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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 19:39

Deuxième tour infructueux pour l’élection présidentielle en Grèce (Reuters)

Le candidat de la coalition gouvernementale grecque, l'ancien commissaire européen Stavros Dimas, n'a pas pu être élu Mardi 23 Décembre 2014 au deuxième tour de l’élection présidentielle au parlement grec, recueillant cent soixante-huit voix alors qu'il lui en aurait fallu au moins deux cent.

Il a cependant gagné huit voix par rapport au premier tour, lors duquel cent soixante suffrages s'étaient portés sur son nom. On comptait mardi cent trente et un votes blancs, ce qui équivaut à un non, et un absent.

Le troisième tour se tiendra le 29 décembre 2014. Ce jour-là, le seuil d'éligibilité sera abaissé à cent quatre-vingt voix. Si Stavros Dimas ne peut alors être élu, le parlement sera automatiquement dissous et des élections législatives seront convoquées pour le début 2015.

Le parti de la gauche anti-austérité Syriza étant donné vainqueur par les sondages en cas de législatives anticipées, une telle perspective inquiète les marchés et les créanciers internationaux de la Grèce.

La bourse d'Athènes était en recul de près de deux pour cent, à 13 heures GMT, deux heures et demie après l'annonce du résultat du vote.

Le premier ministre grec, Antonis Samaras, a dit son espoir que le candidat du gouvernement puisse être élu au troisième tour, afin d'éviter le « danger » des élections législatives anticipées.

« J'espère qu'au troisième tour, nous éviterons un danger national », a-t-il déclaré aux journalistes après le deuxième tour.

SYRIZA VEUT « TOURNER LA PAGE »

Antonis Samaras a joué gros en avançant de deux mois la date de l’élection présidentielle, qui devait normalement se tenir en février 2015 et non pas en décembre 2014.

La plupart des sondages montrent qu'une majorité de grecs ne souhaitent pas d'élections anticipées et dans les couloirs du parlement, l'humeur des députés de la coalition gouvernementale s'est semble-t-il améliorée mardi, même si le résultat reste impossible à prédire.

« C'est certainement un meilleur résultat, mais cela reste insuffisant », a commenté le ministre de l’éducation Andreas Loverdos, qui souligne que les tractations d'ici au 29 décembre 2014 devront être transparentes pour éloigner tout soupçon de corruption. Un élu du parti des grecs indépendants a porté plainte la semaine dernière pour tentative d'achat de voix.

Pour réunir un minimum de cent quatre-vingt voix au troisième tour la semaine prochaine, le gouvernement devra puiser dans les rangs des indépendants, qui sont au nombre d'une vingtaine, ou de possibles dissidents parmi la vingtaine d'élus que comptent deux partis, la Gauche Démocratique et les Grecs Indépendants.

La Gauche Démocratique, qui a été partenaire de la coalition au pouvoir de la Nouvelle Démocratie et du Pasok entre 2012 et 2013, de même que les Grecs Indépendants, un parti de droite nationaliste hostile aux conditions posées par les créanciers internationaux, ont annoncé qu'ils ne voteraient pas pour Stavros Dimas.

Mais on ignore s'ils parviendront à imposer cette consigne à tous leurs élus. A quelques minutes du vote de mardi, deux députés de la Gauche Démocratique ont ainsi annoncé qu'ils quittaient leur parti pour se ranger parmi les indépendants.

Quant au chef de file de Syriza, Alexis Tsipras, il a estimé que des élections législatives anticipées seraient inévitables en 2015.

