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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:46

http://www.eldiario.es/andalucia/sindical-Diego-Canamero-detenido-Sevilla_0_424857649.html

Diego Cañamero arrêté à Séville pour l’occupation d’une ferme militaire

Diego Cañemero a été arrêté à proximité du siège du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) à l’heure du petit déjeuner

Diego Canamero, porte-parole national du SAT, a été arrêté Vendredi 28 Août 2015 par la police pour ses liens avec l'occupation du domaine militaire d’Osuna, dans la province de Séville.

Comme l’a annoncé le SAT dans un communiqué confirmé par la police nationale, des agents l’ont arrêté ce matin à proximité du siège du syndicat à Séville, Avenida Blas Infante, où il y a également un commissariat de police.

Le syndicat a dit qu’un dispositif de huit policiers en uniforme ont procédé à l'arrestation de Diego Cañamero alors qu'il prenait son petit déjeuner à côté du siège national du syndicat.

Son arrestation est intervenue quelques minutes avant le début d'une réunion de la direction avec son équipe de travail sur les tâches du deuxième congrès du SAT, qui se tiendra les 4 et 5 Octobre 2015.

Le SAT souligne que Diego Cañamero avait déjà indiqué dans la journée qu’il ne se cacherait pas et qu’il continuerait d'effectuer son travail quotidien en tant que porte-parole du SAT.

Le syndicat a dit que Diego Cañamero avait été mis en garde à vue en attendant son possible transfert à Osuna, où il sera traduit en justice.

Sa convocation avait été reportée le 14 août 2015

Le leader des ouvriers journaliers, qui sera sur la liste de Podemos à la chambre des députés, avait convoqué les medias le 14 août 2015 pour annoncer son arrestation pour son implication dans l'occupation de la ferme militaire de las Turquillas d’Osuna, dans la province de Séville.

Dans un communiqué de presse, Diego Canamero avait affirmé qu’il serait arrêté le 14 août 2015 à 20 heures 30 à son domicile d’el Coronil, dans la province de Séville, pour être conduit devant le tribunal d’Osuna, ce qui n'avait finalement pas eu lieu.

Le SAT avait ensuite expliqué que l'arrestation avait été reportée pour éviter de la faire publiquement et parce que le syndicat avait appelé ses militants à soutenir le dirigeant syndical.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:57

https://www.ensemble-fdg.org/content/grande-bretagne-la-victoire-de-jeremy-corbyn-serait-un-seisme-politique

http://www.grey-britain.net/2015/08/25/philippe-marliere-la-victoire-de-corbyn-serait-un-seisme-politique

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/270815/la-victoire-de-jeremy-corbyn-serait-un-seisme-politique

La victoire de Jeremy Corbin serait un séisme politique

Contrairement à beaucoup de dirigeants réformistes européens acquis au néo libéralisme, Jeremy Corbyn est un authentique social-démocrate, dans la tradition de la première internationale. Membre du Labour Party depuis ses plus jeunes années, il n’a jamais été ni membre d’une organisation de la gauche radicale, ni trotskiste. Son élection à la tête du parti constituerait un séisme politique.

Interview de Philippe Marlière par Nathanaël Uhl.

Samedi 29 Août 2015

Nathanaël Uhl. Le leadership pour le Labour Party rentre dans sa dernière phase avec le vote des adhérents. Le candidat de gauche, Jeremy Corbyn, semble capable de l’emporter. Quelles répercussions cette élection pourrait-elle avoir ?

Philippe Marlière. A mon sens, si Jeremy Corbyn est élu, ce serait potentiellement plus important que la victoire électorale de Syriza en Grèce, au printemps dernier. La Grande-Bretagne est la deuxième économie de l’Union Européenne, le Labour Party est l’un des partis de gauche les plus importants à l’échelle européenne et il rassemble des éléments aussi différents que des socialistes au sens propre du terme, ou appelons les des sociaux-démocrates véritablement sociaux et démocrates, comme Jeremy Corbyn ou John Mac Donnell, et des néo libéraux héritiers du blairisme. C’est un parti de masse avec une emprise solide sur la société britannique, contrairement à Syriza en Grèce, notamment au travers de ses liens historiques et, pour douze d’entre eux, statutaires avec les syndicats. Jeremy Corbyn a d’ailleurs reçu le soutien explicite des deux plus importantes organisations syndicales du Royaume-Uni. Sa victoire créerait un séisme politique, créant une situation nouvelle et originale en Europe.

Nathanaël Uhl. En quoi la victoire de la gauche travailliste peut-elle ouvrir un espace original ?

Philippe Marlière. D’abord, il y a le profil politique de Jeremy Corbyn lui-même. Contrairement à beaucoup de dirigeants réformistes européens acquis au néo libéralisme, c’est un authentique social-démocrate, dans la tradition de la première internationale. Membre du Labour Party depuis ses plus jeunes années, il n’a jamais été ni membre d’une organisation de la gauche radicale, ni trotskiste. Il a travaillé, pendant quelques années pour le mouvement syndical, avant de devenir membre du parlement pour le Labour Party. Il a fait le choix d’un parti de masse et défend, depuis le début, la même ligne socialiste, très à gauche, mais réformiste.

Nathanaël Uhl. Les commentateurs britanniques qualifient Corbyn de socialiste libertarien. Est-ce que ce qualificatif est adapté ?

Philippe Marlière. Il faut d’abord revenir à la tradition britannique qui se nourrit, depuis plusieurs siècles, d’une méfiance vis-à-vis du pouvoir central et de l’état. Le socialisme britannique s’appuie certes sur l’état pour faire progresser le bien commun, c’est tout le sens des nationalisations effectuées par le gouvernement de Clement Attlee au sortir de la deuxième guerre mondiale ou des propositions portées par Jeremy Corbyn de renationaliser les services publics fondamentaux, le rail, l’énergie et la poste. Mais la gauche britannique estime qu'il faut aussi se protéger des excès de l’état vis-à-vis des libertés individuelles et sur les questions sociétales. Rappelons-nous que Jeremy Corbyn s’est engagé en politique à partir du moment où Margaret Thatcher a commencé à gouverner le pays. Le thatchérisme repose sur un socle qui propose une dérégulation économique avec son cortège de privatisations et sa lutte contre les syndicats, mais aussi une gestion policière des conflits sociaux, comme par exemple la grève des mineurs, et des questions sociétales, comme par exemple les droits des minorités ethniques, des femmes, des gays et des lesbiennes. La tradition politiquement libérale de la gauche britannique et l’expérience thatchérienne expliquent le rapport tempéré de Jeremy Corbyn vis-à-vis de l’état. C’est un aspect que la gauche française a beaucoup de mal à saisir parce qu’en France on pense que l’état est bon par nature. En Grande-Bretagne, même à gauche, ce n’est pas le cas. Sur le plan international, ses positions ont souvent été radicales, voire avant-gardistes. C’est un farouche partisan de la libre détermination des peuples, d’où ses engagements en faveur des républicains irlandais dès les années 1970, de la Palestine, mais aussi contre l’apartheid. Il est aussi favorable à la libre détermination des individus, c’est-à-dire la liberté de concevoir pour soi-même ce qu’est la « vie bonne », sans l’intervention de l’état.

