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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:25

 

https://french.palinfo.com/news/2017/7/22/Abbas-annonce-le-gel-des-contacts-avec-l-occupation

 

Mahmoud Abbas annonce le gel des contacts avec l'occupation

 

Le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé, Vendredi 21 Juillet 2017, le gel des contacts avec l'occupation à tous les niveaux, jusqu'à l'annulation des restrictions de sécurité dans la mosquée d'al Aqsa.

Mahmoud Abbas a déclaré lors de son discours à l'issue d'une réunion de la direction de l'Autorité Palestinienne à Ramallah que « le déploiement des portiques électroniques à l'entrée des fidèles à al-Aqsa est une action politique de couverture de sécurité imaginaire, visant à imposer un contrôle de la mosquée et la diviser, fuir le processus de paix et ses échéances et dévier d'un conflit politique à un conflit religieux ».

Mahmoud Abbas a déclaré lors de son discours son intention d'allouer vingt cinq millions de dollars pour renforcer la fermeté des citoyens palestiniens dans la ville occupée de Jérusalem.

Le président de l'Autorité Palestinienne a invité le Conseil Central Palestinien à se réunir pour discuter des événements actuels et à adopter des mesures et des plans nécessaires pour protéger le projet national, le droit à l'autodétermination et le droit à un état viable.

Il a appelé les factions palestiniennes, en particulier le mouvement du Hamas, à améliorer les différences internes, à donner la priorité aux affaires nationales sur les rivalités, à travailler sur l'unité de notre peuple et à mettre fin à la douleur et à l'agonie, selon ses propos.

Mahmoud Abbas a menacé à plusieurs reprises de geler les contacts avec l'ennemi occupant israélien, sans rien faire, c'est pourquoi les analystes se demandent si le président de l'Autorité Palestinienne aura le courage cette fois-ci d'aller plus loin dans ses promesses, ou bien s'il s'agit seulement de déclarations pour les médias.

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:10

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/22/l-espagne-menace-de-couper-les-vivres-a-la-catalogne_5163786_3214.html

 

L’Espagne menace de couper les vivres à la Catalogne

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Madrid va éplucher à la loupe les comptes du gouvernement catalan, afin d’empêcher que des fonds ne soient destinés à l’organisation du référendum d’autodétermination unilatéral prévu par Barcelone le premier octobre 2017.

Vendredi 21 Juillet 2017, en conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement espagnol, Iñigo Mendez de Vigo, a annoncé que, face au climat de radicalité qui s’est emparé du gouvernement catalan, « chaque semaine, tous les commissaires aux comptes et contrôleurs financiers du gouvernement catalan, ainsi que le directeur du budget et le directeur de la politique financière, devront certifier par écrit auprès de Madrid qu'aucune dépense liée au référendum illégal n'a été engagée ».

Dans le cas contraire, Madrid suspendra les transferts de fonds à la région. Un argument de poids puisque la Catalogne vit sous perfusion de l'état depuis qu’elle a été exclue des marchés financiers durant la crise. Depuis 2012, Madrid lui a versé plus de soixante trois milliards d’euros par le biais du Fonds de Liquidité Autonome (FLA), auxquels s’ajoutent trois milliards six cent millions d’euros attendus cette année.

L’objectif est aussi de faire pression sur les hauts fonctionnaires, pour qu’ils ne se cachent pas derrière l’obéissance due, a reconnu Inigo Mendez de Vigo, et collaborent avec Madrid.

Madrid et Barcelone jouent au chat et à la souris depuis des semaines. La détermination de la Catalogne à organiser un référendum unilatéral semble imparable au vu du remaniement récent opéré par le gouvernement régional pour remplacer les plus modérés par des indépendantistes radicaux prêts à affronter les conséquences pénales de la désobéissance au Tribunal Constitutionnel. Mais Barcelone, qui multiplie les annonces, n’a encore rien signé de concret, ce qui a empêché Madrid d’agir sur le front judiciaire.

« Le gouvernement espagnol veut mettre en danger les services sociaux pour que l’on ne pose pas des urnes », dénonce une source du gouvernement catalan, « il cherche aussi à propager la peur et la menace. Tout cela sans qu’ait été approuvée aucune loi de référendum ».

La future loi de référendum, présentée publiquement le 4 juillet 2017 par le président catalan, Carles Puigdemont, n’a pas encore été présentée devant le parlement régional. L’appel d’offres visant à acheter des urnes a été, lui, annulé à la dernière minute, évitant que des élus ou des hauts fonctionnaires aient à signer un contrat qui aurait pu leur valoir des poursuites judiciaires.

Le référendum lui-même n’a pas encore été convoqué officiellement. Sur tous ces fronts, le gouvernement catalan travaille en secret pour éviter que Madrid ne saisisse le Tribunal Constitutionnel, annule ses lois et relève de leurs fonctions ses responsables.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 19:46

 

Heurts à Jérusalem pour les prières du Vendredi 21 Juillet 2017, trois palestiniens tués (Reuters)

 

Israël a renforcé les mesures de la sécurité dans la vieille ville de Jérusalem et des heurts se sont produits à l'occasion des prières du Vendredi 21 Juillet 2017, le premier ministre Benyamin Netanyahu ayant décidé le maintien des détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées.

Au moins trois palestiniens ont été tués.

Le ministère palestinien de la santé a annoncé la mort d'un jeune de dix sept ans, d'un autre de dix huit ans et d'un troisième d'âge inconnu.

