Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:31

 

Mandats d’arrêt contre d’anciens employés de la télévision turque (Reuters)

 

La Turquie a émis Mercredi 12 Juillet 2017 des mandats d'arrêt à l'encontre de trente quatre anciens employés de la chaîne de télévision publique Turkish Radio and Television (TRT), dans le cadre d'une enquête visant les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, rapportent les médias officiels.

 

Ces employés de TRT ont déjà été limogés en raison de leur implication présumée dans le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara aux partisans de Fethullah Gülen.

 

Tous utilisaient ByLock, une application de messagerie cryptée utilisée par les gulénistes, selon l'agence de presse Anatolie.

 

Depuis le coup d'état manqué il y a un an, cinquante mille personnes ont été arrêtées et placées en détention dans l'attente d'un procès et environ cent cinquante mille fonctionnaires, dont des enseignants, des magistrats et des militaires, ont été mis à pied.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:21

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/repression-en-turquie-une-mobilisation-nationale

 

Mobilisation nationale contre la répression en Turquie

 

Lundi 10 Juillet 2017, des militants dans toute la France se sont mobilisés pour demander la libération de Taner Kilic, le président d’Amnesty International en Turquie, Idil Eser, la directrice d’Amnesty International en Turquie et les neuf personnes arrêtées avec elle.

 

Lundi 10 Juillet 2017 à 8 heures 15 du matin, une cinquantaine de militants de la région Ile-de-France se sont réunis au métro Passy afin de se rendre devant l’ambassade de Turquie à Paris.

 

Munis d’une lettre de demande de rendez-vous, ils ont bravé les intempéries pour défendre la société civile en Turquie.

 

Par groupes d’une douzaine de personnes, nos militants se sont postés devant l’ambassade avec de grandes pancartes demandant l’arrêt de la répression en Turquie et la libération de nos collègues Taner Kilic et Idil Eser. Symboliquement menottés, ils ont rapidement été rejoints par de nombreux policiers qui les ont amenés à se décaler pour ne plus être devant l’ambassade. Ils ont ensuite exigé leur départ et relevé l’identité de toutes les personnes présentes.

 

L’ambassadeur a refusé de nous recevoir ou même de prendre notre lettre.

 

Les militants se sont également mobilisés devant les consulats de Turquie à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg, munis de panneaux pour rendre visible leur action et de courriers à l’attention des consuls demandant la libération immédiate et inconditionnelle de Taner Kilic et d'Idil Eser.

 

En peu de temps, les militants se sont mobilisés sur l’ensemble du territoire.

 

A Amiens ce sont soixante dix personnes, militants du groupe local d’Amnesty International d'Amiens, de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), du Réseau Education Sans Frontières (RESF) et de la fédération départementale de la Somme d'Ensemble, qui se sont rassemblées sur le parvis de la gare d'Amiens pour faire signer la pétition demandant la libération du président et de la directrice générale de la section turque d'Amnesty International.

 

A Toulouse, un rassemblement de soutien a eu lieu sur la place du Capitole.

 

A Lille, une quinzaine de militants ont déambulé de la place Richebé à la place Rihour avec une grande banderole et des panneaux demandant la libération de Taner Kilic, d'Idil Eser et des autres personnes arrêtées.

 

D’autres mobilisations ont eu lieu Lundi 10 Juillet 2017 à Avignon, Cluses, Dieppe, Grenoble, Morlaix, Redon et Saint-Dié-des-Vosges.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:06

 

http://www.paris-luttes.info/contre-la-guerre-les-ordonnances-8459

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55953

 

Contre la guerre, les ordonnances et l’état d’urgence permanent, trois raisons de manifester Vendredi 14 Juillet 2017

 

Appel du Front Social à une manifestation Vendredi 14 Juillet 2017 à 14 heures Place de Clichy à Paris

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 contre la guerre

 

Emmanuel Macron s’affiche en chef de guerre avec Donald Trump. L’épouvantable président des Etats Unis, raciste et misogyne, lui sert de complice. C'est pitoyable et dangereux. La fête de la prise de la Bastille est défigurée depuis trop longtemps par les démonstrations de force militaire. Emmanuel Macron en rajoute avec sa communication de monarque, « vive la guerre, tous avec Donald Trump ».

