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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 16:36

http://en.firatajans.com/news/news/ypg-isis-attacks-on-mursitpinar-repelled.htm

L’attaque d’EIIL à Mürşitpınar a été repoussée (Firat News Agency)

Samedi 29 Novembre 2014

Les YPG ont dit dans une déclaration écrite que les attaques des bandes d’EIIL visant à occuper Kobanê ont continué pour le soixante-quinzième jour.

Le centre de presse des YPG a rapporté que les groupes d’EIIL ont lancé des attaques depuis les fronts sud et est de Kobanê depuis la nuit dernière, en utilisant les renforts d'armes lourdes qu'ils ont apportés depuis d'autres régions telles que Raqqa et Minbic.

Le communiqué a souligné que les YPG ont monté une résistance massive sur tous les fronts aux bandes d’EIIL qui ont également mené une attaque contre le poste frontière de Mürşitpınar tôt ce matin.

Le centre de presse des YPG a déclaré que les groupes d’EIIL ont mené des attaques avec un véhicule piégé et deux kamikazes au poste frontière de Mürşitpınar entre Kobanê et le Kurdistan du Nord à environ 5 heures samedi matin.

Le communiqué indique que les bandes d’EIIL ont tenté une attaque après l'infiltration de la zone des greniers à blé du côté turc de la frontière, à l'est du poste frontière, faisant exploser deux véhicules chargés de bombes alors que deux autres membres d’EIIL se sont fait explosés au poste frontière de Mürşitpınar. Selon la déclaration, un combat féroce au corps à corps a eu lieu entre les unités des YPG et les groupes d’EIIL qui ont monté une attaque peu après les explosions. Les attaques dans la région du poste frontière ont été repoussées et des affrontements à travers la zone des greniers de blé sont en cours.

D'autre part, de violents affrontements ont également eu lieu dans les régions de Sukul Hal, de la Place Azadi et d’Asayesh sur le front de l'est.

Le centre de presse des YPG a déclaré que les bandes d’EIIL ont également lancé une nouvelle vague d'attaques avec des armes lourdes et trois tanks sur le front sud la nuit dernière. Les bandes d’EIIL ont tenté des attaques simultanées avec deux véhicules chargés de bombes qui tous deux ont été soufflés et détruits par les unités des YPG.

Selon la déclaration, les forces des YPG ont vivement réagi et ont repoussé les attaques, et elles ont lancé une contre-attaque contre les groupes d’EIIL, avançant un peu plus loin dans cette région et prenant le contrôle de certains points stratégiques.

Deux tanks appartenant aux bandes d’EIIL ont été détruits tandis que le nombre de victimes du côté d’EIIL n’était pas clair. Des affrontements intenses sur le front se poursuivent.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 21:18

http://www.russie-libertes.org/category/communique-de-presse

Justice pour Sergueï Magnitski

Lundi 17 Novembre 2014

L’avocat Sergueï Magnitski a été assassiné il y a cinq ans, le 16 novembre 2009, dans une prison russe.

Son « crime » était d’avoir enquêté sur une affaire d’escroquerie ayant permis de détourner deux cent trente millions de dollars des caisses de l’état russe.

Aujourd’hui, cinq ans après sa mort, la justice russe n’a toujours pas mené d’enquête indépendante et les responsables de ce crime sont toujours en liberté.

L’association Russie Libertés demande la justice pour Sergueï Magnitski et pour toutes les victimes de l’absence d’état de droit en Russie. Nous proposons également d’améliorer la lutte contre la corruption en Russie et d’adopter une « loi Magnitski européenne ».

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 21:07

http://www.univ-paris1.fr/centres-de-recherche/chspm/activites/seminaire-marx/seminaire-marx/marx-2014-2015-s1

Marx au vingt et unième siècle, l’esprit et la lettre

Séminaire hebdomadaire avec le soutien du CERPHI (Ecole Normale Supérieure de Lyon) et du Centre Universitaire d’Etudes Marxistes (CUEM)

Bernard Friot, sociologue et économiste, professeur émérite à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense

Une autre lecture de la sécurité sociale et de la fonction publique.

Peut-on changer la pratique de la valeur ?

Samedi 29 Novembre 2014 de 14 heures à 16 heures

Université de la Sorbonne 14 Rue Cujas 75 005 Paris

Amphithéâtre Lefebvre

Galerie Jean Baptiste Dumas Escalier R Premier Etage

Métro Cluny La Sorbonne RER Luxembourg

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 20:47

http://www.podemosparis.com/2014/09/24/actuellement-au-sud-de-leurope-les-gens-qui-emigrent-sont-plus-nombreux-qua-lepoque-des-dictatures

Actuellement, au sud de l’Europe, les gens qui émigrent sont plus nombreux qu’à l’époque des dictatures

Par Gonzalo Gomez Montoro

Mercredi 24 Septembre 2014

Des membres de divers partis de gauche du sud de l’Europe se sont réunis près de Paris, pour débattre de la nouvelle émigration intra-communautaire et de la précarité sur le continent.