Deux au moins ont été tués par balles dans deux quartiers de Jérusalem-Est relativement éloignés du sanctuaire.

On ignore la provenance des tirs, même si certains médias rapportent qu'un colon israélien habitant une implantation en Cisjordanie serait responsable d'un des décès.

La dixième chaîne israélienne a également annoncé la mort d'un enfant de huit ans asphyxié par des gaz lacrymogènes, qui n'a pas pu être confirmée.

Des confrontations quotidiennes ont eu lieu entre des manifestants palestiniens lançant des pierres et des policiers israéliens armés de grenades assourdissantes, depuis que des portiques de détection sont entrés en service Dimanche 16 Juillet 2017 à l'entrée de l'esplanade des Mosquées, aussi appelée mont du Temple par les juifs.

Ces mesures restrictives ont été prises après la mort de deux policiers israéliens abattus par des arabes israéliens dans ce lieu saint, Vendredi 14 Juillet 2017.

Le conseil de sécurité du premier ministre israélien a décidé Jeudi 20 Juillet 2017 le maintien des détecteurs de métaux afin d'empêcher que des armes à feu puissent à nouveau être introduites sur l'esplanade des Mosquées.

Plusieurs centaines de fidèles musulmans se sont rassemblés aux différentes entrées du sanctuaire avant la première prière du Vendredi 21 Juillet 2017 mais ils ont refusé de pénétrer dans les lieux, préférant suivre le service depuis l'extérieur des bâtiments.

« Nous refusons les restrictions israéliennes sur la mosquée d’al Aksa », a dit le grand mufti de Jérusalem, Mohammad Hossein.

Des dignitaires musulmans et certaines factions politiques palestiniennes avaient appelé les fidèles à se rassembler Vendredi 21 Juillet 2017 pour une journée de la colère contre les nouvelles mesures de sécurité qui, disent-ils, contreviennent aux accords régissant les lieux depuis plusieurs décennies.

Vendredi 21 Juillet 2017 en début d'après-midi, peu de violences avaient été signalées, la police israélienne ayant dépêché des unités en renfort pour assurer la sécurité dans la vieille ville dont les accès étaient contrôlés.

Quelques manifestants ont lancé des pierres et ils ont tenté de franchir un cordon de la police qui a répliqué par des tirs de grenades assourdissantes.

Les services ambulanciers du Croissant Rouge palestinien ont fait état de trente blessés, dont deux dans un état grave et de plusieurs autres souffrant d'inhalation de gaz lacrymogènes.

L'entrée sur l'esplanade des Mosquées est limitée aux femmes sans distinction d'âge et aux hommes de plus de cinquante ans.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a téléphoné Jeudi 20 Juillet 2017 à son homologue israélien, Reuven Rivlin, pour lui demander le retrait des détecteurs de métaux.

Le coordinateur de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, Nickolay Mladenov, a lancé un appel au calme et la Maison Blanche a souhaité une solution.

La Jordanie, qui administre ce site saint également revendiqué par les juifs, tente de mener une mission de médiation.

« Israël est déterminé à maintenir le statu quo sur le mont du Temple et la liberté d'accès aux lieux saints », précise le cabinet de sécurité de Benyamin Netanyahu dans un communiqué.

« Le cabinet a autorisé la police à prendre toute mesure nécessaire pour garantir le libre accès aux lieux saints tout en maintenant la sécurité et l'ordre public », ajoute le texte.

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 19:31

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200717/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique-francaise

 

Lettre ouverte de Schlomo Sand à Emmanuel Macron

 

L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver, « l'ancien étudiant en philosophie et l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites »

 

Par Schlomo Sand, historien israélien

 

Jeudi 20 Juillet 2017

 

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté. La France est responsable de la déportation, il y a bien eu un antisémitisme en France, avant et après la seconde guerre mondiale, et il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs et qui ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que « l'antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain.

J’ai également en mémoire des personnalités telles que Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe de Missak Manouchian, qui ont péri.

Je pense aussi à mon ami et professeur, Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes.

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche ni, peut-être, les palestiniens. Aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne et premier juif à avoir été nommé lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit que « je vous le dis en toute franchise. Je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, état juif, dévot et non libéral, qui rejettera le chrétien et l’étranger ». Nathan Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant, il n’était pas antisémite.

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes. Ils recherchent sans relâche un ADN juif, jusqu’à l’université où j’enseigne.

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept sioniste, ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à dieu.

Dieu a donné, dieu a repris et, lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le tout puissant, pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un état juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d'arabes est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait sept cent mille musulmans et chrétiens arabes et environ soixante mille juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies et à celles du régime de Vichy.

En 1948, il y avait en Palestine six cent cinquante mille juifs et un million trois cent mille musulmans et chrétiens arabes dont sept cent mille devinrent des réfugiés. C'est sur ces bases démographiques qu’est né l'état d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que, si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l'état d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967. Depuis lors, Israël règne sur cinq millions cinq cent mille palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire, pour une partie d’entre eux, dans une sorte de réserve d'indiens en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans une réserve de barbelés à Gaza, soixante dix pour cent de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés. Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de la terre d’Israël et il s’y comporte selon son bon vouloir. Jusqu’à présent, six cent mille colons israéliens juifs y ont été installés et cela n’est pas terminé.

