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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 19:59

http://www.plateforme-palestine.org/Le-parlement-israelien-approuve-la,4328

Le parlement israélien approuve la loi sur l’alimentation forcée au mépris des droits fondamentaux

Communiqué de la plateforme des Organisations Non Gouvernementales (ONG) française pour la Palestine

Le parlement israélien vient d’approuver Jeudi 30 Juillet 2015 un projet de loi autorisant l’alimentation forcée. Cette loi permet d’alimenter de force un prisonnier en grève de la faim.

L’alimentation forcée est définie comme étant un acte de torture par l’Association Médicale Mondiale et est condamnée par l’ONU ainsi que par le Comité International de la Croix Rouge (CICR).

Cette loi est la réponse du gouvernement israélien aux mouvements successifs de grève de la faim portant les revendications des prisonniers palestiniens pour leur libération et l’amélioration de leurs conditions de détention. C’est une nouvelle atteinte à leurs droits fondamentaux.

Israël emprisonne actuellement plus de cinq mille sept cent palestiniens en violation du droit international. Ainsi, les détenus palestiniens sont systématiquement transférés dans des établissements situés sur le territoire israélien, en violation des articles quarante-neuf et soixante-seize de la quatrième convention de Genève qui prohibe les transferts forcés d’individus hors du territoire occupé.

Les conditions de détention des palestiniens dans les prisons israéliennes sont extrêmement dures et impliquent un large éventail de violations du droit international humanitaire et de la quatrième convention de Genève, torture, transferts de prison à prison, détention administrative, isolement, interdiction de visites, absence de traitements médicaux et autres mauvais traitements.

L’alimentation forcée, outre les questions éthiques qu’elle pose, sera un moyen d’interdire aux prisonniers palestiniens la grève de la faim, arme ultime, qu’ils utilisent au risque de leur vie, pour faire valoir les droits qui leurs sont déniés par le système judiciaire israélien.

La plateforme des ONG françaises pour la Palestine condamne cette pratique et souhaite que la France en tant que haute partie contractante à la quatrième convention de Genève agisse urgemment pour le retrait de cette loi.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 19:36

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/08/03/55bfa6f722601d79268b45a1.html

Artur Mas appelle la « nation » au 27 septembre 2015 comme un « dernier recours »

Il qualifie la signature du décret pour les élections en Catalogne de « mesure exceptionnelle » pour permettre l’expression de la majorité souverainiste

« Nous respectons la forme juridique, mais le fond sera différent »

Mardi 4 Août 2015

Artur Mas a dissous hier le parlement et il a officiellement convoqué pour le 27 septembre 2015 les onzièmes élections régionales en Catalogne depuis la restauration de la démocratie. Il a signé un décret de routine, mais aussi fait appel à des concepts supérieurs et subjectifs qui, depuis 2012, mènent à l'indépendance, « nous sommes une nation ancienne qui a le droit de décider de son avenir ».

En parfaite synchronisation avec le début des informations du soir de TV3, le président de la Generalitat a signé le décret et a prononcé un discours de quelques minutes aux catalans. Il a mis beaucoup de soin à souligner que ce n’est pas une élection classique. Selon lui, la situation est « exceptionnelle », car « une majorité très claire et retentissante veut exercer le droit de décider et se le voit refusé ». Il a toujours accusé le gouvernement central de manque de « dialogue » qui a conduit à cet appel à des élections anticipées.

Les indépendantistes veulent donner au 27 septembre 2015 un aspect plébiscitaire sur la rupture avec le reste de l'Espagne qu’aucun autre parti ne reconnaît. Artur Mas a dit que « la forme juridique du décret » est la même que dans l'appel précédent, mais que « le contexte sera différent ». Il a également insisté sur le fait que ce soit un « dernier recours », après l’impossibilité de tenir un référendum, ce dont il a également accusé le gouvernement.

Le président appelle à des élections parce qu'il a réussi à convaincre la gauche républicaine de Catalogne (ERC) à faire une liste commune, « Ensemble pour le Oui ». Les leaders des deux partis ont donné les meilleures places aux membres des entités indépendantistes, le numéro un est un ancien député européen d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV), Raul Romeva, bien qu’Artur Mas sera le chef du gouvernement si la liste gagne, les leaders des deux partis occupant respectivement la quatrième et la cinquième place sur la liste.

Maintenant, son obsession est, en plus de gagner les élections, que la communauté internationale interprète ce résultat comme une victoire de l'option indépendantiste. « Dans les prochaines semaines, le monde va nous regarder. Offrons lui notre meilleur côté », a dit-il dans un ton épique.

Artur Mas a promis « un avenir de démocratie, de justice et de liberté » à ceux qui soutiennent l'indépendance et a dit au revoir au public avec un « Vive la Catalogne ».

Convergence et le gouvernement ont passé toute la journée à cacher l’heure de la signature pour essayer de donner de la solennité au fait de signer un décret purement protocolaire.

TV3 a diffusé l'événement en direct et, juste après, a fait une interview d’Oriol Junqueras, le leader de l’ERC, présenté comme le « chef de l'opposition », en dépit du fait qu’il est sur la même liste électorale qu’Artur Mas.

Dans cette interview, Oriol Junqueras a expliqué pourquoi il a succombé aux pressions de Convergence pour faire une candidature commune, quelque chose que ne comprennent pas de nombreux militants de l'ERC, « si nous ne l'avions pas fait, la législature aurait duré encore douze ou quatorze mois, jusqu’à son terme normal. Il était préférable d'essayer ». La Candidature d’Unité Populaire (CUP), l'autre parti indépendantiste, n’est pas d’accord, et il présente donc sa propre liste.

Convergence considère que l’indépendance est tellement forte que le décret ne comporte aucune référence au caractère plébiscitaire de la sécession qu’il vise à donner aux élections du 27 septembre 2015. La raison en est qu'il voulait empêcher le gouvernement, attentif à toutes les mesures d’Artur Mas depuis qu’il a organisé le référendum du 9 novembre 2014, même sous une forme plus faible, de contester le texte et d’interdire la convocation.

Le secret de l'ensemble de la journée d'hier a d'autres raisons stratégiques. Jusqu'au dernier moment, le gouvernement a craint que le président espagnol, Mariano Rajoy, convoque les élections générales pour le même jour que les élections catalanes, dans un mouvement pour porter préjudice aux espoirs des indépendantistes.

La vice-présidente et porte-parole de la Generalitat, Neus Munté, a dit que le décret cadrait « parfaitement avec la loi en vigueur », même si elle a dit que les élections auront « un caractère plébiscitaire d'un point de vue politique ».

Mais avant qu’Artur Mas s’adresse aux catalans en prime time du Palais de la Generalitat, ses adversaires électoraux ont critiqué sa tactique et la manière dont il organise les élections du 27 septembre 2015, les troisièmes élections régionales en cinq ans.

