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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:48

 

Le gouvernement exclut une démission de Richard Ferrand (Reuters)

 

Le gouvernement a exclu Mercredi 24 Mai 2017 une démission du ministre de la cohésion du territoire, Richard Ferrand, au lendemain de révélations du Canard Enchaîné sur ses anciennes activités professionnelles et l'emploi dont a bénéficié son fils.

« Le Parquet National Financier (PNF) dit qu'il n'y a pas d'affaire », a déclaré ce proche du président Emmanuel Macron, ajoutant qu'il ne se sentait pas un maillon faible du gouvernement d'Edouard Philippe.

A la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a exclu une démission de Richard Ferrand.

« La question de sa démission ne s’est pas posée, donc évidemment ce sujet n'a pas été abordé en conseil des ministres », a déclaré Christophe Castaner.

Richard Ferrand a dirigé les Mutuelles de Bretagne entre 1990 et 2012.

Depuis 2011, l'entreprise loue des locaux à Brest à une société appartenant à sa compagne, rapporte le Canard Enchaîné dans son édition datée du Mercredi 24 Mai 2017.

« La probité du ministre n'est en rien remise en cause et il ne saurait donc être question de sa démission », a ajouté le porte-parole, rejetant la demande faite par Marine Le Pen.

La présidente du Front National, évoquant un « enrichissement personnel parfaitement immoral », avait réclamé la démission du ministre de la cohésion du territoire, nommé Mercredi 17 Mai 2017.

« Cette affaire est très proche de celle touchant François Fillon », a-t-elle indiqué en allusion à la mise en examen du candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles empêtré dans une affaire d'emplois présumés fictifs.

Le Canard Enchaîné révèle aussi que le nouveau ministre a employé, en 2014, son fils de vingt trois ans à l'époque comme collaborateur parlementaire.

« Si c'était à refaire, je ne le referais pas », a réagi Richard Ferrand, évoquant un coup de main, « aujourd'hui, il y a un rejet total de l'idée qu'un parlementaire puisse embaucher un de ses proches ».

Les Républicains ont annoncé pour leur part leur intention de saisir le procureur de la république et le PNF « au regard d'informations concernant les agissements de Richard Ferrand et de ses proches. Il se doit d'être relevé que ceux-ci sont d'une gravité certaine et qu’ils pourraient revêtir plusieurs qualifications pénales », écrit le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, dans un communiqué.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé de son côté que le premier ministre et le ministre de la justice s'expriment sur le sujet.

« Nous soutenons également la loi sur la transparence, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée à Richard Ferrand », a-t-il dit sur Radio Classique, « je demande à ce propos que le premier ministre et le ministre de la justice s’expriment à ce sujet ».

Ces révélations interviennent alors que le ministre de la justice, François Bayrou, a entamé des consultations en vue de présenter une loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres avant le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

« Cela tombe mal », a reconnu Christophe Castaner, Mercredi 24 Mai 2017.

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République En Marche (REM), dont Richard Ferrand a été le secrétaire général, estime que le ministre n'a enfreint aucune loi, faisant écho à la réaction, Mardi 23 Mai 2017, des services du premier ministre.

« Nous sommes dans le cadre d'une entreprise privée et il n'y a pas d'argent public qui est en jeu », a-t-il dit, interrogé sur la concordance entre cette affaire et la loi prévue par le ministre de la justice, François Bayrou.

Richard Ferrand a dénoncé, dans un communiqué publié dans la nuit du Mardi 23 Mai au Mercredi 24 Mai 2017, des dénonciations calomnieuses.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », déclare le ministre, mettant en avant que le loyer proposé par l'entreprise de sa compagne était inférieur au prix du marché.

L'actuel président des Mutuelles de Bretagne, Rémi Salaün, a apporté son soutien au ministre, insistant, dans une lettre adressée au directeur de l'hebdomadaire satirique, sur le fait que Richard Ferrand a « pris une large part au redressement de l’union mutualiste ».

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:24

 

L'enquête sur l'attentat à Manchester se concentre sur un réseau (Reuters)

 

Salman Abedi, le kamikaze qui a tué vingt deux personnes Lundi 22 Mai 2017 à la sortie d'un concert à Manchester, faisait partie d'un réseau plus large, a déclaré Mercredi 24 Mai 2017 le chef de la police de la ville, alors que l'armée a été déployée à travers la Grande-Bretagne et qu’elle a été placée en état d'alerte maximale.

La police a effectué trois nouvelles arrestations Mercredi 24 Mai 2017 dans la matinée à Manchester et elle a perquisitionné dans un logement dans le centre de cette ville du nord de la Grande Bretagne, a précisé Ian Hopkins en parlant d'une enquête qui avance rapidement.

La police a annoncé Mercredi 24 Mai 2017 dans l'après-midi l'arrestation d'un autre homme à Wigan, ville proche de Manchester. Ce suspect transportait un colis qui est désormais en cours d'examen.

« Je pense qu'il est très clair que nous enquêtons sur un réseau », a déclaré le chef de la police de Manchester à la presse.

« Des investigations approfondies sont en cours et des opérations se déroulent à travers l'agglomération du Grand Manchester au moment où nous parlons », a-t-il ajouté.

De source proche de l'enquête, on précise que l'accent est mis sur l'aide dont pourrait avoir bénéficié Salman Abedi pour confectionner sa bombe et sur l'identification du lieu où elle a été assemblée.

