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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:24

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/07/02/omar-barghouti-face-a-israel-la-france-est-hypocrite_4667673_3218.html

http://www.chretiensdelamediterranee.com/le-monde-haaretz-entretien-avec-omar-barghouti-face-a-israel-la-france-est-hypocrite

http://www.ujfp.org/spip.php?article4279

Face à Israël, la France est hypocrite

Interview d’Omar Barghouti par la journaliste israélienne Nirit Ben Ari

Jeudi 2 Juillet 2015

Omar Barghouti, militant palestinien des droits de l’homme et cofondateur du mouvement Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), qui lutte contre l’occupation israélienne par des appels au boycottage de compagnies israéliennes et étrangères opérant dans les colonies israéliennes ou dans les territoires occupés, est en train de devenir l’ennemi public numéro un de Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre israélien vient, en effet, de charger un membre de son cabinet, Gilad Erdan, membre du Likoud au pouvoir, de traiter toutes les questions concernant le mouvement BDS. Son bureau a même été doté de vingt-six millions de dollars afin de financer ses activités. En outre, la nouvelle ministre de la justice, Ayelet Shaked, du parti d’ultra-droite Habayit Hayehoudi, a annoncé qu’elle allait renforcer son service international chargé de s’occuper du mouvement BDS.

A la lumière de ces événements, j’ai écrit à Omar Barghouti afin de solliciter une interview pour le quotidien israélien Haaretz, avec lequel je collabore régulièrement. Il m’a répondu avec cordialité en disant qu’il serait heureux de m’accorder un entretien, le premier avec un journaliste juif israélien, mais pas pour Haaretz. Lors de notre rencontre, j’ai demandé à Omar Barghouti pourquoi il préférait que l’interview paraisse dans le Monde. « Je n’ai pas de problème avec les journalistes israéliens en tant que tels », me répondit-il, « mais avec les médias israéliens. J’ai toujours refusé d’accorder des interviews à des médias israéliens parce qu’ils sont prisonniers du discours hégémonique de l’establishment sioniste. Ils se comportent comme des outils de propagande. Bien évidemment, il se trouve parmi eux de bons journalistes professionnels ».

En préambule, j’ai demandé à Omar Barghouti quelles étaient les revendications du mouvement. Sa réponse fut succincte, « nous avons trois exigences fondées sur le droit international, la fin de l’occupation israélienne de 1967, ce qui inclut le démantèlement des colonies de Cisjordanie et la destruction du mur, la fin du système israélien de discrimination juridique à l’égard des citoyens palestiniens d’Israël, système qui correspond aux critères de l’apartheid tels que définis par l’ONU, et l’autorisation pour les réfugiés palestiniens, chassés de force en 1948 et en 1967, de regagner leur domicile ou leur région d’origine, dans le cadre des résolutions de l’ONU sur ce point ».

Nirit Ben Ari. Avec le retour des réfugiés, les juifs deviendraient minoritaires. Quel serait leur avenir ?

Omar Barghouti. Dans quels pays les communautés juives sont-elles les plus prospères ? Aux Etats-Unis et en Europe occidentale, où elles ne représentent qu’une toute petite minorité. C’est dans les états démocratiques qui séparent l’église de l’état et où la loi garantit les libertés et l’égalité, que les communautés juives connaissent la plus grande sécurité et la plus grande prospérité.

Nirit Ben Ari. Il me semble que la peur des juifs de devenir une minorité est liée à leur expérience en Europe avant et pendant la shoah.

Omar Barghouti. Je crois qu’il s’agit d’une peur irrationnelle que l’on constate souvent dans les communautés coloniales. Les colonisateurs craignent toujours que les colonisés puissent se soulever contre eux et leur faire subir ce qu’eux-mêmes font subir aux colonisés. Cette peur israélienne de voir les juifs redevenir minoritaires dans la Palestine historique, comme ils l’étaient avant le nettoyage ethnique systématique des populations indigènes musulmanes et chrétiennes palestiniennes, est également irrationnelle car elle plaque une histoire clairement européenne de racisme anti juif, suivi d’un génocide, sur un contexte arabe totalement différent, dans lequel massacres et pogroms anti juifs n’existaient pas.

Nirit Ben Ari. Rencontrez-vous des difficultés particulières à promouvoir BDS en France ?

Omar Barghouti. La France est un pays où il a été particulièrement difficile d’implanter BDS. Quand vous voulez militer pour les droits des palestiniens, la France se montre horriblement répressive et anti démocratique. Le soutien fervent du gouvernement français à Israël n’est pas en phase avec l’opinion publique, dont près des deux tiers a une vision majoritairement négative d’Israël. La France considère de façon sélective que boycotter Israël enfreint ses propres lois « anti discrimination ». C’est tout à fait curieux, car la France impose ou a imposé de nombreux boycotts et sanctions à d’autres pays, parmi lesquels le Soudan, l’Iran ou l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid, sans avoir le sentiment de pratiquer la discrimination à l’encontre d’arabes, de musulmans ou d’africains. Dans ce cas, pourquoi seul le boycott d’Israël serait-il considéré comme discriminatoire ? Quelle hypocrisie, en comparaison, la Grande-Bretagne est un paradis pour BDS. Cela est dû en partie à la plus grande conscience qu’a l’opinion de la question palestinienne et du système d’oppression coloniale mis en place par Israël.

Nirit Ben Ari. En dépit des obstacles, BDS a mené avec succès plusieurs campagnes en France, notamment celle contre la compagnie Veolia. Comment celle-ci s’est-elle déroulée ?

Omar Barghouti. Nous avons lancé notre campagne contre Veolia, et contre Alstom, en 2008, pour leur rôle dans la construction du tramway de Jérusalem. Depuis lors, Veolia a perdu environ vingt-six milliards de dollars de contrats et d’appels d’offres en Suède, en Grande-Bretagne, en Irlande, aux Etats-Unis et, plus récemment, au Koweït. En janvier 2014, Veolia a également perdu un appel d’offres majeur de transport public à Boston d’un montant de quatre milliards deux cent soixante millions de dollars. A Saint-Louis, Veolia a retiré son offre pour une activité de conseil en eau, après qu’a été révélée l’implication de l’entreprise dans des lignes de bus israéliennes de type apartheid desservant uniquement les colons juifs, ce qui rappelait la ségrégation raciale aux Etats-Unis et le boycott des bus à Montgomery. BDS a joué un rôle essentiel dans la décision de Veolia de vendre presque toutes ses activités en Israël.

Nirit Ben Ari. Début juin 2015, le Président Directeur Général (PDG) d’Orange, Stéphane Richard, a fait en Egypte des déclarations favorables au boycott d’Israël, mais l’affaire s’est terminée par des déclarations de François Hollande contre BDS et la venue de Stéphane Richard en Israël où il a présenté personnellement ses excuses à Benyamin Nétanyahou.

