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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:40

http://www.francoisasensi.com/5595/loi-sur-le-renseignement-vers-un-patriot-act-a-la-francaise

https://www.ensemble-fdg.org/content/vers-un-patriot-act-la-francaise

Loi sur le renseignement

Vers un Patriot Act à la française

Par François Asensi

Lundi 20 Avril 2015

Sous couvert de la nécessaire lutte contre le terrorisme, le gouvernement entend faire adopter une loi liberticide, en usant d’une procédure accélérée pour escamoter les vives critiques de la presse, des associations et des syndicats. Le nouvel arsenal intrusif a pourtant de quoi faire pâlir les défenseurs des libertés, « capteurs » pour les mobiles, balisage de véhicule, micros et vidéo dans des lieux privés et « boîtes noires » chez les opérateurs internet …

D’autant que bien au-delà du terrorisme, ces dispositifs s’étendront à l’intelligence économique, à la recherche technologique et à la surveillance des mouvements sociaux. Au prétexte de possibles violences collectives, un syndicaliste pourrait ainsi être placé sur écoute, comme le souligne le Syndicat des Avocats de France. Les militants antinucléaires ou les journalistes tout autant, au motif des « intérêts essentiels de la France ».

Certes, des garde-fous sont prévus, mais de nombreuses voix soulignent leur insuffisance. Le président de la commission de contrôle des interceptions de sécurité juge ainsi que la nouvelle commission créée, la CNCTR, « affaiblit le contrôle des activités de renseignement », son avis sera consultatif et, dans les situations d’urgence, le premier ministre décidera seul. Avec le juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut regretter que ce dispositif disproportionné soit entre les mains de l’exécutif et donc hors de contrôle du juge judiciaire.

D’évidence, la menace terroriste s’est dangereusement renforcée dans notre pays. Elle réclame des mesures de sécurité efficaces, à côté d’une action résolue contre les causes du djihadisme en France et dans le monde. D’efficacité, parlons-en. Les tragiques attentats de ces derniers mois ont concerné des individus parfaitement identifiés par les services de renseignement. Les failles dans notre sécurité intérieure s’expliquent-elles par un manque de dispositifs ou par la non-application de l’arsenal existant faute de moyens dans le cadre de l’austérité budgétaire?

En septembre 2014, je m’étais refusé à voter la loi contre le terrorisme car elle bafouait les libertés par des mesures d’exception. L’adoption de cette nouvelle loi sur le renseignement marquerait une nouvelle victoire du camp de la peur. A juste titre, le monde entier s’est ému des dérives de la NSA et de cet après 11 septembre pastichant 1984 d’Orwell. La France se grandirait à tracer une autre voie, en refusant le sacrifice programmé de ses libertés démocratiques.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:28

http://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-teresa-rodriguez-replica-pedro-sanchez-podemos-quiere-ser-util-andaluces-no-psoe-20150417162959.html

Teresa Rodriguez a répondu à Pedro Sanchez que Podemos veut être utile aux andalous, pas au PSOE

La secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodríguez, a répondu, Vendredi 17 Avril 2015, au secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, que Podemos veut être une formation utile aux andalous, « pas à son parti ».

La parlementaire andalouse a répondu à travers un commentaire publié sur son profil twitter, recueilli par Europa Press, au leader socialiste, qui dans le même temps a demandé aux « nouveaux partis », allusion à Podemos et Ciudadanos, à être utiles et à faciliter l'investiture et la gouvernance du vainqueur des élections, la socialiste Susana Díaz.

« Nous savons à qui nous voulons être utiles, aux andalous, pas à son parti », a répondu Teresa Rodriguez dans un commentaire qui accompagne l'image qui reflète les trois conditions que Podemos a présentées pour son soutien à l'investiture de Susana Díaz.

Le secrétaire national de l’organisation, Sergio Pascual, s’est prononcé sur la même ligne sur le réseau social, en demandant à Pedro Sanchez si « l’équation un conseiller de moins un médecin de plus n’était pas utile pour les andalous ».

