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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:34

DEGENERESCENCE LAMBERTISTE

Par Robert Duguet

François de Massot écrivait récemment un message contre la participation de Daniel Shapira à une réunion publique du Club Politique Bastille relative à la crise du Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Le texte de François de Massot est proprement consternant.

Du temps des procès de Moscou, les accusés, qui avaient été torturés ou tourmentés par les mauvais traitements durant des mois, finissaient par avouer qu’ils étaient des agents de la gestapo et du mikado. Mais là, il n’y a eu ni supplice de la baignoire, ni autres tortures, et voilà un militant qui vient d’être mis à la porte de son parti, qui est traité de « renégat, d’agent du corporatisme et ennemi des organisations de la classe et de la quatrième internationale » et qui vient frapper à la porte, le visage couvert des cendres de la repentance en disant en substance ceci, camarades, ne déconnez pas, nous sommes d’accord sur l’essentiel, réglons nos affaires en famille et surtout stigmatisons tous ceux qui osent toucher au saint sacrement, à savoir le rôle joué par Pierre Lambert dans l’histoire de la quatrième internationale, « dégénérescence lambertiste, une bien petite personne que ce Lambert », Charles Berg se trouvant cloué au pilori comme le grand satan du lambertisme.

C'est consternant. Quand on connait l’histoire et les écrits de François de Massot, comment un intellectuel marxiste peut parvenir à un tel degré de reniement de sa propre liberté de conscience. Remarquons que, par les temps qui courent, plus rien ne m’étonne. Je ne sais pas si, dans le groupe de Daniel Glückstein, ils sont tous du même tonneau. Sur la photographie du meeting tenu dernièrement par le POI démocratique, il y a tout de même pas mal de jeunes gens. J’espère que, lorsqu’ils respireront à l’air libre, la conscience l’emportera et qu’ils sauront retrouver la pensée et l’héritage de Léon Trotsky et de Rosa Luxembourg.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:20

http://www.liberation.fr/france/2015/12/03/manif-interdite-huit-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-jet-de-canette_1418118

Huit mois de prison avec sursis pour un jet de canette

Des « poursuites politiques », mais des jugements qui, eux, ne l’ont pas été. C’est le bilan dressé par Alice Becker, avocate d’un des manifestants de la place de la République qui sont passés en comparution immédiate, Mercredi 2 Décembre 2015, devant le tribunal correctionnel de Paris. Son client, Isais, un espagnol de vingt huit ans, a écopé de quatre mois d’emprisonnement avec sursis, un autre, Léo, de huit mois avec sursis. La veille, les deux autres dossiers s’étaient soldés par une sanction de trois mois ferme, sans mandat de dépôt, ce qui rend la peine aménageable, et mille euros d’amende. Pour l’instant, personne n’ira donc en prison pour avoir participé au rassemblement interdit du Dimanche 29 Novembre 2015, marqué par des affrontements avec la police et des interpellations massives.

Isais, sans emploi, vit dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale à Paris.

Dimanche 29 Novembre 2015, il est venu en toute connaissance de cause, pour « défendre la liberté de manifester ». Devant le tribunal, il dit ne pas avoir entendu l’ordre de dispersion. « Est-ce que ce monsieur a des problèmes d’audition », demande le juge. « Il y avait de la musique et des grenades lacrymogènes, je n’ai rien vu ni entendu ». Quant aux violences dont on l’accuse, il assure qu’elles sont involontaires, « nous formions une chaîne humaine. Quand le policier a voulu m’attraper, les soutiens m’ont tiré en arrière, ce qui m’a fait lever la jambe ». La version est différente du côté de l’avocate de la victime, « il s’est agrippé au gilet tactique du policier, jusqu’à le déchirer, et lui a donné des coups de pied dans les jambes et les cuisses, sans toutefois le blesser ».

Le procureur requiert six mois de prison, dont cinq mois avec sursis.

Un peu plus tôt, dans une autre salle du tribunal, le parquet s’était affiché bien plus remonté à l’encontre de Léo, dix neuf ans, venu de Bourges pour manifester dans la capitale, Dimanche 29 Novembre 2015. Le jeune homme, dreadlocks rousses et sweat à capuche noir, vit de petits boulots. Il a souffert de troubles psychiatriques dans sa jeunesse et à un casier vierge. On lui reproche d’avoir jeté une canette de soda sur des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS). « Un trouble à l’ordre public majeur », tranche la procureure, qui demande six mois de prison, dont quatre avec sursis, et le mandat de dépôt. L’avocat s’emporte, « la loi n’autorise pas à bâcler les procédures. Nous ne savons même pas si la canette a touché quelqu’un », bilan, huit mois de prison avec sursis.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:47

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article15755

Syriza se vautre dans la collaboration avec l’état de l’apartheid

Par Asa Winstanley

Mardi Premier Décembre 2015

La direction de Syriza a vendu tous ses principes, appliquant la même austérité que celle à laquelle il disait s’opposer, même après un vote non massif lors du référendum de cet été sur un nouveau plan de sauvetage assorti de conditions d’austérité encore plus sévères.

Cela a conduit au départ du Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des finances, et à un exercice de grand écart qui a poussé de nombreux militants et responsables à démissionner pour former un parti dissident. Alexis Tsipras a réussi à revenir au pouvoir lors de nouvelles élections, quoique sur un mandat plus réduit.

Comme je l’ai écrit auparavant, une fois au pouvoir, le gouvernement dirigé par Syriza est revenu également sur d’autres promesses, comme celles qui concernant sa politique étrangère autrefois antimilitariste.

Les manifestes électoraux incluaient une promesse « d’abolition de la coopération militaire avec Israël ». Mais une fois au pouvoir, le gouvernement dirigé par Syriza, a en réalité continué les exercices militaires conjoints avec Israël, initiés sous le gouvernement conservateur en 2009.

Lors d’une visite en Israël en juillet 2015, le ministre des affaires étrangères Nikos Kotzias a même déclaré que les grecs devaient « apprendre à aimer Israël » et il a honteusement qualifié Israël de cadre d’une « ligne de la stabilité » dans la région, quelque chose qui sonner étrangement aux oreilles des amis et parents de ces cinq cent cinquante et un enfants palestiniens assassinés par Israël pendant sa guerre de l’été 2014 contre la population civile dans la bande de Gaza.

Par rapport à la ligne plus décente qui précédait, c’était une brutale reculade de la part du gouvernement dirigé par Syriza, en même temps que celui-ci renversait les principes fondamentaux de sa politique économique intérieure.

