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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 13:46

Ferguson a toujours peur de sa police malgré les réformes (Reuters)

La scène qui se déroule Vendredi 7 Août 2015 devant le commissariat de Ferguson, dans le Missouri, peut sembler familière, trois cent manifestants, protestant contre la mort du jeune adolescent noir Michael Brown il y a un an, se retrouvent nez à nez avec un cordon de policiers, leur criant des grossièretés.

Mais contrairement à l'été 2014, quand les forces de l'ordre répondaient aux manifestants, même pacifiques, à coups de matraques, de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, les agents ont pour consigne de ne pas bouger.

« Notre boulot maintenant, c'est d'écouter », explique Dominica Fuller, récemment promue au rang de sergent. Elle est l'un des cinq policiers noirs de la force de police de Ferguson, qui compte cinquante agents pour une ville de vingt et un mille habitants.

Outre plusieurs jours d'émeutes dans la ville, la mort de Michael Brown sous les balles du policier blanc Darren Wilson, le 9 août 2014, a provoqué un vif débat aux Etats-Unis sur les violences policières à l'encontre des minorités.

Les mêmes scènes de colère et de protestation se sont reproduites les mois suivants dans des villes comme New York et Baltimore à la suite d'autres bavures policières, pour dénoncer un « racisme institutionnalisé ».

La municipalité de Ferguson elle-même a été la cible des critiques. Dans un rapport sévère rendu public en mars 2015, le département de la justice a réclamé de profondes réformes au sein de la police et du système judiciaire local, dénoncés pour leurs préjugés raciaux systématiques qui, selon le ministre de la justice Eric Holder, ont créé un « environnement toxique » dans cette commune de la banlieue de Saint Louis.

« TOUS LES NOIRS QUE JE CONNAIS ONT PEUR DE LA POLICE »

La réponse mesurée des policiers aux manifestants illustre les efforts entrepris par la mairie pour améliorer les relations entre une police encore très majoritairement blanche et une population à forte majorité noire.

Anthony Gray, avocat de la famille de Michael Brown, relève avec satisfaction un certain nombre de changements au sein de la police locale, en particulier la nomination d'un chef de police afro-américain, même si c'est un chef par intérim.

« Ils ont pris des mesures positives qui vont dans la bonne direction », dit-il.

Les policiers doivent apprendre à apaiser les tensions, être formés contre les préjugés et se montrer « professionnels à tout moment », comme leur rappellent des « superviseurs ». Les réformes portent également sur le recrutement accru d'agents issus des minorités et sur l'amélioration des relations publiques.

Cela ne suffit pourtant pas à rassurer une partie des habitants noirs de Ferguson.

Andrea Walker, une mère de famille âgée de vingt-cinq ans, conseille à son beau-fils de treize ans d'éviter tout comportement troublant devant un policier, par crainte de ses réactions.

Elle est encore étonnée d'avoir récemment été contrôlée pour un excès de vitesse par un policier qui l'a laissée partir avec un simple avertissement.

« Toutes les personnes noires que je connais ont peur de la police », dit-elle. Une vingtaine d'autres habitants interrogés partagent son avis.

DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT

Dominica Fuller, qui travaille depuis dix-sept ans au sein de la police de Ferguson, admet qu'il faudra du temps pour panser les blessures de la ville.

« Beaucoup de choses ont changé. Mais il reste des gens blessés et en colère. On ne va pas soigner ça en une nuit. Il faudra du temps. Mais on y travaille », déclare-t-elle.

Elle admet cependant que le recrutement de policiers non-blancs, l'une des réformes clés du système, n'est pas un succès.

Au moins un policier noir a démissionné de ses fonctions après la mort de Michael Brown et les autres ont fait profil bas. La ville a lancé un programme pour payer la formation de candidats noirs à l'école de police sans parvenir à attirer de postulants, explique le sergent.

« Il n'y a pas beaucoup de gens issus des minorités qui veulent être policiers, encore moins à Ferguson », dit-elle.

Samedi 8 Août 2015, lorsqu'un cortège a défilé sur plusieurs kilomètres afin de commémorer la mort de Michael Brown, les policiers ont distribué bouteilles d'eau et glaces à l'eau aux manifestants.

Mary Chandler, une habitante noire de Ferguson âgée de trente-sept ans, se félicite de cette nouvelle attitude de la police « diamétralement opposée » à ce qui se faisait par le passé.

« C'était l'agression, zéro tolérance », déclare-t-elle. « Ils sont plus tolérants aujourd'hui, ils nous écoutent ».

Angelique Kidd, habitante blanche de quarante-deux ans, dit avoir vu les noirs de Ferguson se faire maltraiter pendant des années et se dit encouragée par les changements qu'elle observe.

« C'est un début », dit-elle.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 13:18

Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) appelle Paris à résoudre la crise des migrants à Calais (Reuters)

Le HCR a réclamé Vendredi 7 Août 2015 à la France une « réponse exceptionnelle d'urgence » à la crise des migrants dans le secteur de Calais.