« Avec la nouvelle année, notre pays va tourner la page par un vote populaire fort en faveur de véritables négociations sur le plan d'aide à la Grèce. Soyons optimistes, cela marchera », a-t-il dit.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 19:10

http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/elections-departementales-npa-et-front-de-gauche-s-associent-22-12-2014-10471195.php

NPA et Front De Gauche s'associent

Lundi 22 Décembre 2014

Le NPA et le Front De Gauche ont décidé de s'unir pour les prochaines élections départementales sur le territoire Carhaix-Huelgoat. Dans un communiqué intitulé « À gauche toute pour les cantonales » dans lequel ils dénoncent notamment « la politique de droite menée par le Parti Socialiste » et la réforme territoriale, les deux partis indiquent s'être mis « d'accord pour proposer à la population une démarche politique nouvelle, en rupture avec les pratiques électoralistes ». Ils précisent qu'ils organiseront « des réunions publiques à l'issue desquelles émergeront les candidats qui seront présentés lors des élections de mars 2015 ». On connaît déjà les noms des personnes à l'initiative de cette union dont certaines ont des profils de candidat. Une réunion a ainsi été organisée, Vendredi 19 Décembre 2014, à la mairie de Motreff, avec Noëlle Péoch (Front De Gauche), Henri Guillemot (NPA), José Le Guélaff (maire de Motreff), Paul Quéméner (maire de Berrien), Matthieu Guillemot (conseiller municipal de Carhaix), Marie-Pierre Coant (maire-adjointe de Berrien) et Gérard Guen (maire adjoint de Botmeur). On imagine assez bien, par exemple, une candidature de José Le Guélaff, maire de Motreff. Il avait été sollicité par le Parti Socialiste pour ces élections. Il s'était montré intéressé avant de décliner.

Soutenu par le NPA et le Front De Gauche, il pourrait a priori faire un score intéressant en particulier dans le très rouge canton d'Huelgoat.

Le collectif n'en est pas encore là. Il indique vouloir d'abord « une réelle participation des citoyens à l'élaboration d'un projet politique contre l'austérité, anticapitaliste et alternatif sur le canton ».

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:45

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=11049

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/22/scandale-d-achat-de-voix-en-grece_4544705_3214.html

Scandale d'achat de voix en Grèce

Par Adéa Guillot, correspondante du Monde à Athènes

Le parti au pouvoir est soupçonné d'avoir soudoyé des députés pour l’élection présidentielle.

Le discrédit profite à la gauche radicale de Syriza

Désigner ensemble un nouveau président de la république d'ici à la fin du mois de décembre 2014, en finir avec les négociations en cours avec les créanciers du pays avant mars 2015 et organiser ensuite, fin 2015, des élections législatives anticipées. Voilà en substance ce que le premier ministre grec, Antonis Samaras, a, Dimanche 21 Décembre 2014, proposé aux partis d'opposition du pays. Tous se sont empressés de rejeter son offre. Ni le parti de la gauche radicale Syriza, ni le parti de la gauche démocratique Dimar, ni celui des grecs indépendants Anel, n'entendent collaborer avec lui.

Leur objectif est d’empêcher le gouvernement de rallier d'ici au 29 décembre 2014, date du troisième et dernier tour de la présidentielle, les cent quatre-vingt députés nécessaires à la désignation du nouveau président de la république et entraîner ainsi la dissolution du parlement et la tenue immédiate, dès la fin janvier 2015, de législatives anticipées.

La proposition d’Antonis Samaras semble, en revanche, séduire quelques-uns des dix-neuf députés indépendants encore indécis. Le nombre de voix en faveur du candidat du gouvernement, Stavros Dimas, pourrait ainsi s'approcher des cent soixante-dix lors du deuxième tour, prévu Mardi 23 Décembre 2014, alors qu'il n'avait pas dépassé les cent soixante lors du premier tour, Mercredi 17 Décembre 2014.

Ces annonces tactiques, plus ou moins fructueuses, interviennent alors que la campagne présidentielle a pris une tournure nauséabonde ces derniers jours avec des accusations d'achat de votes venant du petit parti de droite populiste des grecs indépendants. Pavlos Haikalis, membre d'Anel et vedette de comédies télévisées, a affirmé à la chaîne Mega TV Jeudi 18 Décembre 2014 qu'on lui avait offert environ trois millions d'euros, dont sept cent mille euros en liquide, en échange de son soutien à Stavros Dimas. Des enregistrements vidéo et audio, diffusés depuis sur internet, de conversations avec son « corrupteur » ont été confiés dès le 12 décembre 2014 à la justice, a-t-il précisé.