Outre l'intervention de la vice-présidente de la Generalitat, Soraya Saenz de Santamaria, qui a insisté pour qu'à partir de maintenant Artur Mas respecte « la légalité et la neutralité » en tant que président en fonction, Miquel Iceta, du Parti Socialiste Catalan (PSC), a estimé que le chef de la Generalitat a joué « au chat et à la souris » avec la convocation et a refusé que le 27 septembre soit un plébiscite. « Le seul intérêt de cette forme anormale de la liste d’Artur Mas est d'éviter de rendre des comptes sur sa gestion », a-t-il ajouté.

ICV apparaît également dans la coalition pour ces élections, elle espère répéter le succès de son alliance aux élections municipales avec Podemos qui s’est terminée avec l’élection d’Ada Colau en tant que maire de Barcelone. Le chef de « Catalunya Oui Nous Pouvons », le nom qu'ils ont choisi pour le 27 septembre 2015, Lluís Rabell, a critiqué la « dramatisation » de l’appel d’Artur Mas. « Ce sera une élection normale, une plus grande autonomie, nous ne comprenons pas tous ces gestes ou ce mystère », a-t-il dit.

Le leader de Ciudadanos, Albert Rivera, qui a donné la première place de la liste de son parti à Agnes Arrimadas pour se présenter aux élections générales, a déclaré qu’Artur Mas croit que les catalans vont oublier pendant la campagne « la corruption, les coupes budgétaires et le cas de Jordi Pujol ».

Union, qui pour la première fois se présente aux élections séparément de Convergence, a également insisté sur le fait que les élections ne sont pas plébiscitaires, même si son candidat, Ramon Espadaler, a dit qu’elles sont « les plus importantes » de la démocratie. « Union est prête à participer aux élections du 27 septembre sous le drapeau de la conscience », a dit le candidat d'un parti qui cherche à capter l'électorat modéré traditionnel de Convergence et Union depuis que son partenaire est devenu indépendantiste.

Pendant ce temps, l'Assemblée Nationale Catalane (ANC) et l’Omnium Cultural, dont les représentants sont les leaders symboliques de la liste d’Artur Mas et d’Oriol Junqueras, ont appelé aujourd’hui à un acte symbolique de soutien au caractère plébiscitaire des élections du 27 septembre 2015. Il aura lieu place Sant Jaume à Barcelone, siège de la Generalitat et de la mairie, à 19 heures sous le slogan « 27 septembre, le jour où tout commence ».

Les deux entités souverainistes accomplissent un nouvel acte dans le cadre de la campagne conjointe Ahora es la Hora, précédée par la consultation du 9 novembre 2014, et consistant dans le déploiement d’une banderole géante avec une inscription faisant référence à l'importance du rendez-vous électoral du 27 septembre 2015.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:52

Jeremy Corbyn, le néo marxiste qui monte au Labour Party (Reuters)

Le parti travailliste britannique, dans l'opposition depuis cinq ans et qui sort du naufrage électoral de mai 2015, pourrait se doter d'un nouveau chef de file issu de son aile radicale, le sexagénaire Jeremy Corbyn, qui prône des renationalisations et cite Karl Marx.

Député depuis 1983, Jeremy Corbyn a obtenu les soutiens de cent cinquante-deux sections locales du Labour Party, loin devant le premier de ses trois adversaires, Andy Burnham, dont la candidature est appuyée par cent onze sections.

Le choix des sections, qui avaient jusqu’au Vendredi 31 Juillet 2015 pour se déterminer, ne préjuge pas de l'issue du congrès du 12 septembre 2015 où les travaillistes désigneront le successeur d'Ed Miliband, mais il constitue un bon indicateur de l'état d'esprit des militants.

« Cela crée un mouvement d'entraînement en sa faveur qui pourrait même se renforcer en incitant des gens à adhérer et à voter pour lui », estime Steven Fielding, directeur du Centre for British Politics à l'université de Nottingham.

A soixante-six ans, le doyen de l'élection interne incarne l'aile gauche du parti, loin de la réorientation profonde entreprise par Tony Blair qui a permis au New Labour Party de revenir au pouvoir en 1997 et de s'y maintenir jusqu'en 2010.

« ANTIDOTE »

« Nous pensons que le temps est venu pour un changement du Labour Party », déclare le dirigeant syndical Dave Ward, dont le Communication Workers Union soutient la candidature de Jeremy Corbyn. « Un virus a contaminé le parti travailliste, et Jeremy Corbyn en est l'antidote », ajoute-t-il, dénonçant la « droitisation » du parti à l'oeuvre depuis Tony Blair.

Militant du désarmement nucléaire, opposant à la guerre en Irak en 2003, Jeremy Corbyn estime que des pans entiers de l'économie britannique devraient être renationalisés.

Dans une interview accordée dimanche dernier à la BBC, il a précisé sa pensée, estimant notamment que le transport ferroviaire de même que les services postaux et la production d'électricité devraient revenir dans le giron de l’état.

« Karl Marx a analysé avec brio ce qui s'est produit », a-t-il expliqué. « Si nous investissons dans les infrastructures, alors c'est nous, le public, qui devons en tirer bénéfice », a-t-il ajouté.

Outre Andy Burnham, porte-parole du parti pour les questions de santé, deux autres personnalités briguent la succession d’Ed Miliband, Yvette Cooper, chargée de l’intérieur dans le « gouvernement fantôme » du Labour Party, et Liz Kendall, considérée comme une héritière de Tony Blair.

Ce dernier s'est du reste immiscé dans la campagne interne du Labour Party, appelant les travaillistes à rejeter Jeremy Corbyn et privilégier un représentant plus centriste s'ils veulent reconquérir le pouvoir.

« On gagne au centre, on gagne quand on attire une large gamme de l'opinion, on gagne quand on soutient les entreprises autant que les syndicats, on ne gagne pas sur un programme de gauche traditionnelle », a-t-il dit lors d'un discours prononcé Mercredi 22 Juillet 2015 à Londres.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:34

http://www.alencontre.org/europe/grece-non-a-la-mutation-memorandaire-de-syriza.html

Non à la mutation mémorandaire de Syriza

Par Antonis Ntavanellos

Jeudi 30 juillet 2015, s’est tenu le comité central de Syriza. Alexis Tsipras lança une véritable offensive contre les parlementaires s’étaient opposés à l’accord du Lundi 13 Juillet 2015.

L’attaque visa aussi le courant de gauche et le Red Network. Tout avait été mis en œuvre pour neutraliser le centre gauche de Syriza connu sous le nom des cinquante-trois. Alexis Tsipras mit le comité devant la « menace » d’un référendum parmi les membres, référendum qui aurait dû se tenir Dimanche 2 Août 2015. Lors du vote final, fort tard, disposant d’une majorité, la direction d’Alexis Tsipras a renoncé au référendum. Pour elle, l’objectif d’un congrès extraordinaire est devenu central. Elle vise à le contrôler et à créer une jonction entre une forte majorité des délégués à ce congrès, marginalisant la gauche par tous les moyens à sa disposition, et les listes électorales préparées pour de prochaines élections. Le texte que nous publions ci-dessous, écrit Vendredi 31 Juillet 2015, s’adresse aux membres de Syriza. Il est rendu, par des parenthèses, le plus explicite possible.

