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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 17:00

 

L'armée de l'air allemande entame son retrait d'Incirlik (Reuters)

 

L'Allemagne a commencé Dimanche 9 Juillet 2017 à retirer ses forces aériennes de la base turque d'Incirlik, utilisée pour lancer des frappes contre le groupe Etat Islamique, à la suite d'une querelle avec Ankara sur l'accès à ce site, a dit à Reuters un porte-parole du ministère de la défense à Berlin.

 

Le retrait des militaires présents à la base d'Incirlik, entériné par le parlement allemand au mois de juin 2017, marque la dernière étape d'un des nombreux contentieux qui opposent actuellement Berlin et Ankara, allant de la question du génocide arménien à celle de la présence sur le sol allemand de responsables politiques turcs durant la campagne pour le référendum turc du mois d'avril 2017.

 

Un avion ravitailleur allemand a quitté Dimanche 9 Juillet 2017 Incirlik pour la base aérienne jordanienne d'al Asrak, a ajouté le ministère allemand de la défense.

 

Des avions allemands Tornado doivent continuer d'opérer à partir d'Incirlik jusqu'à la fin du mois de juillet 2017, le temps que le matériel nécessaire soit transféré dans la nouvelle base. Leur déploiement à al Asrak est prévu à partir du mois d'octobre 2017.

 

Un responsable turc a confirmé que le retrait avait débuté et il a dit que la ministre allemande de la défense, Ursula von der Leyen, avait informé son homologue turc de la date du retrait lorsqu'ils se sont vus au sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles à la fin du mois de mai 2017.

 

La chancelière Angela Merkel a déclaré Samedi 8 Juillet 2017 que sa rencontre bilatérale avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en marge du sommet du G20 à Hambourg, avait révélé de profondes divergences de vue.

 

La Turquie a refusé que des députés allemands effectuent une visite de routine à la base d'Incirlik, déclarant que Berlin devait au préalable se montrer plus conciliant envers Ankara.

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 16:49

 

https://plateforme-palestine.org/La-depute-palestinienne-Khalida-Jarrar-arretee-par-l-armee-israelienne

 

La députée palestinienne Khalida Jarrar arrêtée par l’armée israélienne

 

Dimanche 2 Juillet 2017, l’armée israélienne d’occupation a arrêté la députée palestinienne Khalida Jarrar ainsi que Khitam Saafin, présidente de l'union des comités pour les femmes palestiniennes.

 

Khalida Jarrar et Khitam Saafin ont été emmenés dans un lieu non connu avec neuf autres personnes lors d’un raid survenu à l’aube du Dimanche 2 Juillet 2017.

 

Khalida Jarrar, leader de la société civile, est membre du conseil législatif palestinien depuis 2006, à la tête de la commission des prisonniers et membre du conseil d’administration de l’association de défense des prisonniers Addameer.

 

Elle est la cible des forces israéliennes depuis plusieurs années. Elle a été relâchée de prison au mois de juin 2016 après y avoir passé plus d’un an, dont un mois de détention administrative.

 

L’arrestation de Khalida Jarrar constitue une attaque à l’encontre des leaders politiques palestiniens et de la société civile palestinienne dans son ensemble. Elle s’inscrit également dans un contexte d’arrestations continues contre les palestiniens.

 

Samidoun, réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens, propose une pétition

 

Nous exigeons la libération immédiate de Khalida Jarrar et de Khitam Saafin, dirigeantes féministes palestiniennes et combattantes pour la justice et la liberté internationalement renommées. Khalida Jarrar, membre du conseil législatif palestinien, et Khitam Saafin, présidente de l'union des comités des femmes palestiniennes, ont été arrêtées lors de descentes à leur domicile familial, Dimanche 2 Juillet 2017.

 

Nous considérons ces arrestations comme une tentative de répression contre le mouvement pour la liberté des femmes palestiniennes et du peuple palestinien. Ce sont des arrestations injustes et illégitimes qui visent à réprimer un mouvement populaire pour la liberté et nous exigeons la libération immédiate de ces éminentes dirigeantes du mouvement des femmes palestiniennes.

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 16:33

 

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1K008R?sp=true

 

Haïdar al Abadi à Mossoul pour annoncer la victoire (Reuters)

 

Le premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, s'est rendu Dimanche 9 Juillet 2017 à Mossoul, dans le nord de l'Irak, où il a annoncé la victoire des forces irakiennes sur les djihadistes du groupe Etat Islamique qui tenaient la ville depuis trois ans.

« Le commandant en chef des forces armées, le premier ministre Haïdar al Abadi est arrivé dans la ville libérée de Mossoul et a félicité les combattants héroïques et le peuple irakien pour cette grande victoire », lit-on dans un communiqué des services du chef du gouvernement.

Les raids aériens et les échanges de tirs n'ont pas pour autant totalement cessé dans la vieille ville aux rues étroites, où des membres de l'Etat Islamique doivent être toujours retranchés ici ou là.

