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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:27

L’Etat Islamique prend Ramadi, les milices chiites appelées en renfort (Reuters)

Une colonne de trois mille miliciens chiites a atteint lundi une base militaire située dans les environs de Ramadi, tombée Dimanche 17 Mai 2015 dans les mains des combattants de l'Etat Islamique.

Selon un témoin, une longue file de véhicules blindés et de camions équipés de mitrailleuses arborant le drapeau jaune des Kataïeb Hezbollah, ont pris la direction de la base installée à une trentaine de kilomètres de la capitale de la province d’al Anbar.

Un porte-parole des miliciens a déclaré que des opérations de reconnaissance et de préparation étaient en cours avant la « bataille d’al Anbar ».

Au même moment, les djihadistes de l'Etat Islamique progressaient en direction de cette base, située à une trentaine de kilomètres à l'est de Ramadi sur la route menant à la capitale Bagdad, ont rapporté des témoins et un officier de l'armée régulière.

Les combattants de l'organisation Etat Islamique ont infligé dimanche un revers sans précédent cette année aux forces gouvernementales irakiennes en s'emparant au cours du week-end de la ville de Ramadi, située à cent dix kilomètres à l'ouest de Bagdad.

Alors que les troupes irakiennes, renforcées par des milices chiites et soutenues par la coalition aérienne constituée autour des Etats-Unis, avaient repris au début du printemps la ville de Tikrit, la chute de Ramadi est une première depuis l'offensive-éclair de l’Etat Islamique l'année dernière, quand l'organisation extrémiste sunnite avait pris Mossoul, la deuxième ville du pays, et une grande partie du nord de l'Irak.

Le premier ministre irakien Haïdar al Abadi, jusque-là réticent à impliquer des milices chiites au coeur du pays sunnite irakien par crainte d'affrontements confessionnels, a cette fois demandé leur soutien.

Les milices Hachid Chaabi, ou comités de mobilisation populaire, qui regroupent les forces paramilitaires chiites, ont reçu l'ordre de se mobiliser, a déclaré lundi un de leurs porte-parole.

« A présent que le mouvement Hachid Chaabi a reçu l'ordre de se mettre en marche, ils vont intervenir. Ils attendaient cet ordre, maintenant, ils l'ont », a dit Ali al Sarai.

Signe de la méfiance que la participation des chiites à la contre-offensive suscite, un chef de tribu sunnite de la province d’al Anbar, en exil à Erbil, a estimé lundi que le déploiement des miliciens Hachid Chaabi montrait que l'objectif de Bagdad était d'anéantir les sunnites.

Parlant d’al Anbar comme du bastion des sunnites d'Irak, le cheikh Ali Hamad a assuré « que les dirigeants irakiens veulent détruire cette citadelle et faire tomber ses murs pour que les Hachid Chaabi puissent y pénétrer et propager le chiisme ».

Un haut responsable iranien, Ali Akbar Velayati, a indiqué lundi que la république islamique était prête à aider Bagdad à s'attaquer aux djihadistes de l’Etat Islamique et il s'est dit certain que Ramadi serait « libéré » de leur emprise.

« Si le gouvernement irakien demande officiellement à la république islamique d'Iran d'effectuer quoi que ce soit qui aidera l'Irak à leur faire face, la république islamique d'Iran y répondra favorablement », a dit à Reuters télévision ce conseiller du guide suprême de la révolution.

D'après les services du gouverneur provincial, les combats de Ramadi ont fait cinq cent morts ces derniers jours, des soldats mais aussi des civils, tandis que six mille à huit mille habitants fuyaient la ville.

LA CONFIANCE DE JOHN KERRY

La chute de Ramadi est un revers majeur pour les forces ralliées contre l'organisation Etat Islamique.

C'est aussi un dur retour à la réalité pour Washington, dont un commando héliporté des forces spéciales a tué au tout début du week-end dans l'est de la Syrie un des chefs du groupe djihadiste, Abou Sayyaf, qui codirigeait les opérations financières, pétrolières et gazières de l’Etat Islamique.

Des responsables américains ont prévenu lundi que la chute de Ramadi ne se traduirait pas pour autant par un déploiement de forces américaines au sol.

« Déployer des troupes américaines dans ce combat ne ferait qu'aggraver la situation », a dit un militaire américain.

Un autre responsable, civil, a déclaré que « ce qu'il faut, c'est que ceux qui sont en Irak défendent l'Irak et en fin de compte, il s'agit des irakiens ».

En déplacement en Corée du Sud, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a dit avoir confiance dans la possibilité de reprendre Ramadi dans les prochaines semaines. « J'ai une confiance absolue dans le fait que dans les jours à venir, les choses seront inversées », a-t-il dit.