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non, répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit état palestinien étroit doit être constitué à côté de l'état d’Israël et que l’objectif du sionisme était de fonder un état où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes et non pas de conquérir dans sa totalité l’antique patrie. Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux, est que l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu'état juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris et pourquoi je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit la république dans son titre, c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner, c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un état juif. Le ministère de l'intérieur israélien recense soixante quinze pour cent de ses citoyens comme juifs, vingt et un pour cent comme musulmans et chrétiens arabes et quatre pour cent comme autres. Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même. Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) et leurs supporters y émigreront.

Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante. En revanche, nous avons pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le transfert des arabes israéliens, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l'état dans lequel il vit soit une république israélienne et non pas un état communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un état qui, par son auto définition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, cela fait-il de moi un antisémite ?

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 19:00

 

http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/20/russie-juillet-1917-kerenski-homme-providentiel_5162770_4415198.html

 

Russie, juillet 1917, Alexandre Kerenski, homme providentiel

 

L’historien Marc Ferro déroule le fil de la révolution russe. Alors que le gouvernement est affaibli par des révoltes de plus  en plus violentes, le chef de file des socialistes-populistes s’engouffre dans la brèche et devient premier ministre.

 

Par Marc Ferro, historien spécialiste de la Russie et de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS)

 

Jeudi 20 Juillet 2017

 

Juin 1917, La révolution russe est en suspens. Elle a chassé le tsar, elle a fait tomber un gouvernement et elle en a choisi un autre. Mais la coalition au pouvoir est hésitante. Il y a, d’une part, un gouvernement conciliateur issu du parlement qui cherche le compromis et il y a, d'autre part, les soviets qui, sur le terrain, veulent aller plus loin. Mais pour l’instant les éléments extrêmes sont absents, les démocrates pour la droite, et surtout les anarchistes, bolcheviks et internationalistes pour la gauche.

Ce gouvernement provisoire ne réussit ni à négocier l’avenir de la paix, ni à faire les réformes attendues par le peuple. La violence monte. Dans les campagnes les saisies de propriétés se multiplient tandis que, dans les villes, des séquestrations d’administrateurs ou de patrons sont le fait de comités d’usine prenant en main la gestion de leur entreprise. A Kronstadt, éclate une sorte d’insurrection dont on peut craindre l’extension tandis que, dans tout le pays, la désobéissance civile enfle. Sans parler d’une montée contre-révolutionnaire émanant de l’armée et quelque peu soutenue par l’église orthodoxe.

C’est dans ce climat délétère qu’est organisé le premier congrès panrusse des soviets, le 3 juin 1917, à Petrograd, qui réunit des délégués de toute la Russie. Ces délégués ont été élus par vingt millions de personnes, dont plus de cinq millions d’ouvriers, huit millions de soldats et quatre millions de paysans. C’est ainsi que six cent soviets sont représentés au mois de juin 1917 à Petrograd. Il y aura mille cinq cent  soviets au deuxième congrès panrusse des soviets au mois d'octobre 1917. Les députés socialistes mencheviks sont deux cent quarante huit, les députés socialistes bolcheviks sont cent cinq et les autres socialistes sont cent soixante. Les conciliateurs arrivent donc largement en tête, mais c’est trompeur. Ils voient bien que, sur le terrain, le pays les suit de moins en moins, alors que le péril principal vient de la droite, l’état-major, l’église orthodoxe et la haute bourgeoisie.

Mais c’est la gauche qui attaque, Vladimir Lénine le premier, au nom des bolcheviks. Alors que le menchevik Irakli Tsereteli déclare que « la situation est tellement grave qu’aucun parti n’exprime explicitement le désir de prendre seul le pouvoir », Vladimir Lénine répond « qu'un tel parti existe, le nôtre est prêt à prendre tout le pouvoir entre ses mains ».

Des rires couvrent les applaudissements. Quelle conception Vladimir Lénine a-t-il de la démocratie, socialiste ou non, pour prétendre au pouvoir avec cent cinq députés sur plus de huit cent députés ? Vladimir Lénine provoque une nouvelle vague de rires en déclarant que son parti « arrêterait cinquante ou cent des plus gros millionnaires ».

Alexandre Kerenski, chef de file des socialistes-populistes modérés, alors ministre de la guerre, stigmatise Vladimir Lénine et son programme, qui lui rappelle la révolution russe de 1905 ou même les premiers massacres en France en 1792 et la terreur qui suivit. « Ces propos sont un enfantillage quand nous savons que le capitalisme est international et qu’arrêter quelques-uns de ses membres ne changera rien. En outre, nous voulons garder intactes les conquêtes de la révolution pour que Vladimir Lénine puisse encore parler ici sans avoir à craindre de fuir à nouveau à l’étranger ».

Tandis que se poursuivent les débats, une surprise attend les députés. La Pravda, l'organe des bolcheviks, annonce une grande manifestation contre la politique gouvernementale. Annoncée pour le 10 juin 1917, elle aura finalement lieu le 18 juin 1917. Le but affiché est de démontrer que les conciliateurs ne tiennent plus la rue. Mais en fait, la principale crainte des bolcheviks est de voir surgir une contre-révolution menée par l’armée, essentiellement les officiers. Ces derniers se sont constitués en associations pour le retour à l’ancien ordre. Ils se disent républicains, tant le tsarisme est discrédité, mais ce qu’ils désirent, en réalité, c’est l’instauration d’un régime autoritaire placé sous leur contrôle. Le général Lavr Kornilov et l’amiral Alexandre Koltchak sont pressentis pour tenir le rôle de chefs.

