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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:18

http://www.okeanews.fr/20150312-le-ministre-grec-de-la-justice-nexclut-pas-la-saisie-de-patrimoine-de-letat-allemand?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

Le ministre grec de la justice n’exclut pas la saisie du patrimoine de l’état allemand

Jeudi 12 Mars 2015

Alors que le gouvernement a lancé quelques tirs « préventifs » à l’attention de l’Allemagne, lors du débat sur les réparations de guerre allemandes qui s’est déroulé au parlement, le ministre de la justice, Nikos Paraskevopoulos, a dit avoir l’intention de signer l’arrêt rendu par la Cour de Cassation (Areios Pagos) et, ainsi, de donner le feu vert à la saisie du patrimoine de l’état allemand en Grèce.

Le ministre a néanmoins ajouté que sa décision dépendra, en définitive, de la complexité de l’affaire mais aussi de questions dont les aspects sont largement nationaux.

L’institut Goethe sous les projecteurs

En tout état de cause, si le gouvernement décidait de procéder agressivement, il n’est pas exclu que le bâtiment où se trouve l’institut Goethe soit saisi.

Notons que, conformément à la décision 137 de 1997 rendue par le Tribunal de Grande Instance de Livadeia, la somme de vingt-huit millions d’euros a été adjugée aux parents des victimes de Distomo. Notons ici qu’il s’agit d’une procédure civile et qu’il ne s’agit pas d’une action introduite par l’état grec.

Cette décision a été rendue irrévocable en vert de l’arrêt 11 de 2000 de l’Areios Pagos qui a rejeté la requête en annulation introduite par l’état grec. Mais, selon l’article 923 du code de procédure civile, « l’exécution forcée contre un état étranger ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable du ministre de la justice ».

Il en avait déjà été décidé ainsi en 2000

Rappelons qu’une décision similaire avait été prise par le gouvernement du Pasok en 2000. Le ministre de la justice de l’époque avait signé l’arrêt de l’Areios Pagos, ce qui eut pour effet qu’un huissier de justice se présente à l’institut Goethe d’Athènes afin d’exécuter l’arrêt rendu par l’Areios Pagos.

Toutefois, quelques jours plus tard, suite à la décision de l’Allemagne d’approuver l’entrée de la Grèce dans l’union monétaire, le gouvernement changea d’avis et le ministre de la justice retira la décision de l’exécution forcée.

« Nous disposons d’archives de quatre cent mille pages sur les sauvageries nazies »

Constantinos Isichos a révélé au parlement que des archives énormes concernant les sauvageries nazies menées contre la Grèce se trouvent entre les mains grecques.

Le vice-ministre de la défense nationale a fait état d’archives comptant près de quatre cent mille pages, issues des journaux tenues par les occupants, contenant des informations précieuses. Il s’agit, a-t-il dit, de documents des Etats Unis qui ont récemment été ajoutées aux archives historiques des forces armées et concernent des journaux de la Wehrmacht et des forces d’occupation en Grèce entre 1941 et 1944.

Constantinos Isichos a déclaré que, selon une première estimation, les documents enregistrent des renseignements sur des fouilles archéologiques illégales, des travaux miniers, l’exploitation de métaux précieux sur tout le territoire et la profanation de monuments historiques mais aussi la destruction d’aéroports, de ports, de routes, de ponts et d’habitations.

« Ces archives sont particulièrement précieuses. Nous entendons que, lorsque ce qui y est enregistré l’est par les occupants, il n’existe aucune mais vraiment aucune contestation contre la revendication de dettes précises documentées non seulement avec des noms et des prénoms mais aussi avec des renseignements sur les vies humaines ainsi que sur les éléments matériels » a souligné le vice-ministre.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:16

Deux relations d’Amedy Coulibaly mises en examen (Reuters)

Deux relations d'Amedy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats djihadistes qui ont fait dix-sept morts début janvier en France, ont été mises en examen Vendredi 13 Mars 2015 pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, annonce le parquet.

Le procureur de la république précise avoir requis leur placement en détention provisoire.

Le premier, Amar R., trente-trois ans, avait connu l'auteur des attaques de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, et de l'Hypercacher de la porte de Vincennes, à Paris, en prison à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, entre février 2010 et juillet 2013, précise un communiqué.

Son avocat, Régis Méliodon, assure que ce français d'origine algérienne n'est pas impliqué dans des actes terroristes.