Mais Syriza comme prétendu mouvement de gauche, a voulu maintenir une certaine distance par rapport aux contacts entretenus par son gouvernement avec Israël, pour preuve, le ministre de la défense Panos Kammenos fait partie des grecs indépendants, un partenaire de droite de la coalition au pouvoir, et le ministre des affaires étrangères Nikos Kotzias a un statut d’indépendant.

Du moins cette distance a-t-elle été maintenue jusqu’à cette semaine. A compter d’aujourd’hui, il n’y a plus de faux semblants de Syriza par rapport à Israël.

Le premier ministre Alexis Tsipras a rendu sa première visite en Israël cette semaine. Et elle constitue bien plus que ce que certains veulent présenter comme un contact diplomatique obligé, ce avec quoi je suis en désaccord, personnellement. Alexis Tsipras est allé discuter du renforcement des liens économiques avec Israël, avec entre autres sujets l’exportation vers l’Europe du gaz naturel récemment découvert en mer.

Alexis Tsipras a également renforcé la mythologie sioniste en affirmant que « nos peuples sont très anciens ». En réalité, Israël a été fondé seulement en 1948, sur les fosses communes des palestiniens tués durant le nettoyage ethnique sioniste des habitants indigènes de la Palestine, la nakba, ou « catastrophe ».

Israël est, en substance, une construction coloniale européenne qui prétend se fonder sur des histoires bibliques qui sont autant de mythes fondateurs de son état illégitime.

Alexis Tsipras a rencontré Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien accusé de crimes de guerre, lors d’une conférence de presse pleine de bonne humeur durant laquelle les deux protagonistes ont vomi des histoires « d’affinité naturelle entre les israéliens et les grecs ».

Le plus dégoutant a sans doute été de voir Alexis Tsipras aller jusqu’à ramper devant Israël, se compromettant au-delà de n’importe quel autre dirigeant européen, en reconnaissant l’annexion illégale de Jérusalem en 1967, officialisée ensuite en 1980. Alexis Tsipras a signé le livre d’or du président israélien Reuben Rivlin en déclarant que c’était un « grand honneur d’être dans votre capitale historique ».

En fait, l’annexion de Jérusalem est illégale en vertu du droit international, et aucun état au monde ne reconnaît sa légitimité. Les états qui disposent de relations diplomatiques avec Israël maintiennent leur ambassade à Tel-Aviv, et non pas Jérusalem, pour attester de ce fait.

Qu’Alexis Tsipras soit allé au-delà à cet égard est honteux. Les diplomates israéliens ont été prompts à s’en réjouir, l’un d’entre eux qualifiant le geste de « sans précédent, surtout pour un dirigeant européen ».

Compte tenu de tout ce qui est arrivé en Grèce, cela ne devrait peut-être pas surprendre. Mais cela est malgré tout décevant pour tous ceux en Grèce et en Europe qui avaient eu même un tout petit degré d’espoir qu’Alexis Tsipras et son parti apporteraient quelque chose de nouveau et d’authentique dans le monde des politiciens et des parlements.

L’ensemble de cette triste histoire a valeur d’avertissement pour tous ceux d’entre nous, y compris moi-même, qui ont investi un certain degré d’espoir dans Jeremy Corbyn et son parti travailliste récemment revitalisé. Les situations en Grande-Bretagne et en Grèce sont très différentes à bien des égards, et le parti travailliste n’est certainement pas un nouveau parti comme Syriza.

Néanmoins, sont mises en évidence des questions et des contradictions fondamentales relatives à l’influence que les mouvements populaires peuvent avoir sur des gouvernements et des partis politiques traditionnels. Quand des politiciens et des dirigeants non élus, comme les dirigeants de l’Union Européenne et du Fonds Monétaire International (FMI), s’activent à renverser la volonté démocratique clairement exprimée par le peuple, il n’est pas étonnant que les gens deviennent fondamentalement sceptiques sur leurs gouvernements et les états.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:12

https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/301115/provocations-et-menaces-d-extreme-droite

Provocations et menaces d’extrême droite

Par Vincent Présumey

Lundi 30 Novembre 2015

Samedi 14 Novembre 2015, au lendemain des crimes de masse commis par l’organisation fasciste Etat Islamique à Paris, alors que « l’état d’urgence » avait été proclamé par le président de la république, une manifestation d’extrême-droite était pourtant autorisée à Pontivy, petite ville du centre de la Bretagne. Des « identitaires bretons » appelaient à chasser les migrants et les réfugiés. Selon le témoignage d’une commerçante largement répercuté par la presse locale et nationale, « un monsieur d'origine maghrébine a été pris par le col. Six personnes l'ont mis à terre. C'était un défoulement sur lui. C'était déchirant, nous ne pouvions pas lui porter assistance. Plus loin, c'était exactement pareil. C'était de la violence et de la haine. Nous voyions que nous étions cernés dans la rue principale. Tous les magasins se sont fermés au fur et à mesure. Nous avions l'impression que nous étions en état de siège. C'était terrible. C’est de la haine. Il y avait des jeunes mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie qu’ils n’avaient rien à faire ici et qu’ils allaient les tuer ».

Quelques semaines auparavant c’est une provocation visant à créer une situation analogue qui était mise en route dans une petite ville du centre du département de l’Allier, Varennes-sur-Allier. Le rôle des « identitaires bretons » était tenu ici par un groupe dénommé Riposte Laïque qui a envoyé deux émissaires distribuer sur le marché un tract dont voici un extrait parlant, « que va-t-il se passer, lorsqu’ils erreront dans les rues de votre ville et qu’ils croiseront des femmes et des fillettes ». L’article de présentation de ce tract sur leur site, signé Christine Tasin, s’adressait aux habitants des « villes et villages touchés par la gangrène migratoire ». Le site en question était particulièrement remonté contre le maire divers droite de Varennes sur Allier qui avait avec bon sens expliqué à la presse locale que l’installation provisoire de réfugiés à Varennes sur Allier ne posait pas de problèmes de sécurité, nous pouvons penser que le but de Riposte Laïque était justement de créer de tels problèmes.

Sans doute le fait que cette installation de personnes, en majorité des jeunes hommes sud-soudanais et érythréens ayant bravé maints périls pour arriver jusque là, évacués d’un ancien lycée squatté à Paris, s’effectue au cœur de la province rurale, dans une ville sinistrée en matière d’emploi, précisément par la fermeture récente de la base militaire ayant ainsi « libéré » les locaux utilisés pour ce logement provisoire de demandeurs d’asile éventuels, était-il interprété par ce groupe comme le contexte idéal pour tenter une provocation.

