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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 17:03

La Grèce racle les fonds de tiroir pour payer les salaires (Reuters)

La Grèce va devoir épuiser toutes les liquidités disponibles du secteur public, soit deux milliards d'euros, pour verser les traitements des fonctionnaires et les retraites à la fin du mois d’avril 2015, selon des responsables du ministère des finances.

Sans un accord de dernière minute avec ses créanciers sur le versement d'une nouvelle aide financière, la Grèce ne disposera alors plus d'argent pour rembourser au Fonds Monétaire International (FMI) un prêt de neuf cent cinquante millions d'euros arrivant à échéance le 12 mai 2015.

Le ministère grec des finances a « catégoriquement » démenti ces informations « sans fondement », sans toutefois fournir de précisions sur la situation réelle des finances du pays.

Des responsables grecs et des représentants des créanciers, Union Européenne et FMI, doivent se retrouver Samedi 18 Avril 2015 à Bruxelles pour une nouvelle séance de discussions avant une réunion des ministres des finances de la zone euro le 24 avril à Riga.

« Ce sont les derniers sous dont dispose l’état grec », a dit à Reuters un responsable du ministère grec des finances, ayant requis l'anonymat.

Les responsables de la zone euro ont accueilli avec scepticisme de précédentes alertes du même type en provenance de Grèce même s'ils reconnaissent que le pays est au bord de l'asphyxie financière.

Depuis des mois, l’état emprunte auprès de diverses institutions publiques, telles que le métro d'Athènes, pour verser les salaires et les retraites des fonctionnaires. Ces sources semblent désormais taries.

D'après les responsables du ministère des finances, la trésorerie de l’état deviendra négative à partir du 20 avril 2015, si l’état ne prend pas deux milliards d'euros dans les caisses de divers organes publics, dont des caisses de retraite et des administrations régionales.

Sans cet argent, il manquera à l’état un milliard six cent millions d'euros pour payer les fonctionnaires et les retraités.

Les recettes fiscales, qui commencent à rentrer en début de mois, ne devraient apporter qu'un soulagement provisoire à la situation financière de l’état jusqu'à l'échéance du remboursement du prêt au FMI. L'amélioration sera d'autant plus relative que les recettes fiscales ont baissé depuis l'arrivée au pouvoir du parti anti-austérité Syriza en janvier 2015 pour se stabiliser désormais à environ quatre milliard d'euros par mois.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:22

La Grèce dément se préparer à un défaut éventuel (Reuters)

La Grèce a démenti, Lundi 13 Avril 2015, des informations du Financial Times selon lesquelles elle se préparait à un défaut si elle ne parvenait pas à un accord avec ses créanciers d'ici la fin du mois.

Le Financial Times écrit qu'Athènes compte surseoir à deux milliards cinq cent millions d'euros de remboursements dus au Fonds Monétaire International (FMI) en mai et en juin 2015 si aucun arrangement n'est passé avec ses créanciers sur les réformes.

« La Grèce ne se prépare en rien à un quelconque défaut et il en va de même pour ses bailleurs de fonds. Les négociations progressent rapidement vers une solution satisfaisante pour tous », expliquent les services du premier ministre, Alexis Tsipras, dans un communiqué.

« Ce qui semble causer quelque irritation, c'est que le gouvernement grec est résolu à mettre fin à la politique d'austérité », ajoute le texte.

Dans le cadre du plan d'aide international, Athènes a reçu au total deux cent quarante milliards d'euros de l'Union Européenne et du FMI depuis 2010 mais n'a obtenu aucun versement depuis août 2014.

Le Financial Times souligne qu'un défaut de la Grèce conduirait presque certainement à court terme à la suspension de la fourniture de liquidité d'urgence (ELA) par la Banque Centrale Européenne (BCE) à la Grèce, à la fermeture de banques grecques, au contrôle des changes et à une aggravation de l'instabilité économique.

Le journal n'exclut pas que la menace d'un défaut soit une tactique du gouvernement d'Athènes pour obtenir les meilleures conditions possibles de la part des bailleurs de fonds.

Interrogé à Bruxelles sur cet article du Financial Times, un responsable de l'Union Européenne a estimé qu'il reflétait « plus les divergences au sein du gouvernement grec qu'une tactique de négociation ».

