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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 18:19

Un attentat contre des églises évité, un homme arrêté à Paris (Reuters)

Un homme soupçonné de préparer un attentat « imminent » contre des églises a été arrêté, Dimanche 19 Avril 2015 à Paris, a annoncé, Mercredi 22 Avril 2015, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Le suspect, un étudiant en informatique de nationalité algérienne, est également soupçonné du meurtre d'une jeune femme retrouvée tuée par balle, Dimanche 19 Avril 2015, dans sa voiture à Villejuif.

Il a été appréhendé dans le treizième arrondissement après avoir été découvert blessé par balle dans la rue par le SAMU, qui a alerté la police, a-t-on appris de source proche du ministère de l’intérieur.

Un « arsenal » composé de plusieurs armes de guerre, d'armes de poing, de munitions et de gilets pare-balles a été découvert dans son véhicule et à son domicile, toujours dans le treizième arrondissement, a précisé Bernard Cazeneuve dans une déclaration aux médias.

« Une documentation fournie a également été découverte établissant sans ambiguïté que l'individu projetait la commission imminente d'un attentat, vraisemblablement contre une ou deux églises », a dit le ministre.

« Dimanche 19 Avril 2015, cet attentat a été évité ».

L'individu, âgé de vingt-quatre ans, avait été signalé aux services de police comme ayant des velléités de départ en Syrie, a-t-il encore indiqué.

Des vérifications ont été effectuées en 2014 et en 2015 « sans révéler d'éléments susceptibles de justifier l'ouverture d'une enquête judiciaire », a-t-il ajouté. Selon le Monde, le jeune homme avait disparu une semaine en Turquie cette année et avait été placé en garde à vue à son retour.

Interrogé sur une possible défaillance du renseignement, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné que « cet individu avait été repéré mais que rien ne permettait à l'époque de l'arrêter ».

PERQUISITIONS À SAINT-DIZIER

« La lutte contre le terrorisme, c'est tout le temps. Cette lutte est rendue difficile par les formes différentes, particulières et nouvelles de terrorisme. Mais on agit et on agira tous les jours pour faire en sorte que rien ne puisse échapper », a-t-il dit.

« Avec des individus qui un jour tout seul peuvent prendre des décisions, ce n’est pas facile », a-t-il ajouté lors du compte-rendu conseil des ministres, « on est toujours à la limite ».

L'homme a été placé en garde à vue à la brigade criminelle de la direction de la police judiciaire de Paris, saisie conjointement avec la Direction Générale de la Sécurité Intérieure.

Le procureur de Paris François Molins doit donner une conférence de presse sur cette affaire à 16 heures.

Le premier ministre, Manuel Valls, a insisté à la sortie du conseil des ministres sur la « mobilisation permanente » du gouvernement face aux menaces terroristes.

Selon France 3, des perquisitions ont eu lieu lundi et à nouveau mercredi matin à Saint-Dizier, où résideraient les parents du suspect. La chaîne précise qu'une jeune femme a été interpellée lors de la perquisition d'un petit pavillon par une trentaine de policiers.

Le Monde rapporte pour sa part que les enquêteurs le soupçonnent d'avoir tenté de voler la voiture de la jeune femme dont le cadavre a été retrouvé à Villejuif.

Il se serait tiré une balle dans la jambe par inadvertance lors de cette tentative de vol et son ADN ainsi que des traces de sang ont été retrouvés à bord du véhicule.

La victime, un professeur de fitness originaire du Nord, était en stage dans la région parisienne.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 20:08

http://www.humanite.fr/blogs/espagne-oui-peut-mais-571867

Espagne, oui, on peut, mais

Par Jean Ortiz

Mardi 21 Avril 2015

La fulgurante percée d’une force politique progressiste nouvelle, Podemos, réjouit tous ceux qui souhaitent, pour paraphraser le communiste Julio Anguita, ancien coordinateur d’Izquierda Unida, ouvrir une brèche dans un système cadenassé par la monarchie, les classes dominantes et le bipartisme entre le Parti Populaire et le PSOE à leur service. Une brèche profitable à tous les courants anti-néolibéraux, à tous ceux qui s’y engouffreraient afin de l’élargir et bâtir ensemble une vraie alternative.

