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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 19:01

http://www.europalestine.com/spip.php?article10662

Joseph Blatter sort bredouille de sa rencontre avec Benjamin Netanyahou

Le président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Joseph Blatter, en « mission de paix » au Proche-Orient, est sorti lamentablement bredouille de sa rencontre Mardi 19 Mai 2015 à Jérusalem avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou.

Joseph Blatter, de son propre aveu, espérait obtenir d’Israël quelques concessions concernant le football palestinien, dont l’étranglement permanent, analogue à celui qui frappe l’ensemble de la Palestine, a suscité une résolution demandant la suspension d’Israël de la FIFA.

Cette résolution est inscrite à l’ordre du jour du prochain congrès de la FIFA, les 28 et 29 mai 2015 à Zürich.

Mais en fait de concessions gouvernementales israéliennes, Joseph Blatter a eu droit à un nouveau pied de nez de Benjamin Netanyahou.

Benjamin Netanyahou vient d’embaucher comme ministre de la justice une politicienne fasciste, Ayelet Shaked, qui prône publiquement le génocide du peuple palestinien. Il vient également de nommer comme responsable des « négociations » avec les palestiniens son acolyte Silvan Shalom, un homme dont la feuille de route tient en une phrase, « il n’y aura jamais d’état palestinien ».

La Fédération Palestinienne de Football, de son côté, a répété qu’elle était prête à retirer sa motion, pourvu qu’Israël satisfasse des revendications minimales, toutes conformes aux statuts régissant l’organisation internationale.

C’est premièrement la reconnaissance, par Israël, de la juridiction de la fédération palestinienne sur les territoires palestiniens.

C’est deuxièmement la libre circulation de joueurs de football palestiniens à l’intérieur des territoires palestiniens, ce qui implique aussi leur libre passage entre le territoire palestinien de Gaza et celui de la Cisjordanie.

C’est troisièmement l’arrêt de l’embargo, par Israël, sur les équipements sportifs envoyés de l’étranger aux clubs palestiniens.

Ce sont quatrièmement des sanctions contre les clubs israéliens les plus ouvertement racistes, comme le tristement célèbre Beitar de Jérusalem, dont les supporters hurlent des « morts aux arabes » dans leur stade, et ensuite dans les rues de Jérusalem où ils se livrent régulièrement à des ratonnades, sous le regard bienveillant de la police.

C’est cinquièmement l’exclusion des instances israéliennes des cinq clubs installés dans les colonies juives illégales de Cisjordanie, et réservés aux seuls colons.

Comme on le voit, il s’agit là de revendications portant uniquement sur l’organisation du football, et pas des crimes de la colonisation en général.

Mais, tandis que les responsables de la fédération israélienne, conviés à la rencontre entre Joseph Blatter et Benjamin Netanyahou, continuaient d’annoncer, de manière quelque peu surréaliste, que « c’est mal de mélanger le sport et la politique », le patron du gouvernement israélien n’a pas fait la moindre concession, déclarant, en plaisantant, qu’il assisterait en revanche volontiers à un match entre Israël et la Palestine.

Joseph Blatter doit se rendre mercredi à Ramallah pour rencontrer les responsables de la fédération palestinienne.

Le président de celle-ci, Djibril Rajoub, a néanmoins prévenu que la question ne pourra être tranchée qu’au congrès de Zürich à la fin du mois.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 18:06

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/20/les-indignes-aux-portes-de-barcelone_4636789_3214.html

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=13015

Les indignés aux portes de Barcelone

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

Mercredi 20 Mai 2015

Favorite pour les élections du Dimanche 24 Mai 2015, la gauche radicale veut réguler le tourisme

Les hasards n'existent pas. Barcelone, la ville rebelle qui, au début du vingtième siècle, était connue pour la vigueur de son mouvement anarchiste, la force de ses luttes ouvrières et son combat contre la dictature, est aujourd'hui en passe de devenir la première grande ville espagnole gouvernée par les héritiers du mouvement des indignés du 15 mai 2011.

Si le sondage du centre de recherche sociologique (CIS) du 7 mai 2015 voit juste, la plate-forme citoyenne Barcelone en Commun (Barcelona en Comú) pourrait remporter les élections locales et régionales du Dimanche 24 Mai 2015 dans la capitale catalane, un million six cent mille habitants, avec près de vingt-six pour cent des voix, sept points de plus que son principal rival, la coalition de la droite nationaliste Convergencia i Unio (CiU). Proche des milieux d'affaires et de la haute bourgeoisie catalane, éclaboussée par plusieurs affaires de corruption, CiU contrôle actuellement la ville de Barcelone et le gouvernement catalan.

D'autres enquêtes d'opinion, plus récentes, placent les deux formations au coude à coude, mais une chose est sûre, ce duel relègue les autres partis, socialistes et indépendantistes de gauche notamment, à un rôle de figuration. Barcelone en Commun n'est pas un parti. « C’est un projet mené par la ville », assure Ada Colau, quarante et un ans, sa tête de liste, militante bien connue des espagnols pour avoir mené la lutte contre les expulsions immobilières ces dernières années.

Cette plate-forme citoyenne intègre le nouveau parti de la gauche radicale Podemos, les écologistes et le mouvement social d'extrême gauche Processus Constituant mené par la religieuse Teresa Forcades, ainsi que de nombreux militants issus du monde culturel, des associations de voisinage et du fort tissu social barcelonais.

« Droit à décider »

En mettant en avant la question de la redistribution des richesses et la lutte contre la corruption, elle relègue le projet indépendantiste au second plan, se prononçant simplement en faveur du « droit à décider », c'est-à-dire à la tenue d'un référendum d'indépendance, sans prendre position. Une victoire de cette plate-forme supposerait une rupture avec la politique menée ces quatre dernières années par le maire, Xavier Trias (CiU), laquelle a été « centrée sur les beaux quartiers du centre-ville, délaissant les districts populaires où sévissent le chômage et la crise immobilière », rappelle le politologue Josep Ramoneda.

