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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:23

La CGT entre dans l’ère Martinez (Reuters)

La CGT a confié Mardi 3 Février 2015 à un nouveau secrétaire général, Philippe Martinez, pratiquement inconnu il y a encore trois mois, le soin de la sortir de la crise la plus grave de son histoire, quitte à passer par une phase de raidissement d'ici son prochain congrès.

Son Comité Confédéral National (CCN) a massivement adoubé le bureau confédéral constitué par le successeur, crédité de 93,4% des voix, de Thierry Lepaon.

Un dénouement à l'usure, après trois ans de crise ouverte en 2012 par la succession ratée de Bernard Thibault à la tête de la première organisation syndicale française. Désigné en 2013, Thierry Lepaon a été poussé à la démission en janvier 2015 après une polémique sur son train de vie.

« Tout le monde a envie d'en sortir, quelles que soient les crispations sur tel ou tel nom », dit un de ses dirigeants.

Numéro un de la puissante fédération de la métallurgie, Christian Martinez est sorti de l'ombre début décembre 2014, quand Thierry Lepaon, qui envisageait encore d'aller au bout de son mandat, a proposé d'en faire, le moment venu, son successeur.

Cet homme de cinquante-trois ans, taille moyenne, visage rond, épaisse moustache noire à la gauloise sous un crâne dégarni, devra préparer le congrès du printemps 2016, rassembler et remettre au travail une CGT coupée en deux et paralysée par les dissensions.

Un défi sera de « mettre sur la table les débats de fond que nous n'avons pas eus depuis des années », dit un membre du bureau sortant, « quel syndicalisme, quelle stratégie revendicative et comment mettre plus de démocratie dans la maison ».

A quoi bon multiplier les « journées de mobilisation qui mobilisent de moins en moins de monde », demande Jean-Dominique Simonpoli, directeur général de l'association Dialogue.

Pour Alain Alphon-Layre, membre de la commission exécutive confédérale de la CGT, cela implique aussi de prendre à bras le corps les problèmes d'organisation de la confédération.

SCEPTICISME

« La structuration de la CGT et son fonctionnement pyramidal ne sont plus adaptés à la réalité du salarié », dit-il. « Chaque fédération a tendance à faire un peu ce qu'elle veut ».

La composition de la nouvelle direction laisse cependant sceptique plus d'un observateur sur ses capacités à s'attaquer à de tels défis dans la période de transition qui s'ouvre.

Cinq des neuf membres du bureau entourant Philippe Martinez défendent une ligne radicale d'opposition au gouvernement et au patronat proche de celle du Parti Communiste Français et du Front De Gauche, dont Pascal Joly, membre du conseil national du PCF.

Ces cinq-là ont été en première ligne contre Thierry Lepaon. Les quatre autres sont réputés proches de l’ancien numéro un, donc plus « ouverts », sans pour autant faire figure de « réformistes », un courant évincé du bureau, comme les rares membres de l'équipe sortante qui pouvaient paraître proches du Parti Socialiste.

Autre particularité, hors Philippe Martinez et une des cinq femmes du bureau, tous les autres viennent du secteur public, loin des objectifs affichés d'équilibre avec le privé.

Pour les « cégétologues », ce bureau est un gage donné aux éléments les plus remuants de la CGT et se traduira par un raidissement, au moins dans un premier temps. Mais les mêmes analystes jugent un tel raidissement intenable sur la durée.

« Bernard Thibault a essayé de remettre la CGT au coeur des négociations sociales. Il ne faut pas qu'on perde cela », dit pour sa part à Reuters un dirigeant de fédération.

« Une CGT qui s'écarte du jeu du dialogue social est une CGT qui ne sert pas à grand-chose aux salariés », poursuit-il. « Une CGT dans la posture est probablement beaucoup plus confortable mais ça nous éloignerait durablement des salariés ».

Or la CGT a reculé un peu partout aux dernières élections professionnelles. Et avec près de sept cent mille adhérents, elle est loin du million de syndiqués qu'elle s'est fixé pour objectif.

« PAS COMMODE »

Beaucoup dépendra de l'autorité que saura imposer Philippe Martinez, lui-même étiqueté CGT « canal historique » et encarté au PCF. Or sa personnalité reste un mystère, bien qu'il ait été à la tête de la fédération de la métallurgie depuis 2008.

Ses homologues des autres syndicats disent ne l'avoir jamais vu lors de négociations avec le patronat de la métallurgie et ne pas savoir grand-chose de lui. Même le service de presse de la CGT ne disposait pas encore lundi d'une notice biographique.

La plupart de ses homologues le jugent capable de s'adapter.

« Il saura remettre une certaine stabilité dans la CGT. Il a un vrai don pour dialoguer avec les militants et saura faire la synthèse », dit un dirigeant de la CFDT.