D'après la British Broadcasting Corporation (BBC), les services de sécurité estiment que la bombe était trop sophistiquée pour que le kamikaze ait pu la fabriquer seul.

Les autorités britanniques ont dit craindre Mardi 23 Mai 2017 qu'une nouvelle attaque soit imminente, même si Mark Rowley, le patron de la police antiterroriste, a parlé d'un relèvement du niveau d'alerte à titre de précaution.

Une première interpellation avait eu lieu Mardi 23 Mai 2017 à Manchester et, Mercredi 24 Mai 2017, les services libyens de contre-terrorisme ont annoncé que le frère cadet de Salman Abedi avait été arrêté à Tripoli.

Hachem Abedi est soupçonné d'être lié à l'organisation Etat Islamique, qui a revendiqué l'attentat, a précisé un porte-parole libyen.

Selon le centre de réflexion Kalam Research and Media, qui a un bureau à Tripoli, le père de Salman Abedi et d'Hachem Abedi, Abou Ismaïl Abedi, avait lui même intégré un groupe islamiste armé formé par des vétérans du djihad contre les soviétiques en Afghanistan, le Groupe Islamique Combattant en Libye, deux ans environ après être arrivé à Londres, puis à Manchester, en provenance d'Arabie Saoudite en 1992.

Le groupe, lié à al Qaïda, n'a été interdit en Grande-Bretagne qu'en 2005.

Abou Ismaïl Abedi est retourné s'installer en Libye après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a déclaré à Reuters un curateur de la mosquée de Disbury, dans le sud de Manchester, où la famille Abedi avait ses habitudes.

Invitée Mercredi 24 Mai 2017 sur la BBC, la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a dit penser que Salman Abedi était lui-même rentré récemment d'un voyage en Libye. Elle a au passage critiqué des fuites en provenance des Etats-Unis sur certains éléments de l'enquête.

Son homologue français, Gérard Collomb, a pour sa part déclaré sur BFM Télévision que le kamikaze était sans doute passé également par la Syrie.

Il avait « en tout cas des liens avec l’Etat Islamique qui sont avérés », a-t-il ajouté sur BFM Télévision.

Amber Rudd a aussi jugé probable que Salman Abedi n'ait pas agi seul.

Elle a confirmé que le jeune homme de vingt deux ans était connu des services de sécurité britanniques avant son passage à l'acte.

« Il semble probable et possible qu'il n'a pas agi seul. Les services de renseignement et la police remontent par conséquent leurs pistes afin d'obtenir toutes les informations dont ils ont besoin pour assurer notre sécurité », a-t-elle dit.

Le relèvement de l'état d'alerte au niveau critique, le degré maximal correspondant à un risque d'attentat imminent, a été annoncé Mardi 23 Mai 2017 par Theresa May. C'est une première en Grande-Bretagne depuis le mois de juin 2007.

La première ministre britannique, dont le parti conservateur a annoncé Mercredi 24 Mai 2017 qu'il devrait reprendre Vendredi 26 Mai 2017 la campagne en vue des élections législatives du Jeudi 8 Juin 2017, suspendue depuis l'attentat, a également ordonné le déploiement de l'armée pour sécuriser le pays.

Des soldats pourront être appelés en renfort pour assurer la sécurité de rassemblements publics comme les concerts ou les événements sportifs.

Amber Rudd a précisé que ces renforts militaires seraient sous le commandement de la police. Jusqu'à trois mille huit cent soldats pourraient être déployés, a-t-elle ajouté, pour alléger la charge des forces de police et leur permettre de se consacrer à d'autres tâches.

L'identification des victimes s'est parallèlement poursuivie. Une petite fille de huit ans, deux adolescentes et un homme de vingt huit ans sont au nombre des personnes décédées, ainsi qu'un couple de polonais venus récupérer leurs deux filles à la sortie du concert. Les deux enfants sont indemnes.

A Paris, Gérard Collomb a déclaré qu'aucun français ne figurait au nombre des victimes.

Mercredi 24 Mai 2017, selon les autorités médicales, vingt des soixante quatre blessés se trouvaient toujours dans un état critique.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:56

 

Benoît Hamon soutient les adversaires de Manuel Valls et de Myriam el Khomri (Reuters)

 

Le candidat socialiste dans la course à l'Elysée, Benoît Hamon, a annoncé Mardi 23 Mai 2017 qu'il soutenait les adversaires de Manuel Valls et de Myriam el Khomri dans la perspective du premier tour des élections législatives pour lesquelles il est lui-même candidat.

« Je suis cohérent », a dit à Reuters le député sortant, qui a recueilli six pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles après avoir remporté l’élection primaire du Parti Socialiste sur une ligne en désaccord avec la politique menée durant le quinquennat de François Hollande.

Benoît Hamon apporte son soutien à Michel Nouaille, candidat du Parti Communiste Français (PCF) contre Manuel Valls dans la première circonscription de l'Essonne.

Finaliste malheureux de l’élection primaire du Parti Socialiste, l'ancien premier ministre n'avait pas respecté sa promesse de soutenir le vainqueur et avait appelé à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour des élections présidentielles.

Candidat à sa réélection, Manuel Valls n'est investi ni par le Parti Socialiste ni par la République En Marche (REM), qui n'ont pas présenté de candidats contre lui.

Dans la dixième circonscription de l'Essonne, Benoît Hamon soutient le candidat du PCF et maire de Grigny, Philippe Rio, plutôt que le député sortant Malek Boutih, estampillé « majorité présidentielle ».