« Misérables accusations »

Une enquête, à la suite de rumeurs concernant des faits identiques, est déjà ouverte depuis le mois de novembre 2014. Il « faut mettre fin à ces misérables accusations d'achat de votes, toujours démenties à la fin mais qui empoisonnent entre-temps notre démocratie », a défendu Antonis Samaras.L'affaire a pourtant pris de l'ampleur ce week-end après que l'identité de l'auteur présumé de ces achats eut été révélée. Il s'agirait de l'homme d'affaires Giorgos Apostolopoulos, spécialiste du conseil économique aux politiques de tous bords, longtemps pour le Pasok, le parti socialiste grec, mais aussi pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie de 2010 à 2012, période durant laquelle, selon la presse grecque, il aurait eu l'oreille d'Antonis Samaras. Ironie de l'histoire, il est ensuite devenu le conseiller financier de l'actuel président d'Anel, Panos Kamménos, lorsque celui-ci a claqué la porte de la Nouvelle Démocratie en février 2012.

Giorgos Apostolopoulos, pour sa part, nie catégoriquement l'ensemble des accusations à son encontre. Selon lui, c'est Pavlos Haikalis qui serait venu lui demander de l'argent, et non l'inverse. Il affirme disposer, lui aussi, d'enregistrements prouvant sa version des faits. Les premiers éléments de l'enquête ont révélé que Pavlos Haikalis avait en effet dans le passé déjà profité de largesses de Giorgos Apostolopoulos.

Un jeu de poker menteur consternant qui désoriente les grecs et semble profiter au parti de la gauche radicale Syriza, toujours gagnant dans les sondages en cas d’élections législatives anticipées.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:23

Kurdes et yazidis tentent de reprendre la ville de Sindjar à l’Etat Islamique (Reuters)

Des combattants kurdes et yazidis bataillaient Dimanche 21 Décembre 2014 pour tenter de reprendre aux djihadistes du groupe Etat Islamique la ville de Sindjar, dans le nord-ouest de l'Irak, quelques jours après avoir brisé le siège de la montagne du même nom, située à proximité.

La reconquête de Sindjar serait une grande victoire pour le gouvernement central à Bagdad et pour les kurdes, qui recouvreraient ainsi la majorité de leur territoire perdu dans l'offensive djihadiste du mois d'août 2014 et seraient en mesure de couper la route reliant la Syrie à Mossoul, axe vital pour l'approvisionnement de l'Etat Islamique.

Les combattants irakiens et yazidis sont entrés dans Sindjar en partant du poste frontière de Rabia et du mont Sindjar, avec le soutien des kurdes venus de Turquie et de Syrie et des raids aériens menés par les Etats-Unis et leurs alliés.

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, s'est rendu au mont Sindjar, vers lequel les peshmergas sont parvenus jeudi à ouvrir un couloir après des mois de siège par les djihadistes.

« La plus grande partie de Sindjar est désormais sous notre contrôle. Avec l'aide de dieu nous la libérerons complètement. L'aide des forces de la coalition a été remarquable et leur soutien très efficace », a-t-il déclaré au sommet de la montagne.

Des camionnettes pleines de peshmergas descendaient à toute allure vers la ville de Sindjar, enveloppée de fumée, tandis que les combattants blessés étaient rapatriés vers le sommet de la montagne pour y être soignés.

RIVALITÉS INTERNES

Le terrain est miné, a rapporté un combattant yazidi chef des forces de protection de Sindjar, Kassem Chechou, de retour de Sindjar samedi soir, ajoutant toutefois avec fierté que les djihadistes fuyaient le combat.

Selon Fahd Hamid, un autre combattant yazidi qui a fui face à l'offensive djihadiste en août 2014, quelque mille sept cent familles yazidies sont réfugiées sur le mont Sindjar.

Interrogé sur la raison pour laquelle les réfugiés ne quittaient pas le mont Sindjar malgré la levée du siège, l'homme a répondu que « cette montagne est le lieu le plus sûr et le meilleur ».

D'autres, comme une femme nommée Gule dont le frère et le fils ont été tués trois semaines auparavant alors qu'ils tentaient de rejoindre leur village pour récupérer des affaires, souhaitent retrouver leurs maisons.