Pour sa part, Pedro Sánchez a estimé que ces nouvelles formations « présentent l'énorme défi et opportunité de ne pas se définir par ce qu’elles ne sont pas, mais pour être utile à la société andalouse ». Donc, il croit que les deux partis ont le devoir de « réfléchir sur les institutions, d’abord au parlement et ensuite dans le gouvernement de l’Andalousie », de proposer et d’aider au progrès de l’Andalousie, ce qui est aussi l’intérêt du PSOE et de Susana Diaz.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:19

http://ecodiario.eleconomista.es/politica/noticias/6643994/04/15/Podemos-pide-responsabilidad-y-sensibilidad-con-los-andaluces-en-la-investidura.html#.Kku87yvhItvKfuB

Podemos demande de la responsabilité et de la sensibilité avec les andalous pour l’investiture (Europa Press)

La parlementaire et secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodriguez, a déclaré, Lundi 20 Avril 2015, que les partis, avant l’investiture, doivent faire preuve de « responsabilité et de sensibilité » avec la situation des andalous et pas avec « la volonté d'un gouvernement qui veut gouverner sans avoir une majorité suffisante pour le faire », en référence au PSOE.

S’adressant aux médias à Séville, Teresa Rodriguez a déclaré « qu’à ceux qui nous demandent de la responsabilité, nous leur demandons de la sensibilité avec la situation du peuple andalou, avec les personnes qui sont expulsées, avec les écoles qui ferment et avec les personnes qui ne tolèrent plus la corruption ».

Elle a également noté qu'à l'heure actuelle il n'y a eu aucun contact entre les forces pour discuter de l’investiture.

En ce qui concerne la composition du bureau du parlement, qui a terminé avec trois des sept membres du PSOE et les quatre autres, un pour chacun des groupes parlementaires des autres formations, Teresa Rodriguez a critiqué le « manque de générosité » démontré par le PSOE, qui « n'a pas compris que le bureau devrait avoir une représentation plus pluraliste et plus équilibrée avec la représentation des groupes représentés au parlement ».

Elle a reproché au Parti Populaire et au PSOE de « se comporter dans le bureau du parlement comme s’il s’agissait de la bataille finale au lieu d'être préoccupés par d'autres questions plus importantes qu’un siège au parlement ».

Teresa Rodriguez a insisté sur la position de Podemos relative à l’investiture de la socialiste victorieuse des élections, Susana Díaz, c’est « non » tant que les socialistes n’acceptent pas les trois conditions que la formation a défendu depuis le début.

Les conditions de Teresa Rodríguez

C’est, d'une part, la lutte contre la corruption et la démission des anciens présidents du conseil Manuel Chaves et José Antonio Grin de leurs sièges au Congrès et au Sénat, que le conseil cesse de travailler avec les banques qui expulsent sans solution de relogement, « nous n’allons pas nous habituer à ce que quarante-cinq expulsions se produisent quotidiennement en Andalousie », et supprimer des postes de conseillers pour embaucher des enseignants ou des professionnels de la santé.

De la même manière, Teresa Rodriguez a expliqué que les quinze députés de Podemos allaient commencer à présenter des initiatives au parlement andalou car, comme elle l'a rappelé, « le parlement est une institution indépendante du gouvernement, même si le gouvernement n’est pas constitué, il a la capacité d’agir. Il y a un pouvoir qui est le pouvoir législatif et un autre qui est le pouvoir exécutif », a-t-elle dit.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 15:11

http://www.liberation.fr/monde/2015/04/16/faire-cause-commune-avec-la-grece_1243406

http://blogs.mediapart.fr/edition/faits-et-arguments-pour-la-democratie-et-le-socialisme/article/170415/faire-cause-commune-avec-la-grece

http://www.alternatifs44.com/2015/04/faire-cause-commune-avec-la-grece.html

https://www.ensemble-fdg.org/content/faire-cause-commune-avec-la-grece

Faire cause commune avec la Grèce

Par Cédric Durand, économiste à Paris XIII, Stathis Kouvélakis, philosophe au King’s College de Londres, et Razmig Keucheyan, sociologue à Paris IV

Jeudi 16 Avril 2015

Avec l’arrivée au pouvoir, fin janvier, de Syriza en Grèce, une hypothèse aura été définitivement invalidée, il serait possible de mettre en œuvre des politiques alternatives au néolibéralisme dans le cadre de l’Union Européenne.

