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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 20:59

 

La cour suprême grecque refuse l'extradition de huit militaires turcs (Reuters)

 

La cour suprême grecque s'est opposée Jeudi 26 Janvier 2017 à l'extradition de huit militaires turcs ayant fui leur pays après le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie, ce qui a suscité l'indignation d'Ankara.

Le ministère turc des affaires étrangères à accusé Athènes de protéger des conjurés et de s'opposer à la lutte antiterroriste.

« Nous protestons contre cette décision qui empêche ces individus qui ont menacé la vie de notre président et de nos citoyens de comparaître devant la justice turque », dit-il dans un communiqué.

Les huit militaires, trois commandants, trois capitaines et deux sergents majors, sont arrivés par hélicoptère, Samedi 16 Juillet 2016 en Grèce où ils ont demandé l'asile en disant craindre pour leur vie.

Ils nient toute implication dans la tentative de putsch, qui a été suivie de vastes purges dans l'armée et la fonction publique turque, notamment.

« L'éventualité d'une violation ou d'une limitation de leurs droits, quels que soient leur degré de culpabilité ou la gravité des crimes dont ils sont accusés, ne permet pas la mise en oeuvre des règles d'extradition », a déclaré le président de la cour suprême grecque, dont l'arrêt est définitif.

Il a en outre ordonné leur remise en liberté. Les huit hommes avaient été placés en détention préventive.

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 20:44

 

Le président mexicain annule sa visite à Washington (Reuters)

 

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, a annoncé Jeudi 26 Janvier 2017 qu'il n'irait pas à Washington Mardi 31 Janvier 2017 pour rencontrer son homologue américain.

Donald Trump lui avait auparavant conseillé sur Twitter de renoncer à se déplacement s'il n'était pas prêt à financer son projet de mur frontalier.

« Nous avons informé ce matin la Maison Blanche que je n'assisterai pas à la réunion de travail prévue Mardi 31 Janvier 2017 avec le président des Etats-Unis », écrit Enrique Peña Nieto sur le même réseau social.

« Le Mexique répète qu'il est prêt à coopérer avec les Etats-Unis pour parvenir à des accords profitables aux deux pays », ajoute-t-il.

Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, a toutefois proposé de reporter sa visite. « Nous allons chercher une date pour programmer quelque chose ultérieurement. Nous allons garder les lignes de communication ouvertes », a-t-il promis.

Avant de lui conseiller d'annuler sa visite, Donald Trump avait signé un décret autorisant la construction du mur, ce qu'Enrique Peña Nieto a publiquement désapprouvé en répétant qu'il n'en paierait pas la facture.

« Si le Mexique n'est pas disposé à payer pour ce mur dont nous avons tant besoin, alors il serait préférable d'annuler la rencontre prévue », a alors écrit Donald Trump sur Twitter.

« Les Etats-Unis ont un déficit commercial de soixante milliards de dollars avec le Mexique », a-t-il souligné, laissant entendre qu'il était dans l'intérêt de Mexico de coopérer.

Le président a par la suite assuré que l'annulation de la visite avait été décidée en accord avec son homologue mexicain, mais il a répété qu'il n'était pas question pour les contribuables américains de financer la construction du mur.

« Tant que le Mexique ne nous traite pas équitablement et avec respect, une telle rencontre est inutile », a-t-il ajouté, s'adressant à des élus républicains à Philadelphie.

La confirmation du projet a été perçue comme une provocation alors que Mexico, malmené par Donald Trump pendant la campagne présidentielle, s'efforçait d'entamer le dialogue avec la nouvelle administration américaine.

Dans la sphère politique comme sur les réseaux sociaux, les appels se multipliaient depuis Mercredi 25 Janvier 2017 pour que le président mexicain renonce à son déplacement.

Mercredi 25 Janvier 2017, son ministre des affaires étrangères, Luis Videgaray, avait tenté de désamorcer la crise à son arrivée à Washington pour des discussions préparatoires. « La réunion entre les deux présidents à Washington Mardi 31 Janvier 2017 est toujours d'actualité », avait-il assuré.

Son collègue des finances, José Antonio Meade, a pour sa part estimé, Jeudi 26 Janvier 2017, après le tweet menaçant de Donald Trump, qu'une annulation entretiendrait l'incertitude sur l'avenir des relations bilatérales.

Donald Trump dit vouloir mettre fin à l'immigration clandestine et son homologue mexicain entend lutter contre le trafic d'armes en provenance des Etats-Unis, mais la question du mur et de son financement est devenue tellement politique qu'aucun des deux ne semble vouloir perdre la face.

Le président républicain du sénat des Etats Unis, Mitch Mac Connell, et son homologue de la chambre des représentants, Paul Ryan, ont annoncé Jeudi 26 Janvier 2017 avoir pris les premières dispositions pour permettre la construction d'un mur estimé entre douze et quinze milliards de dollars.

Ils n'ont pas précisé qui le financerait mais ont dit s'attendre à ce que l'administration de Donald Trump « débloque un budget supplémentaire ».