La bataille de Sindjar est menée par différents groupes.

Des combattants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré par la Turquie, l'Union Européenne et les Etats-Unis comme une organisation terroriste, et une faction des kurdes syriens, les unités de protection du peuple (YPG), disent avoir cinq cent hommes sur le mont Sindjar.

Selon des sympathisants, les YPG ont ouvert une nouvelle route reliant la Syrie à Sindjar samedi.

Ces deux groupes de combattants kurdes revendiquent l'initiative de l'offensive sur la ville de Sindjar. « Les YPG sont allées à Sindjar avant les peshmergas », a assuré un combattant de la faction syrienne.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:09

Artur Mas visé par une procédure judiciaire en Catalogne (Reuters)

Le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne a annoncé Lundi 22 Décembre 2014 l'ouverture d'une procédure judiciaire contre le président du gouvernement de la région, Artur Mas, et d'autres dirigeants locaux pour désobéissance après le scrutin officieux organisé en novembre sur l'indépendance de la Généralité.

Ce référendum, qui n'avait pas de valeur juridique, a suscité une vive opposition de la part du gouvernement espagnol et a été déclaré contraire à la loi fondamentale par le tribunal constitutionnel d'Espagne.

Artur Mas n'avait pas tenu compte de l'arrêt rendu par la juridiction suprême et décidé d'organiser le 9 novembre le scrutin qui avait été encadré en grande partie par des volontaires et non par des représentants du gouvernement.

Cette consultation essentiellement symbolique avait mobilisé deux millions trois cent mille électeurs et vu une très large victoire du « oui », plus de quatre-vingt pour cent, en faveur de l'indépendance de la Catalogne.

Le ministère public espagnol avait engagé des poursuites contre Artur Mas en novembre et celles-ci ont été jugées recevables par le tribunal supérieur de la région. Cette procédure pourrait empêcher le président du gouvernement régional de se présenter à une prochaine élection locale.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:00

Béji Caïd Essebsi remporte l’élection présidentielle en Tunisie (Reuters)

Béji Caïd Essebsi, candidat de l'alliance laïque Nidaa Tounès, a remporté la première élection présidentielle libre en Tunisie, ultime étape de la transition démocratique entamée avec le soulèvement populaire qui avait provoqué la chute de Zine ben Ali en janvier 2011.

Selon les résultats officiels, Béji Caïd Essebsi a obtenu 55,68% des suffrages lors du second tour de scrutin organisé Dimanche 21 Décembre 2014 contre 44,32% à son rival Moncef Marzouki, qui assurait les fonctions de président par intérim depuis sa désignation par l’assemblée constituante en décembre 2011.

Après l'annonce de la victoire du candidat de l'alliance laïque, des manifestants ont incendié le bureau de Nidaa Tounès à Tataouine, dans le sud du pays. Avant même la publication des résultats officiels, des affrontements avaient opposé les forces de l'ordre à des groupes de jeunes manifestants à Hamma, également dans le sud.

« Des centaines de jeunes, mécontents de l'annonce faite par Béji Caïd Essebsi de sa victoire, ont brûlé des pneus dans les rues de la ville et la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogène et interpellé plusieurs d'entre eux », a déclaré Ammar Giloufi, un habitant d’Hamma. « Tous les magasins sont fermés. Les manifestants chantent non à l'ancien régime ».

Selon un autre habitant, les protestataires ont tenté de s'en prendre à un commissariat de police mais ont été repoussés par des tirs de gaz lacrymogène.

Une partie de la population tunisienne considère que la victoire de Béji Caïd Essebsi, qui est âgé de quatre-vingt-huit ans et occupa le poste de président de la chambre des députés en 1990 et en 1991 à l'époque de Ben Ali, marque un retour au pouvoir des membres de l'ancien régime.

« BRILLANT EXEMPLE »

Béji Caïd Essebsi, qui fut également ministre de Habib Bourguiba, premier président après l'indépendance de la Tunisie, se présente comme un technocrate laïc dont, dit-il, le pays a besoin après trois années de gestion par une coalition dominée par les islamistes.