« Le HCR réitère un appel lancé depuis l'été 2014 pour une réponse globale, en premier lieu de la part des autorités françaises, face à la dégradation des conditions d'accueil des réfugiés et des migrants à Calais », a déclaré la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'un point de presse.

« Il est peu probable que les mesures de sécurité seules, même si elles sont compréhensibles, soient efficaces en elles-mêmes », a-t-elle ajouté.

D'après l'agence de l’ONU, quelque trois mille réfugiés et migrants se trouvent actuellement à Calais et dans le Pas-de-Calais, soit quasiment le même nombre qu'en novembre 2014. Cette situation, a souligné la porte-parole du HCR, n'est « ni nouvelle, ni ingérable. En revanche, le nombre croissant de morts parmi les réfugiés et les migrants, au moins dix depuis le début du mois de juin 2015, en tentant de traverser la Manche depuis la ville portuaire de Calais vers le Royaume-Uni constitue un développement inquiétant ».

Notant que nombre des migrants du Calaisis sont des réfugiés ayant fui des conflits ou des persécutions en Syrie, en Afghanistan, ou bien encore en Erythrée, au Soudan et en Somalie, le HCR souligne qu'ils ont besoin d'une protection internationale.

« IL Y A UN GRAND NOMBRE DE CASERNES VIDES EN FRANCE »

Treize ans après la fermeture, en 2002, du centre d'accueil et d'hébergement d'urgence géré par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Sangatte, le HCR s'inquiète des « conditions déplorables » dans lesquelles vivent ces migrants.

Les gouvernements français et britanniques, a rappelé Vincent Cochetel, directeur du HCR pour l'Europe, « n'étaient pas favorables à la présence d'un centre d'accueil massif comme à Sangatte parce qu'ils pensaient qu'il aimanterait et attirerait davantage de personnes mais alors, quelle est la solution ? Ce n'est une solution ni pour les habitants de Calais ni pour les personnes affectées par ces conditions de vie déplorables. Nous sommes en 2015, il y a un grand nombre de casernes militaires vides en France. Traitons cela comme une urgence civile qui ne concerne que très peu de gens, trois mille personnes », a-t-il poursuivi. « Nous devons dépolitiser la discussion parce que cela n'est pas sain ».

Le HCR encourage les autorités françaises à reloger progressivement les clandestins de Calais et « à leur fournir, comme c'est le cas dans la plupart des pays européens, des conditions d'accueil adéquates ». Il juge « également essentiel » de raccourcir les délais d'examen des demandes d'asile déposées en France.

« Une réponse exceptionnelle est réclamée d'urgence », a souligné l'agence de l’ONU, appelant la Grande-Bretagne et d'autres états membres de l'Union Européenne à coopérer avec les autorités françaises.

Vincent Cochetel a souligné que Londres avait rejeté au moins dix requêtes de la France lui demandant de prendre en charge des personnes ayant des liens étroits avec des migrants installés en Grande-Bretagne.

« Quand je parle de liens, je n'utilise pas une expression floue, je me réfère aux critères prévus par les règlements européens de Dublin qui pourraient être au final pris en considération par les autorités britanniques », a-t-il dit.

« Si votre mari ou votre épouse vit au Royaume-Uni et que vous êtes coincé à Calais, vous vous déplacerez. Le droit européen rend ce mouvement possible ».

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 18:08

UNITE POPULAIRE CONTRE BIPARTISME

Vous trouverez ci-dessous un paragraphe d’un message de David Rey et d’Arturo Rodriguez relatif aux résultats des élections régionales et municipales espagnoles du Dimanche 24 Mai 2015.

C’est, à ma connaissance, le meilleur message en français relatif à la question des relations entre Podemos et Izquierda Unida.

C’est un message du Lundi Premier Juin 2015. Il est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.marxiste.org/international/europe/espagne/1122-elections-locales-en-espagne-la-droite-mord-la-poussiere

Izquierda Unida est longtemps demeurée la principale alternative de gauche au Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Ces dernières années, elle avait enregistré des progrès importants, tirant profit de la radicalisation engendrée par la crise. Cependant, son audience a été limitée par une direction modérée et bureaucratique, plus encline à conclure des accords avec le PSOE qu’à fournir une direction révolutionnaire. Elle a sabordé ses acquis et a ouvert la voie à la montée de Podemos, un parti qui est considéré comme plus à gauche qu’Izquierda Unida, dans les sondages, y compris chez les électeurs d’Izquierda Unida. Ses résultats électoraux reflètent l’effondrement du parti, qui n’a été capable de maintenir son influence que dans des petites villes et des villages, c’est-à-dire là où il a un enracinement profond et où Podemos ne dispose pas de cadres.

Au sein d’Izquierda Unida, on entend dire que ce n’est pas la première fois que l’organisation obtient entre quatre et cinq pour cent des voix. La conviction que le parti sera de nouveau en mesure de remonter prévaut. Et il est vrai que cela s’est déjà produit par le passé. La différence est qu’à l’époque Izquierda Unida n’avait pas de rival à la gauche du PSOE. Or désormais il y a Podemos.

