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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 20:16

 

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/04/24/israel-punit-les-detenus-en-greve-de-la-faim-pour-exiger-leurs-droits

 

https://electronicintifada.net/blogs/charlotte-silver/israel-punishes-hunger-strikers-demanding-their-rights

 

http://www.france-irak-actualite.com/2017/04/israel-punit-les-detenus-en-greve-de-la-faim-pour-exiger-leurs-droits.html

 

Israël punit les détenus en grève de la faim pour exiger leurs droits

 

Par Charlotte Silver

 

Des centaines de prisonniers palestiniens sont entrés dans leur sixième jour de grève de la faim, Samedi 22 Avril 2017, alors que les autorités israéliennes intensifient leurs mesures punitives dans une tentative d’affaiblir l’action collective.

Lundi 17 Avril 2017, mille cinq cent palestiniens ont lancé une grève massive de la faim avec une longue liste d’exigences, notamment l’amélioration des conditions et des soins médicaux, et un plus grand nombre de visites des familles.

Alors que plusieurs prisonniers en grève sont d’ores et déjà hospitalisés, les dirigeants israéliens refusent de négocier sur les exigences des prisonniers.

« Quand il se produit une grève de la faim par des terroristes dans les prisons israéliennes, je fais mienne la démarche de Margaret Thatcher », écrit sur Facebook le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman, se référant à l’ancienne première ministre britannique, bien connue pour avoir laissé les grévistes de la faim irlandais mourir en prison en 1981.

Israël retient actuellement plus de six mille prisonniers politiques palestiniens. Des centaines sont détenus sans inculpation ni procès et des milliers après jugement devant les tribunaux militaires israéliens qui les condamnent à près de cent pour cent.

En ciblant les dirigeants de la grève, les autorités israéliennes ont commencé par confisquer les biens personnels et les vêtements, à interdire la télévision, à obliger les grévistes à déménager vers d’autres sections des prisons et à en placer des dizaines en cellule d’isolement.

« Dans les prisons de Nitzan et de Ramla, les dirigeants israéliens ont utilisé des chiens policiers contre les détenus palestiniens grévistes de la faim et ils se sont emparés des corans des prisonniers », rapporte Maan News Agency, Samedi 22 Avril 2017, citant la société des prisonniers palestiniens.

Entre autres prisonniers placés en cellule d’isolement, il y a Marwan Barghouti, qui a lancé la grève massive de la faim, et Karim Younes, le palestinien qui aurait subi la plus longue peine de prison ininterrompue dans les prisons israéliennes.

Marwan Barghouti, personnalité éminente du Fatah, le parti du dirigeant de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, pourrait être sanctionné davantage en raison de son éditorial qu’il a fait publier dans le New York Times du Dimanche 16 Avril 2017, où il explique les motifs de la grève.

Le comité palestiniens pour les affaires des prisonniers cite les allégations formulées par Israël prétendant que l’épouse de Marwan Barghouti a sorti frauduleusement cet article de la prison.

Mais le ministre israélien de la sécurité, Gilad Erdan, affirme que les autorités sont en train d’enquêter pour savoir si ce n’était pas ses avocats.

Et Gilad Erdan d’ajouter que s’il était découvert que ses avocats avaient aidé Marwan Barghouti à publier l’article, il pourrait leur être interdits de le visiter.

Michael Oren, l’ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, qui travaille maintenant pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, laisse entendre que le New York Times a peut-être joué un rôle.

« Si quelqu’un du journal l’a aidé à sortir l’article de la prison, le New York Times devrait en être tenu responsable », dit Michael Oren, suggérant que le bureau de Jérusalem du journal pourrait alors être fermé.

Maan News Agency rapporte que les avocats sont déjà interdits de visite dans la prison d’Ashkelon et que l’accès aux autres prisons est très incertain.

La commission des prisonniers de l’Autorité Palestinienne a déclaré Mercredi 19 Avril 2017 que le ministère de la justice d’Israël avait confirmé que ce serait illégal d’interdire à tous les grévistes de la faim de voir leurs avocats.

Les avocats qui représentent les prisonniers grévistes boycottent maintenant les tribunaux militaires israéliens.

Le ministre de la sécurité publique Gilad Erdan, comme Avigdor Lieberman, a promis de faire fi des exigences des grévistes de la faim.

« Il n’existe aucune justification réelle à cette grève » dit Gilad Erdan.

« Les terroristes ne sont pas en prison pour y connaître de bonnes conditions. Ils sont là pour être punis. Une grève de la faim ne doit rien changer à notre comportement en tant qu'état envers les prisonniers ».

En 2015, Gilad Erdan a lancé une nouvelle législation pour légaliser l’alimentation forcée des grévistes de la faim palestiniens, quand il a comparé les grèves de la faim à des attentats-suicides.

Jeudi 20 Avril 2017, pour fêter la grève de la faim, des israéliens ont allumé des barbecues sur le parking de la prison d’Ofer, à l’intérieur de laquelle les palestiniens refusent de se nourrir depuis plusieurs jours.

