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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 17:24

 

Le campement de la porte de la Chapelle évacué (Reuters)

 

Les forces de l'ordre ont évacué Vendredi 7 Juillet 2017 deux mille sept cent soixante et onze migrants et elles ont démantelé leur campement porte de la Chapelle dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

Parmi les personnes prises en charge, cent soixante et une personnes relevaient du public dit vulnérable, c'est-à-dire des femmes seules et des mineurs isolés.

Les migrants évacués « se verront rapidement proposer une orientation vers un dispositif d'accueil adapté à leur situation administrative », précise la préfecture.

L'adjointe à la mairie de Paris en charge de ces questions, Dominique Versini, a précisé que « l’état, qui est en charge de la question des migrants et des réfugiés, a prévu un certain nombre de lieux sur toute l'Ile-de-France et hors de l'Ile-de-France ».

Les exilés ont ainsi été redirigés vers une vingtaine de centres d'accueil.

Quelque neuf cent personnes seront hébergées dans la nuit du Vendredi 7 Juillet au Samedi 8 Juillet 2017 dans des bâtiments de la ville de Paris, notamment dans des gymnases, a annoncé Anne Hidalgo, maire de Paris, sur Twitter.

Près de trois cent cinquante policiers et une centaine d'autres personnes, de l’état et de ses partenaires, ainsi qu'une soixantaine d'autobus, ont été mobilisés pour cette opération.

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a salué le bon déroulement de l'opération dans un communiqué.

« Le gouvernement est déterminé à éviter la reconstitution de campements sur le territoire national et à avoir une réponse globale face au défi migratoire », assure le communiqué qui précise qu'un plan d'action sera présenté Mercredi 12 Juillet 2017 en conseil des ministres.

La maire de Paris avait annoncé, Jeudi 6 Juillet 2017, lors d'une conférence de presse sur place, qu'elle proposerait au gouvernement une loi pour améliorer l'accueil des migrants en France.

Le député socialiste Luc Carvounas a annoncé Vendredi 7 Juillet 2017 sur Twitter qu'il allait porter ce texte comme proposition de loi à l’assemblée nationale.

Le ministre de l’intérieur avait pour sa part annoncé que les migrants de la porte de la Chapelle seraient répartis en Ile-de-France et dans des gymnases, y compris dans la capitale.

La ville de Paris a ouvert au mois de novembre 2016, porte de la Chapelle, un centre de premier accueil humanitaire. Mais il a été débordé par l'arrivée constante de migrants, au rythme de quatre cent par semaine dans la capitale, selon Gérard Collomb, qui a implicitement critiqué Anne Hidalgo.

« C'est toujours le même problème. Au départ, nous nous disons que nous allons ouvrir un centre où nous allons avoir cinq cent personnes et puis ensuite nous avons trois mille à quatre mille personnes et nous sommes bien obligés de résoudre le problème », a-t-il dit, « porte de la Chapelle, c'est devenu aujourd'hui totalement insoutenable ».

Dominique Versini a pour sa part mis en cause un manque d'anticipation de l’état.

Il s'agit de la trente-quatrième opération d'évacuation de campements menée dans la capitale depuis le mois de juin 2015.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:25

 

Arrestation de la directrice d'Amnesty International en Turquie (Reuters)

 

Idil Eser, directrice d'Amnesty International en Turquie, a été arrêtée Mercredi 5 Juillet 2017 en compagnie de dix autres personnes, lors d'une réunion de formation organisée dans un hôtel de Buyukada, une île située au sud d'Istanbul, rapporte la presse turque.

Aucun représentant de la police n'a pu être contacté. Outre Idil Eser, sept autres militants des droits de l'homme, deux formateurs de nationalité allemande et suédoise et le propriétaire de l'hôtel figurent parmi les personnes interpellées.

Bahri Belen, qui défend les intérêts de certains détenus, a dit à Reuters que le parquet avait requis sept jours de garde à vue, décision qui doit ensuite être validée par un juge.

Le mouvement de défense des droits de l'homme, qui réclame sa libération immédiate, s'est dit profondément troublé et indigné.

« Il s'agit d'un flagrant abus de pouvoir qui montre la précarité de la situation des défenseurs des droits de l'homme dans ce pays », a déploré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, dans un communiqué.

Le commissaire européen à l’élargissement, Johannes Hahn, en visite actuellement en Turquie, a abordé le sujet avec des diplomates turcs.

« Je n'ai pas eu de réponse claire à ce propos. Je vais continuer à suivre ce dossier », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'aéroport d'Ankara.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:14

 

https://www.lorientlejour.com/article/1060986/france-le-parlement-vote-la-prolongation-de-letat-durgence.html

 

Le parlement français vote la prolongation de l'état d'urgence (Reuters)

 

Le parlement français a adopté définitivement Jeudi 6 Juillet 2017 un projet de loi qui prévoit de prolonger pour la sixième fois l'état d'urgence, cette fois du 15 juillet 2017 au premier novembre 2017.

Il s'agit du premier texte du quinquennat d'Emmanuel Macron voté lors de la nouvelle législature.

Le sénat, où la droite est majoritaire, avait adopté Mardi 4 Juillet 2017 ce texte par trois cent douze voix contre vingt deux. L’assemblée nationale l'a adopté Jeudi 6 Juillet 2017 dans les mêmes termes par cent trente sept voix contre treize. Le texte est donc définitivement adopté par le parlement.

Le 15 décembre 2016, le parlement avait prolongé pour la cinquième fois l'état d'urgence instauré au lendemain des attentats de 2015 pour une durée de sept mois jusqu'au 15 juillet 2017.

Tous les groupes, y compris les élus du Front National, ont voté cette nouvelle prolongation à l'exception des élus du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) et du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) qui jugent la mesure inefficace et dangereuse pour les droits fondamentaux.

« Si l'état d'urgence s'avère inutile dans la lutte antiterroriste, les abus qu'il engendre sont, en revanche, pleinement efficients », a dit le communiste Stéphane Peu.

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s'est voulu rassurant. « Vous mesurez que ce texte va se traduire dès demain par des conséquences très concrètes pour poursuivre la lutte contre le terrorisme et pour assurer la protection des français », a-t-il dit.

Il a affirmé que « la liberté et la sécurité ne s'opposent pas. Quand nous agissons pour renforcer la sécurité, nous n’enlevons pas des libertés, nous les préservons et nous en créons parfois de nouvelles ».

Le ministre de l’intérieur avait annoncé un peu plus tôt que les services de sécurité français avaient déjoué sept attentats depuis le début de l'année 2017.