L'équipe d'Ada Colau a couché sur le papier cent vingt mesures d'un programme élaboré à partir des propositions « d'un millier de sympathisants » et de l'apport « d'économistes, de juristes et de techniciens », dont l'objectif est d'abord la redistribution des richesses. Elle entend remunicipaliser la gestion de l'eau, comme l'a fait Paris, rappelle-t-elle à ceux qui la qualifient de radicale. Elle souhaite introduire un revenu minimum de six cent euros pour les familles démunies, augmenter le nombre de logements sociaux, quitte à réquisitionner les appartements vides aux mains des banques, baisser les prix de l'électricité et du gaz ou encore introduire une monnaie locale, sur le modèle de Toulouse.

Le salaire des cadres de la municipalité sera limité à deux mille deux cent euros mensuels.

Chacun sera soumis à une limitation des mandats et devra rendre des comptes devant les citoyens.

Mais le point le plus polémique de son programme est son intention de réguler le tourisme, secteur qui représente douze pour cent du PIB, en appliquant un moratoire sur l'ouverture de nouveaux hébergements touristiques le temps que soit rédigé un plan urbanistique de régulation. Elle considère le tourisme « hors de contrôle, responsable de l'augmentation des prix, de problèmes de cohabitation avec les habitants, de la destruction du tissu social et économique de quartiers entiers et de la banalisation et saturation du paysage urbain ».

Marchandisation des quartiers

Barcelone, ville rebelle, culturelle et créative, veut retrouver son âme. Les touristes ont envahi ses rues, au risque de la transformer en une ville musée. La marchandisation des quartiers du centre a mis à mal les petits commerces qui font son charme. Le luxueux port de plaisance Marina Port Vell destiné aux grands yachts menace le quartier populaire de la Barceloneta devant lequel il a été construit. Pendant la crise, les inégalités ont fortement augmenté. La classe moyenne s'est réduite. Le fossé entre les dix pour cent les plus riches et les dix pour cent les plus pauvres a augmenté de quarante pour cent. Plus d'un tiers des barcelonais appartiennent désormais aux classes pauvres ou très pauvres.

Une victoire d'Ada Colau ne lui suffirait cependant pas pour prendre le contrôle de la ville.

« La fragmentation du vote va obliger les formations à sceller des alliances et il reste à voir comment construire des coalitions », explique Josep Ramoneda, qui augure « un vote contre Ada Colau significatif par des gens effrayés ».

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 20:06

http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-1103161031.html

Sur le concept d’histoire

Par Walter Benjamin

Printemps 1940

Le matérialisme historique, ce nain bossu qui supplée au jeu d'un automate, n'a rien à craindre s'il s'assure les services de la théologie, cette vieille mal famée priée de ne pas se faire voir.

Entre les générations passées et la nôtre existe un rendez-vous mystérieux, le passé réclame une rédemption, il exige que nous répondions à cette attente.

Nous avons reçu, comme chaque génération, une faible partie du pouvoir messianique, mais ce pouvoir ne nous appartient pas. Le passé a des droits sur lui.

Rien de ce qui eût jamais lieu n'est perdu pour l'histoire, mais le passé ne serait intégralement citable que pour une humanité restituée et sauve.

La vérité est une image unique et irremplaçable qui s'évanouit avec chaque présent qui n'a pas su se reconnaître visé par elle.

L'image du passé devant laquelle s'arrête l'historien, c'est celle qui pourrait le sauver d'un danger suprême, comme un souvenir qui surgit à l'improviste.

Ce sont toujours les héritiers des vainqueurs qui marchent sur les corps de ceux qui gisent à terre, l'historien y songe avec effroi et s'écarte autant que possible de cette transmission.

Puisque l'état d'exception dans lequel nous vivons est la règle, notre tâche consiste à instaurer le véritable état d'exception, le rejet de toute norme historique.

Le visage de l’ange de l’histoire regarde les décombres du passé, mais une tempête déploie ses ailes et le pousse vers un avenir auquel il ne cesse de tourner le dos.

Les luttes libératrices sont nourries par l'image des ancêtres enchaînés, plus que par celle d'une postérité affranchie.

L'idée d'un progrès illimité et irrésistible de l'espèce humaine comme telle, dans un temps homogène et vide, est une prétention dogmatique détachée du réel.

L'histoire a pour lieu un temps saturé d'à présent, qui cite le passé comme la mode cite un costume d'autrefois.

Les calendriers ne mesurent pas le temps comme des horloges, ils sont les monuments d'une conscience historique dont toute trace semble avoir disparu.

L'historien matérialiste est assez viril pour faire éclater le continuum de l'histoire, pour lui, le présent n'est pas passage, mais arrêt et blocage du temps.

Dans l'oeuvre, une constellation saturée de tension s'immobilise, une monade se cristallise, on reconnaît le signe d'un blocage messianique.

Alors que l'historiciste s'efforce de remplir un temps homogène et vide en additionnant la foule des faits, le matérialiste arrache au temps des objets-monades.

Arracher une oeuvre au continuum de l'histoire, c'est y recueillir l'oeuvre d'une vie, dans cette oeuvre l'époque et dans l'époque le cours entier de l'histoire.

L'à présent, modèle des temps messianiques, ramasse, tel un raccourci formidable, l'histoire de l'humanité entière.

Chaque seconde est la porte étroite par laquelle le messie peut entrer.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 18:19

Le dessinateur Luz annonce son départ de Charlie Hebdo (Reuters)

Le dessinateur Luz, figure emblématique de Charlie Hebdo, annonce dans un entretien à Libération qu'il quittera l'hebdomadaire satirique en septembre 2015, huit mois après l'attaque menée par les frères Kouachi.