Haïdar al Abadi a rencontré les officiers qui ont dirigé la bataille dans l'ouest de Mossoul et il doit toujours faire une proclamation officielle annonçant que la ville a été totalement reprise à l'Etat Islamique.

Emmanuel Macron n'en a pas moins salué Dimanche 9 Juillet 2017 la reprise de la ville et rendu hommage aux forces locales qui ont permis, avec l'aide de la coalition internationale, de chasser l'Etat Islamique.

« Mossoul libérée de l’Etat Islamique, hommage de la France à tous ceux, avec nos troupes, qui ont contribué à cette victoire », écrit le chef de l’état français sur son compte Twitter.

Les troupes irakiennes avaient atteint Dimanche 9 Juillet 2017 en début de journée les berges du Tigre dans la partie ouest de Mossoul où se sont déroulés les derniers combats.

Acculés dans leurs derniers réduits, les djihadistes n'avaient eu d'autre ressource que de recourir à des femmes kamikazes recrutées parmi les civils.

Une trentaine de djihadistes ont été tués en tentant de s'enfuir à la nage par le Tigre, Dimanche 9 Juillet 2017 en début de journée, a déclaré le général Yahya Rassoul, porte-parole de l'armée irakienne, à la télévision publique iranienne.

Samedi 8 Juillet 2017 encore, l'Etat Islamique jurait de « se battre jusqu'à la mort » dans Mossoul.

Des milliers de civils ont émergé des ruines, souffrant de malnutrition, souvent blessés et traumatisés, après l'arrêt du gros des affrontements.

L'Etat Islamique s'était emparé de Mossoul au mois de juin 2014 à la faveur d'une offensive éclair qui lui avait permis de contrôler de vastes territoires du nord et de l'ouest de l'Irak, mais aussi de la Syrie voisine.

C'est du haut du pupitre de la grande mosquée al Nouri, dans la vieille ville de Mossoul, que, peu après, le chef de l'Etat Islamique, Abou Bakr al Baghdadi, avait proclamé l'établissement d'un califat s'étendant à cheval sur l'Irak et la Syrie.

L'offensive pour reconquérir Mossoul a débuté au mois d’octobre 2016. Au mois de janvier 2017, après une centaine de jours de combats, la partie orientale de la ville est passée sous le contrôle de l'armée qui a lancé au mois de février 2017 l'attaque contre la partie à l'ouest du Tigre.

Ces quelque neuf mois d'affrontements ont laissé des parties entières de la ville à l'état de ruines, ils ont fait des milliers de morts parmi les civils et ils ont déplacé près d'un million d'habitants.

Privé de ce centre, de loin la plus grande ville à être tombée sous le contrôle de l'Etat Islamique, les djihadistes ne sont plus maîtres, en Irak, que de zones désertiques à l'ouest et au sud de Mossoul.

Haïdar al Abadi avait déclaré voici une semaine que c'en était fini du faux Etat Islamique, après la reconquête de la grande mosquée al Nouri dans la vieille ville.

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), la remise en état des infrastructures de base de la ville coûtera sans doute plus d'un milliard de dollars. Dans certains des quartiers les plus touchés, pratiquement aucun bâtiment ne semble avoir échappé aux destructions et la densité des constructions dans Mossoul laisse penser que l'ampleur des dévastations a peut-être été sous-estimée, déclarent des responsables de l'ONU.

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 16:13

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=24460

 

https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/et-soudain-le-black-bloc-tient-un-quartier-hambourg

 

Et soudain, le Black Bloc tient un quartier à Hambourg

 

Vendredi 7 Juillet 2017, jour de l’ouverture officielle du sommet du G20, le quartier de Schanzenviertel a connu de longues heures d’affrontements entre la police et quelques centaines d’autonomes sous le regard, et parfois les encouragements, d’autres activistes présents.

Le Spiegel parle d’une nuit de violence après les affrontements de la nuit du Vendredi 7 Juillet au Samedi 8 Juillet 2017 à Hambourg à l’occasion du rassemblement des opposants au G20. De fait, pendant près de six heures, un quartier de la ville a connu une résistance acharnée de la part de militants autonomes pour éviter que la police ne puisse y entrer.

Après les événements du Jeudi 6 Juillet 2017 et les actions du Vendredi 7 Juillet 2017 dans la matinée, une manifestation était prévue sur Reeperbahn, large artère du quartier Sankt Pauli. Le cortège dispersé, ses membres se sont dirigés vers le quartier de Schanzenviertel où se trouve le squat de la gauche radicale, Rote Flora.

Le quartier de Schanzenviertel a beau être un haut lieu de la gauche radicale allemande, il n’est qu’à quelques encablures du centre du congrès où se réunissaient les vingt chefs d'état. La police veillait donc particulièrement à ce que les manifestants ne quittent pas le quartier vers le nord.

Sur le chemin de Schanzenviertel, quelques centaines de manifestants font la fête sur fond de musique reggae ou de l'Internationale qui retentit une fois.

