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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:38

https://www.ensemble-fdg.org/content/rassemblement-loccasion-de-la-venue-de-poutine-en-france

Rassemblement à l'occasion de la venue de Poutine en France

Vendredi 2 Octobre 2015 à 18 heures à Paris à côté de l’assemblée nationale à l'angle de la rue de l’Université et de la rue Constantine, Esplanade des Invalides.

A l'initiative de militants syriens, ukrainiens et russes

Initiative soutenue par Alternative Libertaire, Assemblée Européenne des Citoyens, Émancipation, Ensemble, Insurgé, Union syndicale Solidaire

Vendredi 2 Octobre 2015, le président russe Vladimir Poutine vient à Paris pour participer à un sommet portant sur le conflit en Ukraine. Il devrait également discuter de la Syrie avec le couple franco-allemand.

Cependant, le Kremlin emprisonne ses opposants politiques, fournit massivement des armes qui tuent des civils ukrainiens et syriens et envoie des militaires russes en Ukraine et en Syrie.

De plus, la politique et les interventions du Kremlin contraignent, en Syrie et en Ukraine, des millions de personnes à fuir leur maison. Dans ces deux pays, Vladimir Poutine mène la même politique, empêcher un peuple de décider librement de son avenir.

Après quatre ans de soutien militaire de Vladimir Poutine à Bachar al Assad, la situation en Syrie n'a fait qu'empirer, plus de deux cent cinquante mille morts, et l'armée de Bachar al Assad, soutenue notamment par Vladimir Poutine, est responsable de la mort de plus de quatre-vingt-quinze pour cent des civils tués. Et toute intervention, qu'elle soit ou non avec l'appui de la France, ne permet pas d'en finir avec l’Etat Islamique.

Si le gouvernement français défendait vraiment les libertés démocratiques, il faudrait qu'il commence par exiger la fin de tous les massacres et des meurtres, la libération des prisonniers politiques, plus de deux cent quinze mille en Syrie, mais aussi plus de deux cent en Russie, et la fin des agressions militaires.

Nous n'acceptons aucune collaboration avec les dictateurs, ni Vladimir Poutine, ni Bachar al Assad.

Ils sont la cause et non pas la solution des problèmes.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:25

Nouvelles frappes aériennes russes en Syrie (Reuters)

La Russie a mené sa deuxième journée de frappes aériennes Jeudi Premier Octobre 2015 en Syrie en précisant qu'elle visait plusieurs organisations « terroristes » et pas seulement l’Etat Islamique, tandis que des sources libanaises annonçaient une offensive au sol des forces pro-gouvernementales syriennes et de leurs alliés.

Cette opération au sol, qui serait menée avec des forces iraniennes et celles du Hezbollah libanais, vise à récupérer les territoires perdus récemment par les troupes de Bachar al Assad en particulier au profit de l'Armée de la Conquête, qui regroupe plusieurs composantes de l'insurrection syrienne, dont le Front al Nosra, affilié à al Qaïda.

Des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie il y a dix jours avec leurs armes pour se joindre à cette offensive, a-t-on précisé à Reuters.

Moscou avait d'abord présenté sa campagne aérienne comme visant en priorité l’Etat Islamique, disant craindre que les membres russes et de l’ancienne union soviétique de l'organisation fondamentaliste sunnite ne finissent par s'en prendre à leurs pays d'origine s'il n'était pas mis fin à leur action en Syrie.

Mais, Jeudi Premier Octobre 2015, après les doutes exprimés par les Etats-Unis et les rebelles sur le terrain sur les véritables cibles des frappes russes, le Kremlin a expliqué que ses frappes avaient une portée plus large et qu'elles visaient plusieurs groupes.

« Ces organisations, figurant sur la liste des cibles, sont bien connues et les objectifs sont choisis en coordination avec les forces armées de Syrie », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors qu'on lui demandait si l'Occident et la Russie avaient une définition différente de ce qui constitue un groupe terroriste.

Selon un bilan fourni par le ministère russe de la défense, les Soukhoï 24 et les Soukhoï 25 de l'aviation russe ont effectué huit sorties dans la nuit du Mercredi 30 Septembre au Jeudi Premier Octobre 2015 et elles ont touché quatre objectifs liés à l’Etat Islamique, tout en évitant les zones peuplées.

Un dépôt de munitions a notamment été touché près d'Idlib ainsi qu'un centre de commandement de l’Etat Islamique près de Hama. Un site de chargement en explosifs des véhicules destinés aux attentats suicide a également été détruit au nord de Homs.

Or, l’Etat Islamique, qui est surtout présent dans le nord et l'est de la Syrie, n'a pas de présence importante ni à Hama ni à Homs.

Frappes contre des rebelles formés par la Central Intelligence Agency (CIA)

Selon la chaîne de télévision libanaise al Mayadine, favorable au régime syrien, les avions russes ont mené au moins trente frappes, notamment contre la ville de Djisr al Choughour, tenue par les rebelles de l'Armée de la Conquête dans le nord-ouest de la Syrie.

L'Armée de la Conquête s'est emparée cette année de la ville d'Idlib, et par la suite de Djisr al Choughour, infligeant des revers de taille à Damas non loin des régions méditerranéennes de la Syrie, qui sont un bastion de Bachar al Assad.

Selon al Mayadine, les frappes aériennes ont visé d'autres secteurs de la province d'Idlib, comme la zone montagneuse de Zaouiya, de même que certaines parties de la province de Hama, plus au sud.

La chaîne de télévision Orient News, proche de l'opposition syrienne, a rapporté quant à elle que les avions russes avaient visé des positions des insurgés dans la province de Hama.

Selon Hassan Hadj Ali, chef du groupe rebelle Lioua Soukour al Djabal, une brigade de l'Armée Syrienne Libre (ASL) opérant dans les montagnes de Zaouiya, une vingtaine de missiles lâchés lors de deux sorties russes ont touché Jeudi Premier Octobre 2015 un camp d'entraînement de son groupe dans la province d'Idlib. Ce groupe a été entraîné par la CIA au Qatar et en Arabie Saoudite.