Podemos a su analyser le moment inédit que vit l’Espagne, la crise du politique, la faillite des « partis traditionnels », et réagir avec « nouveauté », en appeler directement à la société. Son concept de « caste » est devenu populaire, mobilisateur, le nouveau parti a réussi à politiser et à mobiliser une partie des « désenchantés », de la jeunesse et des abstentionnistes.

Podemos ne se contente pas de capitaliser le vote anti-système, de refus, de rejet des formes traditionnelles de la politique et de la corruption érigée en méthode de gouvernement, mais il affiche sa volonté de rassembler pour gouverner.

Si l’on compare cependant le programme de Podemos lors des élections européennes et l’actuel, ce dernier apparaît moins « radical ». Il n’y est plus question par exemple de la république, de la laïcisation et de plusieurs revendications féministes. Le parti de Pablo Iglesias veut rassembler large et assume ses « ambiguïtés calculées ». Cela lui est reproché par la coalition Izquierda Unida et les communistes, qui constatent en outre que l’émergence de Podemos et le rapprochement des échéances électorales municipales, régionales et générales, ont désamorcé le mouvement social.

Podemos refuse un front commun d’organisations, s’en tient à sa propre feuille de route, ce que certains assimilent à une volonté d’hégémonie, et propose la convergence. Son refus des « étiquettes » a même conduit à créer à Madrid, une organisation politique, Ahora Madrid, qui ne durera que le temps d’une élection municipale.

L’enjeu fondamental de l’actuelle recomposition de forces demeure cependant, pour les uns et les autres, « rupture démocratique » ou restauration.

Les relations entre Podemos, Izquierda Unida, divisée, surtout à Madrid, et les communistes, sont pour l’heure mauvaises et conflictuelles. Podemos a émergé au moment, tardif, où Izquierda Unida s’engageait dans une mutation nécessaire. Pour Julio Anguita, Podemos a occupé l’espace qu’Izquierda Unida a laissé vacant. L’ancien secrétaire général du PCE en appelle à « soutenir Podemos », à une « refondation » de la coalition Izquierda Unida et à une rupture avec « la transition » et le PSOE.

Podemos est désormais confronté à la question des alliances, d’une « nouvelle majorité ». Et concrètement déjà en Andalousie où il doit négocier avec le PSOE, après les élections au gouvernement andalou, la reconduite à la présidence de la socialiste Susana Diaz.

Podemos, arrivé troisième, pose des conditions politiques fondées, mais rejetées par le PSOE.

Podemos saura-t-il tenir la distance, garder la main et rassembler dans le respect de l’identité de chacun, sans « ralliement », Izquierda Unida, les « marées » sociales, les écologistes d’Equo, la plateforme contre les expulsions, les fronts Ganemos, les protagonistes des « marches de la liberté » et les catalanistes de gauche ? Le « bloc oligarchique », lui, a compris le danger. Il pousse en avant une formation dangereuse, Ciudadanos, parti qui se dit « centriste » mais qui est en réalité celui de l’IBEX 35, le CAC 40, et de la droite « rance ». Les sondages lui donnent plus de quinze pour cent.

Le changement en marche en Espagne et ses acteurs, doivent savoir sans tarder mobiliser « le plus grand nombre possible de forces » et devenir une alternative. Il y a de la marge, de fortes attentes, et un grand potentiel de renouveau.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 19:41

http://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-rodriguez-podemos-donara-sobrante-primer-sueldo-diputada-trabajadores-telefonica-huelga-20150420125638.html

Teresa Rodriguez va donner une partie de son premier salaire au personnel de Telefónica en grève (Europa Press)

La députée et secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodríguez, a promis Lundi 20 Avril 2015 de donner le « surplus » de son premier salaire en tant que parlementaire andalouse à la cause des travailleurs en sous-traitance de Telefónica à Séville, qui sont en grève illimitée depuis le 7 Avril 2015.