« On lui reproche d'avoir été en relation à de multiples reprises avec Amedy Coulibaly et l'instruction a démontré, je l'espère, que tout cela n'était que des relations amicales », a-t-il dit sur BFM TV.

Les enquêteurs ont cependant établi qu'il avait rencontré Amedy Coulibaly plus de dix fois et qu'il avait échangé avec lui plus de six cent textos entre septembre 2014 et le 6 janvier 2015, veille des attentats.

Il était en outre en contact régulier avec Mickaël A., déjà mis en examen fin janvier pour avoir apporté une aide matérielle à Amedy Coulibaly.

Le deuxième suspect, Saïd M., vingt-cinq ans, est soupçonné d'avoir fourni une arme utilisée lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher. Son ADN figurait sur la lanière d'un taser retrouvé dans le magasin, précise le parquet.

De plus, Amar R. et Saïd M. ont eu plus de mille deux cent contacts entre février 2014 et janvier 2015 et ont détruit ensemble leurs puces de téléphone portable le 9 janvier 2015, ajoute-t-il.

UNE ADJUDANTE DE GENDARMERIE RELÂCHÉE

Rien ne permet, à ce stade des investigations, d’impliquer les deux hommes dans la tentative d’assassinat commise à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, où un joggeur avait été la cible d'un tireur inconnu le 7 janvier 2015, dit le communiqué.

La garde à vue de la compagne d'Amar R., une adjudante de gendarmerie également interpellée lundi, avait été levée mercredi. La jeune femme, convertie à l'islam, avait été suspendue de ses fonctions début février 2015.

Selon le Canard Enchaîné, son compagnon avait pu entrer grâce à elle dans la caserne de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où se trouvent deux services de renseignement de la gendarmerie. Une quatrième personne a également été relâchée.

Quatre hommes âgés de vingt-deux à vingt-huit ans et soupçonnés d'avoir apporté une aide « logistique » à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs à Montrouge et Paris, avaient déjà été mis en examen et placés en détention provisoire fin janvier.

Le parquet de Paris a ouvert le 20 janvier 2015 une information judiciaire pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, transport d'armes et financement du terrorisme, notamment.

Les enquêteurs ont jusque-là surtout avancé sur le volet Coulibaly de l'enquête, et non sur le volet des frères Kouachi, auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo qui a fait douze morts le 7 janvier 2015.

Deux proches des frères Kouachi ont été mis en examen en début d'année pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, mais dans le cadre d'une enquête distincte de celle sur les attentats de janvier 2015.

Fritz-Joly Joachin, français de vingt-neuf ans d'origine haïtienne, a été mis en examen à Paris après avoir été extradé de Bulgarie, ainsi que Cheikhou Diakhaby, qui avait été arrêté en Turquie, à proximité de la frontière syrienne, puis expulsé.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 19:55

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article114

Ou en est l’écologie politique ?

Réunion débat Samedi 21 Mars 2015 à 14 heures 30

EDMP Librairie Emancipation 8 impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

Divisée depuis ses débuts entre une écologie fondamentaliste dite profonde, une écologie d’accompagnement du libéralisme et une écologie de transformation, l’écologie politique est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle confirme son rôle d’alibi du capitalisme vert sous les diverses appellations du développement durable, de l’économie verte ou circulaire, soit elle devient le pivot d’un pôle de transformation radicale de la société rompant avec les scories du productivisme du vieux mouvement ouvrier. Mais pour remplir cet objectif l’écologie par en bas devra s’organiser, construire un bloc historique nouveau et proposer un programme de transition écologique et social crédible. L’écologie populaire, qui existe au sud peut-elle se développer dans les pays capitalistes ?

Doit-elle développer son propre paradigme ou se métisser à travers l’éco-socialisme ? Peut-elle devenir autre chose que l’expression politique de la petite bourgeoisie urbaine à capital culturel élevé ? Comment le principal parti de l’écologie politique EELV s’est pris dans ses contradictions ? Comment faire converger social et écologie ? C’est toutes ces questions que nous examinerons au Club Politique Bastille Samedi 21 Mars 2015

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 19:42

Cinq cent personnes au rassemblement contre la provocation pro OAS de Robert Ménard

Par David Hermet

A l’appel de nombreuses organisations dont Ensemble, cinq cent personnes se sont réunies face à la cérémonie organisée par le maire d’extrême-droite de Béziers. Celui-ci a en effet débaptisé la rue du 19 mars 1962, fin de la guerre d’indépendance de l’Algérie, pour la renommer du nom d’un officier membre de l’OAS.