Opposant à la loi travail défendue l'année dernière par la ministre Myriam el Khomri, Benoît Hamon ne soutient pas cette dernière dans la dix-huitième circonscription de Paris, lui préférant la féministe Caroline de Haas, candidate soutenue par le PCF et Europe Ecologie Les Verts (EELV).

Dans la deuxième circonscription de la Haute-Garonne, Benoît Hamon appuie le candidat d’EELV, Salah Amokrane, qui l'a conseillé sur les questions d'égalité et de justice sociale durant la campagne, au détriment du député socialiste sortant Gérard Bapt, qui brigue un dixième mandat.

Benoît Hamon est candidat à sa réélection dans la circonscription de Trappes, dans les Yvelines, où il a été dépassé par le candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, au premier tour des élections présidentielles.

L'ancien ministre de l’éducation nationale et le député européen d’EELV Yannick Jadot organisent le premier juillet 2017 en Ile-de-France un évènement appelé à lancer une réflexion sur l'avenir de la gauche, alors que le Parti Socialiste est en pleine déliquescence après l'échec du premier tour des élections présidentielles.

Yannick Jadot avait renoncé à se présenter au premier tour des élections présidentielles et s'était rallié à Benoît Hamon.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:09

 

Allié ou non avec le Front National, Nicolas Dupont-Aignan risque de tout perdre (Reuters)

 

Au comptoir du bar du Pari Mutuel Urbain (PMU) d’Yerres, on s'échange bruyamment un numéro du Parisien daté du Mardi 23 Mai 2017. En page six du quotidien, il y a une photographie de Nicolas Dupont-Aignan, inamovible figure de cette ville de l'Essonne et candidat malheureux à la présidentielle.

« Il a vraiment fait une connerie », attaque l'un des clients. « Oui, surtout que cela a surpris tout le monde », lui répond une autre.

Au coeur des débats, il y a l'alliance du président de Debout La France (DLF), gaulliste auto proclamé, avec Marine Le Pen, présidente du Front National, entre les deux tours de la présidentielle.

Avec moins de cinq pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles, il serait devenu le premier ministre de la première présidente française d'extrême droite.

« Nous sommes tous tombés du haut de l'armoire », dit Jacqueline à quelques mètres du bar.

Cette septuagénaire, habite Yerres, ville de vingt neuf mille habitants située à vingt trois kilomètres de Paris, depuis près d'un demi-siècle.

Elle a voté pour Nicolas Dupont-Aignan pendant vingt ans « parce qu'il a bien remonté la commune ». Aujourd'hui, elle ne veut plus entendre parler de lui.

Elu en 1995 à la tête d'une commune surendettée, Nicolas Dupont-Aignan est devenu un personnage local prépondérant en redressant les finances de la ville et il cumule les postes de maire, de député et de président d'agglomération.

En 2012, il était réélu député avec plus de soixante et un pour cent des voix. Lors du premier tour des dernières élections présidentielles, il est arrivé en tête au premier tour dans sa ville, devançant Emmanuel Macron de plus de cinq points.

Mais avec son éphémère accord avec le parti d'extrême droite, le maire d’Yerres a soulevé la contestation de ses administrés. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans cette ville d'habitude très calme.

Nicolas Dupont-Aignan s'est un peu plus coupé de ses électeurs, le 3 mai 2017 dans le Parisien, en qualifiant les manifestants « d'idiots utiles du système et de gauchistes ». Des accusations réitérées à Reuters.

« Nous nous réunissions sur la place de la mairie, rebaptisée place de la honte », se souvient Jacqueline, ancienne électrice du maire qui a gardé un écriteau « idiot utile » dans son portefeuille et l'exhibe avec fierté.

Nicolas Dupont-Aignan parle de « manipulation médiatique et de procès en sorcellerie » au sujet de son soutien à Marine Le Pen et des manifestations qui l'ont suivi.

Tous les habitants d'Yerres ne lui ont pas tourné le dos.

Marjolaine, vingt quatre ans, a voté pour lui au premier tour des élections présidentielles et elle votera pour lui à nouveau pour le premier tour des élections législatives « pour ses idées à lui, pas pour un parti politique ».

Reste que, avec ces remous, la huitième circonscription de l'Essonne est vue comme de nouveau gagnable par ses opposants.

Jusque-là, le président de DLF, membre du Rassemblement Pour la République (RPR) lors de sa première élection et qui a quitté l'Union pour une Majorité Populaire (UMP) en 2007, bénéficiait d'une « compréhension au niveau local » de la droite, se souvient, François Durovray président des Républicains du conseil départemental de l’Essonne et ancien soutien. Ce pacte de non-agression n'est plus d'actualité.

Plusieurs ténors de la droite francilienne, comme la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, se sont déplacés à Yerres pour aider Irvin Bida, le candidat de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) et des Républicains.

« J'ai beaucoup d'espoirs sur mes épaules », reconnaît ce proche de Jean-Louis Borloo qui veut croire à une possible défaite de l'inamovible Nicolas Dupont-Aignan.

D'autant que le candidat de DLF doit faire face à une candidature du Front National.

Nicolas Dupont-Aignan est aussi contesté dans ses mandats locaux.

Au sein du conseil municipal, plusieurs membres de la majorité ont affiché leur distance avec le maire lors des célébrations du Lundi 8 Mai 2017. Lui veut croire que cet épisode est terminé.