Dans une motion du début du mois de juin 1917, les cadres de l’armée disent combien ils ne tolèrent plus la décomposition de leur corps qui tient, selon eux, « à la disparition complète de l’esprit militaire, à la chute de la discipline, à l’annulation de l’autorité du chef et à la méfiance envers les officiers qui ne défendaient pas la formule de la paix coûte que coûte ». Nous devons aussi à l’armée quelques libelles mettant en cause les juifs. Mais surtout, sont jugées inadmissibles les mesures instaurées par la révolution en marche, l’élection des officiers et l’intervention des comités militaires.

Et puis il y a les fraternisations avec l’ennemi allemand à la veille d’une grande offensive promise aux alliés. « Nous vous envoyons des saucisses de pain blanc et du cognac, envoyez nous des cigarettes », tels ont été les premiers balbutiements d’une fraternisation entre soldats russes et soldats allemands, sans idée derrière la tête, une simple pause dans la guerre, reprise aussitôt. Ces moments de répit sont nés spontanément à l’initiative de comités de soldats qui entendent créer un climat de confraternité, en espérant qu’il s’amplifie, afin de conduire à la fin des opérations. Aucune violence n’a lieu au front au mois de mai 1917, sauf lorsque des officiers interdisent ces fraternisations ou tirent sur des hommes qui se congratulent. Les bolcheviks soutiennent ces rapprochements avec l’ennemi qui cessent dès que le soviet de Petrograd les interdit pour ne pas nuire aux négociations de paix en cours, lesquelles seront sans suite.

Lorsqu'Alexandre Kerenski choisit de devenir ministre de la guerre plutôt que premier ministre dans le gouvernement provisoire formé au mois d'avril 1917, il croit qu’il sera plus utile au front qu’à l’arrière. Il sait que l’indiscipline y gagne du terrain, que les désertions augmentent et que la préparation d’une offensive est nécessaire. Au mois de juin 1917, à Petrograd, au congrès des délégués du front, il s’adresse, avant son départ au champ de bataille, aux troupes en présence, composées à la fois des officiers et de bolcheviks membres des comités de soldats. A ces derniers, qui, trois mois plus tôt se sont mutinés sur le front du sud-ouest, il fait ce reproche, « vous saviez tirer contre vos frères quand l’autocratie vous en donnait l’ordre, mais vous refusez de tirer quand c’est l’ennemi allemand qui envahit notre terre natale ».

Ailleurs, entendant ce même discours, le bolchevik Nicolaï Krylenko se met à sangloter et il dit que « je m’étais prononcé contre l’offensive, mais si le camarade Alexandre Kerenski m’en donne l’ordre, je partirai le premier au combat ». Belle éloquence, mais la suite sera tout autre, l’offensive en Galicie, le 18 juin 1917, échoue et provoque les soulèvements du mois de juillet 1917. Le 2 juillet 1917, les faubourgs de Petrograd et de Kronstadt commencent à s’agiter. Et puis, pour ne pas arranger les choses, l’Ukraine a profité de la révolution pour se proclamer république autonome. Ce qui insupporte les ministres constitutionnels-démocrates russes qui démissionnent pour protester contre l’accord passé par le gouvernement avec la rada, la douma de Kiev.

Pendant ce temps, les manifestations de rue se multiplient et elles s’apparentent à une tentative d’insurrection. Elles sont animées par des anarchistes, tel Max Bleichman, qui trouvent face à eux des troupes fidèles au soviet et au gouvernement. Sur cette question, la direction du parti bolchevik est divisée. Une bonne partie y est hostile, tels Lev Kamenev, Grigori Zinoviev et Vladimir Lénine. D’abord surpris que leurs mots d’ordre de « la paix, le pain et la terre » ou « tout le pouvoir aux soviets » incitent le peuple à battre le pavé, ils estiment surtout qu’elles surviennent trop tôt. Déjà, les bolcheviks jugeaient prématurées les mutineries de soldats et celles des marins de Kronstadt.

C’est pourquoi la direction bolchevique refuse de saluer les cortèges qui défilent sous ses fenêtres. Ce qui provoque des réactions variables, au mois de juin 1917, le parti est jugé trop à gauche et, au mois de juillet 1917, il est trop à droite. Souvent, les rassemblements dégénèrent. Les scènes de violence se multiplient entre le 3 juillet et le 7 juillet 1917. Le 3 juillet 1917, les troupes loyalistes font quarante morts et plus de quatre vingt blessés sur la perspective d'Alexandre Nevski. Un autre jour, des manifestants commencent à lyncher Viktor Tchernov, le ministre de l’agriculture à qui on reproche de ne pas avoir pris le pouvoir. Léon Trotski réussit à s’interposer, lui sauvant la vie.

L’échec de la tentative d’insurrection donne au gouvernement l’opportunité de lancer la chasse aux bolcheviks. Pour rallier les indécis, le ministre de la justice rend publics des documents montrant que Vladimir Lénine est un agent allemand, ajoutant que son retour au pays depuis la Suisse, dans un train plombé, n’a pu se faire qu’avec l’aide de l’ennemi.