L’ADN des traités européens est néo libéral. Depuis l’Acte Unique Européen de 1986 au moins, cet ADN n’a cessé de se confirmer, et même de se renforcer. Jusqu’à présent, l’hégémonie sans partage du néo libéralisme pouvait éventuellement être mise sur le dos de tel ou tel gouvernement nouvellement élu.

Si les politiques d’austérité règnent en Europe, c’est parce que François Hollande, Matteo Renzi ou tel autre social-libéral manque de courage, ou parce qu’il a trahi l’engagement électoral de réorienter les politiques européennes.

Cet argument tombe avec Syriza. Car chacun voit avec quel acharnement Aléxis Tsípras et Yánis Varoufákis œuvrent en faveur du changement à l’échelle continentale, en vain.

Depuis le 4 février 2015, la Banque Centrale Européenne (BCE) a coupé la principale source de financement du système bancaire grec, tandis que les versements européens sont interrompus depuis l’été 2014. L’étau se resserre, poussant le pays à une banqueroute désordonnée et au chaos, à moins bien entendu d’accepter les conditions humiliantes posées par l’Union Européenne.

Conclusion, l’alternative au néo libéralisme passe par la rupture avec le cadre européen, et donc, comment pourrait-il en être autrement, par la sortie de la Grèce de l’euro. Car toute mesure d’autodéfense élémentaire que le gouvernement Syriza est amené à prendre pour faire face à l’agression permanente dont il fait l’objet de la part de la BCE et de l’Union Européenne, telle que le défaut de paiement sur la dette et la mise sous contrôle public de son système bancaire, le place en dehors du cadre de l’euro.

Cette rupture ne sera bien sûr pas la panacée. Il n’y a pas de bonne solution pour la Grèce, seulement une solution moins mauvaise. Mais la rupture avec l’Union Européenne porte en elle la possibilité d’une renaissance pour ce peuple héroïque, soumis au cours des dernières années à une torture austéritaire sans précédent.

La séquence écoulée aura permis de mettre en lumière un autre fait, la faiblesse du soutien à Syriza sur le continent européen. D’abord, de la part des autres gouvernements du sud de l’Europe. On se souvient que le premier voyage effectué par Alexis Tsípras à l’étranger, début février 2015, l’avait amené à Paris. Mais François Hollande n’a rien fait pour lui venir en aide. Il faudra s’en rappeler lorsque sera venue l’heure de faire le bilan de ce calamiteux quinquennat, quand les appels à « l’union de la gauche » venus de la rue de Solférino se feront insistants.

Le plus tragique est que si Alexis Tsípras n’a pas obtenu de soutien du gouvernement français, il n’en a pas trouvé non plus dans le mouvement social et syndical. En France, la plus importante manifestation de soutien à la Grèce, le 15 février 2015, a réuni tout au plus cinq mille personnes. Les confédérations syndicales en étaient presque absentes. C’est une véritable honte.

Cette absence de soutien à Syriza aura démontré l’affaiblissement de la conscience internationaliste sur le continent, particulièrement au sein du mouvement ouvrier français. L’internationalisme ne consiste pas à soutenir la « cause de l’autre » par altruisme ou devoir moral. Cela consiste à comprendre que les intérêts des classes populaires françaises et grecques sont liés, notamment parce que leurs adversaires sont les mêmes.

Comment imaginer que la mise en œuvre de politiques alternatives au néo libéralisme en Grèce serait sans effets en France ? Les rapports de force sociaux et politiques s’en trouveraient bouleversés. Ces politiques offriraient, au mouvement syndical français, un puissant levier pour sortir de sa léthargie actuelle, de son incapacité à organiser la résistance aux politiques du gouvernement de Manuel Valls.

Ce que le mouvement ouvrier ne saisit pas, les classes dominantes européennes l’ont très clairement à l’esprit. Leurs efforts, BCE en tête, sont tendus vers un seul but, humilier le gouvernement Syriza, le contraindre à renier son mandat populaire. Pas question de laisser un accident électoral briser le monopole de l’extrême centre. Ce n’est rien de moins que le There Is No Alternative de Margaret Thatcher qu’il s’agit de sauver.

Au cours du mois d’avril 2015, les échéances de remboursement de la dette grecque vont se succéder. La perspective d’une sortie, plus ou moins ordonnée, de l’euro se fera de plus en plus précise.

