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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:35

http://www.lorientlejour.com/article/913062/plus-de-5-000-assyriens-ont-pris-le-chemin-de-lexode.html

http://www.rojbas.org/2015/02/26/plus-de-5-000-assyriens-ont-pris-le-chemin-de-lexode

Plus de cinq mille assyriens ont pris le chemin de l’exode

Des témoignages font état de plusieurs centaines d'otages aux mains de l’Etat Islamique.

Par Matthieu Karam et Nour Braidy

Jeudi 26 février 2015

Environ cinq mille membres de la minorité chrétienne des assyriens ont pris le chemin de l'exode en Syrie après le rapt de dizaines des leurs par les djihadistes de l'État Islamique.

Quelque trente mille assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, vivaient en Syrie avant le début du conflit le 15 mars 2011, la majorité à Hassaké.

Depuis lundi, Teglath, un prêtre assyrien établi au Liban, n'a plus de nouvelles de plusieurs de ses proches. Depuis que les djihadistes ont attaqué des villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le gouvernorat d’Hassaké, dans le nord-est syrien, enlevant une centaine d'habitants, le père Teglath et son épouse, elle aussi une syrienne assyrienne, vivent dans l'angoisse. « Le père de ma femme, sa mère, ses frères et sœurs et ses oncles, manquent à l'appel, explique le père. Lorsque j'ai contacté par téléphone l'un de ses oncles, un homme m'a répondu en disant qu’il était l’Etat Islamique. Il m'a d'abord interdit de parler à l'oncle, mais a par la suite changé d'avis ». Pour le prêtre originaire d’Hassaké, « un complot se trame contre les assyriens. Ils veulent nous chasser de nos terres et de nos maisons. Pourquoi nous attaquer ? Pourquoi ne pas avoir attaqué les combattants kurdes ? Les djihadistes savent où se trouvent les kurdes ». Il reconnait toutefois que des combattants chrétiens se battent aux côtés des combattants kurdes.

De son côté, Kino Gabriel, membre du commandement du Conseil Militaire Syriaque (CMS), une organisation militaire chrétienne importante dans le nord-est de la Syrie, estime que « lors de cette attaque, l’Etat Islamique a enlevé entre trois cent cinquante et quatre cent civils, des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards ». Il précise que cent ou cent cinquante personnes ont été enlevées à Tel Hermiz, Tel Chamiran et Tel Tawil. Le reste des otages a été enlevé dans neuf autres villages. Selon lui, les otages « ont peut-être été emmenés à Jabal Abdel Aziz ou à Chaddadé, une ville au sud d’Hassaké ».

Les combats se poursuivent

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), l'Etat Islamique cherche ainsi à venger de l'offensive kurde à Hassaké, appuyée par des frappes de la coalition internationale menée par les États-Unis. Également, les djihadistes veulent s'emparer de Tel Tamer, une localité assyrienne dont le pont est important pour rejoindre la frontière irakienne à partir de la province d'Alep. « La résistance contre l’Etat Islamique avait déjà commencé à al Khabour aux alentours du 7 février 2015 quand le CMS a pris le contrôle de Tel Hermiz qui était sous l'emprise de l’Etat Islamique », explique Kino Gabriel. « Quelques-uns de nos combattants sont morts au combat », note-t-il, précisant que, le 22 février 2015, l’Etat Islamique a envoyé des renforts à al Khabour.

Dans ce contexte, les combattants kurdes ont repris trois villages assyriens et une localité à majorité sunnite, mais les combats se poursuivent. « Les unités de protection du peuple (YPG) kurde ont repris Tel Chamiram, où les djihadistes ont brûlé partiellement une église, Tel Masri, Tel Hermel et Ghbeich », a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans la localité musulmane de Ghbeich, ils ont accusé les villageois de collaborer avec les kurdes, en ont décapité quatre et incendié des maisons et une école. De plus, un australien combattant les djihadistes aux côtés des kurdes a été tué dans ces combats mardi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agit du premier occidental pro kurde à trouver la mort.

Enfin, pour Washington, « le fait que l’Etat Islamique vise une minorité religieuse témoigne une fois de plus de son traitement brutal et inhumain de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ses objectifs ». La France a quant à elle réclamé la libération immédiate des assyriens enlevés, alors que les chasseurs du Charles de Gaulle ont largué hier leurs premières bombes, deux jours après le début de l'engagement du porte-avions dans les opérations de la coalition internationale contre l'Etat Islamique en Irak.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:55

Kiev entame à son tour le retrait des armes lourdes (Reuters)

L'armée ukrainienne a annoncé, Jeudi 26 Février 2015, le début du retrait de ses armes lourdes déployées pour faire face aux séparatistes de l'est du pays, ce qui revient à reconnaître que le cessez-le-feu censé être entré en vigueur le 15 février 2015 est bien respecté.

Les rebelles prorusses avaient fait de même deux jours plus tôt mais Kiev estimait alors que le cessez-le-feu n'était pas effectif. Quelques heures avant d'annoncer le début du retrait, l'armée avait toutefois indiqué qu'aucun décès n'était à déplorer depuis deux jours dans ses rangs.

Le retrait des armes lourdes constitue le deuxième point des deuxièmes accords de Minsk conclus le 12 février 2015 sous l'égide de la France et de l'Allemagne et sa mise en oeuvre dépendait du respect du cessez-le-feu, qui en est donc le premier point.

« L'Ukraine a entamé aujourd'hui le retrait des canons de cent millimètres de la ligne de front », dit l'état-major ukrainien dans un communiqué, invitant l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à en faire le constat.

« La partie ukrainienne réclame un cessez-le-feu complet et l'application immédiate de l'accord de Minsk de la part de tous les signataires. En cas de tentative d'offensive, le calendrier du retrait pourra être revu. Les forces ukrainiennes sont tout à fait prêtes à défendre le pays », ajoute-t-il.

Selon des correspondants de Reuters sur place, aucun tir d'artillerie n'a retenti durant la nuit de mercredi à jeudi dans le secteur de Donetsk, chef-lieu du Donbass tenu par les séparatistes.

Malgré le cessez-le-feu, les miliciens prorusses ont poursuivi la semaine dernière leur offensive à Debaltseve, ville stratégique qu'ils ont conquise le 18 février 2015. Depuis cette victoire, ils assurent vouloir respecter la trêve.

L'Union Européenne et les Etats-Unis, qui les ont accusés de violer les accords de Minsk avec l'aval de Moscou, semblent désormais se satisfaire de l'arrêt des hostilités.