Les développements au sein de SYRIZA seront déterminés par de nombreux points d’ordre différent.

Solidarité contre les attaques calomnieuses

Ces derniers jours, il est clair qu’une campagne politico-journalistique a visé des dirigeants de Syriza qui, sous diverses formes, ont manifesté leur désaccord avec le troisième mémorandum. Il s’agit de Panagiotis Lafazanis (ancien ministre de la reconstruction productive et de l’énergie), Nadia Valavani (ancienne vice-ministre des finances), Zoé Kostantopoulou (présidente du parlement) et Yanis Varoufakis (ancien ministre des finances). Il est remarquable que Syriza en tant que parti, officiellement, ait maintenu le silence face à des attaques immorales.

Nous demandons que le parti exerce son pouvoir et son influence, afin de mettre fin à ces procédés. Des membres de la direction de Syriza devraient avoir à l’esprit le modèle de 1981 concernant le Pasok, Andreas Papandréou, en 1981, a gagné les élections face au dirigeant de la Nouvelle Démocratie, Georgios Rallis, à cette date, il était dit que la Grèce disposait de « son premier gouvernement socialiste ». Ils devraient apprendre comment, à l’époque, des procédés similaires, complicités entre les secteurs du parti, les médias et des services de l’état, ont fonctionné contre des dirigeants du Pasok qui étaient identifiés à des traditions ou des pratiques plus radicales. Nous ne devons pas permettre qu’un tel processus se reproduise à l’intérieur de Syriza, référence est faite ici que des éléments des campagnes de dénigrement proviendraient de membres du cercle gouvernemental resserré de Syriza.

Un jugement clair sur l’accord

De nombreux camarades nous demandent d’éviter symétriquement aussi bien un jugement qui présente l’accord sous un jour l’embellissant qu’un jugement le dramatisant. Ces caractérisations n’ont aucun intérêt. Nous avons besoin d’une évaluation politique claire. L’accord entérine un mémorandum très dur. Il comporte un turbo TAIPED, fonds gérant les privatisations, une mise sous surveillance de la gestion gouvernementale et des ministères, un vigoureux système automatique de coupes dans les dépenses sociales en cas de dépassement des objectifs budgétaires et de robustes contre-réformes anti-ouvrières. Il s’agit d’un mémorandum qu’Antonis Samaras n’aurait pu imposer, ni la « grande coalition » entre Antonis Samaras et Evangelis Venizelos. Les créanciers et la classe dominante grecque ont déposé ce troisième mémorandum dans les mains de Syriza avec l’objectif de mettre à profit son influence au sein des classes laborieuses et populaires et de la sorte promouvoir des contre-réformes, mais aussi dans le but de briser les forces sociales et politiques menaçantes du monde du travail regroupées autour de Syriza, en particulier lors des grands combats contre les mémorandums, en 2010 et en 2011.

A cette occasion, les dirigeants de la zone euro ont utilisé leur expérience internationale. Partout en Europe, les contre-réformes néo libérales ont été appliquées très souvent par des gouvernements sociaux-démocrates. Dès lors, le néolibéralisme se déchaîne avec violence et les partis sociaux-démocrates, profondément transmués, sont intégrés dans un nouveau cycle de pouvoir pan européen de la droite.

Y avait-il une alternative ?

Il est erroné de poser la question de quelle alternative Alexis Tsipras disposait à l’aube dramatique du Lundi 13 Juillet 2015. Il faut prendre en considération la situation antérieure, durant les mois faisant suite au 25 janvier 2015. En tant que membre de la plateforme de gauche, je partage toutes les propositions faites à l’époque pour un nécessaire conflit et une rupture avec la zone euro et l’euro.

Mais ici, je ne veux pas répondre à ceux qui parlent de la « gauche pro-drachme », les médias utilisent de nombreuses formules pour caractériser la gauche de Syriza, ni répéter les arguments concernant un nécessaire plan B. Je voudrais souligner les questions relatives à l’abandon du plan A qu’avait Syriza.

Le congrès fondateur de Syriza en 2013 a préparé un plan adopté par la majorité. Celui-ci prévoyait des réformes en faveur des classes laborieuses et populaires, avec la définition d’un excédent budgétaire primaire, donc antérieur au service de la dette, ce qui impliquait des « actions unilatérales » qui auraient conduit à la formation autour du gouvernement d’une solide alliance sociale de gauche. Le financement de ce programme se serait effectué à partir de ressources résultant du non-service de la dette, dans une perspective de la suppression de l’essentiel de cette dernière, cela s’accompagnant d’une forte imposition du capital et de la richesse accumulée, en combattant la fraude et l’évasion fiscales des capitalistes, ainsi qu’une annulation des privatisations. Le rapport entre ce programme et la « mondialisation » s’exprimait dans le slogan, « pas de sacrifice pour l’euro ».

Cela laissait ouverte la perspective de « négociations », mais s’appuyant sur une politique radicale d’affrontement et de clivages au sein même du pays et en laissant ouverte la possibilité de rupture avec la direction de la zone euro face au dilemme entre la défense de la population et le maintien dans l’euro.

Aujourd’hui, nous ne savons pas si cette politique définie lors du congrès de fondation était correcte, nous ne savons pas si elle consistait en une « alternative » face à Angela Merkel et Wolfgang Schäuble. Et cela pour une raison, parce que cette politique a été abandonnée le jour après les élections, parce qu’elle a été annulée par un « parti clos au sein du parti » qui a décidé unilatéralement et sans l’approbation d’une instance majeure du parti, le comité central ou le congrès, de se consacrer exclusivement à une politique de négociation avec les créanciers, en faisant appel strictement à une tactique visant à se consolider face aux institutions, la Banque Centrale Européenne (BCE), la commission européenne et le Fonds Monétaire International (FMI). Cela dans l’espoir d’obtenir un compromis honorable, à adopter sans hésiter et sans prendre de précautions, pour rester « à tout prix dans la zone euro ». Cette politique, après une première escale le 20 février 2015, premier accord avec la troïka impliquant le service de la dette, s’est effondrée dans la nuit du Dimanche 12 Juillet au Lundi 13 Juillet 2015 à Bruxelles.

Qu’est-il arrivé dans l’intervalle ?

Plusieurs camarades affirment que nous avons atteint les limites maximales de la confrontation avec les créanciers.

Ils prétendent que nous avons cessé de payer la dette, le non-paiement d’un milliard cinq cent millions d’euros au FMI à la fin du mois de juin 2015. Ce n’est pas une affirmation sérieuse.