Ces gens derrière ces barbecues appartiennent au parti d’extrême droite, le Foyer Juif, membre du gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahu.

Plusieurs dizaines de détenus auraient recommencé à se nourrir après cinq jours de grève, mais ils ont été remplacés par des centaines d’autres qui ont rejoint la protestation.

 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 19:57

 

http://mobile.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/05/03/legislatives-les-negociations-entre-le-pcf-et-la-france-insoumise-au-point-mort_5121673_5076653.html

 

Les négociations entre le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) pour le premier tour des élections législatives sont au point mort

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Une nouvelle réunion, Mardi 2 Mai 2017, s’est soldée par un échec.

 

Ils se sont de nouveau quittés sur un désaccord. Le MFI de Jean-Luc Mélenchon et le PCF s’étaient donné, Mardi 2 Mai 2017, une nouvelle chance de trouver un accord pour les élections législatives, mais les discussions, qui se sont déroulées au siège du PCF, place du Colonel Fabien à Paris, se sont soldées par un échec.

Pour l’heure, les premiers ont déjà investi presque la totalité de leurs candidats qui se trouveront en concurrence avec les seconds, y compris dans les circonscriptions des sortants communistes. Le sujet empoisonne leurs relations depuis des mois. En cause notamment la « charte des insoumis » qui impose un cadre commun visuel et programmatique, une association de financement unique et la discipline de vote pour les députés. Mais le PCF n’en veut pas.

Le score historique de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, avec vingt pour cent des voix, peut leur laisser espérer de nouvelles conquêtes aux élections législatives. Le candidat du MFI est en effet arrivé en tête dans soixante sept circonscriptions. Mais désunis, les chances de remporter la mise sont faibles, d’autant qu’ils vont devoir affronter, outre la droite et le Front National, des socialistes, des écologistes et des candidats du Mouvement En Marche.

Les négociations semblaient progresser vers des accords de désistement réciproque mais le dialogue paraît plus compliqué que jamais entre ces deux forces qui ont pourtant soutenu le même candidat au premier tour des élections présidentielles.

Mardi 2 Mai 2017, avant la rencontre, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a proposé dans une tribune publiée sur Mediapart une bannière commune, la force du peuple à l'assemblée nationale, qui pourrait « rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans le MFI. Les premières propositions discutées Vendredi 28 Avril 2017 entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions », écrivait-il. « Ce n’est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner ».

Un texte que Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, en première ligne pour les négociations pour les élections législatives, assure avoir découvert par la presse. « Ce ne sont pas spécialement des méthodes de discussion », déplore-t-il. Sur le fond aussi, il se dit surpris. « Quand nous avons fait la proposition d’un accord national, les communistes n’étaient pas d’accord », affirme-t-il.

« Mais ce qu’ils proposent n’est pas un accord national, c’est un partage du territoire, cinquante pour cent pour eux avec leur programme et leurs candidats et cinquante pour cent pour nous. Ce n’est pas sérieux. Les électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon ne l’ont pas fait que sur son nom mais aussi sur un programme ».

D’où, pour lui, « l’impression de se faire mener en bateau. Ou bien nous travaillons à un accord national avec un même programme et une même identification graphique, ou bien nous travaillons à un accord de désistement réciproque », ajoute-t-il. Trente circonscriptions seraient concernées pour chacun des partenaires. « Nous n’avons plus de temps à perdre », prévient Manuel Bompard, tandis que les deux parties se sont quittées sans convenir d’un nouveau rendez-vous.

Réponse de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui participait à la réunion, « un accord national est possible et souhaitable mais il doit respecter toutes les forces. » Mercredi 3 Mai 2017, le PCF a réuni ses cadres départementaux pour voir comment avancer. « Nous allons leur faire la proposition d’une nouvelle rencontre, Jeudi 4 Mai 2017 », indique Pierre Laurent au Monde. « Nous allons continuer à plaider pour une bannière commune en tentant de lever les obstacles. Si ces derniers persistent, nous verrons comment nous entrons dans d’autres propositions plus limitées ». Il prévient cependant que, dans ce cas, « cela ne peut pas être le MFI qui fait la liste des circonscriptions dans lesquelles nous nous retirons ».

Dans les rangs du PCF, c’est la consternation qui règne. « Je ne comprends pas comment ils peuvent dire d’un côté qu’ils veulent une majorité à l’assemblée nationale avec Jean Luc Mélenchon comme premier ministre et de l’autre réaliser cela en partant désunis », se désole Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF.

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 19:27

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/108265/nda-prie-de-lacher-agglo

 

Nicolas Dupont Aignan prié de lâcher son agglomération

 

Par Julien Monier

 

Lundi Premier Mai 2017

 

L’ensemble des maires de la Communauté d'Agglomération du Val d’Yerres et du Val de Seine (CAVYVS) demandent à Nicolas Dupont-Aignan de démissionner de la présidence qu’il y occupe. Les « conditions de la confiance et de la concorde » n’y sont plus réunies, arguent-ils.