Au Pentagone, on s'efforçait de minimiser l'impact de la chute de la ville sur la contre-offensive lancée depuis des mois par les forces irakiennes et leurs alliés.

« Ramadi était contestée depuis l'été dernier, l'Etat Islamique a aujourd'hui l'avantage », a dit Elissa Smith, porte-parole du département américain de la défense.

Sa chute servira sans doute à la propagande de l'organisation dirigée par Abou Bakr al Baghdadi, mais « signifie simplement que la coalition va devoir soutenir les forces irakiennes pour la reprendre plus tard », a-t-elle ajouté.

Selon un porte-parole de la coalition, dix-neuf frappes aériennes ont visé le secteur de Ramadi depuis vendredi, ciblant notamment des positions de combat tenues par l'Etat Islamique. « La coalition a accrû son soutien dans Ramadi aujourd'hui afin de répondre à toutes les demandes des forces de sécurité irakiennes », a-t-il ajouté.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:10

Relaxe pour les deux policiers de Clichy-sous-Bois (Reuters)

Les deux policiers jugés pour non-assistance à personne en danger après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois en 2005, drame qui avait embrasé les banlieues françaises, ont été relaxés Lundi 18 Mai 2015 par le tribunal correctionnel de Rennes.

Il leur était reproché de n’avoir pas tenté de porter secours ou de n’avoir pas prévenu les services d’assistance alors que les deux adolescents s’étaient réfugiés dans un site EDF après une course-poursuite avec les forces de l'ordre.

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré, quinze ans, et Zyed Benna, dix-sept ans, avaient trouvé la mort après s'être réfugiés dans un transformateur électrique. Un troisième jeune, Muhittin Altun, dix-sept ans, qui les accompagnait, avait été grièvement blessé.

Trois semaines de violences avaient suivi dans les banlieues, avec un bilan de trois cent bâtiments et dix mille véhicules incendiés, cent trente policiers et émeutiers blessés, ce qui avait mené à l'instauration de l'état d'urgence pour la première fois depuis la guerre d'Algérie.

Dans ses conclusions, le tribunal correctionnel a jugé qu'aucun des deux policiers mis en cause, Stéphanie Klein, alors standardiste stagiaire au commissariat, et Sébastien Gaillemin, jeune gardien de la paix, n'avaient eu « conscience d'un péril grave et imminent » encouru par les adolescents.

Le second policier n'aurait fait qu'apercevoir « deux silhouettes » entrant dans un cimetière proche du site EDF lorsqu'il a dit sur la radio de la police « qu’en même temps, s'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ».

Cette phrase a été au centre des débats lors de l'audience en mars 2015 mais, selon le tribunal, cet élément ne signifie pas que le policier savait avec certitude que les adolescents allaient pénétrer dans le site EDF.

« SENTIMENT DE GÂCHIS »

La décision du tribunal est conforme aux réquisitions du parquet mais la défense des familles des jeunes a annoncé qu'elle allait faire appel à l'encontre de l’état français devant un tribunal civil pour obtenir des indemnités, seule possibilité de recours dans cette procédure.

Dans la salle d'audience, des voix ont crié à « l'impunité policière » après l'énoncé du jugement.

« Pas une seule ligne ne reprend les argumentations des parties civiles », a déploré Jean-Pierre Mignard, un des deux avocats des familles des victimes, après la lecture du jugement qu'il a qualifié de « désinvolte. C'est comme si rien ne s'était dit, rien ne s'était fait, circulez, il n'y a rien à voir », a-t-il ajouté.

Pour Emmanuel Tordjman, également avocat des parties civiles, « démonstration a été faite qu'une faute avait été commise, le tribunal en a décidé autrement ».

SOS-Racisme a estimé que cette relaxe laissait « un immense sentiment de gâchis » et n'exonérait pas les autorités d'une réflexion sur l'action des forces de l'ordre dans les quartiers populaires.

« Manifestement, notre pays a une grande capacité à s’émouvoir pour ce qui se passe à Ferguson aux Etats-Unis et identifie avec une déconcertante facilité les mécanismes du racisme et du contrôle sécuritaire des territoires où vivent des afro-américains », ajoute l'organisation dans un communiqué.

« Par contre, cette lucidité s’envole comme par magie lorsqu’il s’agit de regarder notre société en face et d’en analyser les dysfonctionnements ».

Daniel Merchat, avocat des deux policiers, a évoqué le soulagement de ses clients.

« Ce jugement est celui que j'attendais depuis neuf ans. Depuis neuf ans, mes clients ont l'intime conviction de n'avoir commis ni faute, ni erreur, ni délit. Ce long chemin de souffrance est fini et ils sont soulagés », a-t-il déclaré après le délibéré.