En réalité, les 4,73 % des voix d’Izquierda Unida, Dimanche 24 Mai 2015, sont le pire résultat de son histoire aux élections municipales, où il avait toujours obtenu de meilleurs résultats que lors des élections générales. Il a maintenu sa présence locale dans les zones rurales, mais il s’est effondré dans les grandes villes, en plein mouvement de fond de la société vers la gauche.

Avec ces élections, Izquierda Unida avait l’occasion de reconstruire une partie de sa base dans les grandes villes, mais les petits intérêts matériels de son appareil bureaucratique régional l’ont conduit à boycotter la grande majorité des listes d’unité populaire, prétextant ne pas vouloir cacher leur bannière. Izquierda Unida aurait pu se renforcer à Madrid, s’il avait soutenu la candidate Manuela Carmena, parrainée par Podemos, et sa campagne dynamique contre le gouvernement de droite corrompu d’Esperanza Aguirre. Au lieu de cela, la direction régionale d’Izquierda Unida a refusé de soutenir Manuela Carmena et a investi ses propres candidats.

Aujourd’hui, à Madrid, Izquierda Unida est faible et divisée et ses appareils locaux et régionaux sont regardés avec mépris dans les milieux militants, à juste titre.

Pour la première fois de son histoire, Izquierda Unida n’a pas de représentants dans les villes de Madrid et de Valence. La probable victoire du parti à Zamora est une exception liée à des conditions très spécifiques. En revanche, dans les régions telles qu’Alicante, Barcelone et la Galice, où les leaders locaux d’Izquierda Unida ont mis les intérêts du mouvement avant ceux des apparatchiks et ont participé aux listes d’unité populaire, Izquierda Unida a bénéficié de l’enthousiasme et de la radicalisation ambiante et a contribué aux résultats extraordinaires des candidats de gauche.

En Andalousie, l’appareil régional d’Izquierda Unida a joué un rôle honteux en boycottant Podemos et les listes d’unité populaire. Les sections locales d’Izquierda Unida qui ont soutenu les listes d’unité populaire à Jaén, Dos Hermanas et ailleurs ont été exclues et liquidées. Cette politique insensée a conduit à la fragmentation et à la division des candidats à la gauche du PSOE, ce qui a aidé le Parti Populaire, avec l’aide de Ciudadanos, à se maintenir au pouvoir à Jaén, Málaga et Grenade.

A l’échelle régionale, Izquierda Unida n’a pas fait mieux. Elle a perdu tous ses sièges dans les parlements régionaux de Madrid et de Valence. En Estrémadure, elle a payé cher son opportunisme sans principes de soutien à l’ancien gouvernement du Parti Populaire et a été maintenue hors du parlement régional.

Izquierda Unida fait face au plus grand défi de son histoire. Son déclin semble organique. A l’intérieur de l’organisation, une excellente tradition de lutte et une multitude de cadres locaux de valeur coexistent avec un appareil conservateur qui aspire seulement à vivre des miettes des gouvernements bourgeois, agissant comme partenaire subalterne du PSOE. La coalition catastrophique avec les « socialistes » en Andalousie, après les élections de 2012, en est une illustration.

Joignant une coalition sans principes avec le PSOE, avec peu à gagner politiquement, mais beaucoup de postes à temps plein pour ses dirigeants, elle a appliqué des politiques d’austérité et a toléré la corruption des dirigeants socialistes. L’appareil du parti et la faction de droite de Gaspar Llamazares représentent l’exemple classique de ces bureaucrates réformistes. Toute potentielle percée d’Izquierda Unida est systématiquement empêchée par cette couche de carriéristes.

Seule une lutte à outrance, menée par Alberto Garzón et Julio Anguita, qui représentent les meilleures traditions du parti et la voix de sa gauche, contre la bureaucratie sera capable de sauver Izquierda Unida. Il leur faut faire appel aux militants de base et aux cadres du parti honnêtes et convoquer pour cela des assemblées fédérales et locales extraordinaires. Par le passé, Alberto Garzón a été trop prudent avec l’appareil en refusant, par exemple, de condamner ouvertement la ligne de division de la direction madrilène dans la campagne électorale. Aujourd’hui, l’appareil à Madrid et la faction dirigée par le réformiste Gaspar Llamazares ont lancé un défi ouvert à Alberto Garzón et Julio Anguita, leur reprochant le désastre électoral du 24 mai 2015. Ne pas relever le gant ne ferait qu’aggraver le déclin de l’organisation dans la course pour les élections de novembre 2015, en isolant et en détruisant tout ce qui demeure de vivant et dynamique dans ce parti.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 17:37

http://www.publico.es/politica/catalunya-pot-tiende-mano-erc.html

Interview de Lluis Rabell

Samedi 8 Août 2015

Lluis Rabell, le candidat de la liste « Catalogne oui nous pouvons », une liste unitaire composée d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV), de la gauche unitaire et alternative (EUA), de Podemos et d’Equo, a tendu la main à la gauche républicaine de Catalogne (ERC) et à la Candidature Unitaire et Populaire (CUP) pour former une majorité à gauche après les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015.