Avis partagé par l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, « il n'est pas commode mais c'est quelqu'un avec qui on peut discuter. Il a contribué à démêler des situations compliquées comme le conflit de l'usine PSA d'Aulnay ».

Avare en interventions médiatiques, Philippe Martinez n'a livré que du bout des lèvres quelques éléments biographiques, il a été embauché en 1982 comme technicien chez Renault et a travaillé à l'usine de Boulogne-Billancourt, fermée depuis lors.

On sait aussi qu'il a pour compagne la secrétaire générale de la fédération CGT de la santé, Nathalie Gamiochipi.

Devant la presse, le 14 janvier 2015, il plaidait pour un « syndicalisme de lutte » et une CGT « combative ». Les premiers tests viendront vite, avec les négociations sur les retraites complémentaires, puis l'assurance chômage.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 20:59

http://www.liberation.fr/politiques/2015/01/27/grigny-les-politiques-a-couteaux-tires_1190038

Grigny, les politiques à couteaux tirés

Par Rachid Laïreche

Mardi 27 Janvier 2015

Pour le député socialiste de l’Essonne Malek Boutih, la commune est responsable du parcours d’Amedy Coulibaly

Samedi 10 Janvier 2015, le député socialiste de la dixième circonscription de l’Essonne, Malek Boutih, présente ses vœux à Sainte-Geneviève-des-Bois, commune voisine de Grigny.

Face au public, le député laisse de côté l’union nationale des politiques après les attentats et lâche froidement que « je le crois, et je l’ai dit, qu’Amedy Coulibaly soit originaire de Grigny n’est pas le simple fait du hasard. Il y a dans cette ville une acceptation et une organisation de la violence et de la corruption qui explique en grande partie pourquoi ce genre de territoire échappe à l’ordre républicain. Un ignoble nazi est issu de cette circonscription. Dans une ville où, je le dis et je pèse mes termes, des responsables, y compris des élus, pactisent avec le mal, les voyous, les délinquants et la corruption. Voilà ce qui mine notre pays ».

Le discours du député socialiste arrive par ricochet à l’oreille du maire communiste de Grigny. Surpris, Philippe Rio rétorque quelques jours plus tard que « je n’avais déjà pas d’estime politique pour Malek Boutih, mais là, je n’ai plus aucune considération républicaine pour lui ». Le maire annonce dans la foulée une plainte en diffamation contre le député de sa circonscription. Lequel ne s’en inquiète pas et l’attend même avec impatience.

Depuis, plus de quinze jours se sont écoulés, mais l’animosité entre Philippe Rio et Malek Boutih est toujours là. Au bout du fil, le maire de Grigny préfère parler, dans un premier temps, de sa ville, des projets, et des problèmes qu’il rencontre « au quotidien », comme ces professeurs qui ne sont pas nommés dans certains collèges ou l’absence d’un commissariat de plein exercice. Avant de revenir sur Malek Boutih, « j’ai toujours été dans l’union nationale, et c’est lui qui l’a brisée. Cet homme est un anti communiste primaire, un homme du passé qui a une haine de lui-même ». Avant d’ajouter que « Malek Boutih est un néo conservateur qui reçoit le soutien de Marine Le Pen et de l’extrême droite. Alors qu’il a été élu grâce aux nombreuses voix de Grigny. Les gens lui ont fait confiance, et il les a trahis. Malek Boutih, c’est le Jacques Doriot du Parti Socialiste, ce n’est pas mon député ».

« Nazisme ». Ces derniers jours, plusieurs responsables politiques de gauche ont pointé les récentes sorties de Malek Boutih. L’ancien président de SOS Racisme, entre 1999 et 2003, juge que les derniers attentats sont le fait d’une « nouvelle forme de nazisme, l’islamo-nazisme » et demande la mise sous tutelle par l’état de certains quartiers difficiles. Ses propositions trouvent des échos favorables de l’UMP au Front National.

L’intéressé confirme ses propos et assure ne pas regarder ses nouveaux soutiens, « je ne fais pas cela pour les applaudissements, mais parce que j’en ai marre du concours des formules creuses après chaque événement tragique. La mairie de Grigny, comme d’autres villes de banlieue, a laissé la culture de la pauvreté s’installer. C’est pour cela qu’il y a des forces politiques qui essaient de se structurer contre la république. La situation est très dangereuse ».

Puis, il conclut, « où est passé l’argent de la politique de la ville ? Il faudrait faire une enquête pour savoir. Mais, de toute manière, je ne crois plus en la politique de la ville, c’est un échec majeur. Et c’est de la faute de tout le monde et de tous les partis, même les socialistes et les communistes. Dans certains quartiers, les habitants votent à quatre-vingt pour cent, voire à quatre-vingt-dix pour cent pour la gauche et, lorsqu’il y a un problème, on fait genre de regarder ailleurs. Nous avons une responsabilité supérieure aux autres parce que les gens ont voté pour nous ».

