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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 17:40

 

 

http://www.leparisien.fr/paris-75018/centre-pour-migrants-utopia-56-jette-a-son-tour-l-eponge-13-09-2017-7258011.php

 

Utopia Cinquante Six jette à son tour l’éponge

 

Par Cécile Beaulieu

 

Après la défection de Médecins Du Monde (MDM), voici une dizaine de jours, et la menace de départ d’Emmaüs Solidarité, c'est l'association Utopia Cinquante Six qui vient d’annoncer, Mercredi 13 Septembre 2017, son retrait du centre de premier accueil pour migrants qui a ouvert ses portes le 10 novembre 2016 à la porte de la Chapelle, dans le dix huitième arrondissement de Paris.

« Ingérence négative de l'état, migrants piégés et traque des réfugiés organisée depuis peu par la police aux abords des bâtiments, nous espérions que ce centre soit un modèle, mais nous constatons que le traitement administratif des arrivants n’a rien d’humanitaire », dénonce, dans un communiqué, Utopia Cinquante Six, qui préfère jeter l’éponge et sortir du dispositif où elle venait en aide à Emmaüs Solidarité pour offrir son aide aux migrants dans les rues de Paris.

Car l’association pointe également le sort réservé aux migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés, aux termes de la procédure dite de Dublin, y être renvoyés. Il y a quelques mois, Utopia Cinquante Six avait déjà renoncé à gérer la file d’attente à l’entrée du centre humanitaire. Comme MDM, l’association déplore la forte présence policière déployée à la porte de la Chapelle, après le démantèlement d’un gigantesque campement sauvage de deux mille sept cent personnes, au mois d’août 2017. Depuis, tous affirment que les exilés, qui tentent de se masser chaque jour devant les portes du centre dans l’espoir d’y être accueillis, sont systématiquement dispersés.

Quant aux responsables d’Emmaüs Solidarité, missionnés pour gérer le site d’accueil, ils déplorent le nombre insuffisant de places proposé par l'état pour reloger les réfugiés. Ils se déclarent inquiets pour l’avenir du centre, qui doit déménager au printemps 2018 pour laisser place au chantier du futur campus Condorcet.

Pourtant, ces désaffections successives n’inquiètent pas outre mesure la ville de Paris qui reste suspendue aux annonces que devrait faire le gouvernement ces prochaines semaines sur la gestion de la crise migratoire, « le chef de l'état a assuré que plus un migrant ne dormirait à la rue avant la fin de l’année et nous faisons confiance à la parole donnée », assure-t-on à l’Hôtel de Ville de Paris, tout en saluant le travail effectué par Utopia Cinquante Six, « nous ne sommes pas très inquiets, de notre côté, mais il est évident que les associations ont besoin de visibilité pour assurer leurs missions et que c’est compliqué ».

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 17:25

 

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/09/11/aide-aux-migrants-prison-avec-sursis-en-appel-pour-un-enseignant-chercheur_5184134_1653578.html

 

Prison avec sursis en appel pour un enseignant-chercheur

 

Pierre-Alain Mannoni était poursuivi pour avoir convoyé des érythréennes venues d’Italie et il avait été relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Nice.

Relaxé au mois de janvier 2017 par le tribunal correctionnel de Nice pour l’aide qu’il avait apportée à trois érythréennes près de la frontière franco-italienne, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur, a été condamné, Lundi 11 Septembre 2017, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à deux mois de prison avec sursis.

Le 18 octobre 2016, cet universitaire spécialisé en écologie marine avait été interpellé au péage de la Turbie, dans le département des Alpes-Maritimes, alors qu’il avait pris en charge dans un squat trois migrantes apeurées, fatiguées, blessées et frigorifiées, pour les héberger pendant une nuit à son domicile. Il devait les conduire le lendemain à la gare de Cagnes-sur-Mer pour qu’elles se rendent à Marseille où des associations et des médecins devaient les prendre en charge.

« Je suis abattu, je ne comprends pas ce verdict », a lancé Pierre Alain Mannoni devant le palais de justice d’Aix-en-Provence où une centaine de personnes s’étaient rassemblées.

Estimant que sa condamnation est « en contradiction avec les grands principes de la France », l’enseignant a lui-même annoncé un pourvoi en cassation, « j'ai secouru des personnes blessées, en détresse, c’est le geste qu’il fallait faire ».

Une infirmière qui avait soigné les trois érythréennes a attesté qu’elles portaient des traces de brûlures, l’une d’elles souffrant d’une entorse.

Lors d’une précédente tentative pour passer la frontière, une cousine de l’une d’elles avait été tuée, renversée par un camion, avait déclaré une de ces jeunes femmes.

