Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 15:56

 

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/150717/trois-positions-dans-fo-face-aux-ordonnances-de-macron

 

https://www.anti-k.org/2017/07/15/dans-la-cgt-force-ouvriere-fo-trois-positions-en-presence-face-aux-ordonnances-de-macron/

 

Trois positions dans la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière face aux ordonnances d'Emmanuel Macron

 

Samedi 15 Juillet 2017

 

La dite guerre éclair d'Emmanuel Macron pour une contre-réforme qui aboutisse à une deuxième loi travail repose sur un certain type de gestion institutionnelle autoritaire ainsi que sur l’appui accordé à cette politique par la direction de la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT) de Laurent Berger et par celle de la CGT Force Ouvrière.

 Le dirigeant de la CGT Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, tout aussi chef qu'Emmanuel Macron, s’accorde avec le gouvernement d’Edouard Philippe et la présidence d'Emmanuel Macron. Ces derniers gèrent conjointement la négociation clé de l’ouverture du quinquennat.

Elle est menée officiellement par la Directrice des Ressources Humaines (DRH) Muriel Pénicaud, l’actuelle ministre du travail. Muriel Pénicaud a déjà répondu favorablement, comme patronne de Business France, aux demandes d'Emmanuel Macron, lorsqu’il était ministre de l'économie et du numérique, du mois d'août 2014 au mois d'août 2016, pour l’organisation et le financement, pour trois cent quatre vingt mille euros, de la French Tech Night de Las Vegas, du 6 janvier 2016. Une aide qui risque de lui retomber sur les pieds dans les semaines qui viennent. Elle risque d’avoir un contrat de projet au gouvernement.

Le soutien des deux appareils syndicaux, la CFDT et la CGT Force Ouvrière, est important. Toutefois, l’opposition à cette contre-réforme irrigue, de manière différenciée certes, un ensemble syndical allant de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) à la CGT en passant par l’Union Syndicale Solidaire (USS).

L’issue de ce possible affrontement social dépendra de la mobilisation sociale, dès maintenant, sous des formes diverses et avec la constitution d’un bloc social qui pourrait bien inclure un secteur des étudiants et des enseignants, suite au coupes budgétaires, et divers mouvements sociaux. Sous une telle pression, les différenciations au sein de la CGT Force Ouvrière ne sont pas négligeables. C’est ce qu’analyse cette contribution qui permet de ne pas rester scotché à l’information de la grande presse et à la communication très contrôlée d'Emmanuel Macron.

Les ordonnances d'Emmanuel Macron sur la contre-réforme du code du travail se préparent et chacun sait très bien quel va être leur contenu. L’intérêt de la classe ouvrière, c’est que les directions confédérales rompent le soi-disant dialogue social au sommet et mettent leur force dans la bataille pour la grève générale du 12 septembre 2017, de façon à aller vers la réalisation du tous ensemble pour affronter Emmanuel Macron et son gouvernement, qui veulent adopter les ordonnances le 20 septembre 2017.

Loin des projecteurs médiatiques, une bataille importante se joue à l'intérieur de la CGT Force Ouvrière.

Son dirigeant Jean-Claude Mailly prétend qu’une vraie négociation se déroule avec le gouvernement. Il fait croire que la hiérarchie des normes dans le droit du travail n’est pas en péril. Il ne parle plus de la première loi travail si ce n’est pour dire qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe s’y prennent bien mieux que François Hollande et Manuel Valls parce que, avec eux, on est entendu. Il affirme que le soi-disant Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI) de projet n'est pas un réel danger et il accepte par avance les mesures annoncées à l’encontre des conseils des prud’hommes et des Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). Il désavoue, dans l’Humanité du 2 juin 2017, les unions départementales qui, comme à Paris, ont manifesté à la fin du mois de juin 2017 aux côtés de la CGT, de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et de l'USS, en parlant d’initiatives isolées, alors que ces unions départementales sont les plus nombreuses. Tout cela fait beaucoup, excusez du peu, même s’il tente de nous rassurer en prétendant que, au final, il se déterminera en toute indépendance selon ce que sera, ou pas, le contenu des ordonnances.

Cette tentative d’accrocher la CGT Force Ouvrière au char gouvernemental produit une opposition montante, sans nul doute majoritaire, parmi les syndicats et les militants.

La seconde position en présence est très simple, c’est la position de classe. Il faut afficher l’exigence de retrait des ordonnances d'Emmanuel Macron tout en maintenant celle d’abrogation de la première loi travail. Il faut cesser de raconter des fadaises sur le dialogue social au sommet. Ce qui doit se discuter, c’est qu’il faut mettre fin à ce qui est le contraire d’une négociation. Il faut préparer la grève unitaire et totale pour le 12 septembre 2017. Il faut la démocratie et le débat. Un Comité Confédéral National (CCN) de la CGT Force Ouvrière est nécessaire tout de suite.

En effet, le prochain CCN de la CGT Force Ouvrière est pour l’instant fixé à la fin du mois de septembre 2017.

Cette position est en train d’avancer. la Fédération des Transports et de la Logistique ainsi que l’Union Départementale du Finistère avec sa nouvelle secrétaire départementale Nadine Hourmant, issue de la lutte des usine Doux, appellent au 12 septembre 2017.

Mercredi 12 Juillet 2017, le Canard Enchainé, sous le titre « fronde syndicale contre le patron Mailly », a prétendu que toutes les Unions Départementales de Bretagne, ainsi que celles de la Manche, de la Loire-Atlantique, du Rhône et de l’outre-mer, ainsi que la Fédération de l’Équipement, « entretiennent la jacquerie ».

De fait, cet article du Canard Enchaîné entretient un confusion. Il met dans le même sac des Unions Départementales et des organisations qui s’orientent vers la ligne de l'Union Départementale du Finistère, d’autres qui tout simplement veulent maintenir l’unité constituée contre la première loi travail avec la CGT, la FSU et l'USS, comme l'Union Régionale de l'Ile-de-France (URIF) et les Unions Départementales de Seine-Maritime et de l’Allier, et d’autres qui entendent bien protéger Jean Claude Mailly.

De plus, en employant le terme de « jacquerie contre Jean Claude Mailly », il contribue aux manœuvres internes visant à décrédibiliser les opposants, d’autant plus que ceux-ci, répétons-le, sont potentiellement majoritaires. Ce terme contient aussi une référence aux bonnets rouges de 2013, une étape très importante de la lutte des classes de ces dernières années sur laquelle il faudrait revenir.