Le vice-président de la commission européenne, Valdis Dombrovskis, a jugé lundi que le temps pressait pour que la Grèce présente et mette en oeuvre des réformes structurelles afin de pouvoir prétendre à de nouvelles aides financières.

Le ton s'est durci ces dernières semaines dans les négociations sur la dette grecque entre le nouveau gouvernement d'Athènes, issu de la gauche radicale, et ses partenaires de la zone euro.

« Les discussions sont très compliquées. Le temps presse », a déclaré Valdis Dombrovskis dans une interview accordée à Reuters en marge d'un déplacement en Italie.

Le groupe de travail de l'Euro-groupe, qui réunit des représentants des ministres des finances de la zone euro, a donné jeudi dernier six jours à Athènes pour présenter un plan révisé de réformes économiques avant la réunion prévue de l'Euro-groupe du 24 avril 2015, au cours de laquelle les ministres décideront ou non de débloquer des financements d'urgence.

Valdis Dombrovskis a noté que le 24 avril 2015 n'était pas une date limite pour un accord mais, a-t-il ajouté, ce serait préférable pour le pays compte tenu de sa situation financière.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:41

http://www.letelegramme.fr/morbihan/front-de-gauche-rencontres-avec-podemos-et-syriza-16-04-2015-10596762.php

Rencontres avec Podemos et Syriza

Jeudi 16 Avril 2015

Le Front De Gauche organise une tournée de huit étapes en Bretagne, avec des représentants de Podemos, parti anti libéral espagnol, et de Syriza, parti politique grec de gauche. Ils présenteront la situation actuelle et les perspectives dans leurs pays respectifs. Plusieurs formations participeront à l'organisation de ces débats sur le thème « quelle Europe pour demain ? Une Europe sociale et solidaire qui refuse l'austérité et qui rend le pouvoir au peuple ».

Samedi 18 Avril 2015, à 18 heures, à Saint-Malo, à la salle de quartier Rothéneuf.

Dimanche 19 Avril 2015, à 18 heures, à Plouézec, à la salle des fêtes.

Lundi 20 Avril 2015, à 20 heures, à Trégueux, à la salle de la Ville Junguenay.

Mardi 21 Avril 2015, à 20 heures 30, à Plourin-lès-Morlaix, à la salle du Cheval Blanc.

Mercredi 22 Avril 2015, à 20 heures 30, à Quimper, à la salle de la Maison Pour Tous de Penhars.

Jeudi 23 Avril 2015, à 20 heures, à Pontivy, à la salle Le Normand du Palais des Congrès.

Vendredi 24 Avril 2015, à 20 heures, à Vannes, à la salle de la Goëlette.

Samedi 25 Avril 2015, à 16 heures 15, à Lorient, à la salle Courbet.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:15

MINUIT DANS LE VINGT ET UNIEME SIECLE

Il en va de Syriza aujourd’hui en Grèce, comme il en va de Podemos aujourd’hui en Espagne, comme il en allait du parti bolchévik il y a un siècle en Russie.

Syriza et Podemos ont, depuis le début, beaucoup d’adversaires et beaucoup d’ennemis, et ils en ont et ils en auront de plus en plus.

Des militants et des organisations combattent Syriza et Podemos depuis le début.

Le combat le plus clair et le plus violent est le combat du parti communiste grec contre Syriza.

Depuis les années 1990 et la chute de l’union soviétique, sinon depuis la scission entre, d’une part, le parti communiste grec de l’intérieur et, d’autre part, le parti communiste grec de l’extérieur en 1968, le parti communiste grec applique contre Syriza la politique de la troisième période d’erreurs de l’internationale communiste du stalinisme contre la sociale démocratie entre 1928 et 1935, ou bien la célèbre distinction des maoïstes des années 1960 entre l’ennemi principal et les ennemis secondaires.

Du point de vue du parti communiste grec, c’est clair, l’ennemi principal, c’est Syriza, et tous les autres sont des ennemis secondaires.

Leur position est une position religieuse métaphysique en dehors du temps et de l’espace, c’est une prophétie auto réalisatrice.

De leur point de vue, depuis le début, Syriza serait un parti bourgeois collaborateur réactionnaire et ils utilisent bien évidemment toutes les décisions du nouveau gouvernement grec comme autant de preuves supplémentaires de cette caractérisation. Le gouvernement de Syriza serait un gouvernement traître et toutes ses décisions seraient autant de trahisons supplémentaires.

