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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:20

Karim Wade condamné à six ans de prison au Sénégal (Reuters)

La justice sénégalaise a condamné Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, à une peine de six ans d'emprisonnement et à une amende de cent trente-huit milliards de francs CFA, deux cent neuf millions d'euros, réduisant ses espoirs d'être candidat à la présidentielle de 2017.

L'ancien ministre, qui était l'une des personnalités les plus puissantes du Sénégal lorsque son père était au pouvoir, entre 2000 et 2012, était jugé devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) depuis l'été dernier pour « enrichissement illicite et corruption ».

Le parquet avait requis sept ans de prison et une amende de deux cent cinquante milliards de francs CFA, trois cent quatre-vingt-un millions d'euros.

« Les faits constituent un enrichissement illicite de la part de Karim Wade », a déclaré le juge de la CREI Henri Grégoire Diop, en relevant notamment que Karim Wade avait dissimulé des fonds dans des sociétés off-shore basées aux îles Vierges britanniques et à Panama.

L'un des avocats de Karim Wade, Ciré Clédor Ly, a annoncé qu'il ferait appel devant la cour suprême. « La CREI est le bras armé du gouvernement explicitement mis en place pour exécuter un adversaire politique », a-t-il dit.

Baptisé par les médias sénégalais le « ministre du ciel et de la terre » sous la présidence de son père, époque où il a contrôlé jusqu'à cinq ministères, Karim Wade, quarante-six ans, se dit victime d'un procès politique, accusation rejetée par le gouvernement.

« UNE HONTE »

Karim Wade, qui est en détention depuis avril 2013, avait été désigné samedi dernier par le principal parti de l'opposition, le parti démocratique sénégalais (PDS), comme candidat à la prochaine élection présidentielle.

Réunis dans la salle d'audience, des partisans de l'opposition ont vivement protesté à l'énoncé du verdict. « Je ne veux plus être sénégalaise. Ce verdict est une honte », a crié une femme.

Karim Wade était absent lors de cette audience. Son père, qui était présent, n'a fait aucun commentaire à la presse.

Le président Macky Sall, qui a succédé à Abdoulaye Wade lors d'une élection serrée en 2012, a averti la semaine dernière que son gouvernement ne tolérerait aucune tentative de déstabilisation du pays à l'annonce du verdict.

La police patrouillait en nombre Lundi 23 Mars 2015 dans les rues de Dakar, mais le calme dominait dans la capitale après l'annonce de la sentence. Plusieurs dizaines de partisans de Karim Wade se sont réunis devant la maison de l'ancien ministre, dans le quartier du point E, pour lui exprimer leur soutien.

La prochaine élection présidentielle au Sénégal pourrait avoir lieu dès 2017, si Macky Sall réduit, comme il s'y est engagé, la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Un référendum sur l'instauration du quinquennat aura lieu l'an prochain.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:06

http://alexandrekoltchenko.wesign.it/fr

Solidarité avec Alexandre Koltchenko

Alexandre Koltchenko est un anarchiste, militant pour les droits sociaux et militant antifasciste de Crimée pris en otage par les autorités russes. En même temps que d’autres militants de Crimée, il a été kidnappé par le FSB, l’ancien KGB, et est aujourd’hui détenu à Moscou dans la prison spécialisée de Lefortovo comme otage politique. Il est accusé, selon les articles du code pénal de Russie, « d’attentat et de participation à des organisations terroristes ».

Nous exigeons leur libération immédiate ainsi que l’arrêt de toute action publique à leur encontre.

Pourquoi Alexandre Koltchenko est-il en prison ?

Alexandre Koltchenko, qui pourtant depuis des années a fait preuve de ses opinions antifascistes, est accusé d’appartenir à « Pravy Sektor », une organisation d’extrême-droite dont le rôle dans les évènements en Ukraine est largement surestimé par la propagande officielle russe. Aujourd’hui en Russie, tout militant indépendamment de ses opinions politiques qu’il soit de gauche, anarchiste ou libéral peut être accusé d’être membre ou sympathisant de Pravy Sektor. Cette situation est comparable à celle de l’époque de Staline où on recherchait des « trotskistes » quasi-inexistants ou bien à la chasse aux communistes aux Etats-Unis à l’époque de la chasse aux sorcières menée par Joseph Mac Carthy. Le régime nationaliste et autoritaire de Vladimir Poutine utilise tous les arguments possibles et imaginables dans sa propagande à commencer par des préjugés religieux et des éléments de la théorie du complot et jusqu'au racisme. Ce système parasite la rhétorique antifasciste. De ce fait, toute personne qui dérange peut être accusée d’être « fasciste » même si cette personne est d’opinion opposée au fascisme, c’est-à-dire même si elle est de gauche ou anti-autoritaire. La persécution de l'antifasciste Alexandre Koltchenko et du cinéaste et militant Oleg Sentsov, tous les deux inclus par les juges d’instruction dans la même organisation « terroriste », est purement politique. Elle sert à intimider les habitants de Crimée dans le but de prévenir toute action d’opposition dans la péninsule. Dans la Crimée annexée, toutes les méthodes les plus autoritaires de la répression sont utilisées pour faire taire les mécontentements. En raison de menaces sur la vie et sur la liberté, plusieurs personnes ont déjà dû quitter la Crimée, dont notamment des défenseurs des droits de l’homme, des militants étudiants, syndicalistes, anarchistes et antifascistes, ainsi que les activistes de la communauté tatare de Crimée. Ces derniers, en outre, doivent faire face à la discrimination liée à leur nationalité depuis l’annexion de la péninsule.