« Au Portugal, trois cent trente personnes par jour quittent le pays, soit dix mille personnes chaque mois en moyenne. Cet exode, plus important que celui de l’époque coloniale et de la dictature, est insoutenable pour un pays de dix millions d’habitants. Les jeunes diplômés ne sont pas les seuls à partir, des personnes de cinquante à soixante ans, pour la plupart sans formation, sont forcées d’abandonner leur pays pour trouver du travail. Mais la concurrence dans les pays d’accueil est forte et l’on trouve des portugais sans domicile fixe dans les rues de Vienne et de Londres ».

C’est ce qu’affirme Cristina Semblano, économiste et membre du Bloco de Esquerda dans son intervention lors du débat « la nouvelle émigration et la précarité en Europe », qui était organisé samedi dernier à la Fête de l’Humanité à Paris. Lors de cet événement, des membres de différents partis de gauche du sud de l’Europe ont dénoncé l’exil de milliers de citoyens européens à cause de la crise et de la politique économique de l’Union Européenne.

Alejo Beltran, coordinateur d’Izquierda Unida Francia, est lui-même un parfait exemple de cette nouvelle émigration, Il y a quatre ans il a dû quitter l’Espagne pour trouver du travail en tant que kinésithérapeute en France. Les salaires et la durée des contrats qu’il avait en Espagne étaient trop précaires pour lui assurer une stabilité économique, ce qui est dû, selon lui, à « un système économique qui ne fonctionne pas, ainsi qu’aux mesures adoptées par l’Union Européenne depuis plusieurs années qui ne favorisent que les intérêts du capital et non des personnes ».

Cependant, l’émigration aujourd’hui ne signifie pas toujours une bonne situation économique.

Les portugais sans toit en Autriche et en Angleterre ne sont pas des cas si exceptionnels parmi les exilés. C’est en ce sens que le porte-parole du parti allemand die Linke a décrit les dures conditions dans lesquelles vivent de nombreux immigrés en Allemagne comme par exemple le cas de « douze travailleurs obligés de dormir à tour de rôle dans une chambre de huit mètres carrés, touchant à peine cinquante centimes de l’heure dans un abattoir ». Cette situation est possible du fait que jusqu’à ce jour, l’Allemagne n’avait pas fixé de salaire minimum. Les statistiques aussi, parlent d’elles-mêmes, en Allemagne il y a sept millions cinq cent mille « mini jobs » avec des salaires mensuels ne dépassant pas quatre cent cinquante euros par mois, et quarante-cinq pour cent des immigrés retraités en Allemagne sont en-dessous du seuil de pauvreté.

Besoin de solidarité et de mobiliser la base

La crise économique et l’exil ont ravivé des concepts qui, il y a peu de temps encore, paraissaient dépassés comme la solidarité. Pour Emmanuel, de Syriza Paris, « en ce moment il est indispensable de maintenir un réseau solidaire pour les personnes en difficulté, immigrées ou pas » et il cite comme exemple « les structures qui existaient avant la crise de la dette pour venir en aide aux immigrés extracommunautaires et qui aujourd’hui aident les citoyens grecs » « Il est très important, souligne-t-il, que la solidarité s’adresse à tous sinon ce n’est plus de la solidarité ».

Mais au-delà de la solidarité, il faut un changement politique pour améliorer la situation. C’est ce changement que souhaitaient tous les participants au débat, parmi lesquels deux membres de Podemos Paris, Maider et Miguel qui mettent l’accent sur l’importance de mobiliser les gens et de répondre aux demandes ignorées par les principaux partis. Pour Maider, émigré espagnol dans la capitale française, « il est inacceptable que l’état espagnol investisse deux cent mille euros pour former un médecin pour que celui-ci soit obligé ensuite de s’exiler », et elle en appelle à « l’implication de tous les citoyens pour expulser la caste actuellement au pouvoir ».

De son côté, Maria Almena, du mouvement citoyen « Marea Granate », qui regroupe les espagnols exilés dans le monde, met en avant « le potentiel des plateformes citoyennes pour mobiliser les gens et servir de lien avec les partis politiques, comme lors de la campagne de Marea Granate en faveur du droit de vote des exilés espagnols aux dernières élections européennes ou seuls vingt mille d’entre eux ont pu voter sur deux millions d’espagnols éparpillés dans le monde ».

Pédagogie contre la xénophobie et le racisme

Le phénomène de l’émigration entraîne habituellement une montée du racisme et de la xénophobie. Paradoxalement, l’immigré extra communautaire est mal considéré dans les pays du Sud de l’Europe, de même que le portugais ou l’espagnol commence à être mal vu là où il part pour chercher du travail. D’où la croissance électorale de partis xénophobes comme Aube Dorée en Grèce ou le Front National en France. Pour contre carrer cette tendance, Miguel insiste sur la « nécessité de faire de la pédagogie démocratique au sujet de l’émigration et de créer un réseau d’aide aussi bien pour les émigrés européens que pour ceux qui proviennent de l’extérieur de l’Europe, pour que soient respectés les droits de tous ».

Pour Emmanuel, de Syriza Paris, il faut en finir avec la tendance imposée par la classe dominante qui veut « diviser et classer les citoyens selon leur lieu d’origine », car le capitalisme a besoin pour sa survie de séparer les citoyens et de les mettre les uns contre les autres pour qu’ils ne se révoltent pas contre les conditions qui leur sont imposées.