« Si je me barre, c'est que c'est difficile pour moi de travailler sur l’actualité », explique-t-il dans l'édition de Libération datée de Mardi 19 Mai 2015. « Je ne sais plus quand je l’ai annoncé à Charlie, j'ai du mal à juger de la temporalité parce que, pour moi, chaque semaine dure dix mois désormais. Mais cette réflexion sur le départ date d'il y a longtemps. Après les attentats, il a fallu recommencer très vite », ajoute-t-il. « Après, il y a eu une volonté collective de continuer très vite. Moi, j'avais besoin de temps, mais j'ai suivi par solidarité, pour laisser tomber personne. Sauf qu'à un moment donné, cela a été trop lourd à porter. Chaque bouclage est une torture parce que les autres ne sont plus là. Passer des nuits d'insomnie à convoquer les disparus, à se demander qu’est-ce que Charb, Cabu, Honoré et Tignous auraient fait, c’est épuisant ».

Le 14 janvier 2015, une semaine après l'attentat de Charlie Hebdo qui a fait douze morts, dont les dessinateurs historiques Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et Honoré, Luz avait dessiné une caricature du prophète Mahomet avec les mots « tout est pardonné ».

Fin mars 2015, il avait co-signé avec une dizaine d'autres salariés de Charlie Hebdo une tribune intitulée « pour une refondation de Charlie Hebdo », réclamant notamment la mise en place d'une gouvernance plus collégiale.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 20:33

Plus de sept cent britanniques partis en Syrie, la moitié sont rentrés (Reuters)

Plus de sept cent britanniques se sont rendus en Syrie et plus de la moitié d'entre eux sont revenus au Royaume-Uni où ils constituent une menace pour la sécurité, a dit Jeudi 14 Mai 2015 la police.

Mark Rowley, officier en charge du contre-terrorisme, a également dit qu'un nombre record de trois cent trente-huit arrestations pour des faits liés au terrorisme avaient eu lieu en 2014, un tiers de plus que l'année précédente. Pour près de la moitié d'entre elles, elles étaient liées au conflit en Syrie.

Sur les sept cent britanniques à s'être rendus en Syrie, une proportion non-négligeable a probablement tenté de rejoindre les rangs de l'organisation de l'Etat Islamique qui s'est emparée de vastes territoires à cheval sur la Syrie et l'Irak.

« L’Etat Islamique et d'autres groupes terroristes cherchent à s'en prendre directement au Royaume-Uni, encourageant des citoyens britanniques à se rendre en Syrie pour combattre, s'entraîner et chercher, par le biais de campagnes de propagande, à convaincre des individus de commettre des attaques violentes sur le sol britannique », a-t-il dit.

Ces personnes sont susceptibles s'en prendre aux intérêts britanniques de nombreuses manières, qu'il s'agisse de « loups solitaires » ou d'attaques plus sophistiquées et ambitieuses coordonnées par des réseaux organisés.

Parmi les britanniques qui ont rejoint les rangs des groupes djihadistes, figure Mohammed Emwazi, natif du Koweït, surnommé « Jihadi John » par les médias, et qui est apparu sur des vidéos montrant la décapitation d'otages occidentaux.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 20:21

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/18/l-idee-d-un-referendum-sur-les-reformes-en-grece-fait-son-chemin-a-bruxelles_4635167_3234.html

http://www.anti-k.org/2015/05/18/le-recours-a-un-referendum-en-grece-fait-son-chemin

Le recours à un référendum en Grèce fait son chemin

Par Cécile Ducourtieux et Adéa Guillot

Lundi 18 Mai 2015

L’urgence financière se précise à Athènes, alors que les discussions entre le gouvernement Tsipras et les créanciers pour toucher enfin les sept milliards deux cent millions d’euros de prêts encore dus à la Grèce piétinent. Les caisses du pays sont vides et le défaut de paiement pourrait, en l’absence d’aide extérieure, intervenir dans les semaines qui viennent. Le ministre des finances Yanis Varoufakis avait estimé, Lundi 11 Mai 2015, qu’il ne restait que deux semaines de liquidités à son pays. Selon le quotidien grec Kathimerini, Alexis Tsipras aurait même écrit à la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, pour l’avertir que son pays ne pourrait honorer son engagement si la Banque Centrale Européenne (BCE) ne l’autorisait pas à émettre des obligations à court terme.

Finalement, pour rembourser les sept cent cinquante millions d’euros dus au FMI, Athènes a dû recourir Mardi 12 Mai 2015 à une procédure d’urgence et puiser dans la réserve dont la Grèce dispose auprès du FMI. Dimanche 17 mai 2015, Nikos Filis, porte-parole du groupe Syriza, le parti d’Alexis Tsipras au parlement, a dit qu’ils espéraient un accord d’ici au Vendredi 22 Mai 2015.

Pas impossible dans ce contexte que la petite phrase lâchée à l’Euro-groupe du Lundi 11 Mai 2015 par le ministre allemand des finances, le conservateur Wolfgang Schaüble, « un référendum en Grèce, pourquoi pas », fasse son chemin. Dimanche 17 Mai 2015, le ministre allemand de l’économie, le SPD Sigmar Gabriel, a de nouveau évoqué ce scénario, dans une interview au journal Bild.

La dernière fois qu’un référendum sur les réformes imposées par les créanciers, et donc sur le maintien dans l’euro, avait été évoqué, remonte à 2011 et à une déclaration du premier ministre grec d’alors, le socialiste Georges Papandreou.

Mais sa proposition avait été violemment écartée par les européens qui l’avaient obligé à renoncer. Pas question de risquer de faire capoter le plan à près de cent trente milliards d’euros qu’ils venaient de boucler dans la douleur.