Un défaut a pour but de préserver des ressources financières en vue de les allouer à des besoins sociaux et non pas pour rembourser des prêts à des requins.

Ce n’est pas la même chose de payer les créanciers jusqu’à épuisement du dernier euro et par la suite d’être contraint de faire défaut sur un versement étant donné la situation de faiblesse dans laquelle on s’est mis.

Ces camarades prétendent que nous avons imposé un contrôle des capitaux. Cela ne constitue pas une affirmation sérieuse. La limitation à soixante euros par jour de retraits ne concerne pas le capital, mais l’épargne populaire, le capital avait pu s’enfuir sans être dérangé préalablement.

Ce n’était ni une gestion, ni un contrôle des capitaux, parce qu’un contrôle ne peut pas se faire au guichet automatique bancaire, mais dans les principales banques qui ont organisé l’évasion de capitaux. Selon la banque de Grèce, la fuite des dépôts bancaires privés s'est encore accélérée, 7,58 milliards d'euros en juin 2015, par rapport à 3,86 milliards en mai 2015. La fuite des capitaux de décembre 2014 à mai 2015 est estimée à plus de quarante milliards d’euros. Les transferts massifs de capitaux ont commencé dès 2010 et se sont accentués dès 2012.

Yannis Dragasakis affirme que la fuite des dépôts bancaires était la super-arme aux mains des créanciers. Vraiment, question au responsable économique Yannis Dragasakis, qui était responsable de la politique de transfert de capitaux des banques et de la « coexistence pacifique » entre le gouvernement et les banquiers durant les mois qui se sont écoulés ? Qui était responsable de donner l’alarme au parti et au gouvernement face à la fuite massive des capitaux par le biais des quatre « respectables » banques systémiques?

Avons-nous peut-être frappé le réseau de contrebande? Durant les mois de notre gouvernement, n’avons-nous pas donné le contrôle des paris de courses de chevaux ainsi que les machines à sous, les célèbres « slots », au groupe qui contrôle déjà l’OPAP, firme contrôlant les jeux privatisée en 2013 ?

Se départir des idées de gauche

Je suis d’accord avec les camarades, référence au centre gauche de Syriza connu sous la dénomination des cinquante-trois, qui malgré des réserves ont acquiescé à l’accord, qui soulignent le danger de se départir des idées de gauche et d’une politique de gauche à partir de cet accord. Mais celui qui cherche, franchement, à se sortir de la situation dramatique vers laquelle nous allons, une solution est à sa portée, le rejet, même encore maintenant, de l’accord, le recours au vote sur un ordre du jour clair et sur la définition d’une politique de gauche, exiger un mandat clair des membres pour une voie alternative, allusion est faite ici à une discussion au comité central qui devait être la plus réduite possible en termes politiques.

Avec ces derniers, les cinquante-trois qui étaient en grande partie parmi les cent neuf signataires du comité central, sur deux cent un, qui s’opposaient Mercredi 15 Juillet 2015 à l’accord et demandaient une réunion immédiate du comité central, existe une base de communication, à condition que tout cela se fasse selon des modalités honnêtes et de façon convaincante. Ce qui signifie l’ouverture d’une discussion au sein du parti, des décisions et le contrôle de ces décisions par les instances de Syriza.

La proposition d’un congrès en septembre 2015

Beaucoup de camarades soutiennent la proposition de la tenue d’un congrès en septembre 2015, cherchant ainsi à éviter les « aventures » ou le risque d’une division.

De cette façon, un vide politique critique est créé. En effet, le problème réside dans ce qui va se passer entre maintenant, le comité central du Jeudi 30 Juillet 2015, et la fin du mois de septembre 2015. A savoir ce qui va se passer pendant la période où le troisième mémorandum sera présenté pour approbation et adoption, par la gauche radicale, au parlement ? Le parti et ses sections seront contraints au silence face à la question brûlante du moment, alors que le « parti clos au sein du parti » et le gouvernement auront les mains libres pour tout ajustement du mémorandum. C’est la raison pour laquelle la plateforme de gauche propose de convoquer un « congrès permanent » maintenant, le « congrès permanent » implique que les délégués du congrès précédent ayant adopté le programme de Syriza puissent se prononcer et non pas des délégués « sélectionnés » pour entériner une décision prise par le gouvernement et une majorité des parlementaires, ou en tout cas avant que le mémorandum soit présenté, avec tous ses articles, devant le parlement pour approbation, le gouvernement vise à ce que l’adoption intervienne le Mardi 18 Août 2015, avant le Jeudi 20 Août 2015, date à laquelle Athènes doit rembourser trois milliards deux cent millions d’euros à la BCE.

Nos engagements dans le mouvement

Nous tous, en plus d’être membres du parti, nous sommes membres d’organisations sociales, par exemple de syndicats. Là, nous avons l’obligation de stimuler la lutte et la résistance sociale contre les mesures spécifiques du troisième mémorandum. Et cela avec les mêmes armes traditionnelles, la grève, les manifestations et les occupations. Objectivement, ces luttes vont se retourner contre le gouvernement qu’a soutenu et soutient le parti de Syriza.

Individuellement et collectivement, nous serons placés dans cette position tragique si nous décidons d’accepter le nouveau mémorandum.

Quiconque tente de limiter ces luttes, quiconque propose à nos membres l’autocensure, transférera au sein de Syriza les pressions pour une mutation de Syriza en syntonie avec les exigences du mémorandum.

Cette mutation, si elle intervient, reviendrait à la dissolution de Syriza, au sens de la fin de sa trajectoire comme parti et comme coalition de la gauche radicale.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 18:30

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/08/03/55bfa6f722601d79268b45a1.html

Décret de convocation des élections au parlement de Catalogne du Dimanche 27 Septembre 2015

Décret numéro cent soixante-quatorze de l’année 2015 du Lundi 3 Août 2015 de convocation des élections au parlement de Catalogne et de sa dissolution signé par le président de la Generalitat en conformité avec le cadre juridique existant

Premier Article

Les élections au parlement de Catalogne sont convoquées. Elles se tiendront Dimanche 27 Septembre 2015.

Deuxième Article.

Le parlement de Catalogne élu le 25 Novembre 2012 est dissous.

Troisième Article.

Les circonscriptions électorales de Barcelone, Gérone, Lérida et Tarragone éliront, respectivement, quatre-vingt-cinq, dix-sept, quinze et dix-huit députés.

Quatrième Article.

La campagne électorale durera quinze jours, elle commencera Vendredi 11 Septembre 2015 à zéro heure et se terminera Vendredi 25 Septembre 2015 à minuit.

Disposition finale

Le présent décret entre en vigueur le jour de sa publication au Journal Officiel de la Generalitat de Catalogne.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 18:03

http://www.liberation.fr/monde/2015/07/30/l-armee-de-la-conquete-prete-pour-la-releve_1356480

Qui se cache derrière Jaish al Fatah ?