Que risque Alexandre Koltchenko ?

Alexandre Koltchenko encourt jusqu’à vingt ans de prison, une peine exhorbitante pour un « attentat » dans lequel il n’est pas impliqué. Alexandre Koltchenko et d’autres prisonniers politiques ukrainiens sont détenus seulement dans le but de démoraliser l’opposition par des procès judiciaires d’intimidation. La liberté de ces prisonniers est directement liée à la stabilité du régime poutinien. Si les activistes parvenaient à déstabiliser l’assurance de Vladimir Poutine et son impunité, ces prisonniers seraient libres. On ne peut pas espérer que les procès d’Alexandre Koltchenko ou d’Oleg Senstov soient justes ou menés selon la loi. Leur arrestation est arbitraire, les accusations contre eux sont des pures falsifications. Et tout ceci n’est pas une erreur car le régime agit en pleine conscience.

Comment peut-on aider Alexandre Koltchenko ?

Nous appelons les mouvements de gauche et les libertaires étrangers à soutenir Alexandre Koltchenko. Vous pouvez organiser des actions, envoyer des lettres de soutien à Alexandre Koltchenko, récolter de l’argent pour payer ses avocats et des colis de nourriture et aider sa famille. Il est également très important de diffuser l’information sur son cas. Il faut se désolidariser de ceux qui soutiennent l’expansion agressive du nationalisme russe même si celui-ci est masqué par une rhétorique « de gauche ou anti-impérialiste ». Le régime de Vladimir Poutine se passera bien de votre compassion, gardez-la pour ses victimes.

Quand peut-on commencer cette campagne de soutien ?

Nous vous demandons également d’organiser des actions de soutien à Alexandre Koltchenko et à d’autres prisonniers politiques, dans la période du premier au 7 avril 2015. Les délais de détention d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov se terminent le 11 et le 16 avril 2015 respectivement. Début avril 2015, le tribunal de Lefortovo doit se prononcer sur la mesure de sûreté, soit ils resteront en prison, soit ils seront interdits de quitter le territoire de la Russie ou bien assignés à résidence. Et c’est seulement une pression forte et large sur le régime de Vladimir Poutine et des protestations dans le monde entier qui pourront donner à nos camarades une chance de sortir de la prison.

Nous exigeons leur libération immédiate ainsi que l’arrêt de toute action publique à leur encontre.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 19:47

https://www.kurdistantribune.com/2015/ocalans-historic-newroz-message-calls-for-new-era-full-text

Abdullah Ocalan, leader du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a publié un message historique à l’occasion du Newroz, le nouvel an kurde, appelant à une nouvelle ère de paix et de changement démocratique pour surmonter la violence de la forme de l’état nation au Moyen Orient.

La foule a crié « vive le leader Ocalan », dans les moments de silence avant la lecture du message.

Deux membres de la délégation du parti démocratique des peuples (HDP) ont lu le message devant une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes, à Diyarbakir, Samedi 21 Mars 2015, le député Pervin Buldan en kurde, et le député Sirri Surreya Onder en turc.

Sirri Surreyya Onder a transmis les salutations du leader du PKK, considéré par beaucoup comme le leader du peuple kurde.

Le texte intégral du message est le suivant

A tous nos peuples

Je souhaite un bon Newroz à tous nos peuples et à tous les amis qui militent pour la paix, l’égalité, la liberté et la démocratie.

La crise causée par les politiques néo-libérales imposées au monde entier par le capitalisme impérialiste et ses collaborateurs despotiques régionaux produit des effets dévastateurs dans notre région et notre pays. Dans ce contexte de crise, les différences ethniques et religieuses des peuples et des cultures sont anéanties par des guerres d’identité aussi absurdes que brutales. Qu’elles soient historiques ou contemporaines, morales ou politiques, nos valeurs ne peuvent se taire face à ce tableau. Nos croyances religieuses et notre responsabilité politique et morale commandent une action urgente.

Notre lutte pour la démocratie, la liberté, la fraternité, et pour l’instauration d’une paix honorable dans notre pays, a aujourd’hui atteint un stade historique. La lutte jalonnée de souffrances menée par notre mouvement durant quarante ans n’a pas été vaine, mais elle a aujourd’hui atteint un stade qui implique un changement de forme. L’histoire exige de nous une solution démocratique et une paix conformes à l’esprit de notre époque. C’est aussi la volonté de nos peuples. Ainsi, il nous incombe d’entamer un nouveau processus basé sur notre déclaration de dix articles proclamée officiellement dans l’historique palais de Dolmabahce.

Je pense qu’un accord sur les principes posés dans la déclaration doit nécessairement conduire à la tenue d’un congrès afin de mettre fin à la lutte armée menée depuis près de quarante ans par le PKK contre la république de Turquie et de définir de nouvelles stratégies politiques et sociales conformes à l’esprit de la nouvelle ère. J’espère que nous parviendrons très bientôt à un accord de principe, ce qui nous permettra de réaliser ce congrès avec succès, après l’établissement de la commission « vérité et réconciliation » constituée des membres du parlement et d’un conseil de monitoring. Avec ce congrès, va commencer une nouvelle période.

Cette nouvelle période va se traduire par l’instauration de la paix et la construction d’une société démocratique jouissant d’une identité démocratique et fondée sur une citoyenneté libre et égalitaire garantie constitutionnellement, dans le cadre de la république de Turquie.