Devant le siège de Nidaa Tounès, à Tunis, des centaines de partisans ont célébré dans la rue la victoire de leur candidat, chantant et agitant des drapeaux tunisiens.

« Nous avons en partie réussi notre lutte », déclare Aya Khiari, un sympathisant du président nouvellement élu. « Ces élections n'étaient qu'une étape, la bataille pour construire la Tunisie ne fait que commencer ».

Moncef Marzouki, qui s'était réfugié en France sous le régime de Zine Ben Ali, n'a pas fait de déclaration dans l'immédiat mais a félicité son adversaire dans un message mis en ligne sur la page officielle de sa campagne sur facebook.

Le président sortant, qui s'est vu reprocher son alliance avec les islamistes d’al Nahda qui lui avait permis d'être élu président de transition, estime que l'accession de Béji Caïd Essebsi au poste de chef de l’état est de nature à remettre en cause la « révolution de jasmin », il y a quatre ans, qui fut le déclencheur d'une série de soulèvements dans le monde arabe.

Le président Barack Obama et son secrétaire d’état, John Kerry, ont félicité Béji Caïd Essebsi pour sa victoire ainsi que la Tunisie pour la conclusion de sa première élection présidentielle sous la nouvelle constitution.

« La Tunisie a fourni un brillant exemple à la région et au monde de ce qui peut être réalisé à travers la démocratie, le consensus et un processus politique ouvert », a déclaré John Kerry dans un communiqué.

Le parti de Béji Caïd Essebsi devra désormais désigner un premier ministre et former un nouveau gouvernement de coalition avant de s'attaquer au contrôle de l'extrémisme islamiste et à des réformes économiques qui s'annoncent délicates.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 18:36

Le parquet russe requiert dix ans de prison contre Alexeï Navalny (Reuters)

Le parquet russe a requis Vendredi 19 Décembre 2014 une peine de dix ans de prison à l'encontre de l'opposant russe Alexeï Navalny et de huit ans de prison contre son frère Oleg Navalny, accusés d'avoir détourné trente millions de roubles.

Les deux hommes sont poursuivis pour avoir volé deux entreprises entre 2008 et 2012, dont une filiale du groupe français de cosmétiques Yves Rocher.

Le verdict sera rendu le 15 janvier 2015.

Alexeï Navalny, qui avait pris la tête de grandes manifestations contre le président Vladimir Poutine en 2011 et en 2012, rejette des accusations qu'il juge politiques.

« Je n'accepterai jamais ce système, qui se fonde sur des mensonges », a déclaré l'opposant au tribunal de Moscou devant lequel il comparaissait.

« Je ne cesserai jamais mon combat contre cette junte. Mais ce n'était pas la peine d'emprisonner mon frère pendant huit ans. Prendre des otages ne m'arrêtera pas », a-t-il dit.

Avocat blogueur connu pour ses campagnes contre la corruption, Alexeï Navalny, trente-sept ans, se trouve déjà depuis mars 2014 en résidence surveillée après sa condamnation en 2013 à cinq ans de prison avec sursis pour avoir volé seize millions de roubles à une scierie appartenant à l’état, des faits qu'il conteste également.

Cette assignation à résidence a été prolongée d'un mois vendredi, à la demande des procureurs, jusqu'à la mi-février.

Nadejda Ignatova, procureur du tribunal de Moscou, a estimé qu'une peine de dix ans permettrait de sanctionner les deux affaires. « La culpabilité du prévenu a été totalement prouvée », a-t-elle déclaré.

Dans un soupir, Alexeï Navalny a commenté la réquisition du parquet en ces termes, « au moins, ce sera facile à compter ».

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 18:22

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2014/12/19/anne-hidalgo-demande-la-regularisation-de-500-sans-papiers-a-paris_4543590_1654200.html

Anne Hidalgo demande la régularisation de cinq cent sans-papiers à Paris

La lettre a été postée au lendemain du discours de François Hollande au musée de l’histoire de l’immigration. Mais l’entourage de la maire de Paris Anne Hidalgo assure que la coïncidence est fortuite. Mardi 16 Décembre 2014, la maire de Paris a adressé au ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, un courrier appelant le gouvernement à régulariser la situation « d’environ cinq cent personnes afin de stopper l’embolie de l’hébergement d’urgence ».