S’adressant aux médias pendant une manifestation d'employés, de sous-traitants et d’indépendants aux portes de Telefónica, Teresa Rodriguez a expliqué que, comme promis, elle acceptera le même salaire que lorsqu’elle était enseignante et, par conséquent, le montant restant sera versé à des causes diverses, dans ce cas, à ces travailleurs.

Elle a indiqué que Podemos « voulait être un outil de soutien pour ceux qui exigent des solutions aux problèmes des travailleurs qui sont dans les situations concrètes dont nous parlons au parlement et dans les meetings. Nous avons un pied dans les institutions, mais des milliers dans la rue », a-t-elle dit.

Elle a critiqué le conflit de travail que traversent ces travailleurs « qui reflète la façon dont nous voulons surmonter la crise, des emplois précaires avec des emplois qui ne permettent pas une vie digne ». Et, selon Teresa Rodriguez, tandis que Telefónica a enregistré « trois milliards d’euros de bénéfice en 2014, alors que ces travailleurs, travaillant à durée déterminée, n’ont pas de vacances ou un contrat qui leur permet de mener une vie décente ».

Elle a également accusé l'entreprise de garder en tant que directeur Rodrigo Rato, « un symbole de ces girouettes qui nous ont conduit à cette situation où le pouvoir politique et le pouvoir économique sont étroitement liés. Alors que Rodrigo Rato, qui a fait les manchettes pour son manque de bonne réputation, prend encore un salaire de millionnaire, les employés travaillent à durée déterminée sans pouvoir payer leurs factures », a-t-elle déploré.

D'autre part, la députée andalouse a fait valoir que ces travailleurs sont l’exemple que « les travailleurs de plus en plus précaires s’unissent et organisent des manifestations pour améliorer leurs conditions ».

Teresa Rodriguez a expliqué que Podemos soutient les revendications de ces travailleurs parce que « la victoire va au-delà de gagner une élection et un certain nombre de députés, la victoire implique également de gagner les conflits syndicaux et sociaux et les luttes menées pour gagner des droits et avoir une vie digne ».

Elle a annoncé que, lorsque va commencer l'activité parlementaire, Podemos portera l'affaire devant la chambre andalouse présentant des initiatives législatives « qui peuvent donner un coup de pouce à la lutte des travailleurs ».

Pendant ce temps, Antonio Madrid, l'un des grévistes, a dit à des journalistes que la situation dans laquelle ils travaillent « est très précaire, pas de vacances et des salaires de misère » et qu’ils sont « prêts à se battre » pour parvenir à un accord qui « nous représente vraiment » et non Métal, qui est maintenant le gestionnaire.

En outre, lors de la manifestation, où ils ont été soutenus également par des collègues de la province de Cadix, ils ont annoncé qu'ils manifesteront, Jeudi 23 Avril 2015, dans la capitale provinciale.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:54

http://www.syriza-fr.org/2015/04/20/les-negociations-grecques-et-la-propagande-de-la-peur

Les négociations grecques et la propagande de la peur

Editorial d’Avgi, quotidien de Syriza

Dimanche 19 Avril 2015

Au moment où les négociations grecques avec ses partenaires-créanciers arrivent à un stade critique à l’approche de la réunion de l’Euro-groupe du 24 Avril 2015, la guerre des fuites diplomatiques fait rage, comme d’habitude, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, y tient le premier rôle.

Le nombre des moyens mis en œuvre pour propager la peur est cette fois-ci aussi bien vaste.

Grexit, émission d’une monnaie parallèle, voir même l’éventualité d’un défaut au sein de l’euro, tout a été prévu et relayé à profusion par les médias.