« Combattre ». La suite, le maire Philippe Rio a sommé Malek Boutih par courrier d’aller au bout de ses accusations et de lui livrer les « identités des prétendus élus impliqués, si des élus de ma ville entretiennent de telles relations, il me faut les connaître pour les combattre », a-t-il ajouté. Pendant ce temps à Grigny, les habitants se désolent du spectacle offert par leurs élus, tout en cherchant des solutions pour dévier les regards tournés vers leur ville. Lors des dernières élections municipales, plus de cinquante pour cent de la population était restée à la maison. Pas sûr que cette querelle rapproche les politiques des habitants.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 20:49

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/01/democratie-syndicale.html

Lettre du comité régional de la métallurgie CGT Nord Pas De Calais au Comité Confédéral National (CCN) de la CGT et aux organisations syndicales de France

Mardi 20 Janvier 2015

Et maintenant que vont-ils faire de nouveau ?

Tripatouillage

Le CCN de la CGT du Mardi 13 Janvier 2015 est à l’image d'une montagne qui a accouché d'une souris.

En effet, des décisions importantes sur les questions de fond comme l'identité de la CGT et ses conceptions de classe avec la tenue d'un congrès extraordinaire avant les congés, qui était exigé par de nombreux syndicats, n'ont pas été retenues.

En aucun cas, on ne peut influencer des votes, alors que la fédération de la santé et l’union départementale du Nord étaient mandatées pour voter contre, il est scandaleux qu'ils n'aient pas respecté les positions démocratiques de leur fédération et de leur union départementale respective.

Les affinités entre dirigeants ne peuvent en aucun cas intervenir et influencer un tel vote.

Cela confirme l'indispensabilité de tenir un congrès extraordinaire avant les congés pour abolir entre autre ce genre de pratiques et définir de nouveaux modes de fonctionnement.

On comprend donc l'importance de ce mode de scrutin des deux tiers, ce qui permet de préserver l'unité de la confédération dans les décisions importantes conformément à l’esprit des fondateurs des statuts de la CGT.

Situation ubuesque

La dérive de la confédération continue. Après Bernard Thibault, la candidate Nadine Prigent refoulée, ensuite Thierry Lepaon, on essaie de passer au forceps avec Philippe Martinez.

Philippe Martinez est partout l’homme de la continuité puisqu'il a voté pour toutes les orientations confédérales depuis plus de vingt ans. Or ce sont les orientations qui sont responsables de cette dérive que nous connaissons.

Ils veulent continuer à régler en vase clos les problèmes, et surtout en évitant de faire des vagues, alors qu’un congrès extraordinaire permettrait de tirer les enseignements de l’orientation actuelle et de la changer.

Depuis maintenant une vingtaine d'années, nous sommes en échec dans toutes les grandes luttes engagées. La dernière en date et la plus significative étant celle de 2010 sur les retraites.

L’ingérence de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)

Tapie dans l'ombre, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) voudrait que la situation au sein de la CGT soit vite réglée et surtout que la CGT n'aille pas vers un congrès extraordinaire qui remettrait en cause l'orientation actuelle de la CGT. En effet la stratégie du syndicalisme rassemblé, cause de vingt années d'échecs, est bien l'œuvre de la CES et de son ingérence dans les décisions des organisations syndicales et surtout de la CGT. Le problème est que nos dirigeants actuels se refusent de tirer le bilan et les enseignements d'une orientation complètement déconnectée de la base.

Pire, ce refus de débattre de cette orientation entraîne ce genre de situation actuelle. On gère et on décide en vase clos et quand cela ne suffit pas, on « tripatouille »

Mais que l’on ne s’y trompe pas

Ne pas répondre à l'attente de la classe ouvrière en tournant le dos à son identité de classe et à ses fondamentaux et aux enjeux actuels ne fera que retarder les échéances.

Mais la chute sera d' autant plus dure si on ne prend pas les décisions urgentes maintenant

Nous exigeons plus que jamais un congrès extraordinaire avec la mise en place d'une direction collégiale de plus ou moins une trentaine de membres qui n'ont aucune autre ambition que celle de préparer un congrès extraordinaire et surtout de ne pas postuler à la commission exécutive confédérale. C'est dans ce cadre que la région métallurgie CGT du Nord Pas De Calais a mandaté le camarade Jean Pierre Delannoy pour faire partie de cette direction collégiale.