Une trentaine d’autres russes se trouvaient avec Vladimir Lénine dans ce train qui bénéficiait de l’exterritorialité. Il est vrai que le retour de ces militants bolcheviks ne pouvait qu’ajouter au désordre en Russie et donc bénéficier à l’Allemagne. Toujours est-il que l’accusation d’intelligence avec l’ennemi provoque un vaste mouvement d’opprobre contre les bolcheviks. Au lendemain des journées de juillet 1917, les arrestations se multiplient, notamment celles de Grigori Zinoviev, de Lev Kamenev et de Vladimir Lénine. Ce dernier, paniqué, arrive néanmoins à s’enfuir en se maquillant, puis à se cacher en Finlande.

La répression est impitoyable. « J’avais été enfin libre de jouer le sauveur des soviets », commentera plus tard un général. Le prince Gueorgui Lvov, lui, quitte la direction du gouvernement provisoire.

Alexandre Kerenski le remplace, dont le prestige n’est pas entaché par des événements. Il n’a pas versé dans l’anti bolchévisme sommaire des dirigeants mencheviks. Le grand vainqueur de cet épisode désordonné et sanglant, c’est bien lui, Alexandre Kerenski, qui devient au mois de juillet 1917 premier ministre du gouvernement provisoire.

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 18:20

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1A6263-OFRTP

 

Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, a démissionné (Reuters)

 

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a démissionné Vendredi 21 Juillet 2017 dans la foulée de l'annonce de la désignation par Donald Trump de l'homme d'affaires Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication de la présidence américaine.

Annoncée en premier lieu par le New York Times, le départ de Sean Spicer a été officialisé peu de temps après par un responsable de la Maison Blanche.

La démission de Sean Spicer intervient alors que Donald Trump et son entourage s'efforcent de mettre un terme aux différentes polémiques qui ont émaillé les six premiers mois de l'homme d'affaires dans le bureau ovale.

Âgé de quarante cinq ans, Sean Spicer a vu sa notoriété s'envoler lorsque l'émission de divertissement Saturday Night Live a commencé à caricaturer ses points de presse.

Il quitte la Maison Blanche au moment où Anthony Scaramucci, un partisan de longue date de Donald Trump, remplace Michael Dubke, qui a démissionné au mois de mai 2017.

Depuis lors, Sean Spicer cumulait les fonctions de porte-parole et de directeur de la communication.

Actuellement employé à l'Export-Import Bank, Anthony Scaramucci devrait commencer à son nouveau poste au mois d'août 2017, précise-t-on de source gouvernementale. Fondateur de Skybridge Capital, il s'était déjà vu proposer le poste d'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) à Paris.

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:45

 

https://autonomiedeclasse.wordpress.com/2017/07/20/macron-nest-pas-fort-son-regime-est-le-plus-instable-depuis-le-debut-de-la-5eme-republique-en-1958

 

Emmanuel Macron n’est pas fort. Son régime est le plus instable depuis le début de la cinquième république en 1958.

 

Par Denis Godard

 

Dimanche 9 Juillet 2017

 

Introduction à un meeting de Marxism 2017 à Londres, en compagnie de Richard Boyd-Barrett, député irlandais de People before Profits, de Christine Bucholz, députée allemande de die Linke, et de Maria Syllou, dirigeante du parti socialiste des travailleurs (SEK) de Grèce

 

Je vais commencer en cassant le discours dominant sur Emmanuel Macron et la France.

Emmanuel Macron n’est pas nouveau. Comme vous le savez, il a été banquier et ministre de l’économie.

Emmanuel Macron n’est pas propre. En quelques semaines, trois de ses ministres clef ont dû quitter le gouvernement à cause d’accusations de corruption. Et l’actuelle ministre du travail est attaquée aussi.

Macron n’est pas modéré. Il a prévu de supprimer plus de cent mille postes dans la fonction publique et il prépare une deuxième loi travail. Mais, politiquement aussi, Emmanuel Macron n’est pas une sorte de libéral. Il a déjà annoncé une nouvelle loi antiterroriste renforçant l'état policier et, symboliquement, il a invité Donald Trump au défilé militaire du Vendredi 14 Juillet 2017.

Mais surtout Emmanuel Macron n’est pas fort. Son régime est le plus instable depuis le début de la cinquième république en 1958.

Oui il a gagné une large victoire aux élections législatives avec trois cent soixante dix députés sur cinq cent soixante dix sept députés. Mais ses candidats ont obtenu seulement seize pour cent des votes des inscrits au premier tour des élections législatives. Au deuxième tour des élections législatives, l’abstention a battu des records. Nous pouvons estimer que moins d’une personne sur quatre au-dessus de dix huit ans et vivant en France, inscrits, non inscrits ou étrangers, a exprimé un choix quelqu’il soit.

Et c’est sans parler du manque de cohésion de son nouveau et hétéroclite mouvement et de son groupe parlementaire.

Ce manque de légitimité prend tout son sens dans la perspective annoncée de nouvelle crise financière dans une situation où la position du capitalisme français sur le marché global s’est particulièrement affaiblie depuis dix ans vis-à-vis des autres pays développés.

Cela devrait être un avertissement pour tous et toutes dans un contexte où un parti d'extrême droite, le Front National, a obtenu onze millions de voix au deuxième tour des élections présidentielles.

Cependant si les crises politiques et l’instabilité sont certaines, le développement de l'extrême droite n’est pas une fatalité. Parce qu’il y a une autre face à l’instabilité qui est le haut niveau de combativité de notre classe.