Ce jugement intervient après un long marathon judiciaire et le renvoi de l'affaire devant un tribunal décidé en 2013 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes, après que la cour de cassation eut annulé en 2012 le non-lieu rendu en 2011 au profit des deux policiers.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:44

http://www.syriza-fr.org/2015/05/17/gouvernement-grec-le-programme-de-thessalonique-est-en-ordre-de-marche

Le programme de Thessalonique est en ordre de marche

Dimanche 17 Mai 2015

« Les quatre piliers du programme de Thessalonique avancent à pas rapides ». Ceci est souligné par des sources grecques gouvernementales dans une dépêche informelle relative aux actions menées par le gouvernement de Syriza pendant les quatre premiers mois de son mandat. Le nouveau gouvernement grec parachève quatre mois de responsabilités et, pendant ce court intervalle, il présente une œuvre importante dont le rendu fait apparaître l’intensité de l’effort déployé et le haut niveau de coordination.

Le programme de Thessalonique

Ceux qui ces derniers temps critiquent le gouvernement s’efforcent de démontrer que la politique qu’il exerce s’éloigne du programme de Thessalonique, engagement fondamental de Syriza, associé à sa victoire, et de l’accord de programme du gouvernement de salut social. La vérité cependant est que les quatre piliers du programme de Thessalonique avancent à pas rapides, en dépit des difficultés objectives.

La loi pour le traitement de la crise humanitaire a été votée et le programme qui en découle s’applique en s’élargissant en permanence. Par cette voie, la priorité fondamentale du programme gouvernemental, prendre soin des citoyens éprouvés par la crise économique et l’austérité des memoranda, se réalise. Dans une mesure importante, l’alimentation, le logement et l’énergie électrique pour des dizaines de milliers de foyers, sont assurés. Le nombre de demandes de bénéficier de la nouvelle loi est de cent quatre-vingt mille.

La participation de cinq euros, exigée pour tout acte médical dans les hôpitaux publics, a été supprimée.

La décision interministérielle qui concerne la couverture maladie de toutes les personnes sans assurance, sans critère de revenu, est à la signature.

Les gardes des médecins dans les hôpitaux publics de la période de 2012 à 2014, impayées des gouvernements précédents, ont été payées.

La loi qui concerne le règlement en cent échéances des dettes non recouvrées envers le trésor public et les caisses d’assurances a été votée, assortie d’amendements qui règlent des questions de lutte contre l’évasion fiscale et d’encaissement plus rapide de diverses recettes fiscales. Des centaines de milliers d’entreprises se sont soumises au régime prévu et ont ainsi obtenu les attestations administratives nécessaires à la poursuite de leurs activités.

Des coups ont été infligés à l’évasion fiscale par un amendement sur la taxation des transactions triangulaires et des mesures pour la localisation et la saisie de fonds issus d’activités « au noir ».

Le projet de loi sur la règlementation du travail, la restauration des conventions collectives négociées et le retour progressif du salaire minimum à sept cent cinquante et un euros, est à son étape finale d’élaboration avec, à ce sujet, le soutien exprimé de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et même encore de Jean-Claude Juncker.

Le quatrième pilier du programme de Thessalonique se réalise par étapes.

Une législation sur l’efficacité de l’administration publique prévoit, entre autres, le retour à leurs postes des fonctionnaires licenciés par le gouvernement du mémorandum, celui d’Antonis Samaras et d’Evangelis Venizélos. Les femmes de ménage du ministère des finances et les auxiliaires des écoles ont réintégré leur travail et il est aussi prévu le retour de trois mille six cent fonctionnaires licenciés.

ERT, l’audiovisuel public grec, démantelé par le précédent gouvernement et restauré par l’actuel gouvernement de Syriza, va bientôt émettre.

Les dispositifs votés, ou en voie de l’être, sur l’éducation, la recherche et la technologie introduisent d’urgence des mesures pour pallier à la dégradation induite par les politiques du mémorandum, renforcer la démocratie dans l’enseignement supérieur, redresser les injustices commises à l’égard des personnels, revaloriser le cadre de la recherche scientifique, conforter la reconnaissance de l’éducation spécialisée et enfin faciliter l’accès au lycée et aux établissements universitaires des classes défavorisées, notamment par la suppression des examens nationaux en première et en deuxième classes du lycée et le recours obligatoire à une banque nationale des sujets.

La loi sur l’humanisation du système pénitentiaire assure la protection des droits des détenus, notamment des détenus malades, âgés ou handicapés, réforme le droit pénal des mineurs selon les acquis de la culture démocratique européenne, ouvre la voie à l’amélioration de la détention et harmonise le droit pénitentiaire de la Grèce avec celui des pays démocratiques.

Un amendement à cette loi supprime certaines dérives liberticides des précédents gouvernements.