Mardi 27 Octobre 2015, il diffusait un appel à manifester devant la mairie de Varennes sur Allier Samedi 31 Octobre 2015 à 12 heures 30, pour dire « stop à l’invasion migratoire dans l’Allier ». La demande de manifester était faite localement par la responsable départementale, à cette date, du Front National. Mais deux jours après le Front National retirait son appel et Riposte Laïque débordait de rage pour déplorer cette reculade, prétendant que « les habitants de Varennes sur Allier et de la région » auraient bien voulu manifester, mais qu’ils avaient eu peur. Les faits démontraient au contraire que localement, tout dépendait non des « habitants » mais du Front National, qui avait donc dans un premier temps pris le train lancé par Riposte laïque puis dans un second temps retiré ses billes.

Que s’était-il passé ?

Au niveau départemental, à l’initiative de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l’ensemble des organisations politiques de gauche, Parti Socialiste, Parti Communiste Français (PCF), Europe Ecologie Les Verts (EELV), Ensemble, Parti de Gauche et Alternative Libertaire, démocratiques ou laïques, et la totalité du mouvement syndical, les unions départementales de la Confédération Générale du Travail (CGT), de la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT), de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), de la FSU et de l’Union Syndicale Solidaire (USS), et les unions locales de la CGT Force Ouvrière dont celle de Varennes sur Allier, avaient rapidement pris position contre la prose raciste de Riposte Laïque » puis, apprenant l’appel à manifester, avaient largement réagi en appelant à leur tour à manifester le même jour, à 10 heures 30.

Par ailleurs, Jeudi 29 Octobre 2015, l’avocat de Riposte Laïque tirait sur le bâtonnier de Melun puis mettait fin à ses jours et était, en termes dithyrambiques, présenté comme un héros, victime du cruel bâtonnier, par leur site.

Cette conjonction a très vraisemblablement inquiété les dirigeants du Front National et conduit à un virage sur l’aile, passant de l’organisation d’une provocation raciste à sa dénonciation. Ce fut là le catalyseur d’un conflit interne sévère dans le Front National de l’Allier, avec démission, Vendredi 30 Octobre 2015, de sa responsable départementale, puis liquidation de ses candidats aux élections régionales menés jusque là par un membre du groupe Souveraineté Indépendance Et Liberté (SIEL), groupuscule associé au Front National dans le Rassemblement Bleu Marine (RBM), lequel faisait reproche au nouveau tête de liste parachuté d’avoir des liens avec la distribution du tract raciste de Riposte Laïque, on notera par ailleurs que Riposte Laïque relaie souvent les documents du SIEL.

De sorte que la seule manifestation, Samedi 31 Octobre 2015 fut celle en défense « des libertés démocratiques, du droit d’asile et de la laïcité et contre le racisme », avec environ deux cent cinquante participants, la présence d’habitants de Varennes sur Allier avec une banderole associative, ainsi que d’enseignants du collège, et un forum-débat de facto tenu pendant deux heures, où la démocratie fut imposée à l’encontre d’un petit groupe qui voulait interdire le Parti Socialiste de parole, lequel Parti Socialiste a à la fois pu s’exprimer et entendre les critiques visant la politique du gouvernement.

La FSU départementale et son secrétaire départemental, auteur de ces lignes, a contribué à cette réussite et a été mis en avant par la presse et les médias locaux :

Le petit discours mis en ligne dans le site ci-dessus a manifestement mis en transe, en épectase et en pamoison, la gent de Riposte Laïque. Dimanche Premier Novembre 2015, sous la signature de Paul le Poulpe, un article m’était consacré, titré « Varennes sur Allier, qui est le dégénéré Vincent Présumey, l’organisateur de la manifestation des collaborateurs ».

Petit bréviaire, « le grand prêtre rassemblant ses ouailles dites antifascistes, il ne doit pas beaucoup bosser devant des élèves, ce blaireau, ce dégénéré, ce bouffi et ce zèbre, obligé d’instrumentaliser, de manière crapuleuse, le suicide de notre avocat, prétendu syndicaliste, homme de gauche qui a sauvé le métissage, ce crétin, ce gros plein de soupe planqué dans l’Allier qui vit grassement des prébendes d’une bourgeoisie qu’il prétend combattre, ce malheureux qui n’a jamais été enfant, à vingt cinq ans il avait peine à se traîner, dégénéré est le mot qui convient parfaitement pour qualifier ce mongol qui ose imposer à un peuple affaibli par l’offensive du capitalisme une population musulmane de substitution », j’en passe et des meilleures, si ce n’est celle-ci, que le plumitif poulpeux doit juger sublime, puisqu’elle vise un « trotskyste », « stalinien ».

Ainsi donc, dépité de ne pas avoir pu monter la provocation envisagée à Varennes sur Allier, Riposte Laïque tentait de compenser par un dégoulinement de haine, sur un individu, un militant et un syndicaliste, désigné comme cible.

Manifestement, ce qui reste d’un intellectuel dans l’auteur de l’article n’a rien compris à ce qu’il a vu dans la vidéo, qui n’était pas une petite démonstration « d’antifascistes » comme il les désire mais une manifestation unitaire des forces locales, et il s’est empressé de combler ce vide par l’accumulation de ses poncifs à lui, tous les camarades et amis qui me connaissent ne pourront que rire de me voir qualifier d’islamo-gauchiste, de la tentative pathétique de résumer mes activités politiques, qui me fait terminer au Parti Socialiste, ou encore de l’affirmation burlesque selon laquelle j’aurai « défendu bec et ongle les réformes pédagogiques de Philippe Meirieux. Paul le Poulpe a le tournis.

Ce désarroi s’exprime aussi dans les commentaires des forums de ce site, plusieurs intervenants ayant manifestement été interloqués par mes menaçants « moulinets de bras » et m’ayant vu dans un jogging moulant, s’interrogeant sur ce qui se trouve dedans. Ce dernier point doit attirer notre attention sur ce qui préoccupe réellement Riposte Laïque, nous sommes dans le sexualo-racial, voire dans l’intestinal, et le reste, les grands mots pour montrer qu’on a de la « culture » voire des us et habitus hérités de la vieille gauche, n’est plus que la couverture de cette décadence intellectuelle, morale et politique dont Riposte Laïque offre le tableau pour ainsi dire clinique et mérite, à ce titre, de rester visible, à titre de mise au pilori.