Le mouvement syndical français compte parmi les principaux acteurs du drame qui va se dérouler à partir de là sur le continent. Autant que le gouvernement allemand, la BCE, ou les « hommes en noir » du Fonds Monétaire International. Les mobilisations qu’il pourrait déclencher en solidarité avec le peuple grec pourraient changer la donne stratégique, y compris en France.

A cette occasion, l’hostilité des classes populaires au système en place trouverait un autre débouché que le vote pour le Front National. Elle redeviendrait internationaliste, c’est-à-dire capable de trouver dans la résistance d’un autre peuple une cause qui est intégralement la sienne.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:48

http://www.lacgteducation31.over-blog.fr/2015/04/manifs-pour-remi-fraisse-gaetan-demay-doit-etre-relaxe.html

Gaëtan Demay doit être relaxé

Vendredi 17 Avril 2015

Communiqué de presse de la Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC) de la CGT

Mercredi Premier Avril 2015 a été prononcé le verdict du procès en appel de Gaëtan Demay, étudiant en histoire de l’art à l’université du Mirail, militant syndicaliste et politique à Toulouse. En décembre 2014, il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de mille cent euros, après avoir participé à une manifestation non autorisée contre les violences policières suite à l’assassinat de Rémi Fraisse. Le verdict du procès en appel a poussé l’injustice bien plus loin encore, débouchant sur la peine de deux mois de prison ferme, quatre mois de prison avec sursis et mille cent euros d’amende. Dans un contexte toulousain marqué par une escalade répressive et une criminalisation grandissante des mouvements sociaux, exemple des syndicalistes gazés par la police lorsqu'ils manifestaient contre l'expulsion de la CGT de la bourse du travail, ce jugement montre à quel point la criminalisation de toute contestation augure d'un sombre avenir pour nos libertés fondamentales.

Au niveau national, les discriminations envers les représentants syndicaux, les expulsions des bourses du travail, celle de l’Indre connait actuellement de nouvelles fermetures d’électricité, et la répression syndicale se multiplient alors que les représentants syndicaux ne font qu’exercer leurs droits pour défendre les salariés.

Il est déjà intolérable que le droit de manifester et de s'exprimer puisse être attaqué et réprimé avec tant de véhémence mais il est évident que le message porté actuellement par les pouvoirs publics, bien loin des valeurs humanistes et de la liberté d’expression est clair, personne ne défiera les mesures d’exception.

Nous devons tous ensemble mettre un frein à cette mécanique liberticide. La FERC CGT demande donc la relaxe de Gaëtan Demay et de tous les militants syndicaux condamnés pour avoir exercé leur droit syndical dans le cadre de leurs missions d’intérêt général des salariés.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:34

http://www.liberation.fr/debats/2015/04/17/manifester-en-france-c-est-risquer-de-finir-en-prison_1246031

Manifester en France, c’est risquer de finir en prison

Vendredi 17 Avril 2015

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, Dimanche 11 Janvier 2015, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la « manifestation », sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les français avaient décidé d’exprimer leur émoi. François Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours dimanche. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre 2014, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan Demay, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre 2014. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux mois fermes.

Bien sûr, la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de « bavures ». Clémente avec les meurtriers de Malik Oussekine, de Zyed Benna ou de Bouna Traoré, le verdict sera rendu en mai 2015, jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du « terrorisme ».

Dans son message de soutien à Gaëtan Demay, Erri De Luca souligne combien « le droit à manifester est un droit non négociable ». Il en sait quelque chose. « Pas de prison pour Gaëtan Demay et tous les condamnés pour avoir manifesté », tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Premiers signataires : Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris VIII et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Sébastien Budgen, éditeur ; Jean Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université de Paris VIII ; Slavoj Zizek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/02/de-ferguson-a-toulouse-quand-le-permis-de-tuer-et-la-repression-se-banalisent_4532849_3232.html#

De Ferguson à Toulouse, quand le permis de tuer et la répression se banalisent

Mercredi 3 Décembre 2014

Alors qu’un jeune garçon noir de douze ans vient d’être abattu par la police de Cleveland, Darren Wilson, le policier qui a tué l’adolescent Michael Brown, déclenchant la première révolte de Ferguson en août 2014, a vu il y a peu les charges portées contre lui abandonnées par le grand jury. « J’ai fait mon travail dans les règles, j’ai la conscience tranquille », a ainsi pu déclarer Darren Wilson.