Au lendemain de la prise de Debaltseve, Kiev soupçonnait les séparatistes de vouloir pousser leur avantage jusqu'à Marioupol, ville portuaire de cinq cent mille habitants sur le littoral de la mer d'Azov. Les puissances occidentales ont quant à elle averti qu'une reprise de l'offensive dans le Donbass, que le Kremlin nomme désormais « Nouvelle Russie », entraînerait un alourdissement des sanctions.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:44

La visite d’élus en Syrie suscite l’ire de l’exécutif (Reuters)

La visite de quatre parlementaires français en Syrie, où trois d'entre eux ont rencontré Bachar al Assad, est « une faute morale » au regard de la responsabilité du régime dans le conflit qui ravage le pays depuis quatre ans, a dit, Jeudi 26 Février 2015, Manuel Valls.

A Manille, François Hollande a renchéri en condamnant cette rencontre « avec un dictateur » et en poussant les partis politiques dont ces élus sont membres, y compris le Parti Socialiste, à les sanctionner pour leur initiative.

« Je pense que je ne pourrai que les encourager mais je n'en ai pas la qualité », a-t-il dit lors d'une visite aux Philippines sur le thème du réchauffement climatique.

Le déplacement des quatre élus du Parti Socialiste, de l’UMP et de l’UDI constitue une ligne de fracture avec la position officielle de la diplomatie française qui a rompu tout contact avec le régime syrien en mars 2012 sur fond de répression orchestrée par Bachar al Assad.

Il illustre également les interrogations grandissantes au sein des cercles diplomatiques et de renseignements sur l'attitude à adopter face à Damas, qui pourrait contribuer à endiguer la montée en puissance de l'Etat Islamique.

Tout en reconnaissant le droit des parlementaires « à se déplacer », le premier ministre a condamné jeudi, sur BFMTV RMC, « avec la plus grande vigueur », leur initiative.

« Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui, ils sont allés rencontrer Bachar al Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts », a dit Manuel Valls

« C'est une faute morale, les parlementaires représentent la souveraineté nationale », a-t-il conclu, estimant qu'il revenait aux élus d'en tirer les conséquences.

La délégation parlementaire était composée de Gérard Bapt, député du Parti Socialiste et président du groupe d'amitié entre la France et la Syrie à l’assemblée nationale, de Jacques Myard, député UMP, de Jean Pierre Vial, sénateur UMP et président du groupe d'amitié entre la France et la Syrie au sénat, et de François Zocchetto, sénateur UDI.

SANCTIONS

Gérard Bapt, qui a indiqué à Reuters qu'il n'avait pas participé à la rencontre avec Bachar al Assad, va tout de même être convoqué par le Parti Socialiste et sera sanctionné, a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste.

Interrogé sur une éventuelle exclusion, il a répondu sur RTL que la haute autorité du Parti Socialiste se prononcera.

S'exprimant depuis l'aéroport de Toulouse à son retour de Syrie, Gérard Bapt a assuré que les autorités françaises étaient au courant du déplacement parlementaire.

« J'avais fait une visite aux conseillers diplomatiques de l'Elysée, de Matignon, de l'Intérieur et du Quai d'Orsay pour exprimer mon intention », a-t-il dit à la presse.

Jacques Myard a pour sa part justifié l'initiative sur Sud Radio et souligné qu'il n'était pas possible de régler la guerre civile sans parler avec Damas, affirmant que de nombreux élus jugeaient nécessaire d'adapter la politique française.

L'objectif de la mission était de « voir comment on peut évoluer par des petits pas vers une reprise du dialogue franco-syrien, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, même si nous avons beaucoup de choses à reprocher à ce régime ».

Concernant les critiques, notamment du Quai d'Orsay qui a pris ses distances tôt cette semaine avec l'initiative parlementaire, il a déclaré que « si nous continuons cette politique d'aveuglement et d'autisme, nous allons dans le mur », a-t-il ajouté.

L'initiative a reçu le soutien du président UMP du sénat Gérard Larcher, lui-même en déplacement en Russie où il a été reçu par Vladimir Poutine en pleine crise ukrainienne.

« Il n’y a pas à excuser, les parlementaires sont des gens libres », a-t-il dit sur Public Sénat, prenant le contre-pied de Claude Bartolone, son homologue du Parti Socialiste à l’assemblée nationale, qui a condamné à titre personnel la visite des élus.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:27

http://www.alencontre.org/europe/grece-un-accord-avec-les-creanciers-qui-emprisonne-syriza-dans-le-social-liberalisme.html

Un accord avec les créanciers qui emprisonne Syriza dans le social libéralisme

Jeudi 26 Février 2015

Déclaration de Red Network

Le programme de « réforme » déposé par Yanis Varoufakis et par le gouvernement dirigé par Syriza, en « complément » de l’accord du Lundi 23 Février 2015, révèle la vérité sur l’accord entre le gouvernement et les bailleurs de fonds, représentés par l’Euro-groupe, c’est le renoncement de Syriza qui se situe aux limites d’une politique sociale-libérale.

Cet accord annule la possibilité de mettre en œuvre les engagements de Thessalonique du 14 septembre 2014, il inverse le sens de décisions de la conférence de Syriza de juillet 2013 qui indiquait l’annulation du mémorandum et des lois qui l’accompagnaient comme une première étape vers le renversement d’ensemble des brutales politiques d’austérité.

Plus précisément, en ce qui concerne les privatisations qui forment le noyau de la stratégie néo libérale, le gouvernement s’engage à ne pas « supprimer les privatisations qui ont été parachevées et à respecter le processus conformément à la loi » pour les mises au concours qui ont été lancées, alors que le pire réside pour les « nouveaux cas » dans la méthode impliquant des « baux à long terme et des partenariats publics et privés ». Cela revient donc à une acceptation généralisée des privatisations qui se situe à l’opposé d’une politique fixée de longue date par Syriza.

Pour ce qui a trait au « marché du travail », les « réformes » proposées impliquent l’annulation de l’engagement électoral clair de rétablir le salaire minimum à sept cent cinquante et un euros, indépendamment de la négociation avec les créanciers. Est adopté un « changement » baignant dans le brouillard politique. Pour le salaire minimum, les changements portent sur « l’ampleur et le calendrier » qui seront sujets à « consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales, à la lumière des développements de la production et de la compétitivité ».

Cela revient à reporter la restauration du salaire minimum au niveau de 2009 sine die. Et, pire encore, est adopté un processus inacceptable de négociation salariale et des critères relevant de la plus libérale des sociales démocraties.

La question cruciale de restaurer le pouvoir des conventions collectives, la proposition est minée car elle est associée à certaines des « meilleures pratiques de l’Union Européenne » et cherche à « bénéficier de l’expertise de l’OCDE ».

