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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:49

http://www.podemos.info/carta-abierta

Lettre Ouverte de Pablo Iglesias et d'Íñigo Errejón

Le résultat que nous avons obtenu en Catalogne n'est pas satisfaisant et ne correspond ni à l'effort ni à l'engagement que Podemos a pris pour inverser les choses dans cette élection centrale.

Nous voulons assumer ce piège dans lequel nous sommes tombés, rendre des comptes et partager une brève évaluation pour l'expliquer et en tirer les leçons afin d'affronter le défi des prochaines élections générales.

Nous savions bien que les élections catalanes n'étaient pas un scenario politiquement simple, parce qu'elles risquaient d'être traversées par une dynamique de polarisation nationaliste avec laquelle nous étions en désaccord et que nous voulions dépasser, même si nous n'avons pas été capables de le faire.

Nous savions bien que ces élections n’étaient pas des élections « normales » et que nous devions faire le pari d'une candidature citoyenne et populaire, pour s'accorder avec un pôle catalan, qui serait la réponse à la dynamique des blocs dans laquelle on voulait nous entraîner et qui dessinerait une troisième position avec la collaboration de tous ceux qui veulent amplifier la secousse démocratique que les gens ordinaires ont entamé d'abord dans la rue, ensuite dans les élections européennes et dans les principales villes d'Espagne pour qu'elles aient des mairies du changement.

Avec le regard rivé sur cet objectif, nous nous sommes mis d'accord sur une candidature au nom difficile à porter, « Catalogne oui nous pouvons », et nous avons choisi un candidat indépendant qui puisse exprimer que nous étions plus que la somme de forces politiques. Par malchance, nous n'avons pas eu avec cette candidature toutes les forces et camarades que nous aurions souhaité rallier pour élaborer ce pôle catalan avec lequel nous pouvions bousculer le paysage politique catalan. Nous avons aussi la conviction que beaucoup de personnes qui attendent de voter Podemos lors des élections générales n’ont pas voté pour nous dimanche dernier.

Nous sommes sûrs que c'est une bonne décision, compte tenu de la plurinationalité de notre pays, de construire des structures complexes différentes dans des systèmes politiques différents et la Catalogne nécessite manifestement une candidature différente. Mais nous réaffirmons en même temps que la méthode qui consiste à multiplier les alliances et à tendre la main à beaucoup de gens différents pour le changement politique et la récupération de la souveraineté populaire est difficile dans cette année compliquée.

C'est pour cela que Podemos sera le nom et l'axe articulant les candidatures du changement pour les élections générales.

Nos adversaires veulent nous enfermer à la gauche de l’éventail politique pour que nous ne parlions que de nous-mêmes.

Nous continuons de croire que ceux de la caste n'ont pas de vrai projet pour le pays et que nos idées sont des idées de bon sens, transversales et transformatrices de la société. Le passage de la résignation à la réalisation du rêve éveillé est notre atout pour les élections générales.

D'autre part, nous avons vécu une campagne électorale de l’irresponsabilité en Catalogne, le choc entre d’une part l'indépendantisme d’Artur Mas et d’autre part l'immobilisme du Parti Populaire, du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et de Ciudadanos, Mariano Rajoy, Pedro Sanchez et Albert Rivera ont fait des ponts d'or a Artur Mas, quitte à le nier, pour dire que ces élections étaient des élections plébiscitaires et ils se sont accordés pour incendier politiquement la Catalogne et pour prétendre ramasser les restes hors de Catalogne.

Nous avons défendu un discours qui n'était pas simple, dans une campagne dépourvue de nuances, mais responsable et nous sommes les seuls à avoir une vue à long terme, l’Espagne est un pays multinational ou cohabitent des peuples avec des identités différentes, nous voulons construire un futur de souveraineté populaire avec tous, ensemble, mais nous savons que le meilleur ciment, c'est la séduction, la démocratie et la compréhension.

Nous comprenions bien que, au milieu de la guerre des drapeaux et de l'agitation frénétique des élites barcelonaises et madrilènes, ce type de discours aurait du mal à passer au dessus du tintamarre. Eux, ils profitent du bruit pour masquer leurs divergences, leur corruption et leur incompétence partagées. Mais maintenant vient le temps du ressac de ce chahut.

Pour cela, notre position va se réévaluer face à la position catastrophique des deux blocs autistes qui ont parlé seulement à une moitié des catalans. Ni l’indépendantisme consistant en une déclaration d'indépendance unilatérale, ni Mariano Rajoy retranché, tremblant de peur et menaçant, ne font le poids pour relever ce défi historique.

Il n'y a pas d'autre issue que de rassembler les forces politiques, la démocratie et la fraternité des gens ordinaires en suivant l'exemple des mairies de Barcelone et de Madrid, hier opposées et aujourd'hui sœurs dans la défense du peuple.

Nous avons semé beaucoup et nous considérons qu'en Catalogne et dans toute l'Espagne cette position va l’emporter dans les élections générales.

Avec tout cela, l’équipe de travail de Podemos et nos portes paroles ont fait une grande campagne électorale et nous sommes en mesure d'affirmer que, si nous n'avions pas fait face, les résultats auraient été encore plus modestes.

Le scenario catalan a évolué très vite ces dernières années et la polarisation a souvent dynamité toute autre position.

Ce n'est pas dans nos habitudes de fuir les défis et nous sommes fiers d'avoir fait face en permanence. Il y a ceux qui ont dit que cet obstacle ferme la porte du changement politique, que nous aurions au maximum un élu aux élections européennes, que nous ne remplirions pas la Puerta del Sol lors de la marche du changement et qu’en Andalousie tout continuerait comme avant. Ce sont les mêmes qui ont affirmé comme impossible de gagner les principales mairies d'Espagne pour le changement.

Ce sont les mêmes qui militent pour le « non, c'est impossible » avec tant de ferveur. Nous sommes arrivés jusqu’ici en déployant notre énergie, notre engagement, notre générosité et notre audace.

Nous comptons continuer ainsi. Ce ne seront pas des mois faciles, mais nous savons depuis toujours que les privilégiés ne vont pas partir tous seuls et que nous ne reconstruirons pas notre pays sans un immense effort citoyen.

Pendant tout ce temps, nous avons été capables de changer les règles du jeu en obligeant nos adversaires à nous ressembler, a reconnaître que quelque chose se passait et à faire semblant d'écouter la rue.

A y regarder mieux, nous jugeons le chemin parcouru et tout ce que nous avons conquis, mais nous avons le regard tourné vers le futur avec le pas ferme et court et la vue à long terme sur une Espagne reconquise par et pour son peuple.