Le sénateur américain John Mac Cain a évoqué sur la chaîne de télévision CNN des frappes russes contre des recrues de l’ASL qui avaient été « armées et entraînées » par la CIA.

Le soutien militaire de la Russie va amener un « grand changement » dans le cours du conflit syrien, notamment grâce à l'entrée en scène d'un matériel de surveillance de pointe, a-t-on déclaré jeudi de source gouvernementale syrienne.

Face à l'affirmation de la présence russe, des officiers russes et américains pourraient se rencontrer dès Jeudi Premier Octobre 2015 pour coordonner leurs opérations militaires en Syrie et éviter que des incidents se produisent lors de leurs bombardements respectifs, a déclaré Mercredi 30 Septembre 2015 le secrétaire d’état américain John Kerry.

De son côté, l'Arabie Saoudite a demandé à la Russie de cesser « immédiatement » ses frappes aériennes en Syrie.

Bachar al Zoubi, le chef de l'Armée de Yarmouk, qui fait partie de l’ASL, a estimé que les frappes russes allaient prolonger le conflit et demandé aux états arabes de fournir des armes anti aériennes aux insurgés.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 19:21

SYRIZA PODEMOS PREMIER BILAN

Par Bernard Fischer

Je l’écrivais à la fin de l’année 2014, l’année 2015 serait l’année de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne. Elle l’était au-delà de tout pronostic.

Le quatrième et dernier trimestre de l’année 2015 nous réserve certainement encore beaucoup de surprises et d’évènements extraordinaires, il y aura encore des élections générales en Espagne au mois de décembre 2015, mais c’est l’heure d’un premier bilan.

Je l’écrivais aussi dans un autre message, on ne comprend rien à ces évènements si on ne caractérise pas ces deux organisations, comme beaucoup d’autres, d’organisations centristes, des organisations intermédiaires entre des organisations réformistes et de véritables organisations révolutionnaires.

Cette caractérisation date des années 1930. La gauche et l’extrême gauche européenne oubliaient cette caractérisation comme elles oubliaient beaucoup d’autres épisodes, expériences, connaissances et leçons de leur histoire, de notre histoire. Dans les années 1930, il y avait le centre marxiste révolutionnaire international et les médias de l’époque connaissaient cette coordination principalement européenne sous le nom de bureau de Londres.

Les principales organisations de cette coordination étaient le Parti Ouvrier d’Unification Marxiste (POUM) en Espagne, le Parti Socialiste Ouvrier et Paysan (PSOP) de Marceau Pivert en France et l’Independent Labour Party (ILP) en Grande Bretagne. La totalité de ces organisations disparaissaient définitivement pendant et après la deuxième guerre mondiale.

Il y a une distinction importante entre les organisations centristes des années 1930 et celles d’aujourd’hui. A l’époque, aucune de ces organisations n’était jamais, à l’exception du POUM en Catalogne, en situation de majorité ou de participation gouvernementale. Les organisations centristes d’aujourd’hui comme Syriza en Grèce ou comme Podemos en Espagne posent clairement la question de la majorité ou de la participation gouvernementale, la question de l’hégémonie, comme disait Antonio Gramsci.

Je ne ferais pas ici, ce n’est pas le sens de ce message, une longue description des évènements de la tumultueuse année 2015 en Grèce et en Espagne.

En Grèce, tout commençait par la victoire de Syriza aux élections législatives de janvier 2015. Il y avait ensuite pendant six mois au premier semestre 2015 un long et violent affrontement frontal entre la troïka et le premier gouvernement de Syriza. Cet affrontement frontal prenait la forme de fausses négociations. Il y avait ensuite le vote non massif au référendum de juillet 2015 et, immédiatement après le référendum, la capitulation d'Alexis Tsipras devant la troïka, la signature du troisième mémorandum et la scission de Syriza.

La scission de Syriza était difficile. Pendant plus d’un mois, entre la signature du troisième mémorandum et la dissolution du parlement, la Plate-Forme de Gauche de Syriza multipliait les appels à l’unité de Syriza. Cette unité n’existait plus depuis longtemps. C’était une fiction totale.

La Plate-Forme de Gauche de Syriza quittait finalement Syriza et fondait Unité Populaire au dernier moment et dans les pires conditions le lendemain de la dissolution du parlement et de la convocation des élections législatives de septembre 2015. Les candidats d’Unité Populaire étaient les candidats d’un parti de vingt-huit jours. Dans ces conditions, ils réalisaient un score légèrement inférieur au score de trois pour cent des électeurs nécessaire pour l’élection d’au moins un député. Même dans ces conditions, soulignons tout de même que la présentation d’une seule liste unitaire d’Unité Populaire et d’Antarsya permettait l’obtention d’un score nettement supérieur au seuil de trois pour cent des électeurs.

La victoire de Syriza est une victoire à la Pyrrhus. La transformation de Syriza en un nouveau parti social-démocrate et la transformation de la Grèce en une colonie allemande précipiteront la chute de Syriza.

En Espagne, l’évènement majeur de l’année 2015 est la victoire des candidatures d’unité populaire aux élections municipales de mai 2015 à Madrid, à Barcelone et dans les plus grandes villes d’Espagne.

Podemos est un parti totalement contradictoire, le parti du peuple tout entier, comme on disait dans le temps. Il y a d’une part la direction nationale de Podemos au niveau de l’état espagnol, la « cupula », comme disent les espagnols, c’est l’équipe de communication de Pablo Iglesias et de son philosophe fétiche, Ernesto Laclau.

Il y a d’autre part les bases de Podemos. Les bases de Podemos, ce sont les cercles de Podemos, mais ce sont aussi les directions des communautés autonomes et des municipalités.