Ainsi, nous laissons derrière nous les quatre-vingt-dix ans de conflits qui ont marqué l’histoire de la république de Turquie et nous marchons vers un avenir façonné par les critères de la démocratie universelle et fondé sur une paix véritable. Il convient au sens historique réel du Newroz de me joindre à vous pour saluer cette nouvelle phase. Ce qui est vrai pour notre pays et pour nos peuples est aussi vrai pour toute cette région sacrée. La réalité de l’impérialisme capitaliste, telle qu’elle se manifeste en particulier depuis un siècle, est la suivante, renfermer sur elles-mêmes les identités religieuses et ethniques, contrairement à leur essence, et les mettre en opposition sur la base du nationalisme de l’état nation, en d’autres mots, perpétuer son existence par l’application de la politique « diviser pour mieux régner ».

Nous devons savoir que l’EIIL est la dernière manifestation des carnages provoqués par les forces impérialistes qui ne renoncent pas à leurs ambitions sur le Moyen-Orient. Cette organisation a commis contre les peuples et les groupes confessionnels de la région, kurdes, turcs, arabes, yézidis et assyro-syriaques, des massacres d’une violence telle que même l’adjectif barbare ne pourrait les qualifier.

Il est temps désormais d’en finir avec cette histoire violente et dévastatrice pour passer à la démocratie, à la fraternité et à une paix digne de notre passé.

Je suis convaincu de la nécessité de favoriser les identités démocratiques ouvertes dans le but d’apporter une solution démocratique au problème du nationalisme conflictuel, harassant et destructeur dont dépendent les états nations.

Pour cette raison, j’appelle les états nations à s’engager dans un nouveau processus démocratique et à construire ensemble une communauté démocratique du Moyen-Orient.

Aujourd’hui, j’appelle aussi les femmes et les jeunes qui battent des ailes pour la liberté et qui forment l’écrasante majorité de cette foule à participer le plus activement possible aux activités politiques, économiques, sociales et sécuritaires, ainsi qu’à la lutte pour la liberté et l’égalité, et à réussir dans ces domaines dans la période à venir. Je salue par ailleurs la résistance et la victoire de Kobanê qui revêtent une signification importante pour notre région et pour le monde entier. De la même façon, je salue l’esprit grandissant d’Esme qui marque le début d’une nouvelle ère dans les relations entre nos peuples. Les déclarations que j’ai faites plus haut se résument en quelques mots à un appel vital pour la reconstruction de la société ainsi que pour le réexamen et la restauration aussi bien de notre passé que de notre présent.

Je salue à nouveau ce Newroz historique et fait le vœu qu’il apporte de grands bienfaits à toute l’humanité.

Vive le Newroz

Vive la fraternité entre les peuples

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 18:57

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/24/podemos-et-les-cinq-lecons-du-scrutin-andalou_4600264_3214.html

Podemos et les cinq leçons du scrutin andalou

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

Mardi 24 Mars 2015

Le résultat de Podemos en Andalousie est-il un succès ?

Avec quinze pour cent des suffrages et quinze des cent dix députés du parlement régional andalou, Podemos fait une percée remarquable dans le principal bastion socialiste et s’affirme comme la troisième force politique. C’est un succès si l’on considère que ce parti est né il y a un an à peine, qu’il a mené sa campagne avec des moyens limités, essentiellement grâce à trois cent cinquante mille euros de micro-crédits citoyens, et sans l’appareil politique des socialistes ou des écolo-communistes d’Izquierda Unida, indispensable pour mobiliser les électeurs dans les zones rurales.

Podemos parvient-il à rivaliser avec les deux grands partis ?

On attendait davantage de Podemos. Il se révèle incapable de vaincre l’hégémonie du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), qui ne perd que quatre points, avec 35,5 % des voix et quarante-sept députés, malgré les scandales de corruption et un taux de chômage record, trente-quatre pour cent des actifs. Il n’est pas non plus parvenu à disputer la deuxième position au Parti Populaire, loin devant lui, avec vingt-sept pour cent des suffrages et trente-trois députés.

On est loin du tsunami politique, similaire à celui de Syriza en Grèce, qu’annonçaient certains sondages et que revendiquait le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, auto-proclamé « leader de l’opposition ».

C’est donc sans triomphalisme mais au contraire avec une certaine déception que les résultats andalous ont été accueillis. « Ce premier pas n’a pas été suffisamment long pour mener le processus de transformation sociale nécessaire », a ainsi reconnu, Lundi 23 Mars 2015, Carolina Bescansa, la responsable de l’analyse politique et sociale de la jeune formation, spécialiste d’études d’opinion.

Son résultat en Andalousie est-il extrapolable à l’échelle nationale ?

La région la plus peuplée d’Espagne est aussi le seul territoire qui n’a jamais connu d’alternance depuis le retour de la démocratie. Bastion socialiste imprenable depuis trente-trois ans, ses particularités, l’importance du tissu rural, l’ancrage socialiste et les taux records de chômage et d’abandon scolaire, sont telles qu’extrapoler les résultats de dimanche à l’échelle nationale serait une erreur.

Podemos est un parti qui séduit essentiellement dans les grandes villes, domine largement chez les jeunes et a un succès limité chez les plus de soixante-cinq ans. Si l’on compare les résultats avec ceux que Podemos avait réalisés dans la région andalouse pour les élections européennes, il est parvenu à multiplier par trois le nombre de ses électeurs. « Cela nous situerait à vingt-cinq pour cent d’intention de vote sur l’ensemble du pays », a assuré Carolina Bescansa.