Profitant de la dislocation de la manifestation à Sankt Pauli, des groupes d'autonomes se dirigent en courant vers le quartier de Schanzenviertel, la police ne peut pas faire grand-chose dans les petites rues de la ville.

Vendredi 7 Juillet 2017 vers 22 heures, la police tweete, « la situation est très grave ». Il lui faudra encore trois heures avant de venir à bout du rassemblement.

À l’entrée est de la rue Schulterblatt, deux barricades en flammes forment le comité d’accueil. Au loin, d’autres barricades flambent elles aussi. La rue entière en comptera cinq durant quelques heures.

Plusieurs commerces ont été attaqués puis pillés. Et la nourriture ou les boissons distribuées dehors aux personnes présentes.

Pendant plusieurs heures, l'entrée ouest de la rue par-dessus laquelle passent des voies de chemin de fer donne lieu à des affrontements en règle, pavés contre canon à eau. Deux grands parasols d'un bar tout proche sont détournés pour permettre au Black Bloc d'avancer.

Outre des cailloux ou des pavés cassés en morceaux, les autonomes jettent des fumigènes, des pétards ou des feux d'artifice sur la police.

Le Black Bloc bouge en groupes de quelques individus à quelques dizaines, généralement par nationalité ou par affinité. Les actions sont plus ou moins coordonnées.

Le mobilier urbain est arraché pour grossir les barricades.

À minuit, des tirs de grenades lacrymogènes dispersent une première barricade, située à l’ouest de la rue. Le Black Bloc quitte les lieux pour se concentrer sur l’autre barricade à environ trois cent mètres.

Samedi 8 Juillet 2017, peu avant une heure du matin, la police finit par déloger les derniers récalcitrants à l’aide de plusieurs canons à eau, de troupes et d’un véhicule blindé léger qui disperse les barricades.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:32

 

http://www.ataturquie.fr/la-marche-turque-de-lopposition-a-erdogan

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/07/04/la-marche-turque-de-l-opposition-a-erdogan_5155209_3210.html

 

La marche turque de l'opposition à Recep Tayyip Erdogan

 

Le parti républicain du peuple (CHP) défile d’Ankara à Istanbul pour mobiliser contre la dérive autocratique du régime.

 

Par Marc Semo

 

Mardi 4 Juillet 2017

 

Des centaines de voitures, de camping-cars, d’autobus et de camions de ravitaillement s’entassent sur les bas-côtés de la route, jusque dans les rues du village. On croirait un grand campement nomade. Des tentes ont été installées sur la place de la mairie pour offrir un peu d’ombre aux marcheurs dont la plupart reposent à la fraîche, sous les arbres des vergers avoisinants.

Lancée le 15 juin 2017 par le CHP, la principale force de l’opposition, la marche pour la justice, sur les quatre cent cinquante kilomètres de la vieille route nationale reliant Ankara à Istanbul, a ses rituels désormais bien rodés. Le mercure dépasse les quarante degrés Celsius. Le cortège s’est arrêté dès le milieu de la matinée dans la petite bourgade de Serdivan, avant de repartir en fin d’après-midi pour achever les vingt kilomètres de l’étape quotidienne. C’est son rythme depuis le début.

Les protestataires, quelques milliers et parfois jusqu’à dix mille les week-ends, ont déjà parcouru les deux tiers du chemin. Dimanche 9 Juillet 2017, ils devraient arriver à leur objectif final, la prison Maltepe, à Istanbul, où est incarcéré le député du CHP Enis Berberoglu, condamné à vingt-cinq ans de prison pour violation de secret d'état.

C’est la première grande manifestation depuis le coup d'état militaire raté du 15 juillet 2016 et la proclamation de l’état d’urgence qui a entraîné plus de quarante mille arrestations et le limogeage de cent cinquante mille fonctionnaires. Tous les mouvements de contestation de rue ont été implacablement réprimés.

« Nous voulons briser le mur de la peur », martèle Kemal Kiliçdaroglu, soixante neuf ans, leader du CHP. Tous les jours il est en tête des marcheurs, brandissant une pancarte avec un seul mot, adalet. « Je ne suis pas sportif, je n’ai jamais fait de randonnée et je n’aurais imaginé un jour faire une telle marche », explique-t-il dans le mobil-home qui, depuis dix-huit jours, lui sert de quartier général. Au moins une trentaine des cent trente trois députés du CHP sont là tous les jours, par roulement. C’est au bord de la route que se tiennent désormais les réunions du groupe parlementaire du CHP.

