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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:11

 

La Central Intelligence Agency (CIA) était préoccupée par les contacts russes de l'équipe de Donald Trump (Reuters)

 

L'ancien directeur de la CIA a déclaré Mardi 23 Mai 2017 avoir été informé de l'existence de contacts entre des proches de l'équipe de campagne de Donald Trump et des représentants de la Russie au cours de l'année 2016 et avoir acquis la certitude ce été là que Moscou tentait d'interférer dans la campagne électorale.

La Maison Blanche a de son côté assuré qu'il n'existait toujours aucune preuve de collusion entre l'équipe de Donald Trump et Moscou.

John Brennan, qui a dirigé l'agence de renseignement jusqu'à l'arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, a également déclaré à la commission du renseignement du sénat américain avoir adressé une mise au garde au chef du service de sécurité russe (FSB) contre les conséquences d'une telle ingérence sur les relations entre la Russie et les Etats Unis.

« J'ai connaissance d'informations et de renseignements qui révèlent l'existence de contacts et d'interactions entre des responsables russes et des citoyens américains impliqués dans l'équipe de campagne de Donald Trump », a déclaré John Brennan.

L'ancien directeur de la CIA pense avoir été le premier responsable américain à avoir abordé cette question avec ses homologues russes, lors d'une conversation téléphonique qu'il a eue le 4 août 2016 avec le chef du FSB, Alexandre Bortnikov.

John Brennan dit avoir cité à cette occasion des articles de presse évoquant des tentatives d'interférences russes, qu'Alexandre Bortnikov a niées.

Il en a alors informé le président Barack Obama et d'autres hauts responsables. Il a également discuté de la question au mois d’août et au mois de septembre 2016 avec les représentants démocrates et républicains au congrès.

Les agences américaines de renseignement avaient conclu au début de l’année 2017 dans un rapport que la Russie avait interféré dans la campagne électorale, des accusations rejetées par le Kremlin.

Donald Trump s'est toujours montré agacé à l'idée que Moscou ait pu avoir joué un rôle dans sa victoire du Mardi 8 Novembre 2016, mais la question plombe ses premiers mois de mandat.

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:52

 

https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/240517/petition-rendons-visibles-les-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim

 

http://www.france-palestine.org/Petition-rendons-visibles-les-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim

 

Rendons visibles les prisonniers palestiniens en grève de la faim

 

Par Dominique Vidal

 

Mercredi 24 Mai 2017

 

Plus de cent quatre vingt universitaires et journalistes spécialistes du Proche Orient et du Moyen-Orient appellent à s'engager pour que les médias informent sur la tragédie des prisonniers palestiniens en grève de la faim et pour que le nouveau président et le nouveau gouvernement exercent les pressions nécessaires contre les autorités israéliennes.

 

Depuis le Lundi 17 Avril 2017, entre mille six cent et mille huit cent prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Le mouvement a été initié par le leader Marwan Barghouti et des détenus de toutes tendances politiques. Ils exigent, en priorité, des conditions de détention plus dignes. Rappelons que, à ce jour, six mille cinq cent palestiniens sont détenus dans les prisons militaires israéliennes, dont cinq cent trente six dans le cadre d’une détention dite administrative, c’est-à-dire sans qu’ils aient été formellement inculpés ou jugés.

Des milliers de palestiniens manifestent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en signe de solidarité. Mardi 23 Mai 2017, un appel à la grève générale a été massivement suivi, symbole du caractère populaire du mouvement. Face à cela, le gouvernement israélien a opté pour l’épreuve de force.

D’abord par les mots, à l’image du ministre israélien de la défense et des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a appelé à suivre le modèle de Margaret Thatcher face aux grévistes de la faim irlandais.

Puis par les actes, en réprimant les mobilisations palestiniennes et en tentant par tous les moyens de briser la grève, isolement, privation de visite et harcèlement physique et moral.

Lors de la visite dans les territoires palestiniens occupés du président des États-Unis, Donald Trump, la question des prisonniers palestiniens n’a semble-t-il même pas été évoquée. Il est donc plus qu’urgent d’agir, avant que Marwan Barghouti ne devienne le Bobby Sands de notre époque.

Nous, chercheurs et journalistes spécialisés, consacrons l'essentiel de notre vie professionnelle au Proche Orient et au Moyen-Orient.

C'est pourquoi nous ne pouvons plus nous taire face au danger de mort qui menace, comme une épée de Damoclès, les prisonniers palestiniens engagés dans une grève de la faim de plus en plus dure. Il est des moments comme celui-là où la distance nécessaire du chercheur et du journaliste par rapport à son terrain de travail doit laisser place à l'engagement pour que les médias brisent le mur du silence, pour qu'ils informent l'opinion sur la tragédie qui se joue en Israël et en Palestine et pour que le nouveau président et le nouveau gouvernement français exercent les pressions nécessaires contre les autorités israéliennes.