C’est un courrier, bouclé Dimanche 30 Avril 2017 et envoyé dans la foulée au président, dans lequel huit maires, tous sauf Nicolas Dupont-Aignan, et le président du conseil départemental de l'Essonne demandent à Nicolas Dupont Aignan de remettre son mandat à la tête de la CAVYVS. La nouvelle agglomération, née de la fusion de l'ancienne Communauté d'Agglomération du Val d’Yerres et de l'ancienne Communauté d'Agglomération de Sénart Val de Seine, avait mis à sa tête Nicolas Dupont-Aignan au début de l'année 2016. Après plus d’un an de discussions difficiles, les élus avaient fini au début de l'année 2017 à s’accorder sur des orientations communes, traduites dans un protocole financier accouché dans la douleur.

Deux jours après l’annonce de son soutien à Marine Le Pen pour le second tour des élections présidentielles, les maires lui rappellent que son rôle est de représenter les différents élus des communes membres, en faisant en sorte de rapprocher les points de vue et en cherchant l'équilibre et le consensus. Ce choix « heurte violemment les valeurs qui nous rassemblent et qui fondent justement le pacte républicain », écrivent les maires, reflétant ainsi la position adoptée ce week-end par une grande partie des élus essonniens ainsi que les principaux appareils politiques.

Son ralliement à Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles ne lui « permet plus de créer les conditions de la confiance et de la concorde dans notre assemblée et donc d’exercer ses fonctions de président », ajoutent-t-ils, réclamant une réponse rapide de sa part. Nicolas Dupont-Aignan, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, a rappelé dans plusieurs interviews ce week-end qu’il assumait pleinement son choix et les conséquences qui en découleraient, même si il ne s’est pas encore étendu sur le choc local, dont la série de manifestations organisées à Yerres depuis Samedi 29 Avril 2017.

« Il nous a mis dans une situation pas vivable, qu’il en tire les conclusions », résume Georges Tron, le maire de Draveil. Ce dernier ne se dit pas étonné par la position prise par Nicolas Dupont Aignan et il n’hésite désormais pas à le qualifier de « type sans foi ni loi ».

Concernant sa présidence de l’agglomération, il n'est pas question pour les élus locaux d’être assimilés au maire d'Yerres, « il a franchi le rubicon, c’est son problème et ce n'est pas le notre ». Même tonalité pour François Durovray, le président du conseil départemental de l'Essonne et premier vice-président de la CAVYVS, également signataire de la missive. « Tous les maires ont jugé que sa position n’était plus compatible avec la notre » raconte-t-il, refusant « de justifier auprès de nos habitants la position de Nicolas Dupont Aignan ». Cette demande de démission est aussi selon lui, « un message important pour les agents de l’agglomération, car ils s’inquiètent et c’est normal ».

 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 18:31

 

http://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-talks-idUSKBN17Z10T?il=0

 

Les rebelles syriens suspendent leur participation aux négociations de paix d'Astana

 

L'opposition armée syrienne a déclaré Mercredi 3 Mai 2017 qu'elle avait suspendu sa participation aux négociations de paix au Kazakhstan et elle a demandé la fin des bombardements gouvernementaux contre les zones sous son contrôle.

Un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères du Kazakhstan a toutefois déclaré aux journalistes qu'il s'attendait à ce que les leaders de l'opposition syrienne participent à nouveau aux négociations, Jeudi 4 Mai 2017. Un autre diplomate proche des négociations a également déclaré que les rebelles ne partaient pas définitivement.

« La délégation a suspendu sa participation après avoir présenté un mémorandum pour un engagement total pour l’arrêt des bombardements gouvernementaux », a déclaré Ahmad Ramadan, un porte-parole de la Syrian National Coalition (SNC).

Dans le mémorandum, les rebelles ont exigé des « procédures de mise en œuvre claires » pour des questions telles qu’un cessez-le-feu, le retrait des forces gouvernementales des zones qu’elles ont prises depuis le 30 décembre 2016 et la libération des détenus.

Ils ont également insisté sur le départ du président Bachar al Assad et se sont opposés encore une fois au rôle de l'Iran dans le processus, en le décrivant comme un « état agresseur ». L'Iran, avec la Russie, sont les principaux défenseurs de Bachar al Assad contre les rebelles qui essaient de le renverser.

Dans une communication téléphonique, Mardi 2 Mai 2017, le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine ont cherché à désamorcer les tensions découlant des attaques aériennes américaines contre les forces gouvernementales syriennes au mois d’avril 2017, exprimant le souhait d'un cessez-le-feu et des zones sécuritaires pour les réfugiés de la guerre civile.

Avec un cessez-le-feu toujours insaisissable en Syrie, la Maison Blanche a déclaré que Washington enverrait un représentant aux négociations de paix d'Astana, Mercredi 3 Mai et Jeudi 4 Mai 2017. Le département d’état a déclaré que le secrétaire adjoint intérimaire pour les affaires du Proche-Orient, Stuart Jones, participerait en qualité d'observateur.