Enfin, Paul le Poulpe conclut sa prose en appelant à « sortir les fourches pour faire courir Vincent Présumey ». Il écrit que je vis dans un « quartier fort coquet de Moulins juste au bord de l’Allier », manière de dire qu’il sait où j’habite.

Danielle Moulins, une autre signature fréquente sur ce site, intervient dans le forum qui suit l’article pour inviter ses lecteurs à trouver mon adresse dans l’annuaire afin de m’adresser « une lettre d’amour ». A la suite de ce commentaire un autre ajoute, « cela mériterait la potence, des types comme cela ».

Les choses sont claires, il s’agit bien pour les fascistes de désigner une cible. C’est ce caractère menaçant que l’on ne saurait tolérer et qui m’a conduit à déposer une main courante sans délai, puis à porter plainte, avec le soutien de mon syndicat et des militants de toutes tendances ayant pris part à l’action de Varennes sur Allier du Samedi 31 Octobre 2015.

En complément, un article a ensuite visé, en termes moins violents mais tout aussi menaçants sur le fond et tout aussi idiots, la responsable départementale du Réseau Education Sans Frontière (RESF), Mireille Pasquel, suivi d’un nouvel article, interminable, de Paul le Poulpe à mon sujet, en fait une assez pitoyable réaction à l’information selon laquelle j’avais déposé une main courante, « ridiculisé par Riposte Laïque, Vincent Présumey va pleurer chez les flics ».

Une fois de plus ce malheureux, tout en se voulant subtil, manifeste son incompréhension, un « gauchiste » conforme à ses poncifs, cela ne doit surtout pas s’appuyer sur les acquis démocratiques et républicains de l’état de droit pour imposer la protection des libertés publiques et individuelles. On se demande d’ailleurs bien, pour parler un instant comme lui, qui fait la « chochotte », car il s’inquiète d’avoir droit au « front unique ouvrier », manifestement le malheureux poulpe a entendu ces mots dans une vie antérieure et ne s’en est pas vraiment remis, pour défendre l’honneur bafoué du syndicaliste Vincent Présumey ». Pauvre Paul le Poulpe, le front unique ouvrier a déjà été réalisé, à Varennes sur Allier Samedi 31 Octobre 2015, pour interdire votre tentative de provocation, et mon honneur n’est en rien concerné, ni effleuré de prés ou de loin dans cette affaire, car ce dont il s’agit, c’est uniquement de vous interdire de désigner des militants comme cibles d’agressions, quels qu’ils soient.

Pauvre Paul le Poulpe encore, qu’il est bon une dernière fois de citer lorsqu’il parle de lui-même, « nous avons le panache de Cyrano, ils sont les descendants de Beria ». Mais vos mots clefs, ceux qui dénotent votre psyché, ne sont pas « trotskyste ou stalinien », mais bien « gros, dégénéré ou mongol ».

La rubrique Allier a encore continué à Riposte Laïque. Alexis Mayet, l’un des intervenants du rassemblement du Samedi 31 Octobre 2015, militant d’Ensemble, syndicaliste étudiant, et étudiant en droit, ce qui, pour le pauvre Paul le Poulpe, qui connaît mal semble-t-il notre jeunesse, semble signifier qu’on appartient à la grande bourgeoisie, et conseiller municipal, ce que le pauvre Paul le Poulpe ignore, fantasmant seulement qu’il a été « au conseil municipal des enfants », confirmons à Paul le Poulpe qu’il y a bien eu des élections municipales en France en 2014, de Saint-Germain-des-Fossés, est ciblé à son tour, Jeudi 5 Novembre 2015. Vincent Présumey, Mireille Pasquel et Alexis Mayet, le trio ciblé est, il est vrai, et nous en sommes fiers, assez représentatif de ce Bourbonnais ouvrier, enseignant et paysan qui suscite tant la haine que l’incompréhension manifeste du pauvre Paul le Poulpe. De temps à autre, un article « Allier » revient encore, il y a là une digestion qui ne passe pas.

Les conditions politiques ont brutalement changé dans la soirée et la nuit du Vendredi 13 Novembre 2015. Le type de provocation qui avait échoué à Varennes sur Allier a, dés le lendemain, opéré à Pontivy. L’expérience de ce qui s’est passé dans l’Allier dans les semaines précédentes revêt plus d’importance encore dans cette situation, car elle montre bien que c’est par le rassemblement et la confrontation des idées et des orientations au grand jour, impliquant la liberté de manifester, de s’organiser et d’agir, et pas autrement, que l’on peut combattre le fascisme, celui de l’Etat Islamique comme tout autre qu’il se prétende « national » ou même « laïc ».

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:13

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-les-liaisons-radicales-de-jawad-le-logeur-de-saint-denis-03-12-2015-5335599.php

Les liaisons radicales de Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis

Jawad Bendaoud, logeur des terroristes à Saint-Denis et unique mis en examen dans l'enquête française sur les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015, avait noué en prison des liens avec des islamistes radicaux.

Jeudi 3 Décembre 2015

Il n'a peut-être pas encore livré tous ses secrets. Jawad Bendaoud, le logeur d'Abdelhamid Abaaoud, reste à ce jour le seul mis en examen en France dans l'enquête sur les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015.

S'il est un délinquant notoire, celui qui a prêté l'appartement « conspiratif » pour « rendre service » ne faisait pas l'objet d'une surveillance particulière pour d'éventuelles sympathies jihadistes. Pourtant, selon nos informations, son incarcération passée a révélé des fréquentations avec au moins trois détenus considérés comme islamistes radicaux, dont un terroriste condamné en 2008 à neuf ans de prison pour un projet d'attentat en France à l'aéroport d'Orly, entre autres cibles.

Condamné en 2008 pour coups mortels, celui que le web a baptisé « le logeur de l'Etat Islamique » a connu quatre prisons différentes, dont celle de Val-de-Reuil, dans l'Eure. Dans cet établissement, où il était détenu entre 2010 et 2013, Jawad Bendaoud a fait la connaissance de Kaci Ouarab, incarcéré dans la même division.