Un amendement du sénat, qui réintroduit une disposition, censurée le 9 juin 2017 par le conseil constitutionnel, qui rétablit l'interdiction de séjour, a été voté.

Cette mesure, que certains considèrent comme une interdiction de manifester, autorise les préfets à interdire à une personne d'être « dans tout ou partie du département s'il y a des raisons sérieuses de penser qu’elle cherche à entraver l'action des pouvoirs publics ».

Le texte, qui proroge ce régime d'exception en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, sera complété par un autre projet de loi visant à renforcer et stabiliser l'arsenal législatif de lutte contre le terrorisme.

Il introduira dans le droit commun des dispositions concrètes, ciblées et encadrées, de lutte contre le terrorisme qui permettront la sortie de l'état d'urgence après le premier novembre 2017, comme l'a confirmé Emmanuel Macron Lundi 3 Juillet 2017 devant les parlementaires réunis en congrès.

Ce texte sera examiné par le sénat le 18 juillet et le 19 juillet 2017 et il sera examiné à l’assemblée nationale en séance publique au mois d’octobre 2017.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:50

 

http://s688668789.onlinehome.fr/appel

 

Appel pour un code du travail protecteur des salariés, non à la deuxième loi travail

 

Fraîchement élus, Emmanuel Macron et sa majorité entendent casser encore plus le code du travail. 

Ils s’inscrivent dans les objectifs poursuivis au titre des lois d'Emmanuel Macron, de François Rebsamen et de Myriam el Khomri, et aggravent le démantèlement du droit du travail au détriment des salariés, particulièrement des jeunes et des plus précaires, qui sont majoritairement des femmes. 

Comment parler de démocratie quand un simulacre de négociation syndicale à huis clos est organisé et que les organisations syndicales ne sont pas écoutées alors qu’elles portent des propositions et des revendications alternatives ? 

Comment parler de démocratie quand les ordonnances, ces procédés autoritaires, réduisent l'assemblée nationale à n’être qu’une chambre d’enregistrement ? 

Quelle démocratie quand tout se déroule principalement l’été pour éviter tout débat avec le monde du travail et plus largement avec les citoyens qui ne manqueront pas de s’exprimer et de se mobiliser ?   

Sous prétexte de favoriser l'emploi, alors que les politiques de flexibilité sont un échec et appauvrissent les salariés, Emmanuel Macron entend organiser un passage en force pour des contre-réformes promues de très longue date par le mouvement des entreprises de France (MEDEF). 

Le projet de loi d'habilitation, qui cadre les ordonnances, le signifie très clairement. Se préparent un grave rabotage des droits des salariés et la toute-puissance des employeurs. 

C’est la définition de l’ensemble de la réglementation du travail, y compris les salaires et les règles de sécurité, au niveau de l’entreprise, même si l’accord de branche ou le contrat de travail ont prévu des dispositions plus favorables. Alors que nous militons pour une hiérarchie des normes, ils veulent imposer un code du travail par entreprise. 

C’est le levier du référendum d’entreprise à l’initiative des patrons et au détriment de la démocratie sociale, pour soumettre toujours plus les salariés aux exigences patronales, 

Ce sont le plafonnement et la barémisation imposés des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif. 

Ce sont des conditions des licenciements économiques facilitées. 

C’est l'assouplissement du recours aux contrats précaires, notamment un Contrat à Durée Indéterminé (CDI) de projet qui de facto fait du Contrat à Durée Déterminée (CDD) la norme. 

C’est la révision du compte pénibilité. 

C’est une fusion des instances représentatives des salariés qui va diminuer encore leurs prérogatives, qui va supprimer de facto la spécificité des Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) et qui va amorcer la remise en cause des délégués syndicaux dans l’entreprise. 

Cette casse lourde du code du travail change notre modèle social et détruit presque toutes les conquêtes des luttes sociales d’hier, longues et douloureuses. Elle renforce une contre-révolution libérale-autoritaire, au service des plus fortunés et aux dépens d'une majorité de la population qui se paupérise. 

Cette casse du code du travail n’est qu’une partie du projet de société d'Emmanuel Macron. 

Outre la banalisation de l'état d'urgence qui permettra de museler le mouvement social, c'est aussi la continuité de l'austérité, les attaques contre les services publics, les fonctions publiques de l'état, hospitalière et territoriale, la remise en cause du statut général des fonctionnaires et de leurs statuts, de la sécurité sociale et plus généralement de la protection sociale et des retraites, qui sont programmés. Les projets du gouvernement prévoient également un soi-disant élargissement des droits au chômage aux non-salariés et aux démissionnaires, qui s’accompagne de la fin de l’assurance chômage remplacée par un système de solidarité d'état financé par une hausse d’impôt, la Contribution Sociale Généralisée (CSG), qui touchera avant tout les classes moyennes et les salariés. 

Des alternatives existent à la casse du code du travail, des services publics, de la sécurité sociale et plus largement des protections sociales. Des alternatives existent au manque de démocratie et à l'état d'urgence permanent. 

Nous demandons l’abrogation de la première loi travail et de tous les textes régressifs qui l’ont précédée. Nous refusons cette deuxième loi de casse du code du travail. Nous défendons un droit du travail avec davantage de droits pour tous les salariés, leurs représentants, les comités d’entreprise et les CHSCT. Nous voulons des médecins du travail non soumis au patronat et davantage d’inspecteurs du travail avec une garantie d’indépendance. Nous voulons un droit du travail plus accessible et plus effectif avec un accès au juge facilité et des sanctions réelles et rapides des violations aux règles qu’il prévoit. Nous portons ces alternatives et d'autres pour une société plus juste, plus égalitaire et plus écologique, qui respecte l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous exigeons une réforme du service public de l’emploi qui maintienne le régime assurantiel, qui permette la représentation des chômeurs et qui réintroduise le droit du chômage dans le code du travail. 

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation la plus large. 

Nous, militants associatifs, syndicalistes, politiques, intellectuels, salariés de toutes catégories avec ou sans-emploi, jeunes et retraités, appelons à construire la mobilisation pour faire échec à ces projets et construire une alternative au service du progrès social.

 

Premiers signataires

 

 Gilbert Achcar, Clémentine Autain, Julien Bayou, Olivier Besancenot, André Chassaigne, Eric Coquerel, Pierre Cours-Salies, Alexis Cukier, Patrick Farbiaz, Gérard Filoche, Pierre Laurent, Olivier Lecour-Grandmaison, Frédéric Lordon, Michael Löwy, Roger Martelli, Myriam Martin, Daniel Mermet, Marwan Mohammed, Christine Poupin, Philippe Poutou, Michèle Riot-Sarcey, Danielle Simonnet, Marie-Christine Vergiat, Marie Pierre Vieu

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:15

 

http://www.anticolonial.net/spip.php?article3038

 

Contre Donald Trump, Emmanuel Macron et leur monde

 

Contre la guerre et l’exploitation des peuples.