Des lignes rouges infranchissables

Les lignes rouges du gouvernement sur les questions du travail et des assurances sont maintenues à l’endroit où elles ont été tracées. Non par obsession mais aussi parce que des acteurs officiels internationaux adhèrent maintenant au point de vue du gouvernement, que la mise en route des négociations collectives et l’augmentation progressive du salaire minimum sont au bénéfice de la croissance et de l’économie en général. Vendredi 15 Mai 2015, l’OIT, suite à la rencontre du ministre grec du travail Panos Skourletis avec le directeur général de l’organisation, a salué le redémarrage du dialogue social en Grèce.

L’OIT, dans son communiqué, insiste sur l’appréciation positive des nouveaux efforts du gouvernement grec et des partenaires sociaux pour la promotion des négociations collectives, aussi de la tâche législative en cours visant à l’harmonisation avec des modèles internationaux. L’OIT remarque qu’elle va poursuivre les efforts de coopération avec les représentants grecs dans le but cité, et dans d’autres domaines prioritaires pour l’amélioration du marché grec du travail.

Par ailleurs, dans cette même direction se situe la déclaration commune du 6 mai 2015 du président de la commission européenne Jean-Claude Juncker et du premier ministre Alexis Tsipras. Dans leur déclaration les deux dirigeants ont souligné « qu’il y a convergence d’opinions autour du rôle d’un système de négociations collectives moderne et efficace, qui doit être développé à travers un large débat et correspondre aux standards européens les plus élevés ». Encore, ils n’ont pas omis de remarquer « le besoin pour que les évolutions salariales et les institutions du marché du travail jouent un rôle de soutien à la création de postes d’emplois, à la compétitivité et à la cohésion sociale ».

Cependant le Fonds Monétaire International (FMI), contre l’avis des spécialistes et les volontés politiques, insiste qu’il ne faudrait pas renverser « des politiques déjà appliquées » et même que, dans un document relatif, « dans ce domaine les plus grands progrès ont été effectués dans le passé ». C’est à évoquer les coupes des salaires et des retraites par le gouvernement Samaras Venizélos.

Le gouvernement grec par une loi sur les questions du travail va confirmer, aussi par voie législative, son refus de pérenniser les atteintes portées au droit du travail par le gouvernement Samaras Venizélos.

Il va annuler par voie législative la clause de déficit zéro pour les retraites complémentaires afin qu’elles se maintiennent au niveau du 31 décembre 2014.

Il n’acceptera pas les licenciements collectifs.

Il va garder en vigueur la loi actuelle sur le syndicalisme.

Les questions de fiscalité

Ces derniers jours, l’opposition officielle de droite s’est déchaînée dans une campagne de communication parlant d’un supposé « plan de pillage fiscal » du gouvernement. Ils ne tiennent pas compte de la devise qui dit qu’il ne faut pas parler de corde avec la famille d’un pendu.

C’est bien Antonis Samaras et son gouvernement qui ont instauré l’impôt unique (inique) sur le patrimoine immobilier (ENFIA), qui ont pérennisé ladite « contribution extraordinaire de solidarité », qui ont ravagé les ménages et les entreprises alors qu’ils détournaient le regard de l’évasion fiscale et feignaient l’indifférence confrontés à la révélation de la liste électronique des grands déposants, évadés fiscaux, livrée par Christine Lagarde, la fameuse « liste Lagarde ».

Le gouvernement a voté en mars la loi sur le règlement des créances non recouvrées, qui a donné un ballon d’air aux ménages, aux indépendants et aux entreprises. A titre indicatif, voici les éléments fournis par le ministère des finances.

Jusqu’au 11 mai 2015, c’est-à-dire pour une période de vingt-quatre jours, trois cent quatre-vingt mille débiteurs ont fait la demande de se soumettre au nouveau règlement, pour une somme totale de dettes de deux milliards huit cent millions d’euros.

En ce qui concerne les caisses d’assurances, jusqu’au 12 mai 2015, environ cent quarante-quatre mille assurés se sont soumis au règlement de leurs dettes, pour une somme totale de dettes de trois milliards quatre cent millions d’euros.

Il mérite de comparer les sommes soumises à règlement selon le nouveau dispositif, le nombre de contribuables et d’assurés y participant, avec les résultats obtenus par une loi se prévalant de la même ambition, introduite par le gouvernement d’Antonis Samaras.

Le gouvernement actuel a prouvé en actes que non seulement il porte la volonté politique de débarrasser les citoyens et les entreprises du nœud coulant de la dette privée, que les gouvernements des mémorandums leur ont passé au cou, mais que déjà il réalise cette volonté.