Au niveau communautaire, le porte-parole de die Linke plaide pour « l’ouverture des frontières européennes et la suppression de l’agence Frontex », et défend l’établissement d’une politique humaine, avec des droits égaux pour tous et une sécurité sociale pour tous.

Lutte commune des pays et dette illégitime

Selon Sandro de Cecco du parti italien Rifondazione Comunista, la mobilisation citoyenne et politique ne pourra rien changer dans la situation actuelle si l’action n’est pas coordonnée et menée à un niveau supra national. Pour Sandro de Cecco, « il faut établir une union entre les partis de gauche en Europe, principalement au sud, pour pouvoir faire pression suffisamment sur l’Union Européenne. Car chaque pays peut faire bien peu de chose de façon isolée ».

Alejo Beltran insiste en ce sens, pour lui, « il est nécéssaire d’organiser un contre-pouvoir qui intègre les partis de gauche européens, qui comptent eux-mêmes sur la base citoyenne, car le capital ne nous laissera rien faire si nous arrivons au pouvoir et que nous n’avons pas avec nous le soutien des citoyens ».

La dette constitue, aussi, un point-clé pour le changement politique. De fait le début de la transformation peut venir, selon plusieurs intervenants, de la « reconsidération de la dette », qui d’après Fabio Amato, secrétaire du Parti de la Gauche Européenne, « s’utilise comme une arme idéologique pour exploiter les travailleurs, même si l’austérité n’a fait qu’augmenter la dette dans les différents pays ». Même s’il existe une diversité d’opinions à ce sujet, Cristina Semblano, Miguel, Emmanuel et Ajejo Beltrán ont les idées très claires. Pour eux, il faudrait « annuler une partie substantielle de la dette, la partie illégitime ».

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 18:38

http://www.okeanews.fr/20141125-les-refugies-syriens-cherchent-se-sortir-indigence-grecque

Les réfugiés syriens cherchent à se sortir de leur indigence grecque

Les réfugiés protestent contre le maigre soutien grec et les règles contraignantes de l’Union Européenne. Cela fait une semaine qu’ils dorment avec leurs enfants devant le parlement à Athènes.

Mardi 25 Novembre 2014

À Athènes, du haut de la place Syntagma, cela semble être la routine d'un dimanche matin normal tandis que la cérémonie de relève de la garde présidentielle se déroule devant la tombe du soldat inconnu, au pied du parlement construit au dix-neuvième siècle.

Les Evzones, comme on appelle les gardes, sont vêtus du costume traditionnel grec et forcent l'attention et le respect non seulement des grecs et des touristes qui bordent la rue, mais aussi de deux cents syriens, alignés de l'autre côté de la rue.

Ces réfugiés, venus d'un pays déchiré par la guerre, viennent de passer leur cinquième nuit à dormir sur la place, avec seulement des couvertures pour les protéger du froid, en signe de protestation contre les conditions horribles auxquelles ils prétendent avoir fait face depuis leur arrivée en Grèce.

Debout dans un silence respectueux tandis que les Evzones défilent à côté, ils tiennent fermement de grandes banderoles écrites en arabe, en grec et en anglais. « Nous avons fui la mort en Syrie pour le vagabondage en Grèce », lit-on sur l'une d'entre elles. La plupart des syriens qui cherchent à atteindre des pays plus au nord de l'Europe passent d'abord par la Grèce.

Des histoires bouleversantes

Peu des autres observateurs des Evzones remarquent cela ou s'aventurent à parler aux syriens, qui ne sont que trop désireux de partager les histoires bouleversantes qu'ils ont vécu là-bas.

Des hommes comme Baki Laham, originaire d'Alep, qui a perdu sa femme quand leur maison a été bombardée, ou Mustafa Hussein, de Kobané, qui a perdu tout contact avec sa famille mais qui sait que son père de soixante-cinq ans a été arrêté par les forces de l'État Islamique.

Ne s'identifiant que par un surnom, Abu Odai se décrit lui-même comme le coordonnateur du sleep in public. Le damascène de vingt-neuf ans est en Grèce depuis trois mois. Il explique que lui et ses compatriotes se sentent piégés par les règles européennes dans un pays qui a peu ou pas d'infrastructures pour les aider.

« Nous sommes venus ici en rêvant d'une vie sûre. Mais en Grèce le seul droit que nous semblons avoir est celui de dépenser le peu d'argent qui nous reste », affirme Abu Odai. Ce qu'ils paient pour se débrouiller ruine les moyens dont ils ont besoin pour atteindre des destinations qu'ils préfèrent dans d'autres pays de l'Union Européenne où beaucoup ont de la famille, dit-il.

Alors qu'un règlement de l'Union Européenne, Dublin II, indique que les réfugiés doivent demander l'asile dans le pays de l'Union Européenne où ils sont d'abord arrivés, aucun des syriens ne considère la Grèce comme une option puisqu'ils savent que l'asile en Grèce offre une protection de base contre l'expulsion mais rien en termes d'intégration sociale.