Nous rappelons que le « savoir-faire » de ces organisations internationales, qui sont restées immobiles et silencieuses au cours des vingt dernières années de l’agression néo libérale du capital, s’est avéré extrêmement actif dans l’érosion progressive des droits du travail par une succession de nouvelles idées dites intelligentes. « Dans le programme sera inclus l’engagement à une nouvelle approche progressive dans les conventions collectives incluant l’équilibre entre la flexibilité et la justice ». Au cours des vingt dernières années, beaucoup ont cherché l’équilibre entre la flexibilité et la sécurité, la flexi-sécurité, mais personne n’a trouvé autre chose que la marche forcée de la flexibilité ou de l’élasticité.

Pour ce qui relève de la politique fiscale, les engagements de Thessalonique abrogeaient l’impôt expropriateur sur l’immobilier, la xaratsi, terme renvoyant à un impôt injuste sous l’occupation ottomane, sur le fioul domestique et pour la réinstallation du seuil de non-imposition pour les revenus annuels inférieurs à douze mille euros, actuellement le seuil est fixé à cinq mille euros. Or tout s’est volatilisé. Si la cible absolument correcte de la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude aux cotisations sociales, qui doit clairement être dirigée contre le capital, n’est pas en relation étroite avec des mesures d’allégement fiscal pour les travailleurs, les retraités et les couches populaires, cela revient simplement à poursuivre les politiques d’austérité.

Sur la question des banques, la conférence de Syriza s’était prononcée pour leur mise sous examen public, même si les modalités n’étaient pas précisées. Or, est adoptée une mise sous surveillance des prêts « selon des modalités qui tiennent pleinement compte de la capitalisation des banques » et même les ventes aux enchères de la résidence principale sont placées sous l’épée de Damoclès de « la coopération avec la direction des banques et des institutions bancaires ».

Ce programme de « réformes » constitue la preuve qu’il conduit vers un brusque tournant impliquant le remboursement de la dette comme une condition faite sienne par le gouvernement. Il marque le passage à une position où nous cherchons à résister à l’austérité, mais cela obligatoirement dans le cadre de l’acceptation des règles de l’Union Européenne et de l’euro.

Contre l’accord avec l’Euro-groupe et le programme de « réformes » proposé par le gouvernement grec, les organisations et les membres de Syriza, la gauche, le mouvement syndical et les mouvements sociaux de résistance doivent trouver la force de répondre non.

Et puis garder une attitude d’indiscipline, autrement dit une attitude de lutte de la classe ouvrière et des couches populaires pour briser ce corset qui est imposé à une politique anti-austérité concrète.

Pour les membres et les organisations de Syriza, des tâches spécifiques sont à l’ordre du jour.

Le retour immédiat aux politiques qui reposent sur trois piliers principaux, l’élimination des mémorandums et des mesures d’austérité qui les accompagnent, aucun sacrifice pour l’euro et une politique de la gauche radicale s’appuyant sur les décisions de la conférence de juillet 2013 et les engagements de Thessalonique de septembre 2014.

Ce ne sera pas une lutte contre mais pour sauver le projet politique de « gouvernement de la gauche ». Parce que l’accord avec l’Euro-groupe et les engagements pris Mercredi 25 Février 2015 mèneront dans la période de quatre mois du plan-relais à un affaiblissement des relations de Syriza avec la base sociale qui l’a conduit à la victoire politique du Dimanche 25 Janvier 2015. Et cela va accroître l’appétit des ennemis locaux et internationaux de la Grèce pour initier une bataille avec l’objectif de renverser le gouvernement. Le temps est court.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:59

http://en.firatajans.com/news/hunko-deputies-from-all-parties-want-pkk-ban-lifted

Des députés de tous les partis demandent la levée de l’interdiction du PKK (Firat News Agency)

Mercredi 25 Février 2015

Avant le débat de demain au parlement fédéral allemand sur l'interdiction du PKK, Andrej Hunko, député de die Linke, dit que des députés de tous les partis veulent la levée de l’interdiction du PKK, mais que l'appareil de sécurité de l’état veut la maintenir.

L'interdiction du PKK a été décidée par le gouvernement conservateur d’Helmut Kohl, le 26 novembre 1993. Maintenant, plus de vingt et un ans plus tard, cette interdiction est l'une des questions les plus débattues en Allemagne en ce moment. En raison de la lutte efficace menée par les guérilleros du PKK et les combattants des YPG contre les bandes d’EIIL, beaucoup de personnes en Allemagne considèrent désormais l'interdiction comme vide de sens.

Cependant, le gouvernement de coalition de la CDU et du SPD dirigé par Angela Merkel insiste pour que l'interdiction soit maintenue, d'où le débat de demain sur une motion de die Linke.

Andrej Hunko, député de die Linke, explique les détails de la motion à Firat News Agency.

« Une motion soutenue par des députés de tous les partis »

Andrej Hunko dit que des députés de tous les partis soutiennent la motion présentée par die Linke, ajoutant qu’ils ne demandaient pas un débat pour savoir si l'interdiction initiale était justifiée, mais qu’ils faisaient valoir que dans les circonstances actuelles l'interdiction n'a pas de sens.

Andrej Hunko dit que le but n’était pas seulement d’obtenir la levée de l'interdiction en Allemagne, mais en même temps d'assurer que le PKK soit retiré de la liste européenne des organisations terroristes. L’Union Européenne étend la liste des organisations interdites tous les six mois. Nous voulons que l'Allemagne refuse le maintien du PKK sur la liste lors de la prochaine réunion », at-il ajouté.

« L'appareil de sécurité pense différemment »

Andrej Hunko dit que des membres des partis de la coalition ont convenu avec eux que l'interdiction devrait être levée, mais que l'appareil de sécurité de l’état n’avait pas changé sa position sur le mouvement kurde. « Nous pouvons comparer le ministère de l’intérieur, la police et l’appareil de sécurité aux structures profondes de l’état en Turquie », a-t-il ajouté.

Andrej Hunko dit que les positions relatives au mouvement kurde avaient changé dans les deux dernières années, avec des politiciens en Europe ayant une attitude positive envers la candidature de Selahattin Demirtaş aux élections présidentielles. Il a ajouté que le HDP est maintenant considéré comme l'architecte de la démocratie réelle et que les développements dans le Sinjar et à Kobanê avaient contribué à ce processus.

Quelle est la motion de die Linke ?

La motion de die Linke qui sera débattue demain soir au parlement fédéral souligne que le PKK a émergé comme le résultat de la persécution des kurdes en Turquie, que le mouvement de libération kurde mène une lutte pour les droits des femmes et que le gouvernement turc est impliqué dans un processus de paix avec le PKK. La motion ajoute que la levée de l'interdiction du PKK ferait pression sur Ankara pour mettre en œuvre de véritables réformes qui permettraient d'assurer l’avancée du processus.

Die Linke demandera également au parlement fédéral de faire pression sur le gouvernement pour lever l'interdiction et pour mettre fin aux enquêtes sur des membres présumés du PKK.