Déjà aux municipales, Robert Ménard avait déjà utilisé l’appartenance de son père à l’OAS comme argument électoral. Profitant de son statut de maire, il a organisé cette cérémonie en faisant venir de tout le sud les nostalgiques de l’Algérie française. Etaient également présents des officiers en uniforme, l’un d’entre eux venant même faire de la provocation dans les rangs des contre-manifestants.

Le discours tenu était particulièrement revanchard. Robert Ménard a réécrit l’histoire avec tous les clichés portés par les partisans de la colonisation et de l’OAS. Maire, il conclut son discours en remplaçant le traditionnel « vive la France, vive la république » par un hallucinant « Vive la France française ».

Face à un tel personnage et à une telle cérémonie, la réaction du gouvernement « socialiste » est tout simplement inexistante. Comment peut-on tolérer qu’un maire puisse organiser ce type de cérémonie véhiculant la haine, la revanche et le racisme ?

Ajoutons que si tous les partis de gauche étaient représentés par leurs élus ou porte-paroles départementaux, il n’y avait comme représentants nationaux que Myriam Martin pour Ensemble et Philippe Poutou pour le NPA. Cet événement serait-il donc sans importance ? N-y-a-t-il aucune limite à la banalisation du racisme ambiant ?

Ce n’est en tous cas pas ce qu’ont pensé les cinq cent manifestants présents. Séparés du rassemblement pro OAS par quelques centaines de mètres et des cordons policiers, mais déterminés, nous avons tenté de couvrir par des sifflets et des slogans le discours de Robert Ménard diffusé par une sono tonitruante. Ce rassemblement, bien qu'inférieur en nombre à ce qui serait nécessaire, marque néanmoins la construction d'une opposition aux provocations et à la politique du maire d'extrême droite de Béziers.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 19:12

http://paris.demosphere.eu/rv/37872

Manifestation Samedi 21 Mars 2015 à 15 heures à Paris Métro Barbès

Ensemble contre tous les racismes et le fascisme

L’égalité ou rien

Nous appelons à manifester pour la journée mondiale contre le racisme.

Cette manifestation prendra place dans un contexte marqué par l'attaque de Charlie Hebdo suivi de l'attentat antisémite de la porte de Vincennes. Nous condamnons ces meurtres et nous refusons que cela soit utilisé pour banaliser l'islamophobie et renforcer les politiques d’état racistes et liberticides.

Nous refusons que cela soit utilisé pour légitimer les théories d'un « choc des civilisations » qui dressent des populations les unes contre les autres en raison de leur religion réelle ou supposée.

Nous condamnons l'islamophobie et l'antisémitisme et toutes les formes de racisme comme nous condamnons les stigmatisations contre les quartiers populaires.

Nous refusons les actes négrophobes.

Nous refusons la chasse aux migrants et aux roms et les limitations à la liberté de circuler.

Nous refusons toute restriction à nos capacités de résister aux politiques antisociales au nom d'une « union nationale ».

Nous refusons de nous résigner à la montée de l'extrême-droite qu'elle prenne la forme du Front National, des groupes ouvertement fascistes et agressivement islamophobes ou/et antisémites.

Nous dénonçons les gouvernements qui ont renforcé la chasse aux sans-papiers, le quadrillage des quartiers populaires et qui contribuent pleinement à la montée du racisme et des idées réactionnaires, notamment homophobes et sexistes.

A cela nous opposons notre volonté de vivre ensemble et notre exigence d'égalité des droits et de justice sociale.

C'est pourquoi Samedi 21 Mars 2015 nous manifesterons ensemble en France et dans tous les pays du monde contre le racisme et contre le fascisme.

Pas de discours, l'égalité ou rien !

Nous exigeons la fin des contrôles au faciès, l'arrêt des démantèlements de camps de roms, le retrait des lois racistes dirigées contre les musulmans, le retrait des lois liberticides et sécuritaires, la régularisation de tous les sans-papiers avec une carte de séjour de dix ans, la fermeture de Frontex et des centres de rétention, la liberté de circulation et d'installation et le droit de vote des étrangers.