Nous terminons en nous embrassant avec une promesse. Une accolade fraternelle à tous les indispensables qui ont raté des heures de sommeil et de loisirs ou de rester avec les leurs pour donner tant dans cette campagne. Vous êtes les meilleurs, une fierté et un exemple pour notre peuple. Et enfin une promesse à tous ceux qui doutent, à ceux qui veulent vivre le rêve et à ceux qui savent que quelque chose bouge mais ne savent pas si c'est pour le changement ou pour la restauration de ceux de toujours, nous ne sommes pas arrivés jusqu'ici pour faiblir maintenant, nous n'allons pas tricher, nous n'allons pas oublier tous nos états d'âmes et tous les sourires, nous sommes nés dans l'adversité et nous avons grandi avec elle. Nous avons été assez forts pour rêver un pays nouveau et nous allons continuer de l'être pour le construire avec tous ceux qui ont déjà commencé et surtout avec tous ceux qui manquent encore.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 19:35

http://www.france-palestine.org/Jerusalem-et-la-Cisjordanie-au-bord-de-l-embrasement

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/05/une-serie-d-attaques-palestiniennes-fait-craindre-un-nouvel-embrasement-en-cisjordanie_4782358_3218.html

Jérusalem et la Cisjordanie au bord de l’embrasement

Par Piotr Smolar

Lundi 5 Octobre 2015

Dans les allées ombragées de la vieille ville, à Jérusalem, règne le silence. Ce n’est pas un silence paisible, il n’a rien à voir avec le recueillement. Il est lourd et irrespirable. Jusqu’à Mardi 6 Octobre 2015, l’entrée de la vieille ville est interdite aux palestiniens non résidents. Les stores sont tirés. Pendant ce temps, en Cisjordanie, des affrontements entre de jeunes émeutiers et les forces israéliennes ont émaillé le week-end, causant un mort et plus de cent cinquante blessés chez les premiers, selon le Croissant-Rouge, dont de nombreux à balles réelles. La dégradation sécuritaire s’est accélérée en quelques jours, au gré de plusieurs attentats contre des israéliens, qui ont fait quatre morts.

Jeudi Premier Octobre 2015, un couple de colons en voiture a été tué par balles dans le nord de la Cisjordanie.

Leurs quatre enfants étaient assis à l’arrière. Samedi 3 Octobre 2015, deux hommes ont été poignardés par un palestinien de dix neuf ans et sont décédés, alors qu’ils se rendaient au mur des Lamentations, à Jérusalem-Est.

Le coupable a été tué par la police. Enfin, Dimanche 4 Octobre 2015, un adolescent palestinien a tenté de poignarder un jeune israélien dans le même quartier. Il a été abattu par les forces de l’ordre, ce dont témoignent plusieurs vidéos amateurs.

Dans la soirée du Dimanche 4 Octobre 2015, à son retour de New York, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a convoqué le conseil de sécurité. Les destructions des maisons des terroristes seront accélérées, même si elles n’ont jamais eu d’effet dissuasif. Les détentions administratives, sans inculpation, seront multipliées. Dans son camp comme dans l’opposition travailliste, Benyamin Nétanyahou est critiqué pour un manque d’efficacité, et non pour la ligne suivie. Cette dégradation place aussi l’Autorité Palestinienne devant un choix existentiel, la poursuite de la coordination sécuritaire avec les services israéliens, ou bien une logique de rupture, aux conséquences dramatiques.

Colères et fantasmes

L’absence de toute condamnation publique des attentats par l’Autorité Palestinienne confirme la droite israélienne dans ses préjugés contre Mahmoud Abbas. Rejeté par une large majorité de son peuple, qui lui reproche sa docilité face à l’occupant, le vieux leader laisse planer le doute sur sa volonté ou sa capacité à mater les franges les plus radicales. Il sent la colère qui gronde sous ses pieds. Comme en 2014, les tensions coïncident avec la période des fêtes juives, qui s’étalent sur trois semaines. Elles se sont focalisées sur l’esplanade des Mosquées, le mont du Temple pour les juifs, troisième lieu saint de l’islam.

Les palestiniens accusent le gouvernement israélien de limiter leur accès au site, en jouant sur l’âge minimum requis, cinquante ans actuellement, mais surtout de céder aux revendications des extrémistes juifs. Ceux-ci n’ont pas le droit de prier sur l’esplanade. Mais ils sont de plus en plus nombreux à s’y rendre tôt le matin, encadrés par la police. Bien qu’il s’en défende, le gouvernement est soupçonné de vouloir changer le statu quo.

La Jordanie, qui assure la gestion du lieu, envisage de rappeler son ambassadeur, comme en 2014.

Pour les palestiniens, le sort de la mosquée al Aqsa nourrit colères et fantasmes. Dans bien des maisons, une affiche de son dôme doré orne le mur du salon. Ce trésor identitaire et religieux importe bien davantage, aux yeux d’une jeunesse née à l’époque des accords d’Oslo, en 1993, que l’établissement d’un état palestinien devenu improbable. Toute atteinte au trésor représente l’outrage ultime infligé par l’occupant. Il reste aussi un trait d’union entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, aux destins pourtant divergents depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la première en 2007.

Zone de guerre

« Les israéliens ont transformé al Aqsa en zone de guerre, où ils pénètrent avec leurs armes », s’émeut l’ancien grand mufti de Jérusalem, le cheikh Ekrima Sabri, qui prêche dans le lieu saint depuis 1973. « Ils pensent que c’est le bon moment pour agir parce que les arabes sont trop occupés ailleurs. Les palestiniens de Jérusalem sont les seuls à pouvoir défendre al Aqsa par tous les moyens contre la présence d’extrémistes juifs. Il y a une différence majeure pour nous entre les visiteurs étrangers et ces fanatiques ».

Selon une étude récente du Palestinian Center for Policy and Survey Research, cinquante pour cent des sondés pensent qu’Israël veut détruire al Aqsa et le dôme du Rocher en face d’elle. Ils sont vingt et un pour cent à croire qu’Israël veut diviser l’esplanade afin d’y bâtir une synagogue entre les deux mosquées. La page facebook de Muhannad Halabi témoigne d’une telle vision alarmiste. C’est ce jeune homme de dix neuf ans qui a poignardé à mort deux hommes, Samedi 3 Octobre 2015, et blessé sérieusement une femme ainsi qu’un enfant. Le palestinien, dont le Jihad Islamique revendique l’affiliation, vivait près de Ramallah et étudiait le droit à l’université al Qods. Sur sa page, il appelait à l’éruption révolutionnaire, en réaction aux événements sur l’esplanade. « A ce que je vois, la troisième intifada a débuté », écrivait-il, il y a quelques jours.

Internet, accélérateur de rage

Le jeune homme a sûrement vu les dizaines de vidéos, sur les réseaux sociaux, montrant les policiers israéliens sur le toit d’al Aqsa, ou tirant sur les émeutiers. Voilà l’énorme différence avec les attentats de la seconde intifada, il y a treize ans. En 2015, un jeune palestinien n’a pas besoin de suivre un parcours militant ou de rejoindre un groupe armé pour basculer dans la violence. Il a YouTube. Internet est un accélérateur de rage. Les revendications nationalistes s’effacent, faute de résultats, devant les questions identitaires et religieuses. D’autant qu’en face, l’essentialisme messianique de la droite sur le grand Israël, notamment le droit de construire partout, entre la mer et le fleuve Jourdain, ne laisse aucune place au compromis.

Pourtant, les autorités israéliennes s’obstinent à désigner des responsables, politiques ou religieux. Mahmoud Abbas, d’abord, pour ses « incitations » à la violence. Mais aussi une organisation implantée en Israël même, la branche nord du Mouvement Islamique, dont la défense de la mosquée al Aqsa est la cause sacrée. Née d’une scission au sein du Mouvement Islamique, cette branche nord a pour base la ville d’Umm al-Fahm, au sud d’Haïfa.

