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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 15:20

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/08/la-grece-depassee-par-un-afflux-de-refugies_4716950_3214.html

La Grèce dépassée par un afflux de réfugiés

Athènes a promis des mesures pour améliorer l’accueil des migrants, tout en appelant à la solidarité européenne

Par Adéa Guillot, correspondante permanente du Monde à Athènes

Samedi 8 Août 2015

Narges Hassanzada est belle, très belle, même. Du haut de ses dix-huit ans, elle revendique fièrement son jean moulant, ses lèvres flamboyantes et ses yeux fardés de khôl. « A Kaboul, il n’y a aucune sécurité pour les filles, alors tu dois porter des habits plus longs et plus larges et il est interdit de se maquiller. Dans la société afghane, la femme n’a pas beaucoup de valeur. Ici, je me sens libre de porter ce que je veux. Je me sens, pour la première fois de ma vie, à ma place », affirme la jeune fille, qui rêve depuis l’enfance de devenir actrice.

L’ici de Narges est pourtant un véritable enfer. Un camp de fortune situé dans le parc municipal Pedio tou Areos, en plein cœur d’Athènes, où s’entassent dans une promiscuité infernale près de six cent afghans, quelques tentes de campeur, pas de douche, pas de quoi cuisiner, juste un tuyau d’arrosage pour se laver et quelques toilettes d’appoint surchauffées, à l’atmosphère irrespirable.

Beaucoup de femmes et d’enfants attendent là tout au long de la journée, sous quarante degrés, que les hommes rentrent de leur tournée dans la capitale grecque pour trouver soit un autre lieu où s’installer, soit un passeur qui leur permettra de continuer leur long voyage vers des pays du nord de l’Europe plus hospitaliers, pensent-ils, envers les réfugiés.

« Un endroit pareil, je n'avais jamais vu cela », se désole Leïla Iskandari. « On nous disait que l'Europe respecte les droits de l'homme. Moi, je ne vois rien de tout cela. Ici, il n'y a même pas d'eau, pas de douche. On nous donne à manger une fois par jour une barquette de pâtes ».

Enceinte de sept mois, Leïla Iskandari, trente et un ans, essaie tant bien que mal de protéger ses cinq enfants du soleil cuisant grec.

Avec son mari, Ali Iskandari, ils sont partis il y a deux mois de la région de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan. Ils racontent les bombardements, « cette guerre afghane éclipsée par la crise syrienne plus récente », et puis les jours de marche à travers le Pakistan puis la Turquie.

« Nous avons dépensé tout ce qui nous restait pour payer le passage en bateau entre la Turquie et la Grèce, mille dollars, neuf cent douze euros, par personne et, depuis, nous sommes bloqués ici à Athènes depuis deux semaines, explique Ali Iskandari. « J'ai bien essayé de trouver un petit travail, mais il n'y a rien alors j'ai demandé à notre village de nous envoyer de l'argent pour continuer le voyage ».

Ali Iskandari aura ensuite un peu de mal à obtenir la somme en liquide pour payer le passeur, qui lui demande trois mille euros pour lui faire traverser la Macédoine et la Serbie en voiture, car la Grèce est toujours sous un régime de contrôle des capitaux. « Au bureau de change où le mandat doit arriver d'Afghanistan, on m'a dit que l'on me donnerait quatre cent euros par semaine et pas plus, ce qui fait que je dois encore attendre plusieurs semaines pour réunir la somme. Comment rester ici dans ce parc où des drogués viennent tous les soirs pour tenter de nous voler », s'inquiète le jeune homme.

Aide de bénévoles

Depuis un petit mois que ce camp existe, l’état grec est totalement absent. Ces réfugiés ne survivent que grâce à l'aide de bénévoles qui ont organisé la livraison quotidienne de rations de repas chauds, des pâtes ou du riz pour éviter la dysenterie, ou encore une permanence de médecins chaque matin.

La grande majorité de ces migrants ne souhaite pas demander l'asile politique en Grèce.

« Nous savons que la Grèce n'a rien à offrir, car elle est en crise », concède sans détour Leïla Iskandari. Ils sont donc simplement de passage. Et, à ce titre, l’état grec n'est pas tenu de les aider. Mais, devant cette situation sanitaire insoutenable, le gouvernement a promis de les reloger.

Les six cent afghans du parc Pedio tou Areos devraient être transférés dans un lieu plus adapté dans les prochains jours, mais que vont devenir les milliers de migrants syriens, irakiens, afghans, soudanais ou yéménites qui débarquent chaque jour sur les îles grecques ?

Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU, près de cent vingt-quatre mille réfugiés et migrants sont arrivés depuis janvier 2015. Soit une hausse de sept cent cinquante pour cent par rapport à la même période en 2014. « La Grèce doit se réveiller face à cette urgence », a déclaré Vincent Cochetel, responsable de la division Europe du HCR, en visite Jeudi 6 Août 2015 dans les îles grecques. Le HCR demande au gouvernement grec de « désigner d'urgence une seule autorité pour coordonner la réponse et mettre en place un mécanisme d'assistance humanitaire ».

La réponse du premier ministre grec, Alexis Tsipras, n'a pas tardé. Il en a appelé à la solidarité européenne. « Ce problème nous dépasse. La Grèce est un pays qui subit une crise économique et fait face à une crise humanitaire dans la crise », a-t-il déclaré Vendredi 7 Août 2015, à l'issue d'une réunion interministérielle sur cette question. Il a chargé l'un de ses proches, le ministre d’état Alekos Flambouraris, de diriger une instance de « coordination » de toutes les actions sur les questions migratoires, en lien avec le ministère de l'immigration. L'un des enjeux est notamment de mieux gérer les fonds européens que reçoit la Grèce pour la surveillance de ses frontières et la prise en charge des migrants et ne pas les perdre faute d'action, a reconnu le premier ministre.

Selon Natasha Bertaud, porte-parole de l'Union Européenne pour les questions migratoires, la Grèce bénéficie pour la période de 2014 à 2020 d'un budget de deux cent soixante millions d'euros du fonds pour la migration, l'intégration et l'asile et de cent soixante-six millions du fonds de sécurité interne pour faire face à cet afflux. Une première enveloppe pourrait être versée dès la semaine prochaine. « C'est un début, mais il nous faudrait trois fois plus car les besoins sont énormes », s'inquiète une source au ministère grec de l'immigration. « Les précédents gouvernements avaient dépensé tout l'argent européen à construire un mur à la frontière terrestre avec la Turquie ou à construire des camps de rétention. Nous, nous voulons pouvoir certes surveiller les frontières mais aussi accueillir décemment les réfugiés ».

La nuit tombe sur Pedio tou Areos. Loin de ce débat, pourtant nécessaire, sur la solidarité européenne, Narges Hassanzada chante une berceuse pour calmer une dizaine de petites filles assises en cercle autour d'elle. Entre deux chants mélodieux, elle glisse quelques mots sur cette Europe tant fantasmée et cet avenir radieux qui les attend. « Vous pourrez aller à l'école, choisir votre mari et vous maquiller comme moi ». La force, la détermination et la soif de liberté de cette toute jeune femme étonnent en ce lieu si peu humain.

Et pourtant le message porte. Les petites se poussent du coude, malicieuses, et murmurent, « elle est si belle, je veux devenir comme elle ». L'espoir a parfois la couleur d'un rouge à lèvres.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 14:48

Un leader pro kurde appelle à un arrêt des violences en Turquie (Reuters)

Le chef de file du parti démocratique des peuples (HDP) a appelé Samedi 8 Août 2015 les militants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le gouvernement turc à mettre fin aux actuelles violences et à engager des négociations.

Le coprésident du HDP, Selahattin Demirtas, s'exprimait au lendemain de la mort de six personnes dans des affrontements entre les forces de sécurité et des combattants dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde.

Le PKK a annoncé le mois dernier qu'il reprenait ses opérations en raison de ce qu'il a qualifié de violations du cessez-le-feu conclu en 2013 par les forces turques.

L'armée turque a notamment mené des raids aériens contre des camps du PKK dans le nord de l'Irak depuis Vendredi 24 Juillet 2015.

« J'en appelle aujourd'hui aux deux camps », a déclaré Selahattin Demirtas devant la presse dans la ville de Van. « Le PKK doit immédiatement retirer son doigt de la détente du pistolet et déclarer qu'il respecte le cessez-le-feu ».

Le gouvernement turc, a-t-il poursuivi, doit pour sa part cesser ses opérations de sécurité et se déclarer prêt au dialogue.

Le HDP de Selahattin Demirtas a remporté treize pour cent des voix lors des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 et a accru de manière considérable son influence parmi la population kurde qui était jusqu'alors favorable au PKK.

Cette flambée de violence intervient à un moment d'incertitude politique en Turquie où le parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Ahmet Davutoglu ne dispose plus de la majorité absolue au parlement et doit trouver des alliés pour constituer une coalition de gouvernement.

« Une coalition sera formée ou non mais l'urgence est la paix. Ahmet Davutoglu, ce n'est pas une demande que nous vous adressons. Vous avez le devoir de faire cela », a estimé Selahattin Demirtas.