 

Premiers signataires

 

Gilbert Achcar, Isabelle Avran, Etienne Balibar, Pierre Barbancey, Jean Pierre Bouche, François Burgat, Pierre Cours Salies, Sylvain Cipel, Jean Paul Chagnollaud, Monique Chemillier Gendreau, Sonia Dayan Herzbrun, Nicolas Dot Pouillard, Didier Epsztajn, Jacques Fath, José Fort, Alain Gresh, Raoul Marc Jennar, Pierre Khalfa, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Löwy, Ziad Majed, Gilles Manceron, Farouk Mardam Bey, José Luis Moragues, Rosa Moussaoui, Véronique Nahoum Grappe, Bernard Ravenel, Julien Salingue, Catherine Samary, Shlomo Sand, Enzo Traverso, Dominique Vidal

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:23

 

http://www.anticolonial.net/spip.php?article3034

 

https://paris.demosphere.eu/rv/54920

 

Mai 1967 en Guadeloupe, cinquante ans et après

 

N’oublions pas le massacre des ouvriers et des lycéens guadeloupéens

 

Marche de commémoration

 

Samedi 27 Mai 2017 à 14 heures à Paris de la place de la Nation à la place de la République

 

Rassemblement place de la République à 17 heures.

 

Le 27 mai 2017, en alliance avec un collectif d’associations et des syndicats, le mouvement culturel guadeloupéen Doubout Pou Mé 1967 commémore le cinquantenaire de l’histoire d’un crime d'état commis contre le peuple guadeloupéen où de nombreux ouvriers, lycéens et passants, ont été victimes d’un véritable massacre perpétré par les autorités coloniales françaises entre le 26 mai et le 28 mai 1967.

Après une première vague de débrayages au mois de mars 1967, le 24 mai 1967, soit deux mois après, les ouvriers du bâtiment entrent en grève et ils réclament deux pour cent d'augmentation et la parité en matière de droits sociaux comme en métropole.

Le 26 mai 1967, à Pointe-à-Pitre, à la chambre de commerce, se tiennent les négociations. Le patronat, représenté par Georges Brizzard, refuse toute augmentation, « quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail », déclare t-il. La colère des manifestants monte.

Les forces de l'ordre menées par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) des Képis Rouges de l'escadron de gendarmerie mobile de Bapaume, dans le département du Pas-de-Calais, envoyés par le gouvernement de Charles de Gaulle, s'apprêtent. Puis c’est l’affrontement.

Il s'ensuit une répression sanglante dans les rues de Pointe-à-Pitre menée par les Képis Rouges. Un premier bilan officiel fera état de huit morts. Mais en 1985, Georges Lemoine, secrétaire d’état auprès du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, chargé des Départements d’Outre Mer (DOM) et des Territoires d’Outre Mer (TOM) du gouvernement de Laurent Fabius, déclarait que la répression des événements de mai 1967 avait coûté la vie à quatre vingt sept personnes.

Tandis que lors d'une interview dans l'émission Parlons Net du 20 février 2009, Christiane Taubira, députée de Guyane, évoque une centaine de morts. Tout comme le peuple guadeloupéen qui ne cessera d’évoquer un nombre bien au delà de pertes de vies humaines.

Quelque soit le nombre de vies perdues, aujourd’hui, les guadeloupéens veulent faire toute la lumière sur cette affaire. Par le biais de la commémoration de ce cinquantenaire, en Guadeloupe comme dans l’hexagone, la voix des guadeloupéens s’élève pour réclamer « la vérité, la justice et les réparations liées à ce crime d’état ».

Ils se mobiliseront aussi pour réclamer que cesse le harcèlement et les poursuites judiciaires contre les syndicalistes guadeloupéens, alors que, le Mercredi 31 Mai 2017, Elie Domota, secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) et porte parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) passera en procès à Pointe à Pitre.

C’est dans ce cadre mémoriel que le Kolèktif Doubout Pou Mé 1967, en alliance avec les partenaires signataires de cette commémoration, lancent cet appel pour la reconnaissance de ce crime colonial, pour l’ouverture totale des archives, pour la vérité et la justice pour les victimes et leurs familles, pour les réparations liées aux préjudices et pour la condamnation de l’état responsable.

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 19:36

 

Emmanuel Macron veut boucler la réforme du droit du travail au mois de septembre 2017 (Reuters)

 

Emmanuel Macron veut boucler la réforme du droit du travail au mois de septembre 2017, ont annoncé Mardi 23 Mai 2017 les présidents de la Confédération des Petites et des Moyennes Entreprises (CPME) et de la Confédération Française de l’Encadrement Confédération Générale des Cadres (CFE CGC) après avoir rencontré séparément le chef de l’état.

Le président s'est entretenu avec les partenaires sociaux des réformes qu'il veut mener dans les premiers mois de son quinquennat, les syndicats demandant du temps pour la concertation et le patronat demandant des mesures rapides et fortes.

Le président de la CPME, François Asselin, a précisé le calendrier aux journalistes, « concertation avant le deuxième tour des élections législatives, loi d'habilitation durant l'été et volonté du président de la république de passer au vote au mois de septembre 2017 ».

Il s'agit du vote de la loi de ratification, Emmanuel Macron voulant réformer sur ce sujet par ordonnances, a-t-il précisé.

Le président de la CFE CGC, François Hommeril, a expliqué que le président souhaitait voir la loi de ratification votée à la fin du mois de septembre 2017.

Pour les réformes des retraites et de l'assurance chômage, « nous pourrions attendre ou espérer, en tout cas, aboutir sur quelque chose de construit, en tout cas de structuré, aux alentours de la moitié de l'année 2018 », a dit François Asselin.

L'entourage d'Emmanuel Macron a précisé qu'il appartiendrait au premier ministre, Edouard Philippe, et à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, qui verront les syndicats et le patronat à partir du Mercredi 24 Mai 2017, « d'établir un calendrier opérationnel et de discuter dans le détail des mesures. Le président a indiqué que la concertation était un élément indispensable pour mener ces réformes », a-t-on souligné.

Le secrétaire général de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), Laurent Berger, a demandé à Emmanuel Macron de donner du temps à la concertation.

« Je lui ai demandé que la méthode ne soit pas à la hussarde et qu'il n'y ait pas une forme de précipitation qui ferait qu'il y aurait d'ici à la fin de l'été, à la fin du mois d’août 2017, le sentiment qu'il faudrait avoir tout réglé », a-t-il dit aux journalistes.

Même message du secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, « je plaide pour que le calendrier soit détendu. Il y aura une concertation cet été mais on ne règle pas certains problèmes en trois réunions, c'est évident, ou alors c'est un blocage. Je n'ai pas senti une volonté de blocage du président », a-t-il dit aux journalistes.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a exprimé des désaccords avec le président mais il a salué le fait qu'il semblait prêt à donner un peu de temps à la concertation.

Le président du mouvement des entreprises de France (MEDEF), Pierre Gattaz, a pressé Emmanuel Macron de réformer rapidement et fermement le marché du travail et de baisser bien davantage qu'annoncé le coût du travail.

« La réforme du marché du travail devrait aller vite et je crois que c'est essentiel d'aller vite sur ce gros problème français », a-t-il dit après son entretien avec le président.

Il a dit lui avoir demandé de supprimer le dispositif de pénibilité et le prélèvement de l'impôt à la source et il a assuré que, en l'absence de modification, son projet de transformer le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) en baisse des cotisations augmenterait le coût du travail.

Il a fait état de divergences avec Emmanuel Macron sur l’amplitude et la ra rapidité des réformes et il a estimé que, si des mesures fortes étaient prises, l'économie repartirait.

François Asselin a précisé qu'Emmanuel Macron avait décidé d'un moratoire sur des contraintes liées à la pénibilité, sans abandonner le dispositif ni l'ambition de traiter ce sujet.

Emmanuel Macron avait dit vouloir présenter durant l'été un projet de loi d'habilitation pour pouvoir, par ordonnances, simplifier le droit du travail, décentraliser la négociation, en donnant plus de place aux accords majoritaires d'entreprises et de branches, et encadrer les décisions des conseils des prud'hommes.

Des promesses de campagne vues comme un casus belli par certains syndicats, qui avaient livré en 2016 une longue bataille dans la rue contre la réforme du droit du travail menée par le gouvernement de François Hollande.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé Mardi 23 Mai 2017 sur la deuxième chaîne de la télévision française qu'il fallait « que les syndicats entendent la nécessité de faire bouger les lignes. Si nous cherchons à faire une loi qui rassure tout le monde et donne raison à tout le monde, il n'y aura pas de texte », a-t-il dit, jugeant « qu’on n'a pas le droit de bloquer la France parce qu'on n'est pas d'accord avec telle ou telle mesure ».

Face à la volonté de réformer le code du travail, « il va falloir que les salariés se fassent entendre, c'est évident, pour faire respecter leurs droits et pour avoir satisfaction sur un certain nombre de revendications », a répondu Philippe Martinez, selon qui « les salariés font ce qu'ils veulent ».

Le nouveau président français a fait de cette réforme une priorité du début de son quinquennat, au même titre que la relance de la construction européenne.

Il souhaite, dans un second temps, réformer l'assurance chômage pour que tous les travailleurs puissent en bénéficier et pour donner plus de place à l’état dans son pilotage, une idée que les syndicats voient aussi avec méfiance.

Plutôt que de préserver des emplois qui seraient condamnés, le président et ses proches jugent qu'il faut à la fois favoriser la création d'autres emplois et protéger davantage les personnes, notamment en améliorant le système de formation professionnelle.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 19:10

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/24/detenu-en-turquie-le-photographe-mathias-depardon-en-greve-de-la-faim_1572005

 

Détenu en Turquie, le photographe Mathias Depardon en grève de la faim

 

Par Hala Kodmani

 

Le photographe français de trente sept ans Mathias Depardon a été arrêté Lundi 8 Mai 2017 alors qu'il effectuait un reportage. Depuis, les autorités turques ne répondent pas aux nombreux appels pour sa libération.

La grève de la faim entamée depuis Dimanche 21 Mai 2017 par Mathias Depardon fait monter l’inquiétude mais aussi la pression sur le sort du photographe détenu depuis près de trois semaines en Turquie.

L’Elysée a fait savoir Mercredi 24 Mai 2017 qu’Emmanuel Macron compte évoquer le problème avec Recep Tayyib Erdogan lors de la première rencontre prévue entre les deux chefs d'état, Jeudi 25 Mai 2017 à Bruxelles, en marge d'une réunion de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Jusque-là, les appels des organisations de défense des journalistes et des différents médias, dont Libération, avec lesquels collabore le reporter indépendant, sont restés sans effet.

Défaut de communication, incohérences légales et confusion administrative de la part des autorités turques ne cessent de compliquer la compréhension même de la situation du photographe français de trente sept ans qui travaille depuis cinq ans en Turquie.

Arrêté Lundi 8 Mai 2017 à Hasankeyf au sud de la Turquie où il effectuait un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour le magazine National Geographic, Mathias Depardon a été transféré le lendemain vers un centre de rétention géré par la direction des affaires migratoires à Gaziantep, ville proche de la frontière syro-turque.

On lui reproche de n’avoir pas de carte de presse à jour, sa dernière demande de renouvellement n’ayant pas abouti, ce qui légalement équivaut à une absence de permis de séjour et doit conduire à une expulsion dans les quarante-huit heures. L’expulsion a été ordonnée Jeudi 11 Mai 2017 par la direction des migrations qui continue pourtant de le détenir jusqu’à aujourd’hui. « Le problème du renouvellement des cartes de presse pour les journalistes étrangers est très courant de la part de la direction des médias à Ankara et des dizaines de dossiers traînent depuis des mois, mais généralement sans conséquence », indique Erol Onderoglu, représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) à Istanbul.

Il semble bien dans le cas de Mathias Depardon qu’il s’agisse d’un prétexte. Car, dans le même temps, on a aussi reproché au photographe des contacts avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire classée terroriste par Ankara. Une accusation qui repose sur d’anciens reportages publiés dans diverses publications avec lesquelles collabore le photographe. « L’accusation de contact avec l’organisation classée comme terroriste par la Turquie pourrait conduire à une procédure judiciaire, or le parquet n’a poursuivi aucune action contre Mathias Depardon », souligne Erol Onderoglu. « La prise de contact n’est pas facile et les autorités ne veulent pas communiquer sur cette affaire », dit aussi le représentant de RSF.

L’association parvient à s’informer via l’avocate du photographe, Emine Seker, seule personne autorisée à rentrer en contact avec lui. Les demandes de l’ambassade de France à Ankara « pleinement mobilisée depuis l’arrestation de notre compatriote pour obtenir sa libération », selon le quai d’Orsay, n’ont pas abouti. Même le droit de visite prévu par les conventions internationales est resté lettre morte.

Depuis qu’elle a annoncé la grève de la faim entamée par son client, l’avocate s’est rendue à Ankara pour tenter de démêler l’affaire avec la direction des affaires migratoires et le ministère de l'intérieur.

Les conditions de travail se sont dégradées pour les journalistes, étrangers comme locaux, en Turquie, depuis la tentative de coup d'état du 15 juillet 2016. Pas moins de cent reporters, selon RSF, sont en prison et le pays occupe une très peu flatteuse cent cinquante cinquième place sur cent quatre vingt pays dans le classement sur la liberté de la presse établi en 2017 par l’Organisation Non Gouvernementale (ONG). Mais un traitement plus sévère touche ceux qui sont accusés de contacts avec le PKK. C’est le cas en particulier du correspondant de die Welt, le germano-turc Deniz Yucel, détenu depuis le mois de février 2017 et accusé de « propagande pour une organisation terroriste et incitation à la sédition ». Au mois d'avril 2017, un journaliste italien, Gabriele del Grande, a été arrêté pendant qu’il faisait un reportage sur les réfugiés à la frontière syrienne et il a été expulsé après deux semaines de détention.

« Cela laisse à penser que les autorités turques se servent de la carte des journalistes comme moyen de pression supplémentaire contre les européens pour rappeler la qualification du PKK comme organisation terroriste », estime Erol Onderoglu. Dans ce cas, reste à savoir si Recep Tayyip Erdogan, lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, voudra faire valoir le nécessaire respect des lois turques. Ou s’il pourrait faire un geste envers le nouveau président français en ordonnant la libération ou l’expulsion de Mathias Depardon.

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:48

 

Le gouvernement exclut une démission de Richard Ferrand (Reuters)

 

Le gouvernement a exclu Mercredi 24 Mai 2017 une démission du ministre de la cohésion du territoire, Richard Ferrand, au lendemain de révélations du Canard Enchaîné sur ses anciennes activités professionnelles et l'emploi dont a bénéficié son fils.

« Le Parquet National Financier (PNF) dit qu'il n'y a pas d'affaire », a déclaré ce proche du président Emmanuel Macron, ajoutant qu'il ne se sentait pas un maillon faible du gouvernement d'Edouard Philippe.

A la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a exclu une démission de Richard Ferrand.

« La question de sa démission ne s’est pas posée, donc évidemment ce sujet n'a pas été abordé en conseil des ministres », a déclaré Christophe Castaner.

Richard Ferrand a dirigé les Mutuelles de Bretagne entre 1990 et 2012.

Depuis 2011, l'entreprise loue des locaux à Brest à une société appartenant à sa compagne, rapporte le Canard Enchaîné dans son édition datée du Mercredi 24 Mai 2017.

« La probité du ministre n'est en rien remise en cause et il ne saurait donc être question de sa démission », a ajouté le porte-parole, rejetant la demande faite par Marine Le Pen.

La présidente du Front National, évoquant un « enrichissement personnel parfaitement immoral », avait réclamé la démission du ministre de la cohésion du territoire, nommé Mercredi 17 Mai 2017.

« Cette affaire est très proche de celle touchant François Fillon », a-t-elle indiqué en allusion à la mise en examen du candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles empêtré dans une affaire d'emplois présumés fictifs.

Le Canard Enchaîné révèle aussi que le nouveau ministre a employé, en 2014, son fils de vingt trois ans à l'époque comme collaborateur parlementaire.

« Si c'était à refaire, je ne le referais pas », a réagi Richard Ferrand, évoquant un coup de main, « aujourd'hui, il y a un rejet total de l'idée qu'un parlementaire puisse embaucher un de ses proches ».

Les Républicains ont annoncé pour leur part leur intention de saisir le procureur de la république et le PNF « au regard d'informations concernant les agissements de Richard Ferrand et de ses proches. Il se doit d'être relevé que ceux-ci sont d'une gravité certaine et qu’ils pourraient revêtir plusieurs qualifications pénales », écrit le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, dans un communiqué.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé de son côté que le premier ministre et le ministre de la justice s'expriment sur le sujet.

« Nous soutenons également la loi sur la transparence, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée à Richard Ferrand », a-t-il dit sur Radio Classique, « je demande à ce propos que le premier ministre et le ministre de la justice s’expriment à ce sujet ».

Ces révélations interviennent alors que le ministre de la justice, François Bayrou, a entamé des consultations en vue de présenter une loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres avant le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

« Cela tombe mal », a reconnu Christophe Castaner, Mercredi 24 Mai 2017.

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République En Marche (REM), dont Richard Ferrand a été le secrétaire général, estime que le ministre n'a enfreint aucune loi, faisant écho à la réaction, Mardi 23 Mai 2017, des services du premier ministre.

« Nous sommes dans le cadre d'une entreprise privée et il n'y a pas d'argent public qui est en jeu », a-t-il dit, interrogé sur la concordance entre cette affaire et la loi prévue par le ministre de la justice, François Bayrou.

Richard Ferrand a dénoncé, dans un communiqué publié dans la nuit du Mardi 23 Mai au Mercredi 24 Mai 2017, des dénonciations calomnieuses.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », déclare le ministre, mettant en avant que le loyer proposé par l'entreprise de sa compagne était inférieur au prix du marché.

L'actuel président des Mutuelles de Bretagne, Rémi Salaün, a apporté son soutien au ministre, insistant, dans une lettre adressée au directeur de l'hebdomadaire satirique, sur le fait que Richard Ferrand a « pris une large part au redressement de l’union mutualiste ».

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:24

 

L'enquête sur l'attentat à Manchester se concentre sur un réseau (Reuters)

 

Salman Abedi, le kamikaze qui a tué vingt deux personnes Lundi 22 Mai 2017 à la sortie d'un concert à Manchester, faisait partie d'un réseau plus large, a déclaré Mercredi 24 Mai 2017 le chef de la police de la ville, alors que l'armée a été déployée à travers la Grande-Bretagne et qu’elle a été placée en état d'alerte maximale.

La police a effectué trois nouvelles arrestations Mercredi 24 Mai 2017 dans la matinée à Manchester et elle a perquisitionné dans un logement dans le centre de cette ville du nord de la Grande Bretagne, a précisé Ian Hopkins en parlant d'une enquête qui avance rapidement.

La police a annoncé Mercredi 24 Mai 2017 dans l'après-midi l'arrestation d'un autre homme à Wigan, ville proche de Manchester. Ce suspect transportait un colis qui est désormais en cours d'examen.

« Je pense qu'il est très clair que nous enquêtons sur un réseau », a déclaré le chef de la police de Manchester à la presse.

« Des investigations approfondies sont en cours et des opérations se déroulent à travers l'agglomération du Grand Manchester au moment où nous parlons », a-t-il ajouté.

De source proche de l'enquête, on précise que l'accent est mis sur l'aide dont pourrait avoir bénéficié Salman Abedi pour confectionner sa bombe et sur l'identification du lieu où elle a été assemblée.

D'après la British Broadcasting Corporation (BBC), les services de sécurité estiment que la bombe était trop sophistiquée pour que le kamikaze ait pu la fabriquer seul.

Les autorités britanniques ont dit craindre Mardi 23 Mai 2017 qu'une nouvelle attaque soit imminente, même si Mark Rowley, le patron de la police antiterroriste, a parlé d'un relèvement du niveau d'alerte à titre de précaution.

Une première interpellation avait eu lieu Mardi 23 Mai 2017 à Manchester et, Mercredi 24 Mai 2017, les services libyens de contre-terrorisme ont annoncé que le frère cadet de Salman Abedi avait été arrêté à Tripoli.

Hachem Abedi est soupçonné d'être lié à l'organisation Etat Islamique, qui a revendiqué l'attentat, a précisé un porte-parole libyen.

Selon le centre de réflexion Kalam Research and Media, qui a un bureau à Tripoli, le père de Salman Abedi et d'Hachem Abedi, Abou Ismaïl Abedi, avait lui même intégré un groupe islamiste armé formé par des vétérans du djihad contre les soviétiques en Afghanistan, le Groupe Islamique Combattant en Libye, deux ans environ après être arrivé à Londres, puis à Manchester, en provenance d'Arabie Saoudite en 1992.

Le groupe, lié à al Qaïda, n'a été interdit en Grande-Bretagne qu'en 2005.

Abou Ismaïl Abedi est retourné s'installer en Libye après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a déclaré à Reuters un curateur de la mosquée de Disbury, dans le sud de Manchester, où la famille Abedi avait ses habitudes.

Invitée Mercredi 24 Mai 2017 sur la BBC, la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a dit penser que Salman Abedi était lui-même rentré récemment d'un voyage en Libye. Elle a au passage critiqué des fuites en provenance des Etats-Unis sur certains éléments de l'enquête.

Son homologue français, Gérard Collomb, a pour sa part déclaré sur BFM Télévision que le kamikaze était sans doute passé également par la Syrie.

Il avait « en tout cas des liens avec l’Etat Islamique qui sont avérés », a-t-il ajouté sur BFM Télévision.

Amber Rudd a aussi jugé probable que Salman Abedi n'ait pas agi seul.

Elle a confirmé que le jeune homme de vingt deux ans était connu des services de sécurité britanniques avant son passage à l'acte.

« Il semble probable et possible qu'il n'a pas agi seul. Les services de renseignement et la police remontent par conséquent leurs pistes afin d'obtenir toutes les informations dont ils ont besoin pour assurer notre sécurité », a-t-elle dit.

Le relèvement de l'état d'alerte au niveau critique, le degré maximal correspondant à un risque d'attentat imminent, a été annoncé Mardi 23 Mai 2017 par Theresa May. C'est une première en Grande-Bretagne depuis le mois de juin 2007.

La première ministre britannique, dont le parti conservateur a annoncé Mercredi 24 Mai 2017 qu'il devrait reprendre Vendredi 26 Mai 2017 la campagne en vue des élections législatives du Jeudi 8 Juin 2017, suspendue depuis l'attentat, a également ordonné le déploiement de l'armée pour sécuriser le pays.

Des soldats pourront être appelés en renfort pour assurer la sécurité de rassemblements publics comme les concerts ou les événements sportifs.

Amber Rudd a précisé que ces renforts militaires seraient sous le commandement de la police. Jusqu'à trois mille huit cent soldats pourraient être déployés, a-t-elle ajouté, pour alléger la charge des forces de police et leur permettre de se consacrer à d'autres tâches.

L'identification des victimes s'est parallèlement poursuivie. Une petite fille de huit ans, deux adolescentes et un homme de vingt huit ans sont au nombre des personnes décédées, ainsi qu'un couple de polonais venus récupérer leurs deux filles à la sortie du concert. Les deux enfants sont indemnes.

A Paris, Gérard Collomb a déclaré qu'aucun français ne figurait au nombre des victimes.

Mercredi 24 Mai 2017, selon les autorités médicales, vingt des soixante quatre blessés se trouvaient toujours dans un état critique.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:56

 

Benoît Hamon soutient les adversaires de Manuel Valls et de Myriam el Khomri (Reuters)

 

Le candidat socialiste dans la course à l'Elysée, Benoît Hamon, a annoncé Mardi 23 Mai 2017 qu'il soutenait les adversaires de Manuel Valls et de Myriam el Khomri dans la perspective du premier tour des élections législatives pour lesquelles il est lui-même candidat.

« Je suis cohérent », a dit à Reuters le député sortant, qui a recueilli six pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles après avoir remporté l’élection primaire du Parti Socialiste sur une ligne en désaccord avec la politique menée durant le quinquennat de François Hollande.

Benoît Hamon apporte son soutien à Michel Nouaille, candidat du Parti Communiste Français (PCF) contre Manuel Valls dans la première circonscription de l'Essonne.

Finaliste malheureux de l’élection primaire du Parti Socialiste, l'ancien premier ministre n'avait pas respecté sa promesse de soutenir le vainqueur et avait appelé à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour des élections présidentielles.

Candidat à sa réélection, Manuel Valls n'est investi ni par le Parti Socialiste ni par la République En Marche (REM), qui n'ont pas présenté de candidats contre lui.

Dans la dixième circonscription de l'Essonne, Benoît Hamon soutient le candidat du PCF et maire de Grigny, Philippe Rio, plutôt que le député sortant Malek Boutih, estampillé « majorité présidentielle ».

Opposant à la loi travail défendue l'année dernière par la ministre Myriam el Khomri, Benoît Hamon ne soutient pas cette dernière dans la dix-huitième circonscription de Paris, lui préférant la féministe Caroline de Haas, candidate soutenue par le PCF et Europe Ecologie Les Verts (EELV).

Dans la deuxième circonscription de la Haute-Garonne, Benoît Hamon appuie le candidat d’EELV, Salah Amokrane, qui l'a conseillé sur les questions d'égalité et de justice sociale durant la campagne, au détriment du député socialiste sortant Gérard Bapt, qui brigue un dixième mandat.

Benoît Hamon est candidat à sa réélection dans la circonscription de Trappes, dans les Yvelines, où il a été dépassé par le candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, au premier tour des élections présidentielles.

L'ancien ministre de l’éducation nationale et le député européen d’EELV Yannick Jadot organisent le premier juillet 2017 en Ile-de-France un évènement appelé à lancer une réflexion sur l'avenir de la gauche, alors que le Parti Socialiste est en pleine déliquescence après l'échec du premier tour des élections présidentielles.

Yannick Jadot avait renoncé à se présenter au premier tour des élections présidentielles et s'était rallié à Benoît Hamon.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:09

 

Allié ou non avec le Front National, Nicolas Dupont-Aignan risque de tout perdre (Reuters)

 

Au comptoir du bar du Pari Mutuel Urbain (PMU) d’Yerres, on s'échange bruyamment un numéro du Parisien daté du Mardi 23 Mai 2017. En page six du quotidien, il y a une photographie de Nicolas Dupont-Aignan, inamovible figure de cette ville de l'Essonne et candidat malheureux à la présidentielle.

« Il a vraiment fait une connerie », attaque l'un des clients. « Oui, surtout que cela a surpris tout le monde », lui répond une autre.

Au coeur des débats, il y a l'alliance du président de Debout La France (DLF), gaulliste auto proclamé, avec Marine Le Pen, présidente du Front National, entre les deux tours de la présidentielle.

Avec moins de cinq pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles, il serait devenu le premier ministre de la première présidente française d'extrême droite.

« Nous sommes tous tombés du haut de l'armoire », dit Jacqueline à quelques mètres du bar.

Cette septuagénaire, habite Yerres, ville de vingt neuf mille habitants située à vingt trois kilomètres de Paris, depuis près d'un demi-siècle.

Elle a voté pour Nicolas Dupont-Aignan pendant vingt ans « parce qu'il a bien remonté la commune ». Aujourd'hui, elle ne veut plus entendre parler de lui.

Elu en 1995 à la tête d'une commune surendettée, Nicolas Dupont-Aignan est devenu un personnage local prépondérant en redressant les finances de la ville et il cumule les postes de maire, de député et de président d'agglomération.

En 2012, il était réélu député avec plus de soixante et un pour cent des voix. Lors du premier tour des dernières élections présidentielles, il est arrivé en tête au premier tour dans sa ville, devançant Emmanuel Macron de plus de cinq points.

Mais avec son éphémère accord avec le parti d'extrême droite, le maire d’Yerres a soulevé la contestation de ses administrés. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans cette ville d'habitude très calme.

Nicolas Dupont-Aignan s'est un peu plus coupé de ses électeurs, le 3 mai 2017 dans le Parisien, en qualifiant les manifestants « d'idiots utiles du système et de gauchistes ». Des accusations réitérées à Reuters.

« Nous nous réunissions sur la place de la mairie, rebaptisée place de la honte », se souvient Jacqueline, ancienne électrice du maire qui a gardé un écriteau « idiot utile » dans son portefeuille et l'exhibe avec fierté.

Nicolas Dupont-Aignan parle de « manipulation médiatique et de procès en sorcellerie » au sujet de son soutien à Marine Le Pen et des manifestations qui l'ont suivi.

Tous les habitants d'Yerres ne lui ont pas tourné le dos.

Marjolaine, vingt quatre ans, a voté pour lui au premier tour des élections présidentielles et elle votera pour lui à nouveau pour le premier tour des élections législatives « pour ses idées à lui, pas pour un parti politique ».

Reste que, avec ces remous, la huitième circonscription de l'Essonne est vue comme de nouveau gagnable par ses opposants.

Jusque-là, le président de DLF, membre du Rassemblement Pour la République (RPR) lors de sa première élection et qui a quitté l'Union pour une Majorité Populaire (UMP) en 2007, bénéficiait d'une « compréhension au niveau local » de la droite, se souvient, François Durovray président des Républicains du conseil départemental de l’Essonne et ancien soutien. Ce pacte de non-agression n'est plus d'actualité.

Plusieurs ténors de la droite francilienne, comme la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, se sont déplacés à Yerres pour aider Irvin Bida, le candidat de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) et des Républicains.

« J'ai beaucoup d'espoirs sur mes épaules », reconnaît ce proche de Jean-Louis Borloo qui veut croire à une possible défaite de l'inamovible Nicolas Dupont-Aignan.

D'autant que le candidat de DLF doit faire face à une candidature du Front National.

Nicolas Dupont-Aignan est aussi contesté dans ses mandats locaux.

Au sein du conseil municipal, plusieurs membres de la majorité ont affiché leur distance avec le maire lors des célébrations du Lundi 8 Mai 2017. Lui veut croire que cet épisode est terminé.

Bousculé au comité d'agglomération, Nicolas Dupont-Aignan affirme qu'il ne quittera pas son poste de président.

« Il n'y a pas de délit d'opinion en France », dit-il.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 18:48

 

Attentat suicide à la fin d'un concert à Manchester, vingt deux morts (Reuters)

 

La police britannique a annoncé Mardi 23 Mai 2017 que l'auteur présumé de l'attentat qui a fait Lundi 22 Mai 2017 au moins vingt deux morts, dont des mineurs, à la sortie d'un concert à Manchester, s'appelait Salman Abedi et elle a également arrêté un homme de vingt trois ans dans le cadre de l'enquête.

L'attentat suicide perpétré à la fin d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande dans la ville du nord de la Grande Bretagne est l'attaque la plus meurtrière sur le sol britannique depuis les attentats de Londres au mois de juillet 2005.

Se faisant l'écho de l'émoi international causé par cet attentat, qui a aussi fait cinquante neuf blessés, la première ministre britannique, Theresa May, a dénoncé un acte ignoble visant des enfants et des adolescents.

L'organisation Etat Islamique, qui ne cesse de perdre du terrain en Irak et en Syrie, a revendiqué cet attentat mais les éléments qu'elle fournit dans deux messages contradictoires diffèrent de la version des faits donnée par la police britannique, ce qui suscite des interrogations parmi les experts occidentaux des questions de sécurité.

Outre les vingt deux morts, de nombreux blessés dans un état très grave ont été placés en soins intensifs et plus d'une dizaine d'enfants ont été hospitalisés, ont indiqué les services sanitaires de Manchester et de sa région.

S'exprimant devant ses bureaux de Downing Street à Londres après une réunion avec les responsables des services de sécurité et de renseignement britanniques, Theresa May a déclaré que les enquêteurs pensaient avoir établi l'identité de l'auteur de l'attentat, survenu moins de trois semaines avant des élections législatives en Grande-Bretagne.

Il s'agit de Salman Abedi, qui était âgé de vingt deux ans, a par la suite déclaré le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins.

Le policier n'a pas voulu fournir davantage de précisions mais, de sources proches des services de sécurité américains, on indique que le jeune homme est né à Manchester en 1994 de parents d'origine libyenne.

Si le kamikaze semble avoir agi seul à la Manchester Arena, les autorités cherchent à savoir s'il n'a pas bénéficié du soutien d'un réseau, a déclaré Ian Hopkins.

La police britannique a annoncé l'arrestation d'un homme de vingt trois ans, au sujet duquel elle n'a fourni aucun autre détail mais qui pourrait être, selon des médias britanniques, le frère de Salman Abedi.

Elle s'est aussi déployée dans des quartiers du sud de Manchester, Whalley Range et Fallowfield, où elle a procédé à une explosion contrôlée dans le cadre d'une perquisition. La famille de Salman Abedi vivait à Fallowfield dans les années 1990.

Des témoins à Whalley Range ont rapporté que des policiers armés avaient encerclé un ensemble résidentiel récemment construit dans une rue habituellement calme.

Cette attaque à Manchester est la plus meurtrière commise sur le sol britannique depuis les attentats du mois de juillet 2005 dans les transports publics londoniens dans lesquels cinquante deux personnes avaient péri.

L'explosion s'est produite à proximité immédiate de la Manchester Arena, qui revendique le statut de plus grande salle de concert d'Europe avec une capacité de vingt et un mille spectateurs, alors que le concert se terminait.

D'après la police des transports, le kamikaze a activé sa charge au niveau des accès reliant la salle de concert au réseau de transports en commun de Manchester. Selon une source proche de l'enquête, des pièces métalliques et des boulons avaient été ajoutés à la charge pour amplifier les conséquences de l'explosion.

Des images de panique à l'intérieur et à l'extérieur de la salle sont rapidement apparues sur les réseaux sociaux, sur lesquels de nombreux parents affolés se sont précipités pour tenter d'obtenir des nouvelles de leurs enfants présents au concert. Ariana Grande n'a pas été touchée.

De nombreux dirigeants à travers le monde, dont le président français Emmanuel Macron, ont adressé des messages de solidarité à la Grande-Bretagne.

Cet attentat a notamment ravivé en France le souvenir des attaques du Vendredi 13 Novembre 2015 à Paris, elles aussi revendiquées par l'Etat Islamique, au cours desquelles quatre vingt dix personnes ont notamment été tuées dans la salle de spectacles du Bataclan.

Dans le cas de Manchester, la revendication de l'organisation Etat Islamique diffusée sur la messagerie Telegram paraît contredire la version de la police britannique, qui parle d'un attentat suicide. L'Etat Islamique évoque pour sa part des engins explosifs déposés « au milieu d'un rassemblement de croisés ».

L'Etat Islamique, qui a revendiqué une série d'attaques commises sur le sol européen, comme à Paris, à Nice le Jeudi 14 Juillet 2016 ou bien encore à Bruxelles, Saint-Pétersbourg, Berlin et Londres, ne nomme pas cette fois l'auteur de l'attaque, contrairement à ses habitudes.

L'organisation semble aussi contredire un autre message publié sur son organe de communication, Amaq, dans lequel est évoqué un groupe d'assaillants. Cette dernière formule a par la suite été retirée.

Dan Coats, le directeur du renseignement national aux Etats-Unis, a déclaré que les services américains ne pouvaient pas confirmer dans l'immédiat l'implication de l'Etat Islamique dans les événements survenus à Manchester.

 

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