Aidarbek Tumatov, responsable du département de l’Asie et de l’Afrique du ministère kazakh des affaires étrangères, a déclaré aux journalistes qu’il y avait une réunion entre les rebelles et les délégations des États-Unis et de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Mercredi 3 Mai 2017.

« J’espère que l'opposition syrienne participera également aux négociations, Jeudi 4 Mai 2017 ».

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a également exprimé l'espoir que les rebelles retourneraient à la table de négociation.

« J'espère qu'ils le feront parce que ce qui importe, c'est aussi d'envisager la possibilité d'un résultat pour la désescalade », a déclaré son secrétariat.

« Chaque fois que nous avons eu une réunion ou une discussion sur la cessation des hostilités ou la désescalade, il y a eu des incidents produits par un côté ou l'autre. L’objectif est d'essayer de s'assurer que ces incidents s'arrêtent, mais qu’ils ne tuent pas non plus les bonnes nouvelles relatives à cette question ».

Les discussions à Astana sont parrainées par la Russie, l'Iran et la Turquie qui, comme les États-Unis, soutient les rebelles.

Mercredi 3 Mai 2017, Vladimir Poutine a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan dans la station de Sotchi au bord de la Mer Noire et ils ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour mettre fin à la guerre de Syrie.

Le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré aux journalistes en marge de la réunion de Sotchi que les parrains des discussions d'Astana avaient déjà accepté trois documents et qu’ils discutaient d'un quatrième document.

« Sur cette question conflictuelle, nous avons des discussions à Astana qui sont très positives et j'espère que nous pourrons également aboutir à un accord sur cette question », a-t-il déclaré.

Le négociateur principal de la Russie à Astana, Alexander Lavrentyev, a déclaré qu'il espérait que les parties signent un mémorandum sur les zones de sécurité, Jeudi 4 Mai 2017. Il a rejeté l'ultimatum des rebelles en vue de faire pression sur Moscou, Ankara et Téhéran.

« L'opposition syrienne doit participer aux négociations », a-t-il déclaré. « Nous espérons que le bon sens l'emporte ».

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 19:59

 

http://www.insurge.fr/17WEB/17TRACT/17_05_01_election_presidentielle_double_impasse.html

 

Contre le capitalisme mondialisé et contre le capitalisme national, combattre pour en finir avec le capitalisme

 

Second tour des élections présidentielles, la double impasse

 

Du fait de la politique poursuivie pendant des décennies par leurs organisations traditionnelles, en particulier quand elles sont au pouvoir, les travailleurs et la jeunesse se trouvent une nouvelle fois, au second tour des élections présidentielles, sans candidat à même de les représenter.

Il n'y a plus, comme candidat, que les deux représentants de deux ailes principales de la bourgeoisie française.

D'un coté, Emmanuel Macron, avec François Bayrou, entend poursuivre la politique d'ouverture à l'Union Européenne et au marché mondial qui a été menée par les gouvernements successifs de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, politique à laquelle Emmanuel Macron a participé.

Le Parti Socialiste a structuré le gouvernement de François Hollande et le Parti Communiste Français (PCF) a accompagné cette politique qui broie la classe ouvrière et remet en cause les acquis des salariés. Et la soumission des directions syndicales au dialogue social a permis au gouvernement de François Hollande de mettre en œuvre sa politique et de paralyser ainsi les mobilisations.

De l'autre côté, Marine Le Pen représente les couches arriérées de la bourgeoisie française qui sont broyées par l'ouverture au marché mondial et la concurrence capitaliste. Elle rêve d'un impossible rétablissement des frontières nationales. De ce fait, elle développe plus encore une politique xénophobe. Cette fraction de la bourgeoisie cherche à entraîner dans son naufrage certaines couches populaires désorientées s'imaginant que le protectionnisme les mettrait à l'abri de la concurrence mondiale et de la fuite des capitaux. Mais le protectionnisme, c'est le capitalisme national et un patron français ne vaut pas mieux, pour les travailleurs et la jeunesse, qu'un patron américain ou allemand.

Les travailleurs n'ont pas de patrie et le drapeau bleu blanc rouge ne peut pas être leur drapeau.

Protectionnisme capitaliste ou mondialisation capitaliste, il n'y a aucune issue en choisissant l'une ou l'autre de ces deux alternatives.

Ni patronat national, ni patronat mondialisé, ni patrie, ni capitalisme, la seule issue, c'est le socialisme.

Le seule issue pour la classe ouvrière et pour les salariés, c'est de reprendre le vieux combat pour en finir avec le capitalisme et de reconstruire des organisations politiques et syndicales qui se fixent l'objectif d'en finir avec l'exploitation du capitalisme et avec la propriété privée des moyens de production. Ce chemin ne peut passer par un vote pour un représentant d'une fraction de la bourgeoisie contre une autre fraction de la bourgeoisie, même si, à juste titre, les salariés et la jeunesse considèrent que, avec le Front National, ce serait davantage de xénophobie, de répression policière et d'attaques contre les libertés démocratiques.