D’où viennent les électeurs de Podemos ?

Podemos a obtenu cinq cent quatre-vingt-dix mille voix lors du scrutin andalou. Dans l’attente d’une étude concrète sur la provenance de ces votes, on peut déduire des résultats qu’une partie importante provient des écolo-communistes d’Izquierda Unida, qui a perdu cent soixante mille voix, et du PSOE, qui a perdu cent trente mille voix.

D’où viennent les trois cent mille restants, majoritairement des abstentionnistes. La participation a augmenté de trois points, ce qui correspond à cent trente mille électeurs supplémentaires. Il est possible qu’une partie des électeurs du Parti Populaire, qui a perdu cinq cent mille voix, en majorité au profit de Ciudadanos, nouveau parti centriste qui récolte trois cent soixante-dix mille voix, ait voté pour Podemos. Mais il est plus probable qu’ils soient passés à l’abstention, d’où seraient venus d’autres électeurs déçus de la gauche. C’est d’autant plus probable que le parti socialiste andalou a perdu plus de sept cent mille électeurs depuis 2008.

Quels sont les prochains rendez-vous électoraux ?

Les élections municipales et régionales du 24 mai 2015 constitueront le véritable test pour Podemos. Cette semaine seront élus, en ligne, les candidats du nouveau parti de la gauche radicale dans les différentes villes et régions autonomes, à l’exception de la Catalogne, où des élections anticipées sont prévues en septembre 2015, et du pays basque, où elles ne sont prévues qu’en 2016. Puis, en décembre 2015, auront lieu les élections générales.

D’ici-là, Podemos va chercher à définir davantage son programme, dans l’espoir d’attirer les électeurs. A trop vouloir capitaliser sur l’indignation régnant en Espagne, la formation a négligé de renouveler son discours depuis un an. Si elle ne veut pas s’essouffler, elle doit à présent transformer le vote sanction contre les grands partis en un vote d’adhésion à ses propres idées, encore mal définies.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 22:07

http://www.telerama.fr/livre/erri-de-luca-et-le-sabotage-de-la-ligne-lyon-turin-la-prison-contre-le-droit-d-expression,122032.php

Erri de Luca et le « sabotage » de la ligne Lyon-Turin, la prison contre le droit d’expression ?

Interview d’Erri de Luca par Christine Ferniot

Après avoir appelé à « saboter » le projet de TGV entre Lyon et Turin, l’écrivain italien doit comparaître en justice. Il s’explique sur le sens de ses propos.

L’écrivain italien Erri de Luca comparaissait Lundi 16 Mars 2015, après un renvoi lors d'une première audience Mercredi 28 Janvier 2015, au tribunal de Turin pour « incitation au sabotage » du projet de construction ferroviaire de la ligne TGV entre Lyon et Turin. Pour avoir donné une interview, en septembre 2013, au site italien du Huffington Post et déclaré que la ligne à grande vitesse devait être « sabotée », il risque une peine de cinq ans de prison.

Christine Ferniot. On vous accuse d’incitation à un délit, on répète le mot « sabotage » que vous avez exprimé, que répondez-vous aujourd’hui, à l’heure du verdict ?

Erri de Luca. Mais m’incriminer pour des mots que j’ai pu dire, c’est le « sabotage » même de mon droit constitutionnel à la liberté de parole. De « paroles contraires » en particulier. Saboter, dans le sens de vouloir empêcher, de vouloir entraver, ne se réduit pas au seul sens de dégradation matérielle. C’est un mot qu’on utilise quand un gréviste veut « saboter » la production ou quand une opposition parlementaire veut « saboter » une loi, en faisant obstruction. Ce mot a un sens plus large.

Christine Ferniot. C’est votre liberté de parole qu’on met en cause ?

Erri de Luca. C’est le fait que j’ai, à travers mes livres, un écho public. Et je l’emploie pour donner la parole à ceux qui sont réduits au silence, les sans voix, les détenus, les diffamés, les immigrants qui ne connaissent pas la langue et les communautés qui se battent pour garder leur région. Comme au Val de Suse où l’on cherche à préserver la santé des habitants et des lieux en s’opposant un chantier inutile et nocif. C’est une lutte légitime pour se défendre contre une agression tragique, le percement d’un tunnel sous les Alpes dans une roche qui contient de l’amiante et un matériau radioactif. Il ne s’agit pas cette fois d’un pont que l’on construit ou que l’on ne construit pas mais d’une vallée qui risque de disparaître. Et il n’y aura pas de vallée de rechange.

Christine Ferniot. Pourquoi cet emballement juridique autour de vous ?

Erri de Luca. Durant ces deux dernières années, le procureur de Turin a incriminé plus de mille personnes autour de la résistance contre la ligne à grande vitesse. Il y a eu accélération de la répression contre un mouvement de masse. Mes mots ont été pris pour cible pour empêcher ce mouvement d’avoir un écho public. Je ne suis pas un porte-parole mais quelqu’un qui écoute les autres et qui partage ensuite. Ce que je dis ici, ce n’est pas simplement une opinion mais une conviction.

Christine Ferniot. Vous risquez cinq ans de prison et vous dites que vous ne ferez pas appel après la sentence, pourquoi ?