Au printemps 2015, au moment de la fondation et de l’élection des directions régionales de Podemos, Pablo Iglesias présentait des candidats contre les responsables d’Anticapitalistas, Teresa Rodriguez en Andalousie et Pablo Echenique en Aragon, et les responsables d’Anticapitalistas battaient les candidats de Pablo Iglesias. La direction nationale et la base de Podemos disent et font à peu près le contraire l’une par rapport à l’autre.

La question de l’indépendance de la Catalogne concentre les contradictions de la vie politique espagnole et celles de Podemos. Pablo Iglesias veut des candidats de Podemos tout seul aux élections générales de décembre 2015 dans toute l’Espagne, il refuse toute liste unitaire et il multiplie les déclarations contre l’indépendance de la Catalogne.

Que faisait donc Podemos aux élections régionales en Catalogne en septembre 2015 ? La direction régionale de Podemos, dont la principale représentante est maintenant le maire de Barcelone, Ada Colau, présentait la liste Catalogne oui nous pouvons, c’était une liste unitaire d’Initiative pour une Catalogne Verte (ICV), d’Izquierda Unida, de Podemos et de nombreuses autres composantes associatives et citoyennes, et les principaux candidats de cette liste unitaire étaient de vieux militants indépendantistes.

La défaite de la liste Catalogne oui nous pouvons aux élections régionales en Catalogne est la défaite politique personnelle de Pablo Iglesias et de sa position contre l’indépendance de la Catalogne.

Les médias espagnols présentaient les résultats des élections catalanes comme une victoire en nombre de sièges des deux listes indépendantistes, c’était une victoire difficilement contestable, mais comme une victoire en nombre de voix des listes unionistes.

Cette propagande est totalement fausse. Il y a un seul petit problème. Les médias espagnols ignoraient totalement les véritables relations entre Barcelona en Comu, ICV, la Candidature d’Unite Populaire (CUP) de Catalogne et Esquerra Republicana de Cataluna (ERC). Le leader de la liste Ensemble pour le oui était un ancien député d’ICV et l’ERC votait pour l’élection d’Ada Colau à la mairie de Barcelone. Il n’y avait pas deux mais trois listes indépendantistes et celles-ci étaient donc majoritaires en sièges et en voix.

Les résultats des élections régionales catalanes tiennent en un seul chiffre, le résultat le plus important est le score de la liste du Parti Populaire de Mariano Rajoy.

Quand la liste du parti du président du gouvernement de l’état espagnol reçoit le soutien de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Angela Merkel et Barack Obama et quand il fait moins de neuf pour cent des voix, on mesure l’ampleur de la crise du bipartisme espagnol.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 18:14

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article138

Et si c’était le contraire ?

Mercredi 30 Septembre 2015

Par Charles Jérémie

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ».

Sénèque

De nombreux textes s’interrogent sur l’origine de la crise du Parti Ouvrier Indépendant (POI) et du Courant Communiste Internationaliste (CCI). Nombre d’entre eux insistent sur le fait que la dislocation du courant lambertiste comme la crise du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), l’atonie de Lutte Ouvrière et bien sûr les crises du Parti Communiste Français (PCF) et du Parti Socialiste, sont le produit d’une « intensification de la lutte des classes ». Par exemple, les camarades de la Commune écrivent « qu’il est évident que cette cassure et cette implosion du POI et du CCI a ses racines dans la situation politique historique que nous vivons et qui voit tous les partis sans exceptions entrer en crise car ils sont incapables de répondre aux positions politiques, économiques et institutionnelles qui se posent à toutes les classes, dans une intense lutte des classes que tous s’ingénient à refuser de voir ».

Et si c’était le contraire ?

Depuis 1968, soit près de cinquante ans, aucune lutte des classes en Europe n’a posé le problème du pouvoir. L’intensité de la lutte des classes se mesure à cette aune. En 1968, la question du pouvoir et d’un gouvernement de la mobilisation des masses s’est posée notamment en France et en Tchécoslovaquie. En France, il fallait combler le vide politique créé par la panique de la bourgeoisie. Grâce au PCF et à la Confédération Générale du Travail (CGT) notamment le travail a été fait. À Prague il a fallu les chars.

Et si la dislocation des organisations issues du mouvement ouvrier procédait d’une
situation inverse ? Et si l’implosion, les scissions et le recul généralisé de toutes les organisations révolutionnaires provenaient de l’absence de toute perspective révolutionnaire sérieuse ?

Depuis près de quarante ans, la mondialisation a fait exploser la classe ouvrière. Et là où le chômage de masse n’est pas encore à l’ordre du jour, la surexploitation des travailleurs a fait sauter tous les acquis. Depuis près de quarante ans, les organisations de collaboration de classes du Parti Socialiste et du PCF s’épuisent à assurer les « alternances ». Elles se réduisent à des élus de moins en moins nombreux et à des appareils fragilisés en bout de course. Les organisations syndicales sont, pour les sommets, devenus des rouages des gouvernements et des partenaires du patronat. Malgré le dévouement des militants à la base, elles sont désertées.

Depuis près de quarante ans, les organisations révolutionnaires ne parviennent pas à proposer une alternative sérieuse à la mondialisation néo-libérale et à l’érosion des organisations traditionnelles. Ce sont les attaques contre les salariés qui rythment la situation. Depuis cette époque, notamment après la chute du mur de Berlin, les mots, lorsqu’ils sont encore utilisés, sur l’alternative socialiste, voire communiste, n’impriment plus. Depuis près de cinquante ans, les espoirs issus de la crise révolutionnaire de mai 1968, sur tous les continents, ont disparus.