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 contre la guerre sociale d'Emmanuel Macron

 

Avec Emmanuel Macron, c’est l’été meurtrier. Ses députés l’autoriseront à gouverner par ordonnances, qui sont les munitions de sa guerre sociale. Obsédé par la destruction du code du travail, il étend son offensive au contrat de travail, à la sécurité sociale et pour les licenciements. « Vive le chômage et le mouvement des entreprises de France (MEDEF) », voilà son cri de guerre.

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 pour nos droits et nos libertés contre l’état d’urgence permanent

 

Emmanuel Macron veut transformer l’état d’urgence en état d’exception permanent, intégré à la loi ordinaire. Préfets, procureurs, policiers et militaires auront le droit de perquisition et d’assignation à résidence. Ils auront le droit de réprimer les quartiers populaires et les manifestations, sur simple ordre du gouvernement.

 

Le Front Social, pour ces trois raisons, appelle à faire du Vendredi 14 Juillet 2017 une journée de reconquête populaire, de contre offensive sociale et de manifestation. Venez nombreux en participant au défilé des luttes sociales permettant d’unir toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas subir la politique d'Emmanuel Macron et qui veulent défendre d’autres choix que la régression sociale.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:43

 

Les députés votent un article-clé de la réforme du code du travail (Reuters)

 

Les députés ont adopté Mardi 11 Juillet 2017 le premier article du projet de loi habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le code du travail, disposition qui confère une place centrale aux accords d'entreprise dans la hiérarchie des normes du droit du travail.

L'article, qui vise à favoriser les conditions de mise en oeuvre de la négociation collective, a été adopté par cent quarante trois voix contre cinquante et une.

Le groupe de la République En Marche (REM), le groupe du Mouvement Démocrate (MODEM), le groupe des Constructifs, qui rassemble des élus de droite et du centre compatibles avec Emmanuel Macron, et le groupe des Républicains ont voté cet article-clé.

En revanche, le groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI), le groupe de la Nouvelle Gauche et le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), qui inclut notamment les députés du Parti Communiste Français (PCF), ont voté contre.

Ils estiment que cet article inverse la hiérarchie des normes du droit du travail et qu'il donne ainsi la primauté aux accords d'entreprises sur les accords de branches.

Outre une nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche, le texte prévoit la fusion des instances représentatives du personnel, à l’exception des délégués syndicaux, et une modification du régime juridique de la rupture du contrat de travail, avec notamment une barémisation des indemnités des conseils des prud'hommes.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:20

 

Des messages électroniques de Donald Trump Junior montrent l'appui de la Russie à son père (Reuters)

 

Le fils aîné de Donald Trump a accepté de rencontrer une femme dont on lui a dit qu'elle était une avocate du gouvernement russe susceptible d'avoir des informations compromettantes contre la démocrate Hillary Clinton, rivale de son père pendant la campagne présidentielle de 2016, dans le cadre du soutien du gouvernement russe à son père, selon un échange de messages électroniques publiés Mardi 11 Juillet 2017.

Cette correspondance, que Donald Trump Junior a publiée sur Twitter, a eu lieu entre lui et Rob Goldstone, un intermédiaire britannique qui a permis d'arranger la réunion avec Natalia Vesselnitskaïa, le 9 juin 2016. Celle-ci dit être une avocate privée sans lien avec le Kremlin.

Le contenu de ces messages électroniques devrait, quoiqu'il en soit, donner des éléments aux différentes équipes qui enquêtent pour savoir s'il y a eu collusion entre le Kremlin et l'équipe de campagne du candidat républicain. Les services secrets américains ont pour leur part conclu dans un rapport que Moscou avaient cherché à nuire à Hillary Clinton et à aider Donald Trump lors de la campagne de 2016.