Quatre ans plus tard, l’attitude d’une partie d’entre eux est tout autre. Certains disent n’avoir plus aussi peur d’un défaut grec, selon eux, le risque de contagion aux autres pays de la zone euro serait limité. C’est le gouvernement d’Alexis Tsipras qui a un besoin urgent des milliards d’euros que ses créanciers, le FMI, la BCE et l’Union Européenne, doivent encore verser à Athènes dans le cadre du plan d’aide décidé pendant la crise. Et ces prêteurs ne sont pas prêts à lui signer un chèque en blanc.

Une partie d’entre eux, le FMI, mais aussi l’Allemagne et la Slovaquie, en tout, cinq pays sur les dix-neuf de la zone euro, selon une source européenne, réclament que le système grec des retraites, qu’ils jugent non soutenable, soit à nouveau réformé. Et ils ne semblent pas du tout disposés à céder.

Le premier ministre de la gauche radicale, Alexis Tsipras, est considéré comme pragmatique et pro-européen à Bruxelles. Mais il s’est fait élire sur un programme anti-austérité, fin des privatisations et réembauche d’une partie des fonctionnaires licenciés sous la pression des créanciers. Pour qu’il puisse signer l’accord « réformes contre nouveau prêt », il doit disposer d’un nouveau mandat populaire, pense-t-on.

« Jeu dangereux »

Ce sera l’occasion de mettre les grecs devant leurs responsabilités, estiment les plus « durs » des créanciers, s’ils veulent rester dans la zone euro, il faut qu’ils acceptent clairement encore un peu d’austérité, pensent-ils. Certains conservateurs européens évoquent ce scénario du référendum depuis des mois, espérant qu’il provoquera un changement de la coalition au pouvoir depuis fin janvier à Athènes, la gauche radicale avec la droite nationaliste.

Cette option du référendum, Alexis Tsipras l’a évoquée fin avril 2015, il avait alors dit à la télévision grecque que si aucune solution n’était trouvée, il faudrait « faire approuver par le peuple grec » la nouvelle solution négociée. Mais depuis, et surtout après les commentaires de Wolfgang Schaüble, le sujet semble avoir été mis de côté. Yanis Varoufakis affirmait Lundi 11 Mai 2015 « qu’un référendum n’était pas dans le radar ». De fait, les conséquences d’un recours à cette consultation populaire sont à double tranchant.

« C’est un jeu dangereux », affirme une source à Syriza proche de la position pro-européenne d’Alexis Tsipras. « Il faut entre douze et vingt jours pour l’organiser. Cela entraînerait de nouveau une panique sur les marchés, une spéculation sur une sortie possible de la zone euro du pays qui affaiblirait notre secteur bancaire déjà fragile ». Un risque bien trop grand pour cet observateur, qui s’interroge aussi sur la question que pourrait bien poser le référendum.

« Impossible de la poser dans les termes suggérés par Wolfgang Schaüble, c’est-à-dire pour ou contre le maintien dans la zone euro », explique-t-il. « Ce serait plutôt pour ou contre tel ou tel type de mesures et je ne sais pas s’il est judicieux de recourir à un référendum sur un sujet si technique ».

A en croire les derniers sondages à Athènes, en date du Lundi 11 Mai 2015, les grecs restent à soixante-six pour cent en faveur d’un maintien dans la zone euro.

En cas de nouvelles élections, Syriza arriverait toujours en tête devant le parti conservateur de la Nouvelle Démocratie, avec une avance d’au moins quinze points. Mais les sondages sont les sondages et « lors d’un référendum, on vote avec ses tripes, pas avec sa tête », estime le britannique Denis Mac Shane, ancien ministre de Tony Blair, osant un parallèle avec la future consultation britannique sur l’Europe.

Tout dépendra de la discipline parlementaire de Syriza. Si un accord est conclu avec Bruxelles, le gouvernement d’Alexis Tsipras devra le faire valider devant le parlement. Si les cent quarante-neuf députés de Syriza et les treize députés du partenaire de coalition ANEL, droite nationaliste, votent comme un seul homme, le référendum semble exclu.

Mais ces derniers jours, les pressions internes sont montées d’un cran. « Le mandat que nous avons reçu est d’appliquer notre programme. Et pas de nous maintenir quel qu’en soit le coût dans la zone euro », affirmait Vendredi 15 Mai 2015 le député de Syriza Costas Lapavitsas sur la chaîne de télévision Star.

Antonis Davanellos, le chef du petit groupe DEA, l’aile gauche de Syriza, affirme que la stratégie des créanciers est d’étrangler la Grèce pour l’obliger à signer un troisième plan d’aide revenant sur les promesses anti-austérité de Syriza, et n’exclut pas de nouvelles élections.

Le vrai problème pour Alexis Tsipras se poserait si le courant majoritaire de la plate-forme de gauche, mené par l’actuel ministre du redressement productif Panayiotis Lafazanis, décidait de rompre la solidarité gouvernementale. Le premier ministre n’aurait alors plus le choix que de demander son avis au citoyen grec.

Un pays financièrement aux abois

Quarante milliards d’euros, c’est le montant des dépôts, vingt pour cent du stock, qui ont quitté la Grèce depuis décembre 2014, selon une évaluation interne du FMI, qui a « fuité » Dimanche 17 Mai 2015. Le FMI estime par ailleurs que la Grèce est retombée en récession au premier trimestre 2015 et qu’elle ne pourra pas rembourser en totalité les échéances d’un total de onze milliards d’euros qu’elle doit à ses créanciers, à partir de juin, juillet et août 2015. Des progrès dans les discussions ont été constatés, notamment sur une réforme de la TVA, mais Athènes refuse toujours une réforme des retraites, du marché du travail et de l’administration, toujours selon le FMI, qui est l’un des principaux créanciers du pays, avec la BCE et l’Union Européenne.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:27

L’Etat Islamique prend Ramadi, les milices chiites appelées en renfort (Reuters)

Une colonne de trois mille miliciens chiites a atteint lundi une base militaire située dans les environs de Ramadi, tombée Dimanche 17 Mai 2015 dans les mains des combattants de l'Etat Islamique.