Cette marche, c’est l’idée de Kemal Kiliçdaroglu. Tous étaient sous le choc de la lourde condamnation d’Enis Berberoglu, reconnu coupable, malgré l’absence de preuves, d’avoir fourni au quotidien de centre gauche Cumhuriyet, dont onze journalistes sont incarcérés et dont l'ancien directeur, Can Dündar, est réfugié à Berlin, des documents vidéo montrant les livraisons d’armes par les services secrets turcs à des groupes djihadistes syriens. « Une telle condamnation pour un député est sans précédent. Il fallait marquer le coup et inventer quelque chose de nouveau pour aller à la rencontre de cette majorité de turcs qui ne veulent plus du pouvoir d’un seul homme », explique Zeynel Emre, un des députés du CHP d’Istanbul. Accueillie au début avec indifférence, la marche désormais soutenue par tous les partis d’opposition, nombre d’Organisations Non Gouvernementales (ONG), des artistes et des écrivains, semble en passe de réunir une opposition à la recherche d’un second souffle.

« Appeler les gens à descendre dans la rue n’est bon ni pour eux ni pour le pays », a menacé le président, Recep Tayyip Erdogan, au début du mouvement. Puis il s’est montré méprisant ou ironique, « s'ils peuvent continuer à marcher, c’est parce que notre gouvernement se montre tolérant à leur égard ». Des policiers et des gendarmes accompagnent la marche pour éviter tout incident avec les partisans du parti de la justice et du développement (AKP), la formation du président. Avec le succès du mouvement, Recep Tayyip Erdogan a durci le ton depuis. « En manifestant pour protéger les terroristes et ceux qui les soutiennent, vous ne pourrez convaincre personne que votre objectif est la justice », a lancé le chef de l'état le premier juillet 2017. « Sa colère contre nous est la preuve que nous avons raison », a rétorqué Kemal Kiliçdaroglu.

Le cortège s’étire selon les jours sur un ou deux kilomètres. « Manifester est un droit constitutionnel », clame Erdal, informaticien à Izmit, gros centre industriel près d’Istanbul. Erdal a pris une semaine de vacances pour la dernière partie de la marche. Certains viennent en famille juste pour une journée. D’autres sont là depuis le début, prenant leur douche chez l’habitant, dormant dans de grands campements et avançant sous la pluie les premiers jours puis sous une chaleur de plus en plus écrasante.

« C’est peut-être trop tard, mais il faut bien commencer à réagir », soupire Mesut, qui, comme une bonne partie du peuple de gauche turc, regrette que le CHP n’ait pas mobilisé ses militants pour contester les résultats du référendum du 16 avril 2017, élargissant encore les pouvoirs présidentiels, entachés par de graves irrégularités reconnues par les observateurs internationaux. Le CHP s’était aussi contenté de simples protestations verbales après les arrestations d’une douzaine de députés du parti démocratique des peuples (HDP).

Volontiers critiqué pour son absence de charisme, même si tous reconnaissent le sérieux des convictions de ce kurde alévi, une secte progressiste issue du chiisme, Kemal Kiliçdaroglu gagne une nouvelle stature. Le thème de l’autocratie est plus mobilisateur que jamais dans une Turquie sous état d’urgence. « Il y a des juges et des tribunaux, mais il n’y a plus de justice au sens d’une justice indépendante, crédible et équitable », clame Ilhan Cihaner, ancien procureur à Erzincan. En 2010, il avait été emprisonné quelques mois parce qu’il enquêtait sur les infiltrations des confréries islamistes au sein de la magistrature.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:10

 

Richard Ferrand entendu par la police judiciaire de Rennes (Reuters)

 

Le président du groupe des députés de la République En Marche (REM) Richard Ferrand a été entendu Jeudi 6 Juillet 2017 par la police judiciaire de Rennes, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur un montage immobilier réalisé en 2011, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le parquet de Brest a ouvert cette enquête préliminaire au mois de juin 2017 pour faire la lumière sur cette opération effectuée à l'époque où Richard Ferrand dirigeait les Mutuelles de Bretagne.

 

Le Canard Enchaîné avait révélé à la fin du mois de mai 2017 que cet organisme louait des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand, faisant naître un soupçon de favoritisme.

 

Cet ancien député socialiste, soutien de la première heure du chef de l'état, Emmanuel Macron, a dû renoncer au poste de ministre de la cohésion des territoires auquel il avait été nommé après les élections présidentielles.

 

Il a été élu président du groupe des députés de la REM à l'assemblée nationale.

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 17:42

 

https://reporterre.net/A-Hambourg-la-societe-civile-conteste-le-sommet-du-G20-et-le-neo-liberalisme

 

À Hambourg, la société civile conteste le sommet du G20 et le néo-libéralisme

 

Par Martin Bodrero et Laury-Anne Cholez

 

Ville hôte du G20 Vendredi 7 Juillet et Samedi 8 Juillet 2017, Hambourg, en Allemagne, s’est transformée en forteresse pour cadrer les nombreuses manifestations prévues par les opposants. Entre événements pacifistes et rassemblements radicaux, la question de la violence fait débat dans un climat de restriction des libertés publiques.