L'homme est loin d'être un inconnu de la justice et des services de renseignement. En 2005, il est arrêté pour sa participation au groupe terroriste Ansar al-Fath, fondé en France en 2003. A sa tête, Safé Bourada, l'un des cerveaux des attentats de 1995, et intime de Khaled Kelkal, terroriste islamiste abattu en 1995. Proche du Groupe Salafiste pour la Prédication du Combat (GSPC) algérien, Ansar al-Fath est alors suspecté d'avoir planifié des attaques à Orly, dans le métro parisien et au siège de l'ancêtre de l'actuelle Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI).

Considéré comme le lieutenant de Safé Bourada, Kaci Ouarab est condamné à neuf ans de prison en 2008 pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.

Libéré en 2013, il ne met pas un terme à toutes les relations nouées en détention

Les deux hommes n'ont pas fait que se croiser en cour de promenade. Logiquement signalé comme détenu radicalisé, les faits et gestes de Kaci Ouarab étaient surveillés de près par les agents pénitentiaires. « Cela a permis d'établir que Kaci Ouarab et Jawad Bendaoud se fréquentaient bel et bien », indique une source proche du dossier.

Le logeur d'Abdelhamid Abaaoud était également en contact, à Val-de-Reuil et à la même époque, avec deux autres prisonniers connus pour leurs penchants jihadistes, Mongi et Djaoued, délinquants récidivistes condamnés, entre autres, pour des vols et des violences.

Libéré fin septembre 2013, Jawad Bendaoud ne met pas pour autant un terme à toutes ses relations nouées en détention. En février 2014, l'administration pénitentiaire repère un groupe facebook faisant l'apologie du terrorisme.

Ses membres comptent d'anciens détenus de Val-de-Reuil. On y voit notamment des vidéos de groupes jihadistes s'entraînant dans le désert. Parmi les participants au groupe figurent Jawad Bendaoud, mais aussi Djaoued, les deux ayant manifestement conservé des liens à l'extérieur.

Pourtant, à aucun moment, Jawad Bendaoud n'a lui-même été signalé à l'administration pénitentiaire ou aux services de renseignements comme ayant épousé les thèses islamistes radicales.

Ces épisodes du parcours carcéral de Jawad Bendaoud ont néanmoins été portés à la connaissance des enquêteurs antiterroristes dans les heures qui ont suivi le début de sa garde à vue. « A ce stade, aucun élément ne permet de faire le lien entre ces fréquentations et les événements du Vendredi 13 Novembre 2015 mais des vérifications sont menées », confie une source proche de l'enquête. « S'il a effectivement un profil de délinquant de cité, rien dans sa personnalité ne permet de le rattacher à une quelconque activité terroriste », insiste une source dans l'entourage du jeune homme. Condamné à plusieurs reprises, Jawad Bendaoud était toujours sous le coup d'une peine de sursis avec mise à l'épreuve lors de son arrestation. Sa dernière convocation devant le conseiller de probation était prévue Vendredi 27 Novembre 2015.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:28

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/12/03/enquete-sur-la-manifestation-polemique-du-29-novembre_4823104_1653578.html

Enquête sur la manifestation polémique du Dimanche 29 Novembre 2015

Par Violaine Morin, Adrien Pécout, Rémi Barroux et Laurent Borredon

Près de trois cent cinquante interpellations, des lancers de grenades assourdissantes et lacrymogènes à quelques dizaines de mètres des lieux des attaques du Vendredi 13 Novembre 2015 et un mémorial aux victimes en partie saccagé, la manifestation interdite de la place de la République, à Paris, Dimanche 29 Novembre 2015, à la veille de l’ouverture de la conférence climatique de l'Organisation des Nations Unies (ONU), et sa gestion par les forces de l’ordre ont provoqué une vive polémique. « Faute grave de l'état », a dénoncé le député Philippe Cochet, lors des questions au gouvernement, Mardi Premier Décembre 2015. Sur sa gauche, le gouvernement a été critiqué par « l'appel des cinquante huit », signé notamment par le député Noël Mamère et par Olivier Besancenot, présent Dimanche 29 Novembre 2015, « l'interdiction de manifester met en cause la liberté d’expression et d’opinion ».

La préfecture de police a-t-elle laissé faire les casseurs pour justifier a posteriori l’interdiction de manifester édictée après les attentats ? S’agit-il simplement d’un couac de maintien de l’ordre, comme en a connu beaucoup la préfecture de police depuis 2012 ?

L’accusation a été contestée par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, en réponse à Philippe Cochet, « ces actes ont conduit les forces de l’ordre à intervenir courageusement pour mettre hors d’état de nuire ces individus ».

Mais seules deux interpellations sur trois cent quarante six ont visé les violences en elles-mêmes, selon la préfecture de police. Le Monde a tenté de reconstituer le fil des événements.

Jet de chaussures

Dimanche 29 Novembre 2015, en fin de matinée, « environ deux mille personnes se trouvent sur la place de la République », selon la préfecture. L’organisation Avaaz a déposé, un peu plus tôt, des centaines de chaussures, pour symboliser les personnes qui auraient souhaité manifester. Une chaîne humaine tolérée par la préfecture a été organisée. Mais selon un policier présent sur place, dès midi,« des manifestants potentiellement violents se sont réunis. Comme tous les rassemblements étaient interdits, il était possible d’interpeller toute personne qui semble manifester et qui en présente des indices. Mais cela n’a pas été fait ». Ce que dément la préfecture, « il était difficile de repérer des fauteurs de trouble potentiels et de les différencier du public habituel ou des participants à la chaîne humaine ».

Entre-temps, les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et les gendarmes mobiles bouclent la place. Seule l’avenue de la République paraît ouverte sur quelques dizaines de mètres. Il est 14 heures 25, la préfecture décompte encore mille cinq cent personnes. C’est à ce moment que la manifestation commence à déraper. Le cortège formé par les organisations politiques tente d’emprunter l’avenue. Il se heurte à un cordon. Quelques chaussures sont jetées par des manifestants plus ou moins masqués. Les CRS chargent et utilisent leurs diffuseurs de lacrymogène. « Les CRS ont répliqué de manière totalement disproportionnée », assure Yannick, un enseignant des Hauts-de-Seine, syndiqué du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD). Les violences sont contenues, dans cette zone très commerçante, aucune dégradation de magasin n’a lieu.

Les manifestants sont bloqués. Pourquoi ne pas les avoir alors encerclés ? « Les renforts de CRS pouvaient converger, poursuit le même policier. La nasse aurait été très petite et aurait permis un filtrage fin des personnes présentes repérées par les policiers en civil qui étaient dans le cortège. Au contraire, il a été décidé de les repousser sur la place qui était dégagée et qui leur a fourni un grand espace de jeu ».