Andrej Hunko est aussi une victime de l'interdiction

Andrej Hunko est l'un des dix députés qui font l'objet d'une enquête des procureurs de Berlin après le déploiement d'un drapeau du PKK à l’intérieur du parlement fédéral en novembre 2014.

Andrej Hunko avait également déployé un drapeau du PKK dans une manifestation à Cologne en soutien à une collègue, Nicole Gohlke, qui a eu son immunité parlementaire levée pour avoir soutenu les YPG et déployé un drapeau du PKK. Andrej Hunko s’est impliqué lui-même en partageant la photographie dans les réseaux sociaux.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:09

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/02/24/comment-la-compagne-de-coulibaly-a-fui-la-france_4582192_3224.html

Comment Hayat Boumeddiene, la compagne d’Amedy Coulibaly, a fui la France

Mardi 24 Février 2015

Dimanche 4 Janvier 2015, le plus jeune fils de la famille Belhoucine a déboulé dans le salon de ses parents avec un téléphone qu’il venait de découvrir dissimulé dans l’armoire de sa chambre. « Maman, qu’est-ce que c’est que cela », crie-t-il en montrant l’appareil. Sa mère lui prend le portable et découvre, horrifiée, le texto de son fils aîné, Mohamed Belhoucine, vingt-sept ans, « salam, c’est moi qui ai caché ce téléphone. Maman, Papa, ne vous inquiétez pas, nous avons rejoint le califat. Ne vous inquiétez pas, nous préfèrons vivre dans un pays régit par la charia et pas par les lois inventées par les hommes ».

A dix-neuf ans, le benjamin des frères Belhoucine dormait encore quand il a été réveillé par le vibreur de l’appareil. Le téléphone a sonné plusieurs fois, lui laissant le temps de le débusquer. En refaisant le film des derniers jours, les parents Belhoucine se sont alors souvenus que Mohamed était effectivement venu quelques jours plutôt, le premier janvier, pour une visite de courtoisie. Il ne leur avait rien dit de ses projets de départ mais avait sans doute profité de l’occasion pour cacher son téléphone. Sa visite avait eu lieu quelques heures après que leur cadet, Mehdi, vingt-trois ans, eut quitté le domicile familial pour un séjour en Egypte. Il avait assuré vouloir partir pour « étudier la religion ».

Les parents Belhoucine n’avaient ensuite plus eu de nouvelles de leurs deux grands garçons, mais ne s’en étaient pas trop soucié. Ils ne savaient pas encore que leurs enfants seraient aujourd’hui soupçonnés d’avoir été les principaux organisateurs de la fuite d’Hayat Boumeddiene, l’épouse d’Amedy Coulibaly. Ils ignoraient surtout que l’aîné, Mohamed Belhoucine, a été particulièrement présent aux côtés du tueur fou de l’Hyper Cacher, durant les dernières semaines de préparation des attentats, les 7 et 9 janvier 2015. Les enquêteurs le soupçonnent même d’être celui qui a diffusé la vidéo de revendication d’Amedy Coulibaly.

C’est seulement en découvrant à la télévision que Mehdi Belhoucine avait été aperçu non pas en Egypte mais en Turquie, en compagnie d’Hayat Boumeddiene, que son père s’est présenté au commissariat, deux jours après l’attaque de l’Hyper Cacher. Désemparé, il n’est en même temps qu’à moitié surpris du départ de ses enfants. Les deux étaient sans emploi. Mohamed Belhoucine faisait de l’aide aux devoirs à la mairie d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, mais son contrat n’avait pas été renouvelé en septembre. Mehdi et Mohamed Belhoucine pratiquaient surtout « un islam assez radical », admet-il rapidement.

Après de brillantes études d’ingénieur à l’école des mines d’Albi, Mohamed Belhoucine, l’aîné, a particulièrement dérivé. En juillet 2014, il a été condamné à deux ans de prison dont un mois ferme, qu’il a effectué lors de sa détention provisoire, pour avoir eu un rôle actif dans une filière d’acheminement de djihadistes vers la région afghano-pakistanaise. Ses convictions politiques sont, par ailleurs, restées « très franches », selon son oncle, « il reconnaissait l’instauration de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie et reconnaissait même le titre de calife à son chef, Abou Bakr al Baghdadi ».

Or, les enquêteurs ont pu établir que les frères Belhoucine avaient quitté le territoire français une semaine exactement avant les attaques, et ce, en même temps que Hayat Boumeddiene, dans une sorte de fuite planifiée. « L’évasion » organisée a eu lieu le premier janvier 2015.

Mehdi Belhoucine, le plus jeune, a pris un bus Eurolines en direction de l’Espagne.

Mohamed Belhoucine, l’aîné, a emprunté la même direction dans la foulée de sa visite à ses parents. Il a emmené avec lui son épouse, Imène, et leur fils de quatre ans. Hayat Boumeddiene, elle, a été conduite directement par son compagnon Amedy Coulibaly, à bord d’une Seat Ibiza noire de location.

Tout ce petit monde s’est retrouvé à l’aéroport de Madrid et a embarqué, Vendredi 2 Janvier 2015, sur deux vols différents pour Istanbul. Sur les dernières captures vidéo de l’aéroport, on voit Amedy Coulibaly et Hayat Boumeddiene marcher ensemble, le pas pressé, en se tenant la main. Le tueur de l’Hyper Cacher est remonté ensuite à toute allure jusqu’à Paris. A tel point qu’il se fera flasher à trois reprises sur la route.

Ce qui intrigue les enquêteurs, c’est qu’au matin du premier janvier, avant les départs de toutes ces personnes aujourd’hui recherchées, une petite réunion s’est tenue chez Mohamed, l’aîné des Belhoucine, à Bondy, en Seine-Saint-Denis, en présence d’au moins deux autres participants. Or, dès le Samedi 3 Janvier 2015, l’un d’eux, un jeune homme de vingt-trois ans d’origine tunisienne, s’est envolé comme les autres pour la Turquie depuis Madrid. Le deuxième, un père de famille de trente-trois ans converti à l’islam, a rallié le même jour Istanbul depuis l’aéroport de Roissy avec son épouse et ses trois enfants, dont un nourrisson de huit mois. Tous sont suspectés de s’être rendus en Syrie pour rejoindre l’Etat Islamique.

Ces candidats à l’exil vers « le califat », aux profils très différents, savaient-ils ce qui se tramait ? Connaissaient-ils les fréquentations de Mohamed Belhoucine, l’homme chez qui ils se sont retrouvés pour la dernière fois ? Quel rôle exact a joué ce dernier ? L’enquête de téléphonie montre que le jeune homme a pu réaliser un repérage tout près de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, là où les frères Kouachi se sont retranchés avant de mourir. C’est également sur le portable de Mohamed Belhoucine qu’un des hommes de main d’Amedy Coulibaly, Mickaël, soupçonné de l’avoir aidé à se procurer des armes, appelait régulièrement pour le contacter.