Il a dit que les deux formations « doivent choisir » entre donner la présidence à Artur Mas ou permettre une « majorité sociale de gauche » dirigée par sa candidature.

Dans une interview à EFE, Lluis Rabell a considéré que l’ERC et que le candidat de la liste « Ensemble pour le oui », l’ancien député européen d’ICV, Raül Romeva, ont fait un « mauvais pari » en faisant une liste unitaire conçue, à son avis, pour « cacher la force usée » de la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et du président catalan Artur Mas.

Pour Lluis Rabell, la CDC a utilisé la « bonne volonté de beaucoup de gens » pour éviter de se présenter sous son vrai visage et a utilisé une « aspiration légitime pour essayer de récupérer le gouvernement, sans faire le bilan de sa politique ni expliquer son programme », se cachant derrière des personnalités de la société civile, qui « n’ont pas de pouvoir ».

C’est pour cette raison qu’il a déploré « l’erreur » de Raul Romeva qui pensait que cette proposition « pouvait débloquer la situation actuelle car, sinon, elle pouvait aboutir à un blocage pour mettre en cause le droit de décider et perdre la possibilité de faire bouger une grande partie de la société catalane », a déclaré Lluis Rabell.

Mais il a aussi déploré que l’ERC « soit tombée prisonnière de l’idée de la possibilité d’accéder à l'indépendance par un chemin droit et facile et a fini par être une victime de son propre discours de surestimation de cette liste. Ces discussions sur les gouvernements transitoires sont très positives. Mais Lundi 28 Septembre 2015 », a-t-il prévenu, « l’ERC et la CUP devront finalement choisir qui présidera le gouvernement, ou bien une majorité sociale qui devra nécessairement être vertébrée et dirigée par Catalogne oui nous pouvons, ou bien redonner la présidence à Artur Mas ».

Et Lluis Rabell a averti que « le temps met tout le monde devant ses propres responsabilités » et qu’à un moment « il faut choisir », mais il est convaincu que l'engagement de l'ERC « n’est pas définitif » et, en ce sens, il travaillera « pour ouvrir un autre chemin possible ».

Ainsi, le militant de quartier a « tendu la main. A partir de maintenant, l’ERC et la CUP ont le choix d’une majorité pour faire basculer le parlement à gauche, ouvrir une nouvelle perspective de justice sociale et ouvrir aussi un processus d’auto détermination basé sur la remobilisation de la société catalane autour d'une grande majorité qui rende possible le droit de décider. Vous pouvez difficilement imaginer une majorité de gauche sociale en Catalogne qui n’intègre pas les représentants légitimes des classes populaires et des propositions progressistes comme l'ERC et la CUP. Ils sont des acteurs légitimes et nécessaires d’une majorité sociale progressiste », a dit Lluis Rabell, qui n’a pas non plus fermé la porte au Parti Socialiste Catalan (PSC) s’il rejoint la revendication de la consultation.

L'ancien président de la fédération des associations de quartier de Barcelone (FAVB) a contesté d'autre part que l'indépendance soit décidée par une majorité de soixante-huit députés, cinquante et un pour cent des sièges, le chiffre minimum nécessaire pour déclarer l'indépendance après les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015, même sans un vote majoritaire.

Une possibilité qu’il a qualifiée « d’erreur et de piège ». Il a dit que « presqu’aucune personne de la région métropolitaine ne pouvait comprendre que dans une question aussi importante une voix compte la moitié d’une autre ».

Lluis Rabell a dit que ce ne serait pas sérieux. « Comment un gouvernement peut-il faire une négociation sérieuse avec un tel soutien ? C’est tout simplement impensable », a-t-il dit.

Au-delà de cette question, Lluis Rabell a dit que le caractère plébiscitaire des élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 est une « erreur et une manœuvre, car il est destiné à effacer toute couleur politique. Les élections sont le contraire d'un plébiscite, car c’est un terrain pour présenter des programmes, des propositions, des alternatives et des bilans, alors qu’un plébiscite, c’est noir ou blanc, oui ou non. Des élections dans lesquelles il y a beaucoup de candidats peuvent difficilement être plébiscitaires », a-t-il dit.

Lluis Rabell a insisté pour dire que sa formation ira aux élections avec un projet basé sur « un programme de sauvetage social et des mesures urgentes pour contenir la pauvreté et les inégalités », un engagement pour la régénération démocratique et, avant l’épuisement du modèle régional, la revendication du droit de décider comme idée « largement partagée par les catalans ».