Mais elle est présente dans toutes les zones de peuplement arabe. « Au total, il y a vingt trois instituts qui relèvent du Mouvement Islamique. Ils sont indépendants mais partagent ses convictions », explique Ameer Khateeb, directeur de l’association al Aqsa pour l’héritage et la préservation.

La branche nord, qui organise chaque année un festival en l’honneur de la mosquée al Aqsa, est dirigée par le cheikh Raed Salah. Accusé par les autorités d’appeler à une nouvelle intifada, celui-ci a été condamné à onze mois de prison en mars 2015, peine suspendue à son appel. Il a souvent été question d’interdire le Mouvement Islamique. La dernière fois, c’était Benyamin Nétanyahou lui-même, en mai 2014. Mais le Shin Bet, service de sécurité intérieur israélien, avait fait savoir qu’il ne disposait d’aucun élément liant le mouvement à des activités violentes. Le 9 septembre 2015, le gouvernement a interdit le groupe des « sentinelles » d’al Aqsa, essentiellement des femmes âgées postées aux entrées de l’esplanade, les accusant d’être les marionnettes du Mouvement Islamique, lui-même excroissance des frères musulmans égyptiens.

Le numéro deux de l’organisation, le cheikh Kamal Khatib, nous reçoit dans un salon où des échantillons de douilles et de projectiles israéliens, tirés sur l’esplanade, ont été mis sous verre.

A l’en croire, il n’existe aucun lien entre son mouvement et les émeutiers de l’esplanade. « Si le prix à payer pour défendre al Aqsa est non seulement d’aller en prison, mais de devenir un martyr et d’être tué », note-t-il pourtant, « qu’à dieu ne plaise ». Le cheikh s’attend à être arrêté, dans le contexte actuel. Des associations proches pourraient être closes. Mais il ne croit pas à une interdiction du Mouvement Islamique. « Le gouvernement préfère que nous travaillions en pleine lumière, plutôt que dans l’ombre ». A l’écouter, la droite israélienne « prépare une guerre de religions. Si cela se produit, ils la perdront. Ils peuvent mettre le feu, mais ils seront les premiers brûlés ».

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 19:05

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et les Etats Unis condamnent l’incursion russe en Turquie (Reuters)

L'OTAN et les Etats-Unis ont condamné Lundi 5 Octobre 2015 les violations de l'espace aérien turc par des appareils russes participant aux opérations en Syrie, tandis qu'Ankara menaçait de recourir à la force en cas de nouvelle incursion.

Lors d'une réunion d'urgence des ambassadeurs des vingt huit états membres à Bruxelles, l’OTAN a également demandé à la Russie de cesser immédiatement ses raids contre l'opposition et les civils syriens et de se concentrer sur la lutte contre les djihadistes de l'Etat Islamique.

« Les alliés protestent fermement contre ces violations de l'espace aérien turc et condamnent ces incursions dans l'espace aérien de l’OTAN », précise l'organisation qui souligne le « danger extrême » que représente « une telle attitude irresponsable. Ils appellent la Fédération de Russie à s'expliquer immédiatement sur ces violations ».

Selon le ministère turc des affaires étrangères, un avion russe a violé l'espace aérien turc Samedi 3 Octobre 2015 près de la province d'Hatay, frontalière de la Syrie, ce qui a conduit l'armée turque à faire décoller deux chasseurs F-16 pour l'intercepter.

« Un chasseur Su-30 a pénétré quelques secondes dans l'espace aérien turc », a reconnu lundi le ministère russe de la défense dans un communiqué.

Un autre incident s'est produit Dimanche 4 Octobre 2015 lorsqu'un Mig-29, un appareil utilisé par les armées russes et syriennes, a verrouillé son radar de tir sur deux F-16 turcs qui patrouillaient le long de la frontière, a-t-il ajouté.

Interrogé en direct à la télévision, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a accusé la Russie d'avoir provoqué une nouvelle escalade du conflit syrien en intervenant militairement pour soutenir les forces de Bachar al Assad.

« Les russes nous ont dit ce matin qu'il s'agissait d'une erreur, qu'ils respectent les frontières turques et que cela ne se reproduirait plus », a dit le chef du gouvernement.

« Les règles d'engagement turques s'appliquent à tous les avions, qu'ils soient syriens, russes ou d'autres pays. Les forces armées turques ont reçu des consignes claires. Les mesures nécessaires seront prises contre quiconque viole les frontières de la Turquie, même si c'est un oiseau », a-t-il ajouté.

« Pour la Russie, qui s'oppose depuis longtemps à toute intervention militaire étrangère en Syrie et a bloqué des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU, cette intervention en Syrie constitue à la fois une contradiction et une initiative qui aggrave la crise », a conclu Ahmet Davutoglu à propos des frappes aériennes russes menées depuis Mercredi 30 Septembre 2015 en Syrie.

Réunion de l’OTAN

L'ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué dans la matinée pour s'expliquer et le chef de la diplomatie turque, Feridun Sinirlioglu, s'est entretenu avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

La Turquie a demandé à la Russie de s'abstenir de réitérer ce genre d'intrusion sous peine d'être tenue pour « responsable de tout incident non désiré qui pourrait se produire », précise le ministère dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont eux aussi condamné l'incursion russe et appelé Moscou à agir de manière « responsable » au Proche-Orient, ont déclaré des responsables du Pentagone, ajoutant douter qu'il s'agisse d'une erreur. Washington et ses alliés sont « assez inquiets », a ajouté Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche.

Le secrétaire américain à la défense, Ash Carter, a dit être en contact avec son homologue turc et accusé Moscou de provoquer une escalade du conflit syrien en ciblant les groupes rebelles « modérés », tout en prétendant lutter contre les djihadistes du groupe Etat Islamique.

A Moscou, le ministère de la défense indique que l'aviation russe a effectué quinze sorties Lundi 5 Octobre 2015 en Syrie et que dix raids ont visé l'Etat Islamique. Trois positions d'artillerie et une vingtaine de chars du mouvement djihadiste ont été détruits dans la province d’Homs, précise-t-il.

Plusieurs composantes de l'insurrection, dont les nationalistes de l'Armée Syrienne Libre (ASL) et le groupe islamiste Ahrar al Cham, ont appelé Lundi 5 Octobre 2015 à la constitution d'une alliance des pays sunnites de la région pour lutter contre ce qu'ils présentent comme une « occupation russo-iranienne de la Syrie ».

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 20:52

http://www.lesechos.fr/monde/europe/021316033262-ca-se-passe-en-europe-barcelone-sanctionne-les-banques-1154149.php#xtor=CS1-33

Cela se passe en Europe, la mairie de Barcelone sanctionne les banques

Par Gaelle Lucas, correspondante des Echos à Madrid

Jeudi 10 Septembre 2015

La mairie de la capitale catalane a imposé douze amendes de cinq mille euros chacune à des banques pour avoir gardé vides des appartements pendant plus de deux ans.