Par Hala Kodmani, envoyée spéciale de Libération à Karkemish

Jeudi 30 Juillet 2015

Au sein du regroupement salafiste, les djihadistes d’Ahrar al Sham tentent de se présenter comme des modérés pour bénéficier de l’appui des américains et contrôler une future « zone protégée » dans le nord du pays.

Explosions et tirs de canon sont familiers aux oreilles des habitants de ce coin de Turquie, superbe paysage en d’autres circonstances, où l’Euphrate sert de frontière naturelle entre les trois protagonistes de la nouvelle guerre. Dans ce kilomètre carré de tous les dangers, on n’entendait jusque-là que les bruits des combats, côté syrien, entre les forces de l’Etat Islamique et celles du parti de l’union démocratique (PYD), branche syrienne du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces derniers jours, ce sont les chars turcs qui tirent depuis Karkemish sur l’autre côté de la rivière, visant tantôt le village kurde de Zor Maghar, tantôt la localité syrienne de Jerablus, où l’on peut distinguer au loin le drapeau noir de l’Etat Islamique.

Ce dernier point de frontière encore tenu par les hommes de l’organisation terroriste serait justement la limite est du projet de « zone tampon » en territoire syrien, qui doit s’étendre sur une centaine de kilomètres vers l’ouest, le long de la frontière, jusqu’au village de Marea, au nord d’Alep. Réclamée avec insistance depuis plus d’un an par la Turquie et la rébellion syrienne, la « zone protégée », libérée à la fois de l’Etat Islamique et des kurdes et abritée des raids aériens du régime de Bachar al-Assad, est présentée comme un sésame pour changer la donne dans le conflit syrien.

Le retour des réfugiés

Son acceptation de principe par les Etats-Unis a été la clé du changement de cap de la Turquie, désormais engagée dans la lutte contre l’Etat Islamique. « Cette zone dans le nord de la Syrie pourrait permettre le retour d’un million sept cent mille réfugiés syriens », a même déclaré lundi Recep Tayyip Erdogan, le président turc, pour convaincre l’opinion des avantages de la guerre dans laquelle il vient de lancer le pays. « Si l’on pouvait rentrer chez nous sans plus craindre ni les barils largués par les avions de Bachar al Assad, ni la terreur de Daech, ce serait un rêve », confirme un jeune réfugié syrien à Karkemish, qui a livré et perdu la bataille face aux djihadistes de l’Etat Islamique dans sa ville de Jerablus.

Malgré toutes ses promesses, la « zone protégée ne peut être établie en quelques jours ni en quelques semaines », estime Abu Marzouk, chef d’une petite brigade locale de la région d’Idlib. Installé depuis peu à Kilis, poste-frontière au nord d’Alep, après avoir été chassé avec ses hommes par le Front al-Nusra, affilié à al-Qaeda, le quadragénaire ne cache pas son sentiment mitigé sur la perspective « d’une zone qui assurera une sécurité pour les civils mais qui risque fort d’être dominée par les islamistes de Jaish al-Fatah », désignant l’Armée de la Conquête.

Ce regroupement de plusieurs formations militaires, né au début de l’année d’un accord entre l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie pour le soutenir en armes et en fonds, a mené avec succès une offensive ce printemps dans le nord-ouest syrien, « libérant » notamment les villes d’Idlib et de Jisr al-Choughour des forces du régime. Comptant près de trente mille hommes, il inclut le Front al-Nusra mais est de plus en plus dominé par les salafistes d’Ahrar al-Sham, « les hommes Libres de Syrie », en arabe, un mouvement purement syrien, contrairement au Front al-Nusra, il n’appelle pas à un jihad global, qui n’entend pas se contenter de ses succès militaires.

« La Turquie n’a pas l’intention d’envoyer des troupes au sol en Syrie mais elle pense, comme les Etats-Unis, qu’il faut apporter un appui aérien aux rebelles syriens modérés », affirmait il y a quelques jours le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, dans un entretien accordé à plusieurs médias. Pour mettre en place une « zone protégée », y compris pour ses intérêts, Ankara doit compter sur une force armée syrienne de confiance, capable de chasser l’Etat Islamique de la bande frontalière tout en gardant comme priorité le combat contre le régime de Damas. Ahrar al-Sham apparaît tout désigné pour la tâche. Ses combattants ont une revanche historique à prendre contre les hommes de l’Etat Islamique, qu’ils avaient accueillis en frères à Raqqa en 2013 mais qui les ont trahis et évincés de la ville début 2014.

Stratégie opportuniste

C’est à cette période qu’ils ont participé aux combats pour chasser l’Etat Islamique des régions d’Idlib et d’Alep. Opposants historiques au régime de Damas, leurs principaux chefs actuels appartiennent à la « Sednaya Academy », du nom de la célèbre prison au nord de Damas réservée aux frères musulmans et aux salafistes. Plusieurs d’entre eux ont été relâchés à partir de l’automne 2011 par les services de Bachar al Assad dans l’intention de discréditer aux yeux du monde une révolution qui s’est en effet militarisée et islamisée. Quatre ans et moult batailles plus tard, le mouvement s’est organisé et structuré. Il reste toutefois à ces djihadistes salafistes à afficher de nouvelles dispositions pour se rendre acceptables, notamment par les américains, et accéder au label de « modérés ». Ahrar al-Sham déploie depuis un moment une stratégie aussi méthodique qu’opportuniste de conquête du terrain politique et militaire à l’intérieur du pays et surtout à l’international. Un article paru le 10 juillet dans le Washington Post, signé de leur responsable des relations extérieures, Labib al-Nahhas, présentant son mouvement comme celui des « free men of Syria », appelait les Etats-Unis à revoir leur appréciation des rebelles en soutenant les forces sunnites qui combattent à la fois l’Etat Islamique et le régime syrien. Il récusait tout lien avec al-Qaeda, affirmant une identité et des ambitions uniquement syriennes.

Quelques jours plus tard, l’ancien ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, aujourd’hui membre du Middle East Institute, répondait à l’appel en des termes on ne peut plus directs dans un article titré, « yes, we talk with Syria’s Ahrar al-Sham ». La campagne de promotion organisée a été confirmée la semaine dernière par un article du même Labib al-Nahhas, cette fois dans le quotidien britannique Daily Telegraph, se présentant comme « l’alternative sunnite » à l’Etat Islamique.

« C’est une société britannique de relations publiques qui est chargée du plan de communication », révèle Absi Smeisem, directeur de la rédaction d’un hebdomadaire d’opposition syrien, Sada al Sham. « Nos interlocuteurs habituels dans le mouvement ne répondent plus à nos appels, suivant les instructions de leurs conseillers de ne plus communiquer avec la presse en dehors de leur plan ». Le Qatar, qui soutient solidement Ahrar al-Sham au côté de la Turquie, finance probablement les services de la société britannique.