Le Canard Enchaîné a ajouté aux Unions Départementales de Bretagne plusieurs Unions Départementales ayant adopté des textes de ce genre, des piqûres de rappel qui ne mangent pas de pain, ainsi que des Unions Départementales dans lesquelles ces questions sont clairement en discussion.

L'argumentaire des protecteurs de l’appareil confédéral est le suivant. Il ne faut pas s’en prendre aux personnes et donc il est interdit de nommer le secrétaire confédéral, c’est pourtant lui, Jean Claude Mailly, qui va voir le gouvernement, qui s’en félicite et qui raconte des bobards de plus en plus énormes, il ne faut pas demander de CCN extraordinaire, autrement dit il faut attendre que les ordonnances soient passées en conseil des ministres le 20 septembre 2017, et il faut juste rappeler les fondamentaux, se référer aux résolutions des derniers CCN et bien dire qu’on veut abroger la première loi travail, ce qui est censé suffire à titre de piqûre de rappel.

Le Canard Enchaîné a donc permis aux défenseurs de Jean Claude Mailly de sortir du bois. L'Union Départementale de Loire-Atlantique, qui historiquement a représenté l’opposition dite anarcho-syndicaliste aux origines de la CGT Force Ouvrière, avant de devenir depuis des décennies la composante combative des majorités confédérales, dont le secrétaire actuel, Michel Le Roch, a pris en 2015 la suite de Patrick Hébert, dirigeant officieux du Parti Ouvrier Indépendant (POI) lambertiste. Leur discours actuel constitue la troisième position en présence dans la confédération après celle du dirigeant tourné vers l’intégration du syndicalisme à l'état et celle, spontanément majoritaire, des organisations et des militants, et qu’exprime ouvertement les appels de l'Union Départementale du Finistère et de la Fédération des Transports et de la Logistique. Cette troisième position est celle de l'aile gauche de l’appareil indispensable comme couverture de celui-ci.

Cette position consiste à dire tout ce que vous voulez, sauf trois choses, des critiques directes contre Jean Claude Mailly, le mot retrait concernant les ordonnances d'Emmanuel Macron et la demande d’un CCN extraordinaire. Au contraire, il est de bon ton de se référer aux CCN précédents, qui sont tous antérieurs aux joyeuses escapades de Jean-Claude Mailly.

En couvrant ainsi Jean Claude Mailly, c’est Emmanuel Macron que ces camarades couvrent.

Que, par ailleurs, le journal du POI, Informations Ouvrières, semble préparer une entrée-dissolution du POI dans le Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean Luc Mélenchon est parfaitement cohérent avec cette orientation. S'en remettre à un front populaire politique pour combattre Emmanuel Macron est en effet cohérent avec le fait de ne pas défendre l’indépendance des organisations syndicales envers le gouvernement, tout en n’ayant que le mot indépendance à la bouche, ce qui s’appelle de la langue de bois.

Précisons que c’est une orientation politique et syndicale qui est critiquée ici, mais que le POI a parfaitement le droit de développer une orientation et qu’il ne s’agit pas de dénoncer des militants politiques, dont l’orientation, au demeurant, semble de plus en plus dictée par Jean Claude Mailly et par Jean Luc Mélenchon.

D’autres militants politiques, comme ceux du Parti Ouvrier Indépendant Démocratique (POID), une des deux tendances issues de la scission du POI lambertiste, et de l’Union Anarchiste Syndicaliste (UAS), et des milliers de militants uniquement syndicalistes, se positionnent différemment et ils en ont tout aussi le droit.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:44

 

http://www.revolutionpermanente.fr/2-000-personnes-dans-la-rue-contre-Trump-et-la-guerre-sociale-de-Macron

 

Deux mille personnes dans la rue contre Donald Trump et la guerre sociale d'Emmanuel Macron

 

Vendredi 14 Juillet 2017, en marge du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées, deux mille personnes ont manifesté dans les rues de Paris. Cette manifestation était organisée contre la célébration de l’union politique et militaire entre la France et les Etats-Unis, contre Donald Trump et Emmanuel Macron qui mènent de concert des politiques impérialistes, militaires et antisociales.

 

Vendredi 14 juillet 2017, Emmanuel Macron a invité Donald Trump à venir célébrer à ses côtés la puissance militaire de la France. Donald Trump et Emmanuel Macron, tous deux à la tête des deux principales puissances mondiales impérialistes qui mènent depuis des décennies des guerres aux quatre coins du monde, connaissent une réelle impopularité dans une partie de leur population. En effet, l’accession au pouvoir de Donald Trump tout comme les politiques d'Emmanuel Macron, à la fois guerrières et antisociales, rencontrent une sérieuse opposition.

 

Cette opposition s’est donnée notamment rendez-vous dans la rue Vendredi 14 Juillet 2017. Une date décidée par le Front Social, composé d’unions syndicales, de la Confédération Générale du Travail (CGT) comme du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), et rejoint par un ensemble d’associations et de collectifs, dont le Droit Au Logement (DAL), et de partis, comme le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Front De Gauche (FDG) ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), avec la présence de Philippe Poutou. Ce sont donc environ deux mille personnes qui ont défilé de la place de Clichy au métro Barbès, scandant des slogans anticapitalistes et anti-impérialistes, contre Emmanuel Macron et contre Donald Trump, mais aussi contre le criminel Benyamin Netanyahou, bourreau du peuple gazaoui, qui est reçu Dimanche 16 Juillet 2017 par Emmanuel Macron pour commémorer le soixante quinzième anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver.

 

Cette manifestation était encadrée par les forces de police qui ont fini par nasser les manifestants au niveau de la station de métro Barbès. Avant une exfiltration au compte-gouttes, quelques prises de paroles ont été organisées pour appeler à se mobiliser dès la rentrée, plus exactement le 12 septembre 2017, journée de mobilisation contre la réforme du code du travail organisée par la CGT, afin de construire une mobilisation contre le gouvernement d'Emmanuel Macron et la guerre sociale qui est désormais ouverte contre l’ensemble des travailleurs, des précaires, des quartiers populaires et de la jeunesse.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:23

 

 

Liu Xiaobo a été incinéré et ses cendres ont été dispersées en mer (Reuters)

 

Le dissident chinois et lauréat du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, décédé Jeudi 13 Juillet 2017 d'un cancer du foie, a été incinéré Samedi 15 Juillet 2017 et ses cendres ont été dispersées en mer, a annoncé son frère aîné, ce qui a été décrit par un ami de la famille comme une tentative d'effacer sa mémoire.