Accrochages vers la rue du Temple

La préfecture conteste, « une manœuvre de fermeture a été tentée. Les manifestants, ayant déchiffré cette intention, ont reflué massivement sur la place avant que l’unité ne puisse se déployer ». Mais si les manifestants ont « déchiffré cette intention », c’est que la préfecture a choisi de les laisser s’avancer au seul endroit des alentours de la place où des échafaudages sont présents, quelques personnes ont pu grimper dessus et alerter leurs amis.

Les manifestants pacifiques marchent ensuite autour de la place « pour ne pas stagner et éviter les heurts », explique Aurélien, un militant du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Les accrochages se concentrent au sud, vers la rue du Temple. C’est là que certaines personnes masquées se saisissent de bougies du mémorial pour les jeter sur les CRS. La préfecture décide, « au regard de la violence et de la détermination des manifestants » d’effectuer « des sommations de quitter la manifestation ». Des sommations que ni les témoins présents, ni le journaliste du Monde qui couvrait la manifestation, ni même l’un des policiers que nous avons interrogé n’ont entendues. « C’est toujours le même problème, elles ne sont pas visibles, pas audibles et pas compréhensibles », déplore le policier.

Et quand une des manifestantes interrogées, Coralie, les entend enfin, « les entrées du métro sont déjà fermées ». La jeune femme tente, avec ses amis, de « chercher une issue ». Comme des dizaines d’autres manifestants, elle effectue un tour de la place, en vain, « les sommations continuaient. Nous avons commencé à comprendre que nous étions pris au piège ».

« Après ces actions, il ne restait plus que cinq cent personnes sur la place, puis trois cent personnes à 15 heures 25. Cela confirme bien que les départs ont été possibles et effectifs », détaille au contraire la préfecture. « A Magenta, les policiers étaient embêtés, ils m’ont dit de voir leurs supérieurs, nous sommes allés les voir et, là, ils nous ont laissé partir. Après coup, nous avons réalisé la chance que nous avons eue », explique Coralie.

Ils nous ont encerclés

Pour les manifestants coincés, c’est la perplexité. « Nous voyons que cela commence à péter de l’autre côté de la place », se souvient Alice, une étudiante. « Nous nous éloignons, nous nous disons qu’il va peut-être falloir commencer à y aller. Sauf que c’est impossible. A ce moment-là, je vois un groupe du NPA et d’Alternative Libertaire. Ils étaient deux cent ou trois cent. Nous nous disons que nous allons aller avec eux, ils sont organisés, ils ne sont pas violents, au moins nous ne serons pas tous seuls. Nous ne paniquons pas, mais nous sommes un peu désemparés ».

Ce groupe est au sud de la place, non loin des heurts. Il est repoussé par les gaz lacrymogènes et les charges de la police contre les casseurs vers le nord. « Dans un premier temps, nous avons vu des mouvements de CRS qui s’interposaient entre le cortège et les présumés casseurs », selon Yannick. « Naïvement, j’ai pensé que c’était une mesure de précaution. Puis je vois que ce mouvement de CRS se rapproche de plus en plus de nous et pas des casseurs. Ils nous ont encerclés vers la rue du Faubourg-du-Temple ».

Gabrielle, une manifestante, raconte la suite, « les personnes qui voulaient partir avaient droit à des coups de matraque ou à des gaz lacrymogènes. Cela m’a paru assez paradoxal, les CRS souhaitaient qu’il n’y ait pas de manifestation mais ils ne voulaient pas non plus qu’on s’en aille. A côté de moi, il y avait beaucoup de jeunes, mais pas de casseurs ».

« Nous chantions, nous étions pacifiques. Puis, un peu avant 16 heures, les policiers chargent un peu et tirent au hasard certains militants, puis les embarquent dans des fourgons », confirme Alice. « Passent encore des heures où ils nous serrent de plus en plus. Nous créons un coin toilettes avec des journaux. Nous n'avons aucune information, nous demandons aux policiers et ils nous disent qu'ils ne savent pas ». Vers 18 heures 30, de nouveaux bus arrivent et quatre vingt personnes, dont moi, sont embarquées ». Après avoir rempli tous les bus, la police finit par laisser une petite centaine de personnes filer, parmi lesquelles Olivier Besancenot. A 20 heures, tout est fini. Dans les commissariats qui accueillent les trois cent quarante six gardés à vue, une longue nuit de confusion commence.

La préfecture défend sa stratégie, « l'objectif était de mettre fin à une manifestation interdite, dont les participants refusaient de se disperser ».

Un objectif remis en doute par un policier, « la nasse fermant la place, les accès au métro bouclés, il n’était pas question de disperser une manifestation interdite, mais bien de faire du chiffre d’interpellation ». Bilan judiciaire de la manifestation, une personne condamnée à trois mois de prison ferme, Mardi Premier Décembre 2015, pour avoir jeté une bouteille en verre, et une autre condamnée à mille euros d’amende pour avoir refusé que l’on prenne ses empreintes.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 20:55

https://www.change.org/p/gouvernement-français-et-parlement-pour-la-levée-de-l-état-d-urgence

Appel des trois cent trente trois pour la levée de l’état d’urgence

Après les assassinats barbares commis à Paris, Vendredi 13 Novembre 2015, François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont décidé « l’état d’urgence », présenté par les sommets de l’état comme la réponse à la terreur, à la peur et au désarroi répandus dans le pays, comme la mesure adaptée « pour combattre les terroristes et protéger les français », comme condition de « la sécurité, la première des libertés ».

A leur demande, Jeudi 19 Novembre et Vendredi 20 Novembre 2015, l’assemblée nationale puis le sénat ont, à l’unanimité des groupes politiques qui la composent, à l’exception de six députés qui ont voté contre et l’abstention d’un député et de douze sénateurs, ont voté la prolongation de l’état d’urgence et aggravé les dispositions liberticides de la loi de 1955 qui date de la guerre d’Algérie.

Avec l’état d’urgence, ce sont, en réalité, les libertés de tous qui se trouvent dangereusement restreintes et menacées.

Ainsi, tout individu peut être suspecté en fonction « de son comportement ».

« L’assignation à résidence », l’interdiction d’aller et venir et de se déplacer librement, ne « doit pas viser uniquement les activités dangereuses avérées », mais aussi « les menaces fondées sur des présomptions sérieuses ».

