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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 19:22

Martin Schulz encouragé par ses échanges avec Alexis Tsipras à Athènes (Reuters)

Premier responsable européen de premier plan à se rendre à Athènes depuis l'arrivée de Syriza au pouvoir, le président du parlement européen, Martin Schulz, s'est dit encouragé par la teneur des échanges qu'il a eus Jeudi 29 Janvier 2015 avec Alexis Tsipras.

Le dirigeant social-démocrate allemand s'est félicité des « signaux » envoyés par le nouveau gouvernement grec qui, dit-il, cherche une solution commune dans sa volonté de renégocier les termes des programmes d'aide financière conclus entre les gouvernements précédents et la troïka de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International.

« Je vais le dire très directement, dans le débat public en Europe, la peur mais aussi l'impression existent qu’Alexis Tsipras veut agir unilatéralement. Mais j'ai vu que le gouvernement d’Alexis Tsipras ne pense pas à agir seul, il veut faire des propositions et il veut que ces propositions soient discutées avec ses partenaires », a-t-il dit à la presse à l'issue de sa rencontre avec le nouveau premier ministre grec.

« Je pense que c'est un très bon message », a-t-il poursuivi.

Martin Schulz a observé que de nombreux points nécessiteraient de nouvelles discussions mais a ajouté que le gouvernement grec lui semblait vouloir des discussions sincères.

Vendredi, ce sera au tour de Jeroen Dijsselbloem, le président néerlandais de l’euro groupe, de faire le voyage à Athènes, où il s'entretiendra avec Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis. « Les négociations avec nos partenaires commencent avec cette visite et mèneront à un accord viable et complet pour reconstruire notre économie sociale », a indiqué le ministère grec des finances.

Dans le cadre de ces prises de contact et de ces premières discussions, Yanis Varoufakis se rendra pour sa part dimanche à Londres, où il rencontrera son homologue britannique George Osborne et des investisseurs, puis lundi à Paris, où il discutera avec le ministre français des finances Michel Sapin et le ministre français de l’économie Emmanuel Macron. Mardi, il sera à Rome.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 18:19

Alexis Tsipras promet des changements radicaux en Grèce (Reuters)

Alexis Tsipras a défié Mercredi 28 Janvier 2015 les créanciers internationaux de la Grèce en annonçant un gel du programme de privatisations accepté par son prédécesseur conservateur comme contrepartie du plan de renflouement, déclenchant une troisième journée de lourdes pertes à la bourse d'Athènes.

Les premières mesures annoncées par le nouveau premier ministre et chef de file de la gauche radicale trois jours après sa victoire éclatante aux élections législatives ont fait plonger la bourse d'Athènes, qui perd 9,2%, et les actions des banques grecques, qui perdent vingt-deux pour cent.

Lors du premier conseil des ministres de son gouvernement dévoilé la veille, Alexis Tsipras a déclaré à ses ministres qu'ils ne pouvaient pas se permettre de décevoir les électeurs qui ont voté dimanche à 36,3% pour Syriza.

Après avoir annoncé mardi l'arrêt du projet de privatisation du port du Pirée, pour lequel le géant chinois Cosco et quatre autres groupes avaient été présélectionnés, le gouvernement a annoncé qu'il bloquait la vente d'une part de la principale compagnie d'électricité PPC, détenue à cinquante et un pour cent par l’état.

Le nouveau gouvernement, formé de Syriza et du parti de la droite souverainiste des grecs indépendants (ANEL), prévoit également de réintégrer les fonctionnaires licenciés abusivement et d'augmenter les pensions des retraités à bas revenus.

Sur le plan de la politique extérieure, le ministre de l’énergie Panagiotis Lafazanis a déclaré qu'Athènes était contre des sanctions imposées à la Russie, à la veille d'un conseil européen extraordinaire des affaires étrangères sur la crise ukrainienne.

Alexis Tsipras a rencontré lundi à Athènes l'ambassadeur de Russie et mardi l'ambassadeur de Chine. Il devrait rencontrer François Hollande avant le 12 février 2015, date du prochain sommet européen.

« PAS D'AFFRONTEMENT DESTRUCTEUR »

Le premier ministre grec a déclaré qu'il ne chercherait pas « d’affrontement destructeur » avec ses partenaires européens sur la renégociation de la dette d'Athènes, qui représente plus de cent soixante-quinze pour cent du produit intérieur brut du pays.

« Nous sommes un gouvernement de salut national, notre but est de négocier un allègement de la dette », a-t-il dit.

« Nous n'entrerons pas dans un affrontement mutuellement destructeur mais nous ne poursuivrons pas une politique de soumission », a poursuivi Alexis Tsipras, ajoutant qu'il s'attendait à des « discussions productives » vendredi avec le président de l’euro groupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.

Son ministre des finances Yanis Varoufakis a annoncé qu'il rencontrerait ses homologues français et italien dans les jours à venir. Il espère parvenir à un « nouveau pacte » tout en évitant de sombrer dans un « duel » entre l'Europe et la Grèce.