Comme l’explique Abu Odai, les passeurs demandent maintenant jusqu’à dix mille euros pour faire passer des gens clandestinement de la Turquie à l'Europe centrale, la moitié pour le passage risqué de la frontière entre la Grèce et la Turquie et la moitié pour le tout aussi dangereux reste du voyage. Il y a une quinzaine de jours, il a essayé de traverser à pied la frontière de l'Albanie dans l'espoir d'atteindre le Monténégro.

Ouvrez le feu

Quelques kilomètres dans leur voyage, dit-il, la police albanaise a ouvert le feu sur eux. « Ils tiraient directement sur nous, pas en l'air ».

D'autres syriens présents à la manifestation décrivent comment, incapables de signer légalement des baux, ils deviennent victimes de propriétaires peu scrupuleux, de toutes nationalités, qui les font payer trop cher pour des appartements insalubres et surpeuplés dans Athènes.

Une famille de trois adultes et sept enfants âgés de trois à douze ans dit avoir payé neuf cent euros pour un mois de résidence, pour être jetés dehors quinze jours plus tard par le propriétaire parce que « les enfants étaient trop bruyants ».

Sans bail, ils n'ont pas vu l'intérêt de le dénoncer à la police, qui refuse systématiquement de recevoir les plaintes des immigrés, selon des groupes de défense des droits de l'homme. Cette expérience, ainsi que la traîtrise d'un passeur qui les a abandonnés dans une cabane au milieu d'une forêt macédonienne avant de prévenir la police de leur présence, les a laissés sans le sou.

Ghaida, qui enseignait l'anglais, dit qu'elle et son fils, Mohammed, dix-huit ans, sont eux aussi arrivés à court d'argent et qu'ils dorment sous des porches et dans des parcs proches du centre d'Athènes.

Nous voulons travailler

« Les syriens sont travailleurs. Nous voulons que nos enfants continuent leurs études. J'ai pris le risque de venir ici avec mon fils, qui veut étudier l'informatique, en laissant mon mari et ma fille à Damas », raconte-t-elle. Elle raconte avoir voyagé dans toute l'Europe avant la guerre et qu'elle n'aurait jamais imaginé qu'elle deviendrait une réfugiée.

« Nous voulons juste que l'Europe nous aide. Pourquoi est-ce que le Royaume-Uni, la France ou l'Irlande ne reçoivent pas plus de syriens ? Beaucoup d'entre nous sont instruits, certains sont docteurs ou ingénieurs », dit-elle.

Alors que la manifestation incitait les fonctionnaires du ministère de l'intérieur à offrir immédiatement l'asile aux candidats pourvus de papiers d’identité, la plupart des manifestants veulent juste la liberté d'aller plus loin dans l'Union Européenne. « Comme nous l'a dit quelqu'un du parlement, la Grèce n'a pas de droits à nous offrir », dit un manifestant.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 21:26

https://www.npa2009.org/actualite/podemos-un-debat-qui-marque-une-etape-importante-dans-la-facon-de-faire-de-la-politique-en

« Un débat qui marque une étape importante dans la façon de faire de la politique en Espagne »

Lundi 17 Novembre 2014

Scientifique de profession, Pablo Echenique est député européen de Podemos depuis le 25 mai 2014. Dans le cadre du débat interne à Podemos, Pablo Echenique a défendu la motion finalement minoritaire « Sumando Podemos » (« en rassemblant nous pouvons »), avec notamment notre camarade d’Izquierda Anticapitalista Teresa Rodriguez, elle aussi députée européenne. Nous revenons sur les enjeux de cette discussion et de façon plus globale sur les perspectives du mouvement.

Miguel Segui. Peux-tu te présenter ?

Pablo Echenique. Je suis né en Argentine il y a trente-six ans. Je suis un physicien et je me déplace dans un fauteuil roulant de cent cinquante kilogrammes, ce qui ne rend pas très facile mon voyage hebdomadaire de Bruxelles à Saragosse. Comme beaucoup d’espagnols, j’étais politiquement endormi jusqu’en 2011. Je me suis réveillé cette année-là quand nous, les gens, avons envahi les rues, et que je ne pouvais plus fermer les yeux. Je me suis reconnu dans le changement de discours et d’analyse qu’a imposé le mouvement du 15 mai, mais mon attitude pragmatique m’a fait réaliser que quelque chose manquait. Ce quelque chose est apparu en janvier 2014, un outil politique appelé Podemos qui m’a convaincu, où j’ai investi plus de temps, ce qui m’a finalement conduit au parlement européen avec quatre autres camarades.

Miguel Segui. Peux-tu nous donner ton bilan de l’assemblée nationale citoyenne « si se puede » (« oui vous le pouvez ») qui s’est tenue il y a un mois à Madrid ?