Avec sa silhouette élancée, son visage fin, le jeune homme était charismatique et s’improvisait régulièrement professeur d’arabe et de morale islamique. A-t-il pu influencer le passage à l’acte du tueur de l’Hyper Cacher ? Il lui était arrivé de faire un « rappel d’ordre religieux sur les bienfaits du mariage en islam », a raconté Mickaël en garde à vue. Mohamed Belhoucine était même présent lors de son mariage religieux, en août 2014. Amedy Coulibaly et Hayat Bouemeddiene fréquentaient par ailleurs régulièrement Mohamed Belhoucine et sa femme. A l’automne, ils s’étaient retrouvés tous ensemble à un pique-nique de l’association Sanâbil, qui soutient les familles des détenus musulmans.

Hayat Boumeddiene, qui a pris le même vol que Mehdi Belhoucine, a-t-elle pu, de son côté, croire qu’elle participait seulement à une vague de départs vers la Syrie ? Ou a-t-elle aussi épaulé son mari lors de ses préparatifs ? On sait peu de chose sur elle. Hayat Boumedienne est issue d’une fratrie de six enfants. Sa mère est morte quand elle avait six ans. Elle grandit ballottée entre foyers et familles d’accueil. Très religieuse, elle avait un temps porté la burqa, mais y avait renoncé après que la loi de 2010 l’interdise. Tout son entourage avait le sentiment qu’elle avait trouvé un équilibre avec Amedy Coulibaly qu’elle connaissait depuis six ans. A l’automne, le couple avait effectué ensemble le pèlerinage à La Mecque.

Une Mini Cooper en monnaie d’échange

Six mois avant les attentats, Hayat Boumeddiene a cessé d’avoir un téléphone portable. Et c’est elle qui, en septembre 2014, a acheté à crédit une Mini Cooper à vingt-sept mille euros avec de faux documents à son nom. Ce véhicule aurait, selon les enquêteurs, pu servir plus tard de monnaie d’échange, contre des armes récupérées en Belgique.

A l’inverse des frères Belhoucine, Hayat Boumeddiene n’a toutefois donné aucun signe de vie direct à ses proches après sa fuite. Son père dit avoir essayé de la contacter à plusieurs reprises, en vain. Le téléphone a sonné, mais personne n’a décroché.

La première manifestation publique de la jeune femme depuis les attentats est arrivée par une « interview » qu’elle aurait accordée au journal Dar al Islam, le magazine francophone officiel de l’Etat Islamique. Dans ce texte publié début février 2015, la jeune femme de vingt-six ans, qui serait enceinte de quatre mois, se déclare heureuse d’avoir rejoint le califat et soutient les crimes de son époux, « il brûlait d’envie de combattre les ennemis d’Allah », qu’Allah lui fasse « miséricorde », dit-elle.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 18:45

http://www.alencontre.org/europe/grece/grece-la-police-antiemeute-gaze-les-manifestants-devant-le-camp-de-retention-damygdaleza.html

La police anti-émeute gaze les manifestants devant le camp de rétention d’Amygdaleza en Grèce

Par le Mouvement Expulsez le Racisme

Samedi 21 Février 2015

Une fois que nous sommes arrivés à Amygdaleza, nous avons trouvé la garde postée devant le portail central de l’école de police, elle a levé la barre afin que nous puissions entrer à l’intérieur de la zone.

Nous étions cinq cent et nous avons été dirigés vers l’intérieur, vers le camp principal, et quand nous sommes arrivés à l’entrée, des escadrons de la police anti-émeute nous ont aspergés avec des gaz lacrymogènes, montrant une violence non dissimulée.

Nous pensons que c’était une attaque pré-planifiée, car nous n’avions aucune possibilité d’y « échapper » tandis que l’un de nos camarades a été frappé sauvagement. Il est membre du Mouvement Expulsez le Racisme et de Syriza.

Suite à une intervention, nous avons appris que Yannis Panousis, le ministre de la protection des citoyens, n’était pas au courant de cet événement. Nous pensons que c’est une initiative propre des forces de police du camp d’Amygdaleza.

Nous condamnons la répression contre les immigrés qui va de pair avec celle de ceux et celles qui sont solidaires avec eux.

Nous demandons que le ministre condamne de suite ce fait et licencie les policiers responsables.

Nous exigeons la fermeture, maintenant, d’Amygdaleza et la dissolution de la police anti-émeute.

Nous appelons Mardi 24 Février 2015 à une assemblée au théâtre « Front » de l’Open Initiative contre les centres de détention, réunion à 20 heures, dans la perspective de la préparation du Samedi 21 Mars 2015, la « journée internationale contre le racisme ».

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 18:28

La Grèce admet qu’elle aura du mal à rembourser la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI) (Reuters)

La Grèce a reconnu Mercredi 25 Février 2015 qu'elle aurait du mal à honorer les échéances dues au FMI et à la BCE au cours des prochains mois, tandis qu'à Berlin, le ministre allemand des finances exprimait ouvertement ses doutes sur la fiabilité du gouvernement d'Alexis Tsipras.

Au lendemain du feu vert de la zone euro à la prolongation de quatre mois de l'aide financière à Athènes, le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, a dressé un tableau sans concession de la situation financière de son pays.

« Nous n'aurons pas de problème de liquidité dans le secteur public mais nous aurons vraiment un problème pour rembourser des échéances au FMI maintenant et à la BCE en juillet 2015 », a-t-il dit à Alpha Radio.

Il n'a donné aucune estimation du montant des besoins de financement du trésor pour cette période mais il est établi qu'Athènes doit verser environ deux milliards d'euros d'intérêts ce mois-ci à des créanciers publics et privés et rembourser un prêt du FMI d’un milliard six cent millions d'euros qui arrive à échéance en mars 2015.

Il lui faudra encore huit cent millions d'euros pour assurer le service de la dette en avril 2015 et quelque sept milliards cinq cent millions d’euros en juillet et en août 2015, notamment pour rembourser des obligations détenues par la BCE et pour payer des intérêts.

Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a affirmé pour sa part qu'aucune aide supplémentaire ne devait être versée à la Grèce tant que cette dernière ne se pliait pas aux conditions du plan d'assistance international.

« Il s'agit maintenant de savoir si on peut croire les assurances données par le gouvernement grec ou pas. En Allemagne, les doutes sont nombreux, il faut le comprendre », a-t-il déclaré à la radio SWR2.