Les « perquisitions administratives » deviennent la règle et relèvent de la décision des préfets, représentants directs du gouvernement, en dehors de tout cadre judiciaire.

La place du pouvoir judiciaire comme garantie des libertés est bafouée.

La mise sous contrôle d’internet doit permettre au ministre de l’intérieur de « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication en ligne ».

Menace contre les libertés individuelles, l’état d’urgence aboutit à un renforcement considérable du caractère autoritaire de la cinquième république.

Mais ce sont aussi les moyens d’action, d’organisation et d’expression, sur le terrain social et politique, qui concernent les syndicats, les partis et les associations, qui sont remis en question.

Ainsi, le pouvoir se réserve le droit d’interdire tout rassemblement sur la voie publique ou toute manifestation pour « raison de sécurité ».

La loi prévoit la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent, facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ».

Les notions introduites dans la loi, comportement, trouble à l’ordre public, raison de sécurité et atteintes graves à l’ordre public, permettent les interprétations les plus extensives et présentent le risque de mettre en cause très largement tout un chacun.

Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

En conséquence, nous, signataires de cet appel, en appelons à tous nos concitoyens pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie et de la république, la levée immédiate de l’état d’urgence.

Premiers signataires

Jacques Cotta, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Jean Pierre Barrois, Patrick Baudouin, Esther Benbassa, Olivier Besancenot, Denis Collin, Antoine Comte, Françoise Cotta, Annick Coupé, Thomas Coutrot, Jean Paul Cros, Olivier Doriane, Raquel Garrido, Daniel Gluckstein, Eric Hazan, Jean-Jacques Karman, Christel Keiser, Jean Claude Lefort, Noel Mamère, Jean Jacques Marie, Jean Markun, Victoria Melgar, Vincent Présumey, Maurice Rajsfus, Gérard Schivardi, Maurice Stobnicer

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 20:54

Moscou accuse Recep Tayyip Erdogan de liens avec l’Etat Islamique, ce qu’il dément (Reuters)

Le ministère russe de la défense a déclaré Mercredi 2 Décembre 2015 détenir la preuve de l'implication de Recep Tayyip Erdogan et de sa famille dans des transactions financières avec le groupe djihadiste Etat Islamique, ce qu'a fermement démenti le président turc.

Moscou et Ankara sont engagés dans une guerre de communiqués depuis que la chasse turque a abattu Mardi 24 Novembre 2015 un bombardier russe près de la frontière syrienne. Selon Ankara, l'appareil avait violé l'espace aérien turc et n'avait pas répondu aux avertissements multiples, ce que nie le Kremlin, pour lequel l'avion est resté dans l'espace aérien syrien.

Les sanctions décidées par la Russie à l'encontre d'Ankara à la suite de l'incident aérien se solderont, sur un an, par un manque à gagner de l'ordre de sept cent soixante quatre millions de dollars pour le secteur agro alimentaire de la Turquie, a déclaré Mercredi 2 Décembre 2015 le ministre turc de l’agriculture, Faruk Celik.

La Turquie s'apprête d'autre part à réduire d'un quart ses importations de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL), ont dit deux sources au fait du dossier qui expliquent cette décision par les tensions diplomatiques entre Ankara et Moscou.

Lors d'un point de presse à Moscou, des responsables du ministère de la défense russe ont présenté des images satellites montrant, selon eux, des colonnes de camions-citernes chargeant du pétrole dans des installations contrôlées par l'Etat Islamique en Syrie et en Irak, et franchissant ensuite la frontière turque.

De Doha, le président turc a fermement rejeté les accusations russes, martelant que personne n'avait le droit de calomnier la Turquie en l'accusant d'acheter du pétrole à l'Etat Islamique. Il a ajouté qu'il quitterait ses fonctions si de telles accusations étaient avérées.

Les responsables russes n'ont pas dit quelles preuves directes ils détenaient de l'implication de Recep Tayyip Erdogan et de sa famille.

« La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé à ses propriétaires de droit, la Syrie et l'Irak. Au vu des informations que nous avons obtenues, les hauts dirigeants politiques du pays, le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille, sont impliqués dans ce trafic illicite », a déclaré le vice-ministre russe de la défense, Anatoli Antonov.

Mevlut Cavusoglu veut rencontrer Sergueï Lavrov

« En occident, personne ne se pose de questions sur le fait que le fils du président turc dirige l'une des plus grandes compagnies d'hydrocarbures, ou que son gendre ait été nommé ministre de l’énergie. Quelle merveilleuse affaire de famille », a poursuivi le vice-ministre russe.

« Le cynisme des dirigeants turcs est sans limites. Regardez ce qu'ils font. Ils sont allés dans un pays tiers et ils le volent sans aucun remords », a-t-il ajouté.

Le ministère a affirmé en outre que les réseaux criminels qui transportent le pétrole des zones contrôlées par l’Etat Islamique vers la Turquie fournissent dans le même temps des armes, du matériel et une formation aux djihadistes de l’Etat Islamique.

Lundi 30 Novembre 2015, Vladimir Poutine en personne avait affirmé que la décision turque d'abattre l'avion russe répondait à une volonté de protéger des livraisons de pétrole en provenance des zones dominées par l’Etat Islamique.

Le président russe a refusé de rencontrer son homologue turc Lundi 30 Novembre 2015 en marge de l'ouverture de la conférence de Paris sur le climat. Pour Recep Tayyip Erdogan, les accusations de Vladimir Poutine relèvent purement et simplement de la « calomnie ».

Le chef de la diplomatie turque a dit pour sa part Mercredi 2 Décembre 2015 avoir demandé à rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, cette semaine à Belgrade, et attendre sa réponse.

Mevlut Cavusoglu, qui participait à une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à Bruxelles, a fait ses déclarations à la radio télévision de Turquie (TRT). Sergueï Lavrov et lui-même doivent participer Jeudi 3 Décembre et Vendredi 4 Décembre 2015 au conseil des ministres de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui se tiendra dans la capitale serbe.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 20:34

La cour constitutionnelle révoque la résolution catalane (Reuters)

La cour constitutionnelle espagnole a révoqué, Mercredi 2 Décembre 2015, moins de trois semaines avant les élections législatives nationales, la résolution adoptée Lundi 9 Novembre 2015 par le parlement de Catalogne, censée marquer le début d'un processus de scission avec le reste de l'Espagne.