Les déclarations qui abondent et les « fuites » diplomatiques n’ont bien sûr qu’un objectif.

Obliger le nouveau gouvernement grec à céder aux pressions de ses partenaires et à appliquer les mesures prévues par leurs mémorandums, de nouvelles coupes dans les retraites, des licenciements massifs, l’augmentation des taux de la TVA et la liquidation des biens publics.

Les forces politiques de la droite européenne, internes et externes, réclament au nouveau gouvernement grec de suivre la ligne du gouvernement précédent et de se soumettre aux politiques mémorandaires.

Et voilà que les médias grecs qui soutiennent depuis des années l’interdépendance des intérêts privés et politiques, après une courte période de retenue face à la nouvelle situation politique, ont repris leurs tons alarmistes en reprochant la position du nouveau gouvernement. « Sans mémorandums il n’y aura pas d’aide financière » disent-ils, alors qu’il il y a un mois ils prévoyaient des concessions de la part des créanciers.

Le statu quo de l’oligarchie politico-médiatique tente ainsi de se reconstruire. Il mise sur le durcissement de l’attitude des créanciers, au mépris des conséquences désastreuses pour leur propre pays. Leurs porte-parole n’hésitent pas à inventer des « actions unilatérales » du nouveau gouvernement qui pourraient compromettre les négociations, en fournissant des arguments aux créanciers. Ils lui reprochent aussi sa fermeté et son refus de poursuivre la politique d’austérité et de la dévaluation interne, malgré les terribles séquelles laissées au pays et au peuple.

Toutefois, leur insistance à voir Alexis Tsipras se transformer en Antonis Samaras est vaine.

Le premier ministre dans son interview à l’agence Reuters a précisé qu’Athènes ne fera aucune concession sur les quatre points de désaccord avec les créanciers qui concernent l’emploi, la réforme des retraites, la hausse de la TVA et l’utilisation de biens publics.

Le compromis recherché par le nouveau gouvernement grec ne peut que respecter obligatoirement le mandat clair du peuple grec, exprimé lors des élections de janvier. Que l’establishment mémorandaire ne nourrisse plus aucune illusion. Le nouveau gouvernement grec s’efforce de parvenir à un compromis équitable, mais il ne se soumettra pas aux diktats mémorandaires.

L’équipe gouvernementale qui participe aux négociations a une stratégie claire afin d’aboutir à un accord intermédiaire qui mettra fin à l’asphyxie financière du pays, condition par ailleurs préalable pour pouvoir honorer ses obligations au niveau international.

Et malgré les « cris de guerre » insidieux et les « fuites » hétéroclites, le gouvernement reste optimiste quant à l’obtention d’un accord d’ici la fin du mois. L’Europe a appris à vivre à travers ses désaccords, en synthétisant et en évoluant. Athènes a fait les premiers pas décisifs. Maintenant c’est aux partenaires-créanciers de couvrir la distance restante.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:40

http://www.francoisasensi.com/5595/loi-sur-le-renseignement-vers-un-patriot-act-a-la-francaise

https://www.ensemble-fdg.org/content/vers-un-patriot-act-la-francaise

Loi sur le renseignement

Vers un Patriot Act à la française

Par François Asensi

Lundi 20 Avril 2015

Sous couvert de la nécessaire lutte contre le terrorisme, le gouvernement entend faire adopter une loi liberticide, en usant d’une procédure accélérée pour escamoter les vives critiques de la presse, des associations et des syndicats. Le nouvel arsenal intrusif a pourtant de quoi faire pâlir les défenseurs des libertés, « capteurs » pour les mobiles, balisage de véhicule, micros et vidéo dans des lieux privés et « boîtes noires » chez les opérateurs internet …

D’autant que bien au-delà du terrorisme, ces dispositifs s’étendront à l’intelligence économique, à la recherche technologique et à la surveillance des mouvements sociaux. Au prétexte de possibles violences collectives, un syndicaliste pourrait ainsi être placé sur écoute, comme le souligne le Syndicat des Avocats de France. Les militants antinucléaires ou les journalistes tout autant, au motif des « intérêts essentiels de la France ».