Des hélicoptères sillonnent le ciel, près de vingt mille policiers patrouillent dans les rues. Des canons à eaux sont déployés au moindre rassemblement. Depuis plusieurs jours, la seconde cité d’Allemagne est sous tension, transformée en une véritable forteresse pour accueillir le sommet du G20. Une situation que subissent ses habitants. « Ils auraient pu aller n’importe où ailleurs, à la campagne, par exemple, pour parler de leurs affaires tranquillement. Pourquoi le faire ici ? Ce n’est pas cool. Depuis deux semaines, il y a des policiers et des barrières partout. Tous les magasins sont fermés à cause de ces satanés politiques », explique Daniel, rencontré dans une des manifestations quotidiennes organisées par les anti-G20.

À côté de lui, une femme porte une pancarte qui résume le but du rassemblement, « je préfère danser plutôt que d’aller au G20 ». Elle aussi ne supporte plus la militarisation de sa ville. « La vie s’est arrêtée. Nous ne pouvons même plus utiliser normalement les transports en commun à cause des barrages, c’est vraiment pénible ». Si elle dénonce la criminalisation de ceux qui manifestent, elle ne craint pas de subir des violences policières malgré les nombreuses échauffourées de ces derniers jours. « Je connais mes droits et je sais ce que je peux faire. Ce qui me rend furieuse, c’est de marcher et de voir des policiers partout et d’être surveillée à chaque coin de rue ».

Pour Jutta Sundermann, ancienne membre de l'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC) qui milite contre Monsanto au sein de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) allemande Action Agricole, la tenue de ce sommet à Hambourg est une très mauvaise idée. « Après les débordements qui ont eu lieu à Gênes en 2001, les organisateurs avaient promis de ne plus faire ce genre de sommet dans une aussi grande ville. D’autant que Hambourg est un endroit où les alternatives sont bien vivantes ». Elle regrette aussi le manque de dialogue entre les autorités et les organisateurs des rassemblements. « En 2007, à Rostock, lors du sommet du G8, nous avions parfaitement coopéré avec la mairie et le gouvernement, tout s’était très bien passé. Ce n’est absolument pas le cas ici ».

Jutta Sundermann n’est pas la seule à dénoncer les atteintes à la démocratie qui se multiplient depuis plusieurs jours. L’équipe d’avocats de la legal team d’Hambourg fustige notamment le démantèlement des campements, où dorment habituellement les opposants au G20. Mardi 4 Juillet 2017, le camp de l'Emil-Wendt-Park a été évacué par les forces de l’ordre à coups de gaz au poivre. Le même jour, celui d’Elbpark Entenwerder, un autre quartier de la ville, a dû être abandonné à cause du harcèlement policier. Les militants ont tenté d’installer des camps spontanés dans les nombreux espaces verts d’Hambourg, sans succès.

Les autorités utilisent les arrêtés contre la mendicité pour justifier les expulsions systématiques. « C’est une dramatique violation de nos droits démocratiques, comme nous le craignions », s’insurge Mathias Wisbar, un avocat hambourgeois membre de la legal team. Son confrère Martin Klingner réclame même la démission du chef de la police locale.

Les opposants ont installé leur quartier général au cœur du stade Millerntor, l’antre du club anarchiste et antiraciste du Football Club Sankt Pauli, une enceinte mythique située au centre du quartier éponyme, le cœur du Hambourg contestataire. Dans les gradins, on peut lire des inscriptions telles que « pas de football pour les fascistes » ou encore « personne n’est illégal ».

Fidèle à sa tradition politique, le stade accueille les conférences de presse organisées par les militants anti-G20. Le but clairement affiché est de lutter contre les rumeurs et la désinformation, encourager le fact-checking et promouvoir un journalisme critique face au faits rapportés par les médias mainstream. Pour pallier le démantèlement des campements, le président du club de football a également proposé d’offrir deux cent couchages pour les participants venus de toute l’Europe. Les habitants d’Hambourg sont également nombreux à ouvrir leur porte ou à proposer une place dans leur jardin. Des hébergements de dernière minute sont répertoriés sur un compte Twitter baptisé « sans sommeil à Hambourg ».

Trouver un toit et passer une bonne nuit de sommeil est indispensable pour tenir le rythme du programme particulièrement dense des mobilisations, qui ont débuté Dimanche 2 Juillet 2017 avec la Protest Wave, une marche et un défilé de canoës le long de l’Elbe, le fleuve qui traverse la ville, pour défendre la démocratie et le climat et lutter contre les inégalités sociales. Au-delà de l’action dans les rues, les militants contre le G20 ont aussi choisi de mettre en avant la réflexion, avec l’organisation d’un Global Solidarity Summit, un cycle de conférences et de débats qui met en valeur les nombreuses alternatives à la politique menée par les leaders des grandes puissances mondiales. « Ici, nous sommes plutôt dans le domaine de la pensée. Nous pouvons offrir des solutions pour changer le système. Des idées différentes de celles proposées par le G20, qui ne sont pas en faveur d’un monde meilleur », explique Joachim Heier, coordinateur et membre d'ATTAC en Allemagne. Parmi les intervenants, Vandana Shiva, la célèbre militante écologiste indienne, connue pour son combat contre les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), qui a pris la parole durant la séance d’ouverture. Elle a choisi de lire un extrait du fameux ouvrage Indignez Vous, de Stéphane Hessel, « la non-violence doit être le principe de base de toute action et l’avènement d’une économie non violente et de structures étatiques non violentes doivent être la principale revendication ».