Pablo Echenique. Quand quelqu’un me dit que les gens ne sont pas intéressés par la politique, pour le contredire, je lui parle de cette assemblée « si se puede », en particulier du fait que des citoyens ont écrit et débattu près d’une centaine de propositions concernant l’organisation et le fonctionnement, des sujets pas tout à fait sexy. Je crois que cette assemblée a été la plus grande démonstration de transparence et d’ouverture, c’est un débat qui marque une étape importante dans la façon de faire de la politique en Espagne. Par rapport aux différentes propositions d’organisation, j’ai eu le plaisir et l’honneur d’appartenir à une grande équipe qui a produit une proposition d’une manière collective et coopérative, avec un réel processus de discussion, de débat et de consensus, presque magique. Notre texte, issu de ce large débat, trouvait non seulement sa justification dans le processus même par lequel il a été produit, mais aussi par son contenu, plus adapté, plus proche, plus original que la proposition de l’équipe finalement gagnante. Mais la grande majorité des gens ont choisi d’accorder un vote de confiance à l’équipe dirigée par Pablo Iglesias. Notre proposition a tout de même trouvé près de quatorze mille supporters dans les votes qui ont suivi l’assemblée. Aujourd’hui, nous pensons que nous l’avons fait d’une façon intelligente combinant originalité, diversité, démocratie et efficacité.

Miguel Segui. Quelles sont les grandes différences entre les deux projets principaux ?


Pablo Echenique. Comme je l’ai signalé, notre proposition s’est construite d’une manière inclusive, participative et le résultat appartient alors à toutes celles et ceux qui ont participé à cette élaboration. Sur le fond, la différence la plus évidente, c’est que nous avons choisi dans notre document de ne pas proposer la mise en place d’un secrétaire général, mais un système collégial de trois porte-­parole. Nous avons aussi défendu la mise en place d’un conseil citoyen, composé de membres élus par vote direct des membres de Podemos et de vingt pour cent de membres tirés au sort parmi des candidats soutenus par les cercles, les comités de base. De plus, notre document proposait une plus grande autonomie politique des cercles et un système de financement plus équilibré, intégré et coordonné. En définitive, notre proposition était plus décentralisée et plurielle, tout en conservant l’efficacité.

Miguel Segui. Podemos dit qu’il n’est « ni de droite ni de gauche ». Mais quelle sont les relations avec le mouvement ouvrier « traditionnel » ?

Pablo Echenique. À mon avis, certains dans les grands syndicats espagnols ont approuvé et adopté les mêmes comportements que la « caste ». Ceci dit, il me semble très difficile d’envisager une réelle transformation sociale sans le soutien en particulier des travailleurs organisés.

Miguel Segui. D’après différents sondages, vous pouvez gagner les prochaines élections générales en Espagne. Mais comment comptez-vous mettre en œuvre votre programme ?

Pablo Echenique. L’amélioration immédiate des conditions de vie de la population la plus touchée par le pillage massif et systématique qu’ont subi les peuples de l’Europe du Sud et particulièrement l’Espagne, est le but principal de mon engagement en politique dans cette situation chaotique, qui m’a fait quitter mon poste de chercheur dans le CSIC (l’équivalent espagnol du CNRS). Je comprends que la priorité à court terme est un plan de sauvetage des gens qui sont dans des situations d’urgence sociale. Pour autant, il ne faut pas non plus négliger la mise en place de mécanismes pour rendre impossible à moyen terme la répétition du pillage que nous avons tristement vécu. Donc, il faut garantir des droits sociaux et les assurer, sans remise en cause possible. Nous savons bien que pour mener à bien un tel programme, il nous faut nous appuyer sur un peuple motivé, convaincu, organisé et mobilisé pour pousser à la mise en œuvre de ces mesures. Nous sommes très conscients des réticences de la part des entreprises et sociétés, qui ont très clairement démontré par le passé qu’elles sont prêtes à tout pour défendre leurs intérêts lucratifs. Nous les avons notamment vu mener des guerres pour des intérêts économiques en Afrique ou au Proche-Orient.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 21:00

http://www.plateforme-palestine.org/Ras-sem-blement-a-Paris-28,4183

Ras­sem­blement pour la reconnaissance par la France de l’état de Palestine

Vendredi 28 Novembre 2014 à 18 heures 30 à Paris Place de la Fontaine des Innocents RER Chatelet Les Halles

Vendredi 28 novembre 2014, l’assemblée nationale votera sur la recon­nais­sance d’un état pales­tinien. Cent trente-cinq pays ont déjà reconnu offi­ciel­lement l’état de Palestine.

Dans le contexte actuel où cer­tains dans les milieux diri­geants israé­liens tentent d’amener le conflit sur le terrain reli­gieux, il est urgent d’affirmer avec force qu’il n’y aura de solution que poli­tique et fondée sur le droit.

Les asso­cia­tions du Col­lectif National pour une Paix Juste et Durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens (CNPJDPI) qui militent depuis plus de dix ans pour l’existence de deux états, un état pales­tinien dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem Est comme capitale à côté de l’état israélien, appellent solen­nel­lement les députés français à voter en faveur de cette recon­nais­sance, comme viennent de le faire plu­sieurs par­le­ments européens.