« Le procureur de la couronne de Russie a proposé de fournir à l'équipe de campagne de Donald Trump des documents officiels et des informations incriminant Hillary Clinton et ses tractations avec la Russie, informations qui seraient très utiles à votre père », lit-on dans un message électronique du 3 juin 2016, adressé à Donald Trump Junior par Rob Goldstone, un agent publicitaire britannique.

« Il s'agit de toute évidence d'informations sensibles de très haut niveau, mais elles découlent du soutien de la Russie et de son gouvernement en faveur de Donald Trump », ajoute-t-il.

« Si c'est bien ce que vous dites, j'adorerais, particulièrement dans le courant de l'été », a notamment répondu Donald Trump Junior.

Cette correspondance comprend au moins une erreur. La Russie, qui n'est plus une monarchie depuis un siècle, n'a pas de procureur de la couronne, mais un procureur général. Contacté, un porte-parole de ce dernier a refusé de répondre.

Le New York Times, qui avait révélé l'information sur la réunion avec l'avocate, a déclaré que Donald Trump Junior avait publié les messages électroniques sur Twitter Mardi 11 Juillet 2017 après avoir appris que le quotidien était sur le point de publier leur contenu. Il aurait préféré agir ainsi plutôt que de répondre au journal qui cherchait à avoir ses commentaires.

Dans un communiqué accompagnant les messages électroniques, Donald Trump Junior dit les publier « afin d'être totalement transparent ». Il minimise également la rencontre, en disant que l'avocate russe « n'avait pas d'information à donner ».

A la place, précise-t-il, elle voulait discuter du problème de l'adoption et de la loi Magnitsky, une loi américaine qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme. Après le vote de cette loi par le congrès américain en 2012, le président russe Vladimir Poutine a interdit l'adoption d'enfants russes par des américains.

La diffusion de ces courriels a un moment déstabilisé les marchés financiers américains.

Les experts juridiques sont divisés sur le fait de savoir si la participation de Donald Trump Junior à la réunion avec l'avocate russe pourrait engager sa responsabilité pénale.

La collusion n'est pas un crime en tant que tel. Mais si Donald Trump Junior a participé à une infraction pénale ou l'a encouragée, comme par exemple le piratage de réseaux informatiques américains, cela pourrait servir de base à des poursuites pénales.

Plusieurs juristes estiment que cette rencontre avec l'avocate pourrait être contraire à la législation en matière électorale qui interdit aux équipes de campagne d'accepter des dons ou des objets de valeur de la part de ressortissants étrangers.

Moscou a démenti toute ingérence dans la campagne présidentielle de 2016 et Donald Trump a affirmé qu'il n'y avait pas eu collusion entre son équipe et la Russie.

Plusieurs enquêtes sont en cours sur le sujet, notamment une enquête menée par un procureur spécial nommé pour cette affaire, l'ancien directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) Robert Mueller, et deux autres enquêtes menées par les deux commissions du renseignement de la chambre des représentants et du sénat.

De source proche du sénat, on déclarait Mardi 11 Juillet 2017 que la commission des renseignements de la chambre haute souhaitait entendre Donald Trump Junior et lui demandait de fournir certains documents.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 18:58

 

http://www.france-palestine.org/Inviter-Netanyahou-a-la-commemoration-du-Vel-d-Hiv-une-faute-morale-et

 

Communiqué du bureau national de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

 

Mardi 11 Juillet 2017

 

L'invitation de Benyamin Netanyahou à la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver est une faute morale et politique

 

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir le président de la république donner une certaine solennité au soixante quinzième anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver par laquelle plus de treize mille juifs, dont quatre mille enfants, ont été arrêtés chez eux par la police française avant d’être déportés et exterminés par les nazis. C’est une des pages les plus sombres de notre histoire que nous devons non seulement commémorer mais continuer à analyser pour que jamais plus des crimes de cette nature ne puissent se reproduire.