Ce congrès extraordinaire devra tirer les enseignements des échecs dus à l'orientation et à la stratégie du syndicalisme rassemblé et de ses dérives et proposer une orientation en conformité avec l'identité et les fondamentaux de la CGT depuis sa création qui en firent sa particularité et sa force, en répondant aux attentes de la base. Il nous faut sortir de la spirale de l'échec.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 20:30

La Grèce demande un mois pour faire des propositions (Reuters)

Le nouveau gouvernement grec a entamé sa campagne pour la renégociation des accords sur la réduction de sa dette et a commencé à revenir sur les mesures d'austérité imposées par ses créanciers internationaux.

A l'issue d'une première semaine menée au pas de charge, l'équipe d'Alexis Tsipras a fait savoir Vendredi 30 Janvier 2015 qu'elle n'avait pas l'intention de coopérer avec la troïka formée par la commission européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI), et qu'Athènes ne demanderait pas d'extension du programme d'assistance financière qui expire le 28 février 2015.

Le chef de file de Syriza, parti de la gauche radicale vainqueur des élections législatives du Dimanche 25 Janvier 2015, cherche au contraire à persuader ses partenaires européens de lui accorder un répit, le temps qu'un nouvel accord soit conclu sur cette dette qui représente cent soixante-quinze pour cent du produit intérieur brut du pays, soit trois cent vingt milliards d'euros.

Dimanche à Paris, le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, a proposé d'élaborer des propositions d'ici un mois afin de parvenir à un accord avec les créanciers internationaux et a exclu de solliciter une nouvelle tranche d'aide d'ici-là.

« Ce n'est pas que nous n'avons pas besoin d'argent, nous sommes aux abois », a-t-il reconnu lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français, Michel Sapin.

« Au cours des cinq dernières années, la Grèce n'a vécu que pour la tranche de prêt à venir. Comme des toxicomanes, nous ne pensions qu'à la dose suivante », a-t-il déploré, jugeant le moment venu de « décrocher ».

Si Athènes pouvait disposer d'un mois pour formuler ses propositions, un accord réaliste avec ses partenaires serait envisageable six semaines plus tard, a-t-il assuré.

LE TEMPS DE « RESPIRER »

Il faut « un nouveau contrat » avec la Grèce, a quant à lui déclaré Michel Sapin, insistant sur le fait que le gouvernement grec devait avoir le temps de « respirer pour proposer des outils » afin de sortir des difficultés et construire son programme de réformes.

La discussion doit s'ouvrir sur les moyens d'alléger le fardeau de la dette publique grecque, mais il n'est pas question d'annuler cette dette, a-t-il répété.

Avant la victoire de Syriza aux élections législatives anticipées, Alexis Tsipras avait souhaité une annulation d'une partie de la dette détenue par les états européens, le rééchelonnement de la partie détenue par la Banque Centrale Européenne et le paiement de celle détenue par le FMI.

Yanis Varoufakis, qui a rencontré vendredi le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, s'est dit impatient de parler au ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, dont le gouvernement n'a cessé d'insister sur la nécessité pour Athènes de rembourser ses dettes.

Il est attendu lundi à Londres puis mardi à Rome, où il sera rejoint par Alexis Tsipras. Ce dernier a prévu de rencontrer mercredi François Hollande et le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker.

« Personnellement, je considère qu'il n'est pas improbable que nous ayons une feuille de route à l'issue de la rencontre avec Jean Claude Juncker », a commenté le vice-premier ministre grec, Yannis Dragasakis, interrogé par la chaîne de télévision Mega.

« UN PETIT CHOC DE CROISSANCE »

A Athènes, le nouveau gouvernement a réaffirmé dimanche son intention de relever le salaire minimum, abaissé de sept cent cinquante et un euros à cinq cent quatre-vingt-six euros en 2012 à la demande des créanciers internationaux.

« Relever le salaire minimum à ce niveau peut être un petit choc de croissance », a estimé le ministre du travail, Panos Skourletis. « Quand on donne de l'argent à des personnes aux revenus aussi bas, elles le dépensent pour des besoins de première nécessité, du pain, du lait et une paire de chaussures ».

Alexis Tsipras devrait donner plus de détails à l'occasion du discours de politique générale qu'il doit prononcer dans les jours qui viennent au parlement. Selon Panos Skourletis, le gouvernement compte consulter syndicats et employeurs avant la mise en place de ces mesures.

Nikos Chountis, vice-ministre des affaires étrangères chargé des affaires européennes, a réaffirmé dimanche qu'Athènes souhaitait désormais négocier directement avec les vingt-sept autres membres de l'Union Européenne et avec le FMI sans passer par la troïka, dont Jean-Claude Juncker souhaite lui aussi la dissolution, selon le quotidien allemand Handelsblatt.

La Grèce est censée recevoir sept milliards deux cent millions d'euros, l'ultime tranche des programmes d'assistance d'un montant total de deux cent quarante milliards d’euros négociés depuis la crise de 2009, sous réserve d'en accepter les conditions.