Les scénarios d’un prétendu « pillage fiscal », l’opposition officielle de droite peut se les garder pour se remémorer ses propres jours et travaux. Le gouvernement actuel n’a point comme objectif d’augmenter les charges sur les épaules de ceux qui en ont été à ce jour les habituels porteurs mais, au contraire, il a l’intention d’alléger les fardeaux des épaules des revenus modestes.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:06

Peine de mort demandée contre l’ancien président égyptien Morsi (Reuters)

Un tribunal égyptien a réclamé Samedi 16 Mai 2015 la peine de mort à l'encontre de l'ancien président Mohamed Morsi et de cent six autres partisans des frères musulmans, accusés d'être impliqués dans une évasion collective d'une prison du Caire durant le soulèvement de 2011.

Cette requête a suscité des condamnations émanant aussi bien des frères musulmans que du Hamas, d'Amnesty International ou du chef de l’état turc, Recep Tayyip Erdogan.

La justice égyptienne, qui rendra sa décision finale le 2 juin 2015, a également réclamé la peine de mort dans une autre affaire à l'encontre de Khaïrat al Chater, guide de la confrérie, et de quinze autres personnes accusées de conspiration contre l'Egypte avec le soutien de groupes étrangers.

Ces demandes, comme toutes les condamnations à la peine capitale, vont être transmises pour avis consultatif au grand mufti d'Egypte, Chaouki Allam, comme le veut la loi avant le verdict définitif. L'avis du grand mufti n'a pas valeur contraignante.

Mohamed Morsi peut faire appel du verdict, bien qu'il ait d'ores et déjà jugé le tribunal illégitime, estimant que toutes les procédures judiciaires engagées contre lui participaient de ce qu'il appelle un coup d’état orchestré contre lui en 2013 par le chef des armées d'alors, Abdel Fattah al Sissi, aujourd'hui président.

Nombre des coaccusés sont en fuite. Mohamed Morsi, qui est en détention depuis son renversement, a affiché un air de défi samedi dans la cage où il avait été introduit, dans la salle d'audience. Souriant, il a brandi les poings en l'air alors que le juge Chaaban al Chami lisait les décisions.

À Istanbul, un ancien ministre du gouvernement de Mohamed Morsi, Amr Darrag, a dénoncé la décision de la cour et a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures pour que l'ancien président échappe à la peine de mort.

CONDAMNATIONS

« Il s'agit d'un verdict politique, c'est un assassinat que l'on s'apprête à commettre et il faut que la communauté internationale l'empêche », a déclaré Amr Darrag, fondateur du parti de la justice et de la liberté, branche politique des frères musulmans.

Amnesty International a estimé que la décision rendue à l'encontre de Mohamed Morsi relevait « d’une parodie de justice fondée sur des procédures nulles et non avenues », et a demandé à ce que l’ancien président bénéficie d'un nouveau procès, devant une instance civile.

Dans la bande de Gaza, un porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, a condamné la décision du tribunal, parlant « d’un crime contre le peuple palestinien ». Le Hamas est une émanation du mouvement international des frères musulmans.

Quant au président Recep Tayyip Erdogan, il a critiqué la décision de justice et accusé l’occident d'hypocrisie.

« Tout en abolissant chez eux la peine de mort, les occidentaux se contentent de prendre note, sans rien faire, de l'énoncé des peines capitales en Egypte », a-t-il dit, cité samedi par l'agence de presse officielle Anatolie.

Mohamed Morsi a déjà été condamné le mois dernier à vingt ans de prison incompressibles pour la mort de manifestants en décembre 2012.

La mouvance des frères musulmans dit prôner une résistance pacifique mais a été bannie et qualifiée en décembre 2013 d'organisation terroriste par le nouveau pouvoir.

La répression s'est étendue aux autres voix discordantes, dont plusieurs figures de proue de la « révolution du Nil » qui a conduit à la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.

Samedi, quatre personnes, dont trois magistrats, ont été tuées dans des tirs contre leur véhicule à al Arich dans le nord de la péninsule du Sinaï, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Le ministère de l’intérieur a indiqué pour sa part qu'un policier avait été abattu dans la banlieue du Caire par des individus circulant à moto.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:43

http://www.syriahr.com/en/2015/05/turkey-equips-syrian-rebels-to-storm-isis-held-city-of-tel-abyad

http://www.aranews.net/2015/05/turkey-equips-syrian-rebels-to-storm-isis-held-city-of-tel-abyad

La Turquie équipe les rebelles syriens pour prendre d'assaut la ville de Tel Abyad tenue par l’Etat Islamique (ARA News)

Dimanche 17 Mai 2015

Les autorités turques ont essayé de préserver leur frontière de huit cent kilomètres avec la Syrie voisine déchirée par la guerre au cours des quatre dernières années, surtout que la plupart des postes frontaliers ont été sous le contrôle des islamistes depuis le début de la crise syrienne.