Omar Barghouti. Israël s’est réjoui trop vite. Les israéliens ont mis à genoux une grande entreprise et humilié publiquement son PDG. Mais c’est un signe de désespoir. Quand vous abusez de votre pouvoir avec une telle arrogance, vous vous aliénez de nombreuses personnes de par le monde. Comme le disait Jean-Jacques Rousseau, « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ». Céder à la force est un acte dicté par la nécessité, pas par la volonté, c’est au mieux un geste de prudence. Comment cela pourrait-il être un devoir moral ? Orange a maintenant modifié ses contrats avec son associé Partner Communications pour leur permettre de mettre un terme à leurs accords de licence. La campagne de BDS contre Orange continuera jusqu’à ce que nous amenions cette entreprise à renoncer à son implication dans les violations israéliennes du droit international.

Nirit Ben Ari. De plus en plus d’organisations juives et juives israéliennes se joignent à l’appel au boycott d’Israël, malgré les lois israéliennes qui punissent de tels appels. Comment évaluez-vous leur rôle ?

Omar Barghouti. BDS est un mouvement non violent pour les droits humains qui s’oppose catégoriquement et systématiquement à toute forme de discrimination et de racisme, y compris le racisme anti juif. Nous considérons tous les groupes juifs conscients comme des alliés potentiels. Nous sommes très fiers du rôle efficace et principal que joue Boycott from Within dans le mouvement. La croissance impressionnante de Jewish Voice for Peace (JVP), partenaire essentiel de BDS aux Etats-Unis, prouve que le soutien juif à BDS prend de l’ampleur. Un sondage réalisé l’année dernière montre que quinze pour cent des juifs américains sont partisans d’un boycott total d’Israël, tandis que vingt-cinq pour cent sont favorables à un boycott des colonies. Cela fait peur à Israël, car la dichotomie des « juifs contre le reste du monde », qu’Israël a tenté d’instaurer, s’écroule.

Nirit Ben Ari. Est-ce que BDS, au final, ne risque pas de porter tort aux palestiniens, en leur faisant perdre des emplois et des sources de revenu ?

Omar Barghouti. Le soutien à BDS chez les palestiniens est massif, notamment au niveau de la base. En Occident et en Israël, certains pensent que BDS est dirigé par un groupe d’intellectuels palestiniens et de personnes issues de l’élite. C’est faux. Tous les principaux syndicats, associations et réseaux représentant les travailleurs, agriculteurs, femmes, étudiants et jeunes font partie du comité national palestinien BDS, qui constitue la plus large coalition de la société palestinienne et dirige le mouvement BDS mondial. Jusqu’à présent, sauf exception, les milieux d’affaires palestiniens étaient ceux qui nous soutenaient le moins, mais à présent, ils sont de plus en plus nombreux à accepter BDS, même timidement, et à surfer sur la vague de popularité qui le porte. Un sondage récent mené par le Palestinian Center for Policy and Survey Research dans les territoires occupés a montré que BDS était soutenu par quatre-vingt-six pour cent de la population palestinienne. La société palestinienne a réalisé que toute résistance a un prix. Nous sommes prêts à le payer.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 20:06

http://www.abriendopodemos.org

Abriendo Podemos

Pour une candidature constituante

Dimanche 21 Juin 2015

Un virus traverse l'ensemble de la société, contre l’union des groupes financiers et de leurs bras médiatiques et contre les partis bénéficiaires d'un système politique en décomposition jusqu’à la gauche conforme à un papier inoffensif. Ce virus politisé qui était auparavant dépolitisé comprend ceux qui se sentaient exclus de la discussion et de la prise de décision dans les affaires publiques. C’est le virus du changement et il prend de nombreuses formes.

Au niveau institutionnel, et en particulier au niveau du gouvernement de l’état, la variante la plus puissante est appelée Podemos. Podemos a évolué pour se constituer en parti politique formel et il a remporté une présence institutionnelle majeure dans les élections régionales du Dimanche 24 Mai 2015. Il reste une question pour les prochaines élections générales, qui est de savoir si Podemos aspire seulement à se convertir en un parti de plus, qui contribue à remédier à un système en crise, ou à profiter de l'occasion historique présente pour contribuer à une véritable transformation démocratique.

Abriendo Podemos se présente comme une tentative de maintenir actif l’outil Podemos dans un nouveau contexte, celui d'un parti qui se constitue comme tel dans la participation au cycle électoral trépidant de 2015. Plus précisément, à la suite des élections régionales et municipales, Podemos n’est déjà plus le seul instrument de changement, mais pour les prochaines élections générales rien n’est possible sans Podemos. Les élections municipales ont vu l’émergence de grandes forces municipales dans les grandes villes, dont Podemos est à l’intersection de la majorité d’entre elles, mais sans que Podemos ne s’en attribue l’exclusivité. Il y a les exemples de Barcelona en Comu, Ahora Madrid, Zaragoza en Comu, Marea Atlantica et Las Palmas de Gran Canaria Puede. Dans ces expériences, les processus de coopération et de débordement ont heureusement prévalu contre les tentations du parti hégémonique.

Abriendo Podemos ne se crée contre personne ni contre aucune position politique existante. Notre but est de rester actif au sein de Podemos, c’est notre plus grand atout, que les gens ordinaires fassent de la politique. C’est pour cela que nous lançons ces initiatives de débat et de participation active aux discussions qui sont en cours. Nous sommes conscients que la force et la nouveauté de Podemos ont toujours été l'ouverture à l'extérieur et son pluralisme interne. Ce que nous savons par-dessus tout, en politique, est qu’une personne n’est pas meilleure si elle est seule. Elle doit, par conséquent, fait appel aux capacités et aux initiatives de toutes les parties concernées, d'une manière ou d'une autre, par le projet.

Pour la participation, les cercles peuvent récupérer leur rôle de forum de débat et de décision politique de préférence à d’autres formes de communication moins interactives et collectives. Les cercles, cependant, ne sont pas tout, d’autres formes de participation beaucoup plus larges doivent également être développées, telles que les assemblées populaires, les réunions de consultation et la communication en réseau. Nous devons être présents à la télévision et dans les réseaux sociaux, mais il faut aussi marcher dans les rues, y compris celles des habitants des quartiers oubliés par le modèle politico-économique actuel.

Dans un système politique où la représentation est devenue un obstacle, un chantage ou un chèque en blanc, Podemos ne doit pas aspirer seulement à la représentation, mais doit canaliser les efforts et les volontés. Nous sommes une fenêtre ouverte, un pont, un bélier.

Abriendo Podemos cherche à maintenir l'ouverture de la méthode de Podemos à la société, mais c’est aussi une exigence que la politique soit à la hauteur du temps et des réalités sociales. Il est donc essentiel d'ouvrir le présent et le futur aux activités productives et à la créativité institutionnelle de toutes les personnes, nous libérant de la peur dans cinq grands domaines.

Les revenus, contre la peur du chômage

Dans une société qui ne crée plus suffisamment d'emplois, les droits sociaux et la citoyenneté ne peuvent pas dépendre d’un salaire. Il est urgent de repenser le travail au-delà de l'emploi, qui ne devrait pas être basé sur notre peur de la pauvreté et sur les inégalités entre les sexes. Nous avons besoin d'un revenu indépendant du travail pour assurer le maintien de la vie des personnes avec dignité et la participation à la démocratie. Un revenu de base universel et inconditionnel serait un instrument utile à cette fin, comme le sont les services publics comme des formes de salaire indirect.