Dans cette résolution, le parlement de la Généralité de Catalogne exposait le projet de proclamer une république dans les dix-huit mois en Catalogne, région qui représente un cinquième du Produit Intérieur Brut (PIB) de l'Espagne.

Ce processus était bloqué depuis Mercredi 11 Novembre 2015 dans l'attente de la décision de la cour constitutionnelle.

Les dirigeants catalans élus en septembre 2015 ont clairement annoncé qu'ils ne tiendraient pas compte des arrêts que rendrait la cour constitutionnelle.

Les élections législatives espagnoles se tiendront Dimanche 20 Décembre 2015 et les sondages donnent l'avantage au Parti Populaire du président du gouvernement Mariano Rajoy, qui ne devrait cependant pas obtenir suffisamment de voix pour pouvoir gouverner seul.

Dans son arrêt, la cour constitutionnelle, qui avait été saisie par le gouvernement espagnol, souligne que la résolution du parlement de Catalogne « viole les normes constitutionnelles qui attribuent au peuple espagnol la souveraineté nationale ».

Mariano Rajoy s'est réjoui de cette décision. « L'immense majorité des espagnols qui ont foi en l'Espagne, en la souveraineté nationale et en l'égalité de tous les espagnols vont être très satisfaits », a-t-il dit.

Les dirigeants catalans n'ont pas réagi dans l'immédiat.

Les indépendantistes catalans ont obtenu 47,8% des voix et la majorité absolue des sièges aux élections régionales d'octobre 2015.

Depuis, le débat sur la sécession de la plus riche des régions espagnoles s'est imposé comme l'un des principaux thèmes de la campagne pour les élections législatives. Hors de Catalogne, les adversaires de l'indépendance de la région sont majoritaires, quelle que soit leur sensibilité politique.

Un référendum d'auto détermination jugé illégal par Madrid a été organisé en 2014 en Catalogne et Artur Mas, président de la région, a été mis en examen pour l'avoir organisé contre l'avis des autorités nationales.

Dans sa résolution du Lundi 9 Novembre 2015, le parlement catalan disait qu'il allait « adopter les mesures nécessaires pour entamer le processus démocratique d'émancipation totale, permanente et pacifique vis-à-vis de l’état espagnol ».

Les décisions juridiques nationales, « en particulier celles de la cour constitutionnelle », ne sont pas légitimes, ajoutait cette résolution.

Au début du mois d’octobre 2015, le parlement espagnol a voté un texte permettant à la cour constitutionnelle de punir d'amendes, voire de suspendre, les autorités qui refuseraient d'appliquer ses décisions.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 20:23

Bernard Cazeneuve défend l’état d’urgence, des mosquées fermées (Reuters)

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a défendu Mercredi 2 Décembre 2015 l'état d'urgence que des responsables politiques et syndicaux commencent à critiquer, s'inquiétant de possibles dérives sans lien avec la lutte contre le terrorisme.

« C'est le terrorisme qui menace les libertés aujourd'hui, ce n'est pas l'état d'urgence », a-t-il dit dans une déclaration à la presse, affirmant que l'état d'urgence « ne signifie en rien l'abandon de l'état de droit. Nous combattons le terrorisme et nous le vaincrons avec les armes de la république », a-t-il ajouté.

Pour souligner l'efficacité de ce dispositif d'exception, Bernard Cazeneuve a annoncé que deux mille deux cent trente cinq perquisitions administratives avaient été effectuées depuis le début de l'application de l'état d'urgence renouvelé pour trois mois.

Lors de ces opérations policières, deux cent trente deux personnes ont été placées en garde à vue, trois cent trente quatre armes ont été saisies, dont trente quatre armes de guerre, et trois cent trente personnes ont été assignées à résidence.

Le ministre a souligné que ces perquisitions avaient permis de mettre en quinze jours la main sur un tiers du volume des armes de guerre habituellement saisies en un an.

Il a annoncé que trois mosquées avaient été fermées depuis la semaine dernière, en particulier celle de Lagny-Sur-Marne, en Seine-et-Marne, visée Mercredi 2 Décembre 2015 par une vaste opération de police et connue pour ses prêches radicaux.

Il a ajouté plus tard, lors des questions au gouvernement, qu'une quatrième mosquée avait été fermée à Nice.

« De telles mesures de fermeture de mosquées pour motifs de radicalisation n'avaient jamais été prises auparavant par aucun gouvernement, y compris en 2005 pendant l'état d'urgence » instauré lors d'émeutes, a-t-il souligné devant la presse.

Concernant les prédicateurs radicaux, soixante cinq d'entre eux ont été expulsés depuis 2012 et trente quatre depuis début 2015. Six déchéances de nationalité ont été décrétées pour terrorisme depuis 2012.

Prolongation possible

Le gouvernement a indiqué qu'il n'écartait pas la possibilité de prolonger l'état d'urgence lorsque les trois mois initialement fixés après les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 seront écoulés.

Mais l'ancien premier ministre de droite Dominique de Villepin a plaidé Mercredi 2 Décembre 2015 pour la fin de cette mesure d'exception susceptible, selon lui, de favoriser le Front National.

« L'état d'urgence doit se limiter à la période qui, véritablement, correspond à celle de l'urgence », a-t-il dit sur BFM TV, jugeant qu'il était dangereux de « se priver de l'appui judiciaire. On voudrait donner les clés de notre pays au Front National, on ne ferait pas mieux », a-t-il ajouté.

Des députés de gauche qui ont voté l'état d'urgence n'en ont pas moins lancé un appel à la « vigilance citoyenne », afin que d'éventuels cas de « dérives » leur soient signalés.

Bernard Cazeneuve a souligné que plusieurs niveaux de contrôle existaient pour éviter de telles dérives, notamment les recours devant les tribunaux administratifs et le contrôle parlementaire « absolument inédit ».

La commission des lois de l’assemblée nationale a décidé Mercredi 2 Décembre 2015 de mettre en place une « veille parlementaire » pour la durée d'application de l'état d'urgence décrété à la suite des attentats de Paris et prolongé pour trois mois.

« Il est normal dans une démocratie, dans un état de droit, que les citoyens, la presse, les associations et les parlementaires puissent contrôler régulièrement l'action de la police », a estimé dans la soirée le premier ministre Manuel Valls sur France 3.

« Mais vous comprenez bien que le gouvernement et l’état poursuivront avec une très grande détermination cette action, parce qu'il en va de la protection et des libertés des français ».

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