Qui a dit que le pouvoir corrompt ? Ada Colau, ancienne militante de la plate-forme des victimes de l’hypothèque (PAH), association qui luttait contre les expulsions de logements, n’a pas renoncé à ses idéaux en devenant maire de Barcelone en mai 2015. La nouvelle maire a fait de la crise du logement une priorité de son mandat. Et les premiers effets commencent à s’en faire sentir. La mairie de la capitale catalane a ainsi imposé douze amendes de cinq mille euros chacune à des banques pour avoir gardé vides pendant plus de deux ans des appartements leur appartenant, au lieu de les louer. D’autres amendes pourraient encore tomber, la mairie ayant annoncé qu’elle devait encore étudier soixante deux dossiers.

Ces sanctions, les premières du genre à Barcelone, sont le résultat d’un plan d’inspection lancé par l’ancien maire l’an dernier sous la pression, précisément, de la PAH, l’association d’Ada Colau. La possibilité de pénaliser le maintien de logements vides remonte, elle, à une réglementation régionale datant de 2007, mais qui n’avait pas été utilisée à Barcelone.

Ada Colau a expliqué Mercredi 9 Septembre 2015 que « l’obligation de tout responsable public est d’utiliser toutes les ressources possibles pour faire face à l’urgence du logement », rapporte El País. Pendant la crise, les expulsions de logement se sont multipliées en Espagne, provoquant l’indignation de la population. L’ancienne activiste a en outre annoncé de nouvelles mesures afin de freiner les expulsions, parmi lesquelles une augmentation des aides au loyer.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 19:54

http://www.humanite.fr/louise-michel-rouge-fleur-de-germinal-584115?IdTis=XTC-FT08-A1GV6W-DD-DLH85-FEQI

Louise Michel, rouge fleur de germinal

Par Jérôme Skalski

Jeudi 17 Septembre 2015

La publication de deux des ouvrages majeurs de Louise Michel, combattante de la Commune de Paris, militante républicaine, socialiste et anarchiste, est l’occasion d’une redécouverte de son œuvre à la fois littéraire et politique.

L’espérance révolutionnaire de Louise Michel fut celle d’un siècle. Née deux mois avant les journées de juillet 1830 qui virent se rallumer le brasier de la révolution française, son existence s’acheva, à presque soixante-quinze ans, le 9 janvier 1905 à Marseille.

La publication, aux éditions de la Découverte, du second tome de ses mémoires, ainsi que la réédition de ses souvenirs sur la Commune de Paris, sont l’occasion de redécouvrir ce personnage que Victor Hugor déclara « viro major », « plus grande qu’un homme », institutrice, militante inflexible et incorruptible, journaliste, écrivain et poète.

« La mégère, la pétroleuse, le monstre à face humaine »

Au lendemain de la semaine sanglante, elle fait partie des milliers de communards condamnés par les conseils de guerre à la déportation. Après avoir passé deux ans en prison, elle demeure sept années en Nouvelle-Calédonie. Sur la presqu’île Ducos tout d’abord, à Nouméa ensuite, sa peine est commuée en « déportation simple ». En Nouvelle-Calédonie, elle se lie avec les habitants par l’intermédiaire de Daoumi, kanak travaillant pour l’administration française.

Elle recueille les légendes et chants kanaks et prend fait et cause, en 1878, pour le soulèvement des mélanésiens contre la spoliation de leurs terres par les colonisateurs.

« La mégère, la pétroleuse, le monstre à face humaine, tels sont les noms que plusieurs générations de bourgeois ont mis à côté de son nom », écrivit Henri Barbusse. Les premiers qui caricaturèrent ainsi la combattante du comité de vigilance de Montmartre et l’animatrice du club de la révolution à l’église Saint-Bernard qui fut des ultimes combats de la Commune ne furent pas les derniers à se presser pour admirer les têtes coupées des chefs kanaks rebelles envoyés par le gouverneur Jean-Baptiste Olry pour la troisième exposition universelle de Paris. Les cinq cent survivants du massacre colonial seront vendus comme esclaves à des négriers. Autre « bienfait » local de la colonisation, oublié sans doute par ses « héritiers », leurs femmes et leurs enfants seront abandonnés comme butin aux troupes. « Eux aussi luttaient pour leur indépendance, pour leur vie, pour la liberté. Moi, je suis avec eux, comme j’étais avec le peuple de Paris, révolté, écrasé et vaincu », écrit Louise Michel. Elle reprend son métier d’institutrice à Nouméa peu de temps avant l’amnistie complète des communards obtenue en 1880. Elle avait refusé la sienne l’année précédente.

Fille illégitime de Clément Demahis et de Marie-Anne Michel, domestique au château de Vroncourt-la-Côte, dans la Haute-Marne, Louise Michel reçoit une éducation mêlant lumières républicaines et arts romantiques entourée de son « grand-père » Étienne-Charles Demahis et de sa « grand-mère » Louise-Charlotte.

Elle évoque les années passées auprès d’eux dans le « nid » de son enfance aux quatre tours carrées, en ruine presque, au début du premier tome de ses mémoires. Comme souvent, sinon toujours, sa prose est parsemée de poésies et de chansons. À vingt et un ans, elle devient institutrice et enseigne une année à l’école libre d’Audeloncourt avant de se rendre à Paris. « École libre, comme on disait », sinon, « il eût fallu prêter serment à l’empire », écrit-elle. Elle ne le fit jamais. Le coup d’état du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte avait mis la république sous le joug du plébiscite et exilé Victor Hugo avec lequel Louise Michel, jeune poète, avait engagé une correspondance. À Paris, elle enseigne rue du Château d’Eau, puis à Montmartre. Elle suit des cours d’instruction populaire à la rue Hautefeuille. Républicaine « rouge », elle ravive la cause du féminisme, défend une pédagogie anti autoritaire et laïque et adhère au socialisme.

Elle rencontre Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Théophile Ferré. Auguste Blanqui est enfermé. L’empire s’épuise et s’enlise. Le drapeau noir et rouge flotte sur la marmite et quand, au lendemain de la défaite de Sedan, le parti de l’ordre et la république « modérée » complotent pour vendre la France à l’Allemagne, les travailleurs allemands aux junkers prussiens et saxons et ceux de France aux maîtres des mines et des forges, elle est en première ligne pour défendre les hauteurs de Montmartre, le 18 mars 1871.

Une activité militante dans les rangs de l’anarchisme

Le second tome des mémoires de Louise Michel, inédits depuis leur publication sous forme de feuilletons en 1890 dans le journal l’Égalité, reviennent sur son activité militante dans les rangs de l’anarchisme. Il montre aussi un auteur en prise avec les apories du pacte autobiographique. On lira avec intérêt la présentation des problématiques associées à cet ouvrage que donne Claude Rétat, directrice de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et spécialiste des rapports entre littérature et politique, dans le livre proposé par les éditions de la Découverte.

À ce moment de son œuvre qu’elle voulait « à travers la mort », Louise Michel survivra quinze ans au cours desquels elle s’épuisera à force de conférences, de procès, d’actions d’éclat et de polémiques enflammées. Elle rencontre Lénine le 18 mars 1903 à Londres, à l’occasion d’un meeting consacré à la Commune. Zalman Wendroff évoque cette rencontre.