Au sortir de ce verdict, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour condamner son caractère ouvertement raciste. La répression policière et militaire lancée contre les manifestations témoigne de l’effondrement des illusions de la « démocratie post-raciale ».

Mais la France n’est pas l’Amérique, la profondeur historique de son sens de la démocratie, dit-on, est sans égale, tout cela est certes fort regrettable, mais bien loin de nous. Et pourtant, après l’assassinat du jeune étudiant écologiste Rémi Fraisse le 25 octobre 2014 à Sivens dans le Tarn, le gouvernement français et tous ses relais n’ont cessé d’accumuler les déclarations pour se dédouaner de toute responsabilité dans sa mort.

La classe politique a bien tiqué un peu, mais sans non plus en faire un casus belli. Qui donc, aujourd’hui, a réagi aux déclarations larmoyantes de l’avocat de celui qui a lancé la grenade assassine, selon lesquelles dans cette affaire le gendarme « est dans le même état d’esprit qu’un conducteur qui s’est parfaitement conformé au code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction. Ce qui s’est passé est un accident. Il n’est ni coupable ni responsable, mais il était présent, et c’est sa grenade qui a tué Rémi Fraisse. Il apprend à vivre avec ce drame malgré la pression émotionnelle importante ».

Pauvre appareil répressif

Les rhétoriques varient, mais le fond est le même, le coupable, c’est la victime. Cette psychologisation n’est que le complément, de la tête du gouvernement à ses préfets et ses magistrats, de la dénégation du fait même des violences policières, respect de « l’ordre républicain et de l’état de droit » en renfort. Pauvre appareil répressif, va-t-on sérieusement s’arrêter à cela ?

Qu’est donc cette prétendue démocratie à la française qui absout la répression ? Et surtout, qui aujourd’hui ose se lever et défier cette banalisation de fait du permis de tuer ceux qui se révoltent et qui contestent ? Qui pour dénoncer la banalisation de l’interdiction de manifester sa colère, comme à Toulouse, où depuis le meurtre de Sivens quatre manifestations contre les violences policières ont été interdites en novembre 2014, trois d’entre elles violemment atomisées, avec une ribambelle d’interpellations arbitraires puis de condamnations ? Certaines sont même susceptibles d’aller jusqu’à la prison ferme, des peines qui pourraient tomber à la lecture des jugements à Toulouse, Jeudi 4 Décembre 2014. Un rassemblement de soutien est d’ailleurs prévu à cette occasion devant le palais de justice de Toulouse.

De leur côté, les étudiants mobilisés de l’université du Mirail n’ont pas encore pris le contrôle de leur université, mais leur révolte est profonde et profondément politique. Ils ont compris que la survie exige de défier l’arbitraire sanglant, surtout s’il se pare des atours de la démocratie. Pour l’instant ils se sentent seuls. Même s’ils commencent à occuper leur université et reprennent régulièrement la rue. Faut-il attendre, comme dans le poème du pasteur Martin Niemöller souvent attribué à Bertold Brecht, que tous se fassent prendre et que l’on néglige de se sentir concerné, et de s’étonner qu’au bout du compte on y passe aussi ?

La lumière dans un océan de défaitisme

A-t-on besoin d’un nouveau Charonne 1962, d’un Ferguson à la française, pour rappeler que lorsqu’un pouvoir prend goût à interdire les manifestations, à justifier l’injustifiable, et à se lancer dans des procès politiques, on touche du doigt « l’état d’exception » où tout devient permis ? Avons-nous oublié qu’en 2005, deux jeunes adolescents, innocents mais poursuivis par la police, avaient trouvé la mort électrocutés, point de départ de la grande révolte des banlieues que la gauche dans son ensemble s’était bien gardée de regarder de trop près ?

En 1964, Herbert Marcuse, symbole de l’intellectuel américain tentant de penser à la hauteur de son temps, écrivait dans « l’homme unidimensionnel », dont le cinquantenaire est tristement négligé par chez nous, que l’un des espoirs de révolution qui résistait, à côté d’un mouvement ouvrier américain en crise, était les étudiants en révolte. Leur « grand refus » restait la lumière dans un océan de défaitisme et de repli défensif non seulement des réformistes, mais également de l’extrême-gauche. Mai 1968, en France, avait également commencé contre la répression policière, par une révolte étudiante avec laquelle s’était par la suite solidarisé le mouvement ouvrier, ouvrant ainsi la voie à la grève générale la plus importante des luttes de classes en Europe occidentale.