L'urgence, c'est que la classe ouvrière reconstitue son unité face à la bourgeoisie et notamment face à l'extrême droite fascisante, ce qui implique aussi de mettre fin au dialogue social, aujourd'hui comme demain, lequel prépare en permanence de nouvelles attaques contre nos acquis.

Classe contre classe, les travailleurs n'ont pas de patrie.

Notre ennemi, c'est le capital, national et international.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 19:48

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/108253/serie-de-rassemblements-a-yerres-contre-nicolas-dupont-aignan

 

Série de rassemblements à Yerres contre Nicolas Dupont-Aignan

 

Par Julien Monier

 

Mardi 2 Mai 2017

 

La décision de Nicolas Dupont-Aignan de se rallier à Marine Le Pen a créé un choc dans le Val d’Yerres. Un rassemblement de protestation s’est tenu Samedi 29 Avril 2017, une manifestation a rassemblé près de cinq cent personnes, Dimanche 30 Avril 2017, et d’autres rendez-vous sont programmés dans les prochains jours.

Dès le Vendredi 28 Avril 2017, les protestations n’ont pas attendu à l’annonce par Nicolas Dupont-Aignan de son ralliement à Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles.

Au journal télévisé de la deuxième chaîne de la télévision française, le député-maire d'Yerres, qui a réalisé moins de cinq pour cent des suffrages au premier tour, a annoncé qu’il soutiendrait la candidate du Front National, qualifiée face à Emmanuel Macron.

Samedi 29 Avril 2017, il a participé à une conférence de presse avec la prétendante du second tour, dans laquelle les deux protagonistes ont donné des détails sur leur contrat de gouvernement, si Marine Le Pen accède à la magistrature suprême, Nicolas Dupont-Aignan sera son premier ministre. Celui-ci a mis en avant le fait qu’il a fait évoluer le programme de la candidate sur plusieurs points, la sortie de l’euro n’est plus une priorité, les étrangers n’auront finalement pas de délai de carence pour l’école, le vote blanc devra être reconnu et une loi sur l’éthique figurera dans les premières décisions du quinquennat.

Pendant ce temps, à Yerres, ville dont il est maire depuis 1995, le premier rassemblement d’une longue liste s’est déroulé. Plusieurs appels militants ont circulé dès le Vendredi 28 Avril 2017, ajoutés aux nombreuses réactions spontanées de citoyens des alentours. Environ deux cent cinquante personnes se sont rassemblées Samedi 29 Avril 2017 en fin de matinée devant la mairie, scandant « honte », sous les fenêtres du bureau du maire.

Cinq cent personnes dans les rues, Dimanche 30 Avril 2017 et des rassemblements Lundi Premier Mai et Mardi 2 Mai 2017

Un cortège s’est ensuite formé pour traverser le centre-ville, jusque sur le parvis du Centre Educatif et Culturel (CEC), où la foule s’est ensuite peu à peu dispersée. Parmi les personnes mobilisées, il y avait beaucoup d’habitants de la commune, de tous les quartiers, ayant décidé de rejoindre les lieux en ce jour de marché. Bouchra, qui habite dans le secteur Gambetta, se dit révoltée par l’annonce de son maire. Pour elle, il existe un vrai risque de voir Marine Le Pen remporter le scrutin, « j’ai peur, elle va gagner, si des électeurs de François Fillon se rallient aussi, avec l’abstention des insoumis, je m’inquiète, c’est mathématique ».

Comme elle, de nombreuses familles ont fait le déplacement. Quelques élus sont aussi présents, les conseillers municipaux de gauche et du centre d’Yerres, mais aussi des élus de droite comme le candidat de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) et des Républicains aux élections législatives, Irvin Bida. « Cette manifestation est un symbole très fort », estime le sénateur Michel Berson, qui observe que les citoyens se sont rassemblés devant le parc de la mairie « où se trouve une statue du général Charles de Gaulle et sa fameuse phrase, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

Conseillère municipale d’opposition et soutien d’Emmanuel Macron, Daphnée Ract Madoux est, à la différence des personnes qui expriment leur colère, plutôt fataliste, « moi, cela ne me surprend pas, il a la même mentalité que le Front National et il n’aime pas les pauvres, c’est ce que je dénonce depuis dix ou quinze ans ».

Selon elle, « la tentation était trop forte » pour Nicolas Dupont-Aignan et sa position « légitime encore plus Marine Le Pen », regrette-t-elle.

Elle espère toutefois que ce bouleversement politique « réveillera les consciences » et elle se joindra aux prochains rassemblements prévus en ville. Dimanche 30 Avril 2017 à 15 heures, un nouveau rendez-vous a été donné devant la mairie pour un rassemblement contre Nicolas Dupont Aignan qui s’est ensuite transformé en manifestation à travers les rues, en passant par la gare, puis jusqu’à la place Gambetta où se tenait une brocante.

De nombreux habitants d’Yerres et des villes avoisinantes ont participé à la marche, parmi lesquels des élus de tous bords. Le cortège, majoritairement composé de citoyens non engagés, a varié entre slogans contre Nicolas Dupont Aignan, « Dupont démission » et « Dupont la honte », et défilé dans le calme. Au total, près de cinq cent personnes ont parcouru les rues de la commune, suivies par plusieurs caméras de télévision et médias. Quelques drapeaux français et européens et des pancartes, mais pas de banderole, ont garni les rangs.