Les zones de conflit en Syrie et à Alep

Le tournant de l’ouverture vers l’occident n’est pas simple à négocier au sein d’un mouvement à l’islamisme enraciné, dont les militants sont nourris à la diabolisation des Etats-Unis. Les débats sont animés ces derniers temps sur les comptes des réseaux sociaux des membres d’Ahrar al-Sham. « Modérés, autrement dit vendus aux américains », proteste un surnommé Abu Jaafar dans un commentaire sur facebook sur les avantages de la nouvelle stratégie. « Après avoir joué l’attraction des autres djihadistes ces dernières années, Ahrar al-Sham peut craindre qu’en renonçant au djihadisme salafiste, il ne perde des troupes qui rallieraient les rivaux du Front al Nusra ou même de l’Etat Islamique », explique Abi Smeisem. « Il tente depuis un moment de convaincre les gens du Front al-Nusra, ses alliés dans Jaish al Fatah, de récuser tout lien avec al-Qaeda, mais ne réussissant pas assez vite, Ahrar al-Sham est de plus en plus tenté de jouer la concurrence et de se présenter seul comme alternative ».

« Les moyens d’assurer l’ordre »

L’évolution d’Ahrar al-Sham vers un certain pragmatisme a commencé en fait avec le changement de direction en septembre 2014, après l’attentat géant, survenu au cours d’une réunion dans un village au nord d’Idlib, qui a décapité le mouvement. Une cinquantaine de ses chefs dont le numéro un, Hassan Abboud, ont été tués dans l’attaque kamikaze attribuée à l’Etat Islamique. Très vite, la relève s’est recomposée avec essentiellement des combattants originaires de la région d’Idlib, principale zone d’implantation du groupe.

La prise de la capitale provinciale du nord-ouest en avril 2015 a aussi permis de montrer leur capacité de gestion. Selon un accord passé entre les différentes formations composant Jaish al Fatah, chacune a désigné ses représentants au conseil local pour administrer les services de la ville et organiser la vie des habitants. « Aujourd’hui, la population accepte et approuve ceux qui lui assurent les services et les conditions de vie correctes », dit un ancien étudiant d’Idlib, installé dans le sud de la Turquie et dont la famille est restée sur place. « Les membres d’Ahrar al-Sham se sont très bien débrouillés et ils avaient les moyens d’assurer l’ordre, la sécurité, l’électricité et l’approvisionnement de la ville. Ils recrutent maintenant des ingénieurs et des cadres, en payant des salaires confortables pour gagner les populations. Leur nouveau modèle est le Hamas palestinien ». L’expérience réussie de la gestion de la vie civile jouera sans doute aussi en faveur du mouvement candidat à la prise en main de la future zone protégée le long de la frontière turque.

Mais loin de la communication et de l’administration, c’est sur le terrain de la grande bataille militaire à livrer que le mouvement salafiste doit faire face au plus grand défi. Avec ses alliés rivaux de Jaish al Fatah, il lui faudra lancer ses troupes jusqu’aux rives de l’Euphrate à l’assaut des forces de l’Etat Islamique. Celles-ci préparent depuis plusieurs semaines leur défense en creusant des tranchées profondes autour de Jerablus pour résister à l’aviation et à l’offensive qui doit établir la zone « protégée ».

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 17:13

http://www.ezidipress.com/fr/les-partis-kurdes-se-sont-opposes-a-masoud-barzani

Les partis kurdes se sont opposés à Massoud Barzani

Mardi 30 Juin 2015, lors d’un rassemblement au parlement du Kurdistan irakien, un scandale a éclaté. Les grands partis d’opposition, dont l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK), Goran et le Parti Islamique du Kurdistan (PIK) se sont tous levés en tant que front uni contre la réélection de Massoud Barzani, dont la durée de la présidence est sur le point d’expirer. Les partis de l’opposition demandent de passer à un système parlementaire, et considèrent que le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) est coupable de la situation difficile dans la région. À leur tour, les partisans de l’actuel président déclarent que sans Massoud Barzani, le Kurdistan périra.

Rappelons que les élections présidentielles du Kurdistan irakien auront lieu le 20 août 2015.

Les parlementaires accusent Massoud Barzani d’usurper le pouvoir et de monopoliser l’économie. Les députés soulignent que faire des affaires est possible seulement avec l’accord du PDK, ce qui est bien évidement contraire aux normes constitutionnelles.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 16:56

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=14193

Comité de soutien aux migrants de la Chapelle

Passons aux choses sérieuses

Lundi 3 Août 2015, Bruno Julliard annonçait en conférence de presse que la mairie de Paris ne procéderait pas à l'expulsion de l'établissement scolaire que plus de deux cent réfugiés de douze nationalités occupent depuis quatre jours, soutenus par le collectif de la Chapelle en lutte.

Si nous sommes soulagés par cette déclaration, qui augure quelque répit pour les réfugiés et nous permet à tous d'envisager la reprise du suivi sanitaire et juridique des migrants, de redémarrer les cours de langues et d'organiser une série d'évènements culturels et intellectuels, nous tenons à exprimer que cette résistance ne s'arrête pas ici.

Avant-hier encore, la mairie de Paris nous assurait qu'il était inenvisageable de transformer le collège que nous occupons car les cours y reprendraient à la rentrée. Aujourd'hui, le premier adjoint d’Anne Hidalgo propose de transformer ce lieu en centre d'hébergement d'urgence.

Cette volte-face est la preuve que notre mouvement porte ses fruits mais justifie aussi notre circonspection à l'égard des pouvoirs publics concernant la question des droits des réfugiés.

En effet, Bruno Julliard déclare vouloir poursuivre la politique que la mairie de Paris applique depuis le mois de juin 2015, celle de l'atomisation des réfugiés dans des centres d'hébergement de qualité inégale, éparpillés dans toute l'Île de France.

Encore une fois, nous réitérons notre refus de la mise en concurrence des indigences et réclamons la création de lieux d'accueil adaptés aux migrants et demandeurs d'asile, en respect, notamment, de la convention de Genève.

Les hébergements d'urgence ne sont pas pérennes et l'offre de Bruno Julliard ne correspond pas aux demandes des migrants.

Enfin, à la lumière des précédentes évacuations et des prétendues mises à l'abri humanitaires, nous sommes sceptiques quant à l'établissement des listes de migrants que la mairie de Paris nous réclame.

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 21:14

DETTOCRATIE, GRECE ET PODEMOS

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’un message de Jaime Pastor relatif à la situation politique espagnole.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.alencontre.org/europe/dettocratie-grece-et-podemos.html

Au sein de l’état espagnol, continuité, remplacement ou changement ?