Les autorités d'Ankara avaient entamé un processus de paix avec le PKK en 2012 et la trêve déclarée l'année suivante avait été jusqu'à présent largement respectée.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:28

http://catalanindependance.blog.lemonde.fr/2015/07/23/resume-de-laccord-de-la-candidature-junts-pel-si-en-vue-des-elections-du-27-septembre

Résumé de l’accord de la candidature « Ensemble pour le Oui » d’Artur Mas et d’Oriol Junqueras pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 en Catalogne

Jeudi 23 Juillet 2015

L’accord, publié cette semaine, est composé de trois parties. La première est intitulée « accord pour créer un état indépendant catalan et établir un gouvernement de concentration nationale ».

Les catalans n’ont pas pu exercer le droit d’auto détermination dans des conditions normales.

La consultation du 9 novembre 2014 a toutefois montré leur volonté de s’exprimer sur l’avenir politique de la Catalogne. Les élections du Dimanche 27 Septembre 2015 seront donc des élections plébiscitaires et l’objectif de la candidature est de représenter ceux qui veulent que la Catalogne devienne un état indépendant. Cet accord est ouvert à toute autre formation politique ou associative qui partage cet objectif.

La seconde partie décrit le processus de création d’un état indépendant. Si les catalans élisent une majorité de députés en faveur de l’indépendance, le parlement catalan approuvera une déclaration solennelle initiant le processus d’indépendance. L’état espagnol, l’Union Européenne et la communauté internationale en seront informés. Une première version de la constitution du nouvel état sera élaborée à travers la participation citoyenne. Les institutions de gouvernement se centreront sur le fonctionnement du nouvel état. Après cette première étape, l’indépendance sera proclamée, ce qui supposera la déconnexion par rapport au cadre juridique espagnol.

Le parlement approuvera la loi de transition juridique destinée à réguler la phase parlementaire et référendaire du processus d’élaboration et d’approbation de la constitution, suite à la phase participative. Des élections parlementaires constituantes seront convoquées dans une période maximum de dix-huit mois dès la célébration des élections plébiscitaires du Dimanche 27 Septembre 2015. La création du nouvel état indépendant culminera avec l’approbation de la constitution par référendum.

Si l’état espagnol, par des moyens politiques et/ou juridiques, suspend l’autonomie catalane, le gouvernement et le parlement catalan procéderont à la proclamation de l’indépendance et à l’approbation de la loi de transition juridique.

La troisième partie de l’accord décrit « un compromis public, construire un nouveau pays ». L'objectif est de construire un pays meilleur, au service de tous les citoyens, dans un projet partagé de changement et d’amélioration sociale, économique et culturelle.

La liberté collective et le progrès social étant inextricables, le programme électoral et le plan de gouvernement seront basés sur les axes suivants, la justice sociale, l’égalité d'opportunité, la création d'emploi et le développement économique au service des personnes. Il s’agira de garantir un financement suffisant et durable de l’état social, avec l’aspiration d’aligner le niveau de dépense publique avec celui des pays avec un produit intérieur brut par habitant similaire, une fois atteinte la pleine souveraineté fiscale.

Voici une douzaine de priorités sociales :

Prise en compte des besoins urgents en matière de logement, de pauvreté énergétique et de vulnérabilité des familles et/ou des individus à travers la création de nouveaux cadres juridiques, d’allocations et d’autres mesures adaptées.

Provision de places dans les crèches gérées par des institutions publiques et subventionnées, pour couvrir la demande non satisfaite.

Répondre à la pauvreté des enfants, notamment par des programmes visant à garantir leur nutrition.

Réformer le revenu minimum d'insertion en faveur d’un revenu garanti qui couvre les besoins vitaux de citoyens vivant dans la pauvreté.

Création de nouvelles structures d’état pour sécuriser et élargir l'avenir des retraites et pour améliorer l'autonomie des personnes en situation de dépendance.

Stimuler l'emploi, favoriser la recherche et l'innovation, promouvoir l'économie sociale et générer un nouveau modèle de relations de travail fondé sur la coparticipation et la concertation, qui favorise l'égalité des sexes, la création d’emplois décents et les entreprises de qualité.

Promouvoir un nouveau salaire minimum européen, comprenant l'augmentation du salaire minimum en conformité avec les normes définies par la charte sociale européenne.

Renforcer les politiques soutenant l'emploi des jeunes, ainsi que la reprise des études de ceux qui les ont abandonnées trop tôt.

Renforcer le système de santé publique notamment par l’accélération de l’intégration des services et par l’augmentation de l’aide aux personnes en situation de dépendance.