Plusieurs orateurs prennent la parole, chacun dans sa langue, écrit-il. Les discours sont ensuite traduits en russe. La parole est donnée à Louise Michel. En français, dans une langue littéraire, passionnée et mélodieuse, elle parle de la Commune et de la chute de la Commune. Quand elle termine, un silence poignant règne dans la salle. Très peu d’auditeurs comprennent le français, mais tous restent immobiles, comme ensorcelés par ses paroles. Lorsque le président annonce qu’un camarade va traduire le discours de Louise Michel en russe, des voix se font entendre de toutes parts, « ce n’est pas la peine, nous avons tout compris ». Mais voilà à la tribune Vladimir Ilitch Lénine, jeune homme de trente-trois ans. Calme, il parle doucement de la période de la Commune et de la Commune de Paris elle-même. Il relève les fautes commises avant la Commune et pendant la Commune, fautes qui devaient conduire à sa chute.

« Toutes les fautes doivent être corrigées dans les combats que la classe ouvrière engagera bientôt contre le tsarisme et le capitalisme en Russie », déclara-t-il. À la fin de son discours, des applaudissements enthousiastes éclatent, interminables.

L’émotion et la mémoire portée avec ardeur par Louise Michel pendant trente-cinq ans et son appel infatigable à la révolution à venir devaient céder la place à l’action.

Aux funérailles de Louise Michel, cent vingt mille personnes l’accompagneront, drapeaux noirs et drapeaux rouges piquant bonnets phrygiens, jusqu’au cimetière de Levallois-Perret.

Le même jour, la répression sanglante d’une manifestation sur la place du palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg par l’armée du tsar Nicolas II marque le début de la première révolution soviétique. De la liberté guidant le peuple, la tableau d’Eugène Delacroix, à la révolution russe de 1905 qu’immortalisa Sergueï Eisenstein dans le cuirassé Potemkine, l’ardent appel aux floraisons de germinal de celle que Paul Verlaine appelait la vierge rouge traverse le nôtre, selon les mots d’Emile Zola, « pour les récoltes du siècle futur ». C’était le 22 janvier 1905, le 9 janvier 1905 d’après le calendrier julien.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 19:25

http://www.eldiario.es/politica/Podemos-consulta-primarias-Pablo-Iglesias_0_406309442.html

Plus de cinq cent militants de Podemos demandent une consultation sur le modèle des élections primaires de Pablo Iglesias

Lundi 6 Juillet 2015

Les députés européens Lola Sanchez et Miguel Urban et les secrétaires généraux de Navarre et d’Andalousie, Laura Perez et Teresa Rodriguez, figurent parmi les signataires d'un manifeste pour une consultation populaire sur l’organisation des élections primaires de Podemos

« Nous demandons au Conseil des Citoyens de l’Etat et au Secrétaire Général une consultation pour choisir entre le modèle des élections primaires approuvé par le Conseil des Citoyens de l’Etat et un autre qui soutient une élection territoriale avec un système électoral proportionnel », dit le document.

« Nous avons besoin d’élections primaires qui prévoient un délai raisonnable pour discuter avec d'autres forces sociales et politiques sans tomber dans une somme de sigles et d’appareils », dit le texte

Plus de cinq cent militants de Podemos, dont Laura Pérez (secrétaire générale de Navarre), Teresa Rodriguez (secrétaire générale d’Andalousie), Xelo Huertas (président du parlement des Baléares), José María González (maire de Cadiz), Ana Taboada (maire adjointe d’Oviedo), Lola Sanchez (députée européenne), Miguel Urban (député européen) et Alberto San Juan (membre du Conseil des Citoyens de la Communauté de Madrid), demandent dans un manifeste une consultation sur le modèle d’élections primaires de Pablo Iglesias approuvé par le Conseil des Citoyens de l’Etat, Samedi 27 Juin 2015.

Ce modèle prévoit une liste bloquée dans une circonscription unique et sans modification et elle est ouverte du Vendredi 3 Juillet au Vendredi 10 Juillet 2015, date prévue pour commencer le vote.

« Aujourd’hui, nous sommes tous conscients que nous sommes à un moment crucial pour le changement politique dans notre pays », dit le manifeste, « les élections régionales et, surtout, les élections municipales ont changé la carte politique de l’état avec l’entrée de dizaines de conseillers municipaux pour le changement dans les conseils municipaux et de centaines de militants dans les parlements régionaux. L’élection de ces militants permet le débordement, par en bas, des vieux partis du régime et la récupération de cet espace par de nouvelles options de changement ».

« Dans ce contexte », poursuit-il, « et grâce aux positions acquises de haute lutte à Barcelone, Madrid, Saragosse, Cadix, La Corogne et Saint Jacques de Compostelle, Podemos a une opportunité pour faire l'histoire et se lancer à l'assaut du ciel. Nous devons faire un effort supplémentaire de générosité, d’unité et de participation. Il y a encore beaucoup de territoires dans lesquels le changement doit être mis en œuvre, il faut encore plus de militants pour changer le pays ».

« Pour nous qui avons signé ce manifeste, nous sommes convaincus que nous pouvons profiter de cette opportunité et que le règlement choisi pour les élections primaires ne peut pas le permettre », disent-ils.

« Nous voulons une consultation sur cette question, parce que cette conviction traverse toute l'organisation, ses cercles et ses conseillers. Nous avons besoin d’une élection primaire qui prévoit un délai raisonnable pour discuter avec d'autres forces sociales et politiques sans tomber dans une somme de sigles et d’appareils. Nous avons besoin d’une élection primaire qui reflète la diversité de ceux qui nous rejoignent pour le changement. Nous avons besoin d'une élection primaire basée sur le critère de proximité, au niveau des provinces et des communautés autonomes, sur la promotion des relations entre les électeurs et les candidats et sur l'amélioration de l’implantation territoriale pour gagner les élections. Nous avons besoin d'un calendrier et d’un modèle de circonscription qui encourage la participation, notre meilleure arme pour convaincre, croître et gagner ».

« Podemos est fondé sur une plateforme pour l'émancipation populaire et citoyenne », dit le document, « et nous devons le rester et prouver que nous pouvons gagner les élections générales. Nous ne sommes pas seulement un parti politique. Podemos est un outil qui peut être utilisé pour changer les choses. C’est le moment de revenir à quelque chose que nous avons dit à Vistalegre, notre flexibilité et notre capacité d'innovation est une grande partie de notre force ».

Les signataires du manifeste concluent en disant que « nous croyons que cela est impossible avec les règlements approuvés et c’est pourquoi nous avons lancé cette pétition demandant au Conseil Citoyen de l’Etat et au Secrétaire Général de convoquer une consultation pour que l’assemblée des citoyens choisisse entre le modèle d’élection primaire approuvé par le Conseil Citoyen de l’Etat et un autre qui soutient l’élection territoriale des candidats avec un système électoral proportionnel ».