Avec le précédent de la première bataille d’envergure perdue en Grèce, il faudra réfléchir sur ce qui est en jeu pour les prochaines élections générales espagnoles si nous voulons inverser le discours officiel de Mariano Rajoy selon lequel « il n’y a pas d’alternative » face à l’austéritarisme. En ce sens, le soutien dont ont fait preuve les dirigeants de Podemos face à la capitulation qu’a signée le gouvernement grec n’est pas compréhensible. Ce d’autant plus qu’il partage la fausse excuse des « rapports de forces », sachant que le non lors du référendum avait précisément changé cette situation en faveur d’une position plus ferme face aux créanciers.

Cette attitude acritique revient à assumer la même erreur que celle commise par Alexis Tsipras et soulignée par une partie de son opposition interne depuis un moment, l’absence de volonté d’établir des moyens de contrôle des capitaux dès le premier jour, à préparer un plan B, qui implique un ensemble de mesures de transition, y compris, comme résultat et non comme prémisse, la sortie de l’euro, en direction de ce que pointait la plateforme de gauche, qui démontre, face à la troïka et à Angela Merkel, qu’il y avait effectivement et qu’il y a une alternative à opposer à ses diktats.

Une erreur qui est plus grave lorsque l’on affirme que « l’Espagne n’est pas la Grèce » et, par conséquent, que l’on reconnaît que l’on pourrait faire valoir bien plus la capacité de pression face à la troïka et à Angela Merkel, en s’appuyant sur le poids économique espagnol et sur « l’effet de contagion » qu’aurait une sortie de l’euro au sein même de l’Union Européenne dans le cas où l’on ne voudrait pas imposer l’austéricide.

Dans ce cadre général de crise de la zone euro et de harcèlement permanent contre le peuple grec, se dérouleront les élections régionales en Catalogne, le 27 septembre 2015, et les élections générales en novembre 2015.

Les premières seront sans doute une épreuve de force avec le régime de 1978 et son pilier le plus affaibli, l’état « autonomique », mais elles le seront également en ce qui concerne la question de comment s’articule l’aspiration à la souveraineté du peuple catalan avec la défense des droits sociaux et le pari d’un autre modèle de pays et de société. Trois candidatures sont en concurrence sur ce chemin, « Junts per el si », « Catalunya si que es pot » et celle de « CUP Crida Constituent ». Face à ces dernières se trouvent les, jusqu’ici, deux principaux partis à l’échelle de l’état espagnol qui apparaissent comme les probables grands perdants et sans que Ciutadans, la version catalane de Ciudadanos, puisse compenser leur chute. Ce qui, par contre, semble très probable est que même si une majorité indépendantiste ne sort pas de ces élections, il y aura en revanche une majorité souverainiste disposée à continuer de défier le régime quant à la revendication du droit à décider de son avenir. Un régime qui, autant de la part du Parti Populaire que du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), continue à se cramponner au fondamentalisme constitutionnel et à la défense de « l’unité de l’Espagne » comme unique réponse face à une fracture qui tend à s’approfondir.

De manière conjointe à cette dynamique de confrontation croissante en ce qui concerne l’avenir de la Catalogne, aggravée par les menaces du gouvernement du Parti Populaire de recourir à l’article cent cinquante-cinq de la constitution et à la nouvelle loi de sécurité nationale, et, il ne faut pas l’ignorer, celui d’autres peuples, comme le basque et le galicien, ce sont les crises sociales et démocratiques qui occupent le centre de l’agenda politique et les alignements de l’électorat.

Trois options principales apparaissent en concurrence dans la perspective de l’automne, la première, la défense du Parti Populaire d’une simple continuité du régime actuel, maquillée par une rénovation générationnelle, ensuite celle de Ciudadanos, disposée à s’offrir comme « béquille » pour la régénération du Parti Populaire ou du PSOE, selon les résultats, sur une nouvelle version néo libérale, enfin, celle de Podemos, en faveur d’un « changement » dont le contenu continue de se mouvoir dans l’ambiguïté calculée et dont les dernières déclarations témoignent des oscillations entre le réformisme et la rupture avec le régime et la troïka.

Une ambiguïté qui se manifeste également au sujet du conflit entre la Catalogne et l’état espagnol, dès lors que s’il y a bien une reconnaissance de la pluri nationalité, l’équipe dirigeante de Podemos continue à être réticente face à l’option d’un processus constituant propre à la Catalogne, non subordonné à ce qu’il se déroule à l’échelle de l’état. L’argument selon lequel tant que le cadenas de la constitution de 1978 n’est pas rompu il ne sera pas possible d’exercer le droit à décider n’est pas soutenable. Cela, dès lors que plus d’un constitutionnaliste a reconnu que, avec une lecture ouverte de la loi fondamentale, la consultation du 9 novembre 2014 aurait pu être autorisée. Et, surtout, lorsque l’on observe que le défi catalan se transforme en facteur clé dans l’affaiblissement du régime, ce qu’une force comme celle de Podemos devrait utiliser pour améliorer ce « rapport de forces » auquel il est fait tant allusion, à l’échelle de l’état.

Les leçons de l’histoire, depuis les promesses non accomplies de Manuel Azaña, à la tête de l’exécutif de la république entre 1931 et 1933, puis président de la république entre 1936 et 1939, à celles de José Luis Rodriguez Zapatero, président du gouvernement espagnol entre 2004 et 2011, membre du PSOE, sont présentes pour que l’on comprenne le rejet, en Catalogne, d’être subordonné, avec plus de raisons encore lorsqu’il n’y a pas de garanties que suite aux élections générales se déroulera un processus constituant à l’échelle de l’état.

Les derniers sondages semblent, en outre, confirmer que la capacité de résistance à l’usure du Parti Populaire et du PSOE est plus importante que l’on pouvait le prédire lors des élections européennes de mai 2014, alors que, au contraire, l’ascension de Podemos semble être freinée brutalement. En revanche, Ciudadanos progresse, même si pas autant que le souhaiteraient les pouvoirs économiques qui l’appuient. Il est essentiel de trouver une explication à chaque cas, le Parti Populaire pourrait bénéficier du discours de la « reprise économique » et de la peur face à Podemos ainsi que face à la rupture de « l’unité de l’Espagne ». Le PSOE pourrait miser sur ses gains territoriaux lors des élections municipales et autonomes, en mai 2015, ainsi que d’une prise de distance tactique vis-à-vis de certaines coupes budgétaires. Au contraire, pour ce qui touche à Podemos, il est possible que sa régression ait été influencée par une lecture fausse des résultats des élections municipales et autonomes, qui ont vu des coalitions de gauche accéder à la mairie de villes importantes. La direction ne reconnaissant pas que lors de la campagne et sous les effets positifs de la nouvelle « révolution démocratique » était confirmée et configurait une nouvelle « marée » citoyenne capable de générer un enthousiasme plus important qui permettrait de « gagner » les élections générales grâce à de nouvelles « confluences » allant au-delà de Podemos.