L’échec de la révolution politique en union soviétique et dans les pays d’Europe de l’Est, la transformation de la Chine en usine du capitalisme mondial, les défaites des classes et des peuples dans toutes l’Amérique Centrale et Latine, l’atonie et le reflux des luttes des classes en Amérique du Nord et en Europe, autant d’éléments majeurs qui battent en brèche les affirmations révolutionnaires. Pour ne prendre qu’un exemple historique, de 1847, parution du manifeste communiste, à 1914, les multiples crises révolutionnaires ont jailli en Europe, en particulier en France, et aux États-Unis. En 1848 et en 1870, la création de partis socialistes de masses et de syndicats puissants et des grèves générales dans toute l’Europe contraignent la bourgeoisie à des reculs d’importance. Le capital développait, composante essentielle des forces productives, un prolétariat massif mondial, classe révolutionnaire.

Ce n’est plus le cas. La Grèce et l’Espagne permettent, peut-être, d’entrevoir une perspective nouvelle. Les luttes des classes, là, sont vraiment intenses, des opprimés, toutes générations confondues, se sont manifestés, moins dans les entreprises que dans les villes sur les places.

Les indignés c’est l’expression du combat du peuple contre le gouvernement néo-libéral.

Podemos est à la fois son produit et sa négation. Il suffit de lire les déclarations du dirigeant de cette formation pour mesurer qu’il préconise une politique électoraliste et surtout une « alternance » au gouvernement bourgeois classique. Le haut de Podemos c’est une nouvelle forme de sociale démocratie. La base c’est évidemment différent. Y aura-t-il un clash ? Qui l’emportera ? Nul ne peut répondre a priori. En partie, cela dépendra des luttes contre l’Union Européenne et contre l’austérité dans les autres pays.

À cet égard, la situation grecque est intéressante. Le mouvement des masses a été trahi de manière spectaculaire par le parti qui était son émanation directe, Syriza. Certes rien n’est définitivement joué mais la démoralisation des masses est considérable et inévitable. En attendant, en Grèce, c’est une victoire des bourgeoisies européennes au premier chef d’Angela Merkel et de son assistant François Hollande. En Espagne et en Grèce, le problème, la solution, c’est bien sûr la démocratie révolutionnaire. Celle qui garantit la volonté des peuples. Celle qui contrôle ses représentants. L’héritage de la Commune. Cette étape exige une expérience historique et une conscience aiguë des obstacles à surmonter.

La bourgeoisie dispose, par sa position dans la société et son expérience historique, de la plupart des outils pour faire face aux explosions révolutionnaires. Les salariés doivent tout créer et inventer. C’est beaucoup plus compliqué. Aujourd’hui, les nouvelles technologies révolutionnent le procès pratique de production et expulsent des millions de travailleurs, isolant ceux qui sont exploités, avec un développement de la précarité physique et psychologique jamais vu. La jeunesse doit s’exiler pour survivre. Les conditions de combat de classe sur les plans politiques et syndicales sont bouleversées. Le service public est privatisé, ou aligné sur le privé, et disloqué. Certes, il reste des prolétaires, des salariés et des exploités. Mais ils sont totalement sur la défensive. Les « luttes » sont désespérées.

Le capital n’a de cesse d’accroitre son offensive permanente jusqu’à menacer l’intégrité de l’humanité. Je n’écris pas ces lignes pour peindre le noir sur le noir, mais pour tenter de cerner la réalité. L’irruption de millions de réfugiés fuyant la guerre et la misère est une formidable arme de guerre pour le patronat et le gouvernement contre les salariés, les statuts et les salaires. Et que dire des fantasmes xénophobes racistes mis en œuvre ? Ajoutons que l’Etat Islamique est le meilleur ennemi possible pour l’impérialisme alors que les progrès de l’islamisme fut-il « modéré » marque un recul du rationalisme et de l’héritage des Lumières. Ces éléments considérables doivent être analysés.

Evidemment, personne n’a établi le bilan.

Rabâcher et répéter des formules usées tourne le dos à l’élaboration de solutions.

La crise du POI et du CCI au bout du bout, c’est l’absence de démocratie qui rend les armes.

Mais la situation n’est pas vraiment différente dans les différents groupes qui se sont constitués, issus de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI).

Ainsi, le groupe de Stéphane Just a explosé, les différentes factions se trainant en justice.

La Commune végète. Il y avait une centaine de militants il y a vingt ans, il y en a à peu près autant aujourd’hui.

S’il existait une « intense » lutte des classes, chers camarades, probablement auriez-vous progressé.

De même, l’explosion de la revue Carré Rouge, et la confiscation du comité de rédaction par trois ou quatre rédacteurs contre la majorité, illustre la pérennité des méthodes lambertistes bureaucratiques.

Et bien sûr, hélas, la dislocation du NPA s’inscrit dans cette crise générale. Pour ces raisons, et quelques autres que je n’ai pas le temps d’aborder, cette fin d’un cycle pour les organisations va se poursuivre encore jusqu’à une atomisation complète. Il faut que tout disparaisse pour que quelque chose puisse renaitre. Mais la mort programmée des partis et des petites organisations va nous faire traverser une période très difficile, celle des sectes, des communautés et des tribus de barbares.

Daniel Bensaïd a écrit cela avec infiniment plus de talent. C’est un passage obligé avant des regroupements possibles. L’absence de jeunes dans tous les partis et regroupements illustre une impuissance absolue. Aujourd’hui, une organisation de jeunesse de masse, radicale et anticapitaliste est pourtant possible et évidemment nécessaire. L’incapacité des groupes à aboutir dit notre échec collectif.

C’est souvent dans les périodes de recul que les révolutionnaires ont reconstruit l’espoir. C’est possible. Encore faut-il ne pas se raconter d’histoire.

Et poursuivre librement cette discussion.

Le modèle « léniniste » est mort. En 1968, nous étions cinquante ans après la révolution d’octobre 1917. Dans deux ans, nous fêterons son centième anniversaire.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 17:42

http://paris.demosphere.eu/rv/41876

Manifestation unitaire de solidarité avec les migrants

Liberté de circulation

Dimanche 4 Octobre 2015 à 15 heures à Paris de la place de la Bastille en direction de la place de la République

Le récent afflux de migrants et les drames qui en découlent aux frontières de l’Europe provoquent un mouvement d’indignation.