Michel Sapin, le ministre français des finances, a fait savoir qu'il rencontrerait Yanis Varoufakis lundi à Paris.

« Je pense que nous sommes bien placés pour faciliter ce dialogue et à partir de là la recherche des accords qui sont nécessaires entre la Grèce et l'ensemble des membres de l’Union Européenne », a dit le ministre français.

« Personne ne parle d'annulation ou d'effacement », a précisé Michel Sapin, qui a longuement parlé avec son homologue grec au téléphone. « Les responsables grecs l'ont dit clairement, il ne s'agit pas pour eux de transférer la dette d'un contribuable à l'autre ».

« LES NÉGOCIATIONS NE SERONT PAS FACILES »

S'exprimant pour la première fois depuis sa nomination, Yanis Varoufakis a plaidé pour « un nouveau pacte, un pont entre les précédents programmes et l'accord définitif entre la Grèce, l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International », les créanciers d'Athènes.

« Il n'y aura pas de duel entre la Grèce et l'Europe », a-t-il dit. « Une nouvelle relation de confiance et d'honnêteté est en train de naître entre notre pays et l'Europe. Les négociations ne seront pas faciles, elles ne le sont jamais », a ajouté le ministre des finances.

Paris, tout comme Berlin, se refusent à l'idée de tirer un trait sur leurs créances.

« Il y a des choses à discuter avec le gouvernement grec pour leur permettre d'avoir une dette plus soutenable, plus facile à rembourser », a cependant dit Michel Sapin sur RTL.

En Allemagne, le ministre de l’économie Sigmar Gabriel a de la même façon exclu toute réduction de la dette. « Nous devons être justes avec notre propre population et celle des autres états de la zone euro », a-t-il commenté.

Concernant sa politique budgétaire, Alexis Tsipras a indiqué que son gouvernement travaillerait à des budgets à l'équilibre sans chercher pour autant à dégager des « excédents irréalistes » pour assurer le service de la dette.

La lutte contre le chômage, qui touche vingt-cinq pour cent de la population active, sera la priorité de son action, a-t-il poursuivi, et il a promis de mettre un terme au clientélisme et de lutter contre la corruption.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:17

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/200115/lassana-lyceen-sans-papiers-devenu-heros-francais-et-symbole-international

Lassana Bathily, lycéen sans papiers devenu héros français et symbole international

Par Alex Adamopoulos, militant du Réseau Education Sans Frontière (RESF) et du collectif d’action Guimard pour les lycéens sans abris

Mardi 20 Janvier 2015

Ce que Lassana Bathily a fait sur son lieu de travail, Vendredi 9 Janvier 2015, personne d'autre que lui n'aurait pu le faire ainsi...

Lorsque j'ai rencontré Lassana au lycée Jean Jaurès, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris, j'appartenais déjà à une équipe soudée de professeurs, ma collègue d'arts appliqués Zimba Benguigui emmenait les tailleurs de pierre et les carreleurs-mosaïstes, dont Lassana Bathily, à la découverte des trésors de Pompéi, pour un voyage scolaire en Italie. Mon collègue d'anglais Philippe Clarac animait un ciné-club le lundi soir. Nous proposions aussi aux élèves, des ateliers de musique pour tous les goûts, métal, pop, rap ou coupé décalé l'après-midi. Le midi était consacré au djembé et les voisins immédiats de la cour de récréation du lycée s'en souviennent encore avec émotion. Notre proviseur était également très ouvert sur la culture et avait accueilli l'équipe du film « entre les murs », qui fut tourné en un été à Jean-Jaurès. Geoffrey Oryema, artiste world musique internationalement reconnu, venait animer nos journées portes ouvertes, aux côtés de la batucada rose de Paris, Yolande do Brasil. Lassana Bathily était surtout intéressé par le football, il était capitaine de son équipe et n'avait pas le temps de participer à nos ateliers de musique. Par contre, il était présent à tous nos concerts et représentations, prêt à danser et mettre l'ambiance.

Notre lycée, aujourd'hui fermé, accueillait des élèves allant de la sixième au brevet professionnel dans des formations des métiers du bâtiment. Lassana Bathily faisait partie de ces élèves très respectueux, qui ne se font pas remarquer, mais dont l'humour et la disponibilité les rendent très populaires auprès de leurs camarades. En tant que professeur des lycées professionnels, j'enseignais tour à tour l'anglais et les lettres à sa classe. J'ai gardé un souvenir très fort de la lecture d'une scène de la pièce de théâtre « à petites pierres » de Gustave Akakpo, œuvre traitant de la lapidation d'une femme adultère en Afrique, par Tony, un camarade de classe de Lassana Bathily qui s'était ce jour-là révélé comme un acteur né.