Bousculé au comité d'agglomération, Nicolas Dupont-Aignan affirme qu'il ne quittera pas son poste de président.

« Il n'y a pas de délit d'opinion en France », dit-il.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 18:48

 

Attentat suicide à la fin d'un concert à Manchester, vingt deux morts (Reuters)

 

La police britannique a annoncé Mardi 23 Mai 2017 que l'auteur présumé de l'attentat qui a fait Lundi 22 Mai 2017 au moins vingt deux morts, dont des mineurs, à la sortie d'un concert à Manchester, s'appelait Salman Abedi et elle a également arrêté un homme de vingt trois ans dans le cadre de l'enquête.

L'attentat suicide perpétré à la fin d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande dans la ville du nord de la Grande Bretagne est l'attaque la plus meurtrière sur le sol britannique depuis les attentats de Londres au mois de juillet 2005.

Se faisant l'écho de l'émoi international causé par cet attentat, qui a aussi fait cinquante neuf blessés, la première ministre britannique, Theresa May, a dénoncé un acte ignoble visant des enfants et des adolescents.

L'organisation Etat Islamique, qui ne cesse de perdre du terrain en Irak et en Syrie, a revendiqué cet attentat mais les éléments qu'elle fournit dans deux messages contradictoires diffèrent de la version des faits donnée par la police britannique, ce qui suscite des interrogations parmi les experts occidentaux des questions de sécurité.

Outre les vingt deux morts, de nombreux blessés dans un état très grave ont été placés en soins intensifs et plus d'une dizaine d'enfants ont été hospitalisés, ont indiqué les services sanitaires de Manchester et de sa région.

S'exprimant devant ses bureaux de Downing Street à Londres après une réunion avec les responsables des services de sécurité et de renseignement britanniques, Theresa May a déclaré que les enquêteurs pensaient avoir établi l'identité de l'auteur de l'attentat, survenu moins de trois semaines avant des élections législatives en Grande-Bretagne.

Il s'agit de Salman Abedi, qui était âgé de vingt deux ans, a par la suite déclaré le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins.

Le policier n'a pas voulu fournir davantage de précisions mais, de sources proches des services de sécurité américains, on indique que le jeune homme est né à Manchester en 1994 de parents d'origine libyenne.

Si le kamikaze semble avoir agi seul à la Manchester Arena, les autorités cherchent à savoir s'il n'a pas bénéficié du soutien d'un réseau, a déclaré Ian Hopkins.

La police britannique a annoncé l'arrestation d'un homme de vingt trois ans, au sujet duquel elle n'a fourni aucun autre détail mais qui pourrait être, selon des médias britanniques, le frère de Salman Abedi.

Elle s'est aussi déployée dans des quartiers du sud de Manchester, Whalley Range et Fallowfield, où elle a procédé à une explosion contrôlée dans le cadre d'une perquisition. La famille de Salman Abedi vivait à Fallowfield dans les années 1990.

Des témoins à Whalley Range ont rapporté que des policiers armés avaient encerclé un ensemble résidentiel récemment construit dans une rue habituellement calme.

Cette attaque à Manchester est la plus meurtrière commise sur le sol britannique depuis les attentats du mois de juillet 2005 dans les transports publics londoniens dans lesquels cinquante deux personnes avaient péri.

L'explosion s'est produite à proximité immédiate de la Manchester Arena, qui revendique le statut de plus grande salle de concert d'Europe avec une capacité de vingt et un mille spectateurs, alors que le concert se terminait.

D'après la police des transports, le kamikaze a activé sa charge au niveau des accès reliant la salle de concert au réseau de transports en commun de Manchester. Selon une source proche de l'enquête, des pièces métalliques et des boulons avaient été ajoutés à la charge pour amplifier les conséquences de l'explosion.

Des images de panique à l'intérieur et à l'extérieur de la salle sont rapidement apparues sur les réseaux sociaux, sur lesquels de nombreux parents affolés se sont précipités pour tenter d'obtenir des nouvelles de leurs enfants présents au concert. Ariana Grande n'a pas été touchée.

De nombreux dirigeants à travers le monde, dont le président français Emmanuel Macron, ont adressé des messages de solidarité à la Grande-Bretagne.

Cet attentat a notamment ravivé en France le souvenir des attaques du Vendredi 13 Novembre 2015 à Paris, elles aussi revendiquées par l'Etat Islamique, au cours desquelles quatre vingt dix personnes ont notamment été tuées dans la salle de spectacles du Bataclan.

Dans le cas de Manchester, la revendication de l'organisation Etat Islamique diffusée sur la messagerie Telegram paraît contredire la version de la police britannique, qui parle d'un attentat suicide. L'Etat Islamique évoque pour sa part des engins explosifs déposés « au milieu d'un rassemblement de croisés ».

L'Etat Islamique, qui a revendiqué une série d'attaques commises sur le sol européen, comme à Paris, à Nice le Jeudi 14 Juillet 2016 ou bien encore à Bruxelles, Saint-Pétersbourg, Berlin et Londres, ne nomme pas cette fois l'auteur de l'attaque, contrairement à ses habitudes.

L'organisation semble aussi contredire un autre message publié sur son organe de communication, Amaq, dans lequel est évoqué un groupe d'assaillants. Cette dernière formule a par la suite été retirée.

Dan Coats, le directeur du renseignement national aux Etats-Unis, a déclaré que les services américains ne pouvaient pas confirmer dans l'immédiat l'implication de l'Etat Islamique dans les événements survenus à Manchester.