La dette, contre la culpabilité induite par la mafia financière

La question de la dette est également essentielle et doit être abordée à plusieurs niveaux, depuis celui des citoyens et des familles surendettées, jusqu’à celui des différentes administrations publiques. Un audit citoyen de la dette financière est indispensable à tous les niveaux dans le cadre d'une restructuration générale des diverses formes de la dette. La libération de la dette illégitime est la dignité et la fin de la culpabilisation des travailleurs et des citoyens en tant que débiteurs. Sans oublier que toute la dette financière doit être comprise dans le cadre plus large de la dette écologique.

L’enfermement dans un état, contre une caste qui décide des questions internationales

Nous savons que ces politiques ne peuvent pas être développées en dehors d’un cadre européen auquel nous appartenons comme une partie d'un marché, mais aussi en raison de notre appartenance à des biens publics européens et à des institutions européennes communes. La Grèce a déjà commencé la vague de changement qui va balayer l'austérité et le pouvoir de la dette en Europe. Nous devons continuer à soutenir le nouveau gouvernement grec et d'autres mouvements de résistance sociale du sud et du nord de l’Europe. La sécurité économique nécessaire et la viabilité sociale du nouveau modèle compatible avec la démocratie doit être conquis au-delà des frontières de chaque état. En outre, Podemos suscite de grands espoirs dans d'autres pays où l'absence d'une force de rupture démocratique a facilité la montée des discours xénophobes et réactionnaires.

Les libertés et la démocratie, contre le gouvernement de l'oligarchie

Le gouvernement de la caste est typique d'un régime oligarchique corrompu, qui constitue actuellement de multiples niveaux, du niveau local aux institutions européennes, y compris les gouvernements des états. La rupture avec ce régime implique un processus de caractère constituant qui prendra du temps. Podemos construit une démocratie et cela implique la reconnaissance et la mise en œuvre effective du droit de toute personne de participer dans la liberté et l’égalité, sans crainte, aux affaires publiques qui nous concernent tous. La démocratie est, en ce sens, un projet éthique de vie en commun qui n’est pas donné mais qui nécessite l'éducation et l'apprentissage collectif. Elle implique des changements profonds qui garantissent les droits humains de toutes les personnes, y compris ceux des femmes et des personnes LGBT. Podemos comme parti et comme futur gouvernement doit jouer un rôle clé dans ce processus, bien que non exclusif, car il y a beaucoup d'autres expressions sociales de l'autonomisation et de la coopération qui doivent être favorisées. Mais son fonctionnement doit éviter la reproduction des pratiques du mauvais gouvernement, basées sur les excuses de l’urgence, de l'exception et d’une méritocratie supposée.

Notre environnement naturel, contre la destruction ou la dégradation des écosystèmes

Le modèle social et productif que nous promouvons devrait assurer la préservation des conditions qui favorisent la vie sur notre planète, y compris notre propre espèce. La dimension écologique ne peut pas simplement être une question accessoire, subordonnée à des priorités à caractère mercantile.

Abriendo Podemos peut être défini comme un espace de débat politique et de dynamisation interne et externe de Podemos. Il est également un espace permanent de proposition à l’intersection de l'organisation et de son écosystème, entre les adhérents des cercles, les organes de direction et l'environnement social de Podemos. Nous savons que l’ouverture de Podemos ne peut pas se faire seulement de l'intérieur de l'organisation et doit être un échange permanent avec les différents médias sociaux qui soutiennent le projet et ceux qui le soutiendront à leur tour.

L’objectif ne peut pas ne pas être constituant, un horizon que nous avons esquissé ici dans les cinq domaines principaux. L’ouverture que nous demandons aujourd’hui maintenant, dans la perspective des prochaines élections générales, devrait avoir des conséquences sur la façon dont Podemos se présentera à ces élections. La répétition de termes tels que convergence et unité est seulement une partie de ce qui est en jeu et renvoie à une logique partidaire. Mais depuis le mouvement du 15 mai 2011 la logique qui doit prévaloir est la démocratie. C’est la citoyenneté qui le demande, et à laquelle nous devons répondre.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 19:11

http://www.rassemblementcitoyenidf.fr/le-rassemblement-citoyen-a-paris-75

Nous avons le plaisir de vous convier à la prochaine assemblée générale des signataires parisiens du rassemblement citoyen en Ile de France

Mercredi 8 Juillet 2015 à 19 heures 30 au foyer Bisson 15 Rue Bisson 75 020 Paris Métro Couronnes

Nous ferons le point sur la démarche en Ile de France et à Paris à l’heure actuelle, nombre de signataires, réunions et actions. Et bien sûr nous continuerons le travail d’élaboration de notre fonctionnement et de réflexion sur les prochaines étapes entamé lors de la première réunion parisienne, Mardi 23 Juin 2015.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:57

En Grèce, Yanis Varoufakis s’en va, les difficultés demeurent (Reuters)

Au lendemain de la victoire du non au référendum grec, la démission du ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a ravivé Lundi 6 Juillet 2015 l'espoir d'une reprise des négociations entre Athènes et ses créanciers mais une solution globale au problème de la dette reste loin d'être acquise.

Yanis Varoufakis, dont l'attitude et le discours lui valaient l'inimitié de bon nombre de ses homologues de la zone euro, a expliqué avoir été informé d'une « certaine préférence » de plusieurs membres de la zone euro pour son « absence » aux réunions ministérielles.

« J'estime qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il le jugera adéquat, le capital que le peuple grec nous a accordé lors du référendum d'hier », a-t-il écrit sur son blog personnel. « Et j'assumerai avec fierté le mépris des créanciers ».

Sans surprise, c'est Euclide Tsakalotos, l'actuel coordonnateur des négociations avec les créanciers, qui a été choisi pour lui succéder au ministère des finances, a annoncé la présidence grecque en fin d'après-midi.

Euclide Tsakalotos devra se rendre Mardi 7 Juillet 2015 à Bruxelles où aura lieu à 13 heures une nouvelle réunion extraordinaire de l'Euro-groupe, quelques heures avant un sommet des chefs d’état et de gouvernement de la zone euro.

Si certains observateurs et dirigeants politiques européens voient dans la victoire à plus de soixante et un pour cent du non Dimanche 5 Juillet 2015 une étape vers la sortie de la Grèce de la zone euro, d'autres espèrent que le gouvernement grec et ses créanciers reprendront rapidement les pourparlers.

Les dix-huit partenaires de la Grèce attendent d'elle de nouvelles propositions, Mardi 7 Juillet 2015, a déclaré le président de l'Euro-groupe, Jeroen Dijsselbloem.

LES BANQUES GRECQUES RESTENT FERMÉES

Dans l'immédiat, c'est à la Banque Centrale Européenne (BCE) que revient la première décision importante de l'après-référendum, puisqu'il lui appartient de décider d'une éventuelle évolution de son soutien au système bancaire grec.

L'institution de Francfort a pour l'instant maintenu la fourniture de liquidités aux banques helléniques, indispensable à la poursuite de leur activité, et son conseil des gouverneurs devait réexaminer la situation dans l'après-midi.