On aimait y travailler, mais Jean Jaurès n'était pas un lycée paisible comme l'est mon lycée actuel, Hector Guimard. A Jean Jaurès, en 2006, le niveau de violence était tel que nous avions décidé d'exercer notre droit de retrait. Notre mouvement qui dura quinze jours fut déclenché par une accumulation d’événements violents, une violence physique entre élèves et même parfois entre élèves et adultes, mais également une violence verbale. Une des bagarres entre élèves les plus violentes, au cours de laquelle j'ai dû m'interposer avait pour origine le recours à l'expression « sale blédard ». Un élève français, enfant d'immigré désigna ainsi un autre élève né à l'étranger. La réaction disproportionnée de l'offensé, qui devait l'amener à être exclu définitivement de l'établissement, n'est pas excusable. Mais en disant cela, il faisait plus qu'insulter son camarade, qui hélas pour lui, et pour moi, pratiquait assidûment le kung-fu. Il niait ainsi en quelque sorte sa propre origine et le fait que ses propres parents avaient essuyé les mêmes quolibets.

En juillet 2006, Abdellah, élève en CAP peintre en bâtiment était arrêté et expulsé vers le Maroc. Il faisait partie de la petite bande que nous emmenions à l’espace Sedaine, un studio d'enregistrement appartenant à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, avec qui nous avions un partenariat. L'expulsion d'Abdellah fût pour nous un choc terrible, pour moi ce fût une prise de conscience. Des élèves que je côtoyais tous les jours et que je connaissais bien, vivaient, une fois sortis du lycée, avec la peur au ventre. La peur de tomber sur un contrôle de police et que leur vie bascule pour un simple problème administratif.

Dès la rentrée de septembre, j'initiais la création du comité Jean Jaurès. Ce comité fût tout de suite rattaché au Réseau Éducation Sans Frontières, grâce notamment à un collègue du lycée Hector Guimard qui vint nous aider à le monter. Il comprenait des collègues du lycée, une parent d'élève et des militants du quartier issus de mouvements tels que le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et le Réseau Chrétien Immigré, qui comptait le doyen de notre comité, Henri, âgé de plus de quatre-vingt ans à l'époque. Notre comité se réunissait dans les locaux du lycée, une fois par semaine, puis tous les quinze jours. Il était dynamique, enthousiaste et particulièrement bruyant dans les manifestations.

Aux réunions de notre comité, on accueillait les élèves et les familles qui devaient demander des titres de séjour à la préfecture de police. On y préparait les dossiers, on les rassurait et on les accompagnait à la préfecture. C'est ainsi que Lassana Bathily vint un soir, accompagné de son grand frère, à une de nos réunions pour nous demander un coup de main. Il fut parrainé par un de mes collègues, professeur de peinture et par un membre de la LDH, lors d'une cérémonie très émouvante dans la grande salle de la mairie du dix-neuvième arrondissement.

A cette époque, lors de ces cérémonies, les élus parrainaient en moyenne soixante-dix familles ou jeunes scolarisés, en les plaçant sous leur protection. Les classes de primaire montaient sur l'estrade pour chanter en chœur et nous amenions nos djembés ou nos guitares pour participer à l'ambiance. Les familles parrainées s'occupaient du buffet et on pouvait manger des beignets aux crevettes en entrée, du tiep bou dien, très bon, mais pas très pratique à manger debout dans une assiette en carton avec une fourchette en plastique, en plat de résistance et du baklava en dessert, sans oublier une coupe de champagne. C'était des moments magiques.

Lassana Bathily quitta Jean Jaurès en 2009, avec deux CAP en poche, un en carrelage et l'autre en peinture. Malgré un dossier excellent, la préfecture de police de Paris refusa de lui délivrer un titre de séjour en mars 2009. Pour l'appel, qui fût jugé au tribunal administratif en janvier 2010, Lassana Bathily se défendit seul dans le tribunal sans avocat. Avec Anthony Jahn de RESF du dix-neuvième arrondissement, nous l'avions aidé à préparer sa plaidoirie. A cette occasion, il nous avait déjà impressionnés par la maturité et le courage dont il avait fait preuve.

Entre temps Lassana Bathily s'inscrit en baccalauréat professionnel d’aménagement finition à Hector Guimard. Il gagna son appel et fût régularisé après un combat qui dura vingt mois. Il ne poursuivit pas ses études, car il avait besoin de travailler. Après la régularisation, Lassana Bathily resta mobilisé aux côté du comité Jean Jaurès et apportait son soutien aux camarades qui traversent les épreuves qu'il a dû traverser. Notre comité a toujours utilisé la musique pour lutter, comme le montre une vidéo de mon groupe, « Adam l’ancien », constitué alors par deux professeurs, un surveillant et deux élèves du lycée, il vient souvent à nos rassemblements et avait d'ailleurs prévu d'être là Lundi 5 Janvier 2015 pour soutenir les lycéens étrangers et isolés d'Hector Guimard qui sont scolarisés le jour mais passent la nuit dans la rue.

Aujourd'hui la situation des jeunes lycéens sans papiers a nettement empiré. En 2007, quand Lassana Bathily était dans ma classe, les lycéens sans abris n'étaient pas monnaie courante. Il y en avait peut-être un tous les trois ans. Depuis septembre 2014, dans mon seul lycée Hector Guimard, quatorze élèves ont déjà dû dormir dans la rue, quelques nuits pour certains, des mois durant pour d'autres, alors même qu'ils sont scolarisés.