Parce que notre indignation n'est pas sélective, nous n'oublions pas, aux côtés des victimes des attaques de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, les milliers de migrants disparus en Méditerranée et ailleurs, les victimes des violences policières dans nos quartiers ainsi que Rémi Fraisse, manifestant tué par la police. Nous n'oublions pas les morts de Gaza, d’Homs, du Nigéria ou de Kobané et toutes les victimes de la guerre comme nous n'oublions pas les victimes de la violence d'extrême-droite.

C'est en leur mémoire que nous appelons à descendre massivement dans la rue Samedi 21 Mars 2015.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:19

http://www.marchasdeladignidad.org/las-marchas-vuelven-a-madrid-el-21-de-marzo-a-la-calle

Les Marches de la Dignité reviennent dans les rues de Madrid Samedi 21 Mars 2015

Les Marches de la Dignité reviennent à Madrid marchant vers la grève générale pour exiger pain, travail, logement et dignité. De tous les points de l’état espagnol des colonnes de la dignité seront mobilisées pour défendre le programme du mouvement du 22 mars comme étape avant la convocation de la mobilisation générale d’octobre concrétisée dans une grève générale du travail, de la consommation et de l'activité sociale.

Un an après la commémoration de la grande manifestation du Samedi 22 Mars 2014 à Madrid qui a concentré des centaines de milliers de personnes pour revendiquer une vie digne, la situation n'a pas changé pour le mieux et les conséquences des effets néfastes des politiques dites d'austérité imposées par la troïka contre la majorité sociale de l’état espagnol s’approfondissent.

La réalité têtue contredit nettement le gouvernement du Parti Populaire et les puissances qui le soutiennent, elle contredit la campagne de publicité pour vendre l'idée selon laquelle nous serions sortis de la crise dans laquelle le gouvernement et les pouvoirs économiques et médiatiques du régime monarchique bipartisan nous ont plongés et elle se heurte à la situation dans laquelle se trouve maintenant la majorité sociale. Ceux qui suivent les diktats des institutions n’ont pas été soumis au vote des citoyens.

Vous devez les jeter.

En effet, le taux de chômage est situé à vingt-quatre pour cent de la population avec plus de cinq millions cinq cent mille personnes en situation de chômage, la couverture des prestations aux chômeurs n’atteint pas cinquante-huit pour cent. Près de trois millions de personnes sont sans revenu, c’est une situation qui touche plus de cinq cent mille foyers. Les emplois créés sont des emplois précaires et les salaires sont des salaires de misère de sorte qu’on est pauvre maintenant même quand on a un emploi. En ce sens, l'écart salarial entre les hommes et les femmes est de vingt-quatre pour cent. Le chômage des jeunes reste supérieur à cinquante-cinq pour cent. Chaque jour, il y a de plus en plus de jeunes qui, comme leurs grands-parents, doivent émigrer afin d'avoir l'avenir que ce pays leur nie. Les pensions perdent du pouvoir d’achat année après année et leur réévaluation est une honte.

Dans cette situation économique, l’augmentation de la pauvreté qui s’élève à trente pour cent de la population est alarmante, une personne sur cinq risque l'extrême pauvreté et l'exclusion sociale, cette pauvreté atteint surtout les enfants et les femmes. Les politiques de coupes budgétaires provoquent l’augmentation de la précarité sociale, de la précarité de l’emploi, de l'insécurité du revenu, de la suppression des droits, de la suppression de la couverture sociale, du nombre de personnes touchées par les expulsions et de ce qui a été appelé la pauvreté énergétique, la coupure des services de l'électricité, de l’eau et du gaz. Cet hiver des personnes sont mortes en raison de la situation précaire des ménages.

La corruption et les irrégularités fiscales ont volé cinq pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) aux caisses de l’état espagnol et, avec elle, la politique fiscale bénéficie à ceux qui ont des biens, faisant retomber la charge fiscale sur la classe ouvrière et la majorité sociale. Aujourd'hui dans l’état espagnol les millionnaires et les pauvres ont augmenté, augmentant la brèche sociale.

Ce sont des effets de la réforme de l'article cent trente-cinq de la constitution espagnole, qui soumet la souveraineté populaire aux diktats de l'Union Européenne et de la Banque Centrale Européenne (BCE) et qui met le paiement de la dette des spéculateurs au-dessus du bien-être et des droits de la majorité sociale. C’est la preuve de la décomposition du régime de 1978 et d’une constitution qui ne reconnaît pas les droits des peuples et des nations de l’état et qui est sans valeur pour la défense des droits et libertés.