Des appels ont aussi lancés pour Lundi Premier Mai 2017 à 15 heures, toujours devant la mairie. Puis un autre appel est lancé Mardi 2 Mai 2017 à 18 heures, avec le soutien cette fois des insoumis locaux.

 

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 19:27

 

https://www.mesopinions.com/petition/politique/avenir-commun-candidatures-unitaires-aux-legislatives/29975

 

Un avenir en commun pour des candidatures unitaires aux élections législatives du mois de juin 2017

 

Par Ghislaine Zaparty, militante du Mouvement de la France Insoumise (MFI), et Yves Benassis, syndicaliste

 

Dimanche 30 Avril 2017

 

À l'attention du MFI, du Parti de Gauche, du Parti Communiste Français (PCF) et d'Ensemble

 

Au soir du premier tour des élections présidentielles du Dimanche 23 Avril 2017, Jean-Luc Mélenchon a réuni sous son nom plus de sept millions de voix, soit vingt pour cent des suffrages.

 

C'est notre victoire commune et notre fierté. Si ces résultats se confirment lors des élections législatives, nous pouvons être au second tour dans de nombreuses circonscriptions et les gagner. C'est le cas dans les Pyrénées Orientales. Or la mise en concurrence de candidats du MFI et du PCF, qui soutenaient tous la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, divise les voix sur deux candidats au lieu de les concentrer sur une seule candidature unitaire avec le risque bien réel d' envoyer à l'assemblée nationale des députés du Front National, de droite ou du Mouvement En Marche. Cela est incompréhensible pour bon nombre d'électrices et électeurs fortement attachés à la consolidation de notre avenir en commun dans un cadre unitaire.

 

Cette dynamique unitaire enclenchée lors du premier tour des élections présidentielles, qui est le résultat d'une campagne exceptionnelle portée par Jean-Luc Mélenchon et menée sur le terrain par les militants du MFI, du PCF, d'Ensemble, d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) et d'autres militants d'autres organisations ou d'aucune organisation, serait mise à mal pour les élections législatives comme pour les élections intermédiaires à venir, si vous n'êtes pas en mesure de construire des candidatures communes.

 

C'est pourquoi, nous, signataires de cet appel, nous vous demandons de bien vouloir vous réunir rapidement sur le plan départemental et sur le plan national afin d’œuvrer à la mise en place de candidatures communes pour ces élections législatives et d'une stratégie de résistance et de lutte constructive à mettre en œuvre conjointement.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 19:12

 

Près de deux tiers des soutiens de Jean Luc Mélenchon refusent de voter pour Emmanuel Macron (Reuters)

 

Près des deux tiers des soutiens de Jean-Luc Mélenchon qui ont participé à une consultation sur le second tour des élections présidentielles envisagent de voter blanc ou nul ou de s'abstenir dans le duel qui opposera Dimanche 7 Mai 2017 Marine Le Pen à Emmanuel Macron, selon les résultats du vote publiés Mardi 2 Mai 2017.

Cette consultation, qui avait été annoncée par le candidat le Dimanche 23 Avril 2017 au soir de son élimination de la course à l'Elysée, a rassemblé sur internet deux cent quarante trois mille cent vingt huit insoumis sur les quelque quatre cent quarante mille internautes qui avaient soutenu la candidature du député européen, précise le Mouvement de la France Insoumise (MFI) dans un communiqué.

Selon cette étude, quatre vingt sept mille huit cent dix huit insoumis, soit trente six pour cent d’entre eux, se prononcent pour un vote blanc ou nul, quatre vingt quatre mille six cent quatre vingt deux, soit trente cinq pour cent d’entre eux, pour un vote pour Emmanuel Macron et soixante dix mille six cent vingt huit, soit trente pour cent d’entre eux, en faveur d'une abstention.

L'issue de cette consultation, qui excluait l'option d'un vote pour la candidate du Front National Marine Le Pen, est avant tout symbolique, le MFI ayant dit à plusieurs reprises qu'elle ne constituerait en rien une consigne de vote.

« Ce n'est pas une décision du MFI », a dit Charlotte Girard, coresponsable du programme du mouvement sur BFM Télévision.

« C'est une indication sur les intentions de vote qui témoigne de la difficulté d'exprimer le refus de ce qui se passe, ce qui est assez à l'image de la société française aujourd'hui. Il y a quand même encore deux cent mille personnes qui n'ont pas jugé bon de se prononcer et qui, à mon avis, se cherchent encore et qui décideront le jour du vote », a-t-elle ajouté.

La décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas appeler clairement à voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage au Front National a soulevé une vague de critiques, notamment à gauche, où plusieurs élus ont dénoncé « une erreur et une faute, intenable quand on est de gauche ».