Erri de Luca. Mon droit à la parole, je le défends dans ce que j’écris, pas dans une salle de tribunal, où mes mots sont menottés. Ma défense est à l’extérieur, dans mon pamphlet, « la parole contraire », aux éditions Gallimard. Je n’ai aucun autre moyen pour agir. J’accepterai la sentence, je n’irai pas dans un autre tribunal qui pourrait être plus favorable et plus juste. Jamais, en France, je n’aurais été inculpé pour cela. Mais il se passe quelque chose en ce moment, dans toute l’Italie, des groupes s’organisent pour faire des lectures publiques de mon livre. Et c’est la meilleure défense que je puisse offrir. Il y a plus d’une centaine de manifestations de lecteurs. C’est inouï et unique, car jamais on n’a vu un écrivain passant en justice, défendu directement par ses lecteurs. A côté de cela, ce qui se passera dans cette cour de justice est une formalité pour moi. Et au-delà, il y a les éditeurs étrangers qui traduisent mon livre et le diffusent pour rendre plus difficile le travail de désinformation. Ces mouvements de lecteurs, d’éditeurs qui s’engagent, sont un moment de confrontation entre la liberté de parole contraire et la négation de ce droit.

Christine Ferniot. Avez-vous peur d’être condamné ?

Erri de Luca. Peur, non, je suis assez ancien pour me foutre complètement de passer du temps en prison.

Christine Ferniot. Mais être condamné pour des paroles, pour un délit d’opinion, tout de même !

Erri de Luca. L’Italie est un pays qui réserve bien des surprises. C’est un pays corrompu. Mais on va vivre un moment de vraie confrontation entre la liberté de « parole contraire » et la négation de ce droit. C’est, à travers ma condamnation, une manière de réduire la marge de la liberté d’expression. Je n’espère qu’une chose, que l’occupation militaire du Val de Suse soit levée et que l’on comprenne que cette ligne Turin-Lyon est inutile.

Outre le pamphlet intitulé « la parole contraire », chez Gallimard, Erri de Luca vient de publier un nouveau roman, « le tort du soldat », également chez Gallimard

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 21:36

Un ton apaisé pour la première visite d’Alexis Tsipras à Berlin (Reuters)

Le premier ministre grec Alexis Tsipras, lors de sa première visite Lundi 23 Mars 2015 à Berlin en tant que chef de gouvernement, a dit espérer un « nouveau départ » dans les relations entre son pays et l'Allemagne.

Après un entretien avec la chancelière Angela Merkel, il a souhaité la fin des « stéréotypes » qui font du mal, a-t-il dit, tant aux grecs qu'aux allemands.

Lors d'une conférence de presse commune, Angela Merkel a souligné pour sa part que l'Allemagne considérait comme des égaux tous ses partenaires européens et voulait entretenir de bonnes relations avec eux, y compris avec les grecs.

« Même si quatre-vingt millions de personnes vivent en Allemagne et si nous sommes la plus forte économie de l'Union Européenne, cette Europe est bâtie sur le principe de l'égalité entre tous les pays membres », a-t-elle dit.

L'Allemagne, a-t-elle poursuivi, veut que la Grèce retrouve la croissance économique, ce qui fera baisser le chômage, mais cela requiert des réformes structurelles et des finances publiques solides.

« Nous voulons que la Grèce soit forte économiquement, nous voulons que la Grèce connaisse la croissance et, surtout, qu'elle puisse vaincre un chômage si élevé », a-t-elle ajouté.

Les discussions avec Alexis Tsipras, a souligné la chancelière, ont signalé « une soif de coopération » entre la Grèce et l'Allemagne, même si des divergences demeurent.

Le premier ministre grec a écrit la semaine dernière à Angela Merkel pour l'avertir qu'il serait « impossible » pour son pays d'assurer le service de sa dette dans les prochaines semaines sans aide financière supplémentaire.

Pour obtenir le déblocage des aides financières attendues, Athènes doit présenter à l'Euro-groupe des ministres des finances de la zone euro une liste détaillée de réformes structurelles, conformément à l'accord conclu le mois dernier à Bruxelles sur la prolongation de quatre mois de l'aide internationale.

Ces réformes seront jugées par l'Euro-groupe dans son ensemble et non par l'Allemagne seule, a tenu à souligner Angela Merkel lundi.

Les tensions entre Athènes et Berlin ont aussi été alimentées ces dernières semaines par les demandes grecques de réparations allemandes au titre de l'occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale. Le ministère allemand des affaires étrangères a réaffirmé lundi que le chapitre était définitivement « clos ».

Lors de la conférence de presse à Berlin, Alexis Tsipras a affirmé que personne dans son gouvernement n'avait l'intention de confisquer des biens appartenant à des allemands et a ajouté que les réparations réclamées n'étaient pas « matérielles ».

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 21:26

http://www.alencontre.org/europe/espagne/bilan-des-elections-andalouses-une-etape-du-processus.html

http://www.vientosur.info/spip.php?article9923

Bilan des élections andalouses, une étape du processus

Par Manuel Gari

Lundi 23 Mars 2015

Teresa Rodríguez, tête de liste de Podemos en Andalousie, membre du courant Anticapitalistas, une fois que les résultats des élections furent connus hier soir, fit une déclaration qui à la fois est un bilan politique de la campagne électorale et anticipe son projet politique immédiat comme opposition au gouvernement social-libéral de Susana Díaz, « après les élections, tous les partis chantent victoire. Ce n’est pas notre cas. Nous avons obtenu quinze sièges au parlement d’Andalousie, mais nous n’avons pas atteint notre objectif parce que demain on continuera d’expulser de leur logement quarante personnes tous les jours, il y aura encore un million de chômeurs et chômeuses ainsi qu’un million d’enfants vivant au-dessous du seuil de pauvreté en Andalousie. Notre objectif est de gagner une majorité politique pour gouverner en faveur du peuple et avec le peuple comme sujet actif de son gouvernement. Jusque-là, nous ne pourrons pas chanter victoire ».