Justement, le recours à la violence pour protester contre les politiques d’austérité imposées par le G20 est une question délicate, qui divise parfois les militants. « Personnellement, je trouve que c’est un peu idiot d’avoir recours à la violence, car, en face, la réponse est toujours plus brutale », remarque Jutta Sundermann. « À la télévision et dans les journaux, on présente ceux qui se réunissent ici comme des casseurs. Mais je ne pense pas que ce soit cela. La police a détruit des camps pourtant autorisés par la justice, ce qui a entraîné une certaine violence dans les esprits », affirme de son côté Jürgen Janz, militant d'ATTAC en Allemagne.

Dans le quartier de Sankt Pauli, les commerçants ont collé des affiches pour montrer leur opposition au G20 et, surtout, pour demander aux manifestants d’épargner leurs vitrines.

La première grande manifestation attendue par de nombreux militants d’extrême gauche avait lieu Jeudi 6 Juillet 2017. Son nom était Welcome to Hell. Elle a donné lieu à des affrontements violents, la police empêchant la manifestation, rassemblant plus de dix mille personnes, d’avancer vers le lieu où doit se tenir le sommet des chefs d'état.

Avec un tel titre, Welcome to Hell, il n’est pas étonnant que la presse et les autorités craignent des problèmes à chaque manifestation, mais Andreas Blechschmidt, l’un des organisateurs, justifie cette appellation, « les politiques néolibérales et le capitalisme promu par les dirigeants du G20 font de la vie de millions de personnes un véritable enfer. La violence, c’est celle de Vladimir Poutine, de Donald Trump et de Recep Tayyip Erdogan. Ils sont à la source de toutes les brutalités qui ont lieu dans le monde ». Il espère que ces stigmatisations ne vont pas occulter aux yeux du grand public les revendications politiques portées par ce mouvement, « il est parfois nécessaire de protester de façon radicale pour prouver fermement notre désaccord envers ce système inique ».

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 18:43

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/07/05/catalogne-lluis-llach-de-chanteur-menace-a-depute-menacant_1581833

 

Lluís Llach, de chanteur menacé à député menaçant

 

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

 

A quelques mois du référendum sur l’indépendance de la région, l’ancien artiste contestataire catalan reconverti en parlementaire séparatiste a créé la polémique par des propos agressifs.

Imaginez un Léo Ferré, un Jean Ferrat, un Bob Dylan ou tout autre totem artistique aux accents rebelles, soudain entré en politique et élu député.

C’est la métamorphose de l’auteur-compositeur-interprète Lluís Llach, soixante huit ans, icône contestataire de la Catalogne depuis l’époque du franquisme. Mardi 4 Juillet 2017, il a été l’un des orateurs qui ont annoncé les modalités du référendum par lequel la région veut obtenir sa séparation de l’Espagne. Le scrutin, que le pouvoir central à Madrid juge anticonstitutionnel, est fixé au premier octobre 2017.

Si une majorité des électeurs répondent oui à la question « voulez-vous que la Catalogne devienne un état indépendant sous la forme d’une république », alors l’indépendance sera décrétée dans les quarante huit heures par le parlement catalan, a promis le chef de l’exécutif régional, Carles Puigdemont.

Celui qui fut l’auteur d’hymnes de la résistance culturelle de cette région si nationaliste, notamment l’Estaca, un pieu symbolisant la dictature que seule la solidarité peut arracher du sol, s’est retrouvé au mois d'avril 2017 au centre d’une polémique dans laquelle il n’apparaissait plus comme un barde anarchiste et insurgé mais comme un censeur prodiguant des consignes à respecter, au risque, pour les contrevenants, de sanctions imposées par le futur et hypothétique état catalan.

Où un tel pied de nez du destin prend-il sa source ? Lluís Llach prend sa retraite artistique en 2007 dans son village de Verges après quarante ans de carrière durant laquelle il n’aura cessé d’être l’image vivante d’une Catalogne fière de sa langue et de sa riche identité. Puis il se réfugie au Sénégal, se consacrant à sa fondation d’aide aux déshérités, à l’écriture de romans et à sa passion pour la mer.

Il y a deux ans, celui qui souhaitait fuir à jamais toute activité publique rejoint le combat. Les leaders catalanistes, qui promettent depuis 2012 un référendum d’autodétermination afin de sortir du giron de l’Espagne honnie, voient en lui un formidable argument de vente. L'ancien symbole de la Nova Cançó, séparatiste depuis toujours, se plie à leur requête et quitte ses chers tropiques africains pour le pays natal.

Au mois de septembre 2015, au terme des élections régionales, il devient l’un des cinquante deux députés, sur un total de cent trente cinq députés, du mouvement Junts pel Si, une coalition hétéroclite œuvrant pour la sécession avec l’Espagne. Ce mouvement au pouvoir régional a promis de s’affranchir au plus vite de la tutelle espagnole malgré le rejet furieux de Madrid. Depuis deux ans, le chanteur devenu député séparatiste est membre d’une commission parlementaire ayant pour objectif de préparer la transition vers cette indépendance que souhaite une courte majorité des sept millions cinq cent mille catalans.

C’est dans ce cadre que Lluís Llach a proféré des propos incendiaires, « lorsque la législation catalane sera en vigueur, les fonctionnaires qui vivent et travaillent ici devront obéir à nos lois et plus à celles de l’Espagne. Ils ont intérêt à bien réfléchir car, lorsque nous aurons un état indépendant, chacun devra répondre de ses actes et pourra être puni par l'état catalan », des propos menaçants que l’artiste à l’éternel bonnet de laine noire a proférés à plusieurs reprises, dans toute la Catalogne, au cours de conférences didactiques.

Du point de vue des sécessionnistes, ils ont tout leur sens. Le parlement catalan doit approuver une loi de déconnexion avec l’Espagne, autorisant la mise en place de structures propres, fiscales, sanitaires, sociales et diplomatiques, n’obéissant plus à l’autorité centrale, même si la justice espagnole a assuré s’y opposer. Le message de Lluis Llach est que, au cours de cette période duale, les fonctionnaires ont intérêt à se plier au diktat catalan plutôt qu’aux normes espagnoles.

Attaqué par les formations non-nationalistes en Catalogne et par la quasi-totalité du spectre politico-médiatique national, le chanteur a reçu le soutien du président Carles Puigdemont, « ceux qui accusent Lluís Llach de proférer des menaces sont des esprits ignorants et injustes. Ils semblent avoir oublié qu’il fut lui-même victime de la censure, de la détention et de la répression du franquisme ».

Entre 1970 et 1975, date de la mort du caudillo, les concerts de Lluis Llach furent régulièrement interdits en Espagne et il dut s’exiler à Paris.

En 1985, il donna un concert historique au Camp Nou, le stade du Football Club de Barcelone, devant cent vingt mille spectateurs payants. Indépendantiste viscéral, il témoigne d’un ressentiment contre l'état espagnol qui, paradoxalement, trahit un mimétisme avec ses anciens censeurs.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 18:21

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/05/venezuela-des-partisans-de-maduro-font-irruption-dans-le-parlement-tenu-par-l-opposition_5156344_3222.html

 

Le parlement du Venezuela attaqué par des chavistes

 

Des partisans armés du président Nicolas Maduro ont séquestré des députés, des journalistes et des employés. Les condamnations internationales n’ont pas tardé.

 

Par Paulo Paranagua

 

A Caracas, le Mercredi 5 Juillet 2017 est un jour de fête nationale, l’anniversaire de l’indépendance du Venezuela. Mercredi 5 Juillet 2017 au début de la matinée, sans crier gare, le vice-président Tareck el Aissami a fait irruption au siège de l'assemblée nationale, en plein cœur de la capitale, entouré de plusieurs ministres, dont celui de la défense, le général Vladimir Padrino Lopez. Dans un discours enflammé, il a appelé le peuple à délivrer le parlement, séquestré par l’opposition depuis sa victoire aux élections législatives du mois de décembre 2015.

Ces fortes paroles ont été entendues. Mercredi 5 Juillet 2017 vers 12 heures, un collectif, un groupe paramilitaire de partisans de l’ancien président Hugo Chavez, a pris d’assaut l'assemblée nationale avec des armes à feu et des bâtons. A sa tête se trouvait Oswaldo Rivero, présentateur d’un programme de télévision consacré à l’agitation chaviste.

Les assaillants ont agressé les députés, les journalistes et les fonctionnaires présents, poursuivant parfois leurs victimes dans les jardins du palais législatif. Plusieurs élus ont été blessés. Leurs visages ensanglantés ont fait le tour des réseaux sociaux.

Les chavistes ont maintenu le siège du parlement Mercredi 5 Juillet 2017 jusqu’à la fin de l’après-midi, empêchant les trois cent personnes sur place d’en sortir pendant six heures. Le député Henry Ramos Allup a dénoncé l’inaction de la garde nationale, censée protéger le parlement et les élus. Le 27 juin 2017, le colonel Bladimir Lugo, qui commande le détachement de gendarmes rattaché au palais législatif, n’avait pas hésité à bousculer physiquement le président de l'assemblée nationale, Julio Borges, venu lui demander des garanties.

L’enregistrement de cet acte de défi d’un militaire à l’autorité civile était devenu viral sur les réseaux et sur les sites d’information alternatifs. L’officier avait été félicité en haut lieu.