Comme pour nourrir la suspicion allemande, le ministre grec de l’énergie, Panagiotis Lafazanis, qui appartient à l'aile la plus radicale du parti anti-austérité Syriza, a annoncé que le gouvernement ne mettrait pas en oeuvre le projet de privatisation de la première compagnie d'électricité du pays, PPC, et de l'opérateur de réseaux électriques ADMIE.

« Les entreprises n'ont pas déposé d'offre contraignante, donc cela ne sera pas finalisé », a-t-il dit au quotidien Ethnos.

YANIS VAROUFAKIS VEUT « CHASSER L'ESPRIT DE LA TROÏKA »

Athènes s'est rapidement attiré une critique directe de Berlin, où un porte-parole du ministère des finances a estimé que la Grèce ne pouvait pas décider seule de l'avenir de son programme de privatisations.

A la bourse d'Athènes, l'indice des valeurs bancaires chutait de 9,5% en fin de séance et l'indice général abandonnait 1,6% tandis que le rendement des obligations d’état repartait à la hausse.

Deux des principales banques du pays, Banque du Pirée et Eurobank, seront prochainement exclues de l'indice paneuropéen Stoxx 600. Leur cours de bourse s'est effondré d'environ soixante-cinq pour cent depuis un an, reflet des inquiétudes sur la solvabilité de la Grèce et de ses banques.

En dépit des critiques et des doutes exprimés par plusieurs pays de la zone euro, la prolongation de l'aide à Athènes devrait être validée par les parlements nationaux qui doivent légalement se prononcer sur le sujet. Le vote au Bundestag allemand est attendu Vendredi 27 Février 2015.

Une fois ces votes passés, la Grèce et ses partenaires devraient s'engager dans de nouvelles discussions sur la dette publique qui s'annoncent évidemment tendues.

La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est efforcée mercredi de convaincre les sceptiques de son camp que la prolongation de l'aide à Athènes était préférable à son interruption.

« Je salue le fait que nous ayons trouvé un point de départ pour les négociations avec le nouveau gouvernement. C'est gratifiant quand on voit ce qui était évoqué il y a deux semaines », a-t-elle dit en référence au risque d'un défaut de la Grèce et d'un éclatement de la zone euro.

« Au cours des derniers jours, nous sommes parvenus à montrer que nous étions tous capables de faire des compromis, ce qui n'est pas rien même si c'est loin d'être suffisant », a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.

Berlin exclut d'effacer la moindre partie de la dette publique grecque, qui dépasse trois cent vingt milliards d'euros. Et mercredi, le porte-parole de Wolfgang Schäuble a jugé prématuré d'envisager une ligne de crédit de précaution ou un troisième plan d'aide après la prolongation de quatre mois du plan actuel.

Pour sa part, Yanis Varoufakis a dit souhaiter discuter dès à présent d'une restructuration de la dette incluant des échanges de titres.

« La tâche monumentale qui se dresse devant nous, c'est de chasser l'esprit de la troïka, de faire disparaître sa mentalité et de mettre fin à son emprise en Europe, et pas seulement en Grèce », a-t-il déclaré au journal français Charlie Hebdo.

« Ce que je dis à mes homologues est ceci, si vous pensez que vous avez intérêt à abattre les gouvernements progressistes comme le nôtre, quelques jours seulement après notre élection, alors attendez-vous au pire », a-t-il ajouté.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:21

http://www.okeanews.fr/20150224-k-lapavitsas-economiste-et-depute-syriza-pose-5-questions-au-gouvernement

Les critiques et les cinq questions au gouvernement de Kostas Lapavitsas, économiste et député de Syriza

Kostas Lapavitsas est professeur d’économie à l’université de Londres et a été élu député de Syriza lors des dernières élections législatives. Dans un article publié sur son blog, Lundi 23 Février 2015, il critique les dernières négociations de son gouvernement avec les créanciers du pays et considère que cela ne va pas dans le sens des engagements pris lors du discours de Thessalonique qui présentait le programme économique en cas de victoire. Il pose également cinq questions importantes sur la dette, l’austérité, le plan national de reconstruction et l’avenir des négociations.

L’accord de l’Euro-groupe n’est pas complété, en partie parce que nous ne savons pas encore quelles sont les réformes que le gouvernement grec proposera aujourd’hui Lundi 23 Février 2015 et quelles sont celles qui seront acceptées.

Mais, nous qui avons été élus sur la base du programme de Syriza et qui considérons que les propositions de Thessalonique sont un engagement que nous avons pris envers le peuple grec, nous sommes profondément préoccupés. Et il est de notre devoir de consigner nos préoccupations.

Le contour général de l’accord est le suivant.

La Grèce demande la prorogation de l’accord courant qui est fondé sur une série d’engagements.

Le but de la prorogation est de permettre d’achever l’évaluation de l’accord courant et de donner le temps d’élaborer un nouvel accord probable.

La Grèce soumettra immédiatement une liste de réformes qui seront évaluées par les institutions et sur lesquelles un accord sera conclu au mois d’avril 2015. Si l’évaluation est positive, les fonds qui n’ont pas encore été donnés au titre de l’accord courant seront dégagés, de même que seront restitués les bénéfices réalisés par la Banque Centrale Européenne (BCE).

Les fonds disponibles du fonds de stabilité financière (ESF) serviront exclusivement à couvrir les besoins des banques et ne seront plus sous contrôle grec.

La Grèce s’engage de remplir pleinement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires.

La Grèce s’engage à assurer les excédents adéquats afin de garantir la viabilité de la dette sur la base des résolutions de l’Euro-groupe de novembre 2012. L’excédent 2015 tiendra compte de la conjoncture économique de 2015.

La Grèce ne révoquera pas de mesures, ne procèdera pas à de changements unilatéraux susceptibles d’avoir un effet négatif sur les objectifs budgétaires, la reprise économique ou la stabilité financière tels qu’évalués par les institutions.

Sur cette base, l’Euro-groupe entamera les procédures nationales en vue d’une prorogation de quatre mois de l’accord en cours et invite les autorités grecques à engager immédiatement la procédure en vue de la réalisation de son évaluation.

Il est difficile de discerner comment, au travers de cet accord, il sera possible de réaliser les mesures annoncées à Thessalonique qui incluent l’annulation de la majorité de la dette et le remplacement immédiat des mémorandums par le plan national de reconstruction.

Nous qui avons été élus avec Syriza, nous nous sommes engagés pour la réalisation de ce plan indépendamment des négociations concernant la dette car nous estimons nécessaire de relancer l’économie et de soulager les souffrances de la société. Il est donc nécessaire à présent d’expliquer comment cela sera réalisé et comment le nouveau gouvernement sera en mesure de changer la situation tragique dont il a hérité.