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 15:20

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/08/la-grece-depassee-par-un-afflux-de-refugies_4716950_3214.html

La Grèce dépassée par un afflux de réfugiés

Athènes a promis des mesures pour améliorer l’accueil des migrants, tout en appelant à la solidarité européenne

Par Adéa Guillot, correspondante permanente du Monde à Athènes

Samedi 8 Août 2015

Narges Hassanzada est belle, très belle, même. Du haut de ses dix-huit ans, elle revendique fièrement son jean moulant, ses lèvres flamboyantes et ses yeux fardés de khôl. « A Kaboul, il n’y a aucune sécurité pour les filles, alors tu dois porter des habits plus longs et plus larges et il est interdit de se maquiller. Dans la société afghane, la femme n’a pas beaucoup de valeur. Ici, je me sens libre de porter ce que je veux. Je me sens, pour la première fois de ma vie, à ma place », affirme la jeune fille, qui rêve depuis l’enfance de devenir actrice.

L’ici de Narges est pourtant un véritable enfer. Un camp de fortune situé dans le parc municipal Pedio tou Areos, en plein cœur d’Athènes, où s’entassent dans une promiscuité infernale près de six cent afghans, quelques tentes de campeur, pas de douche, pas de quoi cuisiner, juste un tuyau d’arrosage pour se laver et quelques toilettes d’appoint surchauffées, à l’atmosphère irrespirable.

Beaucoup de femmes et d’enfants attendent là tout au long de la journée, sous quarante degrés, que les hommes rentrent de leur tournée dans la capitale grecque pour trouver soit un autre lieu où s’installer, soit un passeur qui leur permettra de continuer leur long voyage vers des pays du nord de l’Europe plus hospitaliers, pensent-ils, envers les réfugiés.

« Un endroit pareil, je n'avais jamais vu cela », se désole Leïla Iskandari. « On nous disait que l'Europe respecte les droits de l'homme. Moi, je ne vois rien de tout cela. Ici, il n'y a même pas d'eau, pas de douche. On nous donne à manger une fois par jour une barquette de pâtes ».

Enceinte de sept mois, Leïla Iskandari, trente et un ans, essaie tant bien que mal de protéger ses cinq enfants du soleil cuisant grec.

Avec son mari, Ali Iskandari, ils sont partis il y a deux mois de la région de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan. Ils racontent les bombardements, « cette guerre afghane éclipsée par la crise syrienne plus récente », et puis les jours de marche à travers le Pakistan puis la Turquie.

« Nous avons dépensé tout ce qui nous restait pour payer le passage en bateau entre la Turquie et la Grèce, mille dollars, neuf cent douze euros, par personne et, depuis, nous sommes bloqués ici à Athènes depuis deux semaines, explique Ali Iskandari. « J'ai bien essayé de trouver un petit travail, mais il n'y a rien alors j'ai demandé à notre village de nous envoyer de l'argent pour continuer le voyage ».

Ali Iskandari aura ensuite un peu de mal à obtenir la somme en liquide pour payer le passeur, qui lui demande trois mille euros pour lui faire traverser la Macédoine et la Serbie en voiture, car la Grèce est toujours sous un régime de contrôle des capitaux. « Au bureau de change où le mandat doit arriver d'Afghanistan, on m'a dit que l'on me donnerait quatre cent euros par semaine et pas plus, ce qui fait que je dois encore attendre plusieurs semaines pour réunir la somme. Comment rester ici dans ce parc où des drogués viennent tous les soirs pour tenter de nous voler », s'inquiète le jeune homme.

Aide de bénévoles

Depuis un petit mois que ce camp existe, l’état grec est totalement absent. Ces réfugiés ne survivent que grâce à l'aide de bénévoles qui ont organisé la livraison quotidienne de rations de repas chauds, des pâtes ou du riz pour éviter la dysenterie, ou encore une permanence de médecins chaque matin.

La grande majorité de ces migrants ne souhaite pas demander l'asile politique en Grèce.

« Nous savons que la Grèce n'a rien à offrir, car elle est en crise », concède sans détour Leïla Iskandari. Ils sont donc simplement de passage. Et, à ce titre, l’état grec n'est pas tenu de les aider. Mais, devant cette situation sanitaire insoutenable, le gouvernement a promis de les reloger.

Les six cent afghans du parc Pedio tou Areos devraient être transférés dans un lieu plus adapté dans les prochains jours, mais que vont devenir les milliers de migrants syriens, irakiens, afghans, soudanais ou yéménites qui débarquent chaque jour sur les îles grecques ?

Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU, près de cent vingt-quatre mille réfugiés et migrants sont arrivés depuis janvier 2015. Soit une hausse de sept cent cinquante pour cent par rapport à la même période en 2014. « La Grèce doit se réveiller face à cette urgence », a déclaré Vincent Cochetel, responsable de la division Europe du HCR, en visite Jeudi 6 Août 2015 dans les îles grecques. Le HCR demande au gouvernement grec de « désigner d'urgence une seule autorité pour coordonner la réponse et mettre en place un mécanisme d'assistance humanitaire ».