Teresa Rodríguez ne chante pas victoire parce que le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) conserve ses quarante-sept sièges même s’il a perdu deux cent cinquante mille voix par rapport aux élections de 2012. Le Parti Populaire s’écroule, cédant près de deux cent mille voix au PSOE, événement historique en Andalousie, mais avec ses trente-trois députés, il n’a pas été dépassé par Podemos. Ciudadanos apparaît comme une solution de rechange d’urgence pour la droite, obtenant trois cent soixante-huit mille voix, la majorité provenant du Parti Populaire, et neuf sièges.

La dirigeante de Podemos en Andalousie ne s’est pas montrée complaisante face à l’importante avancée électorale d’une force née récemment, sans moyen financier, sans structure organisationnelle et sans expérience institutionnelle antérieure dans un territoire où le PSOE dispose de réseaux clientélaires solides dans les localités qui disposent toujours d’un important poids sur l’électorat. Il convient cependant de détacher certaines questions positives fournies par le résultat de Podemos. Lors de son premier rendez-vous électoral depuis son apparition à l’occasion des dernières élections européennes du 25 mai 2014, il a obtenu cinq cent quatre-vingt-dix mille voix, soit 14,84% et exactement trois cent mille voix de plus que lors des élections européennes, une augmentation de trois cent pour cent en une année sur le sol andalou.

Les voix reçues par Podemos sont d’origines diverses, anciens électeurs socialistes, environ deux cent mille voix, des anciens électeurs d’Izquierda Unida, environ deux cent mille voix, des verts d’Equo, près de vingt mille voix, et le reste de la gauche radicale et de l’abstention de gauche. Il convient de souligner la coopération positive au cours de la campagne entre les « podémistes » et les activistes verts qui n’ont, malheureusement, obtenu aucun siège pour les candidats d’Equo, vingt mille voix et 0,53% des suffrages en 2012. Podemos est parvenu à réaliser la mobilisation populaire de la plus grande envergure de toute cette campagne, avec ses deux cent meetings et actes publics, desquels il faut détacher le dernier meeting tenu dans le vélodrome de Dos Hermanas, à Séville, avec la participation de seize mille cinq cent personnes, six mille cinq cent personnes de plus que la somme des participants des meetings réalisés au même moment par le PSOE, le PP, IU et Ciudadanos. Le succès de Dos Hermanas suggéra faussement que l’avancée électorale de Podemos serait bien plus importante qu’elle ne l’était réellement dans la conscience populaire.

L’offensive de la droite politique et des médias contre Podemos, une peste de calomnies et de mensonges doublée de silences, a été une première démonstration de la bataille médiatique qui se déroulera lors des prochaines échéances électorales du 25 mai 2015 dans d’autres régions et communes ainsi que, bien sûr, lors des élections générales de cette fin d’année. Les pouvoirs économiques associés aux grandes entreprises de l’Ibex 35 ont formulé trois paris à l’échelle de l’état, qui se sont déjà exprimés en Andalousie, arrêter la progression de Podemos, préparer une solution de rechange pour les électeurs mécontents du Parti Populaire au moyen du soutien apporté à Ciudadanos et faire pression pour que le gouvernement réalise une grande coalition entre le Parti Populaire et le PSOE, sous la forme d’un gouvernement conjoint ou d’un gouvernement du parti majoritaire soutenu par le parti en deuxième position. Dans le cas de l’Andalousie, la grande option du capital porte un nom, Susana Díaz.

Les élections andalouses ont cependant démontré qu’il est difficile d’arrêter le désir de changement d’une partie importante des classes laborieuses qui ne se résignent pas, qui ont abandonné leurs vieilles fidélités et misent sur Podemos comme instrument de lutte électorale.

L’espoir et l’organisation des activistes des cercles, Podemos est structuré par des centaines de cercles locaux ainsi qu’une trentaine de cercles « thématiques », l’organisation de base de Podemos, sont le principal capital politique de la nouvelle organisation. Le changement est en route dans l’état espagnol. Il a débuté en Andalousie. Une bonne indication symbolique de cela réside dans le fait que Teresa Rodríguez, connue publiquement comme trotskiste, écologiste et féministe d’Anticapitalistas, a été la plus votée dans sa ville de Cadix, gouvernée depuis vingt ans par Teófila Martínez du Parti Populaire.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 21:05

http://www.theguardian.com/world/2015/mar/23/spanish-anti-austerity-party-podemos-wins-15-seats-andalusia?CMP=share_btn_tw

Le parti espagnol anti-austérité Podemos remporte quinze sièges en Andalousie

L’élection parlementaire régionale affaiblit le système bipartite de l'Espagne dans le premier test pour Podemos depuis que son allié Syriza a remporté les élections grecques

Podemos, le parti espagnol anti-austérité, sera une force importante au parlement régional d'Andalousie après avoir remporté quinze sièges à la première élection depuis le triomphe de son allié Syriza en Grèce.

Les socialistes, qui ont exercé le pouvoir en Andalousie depuis plus de trente ans, continueront à gouverner la région. Dirigés par Susana Díaz, ils ont gagné trente-cinq pour cent des voix, qui leur ont valu quarante-sept sièges, une majorité absolue timide.

« Les andalous ont fait entendre leur voix à travers les urnes », a déclaré Susana Díaz, quarante ans, Dimanche 22 Mars 2015, quand les résultats sont venus.