Les banques grecques, fermées Lundi 6 Juillet 2015 pour le huitième jour consécutif, le resteront Mardi 7 Juillet et Mercredi 8 Juillet 2015, a annoncé le président de la fédération bancaire nationale. Le plafond des retraits quotidiens reste quant à lui fixé à soixante euros.

Au-delà de l'apport de liquidités aux banques, la BCE aurait également son mot à dire sur d'éventuelles discussions incluant la question d'une restructuration de la dette grecque. Or le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui siège au conseil des gouverneurs à Francfort, a rappelé que les traités européens interdisaient à la BCE de restructurer la dette d'un état.

Une restructuration de la dette, que le gouvernement d’Alexis Tsipras souhaite inclure dans de futures discussions avec les créanciers, comporte aussi des risques politiques.

L'Allemagne, premier créancier de la Grèce, dit attendre que celle-ci clarifie sa position mais prévient que, de son point de vue, que la question d'une réduction de dette n'est pas à l'ordre du jour.

BERLIN ET PARIS CHERCHENT UNE APPROCHE COMMUNE

Plus largement, a jugé le vice-chancelier Sigmar Gabriel, Athènes doit désormais convaincre de sa bonne volonté.

« Si la Grèce veut rester dans la zone euro, son gouvernement doit rapidement formuler des propositions conséquentes, qui aillent au-delà de ce à quoi il s'est dit prêt jusque-là », a déclaré le dirigeant social-démocrate lors d'une conférence de presse.

« Pour la population grecque, la vie va devenir encore plus difficile dans les jours et les semaines à venir. L'insolvabilité définitive du pays est désormais un risque imminent », a-t-il ajouté, évoquant la possibilité d'une aide « humanitaire » à Athènes.

La chancelière Angela Merkel est arrivée en fin d'après-midi à Paris pour un entretien et un dîner de travail avec le président français François Hollande, une occasion de rapprocher les positions des deux pays sur ce dossier au coeur de l'avenir de la zone euro.

« Comme toujours, nous recherchons une approche commune en vue du sommet de la zone euro », dit-on de source diplomatique française.

L'heure est aussi à la bonne volonté affichée du côté du Fonds Monétaire International (FMI), « le FMI a pris acte du référendum qui s'est tenu hier en Grèce », a déclaré sa directrice générale, Christine Lagarde, citée dans un communiqué. « Nous suivons de près la situation et sommes prêts à assister la Grèce si la demande nous en est faite ».

Sur les marchés financiers, l'impact du résultat du référendum a été amorti par la démission de Yanis Varoufakis et l'espoir d'une reprise des pourparlers.

Les grandes places boursières européennes ont certes fini dans le rouge mais leur recul est moins marqué qu'anticipé en tout début de journée. L'indice paneuropéen FTS Eurofirst 300 a perdu 1,21%, la bourse de Francfort a perdu 1,52% et la bourse de Paris a perdu 2,01%.

L'euro, lui, se maintenait en fin de journée autour de 1,1070 dollar après un plus bas à 1,0970 en début de journée en Asie.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:31

http://www.alencontre.org/europe/la-grande-victoire-ouvriere-et-populaire-du-non-est-le-prologue-de-la-bataille-decisive-qui-sannonce.html

La grande victoire ouvrière et populaire du non est le prologue de la bataille décisive qui s’annonce

Communiqué de la gauche ouvrière internationaliste (DEA)

Lundi 6 Juillet 2015

Le triomphe du non, qui a pris des dimensions au-delà de toutes les prévisions, constitue une grande victoire ouvrière et populaire. Les gens ont lu correctement la question posée, approbation ou rejet de la politique d’hyper-austérité, telle qu’elle a été formulée à travers les mémorandums et que les créanciers exigent de nouveau. La réponse indique les véritables intentions de la société « d’en bas », montrant la dynamique du rapport des forces entre les classes, tel qu’il s’est développé au cours des dernières années en Grèce, la Grèce de la crise profonde et de la grande résistance sociale.

Dans le camp du non se sont regroupés, évidemment, les travailleurs urbains et ruraux, les chômeurs et les pauvres. Le peuple laborieux s’est exprimé fermement, en prenant de gros risques, il avait déjà ressenti les conséquences de la fermeture des banques et affronté les menaces concernant des licenciements massifs, des avertissements que son attitude conduirait probablement à la rupture avec l’euro. Il affrontait une propagande inouïe parlant de famine, de manque de médicaments et de manque de carburant. La fermeté massive au non constitue un mandat explicite de rupture avec l’austérité. Dans le camp du oui se sont retrouvées la classe dirigeante et la classe moyenne supérieure. Autrement dit, tous ceux qui ont un intérêt dans un accord « à tout prix », concernant surtout les sacrifices des autres, avec les créanciers.

Cette distinction de classe claire est ressortie politiquement. L’âme du non était la gauche radicale, ce qui aura un impact décisif dans l’avenir. La direction de Syriza, qui a trouvé la force de refuser la signature inconditionnelle qu’exige la direction de l’Union Européenne et celle de demander un référendum pour que la volonté du peuple s’exprime, est la grande gagnante.

Les forces d’Antarsya, avec leur propre configuration politique et leurs différenciations, se sont regroupées dans le camp du non. Elles ont ainsi créé de nouvelles relations avec les rangs de Syriza, des relations qui vont être importantes dans les luttes à venir.

Par contre, le parti communiste grec (KKE) avec sa ligne de repli, le vote nul inacceptable, a refusé de faire le choix avec qui et contre qui il se range. Une orientation qui, même si elle n’a pas été suivie par une grande partie de ses partisans et de sa base, va poursuivre sa direction pendant une longue période.

Le résultat paralyse les forces politiques bourgeoises. La démission d’Antonis Samaras de la direction de la Nouvelle Démocratie, quelques jours après la démission d’Evangelis Venizelos de la direction du Pasok, prouve que la classe dirigeante des mémorandums de 2010 et de 2012, identifiée avec les créanciers, est restée sans force politique alternative à l’intérieur du pays. Les sociaux-libéraux « post-politiques » de Potami ne sont pas et ne peuvent pas être une réponse à ce problème. La transcription de cette situation dans les urnes à l’occasion de ce référendum crucial crée une grande possibilité pour Syriza, mais exerce également des pressions sans précédent en son sein.

La grande victoire populaire et des travailleurs lors du référendum, dans des conditions de strangulation du système bancaire et de chantages du patronat sans antécédent, rend encore plus cruciale la période à venir, avec comme premier moment mesurant les relations de forces, celui de la reprise des négociations avec les créanciers.

Nous comprenons les pressions et les dilemmes auxquels le gouvernement est confronté et en particulier le chantage à grande échelle des créanciers avec la menace qui pèse sur le système bancaire. Menace à laquelle il ne peut être répondu que par la nationalisation des banques et la mise en place d’un contrôle public et démocratique des salariés, dans ce secteur si décisif pour le fonctionnement de l’ensemble de l’économie.