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ABC News, Mercredi 25 Janvier 2017, le président des Etats Unis Donald Trump a promis à nouveau que le Mexique rembourserait, d'une manière ou d'une autre, cet investissement.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 20:50

 

http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective

 

Angela Davis appelle à la résistance collective

 

Intervention traduite de l’anglais par Julie Paquette et Cihan Gunes pour le site de Ballast.

 

La marche des femmes a répondu Samedi 21 Janvier 2017, en six cents points du globe, à l’investiture du quarante cinquième président des Etats Unis, Donald Trump, une foule écrasante. Aux États-Unis, des rues de Chicago à celles de Portland, des squares de New York aux places de Boston, on dénombra plus de deux millions de manifestants. Le milliardaire fait en effet l’objet de plusieurs accusations d’agression sexuelle et s’est vanté de pouvoir tout faire contre les femmes, sans souci de leur consentement, du fait de sa célébrité médiatique. La militante féministe Angela Davis, figure du mouvement noir de libération des années 1970 et candidate par deux fois à la vice-présidence des États-Unis en tant que membre du Parti Communiste des Etats Unis d'Amérique (PCUSA), en était. « Les prochains mille quatre cent cinquante neuf jours de l’administration de Donald Trump seront mille quatre cent cinquante neuf jours de résistance », a-t-elle lancé. Nous traduisons le discours qu’elle a prononcé à Washington.

 

L'histoire ne peut être effacée comme on efface une page web

 

À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici, ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes, à la marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement. Nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent sur le devant de la scène. Nous considérons que nous sommes des agents collectifs de l'histoire et que celle-ci ne peut pas être effacée comme on efface une page web. Nous savons que nous nous rassemblons aujourd'hui sur des terres indigènes et nous suivons l’exemple des peuples des premières nations qui, malgré la violence génocidaire massive qu’ils ont connue, n’ont jamais renoncé à la lutte pour leur territoire, pour l’eau, pour la culture et pour leur peuple. Nous saluons particulièrement aujourd’hui les sioux de Standing Rock. Les luttes pour la liberté des noirs, qui ont façonné la nature même de l’histoire de notre pays, ne peuvent être supprimées d’un simple revers de la main. On ne peut pas nous faire oublier que les vies des noirs comptent réellement.

L’histoire même de ce pays est ancrée dans celles de l’esclavagisme et du colonialisme, ce qui implique, qu’on le veuille ou non, que les États-Unis sont une histoire d’immigration et d’esclavage. Propager la xénophobie, crier au meurtre et au viol et construire des murs n’effaceront pas l'histoire. Aucun être humain n’est illégal.

La lutte pour la planète, contre le dérèglement climatique, pour garantir l’accessibilité à l’eau des terres sioux de Standing Rock, de Flint, du Michigan, de la Cisjordanie et de Gaza et pour sauver notre faune, notre flore et l’air, est le cœur de la lutte pour la justice sociale. Ceci est une marche des femmes et cette marche des femmes représente la promesse d’un féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectoriel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la misogynie et à l’exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à quinze dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé.

Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime, en particulier contre les femmes transgenres de couleur.

Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète. C'est pourquoi nous demandons la liberté et la justice pour la Palestine. Nous célébrons la libération imminente de Chelsea Manning et d'Oscar López Rivera. Mais nous demandons aussi la libération de Leonard Peltier, de Mumia Abu-Jamal et d'Assata Shakur. Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous serons appelés à intensifier nos demandes de justice sociale et à devenir plus actifs dans notre défense des populations vulnérables.

Que ceux qui prônent encore la suprématie de l’homme blanc hétéro-patriarcal se méfient de nous. Les prochains mille quatre cent cinquante neuf jours de l’administration de Donald Trump seront mille quatre cent cinquante neuf jours de résistance, résistance sur le terrain, résistance dans les salles de classe, résistance au travail et résistance par notre art et notre musique. Ceci n’est que le commencement, et, pour reprendre les mots de l’inimitable Ella Baker, « nous qui croyons en la liberté, nous ne nous reposerons pas avant qu’elle n’advienne ».

Je vous remercie.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 20:25

 

Donald Trump relance les projets Keystone XL et Dakota Access Pipe Line (Reuters)

 

Donald Trump a signé Mardi 24 Janvier 2017 deux nouvelles ordonnances présidentielles qui relancent les très contestés projets d'oléoducs Keystone XL et Dakota Access, stoppés sous Barack Obama.

Sa décision est conforme aux promesses du nouveau président des Etats-Unis qui s'était engagé à soutenir et favoriser le secteur national de l'énergie.

Les chantiers des oléoducs Keystone XL et Dakota Access, rejetés par des militants écologistes et des tribus amérindiennes, avaient été bloqués ou freinés par l'administration de l’ancien président démocrate.

Dakota Access Pipeline, piloté par la compagnie texane Energy Transfer Partners (ETP) pour un coût estimé à trois milliards huit cent millions de dollars doit relier les sous-sols riches en hydrocarbures de Bakken, une formation géologique dans le Dakota du Nord proche de la frontière canadienne, aux installations de l'Illinois, passant notamment sous le fleuve Missouri.