La réponse du premier ministre grec, Alexis Tsipras, n'a pas tardé. Il en a appelé à la solidarité européenne. « Ce problème nous dépasse. La Grèce est un pays qui subit une crise économique et fait face à une crise humanitaire dans la crise », a-t-il déclaré Vendredi 7 Août 2015, à l'issue d'une réunion interministérielle sur cette question. Il a chargé l'un de ses proches, le ministre d’état Alekos Flambouraris, de diriger une instance de « coordination » de toutes les actions sur les questions migratoires, en lien avec le ministère de l'immigration. L'un des enjeux est notamment de mieux gérer les fonds européens que reçoit la Grèce pour la surveillance de ses frontières et la prise en charge des migrants et ne pas les perdre faute d'action, a reconnu le premier ministre.

Selon Natasha Bertaud, porte-parole de l'Union Européenne pour les questions migratoires, la Grèce bénéficie pour la période de 2014 à 2020 d'un budget de deux cent soixante millions d'euros du fonds pour la migration, l'intégration et l'asile et de cent soixante-six millions du fonds de sécurité interne pour faire face à cet afflux. Une première enveloppe pourrait être versée dès la semaine prochaine. « C'est un début, mais il nous faudrait trois fois plus car les besoins sont énormes », s'inquiète une source au ministère grec de l'immigration. « Les précédents gouvernements avaient dépensé tout l'argent européen à construire un mur à la frontière terrestre avec la Turquie ou à construire des camps de rétention. Nous, nous voulons pouvoir certes surveiller les frontières mais aussi accueillir décemment les réfugiés ».

La nuit tombe sur Pedio tou Areos. Loin de ce débat, pourtant nécessaire, sur la solidarité européenne, Narges Hassanzada chante une berceuse pour calmer une dizaine de petites filles assises en cercle autour d'elle. Entre deux chants mélodieux, elle glisse quelques mots sur cette Europe tant fantasmée et cet avenir radieux qui les attend. « Vous pourrez aller à l'école, choisir votre mari et vous maquiller comme moi ». La force, la détermination et la soif de liberté de cette toute jeune femme étonnent en ce lieu si peu humain.

Et pourtant le message porte. Les petites se poussent du coude, malicieuses, et murmurent, « elle est si belle, je veux devenir comme elle ». L'espoir a parfois la couleur d'un rouge à lèvres.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 14:48

Un leader pro kurde appelle à un arrêt des violences en Turquie (Reuters)

Le chef de file du parti démocratique des peuples (HDP) a appelé Samedi 8 Août 2015 les militants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le gouvernement turc à mettre fin aux actuelles violences et à engager des négociations.

Le coprésident du HDP, Selahattin Demirtas, s'exprimait au lendemain de la mort de six personnes dans des affrontements entre les forces de sécurité et des combattants dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde.

Le PKK a annoncé le mois dernier qu'il reprenait ses opérations en raison de ce qu'il a qualifié de violations du cessez-le-feu conclu en 2013 par les forces turques.

L'armée turque a notamment mené des raids aériens contre des camps du PKK dans le nord de l'Irak depuis Vendredi 24 Juillet 2015.

« J'en appelle aujourd'hui aux deux camps », a déclaré Selahattin Demirtas devant la presse dans la ville de Van. « Le PKK doit immédiatement retirer son doigt de la détente du pistolet et déclarer qu'il respecte le cessez-le-feu ».

Le gouvernement turc, a-t-il poursuivi, doit pour sa part cesser ses opérations de sécurité et se déclarer prêt au dialogue.

Le HDP de Selahattin Demirtas a remporté treize pour cent des voix lors des élections législatives du Dimanche 7 Juin 2015 et a accru de manière considérable son influence parmi la population kurde qui était jusqu'alors favorable au PKK.

Cette flambée de violence intervient à un moment d'incertitude politique en Turquie où le parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Ahmet Davutoglu ne dispose plus de la majorité absolue au parlement et doit trouver des alliés pour constituer une coalition de gouvernement.

« Une coalition sera formée ou non mais l'urgence est la paix. Ahmet Davutoglu, ce n'est pas une demande que nous vous adressons. Vous avez le devoir de faire cela », a estimé Selahattin Demirtas.

Les autorités d'Ankara avaient entamé un processus de paix avec le PKK en 2012 et la trêve déclarée l'année suivante avait été jusqu'à présent largement respectée.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:28

http://catalanindependance.blog.lemonde.fr/2015/07/23/resume-de-laccord-de-la-candidature-junts-pel-si-en-vue-des-elections-du-27-septembre

Résumé de l’accord de la candidature « Ensemble pour le Oui » d’Artur Mas et d’Oriol Junqueras pour les élections régionales du Dimanche 27 Septembre 2015 en Catalogne

Jeudi 23 Juillet 2015

L’accord, publié cette semaine, est composé de trois parties. La première est intitulée « accord pour créer un état indépendant catalan et établir un gouvernement de concentration nationale ».

Les catalans n’ont pas pu exercer le droit d’auto détermination dans des conditions normales.

La consultation du 9 novembre 2014 a toutefois montré leur volonté de s’exprimer sur l’avenir politique de la Catalogne. Les élections du Dimanche 27 Septembre 2015 seront donc des élections plébiscitaires et l’objectif de la candidature est de représenter ceux qui veulent que la Catalogne devienne un état indépendant. Cet accord est ouvert à toute autre formation politique ou associative qui partage cet objectif.