Certes, cela ne sera qu’un premier pas, mais ce premier pas aura des consé­quences non négli­geables puisque Israël sera alors reconnu offi­ciel­lement comme occupant le ter­ri­toire d’un état sou­verain. Ce vote sera l’affirmation que le respect du droit inter­na­tional par Israël est le seul moyen d’avancer vers une paix juste et durable.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:46

http://social.blog.lemonde.fr/2014/11/26/cgt-loffensive-contre-thierry-lepaon-prend-de-lampleur

L’offensive contre Thierry Lepaon prend de l’ampleur

Par Michel Noblecourt

C'est le 22 mars 2013 à Toulouse, jour de son élection au poste de secrétaire général de la CGT, que les ennuis de Thierry Lepaon, cinquante-quatre ans, ont commencé. L'ancien ouvrier soudeur de Moulinex s'est retrouvé élu sans avoir la légitimité attachée à la fonction.

Son péché originel est d'avoir succédé par défaut à Bernard Thibault, au terme d'une longue guerre de succession qui avait écarté les trois prétendants, Nadine Prigent, la « dauphine » désignée et rejetée par l'appareil, Eric Aubin, celui dont le secrétaire général sortant ne voulait en aucun cas, et Agnès Naton, en laissant ouvertes de profondes plaies. Les nouvelles révélations du Canard Enchaîné du Mercredi 26 Novembre 2014, après celles concernant son logement de fonction, sur le montant des travaux réalisés dans son bureau de secrétaire général à Montreuil, soit soixante-deux mille cent soixante-dix-neuf euros et quarante-quatre centimes, montrent que l'offensive contre Thierry Lepaon prend de l'ampleur. Plusieurs responsables cégétistes s'attendent à la sortie prochaine d'autres affaires.

N'ayant jamais réussi en vingt et un mois de mandat à voir reconnaître son autorité et à asseoir son autorité, Thierry Lepaon semble vivre une lente descente aux enfers. La contestation qui s'amplifie au sein de la CGT n'est pas un problème de « ligne », il se veut « pragmatique » comme son prédécesseur et a même une image plutôt réformiste, tout en affichant une opposition sans la moindre concession au gouvernement socialiste, mais vise sa personne et sa façon d'exercer sa fonction. Elle intervient alors que la CGT est le réceptacle des tensions entre le Parti Communiste Français, dont il est membre sans avoir jamais figuré dans ses instances, et le Parti de Gauche. Le 8 octobre 2014, lorsqu'il avait reçu l'auteur de ce blog pour indiquer qu'il souhaitait rempiler pour un second mandat, lors du prochain congrès de la CGT en octobre 2016, il avait lui-même affirmé « qu’il y a eu une tentative d'instrumentalisation de la CGT par le Parti de Gauche, mais j'y ai mis bon ordre et il n'y a plus d'infiltration du Parti de Gauche dans notre organisation ».

Après son élection, Thierry Lepaon avait mis du temps à répartir les responsabilités au sein d'un bureau confédéral de dix membres où figurent deux anciens prétendants à la succession de Bernard Thibault, Agnès Naton et Eric Aubin. Confronté à une carte de la représentativité syndicale où la CGT est désormais talonnée par la CFDT, et à une érosion électorale dans les entreprises publiques, Thierry Lepaon s'est dit prêt à « assumer les difficultés » de sa centrale.

Mais les embûches se sont multipliées sur son chemin. En décembre 2013, Thierry Lepaon, au diapason de son bureau confédéral, était prêt à signer un accord inter professionnel sur la formation. Mais, fait unique dans les annales de la CGT, il céda devant l'opposition de la responsable de la délégation de négociateurs et renonça. Une décision qui abîma un peu plus l'image de la CGT qui, depuis l'élection de François Hollande, n'a signé qu'un accord national, sur les contrats de génération.

Le 14 février 2014, épisode là aussi inédit, Valérie Lesage, membre du bureau confédéral, adressait au secrétaire général de la CGT un véritable réquisitoire, dénonçant un « un manque de cohérence et de clarté », dans la ligne de la centrale et même de la « malhonnêteté intellectuelle. Cela créait », écrivait-elle, « le flou, l'illisibilité, la confusion, tant dans les forces militantes que chez les salariés ». Rebelote en mars 2014, dans une interview au Nouvel Economiste, Thierry Lepaon affirmait « qu’il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté ». Ces déclarations, réagissait le 26 mars 2014 l'union départementale de Paris, « remettent en cause les fondements mêmes de la CGT, car le salariat n'a aucun intérêt commun avec le capital ».

A la même période, Thierry Lepaon a subi un nouveau camouflet à l'occasion de la « marche contre l'austérité » organisée le 12 avril 2014 par le Front De Gauche. Mettant en avant le souci, à peu près constant, de la CGT de ne pas participer à une manifestation politique, il refusait d'y engager sa confédération.

« Je pense », avait-il dit le premier avril 2014 devant sa commission exécutive, « qu'on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s'engager politiquement. La CGT, ce n'est pas le rempart pour se masquer ». Peine perdue, plusieurs grosses fédérations, comme l'Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires, la culture, les finances, le livre, la chimie et l'agriculture, se réfugiant derrière l'autonomie qu'autorise le fédéralisme, défilaient avec leurs banderoles derrière Jean-Luc Mélenchon. A titre personnel, Bernard Thibault y avait aussi participé.

L'épisode s'est reproduit le 15 novembre 2014 lors d'une nouvelle manifestation du collectif Alternative A l’Austérité, où le Front De Gauche joue un rôle pilote.