Son tracé inquiète les indiens sioux de la tribu de Standing Rock, qui redoutent une contamination de sources d'eau potable et une violation de leurs terres sacrées. Au plus fort de la mobilisation, le campement des contestataires a compté jusqu'à cinq mille occupants cet automne.

La tribu a aussitôt dénoncé une décision « irresponsable et prise à la hâte » et ajouté qu'elle allait la contester en justice.

A l'inverse, le North Dakota Petroleum Council, regroupement professionnel des producteurs de pétrole de l’état, s'est félicité de « ce grand pas en avant pour la sécurité énergétique des Etats Unis », a dit son président, Ron Ness.

Pour l'essentiel, la construction du Dakota Access Pipe Line (DAPL) est achevée depuis l'été 2016, mais une dernière section, passant sous le lac Oahe, sur le bassin du Missouri, reste à construire.

Au mois de décembre 2016, les experts militaires du Corps of Engineers ont rendu un avis défavorable sur le tracé présenté par la compagnie ETP.

A ce stade, on ignore si l'ordonnance signée par Donald Trump se substitue à eux.

D'après des données financières, Donald Trump a détenu au moins jusqu'à la moitié de l’année 2016 des actions d'ETP dont le directeur général, Kelcy Warren, a versé cent mille dollars sur son compte de campagne. Quant à l’ancien gouverneur du Texas Rick Perry, choisi par Donald Trump pour diriger le département de l’énergie, il siégeait récemment encore au conseil d'administration du groupe.

Estimé à huit milliards de dollars, le projet Keystone XL est développé par le groupe canadien Trans Canada. Il doit permettre pour sa part l'acheminement sur près de mille neuf cent kilomètres du pétrole extrait des gisements canadiens de sables bitumineux de l'Alberta vers le Nebraska, où il serait connecté au réseau existant vers les raffineries du golfe du Mexique.

Au mois de novembre 2015, Obama avait opposé son veto au projet soutenu en revanche par le premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Son rétablissement par Donald Trump serait une nouvelle très positive pour le Canada, commentait Mardi 24 Janvier 2017 le ministre canadien des ressources naturelles, Jim Carr, avant que Donald Trump n'ait apposé sa signature sur l’executive order relançant le projet contesté depuis 2008 par des associations de protection de l'environnement.

En signant l'ordonnance, Donald Trump a souligné que son administration allait renégocier certains des termes du contrat. « Nous sommes très insistants pour dire que, si nous allons construire les pipelines aux Etats-Unis, les tuyaux devront être fabriqués aux Etats-Unis », a-t-il dit, ajoutant que ces projets étaient porteurs de promesses d'emplois, notamment pour les métallurgistes, « beaucoup d'emplois, vingt huit mille emplois, de beaux emplois dans la construction », a-t-il dit.

La Maison Blanche a parallèlement ordonné Mardi 24 Janvier 2017 le gel temporaire de tous les contrats, crédits et accords passés par l’agence de protection de l'environnement (EPA), le temps d'un audit sur cet organisme dans le collimateur du quarante-cinquième président des Etats-Unis et de son équipe.

« En schématisant, il ne pourra plus y avoir de transferts d'argent tant qu'ils n'auront pas pu regarder les choses », a déclaré à Reuters un employé de l'EPA.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 19:54

 

Duel entre Benoît Hamon et Manuel Valls pour l'investiture socialiste (Reuters)

 

Benoît Hamon et Manuel Valls, représentants des deux extrêmes du Parti Socialiste, sont les finalistes du deuxième tour des élections primaires de la gauche pour les élections présidentielles, avec un avantage pour le premier, qui a obtenu le ralliement d'Arnaud Montebourg.

Un débat télévisé entre les deux qualifiés, qui pourrait être décisif, sera organisé Mercredi 25 Janvier 2017.

Au soir d'un scrutin qui a mobilisé près de deux millions d'électeurs, le duel s'est engagé sans attendre, Manuel Valls accusant son adversaire de représenter une défaite assurée, tandis que Benoît Hamon évoquait la vieille politique.

Selon des résultats partiels portant sur la moitié des votants, Benoît Hamon a recueilli trente six pour cent des voix et Manuel Valls a recueilli trente et un pour cent des voix, a annoncé la haute autorité chargée d'organiser le scrutin.

Avec dix huit pour cent des voix, Arnaud Montebourg est donc éliminé, tout comme Vincent Peillon avec sept pour cent des voix, l'écologiste François de Rugy avec quatre pour cent des voix, la radicale de gauche Sylvia Pinel avec deux pour cent des voix et Jean-Luc Bennahmias avec un pour cent des voix.

Dès que sa défaite a été claire, Arnaud Montebourg, lui aussi représentant de l'aile gauche du Parti Socialiste, s'est rallié à Benoît Hamon, qui est ainsi théoriquement majoritaire.

« Nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques sociales libérales aujourd’hui désavouées par les électeurs des élections primaires de la gauche », a expliqué l'ancien ministre du redressement productif, dont le ralliement à François Hollande avait été décisif aux élections primaires de 2011.