Cette position est une position totalement négationniste, c’est une négation des chiffres de tous les sondages et de toutes les élections, c’est une négation de l’existence de Syriza comme le parti majoritaire du peuple grec.

Il en va de même du pessimisme. De plus en plus de militants et d’organisations font des analyses de plus en plus pessimistes de l’actuelle situation politique française, européenne et internationale.

C’est aussi une prophétie auto réalisatrice, une inversion des causes sociales et des conséquences individuelles. Ils voient tous les évènements de la vie politique nationale, continentale et internationale, comme autant de manifestations, de preuves et de raisons supplémentaires de leur pessimisme.

Ils présentaient bien évidemment les résultats des élections départementales françaises du mois de mars 2015 comme une cause de pessimisme supplémentaire.

Il y a en politique une spirale pessimiste, comme il y a en économie une spirale déflationniste. Le pessimisme militant est d’abord une question politique, c’est ensuite une question psychologique, plus le temps passe et moins il est politique et plus il est psychologique, les militants pessimistes entrent lentement en dépression et leur dépression est de plus en plus profonde, les arguments politiques rationnels n’y peuvent plus rien.

Nous connaissons tous la célèbre citation de Victor Serge dans les années 1930 selon laquelle il était minuit dans le vingtième siècle.

Du point de vue d’un certain nombre de militants et d’organisations, il serait aujourd’hui minuit dans le vingt et unième siècle.

Bernard Fischer

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 18:08

Assassinat à Kiev d’un journaliste pro russe (Reuters)

Un journaliste ukrainien qui défendait des opinions pro russes dans le conflit en cours en Ukraine a été abattu, Jeudi 16 Avril 2015, en début d'après-midi à Kiev par deux hommes cagoulés, a annoncé le ministère de l’intérieur.

L'assassinat d'Oles Bouzina, qui était âgé de quarante-cinq ans, survient moins de vingt-quatre heures après la mort d'un ancien député partisan de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, retrouvé tué par balles, Mercredi 15 Avril 2015, dans la soirée, à Kiev.

Dans un communiqué, le président ukrainien Petro Porochenko a exigé une enquête rapide et transparente pour faire toute la lumière sur ces deux homicides. « Leur nature et leur portée politique sont claires, il s'agit d'actes délibérés qui font le jeu de nos ennemis », a-t-il affirmé.

A Moscou, Vladimir Poutine s'est pour sa part inquiété de ces « assassinats politiques » et de la lenteur présumée des enquêteurs ukrainiens.

Le journaliste Oles Bouzina, qui avait vainement brigué l'an passé un siège au parlement sous l'étiquette du bloc russe, publiait des tribunes dans le quotidien Sevodnya, propriété de l'homme d'affaires le plus riche du pays, Rinat Akhmetov. Il écrivait aussi sur les proximités historiques et culturelles entre les peuples russe et ukrainien.

Il a été tué par balles vers 13 heures 30 dans la capitale ukrainienne alors qu'il quittait son immeuble, près du centre-ville. Ses deux agresseurs, qui circulaient en voiture, n'ont pas été identifiés.

Mercredi 15 Avril 2015, c'est l'ancien député Oleg Kalachnikov qui était tombé sous les balles alors qu'il rentrait chez lui. Agé de cinquante-deux ans, cet ancien élu du parti des régions avait, tout comme Oles Bouzina, une solide connaissance des groupes opposés au mouvement pro-européen de Maïdan qui a emporté Viktor Ianoukovitch en février 2014.

« Il semble que les assassinats de témoins du dossier anti Maïdan continuent », a commenté Anton Guerachtchenko, un conseiller du ministère de l’intérieur auprès de Petro Porochenko, sur facebook.

DÉCÈS MYSTÉRIEUX

Ces deux meurtres font suite aux décès mystérieux d'anciens alliés de Viktor Ianoukovitch, dont quatre anciens députés du parti des régions qui se sont apparemment suicidés ces derniers mois, deux à l'arme à feu, un par défenestration et le dernier par pendaison.

« L'Ukraine doit faire face à toute une série de meurtres de ce type », a souligné Vladimir Poutine lors de son apparition annuelle à une émission de questions et de réponses avec les téléspectateurs.