Poursuivi pour aide au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière, Pierre-Alain Mannoni avait bénéficié en première instance de la part des juges de Nice de l’immunité pénale dite humanitaire, prévue par le Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA).

« Son but était de préserver la dignité de ces trois femmes érythréennes, dont une mineure, et de leur assurer une sécurité matérielle propice au maintien de leur intégrité physique », lit-on dans le jugement niçois pour justifier la relaxe prononcée.

Comme elle l’avait fait le 8 août 2017 en condamnant à quatre mois de prison avec sursis Cédric Herrou, agriculteur et figure emblématique du secours fourni aux migrants par les habitants de la vallée de la Roya, la cour d’appel a considéré que l’aide apportée par Pierre-Alain Mannoni aux trois érythréennes « n’avait pas pour but de leur fournir des conseils juridiques, des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins ni de préserver leur intégrité physique, aucune atteinte d’une telle gravité n’étant objectivée ».

Et d’ajouter, comme cela avait été le cas pour Cédric Herrou, que l’action de Pierre Alain Mannoni « s’inscrivait dans une démarche d’action militante en vue de soustraire des étrangers aux contrôles ».

« C’est un citoyen ordinaire qui ne respecte pas le texte de loi en le connaissant très bien du fait de ses activités militantes », avait lancé l’avocat général, le 26 juin 2017, avant de requérir trois mois de prison avec sursis contre l’enseignant.

Maeva Binimelis, son avocate, conteste cette analyse, « même s’il l’est ensuite devenu, mon client n’était pas au moment des faits un militant impliqué dans la défense des migrants, mais un citoyen lambda qui constate que trois personnes sont blessées et leur prête secours ».

Deux jours avant son interpellation, Pierre-Alain Mannoni avait hébergé quatre jeunes migrants originaires du Darfour, croisés sur une route de montagne, « perdus et en bermuda ». Il leur avait offert le gîte et le couvert avant de leur payer, le lendemain, un billet de train.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 21:16

 

 

http://www.elmundo.es/espana/2017/09/13/59b9141946163f54298b457c.html

 

Le parquet ordonne l'interrogatoire des maires qui souhaitent participer au premier octobre 2017 et leur arrestation s'ils ne comparaissent pas
 

Mercredi 13 Septembre 2017
 

Le bureau du procureur général de l’état espagnol a ordonné que tous les maires qui se sont portés volontaires pour participer au référendum du premier octobre 2017 soient convoqués par les procureurs. Les maires doivent comparaître dans les bureaux correspondants du bureau du procureur pour être interrogés pour les délits présumés de désobéissance, de prévarication et de détournement de fonds publics.

Le procureur général, José Manuel Maza, souligne que, si les maires convoqués refusent de comparaître, il ordonnera leur « arrestation et leur présentation devant le bureau du procureur » pour faire une déclaration. Cette convocation doit être effectuée « dès que possible » par les Mossos d'Esquadra.

Le bureau du procureur explique que, d'après les données recueillies par l'Association des Municipalités pour l'Indépendance (AMI), à la date du Mardi 12 Septembre 2017, sept cent douze maires au total ont adhéré au premier octobre 2017. L'instruction du procureur général stipule que les procédures ouvertes par le ministère public donneront une préférence aux municipalités ayant la plus grande population.

Les instructions de José Manuel Maza sont adressées aux quatre procureurs provinciaux de Barcelone, de Tarragone, de Lleida et de Gérone. Ce sont les sièges de ces bureaux du procureur général où les maires sont convoqués, sauf lorsqu'ils ont créé des procureurs de zone, qui seront chargés de gérer les municipalités respectives.

Plus précisément, le document du procureur général dit que « l'enquête relative à chacune des municipalités est effectuée par le bureau du procureur public respectif, le maire est convoqué par la police judiciaire, en relation avec les actes présumés de coopération dans l'organisation du référendum illégal, il est considéré comme prévenu et il est assisté par un avocat ».

Si le maire ne comparaît pas, José Manuel Maza ordonne « son arrestation et sa présentation devant le bureau du procureur, enjoignant aux Mossos d'Esquadra en tant que police judiciaire de l'exécuter dans les délais les plus brefs ».

Avant d’ordonner aux procureurs provinciaux de commencer les interrogatoires, l’ordre du procureur général expose les différentes résolutions du Tribunal Constitutionnel suspendant la tenue du référendum. Et il souligne que, parmi les destinataires de la résolution du Jeudi 7 Septembre 2017 suspendant la loi des mesures complémentaires nécessaires pour le premier octobre 2017, il y avait les maires de toutes les communes de Catalogne.