Certes, des garde-fous sont prévus, mais de nombreuses voix soulignent leur insuffisance. Le président de la commission de contrôle des interceptions de sécurité juge ainsi que la nouvelle commission créée, la CNCTR, « affaiblit le contrôle des activités de renseignement », son avis sera consultatif et, dans les situations d’urgence, le premier ministre décidera seul. Avec le juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut regretter que ce dispositif disproportionné soit entre les mains de l’exécutif et donc hors de contrôle du juge judiciaire.

D’évidence, la menace terroriste s’est dangereusement renforcée dans notre pays. Elle réclame des mesures de sécurité efficaces, à côté d’une action résolue contre les causes du djihadisme en France et dans le monde. D’efficacité, parlons-en. Les tragiques attentats de ces derniers mois ont concerné des individus parfaitement identifiés par les services de renseignement. Les failles dans notre sécurité intérieure s’expliquent-elles par un manque de dispositifs ou par la non-application de l’arsenal existant faute de moyens dans le cadre de l’austérité budgétaire?

En septembre 2014, je m’étais refusé à voter la loi contre le terrorisme car elle bafouait les libertés par des mesures d’exception. L’adoption de cette nouvelle loi sur le renseignement marquerait une nouvelle victoire du camp de la peur. A juste titre, le monde entier s’est ému des dérives de la NSA et de cet après 11 septembre pastichant 1984 d’Orwell. La France se grandirait à tracer une autre voie, en refusant le sacrifice programmé de ses libertés démocratiques.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:28

http://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-teresa-rodriguez-replica-pedro-sanchez-podemos-quiere-ser-util-andaluces-no-psoe-20150417162959.html

Teresa Rodriguez a répondu à Pedro Sanchez que Podemos veut être utile aux andalous, pas au PSOE

La secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodríguez, a répondu, Vendredi 17 Avril 2015, au secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, que Podemos veut être une formation utile aux andalous, « pas à son parti ».

La parlementaire andalouse a répondu à travers un commentaire publié sur son profil twitter, recueilli par Europa Press, au leader socialiste, qui dans le même temps a demandé aux « nouveaux partis », allusion à Podemos et Ciudadanos, à être utiles et à faciliter l'investiture et la gouvernance du vainqueur des élections, la socialiste Susana Díaz.

« Nous savons à qui nous voulons être utiles, aux andalous, pas à son parti », a répondu Teresa Rodriguez dans un commentaire qui accompagne l'image qui reflète les trois conditions que Podemos a présentées pour son soutien à l'investiture de Susana Díaz.

Le secrétaire national de l’organisation, Sergio Pascual, s’est prononcé sur la même ligne sur le réseau social, en demandant à Pedro Sanchez si « l’équation un conseiller de moins un médecin de plus n’était pas utile pour les andalous ».

Pour sa part, Pedro Sánchez a estimé que ces nouvelles formations « présentent l'énorme défi et opportunité de ne pas se définir par ce qu’elles ne sont pas, mais pour être utile à la société andalouse ». Donc, il croit que les deux partis ont le devoir de « réfléchir sur les institutions, d’abord au parlement et ensuite dans le gouvernement de l’Andalousie », de proposer et d’aider au progrès de l’Andalousie, ce qui est aussi l’intérêt du PSOE et de Susana Diaz.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:19

http://ecodiario.eleconomista.es/politica/noticias/6643994/04/15/Podemos-pide-responsabilidad-y-sensibilidad-con-los-andaluces-en-la-investidura.html#.Kku87yvhItvKfuB

Podemos demande de la responsabilité et de la sensibilité avec les andalous pour l’investiture (Europa Press)

La parlementaire et secrétaire générale de Podemos en Andalousie, Teresa Rodriguez, a déclaré, Lundi 20 Avril 2015, que les partis, avant l’investiture, doivent faire preuve de « responsabilité et de sensibilité » avec la situation des andalous et pas avec « la volonté d'un gouvernement qui veut gouverner sans avoir une majorité suffisante pour le faire », en référence au PSOE.