Il a dressé un parallèle avec l'enquête sur l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov, le 27 février 2015 à Moscou, qui, a-t-il dit, a conduit à l'arrestation des tueurs.

« Mais en Ukraine, qui prétend être un état démocratique et aspire à l'Europe démocratique, il n'y a rien eu de tel. Où sont les assassins de ces personnes? Où sont ceux qui ont commis ces meurtres et ceux qui les ont commandités ? Ils ne sont nulle part. Et l'Europe comme l'Amérique du Nord préfèrent ne pas le relever », a-t-il poursuivi.

A l'inverse, et à l'appui des accusations de Petro Porochenko, des responsables ukrainiens de même que des observateurs estiment pour leur part que les assassinats d’Oleg Kalachnikov et d’Oles Bouzina sont peut-être les oeuvres d'agents des forces spéciales russes qui chercheraient ainsi à tacher l'image des autorités pro-occidentales au pouvoir à Kiev.

Le politologue Volodimir Fesenko s'étonne ainsi de la coïncidence entre les deux assassinats et la prestation télévisée de Vladimir Poutine. « C'est comme si on lui avait livré sur un plateau la preuve d'une terreur politique en Ukraine », a-t-il dit à Reuters, voyant dans Oleg Kalachnikov et Oles Bouzina des « victimes rituelles de la propagande russe qui ne jouaient pas un rôle sérieux dans le mouvement d'opposition ».

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:49

http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-recu-au-Quai-d-Orsay

Salah Hamouri reçu au Quai d’Orsay

Communiqué de Taoufiq Tahani et de Jean-Claude Lefort

Jeudi 16 Avril 2015

A la demande de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), Salah Hamouri a été reçu hier au Quai d’Orsay par Martin Briens, directeur-adjoint du cabinet du ministre des affaires étrangères, et d’Aurélien Chauvier, en charge de Jérusalem et des territoires palestiniens. Il était accompagné de Taoufiq Tahani, président de l’AFPS, et de Jean-Claude Lefort, coordinateur de son comité de soutien.

Salah Hamouri a expliqué concrètement les éléments effarants devant lesquels il se trouve, à savoir une interdiction formelle de six mois, signifiée par un ordre militaire totalement arbitraire, d’entrer dans les territoires au nom de la « sécurité d’Israël » ceci sans aucun élément à lui reprocher et alors que, résident de Jérusalem-Est annexée, il suit des cours de droit dans une université située à Ramallah, cours qui doivent se terminer en juillet 2015 avec son examen pour devenir avocat. Cet « ordre » le prive de cette possibilité et, plus généralement, de sa liberté de circulation. Tout ceci après avoir fait sept ans de prison et alors qu’il reconstruit courageusement sa vie.

Sa situation a fait l’objet d’un large soutien dans notre pays pour que les autorités françaises n’acceptent pas cette situation et agissent pour que soit purement et simplement levé cet acte illégal et arbitraire inacceptable.

Accent a notamment été mis sur le fait que Jérusalem-Est est annexée et que cette situation est condamnée et non reconnue par la « communauté internationale », spécialement par le conseil de sécurité de l’ONU dont notre pays est membre permanent. Il ne s’agit donc, en aucun cas, d’un acte qui relèverait de la souveraineté israélienne mais bien d’un acte totalement inacceptable, illégal et arbitraire.

Israël a annexé la partie orientale de la ville de Jérusalem. Quoi qu’en disent les dirigeants israéliens, cette partie de la ville, qui doit devenir capitale de l’état palestinien, ne lui appartient pas. Il est exclu qu’il puisse subsister la moindre ambiguïté sur ce point. Salah Hamouri, qui est privé de la dimension palestinienne de sa binationalité du fait de cette annexion, est donc de facto un citoyen uniquement français en droit. Son cas ne peut donc laisser indifférent les autorités françaises placées devant une violation flagrante de la liberté d’expression frappant l’un de nos concitoyens.

Au terme de l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat attentif, engagement a été pris, du côté du Quai d’Orsay, d’agir dans ce sens auprès des autorités israéliennes pour une levée pure et simple de cet « ordre ». Déjà, le consulat général français de Jérusalem s’est activé en ce sens. Ses efforts seront renforcés par une volonté affirmée du ministère.