Ce que Lassana Bathily a fait sur son lieu de travail, Vendredi 9 Janvier 2015, personne d'autre que lui n'aurait pu le faire ainsi. Mais ce que nous avons fait au nom du Réseau Education Sans Frontière pour l'accueillir et l'aider à se sentir le bienvenu en France, tout le monde peut le faire.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:46

Alexis Tsipras dévoile son gouvernement, Yanis Varoufakis aux finances (Reuters)

Le nouveau premier ministre grec Alexis Tsipras a dévoilé Mardi 27 Janvier 2015 un gouvernement resserré essentiellement composé d'adversaires de longue date des mesures d'austérité imposées à la Grèce par ses créanciers internationaux qui témoigne de sa volonté de ne pas revenir sur ses promesses de campagne.

Le ministère des finances, qui sera en première ligne des négociations qu'Athènes entend rouvrir sur la question de sa dette, a été confiée à l'économiste Yanis Varoufakis, qui fut le conseiller de l'ancien premier ministre George Papandréou entre 2009 et 2010.

Alexis Tsipras a confié le portefeuille de la défense à Panos Kammenos, le chef de file des grecs indépendants, la formation de droite souverainiste alliée au parti de gauche radicale Syriza.

Le poste de vice premier ministre revient à un autre économiste, Yannis Dragasakis, membre de longue date de Syriza.

« Nous avons une route abrupte à gravir », a prévenu le nouveau premier ministre, qui a prêté serment lundi au lendemain de la victoire de Syriza aux élections législatives.

« TRANSFERT CYNIQUE »

Le nouveau ministre des finances Yanis Varoufakis combat depuis longtemps la gestion de la crise économique par l'Europe qui, dit-il, risque de saper les fondements démocratiques du continent et de faire éclater la zone euro.

A ses yeux, répondre à la crise par la rigueur budgétaire et des réformes de compétitivité équivaut à un « transfert cynique des pertes bancaires sur les épaules des contribuables les plus faibles ».

Mais il dit ne pas vouloir aller à l'affrontement avec les partenaires européens d'Athènes. « Ne vous y trompez pas, ce qui commence aujourd'hui, c'est un processus de délibération avec nos partenaires européens », a-t-il dit mardi matin à une radio irlandaise. « Je ne vais pas me présenter devant l’euro groupe pour trouver une solution qui soit bonne pour les contribuables grecs mais mauvaise pour les contribuables irlandais, slovaques, allemands, français ou italiens ».

« TRIANGLE DE CORRUPTION »

Dans plusieurs interviews récentes, Yanis Varoufakis a également martelé sa détermination à mettre fin au règne des oligarques grecs. Il annonce dans les colonnes du quotidien Ta Nea que le premier objectif du gouvernement sera de combattre le « triangle de la corruption » entre les médias, les banques ainsi que les firmes du BTP et les fournisseurs de l’état.

Alexis Tsipras entend également rouvrir le dossier des mesures d'austérité, à commencer par celui des privatisations imposées à Athènes par ses créanciers, et de revenir sur l'imposition de nouvelles taxes posant la question du financement de ses promesses électorales et risquant d'envenimer ses relations avec l'Union Européenne et la zone euro.

L'agence de notation Standard and Poor's a d'ailleurs prévenu lundi qu'elle pourrait abaisser la note souveraine de la Grèce sans attendre la date de son prochain examen prévu, mi-mars, si la situation financière d'Athènes se dégrade.

Syriza, qui a manqué à deux sièges près la majorité absolue, a conclu un accord avec le mouvement des grecs indépendants, droite souverainiste, donnant naissance à une alliance entre la gauche et la droite inhabituelle mais soudée par l'opposition aux conditions dont dépend l'aide financière de la troïka de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International.

C'est au nom de cette alliance que Panos Kammenos accède au poste de ministre de la défense.

Créé en février 2012 à la suite d'une scission au sein de la Nouvelle Démocratie, le parti de la droite conservatrice du premier ministre sortant Antonis Samaras, son parti a obtenu treize députés dans la nouvelle assemblée.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:34

Les kurdes ont repris le contrôle total de Kobani (Reuters)

Les combattants kurdes ont repris la totalité de la ville kurde syrienne de Kobani, après avoir chassé les derniers groupes de djihadistes de l'Etat Islamique, ont rapporté, Lundi 26 Janvier 2015, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) et les médias officiels syriens.

Plus prudents, les Etats-Unis ont estimé par la voix du porte-parole du Pentagone que la bataille de Kobani « n'était pas terminée », tandis que des partisans de l'Etat Islamique écrivaient sur leurs comptes twitter que les combats faisaient encore rage.

Selon l'OSDH, les combattants kurdes de l'organisation YPG, soutenus par des peshmergas irakiens et par les frappes de la coalition internationale, ont repris toute la ville mais progressent avec prudence dans les faubourgs de l’est de la ville car les djihadistes ont miné le terrain avant de prendre la fuite.

