens, ainsi que la prolongation indéterminée du statut de surveillance du pays. Le nouveau mémorandum annule radicalement le mandat du peuple grec qui, par son vote non au référendum du Dimanche 5 Juillet 2015, avait refusé l’ensemble des dictats néo libéraux de pauvreté et de dépendance néo coloniale.

Durant les cinq dernières années, le peuple grec s’est opposé, de diverses manières, aux chantages et à la peur en exigeant une Grèce indépendante, juste, reconstruite, démocratique et souveraine. Les politiques mémorandaires doivent butter contre une résistance la plus large possible d’une société solidaire et résolue. En ce moment nous devons poursuivre la voie du vote non au référendum, celle du non aux diktats jusqu’à leur abolition par un programme alternatif d’avenir et pour une Grèce démocratique et de justice sociale.

Le gouvernement de Syriza a fait le choix, avec l’accord des instances supranationales de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI), de démissionner et de proclamer des élections express. Son objectif est de « légaliser » formellement, auprès de la conscience du peuple grec, la signature du troisième mémorandum.

Malheureusement, l’équipe dirigeante du gouvernement de Syriza a cherché à arracher l’approbation et la soumission de la population avant qu’elle ne saisisse le recul politique néfaste qui l’éloigne de ses engagements programmatiques et éthiques et notamment l’exigence primordiale d’un audit d’une dette insoutenable et odieuse. Toutes les forces opposées aux diktats socio-économiques et en particulier les forces de la gauche ont le devoir d’empêcher cette perspective. Notre lutte contre l’application du troisième mémorandum commence maintenant par la mobilisation du peuple dans chaque coin du pays.

La mobilisation unitaire et populaire immédiate, à tous les niveaux et dans tous les espaces sociaux, est indispensable afin de convaincre et vaincre. L’initiative de la constitution de l’Unité Populaire veut contribuer à la création d’un front politique moteur de rassemblement de très larges forces anti mémorandaires radicales de gauche, démocratiques et patriotiques.

L’Unité Populaire, front pluriel en formation, assure la préservation de l’autonomie politique et organisationnelle de ses composantes. Elle accorde une importance particulière à la participation en son sein de collectivités de la gauche radicale ayant de riches expériences de luttes. Elle appelle ces collectivités à avancer ensemble politiquement et électoralement pour que prennent corps les aspirations de milliers de militants et citoyens visant l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, la justice et le progrès social.

Les objectifs de l’Unité Populaire sont l’abolition des mémorandums et de l’austérité, l’annulation de la plus grande partie de la dette, la nationalisation et le contrôle social des banques et l’animation et la restructuration productive et culturelle du pays par l’application d’un programme de transition avec comme horizon le socialisme.

La mise en œuvre des objectifs immédiats et à long terme de l’Unité Populaire est en divergence avec les politiques avancées par les élites de la zone euro et de l’Union Européenne. L’Unité Populaire vise la déconnexion du pays du joug de la zone euro et le combat contre les choix politiques néo libéraux de l’Union Européenne.

La lutte du peuple grec et celle des forces et peuples qui lui sont solidaires peuvent devenir un phare d’espoir pour les peuples d’Europe et du monde entier, en assurant par ses prises de conscience et sa ferme résistance des sympathies, des appuis et des alliances précieuses. La voie alternative que nous proposons privera la Grèce uniquement de ses chaines, qui l’immobilisent dans le rôle humiliant d’un « lotissement » euro atlantique.

L’alternative libérera les capacités nationales et développera des relations mutuellement avantageuses avec tous les pays qui respecteront la souveraineté de la Grèce et ses efforts pour nouer des relations amicales avec tous les peuples sans exception ni restriction.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 18:38

http://www.zamanfrance.fr/article/turquie-siege-dun-parti-prokurde-attaque-a-ankara-17501.html

Le siège d’un parti pro kurde attaqué à Ankara (Reuters)

Des manifestants se sont attaqués Mardi 8 Septembre 2015 au siège du parti démocratique des peuples (HDP) à Ankara, a fait savoir le mouvement pro kurde.

La foule a brisé les vitres du bâtiment, a précisé un membre du parti. Aucun représentant des forces de l'ordre n'a pu être contacté.

Le premier ministre Ahmet Davutoglu a dénoncé dans la soirée les attaques contre la presse, les partis politiques et les biens publics et a appelé au calme.

« Il est inacceptable d'endommager des locaux de la presse, des bâtiments de partis politiques ou la propriété de citoyens civils », écrit-il sur son compte twitter. « J'invite tous mes compatriotes au calme et à avoir confiance dans l’état », ajoute-t-il.

Les séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) multiplient les actes de guérilla depuis le début en juillet 2015 de la « guerre synchronisée » menée par l'armée turque, ce qui attise la colère des nationalistes à l'égard de la minorité.