Il y a cent six signataires en Andalousie, soixante-dix-huit à Madrid, trente-quatre dans la Communauté de Valence, trente-quatre en Castille-La Manche, trente et un en Aragon, trente et un en Catalogne, trente et un dans les îles Baléares, vingt-huit en Euzkadi, vingt-six dans les Asturies, vingt-quatre dans les îles Canaries, seize à Murcie, quinze en Estrémadure, quatorze en Navarre, douze en Galice, onze en Castille et Leon, sept en Cantabrie et le secrétaire général de Ceuta et Melilla

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 19:15

https://www.ensemble-fdg.org/content/grece-solidarite-avec-les-dispensaires-sociaux-solidaires

Solidarité avec les dispensaires sociaux solidaires

Par Benoît Borrits

Un meeting de deux cent personnes s'est tenu à Paris en solidarité avec les dispensaires sociaux solidaires de Grèce. Celui-ci atteste de la montée en puissance de l'organisation de la solidarité en France. Une occasion de faire le point sur ce mouvement qui existe désormais depuis quatre ans face à la nouvelle donne du troisième mémorandum.

Bonne affluence, Mardi 29 Septembre 2015, à la bourse du travail de Paris, deux cent personnes présentes dans la salle, quel symbole que d’avoir choisi la salle Ambroise Croizat, un des fondateurs de notre sécurité sociale et ministre du travail de 1945 à 1947, pour tenir un meeting de solidarité avec les dispensaires sociaux solidaires de Grèce qui combattent au jour le jour le démantèlement du système public de santé dans leur pays. Pour mémoire, l’application des mémorandums d’austérité de la part de la troïka de l’Union Européenne, du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Centrale Européenne (BCE), ont exclu du système de santé les chômeurs tout en diminuant le personnel en poste par non renouvellement des départs à la retraite. En réponse à cette situation, les dispensaires sociaux solidaires autogérés de Grèce sont des structures de bénévoles qui assurent les premiers soins à tous les exclus tout en exigeant la prise en charge des pathologies plus importantes dans le cadre de l’hôpital public.

Myrto Bolota, responsable de « Solidarité pour tous », a rappelé que trois cent cinquante structures de résistance auto-organisées existent à ce jour en Grèce et, parmi celles-ci, quarante dispensaires sociaux de solidarité. Sur les seize dispensaires de l’Attique, la région d’Athènes, une moyenne de quarante six bénévoles sont mobilisés par dispensaire, chacun d’entre eux accueillant deux mille patients par mois. « Solidarité pour tous » est une structure qui veut faciliter la communication des réseaux et des structures de solidarité et rendre accessible et visible la présence de cet univers de solidarité partout dans le pays.

« Solidarité pour tous » se veut une petite pierre de plus dans l’édifice de la lutte pour une vie sans mémorandum, sans pauvreté, sans exploitation de l’homme, sans fascisme et sans racisme, dans la perspective de créer les conditions nécessaires à un renversement radical politique et à une transformation sociale.

Theodoros Zdoukos, médecin au dispensaire de Thessalonique, a rappelé l’augmentation des syndromes de « pathologie sociale » dans le pays, augmentation que l’on retrouve dans tous les pays qui ont été « secourus » par le FMI. Il a rappelé que le rôle des dispensaires est double, assurer les premiers soins et organiser avec les patients l’offensive contre une « politique assassine » et pour un service public de santé de qualité. Il se refuse de parler de « crise humanitaire » en Grèce mais préfère parler de « politique volontairement imposée ».

En rappelant que, en septembre 2011, les frais d’hospitalisation à la charge des patients ont subitement été multipliés par sept, il démontre que la dégradation du système de santé touche aussi ceux qui en sont encore bénéficiaires. A ce titre, une des actions de son dispensaire est de revendiquer un accès gratuits aux soins.

Matina Triantaphylllou, bénévole du dispensaire social et autogéré de Peristeri, a remercié les collectifs parisiens de solidarité du quatorzième, du cinquième et du treizième arrondissement, pour les collectes qu’ils ont réalisées au bénéfice de son dispensaire. Ce dispensaire fonctionne sur la base de médicaments collectés par les gens du quartier et d’une assemblée mensuelle des bénévoles. Elle est inquiète des effets du troisième mémorandum signé cet été, tout en voyant dans l’activité des dispensaires un exemple d’émancipation des citoyens.

Apostolos Kokkinis est dentiste au dispensaire de Thessalonique. Il a rappelé que ce dispensaire est parti d’une initiative des salariés de la santé consécutive à une grève de la faim de réfugiés. Le 7 novembre 2011, le dispensaire ouvrait dans une salle de la bourse du travail de Thessalonique mise à leur disposition, avec des dons de matériels médicaux de personnes partant à la retraite et de médicaments en provenance de particuliers et de pharmacies. Quatre ans après, le dispensaire est toujours actif et n’est pas avare en matière de communication, concerts, expositions photographiques, films, campagne de dons financiers et intervention dans les écoles. Son action politique est claire, appel à la désobéissance des personnels médicaux pour refuser l’exclusion dans l’accès aux soins, refus de toute discrimination dans l’accès au dispensaire et actions contre le parti néo nazi Aube Dorée dont les officines ne s’adressent qu’aux seuls grecs. Le rôle des dispensaires n’est-il pas au final de briser la solitude pour organiser l’offensive ? « Quand une personne tombe, les autres le font tenir debout », résume la philosophie de son activité.

Une grande partie de la discussion a porté sur le nouveau gouvernement et l’application du troisième mémorandum signé en juillet 2015. Tout le monde s’accorde à constater que les promesses de rétablir le système de santé public ne seront évidemment pas tenues. Theodoros Zdoukos estime cependant que « le gouvernement de Syriza est plus susceptible d’entendre la revendication » et qu’en retour « le mouvement met plus de pression à son égard ». Il rappelle d’ailleurs malicieusement que l’actuel ministre de la santé est un ancien fondateur du dispensaire de Rethymno en Crète. Un autre participant a rappelé que cette lutte concerne l’ensemble des pays européens comme en témoigne l’existence du réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale. Une participante du collectif de l’Yonne, qui a parrainé le dispensaire du Pirée et a récemment visité celui-ci, a indiqué à quel point les grecs « pensent que les autres peuples ne doivent pas vivre cela ». En intervenant sur les marchés de sa région, elle a été touchée par le nombre de gens qui apportaient des médicaments ou du matériel médical, actuellement stockés dans son garage, et espère que, rapidement, un camion partira pour la Grèce.

On le voit, l’expérience des dispensaires sociaux solidaires est loin de s’éteindre, une bonne nouvelle dans un environnement funeste.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:51

http://www.zamanfrance.fr/article/refugies-porte-saint-ouen-peril-sanitaire-aux-defaillances-sociales-17748.html

Réfugiés de la porte de Saint Ouen

Du péril sanitaire aux défaillances sociales

Elles sont une soixantaine de familles syriennes à stagner là dans des conditions sanitaires déplorables. Entre surabondance de dons de citoyens et manque d’organisation administrative, la situation des syriens de ce camp de réfugiés devient critique, avec un risque sanitaire qui croît de jour en jour.

Jeudi 24 Septembre 2015

Gale, angines blanches et rouges, conjonctivites, diarrhées, escarres, herpès, dents mal soignées et infections en tout genre, la liste des maladies liées au manque d’hygiène et d’organisation s’allonge de jour en jour.