« Je peux voir le drapeau de l’YPG flotter sur Kobani. On entend des avions voler au-dessus de la ville », a témoigné Tevlik Kanat, un kurde de Turquie qui s'est précipité à la frontière, comme des centaines de personnes, à l'annonce de la prise de la ville.

« Les gens dansent et chantent. Il y a des feux d'artifice. Tout le monde se sent soulagé », a-t-il dit au téléphone.

L'agence officielle syrienne Sana a également annoncé la « libération » de Kobani, en citant des sources locales.

Alors que les combattants de l'Etat Islamique contrôlent encore des centaines de villages dans la région, le Pentagone s'est en revanche montré plus prudent.

« Je ne dirais pas que la bataille est gagnée. La bataille continue. Mais pour le moment, les forces amies ont l'avantage », a déclaré son porte-parole, le colonel Steve Warren.

Adossée à la frontière turque, dans le nord de la Syrie, la ville assiégée est au centre de combats depuis le mois de juillet 2014. Appelée aussi Aïn al Arab, Kobani est devenu un symbole de la résistance contre les djihadistes sunnites, qui se sont emparés de vastes territoires en Irak et en Syrie l'année dernière.

Idris Hassan, un responsable de la ville, a déclaré à Reuters que moitié de la ville était totalement en ruines et qu'une bonne partie du reste a subi des dommages. La ville manque d'eau, d'électricité, de vivres mais aussi de soins médicaux, a-t-il ajouté.

Les avions de la coalition internationale bombardent les positions de l'Etat Islamique presque quotidiennement depuis le début du mois dans le secteur de Kobani.

L'armée américaine a annoncé lundi que ses avions et ceux des autres partenaires de la coalition avaient mené vingt et un raids aériens en Syrie et treize autres en Irak au cours des dernières vingt-quatre heures. En Syrie, dix-sept des vingt et un raids ont concerné le secteur de Kobani.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:09

https://www.ensemble-fdg.org/content/lespoir-gagn

L’espoir a gagné

Par Myriam Martin

Dimanche 25 Janvier 2015

Ca y est. La victoire est historique. Les résultats définitifs donnent une avance de 8,5 points à Syriza sur Nouvelle Démocratie, droite au pouvoir avec le PASOK, avec un score de 36,4 % des voix, en progression de 9,4 points depuis juin 2012, et cent quarante-neuf sièges à la Vouli, la majorité absolue est à cent cinquante et un sièges.

Depuis des semaines, tous les yeux étaient braqués sur la Grèce, ceux qui espéraient la victoire de la gauche radicale Syriza mais ceux aussi qui la craignaient. Ces derniers, dans les jours qui ont précédé le vote, se sont même faits à l'idée de Syriza gagnante, à tel point que les dirigeants de l'Europe libérale et les grands médias dominants expliquent, sans rire, que Syriza « a mis de l'eau dans son vin », essayant d'insinuer que de toute façon, les nouveaux vainqueurs du scrutin de ce Dimanche 25 Janvier 2015 ont édulcoré leur programme.

Aucun de ces commentaires ne peut cacher l'inquiétude et l'agacement qui ont saisi les tenants de l'austérité en Europe. Le vote massif en faveur d'un parti de la gauche radicale dans un pays de l'Union Européenne, et porteur d'un projet alternatif aux logiques austéritaires, est historique.

Oui, ce vote résolument à gauche exprime le refus massif et catégorique des politiques qui ont cherché à mettre à genoux le peuple grec. Au nom de la résorption de la dette, les grecs ont tout subi, la baisse des salaires et des retraites, le chômage qui a explosé et qui est aujourd'hui de vingt-cinq pour cent et les privatisations à tout va, conduisant à une explosion de la misère.

Ces politiques criminelles n'ont en rien amélioré l'économie du pays, la dette publique passant de cent vingt-neuf pour cent du Produit Intérieur Brut en 2009 à cent soixante-quinze pour cent à l'heure actuelle.

Les grecs ont toujours résisté, allant de grève générale en grève générale, de mobilisations en mobilisations qui ont irrigué tous les champs de la société. Ces résistances sociales ne sont pas étrangères au large succès de Syriza. Ce dernier a su se faire l'écho de ces luttes par des mesures proposées qui refusent l'austérité et répondent à l'urgence sociale, extension de l’assurance chômage, restauration du salaire minimum et du droit du travail, politiques en faveur des foyers les plus démunis, subventions alimentaires et électricité gratuite, et, entre autres mesures, restructuration de la dette publique grecque. Pour gagner, Syriza s'est clairement situé sur une ligne d'opposition aux partis porteurs de l'austérité imposée par la troïka, notamment le Pasok, et de refus de toute collaboration avec eux.

Cette question va rapidement se situer au cœur des discussions au sein de l'Union Européenne, elle signifie en effet, qu'un pays peut désormais négocier la suspension du paiement de la dette, le rééchelonnement de cette dernière, voire l'annulation d'une partie.