Développer une école catalane inclusive, centrée sur la qualité. Investir prioritairement dans les établissements situés dans des secteurs défavorisés.

Promouvoir un pays accueillant, socialement avancé, ouvert et divers.

Développer la culture, quatrième pilier de l’état social, en tant que moteur du développement de citoyens critiques et libres.

Autres questions complémentaires :

La candidature sera transversale et plurielle en termes d’indépendantisme et de représentation sociale et politique. Les candidats en tête des quatre circonscriptions catalanes seront représentatifs de la société civile et des associations qui ont conduit le processus vers l’indépendance de la Catalogne. D’autres candidats seront proposés par les partis qui soutiennent la candidature.

Les élus de cette candidature formeront un groupe parlementaire qui aura comme objectif de promouvoir les initiatives politiques et législatives nécessaires à la création d’un état indépendant et aux priorités sociales détaillées plus haut.

Un gouvernement de concentration nationale sera constitué avec l’objectif d’entreprendre les mesures et les initiatives promues par le parlement.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 18:55

http://www.israpresse.net/le-parti-communiste-israelien-favorable-au-boycott

Le parti communiste israélien favorable au boycott

Le parti communiste israélien Hadash, front démocratique pour la paix et l’égalité, a annoncé Mardi 9 Juin 2015 « soutenir le boycott international imposé aux entreprises opérantes en Judée-Samarie. Nous jugeons ce boycott comme légitime. Nous continuerons d’afficher notre soutien au peuple palestinien et poursuivrons notre combat pour faire reconnaitre ses droits », a écrit dans un communiqué la formation d’extrême-gauche.

La direction du parti inclus dans la Liste Arabe Unifiée a par ailleurs appelé « les peuples du monde ainsi que les associations professionnelles à intensifier leurs pressions pour mettre un terme à la politique raciste de l’état d’Israël et pour imposer une paix juste dans la région ».

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:59

http://www.syriza-fr.org/2015/07/31/non-a-la-criminalisation-de-la-politique-ne-touchez-pas-a-yanis-varoufakis

Non à la criminalisation de la politique

Ne touchez pas à Yanis Varoufakis

Vendredi 31 Juillet 2015

Ces derniers jours, atterrés et indignés, nous observons au sein de la société grecque un processus de stigmatisation intense des « défenseurs de la solution alternative » que l’on dénigre et qu’on appelle les « défenseurs de la drachme ». Selon les chaînes de télévision, celui ou celle qui défend une solution hors euro devrait être traité comme appartenant à une organisation criminelle ou comme ayant commis un délit spécifique, delictum sui generis, qu’aucune loi écrite ne mentionne encore à ce jour.

La liberté d’expression et d’opinion et l’exercice même de la politique gouvernementale, en dehors des limites de l’euro, sont présentés comme des crimes de haute trahison, au moment même où c’est l’inverse qui se passe dans la réalité, le pays est écrasé et humilié, justement au nom du dogme du maintien dans l’euro.

Le summum de cette cabale sont les poursuites pénales ourdies à l’égard de Yanis Varoufakis, voire même des velléités de le mettre en examen par la commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de l’imposition des mémorandums, pour la seule raison qu’il a explicitement mentionné qu’il avait un certain plan B, encore qu’il s’agissait d’un plan à mettre initialement en place dans le cadre même de l’euro, et qu’il a tenté d’organiser son éventuelle application. Tout cela revient à dire que l’ancien ministre encourt le risque de poursuites pour avoir accompli son devoir.

Il s’agit bien d’une évidente tentative de criminalisation de la liberté de parole et de l’action politique, voire de l’exercice gouvernemental de l’ancien ministre compétent en matière, répondant probablement aux injonctions des créanciers.

Au-delà de cela, l’objectif de telles tentatives est de créer le bouclier de protection pour une subordination totale à la troïka d’autorités telles que le secrétariat général des recettes publiques. Ces tentatives de criminalisation doivent s’arrêter ici, pour que les nuages du totalitarisme soient empêchés de confluer autour de nous.