Le député européen, arrivé quatrième avec vingt pour cent des voix à l'issue du premier tour des élections présidentielles, a confirmé Dimanche 30 Avril 2017 sur la première chaîne de la télévision française sa position tout en mettant en garde ses électeurs contre la terrible erreur que représenterait un vote en faveur du Front National.

« Nous, c'est clair que ce qui nous rassemble, c'est pas une voix pour le Front National », a dit Mardi 2 Mai 2017 le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, sur BFM Télévision, après l'annonce des résultats de la consultation.

« En même temps, il y a des gens qui ont voté pour Jean Luc Mélenchon qui vont aussi utiliser le bulletin de vote pour Emmanuel Macron pour dire non à Marine Le Pen. C'est ainsi », a-t-il ajouté.

Le résultat de la consultation a été déploré par le Parti Communiste Français (PCF), dont le secrétaire national Pierre Laurent avait appelé dès le soir du premier tour des élections présidentielles à voter pour Emmanuel Macron.

« Alors que Marine Le Pen est aux portes du pouvoir, le résultat de la consultation du MFI n'est peut-être qu'une photographie, mais c'est une mauvaise nouvelle », a réagi Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF à Paris, sur son compte Facebook.

« Continuons à tenter de convaincre et d'argumenter, dans le respect, auprès de nos partenaires et du plus grand nombre sur le fait que nous ne pouvons pas tracer un trait d'égalité entre la politique d’Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen », a-t-il ajouté.

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 19:28

 

HAYMARKET SQUARE


 

Je publiais déjà au moins un message relatif au massacre d’Haymarket Square du 4 mai 1886 à Chicago.

Un site internet publiait récemment un numéro spécial de la revue syndicaliste révolutionnaire de Pierre Monatte, la Révolution Prolétarienne, à l’occasion de la mort de Pierre Monatte.

Dans ce numéro spécial, il y avait un message de Pierre Monatte relatif à l’histoire de la journée internationale des travailleurs du premier mai.

Vous en trouverez ci-dessous une citation relative au massacre d’Haymarket Square du 4 mai 1886 à Chicago.

Le message et le numéro spécial de la revue sont disponibles en totalité à l’adresse ci-dessous.
 

Bernard Fischer
 

http://archivesautonomies.org/IMG/pdf/syndrev/revolutionproletarienne/serieap1947/larevolutionproletarienne-n151.pdf

 

Ce fut à Chicago que s'exerça la plus folle répression, Chicago qui avait pris la tête du mouvement et qui était le foyer le plus ardent du révolutionnarisme américain.

Il restait trente cinq mille à quarante mille grévistes le 3 mai 1886. Les patrons avaient fait venir des jaunes pour assurer le travail. Dans la soirée du 3 mai 1886, une manifestation de sept mille à dix mille grévistes conspuait les jaunes de la grande fabrique de machines agricoles Mac Cormick, lorsqu'elle fut assaillie par une bande de policemen qui tirèrent sur la foule, tuèrent un gréviste et en blessèrent des centaines d'autres.

Pour protester contre cet assassinat, un meeting fut convoqué pour le 4 mai 1886. L'Arbeiter Zeitung, journal quotidien de langue allemande publié à Chicago, lançait un appel aux armes.

« La guerre de classes a commencé. Hier, on a fusillé les travailleurs en face de l'usine Mac Cormick. Leur sang crie vengeance. Qui pourrait douter que les tigres qui nous gouvernent sont avides du sang des travailleurs. Mais les travailleurs ne sont pas des moutons. A la terreur blanche, ils répondront par la terreur rouge. Mieux vaut la mort que la misère. Si l'on fusille les travailleurs, répondons de telle façon que nos maîtres s'en souviennent longtemps. C'est la nécessité qui nous fait crier aux armes. Hier, les femmes et les enfants de pauvres pleuraient leurs maris et leurs pères fusillés. Tandis que, dans les palais, les riches remplissaient leurs verres de vins coûteux et buvaient à la santé des bandits de l'ordre. Séchez vos pleurs, vous qui souffrez. Ayez du cœur, esclaves. Insurgez-vous ».

Quinze mille travailleurs répondirent à cet appel. A Haymarket Square, du haut d'un char, les orateurs les plus populaires de Chicago, entre autres Auguste Spies, Albert Parsons et Samuel Fielden, parlèrent. Le meeting allait prendre fin. La nuit tombait. Tout à coup, une troupe de deux cent policiers fonça sur la foule. Avant qu'ils n'aient pu renouveler leur crime de la veille, une bombe tombait dans leurs rangs et en couchait une vingtaine par terre. Mais, par derrière eux, d'autres escouades de policiers avançaient. La bataille s'engagea, fusils à répétition contre revolvers du peuple.

La bourgeoisie s'empara de ces troubles qu'elle avait provoqués et en fit le prétexte d'arrestations en masse. Tout le personnel de l'Arbeiter Zeitung, dont Auguste Spies était rédacteur en chef, fut arrêté, rédacteurs, employés de bureau et typographes.

Un tri savant fut fait. Le 21 juin 1886, les huit principaux militants de Chicago comparaissaient devant la cour d'assises de Cook County.