La seconde partie décrit le processus de création d’un état indépendant. Si les catalans élisent une majorité de députés en faveur de l’indépendance, le parlement catalan approuvera une déclaration solennelle initiant le processus d’indépendance. L’état espagnol, l’Union Européenne et la communauté internationale en seront informés. Une première version de la constitution du nouvel état sera élaborée à travers la participation citoyenne. Les institutions de gouvernement se centreront sur le fonctionnement du nouvel état. Après cette première étape, l’indépendance sera proclamée, ce qui supposera la déconnexion par rapport au cadre juridique espagnol.

Le parlement approuvera la loi de transition juridique destinée à réguler la phase parlementaire et référendaire du processus d’élaboration et d’approbation de la constitution, suite à la phase participative. Des élections parlementaires constituantes seront convoquées dans une période maximum de dix-huit mois dès la célébration des élections plébiscitaires du Dimanche 27 Septembre 2015. La création du nouvel état indépendant culminera avec l’approbation de la constitution par référendum.

Si l’état espagnol, par des moyens politiques et/ou juridiques, suspend l’autonomie catalane, le gouvernement et le parlement catalan procéderont à la proclamation de l’indépendance et à l’approbation de la loi de transition juridique.

La troisième partie de l’accord décrit « un compromis public, construire un nouveau pays ». L'objectif est de construire un pays meilleur, au service de tous les citoyens, dans un projet partagé de changement et d’amélioration sociale, économique et culturelle.

La liberté collective et le progrès social étant inextricables, le programme électoral et le plan de gouvernement seront basés sur les axes suivants, la justice sociale, l’égalité d'opportunité, la création d'emploi et le développement économique au service des personnes. Il s’agira de garantir un financement suffisant et durable de l’état social, avec l’aspiration d’aligner le niveau de dépense publique avec celui des pays avec un produit intérieur brut par habitant similaire, une fois atteinte la pleine souveraineté fiscale.

Voici une douzaine de priorités sociales :

Prise en compte des besoins urgents en matière de logement, de pauvreté énergétique et de vulnérabilité des familles et/ou des individus à travers la création de nouveaux cadres juridiques, d’allocations et d’autres mesures adaptées.

Provision de places dans les crèches gérées par des institutions publiques et subventionnées, pour couvrir la demande non satisfaite.

Répondre à la pauvreté des enfants, notamment par des programmes visant à garantir leur nutrition.

Réformer le revenu minimum d'insertion en faveur d’un revenu garanti qui couvre les besoins vitaux de citoyens vivant dans la pauvreté.

Création de nouvelles structures d’état pour sécuriser et élargir l'avenir des retraites et pour améliorer l'autonomie des personnes en situation de dépendance.

Stimuler l'emploi, favoriser la recherche et l'innovation, promouvoir l'économie sociale et générer un nouveau modèle de relations de travail fondé sur la coparticipation et la concertation, qui favorise l'égalité des sexes, la création d’emplois décents et les entreprises de qualité.

Promouvoir un nouveau salaire minimum européen, comprenant l'augmentation du salaire minimum en conformité avec les normes définies par la charte sociale européenne.

Renforcer les politiques soutenant l'emploi des jeunes, ainsi que la reprise des études de ceux qui les ont abandonnées trop tôt.

Renforcer le système de santé publique notamment par l’accélération de l’intégration des services et par l’augmentation de l’aide aux personnes en situation de dépendance.

Développer une école catalane inclusive, centrée sur la qualité. Investir prioritairement dans les établissements situés dans des secteurs défavorisés.

Promouvoir un pays accueillant, socialement avancé, ouvert et divers.

Développer la culture, quatrième pilier de l’état social, en tant que moteur du développement de citoyens critiques et libres.

Autres questions complémentaires :

La candidature sera transversale et plurielle en termes d’indépendantisme et de représentation sociale et politique. Les candidats en tête des quatre circonscriptions catalanes seront représentatifs de la société civile et des associations qui ont conduit le processus vers l’indépendance de la Catalogne. D’autres candidats seront proposés par les partis qui soutiennent la candidature.

Les élus de cette candidature formeront un groupe parlementaire qui aura comme objectif de promouvoir les initiatives politiques et législatives nécessaires à la création d’un état indépendant et aux priorités sociales détaillées plus haut.

Un gouvernement de concentration nationale sera constitué avec l’objectif d’entreprendre les mesures et les initiatives promues par le parlement.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 18:55

http://www.israpresse.net/le-parti-communiste-israelien-favorable-au-boycott

Le parti communiste israélien favorable au boycott

Le parti communiste israélien Hadash, front démocratique pour la paix et l’égalité, a annoncé Mardi 9 Juin 2015 « soutenir le boycott international imposé aux entreprises opérantes en Judée-Samarie. Nous jugeons ce boycott comme légitime. Nous continuerons d’afficher notre soutien au peuple palestinien et poursuivrons notre combat pour faire reconnaitre ses droits », a écrit dans un communiqué la formation d’extrême-gauche.