Tout le monde a entendu parler du fort mouvement de l’année dernière, non seulement les journées nationales de grèves et de manifestations mais aussi les places occupées, les manifestations sauvages, les affrontements avec la police et la radicalisation politique.

Cela ne s’est pas arrêté avec la campagne électorale. Un camarade a estimé que, du mois de janvier 2017 au mois de mars 2017, il y a eu un million de journées de grèves, principalement locales, souvent invisibles dans les médias nationaux, un niveau sans précédent durant une campagne électorale.

Il y a eu l’audience pour les mouvements contre les violences policières autour du cas d’un jeune noir, Adama Traoré, tué par la police au mois de juillet 2016, prenant un nouvel écho avec le viol d’un autre jeune homme, Théo Luhaka, par la  police au mois de février 2017.

Après le destruction du camp de la jungle de Calais,  les migrants ont été dispersés dans différents lieux mais cela a diffusé le mouvement de solidarité sur tout le territoire. Et ces mouvements contre les violences policières et le racisme ont convergé en une manifestation de quinze mille personnes à Paris le 19 mars 2017, c'est encore un fort résultat dans une période électorale.

Il faut ajouter au moins deux événements significatifs.

Le premier est le grand mouvement de révolte dans la colonie française de Guyane qui a finalement gagné après plusieurs semaines de lutte contre l'état français. Il y a même eu une manifestation qui a regroupé dix pour cent de la population, l'équivalent d’une manifestation de six millions de personnes en métropole.

Le second, moins massif, mais politiquement significatif, est le fait qu’il y a eu des manifestations, principalement menées par de jeunes activistes contre les meetings du Front National pendant la campagne, avec plusieurs milliers de manifestants à Nantes, à Bordeaux et à Paris. En Corse, de jeunes activistes sont même allés perturber le meeting à l’intérieur.

Nous pourrions aussi parler des sept millions de voix et des meetings de masse réalisés par Jean Luc Mélenchon qui ont en partie exprimé la radicalisation, au travers un profil radical contre l’austérité.

Ce qui signifie qu’il n’y a pas de lune de miel pour Emmanuel Macron. Tout cela met la pression contre les directions syndicales et la Confédération Générale du Travail (CGT) a appelé à une journée de grève et de manifestation le 12 septembre 2017.

Nous devons dire que la grande faiblesse dans la situation est l’état de la gauche organisée, organisationnellement et politiquement. La crise du Parti Socialiste est une bonne nouvelle. Même leur candidat aux présidentielles, Benoît Hamon, a décidé de quitter le parti pour construire son propre mouvement.

La figure dominante à gauche est maintenant Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a de gros problèmes avec lui.

Dans le processus de sa campagne, il a affaibli les organisations politiques qui le soutenaient au profit d’un mouvement très anti-démocratique et centré sur lui-même. Politiquement, il a quasiment abandonné les références à la lutte de classe pour un profil nationaliste, proclamant même qu’il était un patriote et argumentant même que la seule solution pour les migrants était de rester chez eux car la France ne pouvait pas les accueillir. Significativement il a abandonné les drapeaux rouges et l’Internationale dans ses meetings pour le drapeau français et la Marseillaise.

Soyons clairs, il n’y aura pas de perspectives pour notre classe et pour une véritable gauche sans la construction de l’unité de classe. Dans un pays où un tiers de notre classe est arabe ou noire cela implique un positionnement clair contre le racisme, non seulement en paroles ou en théorie mais aussi en actes, un positionnement clair contre l’islamophobie, les violences policières et une solidarité totale avec les migrants.

La France est actuellement l’exemple que l’instabilité, les crises politiques et le développement de confrontations, seront des aspects communs pour nous tous. Même si les conditions subjectives dans lesquelles nous opérons sont différentes d’un pays à un autre.

Cela créera d’immenses dangers, mais aussi d’énormes opportunités pour les révolutionnaires. Ce qui signifie que nous avons besoin de construire une cohérence stratégique comme condition à l’agilité tactique nécessaire pour saisir ces opportunités.

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:00

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/18/le-trumpcare-ne-passe-pas-au-senat-americain_1584595

 

Le Trumpcare ne passe pas au sénat américain

 

Deux nouveaux sénateurs républicains ont annoncé qu'ils voteront contre la réforme de l'assurance santé voulue par le président américain. Le Trumpcare a du plomb dans l'aile.

 

Mitch Mac Connell n'a pas réussi à résoudre son rubik's cube. Le leader de la majorité républicaine au sénat des Etats Unis avait comparé au célèbre casse-tête multicolore la négociation pour tenter de mettre d'accord la majorité républicaine de la chambre haute sur la réforme de la santé. Déjà mal engagé, le vote de ce texte, surnommé le Trumpcare, a été condamné, au moins temporairement, par la défection de deux sénateurs républicains supplémentaires, Lundi 17 Juillet 2017, Mike Lee, sénateur républicain de l'Utah, et Jerry Moran, sénateur républicain du Kansas. C'est un gros revers pour le président Donald Trump qui avait promis, pendant toute la campagne, d'abroger l'Obamacare, la réforme de l'assurance santé de son prédécesseur, dès le premier jour de sa présidence.