Nathanaël Uhl. Quoi qu’il en soit, Jeremy Corbyn apparaît comme un extra-terrestre en Grande-Bretagne. Est-ce que son succès n’est pas aussi l’expression d’une révolte contre l’establishment travailliste ?

Philippe Marlière. C’est exact. Revenons au point de départ. Le Labour Party dirigé par Ed Miliband a perdu les élections, contre toute attente. C’est un moment clé. Le parti est déboussolé et les militants sont abattus. Très vite, les blairistes, l’aile droite du parti, ont développé un discours sur le thème « nous avons été battus parce que le programme électoral était trop à gauche et nous n’étions pas crédibles sur le plan économique ». C’est un récit négatif. Or, Ed Miliband n’a jamais eu les mains libres au sein du Labour Party, confronté à des rumeurs de rébellion interne tous les six mois, il n’a eu de cesse de faire des compromis avec les uns et les autres. Au final, son programme prônait une sorte d’austérité light qui n’a satisfait personne. Jeremy Corbyn s’est démarqué totalement de ce récit négatif et droitier et cela a suscité l’adhésion des militants. Comme le dit Andy Burnham, l'un de ses adversaires au poste de leader, le vétéran socialiste a capté l’humeur du parti travailliste. Mais il bénéficie aussi d’un positionnement positif dans le parti, contrairement à ses trois rivaux, il n’a jamais tenu aucun rôle dans l’establishment blairiste ou browniste. Il apparaît donc crédible sur des positions de gauche. Il fait des propositions qui épousent les attentes de l’électorat. Avec un discours offensif, Jeremy Corbyn a pu marquer des points très rapidement.

Nathanaël Uhl. Mais finalement, en quoi Jeremy Corbyn est-il innovant, politiquement parlant ?

Philippe Marlière. Depuis plus de trente ans, il a été de tous les combats de la gauche. Il est particulièrement connu pour son engagement pacifiste, en tant que président de la Stop The War Coalition, il a contribué à l’événement politique le plus significatif de ces dernières années, deux millions de personnes sont descendus dans les rues de Londres en 2003 contre la guerre en Irak. Il y a aussi son programme politique dont les dimensions sociétales et écologiques, en plus de ses aspects économiques et sociaux, ouvrent la voie à une coalition politique de gauche, avec le Green Party et d’autres composantes de la gauche de transformation en Grande-Bretagne, sans oublier une alliance avec les partis nationalistes, le parti national écossais (SNP) et Plaid Cymru au Pays de Galles. Et cela, c’est vraiment novateur en Grande-Bretagne.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:34

http://www.rassemblementcitoyenidf.fr/forum-citoyen-lundi-7-septembre

Lundi 7 Septembre 2015 à 19 heures au Gymnase Japy

2 Rue Japy 75 011 Paris Métro Charonne

Soyons nombreux au Forum Citoyen

C'est l'occasion d'y faire entendre les propositions du rassemblement citoyen en Ile-de-France et de construire la convergence avec les nombreuses initiatives citoyennes dans notre région. Ce grand forum régional sera suivi de forums départementaux dans les semaines à venir.

Rendez-vous sur la page facebook de l'évènement pour se tenir au courant de l'initiative, en temps réel, et le partager autour de vous.

Soyons très nombreux pour affirmer avec force la dynamique citoyenne et dire notre ras-le-bol contre les politiques actuelles.

Quel est l'enjeu ?

Contribuer à impulser une démarche citoyenne innovante, dans laquelle les citoyens pourraient pleinement prendre part à l'élaboration du programme, d'une charte éthique, de la constitution des listes et, dans le même temps, rassembler les forces sociales et écologiques opposées à la politique d'austérité du gouvernement et du Parti Socialiste. Tous rassemblés, nous pouvons enclencher une dynamique citoyenne à même de porter haut ces listes et pourquoi pas en tête de la gauche. Ras le bol de ce gouvernement et de ces collectivités qui se soumettent à l'austérité, conduisent des politiques opposées aux urgences sociales et écologiques ? Alors prenons nos responsabilités et construisons l'alternative.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:20

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/03/pablo-iglesias-un-indigne-en-voie-de-normalisation_4744067_3214.html

Un indigné en voie de normalisation

Interview de Pablo Iglesias par Isabelle Piquer, correspondante du Monde à Madrid

Jeudi 3 Septembre 2015

Le chef de file du parti anti austérité espagnol explique sa stratégie pour les élections législatives de décembre 2015

Toujours indigné, Pablo Iglesias, le chef de file du parti Podemos, ne veut plus être l'homme en colère, le « gladiateur », de la vie politique espagnole. Une nouvelle image qui correspond au recentrage du parti anti austérité en vue des élections législatives qui devraient se tenir en décembre 2015. Podemos mise désormais sur des alliances locales avec des plates-formes citoyennes, des candidats indépendants et d'autres formations de gauche afin de « créer des espaces de dialogue », une stratégie qui s'est révélée payante aux élections régionales du mois de mai 2015.

Pablo Iglesias a reçu le Monde dans son modeste domicile du quartier populaire de Vallecas, où il a passé une partie de son enfance. Il arrivera à Paris Samedi 5 Septembre 2015 pour assister à une réunion des sympathisants de Podemos à l'étranger, les jeunes « exilés économiques » qui ont dû quitter l'Espagne en quête d'emploi. Pablo Iglesias a également prévu de s'entretenir avec le cofondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, et avec l'économiste Thomas Piketty. Il espère aussi rencontrer des frondeurs du Parti Socialiste « qui critiquent François Hollande ».

Isabelle Piquer. Vous pensez toujours que vous allez gagner les élections ?

Pablo Iglesias. Si je ne le croyais pas, si je ne pensais pas qu'il est possible de changer les institutions de 1978, date de la constitution espagnole, je ne me serais pas présenté aux élections primaires. Je serais resté député européen. Si je pensais que notre seul but était de devenir la troisième force politique en Espagne, j'aurais demandé à d'autres compagnons d'assumer ce défi.

Isabelle Piquer. Mais, depuis le début de l'année, Podemos plafonne dans les sondages.