La direction du parti inclus dans la Liste Arabe Unifiée a par ailleurs appelé « les peuples du monde ainsi que les associations professionnelles à intensifier leurs pressions pour mettre un terme à la politique raciste de l’état d’Israël et pour imposer une paix juste dans la région ».

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:59

http://www.syriza-fr.org/2015/07/31/non-a-la-criminalisation-de-la-politique-ne-touchez-pas-a-yanis-varoufakis

Non à la criminalisation de la politique

Ne touchez pas à Yanis Varoufakis

Vendredi 31 Juillet 2015

Ces derniers jours, atterrés et indignés, nous observons au sein de la société grecque un processus de stigmatisation intense des « défenseurs de la solution alternative » que l’on dénigre et qu’on appelle les « défenseurs de la drachme ». Selon les chaînes de télévision, celui ou celle qui défend une solution hors euro devrait être traité comme appartenant à une organisation criminelle ou comme ayant commis un délit spécifique, delictum sui generis, qu’aucune loi écrite ne mentionne encore à ce jour.

La liberté d’expression et d’opinion et l’exercice même de la politique gouvernementale, en dehors des limites de l’euro, sont présentés comme des crimes de haute trahison, au moment même où c’est l’inverse qui se passe dans la réalité, le pays est écrasé et humilié, justement au nom du dogme du maintien dans l’euro.

Le summum de cette cabale sont les poursuites pénales ourdies à l’égard de Yanis Varoufakis, voire même des velléités de le mettre en examen par la commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de l’imposition des mémorandums, pour la seule raison qu’il a explicitement mentionné qu’il avait un certain plan B, encore qu’il s’agissait d’un plan à mettre initialement en place dans le cadre même de l’euro, et qu’il a tenté d’organiser son éventuelle application. Tout cela revient à dire que l’ancien ministre encourt le risque de poursuites pour avoir accompli son devoir.

Il s’agit bien d’une évidente tentative de criminalisation de la liberté de parole et de l’action politique, voire de l’exercice gouvernemental de l’ancien ministre compétent en matière, répondant probablement aux injonctions des créanciers.

Au-delà de cela, l’objectif de telles tentatives est de créer le bouclier de protection pour une subordination totale à la troïka d’autorités telles que le secrétariat général des recettes publiques. Ces tentatives de criminalisation doivent s’arrêter ici, pour que les nuages du totalitarisme soient empêchés de confluer autour de nous.

Les organisateurs de cette pétition appellent à la signer, en mentionnant leur nom, leur prénom, leur profession et leur adresse électronique, et à renvoyer les soutiens par courrier électronique aux personnes suivantes, Yorgos Kalandzopoulos, Dimitris Belandis et Eleni Portaliou.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:43

http://www.okeanews.fr/20150722-rudi-rinaldi-demissionne-du-secretariat-politique-de-syriza

Rudi Rinaldi démissionne du secrétariat politique de Syriza

Rudi Rinaldi a démissionné du secrétariat politique de Syriza et notifie sa démission en affirmant, entre autre, que « le pays est mis sur la voie de la faillite et la société vivra des situations intenables avec le troisième mémorandum qui, probablement, n’empêchera pas le Grexit »

Mercredi 22 Juillet 2015

En donnant les raisons de sa démission du secrétariat politique de Syriza, Rudi Rinaldi a fait une déclaration où il explique que « les allégations à propos d’un compromis nécessaire et pénible ne sont pas valables » et « qu’il s’agit de la faillite idéologique, politique et stratégique du parcours de Syriza, tel qu’il avait été défini pour son compte par le groupe dominant, dès 2012, parcours dont le programme de Thessalonique était une étape et qui aboutit au parcours de six mois au gouvernement ».

Il dit encore que « pendant ce temps, l’organisme du parti a été complètement remplacé par le mécanisme dominant et ses pratiques bureaucratiques, qui plus est, au cours de ces six mois, ce mécanisme est devenu étatique », et d’ajouter que « dans ce cadre, le secrétariat politique, dont les responsabilités ne font aucun doute, a été transformé en complice inerte et suiveur de la mutation de centre-gauche et, dorénavant, adepte des mémorandums, de Syriza ».

« Cela étant donné », poursuit-il, « et à la suite de l’accord de mémorandum et de l’adoption des préalables et des engagements pris, il s’ouvre une période de redéfinition radicale du mouvement populaire mais aussi de l’essence du processus politique en tant que tel, dont le contenu doit être recherché ».

Rudi Rinaldi dit que « toutefois, Syriza esquisse son trajet hors des revendications de cette redéfinition, en se muant en pilier organique du processus des mémorandums, même s’il le refuse, au niveau du discours. Dans ce contexte, je démissionne du secrétariat politique de Syriza. Mais la vie continue, avec tout ce qu’elle a et tout ce qui lui manque », conclut-il.

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