L'élection laisse le système bipartite de l'Espagne dans un état de faiblesse. Le Parti Populaire est arrivé deuxième avec vingt-sept pour cent des voix, soit trente-trois sièges, mais le parti du premier ministre Mariano Rajoy a été le plus grand perdant du jour et son résultat est en forte baisse par rapport aux cinquante sièges obtenus dans les élections de 2012.

L'élection andalouse suscité un intérêt considérable bien au-delà des frontières de la région.

L’Espagne verra cette année des élections municipales, régionales et générales à travers le pays et beaucoup ont vu la campagne électorale andalouse comme une fenêtre cruciale dans le sentiment électoral.

La campagne électorale était aussi le premier test de Podemos depuis la victoire de Syriza dans les élections grecques. Avec le chômage, le taux de l'Andalousie est de trente-quatre pour cent, le plus élevé en Espagne, et les socialistes empêtrés dans des allégations d'utilisation abusive des centaines de millions d'euros de fonds publics, l'élection a été largement considérée comme l'une des premières occasions de Podemos pour transformer le mécontentement en vote.

Dimanche, le parti a présenté ses résultats comme la première étape d'un changement radical en Espagne. « Le changement a commencé et se poursuivra », a déclaré Teresa Rodríguez, la candidate de Podemos.

Les partisans de Podemos avaient déjà minimisé leurs chances en Andalousie, pointant le soutien indéfectible des électeurs au parti socialiste régional. Mais dans un coin de l'Espagne, Podemos a dépassé toutes les attentes, à Cádiz. C’est la ville de Teresa Rodríguez, où le taux de chômage est supérieur à celui de la Grèce, Podemos est à la première place dans cette ville, gagnant vingt-neuf pour cent des voix.

Avertissement

« Le scrutin andalou a montré la volonté des espagnols de tester de nouveaux partis », a déclaré José Ignacio Torreblanca, un analyste politique qui écrit un livre sur Podemos. Ensemble avec le parti montant de centre-droit Ciudadanos, Podemos a gagné près d'un quart des voix.

Maintenant, le reste de l'Espagne va regarder de près l'Andalousie pour voir comment Podemos va réaliser ses promesses pour inverser les douleurs de l'austérité, a-t-il dit.

« Maintenant, cela devient réel pour eux. Il faut qu’ils soient à la hauteur de la rhétorique, des grands discours et de toutes ces grandes idées générales sur la crise et les inégalités ».

Les quinze sièges de Podemos pourraient les mettre dans une position privilégiée d'influence sur les socialistes, qui ont huit sièges de moins que la majorité. Avec les socialistes à la recherche de partenaires pour une coalition, qu'elle soit formelle ou sur une base ad hoc, Podemos fait maintenant face à un dilemme unique.

Toute alliance avec les socialistes pourrait diluer le message de changement de Podemos, alors qu’un refus catégorique de forger des alliances pourrait déstabiliser le parlement régional et donner de la crédibilité à l'opposition quand elle affirme qu'un vote pour Podemos est un vote pour l'instabilité. « Cela ne va pas être difficile pour eux de montrer qu'ils sont dans l'opposition mais qu'ils ne sont pas une menace pour le système », a déclaré José Ignacio Torreblanca.

Ciudadanos, qui ont remporté neuf sièges dans leur première élection andalouse, sera également un objectif clé pour les alliances. Dimanche, le parti interprétait sa position au parlement comme une attaque des électeurs contre le système politique bipartisan de l'Espagne.

« Il peut y avoir des gens qui vont lire les nouvelles demain et pensent qu'ils ont gagné », a déclaré Albert Rivera, leader de Ciudadanos. « Mais nous savons tous que le système bipartisan est mort ».

Le véritable test pour le système bipartisan de l'Espagne viendra quand Podemos et Ciudadanos se jetteront dans la mêlée, dit José Ignacio Torreblanca. « Avec ces résultats, ils ne sont pas assez puissants pour renverser le système, mais ils sont assez puissants pour changer le système. Ils vont introduire une nouvelle sorte de dynamisme, avec plus de responsabilité et plus de transparence ».

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 19:21

http://www.cadtm.org/Lancement-de-la-commission-d-audit,11408

Lancement de la commission d’audit de la dette par la présidente du parlement grec

La présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a annoncé Mardi 17 Mars 2015 lors d’une conférence de presse la constitution d’une commission d’audit de la dette publique grecque. Cette commission sera coordonnée sur le plan scientifique par Éric Toussaint, porte-parole du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) International et ancien membre de la commission d’audit de la dette équatorienne en 2007 et en 2008.

« L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec, le peuple a le droit de demander que la partie de la dette qui est illégale, si cela est avéré à l’issue de la commission, soit effacée », a déclaré la présidente du parlement grec.

Sofia Sakorafa, députée européenne de Syriza, qui a pris la parole à la conférence de presse aux côtés de Zoé Konstantopoulou et d’Eric Toussaint, a accepté de faire le lien avec le parlement européen. Rappelons que Sofia Sakorafa a rompu avec le Pasok en 2010 quand ce parti dirigé par Georges Papandreou a soutenu le mémorandum signé avec la troïka. En décembre 2010 déjà, elle a défendu en tant que parlementaire une proposition visant à la création d’une commission d’audit de la dette grecque. En 2011 elle a participé au lancement du comité d’audit citoyen de la dette grecque (ELE). En juin 2012 elle a été la députée grecque élue avec le plus grand nombre de voix, tous partis confondus. En mai 2014, elle a été élue députée européenne.