S’adressant aux médias à Séville, Teresa Rodriguez a déclaré « qu’à ceux qui nous demandent de la responsabilité, nous leur demandons de la sensibilité avec la situation du peuple andalou, avec les personnes qui sont expulsées, avec les écoles qui ferment et avec les personnes qui ne tolèrent plus la corruption ».

Elle a également noté qu'à l'heure actuelle il n'y a eu aucun contact entre les forces pour discuter de l’investiture.

En ce qui concerne la composition du bureau du parlement, qui a terminé avec trois des sept membres du PSOE et les quatre autres, un pour chacun des groupes parlementaires des autres formations, Teresa Rodriguez a critiqué le « manque de générosité » démontré par le PSOE, qui « n'a pas compris que le bureau devrait avoir une représentation plus pluraliste et plus équilibrée avec la représentation des groupes représentés au parlement ».

Elle a reproché au Parti Populaire et au PSOE de « se comporter dans le bureau du parlement comme s’il s’agissait de la bataille finale au lieu d'être préoccupés par d'autres questions plus importantes qu’un siège au parlement ».

Teresa Rodriguez a insisté sur la position de Podemos relative à l’investiture de la socialiste victorieuse des élections, Susana Díaz, c’est « non » tant que les socialistes n’acceptent pas les trois conditions que la formation a défendu depuis le début.

Les conditions de Teresa Rodríguez

C’est, d'une part, la lutte contre la corruption et la démission des anciens présidents du conseil Manuel Chaves et José Antonio Grin de leurs sièges au Congrès et au Sénat, que le conseil cesse de travailler avec les banques qui expulsent sans solution de relogement, « nous n’allons pas nous habituer à ce que quarante-cinq expulsions se produisent quotidiennement en Andalousie », et supprimer des postes de conseillers pour embaucher des enseignants ou des professionnels de la santé.

De la même manière, Teresa Rodriguez a expliqué que les quinze députés de Podemos allaient commencer à présenter des initiatives au parlement andalou car, comme elle l'a rappelé, « le parlement est une institution indépendante du gouvernement, même si le gouvernement n’est pas constitué, il a la capacité d’agir. Il y a un pouvoir qui est le pouvoir législatif et un autre qui est le pouvoir exécutif », a-t-elle dit.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 15:11

http://www.liberation.fr/monde/2015/04/16/faire-cause-commune-avec-la-grece_1243406

http://blogs.mediapart.fr/edition/faits-et-arguments-pour-la-democratie-et-le-socialisme/article/170415/faire-cause-commune-avec-la-grece

http://www.alternatifs44.com/2015/04/faire-cause-commune-avec-la-grece.html

https://www.ensemble-fdg.org/content/faire-cause-commune-avec-la-grece

Faire cause commune avec la Grèce

Par Cédric Durand, économiste à Paris XIII, Stathis Kouvélakis, philosophe au King’s College de Londres, et Razmig Keucheyan, sociologue à Paris IV

Jeudi 16 Avril 2015

Avec l’arrivée au pouvoir, fin janvier, de Syriza en Grèce, une hypothèse aura été définitivement invalidée, il serait possible de mettre en œuvre des politiques alternatives au néolibéralisme dans le cadre de l’Union Européenne.

L’ADN des traités européens est néo libéral. Depuis l’Acte Unique Européen de 1986 au moins, cet ADN n’a cessé de se confirmer, et même de se renforcer. Jusqu’à présent, l’hégémonie sans partage du néo libéralisme pouvait éventuellement être mise sur le dos de tel ou tel gouvernement nouvellement élu.