Nous entendons pour notre part suivre attentivement l’évolution de la situation et continuer à nous mobiliser et à mobiliser largement pour que le droit l’emporte contre son déni, un déni systématique qui touche d’autres jeunes en plus de Salah Hamouri.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 17:39

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34705

http://www.npa2009.org/actualite/congres-de-la-cgt-sante-quand-les-militants-imposent-leur-democratie

Onzième congrès de la fédération de la santé CGT

Quand les militants imposent leur démocratie.

Le onzième congrès de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale avait lieu du Lundi 23 Mars au Vendredi 27 Mars 2015. Il a débuté dans un contexte de crise.

En janvier 2015, suite à la démission de Thierry Lepaon, la représentante de la fédération au comité confédéral national, l’instance large de direction de la confédération, n’avait pas respecté son mandat, ne pas soutenir la proposition de l’équipe de Philippe Martinez, un déni de démocratie. Déjà, les critiques fusaient sur la politique de la fédération, très attentiste, alors que le gouvernement accélère la politique d’austérité dans le secteur de la santé.

La dernière action nationale date de juin 2013. Depuis, rien, cela alors que des luttes ont lieu dans des établissements pour dénoncer les conditions de travail insupportables et que la direction a refusé de s’engager au côté de la « convergence des luttes contre l’austérité ».

Un élément déclencheur

En janvier 2015, vingt-quatre militants de la commission exécutive sortante ont signé une déclaration dénonçant le manque de démocratie. Une brèche dans laquelle une majorité de délégués se sont engouffrés. Durant le congrès, s’est exprimée la nécessité d’avoir une fédération démocratique, et de préparer l’offensive pour faire reculer le gouvernement et les patrons du secteur privé.

Les votes de congrès ont confirmé la colère des militants. Le discours de Nathalie Gamiochipi, secrétaire sortante, n’a été adopté qu’à soixante-huit pour cent des voix. Le bilan d’activité a, lui, été rejeté avec 56,3 % des voix. Et le bilan financier a été rejeté par deux cent vingt-six voix contre et cent soixante et une voix pour.

Le texte d’orientation, largement amendé, a été voté à 85,3 %. Il donne le ton, « impulser une meilleure coordination de notre activité dans toute la CGT, une orientation de lutte des classes, coordonner, soutenir les luttes et préparer les mobilisations d’ampleur nécessaires contre le patronat et le gouvernement, qui n’ont jamais été aussi offensifs contre les salariés ».

La lutte pour faire respecter la démocratie

Le bureau de congrès a tout fait pour passer en force. L’élection de la commission des candidatures à la commission exécutive a été symptomatique d’une direction anti­ démocratique.

Dès le premier jour, une centaine de délégués ont dû envahir l’estrade pour imposer l’élection d’une commission ouverte majoritairement aux délégués des régions.

La commission finalement réunie n’a pu travailler jusqu’au bout en raison du départ de Nathalie Gamiochipi et de ses alliés, refusant que sa candidature soit remise en question. Et alors que la commission restante avait proposé que les délégués élisent la commission exécutive à partir de toutes les candidatures, quatre-vingt-quatre candidatures en tout, le bureau de congrès a proposé une liste de cinquante-quatre noms, liste accueillie aux cris de « nous voulons les quatre-vingt- quatre » et « quarante-neuf trois ». Pour faire leur compte rendu, les représentants des régions à la commission ont encore dû envahir la tribune pour exiger le microphone qu’on leur refusait.

La future secrétaire générale, Mireille Stivala qui avait demandé à intervenir, s’est rendue elle aussi à la tribune et, là encore, le microphone a été coupé !

Ce n’est qu’un début…

La nouvelle secrétaire, Mireille Stivala, a finalement été élue par vingt et une voix contre dix-sept voix pour Christophe Prudhomme, soutien de Nathalie Gamiochipi.

Les délégués ont imposé la démocratie et balayé l’ancien bureau. Cette situation révèle à quel point les militants sont révoltés et prêts à se battre pour un outil utile aux luttes. La suite dépendra de leur capacité à faire vivre la démocratie à tous les niveaux dans la CGT et à se réapproprier leur syndicat.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 17:14

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-hommage-francois-maspero

Hommage à François Maspéro

Décédé Samedi 11 Avril 2015, François Maspéro, était une personnalité aux multiples talents.