 

Contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial

 

Marche de protestation Vendredi 14 Juillet 2017 à 14 heures Place de Clichy à Paris

 

Premiers signataires :

 

Réseau Sortir Du Colonialisme (SDC), Union Syndicale Solidaire (USS), Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) de France, Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

Nous manifesterons parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes.

La France et les Etats Unis depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Lybie et en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre.

Les Etats Unis comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, les plus gros exportateurs d’armes du monde, sont à l’origine d’environ trente pour cent des transferts d’armes et ils fournissent des armes à plus de cent soixante dix pays.

La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les Etats Unis, la Russie et la Chine. Donald Trump et Emmanuel Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) soit l’instrument de leur politique interventionniste.

Nous manifesterons parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l'état d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition et, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien.

Et c’est à ce moment que Benyamin Netanyaou est reçu par Emmanuel Macron. Donald Trump est allé en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Avec la Françafrique, Emmanuel Macron, dans la continuité des présidents de la cinquième république, intervient au niveau économique avec des entreprises comme celles de Vincent Bolloré qui contrôlent les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux des télécommunications et comme Bouygues qui a privatisé le Bâtiment et les Travaux Publics (BTP). La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc de la Communauté Française d'Afrique (CFA). Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes et la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Emmanuel Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et qui opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, elle a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, elle refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018 et elle confirme à Mayotte le visa d'Edouard Balladur qui a déjà tué des milliers de sans-papiers comoriens.

Partout dans le monde, les Etats Unis comme la France soutiennent les accaparements de terres, le brevetage du vivant et le pillage des ressources, ils utilisent la dette comme une arme de guerre contre les peuples et ils soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.

Nous manifesterons parce que nous sommes contre toutes les formes de racisme, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion.

Emmanuel Macron reçoit Donald Trump alors même que celui-ci s’acharne, depuis son décret contre les musulmans du 28 janvier 2017, à interdire l’entrée de son territoire à tous les ressortissants de pays dits musulmans.

Les Etats Unis et la France contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d'état, deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

Nous manifesterons parce que la décision de Donald Trump d’en finir avec l’accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.

Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de quatre à six degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et des océans, particulièrement pour les peuples des îles menacées de disparaître et les peuples du sud menacés par les inondations et l’avancée du désert, et cela engendrerait des dizaines de millions de réfugiés climatiques. Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la terre.

Nous manifesterons parce que Donald Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète.

La politique de Donald Trump, c'est la réduction drastique des moyens de l’agence de protection de l’environnement des Etats Unis, le démantèlement du plan pour l’énergie propre, la levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, la révision des standards d’émission de carbone des voitures, la libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin l'autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone.

Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

Nous manifesterons parce que Donald Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des Lesbiennes, des Gays, des Bisexuels et des Transgenres (LGBT).

Donald Trump soutient toutes les mesures sexistes contre les droits des femmes. De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits à l’égalité et à l’avortement, notamment celle, massive, du 21 janvier 2017 avec la marche des femmes.

Comment le président Emmanuel Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

Nous manifesterons parce que Donald Trump et Emmanuel Macron mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcées par un état d’exception permanent.

Aux Etats Unis, Donald Trump veut en finir avec l’Obamacare, qui garantit un minimum de droits sociaux pour des millions d’américains. Il favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Emmanuel Macron avec ses ordonnances, casse le code du travail, il diminue l’Impôt Sur la Fortune (ISF) et il veut s‘attaquer aux droits des chômeurs, des retraités et des salariés, ainsi qu’au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc, qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

Nous appelons toutes les forces en lutte contre la guerre et l’exploitation, contre l’impérialisme et l’ordre colonial et contre l’état d’exception permanent et la guerre contre les pauvres, à faire du Vendredi 14 Juillet 2017 une journée de lutte et de fête.

Tous ensembles, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges, dehors Donald Trump et son monde.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 19:28

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/05/le-gouvernement-catalan-devoile-sa-loi-de-referendum-d-autodetermination_5155960_3214.html

 

Le gouvernement catalan dévoile sa loi de référendum d’autodétermination

 

La proposition de loi détaille les modalités de l’organisation du vote, que Madrid continue de refuser fermement.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Le gouvernement catalan a dévoilé, Mardi 4 Juillet 2017, la proposition de loi de référendum qui sera soumise dans les prochaines semaines au vote du parlement régional. Son objectif est de donner un cadre légal catalan au référendum d’autodétermination unilatéral qu’entend organiser Barcelone le premier octobre 2017, malgré l’opposition de Madrid et du tribunal constitutionnel espagnol. « Les menaces aux politiques, fonctionnaires et entreprises ne paralyseront pas les gens », a déclaré le président de la généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, lors de la présentation de la loi et d’un site internet explicatif.

 

Cette proposition de loi détaille les modalités de l’organisation du vote, de la création de conseils électoraux catalans formés de juristes et de politologues élus par le parlement régional pour garantir le bon déroulement du scrutin à l’accueil d’une mission d’observation internationale, en passant par la cession de locaux par les mairies, la protection garantie à toutes les personnes participant au référendum, ou encore le délai de quarante-huit heures fixé pour proclamer l’indépendance si le oui l’emporte. Si c’est le non, il y aura de nouvelles élections régionales. Cette future loi se veut une norme suprême, c’est-à-dire qu’elle prévaudrait sur le reste des lois espagnoles, car elle établit en préambule que la Catalogne est un sujet politique souverain, une formule déjà suspendue dans le passé par le tribunal constitutionnel espagnol.

 

Malgré les discours grandiloquents, cette présentation a été entachée par la destitution, ordonnée par Carles Puigdemont dans la soirée du Lundi 3 Juillet 2017, du conseiller régional chargé des entreprises, Jordi Baiget. Dans un entretien, ce dernier expliquait qu’une fois approuvée une norme légale catalane pour réaliser le référendum, viendrait la suspension par Madrid, et qu’il faudrait alors se résoudre à organiser quelque chose de différent d'un référendum d’autodétermination, plus similaire au simulacre de 2014. Le message du gouvernement catalan est clair. Le temps n’est plus aux doutes.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 19:05

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/05/au-venezuela-le-chavisme-dissident-et-l-opposition-esquissent-une-convergence_5155937_3222.html

 

Au Venezuela, esquisse de convergence entre le chavisme dissident et l’opposition

 

Les opposants organisent un référendum, Dimanche 16 Juillet 2017, pour déjouer la convocation d’une assemblée constituante par le président Nicolas Maduro.