Erkki Liikanen, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a prévenu samedi que l'institution de Francfort pourrait fermer les robinets aux banques grecques si le programme, déjà étendu de deux mois, n'est pas prolongé après la fin février 2015.

Athènes, qui n'a pas accès aux marchés obligataires, doit rembourser environ dix milliards d'euros à divers créanciers cet été.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 20:08

Nouveau gouvernement en Tunisie, des ministères pour al Nahda (Reuters)

Le premier ministre tunisien Habib Essid a annoncé Lundi 2 Février 2015 la formation d'un gouvernement de coalition comprenant aussi bien des membres du parti laïque Nidaa Tounès que des personnalités du parti islamiste al Nahda et de plusieurs petites formations.

L'arrivée de ministres d’al Nahda fait suite au rejet la semaine dernière par plusieurs partis, dont la formation islamiste elle-même, d'un premier projet de gouvernement présenté par Habib Essid, qui risquait d'être mis en minorité au parlement.

« J'ai effectué quelques ajustements pour que nous puissions rassembler toutes les forces politiques et nous mettre immédiatement au travail », a déclaré Habib Essid. Le parlement devrait se prononcer mercredi sur ce gouvernement.

Slim Chaker, membre de Nidaa Tounès, obtient le portefeuille des finances et Taïb Baccouche, également de Nidaa Tounès, celui des affaires étrangères. A al Nahda reviennent celui de l’emploi ainsi que plusieurs postes de vice-ministres.

« Nous voterons pour ce gouvernement, qui est représentatif », a déclaré le député d’al Nahda Walid Bannani. « La question n'est pas de savoir combien untel a de postes, mais de voir si ce gouvernement est suffisamment varié pour représenter tous les tunisiens ».

Al Nahda contrôle soixante-neuf sièges et Nidaa Tounès contrôle quatre-vingt-six sièges à l’assemblée des représentants du peuple, qui compte deux cent dix-sept sièges au total.

Quatre ans après la chute du président Zine Ben Ali lors de la « révolution du jasmin », la Tunisie est montrée comme un exemple de compromis politique et de transition démocratique, s'étant dotée d'une nouvelle constitution et ayant tenu des élections libres.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 18:14

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/01/democratie-syndicale.html

Démocratie syndicale

Déclaration du Front Syndical de Classe (FSC)

Vendredi 29 Janvier 2015

Il y a quelques semaines, le FSC écrivait, de même que de nombreux militants et structures CGT, que « l’actuelle crise de la CGT doit donc déboucher sur un vaste débat d'orientation, un débat non truqué, un bilan des vingt dernières années et aboutir de manière anticipée sur un congrès extraordinaire afin de repositionner la grande dame sur ses fondamentaux de classe ».

Plus que jamais dans une situation périlleuse pour les travailleurs, le retour à une véritable démocratie s'impose ainsi que l'exigence d'un véritable débat sur le bilan des vingt dernières années et les orientations choisies à cette époque, « syndicalisme rassemblé », alliance privilégiée avec la CFDT, inscription dans les négociations et le « dialogue social », entretien de l’illusion d’une possible « Europe sociale », départ de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) et adhésion à une Confédération Européenne des Syndicats (CES) inféodée à l'Union Européenne.

C’est pourquoi le FSC soutient particulièrement les efforts de la région métallurgie CGT Nord Pas De Calais réclamant un congrès extraordinaire préparé démocratiquement en faisant participer les camarades qui dénoncent depuis longtemps les orientations menant à la catastrophe actuelle, en commençant par Jean Pierre Delannoy, ancien secrétaire de la région CGT et candidat face à Bernard Thibault lors du quarante neuvième congrès confédéral de la CGT.

Les manœuvres pour contourner ces exigences se poursuivent cependant, votes au dernier Comité Confédéral National (CCN) non conformes aux mandats de la fédération de la santé et de l’union départementale du Nord, refus d'un congrès extraordinaire, manœuvres de couloir et rôle des conseillers non-élus court-circuitant le rôle des organismes élus.

Signataires de la pétition « défendons la CGT » nous relevons aussi avant le prochain CCN des Mercredi 4 et Jeudi 5 février 2015 l'affaiblissement et la déconnexion de la commission exécutive confédérale à partir de laquelle statutairement doit être composé le bureau confédéral.

Cette situation, faute d'être corrigée démocratiquement, rend transitoires et précaires les équilibres qui résulteront de ce CCN.

C'est pourquoi le cinquante et unième congrès, dont la préparation figure à l'ordre du jour de la réunion, doit effectivement être tenu dans de plus brefs délais que ceux initialement prévus et d'autre part être effectivement préparé de manière extraordinaire, c'est-à-dire en tournant résolument le dos à toute manipulation, encadrement, fabrication d'une ligne pré déterminée et déconnectée des aspirations des bases de la CGT telles qu'elles ont commencé à se manifester dans les semaines que nous venons de vivre.