Les organisateurs de cette pétition appellent à la signer, en mentionnant leur nom, leur prénom, leur profession et leur adresse électronique, et à renvoyer les soutiens par courrier électronique aux personnes suivantes, Yorgos Kalandzopoulos, Dimitris Belandis et Eleni Portaliou.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:43

http://www.okeanews.fr/20150722-rudi-rinaldi-demissionne-du-secretariat-politique-de-syriza

Rudi Rinaldi démissionne du secrétariat politique de Syriza

Rudi Rinaldi a démissionné du secrétariat politique de Syriza et notifie sa démission en affirmant, entre autre, que « le pays est mis sur la voie de la faillite et la société vivra des situations intenables avec le troisième mémorandum qui, probablement, n’empêchera pas le Grexit »

Mercredi 22 Juillet 2015

En donnant les raisons de sa démission du secrétariat politique de Syriza, Rudi Rinaldi a fait une déclaration où il explique que « les allégations à propos d’un compromis nécessaire et pénible ne sont pas valables » et « qu’il s’agit de la faillite idéologique, politique et stratégique du parcours de Syriza, tel qu’il avait été défini pour son compte par le groupe dominant, dès 2012, parcours dont le programme de Thessalonique était une étape et qui aboutit au parcours de six mois au gouvernement ».

Il dit encore que « pendant ce temps, l’organisme du parti a été complètement remplacé par le mécanisme dominant et ses pratiques bureaucratiques, qui plus est, au cours de ces six mois, ce mécanisme est devenu étatique », et d’ajouter que « dans ce cadre, le secrétariat politique, dont les responsabilités ne font aucun doute, a été transformé en complice inerte et suiveur de la mutation de centre-gauche et, dorénavant, adepte des mémorandums, de Syriza ».

« Cela étant donné », poursuit-il, « et à la suite de l’accord de mémorandum et de l’adoption des préalables et des engagements pris, il s’ouvre une période de redéfinition radicale du mouvement populaire mais aussi de l’essence du processus politique en tant que tel, dont le contenu doit être recherché ».

Rudi Rinaldi dit que « toutefois, Syriza esquisse son trajet hors des revendications de cette redéfinition, en se muant en pilier organique du processus des mémorandums, même s’il le refuse, au niveau du discours. Dans ce contexte, je démissionne du secrétariat politique de Syriza. Mais la vie continue, avec tout ce qu’elle a et tout ce qui lui manque », conclut-il.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 20:01

https://www.ensemble-fdg.org/content/regionales-communique-de-ensemble-languedoc-roussillon-midi-pyrenees

Communiqué d’Ensemble Languedoc Roussillon Midi Pyrénées (LRMP)

Par David Hermet et Myriam Martin, porte-paroles d’Ensemble LRMP

Vendredi 24 Juillet 2015

Ensemble, membre du Front De Gauche (FDG), participe au large rassemblement à la gauche du Parti Socialiste

Ensemble, aux côtés de ses partenaires du FDG, le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français (PCF), a décidé de participer au large rassemblement qui se dessine à la gauche du Parti Socialiste.

Ce rassemblement est inédit d'un triple point de vue

Par son périmètre politique, celle alliance est constituée de la quasi-totalité des formations à la gauche du Parti Socialiste, le FDG, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Région et Peuples Solidaires et les dissidents socialistes de la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS).

Par sa méthode, la mise en place d'un réseau de collectifs sur le terrain permet de faire converger la réflexion et l'action de milliers de militants politiques et de citoyens en accord avec ce projet. Nous appelons à rejoindre le « projet en commun » en prenant contact via la plateforme internet www.leprojetencommun.net.

Par le contenu, notre projet est en rupture avec les logiques austéritaires. Il s'agit de mobiliser l'argent public pour l'économie solidaire, l'emploi, les services publics, les transports et les économies d'énergie dans le cadre de l'indispensable transition écologique. C'est un projet démocratique car il s'agit d'associer la population aux grandes décisions.

Unie et dynamique, la gauche radicale est désormais un des candidats sérieux pour l'emporter aux élections régionales du mois de décembre 2015.

Nous espérons que cette bonne nouvelle en prépare d'autres dans les autres régions de France.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:27

http://www.humanite.fr/bds-cette-campagne-de-boycott-qui-effraie-tel-aviv-580046

Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), cette campagne de boycott qui fait peur à Israël

Par Mathias Malwé

Jeudi 23 Juillet 2015

Faire pression économiquement sur Israël pour le forcer à mettre fin à sa politique de colonisation et d’occupation des territoires palestiniens, tel était l’objectif de l’initiative lancée en 2005. Dix ans après, le résultat de la campagne BDS est plutôt positif.

Environ quarante-deux milliards de shekels, soit plus de dix milliards d’euros, c’est ce que pourrait bientôt coûter chaque année à Israël la campagne BDS, qui fête son dixième anniversaire. En 2005, face aux violations du droit international par Israël, la société civile palestinienne appelait « à imposer de larges boycotts, à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël et à faire pression sur nos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël », jusqu’à ce que celui-ci respecte le droit international. Avec trois revendications, la fin de l’occupation, de la colonisation et le démantèlement du mur, une égalité de droits pour les citoyens arabes d’Israël et le retour des réfugiés palestiniens.