 

Par Paulo Paranagua

 

La procureure générale de la république du Venezuela, Luisa Ortega, devenue l’égérie des chavistes dissidents, ne s’est pas présentée devant la cour suprême où elle était convoquée, Mardi 4 Juillet 2017.

Cette audience publique devait examiner la plainte du député chaviste Pedro Carreño, qui accuse la magistrate de fautes graves dans l’exercice de sa fonction. La cour suprême, soumise au pouvoir, lui avait interdit de quitter le territoire et elle avait saisi ses biens. Des perquisitions ont été menées au siège du ministère public. Le gouvernement du président Nicolas Maduro veut se débarrasser de la procureure générale.

Luisa Ortega ne s’est pas laissée démonter. Elle a récusé les dix-sept juges de la cour suprême qui doivent statuer sur son cas, désignés sans respecter les normes constitutionnelles. Elle a contre-attaqué en demandant aux Etats-Unis des informations sur les deux neveux de Cilia Flores, l’épouse du président Nicolas Maduro, jugés par un tribunal de New York pour trafic de stupéfiants. Au cours d’une conférence de presse, à Caracas, elle a réaffirmé sa position, « la décision de Nicolas Maduro de convoquer une assemblée constituante est contraire à la constitution ». A son avis, le Venezuela connaît un coup d'état perpétré par le pouvoir contre les institutions indépendantes, comme le ministère public ou le parlement.

Lundi 3 juillet 2017, Luisa Ortega avait donné une preuve de son indépendance en se présentant devant le parlement contrôlé par l’opposition. Les députés chavistes avaient déserté l’hémicycle, à l’exception de son époux, German Ferrer, un chaviste et un ancien guérillero réputé. Pour la première fois, le chavisme dissident, représenté par la procureure générale, et les opposants au régime de Nicolas Maduro joignaient leurs voix. Jusqu’alors, les uns et les autres hésitaient à se montrer ensemble et à avouer la moindre convergence.

D’après l’analyste Luis Vicente Leon, la massification de la protestation de la rue et l’élargissement de la fracture du chavisme sont les deux conditions pour envisager une solution démocratique à la crise vénézuélienne.

Depuis trois mois, les manifestations se succèdent quasiment tous les jours. La répression brutale, critiquée par les défenseurs des droits de l’homme mais aussi par Luisa Ortega, a provoqué au moins quatre vingt dix morts, la plupart d’entre eux tués par balles. Les pénuries et le pouvoir d’achat ravagé par l’hyperinflation et l’effondrement du système de santé provoquent des explosions sociales localisées et des saccages. Le gouvernement refuse l’aide humanitaire internationale pour ne pas avouer son échec.

« Je ne suis responsable ni de la famine ni des pénuries », a déclaré la procureure générale, pour mieux souligner les responsabilités gouvernementales. La conférence des évêques vénézuéliens s’est exprimée dans le même sens, Mardi 4 Juillet 2017, le peuple a besoin de nourriture, de médicaments et de liberté, il n’a pas besoin d’une nouvelle constitution. Forte du soutien du pape François, l’église catholique vénézuélienne qualifie la convocation d’une assemblée constituante de « formule communiste d’organisation de la société ».

L’élection de l’assemblée constituante a été fixée au 30 juillet 2017. Lundi 3 Juillet 2017, l’opposition a décidé d’organiser un référendum, Dimanche 16 Juillet 2017, sur l’opportunité de l’action du gouvernement, « que ce soit le peuple qui décide s’il rejette ou refuse l’assemblée constituante convoquée de manière inconstitutionnelle par Nicolas Maduro », a justifié le président du parlement, Julio Borges.

Sans compter sur le conseil national électoral, aux ordres du pouvoir, les opposants veulent placer des urnes dans chaque paroisse, sans doute avec la collaboration de l’église. Selon Luis Vicente Leon, cette initiative vise à montrer la différence entre la gigantesque abstention prévisible le jour de l’élection de l’assemblée constituante et la participation massive au référendum organisé par les opposants, à deux semaines d’intervalle.

A Caracas, des observateurs souhaitent la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, avec des opposants et des chavistes critiques à l’égard de Nicolas Maduro. Une telle solution négociée de la crise dépend de l’attitude des militaires. Le projet de référendum appelle d’ailleurs les forces armées à défendre la constitution. « L’obscurité ne dure pas toujours », assure Luisa Ortega. 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 21:23

 

 

COOPERATIVE POLITIQUE ECOLOGIE SOCIALE

 

La Coopérative Politique Ecologie Sociale écrivait récemment un long message relatif au bilan des élections présidentielles et législatives.

 

Vous trouverez ci dessous les quatre derniers paragraphes de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez son site internet à l'adresse ci dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.ecologiesociale.org/2017/07/02/le-jour-dapres-declaration-de-la-cooperative-politique-ecologie-sociale

 

Le jour d’après, déclaration de la Coopérative Politique Ecologie Sociale 

 

La séquence électorale a été marquée par le dégagisme. Celles et ceux d’en bas se sont débarrassés de ceux d’en haut, jugés inutiles, inefficaces, corrompus et politiciens. Ce « qu’ils s’en aillent tous » à la française a été taxé de populisme alors qu’il est une forme d’expression populaire mais surtout une forme d’intervention électorale face à la crise de représentation. Il a été utile à la nouvelle offre électorale, encore plus à la République En Marche (REM) qu’au Mouvement de la France Insoumise (MFI). Celles et ceux d’en bas ne veulent plus être menés en bateau par celles et ceux d’en haut. C’est le dégagisme qui a été à la base du succès du MFI qui, à la manière d’une voiture-bélier, a broyé les appareils du Parti Communiste Français (PCF), du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Pourtant le résultat paradoxal de la séquence électorale est qu’elle renforce le présidentialisme. Lionel Jospin avait accéléré la bipolarisation en inversant le calendrier électoral consacrant ainsi la présidentialisation du régime. Emmanuel Macron en incarnant à la fois la droite et la gauche, en liquidant les partis qui les représentaient et en se présentant comme le seul garant de l’équilibre des pouvoirs, est soutenu alternativement par l’électorat de la gauche contre la droite et inversement. Mais la présidentialisation à l’américaine a son revers. La crise de représentation démocratique sans précédent actée par le deuxième tour des élections législatives dans lequel cinquante sept pour cent des électeurs se sont abstenus sans compter les deux millions de votes blancs auront des conséquences profondes. 