Les guerres au Moyen-Orient et en Afrique forcent au départ des millions de personnes.

Certains essaient de rejoindre l'Union Européenne pour y trouver refuge, y vivre et y travailler.

On ne saurait oublier la responsabilité des puissances occidentales, dans le chaos des zones concernées par les exodes, du fait des interventions militaires et des politiques de libre-échange.

En France, les conditions d’accueil qui sont réservées aux migrants sont indignes, bien souvent obligés de dormir dans la rue et privés de soins, leurs droits les plus élémentaires sont bafoués.

Face aux situations tragiques que vivent les migrants, les solidarités se multiplient. Aussi louables soient-elles, elles ne peuvent entièrement répondre à un problème qui est avant tout politique.

La principale réponse de l’Europe est la militarisation de ses frontières. La fermeture des frontières est criminelle.

Face à cette situation, il n’y a pas d'autre solution que d’ouvrir les frontières.

Qu''ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour tous, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Et, face à l'urgence de la situation, ouvrons les frontières, liberté de circulation pour toutes et tous.

Premiers signataires

Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Euro Palestine, Ensemble, Fédération Anarchiste (FA), Lutte Ouvrière (LO), les migrants du lycée Jean-Quarré, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Union Syndicale Solidaire de Paris, Union Départementale de Paris de la Confédération Générale du Travail (CGT), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Nationale des Sans Papiers (UNSP)

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 17:25

L’aviation russe a mené ses premières frappes en Syrie (Reuters)

L'armée de l'air russe est intervenue pour la première fois en Syrie, Mercredi 30 Septembre 2015, bombardant selon Moscou des positions du groupe djihadiste Etat Islamique et répondant en cela à une demande formelle de son allié, le président syrien Bachar al Assad, dont les troupes ont subi des revers ces derniers mois.

L'intervention des avions russes a fait suite au feu vert donné quelques heures plus tôt à l'unanimité par la chambre haute du parlement russe, le conseil de la fédération, à une opération militaire en Syrie. La précédente autorisation du parlement russe au déploiement de troupes à l'étranger avait coïncidé avec la prise puis l'annexion de la Crimée, en mars 2014.

Cette approbation parlementaire, par cent soixante-deux voix contre zéro, survient alors que Vladimir Poutine a appelé, Lundi 28 Septembre 2015 à la tribune de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à la création d'une coalition élargie en Syrie contre l’Etat Islamique. Les occidentaux, qui frappent déjà l'organisation djihadiste depuis l'été 2014 en Irak comme en Syrie, soupçonnent le Kremlin de vouloir avant tout réhabiliter Bachar al Assad.

Vladimir Poutine n'en a pas moins dit Mercredi 30 Septembre 2015 s'attendre à ce que le chef de l’état syrien fasse preuve de souplesse et soit ouvert à un compromis sur l'avenir politique de son pays. Certains pays occidentaux, comme les Etats-Unis et la France, estiment que Bachar al Assad ne peut en aucun cas jouer un rôle dans le cadre d'une transition politique en Syrie.

Si le Kremlin n'a pas dit où les avions russes avaient frappé, la télévision nationale syrienne, elle, a fait état d'au moins sept secteurs visés, notamment dans les provinces d’Homs et de Hama, situées entre Damas et la côte méditerranéenne de la Syrie.

Selon un responsable américain, les frappes russes ne semblent pas avoir concerné des secteurs où se trouvent les djihadistes de l’Etat Islamique. D'autres organisations rebelles, comme le Front al Nosra, émanation syrienne d’al Qaïda, sont en lutte contre le régime de Bachar al Assad.

Défendre les intérêts de la Russie

Des habitants et des insurgés ont déclaré que les zones de la province d’Homs bombardées par les russes étaient contrôlées par différents groupes rebelles, dont plusieurs opèrent sous la bannière de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Aucune des sources interrogées n'a cité l’Etat Islamique parmi les organisations présentes dans la région visée.

Le ministère russe de la défense, en revanche, a assuré que les bombardements avaient bien visé les positions de l’Etat Islamique. Et la télévision syrienne a affirmé elle aussi que c'étaient des « repaires terroristes » de l’Etat Islamique qui avaient été pilonnés.

Sergueï Ivanov, secrétaire général du Kremlin, a précisé que les opérations russes seraient limitées dans le temps et il a exclu tout envoi de troupes au sol.

« Comme notre président l'a déjà dit, l'engagement de troupes au sol est exclu », a-t-il dit.

La présidence syrienne a confirmé dans un communiqué que Bachar al Assad avait écrit à Vladimir Poutine et que la Russie intensifiait en conséquence son appui militaire au régime de Damas.

A en croire Sergueï Ivanov, la Russie n'intervient que pour protéger ses propres intérêts en Syrie, où elle dispose depuis l'ère soviétique d'une base navale à Tartous, son seul accès direct à la Mer Méditerranée.

« Nous parlons spécifiquement de la Syrie et ne parlons pas d'objectifs de politique étrangère à atteindre ou d'ambitions personnelles à satisfaire, mais exclusivement des intérêts nationaux de la Fédération de Russie », a dit Sergueï Ivanov.

La Russie est engagée depuis cet été dans un renforcement de sa présence militaire en Syrie, où elle soutient le régime de Bachar al Assad, menacé par l’Etat Islamique mais aussi par d'autres groupes rebelles, qui ont progressé ces derniers mois dans le centre, avec la chute de Palmyre, mais aussi dans le nord-ouest du pays en s'emparant de la province d'Idlib.