Mais l'invitation à cette commémoration de l’actuel premier ministre du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, est une faute morale et politique.

C’est d’abord une faute morale d’inviter à cette commémoration ce fauteur de haine, déjà en première ligne de la campagne haineuse contre Yitzhak Rabin, dans un climat qui a contribué à son assassinat en 1995, à la tête depuis 2009 d’un gouvernement d’extrême droite responsable de crimes de guerre tels que l’offensive de 2014 contre Gaza et la colonisation accélérée des terres palestiniennes. La place de ce personnage est sur les bancs de la Cour Pénale Internationale (CPI), pas sur le perron de l’Élysée.

C'est une faute morale accentuée par la personnalité de Benyamin Netanyahou. Dans son délire anti-palestinien et anti-arabe, il a osé dire au mois d'octobre 2015 qu'Adolf Hitler n’avait pas le projet d’exterminer les juifs, mais seulement de les expulser, provoquant le scandale jusque dans son propre camp. Et en quittant Paris, il ira rendre visite au premier ministre hongrois Viktor Orban, son comparse d’extrême-droite, qui fait l’éloge du régent Miklos Horthy, responsable de la déportation vers les camps de concentration des nazis de cinq cent mille juifs de Hongrie.

C'est aussi une faute politique d’inviter officiellement en France le chef d’un gouvernement qui clame ouvertement son mépris du droit international et qui a même refusé de se rendre à la conférence de Paris le 15 janvier 2017, qualifiée de « nouveau procès d'Alfred Dreyfus ». À l’heure où Israël accélère la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, resserre le blocus de Gaza et bafoue le droit international en toute impunité, l’urgence est aux signaux clairs pour marquer que cette impunité doit cesser.

C'est une faute morale et politique, enfin, car le travail de mémoire que nous devons poursuivre est celui de notre pays tout entier, au-delà de toute frontière communautaire réelle ou supposée. Les français qui se reconnaissent comme juifs sont français et ils ne sont pas les représentants d’un état étranger. Lorsque Benyamin Netanyahou se comporte comme le représentant des juifs français et quand il cherche, avec ses soutiens inconditionnels en France, à les instrumentaliser au service de la politique israélienne, il agit contre la cohésion de notre pays. Et lorsque le président de la république lui donne par cette invitation l’occasion de le faire, il crée la confusion, il dénature la lutte nécessaire contre l’antisémitisme et contre le racisme sous toutes ses formes et il encourage la scandaleuse ingérence de l'état d’Israël dans les affaires de notre pays.

Partout, en France, des voix s’élèvent contre l’invitation de ce criminel, qui bafoue chaque jour le droit international, aux commémorations de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Le président de la république saura-t-il les entendre ? L’enjeu est de taille, il n’est pas seulement diplomatique et il concerne au premier chef notre pays dans sa cohésion et dans le regard qu’il porte sur son histoire.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 19:57

 

http://www.france-irak-actualite.com/2017/07/bds-les-legislateurs-en-espagne-donnent-leur-aval-au-droit-de-boycotter-israel.html

 

http://www.aurdip.fr/les-legislateurs-en-espagne.html

 

https://www.electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/lawmakers-spain-endorse-right-boycott-israel

 

Les législateurs en Espagne donnent leur aval au droit de boycotter Israël

 

Par Ali Abunimah

 

Mardi 4 Juillet 2017

 

Les militants saluent cette décision des législateurs d’Espagne qui reconnaissent que le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) en faveur des droits des palestiniens est protégé par les lois qui garantissent la liberté d’expression.

Le 27 juin 2017, la commission de coopération internationale du congrès des députés, la chambre basse d’Espagne, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement « de reconnaître et défendre le droit des militants des droits de l’homme de Palestine, d’Israël et des autres pays, de prendre part à des activités légales et pacifiques protégées par le droit à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, telle que promouvoir les campagnes du mouvement pour le BDS ».