Alors que la CGT en tant que confédération refusait de nouveau d'y participer, neuf fédérations, sur trente-trois, récidivaient ainsi que treize unions départementales, sur quatre-vingt-seize. Cet événement, survenu alors que Thierry Lepaon était très affaibli par l'affaire du devis des travaux réalisés dans son logement de fonction à Vincennes, soit cent cinq mille euros, a été une nouvelle preuve de sa perte d'autorité sur ses propres troupes.

Lors du Comité Confédéral National (CCN), le parlement de la CGT, qui a suivi, les 4 et 5 novembre 2014, les révélations du Canard Enchaîné sur son logement de fonction, Thierry Lepaon n'a pas convaincu. Dénonçant un complot contre la CGT, mettant en avant « un problème de fonctionnement du bureau confédéral qui handicape notre capacité collective », et chargeant le trésorier, Eric Lafont, il n'a pas convaincu les responsables de fédérations et d'unions départementales. Pire, en refusant leur proposition de créer une commission du CCN pour faire un audit sur les dépenses de la confédération depuis son élection, il s'est mis à dos son propre parlement et aucune déclaration n'a été votée. Cette crise a mis au jour la fracture au sein du bureau confédéral avec quatre membres, Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik, qui se sont opposés à Thierry Lepaon. Pour mettre au pas les « rebelles », il a reçu un à un les dix membres de cette instance et annoncé qu'il allait faire entrer deux membres supplémentaires, deux fidèles. La démarche n'a pas abouti, pour écarter des membres du bureau confédéral ou en faire entrer de nouveaux, il doit avoir l'aval de son parlement, qui doit se réunir en février 2015, où il aura désormais du mal à obtenir une majorité, et les quatre « rebelles » se sont de nouveau démarqués de la déclaration consécutive aux nouvelles révélations du Canard Enchaîné sur les travaux dans le bureau du patron de la centrale. Elles tombent au plus mal, à une semaine des élections, le 4 décembre 2014, dans les trois fonctions publiques.

La « mauvaise passe » de la CGT, selon l'expression de Bernard Thibault, qui s'est bien gardé de voler au secours de son successeur, risque donc d'être durable. Des responsables cégétistes signalent que des militants rendent leurs cartes ou hésitent à en reprendre une. Et elle soulève de fortes inquiétudes tant au gouvernement qu'au patronat ou parmi les autres confédérations, en premier lieu la CFDT qui s'alarme des dégâts sur l'image du syndicalisme. Alors que de nouvelles « boules puantes » sont à prévoir à court terme et que Thierry Lepaon, que l'on décrit « stoïque », reste sourd aux propositions émanant de ses propres instances, l'avenir politique du secrétaire général s'annonce sombre. Un second mandat est aujourd'hui plus qu'improbable. Thierry Lepaon est tellement fragilisé que la question se pose de nouveau de savoir s'il pourra tenir la barre jusqu'au terme de ce premier mandat.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:15

http://www.sudouest.fr/2014/11/27/pays-basque-la-militante-aurore-martin-estime-que-le-proces-prevu-en-janvier-est-purement-politique-1750341-4018.php

Aurore Martin estime que le procès prévu en janvier 2015 est « purement politique »

Jeudi 27 Novembre 2014, la militante indépendantiste basque a demandé à ne pas être poursuivie pour les faits, commis en France, et pour lesquels elle sera jugée à Madrid à partir du 12 janvier 2015.

La militante indépendantiste Aurore Martin, trente-cinq ans, est intervenue à Bayonne lors d'une conférence de presse.

Aurore Martin, ancienne membre de Batasuna, s’est exprimée sur son procès qui débutera le 12 janvier 2015 à Madrid avec celui de trente-quatre autres militants.

La jeune basque y sera notamment jugée pour des faits commis en France, dont sa participation à Bayonne, le 21 septembre 2006, à une conférence de presse de Batasuna, le parti de la gauche indépendantiste interdit en Espagne en 2003, et dissous en France depuis janvier 2013. En France, ces faits ne sont pas constitutifs d'un délit.

« Les actes normaux d’un parti politique »

« Nous serons trente-cinq militants appelés à Madrid, dont Haizpea Abrisketa, une autre militante du pays basque français, et moi. Ce procès est purement politique. On le voit dans les faits qui nous sont reprochés. Ce sont la participation à des conférences de presse, réunions, la rédaction d'articles d'opinion ou des actes politiques qui seront jugés alors qu'ils constituent des actes normaux d'un parti politique », a indiqué Aurore Martin.

« Je suis scandalisée par la décision de la justice espagnole », avait assuré mardi à l'AFP, Amaia Recarte, avocate de la militante basque. « C'est quand même hallucinant que l'Audience Nationale ne se sente pas tenue par une décision judiciaire française ».

En effet, pour mémoire, le 23 novembre 2010, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau n'avait pas retenu la participation d'Aurore Martin à des manifestations publiques de Batasuna en France et la juridiction avait ordonné sa remise à la justice espagnole uniquement pour des actes politiques s'étant déroulés sur le territoire espagnol.

D'une voix sereine, la militante basque a, ce jeudi, demandé à ne pas être poursuivie par la justice espagnole pour les faits français et elle a conclu que « ce genre de démarche ne va pas dans le sens du processus de paix. C'est une attaque contre le processus de paix ».