Il doit respecter scrupuleusement la souveraineté des syndicats, les délégués étant élus sur la base de mandats impératifs.

Il ne doit pas écarter un retour sur les aspects statutaires du quarante cinquième congrès de la CGT qui en 1995 a abandonné la référence à l'objectif d'une réappropriation collective nécessaire des grands moyens de production et d'échange, coupant ainsi la lutte revendicative quotidienne de la bataille pour la fin de l'exploitation et donc pour la transformation anticapitaliste de la société.

Il ne doit pas écarter le débat sur la composition sociale des organismes de direction à tous les niveaux et l’effacement marqué ces dernières années de la présence des représentants de la classe ouvrière et des militants des entreprises directement confrontés aux stratégies de casse industrielle.

D’ores et déjà le débat totalement libre, public et largement porté par les organes de presse de la CGT devrait donc s'engager.

C'est la non-prise en compte de tout cela qui ferait perdurer la crise à laquelle la CGT est confrontée et menacerait son unité.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:52

http://www.okeanews.fr/20150131-le-gouvernement-demande-la-demission-de-la-direction-de-lagence-de-privatisation-taiped

Le gouvernement demande la démission de la direction de l’agence de privatisation (TAIPED)

La ministre suppléante aux finances, Nadia Valavani, a eu Vendredi 30 Janvier 2015 une réunion avec l'administration du fonds d'exploitation de la propriété privée de l’état (TAIPED) et a demandé la démission du président, Manolis Kondylis, et du directeur, Paschalis Bouchoris.

Selon les informations dont nous disposons, la question ne se pose pas, pour l'instant, de nommer une nouvelle administration. En outre, selon toute probabilité, ont également été demandées les démissions de tous les autres membres du conseil d'administration du fonds.

Nadia Valavani a demandé des renseignements sur le fonctionnement du fonds, et les recevra lundi ou mardi prochain.

Le nouveau gouvernement avait précisé dès le départ qu'il souhaitait suspendre le processus de privatisation, à tout le moins, sous la forme actuelle, par le biais du TAIPED. De plus, il avait annoncé que tous les contrats déjà conclus seraient contrôlés quant à leur légalité.

La ministre suppléante avait expliqué dans un article qu'il serait mis fin tant à la politique des mémorandums qu'à la politique de privatisation de la quasi-totalité des richesses de l’état dont les recettes devaient servir à rembourser une dette sans fond.

Le programme de Syriza inclut, dans tous les cas, l'instauration d'un fonds du patrimoine de l’état.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:40

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/01/29/tres-mal-en-point-le-npa-se-prepare-a-un-congres-decisif_4565874_823448.html

Très mal en point, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) vit un congrès décisif

Alors que Syriza triomphe en Grèce, la gauche radicale et l’extrême gauche française sont à la peine. Si le Front De Gauche parvient encore à capitaliser sur le bon score de Jean Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012, pour le NPA, en revanche, la situation est plus critique. L’ancienne Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) est passée de dix mille militants en 2009, date de sa refondation, à seulement deux mille cent adhérents aujourd’hui.

C’est le chiffre officiel enregistré à l’heure de son congrès, qui se tient à Saint Denis du Vendredi 30 Janvier au Dimanche Premier Février 2015. Et plus les troupes sont réduites, plus les divisions sont grandes.

« Nos disputes internes sont entretenues par un climat social pas enthousiasmant. Nous nous renfermons sur nous-mêmes », reconnaît volontiers Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012. « Quand il y a peu de mobilisations, peu de luttes, les débats se focalisent sur des virgules », déplore quant à lui Alain Krivine, figure de proue de l’ancienne LCR.

« Convergences » à gauche

Ces « virgules » sont les mêmes depuis plusieurs années. Quels rapports entretenir avec les autres formations de gauche, en particulier le Front De Gauche ? Faut-il continuer à se réclamer de l’opposition de gauche au gouvernement quand, des frondeurs du Parti Socialiste aux écologistes, l’opposition institutionnelle prend de l’ampleur ? Pour la première fois, Olivier Besancenot, la toujours emblématique figure du parti, s’oppose sur le sujet à son ancien mentor, Alain Krivine. Le premier plaide pour des « convergences » à gauche. Le second soutient une stricte indépendance, sur le plan électoral tout du moins. Ces deux lignes se retrouvent dans deux plateformes qui vont tenter de s’entendre lors du congrès.