La décision russe d'intervenir en Syrie a été précipitée par les récents revers militaires du régime syrien, plus proche allié du Kremlin au Proche-Orient, ont déclaré à Reuters des diplomates et des analystes.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 20:05

http://www.macron-demission.fr

Emmanuel Macron démission

Trop c’est trop, ras le bol

De déclarations en déclarations, Emmanuel Macron est devenu un obstacle criant à la défense élémentaire d’une politique de gauche.

Il s’en est pris en quelques semaines aux trente-cinq heures de tous les salariés, il a permis la multiplication des Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD) pour les jeunes et le voilà qui propose de mettre fin aux statuts des salariés du privé comme du public.

Il trace, en fait, la voie d’une « société sans statut », alignement vers le bas pour tous et flexibilité généralisée. Faut-il énumérer, outre les trois cent huit articles de sa loi de déréglementation libérale tout azimut, les plus notables de ses provocations contre la gauche.

Il appelle les « jeunes à avoir envie de devenir milliardaires ».

Il explique que « son job n’est pas de défendre les emplois existants ».

Il affirme que « les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher ».

« Le chômage de masse en France, c’est parce que les travailleurs sont trop protégés », dit-il en Allemagne en vantant les lois de Gerhard Schröder et de Peter Hartz.

« La France est en manque d’un roi », écrit-il en philosophant dans la « Revue des Deux Mondes ».

Il qualifie ceux qui s’opposent à sa loi au sein du Parti Socialiste de « foyer infectieux ».

Il fait des déclarations contre les Contrats de travail à Durée Indéterminée (CDI) et contre le statut de la fonction publique.

Stop, des ministres ont été écartés pour bien moins que cela. Ce n’est pas supportable d’avoir des mises au point modérées, ou pire, « je le soutiendrai jusqu’au bout ».

Si l’on veut sauver la gauche du désastre, il faut la sauver d’Emmanuel Macron.

Si l’on veut l’unité de la gauche, cela ne peut être que sans Emmanuel Macron.

Nous appelons à ce qu’il parte, qu’il soit démissionné ou qu’il démissionne. Ce serait le signal positif et indispensable pour « changer de cap » et pour revenir à des positions saines et unitaires pour toute la gauche.

Pour l’union, sans Emmanuel Macron.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 19:48

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/24/le-syria-express-un-renforcement-militaire-russe-de-moins-en-moins-discret_4770223_4355770.html#xtor=AL-32280515

Le « Syria Express », un renforcement militaire russe de moins en moins discret

C’est un ballet étrange, parfois quotidien, auquel assistent les riverains du Bosphore, le détroit entre la Mer Noire et la Mer Méditerranée, se faufilant au milieu du trafic maritime civil, des bâtiments de la flotte russe transitent vers le nord en direction des côtes syriennes, croisant leurs homologues qui rejoignent leurs ports d’attache en Crimée. Tous sont suivis comme leur ombre par la marine turque.

Sarcastiquement baptisé « Syria Express » par les « spotters », les photographes passionnés, les blogueurs et les observateurs avertis, le nombre de bateaux arborant la croix de Saint-André transitant par le détroit s’est considérablement accru avec la montée en puissance de la présence militaire russe en Syrie, comme l’indiquent les passages compilés par le site turc Bosphorus Naval News.

La direction plus que probable est le port syrien de Tartous dans l’ouest du pays, où la marine russe dispose de facilités de mouillage et d’installation de ravitaillement et de réparation depuis 1971.

Une présence encore trahie dernièrement par les photographies de marins russes publiés sur les réseaux sociaux.

Bâtiments de débarquement et de transport de troupes et de soutien logistique et navires espions, la traversée du détroit donne à voir une flotte de la Mer Noire en surchauffe, qui semble avoir mobilisé tous ses moyens pour son déploiement en Méditerranée Orientale, Samedi 19 Septembre 2015, le vénérable Smetlivy, un destroyer entré en service depuis 1969, saluait ainsi dans un nuage de gaz d’échappement la population d’Istanbul.

Parmi les « réguliers » de la traversée, certains bâtiments laissent peu de doutes sur les intentions russes. Le Korolev, l’Azov ou le Novocherkassk, qui comptent trois allers-retours chacun depuis le mois d’août 2015, sont des navires de débarquement dédiés au soutien des troupes à terre. Selon des estimations américaines, cinq cent hommes de l’infanterie de marine seraient actuellement déployés dans les régions de Tartous et de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie et fief alaouite du régime, pour un total de mille sept cent militaires russes, avance le quotidien moscovite Kommersant.

Officiellement, du côté de Moscou, on se borne à parler de manœuvres militaires, « en septembre et en octobre 2015, les forces navales russes mènent des exercices dans la partie orientale de la Mer Méditerranée », a annoncé officiellement le ministère de la défense dans un communiqué, Jeudi 24 Septembre 2015.

Une base aérienne russe à Lattaquié

Au ballet naval est venu s’ajouter un pont aérien de l’aviation russe vers l’autre point chaud du moment, l’aéroport Bassel al Assad, du nom du grand frère de Bachar al Assad, mort en 1994, à vingt-cinq kilomètres au sud de la ville de Lattaquié.

Ce qui n’était jusqu’ici qu’un aéroport de seconde zone, qui n’accueillait que quelques vols domestiques et abritait une poignée d’hélicoptères soviétiques antédiluviens, est en passe de devenir la rampe de lancement d’une présence militaire aérienne russe en soutien au régime syrien.

Depuis le week-end dernier, vingt-huit avions de combat russes y sont déployés, quatre chasseurs Sukhoï 30, douze bombardiers Sukhoï 24 et douze avions d’appui au sol Sukhoï 25, les deux derniers types reconstituant un « couple infernal » qui a fait ses preuves lors de campagnes russes dans le Caucase, notamment lors des guerres de Tchétchénie.