Le non a montré une exigence non négociable pour le renversement de l’austérité. Il s’agit d’un appel lancé à Syriza pour mettre en œuvre le programme de la gauche radicale de manière décisive, en prenant en ce sens toutes les mesures économiques, politiques et monétaires nécessaires.

De cette orientation le gouvernement et Syriza ne doivent pas s’écarter.

Un accord qui, en substance, serait proche de celui soumis au référendum créerait des conditions d’usure et de liquidation de la victoire du non. Il créerait des possibilités de réorganisation du personnel politique bourgeois et de contre-attaque, visant à renverser le gouvernement dès que possible. Car, comme l’ont déclaré les représentants des instances dirigeantes européennes, un gouvernement de la gauche aujourd’hui, au « moment » de cette crise profonde, est incompatible avec les politiques en vigueur, tant à l’échelle européenne qu’à l’échelle nationale.

Dans ce constat, il faut de même souligner la solidarité internationaliste avec la classe ouvrière et la gauche en Grèce. Elle s’est manifestée et se manifeste de façon touchante dans de nombreux endroits du monde entier.

Cette perspective nous n’avons pas le droit de la décevoir. Cela crée des obligations capitales pour le gouvernement et des tâches essentielles pour les membres de Syriza, mais aussi à tous ceux et toutes celles qui ont lutté pour le non.

Les jours à venir seront décisifs pour la consolidation et le développement d’une grande victoire électorale.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 19:04

Le non nettement en tête du référendum en Grèce (Reuters)

Le non est nettement en tête au référendum du Dimanche 5 Juillet 2015 en Grèce sur les propositions des créanciers internationaux, recueillant 60,60% des suffrages contre un peu moins de 39,40% pour le oui, sur la base de vingt-neuf pour cent des bulletins de vote dépouillés, indiquait dans la soirée le ministère de l’intérieur sur son site internet.

Les bureaux de vote sont fermés depuis 16 heures GMT. La première projection officielle donne la victoire au non avec plus de soixante et un pour cent des voix.

Réagissant peu après la clôture du scrutin, l'Elysée a fait savoir que François Hollande recevrait Lundi 6 Juillet 2015 à Paris la chancelière allemande, Angela Merkel, pour évoquer les conséquences du référendum grec.

A Bruxelles, des responsables européens ont indiqué qu'il n'y aurait pas de réaction officielle de l'Union Européenne tant que le résultat final du référendum n'aurait pas été annoncé.

Aucune réunion de l'Euro-groupe, les ministres des finances de la zone euro, n'est prévue Lundi 6 Juillet 2015, a dit un responsable de la zone euro.

En Grèce, le porte-parole du gouvernement a souhaité que de nouvelles négociations permettent la conclusion d'un accord dans les plus brefs délais.

« Les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici quarante-huit heures », a déclaré Gabriel Sakellaridis à la télévision grecque.

« ASSEZ DES PRIVATIONS ET DU CHÔMAGE »

« Nous allons faire tous les efforts nécessaires pour parvenir rapidement à un accord ».

Euclide Tsakalotos, chef des négociateurs grecs, a indiqué pour sa part que les tractations pourraient reprendre dès dimanche soir.

Le ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a fait savoir qu'il rencontrerait dans la soirée les principaux banquiers du pays. Les banques grecques sont restées fermées toute la semaine après le contrôle des capitaux imposé par Athènes pour enrayer la fuite des dépôts bancaires.

La banque centrale de Grèce va demander de son côté dimanche soir à la Banque Centrale Européenne (BCE) de relever le plafond des liquidités d'urgence accordées aux banques grecques, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

« La banque centrale de Grèce va formuler une demande aujourd'hui et nous pensons qu'il y a des raisons valables d'augmenter les liquidités ELA. Il n'y pas de raison de ne pas augmenter les liquidités », a-t-il dit à la chaîne de télévision ANT1.

Selon un sondage diffusé par la chaîne de télévision Antenna TV, soixante-sept pour cent des bulletins de vote non ont été glissés par des jeunes entre dix-huit et trente-quatre ans.

« Je suis sans travail depuis près de quatre ans et je me disais qu'il fallait être patiente », a témoigné pour sa part une électrice de quarante-trois ans, Eleni Deligainni, qui déclare avoir voté non. « Mais j'en ai eu assez des privations et du chômage ».

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:51

http://94.citoyens.com/2015/quel-devenir-pour-lappel-au-rassemblement-citoyen-idf,03-07-2015.html

Quel devenir pour l’appel au rassemblement citoyen en Ile de France ?

Vendredi 3 Juillet 2015

Un Syriza grec ou plutôt un Podemos espagnol, quelle est donc la nature de l’appel au rassemblement citoyen en Ile de France, ce nouveau mouvement en cours de composition, né avec la signature d’un appel, comme le Podemos dont le manifeste voulait traduire l’indignation en politique.

Parmi les premiers signataires de cet appel qui fustige la politique d’austérité, réclame une nouvelle république et appelle les citoyens à « reprendre leur souveraineté en main », se mélangent des militants du Parti de Gauche, assez représentés, voire un peu trop selon d’autres composantes politiques, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), de Nouvelle Donne, des associatifs et des syndicalistes. A ce stade, des assemblées générales constitutives se sont tenues dans plusieurs départements de la région, et le Val-de-Marne est le plus avancé en la matière, animé par François Cocq, co-chef de file du Parti de Gauche du Val de Marne pour les élections régionales, secrétaire national du Parti de Gauche et maire-adjoint de Champigny-sur-Marne. Deux assemblées générales départementales ont déjà eu lieu à Ivry-sur-Seine et à Saint-Maur-des-Fossés, ainsi qu’une première assemblée générale de ville à Champigny-sur-Marne.

« Nous avons deux cent vingt signataires dans le Val-de-Marne dont seulement un tiers d’encartés. Il y a beaucoup de responsables syndicaux, de responsables associatifs, de parents d’élèves, de militants de l’éducation populaire, de la défense des droits de l’homme, de l’environnement et de la transparence en politique. Nous commençons à travailler sur des propositions concrètes et élaborons par exemple une charte d’engagement et un code éthique des candidats, inspiré de ce qui a pu être proposé par certains candidats lors des élections municipales », détaille François Cocq.

Alors qu’existent déjà plusieurs partis de gauche radicale et même une union de certains d’entre eux avec le Front De Gauche, quel devenir politique pour ce nouveau mouvement ?

A-t-il les moyens d’aller seul aux élections régionales ? Est-ce un trublion des forces existantes ou une valeur ajoutée ? « Même si les élections régionales constituent un point de passage obligé, nous nous inscrivons dans une perspective qui va bien au-delà. Nous souhaitons impulser une vague citoyenne qui prendra racine au-delà de cette échéance électorale et cette vague citoyenne est tout sauf un Front De Gauche élargi », défend François Cocq. « L’important est de créer une nouvelle dynamique. Nous verrons en septembre 2015 comment ces initiatives peuvent converger. Mais nous souhaitons à tout prix défendre la souveraineté des citoyens. L’unité ne peut pas être un postulat, elle ne peut se faire au prix de renoncements. Nous souhaitons rompre avec les pratiques de l’ancien monde et des élus dans leur tour d’ivoire. Par exemple, il ne sera pas possible de laisser conduire une liste du rassemblement citoyen par quelqu’un qui a déjà un mandat de parlementaire ». Suivez mon regard, je ne vise personne. Compliqué de concilier un mouvement citoyen et l’organisation dans la durée d’un parti politique qui fonctionne. « Compliqué mais enthousiasmant, nous souhaitons rechercher les énergies souterraines, revenir à la base, rendre la parole et surtout le pouvoir aux citoyens », reprend François Cocq.