Parlant à ARA News, l'ancien porte-parole de la brigade d’al Krad de l’Armée Syrienne Libre (ASL), Ahmed Hisso, a déclaré que les autorités turques ont récemment échoué à intervenir dans la ville frontière de Tel Abyad dans la province de Raqqa, dans le nord la Syrie, « malgré de fréquentes tentatives ».

La dixième division de l’ASL, soutenue par les autorités turques, n'a pas réussi à pénétrer dans la ville de Tel Abyad, la principale ville frontalière avec la Turquie dans le nord de la Syrie tenue par l’Etat Islamique.

« Les autorités turques ont reconnu leur échec à Kobane et Tel Abyad », a dit Ahmed Hisso.

En février 2015, la Turquie a appuyé la création de la dixième division de l’ASL, qui se compose de mille sept cent soldats, la plupart d'entre eux sont d'anciens combattants du Front al Nusra et d’Ahrar al Cham. La majorité des combattants de la nouvelle faction vient des provinces de Deir al Zor, Raqqa et Hasakah, dans le nord de la Syrie, ont dit des militants kurdes locaux à ARA News.

« La Turquie leur a fourni la logistique nécessaire et les a positionnés sur la frontière de Tel Abyad après les avoir équipés avec des armes légères et moyennes », a déclaré Ahmed Hisso.

La source a également souligné que la Turquie, après avoir échoué à intervenir militairement à Tel Abyad, « cherche à contrôler la ville administrativement par le Conseil Civil Turkmène. Il y a un accord entre les arabes, les kurdes et les turkmènes à propos de l'administration de Tel Abyad, après sa libération de l'Etat Islamique ».

Dans l'intervalle, l'ancien porte-parole d'al-Akrad a déclaré que les forces conjointes des unités de protection du peuple YPG, des rebelles de Burkan al Furat et de la coalition internationale menée par les Etats Unis vont coopérer pour libérer Tel Abyad, « qui aidera à l'ouverture de la route entre Kobane et Hasakah ».

Les forces conjointes continuent leur progression vers la ville de Tel Abyad, venant de Kobane dans la province d'Alep et de Sere Kaniye, Ras al Ain, dans la province d’Hasaka, dans le nord la Syrie, pour faire sortir le groupe radical de l’Etat Islamique de la région.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 15:47

http://www.reuters.com/article/2015/05/17/us-mideast-crisis-syria-raid-idUSKBN0O20CM20150517

Trente-deux membres de l’Etat Islamique tués dans le raid américain en Syrie (Reuters)

Au moins trente-deux membres de l'Etat Islamique, dont quatre de ses dirigeants, ont été tués dans des frappes aériennes et le raid des forces spéciales américaines qui a ciblé le groupe dans l'est de la Syrie, a déclaré, Dimanche 17 Mai 2015, l’Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme (OSDH).

Des responsables américains ont déclaré que le raid a tué un dirigeant de l’Etat Islamique identifié comme un tunisien qui a aidé à gérer ses ventes de pétrole et de gaz sur le marché noir pour lever des fonds. Un responsable américain a déclaré qu'environ une douzaine de combattants ont été tués dans le raid.

L’OSDH est un groupe de surveillance basé en Grande Bretagne qui rassemble ses informations de sources dans la région.

L’opération dans la province orientale de Deir al Zor marque un changement de la stratégie de Washington de compter principalement sur les frappes aériennes pour cibler des militants dans la région.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:59

http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_13/05/2015_549981

Les grecs indépendants refusent de soutenir l'amendement sur la mosquée d’Athènes

Les grecs indépendants, le partenaire minoritaire de la coalition, ont voté contre deux amendements au parlement, Mardi 12 Mai 2015, dans le premier signe de désaccord grave avec Syriza.

Le parti nationaliste de droite a refusé de soutenir les amendements concernant la construction d'une mosquée à Athènes et les dettes de la salle de concert d'Athènes.

Les deux amendements ont été adoptés avec le soutien des partis d'opposition.

Le parti d’extrême droite de l’Aube Dorée était le seul autre parti à voter contre l'amendement pour la mosquée d’Athènes.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:40

Dans un geste symbolique, la Grèce décide la réouverture de l’ERT (Reuters)

Le parlement grec a adopté un projet de loi, Mercredi 29 Avril 2015, de réouverture de la radio-télévision publique fermée brusquement il y a près de deux ans, dans un geste symbolique pour fermer ce que le premier ministre Alexis Tsipras a appelé une « grande plaie » du programme de renflouement du pays.

La réouverture de l’ERT a été une priorité pour son parti de gauche Syriza, qui a protesté farouchement contre la manière dont les écrans de télévision sont devenus noirs à minuit le 11 juin 2013, après que le gouvernement de l'époque dirigé par les conservateurs ait décidé de fermer l’institution vieille de soixante-quinze ans.