Liu Xiaobo, qui était âgé de soixante et un ans, s'est éteint dans un hôpital de Shenyang, dans le nord-est de la Chine. Il y avait été transféré au mois de juin 2017 de la prison où il purgeait depuis 2009 une peine de onze ans de réclusion pour incitation à la subversion de l’état. Il avait participé à la rédaction d'une pétition, la Charte 2008, qui réclamait d'importantes réformes politiques.

S'exprimant lors d'une conférence de presse organisée par le gouvernement, le frère aîné de Liu Xiaobo, Liu Xiaoguang, a remercié le Parti Communiste Chinois (PCC) au pouvoir de façon appuyée pour sa sollicitude, compte tenu de la situation spéciale du dissident.

Assis entre un interprète qui traduisait en anglais et un responsable des autorités de Shenyang, il a évoqué l'absence, à la conférence de presse, de la veuve de Liu Xiaobo, Liu Xia, en expliquant que sa santé était très faible actuellement. « Aussi, elle ne peut pas être là. C'est très regrettable », a-t-il dit.

Après avoir parlé pendant une vingtaine de minutes, Liu Xiaoguang est parti, escorté par deux femmes non identifiées, une cigarette non allumée à la bouche. Il n'a pas répondu aux questions des journalistes qui l'entouraient.

Le gouvernement a ensuite diffusé des images des cendres en train d'être dispersées d'un bateau.

Selon Zhang Qingyang, un responsable de la communication de la municipalité de Shenyang, Liu Xia et Liu Xiaoguang ont pris la décision de disperser les cendres en mer.

Mais un ami proche, le dissident Hu Jia, estime pour sa part que la décision de dispersion en mer vise à faire en sorte qu'il n'y ait rien pour se souvenir de lui sur le sol chinois et de telle sorte que ses partisans ne puissent pas créer de lieu du souvenir pour lui rendre hommage.

« Nous savons que le domicile de Liu Xiaobo est à Pékin et que son domicile spirituel est ici, son amour a aussi été trouvé ici », a déclaré Hu Jia.

Il a ajouté qu'il était de notoriété publique parmi les amis de Liu Xiaobo que son frère aîné n'était pas d'accord avec ses opinions politiques et que le fait qu'il ait été présenté à la presse comme le représentant de la veuve et de la famille relevait du cynisme.

« Ce que les autorités sont capables de faire dépasse toujours notre imagination. Elles ont toujours prévu quelque chose de pire que nous aurions pu imaginé », a déclaré Hu Jia à propos de la conférence de presse.

Nicholas Bequelin, coordinateur régional d'Amnesty International pour l'Asie de l'Est, a déclaré sur Twitter que la conférence de presse était « l'une des démonstrations politiques les plus cruelles et impitoyables que je n’ai jamais vue ».

Le responsable du gouvernement Zhang Qingyang avait auparavant déclaré que la veuve de Liu Xiaobo, était désormais libre.

« A ma connaissance, Liu Xia est libre à présent », a déclaré Zhang Qingyang, « en tant que citoyenne chinoise, elle sera protégée conformément à la loi », a-t-il ajouté, « elle vient de perdre son époux. Elle est extrêmement triste. Pendant la période de deuil, elle n'acceptera plus les perturbations extérieures. C'est le souhait des membres de la famille. C'est naturel ». Mais il n'a pas dit où elle se trouvait.

Selon un communiqué publié par le gouvernement, le requiem de Mozart a été joué pendant les funérailles.

L'avocat de la famille de Liu Xiaobo, Mo Shaoping, a déclaré à Reuters qu'il ne savait pas si l'incinération s'était faite selon le souhait de la famille dans la mesure où celle-ci n'a pu être jointe.

« Ils doivent vraisemblablement encore être sous la surveillance et le contrôle des autorités », a déclaré l'avocat, « nous ne pouvons pas les contacter ».

Sur les photographies des obsèques transmises par le gouvernement, on voit Liu Xia et des membres de la famille debout autour du cercueil de Liu Xiaobo, orné de fleurs blanches, symboles de deuil en Chine.

Une autre image montre ce qui semble être une boîte contenant les cendres du dissident présentée à son épouse qui serre une photo en noir et blanc de son mari.

La veuve de Liu Xiaobo, qui était de fait en résidence surveillée depuis l'attribution du Nobel de la paix à son mari en 2010, a passé les deux dernières semaines à ses côtés à l'hôpital de Shenyang, après n'avoir été autorisée à lui rendre visite en prison qu'une fois par mois les années précédentes.

Certains dissidents pensent qu'elle a été retenue contre son gré à l'hôpital alors que les pressions des groupes de défense des droits de l'homme et de certains gouvernements occidentaux s'accentuaient pour tenter d'obtenir le transfert de Liu Xiaobo à l'étranger pour y recevoir des soins plus adaptés. Pékin a catégoriquement refusé en affirmant que le dissident était intransportable.

Selon ce qu'a déclaré un diplomate occidental, Vendredi 14 Juillet 2017, des tractations sont en cours pour permettre le départ de Liu Xia et de son frère Liu Hui.

Avant comme depuis sa mort, la presse officielle chinoise a multiplié les attaques contre Liu Xiaobo, qu'elle accuse d'avoir voulu renverser le régime communiste pour le remplacer par un système occidental.

« Il était paranoïaque, naïf et arrogant », écrivait Samedi 15 Juillet 2017 le Global Times, un quotidien officiel anglophone, « il avait rompu avec la société chinoise et il était ainsi devenu un homme du passé, un agitateur politique et un opposant. C'est pour cela que la société chinoise le méprisait ».