Bien sûr les conditions historiques ne sont pas les mêmes et une telle comparaison n’est pas d’actualité. Mais la défense des libertés démocratiques, le droit de s’exprimer et de manifester, et la condamnation des violences policières ne sont pas négociables. Il est intolérable qu’un manifestant puisse être arrêté et condamné seulement parce qu’il manifeste, mais il est encore plus intolérable que cela se produise sans soulever une indignation massive.

Nous qui signons cette tribune sommes des « intellectuels » selon la formule consacrée. Mais comme Jean Paul Sartre, au temps de la guerre d’Algérie, l’avait rappelé, il n’y a pas les intellectuels et les masses, il y a des gens qui veulent des choses et se battent pour elles, et ils sont tous égaux. Aujourd’hui l’heure est grave, les droits démocratiques les plus élémentaires sont en péril, et la révolte gronde en toute légitimité. Hier, « tous des juifs allemands », aujourd’hui, « tous participants à des manifestations interdites ». Justice d’exception, prototype d’état d’exception, une nouvelle fois la démocratie du capital entre dans une phase haineuse et tombe le masque. Quiconque ne le regardera pas dans les yeux et ne s’insurgera pas avant qu’il ne soit trop tard, sera nécessairement, à un titre ou un autre, complice.

Les signataires de ce texte sont Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite à l’université Paris-Ouest), Emmanuel Barot (philosophe, université du Mirail), Sebastien Budgen (éditeur), Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie), Vincent Charbonnier (philosophe, IFE-ENS Lyon), Mladen Dolar (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie), Bernard Friot (sociologue et économiste, université Paris Ouest-Nanterre), Isabelle Garo (philosophe, enseignante), Eric Hazan (éditeur), Stathis Kouvélakis (philosophe, King’s College, Londres), Frédéric Lordon (économiste, CNRS), Michael Löwy (philosophe, CNRS), Istvan Meszaros (philosophe, université du Sussex, Angleterre), Beatriz Preciado (philosophe, musée d’art contemporain de Barcelone), Guillaume Sibertin Blanc (philosophe, université du Mirail), Joan Wallach Scott (historienne, Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey) et Slavoj Zizek (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie).

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:59

Sept ans de prison pour la journaliste chinoise Gao Yu (Reuters)

La journaliste chinoise Gao Yu, jugée pour divulgation de secrets d’état, a été condamnée à sept ans de prison, a annoncé, Vendredi 17 Avril 2015, son avocat au terme d'un procès considéré comme un des symboles du durcissement de la répression à l'encontre des milieux dissidents.

Agée de soixante et onze ans, la journaliste a comparu à huis clos en novembre 2014 à Pékin.

L'audience n'a duré que quatre heures. Gao Yu a rejeté les accusations portées contre elle et déclaré son innocence.

Sa détention et son procès avaient été condamnés par des militants des droits de l'homme, et le mois dernier, lors d'une session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, les Etats-Unis ont appelé à sa libération.

D'après son avocat, la journaliste a annoncé qu'elle ferait appel. « J'ai le sentiment que la cour n'a pas suffisamment pris en compte les faits et les preuves en rendant ce verdict erroné », a ajouté Mo Shaoping, joint par Reuters.

Gao Yu, arrêtée au printemps 2014, était poursuivie pour avoir communiqué à des contacts étrangers des secrets d’état, notamment un document interne du Parti Communiste Chinois appelant, selon Human Rights Watch, à « une censure accrue contre les idées libérales et réformistes ». Elle était passible d'une peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité.

Peu après son arrestation, la télévision chinoise avait diffusé ses aveux filmés. Une confession extorquée sous la menace, a précisé son avocat, ajoutant que les autorités avaient indiqué à sa cliente que son fils serait arrêté si elle n'avouait pas.