« Ce gouvernement est déterminé à mettre un terme à l'écran noir. Ce gouvernement de la gauche rouvre l’ERT », a déclaré le député de Syriza Yiorgos Pantzas, quelques heures avant le vote du projet de loi pour relancer l'ERT.

ERT, dont le budget était de trois cent millions d’euros par an, trois cent vingt-six millions de dollars, a été remplacé par un diffuseur plus petit nommé NERIT, qui devrait être fusionné ou absorbé par l'ERT.

NERIT a été boudé par beaucoup au début, mais il a ensuite évolué. ERT avait trois chaînes de télévision nationales et plusieurs stations de radio avant sa fermeture.

Le gouvernement a dit que les quelque deux mille cinq cent membres du personnel qui ont été licenciés après la fermeture, dont six cent journalistes, seraient réembauchés à un coût annuel d'environ trente millions d'euros. Cela sera couvert par une charge existante sur les factures d'électricité de trois euros par mois.

Athènes, enfermé dans des pourparlers avec ses prêteurs depuis des mois dans un effort pour parvenir à un accord qui pourrait débloquer l'aide financière, a promis de ne pas prendre de mesures qui auraient « un impact négatif sur les objectifs budgétaires ». Athènes a promis de réduire les coûts opérationnels, et de relancer l'ERT tout en gardant les employés de NERIT.

Le gouvernement a prévu de définir les détails de ses plans dans les prochains mois.

Le choc de la fermeture de l'ERT, avec les présentateurs coupés en milieu de phrase, était l'une des mesures les plus drastiques pour aider à répondre aux termes du plan de sauvetage international du pays de deux cent quarante milliards d’euros.

Il a déclenché une vague de protestations et le retrait d'un partenaire de la coalition gouvernementale à l'époque, allumant ce que beaucoup considèrent comme le début de la montée de Syriza au pouvoir.

Pendant des semaines, les journalistes ont diffusé une chaîne de nouvelles sur internet, défiant les ordres de quitter le siège de la radio-télévision fermée. Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment dans des manifestations quotidiennes, comme les musiciens de l'orchestre symphonique national de l’ERT, certains en larmes. Le gouvernement a dit qu'il prévoit de réembaucher les musiciens.

« Nous n’oublierons pas l’écran noir de l’ERT », a déclaré la présidente du parlement et député de Syriza Zoe Konstantopoulou qui avait rejoint les manifestants contre la fermeture. « Il a marqué le début d'un chemin inverse qui a activé les réflexes démocratiques de notre peuple ».

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 17:25

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/05/12/20002-20150512ARTFIG00251-grece-les-femmes-de-menage-recuperent-leur-emploi.php

Les femmes de ménage récupèrent leur emploi

Par Géraldine Russell et Mathilde Golla

Mardi 12 Mai 2015

Elles nettoyaient le ministère des finances jusqu'à leur licenciement abrupt en septembre 2013. Après deux ans de mobilisation, les cinq cent quatre-vingt-quinze travailleuses ont obtenu du gouvernement de pouvoir reprendre le travail.

Elles ont finalement obtenu gain de cause. Après plus de vingt mois de combat, les femmes de ménage du ministère des finances grec, licenciées abruptement par l'ancien gouvernement, retrouveront leur travail. Une victoire due à leur acharnement, qui les a portées durant presque deux ans. « Nous y avons cru depuis le départ », raconte fièrement Evagelia Alexaki, une travailleuse de cinquante-huit ans, au Wall Street Journal.

Au commencement de cette mobilisation sans précédent en Grèce, la décision de Yanis Stournaras, l'ancien ministre des finances, de placer tous les personnels de ménage de l'administration financière en disponibilité. « Le 27 septembre 2013, je rentrais de vacances et quand je suis arrivée devant la porte du ministère, il y avait une affiche disant que je ne devais pas reprendre mon travail », raconte Lili Tzanaki. Les quelque cinq cent employées pourront toucher soixante-quinze pour cent de leur salaire durant huit mois sans venir travailler avant d'être au mieux mutées d'office, au pire licenciées purement et simplement. « Un collaborateur du ministre nous a dit que nous coûtions cher et que nous étions le personnel dont le limogeage poserait le moins de problèmes juridiques », racontait à l'époque Anna Chrisikopoulou, quarante-trois ans et sans diplôme comme la plupart de ses collègues. Le nettoyage du ministère et des centres des impôts, également concernés, sera en fait confié à des sociétés privées, qui pratiquent des salaires inférieurs.

Le symbole des politiques d’austérité

Quelques femmes commencent par se relayer quotidiennement sous les fenêtres du ministre pour crier leur colère d'être mises au rebut après plusieurs décennies de labeur pour certaines.