Et même si, pour les créanciers, la restructuration de la dette grecque pouvait paraître inévitable tant celle-ci est élevée, un message clair a été envoyé à la troïka, un pays, la Grèce va pouvoir s'opposer à ses diktats. Situation inédite qui peut donner des idées à d'autres peuples et pays européens comme l'Espagne, le Portugal et l'Irlande. Bien sûr, plus que jamais, pour mener à bien les politiques annoncées, Syriza devra s'appuyer sur la mobilisation du peuple grec.

De la Grèce au reste de l’Europe

Avant le scrutin, vendredi, Alexis Tsipras, leader de Syriza, a expliqué mener bataille « pour tous les peuples d’Europe, pour mettre fin à l’austérité et pour ainsi éviter la fin de la démocratie ».

La victoire absolue de Syriza aujourd'hui permet enfin de tracer une ligne d'espoir en Europe, pour tous les peuples qui souffrent de l'austérité et qui la refusent.

L'arrivée au pouvoir de Syriza en Grèce, c'est un gros caillou dans les rouages du rouleau compresseur libéral européen. Cela rend crédible à une large échelle pour tous les peuples d'Europe qu'une alternative politique et économique au libéralisme est possible.

Il va nous falloir construire un mouvement de solidarité qui exige des dirigeants de l'Union Européenne, notamment Angela Merkel et François Hollande, le respect des choix du peuple grec.

Plus que jamais doivent s'exprimer, dès ce soir, cette solidarité avec les grecs, mais aussi la coopération de toutes les forces politiques de la gauche radicale et de transformation sociale.

Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle page de l'histoire européenne.

Aujourd'hui nous sommes tous grecs, nous sommes tous Syriza.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:52

http://en.firatajans.com/news/news/victory-celebrated-in-kobane.htm

Célébration de la victoire à Kobanê (Firat News Agency)

Lundi 26 Janvier 2015

Les célébrations ont suivi l'annonce de la victoire à Kobanê.

Les travailleurs médicaux, le personnel d’Heyva Sor au Kurdistan, ceux qui participent à des travaux logistiques derrière le front et les civils de la ville célèbrent la victoire, dansent la halay, une danse folklorique traditionnelle, autour des feux qu'ils ont allumés et scandent des slogans, « vive la résistance de Kobanê », « vive le leader Apo » et « vive les YPG ».

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:37

Anniversaire du soulèvement en Egypte, des heurts font dix-sept morts (Reuters)

Dix-sept personnes au moins ont été tuées Dimanche 25 Janvier 2015 en Egypte où des rassemblements étaient organisés pour le quatrième anniversaire du déclenchement du soulèvement qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak début 2011.

L'an dernier, des dizaines de personnes avaient péri lors des manifestations marquant cet anniversaire.

Des coups de feu et le bruit des sirènes résonnaient au Caire alors que des véhicules blindés prenaient la direction du centre-ville. Selon un porte-parole du ministère de la santé, dix-sept personnes ont été tuées dans la journée de dimanche.

Des hommes armés ont ouvert le feu à un barrage situé à proximité des Pyramides, tuant deux policiers, mais le bilan le plus lourd a été enregistré dimanche à Matariya, bastion des frères musulmans dans la banlieue du Caire, où il y a eu huit morts dont un policier, selon le ministère de la santé.

Les forces de l'ordre ont ouvert le feu pour disperser des centaines de personnes qui s'étaient rassemblées en scandant « à bas le régime militaire » et en réclamant « une nouvelle révolution ». Des cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers.

Six autres personnes ont été tuées notamment à Alexandrie, la deuxième ville du pays, dans le gouvernorat de Gizeh, près du Caire, et dans la province de Baheira, dans le delta du Nil, a-t-on appris auprès des forces de sécurité.

Dans la région de Baheira, à cent soixante-dix kilomètres du Caire, deux activistes ont été tués par l'explosion prématurée de bombes qu'ils étaient en train de poser, a rapporté la télévision nationale.

A la nuit tombée, des coups de feu ont été entendus dans le centre de la capitale, où patrouillaient des véhicules blindés.

Un bâtiment public a été incendié près des Pyramides, selon les médias.

Une explosion a blessé par ailleurs des policiers en faction devant un club de sport du quartier d'Héliopolis, au Caire.

Des partisans du président déchu Mohamed Morsi, issu des frères musulmans, se sont rassemblés dimanche matin près de la place Tahrir, haut lieu de la contestation qui précipita la chute du régime d’Hosni Moubarak en février 2011.

Les manifestants ont brandi des photos de Mohamed Morsi mais les forces de sécurité sont rapidement intervenues et les ont interpellés.

MANIFESTANTE TUÉE SAMEDI PRÈS DE LA PLACE TAHRIR

Samedi, une manifestante, Chaimaa Sabbagh, a été abattue près de la place Tahrir. Vingt-deux véhicules blindés de l'armée ont pris position au niveau de cette place et les voies y menant ont été bouclées.

Le porte-parole du ministère égyptien de la Santé, Hossam Abdel Ghaffar, a précisé dimanche que la militante tuée la veille avait été touchée au visage et dans le dos.