A ce stade, le Front De Gauche a poliment pris acte de l’initiative, l’intégrant dans son communiqué du Mercredi Premier Juillet 2015 parmi les « différentes initiatives qui contribuent à nourrir le débat public ». Pour Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental et chef de file du Parti Communiste Français (PCF) dans le Val-de-Marne pour les élections régionales, il n’y a pas d’incompatibilité. « Ces initiatives ont vocation à se rassembler », résume-t-il, rappelant également que la démarche du PCF passe aussi d’abord par une coproduction du programme avec les citoyens, avec des ateliers et prochainement une plate-forme internet. Une démarche participative également revendiquée par les autres partis.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:33

Frappes aériennes de l’armée égyptienne dans le Sinaï (Reuters)

L'armée égyptienne a procédé Samedi 4 Juillet 2015 à des frappes aériennes dans le Sinaï, tuant vingt-cinq insurgés, a-t-on appris de sources au sein des services de sécurité, alors que le président égyptien effectuait une visite officielle dans cette province, théâtre depuis plusieurs jours d'affrontements meurtriers.

Les sources ont précisé que les frappes avaient pris pour cible des insurgés près de Cheikh Zoueïd et qu'elles avaient tué douze activistes et détruit des caches d'armes et d'explosifs.

Les mêmes sources ont expliqué que les forces de sécurité avaient trouvé environ cinq cent kilogrammes d'explosifs dans un tunnel près de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

C'est dans cette région que le groupe armé Province du Sinaï, qui a fait allégeance à l'organisation Etat Islamique, est le plus actif.

Le président Abdel Fattah al Sissi s'est rendu samedi à al Arich, le chef-lieu du Nord-Sinaï, pour soutenir les troupes engagées dans ce conflit qui a déjà coûté la vie à des centaines de soldats et de policiers, a annoncé la présidence dans un communiqué.

Vêtu de l'uniforme militaire qu'il a troqué contre le costume après son élection à la présidence, le maréchal, ancien chef d'état-major de l'armée, a déclaré que deux cent combattants islamistes avaient été tués ces derniers jours.

« Cela ne suffit pas de dire que la situation est sous contrôle, elle est complètement stable », a affirmé Abdel Fattah al Sissi, dont l'incapacité à contrôler l'insurrection dans le Sinaï commence à susciter des interrogations voire des critiques chez ses compatriotes.

« Je dis aux égyptiens que les forces présentes ici, dans le Sinaï, ne représentent qu'un pour cent de l'armée égyptienne », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié sur la page facebook officielle du porte-parole de l'armée, Abdel Fattah al Sissi a salué les « héros des forces armées pour les sacrifices qu'ils ont consentis pour le grand peuple d'Egypte ».

Vendredi 3 Juillet 2015, un communiqué se réclamant du groupe Province du Sinaï a revendiqué les tirs de trois roquettes vers le sud d'Israël, qu'il appelle la « Palestine occupée ». Reuters n'a pu vérifier l'authenticité du communiqué.

Une source militaire israélienne a déclaré que les roquettes, effectivement tirées depuis le Sinaï, étaient tombées en territoire israélien sans faire de victime.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:16

https://www.ensemble-fdg.org/content/podemos-avec-le-peuple-grec

http://www.podemos.info/in-view-of-the-situation-in-greece-and-following-the-breakdown-in-the-negotiations-by-the-eurogroup-podemos-wishes-to-communicate-the-following

Podemos avec le peuple grec

Lundi 29 Juin 2015

Au regard de la situation en Grèce, et à la suite de la rupture des négociations par l’Euro-groupe, Podemos souhaite communiquer ce qui suit.

Lundi 22 Juin 2015, le gouvernement grec a présenté à l’Euro-groupe une proposition d’accord qui comprenait un grand nombre de concessions et a été saluée par l’ensemble des prêteurs comme une proposition raisonnable et viable. Dans les jours qui ont suivi, cependant, les créanciers internationaux, emmenés par le Fonds Monétaire International (FMI), ont finalement rejeté la proposition du gouvernement grec de taxer les secteurs les plus riches de la société, de restructurer la dette et de mettre en œuvre un programme d’investissement pour relancer l’économie. Au lieu de cela, ils lui ont demandé d’augmenter la TVA sur les services de base et la nourriture et ont exigé des coupes supplémentaires sur les retraites et les salaires. Dans leur effort visant à démontrer qu’il n’existe pas d’alternative aux politiques d’austérité, les créanciers ne semblent accepter que l’argent des pauvres et s’évertuent à imposer la même logique et les mêmes mesures que celles qui ont conduit le pays à une catastrophe humanitaire. L’économie grecque est asphyxiée. Continuer de l’asphyxier est l’exact opposé de ce qui doit être fait.

Face à une telle extorsion et un tel chantage, le gouvernement grec a réagi à l’ultimatum de manière exemplaire, en appelant le peuple à se prononcer démocratiquement et souverainement sur son avenir. Contrairement aux gouvernements espagnols de 2011 et de 2012, le gouvernement grec a refusé de violer le mandat populaire issu des élections de janvier 2015. Les tentatives visant à contraindre, intimider et influencer ce vote de la part de pouvoirs non élus et en particulier de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui s’emploie à étouffer le système financier grec afin d’influencer le résultat de la consultation, constituent une violation flagrante et inacceptable du principe démocratique. Ce que nous disons, c’est que l’Europe sans démocratie n’est pas l’Europe, tous les démocrates doivent aujourd’hui unir leurs voix pour dénoncer cette ingérence et ces pressions insupportables. La démocratie ne peut aller de pair avec le fait de laisser des pouvoirs non élus gouverner et décider pour nous. Il en va de la démocratie même.

Par leur intransigeance, les créanciers ont démontré qu’ils ne se préoccupaient nullement de résoudre la crise de la dette grecque, leur but est bien plutôt de soumettre et de renverser un gouvernement démocratiquement élu afin de démontrer qu’il n’existe pas d’alternative aux politiques d’austérité. Leur aveuglement est tel qu’ils s’apprêtent à mettre en péril l’intégrité et la stabilité du système financier et le projet européen lui-même en exposant celui-ci à des attaques spéculatives dont le prix sera également payé par les citoyens d’autres pays. Nous le disons une fois de plus, ce sont eux qui seront à blâmer et qui porteront la responsabilité des conséquences de ce désastre.

Syriza n’a pas créé l’énorme crise économique qui affecte la Grèce. Ce sont les gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du Pasok, les amis de notre Parti Populaire et de notre Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), qui ont falsifié les données et les comptes, remis la souveraineté du pays entre les mains de la troïka et laissé à Syriza un désastre économique et social qu’il est impératif et urgent d’inverser.