Podemos, parti de gauche dont les législateurs ont proposé la motion, a déclaré que cette approbation signifie que le gouvernement « doit faire respecter ces droits et agir contre le harcèlement des militants, en Espagne et dans beaucoup d’autres pays, engagés dans des campagnes pacifiques, légales et légitimes contre la violation des droits humains en Palestine ».

Podemos relevait des incidents inquiétants de répression apparente de personnes impliquées dans la défense et l’information des droits des palestiniens, tels que l’annulation d’une initiative au mois de janvier 2017, à l'institut du monde arabe à Madrid, sur la résistance non violente palestinienne contre l’occupation et l’apartheid israélien.

Les lobbys israéliens en Espagne ont porté plainte en pénal contre les militants individuels qui avaient appelé au boycott.

Ils ont aussi intenté des procès en justice pour s’opposer au nombre de plus en plus grand de municipalités espagnoles, la plus importante étant la ville de Barcelone, qui se sont déclarées libérées de l’apartheid israélien.

« C’est une victoire pour toutes celles et tous ceux qui agissent selon leur conscience en participant au mouvement pour le BDS pour les droits de l’homme des palestiniens », a déclaré Ana Sanchez, responsable des campagnes internationales avec le comité national palestinien du mouvement pour le BDS, en parlant de l’action des législateurs.

Ana Sanchez ajoute que les campagnes du mouvement pour le BDS « continuent de se développer dans le monde » et que « les institutions des états en Europe, aux États-Unis et au-delà, confirment de plus en plus le droit de leurs citoyens à participer au mouvement pour le BDS pour faire avancer l’accès des palestiniens aux droits de l’homme ».

Le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a souligné que cette motion parlementaire « est la deuxième sur une courte période où les institutions de l'état espagnol affirment le droit au boycott ».

A la fin du mois d'avril 2017, le ministre espagnol des affaires étrangères, Alfonso Dastis, a écrit au sénateur de Podemos, Pablo Bustinduy, que « le gouvernement respecte totalement les activités et les campagnes menées par la société civile dans le cadre de la liberté d’expression garantie dans notre système politique ».

Au mois d'octobre 2016, l’Union Européenne a déclaré que les arguments du mouvement pour le BDS constituent une liberté d’expression et une liberté de réunion qui sont protégées, dans l’ensemble des vingt huit états membres de l'Union Européenne, conformément à la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

Précédemment, des états membres de l’Union Européenne, à savoir l’Irlande, les Pays-Bas et la Suède, avaient rejeté la pression d’Israël et de ses substituts et ils avaient affirmé le droit de leurs citoyens à défendre le mouvement pour le BDS comme un moyen de faire progresser les droits du peuple palestinien.

Au mois de juin 2017, le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a salué la récente décision du parlement suisse de bloquer une mesure qui voulait interdire au gouvernement de financer les groupes qui soutiennent le mouvement pour le BDS.

Lors des débats à la chambre haute de la Suisse, le ministre suisse des affaires étrangères, Didier Burkhalter, a fait valoir qu'une action contre le mouvement pour le BDS serait antidémocratique car elle annihilerait la capacité de la société civile à critiquer les gouvernements.

Cette action était défendue par le Parti du Peuple, parti de droite, qui oeuvrait de concert avec l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Monitor, une organisation israélienne spécialisée dans la diffamation de celles et de ceux, israéliens, palestiniens et internationaux, qui défendent les droits des êtres humains.

Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinction entre, d'une part, la critique d’Israël et de l’idéologie de son état sioniste et, d'autre part, l’antisémitisme et le sectarisme contre les juifs.

Sur d’autres fronts, des responsables de l’Union Européenne, agissant de concert avec le gouvernement israélien, déploient des efforts pour censurer la critique d’Israël sous la bannière de la lutte contre l’antisémitisme.