Selon son parti, l’alliance socialiste populaire, Chaimaa Sabbagh a été tuée « de sang-froid » par les forces de sécurité. Un millier de personnes ont assisté dimanche à ses funérailles.

Le porte-parole du ministère de l’intérieur, Hany Abdel Latif, a déclaré qu'une enquête avait été ouverte. « Personne n'est au-dessus des lois », a-t-il souligné.

Les forces anti-émeutes se sont également déployées dimanche sur la place Rabaa, dans le nord-est de la capitale égyptienne.

C'est à cet endroit que la police, intervenant pour mettre fin à un sit-in, avait tué des centaines de partisans de Mohamed Morsi en août 2013, un mois après le renversement de celui-ci par l'armée à la suite de manifestations de masse.

Le cheikh Youssef al Qaradaoui, dignitaire religieux d'origine égyptienne installé au Qatar et partisan des frères musulmans, a soutenu les manifestants et affirmé que Mohamed Morsi restait le « dirigeant légitime » de l'Egypte.

Youssef al Qaradaoui est le président de l’union internationale des savants musulmans.

Si les mesures de sécurité prises en Egypte ont pratiquement porté un coup d'arrêt ces derniers mois aux manifestations de l'opposition, plusieurs rassemblements ont eu lieu cette semaine au Caire ainsi qu'à Alexandrie.

Dans une allocution télévisée samedi soir, le président Abdel Fattah al Sissi a salué le désir de changement manifesté par les égyptiens voici quatre ans mais a appelé à la patience pour atteindre l'ensemble des « objectifs de la révolution ».

Sissi fut à la tête des services de renseignement militaires sous Hosni Moubarak, et les ONG de défense des droits de l'homme l'accusent de rétablir l'autoritarisme de mise sous l'ancien raïs.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:24

Alexis Tsipras mandaté par les grecs pour combattre l’austérité (Reuters)

Alexis Tsipras a prêté serment Lundi 26 Janvier 2015 en Grèce comme nouveau premier ministre d'un gouvernement déterminé à négocier pied à pied avec les créanciers internationaux et à tourner la page de cinq années d'austérité.

Quelques heures seulement après sa très nette victoire aux législatives, le jeune chef du parti de gauche Syriza, âgé de quarante ans, a conclu dans la matinée un accord de gouvernement avec le mouvement des grecs indépendants, droite souverainiste, ce qui lui permettra d'entamer rapidement les négociations avec les bailleurs de fonds d'Athènes.

« Nous avons une route abrupte à gravir », a déclaré Alexis Tsipras au président Karolos Papoulias juste avant de prêter serment, sans cravate comme à son habitude, ni la bénédiction orthodoxe qui accompagne traditionnellement cette cérémonie, il en avait fait la demande à l'archevêque Ieronymos.

Syriza a frôlé dimanche la majorité absolue, avec plus de trente-six pour cent des voix et cent quarante-neuf députés sur un total de trois cent à la Vouli. Avec le renfort des grecs indépendants, qui disposent de treize élus au parlement, le nouveau gouvernement disposera d'une majorité de cent soixante-deux sièges.

L'accord conclu avec le petit parti de Panos Kammenos donne naissance à une alliance entre la gauche et la droite inhabituelle mais soudée par l'opposition aux conditions dont dépend l'aide financière de la troïka, Union Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International.

« La Grèce laisse derrière elle une austérité catastrophique, elle laisse derrière elle la peur et l'autoritarisme, elle laisse derrière elle cinq années d'humiliation et d'angoisse », a affirmé dimanche soir Alexis Tsipras, le poing levé, devant plusieurs milliers de ses supporters réunis à Athènes.

Les marchés financiers ont réagi plutôt calmement à la victoire de Syriza, la bourse d'Athènes a cédé plus de trois pour cent mais l'euro, tombé dans la nuit à 1,11 dollar, est remonté à 1,126. Le rendement des obligations d’état grecques à dix ans, lui, se tendait légèrement mais restait sous la barre de neuf pour cent.

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT DÉVOILÉ MARDI

Le gouvernement que s'apprête à former Alexis Tsipras sera le premier, dans la zone euro, élu sur un programme d'opposition aux politiques de rigueur budgétaire et d'austérité économique prônées par l'Union Européenne depuis le début de la crise et toujours défendu par plusieurs pays membres, Allemagne en tête.

La composition du cabinet devrait être dévoilée mardi. Yanis Varoufakis, un économiste farouchement hostile aux politiques d'austérité, devrait obtenir le portefeuille des finances.

« Le peuple de Grèce a offert un vote d'espoir. Il s'est servi des urnes, dans une splendide célébration de la démocratie, pour mettre un terme à une crise qui s'auto alimente, nourrit l'indignité et les forces les plus sombres en Europe », a-t-il écrit sur son blog.

Pour la première fois depuis quarante ans et la fin de la dictature du régime des colonels en 1974, ni les socialistes du Pasok, ni les conservateurs aujourd'hui regroupés dans Nouvelle Démocratie, le parti du premier ministre sortant Antonis Samaras, ne seront au pouvoir à Athènes.