La lettre du parquet général ajoute que la notoriété de l'interdiction du référendum du premier octobre 2017 fait que toute conduite des autorités, des fonctionnaires ou des particuliers en connivence avec le référendum est indirectement constitutive de trois délits, le délit de désobéissance, car « il suppose une violation manifeste des résolutions du Tribunal Constitutionnel », le délit de prévarication, car « il implique l'adoption de résolutions ouvertement contraires au système juridique », et le délit de détournement de fonds publics, car il implique « la fourniture de fonds publics pour la réalisation d'activités délictueuses ».

Dans les trois cas, le procureur rappelle les peines qui accompagnent les délits, l'amende et l’inéligibilité dans le premier cas, l’inéligibilité dans le deuxième cas et l’inéligibilité et la prison  dans le troisième cas.

Dans le cas de détournement de fonds, le plus grave des trois, il précise même l'extension des sanctions à imposer, qui irait jusqu'à huit ans de prison et jusqu'à vingt ans d’inéligibilité. 

Six partis demandent la comparution de José Manuel Maza

Six partis ont déposé devant le congrès, cet après-midi, la pétition pour la comparution du procureur général de l’état, José Manuel Maza, pour qu’il explique sa décision d'ordonner la convocation des maires catalans qui cèdent des espaces pour le référendum indépendantiste du premier octobre 2017. 

La pétition a été signée par les portes paroles du Parti Démocrate Européen de CATalogne (PDECAT), d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), d’Unidos Podemos, de Compromis, du Partido Nacionalista Vasco (PNV) et d’Euskal Herria Bildu, en réponse aux instructions que José Manuel Maza a envoyées aux procureurs catalans pour citer à comparaître les maires qui ont signé un décret pour céder des locaux pour organiser le référendum du premier octobre 2017 et, s’ils ne comparaissent pas, pour demander aux Mossos d’Esquadra de les arrêter. 

Lors d'une conférence de presse après avoir déposé cette pétition, le député du PDECAT, Ferran Bel, également maire de Tortosa, dans la province de Tarragone, a prévenu que, avec cette mesure, José Manuel Maza entend agir contre soixante quinze pour cent des maires catalans, plus de sept cent maires qu’il prétend accuser, a-t-il ironisé, du grave délit de faciliter le vote de ses citoyens.

Appel à la police locale

Après l’avoir fait avec les Mossos d'Esquadra, la Policia Nacional et la Guardia Civil, le bureau du procureur a ajouté la police locale à la bataille contre le référendum du premier octobre 2017. Le ministère public a signalé que les procureurs en chef des quatre provinces catalanes ont demandé à la police locale de toutes les municipalités catalanes « d’enquêter sur les événements visant à organiser le référendum illégal et d’intervenir sur les effets ou les instruments destinés à le préparer ou à l’organiser ».

Plus précisément, le bureau du procureur indique que la police locale doit réquisitionner des éléments tels que les bulletins de vote, les urnes et les ordinateurs. Le bureau du procureur indique que ces ordres doivent être transmis à la police locale par les Mossos d'Esquadra.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 19:27

 

 

http://www.roya-citoyenne.fr/wp-content/uploads/2017/09/communiqu-ldh_rc-aprs-la-7me-gav-de-cdric-herrou.pdf

 

Communiqué commun de l'Association Roya Citoyenne (ARC), du comité de la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) de la Ligue des Droits de L'Homme (LDH) et des sections du département des Alpes Maritimes de la LDH

 

Septième Garde A Vue (GAV) de Cédric Herrou

 

La police anticipe-t-elle sur ses prochaines attributions liberticides ?

 

Ce matin, Mardi 12 Septembre 2017, Cédric Herrou est convoqué à la gendarmerie, sans connaître l’objet de cette convocation. Il apprendra alors qu’il est l’objet d’une plainte pour violences aggravées et séquestration de la part d’un personnage présentement en maison d’arrêt, après condamnation à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nice en tant que passeur professionnel, étranger lui-même en situation irrégulière.

Cédric Herrou est aussitôt mis en GAV, tandis qu’une armada d’une quinzaine de policiers perquisitionne chez lui pour une énième fois.

C’est Cédric Herrou lui-même qui avait dénoncé aux autorités au mois de juillet 2017 les manœuvres de ce passeur auprès des demandeurs d’asile venus chercher secours jusqu’à son domicile. Au tribunal, il avait ainsi souhaité se constituer partie civile pour le tort que cela pouvait lui causer. Mais sa demande de dommages et intérêts fut rejetée.

Pourquoi ce piège grossier tendu Mardi 12 Septembre 2017 à Cédric Herrou à partir de la plainte douteuse d’un passeur professionnel ?

Pourquoi cette septième GAV ? Pourquoi cette mobilisation en surnombre des gendarmes pour une nouvelle perquisition ? Tout cela vis-à-vis d’un homme qui n’a jamais été accusé, ni même soupçonné d’un trafic quelconque dans son dévouement généreux et solidaire envers les migrants.