A leurs côtés, des hélicoptères d’attaque Mil Mi-24, Hind selon la classification de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de transport de troupe Mi-8, de l’artillerie et au moins neuf chars, selon un officiel américain interrogé par le New York Times. Un signal clair envoyé aux forces rebelles, parmi lesquelles les djihadistes du Front al Nosra, dont les premières lignes sont à peine à vingt kilomètres au nord-est de Lattaquié.

Ces déclarations anonymes d’officiels américains ne font que corroborer un secret de Polichinelle, surtout depuis la publication d’images satellites publiées par l’entreprise All Source Analysis, en coopération avec l’institut de recherche Institute for the Study of War, qui ont retracé l’historique de l’aménagement de la base et du déploiement russe depuis la fin du printemps.

L’ambassadeur syrien en Russie a fini par admettre, Mercredi 23 Septembre 2015, que la Syrie accueillerait favorablement la construction d’une base militaire russe dans la ville de Lattaquié, « si la Russie le souhaite, la Syrie saluerait une telle mesure parce qu’elle viserait à combattre le terrorisme sur notre sol », a déclaré Riad Haddad cité par l’agence russe Interfax.

Le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, a jugé Jeudi 24 Septembre 2015 préoccupante le renforcement de la présence militaire russe en Syrie, faisant lui aussi état « d’un renforcement très significatif de la présence militaire russe dans le port de Tartous mais surtout dans la fondation d’un aéroport militaire au sud de Lattaquié avec la présence de plusieurs avions de chasse, d’hélicoptères de combat et de capacités de drone ».

Le plan russe

« Nous soutenons le gouvernement de Syrie. Nous fournissons, et nous continuerons à lui fournir aide et assistance technique et militaire », a martelé de son côté Vladimir Poutine la semaine dernière. Le président russe propose ainsi une « sainte alliance » contre les djihadistes de l’organisation Etat Islamique, dans laquelle il réaffirme son soutien indéfectible à Bachar al Assad.

Un plan qu’il devrait évoquer lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU, Lundi 28 Septembre 2015. Et un plan inacceptable pour les occidentaux et leurs alliés, qui lient la résolution du conflit au départ de Bachar al Assad. La présence militaire russe, ostensible, semble précéder ses manœuvres diplomatiques tout en constituant un soutien précieux pour l’allié syrien, militairement en grande difficulté.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:26

Le catalan Artur Mas poursuivi pour le référendum de 2014 (Reuters)

Le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) a convoqué Mardi 29 Septembre 2015 le chef du gouvernement régional, Artur Mas, en vue de l'inculper pour avoir organisé l'an dernier une consultation sur l'indépendance de la Catalogne alors que celle-ci avait été interdite par la cour constitutionnelle espagnole.

La citation du dirigeant catalan pour désobéissance civile, abus de pouvoir et détournement de fonds publics, intervient deux jours après la victoire des listes indépendantistes catalanes aux élections régionales.

Artur Mas devra s'expliquer Jeudi 15 Octobre 2015 devant le TSJC pour avoir organisé fin 2014 cette consultation symbolique, défiant ainsi le gouvernement de Madrid, qui l'avait faite interdire par la justice espagnole.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, refuse catégoriquement la tenue d'un référendum d'auto détermination de la Catalogne, position de principe qu'il a répétée Lundi 28 Septembre 2015 après le succès des séparatistes qui avaient annoncé qu'ils mèneraient la région à l'indépendance en dix-huit mois si, comme cela a été le cas, ils obtenaient la majorité absolue.

S'appuyant sur la constitution espagnole, Madrid dit qu'une région ne peut pas décider de l'avenir de l'unité du pays.

Lors de l'organisation de la consultation de novembre 2014, sans valeur légale, Artur Mas avait déclaré qu'il ne se laisserait pas intimider par les « tactiques judiciaires » du gouvernement espagnol.

S'il est reconnu coupable des charges retenues contre lui, le dirigeant catalan risque notamment de se voir interdire d'exercer une fonction publique pendant plusieurs années.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:15

http://www.cadtm.org/La-Commission-fait-peur-a-ceux-qui

La Commission pour la Vérité sur la Dette Publique Grecque (DVDPG) fait sa rentrée

La CVDPG fait peur à ceux qui connaissent la vérité car ils savent que lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve

Par Emilie Paumard

Avant les auditions du Jeudi 24 Septembre 2015 au cours desquelles seront entendus le secrétaire d’état à la défense du premier gouvernement d’Alexis Tsipras et le réseau de citoyens contre les suicides, cette première journée publique de la commission a été l’occasion pour ses membres de présenter l’état d’avancement des travaux et d’apporter leurs lectures sur l’évolution du contexte en Grèce et dans le monde vis-à-vis des dettes souveraines. Que ce soit parmi les journalistes présents, les membres des délégations de la société civile et les citoyens grecs qui pouvaient suivre l’ensemble des présentations en direct sur la chaîne parlementaire, nombreuses sont celles à avoir pu entendre hier que le combat contre les dettes illégitimes est loin d’être fini !

Plus que jamais déterminée, Zoé Konstantopoulou a ouvert cette journée publique de la CVDPG. Rappelant le caractère inédit d’une telle initiative sur le continent européen, l’ancienne présidente du parlement a tenu à souligner la pertinence de cette commission qui « fait peur à ceux qui connaissent très bien la vérité car ils savent que, lorsqu’on cherche la vérité, on la trouve ». Elle a ainsi invité toutes les énergies et notamment la jeunesse grecque et européenne à être porteuse de cette vérité, « pour que la justice soit faite et pour que les citoyens ne se sentent pas coupables pour des choix qui n’étaient pas les leurs ».