Il fut à la fois et successivement libraire, éditeur, écrivain et traducteur.

Né en 1932, il eut la douleur de voir ses parents déportés dans les camps de concentration en 1944, dont seule sa mère revint.

François Maspéro s'engagea pleinement, personnellement et en tant que libraire, dans la lutte contre les guerres coloniales, en particulier la guerre d'Algérie, contre la torture et pour la décolonisation.

Tout au long de la guerre d'Algérie, il fit de sa librairie, « la joie de lire », un lieu particulièrement fréquenté et apprécié par tous les anticolonialistes et internationalistes qui disposaient d'un choix de livres remarquables.

Il poursuivit son engagement comme éditeur avec la création des éditions Maspéro, en 1959, et la collection des cahiers libres. A plusieurs reprises, le pouvoir gaulliste censura les livres ou revues édités par François Maspéro, notamment « main basse sur le Cameroun », de Mongo Beti, ouvrage dirigé contre le dictateur Ahmadou Ahidjo. C'était l'époque où les livres sur la torture en Algérie, comme « la question » d'Henri Alleg, étaient interdits et il sut, avec d'autres, mettre au point des systèmes d'édition et de diffusion qui permirent à ces ouvrages engagés de circuler. Nombreuses furent les amendes et inculpations pour « atteinte à la sûreté de l’état » qui frappèrent François Maspero.

Libraire et éditeur militant, il s'engagea également pendant quelques temps au PCF, dont il fut exclu, puis ensuite à la LCR.

Avec François Maspéro, disparaît un homme qui mit la culture au service de la lutte pour un monde débarrassé des systèmes de domination, de la lutte des peuples pour leur émancipation.

Longue vie à François Maspéro dans nos mémoires et dans la mémoire collective.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 20:17

http://www.elcorreo.eu.org/Konstantina-la-graine-d-un-renouveau-au-Parlement-Europeen

http://www.pagina12.com.ar/diario/contratapa/13-268629-2015-03-21.html

Konstantina Kuneva, la graine d’un « renouveau » au parlement européen

Par Sandra Russo

Jeudi 9 Avril 2015

Elle s’appelle Konstantina Kuneva. Elle est bulgare, mais elle vit en Grèce depuis des années.

En Bulgarie, avant d’émigrer, elle travaillait comme professeur d’histoire. Quand elle est arrivée à Athènes en 2001, à la recherche d’un traitement médical pour l’un de ses enfants, elle n’a pu trouver d’emploi qu’en tant que femme de ménage. Avec le temps, Kostantina Kuneva est devenue secrétaire générale de l’union de nettoyeurs et des travailleurs domestiques (PEKOP) de l’Attique. Elle est aujourd’hui députée européenne de Syriza, mais beaucoup de choses se sont passées auparavant.

En 2008, alors que l’hégémonie des médias était écrasante, ici, en Argentine, nous avions passé toute l’année au milieu des vaches, des taureaux, de lait renversé, de tentes plantées sur la place du congrès, d’énormes manifestations de part et d’autre et d’écrans de télévision partagés entre « les gens désinvoltes » et « l’appareil » prétendument corrompu. Cette année-là, pendant laquelle on nous cachait tout du contexte mondial, nous n’étions pas conscients qu’il y avait une crise plus grande que la crise argentine qui s’approchait, qu’il y avait un monde instable et nauséeux qui commençait à montrer des signes de décomposition.

Toute cette année-là, en 2008, bien que nous n’ayons pas lu ni réfléchi au sujet, le caractère conflictuel de la société avait augmenté de manière vertigineuse. Les mesures d’austérité donnaient leurs premiers fruits d’abandon et d’injustice. Il y avait des révoltes dans les rues chaque jour. On réprimait. Le 6 décembre 2008, un policier tua à bout portant l’adolescent Alexis Grigoropoulos, âgé de quinze ans. Après cet assassinat, de multiples révoltes éclatèrent à Athènes. En deux jours, elles s’étendaient à tout le pays. Dans un essai de Christos Memos, professeur à l’université de New York, « Grèce, décembre 2008, crise, rébellion et espoir », est analysé ce découpage dans le temps et l’on affirme que « le mal-être grec fut un carnaval d’opprimés, une lutte contre le capital et son état, une lutte pour l’humanité et la dignité. Et on en conclut que cette lutte contenait la graine du renouveau et avait créé de nouvelles formes d’organisation propre. Elle a promu le projet d’autonomie sociale et permis de maintenir un optimisme militant ». Autrement dit, ces événements furent l’antécédent collectif du désir qui a permis cette année l’arrivée au pouvoir de Syriza.