Confondant de manière intéressée des initiatives comme Ahora en Comun avec de simples manœuvres d’Izquierda Unida, bien que, sans aucun doute, cette dernière ait contribué maladroitement à cette interprétation, certains dirigeants de Podemos firent preuve d’un mépris préoccupant, au-delà de ce que peut devenir cette proposition, qui est un symptôme, l’existence de vastes secteurs d’activistes et de la population qui ne sont pas et ne seront pas membres de Podemos mais qui, cependant, reconnaissent son rôle et veulent converger avec cette formation en lui demandant uniquement de faire preuve de générosité et d’ouverture.

Nous nous retrouvons ainsi avec un scénario où les limites de Podemos pour, à lui seul, créer à nouveau de l’enthousiasme pour le « changement » sont toujours plus visibles. Ces limites ont été patentes avec la contestation interne ainsi que la faible participation pour la détermination des candidatures lors des primaires ainsi que sur la consultation sur les alliances.

L’aspiration à fonctionner comme une « machine de guerre électorale » a abouti à une conception patrimoniale du parti par l’équipe dirigeante et à l’exclusion des personnes en désaccord des processus de décisions en de nombreux lieux, ainsi qu’à un découragement et à l’abandon de l’engagement dans de nombreux cercles.

Ne pas avoir écouté les revendications figurant dans des manifestes comme celui de « Podemos es participacion », malgré le nombre élevé de personnes et de responsables qui les ont signés et lorsque, en outre, on savait déjà qu’il n’y aurait pas d’élections générales anticipées, prétexte utilisé par la direction de Podemos pour mettre en place un processus express et anti démocratique de détermination des candidats pour lesdites élections, a été une erreur lamentable dont les coûts restent encore à mesurer.

Il serait bon, par conséquent, d’assumer les limitations croissantes du modèle de démocratie plébiscitaire, via des votes par internet, en dehors de tout débat et sans participation effective à des structures ou à des assemblées. Et cela, surtout une fois que l’on distingue que « l’effet tsunami » des élections européennes se dilue et que même le discours officiel, malgré le fait d’avoir franchi plus d’une fois certaines « lignes rouges » à la recherche du « centre », allusion à la dilution et à l’abandon de certaines propositions de la direction de Podemos afin de « gagner des voix au centre » et le refus de s’inscrire dans un « schéma de la gauche contre la droite », s’est montré inefficace pour « gagner » de nouvelles couches de l’électorat tout en étant, par contre, une source de confusion pour ses propres bases.

Il ne semble pas, en outre, qu’il soit suffisant de compenser cette fermeture du sommet de Podemos par la formalisation d’alliances à l’échelle de communautés autonomes ou avec la disposition à inclure des personnes indépendantes au sein de la « marque » Podemos au cours des prochains mois. Surtout dès lors que ces alliances se réalisent plus avec des forces politiques qui, dans le meilleur des cas, se meuvent entre la nouvelle et la vieille politique, comme ICV, EUiA et Compromís, et que d’autres soient reléguées au second plan, comme le Procès Constituent en Catalogne ou, simplement, que l’on renonce à stimuler des élections primaires ouvertes effectivement à toute la population.

Il est encore temps de reconstruire un parti mouvement et de ne pas laisser cette tâche après les élections, face à ce que promeuvent actuellement des dirigeants de Podemos. Il suffit uniquement de déborder d’imagination et de générosité et de ne pas craindre un débordement d’une dynamique participative qui est la seule garantie de pouvoir à nouveau créer l’enthousiasme que l’on peut « gagner » lors des prochaines élections générales. Je suis convaincu qu’une volonté de participation à cette tâche ne fera pas défaut de la part de ceux qui, tout en étant encore cofondateurs de Podemos, ont adopté des positions toujours plus critiques face au cap qui a été suivi au cours de cette brève, mais très intense, année et demie de vie d’une formation qui, grâce, ne l’oublions pas, au chemin ouvert par le mouvement du 15 mai 2011, marque un avant et un après de notre histoire politique et sociale.

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 20:32

http://www.reuters.com/article/2015/07/24/us-mideast-crisis-usa-iraq-idUSKCN0PY0QW20150724

Le chef du Pentagone dans le Kurdistan irakien pour rencontrer Massoud Barzani

Le secrétaire d’état américain à la défense, Ashton Carter, est arrivé pour une visite surprise, Vendredi 24 Juillet 2015, à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan irakien dont les forces ont émergé comme l'un des partenaires les plus solides des Etats Unis dans la lutte contre l'État Islamique.

Ashton Carter devait rencontrer le président de la région du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, ainsi que les forces américaines conseillant et entraînant les forces de sécurité de la région kurde, connues sous le nom de peshmergas.

Tout en déplorant les lacunes de l'armée irakienne, qui s'est effondrée devant l'avancée de l'État Islamique l'année dernière, des responsables du Pentagone ont solidement fait l'éloge des kurdes.

Les peshmergas ont obligé les militants de l’Etat Islamique à se retirer dans le nord de l'Irak et ils ont élargi la frontière officielle de leur région autonome, gagnant une aide militaire internationale et augmentant le prestige des kurdes à l'étranger.

Parlant aux journalistes au sujet de son voyage, Ashton Carter a dit que les forces kurdes sont « une force terrestre puissante et efficace ». Il a dit qu'il avait hâte de voir Massoud Barzani, un vieux leader de la guérilla qui a combattu Saddam Hussein pendant des décennies.

« Les kurdes sont un exemple de ce que nous recherchons, une force grandissante qui se bat pour elle-même, qui agit avec nous et qui prend et tient le territoire », a déclaré Ashton Carter dans son témoignage devant le congrès américain plus tôt ce mois.

Les entretiens du Vendredi 24 Juillet 2015 sont susceptibles d'inclure des demandes kurdes régulières pour des armes et des équipements. Le Pentagone a indiqué qu'il examine les demandes kurdes, y compris pour des véhicules résistant aux mines.

La visite d’Ashton Carter à Erbil vient un jour après que le chef du Pentagone se soit rendu à Bagdad pour rencontrer les dirigeants irakiens à mesure qu'ils avancent des plans pour reprendre la ville de Ramadi, qui est tombée aux mains de l’Etat Islamique en mai 2015.

La perte de Ramadi était la pire défaite de l'armée irakienne depuis l’attaque des militants sunnites radicaux dans le nord de l'Irak l'été dernier. Elle est arrivée malgré une campagne quotidienne de frappes aériennes de la coalition sous commandement américain destinées à renforcer les forces irakiennes sur le terrain.

Ashton Carter a déclaré que les troupes se sont réunies en Jordanie pendant le voyage de cette semaine dans la région et que la clé du succès est la « combinaison magique » d’une force terrestre puissante et des bombardements aériens de la coalition.

Le soutien des kurdes peut être la clé pour les espoirs de l'Irak de gagner les batailles à venir. L'armée américaine a estimé que, finalement, l'Irak aura besoin de trois brigades de la région kurde, ainsi que de six brigades de l'armée irakienne, pour reprendre Mossoul à l'État Islamique.

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