Puis, petit à petit, leur résistance devient plus déterminée et s'organise, munies de tentes, elles installent un campement sauvage en face du parlement, elles créent des pancartes, des affiches et des banderoles relayant leur mobilisation et elles n'hésitent pas à discuter avec les passants pour leur expliquer leur situation.

Jour après jour, elles deviennent le symbole des politiques d'austérité du gouvernement d’Antonis Samaras, honnies par une population à genoux.

Sans surprise, elles votent Syriza aux dernières élections, espérant comme beaucoup d'autres un changement radical. Lorsqu’Alexis Tsipras est élu, elles festoient place Klathmonos avant de regagner leur campement, grisées par ce vent nouveau. « Maintenant, on espère que la situation va s'arranger, pas seulement pour nous mais pour tout le monde dans le pays, confiait alors Georgia Konomou au Figaro. Peur, non, qu’est-ce qui pourrait nous faire peur ? »

Ce revirement ne réjouit cependant pas tout le monde. L'opposition craint un retour de bâton de la troïka, peu enchantée par cette entorse aux réductions de dépenses. Et si les femmes de ménage du parlement sont devenues le symbole de l'austérité qui sévit en Grèce, elles pourraient tout aussi bien cristalliser les incompréhensions. « C'est la même chose qu'avant », grogne Theodoris Lambrou, un restaurateur interrogé par le Wall Street Journal. « Le gouvernement prend soin de certains et ignore les autres. Les femmes de ménage engagées par des sociétés privées qui nettoient le ministère des finances depuis deux ans vont elles aussi perdre leur emploi. Qui va s'en soucier ? »

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 17:04

http://www.actu.cotetoulouse.fr/le-npa-31-porte-plainte-contre-la-mairie-de-toulouse-suite-a-linterdiction-dune-reunion-publique_12476

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Haute Garonne porte plainte contre la mairie de Toulouse suite à l’interdiction d’une réunion publique

Après s’être vu retirer le prêt d’une salle municipale pour organiser une réunion publique en mars 2015, le NPA de Haute Garonne a décidé de contre attaquer sur le front judiciaire.

Mercredi 13 Mai 2015

Le 31 mars 2015, la salle Barcelone de Toulouse devait accueillir une réunion publique et militante, organisée dans le cadre d’une semaine de mobilisation contre « l’apartheid israélien ». Pilotée par le NPA de Haute-Garonne, cette réunion prenait place dans une tournée organisée par le comité Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) France qui défend des actions de boycott contre Israël, en raison de sa politique qui relève de « l’apartheid ».

Jugeant ne pas avoir été informé à l’avance de la présence du comité BDS France qu’il juge constitué de plusieurs « membres ayant subi des condamnations pour discriminations et incitation à la haine raciale », le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc avait alors décidé d’interdire la réunion quelques heures avant sa tenue.

Incompréhensible pour les deux organisations qui faisaient venir pour l’occasion Farid Esack, figure de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud et professeur d’université à Johannesburg.

Elles pointent d’autre part « les motifs diffamatoires » invoqués plus haut par le maire de Toulouse et juge cette interdiction « choquante et portant gravement atteinte à la liberté de réunion ».

Nouvelle réunion en juin

Les deux organisations ont ainsi déposé un recours Jeudi 7 Mai 2015 devant le tribunal administratif de Toulouse pour faire annuler cette décision. Soutenue par la Ligue des Droits de l’Homme, la démarche n’est pas commentée par la mairie de Toulouse qui dit « ne pas désirer faire de commentaires sur une affaire en cours ».

Le NPA de Haute Garonne et le comité BDS France ne désarment pas non plus sur le plan des réunions publiques. Bernard Cholet, du NPA de Haute Garonne, a annoncé la tenue d’une nouvelle conférence en juin 2015.

Nous souhaitons y aborder la question de l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme en invitant notamment des membres de l’Union Juive Française pour la Paix. A cette occasion, nous allons à nouveau solliciter une salle municipale, précise Bernard Cholet.

De son côté, le comité BDS France compte faire revenir très bientôt Farid Esak pour une tournée en France et particulièrement à Toulouse.

En marge de cette polémique, des militants du comité BDS France ont porté plainte en janvier 2015 suite à l’agression dont ils auraient été victimes au métro Balma-Gramont alors qu’ils distribuaient des tracts annonçant la réunion. Ils avaient par la suite demandé une rencontre à la préfecture pour connaître les suites de cette affaire, sans succès. De son côté, la mairie de Toulouse avait retenu de cet épisode, « des débordements liés à une manifestation de l’association BDS France » et s’était notamment appuyée sur cet argument pour justifier l’annulation de la réunion de mars 2015.

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