Vincent Peillon n'a donné aucune consigne de vote à la différence de Sylvia Pinel, qui appelle à voter pour Manuel Valls.

Devant ses partisans, l'ancien premier ministre a promis de se battre jusqu'au bout.

« Un choix très clair se présente désormais à nous et à vous mes chers compatriotes, le choix entre la défaite assurée et la victoire possible », a-t-il ajouté en poursuivant ses attaques, « le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays », une critique de l'idée de revenu universel portée par Benoît Hamon.

Ce à quoi ce dernier a répliqué sur la deuxième chaîne de la télévision française que « cela, c'est de la veille politique, je ne crois pas que nous nous en sortirons comme cela ».

Selon le Parti Socialiste, qui a organisé les élections primaires de la gauche, le nombre de votants serait proche de deux millions de votants, inférieur à celui du scrutin interne de 2011 qui était de deux millions sept cent mille votants.

« Il y a deux gauches, nous le savions avant », a commenté le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, sur la première chaîne de la télévision française.

« Aujourd'hui, il y a deux manières d'envisager les élections présidentielles et c'est bon pour le deuxième tour, cela va nous amener des électeurs », a-t-il estimé.

Les deux finalistes se sont positionnés dans la campagne de part et d’autre du Parti Socialiste, Benoît Hamon s’affirmant comme le plus à gauche des candidats et Manuel Valls comme le plus à droite des candidats, montrant l’importante polarisation de ce vote.

Les désaccords entre les deux hommes ont constitué le coeur du deuxième des trois débats télévisés, avec l’idée de la mutation et de la raréfaction du travail chez Benoît Hamon, apôtre d’un revenu universel, face à un Manuel Valls se présentant en défenseur de la valeur travail, qui compte en particulier défiscaliser à nouveau les heures supplémentaires.

Une fracture était également apparue sur deux autres thèmes, la politique menée par le gouvernement de Manuel Valls pour répondre à la crise des migrants, pas à la hauteur des valeurs de la France selon Benoît Hamon, et conforme aux voeux des français selon Manuel Valls, et la légalisation du cannabis prônée par Benoît Hamon et fermement rejetée par Manuel Valls.

Plusieurs ministres et responsables socialistes prédisent depuis des semaines le ralliement d'une partie des élus et de l'électorat socialiste à Emmanuel Macron si Benoît Hamon venait à l'emporter.

Les bons résultats de l’ancien ministre de l’économie, qui a choisi de ne pas participer à cette élection primaire, a hanté toute la campagne de l’élection primaire organisée par le Parti Socialiste.

En voyage au Chili, François Hollande n'a pas voté à cette élection primaire organisée au terme d'une campagne où il ne s'est nullement impliqué. En renonçant à briguer un second mandat, il n'a désigné aucun dauphin.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 19:33

 

François Fillon visé par une enquête sur des soupçons de népotisme (Reuters)

 

Le Parquet National Financier (PNF) a ouvert Mercredi 25 Janvier 2017 une enquête pour détournement de fonds publics après les révélations sur des emplois présumés fictifs de l'épouse de François Fillon, plongeant la campagne du candidat de la droite dans la crise.

Selon le Canard Enchaîné, Pénélope Fillon, qui a toujours revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de son mari, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon puis par son suppléant à l’assemblée nationale et, pendant vingt mois, par la Revue des Deux Mondes.

L'hebdomadaire satirique du Mercredi 25 Janvier 2017 dit cependant n'avoir guère trouvé trace de ses activités.

Le PNF a annoncé Mercredi 25 Janvier 2017 avoir ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux à la suite de ces révélations. L'enquête a été confiée à l'Office Central de Lutte Contre les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF).

François Fillon a réagi à cette annonce du PNF en notant dans un communiqué que le PNF avait agi avec célérité.

« Cette décision particulièrement rapide permettra de faire taire cette campagne de calomnie et de mettre un terme à ces accusations dénuées de tout fondement », a-t-il dit en s'étonnant « que des faits aussi anciens et légaux fassent l’objet d’une telle campagne, à trois mois du premier tour des élections présidentielles ».

Dans la matinée, il avait évoqué une campagne politique.

« Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte. Je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article », a dit à la presse François Fillon à Bordeaux, où il a affiché sa réconciliation avec Alain Juppé, son adversaire malheureux du second tour des élections primaires de la droite.

« Alors parce que c'est mon épouse, elle n'aurait pas le droit de travailler. Imaginez un instant qu'un homme politique dise d'une femme, comme le fait cet article, qu'elle ne sait faire que des confitures, toutes les féministes hurleraient ».

Les analystes estiment que cette affaire n'aura dans l'immédiat qu'un impact modéré mais qu'elle pourrait devenir un problème politique dans la campagne de François Fillon.

« Il y a une très grande attente de probité en France et la dimension de l’honnêteté est centrale dans les raisons de sa victoire aux élections primaires de la droite », explique Jean-Daniel Lévy, de l'institut Harris Interactive. « Si cela remet en cause la sincérité de son discours, cela peut être pour lui un gros problème politique ».

Les opposants de l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy l'ont sommé de s'expliquer sur ce dossier.