Cette guerre est censée viser à la fois les djihadistes de l'Etat Islamique, jugés responsables d'un attentat suicide commis à Suruç, dans le sud-est de la Turquie, et les combattants kurdes, qui avaient réagi à l'attentat en s'en prenant à des membres des forces de l'ordre accusées d'inertie, voire de collusion.

L'offensive de l'armée turque, qui a fait au moins deux mille morts parmi les séparatistes et une centaine dans les rangs des forces turques, a fait voler en éclats le cessez-le-feu en vigueur depuis 2012.

Le parti pro kurde HDP avait réussi lors des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 à franchir pour la première fois de son histoire le seuil des dix pour cent des suffrages et ainsi avoir le droit de disposer de représentants au parlement.

Lors de ce scrutin, le parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a perdu la majorité absolue dont il disposait depuis 2002.

Ahmet Davutoglu a tenté en vain de former une coalition avec certaines formations de l'opposition et devant son échec le président turc Recep Tayyip Erdogan a convoqué des élections anticipées pour le Dimanche Premier Novembre 2015.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 20:05

http://www.eldiario.es/politica/Podemos-Miguel-Urban-territorios-IU_0_427307613.html

La critique de Miguel Urbán pour refaire les élections primaires dans les territoires où il y a des convergences avec Izquierda Unida et d'autres

Il dit que la convergence ne peut pas venir de la « répartition des postes dans les bureaux », mais « d’un processus d'unité populaire par en bas »

Vendredi 4 Septembre 2015

Le député européen de Podemos Miguel Urban, l'un des représentants du courant critique de la formation, demande de faire de nouveaux processus d’élections primaires ouvertes pour confirmer les listes définitives de Podemos pour les élections générales dans les territoires dans lesquels se construisent finalement des candidatures de convergence avec d'autres acteurs politiques ou secteurs de la société civile.

« Je pense que les conseils régionaux sont responsables et participent à l’intégration des méthodes nécessaires pour que les listes soient les plus proches et les plus représentatives de la volonté populaire, mais nous avons encore des décisions à prendre », a-t-il dit dans des déclarations à Europa Press.

Selon Miguel Urban, certaines directions régionales du parti ont déjà évoqué la possibilité dans leur territoire de réaliser « un processus d’élections primaires participatif et ouvert, déterminé à partir d’en bas et réalisé par ceux d'en bas », pour configurer les candidatures en cas d’alliances.

Il estime que, bien que « la méthode choisie » ne soit pas toujours claire, le meilleur moyen est l’organisation d’élections primaires, car c’est le « processus qui fonctionne le mieux à Podemos ». En tout cas, il insiste sur le fait que ce sont les conseils régionaux qui doivent décider de l’organisation de ces candidatures.

La direction réserve des places sur les listes

Podemos n’a pas encore finalisé la méthode pour inclure de nouveaux candidats issus des processus de convergence, a expliqué la direction au mois de juillet 2015, l'idée est d'occuper des places préalablement réservées, à condition qu'ils aient été nommés par leurs formations et mouvements respectifs dans des élections primaires ouvertes. Toutefois, elle ne prévoyait pas la possibilité que les candidats élus dans les élections primaires organisées par Podemos au mois de juillet 2015 participent à de nouveaux processus.

À cet égard, Miguel Urban avertit que la convergence devrait être le résultat d'un « processus d’unité populaire par en bas, ou ce ne sera pas un vrai processus. Nous ne pouvons pas organiser une répartition des sièges dans les bureaux. Nous avons toujours soutenu que l'unité populaire devrait être plus que l'unité de la gauche, donc nous avons besoin d’un processus réellement participatif, large et à partir d’en bas au-dessus du front de la soupe des sigles », dit-il.

« L’essence de Podemos est que les gens n’aient pas de faux espoirs et qu’ils participent à l’élaboration du projet. Les circonstances ont changé et nous savons, comme nous l'avons défendu plus de cinq cent fois dans le manifeste « Podemos et participation », que nous ne voulons pas une liste qui additionne, mais qui incite les gens à s’organiser, à s’impliquer et à décider », a-t-il dit, se référant aux critiques qui ont rejeté les règlements et le calendrier des élections primaires approuvé par la direction.

La secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodriguez, une autre des principales voix critiques à l’intérieur du parti, s’est prononcée dans le même sens, Jeudi 3 Septembre 2015.

Elle a confirmé qu’il y a des discussions dans certains territoires d’Andalousie pour la configuration des listes entre son parti et d’autres « initiatives citoyennes », précisant qu’elles ne sont pas le résultat d'un accord entre les directions de Podemos et d’Izquierda Unida mais qu’elles sont élaborées « à partir de la base ».

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