Ces derniers temps, l’ensemble du mouvement ne s’est exprimé d’une même voix que pour refuser d’appeler à participer à la manifestation du Dimanche 11 Janvier 2015 et rejeter l’idée d’union nationale à la suite des attentats de janvier 2015. Pas de concorde, en revanche, quand il s’est agi de décider s’il fallait ou non se rendre au meeting de soutien à Syriza, à Paris, Lundi 19 Janvier 2015, en compagnie du Front De Gauche et de certains écologistes. « Nous sommes solidaires avec la lutte du peuple grec, mais attentifs à ce que ce ne soit pas une source d’instrumentalisation pour nous faire croire qu’on peut refaire une gauche plurielle en France », explique Olivier Besancenot.

« Une génération politique en train de naître »

Si ce dernier se réjouit du succès de la gauche radicale en Grèce ou en Espagne, avec Podemos, pour lui, la situation française diffère. « Notre mouvement des indignés, c’était au moment de la réforme des retraites en 2010, mais nous avons perdu. Aujourd’hui, il y a une génération politique qui est en train de naître, après la mort de Rémi Fraisse, celle de Clément Méric et la manifestation du Dimanche 11 Janvier 2015 », veut-il croire.

L’ancien porte-parole du NPA, qui a refusé de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 et n’entend pas « personnaliser » son parti, risque d’être appelé à revenir sur le devant de la scène dans les mois qui viennent. « Ce serait plus facile en 2017 si Olivier Besancenot était candidat. Les conditions vont être compliquées », reconnaît Jean-Marc Bourquin, membre de la direction du NPA.

La récolte des cinq cent signatures d’élus nécessaires pour présenter un candidat à l’élection présidentielle risque de ressembler à un chemin de croix. La stratégie du mouvement sur le sujet doit être arrêtée en 2016. Pour l’instant, Olivier Besancenot ne veut pas en entendre parler.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:13

Les combats se poursuivent sur tous les fronts en Ukraine (Reuters)

Au lendemain de l'échec des pourparlers de paix de Minsk, les combats se poursuivent Dimanche Premier Février 2015 sur tous les fronts en Ukraine et ont coûté la vie à treize soldats ukrainiens et au moins dix civils au cours des dernières vingt-quatre heures, a déclaré Kiev.

« Les combats se poursuivent sur toutes les sections de la ligne de front », a déclaré un porte-parole militaire, Volodimir Poliovy, lors d'une conférence de presse.

Tout espoir d'enrayer rapidement la nette recrudescence des violences constatée depuis deux semaines dans l'est de l'Ukraine s'est effondré samedi avec l'échec de négociations pour parvenir à un nouveau cessez-le-feu.

Des émissaires de l'Ukraine, de la Russie et des séparatistes pro-russes se sont rencontrés pendant plus de quatre heures à Minsk sous les auspices de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). Mais aucun accord sur une nouvelle trêve n'a pu être conclu, Kiev et les rebelles s'accusant mutuellement d'avoir saboté la réunion.

Dans un communiqué, l'OSCE a imputé la responsabilité de l'échec de la réunion aux séparatistes, déclarant qu'ils avaient refusé de discuter des principaux points d'un plan de paix, tels que la mise en place d'un cessez-le-feu, et qu'ils avaient cherché à redéfinir le protocole de sortie de crise signé le 5 septembre 2014 dans la capitale biélorusse.

« Leurs représentants n'étaient pas en position de discuter de la proposition présentée par le groupe de contact trilatéral. En fait, ils n'étaient même pas prêts à discuter de la mise en place d'un cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes », a dit l'OSCE. Contacté samedi soir, le Kremlin jugeait prématuré de commenter l'issue de la réunion.

Les rebelles, qui ont exclu il y a dix jours de négocier une trêve, se disent prêts à poursuivre leur offensive jusqu'aux frontières administratives des régions de Donetsk et Louhansk, qui forment le Donbass dans l'est de l'Ukraine.

SANS EAU, NI ÉLECTRICITÉ, NI CHAUFFAGE

Selon le porte-parole de l'armée à Kiev, les affrontements sont particulièrement intenses autour de Debaltseve, un noeud ferroviaire contrôlé par les forces gouvernementales au nord-est de Donetsk. « Il n'est pas question d'encerclement ou de coupure de nos principales lignes de communication », a affirmé Volodimir Poliovy. « Nous contrôlons la situation ».

Sept civils ont été tués dimanche dans des bombardements sur la ville, qui est privée d'eau et d'électricité depuis plusieurs jours, a déclaré le ministère ukrainien de l’intérieur. Trois civils ont également trouvé la mort dans des bombardements dans la région de Louhansk, selon les autorités régionales.

Les forces séparatistes ont conquis une partie de la localité de Vouhlehirsk, près de Debaltseve, qui était dimanche la cible de pilonnages incessants selon un journaliste de Reuters.

A Slaviansk, ville sous contrôle de Kiev, des réfugiés arrivaient en autocar de Debaltseve et d'autres villes sur la ligne de front.