Pour voter ce texte, le camp républicain avait en effet besoin de la majorité, soit au moins cinquante voix sur les cinquante deux sièges qu'il possède au sénat, plus celle du vice-président Mike Pence pour faire pencher la balance en cas d'égalité. Or, avant même les déclarations du Lundi 17 Juillet 2017, deux autres sénateurs du Great Old Party (GOP) avaient déjà annoncé qu'ils s'opposaient à l'examen même du texte, Susan Collins, sénatrice républicaine du Maine, et Rand Paul, sénateur républicain du Kentucky. Le vote de la loi, qui devait avoir lieu ces jours-ci, a été annulé. Lundi 17 Juillet 2017, Mitch Mac Connell a reconnu son échec par un curieux euphémisme, « l'effort pour abroger et remplacer l'Obamacare et ses défaillances ne sera pas couronné de succès ».

De son vrai nom « Better Care Reconciliation Act », la proposition de loi républicaine avait été votée, difficilement déjà, à la chambre des représentants au mois de mai 2017. Promesse de campagne de Donald Trump et cheval de bataille des républicains depuis près de sept ans, elle devait abroger et remplacer l'Affordable Care Act (ACA).

Cette réforme emblématique de la présidence de Barack Obama avait permis à vingt millions d'américains, auparavant sans aucune protection sociale, de souscrire une assurance santé.

L'Obamacare avait conduit à deux changements majeurs. C'était d'abord l'interdiction aux assureurs privés de faire payer plus cher, voire de refuser de couvrir des américains avec des antécédents médicaux, les pre-existing conditions, les cancers, l'hypertension et la dépression, ce qui était l'usage, laissant des millions d'individus sans assurance santé. L'ACA avait également permis d'étendre Medicaid aux américains juste au-dessus du seuil de pauvreté. Ce programme, cofinancé par l'état fédéral et les états, fournit aujourd'hui une assurance maladie à plus de soixante dix millions d'américains, individus et familles, aux faibles revenus.

Si seulement quatre sénateurs républicains ont affiché ouvertement leur opposition au texte, de nombreux autres ont exprimé, au moins, leur malaise. A l’instar de John Mac Cain, sénateur républicain de l'Arizona, dont la convalescence, il s’est fait opérer Vendredi 14 Juillet 2017 d’un caillot sanguin, avait déjà repoussé l’examen du Trumpcare.

Le camp républicain a désormais deux solutions. Soit réécrire une énième version du texte, ce qui semble fortement compromis au vu des tiraillements internes. Soit tenter une réforme a minima pour corriger les défauts de l'Obamacare, qui pourrait éventuellement remporter des voix démocrates. Donald Trump, lui, a passé ses nerfs sur Twitter, comme à son habitude, « les républicains devraient simplement abroger cette faillite de l'Obamacare dès maintenant et travailler à une nouvelle loi santé qui partirait d'une page blanche. Les démocrates seraient avec nous ».

Le leader de la majorité républicaine au sénat a également proposé d'abroger purement et simplement l’ACA. Une mesure qui n’a quasiment aucune chance de passer, tant elle laisserait des millions d'américains sans couverture santé et les marchés des assurances dans la tourmente.

Les raisons de l'opposition des républicains au texte de Mitch Mac Connell sont très diverses. Pour les plus conservateurs d'entre eux, qui considèrent que l'état fédéral n'a pas à interférer dans les affaires des états et que le coût des subventions pour financer les assurances est trop élevé, le Trumpcare ne va pas assez loin. Pour d'autres, il s'agit de corriger les variations des montants des franchises pour les assurés, notamment ceux des classes moyennes. Les républicains plus modérés, eux, sont surtout effrayés par la baisse drastique des financements consacrés à Medicaid, qui laisserait des millions d'américains sans protection santé. Selon les estimations du Congressional Budget Office (CBO), une agence indépendante qui mesure les impacts des textes en discussion au congrès, le Trumpcare conduirait à une coupe franche de sept cent soixante douze milliards de dollars pour Medicaid d'ici 2026, soit la perte de leur couverture santé pour au moins quatorze millions d'américains.

L'Obamacare n'échappe pourtant pas à la critique. Les républicains qui refusent de donner leur voix au Trumpcare ne s'opposent pas, loin de là, à une réforme en profondeur de l'héritage du précédent président américain. « Les critiques se sont majoritairement portées sur la volatilité du marché des assurances pour la santé », décrypte Matthew Fiedler, chercheur au Center for Health Policy de la Brookings Institution, think tank basé à Washington District of Columbia, et ancien membre du conseil économique de la précédente administration.

« Avec les plans plus généreux créés par l’ACA, permettant à beaucoup plus d’américains d’être couverts, le prix des franchises s’est retrouvé plus élevé pour certaines catégories de personnes qui l'ont légitimement mal vécu. En parallèle, les assureurs, qui manquaient de visibilité à l'époque, ont établi des franchises trop basses. Leur réévaluation à la hausse était inévitable et forcément désagréable », reconnaît cet économiste de la santé qui a conseillé Barack Obama à la Maison Blanche, « mais les républicains se sont servi de cette agitation des marchés de l’assurance pour nourrir leur critique, qui est avant tout idéologique, par principe, ils n’aiment pas l’idée que l’état fédéral soit aussi intrusif dans la gestion des états ».

Figure de la droite du parti républicain, Ted Cruz avait réussi, la semaine dernière, à imposer un amendement qui a contribué à creuser encore plus profondément le fossé entre les deux extrêmes du parti.