En 2009, dans ce pays de dix millions d’habitants, vingt et un pour cent de la population était pauvre. Et sur ce corps social déjà marqué se mirent à tomber les ajustements et l’austérité.

Justement sur eux, les plus austères qu’il puisse exister. Avec l’assassinat de l’adolescent Alexis Grigoropoulos un an plus tôt était apparu au grand jour un mal-être social profond et sous-jacent. Il était sorti de terre. Il y eut des scènes de rage, d’impuissance et de colère. La génération de cet adolescent, qui a aujourd’hui la vingtaine, adhéra à cette lutte et resta toute cette année-là dans la rue.

A ces révoltes de 2008 participèrent des jeunes chômeurs, des étudiants, des militants de partis de gauche, des travailleurs et des employés licenciés et syndiqués. Ce furent les étudiants qui jouèrent un rôle particulier. Des centaines d’écoles et d’instituts furent occupés.

Il y eut des incendies et des échauffourées quotidiennes. Une de celles qui protestait était la secrétaire générale de la corporation des nettoyeurs, Konstantina Kuneva, qui réclamait alors plus de droits pour les travailleurs immigrés, comme elle, qui étaient majoritaires dans le secteur des personnels de ménage. Elle avait déjà reçu de nombreuses menaces, et les avait attribuées à ses employeurs, comme l’entreprise Oikomet. Le 22 décembre 2008, ces menaces furent mises à exécution. En rentrant chez elle, une voiture l’intercepta et quelqu’un lui lança de l’acide sulfurique au visage. Elle resta dans le coma durant plusieurs jours. Elle a perdu la vision à un œil. Son visage reste marqué de cicatrices. Elle éprouve des difficultés pour parler parce qu’il lui reste aussi des séquelles aux cordes vocales. Elle fut soumise à plus de trente opérations. A cette époque-là, en 2008, un communiqué d’Amnesty International affirmait « qu’à l’heure actuelle, la police mène une enquête criminelle, bien que ses conclusions initiales indiquent qu’elle n’est ni exhaustive ni objective. Amnesty International considère comme motif de préoccupation le fait que la phase initiale de l’enquête se concentre sur une information insignifiante telle que la vie privée de Konstantina Kuneva et ne tienne pas compte de son activité syndicale comme possible motif de l’agression ».

Ils avaient raison. A la date du premier anniversaire de l’assassinat de l’adolescent Alexis Grigoropoulos et de l’agression de Konstantina Kuneva, une autre femme, Venetia Monalopoulou, employée de ménage de l’aéroport de Thessalonique et déléguée syndicale, fut attaquée à l’acide. Il y eut d’autres attaques similaires cette année-là, l’une d’elles eut lieu à la sortie d’une assemblée de la même corporation, le PEKOP. Ces agressions, qui n’ont jamais cessé de passer en premier plan de l’information dans les grands médias, résumaient l’attaque à de nombreuses conditions que réunissaient Konstantina Kuneva, Venetia Monalopoulou et les milliers d’autres employées de ménage. C’était une corporation soutenue par les syndicats traditionnels parce qu’elle était intégrée en majeure partie, entre soixante pour cent et soixante-dix pour cent, par des femmes, qui plus est étrangères. Elles étaient embauchées par le secteur privé et le public pour des salaires en-dessous de six cent euros.

Elles n’avaient pas de droits relatifs au travail. Elles venaient d’Albanie, de Bulgarie, de Russie et d’Ukraine, entre autres territoires écartés par le centre du pouvoir européen.

Au fil des années, ces employées de nettoyage ont continué leur combat, luttant à la fois pour leurs droits en tant que travailleuses, en tant qu’étrangères et en tant que femmes. Si l’on additionne les trois items, c’était la lutte des faibles parmi les faibles. Elles ont tiré des leçons de tout cela. Quatre ans plus tard, en septembre 2013, cinq cent quatre-vingt-quinze travailleuses de nettoyage du ministère des finances furent licenciées, un mois après que leurs salaires furent réduits à plus de cinquante pour cent. Et, depuis lors, elles sont restées devant la porte du ministère, sans cesser de crier un seul jour.