Pablo Iglesias. Les sondages ne savent pas expliquer les profondes transformations politiques qui ont lieu en Espagne. En février ou en mars 2015, gagner à Barcelone et à Madrid semblait hors de portée. Certains annonçaient l'apocalypse. Et pourtant cela se passe bien. Je pense qu'il y a un vrai risque de voir une restauration conservatrice et c'est pour cela que nous allons nous battre de toutes nos forces. Le mouvement du 15 mai 2011, le mouvement des indignados, a montré le manque d'espoir et la frustration des nouvelles classes moyennes. Podemos a su traduire ce ras-le-bol social, mais les choses ne vont pas s'articuler de la même manière dans les prochaines années. Pour la simple raison que Podemos va forcément se « normaliser ». C'est une chose d'être un outsider et c'en est une autre de travailler pendant quatre ans au parlement. Nous allons beaucoup apprendre, j'en suis sûr, mais nous allons devenir quelque chose de complètement différent. Pour l'instant, je n'y pense pas. Je me concentre sur les quatre prochains mois.

Isabelle Piquer. Podemos est passé en très peu de temps d'un mouvement populaire à un parti plus classique. Cette transition ne s'est pas faite sans accrocs.

Pablo Iglesias. Nous aurions préféré mûrir plus lentement, mais nous ne pouvions pas nous le permettre. Nous savions que 2015 allait être une année clé et nous devions être prêts. Les problèmes ont été mineurs si l'on tient compte de ce que nous avons bâti. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus organisés, mais nous avons su maintenir un grand dialogue interne.

Isabelle Piquer. Ce n'est pas ce que disent tous les cercles, les cellules informelles qui ont assuré la popularité de Podemos. On a aussi critiqué le faible taux de participation aux élections primaires du 22 juillet 2015, 15,8 %, où vous avez été élu candidat pour la présidence du gouvernement.

Pablo Iglesias. Je ne suis pas d'accord. C'est ce que disent les médias. Toutes nos décisions sont soutenues par nos bases. Nous réussissons à dégager des majorités très claires. Quant aux élections primaires, il ne faut pas oublier que nos sympathisants ne sont pas des adhérents qui payent des cotisations, mais tous ceux qui s'étaient inscrits sur notre site. Si les critiques avaient été si fortes, nous n'aurions pas obtenu ces résultats.

Isabelle Piquer. Allez-vous inclure dans votre programme les revendications de vos débuts, comme le « revenu de base » pour tous, « renta basica », ou l'idée de restructurer la dette publique ?

Pablo Iglesias. Nous espérons présenter notre programme début octobre 2015. Le revenu de base est toujours l'un de nos objectifs. Il répond à une idée de justice sociale et, d'un point de vue économique, il peut aussi servir à encourager la consommation. Nous voulons rapprocher le revenu d'insertion qui existe en Espagne du salaire minimum. Il variera selon des critères sur lesquels travaille l'équipe de Podemos. Quant à la dette, nous demandons à voir les comptes. Manuela Carmena, la maire de Madrid, a commencé à faire un audit sur la dette et ce n'est pas la fin du monde. Les citoyens ont le droit de savoir à quoi a servi leur argent.

Isabelle Piquer. Vous avez beaucoup adouci votre ton.

Pablo Iglesias. C'est vrai. Au bout d'un an, on ne peut pas répéter toujours la même chose. Il y a des paroles que l'on doit nuancer. Une image de Podemos a été construite par d'autres autour de l'agressivité et de la colère. Comme ces photos ou j'apparais en fronçant les sourcils. Au début, nous devions crier pour nous faire entendre. Maintenant que l'on nous écoute, nous pouvons parler plus doucement et montrer un côté plus humain. Mon image publique était celle d'un gladiateur dans la fosse aux lions avec son bouclier, son épée et son casque. Et c'est très spectaculaire cette image de type un peu dur, mais elle ne correspond plus au moment actuel.

Isabelle Piquer. Qu'avez-vous appris de la crise de Syriza en Grèce ?

Pablo Iglesias. Nous avons appris que la lutte est très difficile et que nous pouvons perdre des batailles. Le pari était de faire bouger la sociale démocratie, et que Mateo Renzi et François Hollande changent leur position en s'opposant à l'Allemagne. Je crois qu'ils vont payer le prix de ne pas avoir soutenu la Grèce. Alexis Tsipras s'est retrouvé seul contre tous. Son dilemme était de sortir son pays de l'euro ou de gagner du temps. Il a choisi de gagner du temps avec un accord, certes lamentable, mais c'était la seule option qu'il pouvait prendre.

Isabelle Piquer. Mais c'est une défaite.

Pablo Iglesias. Oui, ils ont perdu une bataille, mais pas la guerre. Si Alexis Tsipras gagne les élections du Dimanche 20 Septembre 2015, cela voudra dire que les grecs l'encouragent à tenir bon. Et n'oublions pas qu'il se passe des choses dans la sociale démocratie, dans le Parti Socialiste français par exemple, ou en Italie avec Piero Fassino et les Démocrates de Gauche. Au Royaume-Uni, il est incroyable que Jeremy Corbyn puisse gagner les primaires du Labour Party, le parti de Tony Blair et de Gordon Brown. Même aux Etats-Unis, Bernie Sanders, candidat indépendant en lice pour l'investiture démocrate, a un discours qui ressemble beaucoup à celui de Podemos.

Les héritiers des indignés marquent le pas dans les sondages

Alors qu'au début de l'année tout semblait présager une montée inexorable de Podemos, depuis quelques mois, le parti anti austérité plafonne dans les sondages, malgré sa percée aux élections locales du mois de mai 2015. Les dernières estimations indiquent que, loin de bouleverser le bipartisme espagnol, les héritiers des indignés vont devoir se contenter d'un rôle plus traditionnel, à l'extrême gauche de l'échiquier politique, derrière le Parti Populaire au pouvoir et le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) qu'ils espéraient remplacer.

En janvier 2015, le Centre d’Investigation Sociologique (CIS) plaçait Podemos en deuxième place avec 22,9 % des intentions de vote, devant le PSOE avec 22,2 % des voix, et à cinq points du Parti Populaire, avec 27,3 % des voix. Depuis, la formation recule. En juillet 2015, les dernières estimations du CIS ne lui donnaient plus que 15,7 % des voix, face aux 24,9 % du PSOE et aux 28,2 % du Parti Populaire. « Le flou idéologique qui, au début, a tant contribué à la popularité de Podemos ne joue plus en leur faveur », explique Ignacio Torreblanca, auteur du livre sur Podemos, « Asaltar los cielos », « A l'assaut du ciel ».

« Depuis les élections andalouses du Dimanche 22 Mars 2015, Podemos a dû occuper sa place naturelle dans l'échiquier politique, à gauche des socialistes », poursuit-il, c'est-à-dire l'espace qu'occupaient, jusqu'à leur récente implosion, les écolos-communistes d'Izquierda Unida.

Alliances ponctuelles

Ces derniers, ainsi que les autres mouvements qui ont repris le flambeau des indignés, demandent la création d'un front populaire qui regrouperait toutes les forces de la gauche alternative. Ils soulignent que le système électoral espagnol favorise les majorités et pénalise les petits partis. Podemos s'y refuse. Pablo Iglesias s'est montré cependant favorable à des alliances ponctuelles au niveau local, des « espaces de dialogue qui refléteraient la réalité pluri nationale du pays ». Ces coalitions ad hoc pourraient avoir « des appellations différentes » mais toujours avec le nom de Podemos en tête, comme en Catalogne et bientôt à Valence.