Les militants pour les droits des palestiniens ripostent avec des campagnes d’envergure pour défendre la liberté d’expression.

Il perdure cependant une séparation nette avec certains gouvernements, en particulier ceux de la France et du Royaume-Uni, qui sont toujours engagés dans la suppression de la liberté d’expression quand il s’agit de la Palestine.

Mais, même au Royaume-Uni, des tribunaux ont contribué à faire reculer la censure. Au mois de juin 2017, la Haute Cour de Londres a rejeté la réglementation du gouvernement qui visait à empêcher les municipalités de prendre des mesures en soutien aux droits des palestiniens.

Au mois de juin 2017, le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a salué la décision prise par des universités du Chili d’annuler deux initiatives parrainées par l’ambassade israélienne.

Un responsable de l'autorité des antiquités d’Israël devait prendre la parole à l'université Alberto Hurtado et à l'université du Chili, mais les militants étudiants ont objecté le rôle de son organisme dans la destruction et le vol du patrimoine culturel palestinien qui se poursuivent.

Le mouvement chilien pour le BDS a décrit ces annulations comme une preuve de la détermination des étudiants chiliens à « travailler pour que cessent les liens de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 19:28

 

L'opposition turque saisit la justice et marche sur Istanbul (Reuters)

 

Le leader du principal parti de l'opposition turque, le parti républicain du peuple (CHP), a déposé Mardi 4 Juillet 2017 un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour contester le résultat du référendum du Dimanche 16 Avril 2017 qui a considérablement étendu les pouvoirs présidentiels.

Kemal Kilicdaroglu a annoncé sa décision avant d'entamer le vingtième jour de la marche de quatre cent vingt cinq kilomètres qu'il effectue entre Ankara et Istanbul pour protester contre la condamnation d'un député du CHP, Enis Berberoglu, à vingt cinq ans de prison pour espionnage.

Le chef du CHP conteste le fait que la commission électorale turque (YSK) ait accepté des bulletins dépourvus de tampon officiel lors du référendum.

« La décision de l'YSK a rendu ce référendum illégitime. Nous saisissons la CEDH », a déclaré Kilicdaroglu à Izmit, à une centaine de kilomètres à l'est d'Istanbul.

Le référendum du Dimanche 16 Avril 2017, qui s'est déroulé sous l'état d'urgence, a validé, par une courte majorité de cinquante et un pour cent, une réforme constitutionnelle qui a accru les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

Aux journalistes qui l'accompagnaient, Kemal Kilicdaroglu a déclaré se battre pour la justice, en accusant le gouvernement de créer un régime à parti unique depuis le coup d’état manqué du 15 juillet 2016.

« La Turquie s'est rapidement transformée en état à parti unique. Pratiquement toutes les institutions de l’état sont devenues des filiales d'un parti politique », a-t-il dit, « cela nuit profondément à notre système parlementaire et démocratique ».

Agé de soixante huit ans, Kemal Kilicdaroglu arborait une chemise blanche et une casquette de base-ball avec le mot adalet inscrit dessus au début de la dernière grande étape de sa marche, en compagnie de centaines de partisans.

Entamée le 15 juin 2017, la marche du leader du CHP a pris de l'ampleur au fur et à mesure de sa traversée de la campagne du nord-ouest de la Turquie.

Des représentants du parti démocratique des peuples (HDP), troisième formation représentée au parlement derrière le parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan et le CHP, ont rejoint le mouvement Lundi 3 Juillet 2017 alors que les manifestants passaient à proximité de la prison où est enfermée Figen Yüksekdag.

De sa cellule, l'ancienne coprésidente du HDP a diffusé un communiqué en exhortant les partis d'opposition à mettre de côté leurs querelles et à se battre pour rebâtir le système judiciaire, qui a selon elle touché le fond en emprisonnant onze députés et une centaine de maires du HDP.