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:28

http://www.liberation.fr/politiques/2014/11/23/financement-du-front-national-marine-le-pen-en-eau-rouble_1149294

Financement du Front National, Marine Le Pen en eau rouble

Par Lorraine Millot et Jonathan Bouchet Petersen

Lundi 24 Novembre 2014

Mediapart révèle qu’une banque russe proche du Kremlin a octroyé un prêt de neuf millions d’euros au parti d’extrême droite.

Le Front National de Marine Le Pen, dont la bienveillance à l’égard de la Russie de Vladimir Poutine est une constante, a-t-il trouvé un soutien financier au Kremlin, tel le Parti Communiste Français au siècle dernier ? La question se pose depuis que Mediapart a révélé samedi que le parti d’extrême droite avait obtenu en septembre 2014 un prêt de neuf millions d’euros auprès de la modeste First Czech Russian Bank (FCRB), basée à Moscou. Deux millions ont déjà été débloqués.

Deal. Ce prêt n’a rien d’illégal, il ne s’agit pas d’un don, ce qui le soustrait d’ailleurs au contrôle de la commission nationale des financements politiques, mais son origine met sur la table la question de l’ingérence d’une puissance étrangère dans la vie politique française.

D’autant que la FCRB est « de facto entre les mains d’un ancien cadre bancaire de l’état » russe, Roman Yakubovich Popov, assure Mediapart. Le site rappelle au passage que, dans les années 1990, c’est pour un prêt fictif auprès d’une banque italienne que les dirigeants du Parti Républicain ont été condamnés pour « blanchiment » en 2004.

Si le Front National n’a pas respecté sa « préférence nationale », ce serait faute de réponse positive en France mais aussi en Espagne et aux Etats-Unis. « Est-ce que les banques sont frileuses depuis que Nicolas Sarkozy a triché lourdement avec ses comptes de campagne ? Ou est-ce que c’est un traitement qui nous est réservé, au Front National ? » Marine Le Pen a posé la question dans « C Politique », sur France Cinq dimanche. Quand, fin octobre dans l’Observateur, elle avait abordé la difficulté de son parti à emprunter, la frontiste avait parlé d’un prêt russe comme d’une piste parmi d’autres, alors que l’affaire était conclue depuis le mois précédent. L’information devait rester secrète. Le Front National a annoncé envisager une plainte contre Mediapart.

Dans ce deal, le député européen Jean-Luc Schaffhauser a eu un rôle central. Cet ancien consultant chez Dassault a été bombardé tête de liste aux dernières municipales à Strasbourg, puis élu lors des élections européennes en Ile-de-France, sur la liste conduite par Aymeric Chauprade, un proche conseiller de Marine Le Pen. Pro-russes, ils ont tous deux été « observateurs » lors du « référendum » organisé par les séparatistes en mars en Crimée, et Jean Luc Schaffhauser l’a été aussi pendant les « élections » début novembre à Donetsk en Ukraine.

Alors que Marine Le Pen, fan de Vladimir Poutine, s’est rendue plusieurs fois à Moscou depuis qu’elle dirige le Front National, Mediapart raconte un autre déplacement, en février 2014, qui n’avait, lui, pas été rendu public et au cours duquel Jean Luc Schaffhauser lui aurait présenté l’influent député nationaliste, Alexander Mikhailovich Babakov. Conseiller de Vladimir Poutine en charge de la coopération avec les organisations russes à l’étranger, il fait partie des personnalités interdites d’entrée dans l’Union Européenne, dans le cadre des sanctions contre la Russie pour son activisme en Ukraine. Lors de cette visite, Marine Le Pen aurait même rencontré Vladimir Poutine pour la première fois.

Pipeline. Le nom d’un oligarque très proche du chef du Kremlin, grand dignitaire de la relation franco-russe, apparaît aussi, Guennadi Timchenko.

Sixième fortune du pays, il contrôle le géant du pipeline Stroïtransgaz, principal actionnaire de la FCRB. Jusqu’à peu, Guennadi Timchenko était aussi un interlocuteur recherché par les plus autorités françaises, en juillet 2013, il a reçu la Légion d’Honneur, pour sa contribution à la collection d’art russe au Louvre et surtout son partenariat avec Total pour l’exploitation du gaz du Yamal. Sous le coup de sanctions américaines pour sa proximité avec le régime expansionniste de Vladimir Poutine, il a été épargné par ses amis européens.

« Si soudain, la soixantaine passée, il voulait se lancer dans des financements politiques, il aurait sans doute des moyens plus discrets pour le faire », assure à Libération Pavel Chinsky, responsable de la chambre de commerce franco-russe, dont Guennadi Timchenko préside le conseil économique.

Alexis Prokopiev, président de l’association Russie-Libertés, qui tente de contrer les réseaux poutiniens en France, voit, lui, dans ce prêt une confirmation de ses « soupçons, derrière la proximité idéologique avec Vladimir Poutine, revendiquée par certains hommes politiques français, il y a bien un aspect financier non négligeable. Cela repose la question de l’avancée du national poutinisme en Europe ».

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