S'il est vrai que Podemos et ses alliés ont enregistré de bons résultats lors des élections régionales et municipales du Dimanche 24 Mai 2015, la réalité est plus nuancée, ni la maire de Madrid, Manuela Carmena, ni celle de Barcelone, Ada Colau, les grandes stars du scrutin, ne sont membres de la formation. Elles ont été élues sur des plates-formes d'unité populaire, Ahora Madrid et Barcelona en Comú, et ne se plient pas aux consignes de Pablo Iglesias.

« Podemos peut profiter de leur popularité, mais elles sont des personnalités à part entière qui ne peuvent être phagocytées », souligne Ignacio Torreblanca.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 17:41

http://www.cadtm.org/Zoe-Konstantopoulou-a-l-ONU-La

Zoé Konstantopoulou devant l’Organisation des Nations Unies (ONU)

« La dette souveraine est actuellement utilisée contre le peuple et le parlement grec pour affaiblir la démocratie »

Par Zoe Konstantopoulou

Discours prononcé Mercredi 2 Septembre 2015 au siège de l’ONU à New York.

En cette occasion du soixante dixième anniversaire de l’ONU, marquant également les soixante-dix ans depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en cette quatrième conférence mondiale des présidents des parlements plaçant la démocratie au service de la paix, du développement durable et de la construction d’un monde tel que les peuples le veulent, je me tiens devant vous et parmi vous, en tant que présidente du parlement grec récemment dissous pour vous adresser un appel à la solidarité envers le peuple grec et envers la Grèce, terre où la démocratie naquit et où elle est aujourd’hui brutalement attaquée et violée. La Grèce et son peuple sont les victimes, depuis cinq ans, de politiques supposées offrir une solution durable au surendettement du pays et une voie pour sortir de la crise économique, ces politiques contenues dans des accords appelés mémorandums, conclus par le gouvernement grec et un trio d’institutions internationales, à savoir le Fonds Monétaire Internationale (FMI), la commission européenne et la Banque Centrale Européenne, connu sous le nom de troïka, et agissant au titre de créanciers de la Grèce, ont eu pour résultat de graves violations des droits humains et particulièrement des droits sociaux, des libertés fondamentales et de l’état de droit lui-même.

Ce qui a été présenté comme un accord de renflouement a eu pour effet la misère, le chômage à des taux jamais vus jusque-là, soixante-douze pour cent parmi les jeunes femmes et soixante pour cent parmi les jeunes hommes, des centaines de milliers de jeunes gens poussés à l’émigration, une explosion des suicides et la marginalisation des jeunes, des vieux, des faibles, des immigrés et des réfugiés, avec la moitié des enfants du pays vivant sous le seuil de pauvreté, une situation relevant d’une crise humanitaire documentée dans les rapports et les déclarations des experts indépendants de l’ONU sur la dette et les droits de l’homme aussi bien que dans toute une série de décisions de justice et de rapports.

Le 25 janvier 2015, il y a de cela sept mois, le peuple grec, à travers un scrutin national, a donné au gouvernement et au parlement un mandat clair et sans équivoque, celui de se débarrasser de ces politiques assassines. Des négociations ont débuté, une commission spéciale du parlement a été formée, baptisée commission pour la vérité sur la dette publique, avec pour mission de conduire un audit et une évaluation juridique de la dette grecque. Cette commission a produit un rapport préliminaire en juin 2015. Le rapport a établi que la dette souveraine de l’état grec est illégale, illégitime, odieuse et insoutenable. Il a établi que la dette souveraine avait été contractée par l’intermédiaire de procédures qui constituent une violation flagrante du droit constitutionnel, justifiant par là même la dénonciation de la dette. Il a établi que les créanciers avaient agi de mauvaise foi en faisant délibérément peser sur la Grèce le fardeau de prêts insoutenables afin de sauver les banques privées françaises, allemandes et grecques.

En dépit de ces conclusions, les créanciers de la Grèce ont exigé qu’on néglige le mandat du peuple.

Le 25 juin 2015, un ultimatum de quarante-huit heures fut posé au gouvernement grec, lui demandant d’accepter, contrairement au mandat populaire, une série de mesures démantelant le droit du travail, abolissant les garanties de sécurité sociale et la protection juridique pour les citoyens surendettés et requérant, dans le même temps, le bradage des biens et entreprises publics les plus précieux, mais aussi des principaux ports, aéroports et infrastructures qui devraient être vendus ou cédés pour rembourser une dette odieuse et insoutenable.

Le parlement grec a entériné la proposition du gouvernement de tenir un référendum portant sur l’ultimatum et le peuple grec, à une large majorité de soixante-deux pour cent, a rejeté les mesures.

Au cours de la semaine du référendum, des représentants des instances internationales et de gouvernements étrangers ont tenté d’influer sur le résultat du référendum, au moyen de déclarations visant à terroriser la population, et le référendum s’est tenu avec les banques fermées et le contrôle des capitaux imposé du fait du refus de la BCE de fournir des liquidités après l’annonce de la tenue du référendum, et pourtant la démocratie a prévalu, le peuple s’est prononcé clairement et a dit non à soixante-deux pour cent à ces mesures assassines.

Ce qui s’en est suivi est un cauchemar pour toute conscience démocratique et une honte. Les créanciers ont refusé d’examiner le résultat du référendum. Ils ont insisté, usant de la menace d’un effondrement du système bancaire et d’un désastre humanitaire, que soient adoptées des mesures plus sévères encore que celles qui avaient été rejetées. Le gouvernement a été contraint d’accepter que le parlement légifère sur des textes pré élaborés de centaines de pages, sans délibération, et à des dates prédéterminées, selon une procédure d’urgence et avec les banques toujours fermées. Cette extorsion fut baptisée « pré requis pour un accord » et le parlement fut appelé à abolir des lois qu’il avait votées durant les quatre mois précédents et à s’abstenir de toute initiative législative sans l’accord préalable des créanciers.

Un projet de loi de cent pages, présenté comme un article unique, fut approuvé le 15 juillet 2015 en moins de vingt-quatre heures, un deuxième, long d’environ mille pages et composé de trois articles a été adopté en moins de vingt-quatre heures le 22 juillet 2015, un troisième de presque quatre cent pages, fut adopté le 14 août 2015 en vingt-quatre heures. Le parlement a légiféré trois fois sous la contrainte et la coercition et cela étant fait, attestant qu’une partie importante des députés du principal parti de gouvernement, incluant la présidente du parlement, refusait de voter un tel texte de loi, le parlement fut dissous de manière subite afin de garantir une majorité plus stable pour mettre en œuvre ce que le peuple a rejeté.