Depuis, la campagne s’est développée un peu partout. Début juin 2015, c’est le plus important syndicat étudiant du Royaume-Uni qui votait une résolution en faveur de la campagne BDS, déclenchant l’ire de Benyamin Netanyahou. Il faut dire que la campagne inquiète le gouvernement israélien, à tel point qu’il l’a récemment élevée au rang de « menace stratégique », au même titre que le Hamas ou l’Iran.

Les procès contre les militants de la campagne BDS ont presque tous été remportés par ces derniers

Car le boycott fonctionne. C’est ce dont s’est félicité Ali Abunimah, journaliste américain d’origine palestinienne, fondateur du site de référence Electronic Intifada, qui était en tournée en France au début du mois. En conférence à Paris, Mardi 7 Juillet 2015, il a souligné l’importance du rôle de la France dans plusieurs désinvestissements d’entreprises, à commencer par Orange, « c’est grâce à la pression de la campagne BDS en France et en Égypte que Stéphane Richard, Président Directeur Général (PDG) d’Orange, a affirmé qu’il quitterait Israël dès demain s’il le pouvait. Et la seule manière pour qu’Orange quitte définitivement Israël c’est de continuer à faire pression ». Car l’accord signé entre Orange et son partenaire en Israël leur donne encore deux ans pour mettre fin à leur partenariat.

Mais le groupe français visé de longue date par la campagne BDS est l’entreprise Veolia, présente en Israël et dans les colonies illégales à travers ses activités de transport, de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. Et là aussi, le boycott commence à coûter cher, « un dirigeant de Veolia a reconnu que la campagne BDS avait fait perdre des milliards de shekels à la compagnie en contrats », explique Ali Abunimah. Sous la pression de campagnes locales, de nombreuses villes à travers le monde ont en effet renoncé à des partenariats avec le groupe.

Taoufiq Tahani, président de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS), explique « qu’en France, la campagne se fait dans des conditions difficiles, en raison des restrictions de la liberté d’expression ». Une circulaire de 2010, voulue par Michèle Alliot-Marie, demandait en effet d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant au boycott des produits israéliens. Plusieurs militants ont ainsi été mis en examen, généralement accusés d’incitation à la haine et à la violence en raison de l’orientation religieuse ou de l’appartenance ethnique. Au sujet de l’accusation d’antisémitisme, un vieux refrain que les militants n’ont de cesse de dénoncer, Ali Abunimah l’a une nouvelle fois répété, « le mouvement de solidarité avec la Palestine est un mouvement antiraciste qui rejette évidemment tout racisme contre les juifs ». Et les tribunaux semblent du même avis, les procès contre les militants de la campagne BDS ont presque tous été remportés par ces derniers. Mais Jeanne Rousseau, l’une de ces militantes, relaxée, n’est pas satisfaite pour autant, « cette circulaire est grave pour la démocratie, elle reflète une volonté de museler les voix contraires à la politique israélienne et d’isoler le mouvement de contestation et la critique de la politique du gouvernement français ».

Ce dernier est en effet très critiqué pour sa politique de coopération avec Israël et sa « lâcheté à agir concrètement en faveur de la paix », selon Taoufiq Tahani.

Ali Abunimah et les militants appellent à renforcer la campagne, « nous ne voulons pas célébrer les vingt ans de la campagne BDS. Dans les dix ans à venir nous voulons une Palestine libre ».

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:03

http://en.firatajans.com/kurdistan/hdp-delegation-in-zergele-we-will-expose-their-lies

Délégation du parti démocratique des peuples (HDP) à Zargali

Nous allons exposer leurs mensonges

Jeudi 6 Août 2015

Kadri Yıldırım et Nazmi Gür, deux membres de la délégation du HDP qui inspecte actuellement le village de Zargali où l’état turc a massacré la population locale, ont déclaré que seuls des civils vivaient dans le village et que toutes les personnes tuées étaient des civils.

La délégation du HDP, composée d’Osman Baydemir (député du HDP d’Urfa), Kadri Yildirim (député du HDP de Siirt), Hüda Kaya (député du HDP d’Istanbul), Nazmi Gür (vice-président du HDP responsable des relations extérieures), Hatice Altinisik (membre du bureau exécutif du HDP) et Silan Eminoğlu (représentant du parti des régions démocratiques d’Erbil), a inspecté le village de Zargali où des avions de combat turcs ont effectué un massacre, Samedi Premier Août 2015, tuant huit personnes et en blessant des dizaines.