Trop de sans-papiers n’ont pas de toit à Paris, il s’agit « d’une situation aberrante d’un point de vue humanitaire et budgétaire », estime Anne Hidalgo dans le courrier que Le Monde s’est procuré, un courrier cosigné par les représentants de tous les groupes de sa majorité, Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts, PCF, Front De Gauche et PRG.

La lettre invoque « la saturation » de l’hébergement d’urgence. « Entre deux mille cinq cent et trois mille cinq cent personnes dorment dans les rues parisiennes », écrit Anne Hidalgo. Dans ce contexte, « maintenir des personnes en centre d’hébergement ou à l’hôtel, alors que certaines pourraient travailler, trouver un logement et accéder à des dispositifs d’insertion de droit commun, est coûteux pour la collectivité dans son ensemble ».

Neuf mille en centres d’urgence, quatorze mille en hôtels sociaux

Selon le cabinet d’Anne Hidalgo, neuf mille personnes dorment aujourd’hui dans les centres d’urgence et quatorze mille dans des hôtels sociaux avec une prise en charge par la collectivité. Pour les familles hébergées et qui reçoivent une allocation de la ville, une nuit dans un hôtel coûte en moyenne dix-sept euros par personne, soit deux mille six cent euros par mois pour cinq personnes. « Le coût est bien supérieur à un loyer dans un logement pérenne », soulignent les services de la mairie de Paris.

La maire de la capitale appelle le gouvernement à prendre ses « responsabilités pour que soient examinées des demandes de régularisation concernant la situation de personnes qui sont en zone grise, en séjour irrégulier, mais non expulsables dans les faits ». Parmi les quelque cinq cent personnes qui pourraient être régularisées, Anne Hidalgo repère, d’une part, des personnes « vulnérables » qui, parce qu’elles sont « âgées, malades ou handicapées », ne peuvent être reconduites dans leur pays d’origine et, d’autre part, des personnes qui « ont amorcé une trajectoire d’insertion par le travail, des jeunes scolarisés ou des adultes ayant des promesses d’embauche ». Il y a enfin les étrangers en France « depuis des années » qui ont connu « l’errance » et ne peuvent donc fournir toutes « les pièces demandées ». Pour ceux-là, la maire de Paris demande une « mise en œuvre bienveillante » de la circulaire sur la régularisation des sans-papiers prise par Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, le 28 novembre 2012.

Au passage, tout en saluant le projet de loi relatif à la réforme du droit d’asile porté par le ministre de l’intérieur, Anne Hidalgo estime « qu’à lui seul, il ne suffira pas à corriger les conséquences des errements du passé ». Il s’agit « d’apporter ensemble, sans délai, des solutions pour débloquer des situations individuelles complexes », insiste-t-elle.

Pour l’instant, le ministère de l’intérieur s’est contenté d’accuser réception du courrier.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 17:56

http://www.filpac-cgt.fr/spip.php?article8823

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/18/cgt-pourquoi-thierry-lepaon-doit-demissionner_4543024_3232.html

Pourquoi Thierry Lepaon doit démissionner

Par Jean Louis Moynot, ancien secrétaire confédéral et membre de la commission exécutive confédérale de la CGT de juin 1967 à juin 1982

Vendredi 19 Décembre 2014

Au-delà du nécessaire départ de son secrétaire général, le syndicat doit vite s’interroger sur ses rendez-vous manqués et la crise démocratique profonde qui obère son avenir.

La crise profonde que traverse la CGT a un caractère historique pour deux raisons. La première est qu’elle est sans précédent. La seconde raison, beaucoup plus fondamentale, est que, derrière la « guerre des chefs » et les fautes graves commises par l’actuel secrétaire général, il y a une accumulation historique de questions stratégiques non résolues parce qu’elles n’ont pas été débattues au grand jour.