« Il y a des dons de Doliprane mais ils n’ont pas l’habitude d’en prendre et, du coup, ils ont des occlusions intestinales », déclare Mehdi, infirmier qui passe quotidiennement prendre la température. « Nous sommes complètement dépassés par ce qu’il se passe ici et rien ne s’organise. Ils n’ont pas de moyens de se laver correctement, il n’y a pas de sanitaires et ils font leurs besoins dans le parc ou entre les voitures ».

Ils ont quasiment tous la gale

Les pouvoirs publics n’ont rien installé pour leur permettre de décemment survivre ici, entre le ballet des voitures qui entrent et sortent de la capitale, au pied de l’hôpital Bichat, l’un des plus grands d’Europe. Une mère s’approche, une bouteille d’Advil pour nourrisson à la main.

Elle se plaint que son enfant a mal à la gorge quand il avale, les signes de l’angine. Un enfant sort d’une tente, couvert de boutons rouges, c’est la varicelle. « Ils ont quasiment tous la gale », renchérit Claire, membre du collectif venant en aide aux réfugiés de la porte de Saint-Ouen. « Il faut leur amener des gants et du gel anti bactérien ».

Parmi la centaine des personnes vivant ici, un grand nombre sont des femmes et de jeunes enfants, parfois nés en cours de route, en Turquie il y a deux ans pour Nessrine, au Maroc il y a six mois pour Ali.

Arrivés il y a quelques semaines d’Homs, Alep, Lataquia, Tartus, Idleb ou encore Damas, ils fuient le régime de Bachar al Assad pour certains, la guerre pour d’autres.

Onze euros et quarante centimes par jour et par adulte

Beaucoup sont en cours de demande d’asile mais les lenteurs administratives, la barrière de la langue et la multiplicité des acteurs associatifs ou des interlocuteurs administratifs, retardent l’obtention du sésame qui permet la prise en charge de leur famille.

Beaucoup veulent partir de France où ils estiment la situation trop difficile. Ils veulent tenter leur chance en Belgique ou en Allemagne.

Mais dès lors que leur demande est enregistrée dans un pays, ils ne peuvent plus y prétendre dans un autre pays. Ils sont coincés.

En France, le récépissé donné aux syriens leur donne accès à onze euros et quarante centimes par jour et par adulte, une somme dérisoire pour loger et nourrir une famille. « Moi, j’ai fait une demande hier soir au camion de l’Unité Mobile de Coordination », affrété depuis seulement Mercredi 23 Septembre 2015 par la mairie de Paris, annonce Bilal, dix-huit ans, originaire d’Homs.

« Je resterai ici le temps d’avoir une réponse », dit-il.

Les difficultés de l’administration

Ce statut de réfugié peut mettre jusqu’à deux ans pour être délivré. En attendant, ils restent dans une précarité absolue.

« J’ai peur de devoir faire face à une crise sanitaire aigüe », s’alarme Patrick Bouffard, cardiologue à l’hôpital Bichat qui constate chaque jour l’ampleur des dégâts. C’est la pagaille. Nous avons contacté les services municipaux que nous devons rencontrer en urgence, nous avons fait remonter l’information à l’ordre des médecins et à l’Agence Régionale de Santé. Pour le moment, Médecins Du Monde fait des maraudes sanitaires régulières, mais nous ne pouvons pas les soigner dans la boue. La direction de l’hôpital Bichat réfléchit à organiser un accueil spécifique des réfugiés malades. Nous ne savons pas encore combien de places nous allons pouvoir libérer, il est trop tôt pour le dire. Mais la seule réelle réponse pérenne ne peut venir que de l’administration ».

Or l’administration a bien du mal à faire face à l’urgence de la situation.

Les services sociaux sont débordés et il n’y a plus de places d’hébergements d’urgence.

« Nous sommes complètement débordés »

Les familles qui ne se déplacent pas à la Coordination de l'Accueil des Familles Demandeuses d'Asile (CAFDA), dépourvue d’équipes de maraudes, n’ont pas de prise en charge familiale spécifique. Et même cette plateforme de demandeurs d’asile, la plus importante en France, est déjà submergée de demandes. « Nous avons fermé au public du Lundi 14 Septembre au Vendredi 18 Septembre 2015 et nous fermons de nouveau du Lundi 5 Octobre au Vendredi 9 Octobre 2015 pour accueillir spécifiquement les primo-arrivants, majoritairement des syriens », explique-t-on à la CAFDA. « Nous sommes complètement débordés ».

Même son de cloche aux Permanences Sociale d’Accueil (PSA) de Paris qui utilisent les réseaux du cent quinze pour tenter d’héberger les demandeurs. « Nous n’avons plus de place pour héberger les familles », insiste-t-on à la PSA Chemin Vert, spécialisée dans l’accueil de femmes et des familles.

« Nous n’aidons pas les réfugiés, nous les traitons comme des sans-papiers, s’emporte une assistante sociale d’un service départemental de Paris, sous couvert d’anonymat. Déjà les français, cela fait deux ou trois ans que nous ne pouvons plus les aider, alors si en plus les demandeurs n’ont pas de papiers, ou juste un récépissé de demande d’asile, ils n’ont le droit à rien de notre part. Depuis une dizaine de jours, nous avons reçu la consigne de renvoyer les syriens et les libyens vers les PSA qui sont déjà complètement saturées. Nous devions ouvrir des gymnases et nous ne l’avons pas fait. Nous devions lancer le plan grand froid pour libérer des places supplémentaires dans les centre d’hébergement, nous ne l’avons pas fait ».

A la porte de Saint-Ouen c’est la confusion. Beaucoup de familles dorment sur place, alors que d’autres syriens, souvent régularisés et pris en charge, viennent visiter leurs connaissances, traîner-là et parfois mendier. Difficile dans ce contexte de faire la différence entre ceux qui sont pris en charge et ceux qui sont en attente.

Les associations comme « une chorba pour tous » viennent, chaque soir de la semaine, distribuer des repas chauds aux réfugiés.

Le gaspillage des dons

Des dons anonymes de citoyens s’entassent ici et là. Beaucoup de vêtements et de nourriture qui seront finalement jetés, éparpillés au pied des arbres ou entre les voitures, par manque de moyens de stockage.

« Il y a une abondance de dons qui ne sont pas organisés et le gaspillage est énorme », s’indigne Claire, du collectif citoyen local.

Entre gaspillage et manque de prise en charge administrative, la situation des réfugiés syriens de la porte de Saint-Ouen est devenue non seulement critique, mais aussi complètement absurde.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:19

https://www.france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/marches-europeennes-30-septembre-17-octobre-oxi-basta-enough-construisons-une

Oxi, Basta, Enough, construisons une autre Europe

Non à l’austérité, à la pauvreté, au TAFTA, au racisme et à la corruption

Oui à la solidarité sans frontières

Mercredi 30 Septembre 2015 commencent à Cadix les marches européennes qui, après avoir parcouru l’Espagne, traverseront la France du Mercredi 7 Octobre au Mardi 13 Octobre 2015, avant trois jours de mobilisations à Bruxelles, du Jeudi 15 Octobre au Samedi 17 octobre 2015, où convergeront des marches d’Italie et d’Allemagne.