Le HDP rejette les accusations de collusion avec les séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Le président Recep Tayyip Erdogan a estimé ce week-end que le CHP n'agissait désormais plus comme un parti d'opposition.

« Nous pouvons voir qu'ils ont atteint le stade où ils agissent de concert avec des groupes terroristes », a-t-il dit Samedi Premier Juillet 2017 lors d'une réunion de l'AKP.

« La voie que vous avez prise est celle de Qandil et de la Pennsylvanie », a-t-il lancé à l'adresse du CHP, par allusion aux monts Qandil en Irak qui servent de sanctuaire au PKK et à l’état américain où vit en exil volontaire le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi numéro un du chef de l’état.

Depuis le putsch manqué du mois de juillet 2016, imputé par Recep Tayyip Erdogan aux gülénistes, plus de cinquante mille personnes ont été emprisonnées en attendant un procès et cent cinquante mille fonctionnaires ont été suspendus ou licenciés.

Ankara a également fermé cent trente organes de presse et cent soixante journalistes sont en prison, selon les chiffres des syndicats.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 17:25

 

La Turquie ordonne l'arrestation de soixante douze universitaires (Reuters)

 

La justice turque a ordonné l'interpellation de soixante douze universitaires, annonce Lundi 10 Juillet 2017 l'agence de presse Anatolie, dont un ancien conseiller du principal dirigeant de l'opposition.

Les mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de l'enquête sur le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999 et qui est accusé d'avoir organisé le coup d'Etat manqué dans la nuit du 15 juillet au 16 juillet 2016 en Turquie, annonce l'agence de presse Anatolie.

Kemal Kilicdaroglu, qui dirige le parti républicain du peuple (CHP) laïc, a déclaré Dimanche 9 Juillet 2017 devant une foule immense à Istanbul que la Turquie vivait sous la dictature. Il a promis de poursuivre son mouvement de protestation commencé il y a plus d'un mois à Ankara.

La police a pour l'heure interpellé quarante deux personnes des université Bogazici et Medeniyet d'Istanbul, précise Anatolie.

Sur les soixante douze personnes devant au total être arrêtés, soixante quatre personnes sont de Medeniyet et huit personnes sont de Bogazici, dont l'universitaire Koray Caliskan, qui a travaillé autrefois comme conseiller bénévole de Kemal Kilicdaroglu, selon un responsable du CHP.

Selon Anatolie, les soixante quatre personnes de Medeniyet sont des utilisateurs de ByLock, un système de messagerie cryptée dont le gouvernement dit qu'il est utilisé par les partisans de Fethullah Gülen.

Dans le cadre de la répression qui a suivi la tentative de putsch du mois de juillet 2016, cinquante mille personnes ont été arrêtées et cent cinquante mille professeurs, juges, militaires et autres fonctionnaires, ont été suspendus de leurs fonctions.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 17:11

 

https://www.reuters.com/article/us-turkey-security-march-idUSKBN19U0O2?il=0

 

Rassemblement de masse à Istanbul contre la répression après la tentative de coup d’état

 

Le principal leader de l'opposition turque a déclaré Dimanche 9 Juillet 2017 devant un énorme rassemblement de protestation que le pays vivait sous la dictature et il s'est engagé à défier la répression lancée par les autorités après la tentative de coup d’état militaire de l'année dernière.

S'adressant à des centaines de milliers de personnes brandissant des drapeaux turcs et des drapeaux demandant la justice, Kemal Kilicdaroglu a déclaré que sa marche de vingt cinq jours d'Ankara à Istanbul, qui se terminait par le rassemblement du Dimanche 9 Juillet 2017 à Istanbul, était la première étape d'une longue campagne.

« Nous allons briser le mur de la peur », a-t-il déclaré à la foule qui s'est réunie pour l'accueillir à la fin de sa marche de quatre cent vingt cinq kilomètres depuis la capitale turque.