Le dernier prix Nobel de la paix à avoir vécu sous surveillance jusqu’à la fin de ses jours était Carl von Ossietzky, un pacifiste qui mourut à Berlin en 1938 sous le régime de l'Allemagne nazie.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:04

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/07/15/59692a76e2704e48498b45a0.html

 

Le Parti Populaire Catalan (PPC) et Ciudadanos demandent une séance plénière extraordinaire du parlement de Catalogne pour que Carles Puigdemont explique le nouveau gouvernement
 

Le PPC et Ciudadanos, selon l’agence de presse EFE, ont conjointement demandé la convocation urgente d'une session plénière extraordinaire du parlement de Catalogne pour la semaine prochaine afin que le président de la Generalitat, Carles Puigdemont, explique le nouveau remaniement du gouvernement. Le président catalan a annoncé Vendredi 14 Juillet 2017 la démission du porte parole du gouvernement Neus Munté, du ministre de l’intérieur Jordi Jané et de la ministre de l’enseignement Meritxell Ruiz, qui ont été remplacés respectivement par Jordi Turull, Joaquim Forn et Clara Ponsatí.
 

Dans un communiqué, le porte-parole du groupe parlementaire du PPC, Alejandro Fernández, a déclaré Samedi 15 Juillet 2017 « qu’il est urgent de donner des explications au parlement en considérant que, vingt quatre heures après le renvoi du ministre Jordi Baiget, il y a déjà une autre crise gouvernement sur la table ».
 

Carles Puigdemont a mis le cas de Jordi Baiget à l’ordre du jour de la séance plénière ordinaire de la semaine dernière, mais le PPC et Ciudadanos ne veulent pas attendre la prochaine séance plénière ordinaire prévue pour la dernière semaine du mois de juillet 2017. Ainsi, les deux groupes ont écrit une lettre au bureau du parlement en demandant une séance plénière extraordinaire la semaine prochaine. 
 

Alejandro Fernandez a rappelé que « Carles Puigdemont est tenu de comparaître pour expliquer tout changement au sein du gouvernement » et il a demandé de faire immédiatement une session spécifique. En ce qui concerne la nomination des nouveaux ministres, Alejandro Fernandez a exprimé son inquiétude au sujet du comportement radical du gouvernement qui n’est pas ce dont les catalans ont besoin. « S'ils décident de commettre des actes illégaux, peu importe qui est à la tête de chaque ministère, leurs actions en dehors de la loi auront des conséquences », a averti le chef du PPC, qui a rappelé que « les institutions démocratiques de notre pays continueront d'assurer la coexistence, la démocratie et la liberté en Catalogne ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:48

 

https://www.reuters.com/article/us-turkey-security-idUSKBN19Y24H

 

Un an après le coup d’état manqué, la répression secoue les fondements de l’état turc (Reuters)

 

Une nuit du début du mois de février 2017, Ibrahim Kaboglu a appris qu'il était visé par la répression radicale qui a suivi le coup d’état manqué en Turquie il y a un an.

« Vous êtes dans le décret », a déclaré un collègue au professeur de droit constitutionnel de soixante sept ans par téléphone, en se référant à une liste de quatre mille employés suspendus de leur travail en un seul jour.

Cinq mois plus tard, alors que le gouvernement de la Turquie se prépare à commémorer la tentative de renversement du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kaboglu est toujours exclu de son travail à l’université de Marmara et une année de purge particulièrement dure continue à frapper le pouvoir judiciaire.

Vingt cinq pour cent des juges et des procureurs ont été licenciés, laissant des tribunaux avec des effectifs insuffisants débordés par des dizaines de milliers de procédures contre des personnes visées par la répression et affaiblissant un pilier de l'autorité constitutionnelle en Turquie.

Ibrahim Kaboglu attendait à moitié l'appel, a-t-il dit, et il a choisi de continuer à travailler dans la nuit plutôt que de réveiller sa femme et sa fille. Mais le sentiment d'inéluctabilité ne pouvait pas adoucir le coup.

« Pour un juriste qui a atteint la dernière étape de sa carrière professionnelle, être inclus dans un décret préparé de manière anticonstitutionnelle, a un impact pire que la mort », a-t-il déclaré, « parce que toute votre vie est passée dans une lutte pour la loi ».

Environ cinquante mille personnes ont été incarcérées en attendant leur procès et cent cinquante mille personnes ont été suspendues de leur travail depuis le coup d’état du 15 juillet 2016, lorsque des soldats ont réquisitionné des avions de guerre, des chars et des hélicoptères, ont attaqué le parlement et ont tenté d'enlever Recep Tayyip Erdogan, tuant deux cent cinquante personnes.

Le parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que le coup d’état avait été planifié par les partisans de Fethullah Gulen, profondément implantés dans les institutions de la Turquie, l'armée, les écoles et les tribunaux, et qu’une purge massive pourrait neutraliser la menace.

Mais pour ceux qui sont visés par la répression, l'effet est dévastateur. Dépouillés soit de leur liberté, soit de leurs moyens de subsistance, ils ont peu de perspectives d'emploi.

« Vous êtes privé de tous vos droits. Ils disent que vous ne pouvez pas travailler en Turquie. Vous ne pouvez pas travailler à l'étranger non plus. Mes droits à la retraite ont été retirés », a déclaré Ibrahim Kaboglu à Reuters.

L’effet le plus grand sur le pouvoir judiciaire est une érosion des garanties juridiques, selon Ibrahim Kaboglu et d'autres critiques, accusant Recep Tayyip Erdogan d'utiliser la tentative de coup d'état de l'an dernier comme prétexte pour piétiner les droits constitutionnels.

Le principal dirigeant de l'opposition turque, Kemal Kilicdaroglu, a fait écho à cette accusation lors d'un rassemblement à Istanbul, Dimanche 9 Juillet 2017, la plus grande protestation contre la répression, lorsqu'il a décrit l'état d'urgence imposé au mois de juillet 2016 comme un deuxième coup d’état.

« Tous les pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs ont été concentrés dans une seule personne », a déclaré Kemal Kilicdaroglu aux manifestants.

« L'indépendance et l'impartialité du pouvoir judiciaire, qui reposent sur la démocratie et la protection de tous les droits à la vie et à la propriété, doivent être assurées », a-t-il déclaré.

La répression et le référendum du mois d’avril 2017 qui ont accordé de plus grands pouvoirs présidentiels à Recep Tayyip Erdogan ont compromis les liens de la Turquie avec l'Union Européenne et l'ambition de son adhésion à l’Union Européenne.

Le ministère de la justice de la Turquie a déclaré que des procédures ont été lancées contre cent soixante neuf mille personnes. Certaines d'entre elles avaient utilisé une application de messagerie utilisée par le réseau de Fethullah Gulen, d'autres travaillaient dans des écoles fondées par ses partisans ou détenaient des comptes dans une banque liée à Fethullah Gulen.

Même la possession des billets d'un dollar a suffi à susciter des soupçons. Les autorités croient que les partisans de Fethullah Gulen ont utilisé les réseaux sociaux pour identifier leurs collègues.

Des soldats arrêtés ont défilés devant les tribunaux devant des caméras de télévision, des foules appelant au rétablissement de la peine de mort pour les complices du coup d'état. D'autres détenus attendent d'apprendre leur sort.

« Ils ont pénétré partout », a déclaré le vice-premier ministre Numan Kurtulmus à Reuters, ajoutant que l'élimination de l'influence de Fethullah Gulen, un ancien allié de Recep Tayyip Erdogan alors qu'il construisait sa base de pouvoir, prendrait des années.

« Nous parlons d'une structure remontant à plus de quarante ans qu’il n’est pas possible de nettoyer en une journée », a déclaré Numan Kurtulmus.

Reconnaissant la possibilité d’erreurs dans une purge d’une telle ampleur, il a déclaré que trente trois mille personnes avaient été réintégrées à leurs postes. Les personnes sanctionnées à tort peuvent également faire appel à une commission qui commence à fonctionner.

« Il s'agit d'un processus qui se poursuivra pendant longtemps. Nous devons continuer de manière très décisive », a-t-il déclaré, ajoutant que la commémoration du coup d’état ce week-end renforcerait la volonté de la Turquie de continuer à affronter ceux qui sont derrière le coup d’état.

« Ni l'héroïsme ni la trahison ne devraient être oubliés. Chacun des quatre vingt millions de citoyens turcs, quel que soit leur point de vue politique, devrait soutenir notre lutte contre les partisans de Fethullah Gulen », a-t-il déclaré, « ce nettoyage durera jusqu'à la fin ».

Recep Tayyip Erdogan a renforcé ce message dans une série de cérémonies de grande envergure cette semaine, qui finiront par un discours à Ankara, Dimanche 16 Juillet 2017, une année après que le parlement ait été sous le feu des putschistes.

Pour Ibrahim Kaboglu, qui se décrit lui-même comme un ennemi des gulenistes quand ils étaient alliés à l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, être « jeté dans le même sac » qu'eux dans la répression après la tentative de coup d’état est une cruelle ironie.

« Les victimes de la répression sont des personnes comme moi qui défendent la loi », a-t-il déclaré, « j’ai défendu les droits de l'homme et l'état de droit il y a quinze ans, je les défends aujourd'hui et je les défendrai dans dix ans si je suis encore vivant ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:59

 

Un ancien agent soviétique à la rencontre entre Donald Trump Junior et Natalia Vesselnitskaïa (Reuters)

 

Un lobbyiste russo-américain, ancien agent des services secrets soviétiques, a pris part à la rencontre du 9 juin 2016 à New York entre Donald Trump Junior et la juriste russe Natalia Vesselnitskaïa, affirme Vendredi 14 Juillet 2017 la chaîne de télévision américaine National Broadcasting Corporation (NBC).

La chaîne de télévision ne précise pas l'identité de cet ancien officier qui a démenti toute relation actuelle avec des officines russes du renseignement mais qui a admis avoir servi dans l'armée rouge. Il a émigré aux Etats-Unis et possède la double nationalité.

Donald Trump Junior a reconnu la tenue de la rencontre avec la juriste et il a publié sur son compte Twitter un échange de messages électroniques qu'il avait eu avec un intermédiaire, le publicitaire Bob Goldstone, en vue d'organiser cette rencontre.

La juriste russe en question était susceptible, lors de cette rencontre, de communiquer à Donald Trump Junior des informations embarrassantes sur Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la Maison Blanche.

Donald Trump Junior affirme ne pas avoir prévenu son père de cette rencontre, à laquelle le gendre du candidat républicain et actuel conseiller à la Maison Blanche, Jared Kushner, et celui qui était à l'époque le directeur de campagne du candidat républicain, Paul Manafort, homme réputé proche de Moscou, devaient pourtant participer, à en croire l'échange de messages électroniques.

La chaîne de télévision NBC précise que le lobbyiste a accompagné l'avocate Natalia Vesselnitskaïa à la Trump Tower, confirmant les propos de cette dernière dans un entretien exclusif où elle admettait qu'elle se trouvait en compagnie d'un autre homme lors de ce rendez-vous, sans fournir son identité.

Selon Alan Futerfas, un des avocats de Donald Trump, l'homme était un ami d'Emin Agalarov, chanteur russe dont les intérêts sont gérés par Rob Goldstone.

« C'était un citoyen américain. Il m'a dit précisément qu'il ne travaillait pas pour le gouvernement russe et il a ri lorsque je lui ai posé la question », a précisé Alan Futerfas.

« Je n'avais absolument aucune inquiétude concernant ce qui a été dit lors de cette réunion », a-t-il poursuivi interrogé par NBC.

Selon la chaîne de télévision, l'avocate a démenti toute relation avec le Kremlin et elle a affirmé que la rencontre était destinée à discuter des sanctions contre la Russie et non de la campagne présidentielle.

Interrogé Mercredi 12 Juillet 2017 par Reuters, le président américain a dit ne pas avoir été au courant de cette rencontre jusqu'à un passé récent.

Mais dans une conversation avec des journalistes, plus tard dans la journée, il a déclaré que « peut-être que la rencontre a été évoquée à un moment donné », tout en précisant qu'il n'avait pas été informé que cela concernait Hillary Clinton.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:46

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/14/manifestation-a-paris-contre-la-visite-de-trump-et-la-guerre-sociale-de-macron_5160734_3224.html

 

Manifestation à Paris contre la visite de Donald Trump et la guerre sociale d'Emmanuel Macron

 

Par Pierre Bouvier

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, Vendredi 14 Juillet 2017, entre la place de Clichy et la station de métro Barbès à Paris contre Emmanuel Macron et la visite de Donald Trump en France.

 

La manifestation était organisée par le Front Social, composé de syndicats, comme la Confédération Générale du Travail (CGT) et le Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), d’associations et de collectifs, dont le Droit Au Logement (DAL), et de partis, comme le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Front De Gauche (FDG) ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

 

Si les banderoles associaient Donald Trump et le président français, le vrai sujet de contestation reste, pour les organisateurs, la guerre sociale d'Emmanuel Macron, dont ils craignent que les ordonnances permettent de détruire le code du travail.

 

On retrouvait les slogans des manifestations du printemps 2016 contre la loi travail et l’état d’urgence, « on n’en veut pas de cette société-là », « ils pillent les ressources et ferment les frontières, capitalistes, impérialistes et colonialistes », « anticapitaliste », « tout le monde déteste la police » et « contre Donald Trump, Emmanuel Macron et sa guerre sociale ».

 

Depuis les élections présidentielles, le Front Social a déjà appelé à plusieurs rassemblements contre les projets de réformes sociales d’Emmanuel Macron. Philippe Poutou, candidat du NPA au premier tour des dernières élections présidentielles, a admis que « ce ne serait pas la grosse manifestation qui va marquer l’été », mais il a jugé « important d’être là et de construire une riposte » contre les ordonnances à venir sur le code du travail.

 

En cours de cortège, plusieurs dizaines de personnes, en noir et cachées sous des capuches, foulards et lunettes pour certains se sont placées devant la banderole de tête. « Etat d’urgence, état policier, on ne nous empêchera pas de manifester », scandaient-ils, face à un cordon de gendarmes boulevard de la Chapelle. Des opposants au premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, attendu Dimanche 16 Juillet 2017 à Paris, étaient également présents.

 

Avant de se quitter, vers 16 heures 30, les orateurs ont égrené les rendez-vous sociaux à venir, avec notamment une manifestation le 30 août 2017 à l’université d’été du mouvement des entreprises de France (MEDEF), puis le 12 septembre 2017 lors de la journée « contre la réforme du code du travail » organisée par la CGT.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:31

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19Y1NJ-OFRTP

 

Décès de l'opposant chinois Liu Xiaobo (Reuters)

 

L'opposant chinois Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix en 2010, est décédé Jeudi 13 Juillet 2017 à l'âge de soixante et un ans, annoncent les autorités de Shenyang, où il était hospitalisé pour un cancer du foie en phase terminale.

Plusieurs de ses organes étaient atteints et il a été impossible de le sauver, précisent les services juridiques de cette ville du nord-est de la Chine, dans un bref communiqué diffusé sur internet.

Condamné en 2009 à onze ans de prison pour subversion après avoir participé à la rédaction de la Charte 08, une pétition qui demandait d'importantes réformes démocratiques, Liu Xiaobo avait été transféré à la fin du mois de juin 2017 de sa prison à l'hôpital de Shenyang.

Pour le comité Nobel, « le gouvernement chinois porte une lourde responsabilité dans son décès prématuré. Nous jugeons très troublant que Liu Xiaobo n'ait pas été transféré où il aurait pu recevoir un traitement médical adéquat avant d'arriver en phase terminale », déplore Berit Reiss-Anderssen, présidente du comité, dans un courrier électronique transmis à Reuters.

Parlant d'ingérence dans leurs affaires intérieures, les autorités chinoises sont restées sourdes aux appels des mouvements de défense des droits de l'homme et des pays occidentaux qui les ont invitées à laisser Liu Xiaobo quitter le pays pour se faire soigner, comme il l'a souhaité.

Deux médecins étrangers, un américain et un allemand, ont été autorisés à l'examiner Samedi 8 Juillet 2017 et ils l'ont jugé transportable, ce que l'hôpital disait impossible en raison de son état. Liu Xiaobo et sa famille ont, selon eux, exprimé le souhait qu'il soit soigné aux Etats-Unis ou en Allemagne.

Zeid Raad al Hussein, haut commissaire aux droits de l'homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a demandé Jeudi 13 Juillet 2017 à Pékin de respecter la liberté de mouvement de son épouse, Liu Xia, et de l'autoriser à quitter le pays si elle le souhaite. Elle est en résidence surveillée depuis 2010.

« Malgré l'emprisonnement et la séparation avec la femme qu'il adorait, qui auraient pu alimenter sa colère et son amertume, Liu Xiaobo disait ne pas éprouver de haine à l'égard de ceux qui l'ont poursuivi et jugé », a-t-il ajouté.

Le ministre français des affaires étrangères a salué « la mémoire de cet intellectuel dont l’engagement pacifique pour la promotion des libertés, des droits de l’homme et de la démocratie restera un héritage pour les générations futures. La France avait appelé à plusieurs reprises à sa libération et souhaite que les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Liu Xia, de sa famille et ses proches », ajoute également Jean-Yves le Drian.

Son homologue américain, Rex Tillerson, rend lui aussi hommage à Liu Xiaobo, « mort en purgeant une longue peine de prison pour avoir fait la promotion de réformes démocratiques pacifiques » et il réclame lui aussi la libération de son épouse.

La chancelière allemande Angela Merkel a salué, elle, la mémoire d'un « courageux combattant des droits civiques et de la liberté d'expression ».

Dans un communiqué commun, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du conseil européen, Donald Tusk, ont plaidé pour la libération des prisonniers politiques en Chine.

« Nous réitérons la demande de l'Union Européenne pour que tous les prisonniers de conscience soient libérés en Chine », écrivent les deux dirigeants européens demandant la liberté de circulation pour les membres de la famille de Liu Xiaobo.

Pour Hu Jia, ami de Liu Xiaobo et dissident comme lui interrogé par Reuters, les dirigeants du Parti Communiste Chinois (PCC) ont cherché à « montrer qu'ils contrôlent la vie de ceux qui vivent en Chine. Mais je pense que le message historique qu'ils transmettent est très différent. En laissant un prix Nobel de la paix mourir en détention, ils ont perdu une chance de se montrer humains et ont révélé leur nature impitoyable », a-t-il ajouté.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 20:03

 

http://alencontre.org/europe/espagne/catalogne-le-referendum-et-les-turbulences-au-sein-de-la-gauche.html

 

http://vientosur.info/spip.php?article12773

 

Le référendum en Catalogne et les turbulences à l'intérieur de la gauche

 

Par Martí Caussa

 

Samedi 8 Juillet 2017, la coordination nationale de Catalunya en Comú s’est réunie pour déterminer sa position en vue du référendum du premier octobre 2017 sur l’indépendance de la Catalogne. Le document qui a été approuvé a reçu une ample majorité, soixante quinze pour cent des voix. La réunion n’a toutefois pas été paisible. Ce qui correspond à la situation que connaît, de son côté, Podem Catalunya.

Lors de la réunion de Catalunya en Comú, trois documents ont été présentés. Celui qui défendait la non-participation, en aucun cas, a été retiré du vote bien que cette position, lors des débats antérieurs, disposait d’un poids important. Son septième point affirmait que « Catalunya en Comú défend les droits des personnes qui estiment être appelées à participer au vote du premier octobre 2017, ne tolérant aucune mesure de contrainte que prendrait le gouvernement du Parti Populaire pour l’empêcher. Avec la même cohérence, elle ne peut appeler à la participation ni participer à une consultation qui prétend être un référendum alors qu’il ne remplit aucune des conditions correspondant à ce que devrait être le référendum démocratique et effectif dont nous avons besoin ».

Le texte qui a été présenté par la commission exécutive a obtenu quatre vingt cinq voix favorables, soit soixante quinze pour cent des voix, alors que celui qui a été soumis par ceux qui appuient explicitement le référendum a reçu vingt neuf voix, soit vingt cinq pour cent des voix.

Quel est le noyau qui différencie les deux textes ? Faut-il participer au référendum du premier octobre 2017 ou non ?

Le cinquième point du texte approuvé par la coordination affirme que « suite aux informations que nous avons reçues, nous constatons que ce référendum n’est pas celui que la Catalogne mérite et a besoin pour apporter une solution définitive à son avenir politique. Nous considérons cependant logique que de nombreux secteurs de la population catalane souhaitent participer le premier octobre 2017 face à l’immobilisme du Parti Populaire. Pour cette raison, Catalunya en Comú appuie les mobilisations qui feront progresser le droit à décider, toujours sur la base du respect de la pluralité des actions en ce qui concerne la participation, dans la mesure où nous constituons un espace pluriel, ainsi que l’est également le pays ».

Nous pouvons interpréter ce cinquième point de manière contradictoire. Si un secteur appelle à ne pas participer le premier octobre 2017 mais qu’il organise le même jour, ou avant, une manifestation afin de défendre le droit à décider, il ne pourra être accusé de s’opposer au texte de la coordination. Il en ira de même si un autre secteur appelle à mener une campagne en faveur du référendum et à participer le premier octobre 2017. En définitive, la résolution adoptée autorise des actions allant en sens contraire.

Le document qui a été retiré du vote était clair, ne pas participer au vote du premier octobre 2017. Celui de la minorité l’est tout autant, bien qu’il propose exactement l’inverse. Le quatrième point de ce texte indique que « nous avons œuvré, et continuerons à le faire, en faveur du référendum, l’un de nos principaux paris, afin de gagner des soutiens internationaux et pour élargir les alliances dans le reste de l'état. La participation au vote du premier octobre 2017 sera décisive pour poursuivre cette tâche. Pour cette raison, Catalunya en Comú doit le soutenir en y participant, en désobéissant à la répression de l'état et en appelant les citoyens à aller voter. La meilleure façon pour que la droite catalane hégémonise le référendum et consolide Junts pel Sí est que Catalunya en Comú se retire et ne participe pas ».

Nous pouvons observer, entre les deux textes votés par la coordination, de nombreuses positions intermédiaires, aucune n’est toutefois claire. Par exemple, deux jours plus tôt, Gerardo Pisarello, premier adjoint de la maire Ada Colau au sein de la municipalité de Barcelone, également constitutionnaliste, avait déclaré que « si, le premier octobre 2017, il y aura des urnes, je voterai ». Très bien, mais que ferez-vous pour qu’elles soient installées ? La municipalité de Barcelone cédera-t-elle l’usage de locaux pour le vote référendaire ?

La question décisive est la suivante. Faut-il, oui ou non, appeler à participer au vote du premier octobre 2017 ? Les raisonnements qui accompagnent la réponse sont relativement secondaires. Pour cela, les raisonnements de Podem Catalunya peuvent bien déplaire, il faut cependant reconnaître que la formation donne une réponse claire, « malgré les désaccords sur les formes, le contenu, les contradictions et l’absence de garanties juridiques et de reconnaissance internationale, Podem Catalunya lance un appel à l’esprit du mouvement du 15 mai 2011 pour encourager la participation au vote du premier octobre 2017, à titre d’élément de protestation citoyenne contre l’immobilisme et l’autoritarisme du gouvernement du Parti Populaire. La Catalogne a toujours été pionnière de tous les changements positifs de l'état, cela sera également le cas cette fois-ci ».

Albano Dante Fachin, secrétaire général de Podem Catalunya, a déclaré qu’il voterait non le premier octobre 2017 mais, ce qui est important, c’est que lui et son parti appellent à voter.

C’est le point décisif et ce qui permet d’atteindre une large unité face aux tentatives du Parti Populaire d’empêcher le référendum. C’est bien ce qu’ont compris les dix huit entités, y compris Barcelona en Comú et Podem Catalunya, du district de Sants Montjuïc de Barcelone qui ont lancé une campagne unitaire pour promouvoir la participation au vote du référendum du premier octobre 2017, indépendamment de l’option qui sera inscrite sur le bulletin, en tant qu’engagement envers la démocratie et le droit à décider, et pour promouvoir la mobilisation ferme et pacifique contre la répression qu’a menée et continue de mener l'état contre les institutions, les responsables élus et les personnes qui promeuvent, organisent et soutiennent le référendum du premier octobre 2017 ».

Les turbulences ne se limitent pas à la Catalogne, elles traversent également Podemos. Pablo Iglesias a déclaré qu’il est en désaccord avec l’appel à voter de Podem Catalunya et il a ajouté que sa position serait de ne pas aller voter et qu’il partage les positions d’Ada Colau et de Xavier Domènech. Mais, s’il est vrai qu'Ada Colau et Xavier Domènech soutiennent la position de la coordination de leur parti qui n’appelle pas à voter, ils se gardent bien d’affirmer qu’ils ne le feront pas. En réalité, la position de Pablo Iglesias correspond bien plus au document qui a été retiré du vote de la coordination que nous avons mentionné plus haut.

Dans la perspective du référendum du premier octobre 2017, la gauche catalane doit également poser une question plus fondamentale. Quelle doit être son attitude pour aspirer à être hégémonique en Catalogne ? A mon avis, elle doit défendre simultanément les droits de la Catalogne en tant que nation, la démocratie radicale et les revendications sociales des classes populaires. En ce moment même, cela signifie œuvrer pour que le référendum du premier octobre 2017 ait lieu et qu’il soit un succès en termes de participation, stimuler le processus constituant participatif et populaire promis par le parlement de Catalogne et promouvoir un plan de choc d mesures sociales en relation étroite avec les syndicats et les mouvements sociaux. Les trois pattes sont toutefois nécessaires, se contenter de la troisième mène à l’échec. Il reste encore du temps pour opérer une rectification, dans la mesure où Catalunya en Comú n’a pas fermé le débat et a promis que la position définitive devra être validée à l’avenir par tous les adhérents. Du temps précieux est toutefois en train d’être perdu.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:52

 

https://www.marianne.net/politique/le-parti-de-macron-en-passe-de-devenir-le-moins-democratique-de-france

 

Le parti d'Emmanuel Macron en passe de devenir le moins démocratique de France

 

Par Étienne Girard

 

S'ils assurent que le parti d'Emmanuel Macron appartient à ses adhérents, les futurs statuts ne prévoient aucune élection interne. Toutes les décisions seront prises par une majorité d'élus.

Ce n'est pas si facile de construire un parti différent. Samedi 8 Juillet 2017 au Paris Event Center, dans le dix neuvième arrondissement, la question de la structuration du mouvement fondé par Emmanuel Macron aura occupé la majeure partie des interventions, lors de la première convention de la République En Marche (REM). Modernité, ouverture et renouvellement, ont répété la plupart des orateurs. A la lecture des grandes lignes des futurs statuts du parti, présentés en marge de la convention, il semble indéniable que le parti macroniste s'oriente vers un modèle inédit, qui ne brillera pas par ses dispositifs de votation interne. A force de vouloir se démarquer des autres formations politiques, la REM est au contraire en passe de devenir le parti le moins démocratique de France.

Si les adhérents vont voter pour avaliser ces statuts d'ici au 30 juillet 2017, ils n'auront ensuite plus aucune prise sur les décisions au sein du mouvement. Bien sûr, ces trois cent soixante treize mille militants auront un rôle, mais il sera tout sauf central. Ils pourront par exemple saisir le bureau exécutif de toute information utile à l'organisation et à la vie du mouvement, mais ils ne pourront pas imposer une position. Un certain nombre d'adhérents intègreront quant à eux le conseil, présenté dans les statuts comme le parlement de la REM, après avoir été tirés au sort, mais ces militants ne constitueront que vingt pour cent des membres de l'organe.

Pour le reste, si les statuts précisent que la REM appartient à ses adhérents, les procédures internes ne leur donneront pas souvent l'occasion de s'exprimer.

Les parlementaires auront la main sur toutes les décisions. Avec les élus locaux du parti et les référents territoriaux, au nombre de cent dix, ils formeront quatre vingt pour cent du conseil.

Autant dire que les trois cent huit députés et les vingt cinq sénateurs macronistes disposeront probablement de la majorité absolue au sein de l'instance et ils pourront ainsi imposer, s'ils le souhaitent, leur point de vue.

Cela tombe bien puisque le conseil contrôlera l'ensemble des instances importantes du parti, dans une organisation en forme de poupées russes, où chaque collège s'emboîte dans un autre. Le ou les dirigeants seront nommés par le conseil. La commission d'investiture, chargée de sélectionner les candidats aux élections, sera désignée par le bureau exécutif, lui-même nommé par le conseil.

Quant aux référents territoriaux du mouvement d'Emmanuel Macron, ils ne seront pas non plus élus mais nommés par la direction de la REM.

Contacté, l'entourage de Catherine Barbaroux, la présidente par intérim de la REM, assume une volonté de privilégier l'efficacité du mouvement sur des élections internes qui pourraient susciter des ambitions mal placées, « en observant le fonctionnement des autres partis, nous nous sommes aperçus que plus vous créez des postes, plus vous risquez de créer des ambitions pas forcément tournées vers l'intérêt du mouvement. Nous voulons éviter cela ». Arnaud Leroy, ancien député pressenti pour intégrer la direction collégiale, se veut plus direct, « nous ne voulons pas de baronnies locales et de rivalités où le succès de l'un dépend de l'échec de l'autre, comme cela a pu être le cas au Parti Socialiste ».

Ce type de fonctionnement est en tout cas une curiosité en France, où la plupart des partis restent organisés autour du principe de la démocratie interne. Au Parti Socialiste, chez les Républicains ou au Front National, la légitimité du leader du parti procède ainsi de son élection par les militants.

Ces dernières années, l'organisation des élections primaires du Parti Socialiste, des Républicains ou d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), a accentué le phénomène. Au Parti Socialiste, on vote même pour chaque désignation interne. Tous les candidats aux élections législatives ont été adoubés par les militants de leur circonscription.

C'est une chose inenvisageable dans le parti macroniste, objectif de parité oblige. « Si nous faisions élire les candidats, beaucoup plus d'hommes se présenteraient », constate un cadre du mouvement.

La REM apparaît imperméable à cette culture de l'élection. La seule tête à dépasser restera celle du président de la république, Emmanuel Macron. A la direction de la REM, on veut pourtant croire que cette absence de démocratie interne n'empêchera pas les débats, « avec leur pouvoir de faire remonter des sujets, les adhérents auront au final beaucoup plus de poids qu'ils n'en auraient eu en élisant un premier secrétaire tous les deux ans ».

Finalement, le parti dont le fonctionnement se rapproche le plus de celui de la REM pourrait bien être le Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon. On retrouve dans les deux organisations la même absence d'élections internes et la même centralisation des investitures des candidats. Chez les supporters de Jean-Luc Mélenchon, ce type de procédure se veut toutefois transitoire puisque le MFI n'est actuellement pas structuré en forme de parti. Au Parti de Gauche, la formation précédemment créée par le député de Marseille, les adhérents peuvent voter pour chaque nomination interne, mais aussi révoquer les dirigeants. Ce n’est pas vraiment la philosophie de la REM.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens