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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:53

 

https://reporterre.net/Des-milliers-d-Amerindiens-manifestent-a-Washington-contre-l-oleoduc-Standing

 

Des milliers d'amérindiens manifestent à Washington contre l’oléoduc Standing Rock et pour protéger la terre

 

Des milliers de personnes ont marché à Washington jusqu’à la Maison Blanche, Vendredi 10 Mars 2017, pour protester contre l’oléoduc géant dans le Dakota du Nord et pour défendre les droits des peuples indigènes et de tous à un environnement préservé. Reporterre était sur place.

Après avoir enduré l’hiver glacial du Dakota du Nord sous des tentes, ce n’est pas le mélange de pluie et de neige de Washington, Vendredi 10 Mars 2017, qui allait intimider les protecteurs de l’eau. Des dizaines de tribus amérindiennes, rejointes par des militants environnementaux, des vétérans de l’armée mais aussi de simples citoyens, ont défilé aux cris de « l'eau, c’est la vie », lors d’une marche jusqu’à Maison Blanche.

La manifestation avait pour point central le soutien à la tribu sioux de Standing Rock contre le passage du désormais tristement célèbre oléoduc Dakota Access Pipe Line (DAPL). Mais les participants sont aussi venus délivrer un message plus large. Il faut respecter les droits des indigènes et protéger l’eau, partout dans le monde.

Les marcheurs se sont d’abord réunis sous les fenêtres de l’Army Corps of Engineers, l’agence fédérale qui, sous les influences contradictoires de Barack Obama puis de Donald Trump, a stoppé puis autorisé à nouveau les travaux de l’oléoduc.

Dallas Goldtooth, le leader du mouvement contre les énergies fossiles de l’Indigenous Environmental Network (IEN), reste positif. « Ce que nous observons en ce moment, c’est que les tribus indigènes continuent à être à l’avant-garde du changement et des mouvements sociaux. Nous continuerons à nous adresser à tous nos alliés à travers le pays pour que les peuples indigènes s’élèvent et défendent leurs droits. Car les droits des indigènes ne protègent pas que les indigènes. Ils vous protègent vous, la terre, l’eau et les générations futures ».

Tokata Iron Eyes, une adolescente de la tribu de Standing Rock, harangue la foule avant le départ de la marche. « Je ne sais pas si j’aurai de l’eau propre dans les cinq prochaines années et personne ne devrait avoir à vivre cela », lâche-t-elle sous une pluie glacée. « Je ne veux pas quitter ma terre natale. Nous sommes là pour dire que nous résistons ».

Les habitants de Standing Rock affirment que l’oléoduc de mille neuf cent kilomètres, qui doit traverser la rivière Missouri en amont de leur réserve, menace de polluer leur eau potable et de souiller les sépultures sacrées de leurs ancêtres. Un premier recours en justice après l’ordre de Donald Trump de reprendre les travaux, qui s’est traduit au mois de février 2017 par l’évacuation forcée du camp où la résistance s’était enracinée un an plus tôt, a été rejeté par un juge la semaine dernière. La réponse d’un juge fédéral à un autre recours, formé par plusieurs tribus, est attendue prochainement.

Avant d’arriver à la Maison Blanche, les marcheurs ont fait un arrêt symbolique devant le Trump Hotel, sur Pennsylvanie Avenue. Là, ils ont monté un tipi et posé pour les photographes, en pied-de-nez au président américain.

Le nouveau chef de l’état, qui a non seulement relancé deux projets d’oléoducs géants mais qui a aussi nommé des climato-sceptiques à des postes-clés du gouvernement, est devenu le cauchemar des amérindiens.

Tom Goldtooth, père de Dallas Goldtooth et président de l’IEN, ne mâche pas ses mots. « Ce qui se passe dans ce pays, c’est de la tyrannie. Le président fait passer le capitalisme d’abord, au détriment de l’environnement, de l’eau propre et des droits de l’homme, en particulier ceux des peuples indigènes. Nous sommes très inquiets pour les quatre prochaines années, nous avons peur qu’elles mènent à une nouvelle guerre mondiale ».

Difficile d’évaluer le nombre de participants, Vendredi 10 Mars 2017, ils étaient plusieurs milliers pour sûr. La marche s’est terminée sous un rayon de soleil fugace face à la Maison Blanche et les leaders de différentes tribus ont pris la parole.

Temryssxelitia Lane, membre de la Lummi Nation, dans le nord-ouest des Etats-Unis, est heureuse de voir une telle mobilisation. « Mon coeur s’emplit d’amour, de joie et de gratitude à la vue du soutien reçu aujourd’hui, ici mais aussi à travers le monde. La France, par exemple, est très mobilisée dans les campagnes visant à désinvestir des énergies fossiles en boycottant certaines banques qui soutiennent ce génocide. Il est temps de se diriger vers les énergies durables. Nous avons la technologie pour le faire ».

Et même si le DAPL est finalement construit, selon Energy Transfer Partners (ETP), la société constructrice, il devrait être opérationnel d’ici la fin du mois de mars 2017, le mouvement né à Standing Rock est parti pour durer. « Même si notre population est faible numériquement par rapport au reste des Etats-Unis, nous avons réussi par divers moyens de communication, notamment grâce aux réseaux sociaux, à renforcer notre voix et à montrer au pays et au monde que nous sommes toujours là », estime Anna Tsouhlarakis, une habitante de Washington originaire de la tribu Navajo, au Nouveau-Mexique.

Pour Tom Goldtooth, de l’IEN, c’est certain. « La lutte autour de Standing Rock est le début d’une mobilisation de masse. La prochaine aura lieu le Samedi 29 Avril 2017, ici à Washington, avec la marche du peuple pour le climat ».

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:29

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/107965/evry-penche-melenchon

 

Naufrage du Parti Socialiste à Evry

 

Par Mylène Hassany

 

La défiance envers le Parti Socialiste a fini par arriver dans l’un de ses plus fidèles bastions, à Evry. Dimanche 23 Avril 2017, les résultats de ce premier tour de l’élection présidentielle étaient sans appel. La ville de Manuel Valls, tenue par Francis Chouat, a placé Jean-Luc Mélenchon en tête avec trente cinq pour cent des voix, devant Emmanuel Macron avec vingt sept pour cent des voix et Marine Le Pen avec douze pour cent des voix.

 

Ces résultats finaux ont de quoi donner un nouveau visage à la capitale de l’Essonne, souvent reléguée au statut médiatique de fief de Manuel Valls et du Parti Socialiste. Alors que la France semble aussi en avoir fini avec les grands partis, Evry de son côté enterre à sa manière le Parti Socialiste, qui y régnait pourtant depuis quelques décennies. Jean-Luc Mélenchon obtient trente cinq pour cent des voix et Emmanuel Macron obtient vingt sept pour cent des voix, là ou le candidat du Parti Socialiste ne recueille que neuf pour cent des suffrages exprimés.

 

Comment analyser ces résultats ? « Un grand bouleversement dans le monde politique » en serait l’une des causes, interprète d’abord Francis Chouat, maire d’Evry. La semaine dernière, l’élu envoyait pourtant à ses administrés une lettre cosignée avec Manuel Valls pour affirmer son soutien à Emmanuel Macron et pour appeler à voter pour le candidat du Mouvement En Marche, peine perdue.

 

A chaud, après l’annonce des résultats nationaux et départementaux, Francis Chouat voulait avant tout souligner « une participation très importante. Nous pouvions craindre une abstention digne de 2012. A Évry, la participation a été en hausse ». Elle se monte à 73,37 % cette année contre 72,92 % en 2012, avec moins d’inscrits cette année, soit en réalité moins de votants, dix huit mille trois cent vingt neuf cette année contre dix huit mille cinq cent cinquante quatre il y a cinq ans.

 

Avant d’expliciter et de livrer son analyse du scrutin de ce premier tour, « ces résultats traduisent un très profond bouleversement dans le monde politique. Evry est à l’image de l’élection nationale ». Avant d’admettre que, à Evry et en Essonne, « Jean Luc Mélenchon a réussi à capter, beaucoup plus que Marine Le Pen, un vote populaire important ». A ce titre, ce dernier annonce qu’il ne faut pas « sous-estimer les résultats de la candidate du Front National et ne surtout pas croire que l’élection du deuxième tour est jouée ».

 

Ensuite, « il y aura campagne entre les deux tours pendant laquelle il faudra prendre position pour Emmanuel Macron. Les français devront faire le choix du renouveau républicain, avec l’espoir que Marine Le Pen soit écartée du pouvoir », indique celui qui se réjouit « d’avoir pris ses responsabilités ».

 

Mais selon le maire d’Evry, il n’y a pourtant pas de quoi annoncer une déroute pour Manuel Valls aux élections législatives qui auront lieu au mois de juin 2017. « Nous nous sommes rendus dans plusieurs bureaux de vote avec Manuel Valls. L’accueil des évryens a été formidable. L’élection présidentielle reste une victoire des forces républicaines de la gauche ». Pour autant, l’appel de l’ancien premier ministre et du premier édile de la ville n’a que partiellement fait mouche. Concernant le cas de la candidature de Manuel Valls pour les élections législatives, nul doute que cela va bouger du côté du Parti Socialiste. Cela sent le remake de règlements de comptes à OK Corral.

 

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:51

 

DEFAITE HISTORIQUE DU PARTI SOCIALISTE

 

Par Bernard Fischer

 

Lundi 24 Avril 2017

 

Encore une fois, tout commence maintenant. Le jour d’après arrive enfin après la plus longue, la plus pénible et la plus spectaculaire campagne du premier tour des élections présidentielles françaises.

Une majorité relative des citoyens et des électeurs français votera au début du mois de mai 2017 pour l’élection d’un jeune président de trente neuf ans.

Comme je l’écrivais dans mon seul message pendant cette campagne électorale, Emmanuel Macron est le digne héritier et le parfait successeur de François Hollande.

Au-delà de son caractère apparemment spectaculaire et au-delà du dégagisme, selon la célèbre expression d’un non moins célèbre candidat, cette campagne électorale confirmait les deux plus grandes tendances de la vie politique française depuis plusieurs dizaines d’années.

Elle confirmait l’installation du Front National au centre de la vie politique française et elle accélérait la longue agonie du Parti Socialiste sinon du bipartisme des institutions de la cinquième république. Les résultats du premier tour confirment totalement ce pronostic.

L’histoire est d’une cruelle ironie. En 2002, il y a quinze ans, presque jour pour jour, la qualification de Jean Marie Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles provoquait l’élimination du candidat de la gauche et ancien premier ministre Lionel Jospin. Quinze ans plus tard, la qualification de la fille de Jean Marie Le Pen provoque l’élimination du candidat de la droite républicaine et ancien premier ministre François Fillon.

Le phénomène majeur des résultats du premier tour des élections présidentielles de 2017 est le suivant. Depuis des mois, les observateurs les plus sérieux et les plus attentifs, il y avait même un éditorial du Monde relatif à cette question, faisaient la comparaison entre la candidature de Gaston Defferre au premier tour des élections présidentielles de 1969 et la candidature de Benoît Hamon cette année. Nous y sommes. Gaston Defferre était en 1969 le dernier candidat de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO). Benoît Hamon est cette année le dernier candidat du Parti Socialiste. Nous sous estimions tous la crise du Parti Socialiste.

L’autre phénomène majeur du premier tour des élections présidentielles de cette année est la candidature et la campagne de Jean Luc Mélenchon. En 2012, il y a cinq ans, il faisait onze pour cent des voix et il avait quatre millions d’électeurs. Il n’en faisait rien. Il refusait catégoriquement toute adhésion individuelle au Front De Gauche (FDG), la transformation d’un bulletin de vote en mouvement politique, comme diraient les espagnols.

Cinq ans plus tard, il fait dix neuf pour cent des voix et il a sept millions d’électeurs. C’est une victoire politique personnelle considérable.

Qu’en fera-t-il ? Nous aurons des premières réponses à cette question dans la campagne pour les deux tours des élections législatives du mois de juin 2017.

La gauche et l’extrême gauche française et européenne du vingtième siècle, le stalinisme et la sociale démocratie, n’apprenaient jamais rien et n’oubliaient jamais rien. Comme les dinosaures de la préhistoire, c’était finalement la cause la plus fondamentale de leur crise conjointe et de leur disparition.

La question centrale à l’ordre du jour est bien la question de l’invention d’une tactique et d’une stratégie démocratique et socialiste pour le vingt et unième siècle.

Le mouvement de Bernie Sanders aux Etats Unis, la gauche travailliste en Grande Bretagne et Podemos en Espagne, écrivent cette histoire. Nous verrons bien qui l’écrira en France.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:05

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN17P0PY-OFRTP?sp=true

 

Duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles, front républicain contre Front National

 

Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affronteront le Dimanche 7 Mai 2017 pour la présidence de la république française à l'issue d'un premier tour historique qui voit le candidat de la droite républicaine, François Fillon, éliminé et la gauche socialiste décimée.

Inconnu du public jusqu'à sa nomination au ministère de l’économie en 2014, Emmanuel Macron, à trente neuf ans le benjamin de ce scrutin, relève un pari jugé fou il y a encore un an avec un positionnement idéologique inédit, ni droite ni gauche, à la tête du Mouvement En Marche, créé le 6 avril 2016.

Héraut du renouvellement politique, il s'est placé en tête avec environ vingt trois pour cent des suffrages et la plupart des grands perdants ont appelé à voter pour lui dans deux semaines.

Présenté par ses adversaires comme un héritier du hollandisme, un prétendant inexpérimenté, cet ancien banquier, qui n'avait jamais brigué le suffrage universel auparavant, serait bien placé, selon les instituts de sondage, pour devenir le Dimanche 7 Mai 2017 le plus jeune chef d’état de la cinquième république.

« Je souhaite, dans quinze jours, devenir le président des patriotes face à la menace des nationalistes », a-t-il dit.

« Le défi à partir de ce soir est de décider de rompre jusqu’au bout avec le système qui a été incapable de répondre aux problèmes de notre pays depuis plus de trente ans », a-t-il ajouté, appelant de ses voeux une majorité de gouvernement.

Quinze ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen, Dimanche 21 Avril 2002, c'est la seconde fois sous la cinquième république que l'extrême droite accède au second tour d'une élection présidentielle.

Marine Le Pen, la fille du cofondateur du Front National, obtient entre vingt et un et vingt deux pour cent des voix, un record de suffrages, contre dix sept pour cent des voix pour son père.

Affirmant que la survie de la France était en jeu, Marine Le Pen a lancé un appel « à tous les patriotes sincères pour favoriser l'avènement de l’alternance fondamentale ».

Alors que le Front National saluait une victoire historique, le premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, a invité tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au second tour dans une déclaration solennelle.

Le président sortant, François Hollande, a téléphoné à Emmanuel Macron pour le féliciter et il a fait savoir qu'il s'exprimerait rapidement pour donner clairement son choix.

François Fillon, troisième à quasi-égalité avec le candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, a invité, « pas de gaieté de cœur », à voter pour Emmanuel Macron au second tour afin d'éviter à la France « la violence et l’intolérance » du Front National.

D'Alain Juppé à Laurent Wauquiez, en passant par Jean-Pierre Raffarin, la doctrine que Nicolas Sarkozy avait imposée à la droite depuis 2011, ni Front National ni front républicain, a été enterrée Dimanche 23 Avril 2017, à l'exception notable de Sens Commun et du Parti Chrétien-Démocrate, alliés de François Fillon, qui ont mis en avant « la liberté de conscience ».

François Fillon a exhorté la droite et le centre à rester unis en vue des élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017.

Pour la droite, c'est une déroute sans précédent depuis la réélection au suffrage universel direct du général Charles de Gaulle en 1965. Avec la défaite de François Fillon, en dessous de vingt pour cent des suffrages selon des résultats provisoires, c'est la première fois que la droite républicaine est éliminée au premier tour.

L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui avait triomphé contre toute attente au mois de novembre 2016 face à l'ancien président et face à Alain Juppé dans l’élection primaire de la droite et du centre, paye en partie les affaires judiciaires qui ont plongé sa campagne et son camp dans la tourmente après la révélation, le 25 janvier 2017, des emplois présumés fictifs de son épouse Pénélope Fillon, puis celle des cadeaux vestimentaires consentis par Robert Bourgi, figure sulfureuse de la Françafrique.

A gauche, le candidat socialiste Benoît Hamon, balayé avec environ six pour cent des voix, a appelé lui aussi à voter contre la candidate du Front National, en déplorant « une défaite morale pour la France et pour une partie de la gauche ».

Le Parti Socialiste, dont la blessure de 2002 avec l'élimination de Lionel Jospin au premier tour était à peine cicatrisée, a subi la plus cuisante des débâcles depuis le premier tour des élections présidentielles de 1969, dans lesquelles Gaston Defferre avait obtenu cinq pour cent des voix et Michel Rocard avait obtenu quatre pour cent des voix.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, s'est pour sa part refusé à donner une consigne pour le second tour des élections présidentielles, soulignant n'avoir reçu aucun mandat pour s'exprimer à la place de ses électeurs.

Le candidat d'extrême gauche, qui avait joui d'une dynamique favorable dans la dernière ligne droite de la campagne, échoue à soixante cinq ans, mais il fait presque jeu égal avec François Fillon. Il avait recueilli onze pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles en 2012, sa première candidature.

Quelque quarante sept millions de français étaient appelés aux urnes pour désigner le successeur de François Hollande, qui ne se représentait pas, au terme d'une campagne marquée par l'irruption de la menace terroriste et des affaires judiciaires.

La participation a été de soixante dix huit pour cent, selon un décompte partiel du ministère de l’intérieur. Elle était de soixante dix neuf pour cent en 2012.

Trois jours après une attaque revendiquée par l'Etat Islamique contre des policiers aux Champs-Elysées, à Paris, cinquante mille membres des forces de l'ordre, appuyés par les militaires de l’opération Sentinelle, étaient mobilisés pour assurer notamment la sécurité des soixante sept mille bureaux de vote.

Des heurts ont opposé Dimanche 23 Avril 2017 dans la soirée à Paris forces de l'ordre et manifestants, principalement des militants d'extrême gauche, sans incidents notables.

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 18:01

 

http://www.aurdip.fr/declaration-de-bnc-sur-la-campagne.html

 

Déclaration du comité national palestinien du mouvement pour le Boycott, pour le désinvestissement et pour les Sanctions (BDS) sur la campagne israélienne en cours pour réduire au silence Omar Barghouti et réprimer le mouvement pour le BDS

 

Le Dimanche 19 Mars 2017, les autorités fiscales israéliennes ont fait irruption dans la maison d’Omar Barghouti, éminent défenseur palestinien des droits de l’homme et cofondateur du mouvement pour le BDS, la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien. Ce jour-là ils ont détenu et interrogé Omar Barghouti et son épouse Safa Barghouti pendant seize heures.

 

Omar Barghouti subit actuellement son quatrième jour d’interrogatoire.

 

Vous trouverez ci-dessous la réponse du comité national palestinien du mouvement pour le BDS à ces développements et aux efforts systématiques du gouvernement israélien pour criminaliser le mouvement pour le BDS, intimider ses militants et bloquer la libre expression.

 

Un éminent défenseur palestinien des droits de l’homme, cofondateur du mouvement pour le BDS, Omar Barghouti, a subi pendant des années menaces intensives, intimidation et répression par une variété de moyens de la part du gouvernement d’extrême droite d’Israël, particulièrement depuis que celui-ci considère le mouvement pour le BDS comme une menace stratégique envers son système entier d’injustices contre les palestiniens.

Lors d’une conférence au mois de mars 2016 dans Jérusalem occupée, plusieurs ministres du gouvernement israélien ont menacé Omar Barghouti et des défenseurs clés des droits de l’homme du mouvement pour le BDS de mesures sévères, incluant l’élimination civile ciblée, un euphémisme pour un assassinat civil. Le ministère des affaires stratégiques a établi l’an dernier une unité de salissure, comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz. Le travail de cette unité est de ternir la réputation des défenseurs des droits de l’homme et des réseaux liés au mouvement pour le BDS.

C’est dans ce contexte que doit être comprise l’investigation du département fiscal israélien concernant Omar Barghouti et son épouse Safa Barghouti. Ayant échoué à les intimider par la menace de révoquer le permis de résident permanent d’Omar Barghouti en Israël et après que l’interdiction effective de voyager imposée à Omar Barghouti n'ait pas réussi à bloquer son travail pour les droits de l’homme, le gouvernement israélien en a été réduit à fabriquer une affaire relative à un prétendu revenu d’Omar Barghouti hors d’Israël pour ternir son image et l’intimider.

Le fait que cette investigation inclut une interdiction de voyager et arrive quelques semaines avant le déplacement prévu d’Omar Barghouti aux États-Unis pour recevoir le Gandhi Peace Award conjointement avec Ralph Nader dans une cérémonie à l’université de Yale prouve son véritable motif, la répression.

Le fait que le gouvernement israélien a rendu publiques les inventions incendiaires contre Omar Barghouti seulement vingt quatre heures après son arrestation pour interrogatoire montre sans aucun doute que le véritable objectif de l’investigation est de ternir sa réputation.

Aucune mesure de répression, si extrême soit-elle, exercée par Israël contre le mouvement pour le BDS ou ses défenseurs des droits de l’homme et son vaste réseau de soutiens ne peut arrêter ce mouvement pour les droits de l’homme. L’intimidation et la répression peuvent à peine affecter un mouvement populaire qui croit dans les coeurs et les esprits des gens, les encourageant à faire ce qu’il faut, se tenir du bon côté de l’histoire, contre le régime fanatique d’Israël, un régime d’apartheid, d’occupation et de nettoyage ethnique, et pour la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien.

Ce dernier chapitre désespéré dans la répression et l’intimidation exercée par le gouvernement israélien contre Omar Barghouti est pourtant l’indicateur le plus fort de l’échec du régime israélien d’occupation, de colonialisme et d’apartheid à ralentir l’impressionnante expansion du mouvement pour le BDS pour les droits palestiniens.

Le comité national palestinien du mouvement pour le BDS est le plus grand regroupement de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement global pour le BDS.

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:35

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/19/pour-l-oiac-khan-cheikhoun-a-ete-attaque-au-sarin_5113624_1618247.html

 

Utilisation irréfutable de gaz sarin en Syrie à Khan Cheikhoun, affirme l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC)

 

Les analyses de l'OIAC ont été réalisées sur dix victimes de l'attaque de Khan Cheikhoun qui a fait quatre vingt sept morts

 

Par Stéphanie Maupas, correspondante du Monde à La Haye

 

Pour au moins la deuxième fois en six ans de guerre, du gaz sarin, un puissant neurotoxique mortel de la famille des organophosphorés, a bien été employé contre des populations civiles en Syrie. L’OIAC a jugé, Mercredi 19 Avril 2017, que les premières analyses montrent de façon irréfutable que du gaz sarin, ou un gaz dérivé, a été utilisé lors de l’attaque du Mardi 4 Avril 2017 contre Khan Cheikhoun, une ville contrôlée par la rébellion dans le nord-ouest du pays.

La mission d’établissement des faits de l’OIAC a débuté ses analyses dès le lendemain de cette attaque qui a fait quatre vingt sept morts et plus de cinq cent blessés et elle devrait rendre ses conclusions d’ici deux semaines. Les résultats seront ensuite transmis à la mission d’enquête conjointe de l'OIAC et de l'Organisation des Nations Unies (ONU) chargée de désigner les auteurs.

Le directeur général de l’OIAC, Ahmet Uzumcu, qui s’exprimait à huis clos lors du conseil exécutif de l’organisation, a particulièrement insisté sur le professionnalisme et l’impartialité des enquêteurs et il a précisé que les analyses ont été réalisées sur dix victimes, dans quatre laboratoires certifiés par l’organisation. Moscou et Téhéran, qui depuis plusieurs mois dénoncent une politisation de l’organisation, ont régulièrement mis en doute le travail de la mission et proposé à l’OIAC de constituer une équipe d’experts.

La Russie reproche notamment à l’OIAC de ne pas être allée sur place. « Il est inacceptable que l'OIAC analyse ce qui s’est passé à distance », avait ainsi déclaré, Vendredi 14 Avril 2017, Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, lors d’une conférence de presse à Moscou avec ses homologues iraniens et syriens. Faute de pouvoir se rendre à Khan Cheikhoun, pour des raisons de sécurité, les enquêteurs continuent de recueillir les témoignages et de procéder à des analyses hors de la zone.

De son côté, la France a annoncé qu’elle apportera, dans quelques jours, « la preuve que le régime syrien a bien organisé la frappe chimique », a déclaré Mercredi 19 Avril 2017 le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, lors de l’émission « question d'information » sur La Chaîne Parlementaire (LCP) en partenariat avec le Monde, l'Agence France Presse (AFP) et France Info. « Nous avons des éléments qui nous permettront de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique », a assuré Jean Marc Ayrault. « Ma conviction, et c’est aussi la conviction de nos services, c’est que c’est le régime qui a la responsabilité » de cette attaque.

L’attaque contre ce village, attribuée par les occidentaux à l’aviation de Bachar al Assad, a conduit Donald Trump à ordonner, trois jours plus tard, la première action militaire directe des Etats-Unis contre le régime syrien en six ans de guerre, bombardant la base aérienne d'al Chayrat, d’où serait parti un avion de combat syrien impliqué dans le bombardement de Khan Cheikhoun. Dans un entretien accordé à l'AFP, Mercredi 12 Avril 2017, le président syrien Bachar al Assad avait affirmé que l’attaque chimique de Khan Cheikhoun était une fabrication à cent pour cent et que le pays ne possédait pas d’armes chimiques.

La question des stocks d’armes chimiques présents sur le territoire syrien est donc de nouveau posée, alors que le régime était censé avoir été désarmé au terme du processus accepté par la Syrie au mois de septembre 2013. L’OIAC, prix Nobel de la paix en 2013, a détruit, en dix-huit mois, mille trois cent tonnes d’agents chimiques et vingt quatre installations. Mais l’attaque contre Khan Cheikhoun a rappelé crûment les doutes persistant sur l’ampleur de l’arsenal chimique syrien résiduel. En adhérant à l’OIAC au mois d'octobre 2013, sous la menace de frappes occidentales à la suite d’une attaque au gaz sarin qui avait fait quelque mille cinq cent morts dans la banlieue de Damas au mois d'août 2013, les autorités syriennes avaient remis à l’organisation une liste, censée être complète, de son arsenal.

Mais dès la fin des opérations de désarmement, des diplomates à La Haye, jusque-là discrets, commençaient à dénoncer l’arsenal non déclaré par Damas. Une équipe spécifique de l’OIAC, chargée d’identifier les stocks oubliés par la Syrie, était mise sur pied en 2014.

Depuis, le directeur de l’OIAC, Ahmet Uzumcu, dénonce régulièrement des écarts, des incohérences et des divergences, entre la déclaration faite par la Syrie lors de son adhésion et la réalité de son programme chimique.

Dans un rapport du 6 juillet 2016, Ahmet Uzumcu expliquait « ne pas avoir accès aux dirigeants du programme d’armes chimiques syriennes » et il reprochait à Damas de rester flou sur le rôle du Centre d'Etude et de Recherche Scientifique (CERS) qui serait au cœur du programme syrien.

Il ajoutait que « la majorité des résultats d’analyse ont indiqué la présence de composés chimiques inattendus ou non déclarés », regrettant que « bon nombre des explications fournies par la république arabe syrienne ne sont pas scientifiquement ou techniquement plausibles ».

« A chaque fois que les inspecteurs se rendent sur place, la liste des questions s’allonge et elles ne sont pas cochées », déplore une source diplomatique à La Haye. Les incohérences de Damas sont parvenues lentement à saper la confiance grâce à laquelle l’organisation de désarmement fonctionne avec un certain succès depuis soixante ans. L’accord entre la Russie et les Etats Unis de 2013, prévalant à la mission de l’OIAC, prévoyait que, en cas de non-coopération, des sanctions pourraient être prises par le conseil de sécurité de l’ONU.

Le 11 novembre 2016, l’OIAC, divisée, a simplement condamné l’utilisation continue d’armes chimiques en Syrie, notamment du gaz chloré, non interdit, contrairement au sarin, car issu de produits en vente libre. La non-coopération de Damas avec l’OIAC a néanmoins servi de base à un projet de résolution présenté par Paris, Londres et Washington, et débattu à New York le 28 février 2017. Le projet, auquel Pékin et Moscou ont opposé leur veto, prévoyait des sanctions contre le CERS, neuf entités associées et douze hauts responsables syriens de l’armée, des services de renseignements militaires et du programme chimique de Damas, dont le gel des avoirs, l’interdiction du transfert de chlore et de substances interdites ou de matériel permettant de fabriquer des armes chimiques.

Parmi les responsables visés par d’éventuelles sanctions, se trouvaient le directeur général du CERS, Amr Armanazi, « responsable de la mise au point et de la production d’armes chimiques et des missiles utilisés » lors d’attaques, le colonel Muhammad Bilal, haut responsable des services de renseignement de l’armée de l’air, le commandant des forces aériennes syriennes, Ahmad Ballul, et des commandants de la soixante troisième brigade aérienne qui auraient dirigé les attaques de Tell Méniss, de Qaminas et de Sarmin. Trois attaques au chlore qui ont été attribuées au régime syrien par le mécanisme d’enquête conjoint, réunissant depuis le mois de septembre 2015 enquêteurs de l’ONU et de l’OIAC et chargé d’identifier les auteurs des attaques chimiques. Les enquêteurs ont aussi souligné la responsabilité de l’organisation Etat Islamique dans une attaque au gaz moutarde au mois d'août 2015.

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:09

 

https://m6info.yahoo.com/donald-trump-est-il-atteint-de-demence-precoce-095614080.html

 

Donald Trump est-il atteint de démence précoce ?

 

Jeudi 20 Avril 2017

 

Donald Trump présente-t-il les premiers signes de démence ? C’est en tout cas la conviction d’éminents professionnels de santé américains spécialisés dans le trouble du comportement. Un journaliste tire également la sonnette d’alarme. Selon eux, tout dans le comportement et le vocabulaire du président Donald Trump semble indiquer qu’il est atteint de sénilité précoce, voire d’un début d’Alzheimer.

 

Selon le journaliste américain, David Pakman, Donald Trump présente des signes évidents de démence précoce qui pourraient s’apparenter à un début de la maladie d’Alzheimer dont son père a lui-même souffert.

 

Le premier indice relevé par le journaliste est le vocabulaire très pauvre du président qui utiliserait de plus en plus de locutions simples et enfantine, comme les mots « chose », « bon » et « mauvais », avec de moins en moins de nuances.

 

Une perte progressive de vocabulaire

 

C’est en analysant les allocutions non préparées du président américain et en les comparant avec d’autres lorsqu’il était plus jeune que David Pakman dresse ce constat, remarquant que la pauvreté du vocabulaire de Donald Trump est de plus en plus flagrante, année après année. Or, selon lui, la perte progressive du vocabulaire était aussi caractéristique du mandat de Ronald Reagan, atteint d’une maladie neuro dégénérative alors qu’il était au pouvoir. A l’inverse, le journaliste montre que George Bush Senior n’avait rien perdu de son vocabulaire entre le début et la fin de son mandat.

 

Une maladie mentale

 

Autres signes préoccupants selon le journaliste, son manque d’équilibre lorsqu’il s’est raccroché au bras de Theresa May récemment, sa phobie des escaliers, son oubli de poser la main sur le cœur pendant l’hymne américain et bien sûr ses excès qui seraient l’apanage d’une maladie mentale plus que d’une simple personnalité narcissique.

 

Un spécialiste des troubles de la personnalité se mobilise

 

Un avis totalement partagé par le docteur John Gartner, spécialiste des troubles de la personnalité et enseignant à Baltimore et à New York. Ce dernier a carrément fondé une association intitulée Duty to Alert afin de prévenir le monde, dit-il, que le président américain est malade et incapable d’assurer sa fonction.

 

« Donald Trump est toujours mentalement malade. Il est toujours notre président et il continue à générer autour de lui du chaos. Voilà plusieurs mois que je le dis, Donald Trump est un narcissique malin qui se vengera de tout ce qu’il ressentira comme un affront, aussi infime soit-il, dieu garde Kim Jong Un de ce qui énerverait le président. C’est un homme qui sur-réagira à toute attaque et à toute menace terroriste de manière impulsive, brutale, et malheureuse », a-t-il déclaré à l’Observateur qui l’a contacté. Décidé à donner l’alerte, il a mis en ligne une pétition pour réclamer sa destitution au nom de son instabilité mentale, avec près de cinquante mille signatures déjà recueillies.

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 16:51

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/106920/marche-anti-corruption-escale-essonne

 

La marche contre la corruption fait escale en Essonne

 

Par Julien Monier

 

Mercredi 19 Avril 2017

 

Une demi-douzaine de marcheurs membres du Mouvement Stop Corruption ont parcouru cent quarante kilomètres en cinq étapes d’Orléans à Paris. L’occasion pour ces citoyens d’exiger la transparence des élus et des candidats.

 

Le sujet de la transparence de la vie publique a ressurgi lors de cette campagne présidentielle, avec la médiatisation d’affaires touchant plusieurs candidats. A quelques jours du premier tour des élections présidentielles, le Mouvement Stop Corruption, dont l’appel est soutenu par sept mille cinq cent personnes, entend rappeler aux citoyens et à nos élus les principes éthiques nécessaires pour retrouver la confiance envers nos représentants.

 

Ce réseau de citoyens, non partisans comme ils se présentent, a lancé un premier rassemblement le 19 février 2017 à Paris, et compte poursuivre sa campagne jusqu’aux élections législatives. Pour cela, une marche de cinq jours a été organisée d’Orléans à Paris pour continuer à sensibiliser sur leurs principales revendications. Présents à Etampes, Jeudi 13 Avril 2017, ils ont fait escale à Evry, Vendredi 14 Avril 2017, puis à Juvisy sur Orge, Samedi 15 Avril 2017, avant de finir leur parcours à Paris.

 

Une rencontre était organisée Vendredi 14 Avril 2017 à la Maison du Monde d’Evry pour leur arrivée, lors de laquelle les marcheurs ont pu rappelé leurs trois revendications immédiates et non négociables, le retrait de l’amendement donnant prescription après douze ans à partir des faits pour les infractions occultes et dissimulées, le vote d’une loi citoyenne sur la transparence pour obliger les élus à justifier toutes leurs dépenses et le retrait de la vie politique des élus condamnés pour corruption ou abus de biens sociaux.

 

« Nous voulons que toutes les personnes candidates aux élections législatives se positionnent et, au delà, tous les élus » résume Célia, une des marcheuses. Originaires de Bordeaux ou encore de Franche-Comté, les membres du collectif ont également saisi les onze candidats au premier tour des élections présidentielles et trois d'entre eux leur ont pour l’instant répondu, « Philippe Poutou, Jean Luc Mélenchon et Jacques Cheminade », poursuit Jonathan, « mais nous avons eu un maire qui a signé notre attestation sur la route », se réjouit-il. L’échange s’est poursuivi avec les militants locaux, avec la visite notamment de l’ancien élu d’Evry et initiateur de la pétition pour le casier judiciaire vierge pour les élus, Philippe Pascot, venu leur apporter son soutien.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:58

 

QUE PODEMOS

 

Vous trouverez ci-dessous la troisième et dernière partie du message d’Héloïse Nez relatif à Podemos.

 

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.laviedesidees.fr/Que-podemos.html

 

Une démocratisation partielle de l’organisation

 

La démocratie interne avait été l’un des principaux enjeux du premier congrès de Vistalegre. Plus que le document politique qui était alors assez consensuel, les fractures concernaient le texte organisationnel. Plusieurs équipes avaient promu une participation importante des cercles et une collégialité du pouvoir, en reprenant des principes du mouvement du 15 mai 2011. Le projet de Pablo Echenique et de Teresa Rodríguez proposait ainsi un système de portes paroles multiples à tous les échelons de l’organisation et une implication des cercles dans les décisions stratégiques. Une autre candidature, portée par un militant de Barcelone issu du mouvement du 15 mai 2011, allait encore plus loin en ayant recours au tirage au sort pour élire les membres du conseil citoyen national. Mais l’équipe de l’université de la Complutense avait réussi à imposer une structure très verticale et centralisée, la succession de plusieurs scrutins décisifs en 2015 justifiant à ses yeux de sacrifier la démocratie interne au profit d’une organisation efficace.

Les deux ans et demi d’activité de cette architecture ont montré de nombreux dysfonctionnements. Même ses promoteurs reconnaissent aujourd’hui que les risques pointés par leurs adversaires d’hier étaient justifiés, tout en soulignant que cette organisation leur a permis d’obtenir de très bons scores électoraux. La réduction du pouvoir des cercles a d’abord démobilisé des militants de base et elle a affaibli la dynamique initiale du mouvement, dont l’originalité reposait sur l’auto organisation d’assemblées à travers le pays. La forte centralisation du pouvoir dans les mains du secrétaire général a ensuite entraîné des décisions autoritaires comme la destitution de Sergio Pascual, secrétaire d’organisation jusqu’au mois de mars 2016, ou de José Manuel López, porte-parole du parlement régional à Madrid jusqu’au mois de décembre 2016, qui ont accru les tensions internes. En outre, les consultations périodiques des inscrits ont eu tendance à se transformer en plébiscites, au moment par exemple de ratifier les alliances électorales à l’échelle nationale. Pour Alfredo Ramos, un politiste qui a analysé les processus participatifs au Brésil et est aujourd’hui assistant parlementaire de Podemos à Madrid, ce parti est « devenu un modèle de césarisme plébiscitaire assez éloigné des idéaux démocratiques du mouvement du 15 mai 2011 ».

Au deuxième congrès de Vistalegre, toutes les équipes ont mis en avant la nécessité de démocratiser l’organisation et de « transformer la machine de guerre électorale en mouvement populaire ». Ce projet avait été initié avec la nomination de Pablo Echenique au secrétariat d’organisation au mois de mars 2016, qui avait alors prévenu, « ou bien nous avons une organisation radicalement distincte de ceux qui nous ont précédés, ou bien notre destin sera inévitablement celui de la normalisation ». La principale modification qu’il proposait et qui fait désormais consensus est la décentralisation de Podemos. Elle implique de donner plus de pouvoir et une autonomie financière aux conseils citoyens régionaux et municipaux, ainsi qu’aux cercles territoriaux et thématiques. Par exemple, les décisions concernant les élections municipales et régionales, qui étaient prises par la direction nationale, le seront à l’avenir par les organes de direction à l’échelle territoriale correspondante.

Les autres changements organisationnels ont été plus conflictuels. Une consultation en amont du deuxième congrès de Vistalegre a concerné le mode d’élection du conseil citoyen national. Alors que Podemos défend une plus grande proportionnalité du système électoral espagnol, son organisation interne favorisait fortement l’équipe arrivée en tête.

Face à ce paradoxe, le projet d’Íñigo Errejón prévoyait une proportionnelle intégrale, mais l’option retenue a été une adaptation du système Borda proposée par Pablo Echenique, chaque électeur vote pour les candidats de son choix parmi une ou plusieurs listes en indiquant un ordre de préférence. Il en résulte un classement établi à partir du nombre de points obtenus par chaque candidat. L’application de ce système au deuxième congrès de Vistalegre montre le maintien d’effets majoritaires, qui a pénalisé la liste arrivée en troisième position.

Un autre sujet de désaccord concerne les procédures participatives internes. Si toutes les équipes affirment que la participation est un principe fondamental de Podemos, les mécanismes concrets diffèrent.

Le document de Pablo Iglesias ne propose quasiment aucun changement par rapport aux dispositifs existants, qui se résument à des consultations périodiques des inscrits sur des questions mises à l’ordre du jour par la direction nationale. La seule adaptation est de diminuer le seuil du nombre d’inscrits pour que ces derniers puissent impulser un référendum décisionnel sur un enjeu politique majeur, dix pour cent au lieu de vingt pour cent, ou un processus de révocation d’un membre de la direction nationale, vingt pour cent au lieu de vingt cinq pour cent. Ces pourcentages élevés et l’absence de mise à jour des effectifs, plus de quatre cent quatre vingt mille inscrits au mois de mars 2017, ont fait qu’aucune initiative de la base n’a pu aboutir jusqu’ici. C’est pourquoi l’équipe d’Íñigo Errejón envisageait de réduire ce seuil à trois pour cent des inscrits actifs pour les consultations générales et à quinze pour cent pour le vote révocatoire. Elle proposait aussi d’introduire de nouveaux mécanismes de participation interne, comme les consultations délibératives, pour que les référendums soient précédés d’une délibération, ou les laboratoires d’innovation politique, visant à organiser des débats sur certaines questions.

Comme lors du congrès fondateur, c’est le document organisationnel le moins démocratique qui a reçu le plus de votes. Il octroie toujours une place centrale au leader qui pourra continuer à profiter de sa forte médiatisation pour imposer ses idées lors des consultations auprès des inscrits, comme cela a été le cas lors de ce deuxième congrès. La place des militants a d’ailleurs été réduite dans cet événement qui relevait plus du meeting que de l’assemblée citoyenne annoncée. Au premier congrès de Vistalegre, la tribune était largement partagée entre les militants des cercles et les têtes visibles du parti, tandis que le public pouvait interagir avec les orateurs en posant des questions via une application en ligne. Au deuxième congrès de VistalegreI, une seule équipe composée de personnes non médiatiques, Podemos en Equipo, est venue défendre ses textes à la tribune aux côtés des trois listes principales. La participation du public s’est résumée à un vote présentiel pour élire les quatre membres du conseil citoyen national issus des cercles. Une vingtaine de militants de base ont ainsi eu une heure pour présenter leur candidature et défendre le message d’unité venu de la foule.

 

Quelle stratégie européenne ?

 

Unité et humilité, le mot d’ordre sorti du deuxième congrès de Vistalegre a été imposé par le public, formalisé dans une intervention très applaudie de Teresa Rodríguez, puis repris par Pablo Iglesias dans son discours final. La nouvelle répartition des responsabilités votée lors de la première réunion du conseil citoyen national le 18 février 2017 suite à un accord entre Pablo Iglesias, qui a conforté son assise sur le parti, et Íñigo Errejón, qui a accepté de faire un pas en arrière sur le plan national pour se concentrer sur les prochaines élections régionales à Madrid, semble écarter pour un temps le risque d’enlisement dans des divisions internes. La responsabilité est grande.

Ce qui est en jeu n’est pas seulement le futur de Podemos, mais aussi celui des formations progressistes en Europe face à la montée des forces conservatrices et xénophobes. Miguel Urbán, nouveau secrétaire de Podemos sur les questions européennes, n’était pas le seul à l’affirmer à ce congrès, « nos ennemis sont les fantômes du fascisme, des fantômes qui s’appellent Donald Trump et Marine Le Pen et qui sont bien présents. Et l’antidote contre ces fascismes s’appelle Podemos ».

Reprenant la célèbre formule d’Antonio Gramsci, « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », le député européen affirmait au mois de novembre 2016 que « les monstres surgissent quand le champ de bataille politique se structure autour des questions d’identité ou d’appartenance nationale plutôt que de démocratie et de justice sociale ».

L’une des grandes différences entre l’Espagne et d’autres pays européens comme la France réside, en effet, dans les questions qui dominent le débat public national. Ce ne sont pas la sécurité, l’immigration ou l’islam qui sont au centre de l’agenda médiatique et des conversations ordinaires en Espagne, mais la lutte contre la corruption et les inégalités sociales. Il s’agit d’un résultat majeur du processus de transformation politique et sociale que connaît le pays depuis 2011, avec le mouvement du 15 mai 2011 et l’émergence de formations politiques comme Podemos. C’est en cela que le nouveau parti peut constituer un rempart à la poussée de l’extrême droite en Europe, en proposant une autre lecture de la crise économique. La responsabilité des problèmes sociaux auxquels est confrontée la population n’est pas imputée au voisin étranger ou à l’assisté qui abuseraient des aides sociales, mais au banquier et à l’élu corrompu.