Georges Katrougalos, ministre de la réforme administrative, a également pris la parole lors de la conférence de presse afin d’apporter son soutien à l’initiative de la présidente du parlement grec. Georges Katrougalos avait lui aussi participé à la création du comité d’audit citoyen de la dette grecque (ELE). Enfin lors de la conférence de presse, la présidente du parlement a salué la présence de membres actifs de ce comité d’audit citoyen, Moisis Litsis, Sonia et Giorgos Mitralias, tous trois du CADTM Grèce, ainsi que Leonidas Vatikiodis, un des auteurs des films Debtocracy et Catastroïka.

Les médias grecs ont largement rendu compte de cette conférence de presse ainsi que plusieurs médias hispanophones et francophones, ainsi que les radios publiques belges et suisses romandes. Le journal télévisé de 13 heures de la radio-télévision publique belge a interviewé en direct Eric Toussaint place Syntagma le jour de la conférence de presse.

En tout, une trentaine d’experts grecs et internationaux prendront part à cette commission. Ils devront rendre un premier rapport dès le mois de juin 2015, « soit au moment précis où l’accord conclu le 20 février 2015 entre la Grèce et ses créanciers arrivera à échéance, et où le moment d’ouvrir un nouveau chapitre de la renégociation de la dette sera venu », précise Adéa Guillot, correspondante permanente du Soir et du Monde. Les noms des membres de cette commission ne seront connus que début avril 2015, lorsque la commission tiendra sa première séance de travail. D’avril à juin 2015, cela laisse peu de temps, mais ce ne sera qu’une première étape. Éric Toussaint, dans un entretien accordé au journal financier l’Écho dit que « nous allons remettre des résultats préliminaires en juin 2015, notamment sur la question de la dette réclamée par la troïka, rebaptisée les institutions. Mais l’ensemble de l’audit nous mènera sûrement jusqu’en décembre 2015. L’objectif de la commission est de porter à la connaissance des populations grecques une analyse rigoureuse de la nature des créances qui sont prêtées à la Grèce. Il y a une certaine urgence, alors que l’on assiste à une campagne de stigmatisation de la population grecque ».

La présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou, est déjà accusée par certains journalistes et par différents partis grecs, la Nouvelle Démocratie, le Pasok et Potami, de « jeter de l’huile sur le feu », ce qui n’empêche pas cette femme à la capacité de travail impressionnante d’avancer que « tout un peuple a été mis à genoux et nous ne devons pas accepter de nous soumettre à cette propagande. Nous avons le devoir d’agir sinon cette dette pèsera sur les générations à venir ».

Quoiqu’il en soit, le rôle de la commission d’audit de la dette grecque ne sera pas de se substituer au gouvernement grec pour décider quelles dettes doivent être remboursées et quelles dettes doivent être annulées. Et c’est bien là une précision importante qu’apporte la journaliste Adea Guillot, une fois les résultats de cette commission connus, et pour peu qu’ils concluent à l’illégitimité d’une partie de la dette grecque, rien n’obligera cependant les créanciers du pays à accepter le principe d’un effacement pur et simple de leurs créances. Mais « le gouvernement grec pourra alors prendre la décision souveraine de ne pas payer », assure Eric Toussaint. « Notre commission a pour but de donner des arguments solides et scientifiques pour soutenir, ensuite, une décision politique qui appartient au gouvernement grec », ajoute-t-il.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:58

http://www.fsu.fr/Arretons-de-jouer-avec-la-laicite.html

Arrêtons de jouer avec la laïcité

Vendredi 20 Mars 2015

C’est avec inquiétude et indignation que la Fédération Syndicale Unitaire voit se faire jour un certain nombre d’initiatives qui tordent les principes fondateurs de la laïcité et cherchent à l’instrumentaliser pour des motifs purement politiciens.

Qu’il s’agisse du projet de loi concernant les crèches et les associations accueillant les publics jeunes, du refus de repas de substitution dans les cantines scolaires ou de la proposition d’interdire le voile à l’université, toutes ces initiatives conduisent plus à diviser voire à discriminer, apportent des sources de conflits là où il n’y en pas et ciblent incontestablement une seule religion.

La FSU rappelle, comme elle l’a fait après les attentats de janvier qui ont apporté beaucoup de questionnements, que la laïcité est un des principes essentiels de notre société.

Elle vise à permettre de vivre ensemble et de construire en commun une société démocratique où prévalent un certain nombre de valeurs universelles. Elle garantit la liberté de conscience et d’expression publique de ses croyances ou engagements, la liberté de croire ou non à une transcendance, de pratiquer une religion ou de n’en pratiquer aucune et l’égalité des droits, qui se traduit en terme plus moderne par un principe de non-discrimination.

Avec la séparation des églises et de l’état, elle signifie de surcroît que ce ne sont pas les croyances qui doivent constituer la règle commune mais la loi et les principes fondamentaux qu’expriment les textes constitutionnels.

Elle s’impose aux services publics et à leurs agents qui doivent être neutres par rapport à tous les usagers pour leur assurer une vraie égalité de traitement.

Or, à instrumentaliser ainsi la laïcité et à en déformer ainsi le sens, le risque est grand de lui faire perdre toute sa richesse et sa capacité de rassemblement.

Pour la FSU, l’enjeu est aujourd’hui au contraire de faire vivre la laïcité en tenant compte des réalités de notre société sans la trahir mais au contraire en restant fidèle à son sens fondamental.

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