Si les politiques d’austérité règnent en Europe, c’est parce que François Hollande, Matteo Renzi ou tel autre social-libéral manque de courage, ou parce qu’il a trahi l’engagement électoral de réorienter les politiques européennes.

Cet argument tombe avec Syriza. Car chacun voit avec quel acharnement Aléxis Tsípras et Yánis Varoufákis œuvrent en faveur du changement à l’échelle continentale, en vain.

Depuis le 4 février 2015, la Banque Centrale Européenne (BCE) a coupé la principale source de financement du système bancaire grec, tandis que les versements européens sont interrompus depuis l’été 2014. L’étau se resserre, poussant le pays à une banqueroute désordonnée et au chaos, à moins bien entendu d’accepter les conditions humiliantes posées par l’Union Européenne.

Conclusion, l’alternative au néo libéralisme passe par la rupture avec le cadre européen, et donc, comment pourrait-il en être autrement, par la sortie de la Grèce de l’euro. Car toute mesure d’autodéfense élémentaire que le gouvernement Syriza est amené à prendre pour faire face à l’agression permanente dont il fait l’objet de la part de la BCE et de l’Union Européenne, telle que le défaut de paiement sur la dette et la mise sous contrôle public de son système bancaire, le place en dehors du cadre de l’euro.

Cette rupture ne sera bien sûr pas la panacée. Il n’y a pas de bonne solution pour la Grèce, seulement une solution moins mauvaise. Mais la rupture avec l’Union Européenne porte en elle la possibilité d’une renaissance pour ce peuple héroïque, soumis au cours des dernières années à une torture austéritaire sans précédent.

La séquence écoulée aura permis de mettre en lumière un autre fait, la faiblesse du soutien à Syriza sur le continent européen. D’abord, de la part des autres gouvernements du sud de l’Europe. On se souvient que le premier voyage effectué par Alexis Tsípras à l’étranger, début février 2015, l’avait amené à Paris. Mais François Hollande n’a rien fait pour lui venir en aide. Il faudra s’en rappeler lorsque sera venue l’heure de faire le bilan de ce calamiteux quinquennat, quand les appels à « l’union de la gauche » venus de la rue de Solférino se feront insistants.

Le plus tragique est que si Alexis Tsípras n’a pas obtenu de soutien du gouvernement français, il n’en a pas trouvé non plus dans le mouvement social et syndical. En France, la plus importante manifestation de soutien à la Grèce, le 15 février 2015, a réuni tout au plus cinq mille personnes. Les confédérations syndicales en étaient presque absentes. C’est une véritable honte.

Cette absence de soutien à Syriza aura démontré l’affaiblissement de la conscience internationaliste sur le continent, particulièrement au sein du mouvement ouvrier français. L’internationalisme ne consiste pas à soutenir la « cause de l’autre » par altruisme ou devoir moral. Cela consiste à comprendre que les intérêts des classes populaires françaises et grecques sont liés, notamment parce que leurs adversaires sont les mêmes.

Comment imaginer que la mise en œuvre de politiques alternatives au néo libéralisme en Grèce serait sans effets en France ? Les rapports de force sociaux et politiques s’en trouveraient bouleversés. Ces politiques offriraient, au mouvement syndical français, un puissant levier pour sortir de sa léthargie actuelle, de son incapacité à organiser la résistance aux politiques du gouvernement de Manuel Valls.

Ce que le mouvement ouvrier ne saisit pas, les classes dominantes européennes l’ont très clairement à l’esprit. Leurs efforts, BCE en tête, sont tendus vers un seul but, humilier le gouvernement Syriza, le contraindre à renier son mandat populaire. Pas question de laisser un accident électoral briser le monopole de l’extrême centre. Ce n’est rien de moins que le There Is No Alternative de Margaret Thatcher qu’il s’agit de sauver.