Fort de ce discours combatif et face à un public manifestement enthousiaste et réceptif à l’impulsion donnée par l’ancienne présidente du parlement, Eric Toussaint a énuméré les nombreux impacts des travaux de la commission au cours des dernières semaines. Il a notamment mentionné l’importance de l’appel international de soutien à la Grèce qui résiste qui a réuni la signature de plus de vingt-quatre mille personnalités. Le fait de réunir sous un même message tant de sommités aux horizons géographiques, thématiques et idéologiques multiples prouve une fois de plus que l’asservissement du peuple grec à la dette représente un enjeu crucial de notre époque. Le coordinateur scientifique a également tenu à souligner que, au-delà de la société civile, le travail de la commission a un impact sur les représentants politiques puisqu’il a été ou sera présenté au parlement européen ainsi que dans plusieurs instances onusiennes. Enfin, Eric Toussaint a rappelé que la commission est en contact étroit avec toutes les initiatives d’audit existantes et notamment celle impulsée par le parlement argentin qui rendra ses travaux dans un mois et demi.

Il a par ailleurs insisté sur l’importance du cas argentin, car c’est ce pays qui a été à l’initiative d’une importante résolution approuvée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Jeudi 10 Septembre 2015. Cette résolution qui a pour objectif de créer un cadre juridique international pour la restructuration des dettes des états et qui se base sur neuf principes reconnus par le droit international, impartialité, transparence, bonne foi, traitement équitable, immunité souveraine, légitimité, durabilité, application de la règle majoritaire et souveraineté, a d’ailleurs été commentée par de nombreux intervenants. En effet les conditions dans lesquelles elle a été adoptée et les pays qui l’ont approuvée ou pas nous en apprennent beaucoup sur l’absence de relation entre la dette et la démocratie pour la Grèce comme pour les autres pays de la planète.

C’est d’abord ce « qui » qui pose question. Car si la résolution a été approuvée par une très large majorité, cent trente-six voix pour, six voix contre et quarante et une abstentions, l’identité et les raisons de ceux qui ne l’ont pas adoptée nous interpellent. Parmi eux, on retrouve notamment, les États-Unis, les pays de l’Union Européenne et le groupe JUSCANZ.

Ces pays justifient leur vote en avançant que l’ONU ne serait pas le cadre approprié pour aborder la question des restructurations de dettes souveraines et qu’il revient au Club de Paris et au Fonds Monétaire International (FMI) de gérer ces questions. Face à cet argument, l’ancien expert sur la dette de l’ONU, Cephas Lumina a apporté des réponses très claires lors de son allocution. Le fameux Club de Paris, ne disposant d’aucun cadre juridique, ne revêt d’aucune légitimité. Quant à l’institution de Bretton Woods, il interrogea l’assemblée, « qui peut contester que, dans la majorité des prêts, le FMI se trouve à la fois être juge et partie ».

Quant au « comment », une série de témoignages ont apporté hier des éléments qui en disent long sur l’état de nos démocraties européennes. Ainsi Zoé Konstantopoulou a rapporté avoir rencontré la représentante permanente de la Grèce à l’ONU à l’occasion de l’assemblée des présidents de parlements à New York, Mercredi 2 Septembre 2015. Surprise d’apprendre que cette dernière n’avait reçu aucune consigne de vote quant à l’adoption de la résolution, elle interpella le ministère des affaires étrangères dès son retour. Nikos Kotzias a indiqué alors à la présidente du parlement qu’il avait donné l’instruction de s’abstenir sur ce vote. Mais au lendemain de l’adoption de la résolution, coup de théâtre, ce dernier affirme pourtant publiquement avoir donné l’instruction de voter oui et donc s’étonne devant l’abstention grecque. Face à ces événements troublants et pour faire toute la transparence, la commission s’est engagée à demander officiellement la preuve écrite de l’instruction du ministre.

Au-delà de ces faits, Zoé Konstantopoulou s’est dite extrêmement surprise qu’il y ait pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur la position à adopter. Prenant en compte que l’ensemble des principes contenus dans cette résolution onusienne ont été violés dans le cas de la Grèce, il paraît en effet déconcertant de ne pas se prononcer en faveur d’un texte qui va dans le sens des intérêts de son peuple. La prise de parole de l’ancien expert de l’ONU sur la dette a permis de mieux comprendre quelle pression s’est exercée sur la Grèce et sur d’autres pays européens pour qu’ils se plient à cette position. Muni du document officiel du conseil de l’Union Européenne qui invite à l’abstention sur la résolution, Cephas Lumina fait la lecture, « un vote non unifié entre les différents états membres de l’Union Européenne saperait les efforts entrepris jusqu’ici pour établir et maintenir une position commune sur ce sujet très sensible, qui est d’une importance capitale pour l’Union Européenne, a fortiori dans le contexte actuel ». Et le professeur de droit de s’interroger devant l’assemblée, « ce document est troublant. Il s’agit d’un groupe qui indique à une série de pays qu’ils doivent suivre la démocratie. Mais comment s’exerce cette démocratie ? »

Une question cruciale, qui est précisément au centre de toutes les dynamiques d’audit actuellement en cours en Europe. C’est d’ailleurs ce que nous ont donné à voir les deux dernières interventions qui ont présenté les dynamiques d’audits français et espagnol. Sergi Cutillas nous rapportait ainsi les propos du maire de Cadiz nouvellement engagé dans un audit municipal et qui affirme dans un courrier envoyé au comité d’audit grec que « l’audit est central pour permettre aux citoyens de relever toutes les irrégularités qui ont pu porter préjudice à l’équilibre des comptes publics, à l’intérêt général et à celui des classes populaires en particulier ». Des propos qui ont fait échos à ceux de Patrick Saurin, un des principaux animateurs du comité d’audit français qui concluait la journée par ces mots, « toute initiative d’audit est salutaire car il s’agit d’un acte d’auto-défense citoyenne contre une menace qui se propage de façon sourde, la menace de la dette illégitime, illégale, odieuse et insoutenable. Mais au-delà de ça il s’agit d’un geste pour la démocratie, pour la justice et pour la solidarité entre les peuples ».

Pour la suite des sessions d’auto-défense des peuples, rendez-vous demain au parlement grec ou dans tout bon comité d’audit près de chez vous.

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