Comment le parquet pourrait-il donner du crédit à la parole de celui que Cédric Herrou lui a permis d’incarcérer ?

Partout, les dénonciations du harcèlement judiciaire et policier dont Cédric Herrou fait l’objet se multiplient et voilà qu’en réponse on assiste aujourd’hui au crédit apporté à ce personnage sulfureux qui d’évidence agit au mieux par vengeance ou au pire sur des encouragements incertains mais éclairés.

Que la police réponde à toutes les plaintes pour violence nous le souhaitons tous. La république a des lois, des procédures et des moyens proportionnés que cette même police est tenue de respecter pour tous.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 19:12

 

 

https://tendanceclaire.org/contenu/autre/INFO-92-10sept.pdf

 

S'unir pour ne plus subir

 

Plus Emmanuel Macron se prend pour Napoléon Bonaparte, plus il chute dans l’opinion. Il veut passer au Karcher tout ce qui est social et beaucoup ont compris ce qu’était son programme de destructions libérales.

 

Le chemin de la victoire est obligatoire, comment ?

 

Il faut ne pas reproduire la méthode des échecs précédents, c’est-à-dire tout décider d’en haut et éviter l’affrontement avec le pouvoir au profit d’un calendrier répétitif et épuisant. C’est pour tant ce qui s’est passé contre la première loi travail, alors qu’elle était condamnée par l’opinion. Ce qui fait que son auteur, Emmanuel Macron, a été élu.

Il faut ne pas reproduire la méthode des élections présidentielles qui a consisté à faire croire qu’un homme providentiel incarnait à lui seul toutes les solutions à la misère nationale. À ce jour, l'insoumis a branché sa pompe aspirante sur le mouvement social naissant. Non pas que les insoumis sont des ennemis, non, ce sont pour beaucoup des amis.

Mais nous, nous construisons un mouvement social pour gagner, pas pour préparer les prochaines élections.

 

Comment gagner ?

 

Les assemblées des manifestants et des grévistes doivent décider des actions pour construire le mouvement dès le soir du Mardi 12 Septembre 2017.

Tous ceux qui se déclarent contre la deuxième loi travail et contre la destruction sociale, comme celle des contrats aidés, doivent immédiatement se mettre au tour d’une table et proposer aux assemblées des manifestants des actions communes.

Aller jusqu’au bout, non au baroud d’honneur et au tourisme urbain promenant à répétition les manifestants dans tous les coins de la ville, oui à une manifestation nationale à Paris qui exige le retrait de la deuxième loi travail et des mesures antisociales.

Déclencher la grève. Seule la grève est la preuve de la détermination du mouvement. Vu le chômage et la précarité, tous ne peuvent plus faire grève sauf à perdre leur emploi. C’est pourquoi, inévitablement, des secteurs tireront les autres. Mais que ces locomotives donnent le signal et chargent le charbon de la grève.

Annoncer clairement que c’est Nous ou Emmanuel Macron. Nous et nos besoins immédiats d’emploi, de salaire, de santé et de protection sociale, nous sommes incompatibles avec le dictateur libéral dont le nom est Emmanuel Macron.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 18:58

 

 

http://www.cgt.fr/Les-federations-Transports-CGT-et-FO-appellent-a-la-greve-illimitee-le-25.html

 

Les fédérations des transports de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la CGT Force Ouvrière appellent à la grève illimitée à partir du Lundi 25 Septembre 2017

 

Mercredi 13 Septembre 2017

 

Après avoir appelé de concert à se mobiliser et à descendre dans la rue, Mardi 12 Septembre 2017, les fédérations des transports de la CGT et de la CGT Force Ouvrière ont organisé une conférence de presse pour annoncer une grève reconductible dans les transports à partir du Lundi 25 Septembre 2017.

Jérôme Vérité, secrétaire général de la fédération des transports de la CGT, a rappelé que les entreprises du transport avaient lancé des centaines d’appels à la grève pour la journée du Mardi 12 Septembre 2017. « Les entreprises du transport sont fortement impactées par les ordonnances d'Emmanuel Macron », a-t-il déclaré. « Ces ordonnances menacent nos primes d’ancienneté et elles écartent le dialogue social dans les entreprises de moins de vingt salariés », a-t-il ajouté.

Autre menace sur le secteur des transports, « le renoncement d’Emmanuel Macron à réformer la directive détachement lors de sa tournée européenne », et d’ajouter « qu’Emmanuel Macron aurait passé un accord avec les pays de l’est pour sortir les salariés en cabotage de la directive détachement. C’est un retour en arrière qui est une véritable catastrophe », s’est indigné Jérôme Vérité.

Une analyse partagée par Patrice Clos, secrétaire général de la fédération des transports de la CGT Force Ouvrière. « Ces ordonnances devraient aussi avoir un impact négatif sur le travail de nuit et favoriser le moins-disant social. Nous appelons donc l’ensemble des syndicats à mener des actions fortes et puissantes », a-t-il déclaré.

La fédération des transports de la CGT Force Ouvrière soutient par ailleurs l’appel à la mobilisation du Jeudi 21 Septembre 2017 lancé par la CGT.

Patrice Clos a également rappelé que la mobilisation des transporteurs en 2016 contre la première loi travail avait fait reculer le gouvernement de Manuel Valls, qui avait dû retirer le deuxième article de ce projet de loi. « Nous demandons toujours l’abrogation de la première loi travail et nous nous battons pour le retrait des ordonnances d’Emmanuel Macron », a ajouté Patrice Clos.

Jean-Louis Delaunay, secrétaire de la fédération nationale des syndicats des transports de la CGT, a informé que des contacts avaient été pris avec la fédération des transports de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) qui pourrait également se joindre au mouvement.

La Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) et la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) ont par ailleurs appelé à la grève à partir du Lundi 18 Septembre 2017.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 16:43

 

 

http://www.promethee-1871.com/un-front-democratique-et-social-pour-combattre-le-neo-liberalisme-autoritaire

 

Un front démocratique et social pour combattre le néo-libéralisme autoritaire

 

Par Emile Fabrol

 

Vendredi 11 Août 2017

 

Nous ne sommes rien, soyons tout

 

Avec l’élection d'Emmanuel Macron, il est grand temps de prendre en compte le néo-libéralisme et sa version autoritaire qu’affiche sans complexe le prince-président. Certes le capitalisme demeure le capitalisme tant que le prolétariat n’aura pas réalisé « la conquête de la démocratie pour utiliser sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie », selon les propos de Karl Marx et de Friedrich Engels dans le manifeste du parti communiste. Mais ce serait une grave erreur de ne pas analyser et ni d’expliquer le fonctionnement du capitalisme dans la période actuelle.

Le néo-libéralisme, ou plus exactement l’ordo-libéralisme, est né en Allemagne, dans le cadre de l'école de Friburg, en réaction aux effets dramatiques pour la stabilité du pouvoir de la bourgeoisie du libéralisme classique lors de la crise de 1929. L’ordo-libéralisme repose sur cinq piliers, la propriété privée des moyens de production, seul droit fondamental, la stabilité monétaire, la concurrence libre et non faussée, soit deux des bases essentielles des traités de l’Union Européenne depuis 1957, l’ordre social cogéré par les partenaires sociaux dont le degré de liberté pour l’acteur salarial est contraint par les normes indépassables du système et enfin l’autonomie de l’entreprise qui constitue l’unique lieu où se tranche les relations entre les exploiteurs et les exploités.

Sur le plan politique, c’est la mort de la démocratie bourgeoise classique. Ce qui devrait conduire à cesser de cultiver des illusions dans la possibilité d’entreprendre la transformation révolutionnaire de la société dans les limites du cadre institutionnel. Ceci n’est pas une nouveauté, Walter Eucken, l’un des pères fondateurs de l’ordo-libéralisme, se prononçait pour un état fort, « l'état doit consciemment construire les structures, le cadre institutionnel et l’ordre dans lequel l’économie fonctionne. Mais il ne doit pas diriger le processus économique lui-même ». Soit le réel programme d'Emmanuel Macron, celui dont ces prédécesseurs ont jeté les bases sans pouvoir ou vouloir aller à la racine de cette orientation. Même si pour l’ensemble du personnel politique de la bourgeoisie le modèle de l’économie sociale de marché échappe au débat démocratique ordinaire. La Grèce en a été l’une des preuves la plus probante.

L’un des résultats de ces choix idéologiques est la déprolétarisation du prolétariat, éclatement des grandes unités de production, destruction des collectifs de travail dans l’entreprise, développement de l’intérim, développement des contrats précaires, auto-entrepreunariat, persistance du chômage, exacerbation de la concurrence entre salariés de tous les pays, destruction des liens de solidarité, destruction de la sécurité sociale, destruction du code du travail, culte de l’individualisme et culte de la réussite individuelle.

Un autre résultat est la fin du compromis historique entre l'état bourgeois et les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier. Est terminée cette phase dans laquelle pour ne pas tout perdre la bourgeoisie a accepté un compromis social. L’hégémonie de la bourgeoisie s’accompagnait d’une dimension sociale, globale pour la société plus ou moins représentée dans les fonctions de l'état, par les mécanismes de redistribution et de protection sociale. Cela instaurait un cadre idéologique de progrès sur lequel prospéraient d’une part le réformisme et sa pratique de la collaboration de classes et d’autre part le productivisme et son ignorance de la nature et de l’environnement.

L’offensive néo-libérale est mondiale, elle a accentué le développement capitaliste productiviste en accélérant une crise écologique globale dans laquelle l’humanité est en train de s’enfoncer.

Nous atteignons un point crucial dans l’histoire du monde, celui où le capitalisme atteint ses limites. Se dessine la convergence, voire la fusion des effets économiques et sociaux d’une crise économique prolongée, avec les effets, de dimensions prodigieuses, de la crise écologique en particulier du changement climatique.

Les préoccupations immédiates de celles et de ceux d’en bas ne se résument pas aux conditions de travail et aux salaires. C’est aussi, entre autres, la liberté de circulation, l’accès à un logement, l’accès à l’éducation, l’accès au système de santé et de prise en charge des soins aux enfants, aux personnes âgées et/ou dépendantes, se protéger contre la violence policière, une terre cultivable, un environnement non pollué et une citoyenneté pleine et entière quels que soient sa culture, son origine, son genre et son orientation sexuelle. Se pose donc centralement la question de faire se rencontrer les identités multiples pour que se constitue l’unité du prolétariat autour d’un projet commun, global et émancipateur.

Les mobilisations spécifiques, fussent-elles puissantes, ne créent pas par elles-mêmes une réponse politique porteuse d’une alternative au capitalisme. De même, l’illégitimité démocratique d'Emmanuel Macron, sa faible base sociale, numériquement parlant, mais puissante politiquement parlant, et sa chute dans les sondages n’impliquent pas automatiquement une riposte d’ensemble. Également, s’en tenir à un discours simplement défensif ou dénonciateur ou se limiter à réagir à telle ou telle mesure présidentielle, tout cela est, certes nécessaire, mais largement insuffisant. Pour construire du commun, il faut être capable insuffler un esprit combatif qui permette aux couches sociales exploitées et opprimées de se libérer de l’idéologie dominante et de se forger leur propre vision de la société.

C’est ainsi que se pose la question de l’unité du prolétariat qui s’articule autour de la résistance à la politique présidentielle et de l’organisation démocratique de cette résistance. Nous devons confisquer à ces quelques dizaines de milliers de profiteurs le contrôle de la société et de nos vies. A tous les niveaux nous devons nous approprier l’espace public, créer nos outils de décision et de contrôle populaire. C’est à nous de décider des choix qui nous concernent, cela passe par des réseaux de solidarité capables de renforcer les résistances, de générer des institutions autonomes et de contrecarrer les assauts de l’ordre néo-libéral.

En conclusion, cela signifie la construction de l’expression politique indépendante de toutes les victimes de la dictature du capital et l’émergence d’un espace politique commun à tous les mouvements d’émancipation synthétisant leurs combats.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 16:21

 

 

Le Tribunal Constitutionnel d'Espagne rejette un état catalan (Reuters)

 

Le Tribunal Constitutionnel d'Espagne a suspendu Mardi 12 Septembre 2017 une loi adoptée par le parlement de Catalogne définissant les modalités légales de la création d'un état catalan indépendant.

La plus haute juridiction du pays avait suspendu la semaine passée une loi approuvant l'organisation le premier octobre 2017 d'un référendum sur l'indépendance de la région.

Dans les deux arrêts rendus, le Tribunal Constitutionnel estime que les textes approuvés Mercredi 6 Septembre 2017 par le parlement catalan sont contraires à la constitution espagnole de 1978.

Madrid qui refuse de négocier sur ce sujet estime que tout référendum sur l'indépendance est illégal, la loi fondamentale espagnole affirmant que le pays est indivisible.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy accentue les pressions sur les autorités catalanes afin de les empêcher d'organiser une consultation référendaire le premier octobre 2017.

Son ministre de l'éducation, de la culture et des sports, Inigo Mendez de Vigo, a expliqué sur la chaîne Antena Tres que le président catalan Carles Puigdemont disposait seulement du droit de convoquer une élection et non un référendum.

Les autorités espagnoles tentent de dissuader les fonctionnaires de participer à l'organisation de ce scrutin. Carles Puigdemont tente, lui, de rallier les neuf cent quarante huit maires de Catalogne à son initiative.

La plupart d'entre eux ont annoncé qu'ils autoriseront l'usage de l'espace public pour les opérations de vote. La maire de Barcelone, Ada Colau, a demandé l'assurance que les fonctionnaires qui contribueront au référendum ne soient pas licenciés.

Les sondages d'opinion montrent que le soutien à l'indépendance recule depuis plusieurs années, les indépendantistes étant minoritaires. Mais une majorité de catalans affirment vouloir s'exprimer sur cette question.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 16:06

 

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1BN0MT-OFRTP

 

Première étape de la mobilisation contre la réforme du travail (Reuters)

 

Les opposants à la réforme du code du travail ont lancé Mardi 12 Septembre 2017 leur première journée de mobilisation organisée par la Confédération Générale du Travail (CGT) qui espère agréger les mécontentements et déclencher une dynamique contre l'un des premiers chantiers du quinquennat d’Emmanuel Macron.

La CGT a recensé près de deux cent manifestations à travers le pays, dont une à Paris entre la place de la Bastille et la place d‘Italie, ainsi que plus de quatre mille appels à la grève.

Des préavis ont été déposés dans les secteurs des transports, de l’énergie, de la santé et de l’éducation. Le ministère de l’éducation nationale a fait état d‘une participation de trois pour cent au mouvement de grève.

Les contestataires dénoncent un projet de réforme qui, selon eux, détricoterait le droit du travail en cédant face aux revendications du patronat.

Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, la mobilisation du Mardi 12 Septembre 2017 n‘est que la première étape d‘un processus, une nouvelle manifestation étant d‘ores et déjà prévue par le syndicat le Jeudi 21 Septembre 2017, la veille de la présentation des ordonnances au conseil des ministres.

« Nous pensons qu‘il faut réformer le droit du travail, mais pas pour retirer des droits aux salariés et aux travailleurs », a-t-il dit au début du cortège parisien, ajoutant ne pas vouloir d‘une « réforme qui donne les pleins pouvoir au patronat ».

La mobilisation du Mardi 12 Septembre 2017 était de bon niveau, si l‘on en juge par les premiers chiffres de la mobilisation.

Près de sept mille cinq cent manifestants, auxquels s‘est joint le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, ont défilé à Marseille, selon la police, soixante mille selon la CGT.

« Emmanuel Macron a bien compris que c’était un bras de fer, il l‘a voulu. Et maintenant c‘est à nous de relever le défi », a déclaré Jean Luc Mélenchon avant le début du cortège marseillais, assurant que le gouvernement reculerait sur les ordonnances.

Il en a profité pour inviter les participants à la manifestation du Samedi 23 Septembre 2017 organisée par le MFI à Paris.

A Lyon, la police a compté quatre mille personnes dans le cortège, qui s‘est ébranlé dans une ambiance tendue, la police isolant un groupe d‘une centaine de jeunes anarchistes en vue de contrôler leurs identités et faisant usage de gaz lacrymogène.

A Bordeaux, quatre mille huit cent cinquante personnes selon la préfecture, douze mille personnes selon les organisateurs, ont battu le pavé. Dans le cortège, on pouvait entendre « Emmanuel Macron, tu es foutu, les fainéants sont dans la rue », en référence aux propos du président de la république contre les fainéants qui veulent selon lui l‘immobilisme.

Cette déclaration a suscité de vives critiques des organisations syndicales et de l‘opposition.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, et le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ont toutefois répété Mardi 12 Septembre 2017 qu‘ils étaient déterminés à mener à bien la réforme, malgré le mouvement de contestation.

Ce mouvement est soutenu par la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l’Union Syndicale Solidaire (USS), ainsi qu‘une large partie des unions départementales et des fédérations de la CGT Force Ouvrière, malgré l‘avis défavorable de leur secrétaire général, Jean-Claude Mailly.

D‘autres organisations sont aussi venues gonfler les rangs des différents cortèges, comme l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et les Jeunes Ecologistes pour qui les mesures vont « affecter en premier lieu les jeunes ».

On trouve également le Syndicat de la Magistrature, très opposé à l’instauration d‘un barème encadrant les indemnités prud‘homales en cas de licenciement abusif, ainsi que le syndicat de police VIGI, venu manifester contre les coupes budgétaires au ministère de l’intérieur.

Les directions de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), de la CGT Force Ouvrière et de la Confédération Française des Entreprises Confédération Générale des Cadres (CFE CGC), n‘ont pas souhaité se joindre au mouvement, préférant réserver leurs forces en vue des prochaines concertations, notamment sur l‘assurance chômage, mais des fédérations de la CGT Force Ouvrière étaient présentes.

Au plus fort des manifestations de 2016 contre la loi travail, on comptait plus de quatre cent mille personnes dans les rues, selon le ministère de l’intérieur.

Ajoutant aux perturbations, les forains ont bloqué en matinée plusieurs axes routiers dans la capitale, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au sud de Lyon et près de Strasbourg.

Ils s‘opposent à une ordonnance du mois d‘avril 2017, sans rapport avec la réforme du code du travail, qui demande aux municipalités de lancer des appels d‘offres pour tous les espaces publics d‘animation.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:43

 

 

DESOBEISSANCE CIVILE EN CATALOGNE

 

Vous trouverez ci-dessous la traduction en français des deux derniers paragraphes d’un message d’El Mundo relatif à la Diada de Catalunya.

Le message est disponible en totalité en espagnol si vous consultez le site électronique d’El Mundo à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/11/59b6e05aca4741ef4e8b4695.html

Le jour de la désobéissance

Plus tard, dans l'après-midi, les allusions à la désobéissance contre la réponse judiciaire au défi de l'indépendance se sont multipliées. Comme s'il s'agissait d'un avertissement au Tribunal Constitutionnel, qui se réunit Mardi 12 Septembre 2017 et qui décidera certainement la suspension de la loi de transition juridique, de nombreuses pancartes demandaient à respecter les décisions du gouvernement et du parlement catalan.

Les discours après la manifestation allaient dans le même sens. Le premier à prendre la parole a été le président de l'Assemblée Nationale Catalane (ANC), qui s'est félicité de la fréquentation massive « en dépit des menaces et de la peur » et qui a souligné, en référence à la journée parlementaire de la semaine dernière, que « nous avons fondé une nouvelle légalité, la seule que nous reconnaissons. Notre droit croit en la démocratie et dans le peuple, pas dans l'unité indivisible de la patrie ».

Jordi Sánchez n'a pas non plus renoncé à faire pression contre les opposants à l'indépendance,  y compris les dirigeants de Ciudadanos, du Parti Socialiste Catalan (PSC) et du Parti Populaire qui ont quitté le parlement catalan la semaine dernière en signe de protestation contre Carme Forcadell et la majorité souverainiste.

« Ines Arrimadas, Xavier Garcia Albiol, Miquel Iceta, Joan Coscubiela, ne vous cachez pas, mettez vous du côté de la démocratie, facilitez la parole des urnes. La convocation a déjà été faite et le peuple va parler », a-t-il déclaré.

Carles Puigdemont a profité de la mobilisation pour exhorter le gouvernement à accepter le référendum. Le président du gouvernement catalan ne veut parler d'autre chose que d'une consultation sur l'indépendance et, pour cette raison, il sait que Mariano Rajoy n'acceptera pas sa demande. Néanmoins, il a déclaré qu'il sera ouvert « jusqu'à la dernière minute pour négocier » sur les termes de ce vote, comme sa date ou la formulation de la question.

Alors que Carles Puigdemont parlait, la guerre inévitable des chiffres a commencé. La Garde Urbaine de Barcelone comptait un million de personnes. La Société Civile Catalane, une entité opposée à l'indépendance, a réduit la participation à deux cent vingt cinq mille manifestants. La délégation du gouvernement espagnol en Catalogne est restée dans un chiffre intermédiaire et elle a parlé de trois cent cinquante mille personnes.

Le gouvernement espagnol, cependant, n'est pas apparu Lundi 11 Septembre 2017 trop impressionné par la démonstration indépendantiste. Il considère que le Diada a été la « moins nombreuse des dernières années » et il l'a attribué au fait que la majorité des catalans ne voulaient pas participer à la justification d'un processus illégal et dirigé par le secteur le plus radical de la politique.

L'exécutif a déclaré à EFE que les images laissées par la démonstration de la Diada à Barcelone montrent que l'affluence a atteint son sommet, ajoutant que la société catalane est « véritablement et légitimement » représentée au parlement, « pas dans la rue ».

« Ce que nous avons vu la semaine dernière, c'est que la majorité des indépendantistes a réduit au silence la moitié de la Catalogne et a piétiné ses droits à la représentation politique », a ajouté le gouvernement en parlant de la séance plénière du parlement catalan.

L'orthodoxie de la Diada a été respectée jusqu'à la dernière minute. Plusieurs participants à la marche alternative organisée par la gauche radicale indépendantiste, à laquelle participe la Candidature d’Unité Populaire (CUP), ont brûlé des drapeaux de l’Espagne, de la France et de l'Union Européenne avant que la députée antisystème Anna Gabriel ne dise que la sécession de la Catalogne ne se produira pas de manière parlementaire, mais par un processus de « désobéissance et d'insubordination contre le pouvoir constitué ». L’incendie des drapeaux et le déchirement des photographies du roi, qui ont également eu lieu, sont communs à tous les 11 septembre dans ces manifestations, au désespoir du gouvernement.

Le sentiment de l'indépendantisme institutionnel est que la rue a fait son travail et que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement central. Carles Puigdemont et ses collaborateurs continuent de promettre qu'ils ne respecteront pas les suspensions du Tribunal Constitutionnel, prétendant forcer Mariano Rajoy à agir par la contrainte. Personne n’affirme trop clairement son objectif, outre le vague espoir que l'opinion publique internationale se mettra enfin du côté de ceux qui cherchent la rupture avec l'Espagne. C’est ce qu’on entend le plus souvent en Catalogne aujourd'hui.

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