La journaliste, qui a travaillé pour les médias officiels durant sa carrière, a ouvertement soutenu le mouvement pour la démocratie de la place Tiananmen, au printemps 1989. Elle a déjà été condamnée à six années de prison en 1993 pour avoir divulgué des secrets d’état.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès des autorités.

« Cette condamnation accroît notre préoccupation au sujet de la situation des défenseurs des droits de l'homme en Chine, y compris les avocats et les journalistes », a déclaré à la presse Raphaël Droszewski, premier secrétaire de la délégation de l'Union Européenne en Chine.

Au premier décembre 2014, selon le Comité de Protection des Journalistes (CPJ), la Chine comptait quarante-quatre journalistes derrière les barreaux, dont Gao Yu.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:35

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_629-le-dernier-combat-de-lenine.html

Le dernier combat de Lénine

Editions Syllepse

Par Moshe Lewin

Le « testament » de Vladimir Lénine, un document historique longtemps dissimulé, Vladimir Lénine dénonce Joseph Staline, de la révolution à l’état dictatorial, histoire d’une faillite. Livre d’actualité, alors qu’avec les conflits en Géorgie, en Ukraine et en Moldavie, semble renaître un nationalisme grand-russe. Livre nécessaire, alors que l’on commémore les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin et la « fin du communisme », que le centenaire de la révolution de 1917 approche, pour rompre avec les visions manichéennes, et faire de l’histoire avec un authentique historien.

En décembre 1922, victime d’une hémiplégie, Vladimir Lénine se trouve paralysé. Il doit dès lors combattre non seulement contre la maladie, mais aussi contre l’appareil du parti communiste, parti qu’il avait pourtant fondé. À la direction, le secrétaire général, Joseph Staline, tente de lui interdire l’accès à toute information sur les activités du gouvernement soviétique. Quand Joseph Staline destitue le comité central du parti communiste géorgien, Vladimir Lénine prend conscience que la « dictature du prolétariat » devient la domination de quelques hommes. Il se rapproche alors de Léon Trotsky pour lutter contre le nationalisme « grand-russe » et contre la puissance de plus en plus accentuée d’une bureaucratie sur le parti et la société.

Sachant qu’il peut mourir d’un jour à l’autre, pendant douze semaines, il va essayer d’enrayer le mouvement en proposant des mesures de réorganisation.

Malgré la maladie, il arrive à dicter à ses secrétaires, quasi clandestinement, des notes, des lettres, et notamment son « testament » dans lequel il préconise la mise à l’écart de Joseph Staline. Ce testament lu, mais jamais distribué, au congrès du parti, fut ensuite caché, son existence niée. Le 10 mars 1923, une dernière rechute brise net les ultimes efforts de Vladimir Lénine. Il meurt le 21 janvier 1924.

Joseph Staline peut triompher. Ce n’est qu’en 1956, lors du vingtième congrès du parti communiste de l’URSS, dans une séance à huis clos, que Nikita Krouchtchev va reconnaître officiellement les « crimes de Joseph Staline » et porter à la connaissance des délégués le « testament ».

Il faudra attendre encore près de dix ans pour que soit publié le « journal des secrétaires de Vladimir Lénine ». C’est à partir de ce dernier document, qu’il a contribué à faire traduire et connaître dès 1965, et de toutes ses connaissances accumulées sur l’histoire soviétique, que Moshe Lewin a pu le premier décrire ce combat de Vladimir Lénine, son dernier combat.

Depuis longtemps épuisé, l’ouvrage est paru pour la première fois en 1967 aux éditions de Minuit.

Né à Wilno en Lituanie en 1921, réfugié en URSS pendant la deuxième guerre mondiale, Moshe Lewin combat dans l’Armée Rouge où il s’est engagé. Après-guerre, il vit et milite en Pologne, en France, puis en Israël, qu’il quitte en désaccord complet avec la politique du nouvel état pour s’installer en France, où il s’engage dans une thèse d’histoire.

Successivement directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Etudes, Senior Fellow à l’Université de Columbia, aux Etats Unis, et professeur à l’université de Birmingham, en Grande-Bretagne, il termine sa carrière comme professeur à l’université de Pennsylvanie. Il est un des plus grands spécialistes de l’union soviétique. Il a publié « la formation du système soviétique », chez Gallimard, en 1987, et « le siècle soviétique », chez Fayard, en 2003.

Moshe Lewin est décédé en 2010.