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 17:15

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/22/les-socialistes-espagnols-plebiscitent-pedro-sanchez_5131602_3214.html

 

Les socialistes espagnols plébiscitent Pedro Sanchez

 

L'ancien secrétaire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) s’impose face à Susana Diaz sur une ligne claire d’opposition à la droite.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Pedro Sanchez a obtenu sa revanche. Dimanche 21 Mai 2017, les militants l’ont réélu à la tête du PSOE lors d’une élection primaire interne décisive pour l’avenir de la formation. Cet économiste, candidat malheureux aux dernières élections, promet un virage à gauche, une opposition ferme au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy et un rapprochement avec le parti de la gauche radicale Podemos.

Contre tout pronostic, alors qu’il avait tout l’appareil du PSOE contre lui et qu’il a eu recours au financement participatif pour sa campagne, Pedro Sanchez a obtenu cinquante pour cent des voix, loin devant sa grande rivale, la présidente de l’Andalousie, Susana Diaz, avec quarante pour cent des voix, et l’ancien président du Pays Basque, Patxi Lopez, avec dix pour cent des voix. Le taux de participation de cette élection-clé pour l’avenir du PSOE a atteint quatre vingt pour cent des militants. Le résultat des élections primaires sera validé lors d’un congrès, le 17 juin et le 18 juin 2017 à Madrid, qui pourrait rétablir la paix ou faire exploser la formation.

Par ce choix, les militants portent un coup dur aux grands ténors du parti et aux principaux barons régionaux, qui avaient poussé Pedro Sanchez à la démission au mois d'octobre 2016. Les dirigeants du PSOE critiquaient alors ses mauvais résultats électoraux lors des dernières élections législatives, quatre vingt dix députés au mois de décembre 2015 et quatre vingt cinq députés sur les trois cent cinquante députés du parlement espagnol au mois de juin 2016.

Ils ne comprenaient pas son refus obstiné, érigé en mantra, « no es no », « non c'est non », de faciliter l’investiture de Mariano Rajoy, arrivé en tête aux deux élections législatives, mais sans majorité absolue. Et ils ne toléraient pas ses tentatives de sceller, dans le dos du comité de direction du PSOE, une alliance avec le parti de la gauche radicale Podemos et les indépendantistes catalans afin de devenir président du gouvernement. « Le virus du populisme a gagné une nouvelle bataille », affirme un président de région socialiste proche de Susana Diaz au Monde, « je ne pense pas que le parti va se rompre mais tout dépend de celui qui en a la responsabilité ».

L’élection de Pedro Sanchez à la tête du PSOE marque aussi une rupture avec le PSOE historique, celui des anciens présidents du gouvernement Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero, qui avaient donné leur soutien à Susana Diaz.

Le soutien des militants contraste avec l’hostilité qu’il suscitait aussi dans les principaux médias, à commencer par le Pais, journal de référence des électeurs du PSOE, qui a comparé l’élection de Pedro Sanchez au vote des britanniques en faveur du Brexit, « la victoire de Pedro Sanchez n’est pas étrangère au contexte politique de crise de la démocratie représentative dans laquelle s’imposent avec facilité la démagogie, les demi vérités, les fausses vérités et les promesses impossibles à tenir ».

Deux modèles opposés

« Rien ne se termine mais tout commence aujourd’hui », a déclaré le nouveau secrétaire général, « nous allons faire du PSOE le parti de la gauche de ce pays et mon engagement reste ferme, l’unité du parti ».

Susana Diaz, le visage décomposé, s’est mise à la disposition du PSOE, évitant soigneusement de prononcer le nom de son rival et demandant que la formation soit une « alternative de gouvernement avec un projet cohérent, solide et autonome », sous-entendu de Podemos.

La première tâche de Pedro Sanchez sera de recoudre un parti divisé et fracturé entre deux modèles opposés. En matière de fonctionnement interne, les divergences sont profondes. Alors que sa rivale entendait encadrer et limiter la participation directe des militants, Pedro Sanchez, opposé au PSOE des notables, comme il dit, aimerait consolider les attributs du secrétaire général et renforcer son pouvoir et son autonomie par rapport aux organes de direction collégiaux, tout en augmentant la fréquence et le nombre de consultations auprès des militants.

Sur les questions politiques et économiques, les différences sont aussi importantes. Alors que Susana Diaz défendait les principes de la sociale démocratie, Pedro Sanchez a annoncé son intention d’effectuer un virage à gauche pour récupérer « l’essence du socialisme et de la vraie gauche et construire une nouvelle sociale démocratie qui lutte contre le néo libéralisme et ses conséquences économiques et sociales ». Il est prêt pour cela à s’allier avec Podemos, avec qui Susana Diaz voulait au contraire mettre le plus de distance possible, elle qui gouverne en Andalousie avec le soutien du parti centriste et libéral Ciudadanos.

Fervent opposant à l’abstention des députés du PSOE qui a permis à Mariano Rajoy d’obtenir l’investiture du parlement et ainsi d’éviter de troisièmes élections législatives en un an, le nouveau patron des socialistes n’entend en aucun cas collaborer avec le Parti Populaire. Il a déclaré durant la campagne que sa première décision, une fois élu, serait de demander la démission de Mariano Rajoy, du fait des scandales de corruption qui éclaboussent sa formation.