Compte tenu de cela et en réponse à la mobilisation sociale contre ces criminels politiques, le gouvernement augmente la répression contre le peuple. La réforme de la loi sur la sécurité publique et le code pénal a pour objectif la perte des droits et libertés pour faire taire les personnes qui souffrent et qui sont appauvries comme un moyen de domination et d'exploitation.

Les Marches de la Dignité appellent à nouveau la majorité sociale et la classe ouvrière à se mobiliser, pour démontrer dans la rue que nous voulons vivre avec dignité, que nous dénonçons les responsables de cette situation sociale grave et injuste et que nous défendons le programme des marches de la dignité.

C’est un programme minimum avec un grand consensus social et politique.

Non au paiement de la dette, illégale, illégitime et odieuse.

Défense des services publics pour tous.

Travail décent avec des droits et des salaires suffisants, réduction du temps de travail et revenu de base.

Pour le droit de décider pour les personnes, les peuples et les nations de l’état sur les questions qui affectent leur vie et leur avenir.

Défense des droits des femmes et un avenir pour nos jeunes.

Contre le travail et l'insécurité sociale, non aux réformes du travail.

Contre la répression et contre la loi Mordaza.

Non aux traités entre les gouvernements et les multinationales contre les droits sociaux

Non au TAFTA

Pour le droit à un logement digne et contre la coupure des services essentiels comme l'électricité, l'eau et le gaz

Non à l'OTAN, non à la guerre

En avant vers la grève générale

Vous devez les jeter

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 20:16

http://www.humanite.fr/les-citoyens-de-chalcidique-preferent-la-vie-lor-567758?IdTis=XTC-FT08-APLRNI-DD-DLH85-DV5Q

Les citoyens de Chalcidique préfèrent la vie à l’or

Par Eugénie Barbezat

Lundi 9 Mars 2015

Eldorado Gold, multinationale canadienne, voulait passer en force pour exploiter un gisement à ciel ouvert. S’appuyant sur un large mouvement d’opposition, Syriza vient de stopper ce projet délétère pour l’environnement et l’avenir économique de la région.

C’est en empruntant une route nationale en piteux état que l’on se rend en Chalcidique.

Troisième plus importante destination touristique du pays, cette péninsule, située à l’est du golfe de Thessalonique et prolongée par trois presqu’îles bordées par la mer Égée, est un bijou de nature préservée, réputée pour ses plages, mais aussi pour la qualité de ses fruits et légumes, ses poissons, son miel et ses fromages, qui s’exportent dans tout le pays. En arrivant vers le village de Skouries, on voit qu’une grande artère goudronnée flambant neuve a été taillée à flanc de montagne. Aucun panneau de signalisation n’indique sa destination. Et pour cause, cette route de huit kilomètres, construite avec des deniers publics, est à usage privé.

Elle conduit au site de la mine qu’est en train de creuser la multinationale canadienne Eldorado Gold, une exploitation de cuivre et d’or à ciel ouvert.

L’exploitation controversée aurait été la première du genre en Chalcidique, où les trois cent dix-sept kilomètres carrés de concessions minières incluent deux mines souterraines, le site actif de Stratoni et celui d’Olympiada, qu’Eldorado Gold voulait remettre en fonction, parallèlement à la nouvelle mine à ciel ouvert de Skouries. Pour cette dernière, il était prévu d’évider la montagne, créant un vaste cratère d’un diamètre de sept cent mètres, d’après l’entreprise, dans les faits, beaucoup plus. Dans un second temps, serait creusée une mine souterraine de huit cent mètres de profondeur.