L’Espagne est d’ailleurs l’un des rares pays européens où la crise n’a pas profité au développement de formations xénophobes. La tentative de créer un parti d’extrême droite à la fin de l’année 2013 s’est soldée par un cinglant échec, Vox n’ayant obtenu que 1,56 % des suffrages aux élections européennes de 2014 et 0,23 % des suffrages aux élections législatives de 2015.

Pour que ce changement se traduise par une réorientation des politiques publiques, la stratégie européenne de Podemos serait toutefois à préciser et à renforcer. Dans les documents défendus au deuxième congrès de Vistalegre, seuls les anticapitalistes font référence aux leçons à tirer de l’expérience grecque, constatant que la stratégie de la négociation est condamnée à l’échec, ils défendent un plan B de désobéissance aux traités européens. Alors que Pablo Iglesias continue à soutenir Alexis Tsípras, leur proposition reprend des revendications défendues par Podemos à ses débuts puis abandonnées, comme le moratoire et l’audit de la dette publique. La question qu’ils soulèvent se pose à tous les partis politiques qui visent une transformation sociale en Europe, « gagner pour quoi faire ? Il ne s’agit pas seulement de gagner sur le terrain électoral, mais de livrer la bataille sur le terrain du pouvoir réel, là où le pouvoir du capital impose ses normes ».

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:09

 

http://www.revolutionpermanente.fr/Etats-Unis-Appel-a-fermer-les-universites-contre-la-politique-de-Trump-le-1er-mai

 

Solidarité avec les travailleurs migrants des Etats Unis

 

Appel à fermer les universités contre la politique de Donald Trump le premier mai 2017

 

Professeurs, étudiants et intellectuels reconnus ont lancé une campagne appelant à fermer les universités le premier mai 2017, jour de la fête des travailleuses et des travailleurs. Aux Etats-Unis, cette journée n'est pas fériée. Nancy Fraser, Judith Butler, Cornell West et Etienne Balibar, entre autres, entourés de nombreux étudiants, font partie des premiers signataires.

 

Vendredi 14 Avril 2017

 

Nous relayons ci-dessous cet appel à la grève et à des actions de lutte, intitulé « academics and students call for a nation wide university shut down on may day » et publié originellement sur Left Voice.

 

Cette pétition circule actuellement parmi les étudiants, personnels et professeurs aux Etats-Unis.

 

Face à un climat dans lequel augmentent l’intolérance et la violence, nous appelons la communauté universitaire à cesser toute activité et à agir en solidarité avec la grève des travailleurs immigrés le premier mai 2017.

Nous faisons face à un moment de grande incertitude. Les mesures de sécurité sociale et les droits de base sont remis en cause avec une rapidité plus grande encore que ne le permettaient les interventions légales et législatives traditionnelles. Des millions de migrants vivent sous la menace quotidienne d’être séparés de leurs familles et communautés par des raids intensifiés du contrôle de l’immigration et des douanes (ICE).

De nombreuses attaques auxquelles nous faisons face affectent directement l’université. Les arts, les humanités et les sciences, subissent des coupes budgétaires, ainsi qu’une attaque contre le concept même de liberté de la recherche. Les enquêtes concernant le changement climatique sont exclues du domaine public, les budgets des universités sont pris en otage par les gouvernements des états et nous sommes sous la menace de subir des représailles de la part du gouvernement fédéral. Les suprémacistes blancs prennent l’offensive pour commettre des crimes sur nos campus et de tels faits sont minimisés dans le débat national.

Le premier mai 2017 sera un jour de lutte contre l’administration de Donald Trump et les conditions structurelles dans lesquelles il a émergé. Un jour où les travailleurs de tout le pays, salariés et chômeurs, entreront en grève, manifesteront, se rassembleront et feront entendre nos voix contre le sexisme, le racisme, la xénophobie et l’homophobie de cette administration et contre le système global de production qui les rend possibles. Les travailleurs migrants prendront la tête de cette offensive, des centaines de milliers d’entre eux ont déjà appelé à la grève et plusieurs centaines de milliers d’autres sont attendus, dans ce qui peut être la plus grande grève de l’histoire des Etats-Unis.

Nous appelons la communauté universitaire à faire vivre la promesse d’une plus haute éducation, en arrêtant les activités pour le premier mai 2017, comme acte de solidarité. Alors que les forces productives de la nation arrêteront le travail pour cette journée d’action, les universités doivent s’arrêter aussi, car les travailleurs et les étudiants salariés de nos campus connaissent bien la brutalité des politiques néolibérales et la précarisation des conditions de travail, tandis que certains des étudiants font d’ores et déjà face à la terreur des raids de l’ICE.

Nous appelons les universités de tout le pays à s’engager dans l’action du premier mai 2017 pour que les étudiants, les travailleurs et les professeurs américains ou étrangers, avec ou sans papiers, puissent participer à ce jour de manifestations et à des cours ouverts alternatifs, en solidarité avec le jour sans les migrants, nom qu’a pris le jour de grève des travailleurs migrants. Nous appelons les administrateurs d’universités et les professeurs à annuler les cours, fermer les bureaux et reporter les activités de maintenance, pour démontrer notre solidarité avec les travailleurs migrants et notre soutien à leurs stratégies de résistance.

En tant qu’administrateurs, nous nous engageons à cesser tout activité normale à l’université pour permettre aux professeurs, travailleurs et étudiants de participer à ce moment d’engagement, sans perte de salaire ni représailles.

En tant que professeurs, nous nous engageons à organiser des cours ouverts alternatifs ou à rejoindre nos étudiants participant aux manifestations, à la place des cours habituels.

En tant que travailleurs de l’université, nous nous engageons à ne pas travailler et à permettre aux étudiants salariés de faire de même.

En tant qu’étudiants, nous nous engageons à participer aux cours ouverts alternatifs et aux manifestations, au lieu d’aller en cours.

En tant que membres de la communauté universitaire, nous nous engageons à agir pour soutenir tous ceux qui feraient face à des représailles pour leur participation à cet arrêt de travail ou à d’autres actions du premier mai 2017.

 

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