Au cours du mois d’avril 2015, les échéances de remboursement de la dette grecque vont se succéder. La perspective d’une sortie, plus ou moins ordonnée, de l’euro se fera de plus en plus précise.

Le mouvement syndical français compte parmi les principaux acteurs du drame qui va se dérouler à partir de là sur le continent. Autant que le gouvernement allemand, la BCE, ou les « hommes en noir » du Fonds Monétaire International. Les mobilisations qu’il pourrait déclencher en solidarité avec le peuple grec pourraient changer la donne stratégique, y compris en France.

A cette occasion, l’hostilité des classes populaires au système en place trouverait un autre débouché que le vote pour le Front National. Elle redeviendrait internationaliste, c’est-à-dire capable de trouver dans la résistance d’un autre peuple une cause qui est intégralement la sienne.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:48

http://www.lacgteducation31.over-blog.fr/2015/04/manifs-pour-remi-fraisse-gaetan-demay-doit-etre-relaxe.html

Gaëtan Demay doit être relaxé

Vendredi 17 Avril 2015

Communiqué de presse de la Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC) de la CGT

Mercredi Premier Avril 2015 a été prononcé le verdict du procès en appel de Gaëtan Demay, étudiant en histoire de l’art à l’université du Mirail, militant syndicaliste et politique à Toulouse. En décembre 2014, il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de mille cent euros, après avoir participé à une manifestation non autorisée contre les violences policières suite à l’assassinat de Rémi Fraisse. Le verdict du procès en appel a poussé l’injustice bien plus loin encore, débouchant sur la peine de deux mois de prison ferme, quatre mois de prison avec sursis et mille cent euros d’amende. Dans un contexte toulousain marqué par une escalade répressive et une criminalisation grandissante des mouvements sociaux, exemple des syndicalistes gazés par la police lorsqu'ils manifestaient contre l'expulsion de la CGT de la bourse du travail, ce jugement montre à quel point la criminalisation de toute contestation augure d'un sombre avenir pour nos libertés fondamentales.

Au niveau national, les discriminations envers les représentants syndicaux, les expulsions des bourses du travail, celle de l’Indre connait actuellement de nouvelles fermetures d’électricité, et la répression syndicale se multiplient alors que les représentants syndicaux ne font qu’exercer leurs droits pour défendre les salariés.

Il est déjà intolérable que le droit de manifester et de s'exprimer puisse être attaqué et réprimé avec tant de véhémence mais il est évident que le message porté actuellement par les pouvoirs publics, bien loin des valeurs humanistes et de la liberté d’expression est clair, personne ne défiera les mesures d’exception.

Nous devons tous ensemble mettre un frein à cette mécanique liberticide. La FERC CGT demande donc la relaxe de Gaëtan Demay et de tous les militants syndicaux condamnés pour avoir exercé leur droit syndical dans le cadre de leurs missions d’intérêt général des salariés.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:34

http://www.liberation.fr/debats/2015/04/17/manifester-en-france-c-est-risquer-de-finir-en-prison_1246031

Manifester en France, c’est risquer de finir en prison

Vendredi 17 Avril 2015

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, Dimanche 11 Janvier 2015, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la « manifestation », sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les français avaient décidé d’exprimer leur émoi. François Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours dimanche. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre 2014, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan Demay, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre 2014. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux mois fermes.

Bien sûr, la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de « bavures ». Clémente avec les meurtriers de Malik Oussekine, de Zyed Benna ou de Bouna Traoré, le verdict sera rendu en mai 2015, jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du « terrorisme ».

Dans son message de soutien à Gaëtan Demay, Erri De Luca souligne combien « le droit à manifester est un droit non négociable ». Il en sait quelque chose. « Pas de prison pour Gaëtan Demay et tous les condamnés pour avoir manifesté », tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Premiers signataires : Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris VIII et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Sébastien Budgen, éditeur ; Jean Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université de Paris VIII ; Slavoj Zizek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

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