Nouvelle Démocratie a pris la deuxième place du scrutin avec vingt-sept pour cent des voix devant le parti d'extrême droite Aube Dorée (6,3%) et le parti centriste To Potami (6%), le Pasok terminant à la septième place (4,7%).

Le mouvement des grecs indépendants, né en 2012 d'une scission de la Nouvelle Démocratie, diffère de Syriza sur nombre de sujets de société, comme l'immigration illégale, qu'il veut réprimer, ou les liens entre l’état et l’église orthodoxe, qu'il défend.

Mais les deux partis se retrouvent sur la même ligne dans leur rejet des contreparties liées aux deux cent quarante milliards d'euros des plans d'aide accordés à la Grèce.

Le parti de droite a notamment bataillé pendant la campagne des législatives contre la levée d'un moratoire sur les saisies de biens immobiliers réclamée par les créanciers internationaux.

« Pas de maisons aux mains de banquiers, le chantage est terminé », a lancé Panos Kammenos.

LA GRÈCE « DOIT PAYER, CE SONT LES RÈGLES DU JEU »

Les ministres des finances de la zone euro devaient débattre de l'issue du scrutin grec lors de leur réunion mensuelle en fin de journée à Bruxelles.

Les européens se sont dits prêts à accorder plus de temps à Athènes pour rembourser son passif mais ne semblent guère disposés à négocier une réduction de la dette.

Le ministre italien de l’économie Pier Carlo Padoan a toutefois relevé que le message envoyé par la Grèce était le besoin de croissance et d'emploi, qu'il fallait concilier avec la rigueur budgétaire, ce que ne cesse de répéter le président du conseil italien Matteo Renzi.

« La France sera aux côtés de la Grèce » pour préparer son avenir, a de son côté déclaré François Hollande au nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras, lors d'un entretien téléphonique.

Du côté de la Banque Centrale Européenne, Benoît Coeuré, l'un des six membres du directoire de l'institution, a d'ores et déjà exclu tout effacement, même partiel, de la dette grecque, sans pour autant non plus fermer la porte à un rééchelonnement.

Alexis Tsipras « doit payer, ce sont les règles du jeu européen, il n'y a pas de place pour un comportement unilatéral en Europe, cela n'exclut pas une discussion par exemple sur le rééchelonnement de cette dette », a-t-il dit.

La Grèce, dont la dette, à trois cent vingt et un milliards d'euros, représente cent soixante-quinze pour cent du produit intérieur brut, est incapable de se financer seule sur les marchés alors qu'elle devra faire face à environ dix milliards d'euros d'échéances cet été.

Elle doit donc trouver un compromis avec la troïka pour débloquer le paiement des sept milliards d'euros d'aide en suspens, alors que le plan de financement en cours expire le 28 février 2015. Une suspension de six mois des échéances prévues pourrait être le premier sujet à l'ordre du jour des négociations.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 18:54

Syriza largement en tête aux élections législatives en Grèce (Reuters)

Le parti de la gauche radicale Syriza, qui s'est engagé à renégocier la dette publique avec les créanciers internationaux, arrive largement en tête des élections législatives anticipées Dimanche 25 Janvier 2015 en Grèce, avec entre 35,5 et 39,5% des voix, selon les premiers sondages à la fermeture des bureaux de vote.

Le parti anti-austérité d'Alexis Tsipras devance les conservateurs de Nouvelle Démocratie, crédités de 23 à 27% des suffrages, selon les instituts Metron Analysis, GPO, Alco, MRB et Marc.

Selon les estimations, Syriza obtiendrait entre cent quarante-six et cent cinquante-huit sièges à la Vouli, le Parlement grec, où la majorité absolue est de cent cinquante et un sièges.

Les centristes de To Potami et l'Aube dorée d'extrême droite se disputent la troisième place, avec entre 6,4 et 8% des voix.

Les premières projections officielles devraient être disponibles vers 21 heures 30 (19 heures 30 GMT). Les résultats seront affinés au cours de la soirée.

« C'est une victoire historique, reste à savoir si c'est une grande victoire historique », a déclaré Panos Skourletis, porte-parole de Syriza à la télévision grecque Mega TV. « Elle envoie un message contre l'austérité et en faveur de la dignité et de la démocratie ».

L'incertitude demeure sur le nombre d'élus que rassemblera la formation d'Alexis Tsipras et donc sur la possibilité pour Syriza de gouverner seul ou d'être contraint à des négociations pour conduire une coalition avec un ou plusieurs petits partis comme To Potami (centre), les socialistes du Pasok ou encore les indépendants grecs (anti-austérité).

Une victoire de Syriza, en tête des sondages depuis plusieurs mois, constitue une première dans la zone euro avec la possible constitution d'un gouvernement ouvertement opposé aux contreparties exigées par l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International pour sauver le pays de la faillite.

Cela constitue également un changement de cap significatif après les mesures annoncées par la Banque Centrale Européenne (BCE) visant à injecter de très importantes liquidités dans les économies ayant adopté la monnaie unique.

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