Contre un pouvoir illégitime et les pleins pouvoirs, les conflits issus de sa politique risquent bien de se régler cette fois ci dans la rue. 

La principale victime du dégagisme a été la gauche plurielle devenue une gauche plus rien. L’union de la gauche n’est plus car elle n’est adaptée ni aux exigences du social libéralisme, ni aux nécessités de la gauche de transformation sociale. Le Parti Socialiste n’est plus que l’ombre de lui même. Le constatant, le Parti des Radicaux de Gauche (PRG) comme une partie des écologistes ont rejoint la REM. L’avenir du Parti Socialiste maintenu, c’est celui de la gauche italienne ou de la gauche chilienne, être un des acteurs subalternes d’un parti démocrate de gestion de l’ordre néolibéral rassemblant la droite et la gauche. La crise du Parti Socialiste était inéluctable car c’est une crise idéologique, stratégique et générationnelle. La tentation de la troisième force a toujours divisé la gauche gestionnaire. François Hollande était favorable à ce tournant stratégique mais il ne s’en est pas donné les moyens politiques. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, les états nations assuraient des possibilités de redistribution. Aujourd’hui, la mondialisation libérale étouffe les possibilités d’indépendance d’une gauche réformiste dans la lignée de Jean Jaurès, de Léon Blum et de François Mitterrand. Le néo-centrisme est le nouvel outil de la domination libérale car celle-ci n’a plus besoin de s’encombrer des illusions de redistribution de la sociale démocratie. Le chemin est ouvert aux partisans de la société de post croissance qui risque bien de s’imposer non par le choix mais par la nécessité. 

La gauche de transformation sociale s’est retrouvée majoritairement dans le MFI.  Celui-ci est fort de sa cohérence politique, de sa capacité de mobilisation et du charisme jaurésien de son leader. Avec un groupe à l’assemblée nationale, elle a les moyens de fédérer la gauche et l’écologie populaire. Le reste, c’est-à-dire les appareils du PCF, du Parti Socialiste et d’EELV, ont explosé en vol faute d’avoir clarifié leurs contours idéologique, stratégique et politique. Face au bloc bourgeois social libéral, notre tâche est de construire un bloc populaire pour l’alternative citoyenne qui, dans l’indépendance absolue avec le Parti Socialiste, unisse les composantes disparates de la gauche de transformation sociale. Organiser la résistance à la révolution néolibérale est l’urgence absolue. La démoralisation, la démotivation et l’éparpillement, comme après chaque défaite, va gagner toute la gauche. Nous pouvons nous attendre à des explosions de colère sans lendemain et à des règlements de compte au sein et entre les partis. Nous devons refuser ces impasses et proposer une feuille de route au mouvement social. Elle passe par la construction du mouvement de résistance à la mainmise de la REM sur tous les rouages du système politique et par la lutte contre les politiques antisociales. 

La destruction et le démantèlement du tissu de la révolution industrielle a déplacé la centralité de l’action politique de l’entreprise au quartier. Il n’y a plus de priorité entre les urgences sociale, sociétale et environnementale. C’est l’accumulation des injustices et des inégalités qui allume le détonateur des résistances. La précarisation des conditions de vie ne se résume pas à la question du travail, du logement ou du revenu. C’est la lutte contre la précarisation et la marchandisation de la vie qui doit être l’enjeu de la résistance. Les élections présidentielles ont démontré l’immense besoin de prévention, de protection et de sécurisation de la plus grande partie de la population. Refuser d’être des kleenex corvéables, vendables et jetables à merci, c’est déjà lutter contre le macronisme et l’ubérisation qui va avec, c’est aussi lutter pour que la santé environnementale, avec les conséquences de sa non-prise en compte chez les salariés comme chez les riverains, soit considérée comme une question sociale et écologique à part entière. La défense des libertés démocratiques est le second pilier de la résistance. La lutte contre l’état d’urgence, dont les dispositions d’exception vont être introduites dans la loi, comme la lutte pour les libertés numériques, est une priorité. 

L’émergence de mouvements politiques nouveaux a été centrale dans ses élections. La REM et le MFI sont des Objets Volants Non Identifiés (OVNI) politiques. Des centaines de milliers de gens peuvent s’organiser et agir horizontalement dans le cadre fourni par une direction politique verticaliste. Ce modèle, issu du grillinisme, le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) en Italie, et en partie de Podemos et du mouvement pour Bernie Sanders, rompt radicalement avec la structuration pyramidale des partis nés de la révolution industrielle. Le centre nerveux de l’organisation n’est plus le lieu de travail, ni même le quartier. L’organisateur collectif n’est plus le journal. L’espace où se déploie l’organisation politique est le réseau social virtuel et les événements physiques ou virtuels qu’il promeut. La recomposition politique ne pourra pas se faire à travers les vieux appareils issus de l’ère industrielle. La révolution numérique change la donne. Les débats sur la recomposition qui est en cours ne passent plus par la seule remise en cause de la charte d’Amiens qui avait ossifié les rapports entre syndicats et partis politiques, les deux étant des catégories étanches. Il faudra désormais combiner l’activité virtuelle du réseau social avec l’action coopérative, le tout bâtissant une contre-société et un peuple en mouvement. Tous les essais en France ont jusqu’ici été des échecs de la forme cartel du Front De Gauche (FDG) à la coopérative d’EELV en passant par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nouvelle Donne. Le MFI, s’il ne veut pas connaître leur sort, devra se dépasser, inventer les règles de cohabitation entre le Parti de Gauche et le MFI et trouver la forme d’un mouvement alter politique de type nouveau où la démocratie et l’action militante pourront se conjuguer. Le nouveau mouvement politique de masse se formera par en bas et par en haut. Il se formera par en bas par le maillage de groupes locaux issus des partis, MFI, EELV, PCF, gauche du Parti Socialiste et mouvance citoyenne, et surtout de citoyens non encartés. Il se formera par en haut à travers le regroupement des parlementaires à l’assemblée nationale et au sénat et des autres élus qui s’organiseront en lien avec la résistance des mouvements sociaux. 

L’écologie politique mainstream d’EELV a failli. Le retrait du candidat écologiste pour la première fois depuis 1974 aura acté l’existence de trois écologies masqué par l’absence de débat au sein d’EELV. Ces trois écologies émergent du vide idéologique incarné par l’appareil d’EELV. 

Ces trois écologies ont leur légitimité propre. L’écologie de marché, l’écologie sociale et l’écologie de transformation représentent des orientations, des contenus programmatiques et des alliances potentielles différentes. ` 

L’écologie politique est conflictuelle pas consensuelle et doit non seulement tirer le bilan de ses erreurs tactiques mais surtout rompre avec ses mythes fondateurs, l’autonomie stratégique, le peuple de l’écologie et la majorité culturelle. La première notion est impraticable sans une vraie proportionnelle, improbable dans la cinquième république. Elle existerait que cela n’invalide pas la question des alliances qui, comme en Allemagne, est toujours aussi prégnante. Le peuple de l’écologie n’existe pas car tout peuple politique que ce soit, celui d’Emmanuel Macron avec ses start-up de l’extrême centre ou celui de Jean Luc Mélenchon avec ses insoumis, se construit dans une dynamique politique et dans des pratiques sociales éparses. On n’est pas un citoyen écologiste quand on va chercher son panier à l’AMAP. Il n’existe pas de peuple écologiste. C’est un objectif à atteindre. Quant à la majorité culturelle, s’il en existe une, elle est environnementaliste et non écologiste. Confondre l’adhésion à un projet de protection de l’environnement avec l’adhésion à un projet de société écologiste est l’erreur originelle des verts puis d’EELV. 

EELV a été jusqu’au bout de son alliance structurelle avec le Parti Socialiste. Sa direction s’oriente vers l’écologie sociale en choisissant de se regrouper avec ce qui reste de la gauche du Parti Socialiste pour construire un nouveau Parti Socialiste Unifié (PSU).  Cette voie est une impasse. La sociale démocratie-verte sera broyée comme le Parti Socialiste l’a été entre Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon. Son espace est déjà pris par les écologistes de la REM, Nicolas Hulot en tête, pour qui la sortie de la crise passe par l’investissement massif dans le développement durable comme nouvelle source de profit pour les sociétés occidentales menacées par les pays émergents. Le groupe vert au parlement européen est devenu le laboratoire idéologique de cette politique maintenant suivie par le PVE dans de nombreux pays, en Finlande, en Allemagne, en Autriche et en Tchéquie. 

Construire la Coopérative Politique Ecologie Sociale (CPES) comme un mouvement central de l’écologie populaire 

Depuis sa prise de position en faveur de Jean Luc Mélenchon, la CPES a fédéré des cadres de valeur, membres ou non d’EELV, d’associations et de collectifs porteurs d’un projet d’écologie populaire et dessinant une insertion stratégique dans le mouvement social. Il faut maintenant qu’elle se dote d’une feuille de route. 

Défendre un projet de société écologiste. Devant la faillite de l’écologie mainstream réduite à un consensus mou autour de quelques mesures autour de la transition écologique, nous devons expliquer en quoi notre projet de société écologiste, décentralisée, communaliste et autogestionnaire est différent de la société de marché. Il faut pour cela rompre avec l’idéologie du développement durable, de l’économie verte ou encore de la transition écologique, termes valises cachant le plus souvent le green washing. Ce projet de société écologiste passe par la recherche de toutes les formes de démarchandisation et de déconstruction des modèles dominants de la pensée, ici et maintenant.

Il s’agit de faire contre-société en construisant un peuple de l’écologie à travers un mouvement. La force des écologistes sociaux, c’est de prendre en main cette bataille par le bas, en partant du municipalisme de combat, des enjeux liés à la santé environnementale, à l’alimentation, à l’écologie urbaine et à la défense des communs, des formes de démocratie collaborative, de production d’information et de medias indépendants. Comme le PCF des années 1930, 1940 et 1950, ou certains mouvements des années 1970, il faut faire contre société, c’est-à-dire bâtir des formes de société alternatives et écologiques dans tous les domaines des politiques publiques ou intersticielles, en passant par l’aide concrète aux populations les plus fragiles.  C’était le projet initial de la CPES d’EELV. Il peut maintenant être mis en œuvre avec toutes les forces qui se réclament de la gauche écologiste insoumise. 

Construire un pôle d’écologie sociale, inséré dans une dynamique claire antilibérale réunissant tous les courants de l’écologie de transformation. 

La CPES doit rester un espace transpartidaire dans cette phase particulière. Ce qui fait notre richesse c’est la construction d’une orientation d’écologie populaire qui pour le moment est minoritaire.

Cette option n’a pas de précédent dans le mouvement écologiste, sauf à l’échelle locale comme à Grenoble. Celles et ceux qui l’emprunteront devront donc innover et créer à partir de leurs seules convictions cet espace politique. L’écologie populaire est divisée. L’écologie politique doit unifier l’écologie associative, l’écologie municipale et l’écologie mouvementiste, celle des zadistes notamment, de plus en plus concurrentes. Pour cela elle doit surtout investir des terrains désertés par les écologistes, les quartiers populaires, les injustices sociales et environnementales et les rapports entre le nord et le sud, et contribuer à faire émerger des mouvements et initiatives capables de fédérer des mondes clivés tels que paysans et habitants des banlieues pour faire culture commune des combats des sans droits. 

La CPES doit ouvrir un espace politique permanent de discussion avec les autres composantes du mouvement d’écologie populaire, écosocialistes, écosyndicalistes, Utopia, décroissants et gauche alternative d’Ensemble, et des mouvements citoyens apparus cette année. L’objectif est l’unification des composantes écologistes apparues dans la campagne de Jean Luc Mélenchon, l’altermondialisme, l’écologie sociale et les militants des quartiers sans rompre avec les centaines de militants verts déboussolés après le retrait de leur candidat et le ralliement au Parti Socialiste contraire à l’engagement du congrès de juin 2016. 

Préparer dés maintenant les municipales de 2020. La CPES doit avec d’autres contribuer à l’émergence de listes citoyennes en formulant des propositions de programmes municipaux déclinables notamment dans les quartiers populaires. Construire un municipalisme écologique est la condition d’une construction politique nationale.

Se concentrer sur la formation et la politisation des mouvements sociaux écologiques, et de la jeunesse en formation.  Nous devons, comme le MFI a su le faire dans la campagne, renouer avec l’éducation populaire en organisant des universités populaires de l’écologie autour de l’histoire de l’écologie paysanne et ouvrière et des orientations de l’écologie sociale. Nous devons constituer un réseau d’éco-syndicalistes pour renouer avec le mouvement ouvrier et aider au développement d’une force d’écologie sociale implantée dans les universités et les lycées et tisser des liens plus étroits avec les mouvements d’éducation à l’environnement qui fasse la part belle à une approche plus systémique et politique des questions environnementales. 