Pour être plus précis, le plan national de reconstruction incluait quatre piliers représentant, pour la première année, les coûts suivants.

Premièrement, la lutte contre la crise humanitaire, pour un milliard neuf cent millions d’euros.

Deuxièmement, la relance de l’économie par le biais d’allègements fiscaux, le remaniement des prêts au rouge, la création d’une banque de développement et la restauration du salaire minimum à la somme de sept cent cinquante et un euros, pour un total de six milliards six cent millions d’euros.

Troisièmement, un plan pour l’emploi public, impliquant trois cent mille emplois, pour une somme de trois milliards d’euros pour la première année et de deux autres milliards d’euros pour la deuxième année.

Quatrièmement, le changement du système politique par le biais d’interventions dans les collectivités locales et au parlement.

Les sources de financement prévues pour la première année, étaient les suivantes.

Premièrement, la liquidation des dettes envers le fisc, pour trois milliards d’euros.

Deuxièmement, la lutte contre l’évasion fiscale et le trafic de marchandises, pour trois milliards d’euros.

Troisièmement, le fonds de stabilité financière, pour trois milliards d’euros.

Quatrièmement, un cadre national stratégique pour le développement et d’autres programmes communautaires, pour trois milliards d’euros.

Compte tenu de la communication de l’Euro-groupe, je pose les questions suivantes.

Plan national de reconstruction

Comment le plan national de reconstruction sera-t-il financé si les trois milliards du fonds de stabilité financière sont dorénavant hors du contrôle grec ? Ces fonds n’étant plus disponibles, il sera d’autant plus impérieux de collecter des sommes importantes grâce à la lutte contre l’évasion fiscale et à la liquidation des dettes envers le fisc, dans un très bref délai. Comment cette perspective est-elle réalisable ?

Annulation de la dette

Comment l’annulation de la dette pourra-t-elle avancer si la Grèce s’engage à rembourser intégralement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires ?

Levée de l’austérité

Comment pourra-t-il y avoir une levée de l’austérité si la Grèce s’engage à réaliser des excédents primaires adéquats afin de rendre viable l’énorme dette courante ? La viabilité de la dette, telle qu’estimée par la troïka, était précisément la raison de la chasse absurde aux excédents primaires. Étant donné que la dette ne sera pas significativement réduite, comment arrêterons-nous d’avoir des excédents primaires qui sont catastrophiques pour l’économie grecque et qui constituent l’essence de l’austérité ?

Surveillance et coût budgétaire

Comment sera-t-il possible de réaliser des changements progressistes dans le pays si les institutions exercent une surveillance stricte et interdisent les actions unilatérales ? Les institutions permettront-elles de réaliser les piliers du programme de Thessalonique étant donné qu’ils ont un impact budgétaire direct ou indirect ?

La négociation future

Qu’est-ce qui aura précisément changé dans les quatre mois de la prorogation pour que la nouvelle négociation avec nos partenaires ait lieu à partir de nouvelles positions meilleures ?

Qu’est-ce qui évitera la dégradation de la situation politique, économique et sociale du pays ?

Les moments sont absolument cruciaux pour la société, la nation et, bien entendu, pour la gauche.

La légitimité démocratique du gouvernement est fondée sur le programme de Syriza. La moindre des choses est d’avoir un débat ouvert dans les organes du parti et dans le groupe parlementaire.

Nous devons fournir immédiatement des réponses pertinentes à ces questions pour conserver le soutien et la dynamique que le peuple grec nous imprime. Les réponses qui seront données dans les jours qui suivent jugeront de l’avenir du pays et de la société.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 19:54

http://www.lemonde.fr/europe/visuel/2015/02/24/en-espagne-podemos-a-la-croisee-des-chemins_4581923_3214.html

Podemos à la croisée des chemins, ou comment briguer le pouvoir « sans se dénaturer »

Ils sont tous là, Jeudi 12 Février 2015, sous le grand toit de tôle de la Casa Sahara, local associatif du centre-ville de Séville. Ceux qui font Podemos. Ceux qui sont Podemos, des étudiants, des retraités, des « indignés », des professeurs, des artistes, des ingénieurs, des chômeurs, des familles avec des poussettes et des tziganes. Les sympathisants de la première heure, comme ceux de la dernière. Sous les néons blafards, la grande salle aux murs blancs est bientôt bondée, au moins deux cents personnes. On déplie des chaises supplémentaires. Les saluts sont brefs, les visages concentrés, les blocs-notes déjà posés sur les genoux.

D’habitude, chaque cercle se réunit en plus petit comité dans son quartier, une fois par semaine ou tous les quinze jours. Mais ce soir, les quinze que compte la capitale andalouse ont été convoqués pour discuter de la stratégie électorale en vue des élections municipales de mai 2015 et des élections régionales anticipées en Andalousie, Dimanche 22 Mars 2015. Le temps presse et personne, ici, ne semble prendre l’affaire à la légère.

« Je propose que, pour les élections municipales, les listes soient ouvertes à tous, même aux citoyens indépendants sans étiquette Podemos et aux mouvements sociaux de la ville », lance d’emblée un homme en se levant. Avec Teresa Rodriguez comme tête de liste, Podemos se présentera en tant que parti pour les élections régionales, mais pas pour les élections municipales, pour lesquelles des listes « d’unité populaire » ont été privilégiées. Le brouhaha gagne immédiatement l’assemblée. Déjà, des bras se lèvent çà et là ; impatients, certains prennent la parole sans qu’on la leur donne.

Un modèle participatif parfois complexe à gérer

Car, dans les cercles Podemos, chacun a son mot à dire. Et tout le monde a sa place.

On s’investit à la hauteur de ses envies et de ses moyens, un citoyen peut proposer sa candidature pour les élections, dont le principe est d’être participatives, ou demeurer un simple sympathisant. Certains consacrent plusieurs heures par semaine à organiser événements ou cercles, qui ne sont pas que géographiques mais qui peuvent aussi être sectoriels, culture, féminisme et sports. D’autres s’occupent d’attirer de nouveaux membres, de gérer la communication sur les réseaux sociaux, d’établir des ponts avec les associations locales ou encore de chercher des financements participatifs.

Certains, enfin, se contentent d’assister à un cercle de temps à autre, « simplement pour être là, pour participer au changement », comme Maria, quarante-deux ans, femme de ménage. Une disparité de situations et d’origines qui rend le modèle participatif parfois complexe à gérer, entre les nouveaux arrivants qu’il faut mettre au courant, ceux qui ont raté un épisode des débats, et le principe de délibération collective, qui implique, pour chaque décision, de consulter tout le monde. « On passe désormais plus de temps à s’organiser qu’à débattre », soupire Nacho Molina, informaticien de quarante-neuf ans. Podemos a d’ailleurs choisi de « délocaliser » une bonne partie du débat sur internet, sur le forum Plaza Podemos et dans les groupes facebook et twitter, où des documents politiques sont régulièrement soumis au vote.