Le sénateur du Texas, tête de gondole du mouvement ultra conservateur Tea Party, propose en effet de permettre aux assureurs d'offrir des plans low cost, en parallèle à d'autres qui conserveraient les obligations de l'ACA. « Une telle mesure conduirait forcément les américains les plus jeunes ou en bonne santé à aller vers les plans moins chers », déplore Matthew Fiedler, « cela créerait de fait deux marchés d'assurance en parallèle et cela ferait mécaniquement grimper le prix des franchises pour ceux qui ont le plus besoin d'une assurance santé ».

La décision des deux sénateurs républicains, Lundi 17 Juillet 2017, est intervenue après une intense journée de mobilisation des sénateurs contre Donald Trump pour défendre l’Obamacare dans tout le pays.

« Les débats autour du démantèlement de l'ACA ont permis de mieux faire comprendre les acquis de cette réforme », affirme, réjoui, Matthew Fiedler, « l’ironie dans tout cela est que plus les républicains veulent l'abroger, plus l’Obamacare devient populaire auprès des américains ».

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 18:24

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1A51NS-OFRTP

 

Information judiciaire ouverte contre les assistants du Mouvement Démocrate (Reuters)

 

Une information judiciaire pour abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries, a été ouverte Mercredi 19 Juillet 2017 par le parquet de Paris dans l'enquête contre les attachés parlementaires du Mouvement Démocrate (MODEM), a-t-on appris Jeudi 20 Juillet 2017 de source judiciaire.

Une enquête préliminaire avait été ouverte, le 9 juin 2017, sur des soupçons d'emplois fictifs au parlement européen pour des attachés parlementaires de députés du mouvement centriste.

L'ouverture d'une information judiciaire signifie que le parquet estime que les soupçons sont suffisamment solides pour qu'un juge d'instruction soit nommé.

Ces révélations avaient précipité la sortie du gouvernement de trois ministres issus des rangs du parti politique, son président François Bayrou, ministre de la justice, Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes, et Sylvie Goulard, ministre des armées.

François Bayrou, qui a toujours démenti ces accusations, a reconnu à la fin du mois de juin 2017 que son parti, alors dans une mauvaise passe, avait recasé certains salariés à Bruxelles.

L'affaire a démarré par une dénonciation, au mois de mars 2017, de Sophie Montel, députée européenne du Front National, parti lui-même soupçonné d'avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l'argent du parlement européen.

Le parquet a alors ouvert une première enquête préliminaire portant sur une vingtaine de députés européens, dont Marielle de Sarnez et un autre parlementaire du MODEM.

Cette enquête préliminaire a été élargie à Jean-Luc Mélenchon, avait-on appris plus tôt dans la semaine.

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 19:41

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/18/la-catalogne-exige-des-policiers-separatistes_1584710

 

La Catalogne exige des policiers séparatistes

 

Par François-Xavier Gomez

 

Lundi 17 Juillet 2017, le directeur de la police régionale de Catalogne présentait sa démission. La semaine dernière, trois ministres quittaient le gouvernement catalan présidé par l’indépendantiste Carles Puigdemont. Les partants ont cédé la place à des partisans déclarés du référendum d’autodétermination fixé au premier octobre 2017 et interdit par la justice.

Leur remplacement a été interprété comme une radicalisation du gouvernement régional. Son chef aurait ainsi cherché à écarter tout responsable doutant de la viabilité du scrutin, pour s’entourer de fidèles qui n’hésiteront pas à désobéir à la justice. Carles Puigdemont a en effet affirmé que, si le oui l’emporte, il déclarera la sécession de façon unilatérale dans les quarante huit heures.

Depuis 1994, la Catalogne, région de sept millions cinq cent mille habitants, dispose, parmi ses larges compétences, d’un corps de police, les Mossos d’Esquadra. Ses dix sept mille agents dépendent politiquement de l’exécutif catalan, mais ont l’obligation de respecter la loi et la justice espagnole. Cela les place dans une situation délicate vis-à-vis du référendum.

Albert Batlle, à la tête de la police régionale depuis 2014, défendait régulièrement la neutralité politique des Mossos d'Esquadra et leur obligation de respecter les décisions judiciaires, un avis partagé par la majorité des syndicats policiers. Cela impliquait que, en cas de réquisition judiciaire, les Mossos d'Esquadra auraient pu être amenés à désobéir aux ordres du gouvernement catalan, pour faire par exemple respecter la fermeture de centres de vote dans les écoles en cas d’organisation d’un référendum illégal. Les Mossos d’Esquadra « sont au service de la loi et des citoyens, ils ne sont pas au service d’un gouvernement de radicaux qui veulent bafouer les normes », a tenu à rappeler Lundi 17 Juillet 2017 à Madrid le ministre de la justice, Rafael Catalá Polo.

Nommé à la tête des Mossos d'Esquadra, Mardi 18 Juillet 2017, l’avocat Pere Soler inonde les réseaux sociaux de proclamations séparatistes. « Vivement que nous nous séparions, vous me faites pitié, tous les espagnols », tweetait-il en octobre. A l’insulte s’ajoute parfois la xénophobie. En 2015, il s’en prenait au candidat socialiste à la mairie de Barcelone, Jaume Collboni Cuadrado en disant que « j'espère qu’il ne dirigera que la communauté pakistanaise ».

Le référendum du premier octobre 2017, résultat d’années d’escalade entre Madrid et Barcelone, peut aussi engager la responsabilité pénale de ses organisateurs. Le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, assure qu’il empêchera sa mise en œuvre, sans révéler quelle sera sa tactique.

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