Selon un témoin, une longue file de véhicules blindés et de camions équipés de mitrailleuses arborant le drapeau jaune des Kataïeb Hezbollah, ont pris la direction de la base installée à une trentaine de kilomètres de la capitale de la province d’al Anbar.

Un porte-parole des miliciens a déclaré que des opérations de reconnaissance et de préparation étaient en cours avant la « bataille d’al Anbar ».

Au même moment, les djihadistes de l'Etat Islamique progressaient en direction de cette base, située à une trentaine de kilomètres à l'est de Ramadi sur la route menant à la capitale Bagdad, ont rapporté des témoins et un officier de l'armée régulière.

Les combattants de l'organisation Etat Islamique ont infligé dimanche un revers sans précédent cette année aux forces gouvernementales irakiennes en s'emparant au cours du week-end de la ville de Ramadi, située à cent dix kilomètres à l'ouest de Bagdad.

Alors que les troupes irakiennes, renforcées par des milices chiites et soutenues par la coalition aérienne constituée autour des Etats-Unis, avaient repris au début du printemps la ville de Tikrit, la chute de Ramadi est une première depuis l'offensive-éclair de l’Etat Islamique l'année dernière, quand l'organisation extrémiste sunnite avait pris Mossoul, la deuxième ville du pays, et une grande partie du nord de l'Irak.

Le premier ministre irakien Haïdar al Abadi, jusque-là réticent à impliquer des milices chiites au coeur du pays sunnite irakien par crainte d'affrontements confessionnels, a cette fois demandé leur soutien.

Les milices Hachid Chaabi, ou comités de mobilisation populaire, qui regroupent les forces paramilitaires chiites, ont reçu l'ordre de se mobiliser, a déclaré lundi un de leurs porte-parole.

« A présent que le mouvement Hachid Chaabi a reçu l'ordre de se mettre en marche, ils vont intervenir. Ils attendaient cet ordre, maintenant, ils l'ont », a dit Ali al Sarai.

Signe de la méfiance que la participation des chiites à la contre-offensive suscite, un chef de tribu sunnite de la province d’al Anbar, en exil à Erbil, a estimé lundi que le déploiement des miliciens Hachid Chaabi montrait que l'objectif de Bagdad était d'anéantir les sunnites.

Parlant d’al Anbar comme du bastion des sunnites d'Irak, le cheikh Ali Hamad a assuré « que les dirigeants irakiens veulent détruire cette citadelle et faire tomber ses murs pour que les Hachid Chaabi puissent y pénétrer et propager le chiisme ».

Un haut responsable iranien, Ali Akbar Velayati, a indiqué lundi que la république islamique était prête à aider Bagdad à s'attaquer aux djihadistes de l’Etat Islamique et il s'est dit certain que Ramadi serait « libéré » de leur emprise.

« Si le gouvernement irakien demande officiellement à la république islamique d'Iran d'effectuer quoi que ce soit qui aidera l'Irak à leur faire face, la république islamique d'Iran y répondra favorablement », a dit à Reuters télévision ce conseiller du guide suprême de la révolution.

D'après les services du gouverneur provincial, les combats de Ramadi ont fait cinq cent morts ces derniers jours, des soldats mais aussi des civils, tandis que six mille à huit mille habitants fuyaient la ville.

LA CONFIANCE DE JOHN KERRY

La chute de Ramadi est un revers majeur pour les forces ralliées contre l'organisation Etat Islamique.

C'est aussi un dur retour à la réalité pour Washington, dont un commando héliporté des forces spéciales a tué au tout début du week-end dans l'est de la Syrie un des chefs du groupe djihadiste, Abou Sayyaf, qui codirigeait les opérations financières, pétrolières et gazières de l’Etat Islamique.

Des responsables américains ont prévenu lundi que la chute de Ramadi ne se traduirait pas pour autant par un déploiement de forces américaines au sol.

« Déployer des troupes américaines dans ce combat ne ferait qu'aggraver la situation », a dit un militaire américain.

Un autre responsable, civil, a déclaré que « ce qu'il faut, c'est que ceux qui sont en Irak défendent l'Irak et en fin de compte, il s'agit des irakiens ».

En déplacement en Corée du Sud, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a dit avoir confiance dans la possibilité de reprendre Ramadi dans les prochaines semaines. « J'ai une confiance absolue dans le fait que dans les jours à venir, les choses seront inversées », a-t-il dit.

Au Pentagone, on s'efforçait de minimiser l'impact de la chute de la ville sur la contre-offensive lancée depuis des mois par les forces irakiennes et leurs alliés.

« Ramadi était contestée depuis l'été dernier, l'Etat Islamique a aujourd'hui l'avantage », a dit Elissa Smith, porte-parole du département américain de la défense.

Sa chute servira sans doute à la propagande de l'organisation dirigée par Abou Bakr al Baghdadi, mais « signifie simplement que la coalition va devoir soutenir les forces irakiennes pour la reprendre plus tard », a-t-elle ajouté.

Selon un porte-parole de la coalition, dix-neuf frappes aériennes ont visé le secteur de Ramadi depuis vendredi, ciblant notamment des positions de combat tenues par l'Etat Islamique. « La coalition a accrû son soutien dans Ramadi aujourd'hui afin de répondre à toutes les demandes des forces de sécurité irakiennes », a-t-il ajouté.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:10

Relaxe pour les deux policiers de Clichy-sous-Bois (Reuters)

Les deux policiers jugés pour non-assistance à personne en danger après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois en 2005, drame qui avait embrasé les banlieues françaises, ont été relaxés Lundi 18 Mai 2015 par le tribunal correctionnel de Rennes.

Il leur était reproché de n’avoir pas tenté de porter secours ou de n’avoir pas prévenu les services d’assistance alors que les deux adolescents s’étaient réfugiés dans un site EDF après une course-poursuite avec les forces de l'ordre.

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré, quinze ans, et Zyed Benna, dix-sept ans, avaient trouvé la mort après s'être réfugiés dans un transformateur électrique. Un troisième jeune, Muhittin Altun, dix-sept ans, qui les accompagnait, avait été grièvement blessé.

Trois semaines de violences avaient suivi dans les banlieues, avec un bilan de trois cent bâtiments et dix mille véhicules incendiés, cent trente policiers et émeutiers blessés, ce qui avait mené à l'instauration de l'état d'urgence pour la première fois depuis la guerre d'Algérie.

Dans ses conclusions, le tribunal correctionnel a jugé qu'aucun des deux policiers mis en cause, Stéphanie Klein, alors standardiste stagiaire au commissariat, et Sébastien Gaillemin, jeune gardien de la paix, n'avaient eu « conscience d'un péril grave et imminent » encouru par les adolescents.

Le second policier n'aurait fait qu'apercevoir « deux silhouettes » entrant dans un cimetière proche du site EDF lorsqu'il a dit sur la radio de la police « qu’en même temps, s'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ».

Cette phrase a été au centre des débats lors de l'audience en mars 2015 mais, selon le tribunal, cet élément ne signifie pas que le policier savait avec certitude que les adolescents allaient pénétrer dans le site EDF.

« SENTIMENT DE GÂCHIS »

La décision du tribunal est conforme aux réquisitions du parquet mais la défense des familles des jeunes a annoncé qu'elle allait faire appel à l'encontre de l’état français devant un tribunal civil pour obtenir des indemnités, seule possibilité de recours dans cette procédure.

Dans la salle d'audience, des voix ont crié à « l'impunité policière » après l'énoncé du jugement.

« Pas une seule ligne ne reprend les argumentations des parties civiles », a déploré Jean-Pierre Mignard, un des deux avocats des familles des victimes, après la lecture du jugement qu'il a qualifié de « désinvolte. C'est comme si rien ne s'était dit, rien ne s'était fait, circulez, il n'y a rien à voir », a-t-il ajouté.

Pour Emmanuel Tordjman, également avocat des parties civiles, « démonstration a été faite qu'une faute avait été commise, le tribunal en a décidé autrement ».

SOS-Racisme a estimé que cette relaxe laissait « un immense sentiment de gâchis » et n'exonérait pas les autorités d'une réflexion sur l'action des forces de l'ordre dans les quartiers populaires.

« Manifestement, notre pays a une grande capacité à s’émouvoir pour ce qui se passe à Ferguson aux Etats-Unis et identifie avec une déconcertante facilité les mécanismes du racisme et du contrôle sécuritaire des territoires où vivent des afro-américains », ajoute l'organisation dans un communiqué.

« Par contre, cette lucidité s’envole comme par magie lorsqu’il s’agit de regarder notre société en face et d’en analyser les dysfonctionnements ».

Daniel Merchat, avocat des deux policiers, a évoqué le soulagement de ses clients.

« Ce jugement est celui que j'attendais depuis neuf ans. Depuis neuf ans, mes clients ont l'intime conviction de n'avoir commis ni faute, ni erreur, ni délit. Ce long chemin de souffrance est fini et ils sont soulagés », a-t-il déclaré après le délibéré.

Ce jugement intervient après un long marathon judiciaire et le renvoi de l'affaire devant un tribunal décidé en 2013 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes, après que la cour de cassation eut annulé en 2012 le non-lieu rendu en 2011 au profit des deux policiers.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:44

http://www.syriza-fr.org/2015/05/17/gouvernement-grec-le-programme-de-thessalonique-est-en-ordre-de-marche

Le programme de Thessalonique est en ordre de marche

Dimanche 17 Mai 2015

« Les quatre piliers du programme de Thessalonique avancent à pas rapides ». Ceci est souligné par des sources grecques gouvernementales dans une dépêche informelle relative aux actions menées par le gouvernement de Syriza pendant les quatre premiers mois de son mandat. Le nouveau gouvernement grec parachève quatre mois de responsabilités et, pendant ce court intervalle, il présente une œuvre importante dont le rendu fait apparaître l’intensité de l’effort déployé et le haut niveau de coordination.

Le programme de Thessalonique

Ceux qui ces derniers temps critiquent le gouvernement s’efforcent de démontrer que la politique qu’il exerce s’éloigne du programme de Thessalonique, engagement fondamental de Syriza, associé à sa victoire, et de l’accord de programme du gouvernement de salut social. La vérité cependant est que les quatre piliers du programme de Thessalonique avancent à pas rapides, en dépit des difficultés objectives.

La loi pour le traitement de la crise humanitaire a été votée et le programme qui en découle s’applique en s’élargissant en permanence. Par cette voie, la priorité fondamentale du programme gouvernemental, prendre soin des citoyens éprouvés par la crise économique et l’austérité des memoranda, se réalise. Dans une mesure importante, l’alimentation, le logement et l’énergie électrique pour des dizaines de milliers de foyers, sont assurés. Le nombre de demandes de bénéficier de la nouvelle loi est de cent quatre-vingt mille.

La participation de cinq euros, exigée pour tout acte médical dans les hôpitaux publics, a été supprimée.