La victoire de Pedro Sanchez pourrait ainsi avoir des conséquences directes sur la stabilité de l’exécutif. En refusant de négocier tout accord ou toute loi avec le Parti Populaire, le secrétaire général pourrait inciter le chef du gouvernement à convoquer de nouvelles élections législatives ou provoquer son départ par une motion de censure, comme celle déposée par Podemos, Vendredi 19 Mai 2017. Pour être effective, celle-ci doit être « constructive » et elle doit s’accompagner de la présentation d’une candidature alternative capable d’obtenir la majorité absolue au parlement. Pedro Sanchez, qui s’est dit prêt à se lancer « droit vers la Moncloa », le palais du chef de gouvernement, pourrait être tenté par cette perspective.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 17:22

 

Le président du Brésil, Michel Temer, se heurte de front à la cour suprême (Reuters)

 

Le président du Brésil, Michel Temer, s'est vivement défendu Samedi 20 Mai 2017 des accusations de corruption portées contre lui, redisant qu'il n'avait aucune intention de démissionner.

La cour suprême du Brésil a lâché une bombe en dévoilant Jeudi 18 Mai 2017 un témoignage l'accusant, lui et deux anciens présidents, Luiz Ignacio Lula da Silva et Dilma Rousseff, d'avoir reçu l'équivalent de plusieurs millions d'euros de pots-de-vin.

Ce témoignage livré par des cadres du groupe alimentaire José Batista Sobrinho (JBS), numéro un mondial du conditionnement de viande, a été obtenu en échange d'une réduction de peine dans le cadre de l'opération anti-corruption Lava Jato qui secoue le pays depuis de longs mois.

Il pose la question du maintien au pouvoir du président Michel Temer, qui a lui-même succédé à Dilma Rousseff, destituée l'an dernier pour manipulation des comptes publics.

La cour suprême a ouvert Jeudi 18 Mai 2017 une enquête visant Michel Temer pour corruption et obstruction à la justice. Les appels à sa démission se multiplient, y compris dans les colonnes du quotidien O Globo, pourtant critiqué par l'opposition de gauche pour ses positions en faveur des conservateurs.

« C'est de loin le pire moment au Brésil depuis le retour de la démocratie », estime Claudio Couto, politologue à la Fondation Getulio Vargas.

Michel Temer nie toute malversation et exclut de démissionner. Samedi 20 Mai 2017, affirmant que « le Brésil ne sera pas dévié de sa route », il a demandé à la cour suprême de vérifier l'intégrité d'un enregistrement le mettant en cause, à savoir s'il n'a pas été édité après coup et, en attendant, de suspendre l'enquête ouverte contre lui.

Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l’actionnaire majoritaire de JBS a déclaré que l'enregistrement avait été remis dans son intégralité à la justice et qu'il « n'avait jamais fait l'objet d'une quelconque manipulation ».

Dans cet enregistrement audio diffusé par la cour suprême et effectué en secret par le patron de JBS, Joesley Batista, lors d'un entretien au mois de mars 2017, le président Michel Temer semble tolérer le versement d'argent à l'ancien président de la chambre des députés, Eduardo Cunha, pour qu'il accepte de se taire.

Dans son intervention Samedi 20 Mai 2017 au palais présidentiel, Michel Temer a jugé que les déclarations des cadres de JBS n'étaient qu'un tissu de mensonges et qu’elles étaient pleines de contradictions.

JBS, jadis un petit producteur de viande, a connu une croissance exponentielle pendant les treize années de gouvernement dirigé par le Parti des Travailleurs, sous les présidences de Luiz Ignacio Lula da Silva et de Dilma Rousseff. Il s'est étendu grâce à des acquisitions financées par des prêts à faible taux d'intérêt accordés par la banque de développement du Brésil.

Les dirigeants de JBS qui ont témoigné devant la justice en échange d'une remise de peine disent avoir versé environ cinq cent millions de reals, cent trente sept millions d'euros, à des responsables politiques et à des fonctionnaires en échange de l'obtention de contrats publics, de crédits auprès des banques et du règlement de litiges, fiscaux notamment, avec l'administration.

Le président Michel Temer a démenti avoir fait obstruction à la justice en intervenant dans l'enquête ou avoir touché des pots-de-vin. Les avocats de Luiz Ignacio Lula da Silva affirment l'innocence de leur client et Dilma Rousseff a nié toute malversation.

Les trois anciens ou actuels présidents ne sont pas les seuls concernés par le témoignage de JBS qui met en cause des élus du congrès, des ministres et plusieurs gouverneurs et maires de grandes villes. Tous les partis sont impliqués, dans la coalition gouvernementale comme dans l'opposition.

Selon ces récits, Michel Temer, du Parti du Mouvement Démocratique du Brésil (PMDB), a reçu quinze millions de réals, quatre millions d'euros, de dessous-de-table de JBS.

Pour l'ancien président Luiz Ignacio Lula da Silva, déjà visé par cinq procès pour corruption, la cour suprême donne un chiffre équivalent à environ quarante cinq millions d'euros reçus sur des comptes à l'étranger. L’ancienne présidente Dilma Rousseff aurait perçu près de vingt sept millions d'euros, également placés sur des comptes à étranger.

L'opération Lava Jato vise un vaste système de corruption, qui permettait aux sociétés d'obtenir des contrats dans des entreprises publiques, notamment auprès de la société pétrolière Petrobras.

Plus de quatre vingt dix hommes d'affaires et politiques ont déjà été inculpés et des dizaines de parlementaires et un tiers des membres du gouvernement de Michel Temer font l'objet d'investigations.