De nombreuses personnalités internationales ont d’ores et déjà pris leurs distances avec le dogmatisme des créanciers. Des centaines de milliers de personnes à travers le monde ont exprimé leur solidarité avec le peuple grec dans sa défense du principe démocratique. Nous exigeons que le gouvernement espagnol et les institutions européennes respectent la souveraineté et la dignité du peuple grec et garantissent en conséquence que le référendum se déroule dans des conditions de liberté et de pleine régularité. La volonté démocratique et les droits fondamentaux du peuple grec, qui ont été systématiquement bafoués durant les longues années d’austérité, doivent être respectés.

Il y a en Europe deux camps opposés, celui de l’austérité et celui de la démocratie, celui du gouvernement du peuple et celui du gouvernement des marchés et de leurs pouvoirs non élus. Nous nous tenons fermement du côté de la démocratie. Nous nous tenons fermement aux côtés du peuple grec.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 20:00

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-le-cauchemar-europeen-podemos-et-les-debordements-creatifs.html

Le cauchemar européen, Podemos et les débordements créatifs

Par Jaime Pastor

Mardi 30 Juin 2015

Le débat qui s’est ouvert dans Podemos autour de la nécessité d’une candidature d’unité populaire et de rupture en perspective des prochaines, et peut-être anticipées, élections générales, prévues en novembre 2015, se déroule dans le cadre d’une scène européenne qui arrive à son moment de plus grande tension, en particulier avec la crise grecque. Sans aucun doute, de son dénouement, dans un sens ou l’autre, dépendra également qu’augmentent ou diminuent les attentes de « changement », non seulement en Grèce mais aussi dans l’état espagnol et la zone euro. Le transfert, dans ce dénouement, du conflit à une échelle supérieure, au moins pour ce qui a trait aux pays du sud, est fondamental pour avoir une quelconque garantie de succès, même si elle n’est que partielle et temporaire.

Par conséquent, prendre en charge actuellement la solidarité avec le peuple grec face à l’humiliation qu’entendent lui imposer Angela Merkel et compagnie est notre premier devoir si nous voulons imposer une sortie anti-austéritaire, mot composé d’austérité et d’autoritaire, et démocratique face au despotisme oligarchique qui, avec son rejet de l’appel au référendum du Dimanche 5 Juillet 2015, veut s’installer définitivement en Europe.

Dans le cas de l’état espagnol, les choses sont également très claires avec les récentes « recommandations » du Fonds Monétaire International (FMI), facilitation des licenciements, « ajustements salariaux », hausse de la TVA, participation aux coûts des soins et de l’éducation, coupes annoncées par le gouvernement de Mariano Rajoy pour les prochains budgets, souvenons-nous que les dépenses publiques continuent à se situer cinq pour cent en dessous de la moyenne de l’Union Européenne, et avec les menaces que le ministre des finances Cristobal Montoro a déjà adressées aux nouveaux gouvernements des communautés autonomes et des municipalités issus des élections du Dimanche 24 Mai 2015, s’ils ne remplissent pas les conditions des lois restrictives sur « l’équilibre budgétaire », liées au cent trente cinquième article de la constitution et au pacte budgétaire de la zone euro.

Pendant ce temps, nous nous trouvons toujours « à la tête » d’un grand nombre de logements vides et, malgré la « récupération économique » ainsi que la manipulation statistique, le taux de chômage diminue à peine tandis qu’augmente la précarisation et s’approfondit la brèche salariale au sein même de la classe laborieuse.

S’ajoutent à tout cela, pour souligner seulement quelques mesures parmi les plus graves, de nouvelles attaques contre les libertés comme la loi de sécurité citoyenne, dite loi Mordaza, qui restreint fortement les libertés publiques et le droit de manifester, la réforme du code pénal à partir du Mercredi Premier Juillet 2015, ainsi que l’approbation probable, à partir du 16 juillet 2015, par le parlement, du nouvel accord avec les Etats-Unis sur la base de Morón, l’une des quatre bases cédées aux Etats-Unis par Francisco Franco en 1953. Cette dernière se transforme en véritable « joyau caché », comme décrite par un journal électronique pro-gouvernemental, du déploiement militaire du Pentagone qui, de manière toujours plus agressive, développe sa « nouvelle » géopolitique mondiale, en particulier en Afrique, ce qui implique une plus grande insécurité interne. Ce n’est pas un hasard si Mariano Rajoy, avec la complicité du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), réalise ses discussions avec la plus grande discrétion possible.

Comme toujours, le « poing de fer » impérial accompagne le « poing de velours » des nouveaux traités « commerciaux » pour dominer le monde, à l’instar de celui que négocient les Etats-Unis et l’Union Européenne, le traité partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP), lequel, heureusement, commence à sortir du secret dans lequel on souhaitait le maintenir. Il commence à être mis en question dans des pays clés comme l’Allemagne. Un traité qui, s’il était adopté, confirmerait, en outre, la cécité déjà traditionnelle de ce turbo capitalisme face au changement climatique tel qu’il a été, enfin, dénoncé par le pape François et tel qu’il a été également débattu et contesté lors des deuxièmes rencontres internationales éco socialistes qui se sont récemment tenues à Madrid.

Il y a de puissantes raisons pour que nous soyons, dès lors, en première ligne de la désaffection croissante envers cette « démocratie » et l’Union Européenne, comme le reconnaît le récent rapport de la fondation Alternativas, proche du PSOE, ainsi que l’enquête sociale européenne. Il n’est donc pas surprenant que les commémorations du trentième anniversaire de l’entrée en Europe se soient passées sans infamie et sans gloire. Parce que cette Europe, qui ne parvient même pas à s’unir pour recevoir plusieurs dizaines de milliers de personnes fuyant la famine et les guerres, est passée définitivement du rêve pour devenir un cauchemar permanent.

Une pluralité d’acteurs

Par conséquent, l’aspiration à l’unité populaire ne peut être dissociée de l’horizon de rupture qui a fait naître Podemos et qui oblige à ne pas se limiter à proposer des programmes de gouvernement qui renoncent à cet objectif ou qui prétendent restreindre les critiques adressées au « régime de 1978 », comme il en ressort des déclarations de certains de ses dirigeants. Démocratie face à la dettocratie, blindage des droits sociaux et des biens communs, la souveraineté des peuples et processus constituant, également, par conséquent, un processus propre à la Catalogne, sur la voie d’une autre Europe et d’un autre projet de civilisation, cela continue à être des idées forces capables de coaguler une nouvelle majorité sociale indignée bien que, peut-être, les rythmes de construction d’une nouvelle hégémonie ne soient pas aussi rapides que nous le souhaitions.

En parallèle de ce pari en faveur d’un « changement » qui ne soit pas uniquement une simple pièce de « rechange » du bipartisme dominant entre le PSOE et le Parti Populaire, suite au changement historique vécu lors des élections municipales du Dimanche 24 Mai 2015 et, bien que de manière plus limitée, lors des élections autonomes, la leçon qui semble toujours plus partagée est la suivante, s’est amplifié le bloc des secteurs sociaux et politiques qui veulent « prendre d’assaut les institutions pour gagner » et jeter les bases d’une nouvelle politique, tant dans son contenu que dans ses formes.