Une jeune femme qui explique avoir parcouru plusieurs kilomètres pour être présente ce soir réclame l’attention. « Je trouve qu’il y a de mauvaises ondes, on ne s’écoute pas. Je ne reconnais plus le Podemos des débuts. Qu’est-ce qui a bien pu nous arriver », lâche-t-elle, voix grêle et visage rubicond, avant d’annoncer qu’elle préfère quitter l’assemblée et regagner son village. Le silence se fait. L’intervention trahit un malaise dont tous ont conscience, depuis la refonte des structures du parti, à la fin de l’année 2014, le choix d’une organisation plus verticale autour de son secrétaire général, Pablo Iglesias, et le choix de l’organe exécutif du parti, des dissensions sont apparues. Des voix critiques se sont élevées pour dire leur crainte que Podemos s’éloigne de l’esprit participatif originel qui a fait son succès.

L’amertume de certains

« Podemos, c’était le peuple et cela doit rester le peuple, il est fondamental que le parti reste organisé de manière horizontale, que chaque citoyen ait une participation directe. Or, aujourd’hui, les décisions sont de plus en plus prises d’en haut », confie Nacho Molina. Ce père de famille et syndicaliste originaire d’El Cerre de Aguila, l’un des quartiers les plus défavorisés de Séville, a rejoint le jeune parti au lendemain des élections européennes de mai 2014. La fleur au fusil, il avait encouragé sa femme et ses deux filles à voter pour ce mouvement devenu le porte-voix des espagnols accablés par l’austérité et scandalisés par la corruption.

Aujourd’hui, le fait que le numéro trois du parti soit embarrassé par des déboires fiscaux et puisse « à lui seul mettre en danger Podemos », lui fait l’effet d’une douche froide. Un exemple qui lui donne une raison de plus de craindre la personnification du pouvoir. « Si nous laissons passer cette dérive, alors cela y est, nous devenons comme les autres partis », met-il en garde.

« Quand nous l’avons créé, nous croyions que Podemos, c’était à la fois un programme et une manière de faire de la politique différente », renchérit Joaquin Urias Martinez, quarante-six ans, professeur de droit constitutionnel et militant du mouvement des « indignés », duquel est né Podemos. « En ce moment, nous sommes en train de découvrir que la manière de faire de la politique est la même que celle des partis traditionnels que nous dénonçons. » Si Nacho Molina et Joaquin Urias Martinez sont toujours là, un an plus tard, c’est pour que le Podemos en lequel ils ont toujours cru demeure. « Sans se dénaturer, sans trahir ses idéaux », dit Nacho Molina. « Et pour construire le programme, sur lequel on peut encore peser », ajoute Joaquin Urias Martinez.

Ingénieur agronome de soixante-deux ans, Teresa Garcia Azcarate, elle, fait partie de ceux qui jugent cette émergence d’une équipe dirigeante nécessaire, par pragmatisme électoral. « De tous les partis d’Espagne, Podemos demeure le plus horizontal », tempérait-elle la veille, lors d’une discussion à la terrasse d’un café ensoleillée avec trois autres membres de Podemos, eux aussi convaincus du bien-fondé de cette organisation. « C’est normal et naturel que nous ayions élu des chefs de file pour nous organiser, cela n’altère en rien la participation citoyenne », renchérissait Olga Negron, serveuse de vingt-six ans et jeune maman. Pour Teresa, mère d’une famille « cent pour cent Podemos », la prétendue opposition entre deux courants est un leurre, « la preuve, la candidature de Teresa Rodriguez à la présidence de l’Andalousie a été appuyée par Pablo Iglesias ».

Un pied dans la rue, un pied dans les institutions

Les rangs se clairsement à mesure que la soirée avance. De guerre lasse, certains sont allés calmer leurs ardeurs autour d’une bière ou d’une cigarette. « Je crois que ce qui se passe ce soir est au contraire très positif, très sain. Car c’est la première fois que nous arrivons enfin à nous réunir tous ensemble, dans un lieu public, pour nous dire ce qui ne va pas et vider notre sac », nuance Juan Rodriguez, trente-six ans, professeur d’éducation physique. Plusieurs têtes opinent. Des sourires réapparaissent. Puis les discussions reprennent, comme si de rien n’était.

On reparle des élections municipales. D’autres se félicitent des quelque cent mille euros de micro crédits récoltés en moins de vingt-quatre heures, en boycottant les banques, après un appel aux dons visant à financer la campagne pour les régionales en Andalousie. Derrière le mot d’ordre « sans les banques, oui, c’est possible », l’opération sera renouvelée chaque semaine jusqu’au début de la campagne. Nous réfléchissons aussi à la stratégie médiatique qu’il faut « dès maintenant adopter pour ne pas laisser toute la place au Parti Populaire, la droite au pouvoir depuis 2011, et au PSOE, les socialistes, à la tête de la région Andalousie ».

Fonctionnaire en mairie aux airs d’étudiant, Julian Moreno, trente ans, observe et résume la situation avec le sourire. « Podemos est un défi en soi, réussir à mettre en contact des milliers de citoyens, le pays compte plus de mille cercles, pour qu’ils prennent des décisions tous ensemble, cela ne peut pas se faire en un coup de baguette magique ». Pour lui, malgré leurs quelques frictions, les deux courants se complètent, se renforcent « comme les deux membres d’un couple, l’un, celui de Pablo Iglesias, est plus médiatique, vise à toucher une audience plus large et à mettre un pied dans les institutions. L’autre, celui de Teresa Rodriguez, garde les pieds dans la rue, est plus engagé, plus citoyen, plus intellectuel ».

« Nos petits désaccords ne pèsent pas grand-chose face aux vrais problèmes qui nous attendent si nous arrivons au pouvoir. Là, il faudra être unis et solides, car la troïka ne nous laissera rien passer », concède, en aparté, un homme âgé, faisant allusion à la situation à laquelle est actuellement confronté le nouveau gouvernement grec de Syriza, dont Podemos est très proche et espère profiter de la dynamique. Car l’objectif, lui, est resté le même pour tous depuis le lancement de la formation, remporter les élections législatives prévues à la fin de l'année 2015.

Convertir, enfin, « l’indignation en changement politique », le titre du manifeste de Podemos.

« Et le changement commence en Andalousie, rappelle, plus que jamais déterminé, Jesus Jurado, vingt-huit ans, jeune candidat à l’élection régionale. Nous avons tellement attendu ce moment ».

En sortant, deux jeunes gens visiblement ragaillardis lancent le fameux « si se puede », « oui, c’est possible », devenu le cri de ralliement du parti.

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