Eduardo Cunha a été l'un des initiateurs de la procédure de destitution de Dilma Rousseff. Reconnu par la suite coupable de corruption, il a été condamné au mois de mars 2017 à quinze ans de prison.

De nombreux dirigeants politiques craignent que, s'il devait devenir témoin, son témoignage ne mette en cause des dizaines de parlementaires et de membres de l'exécutif.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:56

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Espagne-Le-PSOE-tente-d-eviter-la-fracture--24458855/

 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) tente d'éviter la fracture (Reuters)

 

Le PSOE, qui s'est déchiré à l'automne dernier sur l'attitude à adopter face au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, se dote Dimanche 21 Mai 2017 d'un nouveau secrétaire général sur fond de bataille pour le leadership sur la gauche espagnole, que lui conteste Podemos.

Pedro Sanchez, hostile au maintien au pouvoir du dirigeant du Parti Populaire, a démissionné au mois d’octobre 2016 après avoir été mis en minorité par les instances dirigeantes du PSOE et il remet son mandat en jeu devant les cent quatre vingt huit mille militants du PSOE.

Sa principale rivale, Susana Diaz, présidente de l'exécutif régional d'Andalousie, avait plaidé pour sa part pour une abstention des députés socialistes face au gouvernement de Mariano Rajoy. Sa ligne l'a emporté, permettant à Mariano Rajoy d'obtenir la confiance du parlement et à l'Espagne d'éviter de retourner une nouvelle fois aux urnes après les élections législatives du mois de décembre 2015 et du mois de juin 2016.

A quarante deux ans, soutenue par la vieille garde du PSOE dont les anciens chefs de gouvernement Felipe Gonzalez et José Luis Rodriguez Zapatero, Susana Diaz, si elle l'emporte, deviendra la première femme à diriger le parti en cent trente huit ans d'existence.

Un troisième candidat, l'ancien président du congrès des députés et ancien chef du gouvernement régional du Pays Basque, Patxi Lopez, se présente mais ses chances semblent minimes.

Du choix des militants pourrait dépendre le leadership que le PSOE, qui a subi l'an dernier ses plus mauvais scores électoraux, exerce encore sur la gauche espagnole mais que menace Podemos.

L'émergence du parti de la gauche radicale conjuguée à la poussée des centristes de Ciudadanos ont balayé le bipartisme qui organisait la vie politique espagnole depuis le rétablissement de la démocratie. Ces deux nouveaux venus disposent, ensemble, de près d'un tiers des sièges au congrès des députés, soixante et onze sièges pour Podemos et trente deux sièges pour Ciudadanos, le Parti Populaire a cent trente sept sièges et le PSOE a quatre vingt cinq sièges. Depuis 2008, le PSOE a perdu cinq millions huit cent mille voix.

En annonçant Vendredi 19 Mai 2017 le dépôt d'une motion de défiance contre le gouvernement de Mariano Rajoy, Podemos s'est invité dans les élections primaires du PSOE.

Podemos, qui a recueilli près d'un cinquième des suffrages lors des élections législatives de 2016, ne compte pas suffisamment de députés pour faire tomber le président du gouvernement espagnol.

Mais son initiative est un message adressé aux militants du PSOE, choisissez-vous un leader capable de détrôner Mariano Rajoy ou au contraire un dirigeant qui vous condamnera à rester dans l'opposition.

Interrogé par Reuters, le député José Luis Ábalos, coordinateur de la campagne de Pedro Sanchez, ne dit pas autre chose et met en garde le PSOE, « quand le PSOE perd son image d'alternative et se confond avec l'adversaire, l'électorat ne se reconnaît plus en lui et finit par se tourner vers d'autres propositions plus populistes », dit-il.

La porte-parole de Podemos, Irene Montero, qui a déposé Vendredi 19 Mai 2017 la motion de défiance au congrès des députés, a souligné que son mouvement incarnait « une alternative sérieuse au Parti Populaire, une alternative qui respecte les droits humains et la démocratie et qui ne tolère pas les pratiques autoritaires, le pillage ou les pratiques corrompues », a-t-elle dit.

Ce qui se joue sur la gauche de l'échiquier politique espagnol reflète des batailles similaires engagées dans d'autres pays européens, comme la France où le Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon a contribué au cuisant revers du Parti Socialiste, Benoît Hamon signant au première tour des élections présidentielles le plus mauvais score d'un candidat du Parti Socialiste depuis 1969.

Podemos espère aussi une pasokisation du PSOE, qui s'engagerait sur un déclin comparable à ce qu'a vécu le parti socialiste grec (PASOK), débordé sur sa gauche par le parti Syriza du premier ministre Alexis Tsipras.

Notant que le PSOE conserve une solide bases territoriale, les politologues jugent faible la probabilité de voir le PSOE suivre la même voie que le PASOK.

« Le problème fondamental du PSOE, c'est qu'il va rester dans l'opposition dans de nombreux cycles électoraux à venir, non pas parce qu'il disparaîtrait, mais parce qu'il n'aura pas la capacité de forger des coalitions alternatives pour déloger le Parti Populaire du siège de la présidence du gouvernement », explique le politologue Pablo Simón.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 16:30

 

http://www.publico.es/politica/mocion-censura-unidos-recibe-apoyo.html

 

La motion de censure d’Unidos Podemos reçoit un soutien populaire à la Puerta del Sol

 

Des milliers de personnes se sont rassemblées Samedi 20 Mai 2017 à la Puerta del Sol à Madrid pour soutenir la manifestation convoquée par Unidos Podemos en faveur de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy. La manifestation a commencé à 18 heures.