Le slogan « Oxi, basta, enough, construisons une autre Europe » est un appel à l’égalité, aux droits sociaux et à la démocratie réelle. C’est un appel pour une solution européenne au soi-disant problème de la dette, pour la justice climatique et pour la défense de l’agriculture paysanne.

Les marches européennes, soutenues par un large panel d’organisations progressistes européennes, portent ces revendications.

En France, les marches, représentées par deux bus de militants espagnols, après un premier accueil Mercredi 7 Octobre 2015 à L’Hospitalet près l’Andorre, à la frontière entre Andorre et la France, s’arrêteront Mercredi 7 Octobre 2015 à Toulouse, Jeudi 8 Octobre 2015 à Montpellier et à Marseille, Vendredi 9 Octobre 2015 à Clermont-Ferrand et à Grenoble, Samedi 10 Octobre et Dimanche 11 Octobre 2015 à Paris et Lundi 12 Octobre 2015 à Calais et à Metz pour des échanges et des actions de rue.

À Bruxelles, un encerclement symbolique du commet européen aura lieu Jeudi 15 Octobre 2015, tandis que le Vendredi 16 Octobre 2015 sera consacré à des rencontres de convergence des mouvements sociaux, avec notamment une conférence européenne sur la dette et ses audits citoyens organisée par ATTAC et le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) et enfin, Samedi 17 Octobre 2015, une manifestation internationale.

Ces marches européennes, dont l’importance est à souligner après la brutalité de l’attaque exercée en juillet 2015 par les « institutions » européennes contre la Grèce et contre tout espoir d’alternative aux politiques d’austérité en Europe, sont impulsées par des forces syndicales et associatives qui veulent contribuer à changer le rapport des forces en Europe.

Au moment où les migrants bousculent les verrous de l’Europe forteresse, avec l’appui d’un fort courant d’opinion dans certains pays européens, ces convergences apparaissent plus que jamais nécessaires.

Mercredi 30 Septembre 2015 à Cadix, les marches sont reçues par la nouvelle municipalité, avant de se diriger Jeudi Premier Octobre 2015 vers Gibraltar, premier paradis fiscal visité, avant Andorre, Mercredi 7 Octobre 2015, et Luxembourg, Mardi 13 Octobre 2015.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:37

Intrusion sans précédent dans le tunnel sous la Manche (Reuters)

Le trafic ferroviaire sous la Manche a été interrompu pendant les premières heures du Samedi 3 Octobre 2015 à la suite d'une intrusion sans précédent dans l'un des tunnels sous-marins de cinquante kilomètres de long qui relient la France et le Royaume Uni.

Selon Eurotunnel et la préfecture du Pas-de-Calais, environ deux cent migrants clandestins ont fait irruption vers 0 heure 30 sur le terminal, côté français, par une brèche pratiquée dans une clôture.

Une partie d'entre eux ont été contenus par les agents de sécurité mais environ cent vingt d’entre eux ont réussi à entrer dans le tunnel sud et à y progresser d'une quinzaine de kilomètres avant d'être interceptés, interpellés ou refoulés.

« Les forces de l'ordre ont été acheminées en véhicule par un tunnel de service pour les contenir au quinzième kilomètre, où se trouve un point de jonction entre les différents tunnels », a expliqué une porte-parole d'Eurotunnel.

Selon la préfecture, vingt-trois intrus ont été interpellés et quatre ont été blessés, ainsi que deux gendarmes.

Jamais des migrants ne s'étaient jusqu'ici introduits en si grand nombre dans le tunnel sous la Manche.

« C’est nouveau, nous n’avions jamais été confronté à cela. Leur détermination et leur agressivité est grandissante », a dit à Reuters un responsable syndical de la police. « Ils ont bousculé des policiers et des personnels d’Eurotunnel avec une agressivité différente », a confirmé un autre policier.

Selon la porte-parole d'Eurotunnel, cette intrusion a été le fait d'un groupe « extrêmement organisé » et elle a été orchestrée « par des gens qui savaient que cela n'aboutirait pas ».

Camions pris d’assaut

Mercredi 30 Septembre 2015, la police faisait état d'une présence accrue parmi les clandestins concentrés autour de Calais de militants du réseau d'extrême gauche No Borders, qui réclame l'abolition des frontières et des politiques de contrôle de l'immigration.

« Un groupe aussi important que celui-ci n'avait aucune chance d'atteindre le Royaume-Uni », a souligné Eurotunnel dans un communiqué. « Il est donc clair que cette attaque a été organisée dans l'unique but d'attirer l'attention des médias sur la situation désespérée des migrants coincés dans le Calaisis ».

Eurotunnel a arrêté le trafic fret et passagers pendant environ sept heures. A 9 heures 30, le groupe annonçait que le trafic reprenait progressivement depuis 8 heures et que les Eurostars circulaient de nouveau dans les deux sens, la circulation des navettes restant perturbée dans la matinée.

Les forces de l'ordre ont également dû intervenir Samedi 3 Octobre 2015 sur la rocade d'accès au port de Calais, à proximité de la « jungle », immense terrain vague où se concentrent des milliers de candidats à l'immigration en Grande-Bretagne.

Selon un photographe de Reuters sur place, plusieurs centaines de migrants ont profité d’un embouteillage pour se jeter sur le toit de camions et tenter de s'y introduire.

Un policier a fait état d'au moins trois cent assaillants. « Ils ont obligé les camions pris dans la circulation à s’arrêter et sont montés de force dedans », a-t-il déclaré. Un de ses collègues a, là aussi, fait état d'une violence inhabituelle. « La situation était très tendue », a-t-il dit.

Colère du Président Directeur Général (PDG) d’Eurotunnel

Le trafic sous la Manche avait déjà été interrompu plusieurs fois en août et septembre 2015 par des intrusions sur le site d’Eurotunnel, qui s'étend sur plus de six cent hectares.

Le renforcement de la sécurité sur le port de Calais au départ des ferries et le conflit social qui a paralysé l’activité portuaire ont conduit les migrants à tenter de passer en Grande-Bretagne en montant sur les trains de passagers et de marchandises. Au cœur de l’été, un millier de tentatives d'intrusion avaient été recensées en une nuit.

Le PDG d'Eurotunnel, Jacques Gounon, a mis en cause les « défaillances » du système judiciaire. « La vraie difficulté c'est que, lorsque les personnes qui rentrent dans ce site protégé et interdit sont interpellées, il n'y a pas de suite judiciaire », a-t-il déclaré sur BFM TV. « Il y a un sentiment de totale impunité qui ne peut qu'inciter ceux qui ont été en garde à vue à recommencer demain parce que la justice ne donne aucune suite aux plaintes que nous déposons ».

La présidente du Front National, Marine Le Pen, tête de liste pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, utilise comme argument de campagne les tensions nées de cette situation.

Lors d'un déplacement de campagne à Calais, elle a promis Vendredi 2 Octobre 2015 de faire « un maximum de barouf », si elle est élue en décembre 2015, pour « faire plier l’état » et obtenir qu'il fasse « enfin respecter la loi » dans cette région.

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