La dette souveraine est actuellement utilisée contre la population grecque et le parlement grec pour affaiblir la démocratie, mais la démocratie est une valeur suprême et le parlement ne peut être réduit à des sceaux, entérinant des normes dictées, rejetées par le peuple et conçues pour anéantir les sociétés et les générations futures.

J’en appelle à vous, parlementaires du monde, soutenez l’exigence de démocratie et de souveraineté parlementaire contre la coercition de la dette, soutenez les initiatives de l’assemblée générale de l’ONU et la commission ad hoc d’audit de la dette souveraine, ainsi que les initiatives des experts indépendants de l’ONU sur la dette et les droits de l’homme.

Ne permettez pas que la démocratie soit annihilée sur la terre où elle naquit. Ne permettez pas qu’un autre parlement soit contraint de voter contre la volonté du peuple et contre le mandat de ses députés. Ne permettez pas que les droits de l’homme, les vies humaines, la dignité humaine et les principes les plus précieux de l’ONU soient foulés pour servir le système bancaire.

Le monde que les peuples veulent ne peut être construit sans les peuples du monde.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 20:48

http://www.ilfattoquotidiano.fr/grece-le-chef-du-parti-de-gauche-allemand-die-linke-denonce-le-pillage-de-letat-grec/#.VedfJEYcB6x

Le leader du parti de gauche allemand die Linke dénonce le pillage de l’état grec par l’Allemagne

Citation de l’intervention du leader de die Linke, Gregor Gysi, devant le Bundestag, Mardi 18 Août 2015, où il fustige le pillage de la Grèce par le gouvernement allemand, à commencer par la vente des quatorze aéroports régionaux bradés à une société publique allemande pour un prix démesurément bas.

« J’apprends que quatorze aéroports grecs rentables vont être vendus à la société allemande Fraport, une société détenue majoritairement par l’état allemand. Nous parlons ici de la privatisation d’une propriété publique grecque au bénéfice d’une propriété publique allemande.

Mais ce n’est pas tout. En fait, le prix de vente est incroyablement bas. En procédant ainsi, le gouvernement grec ne pourra jamais réaliser les cinquante milliards d’euros que vous lui avez demandé de faire avec ces privatisations. Le cinquième point est difficile à croire, mais pourtant vrai. Le gouvernement grec n’est pas autorisé à licencier ou à embaucher, ni directeurs ni managers de banque.

Les institutions européennes sont responsables de cela. Comment voulez-vous dans ces conditions combattre la corruption ? C’est une limitation insensée de la souveraineté grecque.

Et le pire est que le gouvernement grec ne peut pas discuter publiquement des propositions de loi et encore moins la présenter devant le parlement. C’est la destruction de la démocratie parlementaire. Nous ne pouvons pas être complices de ces pratiques.

À ce jour, l’Allemagne n’a pas donné un centime à la Grèce depuis le début de la crise. Il faut le dire et le répéter, cent fois si nécessaire ».

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 20:36

https://www.ensemble-fdg.org/content/corbyn-une-campagne-remarquable-en-grande-bretagne

http://www.socialistresistance.org/7659/corbyn-a-remarkable-campaign

Une campagne remarquable en Grande Bretagne

Editorial du site de Socialist Resistance du Vendredi 31 Juillet 2015

Traduction et notes de François Coustal

La campagne de Jeremy Corbyn est un phénomène remarquable. Il a désormais une bonne chance de remporter l’élection comme leader du parti travailliste, à moins que l’élite travailliste ne parvienne à enrayer la marée au cours des prochaines semaines.

Pour l’instant, la marée reste favorable à Jeremy Corbyn. Les dirigeants travaillistes sont comme des lapins pris dans la lumière des phares. De nombreuses personnes, en particulier des jeunes, ont rejoint la campagne de Jeremy Corbyn, ils se pressent à ses meetings ou à ses évènements de campagne. Beaucoup donnent leur signature au parti travailliste afin d’être considérés comme « sympathisants enregistrés » ou comme « sympathisants affiliés » par l’intermédiaire de leurs syndicats. Dès le mois de juin 2015, le parti travailliste a enregistré un afflux de neuf mille cent quinze sympathisants enregistrés et de trois mille sept cent quatre-vingt-huit sympathisants affiliés, ainsi qu’une augmentation significative du nombre d’adhérents à part entière.

Le soutien à la candidature de Jeremy Corbyn au sein des grands syndicats s’est avéré tout à fait extraordinaire. Le parti travailliste s’est toujours distingué de ses partis frères sociaux-démocrates par l’affiliation directe de fédérations syndicales. Il y a aujourd’hui quatorze fédérations syndicales affiliées au parti travailliste. Historiquement, elles ont agi comme une force hostile à l’aile gauche et en soutien à l’élite dirigeante du parti.

Le soutien à Jeremy Corbyn apporté par Unity, dirigé par Len Mac Cluskey, n’a pas été une surprise dans la mesure où cette fédération s’est dotée depuis plusieurs années d’une orientation marquée à gauche. Mais la décision d’Unison se soutenir Jeremy Corbyn marque réellement un tournant dans la situation. Unison est une grande fédération syndicale du secteur public qui s’est beaucoup exprimée contre l’austérité et les restrictions budgétaires concernant la protection sociale et les services publics, mais qui a rarement organisé l’action. Unison compte dans ses rangs le plus grand nombre de membres affiliés au parti travailliste et un bon tiers de son million d’adhérents est inscrit sur la liste électronique du parti travailliste. Une consultation menée auprès des douze unions régionales que compte Unison a indiqué que neuf d’entre elles étaient favorables au soutien à Jeremy Corbyn.

La fédération des travailleurs de la communication est aussi une fédération importante, avec plus de deux cent mille adhérents. Non seulement elle a choisi Jeremy Corbyn, mais Dave Ward, son secrétaire général, a utilisé You Tube pour appeler ses adhérents à se faire enregistrer afin de pouvoir voter pour Jeremy Corbyn sur la base de son orientation politique et afin de marquer ainsi un glissement à gauche et anti-austérité du parti travailliste.

Jeremy Corbyn a également reçu le soutien de plusieurs fédérations de taille plus modeste, comme le syndicat de boulangers, le syndicat des employés des transports, ainsi que celui des conducteurs de trains. Au même moment, GMB, l’importante fédération des employés de la fonction publique et des collectivités territoriales, a renoncé à soutenir quelque candidat que ce soit, ce qui est un camouflet pour la droite du parti travailliste.

Jeremy Corbyn bénéficie également d’une avance décisive en ce qui concerne les soutiens des sections locales du parti travailliste, organisées sur la base des circonscriptions électorales, cent trente sur six cent, les autres candidats plafonnant à cent.

Ainsi la campagne de Jeremy Corbyn a réalisé des percées dans trois directions, les membres traditionnels du parti organisés en sections locales, les syndicalistes affiliés au parti travailliste et enfin les nouveaux adhérents et sympathisants, en très grande majorité des jeunes. Quelle que soit l’issue du vote, cela constitue la manifestation d’une radicalisation en profondeur.