Construire un réseau transnational d’écologie populaire regroupant l’écologie sociale, l’écosocialisme et la décroissance soutenable. 

L’écologie politique ne peut être absente de l’affrontement entre les oligarchies et les peuples dans le monde entier. Les écologistes sociaux sont souvent au coeur de ces mouvements même s’ils y sont minoritaires. L’internationale des partis verts telle qu’elle existe ne permet pas d’être des acteurs réels de ce mouvement qui, des Zones A Défendre (ZAD) aux luttes contre l’extractivisme en passant par le mouvement pour la justice climatique, est en train de redessiner les contours de l’écologie politique.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 20:02

 

http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/monsieur-le-president-maintenir-assad-c-est-soutenir-le-terrorisme_1581057

 

Maintenir Bachar al Assad, c’est soutenir le terrorisme

 

Dimanche 2 Juillet 2017

 

Dans une interview donnée à la presse européenne, Mercredi 21 Juin 2017, Emmanuel Macron ne fait plus du départ de Bachar al-Assad un préalable à tout. Une centaine d’intellectuels et de spécialistes de la région réagissent.

 

Dans une interview récente accordée à huit journaux européens, Emmanuel Macron a rendu public un revirement diplomatique majeur de la France. Il a déclaré, à propos de la Syrie que « le vrai aggiornamento que j’ai fait à ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Emmanuel Macron justifie ce revirement au nom de la lutte contre le terrorisme.

C’est une erreur d’analyse majeure qui non seulement affaiblira la France sur la scène internationale mais n’endiguera en aucune manière le terrorisme.

En reconnaissant la légitimité de Bachar al-Assad, alors même que ses crimes sont largement documentés, Emmanuel Macron place la France dans la position d'état complice. Or, le peuple français ne lui a pas donné le mandat pour mener cette politique, puisqu'il a fait campagne en défendant des positions contraires. En réponse aux questions des associations franco-syriennes, il avait notamment affirmé entre les deux tours des élections présidentielles que « Bachar al-Assad a commis des crimes de guerre contre son peuple. Son maintien au pouvoir ne peut en aucun cas être une solution pour la Syrie. Il n’y aura pas non plus de paix sans justice et donc les responsables des crimes commis, notamment les attaques chimiques, devront en répondre. La France continuera d’agir au conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en ce sens, malgré l’obstruction systématique d’un des membres permanents ».

La diplomatie française s’est jusqu’ici distinguée par une ligne politique cohérente en condamnant explicitement le régime criminel de Bachar al-Assad. Les preuves ne cessent de s’accumuler et plus de quatre vingt dix pour cent des victimes civiles en Syrie sont le fait du régime et non de l’insurrection syrienne, du parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ou même de l’Etat Islamique. Emmanuel Macron a déclaré vouloir poser deux lignes rouges, les armes chimiques et l’accès humanitaire.

Celles-ci ont été franchies depuis longtemps en toute impunité. Emmanuel Macron en exclue d’autres, bombardements des populations civiles, tortures et incarcérations de masse, y compris d’enfants, sièges de villes et de quartiers qui affament les populations et enrôlements forcés. Ces exactions sont tout autant inacceptables.

Emmanuel Macron renonce à l’exigence de justice qu'il avait affirmée au nom d’un prétendu réalisme selon lequel il n’y aurait pas d’alternative à Bachar al Assad. Il ajoute que « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Il valide ainsi la thèse du régime syrien selon laquelle ce n’est pas le peuple qui aspirerait à la démocratie mais des puissances extérieures qui tenteraient de la lui imposer. La Syrie n’est pas l’Irak, il ne s’agit en aucun cas d’exporter la démocratie. La révolution syrienne débute dans le contexte des printemps arabes et elle n’est pas le fait d’une invasion occidentale.

C’est justement pour obtenir la démocratie par lui-même que le peuple syrien s’est levé contre Bachar al Assad. S’il y a ingérence, c’est plutôt parce que la Russie et l’Iran s’obstinent à entraver son droit à l’autodétermination. Le propos d'Emmanuel Macron porte en lui l’infantilisation de tout un peuple. Il n'envisage pas que le peuple syrien puisse désigner lui-même un successeur légitime à Bachar al Assad.

Quoi pourtant de plus illégitime qu’un dictateur qui pratique le gazage des populations civiles, l’usage des barils d’explosifs, les exécutions sommaires, le viol collectif des femmes et des enfants et la destruction intentionnelle des hôpitaux et des écoles ? Emmanuel Macron affirme que « Bachar al Assad n’est pas notre ennemi, c’est l’ennemi du peuple syrien ». En réalité, Bachar al-Assad n’est pas uniquement l’ennemi du peuple syrien. Il est l’ennemi de l’humanité tout entière.

Non seulement du fait de ses crimes contre l’humanité, mais aussi parce qu’il est l’un des premiers responsables de la montée en puissance de l'Etat Islamique qui s’attaque à la France et au reste du monde.

La solution d'Emmanuel Macron n’est pas nouvelle et elle aligne la diplomatie française sur les positions américaines et russes, au nom de la lutte antiterroriste, donner un blanc-seing au régime et cautionner l’élimination de la rébellion issue des manifestations pacifiques de 2011. L’échec de cette stratégie engagée par Barack Obama à partir de 2013 est pourtant patent.

C’est bien l’abandon de l’insurrection par l'occident qui a donné à des groupes jihadistes l’occasion de prospérer dans une partie de la Syrie.

C’est pourquoi la perpétuation de cette configuration ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux.

Bachar al Assad n’est pas l’ennemi du terrorisme, il en est le promoteur. Le régime ne s’est pas contenté de créer le chaos permettant la prolifération de groupes jihadistes. Le régime a adopté une stratégie délibérée et active consistant à faciliter leur implantation sur le territoire et à éliminer dans le même temps les franges les plus démocratiques de l’insurrection. Il a libéré en 2011 de sa prison de Saidnaya des centaines de jihadistes. Puis, avec le concours de ses alliés, il a systématiquement bombardé et attaqué les zones tenues par les rebelles et non pas celles tombées sous le contrôle de l’Etat Islamique.

Emmanuel Macron a déclaré qu'il ne voulait pas d’un état failli. Or, il l’est déjà. Le régime de Damas, désormais sous tutelle étrangère, n’assure plus les missions régaliennes d’un état et il ne contrôle plus son territoire. L'armée est suppléée au combat par des milices ou des forces armées étrangères omniprésentes, un quart de la population syrienne est exilée, les zones insurgées qui demeurent libérées sont gérées de façon autonome, par exemple, les soins et l’aide alimentaire y sont assurés soit par les Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales soit par les populations locales.