Le résultat de cette carence de démocratie est que la CGT reste enfermée sur elle-même, dans des structures et des idées qui datent de périodes révolues, qu’elle se fractionne de manière presque illisible, qu’elle ne parvient pas à produire une analyse des principaux traits du capitalisme contemporain et qu’elle a été incapable jusqu’à présent d’élaborer une stratégie syndicale unique, cohérente, efficace et susceptible de converger avec les efforts du syndicalisme européen et mondial dans le même sens.

Il faut bien sûr faire la part de la crise que provoquent la mondialisation sous domination des multinationales, la financiarisation du capital, la spéculation et le pouvoir des banques, l’incapacité des états et des instances internationales à répondre aux enjeux écologiques et à parer aux dangers qu’ils comportent. La complexité de cette transformation du capitalisme et des sociétés humaines n’est que faiblement comprise et intégrée, et cela entraîne un mouvement général de déclin du syndicalisme mondial.

On doit malheureusement reconnaître que la CGT est dans le peloton de tête des syndicats en déclin, en tout cas en Europe. Elle perd à nouveau de l’influence et des adhérents, parce que ses mots d’ordre ne répondent pas assez à la structure actuelle du salariat, non plus qu’aux problèmes et aux attentes des salariés. Je ne cherche nullement à alourdir les difficultés de la CGT. J’ai décidé de me syndiquer à la CGT au tout début de mes études.

J’ai fait mes armes syndicales à l’UNEF, et politiques contre la guerre d’Algérie. Le sens principal de ma vie est mon engagement syndical à la CGT, qui s’est notamment concrétisé par quinze ans à la direction de la confédération. J’ai pris ma première carte le premier mai 1962 au syndicat des métaux de La Ciotat et les suivantes au Syndicat National des Cadres et Ingénieurs de la Métallurgie. Cela fait cinquante-deux ans que je suis adhérent et militant de la CGT. C’est à ce monde que j’appartiens.

Démocratie de masse

Ce qui m’importe est que la CGT ouvre ses portes et ses fenêtres pour engager tous les débats nécessaires. Tout cela, et bien d’autres sujets d’importance majeure, s’est inscrit dans un mouvement qui, de 1968 à 1978, avec des avancées, des blocages et quelques hésitations, est allé dans le sens du développement d’une démocratie de masse concernant à la fois les organisations confédérées, la représentation syndicale dans les entreprises, conquise en 1968, les syndiqués, les salariés, les institutions où siègent les syndicats et la représentativité nationale.

Cela a été le grand combat de Georges Séguy, à partir du rétablissement de la CGT dans ses droits en mai 1968, combat dont l’apogée a été le quarantième congrès, à Grenoble en 1978, et auquel j’ai pleinement adhéré. Mais l’orientation du congrès, résolument démocratique et unitaire, a été rapidement stoppée et refoulée.

L’important est de savoir que la CGT a connu de ce fait une période de plus de dix ans d’isolement, d’affaiblissement, de perte sévère d’effectifs et de stagnation de son influence.

La période suivante, marquée par l’ouverture des débats voulus par Louis Viannet, ont conduit à l’entrée de la CGT dans la confédération européenne des syndicats où elle tient une place et joue un rôle très important. Cette période a aussi été celle d’une remontée de l’influence et d’une amélioration de l’image de la CGT, ainsi que des syndicats en général.

Nouvelles preuves que l’ouverture des grands débats produit des évolutions effectives du mouvement syndical, qui vont à la rencontre des préoccupations des salariés.

Les choses sont devenues plus compliquées par la suite. Le débat sur le projet de traité constitutionnel s’est déroulé plutôt dans le pays, les entreprises, les familles et les amis, qu’au sein de la CGT.

Le climat au cours du Comité Confédéral National appelé à se prononcer a été bien trop tendu au regard d’un enjeu limité, donner une consigne de vote.

Comme s’il y avait là un règlement de comptes ! Preuve, sans doute, que nous n’avions pas assez largement travaillé le sujet, mais sans doute aussi qu’il y avait des sujets de débats « cadavérisés » accumulés dans les placards.

C’est, sans doute, à travers les fâcheux épisodes vécus depuis plus de deux ans, ce qui a fait ressortir des questions propres à la CGT elle-même.