Si Jeremy Corbyn l’emporte et s’engage dans une direction anti-austéritaire, de nouvelles et importantes possibilités s’ouvriront, dont une scission probable à l’instigation des blairistes. S’il échoue, il aura encouragé et radicalisé de nombreux jeunes et de nombreux syndicalistes, renforcé la gauche au sein du parti travailliste et exercé une pression de gauche sur le vainqueur, quel qu’il soit.

En 1981, Tony Benn avait perdu de peu la compétition au sein du parti travailliste après une campagne de masse, alors que la gauche du parti était numériquement importante et à l’offensive et alors que le mouvement syndical était puissant et très actif au sein des entreprises.

Aujourd’hui, Jeremy Corbyn est au seuil de remporter la direction du parti travailliste alors même que la gauche travailliste organisée est plus ou moins inexistante, que le mouvement syndical est très faible et que le niveau de grèves est historiquement bas.

Quelques-uns des éléments d’explication sont évidents. Le parti travailliste vient de perdre une élection qu’il aurait pu et dû gagner et la raison de cette défaite est qu’il a fait preuve de suivisme par rapport aux coupes budgétaires mises en œuvre par les conservateurs. Puis Harriet Harman, le leader par intérim, immédiatement suivie par la gauche des Libéraux Démocrates et par les partis unionistes, a pris la décision épouvantable de ne pas s’opposer au budget présenté par George Osborne. Tous les autres concurrents en lice pour la direction du parti travailliste l’ont soutenue avant de se rallier au programme des conservateurs en soutenant la thèse selon laquelle le parti travailliste avait perdu l’élection parce que sa campagne était allée trop à gauche et que les politiques progressistes qu’il avait adoptées devaient maintenant être abandonnées. Les convictions politiques jouent un rôle. Les gens, dans le parti travailliste et à l’extérieur, considèrent comme un souffle d’air frais que, dans cette campagne interne pour la direction du parti travailliste, quelqu’un exprime ce qu’ils pensent et pense ce qu’ils expriment, sans égotisme.

Il est également évident que la question écossaise a son importance dans ce phénomène, pas uniquement la radicalisation liée à l’influence de la campagne référendaire pour l’indépendance et la montée en puissance du parti national écossais (SNP), mais aussi le rôle des députés du SNP au sein du parlement depuis l’élection. En réalité, ce sont eux la véritable opposition aux conservateurs, comme le montre le vote contre la diminution des allocations sociales, les cinquante-cinq voix contre ce projet venues du SNP ont dépassé les quarante-sept voix des députés travaillistes qui, menés par Jeremy Corbyn, ont rompu la discipline de leur parti.

Lors d’un récent discours, la benjamine du parlement, Mhairi Black, députée du SNP alors qu’elle n’a que vingt ans, en fait c’est la plus jeune parlementaire depuis des siècles, a mis le parti travailliste au défi de s’opposer aux coupes budgétaires des conservateurs et s’est réclamée de Tony Benn. Sur You Tube, la vidéo de son discours en fait l’un des discours parlementaires les plus regardés de tous les temps, plus d’un demi-million de visiteurs, avec de nombreux « like » postés principalement par des jeunes.

Il y a quelques mois, il paraissait très improbable que Jeremy Corbyn puisse même seulement figurer sur la liste des candidats. Il n’a atteint les trente-cinq parrainages de députés nécessaires qu’au tout dernier moment et grâce à un certain nombre de députés de l’aile droite qui ont accepté de le parrainer afin d’offrir à Andy Burnham la possibilité d’apparaître comme le candidat situé au centre du parti plutôt que comme le plus à gauche.

D’ailleurs parmi les députés ayant parrainé Jeremy Corbyn, seuls dix-huit ont voté contre la réduction des allocations sociales. Le fossé entre le groupe parlementaire d’un côté et, de l’autre, la base militante dans les syndicats et dans le parti au sens large est énorme. Une direction autour de Jeremy Corbyn devrait se battre pour composer un cabinet fantôme avec la poignée des députés qui le soutient. Le risque existe qu’il devienne l’otage du groupe parlementaire, s’il n’organise pas de manière plus systématique ses partisans au sein du parti dans son ensemble.

Alors que la gauche dans le parti travailliste a lancé un défi à la fois fort et unitaire, c’est le désordre dans la droite du parti, avec des accusations réciproques assez puériles comme de se traiter de « crétins » en public. Les députés de l’aile droite évoquent ouvertement un coup, le renversement de Jeremy Corbyn par le seul groupe parlementaire et même une scission opérée sur le modèle de la création du Parti Social-Démocrate dans les années 1980, dont la durée de vie fut courte et qui ne constitue pas vraiment un glorieux exemple à suivre.

De toute manière, une victoire de Jeremy Corbyn, ou même une courte défaite, serait une victoire pour toute la gauche. Elle provoquerait une ouverture de la situation politique britannique et la radicalisation de beaucoup de gens, particulièrement parmi les jeunes. Qu’il y ait ou non une scission du parti travailliste, tout cela va créer des conditions nouvelles pour une orientation anti-austérité dans le Royaume Uni.

Left Unity a eu raison de se réjouir de la campagne de Jeremy Corbyn et de comprendre dès le début sa signification et sa dynamique progressiste.

Les conditions de création d’une nouvelle alternative de gauche existent plus que jamais en Grande-Bretagne. La question clé de la période à venir est de rassembler toutes les forces qui croient que l’on peut combattre l’austérité et le changement climatique et de résister au gouvernement conservateur et à la mise en œuvre du consensus néo-libéral. Une modification de la direction du parti travailliste aurait de grandes conséquences. Mais, pour que ce changement soit significatif et durable, il faudra qu’il s’étende. Il faudra qu’il se lie aux millions de gens qui, lors des élections générales, ont voté pour les verts, pour le SNP, pour Plaid Cymru ou pour les groupes de taille plus modeste de la gauche radicale, ceux qui soutiennent Left Unity et, bien sûr, les millions de jeunes qui se battent contre l’austérité.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 20:08

http://www.haaretz.com/jewish-world/jewish-world-news/1.673550

Le syndicat industriel des Etats Unis vote pour la campagne Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS)

United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UERMWA), le syndicat des travailleurs de l’industrie, de l’électricité et de la radio des Etats Unis, vote en faveur du boycott d'Israël, soutenant l’accord avec l'Iran

Dimanche 30 Août 2015

Un des plus importants syndicats industriels des États-Unis a voté pour approuver les objectifs de la campagne BDS dans le monde entier contre Israël, citant « sa longue histoire de viol des droits de l'homme des palestiniens », devenant le premier syndicat national à le faire.

Le congrès de l’UERMWA réuni à Baltimore la semaine dernière a voté plusieurs résolutions sur les questions de politique intérieure et de politique internationale, y compris l'appel au boycott d'Israël et le soutien à l'accord nucléaire avec l'Iran.