Devant le siège du gouvernement de la communauté de Madrid, il y avait une tribune où les principaux dirigeants et les membres du groupe parlementaire d’Unidos Podemos, d’En Comu Podem et d’En Marea, ont pris la parole devant les manifestants pour défendre les raisons qui les ont amenés à déposer une motion de censure qui sera probablement perdante devant le congrès.

Avant 18 heures, les gens ont commencé à se regrouper devant la tribune au centre de la Puerta del Sol en criant « si se puede », toujours présent lors des événements de la formation violette.

« Nous ne nous voilons pas la face. La motion de censure est une obligation morale », dit un des manifestants à Publico. « Nous savons que la motion de censure sera perdante, mais une motion de censure de Felipe Gónzalez a également été perdante à un moment puis il a fini par gouverner », ajoute-t-il avec enthousiasme.

Le premier intervenant était le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, après le chanteur Víctor Lemes qui a accueilli les manifestants avec des chansons satiriques et des imitations de chansons populaires.

Après Pablo Echenique, il y avait d'autres dirigeants de Podemos comme Ramón Espinar, Xavier Domenech, Irene Montero et Pablo Iglesias, et des dirigeants d’Izquierda Unida, Alberto Garzón et Sol Sanchez. L'événement a pris une couleur populaire avec la participation de citoyens anonymes, des chauffeurs de taxi, des pompiers, des dockers, des médecins et des étudiants, qui ont symbolisé le soutien de la base à la motion de censure proposée par Unidos Podemos au congrès.

Il y avait dans la manifestation des drapeaux républicains et des banderoles contre le complot et la corruption du Parti Populaire et les manifestants ont utilisé ces banderoles pour se protéger du soleil de Madrid.

La manifestation a coïncidé avec la campagne des femmes contre la violence machiste de la Puerta del Sol qui ont voulu montrer leur rejet de l'appel en criant « ils ne nous représentent pas ».

Des manifestants débordaient dans les rues autour de la Puerta del Sol, comme la rue de la Montera ou la rue de Preciados.

Podemos avait mobilisé cinquante deux autobus dans presque toutes les communautés autonomes, ils sont venus d’Andalousie, de Catalogne, de la Communauté Valencienne, de Galice, de Castille-La Manche, de Castille-Leon, de La Rioja, du Pays Basque, de Cantabrie, des Asturies, de Murcie, de Ceuta, de Melilla et même des îles.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 15:37

 

http://www.expressions-venissieux.fr/2017-05-18-france-insoumise-national-soumet-local

 

Le national soumet le local

 

Par Gilles Lulla

 

Une semaine après avoir décidé majoritairement de ne pas présenter de candidats dans la quatorzième circonscription du Rhône pour ne pas entamer les chances de la gauche de l’emporter, les militants du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Vénissieux, de Feyzin, de Saint-Fons, de Saint-Priest et de Solaize, étaient de nouveau réunis, Mercredi 17 Mai 2017, pour arrêter une décision qui se faisait attendre.

 

Ils n’en auront pas eu la possibilité. Le national a tranché. Il y aura bien un candidat insoumis, Benjamin Nivard. Il aura pour suppléante Léa Leverd. Leur candidature a été déposée Jeudi 18 Mai 2017 à la préfecture du Rhône.

 

Entre ces deux réunions, la confusion a régné. Sur le site internet du MFI, Benjamin Nivard, qui s’était positionné de longue date, est passé du statut de titulaire à celui de suppléant, puis de nouveau à celui de titulaire pour pallier le retrait de Monia Benaïssa, qui était devenue titulaire après avoir été pressentie pour être suppléante avant de finalement jeter l’éponge.

 

Cette valse-hésitation traduit la forte opposition qui existe entre l’échelon local, où le souci de ramener la quatorzième circonscription à gauche l’emporte, et le national, désireux de faire fructifier dans un maximum de circonscriptions le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles.

 

Les militants contre la candidature s’estiment floués. « La candidate communiste et maire de Vénissieux, Michèle Picard, était la mieux placée pour représenter la gauche », soulignent-ils. Nous ne voulons pas prendre le risque d’un second tour qui opposerait le Front National à Yves Blein, l’ancien militant du Parti Socialiste converti au macronisme. Malgré tout, le bureau national du MFI a décidé d’imposer un candidat. Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ».

 

Gérard Médioni, qui était jusqu’à présent coordonnateur du mouvement sur la circonscription, a par ailleurs annoncé qu’il se désengageait. La direction de campagne est désormais assurée par Claude Delorme.

 

La campagne des candidats du MFI sera courte, un peu plus de trois semaines avant le premier tour des élections législatives, et les troupes seront clairsemées. Les militants ont été invités lors de la réunion du Mercredi 17 Mai 2017 à se positionner individuellement, certains ont choisi de soutenir Michèle Picard, d’autres de s’abstenir et d’autres enfin, fidèles à la direction nationale mais minoritaires, de soutenir les candidats désignés.

 

Au-delà des élections législatives, nous pouvons nous interroger sur les traces que laissera une telle désunion dans un mouvement naissant.

 

« Nous avons essayé de régler le malaise au mieux pour essayer de faire vivre le MFI à l’avenir », assure Gérard Médioni.

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