Nous ferions bien d’en débattre, en particulier de la démocratie, car nous en avons peut-être beaucoup parlé, mais nous n’avons guère avancé dans la pratique.

Le monde change de plus en plus rapidement et violemment. Toute période d’attente dans notre tentative de comprendre ce changement nous éloigne de la réalité qui devient pour nous fuyante.

Lorsque j’ai quitté la direction confédérale, je crois avoir dit ce qu’il fallait pour laisser une trace publique et positive dans l’histoire de la CGT. Puis je me suis réjoui, des années plus tard, des avancées indéniables qui se sont produites dans l’esprit de cet article. Mais, aujourd’hui, je me reproche d’avoir été trop optimiste.

Les avancées en question sont parties du sommet de l’organisation, et la plus grande partie des structures de la CGT n’a pas bougé dans sa culture, dans ses idées et ses pratiques. Pour en donner un exemple, en 2008 et en 2009, la « commission ad hoc » sur les structures de la CGT a fait un excellent travail.

Mais personne n’en a parlé au quarante neuvième congrès qui a suivi, et rien n’a changé depuis dans les structures de la CGT. Il est grand temps de réagir. Car la CGT va continuer à s’éloigner de ce qui est sa base par vocation. Pensons par exemple à la question du nucléaire chez les jeunes. Si la CGT décrochait de sa base, la fin de son histoire pointerait à l’horizon.

Thierry Lepaon doit démissionner.

L’élu du cinquantième congrès de la CGT a perdu sa légitimité pour rester à la tête de celle-ci.

Les fautes qu’il a commises, graves et contraires à l’éthique du mouvement syndical et ouvrier, lui rendent impossible de conduire l’évolution culturelle de la CGT.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 17:26

Kurdes et yazidis célèbrent leur victoire sur le mont Sindjar (Reuters)

Des combattants kurdes irakiens se sont déployés Samedi 20 Décembre 2014 sur le flanc nord du mont Sindjar en faisant le signe de la victoire, deux jours après avoir réussi à briser l'encerclement par l'Etat Islamique de ce refuge de la minorité yazidie, assiégée depuis des mois par les djihadistes.

Une journaliste de Reuters arrivée dans cette montagne du nord de l'Irak samedi soir a pu voir les combattants kurdes et yazidis célébrer le succès de leur offensive déclenchée mercredi matin avec l'appui aérien des Etats-Unis.

Le drapeau kurde irakien flottait et des enfants saluaient en criant le « parti de Barzani », le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) du président du Kurdistan autonome Massoud Barzani, dont les peshmergas ont participé à l'attaque.

« Nous étions encerclés depuis trois mois. Nous vivions en mangeant du blé et de l'orge », racontait Haso Mishko Haso, un combattant yazidi.

C'est le sort des yazidis assiégés par l'Etat Islamique, ainsi que la progression des djihadistes vers Erbil, la capitale du Kurdistan autonome, qui a incité Barack Obama à ordonner des frappes aériennes contre le groupe islamiste en août 2014. Des milliers de yazidis, une minorité religieuse kurdophone, ont été tués ou capturés par les hommes de l'Etat Islamique.

Les peshmergas ou combattants yazidis rencontrés samedi ont prédit que la ville de Sindjar, plus au sud, toujours contrôlée par les djihadistes, tomberait bientôt aux mains des forces kurdes.

Des combats s'y déroulent déjà, ont-ils assuré sans qu'il soit possible de vérifier leurs affirmations.

« Il y a en ce moment des combats à Sindjar. Le moral de l'Etat Islamique s'est complètement effondré », a déclaré Haji Najem Houssim, un combattant yazidi au sein des forces du PDK.

« Je suis sûr à cent pour cent que, demain, nous irons à Sindjar ».

Un convoi de trente-deux camions a acheminé samedi aux réfugiés yazidis du mont Sindjar de la nourriture, des tentes et des fournitures médicales. Aucun de ces réfugiés ne semble avoir quitté la montagne, attendant de connaître l'issue des affrontements en cours.

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