Les éditions Syllepse, à Paris, et Page Deux, à Lausanne, se sont associées pour publier ce livre et coéditeront à la fin 2015 ses derniers écrits, « les sentiers du passé », rassemblés et présentés par Denis Paillard.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:11

Izzat Ibrahim al Douri, ancien proche de Saddam Hussein, aurait été tué en Irak (Reuters)

Izzat Ibrahim al Douri, ancien proche collaborateur du président Saddam Hussein et l'un des chefs de l'insurrection en Irak, aurait été tué lors d'une opération menée par l'armée régulière et les milices chiites.

L'information a été annoncée, Vendredi 17 Avril 2015, à la chaîne saoudienne al Arabia par le gouverneur de la province irakienne de Salaheddine, Raëd al Djoubouri. Elle a été démentie ensuite par Khdhayer al Mourchidi, un représentant du parti Baas, l'ancien parti de Saddam Hussein dont Izzat Ibrahim al Douri était un haut responsable, sur l'antenne de la chaîne irakienne al Hadath.

Al Arabia a diffusé la photo d'un corps ressemblant à celui d'Izzat Ibrahim al Douri.

Le gouverneur Raëd al Djoubouri a déclaré à Reuters qu'Izzat Ibrahim al Douri avait été tué lors d'une opération d'encerclement d'un groupe d'insurgés dans les monts d'Hamrin, près d’al Alam, dans la province de Salaheddine.

Les forces impliquées ignoraient la présence d’Izzat Ibrahim al Douri parmi les rebelles, a-t-il dit. « Trois d'entre eux étaient des kamikazes et se sont fait exploser. Parmi les corps, il y avait celui d’Izzat Ibrahim al Douri ».

Le résultat de tests ADN pratiqués pour confirmer son décès sera connu « très prochainement », a-t-il ajouté.

Sur al Arabia, le gouverneur a présenté cette opération comme une victoire majeure. Izzat Ibrahim al Douri était « considéré comme un cerveau de l'Etat Islamique en Irak », a-t-il dit.

Les autorités irakiennes ont annoncé plusieurs fois la mort d'Izzat Ibrahim al Douri mais c'est la première fois que circulent des photographies représentant un homme ayant les mêmes traits et les mêmes cheveux roux.

Le chef du conseil provincial de Salaheddine, a souligné que son décès n'était pas confirmé et que des agents des services secrets qui suivent ses déplacements ne pensaient pas qu'il s'agissait de lui sur les clichés.

LA CIBLE ÉTAIT ABOU BAKR AL BAGHDADI

Karim al Nouri, un dirigeant de l'organisation Badr et porte-parole des milices chiites qui combattent l'État Islamique, a de son côté déclaré que ses forces étaient impliquées dans l'opération dans laquelle Izzat Ibrahim al Douri a trouvé la mort, même si elles pensaient initialement viser Abou Bakr al Baghdadi, le chef de l'Etat Islamique.

« Nous avons reçu des renseignements selon lesquels une personnalité importante était dans la localité d’Haouidja et nous l'attendions pour lui tendre une embuscade. Selon nos informations, il devait s'agir d'Abou Bakr al Baghdadi, mais il s'est avéré qu'il s'agissait d’Izzat Ibrahim al Douri. C'était le numéro deux de Saddam Hussein et il était le coordinateur entre le parti Baas et l'Etat Islamique. Le corps est en cours d'identification, mais nous sommes certains qu'il s'agit d’Izzat Ibrahim al Douri », a-t-il ajouté.

Khaled Djassam, membre du comité de sécurité du conseil provincial de Salaheddine, a dit être sûr à soixante-dix pour cent de la mort de l'ancien haut responsable baassiste, le dernier membre de l'entourage proche de Saddam Hussein encore en fuite.

Ancien vice-président du puissant conseil de commandement de la révolution, Izzat Ibrahim al Douri était le roi de trèfle sur un jeu de cartes du Pentagone symbolisant le cercle rapproché de Saddam Hussein et diffusé après l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003.

Né en 1942 dans la région de Tikrit, le fief de Saddam Hussein, il a participé au coup d’état de 1968 qui a permis l'accession du parti Baas au pouvoir. Sous Saddam, il a été général et commandant en chef adjoint des forces armées.

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