Il existe des alternatives à Bachar al-Assad en Syrie. L’insurrection issue des groupes qui ont manifesté pacifiquement en 2011 pour la fin de la dictature continue de résister. Daraya, Douma, Alep, Deir Ezzor, Raqqa, Homs, Deraa, Idleb et bien d’autres villes insurgées ont mis en place leurs propres conseils locaux et ont organisé des élections pour leur gestion. Ce sont ces expériences démocratiques qui constituent le véritable terreau pour que puisse émerger une transition politique.

Quant à lui, par la voix du journal du parti Baath, le régime de Damas a d’ores et déjà instrumentalisé les propos d'Emmanuel Macron pour valider sa thèse officielle du complot terroriste fomenté par l'occident en déclarant « qu'après l’échec de tous les paris sur les mouvements terroristes pour porter atteinte à l'état patriotique syrien, après l’échec du complot ourdi par les soutiens du terrorisme et ses créateurs et après le retour du terrorisme à la gorge de ses créateurs, les pays occidentaux commencent à faire volte-face et à changer leur position sur la crise syrienne afin de trouver une nouvelle posture pour sauver la face ». Cela ne fait que confirmer qu’il n’y a pas de négociation possible avec un tel régime. La seule solution de sortie du conflit en Syrie est politique et doit se faire sans Bachar al-Assad.

Une realpolitik digne de ce nom, c’est d’admettre que, s’il n’est pas une condition suffisante pour lutter efficacement contre le terrorisme, le départ de Bachar al-Assad est du moins une condition absolument nécessaire.

 

Premiers signataires

 

Joseph Bahout, Edith Bouvier, François Burgat, Jean Pierre Filiu, Vincent Geisser, Ziad Majed, Farouk Mardam Bey, Philippe Marlière, Olivier Monjin, Michel Morzières, Boris Najman, Pierre Tevanian, Dominique Vidal, Emmanuel Wallon

 

 

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:46

 

http://www.communistesunitaires.net/articles/pour-un-processus-citoyen-large-et-ouvert

 

Pour un processus citoyen large et ouvert

 

Texte issu de l'assemblée générale de l'Association des Communistes Unitaires (ACU) du 25 juin 2017.

 

Nous entrons dans une période nouvelle de recomposition politique. L'ACU affirme vouloir participer à la construction d'une dynamique politique nouvelle à visée émancipatrice permettant la réappropriation du politique par le peuple.

La séquence électorale passée a bouleversé le paysage de la représentation politique. C'est l'aboutissement de trente cinq ans d'alternance entre les deux blocs que constituaient le Parti Socialiste et la droite républicaine, alternance bousculée non pas par le Front National comme nous avions pu le craindre, mais par la République En Marche (REM), Objet Volant Non Identifié (OVNI) politique au service d'un homme et de la bourgeoisie. Emmanuel Macron a capté les attentes de changement en critiquant le système, en prétendant incarner l'irruption de la société civile dans la vie politique en dépassant un système fondé sur les partis et en réussissant le tour de force de faire rentrer près de trois cent nouveaux députés à l'assemblée nationale.

Mais tout change pour que rien ne change et ce sont les mêmes politiques au service de la classe des possédants qui seront menées, explosion du code du travail, nouvelle attaque contre le système des retraites, étatisation de la sécurité sociale pour mieux la privatiser et pérennisation de l'état d'urgence.

Jean-Luc Mélenchon et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) ont eux aussi saisi les enjeux d'une nécessaire rupture à la fois avec le Parti Socialiste et avec les pratiques politiques traditionnelles, entraîné des femmes et des hommes qui ne s'impliquaient pas dans les vieilles organisations. Cinq cent mille soutiens et sept millions de voix, la campagne électorale a mis en mouvement des dizaines de milliers de personnes et elle a contribué à l'élection de trente députés.

Incontestablement, une dynamique politique a émergé.

Nous y voyons de la part des électeurs et des militants, l'espoir d'inventer de nouvelles formes d'engagement, la possibilité de rassembler en dépassant les logiques de la politique traditionnelle et la valorisation de l'implication de chacun. Le programme de l'avenir en commun, prolongement du programme du Front De Gauche (FDG), et les livrets thématiques ont été enrichis de nombreuses contributions.

Cependant, nous devons nous interroger sur la nature et les limites de cette dynamique. Comment combattre les effets de la personnalisation de la vie politique, contradictoire avec une démarche autogestionnaire ? Comment dépasser les logiques de ralliement, rassembler dans la diversité, favoriser la mise en commun plutôt que la discipline et  prendre en compte le pluralisme comme une richesse ? Agir pour l'émancipation, c'est aussi agir par l'émancipation.

Le problème posé à l'ACU ou à Ensemble n'est pas tant de rallier le MFI que de porter notre propre démarche et de contribuer, avec notre identité, à un processus large et à un mouvement citoyen avec les forces dont le MFI et les citoyens qui le souhaiteront sans attendre les propositions des autres formations.

L'aspiration à faire de la politique de manière beaucoup plus autonome et à s'affranchir des modes d'organisation traditionnels et le besoin de se projeter dans une société libérée des rapports d'exploitation et de domination sont les deux axes qui doivent nourrir notre proposition de nouvelle force politique à visée émancipatrice.

Avec les récents scrutins, la crise de la politique s'est encore accentuée et l'écart entre les aspirations présentes dans la société française et les projets de la majorité gouvernementale va encore se creuser. Emmanuel Macron est un président aux pieds d'argile. Entre abstention, non inscrits ou mal inscrits, deux tiers des français se sont abstenus au premier tour des élections législatives et des millions d'autres ont exprimé leur refus des politiques néolibérales. Il existe donc une immense défiance vis à vis du système politique et une contestation des logiques institutionnelles. L'ACU avec Ensemble entend contribuer aux résistances unitaires, notamment à la mobilisation contre la loi travail et la guerre sociale annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement, avec toutes les forces sociales et politiques qui le souhaiteront. Il s'agit aussi qu'au delà des résistances s'affirme et s'amplifie dés à présent la dynamique pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique, et une visée de dépassement du capitalisme. Il s'agit de construire une mise en cohérence qui devienne un dénominateur commun à tous les mouvements, favorisant un imaginaire collectif qui permette de prendre l’initiative plutôt que d'être toujours contre. Ce travail reste à faire.

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