Cette pluralité des acteurs a été reconnue par des dirigeants de Podemos, plus sur le plan politique que social, dans des « milieux » tels que le catalan, le valencien, le galicien ou celui des îles Baléares. Toutefois, il est encore loin d’être abouti dans d’autres régions. Parce qu’il est certain qu’à l’échelle de l’état on ne peut imaginer d’autres forces que Podemos comme principal référant pour la constitution d’une candidature, mais il est également vrai qu’il y a beaucoup de personnes qui ne se reconnaissent pas dans cette formation et qu’à d’autres échelles, celles de la communauté ou de la province, souhaitent faire partie de sa construction, tant sur le plan programmatique que dans ses listes électorales.

A cela s’ajoute le fait que Podemos n’est déjà plus la formation toute nouvelle qu’elle était en janvier 2014, elle a déjà parcouru un chemin fait de succès notables, comme lors des élections européennes de mai 2014, lorsque Podemos avec près de huit pour cent des voix a obtenu cinq députés européens, mais également d’amertume interne provoquée par l’option choisie, d’un modèle de parti conventionnel, centralisé, avec des processus de bureaucratisation, de craintes déjà évidentes pour le débat interne, une formation excessivement fondée sur un leadership qui, selon une opinion assez répandue, a perdu de sa « fraîcheur » d’autrefois pour se montrer toujours plus autiste devant ce qui se passe en dehors de ses bureaux et de son entourage le plus proche. On ne peut non plus être dès lors surpris de la baisse notable de participation sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois, pour ne pas parler de la quantité de cercles qui ont perdu l’enthousiasme avec lequel ils sont nés.

Le débordement créatif

Il serait alors bien de se souvenir, avec Tomás R. Villasante, que « les leaderships des réseaux humains le sont parce qu’ils savent écouter tout type de rumeurs et, lorsqu’ils perdent la capacité d’être en contact avec la rue, ils finissent par s’isoler et que d’autres apparaissent à leur place. C’est pour cela que pour les pouvoirs sont importants les espions, ou les sociologues, les souffleurs ou tout type d’informations quotidiennes sur dans quelle direction se développent les processus ». Dans ce cas, nous pourrions dire que le leadership de Podemos court le risque de vivre dans une dissonance cognitive qui résiste à reconnaître que ce qui a été approuvé à Vistalegre, bien qu’alors déjà critiquable, il s’agissait d’une réalité distincte de celle qui, depuis Dimanche 24 mai 2015 et face à la pression à l’unité populaire, se définit en ce moment. Les manifestes et les articles qui surgissent dans le but d’ébaucher un autre chemin ne sont qu’un pâle reflet de ce qui semble se produire à la base et non seulement parmi les militants. Dépasser cette tension entre l’ancienne et la nouvelle phase exige de ne pas faire « table rase » des succès obtenus, mais il est bel et bien nécessaire de reformuler le projet « gagnant ».

Penser qu’il est possible de répondre à cette nouvelle réalité en cherchant simplement des dirigeants au sein de la société civile, dans les mouvements sociaux, dans la magistrature ou dans les entreprises, conférence de presse de Pablo Iglesias, Samedi 27 Juin 2015, ou même dans des partis comme Izquierda Unida, pour les coopter dans une liste à la tête de laquelle figurerait Pablo Iglesias, serait une erreur. Certes, il est évident que manquent des leaderships dans lesquels on puisse se reconnaître et s’identifier pour la construction d’une volonté collective en faveur du changement. Mais il est aussi clair que sans pluralité politique et sans ancrage territorial des candidatures, il ne sera pas possible d’aboutir à ce que la bataille pour l’hégémonie et un « nouveau sens commun » se reflètent dans l’auto-organisation et un pouvoir social et populaire, seules garanties de transformer en victoire ce qui est conquis sur le plan institutionnel, ainsi que nous le voyons déjà avec le harcèlement dont souffrent les nouvelles municipalités. Afin d’atteindre tout cela, il faudra chercher des formes plus ouvertes et participatives au sein de Podemos, mais aussi d’autres vers l’extérieur, sans patriotisme de sigle et sans arrogance.

Malgré tout, l’une des constatations clés pour savoir jusqu’à quel point la direction de Podemos aura pris note et aura été capable de « lire », ou non, ce qui s’est déroulé dans un grand nombre de villes et de villages au cours de la récente campagne électorale réside dans ce que mentionnait Diego Pacheco dans un article récent, l’existence d’une pluralité enrichissante dans et à l’extérieur de Podemos ne sera pas reconnue avec le système des primaires avec des « listes fermées », employées jusqu’ici et, apparemment, système qui se basera en outre sur une circonscription unique, selon ce qu’a proposé le conseil citoyen étatique du Samedi 27 Juin 2015. S’il en allait effectivement ainsi, nous nous trouverions face à un énorme obstacle pour faire de Podemos le moteur principal du changement au cours des prochains mois.

Parce qu’avec ce « modèle », la direction de Podemos montrerait non seulement de la crainte vis-à-vis de la pluralité en son sein, mais également une incapacité pour confluer avec ce qui existe en dehors d’elle-même. Cela avec pour objectif de forger un projet supérieur qui, dans le meilleur des sens, intègre ce qui s’est passé dans certaines villes lors des élections municipales. Un projet qui nous déborde de manière créative, engendrant cet « enthousiasme » qui se produit dans les moments d’effervescence collective.

Si cette proposition aboutissait, un contraste se produirait en outre avec ce qui se réalise dans des régions comme la Catalogne, par exemple avec l’émergence d’une possible « Catalunya en Comù », à l’instar de la liste Barcelona en Comù qui a permis à Ada Colau d’accéder à la mairie de cette dernière ville, et de ce qui pourrait se produire ailleurs.

Souvenons-nous que le débat qui précédait l’irruption de Podemos tournait autour de la nécessité d’un « outil politico-électoral » à même de dépasser le blocage institutionnel et de rendre viable un projet de rupture. Il s’agit désormais de voir si Podemos passe l’épreuve qui consiste à savoir si elle continue à être l’outil adéquat ou, au contraire, au nom d’une « transversalité » mal comprise et à partir d’en haut, son équipe dirigeante s’autonomise au point où, comme cela s’est déjà passé tant de fois dans l’histoire, elle génère ses propres intérêts au sein d’une logique de compétition électorale qui pourrait donner lieu à une « révolution passive », mais non à la « révolution démocratique » initiée Dimanche 24 Mai 2015.

En résumé, ne craignons pas les « débordements créatifs », notre propre dépassement par d’autres outils meilleurs, dans lesquels nous pourrions nous reconnaître sans renoncer à l’identité de chacun et, de cette manière, et dans ce sens non pas additionner mais plutôt de multiplier les forces disposées à « gagner ».

Enfin, n’oublions pas que notre responsabilité d’unir nos forces avec le peuple grec en vue de la confrontation, ouverte déjà de façon définitive, avec les intérêts dominants de la zone euro est aujourd’hui majeure.

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