« On ne peut pas dire qu'on est le candidat de l'honnêteté et de la transparence et ne pas être en capacité de répondre à ces sujets », a déclaré sur France Inter l’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls, candidat à l'investiture de la gauche.

L'équipe de François Fillon s'est mobilisée depuis Mardi 24 Janvier 2017 pour opposer aux interrogations et aux critiques des explications parfois maladroites sur le rôle de l'épouse de François Fillon.

Le coordinateur de campagne du candidat, Bruno Retailleau, et son porte-parole Thierry Solère ont dénoncé une tentative de salir et d’abîmer le favori des élections présidentielles dans les sondages. Ils ont défendu un homme honnête et droit.

« Penelope Fillon a travaillé avec son mari quand il était parlementaire, comme beaucoup de femmes et d'hommes qui travaillent avec leur conjoint en tant que parlementaire », a dit son porte-parole Thierry Solère sur Radio France Internationale (RFI).

« Elle est élue dans la Sarthe et cela fait des années et des années, elle qui est diplômée en droit notamment, qu'elle accompagne François Fillon dans sa carrière politique », a-t-il ajouté, assurant que ses emplois n'étaient en rien fictifs.

Penelope Fillon, née en 1956 au Pays de Galles, a pris la relève de son époux au mois de mars 2014 au conseil municipal de Solesmes, dans le département de la Sarthe, le fief électoral de François Fillon où la famille possède un manoir. Elle se présente pour son premier mandat électif comme femme au foyer.

Elle s'est discrètement impliquée dans la campagne pour les élections primaires de la droite en tant que marraine du Mouvement des Femmes avec François Fillon, qui défend les mesures du candidat en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Au mois d’octobre 2016, elle déclarait dans le Bien Public, en marge d'un déplacement dans le département de la Côte-d'Or que « jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari ».

« Elle est compétente, elle est diplômée de droit et de lettres et elle est élue sarthoise », a défendu Bruno Retailleau sur La Chaîne Info (LCI), regrettant que « le prisme parisien ne prenne pas en compte son engagement au coeur du territoire sarthois ».

Le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux et Benoît Hamon, favori pour le second tour des élections primaires de la gauche, ont souhaité que l'emploi de parents comme attachés parlementaires, pratique légale en France, soit dorénavant interdite.

Au premier janvier 2017, seize pour cent des députés, soit environ quatre vingt dix députés, employaient des proches, a précisé à Reuters le parlementaire socialiste René Dosière, grand pourfendeur du mauvais usage des deniers publics, pour qui il n'y a pas là de quoi crier au scandale.

« Ce sont des emplois familiaux. L’assemblée nationale a codifié cette pratique », explique-il. Selon lui, il n'est « absolument pas possible de contrôler » si ce sont des emplois fictifs ou non.

La présidente du Front National Marine Le Pen, visée par une enquête sur l'emploi présumé abusif de deux assistants au parlement européen, alors qu'ils auraient essentiellement travaillé comme permanents pour le Front National, a refusé pour sa part d'entrer « dans cette politique des boules puantes. Je ne suis absolument pas embarrassée, je suis victime d'une injustice absolument totale », a-t-elle dit.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:42

 

Plainte contre Donald Trump pour violation de la constitution des Etats Unis (Reuters)

 

Une plainte a été déposée contre Donald Trump Lundi 23 Janvier 2017 devant un tribunal fédéral de Manhattan pour violation de la constitution du fait de versements effectués par des gouvernements étrangers à des entreprises de son groupe.

L'association Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW), à l'initiative de cette plainte, estime que le président des Etats-Unis, qui ne s'est pas défait de ses intérêts financiers et commerciaux, notamment ses hôtels, ses golfs et ses actifs immobiliers, continue de percevoir de l'argent versé par des gouvernements étrangers pour louer des chambres ou des salles de réception par exemple.

Lorsqu'il s'assiéra pour négocier des accords commerciaux avec ces pays, ajoute CREW, les américains n'auront aucun moyen de savoir si leur président prendra seulement en compte l'intérêt national, ou s'il réfléchira aussi à ses intérêts privés.

Pour les plaignants, cet état de fait constitue une violation de la clause sur les émoluments étrangers de la constitution des Etats Unis qui lui interdit de recevoir toute chose de valeur de la part de gouvernements étrangers.

Cette plainte est dénuée de fondement, a commenté Donald Trump depuis le bureau ovale de la Maison Blanche lors d'un tour ouvert à la presse.

Le cabinet d'avocats Morgan Lewis and Bockius, qui représente le président, s'est refusé à toute réaction. « Nous ne commentons pas les affaires liées à nos clients ou le travail que nous menons en leur nom », a dit une porte-parole de la firme.

La Maison Blanche a par la suite annoncé que Donald Trump avait démissionné de ses fonctions au sein de la Trump Organization, désormais dirigée par ses deux fils aînés, Donald Junior Trump et Eric Trump.

Lors de sa première conférence de presse tenue après son élection, Donald Trump avait annoncé le 11 janvier 2017 qu'il conserverait la propriété de son empire financier mais qu'il en transférait tous les actifs au sein d'un trust dirigé par ses deux fils aînés le temps de son mandat.