Ces huit militants étaient Auguste Spies, Albert Parsons, Adolphe Fischer, Samuel Fielden, Georges Engel, Michel Schwab, Oscar Neebe et Louis Lingg, qu'on a appelés depuis, dans le mouvement anarchiste international, les huit martyrs de Chicago.

Auguste Spies dirigeait le quotidien de langue allemande, Arbeiter Zeitung, destiné aux émigrants allemands, et qui, d'abord exclusivement social-démocrate avec Paul Grottkau, était passé à l'anarchisme. Albert Parsons dirigeait I'Alarm. L'influence de ces hommes et de ces organes était considérable. Auguste Spies, Albert Parsons et Samuel Fielden étaient constamment en tournées de propagande. Ils avaient pris une grande part au mouvement pour les huit heures, en s'efforçant d'amener les ouvriers à regarder par-delà la réduction des heures de travail.

Albert Parsons n'avait pu être arrêté le 4 mai 1886 et il s'était réfugié chez des amis. Il n'aurait jamais été découvert. Cependant, le 21 juin 1886, de lui-même, il se présenta dans la salle d'assises, il se dirigea vers le banc de ses amis, il leur serra les mains et il prit place sur le banc des condamnés à mort.

Le procès fut laborieux. Le gouvernement voulait la mort. Cependant, rien n'établissait que l'homme qui avait lancé la bombe se trouvait parmi les huit accusés, Ce n'est qu'au vingt et unième jour que la liste des jurés put être dressée. On prouva, par la suite, par des dépositions d'hommes assermentés, que toutes mesures avaient été prises afin d'avoir un jury qui condamnerait à la pendaison. La sentence fut prononcée le 20 août 1886.

Le 11 novembre 1887, après dix-huit mois de prison préventive, Albert Parsons, Auguste Spies, Georges Engel et Adolphe Fischer furent pendus.

Louis Lingg, la veille de l'exécution, s'était fait sauter la tête avec un cigare de fulminate. Les peines de Samuel Fielden et de Michel Schwab avaient été commuées en emprisonnement perpétuel et celle d’Oscar Neebe avait été commuée en quinze ans de prison.

Un grand mouvement de protestation, auquel participèrent les fractions intellectuelles de la classe bourgeoise secoua toute l'Amérique du Nord, mais en vain ou presque.

Une réparation partielle intervint en 1893. A la suite d'une longue enquête, le gouverneur de l'Illinois, John Peter Altgeld, se convainquit de l'innocence des huit condamnés. Il fit remettre en liberté Samuel Fielden, Michel Schwab et Oscar Neebe et, dans les considérants du décret de grâce, il proclama le crime des juges, des jurés et des faux témoins de la cour de Cook County, et il démontra que le verdict avait été prononcé par ordre.

Sans la perte d'hommes comme Albert Parsons et Auguste Spies, sans la désorganisation de la propagande socialiste et anarchiste et l'affaissement qui se produisit dans tous les centres révolutionnaires, qui sait si le trade-unionisme n'eût pas débordé ses barrières corporatives et si, après avoir adopté la méthode révolutionnaire de lutte, il n'eût pas acquis l'esprit et la volonté de faire la révolution ?

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 19:04

 

Arrestations lors des manifestations du premier mai à Istanbul (Reuters)

 

La police turque a procédé à l'arrestation de cent soixante cinq personnes lors des manifestations organisées Lundi Premier Mai 2017 à Istanbul à l'occasion du premier mai, indique un journaliste de Reuters sur place.

Les défilés organisés à l'occasion de la fête du travail se sont traduits, au cours des dernières années, par des interventions policières musclées contre les manifestants.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser un groupe de protestataires.

Les syndicats avaient annoncé qu'ils ne tenteraient pas de se rendre sur la place Taksim dans le centre d'Istanbul, traditionnel point de ralliement de la contestation contre le président Recep Tayyip Erdogan depuis les grandes manifestations de 2013.

La présence policière était particulièrement importante Lundi Premier Mai 2017 pour encadrer ces manifestations quinze jours après le référendum du Dimanche 16 Avril 2017 qui a autorisé la modification de la constitution turque pour élargir les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

« Au total, cent soixante cinq personnes ont été arrêtées », a déclaré la police d'Istanbul dans un communiqué, précisant que ces arrestations étaient pour la plupart motivées par l'absence d'autorisation de manifester ou la possession de banderoles et d'affiches.

Dix-huit autres personnes, que la police soupçonnait de vouloir provoquer des affrontements, ont été appréhendées dans quatre autres quartiers de la ville.

Des feux de Bengale, quatre vingt cinq cocktails Molotov, des masques et des banderoles ont été saisis lors de ces opérations, a ajouté la police.

Au cours du week-end près de quatre mille personnes supplémentaires ont été limogées dans l'administration et dans l'armée, les autorités ont bloqué l'accès à l'encyclopédie en ligne Wikipedia et elles ont interdit des émissions télévisées de rencontre jugées contraires à la culture turque.

 

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