Un rapport du Kurdistan irakien confirme que des civils ont été massacrés

Kadri Yıldırım, député du HDP, a déclaré à Firat News Agency que l’objectif de la délégation en venant à Zargali était de déterminer si les personnes massacrées étaient des guérilleros du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et si Zargali était un camp du PKK, comme l’état turc et les responsables du gouvernement l’ont suggéré. Kadri Yıldırım a déclaré qu’ils ont étudié en profondeur, pris des photographies, visité les maisons détruites et parlé avec les civils et les familles des victimes.

Kadri Yıldırım a noté que le ministère de l’intérieur d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, a également publié un rapport sur l'attaque qui a été remis à la délégation du HDP récemment.

Selon Kadri Yıldırım, le rapport du ministère de l’intérieur d’Erbil montre également que tous les martyrs et les blessés sont des civils et que ce n’est donc pas seulement le rapport de la délégation du HDP qui suggère que des civils ont été massacrés à Zargali.

« Nous les dénoncerons devant la communauté internationale »

Kadri Yıldırım a souligné que les maisons détruites à Zargali n’avaient rien à voir avec les camps du PKK et que les femmes, les enfants et les vieillards ont été bombardés pendant leur sommeil. Kadri Yıldırım a déclaré que les auteurs du massacre seraient poursuivis devant la communauté internationale et que le HDP présentera son rapport ainsi que le rapport rédigé par le Kurdistan irakien devant les tribunaux pénaux pour les droits humains.

Les bombardements sont des bombardements contre les civils

Nazmi Gür, vice-président du HDP chargé des relations extérieures, a déclaré à Firat News Agency que huit civils ont été tués et que plus de vingt civils ont été blessés lors de bombardements de l'aviation turque contre les maisons du village de Zargali. Nazmi Gür a dénoncé les déclarations des fonctionnaires du parti de la justice et du développement (AKP) qui ne tiennent pas compte de l'état civil des personnes tuées et il a déclaré que le HDP ferait tout afin de sensibiliser sur le massacre à travers le monde.

Nazmi Gür a décrit Zargali comme l'un des plus anciens villages du Kurdistan irakien où des centaines de personnes vivent dans trente-sept maisons. Nazmi Gür a déclaré que les bombardements étaient des bombardements contre les civils et que le HDP fera connaître ce massacre en envoyant la traduction anglaise de son rapport aux différents pays et organisations internationales.

Nazmi Gür a invité les associations d'avocats du Kurdistan turc et du Kurdistan irakien à donner suite à cette attaque et à engager une action judiciaire internationale contre les auteurs de ce massacre. Nazmi Gür a décrit l'attaque contre Zargali comme un nouveau massacre de Roboskî et il a dit que le HDP ferait tout pour empêcher d’autres massacres.

« La société turque doit se lever »

Nazmi Gür a dit que l'AKP essayait de faire porter la responsabilité de la rupture du processus de paix sur le peuple kurde et de l’entraîner dans la violence et il a dit que le HDP dénonçait les crimes de l'AKP. Nazmi Gür a rappelé que l’armée turque avait décrit le village à l’agence Anatolie comme un camp du PKK et il a invité l'agence à déclarer la vérité sur Zargali. Nazmi Gür a terminé son intervention en appelant les peuples de Turquie à se lever et à agir contre le massacre des civils de Zargali.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 17:57

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/04/au-kurdistan-attaque-montrer-au-monde-la-brutalite-turque_1358646

Montrer au monde la brutalité turque

Par Charlie Duplan, envoyé spécial de Libération à Qandil

Mardi 4 Août 2015

A Zargali, en Irak, après la mort de neuf civils dans des raids aériens, le ressentiment envers Ankara est fort. Mais ces offensives divisent également les kurdes.

Depuis deux semaines, des raids aériens visent les positions du mouvement armé kurde du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) jusqu’au Kurdistan irakien, dans les montagnes de Qandil.

L’organisation y dispose de bases arrière créées lors de ses premiers affrontements avec le gouvernement turc. Au cœur du massif montagneux, Zagros Hiwa, porte-parole du PKK au Kurdistan irakien, fait visiter ce qu’il reste du village de Zargali. Dans la nuit du Vendredi 31 Juillet 2015, vers quatre heures du matin, ce hameau posé en contrebas d’une grande vallée a été bombardé par l’aviation turque. Sept maisons ont été soufflées. Entre les tonnes de tôle broyée et les pans de murs défoncés, une tache de sang imprègne encore la poussière. Pour le combattant du PKK, la trace rougeâtre est une preuve de plus.