Sa conseillère Sheri Dillon, associée chez Morgan Lewis, avait indiqué de son côté que les profits générés dans les hôtels du groupe par des officiels étrangers seraient reversées au Trésor fédéral.

Outre les nuitées dans les hôtels de la Trump Organization, la plainte évoque aussi des locations de salles dans la Trump Tower de New York ou les droits de diffusion ou d'adaptation de son émission de télévision réalité, The Apprentice.

« Nous ne voulions pas en arriver là, nous avions l'espoir que le président Donald Trump prendrait les mesures nécessaires pour éviter de violer la constitution avant de prendre ses fonctions. Il ne l'a pas fait », a déclaré le directeur général de CREW, Noah Bookbinder, dans un communiqué.

Les plaignants s'appuient sur le premier article de la constitution dont la neuvième section prévoit « qu’aucun titre de noblesse ne sera conféré par les Etats-Unis et aucune personne qui tiendra d'eux une charge de profit ou de confiance ne pourra, sans le consentement du congrès, accepter des présents, émoluments, charges ou titres quelconques, d'un roi, prince ou état étranger ».

Les pères fondateurs, estiment-ils, entendaient protéger ainsi les dirigeants, convaincus qu'ils étaient que « des intérêts financiers privés peuvent subtilement faire vaciller même les dirigeants les plus vertueux et que des imbrications entre des responsables américains et des puissances étrangères peuvent poser une menace rampante et insidieuse contre la république ».

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:20

 

https://socialistworker.co.uk/art/43970/100,000+join+Womens+March+in+London

 

Cent mille personnes participent à la marche des femmes à Londres

 

Des dizaines de milliers de personnes se sont jointes à la marche des femmes depuis l'ambassade américaine à Grosvenor Square jusqu'à Trafalgar Square à Londres, Samedi 21 Janvier 2017. Ils ont rejeté Donald Trump et le fanatisme qu'il représente et qui prospère.

Selon les premières estimations des organisateurs, cent mille personnes ont participé à la manifestation.

C'était l'une des centaines de marches à travers les États-Unis et le monde inspirées par la marche des femmes à Washington. Des millions de personnes ont participé pour l'égalité et la diversité contre la peur et la haine de Donald Trump.

C’est le plus grand jour de manifestation mondiale depuis 2003.

Les organisateurs de Londres ont déclaré que la marche était pour « la protection de nos droits fondamentaux et pour la sauvegarde des libertés menacées par les événements politiques récents. Nous nous unissons pour la dignité et l'égalité de tous les peuples, pour la sécurité et la santé de notre planète et pour la force de nos communautés dynamiques et diverses ».

Des manifestants ont parlé à Socialist Worker de la nécessité de prendre la rue, refusant l’intimidation et le silence.

« Attendre en silence la victoire des démocrates dans quatre ans, c'est une façon de céder en silence », a déclaré Khadiee Afflick. « Si Donald Trump est président, j’ai peur de ce que cela signifie pour la Grande-Bretagne ».

Amy Wright est d’accord, « si nous attendons pendant quatre ans, ce sera trop tard ».

« Les choses ne changent pas si vous rester poliment à la maison », a déclaré Marina. Elle a continué en critiquant le slogan de Donald Trump, Make America Great Again.

« Quand l’Amérique a-t-elle été grande ? Quand les noirs étaient des esclaves et quand les femmes n'avaient pas le droit de vote, l’Amérique n’était pas grande. Je suis en colère et je refuse de me taire. Il peut y avoir des changements, mais nous devons nous battre pour cela ».

Pour beaucoup de manifestants, c'était leur première manifestation.

Les étudiantes Grace et Freja étaient en colère de voir Donald Trump promouvoir le sexisme.

Grace a dit que « nous sommes ici pour soutenir les droits des femmes parce que Donald Trump les met à terre ».

Freja a dit que « vous entendez ce qu'il dit et nous savons comment sont les jeunes hommes de notre âge. Donald Trump donne le mauvais exemple ».

Chiara, une autre étudiante de l'école, a convenu que « si Donald Trump peut dire ces choses au sujet des femmes, n'importe qui pourrait le dire ».

Il y avait une mer de pancartes faites à la maison prenant tous les aspects de la bigoterie de Donald Trump. Gabriel a dit que « je suis des États-Unis, mais je suis aussi moitié mexicain. Ce que nous voyons avec Donald Trump ne se passe pas seulement là-bas. Je suis en Grande-Bretagne depuis trois ans et j'ai vu la montée de la discrimination et les boucs émissaires. Nous devons rester ensemble ».

Il a ajouté que « beaucoup de gens sont en colère pour de bonnes raisons, mais la gauche mainstream n'a pas offert une alternative. Les promesses de Donald Trump sont vides, mais sans alternative les gens peuvent céder à la peur de l'autre ».

Trois cent membres d'équipage de cabine de British Airways en grève ont rejoint la manifestation devant le quartier général des Trades Union Congress (TUC) en criant des slogans contre les bas salaires.