Selon un communiqué publié par le site internet du syndicat, il a voté en faveur de la « justice et de la paix pour les peuples de Palestine et d'Israël » et il a cité un sordide bilan des droits de l'homme d'Israël, « à commencer par le nettoyage ethnique de sept cent cinquante mille palestiniens en 1947 et en 1948 qui ont quitté la Palestine après la proclamation de l’état d'Israël ».

« L'objectif de l'initiative », dit le syndicat, « est de faire pression contre Israël pour mettre fin à son apartheid contre les palestiniens comme une tactique similaire à celle qui a contribué à mettre fin à l'apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980 ». Le syndicat a en outre appelé à la fin de l'aide américaine à Israël et a exprimé son soutien au « droit au retour ».

Le syndicat a également voté sur un certain nombre d'autres questions de politique étrangère, y compris la demande de mettre fin à l'intervention militaire des Etats Unis au Moyen-Orient et dans d'autres régions.

« Nous avons besoin de nous débarrasser de cette culture de guerre », a déclaré Mike Ferritto, un délégué local. « Nous avons fait assez de dégâts. Nous devons sortir du Moyen-Orient », a déclaré Brandon Dutton, un autre délégué.

Le vote contre Israël a été motivé par une rencontre avec les syndicalistes palestiniens pendant le Forum Social Mondial en Tunisie. Le délégué Automne Martinez, qui a coparrainé la résolution et a participé à la rencontre, a déclaré que « ce qui se passe en Palestine est absolument dégoûtant. Palestine libre ».

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 19:23

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/ba3c77c8-50b4-11e5-b029-b9d50a74fd14.html#axzz3kbWKJM1b

Le parti grec d’extrême gauche espère que les stars qu’il a recrutées vont éblouir les électeurs

Par Kerin Hope, correspondante du Financial Times à Athènes

Mardi Premier Septembre 2015

Le parti grec d’extrême gauche Unité Populaire espère que les stars qu’il a recrutées vont faire sa fortune alors que le nouveau parti se bat pour gagner du terrain avant sa première campagne électorale.

Son leader, Panagiotis Lafazanis, a recruté deux femmes politiques qui sont des francs-tireurs et qui ont été nommées à des postes de haut niveau lorsque le gouvernement dirigé par Syriza a pris ses fonctions en janvier 2015, mais qui ont été impitoyables dans la démonstration de leur opposition par leur défection quand Alexis Tsipras, le premier ministre, a inversé la politique du parti contre l’austérité.

Les deux femmes, Nadia Valavani, ancienne vice-ministre des finances, et Zoé Konstantopoulou, ancienne présidente du parlement, ont la réputation de passer de longues heures à fourbir leurs armes. Elles ne sont pas connues toutes les deux pour leur volonté de compromis, mais comme des femmes politiques de principe, une distinction rare dans la vie publique de la Grèce submergée par la corruption.

« Ce sont de fortes candidates qui ont un bilan de défense de leurs principes. Elles peuvent augmenter le profil de l'Unité Populaire dans tout le pays, en particulier auprès des électrices », a déclaré un militant du parti.

Unité Populaire a été fondée le mois dernier après que Panagiotis Lafazanis et vingt-six autres députés de Syriza aient rompu avec le courant majoritaire dirigé par Alexis Tsipras.

Le parti présente sa forte position anti-austérité aux électeurs durement touchés par cinq années de chômage élevé, de coupes budgétaires dans les retraites et les salaires du secteur public et du contrôle des capitaux qui limite les retraits d'espèces aux distributeurs automatiques à soixante euros par jour.

Mais son mantra selon lequel « un retour à la drachme n’est pas une catastrophe économique » a énervé même des grecs de gauche au milieu de la propagande généralisée selon laquelle il y aura hyperinflation et récession permanente si le pays quitte l'euro.

« Il y a une crainte sous-jacente que quitter la zone euro ferait retourner la Grèce cinquante ans en arrière », a déclaré Alkis Georgiou, un ingénieur civil électeur de Syriza au cours des trois dernières élections.

Le nouveau parti a fait un démarrage lent dans la campagne électorale. Les premiers sondages d'opinion, publiés ce week-end, suggèrent qu'il capturerait seulement cinq pour cent des voix, bien en dessous des huit ou des dix pour cent des voix vus par les analystes comme l’objectif pour gagner la troisième place aux élections et participer à une coalition gouvernementale, considérée comme l'issue la plus probable des élections législatives anticipées du Dimanche 20 Septembre 2015.

Comme Panagiotis Lafazanis, ancien ministre de l'énergie, les deux femmes étaient des alliées de confiance d’Alexis Tsipras jusqu'à ce qu’elles s’opposent au changement de politique du premier ministre en juillet 2015, quand il a accepté les réformes difficiles exigées par les créanciers en échange d'un plan de sauvetage de quatre-vingt-six milliards d’euros.

« La démission était la seule chose décente à faire après l'accord de sauvetage », a déclaré Nadia Valavani, une ancienne dirigeante d’une compagnie d'assurance et ancienne militante du parti communiste grec.

Nadia Valavani est devenue très populaire après avoir défendu une loi votée par le parlement qui a soulagé le sort de centaines de milliers de contribuables ayant des dettes de longue durée envers l’état par la réduction des amendes et par le paiement de leur dette en une centaine de versements mensuels.

Mais elle a fait face à des accusations des médias grecs selon lesquelles elle avait encouragé sa mère à retirer plusieurs centaines de milliers d'euros en liquide à partir d'un compte conjoint en juin 2015, sachant que le gouvernement était sur le point d'imposer un contrôle des capitaux.

Elle a démenti ces accusations. Dans une lettre ouverte à Proto Thema, le premier journal qui avait publié ces accusations, elle a écrit que « ma mère a toujours géré ses propres finances et je ne suis pas impliquée dans ses finances. Nous ne sommes pas, ma sœur et moi, cosignataires d’aucun de ses comptes ».

Zoé Konstantopoulou, une avocate issue de la gauche radicale, dont le père était leader de Synaspismos, un prédécesseur de Syriza, a eu une relation plus problématique avec le parlement et a été critiquée pour avoir provoqué des divisions quand elle était présidente du parlement.

Elle a été critiquée par les députés de presque tous les partis pour la longueur de ses discours et pour la conduite des procédures parlementaires dans des détails exhaustifs, poussant les débats et les votes sur les questions de sauvetage critique bien après minuit.

La défection de Zoé Konstantopoulou pourrait bénéficier à Syriza qui essaie d'attirer plus de soutien centriste, a déclaré Mujtaba Rahman, responsable de l'analyse européenne au conseil des risques Eurasia Group. Mais Unité Populaire pourrait gagner des voix cruciales avec elle sur sa liste.

« Son geste ne va pas aider Unité Populaire à élargir son appel, mais il va renforcer sa position en tant que leader de la Grèce anti austérité. Etant donné le nombre d'électeurs indécis, cela pourrait augmenter la popularité d’Unité Populaire d’un ou de deux pour cent », a déclaré Mujtaba Rahman.