La décision interministérielle qui concerne la couverture maladie de toutes les personnes sans assurance, sans critère de revenu, est à la signature.

Les gardes des médecins dans les hôpitaux publics de la période de 2012 à 2014, impayées des gouvernements précédents, ont été payées.

La loi qui concerne le règlement en cent échéances des dettes non recouvrées envers le trésor public et les caisses d’assurances a été votée, assortie d’amendements qui règlent des questions de lutte contre l’évasion fiscale et d’encaissement plus rapide de diverses recettes fiscales. Des centaines de milliers d’entreprises se sont soumises au régime prévu et ont ainsi obtenu les attestations administratives nécessaires à la poursuite de leurs activités.

Des coups ont été infligés à l’évasion fiscale par un amendement sur la taxation des transactions triangulaires et des mesures pour la localisation et la saisie de fonds issus d’activités « au noir ».

Le projet de loi sur la règlementation du travail, la restauration des conventions collectives négociées et le retour progressif du salaire minimum à sept cent cinquante et un euros, est à son étape finale d’élaboration avec, à ce sujet, le soutien exprimé de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et même encore de Jean-Claude Juncker.

Le quatrième pilier du programme de Thessalonique se réalise par étapes.

Une législation sur l’efficacité de l’administration publique prévoit, entre autres, le retour à leurs postes des fonctionnaires licenciés par le gouvernement du mémorandum, celui d’Antonis Samaras et d’Evangelis Venizélos. Les femmes de ménage du ministère des finances et les auxiliaires des écoles ont réintégré leur travail et il est aussi prévu le retour de trois mille six cent fonctionnaires licenciés.

ERT, l’audiovisuel public grec, démantelé par le précédent gouvernement et restauré par l’actuel gouvernement de Syriza, va bientôt émettre.

Les dispositifs votés, ou en voie de l’être, sur l’éducation, la recherche et la technologie introduisent d’urgence des mesures pour pallier à la dégradation induite par les politiques du mémorandum, renforcer la démocratie dans l’enseignement supérieur, redresser les injustices commises à l’égard des personnels, revaloriser le cadre de la recherche scientifique, conforter la reconnaissance de l’éducation spécialisée et enfin faciliter l’accès au lycée et aux établissements universitaires des classes défavorisées, notamment par la suppression des examens nationaux en première et en deuxième classes du lycée et le recours obligatoire à une banque nationale des sujets.

La loi sur l’humanisation du système pénitentiaire assure la protection des droits des détenus, notamment des détenus malades, âgés ou handicapés, réforme le droit pénal des mineurs selon les acquis de la culture démocratique européenne, ouvre la voie à l’amélioration de la détention et harmonise le droit pénitentiaire de la Grèce avec celui des pays démocratiques.

Un amendement à cette loi supprime certaines dérives liberticides des précédents gouvernements.

Des lignes rouges infranchissables

Les lignes rouges du gouvernement sur les questions du travail et des assurances sont maintenues à l’endroit où elles ont été tracées. Non par obsession mais aussi parce que des acteurs officiels internationaux adhèrent maintenant au point de vue du gouvernement, que la mise en route des négociations collectives et l’augmentation progressive du salaire minimum sont au bénéfice de la croissance et de l’économie en général. Vendredi 15 Mai 2015, l’OIT, suite à la rencontre du ministre grec du travail Panos Skourletis avec le directeur général de l’organisation, a salué le redémarrage du dialogue social en Grèce.

L’OIT, dans son communiqué, insiste sur l’appréciation positive des nouveaux efforts du gouvernement grec et des partenaires sociaux pour la promotion des négociations collectives, aussi de la tâche législative en cours visant à l’harmonisation avec des modèles internationaux. L’OIT remarque qu’elle va poursuivre les efforts de coopération avec les représentants grecs dans le but cité, et dans d’autres domaines prioritaires pour l’amélioration du marché grec du travail.

Par ailleurs, dans cette même direction se situe la déclaration commune du 6 mai 2015 du président de la commission européenne Jean-Claude Juncker et du premier ministre Alexis Tsipras. Dans leur déclaration les deux dirigeants ont souligné « qu’il y a convergence d’opinions autour du rôle d’un système de négociations collectives moderne et efficace, qui doit être développé à travers un large débat et correspondre aux standards européens les plus élevés ». Encore, ils n’ont pas omis de remarquer « le besoin pour que les évolutions salariales et les institutions du marché du travail jouent un rôle de soutien à la création de postes d’emplois, à la compétitivité et à la cohésion sociale ».

Cependant le Fonds Monétaire International (FMI), contre l’avis des spécialistes et les volontés politiques, insiste qu’il ne faudrait pas renverser « des politiques déjà appliquées » et même que, dans un document relatif, « dans ce domaine les plus grands progrès ont été effectués dans le passé ». C’est à évoquer les coupes des salaires et des retraites par le gouvernement Samaras Venizélos.

Le gouvernement grec par une loi sur les questions du travail va confirmer, aussi par voie législative, son refus de pérenniser les atteintes portées au droit du travail par le gouvernement Samaras Venizélos.

Il va annuler par voie législative la clause de déficit zéro pour les retraites complémentaires afin qu’elles se maintiennent au niveau du 31 décembre 2014.

Il n’acceptera pas les licenciements collectifs.

Il va garder en vigueur la loi actuelle sur le syndicalisme.

Les questions de fiscalité

Ces derniers jours, l’opposition officielle de droite s’est déchaînée dans une campagne de communication parlant d’un supposé « plan de pillage fiscal » du gouvernement. Ils ne tiennent pas compte de la devise qui dit qu’il ne faut pas parler de corde avec la famille d’un pendu.