L'un d'entre eux a déclaré à Socialist Worker que « c’est ainsi que nous pouvons sensibiliser à notre conflit parce qu'il semble y avoir un black-out médiatique ».

Un autre a comparé Donald Trump à ses propres patrons, disant « qu’ils peuvent aller loin avec n'importe quoi. C'est horrible et nous en avons assez ».

Connor était venu dans le cadre de la campagne irlandaise pour les droits à l'avortement. Il a dit que « nous nous battons pour abroger le huitième amendement en Irlande. Avec Donald Trump, nous allons faire face à de nombreuses questions de droits de la personne concernant les droits des femmes et des LGBT. J'ai des parents qui sont des migrants aux États-Unis et qui ne sont peut-être plus les bienvenus ».

Sophia, une étudiante, a dit que « je suis une femme métisse. Donald Trump est l'incarnation de l'oppression, il veut renverser tout ce pour quoi nous nous sommes battues depuis si longtemps. Nous avons parcouru un long chemin et Donald Trump veut retourner en arrière, donc nous devons nous battre pour aller de l'avant ».

Des personnes de nombreuses opinions politiques marchaient les unes à côté des autres. Les discussions sur la façon de vaincre le sexisme et le racisme de Donald Trump se sont poursuivies tout au long de la manifestation.

Certaines personnes ont assimilé l'élection de Donald Trump au vote en Grande Bretagne pour quitter l'Union Européenne.

Georgia a déclaré à Socialist Worker que « je pense que les personnes ont voté pour le Brexit sans savoir de quoi il s'agissait ». Mais, en discutant avec une autre personne sur le manque de démocratie dans l'Union Européenne, elle a concédé que « la sortie de l’Union Européenne ne me pose pas de problème, c’est le racisme que la campagne a déclenché qui est dangereux ».

D'autres personnes ont souligné la nécessité de créer des liens entre les différents groupes opprimés de la société.

« Il y a tellement de choses pour lesquelles nous devons nous battre », a déclaré Tamsin, une militante du parti travailliste.

« Il y a Black Lives Matter, le mouvement de solidarité pour les réfugiés et le mouvement des femmes ».

Elle a soutenu qu'une marche ne suffit pas, cependant, « nous devons partir de l’état d’esprit des secteurs locaux et les pousser à s'impliquer dans la politique. Si nous le faisions tous, cela ferait une énorme différence. Nous devons parler aux gens et les gagner ».

Pooja de Californie a rejoint la marche. « Je déteste les foules, mais je déteste encore plus Donald Trump », a-t-elle déclaré à Socialist Worker. « Beaucoup de gens qui sont normalement silencieux sont sortis aujourd'hui ».

Des marches ont eu lieu dans toute la Grande-Bretagne. Deux mille personnes ont rejoint des manifestations et des assemblées à Manchester et à Édimbourg, mille quatre cent personnes ont défilé à Shipley, dans le West Yorkshire, mille cinq cent personnes à Bristol et deux cent personnes à Cambridge.

Beaucoup plus de marches et d'assemblées ont eu lieu, y compris à Cardiff, Liverpool et Leeds.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:14

 

Les garants d'Astana appuient la trêve en Syrie, les rebelles réservés (Reuters)

 

La Russie, l'Iran et la Turquie ont soutenu la trêve en place en Syrie en s'entendant Mardi 24 Janvier 2017 sur l'instauration d'un mécanisme de contrôle de sa bonne application, mais l'hostilité des rebelles envers l'Iran et l'offensive de l'armée syrienne à l'ouest de Damas semblent déjà compromettre l'accord trouvé à Astana.

Après deux jours de délibérations indirectes entre rebelles et représentants du régime de Damas, le ministre kazakh des affaires étrangères Kaïrat Abdrakhmanov a déclaré que les trois pays garants s'étaient mis d'accord sur un communiqué final prônant la mise en place d'un système « visant à surveiller et assurer la bonne application du cessez-le-feu, à empêcher toute provocation et à déterminer les modalités de la trêve ».

Concluant les discussions ouvertes Lundi 23 Janvier 2017 dans la capitale du Kazakhstan, Moscou, Téhéran et Ankara ont dit soutenir la volonté des groupes d'opposition armés de participer au prochain cycle de négociations, qui s'ouvrira le 8 février 2017 à Genève.

D'après un diplomate occidental, les trois pays se retrouveront le 6 février 2017 à Astana pour discuter du mécanisme.

L'émissaire spécial de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a assisté aux pourparlers d'Astana, a dit Mardi 24 Janvier 2017 avoir désormais bon espoir de lancer ces négociations de paix le mois prochain au bord du lac Léman.

A Ryad, les ministres des affaires étrangères saoudiens et français, Adel al Djoubeïr et Jean-Marc Ayrault, ont également souhaité que le processus d'Astana débouche sur une reprise des pourparlers de Genève.

L'Arabie Saoudite n'a pas participé à la réunion d'Astana, à laquelle un diplomate français assistait de manière informelle, avec d'autres homologues occidentaux.