Parmi les premières mesures qu’a annoncées Alexis Tsipras il y a quelques mois, il y eut la réembauche de toutes ces femmes. Mais auparavant, en 2014, en gagnant partiellement les élections au parlement européen, Syriza a choisi ses deux représentants avec un regard clinique historique qui définit son caractère politique. Elle a envoyé à Bruxelles Manolis Glezos, qui est âgé de quatre-vingt-douze ans et vétéran de guerre, ou plutôt un héros. Lui et un collègue furent ceux qui ont enlevé la croix gammée nazie qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation. Et Syriza envoya aussi à Bruxelles Konstantina Kuneva, que son visage défiguré et ses problèmes d’élocution n’ont jamais empêchée, depuis l’attaque pour laquelle personne n’a jamais payé, de continuer à représenter les plus faibles, ces créatures qui n’ont autre pouvoir que celui de se rendre compte qu’elles forment la majorité, et de continuer à agir en conséquence.

Aujourd’hui, Konstantina Kuneva est la voix, bien qu’altérée par l’acide, de ceux qui furent frappés en premier par le pouvoir de la droite globale, la voix des européens condamnés, la voix de ceux pour qui ils sont partis les premiers, avant de partir avant tous les autres. La moindre des choses que nous puissions faire pour elle et eux est de s’informer sur leur existence.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 17:50

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Appel contre la loi Macron

Pour nous, Macron, c'est non.

La loi dite loi Macron, « pour la croissance et l’activité », dont le projet est présenté au parlement, est censé casser « les rigidités » qui bloqueraient l’économie française.

Les dispositions de la loi ont un fil directeur, « ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie », quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés. Cette loi est le complément du pacte de responsabilité dont les prétendues contreparties se sont révélées être des illusions. Elle participe d’une tendance générale dans l’Union Européenne au moins-disant social. La stagnation, voire la baisse, des salaires et des pensions, les coupes massives dans les dépenses publiques pèsent sur la demande globale et donc sur l’activité des entreprises. Ces dernières préfèrent verser de confortables dividendes à leurs actionnaires plutôt qu’investir.

Avec l’extension du travail du dimanche, de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, et avec le maquillage outrancier du travail de nuit en travail de soirée, les conditions de travail des salariés sont attaquées. Une fois de plus les premières victimes en seront les femmes.

Avec la réforme du tribunal des prud’hommes qui renvoie de plus en plus d’affaires devant des juges professionnels, ce sont les droits des salariés qui sont remis en cause.

Avec la dépénalisation du délit d’entrave, ce sont les employeurs qui sont protégés, pas les salariés.

Et désormais, si le tribunal administratif annule un plan social en raison d’insuffisance de motivation, les licenciements ne seront plus invalidés et les salariés ne seront plus indemnisés.

Par ailleurs, ce projet relance le processus de privatisation, notamment d’un certain nombre d’aéroports et fragilise le statut des locataires au profit des spéculateurs.

Il va permettre aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées. Alors que le service public hospitalier est malade, entre autres, d’un manque de ressources, une partie de ces dernières pourront être utilisées à des fins d’opérations financières ou commerciales à l’étranger.

La déréglementation du transport par bus va en fait aggraver les inégalités d’accès, instituant un transport pour les pauvres. Elle aura pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre. L’hypocrisie est ici de mise. Alors que le président de la république prend des postures d’écologiste, et alors que la France va accueillir en décembre 2015 la conférence mondiale sur le climat, le gouvernement propose une mesure qui va à l’encontre de tout bon sens en favorisant le transport privé par route au détriment du transport public dont le rail. Une autre solution serait de développer le transport par rail en faisant jouer à la SNCF son rôle de service public.

Ce projet de loi, en débat au parlement, est guidé par une logique de déréglementation généralisée qui n’a comme objectif que le maintien des profits aux dépens des salaires, des pensions, seuls moyens de vivre pour la majorité de la population et au détriment de la protection sociale. Plus d’égalité, plus de fraternité, c’est ce que nous voulons, c’est le contraire de la loi Macron.

L’indispensable mobilisation sociale des salariés et des citoyens prend de l’ampleur.

Cette loi ne doit pas être votée, elle doit être retirée

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