La marche de protestation de Kemal Kilicdaroglu n'a reçu qu’un soutien modeste à ses débuts mais, à mesure que plus en plus de personnes se joignaient à elle, elle est devenue la plus grande manifestation contre la répression lancée par le président du parti de la justice et du développement (AKP) Recep Tayyip Erdogan après la tentative de coup d’état de l’année dernière.

« Le dernier jour de notre marche de la justice est un nouveau départ et une nouvelle étape », a déclaré Kemal Kilicdaroglu, âgé de soixante huit ans. La foule demandait les droits, la loi et la justice.

Kemal Kilicdaroglu a appelé le gouvernement à lever l'état d'urgence proclamé après la tentative de coup d’état du mois de juillet 2016, à libérer les journalistes emprisonnés et à rétablir l'indépendance des tribunaux turcs.

Kemal Kilicdaroglu, le leader du parti républicain du peuple (CHP) laïc, a lancé sa manifestation au mois de juin 2017 après la condamnation d’un parlementaire du CHP à vingt cinq ans de prison pour des accusations d'espionnage.

Enis Berberoglu est le premier député du CHP à être emprisonné depuis le début de la répression. Environ cinquante mille personnes ont été arrêtées et cent cinquante mille fonctionnaires, dont des enseignants, des juges et des soldats, ont été licenciés.

« Le pays dans lequel nous vivons est une dictature », a déclaré Kemal Kilicdaroglu.

Les organisations de défense des droits et les gouvernements disent que le gouvernement turc est devenu un gouvernement autoritaire depuis des années, un processus qui s’est accéléré depuis la tentative de coup d'état du mois de juillet 2016 et le référendum du mois d’avril 2017 qui a accordé à Recep Tayyip Erdogan des pouvoirs plus forts.

Le gouvernement dit que la répression et les changements constitutionnels sont nécessaires pour relever les défis et les menaces pour la sécurité.

Recep Tayyip Erdogan a critiqué Kemal Kilicdaroglu lorsqu'il a lancé sa manifestation, disant que la justice devrait être recherchée au parlement et pas dans la rue. Il a comparé les manifestants à ceux qui ont procédé à la tentative de coup d'état et il a déclaré qu'ils pourraient faire face à des accusations.

Mais Kemal Kilicdaroglu a déclaré que l'opposition n'avait aucune alternative parce que les tribunaux de la Turquie ont été politisés, les pouvoirs du parlement ont été réduits et les médias ont été muselés.

« Il n'y a qu'un seul endroit pour notre demande de justice, ce sont les rues », a-t-il déclaré.

Les participants à la manifestation ont déclaré qu'ils étaient encouragés par le nombre de participants.

« C'est maintenant notre avenir qui est en jeu », a déclaré Beyhan, une fonctionnaire de cinquante ans qui a refusé de donner son nom complet, « en voyant cette foule, mes espoirs reviennent. Nous sommes ici pour la justice et pour la démocratie. Nous sommes ici parce que nous sommes contre le pouvoir d'un seul homme », a-t-elle déclaré, « il n'y a pas de démocratie, il n’y a pas de liberté, même la pensée est un crime ».

Samet Burak Sari, vingt et un ans, étudiant à l’université de Marmara, a déclaré qu'il a passé quatre semaines en prison parce qu'il a décrit Recep Tayyip Erdogan comme un terroriste sur Twitter. Il a été libéré mais son procès se poursuit.

Il a déclaré que le rassemblement du Dimanche 9 Juillet 2017 à Istanbul était la troisième fois que l'opposition s'était réunie en grand nombre, d'abord lors des manifestations de 2013 dans le parc Gezi d'Istanbul, puis au mois d’avril 2017 après le référendum qui a approuvé les nouveaux pouvoirs de Recep Tayyip Erdogan.

« À travers cette marche à nouveau, des personnes avec des opinions différentes se sont réunies pour la troisième fois. Des choses comme celles-ci maintiennent l'opposition publique en vie », a-t-il déclaré.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens