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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:46

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/14/manifestation-a-paris-contre-la-visite-de-trump-et-la-guerre-sociale-de-macron_5160734_3224.html

 

Manifestation à Paris contre la visite de Donald Trump et la guerre sociale d'Emmanuel Macron

 

Par Pierre Bouvier

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, Vendredi 14 Juillet 2017, entre la place de Clichy et la station de métro Barbès à Paris contre Emmanuel Macron et la visite de Donald Trump en France.

 

La manifestation était organisée par le Front Social, composé de syndicats, comme la Confédération Générale du Travail (CGT) et le Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), d’associations et de collectifs, dont le Droit Au Logement (DAL), et de partis, comme le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Front De Gauche (FDG) ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

 

Si les banderoles associaient Donald Trump et le président français, le vrai sujet de contestation reste, pour les organisateurs, la guerre sociale d'Emmanuel Macron, dont ils craignent que les ordonnances permettent de détruire le code du travail.

 

On retrouvait les slogans des manifestations du printemps 2016 contre la loi travail et l’état d’urgence, « on n’en veut pas de cette société-là », « ils pillent les ressources et ferment les frontières, capitalistes, impérialistes et colonialistes », « anticapitaliste », « tout le monde déteste la police » et « contre Donald Trump, Emmanuel Macron et sa guerre sociale ».

 

Depuis les élections présidentielles, le Front Social a déjà appelé à plusieurs rassemblements contre les projets de réformes sociales d’Emmanuel Macron. Philippe Poutou, candidat du NPA au premier tour des dernières élections présidentielles, a admis que « ce ne serait pas la grosse manifestation qui va marquer l’été », mais il a jugé « important d’être là et de construire une riposte » contre les ordonnances à venir sur le code du travail.

 

En cours de cortège, plusieurs dizaines de personnes, en noir et cachées sous des capuches, foulards et lunettes pour certains se sont placées devant la banderole de tête. « Etat d’urgence, état policier, on ne nous empêchera pas de manifester », scandaient-ils, face à un cordon de gendarmes boulevard de la Chapelle. Des opposants au premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, attendu Dimanche 16 Juillet 2017 à Paris, étaient également présents.

 

Avant de se quitter, vers 16 heures 30, les orateurs ont égrené les rendez-vous sociaux à venir, avec notamment une manifestation le 30 août 2017 à l’université d’été du mouvement des entreprises de France (MEDEF), puis le 12 septembre 2017 lors de la journée « contre la réforme du code du travail » organisée par la CGT.

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:31

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19Y1NJ-OFRTP

 

Décès de l'opposant chinois Liu Xiaobo (Reuters)

 

L'opposant chinois Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix en 2010, est décédé Jeudi 13 Juillet 2017 à l'âge de soixante et un ans, annoncent les autorités de Shenyang, où il était hospitalisé pour un cancer du foie en phase terminale.

Plusieurs de ses organes étaient atteints et il a été impossible de le sauver, précisent les services juridiques de cette ville du nord-est de la Chine, dans un bref communiqué diffusé sur internet.

Condamné en 2009 à onze ans de prison pour subversion après avoir participé à la rédaction de la Charte 08, une pétition qui demandait d'importantes réformes démocratiques, Liu Xiaobo avait été transféré à la fin du mois de juin 2017 de sa prison à l'hôpital de Shenyang.

Pour le comité Nobel, « le gouvernement chinois porte une lourde responsabilité dans son décès prématuré. Nous jugeons très troublant que Liu Xiaobo n'ait pas été transféré où il aurait pu recevoir un traitement médical adéquat avant d'arriver en phase terminale », déplore Berit Reiss-Anderssen, présidente du comité, dans un courrier électronique transmis à Reuters.

Parlant d'ingérence dans leurs affaires intérieures, les autorités chinoises sont restées sourdes aux appels des mouvements de défense des droits de l'homme et des pays occidentaux qui les ont invitées à laisser Liu Xiaobo quitter le pays pour se faire soigner, comme il l'a souhaité.

Deux médecins étrangers, un américain et un allemand, ont été autorisés à l'examiner Samedi 8 Juillet 2017 et ils l'ont jugé transportable, ce que l'hôpital disait impossible en raison de son état. Liu Xiaobo et sa famille ont, selon eux, exprimé le souhait qu'il soit soigné aux Etats-Unis ou en Allemagne.

Zeid Raad al Hussein, haut commissaire aux droits de l'homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a demandé Jeudi 13 Juillet 2017 à Pékin de respecter la liberté de mouvement de son épouse, Liu Xia, et de l'autoriser à quitter le pays si elle le souhaite. Elle est en résidence surveillée depuis 2010.

« Malgré l'emprisonnement et la séparation avec la femme qu'il adorait, qui auraient pu alimenter sa colère et son amertume, Liu Xiaobo disait ne pas éprouver de haine à l'égard de ceux qui l'ont poursuivi et jugé », a-t-il ajouté.

Le ministre français des affaires étrangères a salué « la mémoire de cet intellectuel dont l’engagement pacifique pour la promotion des libertés, des droits de l’homme et de la démocratie restera un héritage pour les générations futures. La France avait appelé à plusieurs reprises à sa libération et souhaite que les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Liu Xia, de sa famille et ses proches », ajoute également Jean-Yves le Drian.

Son homologue américain, Rex Tillerson, rend lui aussi hommage à Liu Xiaobo, « mort en purgeant une longue peine de prison pour avoir fait la promotion de réformes démocratiques pacifiques » et il réclame lui aussi la libération de son épouse.

La chancelière allemande Angela Merkel a salué, elle, la mémoire d'un « courageux combattant des droits civiques et de la liberté d'expression ».

Dans un communiqué commun, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du conseil européen, Donald Tusk, ont plaidé pour la libération des prisonniers politiques en Chine.

« Nous réitérons la demande de l'Union Européenne pour que tous les prisonniers de conscience soient libérés en Chine », écrivent les deux dirigeants européens demandant la liberté de circulation pour les membres de la famille de Liu Xiaobo.

Pour Hu Jia, ami de Liu Xiaobo et dissident comme lui interrogé par Reuters, les dirigeants du Parti Communiste Chinois (PCC) ont cherché à « montrer qu'ils contrôlent la vie de ceux qui vivent en Chine. Mais je pense que le message historique qu'ils transmettent est très différent. En laissant un prix Nobel de la paix mourir en détention, ils ont perdu une chance de se montrer humains et ont révélé leur nature impitoyable », a-t-il ajouté.

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 20:03

 

http://alencontre.org/europe/espagne/catalogne-le-referendum-et-les-turbulences-au-sein-de-la-gauche.html

 

http://vientosur.info/spip.php?article12773

 

Le référendum en Catalogne et les turbulences à l'intérieur de la gauche

 

Par Martí Caussa

 

Samedi 8 Juillet 2017, la coordination nationale de Catalunya en Comú s’est réunie pour déterminer sa position en vue du référendum du premier octobre 2017 sur l’indépendance de la Catalogne. Le document qui a été approuvé a reçu une ample majorité, soixante quinze pour cent des voix. La réunion n’a toutefois pas été paisible. Ce qui correspond à la situation que connaît, de son côté, Podem Catalunya.

Lors de la réunion de Catalunya en Comú, trois documents ont été présentés. Celui qui défendait la non-participation, en aucun cas, a été retiré du vote bien que cette position, lors des débats antérieurs, disposait d’un poids important. Son septième point affirmait que « Catalunya en Comú défend les droits des personnes qui estiment être appelées à participer au vote du premier octobre 2017, ne tolérant aucune mesure de contrainte que prendrait le gouvernement du Parti Populaire pour l’empêcher. Avec la même cohérence, elle ne peut appeler à la participation ni participer à une consultation qui prétend être un référendum alors qu’il ne remplit aucune des conditions correspondant à ce que devrait être le référendum démocratique et effectif dont nous avons besoin ».

Le texte qui a été présenté par la commission exécutive a obtenu quatre vingt cinq voix favorables, soit soixante quinze pour cent des voix, alors que celui qui a été soumis par ceux qui appuient explicitement le référendum a reçu vingt neuf voix, soit vingt cinq pour cent des voix.

Quel est le noyau qui différencie les deux textes ? Faut-il participer au référendum du premier octobre 2017 ou non ?

Le cinquième point du texte approuvé par la coordination affirme que « suite aux informations que nous avons reçues, nous constatons que ce référendum n’est pas celui que la Catalogne mérite et a besoin pour apporter une solution définitive à son avenir politique. Nous considérons cependant logique que de nombreux secteurs de la population catalane souhaitent participer le premier octobre 2017 face à l’immobilisme du Parti Populaire. Pour cette raison, Catalunya en Comú appuie les mobilisations qui feront progresser le droit à décider, toujours sur la base du respect de la pluralité des actions en ce qui concerne la participation, dans la mesure où nous constituons un espace pluriel, ainsi que l’est également le pays ».

Nous pouvons interpréter ce cinquième point de manière contradictoire. Si un secteur appelle à ne pas participer le premier octobre 2017 mais qu’il organise le même jour, ou avant, une manifestation afin de défendre le droit à décider, il ne pourra être accusé de s’opposer au texte de la coordination. Il en ira de même si un autre secteur appelle à mener une campagne en faveur du référendum et à participer le premier octobre 2017. En définitive, la résolution adoptée autorise des actions allant en sens contraire.

Le document qui a été retiré du vote était clair, ne pas participer au vote du premier octobre 2017. Celui de la minorité l’est tout autant, bien qu’il propose exactement l’inverse. Le quatrième point de ce texte indique que « nous avons œuvré, et continuerons à le faire, en faveur du référendum, l’un de nos principaux paris, afin de gagner des soutiens internationaux et pour élargir les alliances dans le reste de l'état. La participation au vote du premier octobre 2017 sera décisive pour poursuivre cette tâche. Pour cette raison, Catalunya en Comú doit le soutenir en y participant, en désobéissant à la répression de l'état et en appelant les citoyens à aller voter. La meilleure façon pour que la droite catalane hégémonise le référendum et consolide Junts pel Sí est que Catalunya en Comú se retire et ne participe pas ».

Nous pouvons observer, entre les deux textes votés par la coordination, de nombreuses positions intermédiaires, aucune n’est toutefois claire. Par exemple, deux jours plus tôt, Gerardo Pisarello, premier adjoint de la maire Ada Colau au sein de la municipalité de Barcelone, également constitutionnaliste, avait déclaré que « si, le premier octobre 2017, il y aura des urnes, je voterai ». Très bien, mais que ferez-vous pour qu’elles soient installées ? La municipalité de Barcelone cédera-t-elle l’usage de locaux pour le vote référendaire ?

La question décisive est la suivante. Faut-il, oui ou non, appeler à participer au vote du premier octobre 2017 ? Les raisonnements qui accompagnent la réponse sont relativement secondaires. Pour cela, les raisonnements de Podem Catalunya peuvent bien déplaire, il faut cependant reconnaître que la formation donne une réponse claire, « malgré les désaccords sur les formes, le contenu, les contradictions et l’absence de garanties juridiques et de reconnaissance internationale, Podem Catalunya lance un appel à l’esprit du mouvement du 15 mai 2011 pour encourager la participation au vote du premier octobre 2017, à titre d’élément de protestation citoyenne contre l’immobilisme et l’autoritarisme du gouvernement du Parti Populaire. La Catalogne a toujours été pionnière de tous les changements positifs de l'état, cela sera également le cas cette fois-ci ».

Albano Dante Fachin, secrétaire général de Podem Catalunya, a déclaré qu’il voterait non le premier octobre 2017 mais, ce qui est important, c’est que lui et son parti appellent à voter.

C’est le point décisif et ce qui permet d’atteindre une large unité face aux tentatives du Parti Populaire d’empêcher le référendum. C’est bien ce qu’ont compris les dix huit entités, y compris Barcelona en Comú et Podem Catalunya, du district de Sants Montjuïc de Barcelone qui ont lancé une campagne unitaire pour promouvoir la participation au vote du référendum du premier octobre 2017, indépendamment de l’option qui sera inscrite sur le bulletin, en tant qu’engagement envers la démocratie et le droit à décider, et pour promouvoir la mobilisation ferme et pacifique contre la répression qu’a menée et continue de mener l'état contre les institutions, les responsables élus et les personnes qui promeuvent, organisent et soutiennent le référendum du premier octobre 2017 ».

Les turbulences ne se limitent pas à la Catalogne, elles traversent également Podemos. Pablo Iglesias a déclaré qu’il est en désaccord avec l’appel à voter de Podem Catalunya et il a ajouté que sa position serait de ne pas aller voter et qu’il partage les positions d’Ada Colau et de Xavier Domènech. Mais, s’il est vrai qu'Ada Colau et Xavier Domènech soutiennent la position de la coordination de leur parti qui n’appelle pas à voter, ils se gardent bien d’affirmer qu’ils ne le feront pas. En réalité, la position de Pablo Iglesias correspond bien plus au document qui a été retiré du vote de la coordination que nous avons mentionné plus haut.

Dans la perspective du référendum du premier octobre 2017, la gauche catalane doit également poser une question plus fondamentale. Quelle doit être son attitude pour aspirer à être hégémonique en Catalogne ? A mon avis, elle doit défendre simultanément les droits de la Catalogne en tant que nation, la démocratie radicale et les revendications sociales des classes populaires. En ce moment même, cela signifie œuvrer pour que le référendum du premier octobre 2017 ait lieu et qu’il soit un succès en termes de participation, stimuler le processus constituant participatif et populaire promis par le parlement de Catalogne et promouvoir un plan de choc d mesures sociales en relation étroite avec les syndicats et les mouvements sociaux. Les trois pattes sont toutefois nécessaires, se contenter de la troisième mène à l’échec. Il reste encore du temps pour opérer une rectification, dans la mesure où Catalunya en Comú n’a pas fermé le débat et a promis que la position définitive devra être validée à l’avenir par tous les adhérents. Du temps précieux est toutefois en train d’être perdu.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:52

 

https://www.marianne.net/politique/le-parti-de-macron-en-passe-de-devenir-le-moins-democratique-de-france

 

Le parti d'Emmanuel Macron en passe de devenir le moins démocratique de France

 

Par Étienne Girard

 

S'ils assurent que le parti d'Emmanuel Macron appartient à ses adhérents, les futurs statuts ne prévoient aucune élection interne. Toutes les décisions seront prises par une majorité d'élus.

Ce n'est pas si facile de construire un parti différent. Samedi 8 Juillet 2017 au Paris Event Center, dans le dix neuvième arrondissement, la question de la structuration du mouvement fondé par Emmanuel Macron aura occupé la majeure partie des interventions, lors de la première convention de la République En Marche (REM). Modernité, ouverture et renouvellement, ont répété la plupart des orateurs. A la lecture des grandes lignes des futurs statuts du parti, présentés en marge de la convention, il semble indéniable que le parti macroniste s'oriente vers un modèle inédit, qui ne brillera pas par ses dispositifs de votation interne. A force de vouloir se démarquer des autres formations politiques, la REM est au contraire en passe de devenir le parti le moins démocratique de France.

Si les adhérents vont voter pour avaliser ces statuts d'ici au 30 juillet 2017, ils n'auront ensuite plus aucune prise sur les décisions au sein du mouvement. Bien sûr, ces trois cent soixante treize mille militants auront un rôle, mais il sera tout sauf central. Ils pourront par exemple saisir le bureau exécutif de toute information utile à l'organisation et à la vie du mouvement, mais ils ne pourront pas imposer une position. Un certain nombre d'adhérents intègreront quant à eux le conseil, présenté dans les statuts comme le parlement de la REM, après avoir été tirés au sort, mais ces militants ne constitueront que vingt pour cent des membres de l'organe.

Pour le reste, si les statuts précisent que la REM appartient à ses adhérents, les procédures internes ne leur donneront pas souvent l'occasion de s'exprimer.

Les parlementaires auront la main sur toutes les décisions. Avec les élus locaux du parti et les référents territoriaux, au nombre de cent dix, ils formeront quatre vingt pour cent du conseil.

Autant dire que les trois cent huit députés et les vingt cinq sénateurs macronistes disposeront probablement de la majorité absolue au sein de l'instance et ils pourront ainsi imposer, s'ils le souhaitent, leur point de vue.

Cela tombe bien puisque le conseil contrôlera l'ensemble des instances importantes du parti, dans une organisation en forme de poupées russes, où chaque collège s'emboîte dans un autre. Le ou les dirigeants seront nommés par le conseil. La commission d'investiture, chargée de sélectionner les candidats aux élections, sera désignée par le bureau exécutif, lui-même nommé par le conseil.

Quant aux référents territoriaux du mouvement d'Emmanuel Macron, ils ne seront pas non plus élus mais nommés par la direction de la REM.

Contacté, l'entourage de Catherine Barbaroux, la présidente par intérim de la REM, assume une volonté de privilégier l'efficacité du mouvement sur des élections internes qui pourraient susciter des ambitions mal placées, « en observant le fonctionnement des autres partis, nous nous sommes aperçus que plus vous créez des postes, plus vous risquez de créer des ambitions pas forcément tournées vers l'intérêt du mouvement. Nous voulons éviter cela ». Arnaud Leroy, ancien député pressenti pour intégrer la direction collégiale, se veut plus direct, « nous ne voulons pas de baronnies locales et de rivalités où le succès de l'un dépend de l'échec de l'autre, comme cela a pu être le cas au Parti Socialiste ».

Ce type de fonctionnement est en tout cas une curiosité en France, où la plupart des partis restent organisés autour du principe de la démocratie interne. Au Parti Socialiste, chez les Républicains ou au Front National, la légitimité du leader du parti procède ainsi de son élection par les militants.

Ces dernières années, l'organisation des élections primaires du Parti Socialiste, des Républicains ou d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), a accentué le phénomène. Au Parti Socialiste, on vote même pour chaque désignation interne. Tous les candidats aux élections législatives ont été adoubés par les militants de leur circonscription.

C'est une chose inenvisageable dans le parti macroniste, objectif de parité oblige. « Si nous faisions élire les candidats, beaucoup plus d'hommes se présenteraient », constate un cadre du mouvement.

La REM apparaît imperméable à cette culture de l'élection. La seule tête à dépasser restera celle du président de la république, Emmanuel Macron. A la direction de la REM, on veut pourtant croire que cette absence de démocratie interne n'empêchera pas les débats, « avec leur pouvoir de faire remonter des sujets, les adhérents auront au final beaucoup plus de poids qu'ils n'en auraient eu en élisant un premier secrétaire tous les deux ans ».

Finalement, le parti dont le fonctionnement se rapproche le plus de celui de la REM pourrait bien être le Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon. On retrouve dans les deux organisations la même absence d'élections internes et la même centralisation des investitures des candidats. Chez les supporters de Jean-Luc Mélenchon, ce type de procédure se veut toutefois transitoire puisque le MFI n'est actuellement pas structuré en forme de parti. Au Parti de Gauche, la formation précédemment créée par le député de Marseille, les adhérents peuvent voter pour chaque nomination interne, mais aussi révoquer les dirigeants. Ce n’est pas vraiment la philosophie de la REM.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:31

 

Mandats d’arrêt contre d’anciens employés de la télévision turque (Reuters)

 

La Turquie a émis Mercredi 12 Juillet 2017 des mandats d'arrêt à l'encontre de trente quatre anciens employés de la chaîne de télévision publique Turkish Radio and Television (TRT), dans le cadre d'une enquête visant les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, rapportent les médias officiels.

 

Ces employés de TRT ont déjà été limogés en raison de leur implication présumée dans le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara aux partisans de Fethullah Gülen.

 

Tous utilisaient ByLock, une application de messagerie cryptée utilisée par les gulénistes, selon l'agence de presse Anatolie.

 

Depuis le coup d'état manqué il y a un an, cinquante mille personnes ont été arrêtées et placées en détention dans l'attente d'un procès et environ cent cinquante mille fonctionnaires, dont des enseignants, des magistrats et des militaires, ont été mis à pied.

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:21

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/repression-en-turquie-une-mobilisation-nationale

 

Mobilisation nationale contre la répression en Turquie

 

Lundi 10 Juillet 2017, des militants dans toute la France se sont mobilisés pour demander la libération de Taner Kilic, le président d’Amnesty International en Turquie, Idil Eser, la directrice d’Amnesty International en Turquie et les neuf personnes arrêtées avec elle.

 

Lundi 10 Juillet 2017 à 8 heures 15 du matin, une cinquantaine de militants de la région Ile-de-France se sont réunis au métro Passy afin de se rendre devant l’ambassade de Turquie à Paris.

 

Munis d’une lettre de demande de rendez-vous, ils ont bravé les intempéries pour défendre la société civile en Turquie.

 

Par groupes d’une douzaine de personnes, nos militants se sont postés devant l’ambassade avec de grandes pancartes demandant l’arrêt de la répression en Turquie et la libération de nos collègues Taner Kilic et Idil Eser. Symboliquement menottés, ils ont rapidement été rejoints par de nombreux policiers qui les ont amenés à se décaler pour ne plus être devant l’ambassade. Ils ont ensuite exigé leur départ et relevé l’identité de toutes les personnes présentes.

 

L’ambassadeur a refusé de nous recevoir ou même de prendre notre lettre.

 

Les militants se sont également mobilisés devant les consulats de Turquie à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg, munis de panneaux pour rendre visible leur action et de courriers à l’attention des consuls demandant la libération immédiate et inconditionnelle de Taner Kilic et d'Idil Eser.

 

En peu de temps, les militants se sont mobilisés sur l’ensemble du territoire.

 

A Amiens ce sont soixante dix personnes, militants du groupe local d’Amnesty International d'Amiens, de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), du Réseau Education Sans Frontières (RESF) et de la fédération départementale de la Somme d'Ensemble, qui se sont rassemblées sur le parvis de la gare d'Amiens pour faire signer la pétition demandant la libération du président et de la directrice générale de la section turque d'Amnesty International.

 

A Toulouse, un rassemblement de soutien a eu lieu sur la place du Capitole.

 

A Lille, une quinzaine de militants ont déambulé de la place Richebé à la place Rihour avec une grande banderole et des panneaux demandant la libération de Taner Kilic, d'Idil Eser et des autres personnes arrêtées.

 

D’autres mobilisations ont eu lieu Lundi 10 Juillet 2017 à Avignon, Cluses, Dieppe, Grenoble, Morlaix, Redon et Saint-Dié-des-Vosges.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:06

 

http://www.paris-luttes.info/contre-la-guerre-les-ordonnances-8459

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55953

 

Contre la guerre, les ordonnances et l’état d’urgence permanent, trois raisons de manifester Vendredi 14 Juillet 2017

 

Appel du Front Social à une manifestation Vendredi 14 Juillet 2017 à 14 heures Place de Clichy à Paris

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 contre la guerre

 

Emmanuel Macron s’affiche en chef de guerre avec Donald Trump. L’épouvantable président des Etats Unis, raciste et misogyne, lui sert de complice. C'est pitoyable et dangereux. La fête de la prise de la Bastille est défigurée depuis trop longtemps par les démonstrations de force militaire. Emmanuel Macron en rajoute avec sa communication de monarque, « vive la guerre, tous avec Donald Trump ».

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 contre la guerre sociale d'Emmanuel Macron

 

Avec Emmanuel Macron, c’est l’été meurtrier. Ses députés l’autoriseront à gouverner par ordonnances, qui sont les munitions de sa guerre sociale. Obsédé par la destruction du code du travail, il étend son offensive au contrat de travail, à la sécurité sociale et pour les licenciements. « Vive le chômage et le mouvement des entreprises de France (MEDEF) », voilà son cri de guerre.

 

Manifestons Vendredi 14 Juillet 2017 pour nos droits et nos libertés contre l’état d’urgence permanent

 

Emmanuel Macron veut transformer l’état d’urgence en état d’exception permanent, intégré à la loi ordinaire. Préfets, procureurs, policiers et militaires auront le droit de perquisition et d’assignation à résidence. Ils auront le droit de réprimer les quartiers populaires et les manifestations, sur simple ordre du gouvernement.

 

Le Front Social, pour ces trois raisons, appelle à faire du Vendredi 14 Juillet 2017 une journée de reconquête populaire, de contre offensive sociale et de manifestation. Venez nombreux en participant au défilé des luttes sociales permettant d’unir toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas subir la politique d'Emmanuel Macron et qui veulent défendre d’autres choix que la régression sociale.

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:43

 

Les députés votent un article-clé de la réforme du code du travail (Reuters)

 

Les députés ont adopté Mardi 11 Juillet 2017 le premier article du projet de loi habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le code du travail, disposition qui confère une place centrale aux accords d'entreprise dans la hiérarchie des normes du droit du travail.

L'article, qui vise à favoriser les conditions de mise en oeuvre de la négociation collective, a été adopté par cent quarante trois voix contre cinquante et une.

Le groupe de la République En Marche (REM), le groupe du Mouvement Démocrate (MODEM), le groupe des Constructifs, qui rassemble des élus de droite et du centre compatibles avec Emmanuel Macron, et le groupe des Républicains ont voté cet article-clé.

En revanche, le groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI), le groupe de la Nouvelle Gauche et le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), qui inclut notamment les députés du Parti Communiste Français (PCF), ont voté contre.

Ils estiment que cet article inverse la hiérarchie des normes du droit du travail et qu'il donne ainsi la primauté aux accords d'entreprises sur les accords de branches.

Outre une nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche, le texte prévoit la fusion des instances représentatives du personnel, à l’exception des délégués syndicaux, et une modification du régime juridique de la rupture du contrat de travail, avec notamment une barémisation des indemnités des conseils des prud'hommes.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:20

 

Des messages électroniques de Donald Trump Junior montrent l'appui de la Russie à son père (Reuters)

 

Le fils aîné de Donald Trump a accepté de rencontrer une femme dont on lui a dit qu'elle était une avocate du gouvernement russe susceptible d'avoir des informations compromettantes contre la démocrate Hillary Clinton, rivale de son père pendant la campagne présidentielle de 2016, dans le cadre du soutien du gouvernement russe à son père, selon un échange de messages électroniques publiés Mardi 11 Juillet 2017.

Cette correspondance, que Donald Trump Junior a publiée sur Twitter, a eu lieu entre lui et Rob Goldstone, un intermédiaire britannique qui a permis d'arranger la réunion avec Natalia Vesselnitskaïa, le 9 juin 2016. Celle-ci dit être une avocate privée sans lien avec le Kremlin.

Le contenu de ces messages électroniques devrait, quoiqu'il en soit, donner des éléments aux différentes équipes qui enquêtent pour savoir s'il y a eu collusion entre le Kremlin et l'équipe de campagne du candidat républicain. Les services secrets américains ont pour leur part conclu dans un rapport que Moscou avaient cherché à nuire à Hillary Clinton et à aider Donald Trump lors de la campagne de 2016.

« Le procureur de la couronne de Russie a proposé de fournir à l'équipe de campagne de Donald Trump des documents officiels et des informations incriminant Hillary Clinton et ses tractations avec la Russie, informations qui seraient très utiles à votre père », lit-on dans un message électronique du 3 juin 2016, adressé à Donald Trump Junior par Rob Goldstone, un agent publicitaire britannique.

« Il s'agit de toute évidence d'informations sensibles de très haut niveau, mais elles découlent du soutien de la Russie et de son gouvernement en faveur de Donald Trump », ajoute-t-il.

« Si c'est bien ce que vous dites, j'adorerais, particulièrement dans le courant de l'été », a notamment répondu Donald Trump Junior.

Cette correspondance comprend au moins une erreur. La Russie, qui n'est plus une monarchie depuis un siècle, n'a pas de procureur de la couronne, mais un procureur général. Contacté, un porte-parole de ce dernier a refusé de répondre.

Le New York Times, qui avait révélé l'information sur la réunion avec l'avocate, a déclaré que Donald Trump Junior avait publié les messages électroniques sur Twitter Mardi 11 Juillet 2017 après avoir appris que le quotidien était sur le point de publier leur contenu. Il aurait préféré agir ainsi plutôt que de répondre au journal qui cherchait à avoir ses commentaires.

Dans un communiqué accompagnant les messages électroniques, Donald Trump Junior dit les publier « afin d'être totalement transparent ». Il minimise également la rencontre, en disant que l'avocate russe « n'avait pas d'information à donner ».

A la place, précise-t-il, elle voulait discuter du problème de l'adoption et de la loi Magnitsky, une loi américaine qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme. Après le vote de cette loi par le congrès américain en 2012, le président russe Vladimir Poutine a interdit l'adoption d'enfants russes par des américains.

La diffusion de ces courriels a un moment déstabilisé les marchés financiers américains.

Les experts juridiques sont divisés sur le fait de savoir si la participation de Donald Trump Junior à la réunion avec l'avocate russe pourrait engager sa responsabilité pénale.

La collusion n'est pas un crime en tant que tel. Mais si Donald Trump Junior a participé à une infraction pénale ou l'a encouragée, comme par exemple le piratage de réseaux informatiques américains, cela pourrait servir de base à des poursuites pénales.

Plusieurs juristes estiment que cette rencontre avec l'avocate pourrait être contraire à la législation en matière électorale qui interdit aux équipes de campagne d'accepter des dons ou des objets de valeur de la part de ressortissants étrangers.

Moscou a démenti toute ingérence dans la campagne présidentielle de 2016 et Donald Trump a affirmé qu'il n'y avait pas eu collusion entre son équipe et la Russie.

Plusieurs enquêtes sont en cours sur le sujet, notamment une enquête menée par un procureur spécial nommé pour cette affaire, l'ancien directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) Robert Mueller, et deux autres enquêtes menées par les deux commissions du renseignement de la chambre des représentants et du sénat.

De source proche du sénat, on déclarait Mardi 11 Juillet 2017 que la commission des renseignements de la chambre haute souhaitait entendre Donald Trump Junior et lui demandait de fournir certains documents.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 18:58

 

http://www.france-palestine.org/Inviter-Netanyahou-a-la-commemoration-du-Vel-d-Hiv-une-faute-morale-et

 

Communiqué du bureau national de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

 

Mardi 11 Juillet 2017

 

L'invitation de Benyamin Netanyahou à la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver est une faute morale et politique

 

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir le président de la république donner une certaine solennité au soixante quinzième anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver par laquelle plus de treize mille juifs, dont quatre mille enfants, ont été arrêtés chez eux par la police française avant d’être déportés et exterminés par les nazis. C’est une des pages les plus sombres de notre histoire que nous devons non seulement commémorer mais continuer à analyser pour que jamais plus des crimes de cette nature ne puissent se reproduire.

Mais l'invitation à cette commémoration de l’actuel premier ministre du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, est une faute morale et politique.

C’est d’abord une faute morale d’inviter à cette commémoration ce fauteur de haine, déjà en première ligne de la campagne haineuse contre Yitzhak Rabin, dans un climat qui a contribué à son assassinat en 1995, à la tête depuis 2009 d’un gouvernement d’extrême droite responsable de crimes de guerre tels que l’offensive de 2014 contre Gaza et la colonisation accélérée des terres palestiniennes. La place de ce personnage est sur les bancs de la Cour Pénale Internationale (CPI), pas sur le perron de l’Élysée.

C'est une faute morale accentuée par la personnalité de Benyamin Netanyahou. Dans son délire anti-palestinien et anti-arabe, il a osé dire au mois d'octobre 2015 qu'Adolf Hitler n’avait pas le projet d’exterminer les juifs, mais seulement de les expulser, provoquant le scandale jusque dans son propre camp. Et en quittant Paris, il ira rendre visite au premier ministre hongrois Viktor Orban, son comparse d’extrême-droite, qui fait l’éloge du régent Miklos Horthy, responsable de la déportation vers les camps de concentration des nazis de cinq cent mille juifs de Hongrie.

C'est aussi une faute politique d’inviter officiellement en France le chef d’un gouvernement qui clame ouvertement son mépris du droit international et qui a même refusé de se rendre à la conférence de Paris le 15 janvier 2017, qualifiée de « nouveau procès d'Alfred Dreyfus ». À l’heure où Israël accélère la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, resserre le blocus de Gaza et bafoue le droit international en toute impunité, l’urgence est aux signaux clairs pour marquer que cette impunité doit cesser.

C'est une faute morale et politique, enfin, car le travail de mémoire que nous devons poursuivre est celui de notre pays tout entier, au-delà de toute frontière communautaire réelle ou supposée. Les français qui se reconnaissent comme juifs sont français et ils ne sont pas les représentants d’un état étranger. Lorsque Benyamin Netanyahou se comporte comme le représentant des juifs français et quand il cherche, avec ses soutiens inconditionnels en France, à les instrumentaliser au service de la politique israélienne, il agit contre la cohésion de notre pays. Et lorsque le président de la république lui donne par cette invitation l’occasion de le faire, il crée la confusion, il dénature la lutte nécessaire contre l’antisémitisme et contre le racisme sous toutes ses formes et il encourage la scandaleuse ingérence de l'état d’Israël dans les affaires de notre pays.

Partout, en France, des voix s’élèvent contre l’invitation de ce criminel, qui bafoue chaque jour le droit international, aux commémorations de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Le président de la république saura-t-il les entendre ? L’enjeu est de taille, il n’est pas seulement diplomatique et il concerne au premier chef notre pays dans sa cohésion et dans le regard qu’il porte sur son histoire.

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