C’est bien Antonis Samaras et son gouvernement qui ont instauré l’impôt unique (inique) sur le patrimoine immobilier (ENFIA), qui ont pérennisé ladite « contribution extraordinaire de solidarité », qui ont ravagé les ménages et les entreprises alors qu’ils détournaient le regard de l’évasion fiscale et feignaient l’indifférence confrontés à la révélation de la liste électronique des grands déposants, évadés fiscaux, livrée par Christine Lagarde, la fameuse « liste Lagarde ».

Le gouvernement a voté en mars la loi sur le règlement des créances non recouvrées, qui a donné un ballon d’air aux ménages, aux indépendants et aux entreprises. A titre indicatif, voici les éléments fournis par le ministère des finances.

Jusqu’au 11 mai 2015, c’est-à-dire pour une période de vingt-quatre jours, trois cent quatre-vingt mille débiteurs ont fait la demande de se soumettre au nouveau règlement, pour une somme totale de dettes de deux milliards huit cent millions d’euros.

En ce qui concerne les caisses d’assurances, jusqu’au 12 mai 2015, environ cent quarante-quatre mille assurés se sont soumis au règlement de leurs dettes, pour une somme totale de dettes de trois milliards quatre cent millions d’euros.

Il mérite de comparer les sommes soumises à règlement selon le nouveau dispositif, le nombre de contribuables et d’assurés y participant, avec les résultats obtenus par une loi se prévalant de la même ambition, introduite par le gouvernement d’Antonis Samaras.

Le gouvernement actuel a prouvé en actes que non seulement il porte la volonté politique de débarrasser les citoyens et les entreprises du nœud coulant de la dette privée, que les gouvernements des mémorandums leur ont passé au cou, mais que déjà il réalise cette volonté.

Les scénarios d’un prétendu « pillage fiscal », l’opposition officielle de droite peut se les garder pour se remémorer ses propres jours et travaux. Le gouvernement actuel n’a point comme objectif d’augmenter les charges sur les épaules de ceux qui en ont été à ce jour les habituels porteurs mais, au contraire, il a l’intention d’alléger les fardeaux des épaules des revenus modestes.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:06

Peine de mort demandée contre l’ancien président égyptien Morsi (Reuters)

Un tribunal égyptien a réclamé Samedi 16 Mai 2015 la peine de mort à l'encontre de l'ancien président Mohamed Morsi et de cent six autres partisans des frères musulmans, accusés d'être impliqués dans une évasion collective d'une prison du Caire durant le soulèvement de 2011.

Cette requête a suscité des condamnations émanant aussi bien des frères musulmans que du Hamas, d'Amnesty International ou du chef de l’état turc, Recep Tayyip Erdogan.

La justice égyptienne, qui rendra sa décision finale le 2 juin 2015, a également réclamé la peine de mort dans une autre affaire à l'encontre de Khaïrat al Chater, guide de la confrérie, et de quinze autres personnes accusées de conspiration contre l'Egypte avec le soutien de groupes étrangers.

Ces demandes, comme toutes les condamnations à la peine capitale, vont être transmises pour avis consultatif au grand mufti d'Egypte, Chaouki Allam, comme le veut la loi avant le verdict définitif. L'avis du grand mufti n'a pas valeur contraignante.

Mohamed Morsi peut faire appel du verdict, bien qu'il ait d'ores et déjà jugé le tribunal illégitime, estimant que toutes les procédures judiciaires engagées contre lui participaient de ce qu'il appelle un coup d’état orchestré contre lui en 2013 par le chef des armées d'alors, Abdel Fattah al Sissi, aujourd'hui président.

Nombre des coaccusés sont en fuite. Mohamed Morsi, qui est en détention depuis son renversement, a affiché un air de défi samedi dans la cage où il avait été introduit, dans la salle d'audience. Souriant, il a brandi les poings en l'air alors que le juge Chaaban al Chami lisait les décisions.

À Istanbul, un ancien ministre du gouvernement de Mohamed Morsi, Amr Darrag, a dénoncé la décision de la cour et a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures pour que l'ancien président échappe à la peine de mort.

CONDAMNATIONS

« Il s'agit d'un verdict politique, c'est un assassinat que l'on s'apprête à commettre et il faut que la communauté internationale l'empêche », a déclaré Amr Darrag, fondateur du parti de la justice et de la liberté, branche politique des frères musulmans.

Amnesty International a estimé que la décision rendue à l'encontre de Mohamed Morsi relevait « d’une parodie de justice fondée sur des procédures nulles et non avenues », et a demandé à ce que l’ancien président bénéficie d'un nouveau procès, devant une instance civile.

Dans la bande de Gaza, un porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, a condamné la décision du tribunal, parlant « d’un crime contre le peuple palestinien ». Le Hamas est une émanation du mouvement international des frères musulmans.

Quant au président Recep Tayyip Erdogan, il a critiqué la décision de justice et accusé l’occident d'hypocrisie.

« Tout en abolissant chez eux la peine de mort, les occidentaux se contentent de prendre note, sans rien faire, de l'énoncé des peines capitales en Egypte », a-t-il dit, cité samedi par l'agence de presse officielle Anatolie.

Mohamed Morsi a déjà été condamné le mois dernier à vingt ans de prison incompressibles pour la mort de manifestants en décembre 2012.

La mouvance des frères musulmans dit prôner une résistance pacifique mais a été bannie et qualifiée en décembre 2013 d'organisation terroriste par le nouveau pouvoir.

La répression s'est étendue aux autres voix discordantes, dont plusieurs figures de proue de la « révolution du Nil » qui a conduit à la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.

Samedi, quatre personnes, dont trois magistrats, ont été tuées dans des tirs contre leur véhicule à al Arich dans le nord de la péninsule du Sinaï, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Le ministère de l’intérieur a indiqué pour sa part qu'un policier avait été abattu dans la banlieue du Caire par des individus circulant à moto.

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