L'ancienne présidente combative voulait former son propre parti politique après avoir rompu publiquement avec Alexis Tsipras. Mais Lundi 31 Août 2015, elle a annoncé qu'elle irait aux élections comme indépendante soutenue par Unité Populaire.

« Le pays ne va pas aux élections parce que le mandat populaire a été violé, comme l’a dit Alexis Tsipras », a-t-elle dit, « mais parce que l’ancien gouvernement veut continuer à le violer ».

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:18

http://www.cadtm.org/Bilan-de-six-mois-de-presidence-du

Bilan de six mois de présidence du parlement grec par Zoé Konstantopoulou

Mercredi 5 Août 2015, Zoe Konstantopoulou a présenté le compte rendu des actions menées depuis qu’elle exerce la fonction de présidente du parlement grec. Au cours de son discours, elle s’est attaquée au président de la Banque Centrale de Grèce (BCG), Yannis Stournaras.

« Je vous ai invité à cette conférence dans le but de procéder au compte rendu de mes actions depuis que je suis présidente », a-t-elle dit en introduction, « étant donné que demain, Jeudi 6 Août 2015, cela fera exactement six mois que je serai entrée en fonction en tant que présidente du parlement grec. Et c’est avec plaisir que je tiens à vous informer que nombreuses ont été les actions menées à bien ces derniers mois. Grand nombre d’entre elles avaient été annoncées le 6 février 2015, au moment où je prenais mes fonctions ».

Au cours de sa conférence de presse, Zoe Konstantopoulou a parlé de la création de la commission pour la vérité sur la dette publique grecque.

« Dès les toutes premières semaines, j’ai mis en place la commission pour la vérité sur la dette publique grecque. Cette dernière a été créée officiellement le 17 mars 2015. Y participent des personnalités comme Éric Toussaint et des personnes venues du monde entier comme le professeur Cephas Lumina. Je dois dire que cette commission a travaillé dans des conditions très particulières ».

Elle a mentionné à ce sujet que la commission avait présenté ses conclusions préliminaires le 17 juin 2015. Que ces conclusions avaient été mises à disposition de la société grecque, du gouvernement grec et des organismes internationaux. Que la commission allait maintenant réaliser la deuxième partie de l’audit.

Zoe Konstantopoulou a qualifié la dette publique d’illégitime, d’odieuse et d’insoutenable.

Elle a insisté sur le fait que la Grèce ne devait pas la payer. Elle a mentionné que la prochaine séance de la commission de la vérité sur la dette grecque se tiendrait du 22 au 25 septembre 2015, cette séance inaugurant le début des travaux de la commission pour la deuxième partie de l’audit. Elle a également mentionné que, avant ces dates, se tiendraient des conférences publiques présentées par des membres de la commission, dont elle-même, et que, les 13 et 14 novembre 2015, le parlement accueillerait un congrès international de spécialistes du droit public et du droit constitutionnel pour la dette.

Zoe Konstantopoulou a aussi parlé d’une deuxième commission existant au sein du parlement, la commission de revendication des réparations de guerre dues par l’Allemagne, une commission qui a déjà convoqué plus de douze personnes et dont les travaux ne font que commencer.

Les piques à Yannis Stournaras

Zoe Konstantopoulou a eu un discours très critique concernant le président de la BCG, Yannis Stournaras. « Yannis Stournaras », a-t-elle dit, « a refusé de donner à la commission pour la vérité sur la dette les éléments se rattachant à l’enquête et ne s’est pas présenté au comité des lois et de la transparence sous prétexte d’une grosse charge de travail. Il est inimaginable que le parlement grec procède à un contrôle de la dette et que la BCG refuse de communiquer les mouvements des comptes appartenant à l’état. Ils permettraient de retracer la totalité des mouvements bancaires. Normalement la logique voudrait que personne n’ait peur de communiquer de telles informations et les contrats concernant l’état », a-t-elle ajouté.

Activité parlementaire et référendum

Zoe Konstantopoulou a parlé du travail effectué dans le cadre de ses responsabilités au sein du parlement. D’après elle, soixante pour cent environ des questions soulevées dans le cadre de ses fonctions ont pu trouver une réponse satisfaisante.

Se référant au referendum du Dimanche 5 Juillet 2015, elle a souligné que le fait que le parlement ait accepté de procéder à un référendum citoyen, suite à la proposition soumise par le gouvernement, a été une action démocratique du parlement grec.

Les conclusions préalables de l’audit ont-elles été utilisées par le gouvernement ?

Suite à une question concernant l’outil que pourraient constituer, pour le gouvernement grec, les conclusions préalables de l’audit réalisé par la commission pour la vérité sur la dette publique grecque, Zoe Konstantopoulou s’est positionnée en disant que, depuis la création de la commission, elle avait été constamment en contact avec le premier ministre, Alexis Tsipras, et que celui-ci avait soutenu la nécessité de mettre au clair une vérité qui avait une importance historique dès le début des travaux de la commission.

« Je considère que le premier ministre Alexis Tsipras a soutenu de façon sincère et légitime la création de cette commission et qu’il a reconnu sa nécessité et son importance. Mais », a-t-elle ajouté, « les conclusions préalables de l’audit n’ont pas été utilisées par la Grèce à ce jour. Je considère que se servir des conclusions préalables de l’audit est le devoir du gouvernement grec et qu’il est de mon propre devoir d’insister pour que nous avancions dans cette direction ».

Elle a parlé de son rapport au premier ministre, « nous sommes compagnons » a-t-elle décrété, « je ne suis pas quelqu’un qui parle en s’appuyant sur des informations non officielles, encore moins sur des non-papiers. Je ne considère pas que l’on puisse parler de dysfonctionnement lorsque la présidente du parlement veille à préserver l’harmonie parlementaire. De mon côté, je considère que les intentions du premier ministre sont tout à fait sincères. Quand on est contraint d’accepter un chantage et que ce chantage fait son apparition dans l’enceinte d’un parlement, il est du devoir de sa présidente de tout faire pour le refouler », a-t-elle mentionné en se référant aux projets de lois présentés au parlement ces dernières semaines. Des projets de lois qui ont été présentés en adoptant des procédures « d’extrême urgence », dans le cadre des votes nécessaires à la ratification de l’accord du mois de juillet 2015 entre la Grèce et l’Union Européenne.

« De mon point de vue », a-t-elle déclaré, « les trois procédures de vote parlementaire pour lesquelles nous avons adopté le mode de vote d’extrême urgence, resteront des pages noires de notre démocratie parlementaire ».

Elle a fortement critiqué le bureau du budget de l’état en disant qu’il se permettait de faire des interventions éminemment politiques en s’attaquant à l’ancien ministre de l’économie, alors que son rôle était de soutenir le parlement et de permettre la transparence des procédures parlementaires.

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