Mercredi 5 Juillet 2017, le colonel Bladimir Lugo était à côté du vice-président Tareck el Aissami, accusé par la justice américaine de liens avec les trafiquants de drogue. « Il y a des balles, du sang et des voitures détruites, y compris la mienne », a déclaré Julio Borges à des journalistes à l’intérieur du bâtiment. Le siège du parlement a été suspendu après les protestations indignées de l’ambassadeur du Royaume-Uni à Caracas, John Saville, sur son compte Twitter et l’intervention d’autres diplomates.

Les condamnations internationales n’ont pas tardé, à commencer par les quatre pays fondateurs du Mercosur, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, l’union douanière sud-américaine à laquelle le Venezuela a prétendu adhérer sans jamais se conformer à ses normes. Les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie et l’Espagne ont également condamné l’attaque.

Le président du parlement européen, Antonio Tajani, a renchéri sur son compte Twitter. Il a qualifié l'assemblée nationale de symbole de la démocratie au Venezuela et il a demandé des élections immédiates.

Pendant tout ce temps, les chaînes de télévision transmettaient le défilé militaire, devant le président Nicolas Maduro. Lorsque le chef de l'état a appris la nouvelle, il a déclaré qu’il se passe toujours des choses étranges avec les opposants et il a demandé des éclaircissements.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 17:50

 

Information judiciaire pour favoritisme sur la soirée d’Emmanuel Macron à Las Vegas (Reuters)

 

Le parquet de Paris a ouvert Vendredi 7 Juillet 2017 une information judiciaire pour favoritisme lors de l'organisation d'une coûteuse soirée de promotion de la French Tech organisée au début de l’année 2016 à Las Vegas, en présence d'Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.

« Au vu des premiers éléments recueillis dans le cadre de l'enquête préliminaire, le parquet de Paris ouvre ce jour une information judiciaire contre personne non dénommée des chefs de favoritisme et de recel de favoritisme », peut-on lire dans un communiqué.

L'enquête préliminaire avait été ouverte le 13 mars 2017 après réception d'un signalement de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et elle avait été confiée à l'Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF).

L'établissement public chargé de promouvoir la France auprès des investisseurs étrangers, Business France, alors dirigé par Muriel Pénicaud, actuelle ministre du travail, avait demandé à Havas d'organiser cette soirée à l'occasion du salon Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas.

Muriel Pénicaud, qui prend acte de la décision du parquet, déclare dans un communiqué attendre « sereinement les conclusions qui seront tirées à l'issue de la procédure. Je maintiens avec la plus grande fermeté que je n'ai rien à me reprocher. Je n'ai pas l'intention de me laisser détourner de la mission qui est la mienne », souligne-t-elle.

Havas se défend également de toute irrégularité et assure qu'un accord cadre conclu au mois de juin 2015 pour dix huit mois avec Business France lui permettait d'organiser ce type d'événement sans passer par un appel d'offres.

Cet accord cadre, dit-on de source proche du dossier, avait lui-même fait l'objet d'un appel d'offres dont l'objectif était de sélectionner une agence de communication pour accompagner Business France dans son action de promotion.

Business France « s'engage à y avoir recours et à acquérir par son biais l'ensemble de ses besoins définis dans le présent cahier des charges », lit-on dans ce document, consulté par Reuters, au chapitre des modalités des passations de commandes.

Sur dix huit mois, Havas a facturé à Business France six millions six cent soixante six mille euros hors taxes, dont trois cent quinze mille euros pour la soirée French Tech de Las Vegas.

Selon une source proche du dossier, Business France avait mandaté Havas à la fin du mois de novembre 2015 pour travailler sur l'événement de Las Vegas, prévu le 6 janvier 2016, et les équipes du publicitaire s'étaient aussitôt mises au travail.

Mais parmi les mails trouvés lors de perquisitions le 20 juin 2017 aux sièges des deux sociétés, figure un courriel de la directrice de la communication de Business France, Fabienne Bothy-Chesneau, récemment entendue par les enquêteurs.

Elle écrit en 2015 à la personne chargée du compte Business France à Havas que Business France va mettre le publicitaire en concurrence avec l'agence APCO, qui avait organisé le même événement l'année précédente, précise-t-on de même source.

Cela n'interrompt pas le travail de Havas mais Business France ne paye pas et Muriel Pénicaud lancera deux audits, un interne et un externe, après la soirée de Las Vegas.

Au mois de novembre 2016, un protocole transactionnel est négocié entre Business France et Havas, qui n'a toujours pas été payé.

Finalement, Business France règlera au mois de mars 2017 à Havas la somme de deux cent quatre vingt neuf mille euros, après validation par l’IGF le 15 février 2017, selon une synthèse des montants versés au publicitaire également consultée par Reuters.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a rappelé Mardi 4 Juillet 2017 que Muriel Pénicaud devrait quitter ses fonctions si elle était mise en examen dans ce dossier, tout en minimisant cette affaire.

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