Viatcheslav Gourov, un retraité, a déclaré que la moitié de la ville d'Avdiivka avait été totalement détruite. « On ne savait même pas qui tirait. Les rebelles et la garde nationale se battaient. Il n'y a pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage, rien ».

Dans le bastion rebelle de Donetsk, un journaliste de Reuters a pu voir le corps d'un jeune homme gisant dans une rue du centre-ville, tué par les éclats d'un obus tombé contre un mur à proximité.

Nadejda Petrovna, une voisine âgée de soixante-huit ans, a déclaré que l'homme tentait de fuir quand l'obus a explosé devant lui.

« C'est comme cela tous les jours, les gens se font tuer. Nous dormons tous habillés pour pouvoir courir à la cave. C'est devenu insupportable », raconte-t-elle.

Le soulèvement séparatiste dans l'est de l'Ukraine, qui a débuté en avril 2014, a fait plus de cinq mille morts selon l’ONU.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 18:37

http://www.saphirnews.com/Ahmed8ans-la-version-de-Najat-Vallaud-Belkacem-contestee-par-le-CCIF_a20359.html

La version de Najat Vallaud Belkacem contestée par le Collectif Contre l’islamophobie en France (CCIF)

Par Hanan Ben Rhouma

Vendredi 30 Janvier 2015

L’affaire du petit Ahmed, huit ans, convoqué au commissariat de Nice pour s’expliquer sur ses propos tenus après les attentats contre Charlie Hebdo, provoque depuis Mercredi 28 Janvier 2015 une pluie de réactions.

Le député-maire de Nice Christian Estrosi a soutenu sans réserve le directeur d'école, « qui a dénoncé les faits avec courage. J'attends de la justice de la fermeté face à la responsabilité parentale », a-t-il écrit sur Twitter.

Devant l’ampleur médiatique de l’affaire, la ministre de l’éducation nationale a décidé d’intervenir pour prendre fait et cause pour la direction de l'établissement où est scolarisé Ahmed. « Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une œuvre utile et je l’en remercie », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem Jeudi 29 Janvier 2015.

« Le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a-t-elle aussi déclaré. Une procédure a été lancée contre le père en raison de son « attitude brutale » lors d'un de ses passages à l'école. « Il s’est même à plusieurs reprises introduit sans autorisation dans l’établissement scolaire en menaçant le personnel. Donc c’est pour cette raison précise, et cette raison seulement que le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a raconté la ministre.

Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) contre-attaque

Aussitôt après les déclarations de la ministre, l’avocat de la famille, Sefen Guez Guez, s’est dit « scandalisé par ses mensonges. J'ai signé personnellement le procès-verbal où seul le petit Ahmed est poursuivi pour apologie d'acte de terrorisme », a-t-il assuré sur les réseaux sociaux. Il dénonce également la tentative de diabolisation des parents opérée par l'école et ses soutiens. « Il est apparu que la situation personnelle de cet enfant était préoccupante, au point d’ailleurs que l’équipe a fait remonter un signalement à la protection de l’enfance du département », a notamment déclaré la ministre de l’éducation nationale à la presse.

« On voit qu’il y a une réelle volonté de la part des autorités et des médias à étouffer cette affaire », a déclaré pour sa part la porte-parole du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), Elsa Ray sur Beur FM, qui appuie la version de l'avocat. « Ensuite, il a été dit que l’enfant aurait dit « mort aux français », « les musulmans ont raison, ont bien fait, il faut tous les tuer ». L’enfant dément formellement. Il a reconnu avoir dit « les terroristes ont eu raison », mais sans savoir ce qu’était le terrorisme. Lorsque les policiers lui ont demandé s’il savait ce qu’était le terrorisme, il a répondu non », a-t-elle indiqué Jeudi 29 Janvier 2015.

Des violences contre l’enfant dénoncées

Elsa Ray a confirmé que les parents ont déposé plainte Jeudi 29 Janvier 2015 « pour violences à l’encontre de leur enfant de la part de l’équipe pédagogique ».

Ahmed aurait reçu « à plusieurs reprises une claque derrière la tête. Il y a vraiment eu plusieurs actes de violences qui sont consignés sur témoignages de l’enfant et des parents, dans un procès-verbal ». Une dose d'insuline aurait même été refusée à l'enfant alors qu'il est diabétique.

De son côté, l'Observatoire National contre l’Islamophobie s’est indigné du traitement réservé à Ahmed. « La lutte contre la radicalisation ne doit pas donner lieu à une hystérie collective mais doit s'inscrire dans le cadre légal républicain », a insisté l'instance.

Le bras de fer est engagé. Le dossier a été transmis au parquet, qui sera chargé d'engager ou non des poursuites.

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