Il accuse Ankara d’avoir tué neuf civils n’ayant aucun lien avec son organisation. « Il n’y avait pas de membre du PKK dans ces maisons. Nous sommes réfugiés dans les hauteurs de la montagne, jamais dans les villages. Cela fait des années que c’est comme cela, les turcs le savent très bien », explique le responsable. Très discrète, la présence des guérilleros ne se manifeste que par un check-point volant à l’entrée des montagnes. Sur place, seuls les portraits d’Abdullah Ocalan, leur leader, rappellent que l’on est sur le territoire du mouvement rebelle.

Bien qu’officiellement qualifié « d’organisation terroriste » par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le PKK, basé au sud-est de la Turquie, est depuis plus d’un an l’un des symboles de la lutte contre la barbarie de l’Etat Islamique. En Irak et en Syrie, l’organisation épaule les forces kurdes locales.

Elle y envoie combattre ses unités composées d’hommes et de femmes en première ligne. Alors qu’au sol, ils sont les plus efficaces contre l’Etat Islamique, depuis le début des frappes aériennes de la Turquie contre ce dernier, Vendredi 24 Juillet 2015, les guérilleros subissent eux aussi les bombardements d’Ankara, avec l’assentiment plus ou moins clair des puissances occidentales. Craignant la récente montée en puissance de son vieil ennemi, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a rompu le cessez-le-feu qui avait mis fin en 2013 à trente années de guerre avec le PKK.

Peluches et vélos d’enfants

Dans une déclaration officielle, le ministère des affaires étrangères turc a affirmé qu’il n’y avait « pas de civils dans le camp terroriste de Zargali, mais que des membres influents du PKK étaient présents lors des frappes aériennes ».

Pourtant, dans le chaos des maisons détruites, il n’y a pas de signe d’arsenal militaire. Des peluches, des vélos d’enfants et des objets quelconques de la vie quotidienne sont éparpillés dans un rayon de cent cinquante mètres. Sur les lieux du drame, des voisins ont déjà commencé à déblayer les lieux. L’un d’eux crie, « c’est cela la démocratie turque. Il faut montrer au monde leur brutalité. Il faut montrer ce massacre ». Aras Zerar Abdullah, trente ans, est accouru du village voisin dès qu’il a entendu tomber les premières bombes. « J’ai vu trois femmes et un enfant morts », assure-t-il. « Ces gens n’avaient rien à voir avec le PKK. Ils étaient mes voisins ».

Zagros Hiwa est assis dans la mosquée de Zargali, dévastée elle aussi. Le représentant du PKK l’affirme, « nous sommes obligés de répondre aux attaques des turcs. Mais notre stratégie n’est pas basée sur œil pour œil, dent pour dent. Nous voulons une solution politique et pacifique à ce problème ». Depuis le début des frappes, la Turquie affirme avoir tué deux cent soixante combattants du PKK. Zagros Hiwa, lui, assure n’avoir perdu que neuf « martyrs » sur l’ensemble des régions où se trouve son organisation. En représailles, celle-ci a tué dix-sept représentants des forces de l’ordre lors d’affrontements ou d’attentats.

« Force légitime »

D’abord aux prises avec l’Etat Islamique, puis ciblé par l’aviation turque, le PKK doit maintenant faire avec l’hostilité grandissante de ses « frères d’armes » du Kurdistan irakien.

Leur président, Massoud Barzani, a demandé aux ­rebelles de quitter les montagnes de Qandil pour en protéger la population. Ménageant la chèvre et le chou, le haut responsable a également condamné « ce bombardement qui a entraîné le martyre de gens de la région du Kurdistan. Nous exhortons la Turquie à ne plus bombarder de civils ». Une attitude qui exaspère les rebelles du PKK dont beaucoup de combattants sont morts sur le front kurde irakien.

Engagés aux côtés des peshmergas, ils y jouent encore aujourd’hui les premiers rôles, afin d’aider leurs « frères » à combattre l’Etat Islamique.

« Ces attaques contre nos positions sont faites avec l’approbation du gouvernement kurde irakien. En laissant les turcs bombarder son territoire, il a tué des membres de son propre peuple », accuse Zagros Hiwa. « Nous ferons tout pour éviter l’affrontement », dit-il. Mais il n’est pas question de quitter les montagnes de Qandil. « Nous avons le droit d’être ici. Nous défendons le peuple du Kurdistan, nous sommes une force légitime ». Depuis trois jours, les avions turcs laissent un peu de répit à Zagros Hiwa et à ses hommes qui semblent bien seuls et isolés.

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