Tout en saluant le texte du communiqué, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar al Djaafari, a déclaré que l'offensive en cours contre les rebelles à l'ouest de Damas se poursuivrait. Les rebelles parlent à cet égard de violation majeure du cessez-le-feu conclu le 30 décembre 2016.

L'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais cherchent à déloger les rebelles d'Aïn al Fidja, où se trouvent des sources et une station de pompage qui alimentent en eau potable une bonne partie de Damas.

Du côté de Moscou, le chef de la délégation russe, Alexandre Lavrentiev, a dit à la presse que « nous avons réussi à donner naissance au processus d'Astana ».

Mohamed Allouche, le chef de la délégation des insurgés à Astana, a en revanche émis des réserves quant au communiqué final. Il a dit soutenir une solution politique parrainée par l’ONU aux négociations à venir à Genève, dont le but sera le retrait de Bachar al Assad du pouvoir.

Mohamed Allouche a dit en outre avoir transmis à la Russie une proposition de cessez-le-feu général et attendre une réponse d'ici une semaine.

« Cela appelle des réserves. Les russes avaient un statut de partie prenante du conflit et s'emploient désormais à devenir un garant. Ils se heurtent aux obstacles dressés par les forces du Hezbollah chiite libanais, par l'Iran et par le régime syrien », a dit Mohamed Allouche à la presse à l'issue des pourparlers d'Astana.

Les insurgés, a-t-il dit, n'accepteront jamais que l'Iran ait son mot à dire dans l'avenir de la Syrie.

Pour Bachar al Djaafari, « il est désolant que certains groupes armés terroristes présents à Astana critiquent l'Iran, l'un des trois pays garants des pourparlers ».

Les délégations du régime syrien et de l'opposition au président Bachar al Assad ont mené leurs premiers pourparlers depuis neuf mois, au moment où la Turquie, qui appuie les rebelles, et la Russie, alliée de Damas, cherchent à se désengager du conflit.

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:01

 

Israël va construire deux mille cinq cent nouveaux logements dans les colonies (Reuters)

 

Le ministère israélien de la défense a annoncé Mardi 24 Janvier 2017 avoir donné son feu vert à la construction de deux mille cinq cent nouveaux logements dans les colonies de peuplement juives en Cisjordanie occupée.

Il s'agit de la deuxième annonce du genre depuis que Donald Trump est devenu président des Etats-Unis, Vendredi 20 Janvier 2017.

Dans un communiqué, le ministère israélien de la défense indique que les nouvelles constructions ont été autorisées par le premier ministre, Benjamin Netanyahu, et par le ministre de la défense, Avigdor Lieberman.

Elles sont, dit-il, destinées pour la plupart à répondre aux besoins de logement pour maintenir la vie quotidienne dans des colonies qu'Israël entend conserver dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les palestiniens.

Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait beaucoup moins critique envers la colonisation israélienne que son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, dont les relations avec Benjamin Netanyahu étaient notoirement exécrables.

Le premier ministre israélien s'est réjoui de ce changement de ton à venir et il a joint l'acte à la parole dès Dimanche 22 Janvier 2017 en annonçant la construction de centaines de nouveaux logements à Jérusalem Est, occupée par Israël depuis 1967.

Benjamin Netanyahu a indiqué à cette occasion à plusieurs de ses ministres que toutes les restrictions pesant sur la colonisation étaient dorénavant levées.

« Nous pouvons construire où bon nous semble, autant que nous voulons », a-t-il dit, selon des propos rapportés par un responsable israélien.

Mardi 24 Janvier 2017, il a confirmé sur Twitter avoir donné son feu vert à la construction de « deux mille cinq cent nouveaux logements en Judée et Samarie. Nous construisons et nous allons continuer à construire », a-t-il promis.

D'après la liste du ministère israélien de la défense, une centaine de ces nouveaux logements sont destinés à la colonie de Beit El, une implantation qui a selon les médias israéliens bénéficié par le passé de financements du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.

David Friedman, que le nouveau président américain vient de nommer ambassadeur en Israël, est lui-même l'ancien président de l'association des amis américains de Beit El, qui a levé des fonds en faveur de la colonie.

Celle-ci serait construite sur le site biblique de Béthel, dans les collines au nord de Jérusalem.

Dans un communiqué, les services diplomatiques de l'Union Européenne ont estimé que cette nouvelle initiative, prise malgré les objections de la communauté internationale, allait « encore plus entraver la perspective d'une solution viable à deux états. Il est regrettable qu'Israël poursuive cette politique en dépit des inquiétudes et des objections internationales constamment exprimées à tous les niveaux », ajoute le communiqué.

Un porte-parole de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité Palestinienne, a condamné la dernière initiative israélienne et prévenu que celle-ci aurait des conséquences.

« Cette décision compromettra les efforts visant à restaurer la sécurité et la stabilité, elle renforcera l'extrémisme et le terrorisme et elle placera des obstacles sur la voie de toute initiative visant à relancer un processus de paix", a déclaré Nabil Abou Roudainah.

L'Autorité Palestinienne considère la colonisation comme le principal obstacle à la paix et a exclu de participer à de nouvelles négociations tant qu'Israël n'y renoncera pas.

 

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