Face à la mobilisation populaire, une répression policière brutale

Avant que l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir ne marque un coup d’arrêt au projet, cette mine a constitué une source de conflit avec les populations locales, notamment parce que la montagne visée, le Kakavos, abrite les plus importantes réserves en eau douce de toute la région. Or, sans aucune concertation, et sous pression d’élus locaux intéressés, l’ancien gouvernement d’Antonis Samaras avait approuvé, en juillet 2011, « l’investissement » Eldorado Gold. En dépit de la très forte contestation de la communauté locale et des résultats des études d’organismes scientifiques ­indépendants tels que la chambre technique de Grèce, le département de Macédoine et le conseil de l’environnement de l’université de Thessalonique, qui avaient émis des avis négatifs. En mars 2014, plus de quatre kilomètres carrés de forêt publique ont donc été cédés, sans contrepartie financière officielle, à l’entreprise en vue du creusement de la mine de Skouries. Protégée par une loi constitutionnelle, la forêt primaire ne peut être détruite en Grèce. Qu’à cela ne tienne. En plein mois d’août 2014, une loi ad hoc a été votée au parlement selon une procédure express afin d’autoriser le déboisement. Aussitôt après, Eldorado Gold a entouré son site de fils de fer barbelés pour en décourager l’accès, et l’arrachage des arbres a commencé. À ce jour, trois mille hectares de forêt primaire ont déjà été totalement détruits, comme en témoignent les souches déracinées qui jonchent le site.

« Les forestiers locaux ont refusé de déraciner les arbres, l’entreprise a fait venir des ouvriers extérieurs pour le faire », explique Georgios Zoumpas, président du conseil municipal d’Ierissos, le chef-lieu du canton qui compte quatre-vingt-dix pour cent d’opposants à la mine et où l’on peut lire sur une affiche, « on ne vend pas notre avenir pour une poignée d’or ». De l’or dont ils ne verront pas la couleur car les règlements nationaux de l’industrie minière ne prévoient pas de droits d’exploitation pour les sites, ni de redevances à l’état. La promesse de créer deux mille cinq cent emplois, sur huit ans, dans une région où le chômage est massif, ne suffit pas à convaincre les agriculteurs, éleveurs, ­pêcheurs et apiculteurs qui risquaient de ne plus pouvoir travailler à cause de la pollution irréversible de l’eau, de l’air et des sols engendrée par une exploitation de si grande ampleur. D’ailleurs, à proximité des anciennes exploitations, l’eau chargée en métaux lourds et en arsenic n’est plus potable.

« Cette mine à ciel ouvert est beaucoup trop importante pour notre petite région », s’inquiète Georgios Zoumpas. « Si ce projet aboutissait, nous n’aurions aucun avenir, car il compromettrait toute production agricole locale et mettrait en danger la santé des hommes pour finalement obtenir une très faible quantité de minerai. En plus, il faut savoir qu’un gisement est une ressource finie, une fois qu’ils n’auront plus rien à en tirer, d’ici une quinzaine ­d’années, les canadiens partiront, laissant la région ruinée à tous points de vue. Ce n’est pas ce que nous voulons pour nos enfants », ajoute-t-il.

En effet, les chiffres fournis par Eldorado Gold ont de quoi alarmer, ils prévoient un rejet pouvant aller jusqu’à trois mille cent tonnes par heure de poussière chargée en produits toxiques, métaux lourds, arsenic et cyanure, qui, propulsée dans l’air à sept cent mètres d’altitude, ­retombera inévitablement sur les terres agricoles et les villages alentour. Toujours à propos de pollution atmosphérique, il faudra acheminer, par camions, le minerai vers le port de Thessalonique, d’où il sera expédié en Chine pour y être raffiné. Une intensification de la production engendrera un trafic incessant, polluant et dangereux. Et pour stocker les déchets, les digues seraient érigées à flanc de montagne, mais un glissement de terrain ou une tempête les entraîneraient immanquablement directement dans la mer. Prête à tout pour stopper le désastre annoncé, la population s’est donc mobilisée, des réunions publiques de sensibilisation font salle comble dans les seize villages affectés par le projet.

Malgré la pression des ouvriers, rétribués par Eldorado Gold pour intimider les opposants, et une répression policière particulièrement brutale, des comités de soutien ont été créés jusqu’à Thessalonique, où les soirées de solidarité aux opposants au projet ont rassemblé plusieurs milliers de personnes.

Face à l’amplification du mouvement de refus de la mine, les forces de police sont devenues de plus en plus agressives, dans les villages de la vallée, les unités de rétablissement de l’ordre (MAT) laissent des blessés sur le carreau à chaque manifestation. D’importants moyens policiers sont aussi déployés en permanence pour sécuriser les installations d’Eldorado Gold, ce qui n’a pas empêché, le 17 février 2013, qu’un incendie s’y déclenche.

Cet événement servit de prétexte à la police anti-émeute, lourdement armée, pour effectuer des perquisitions chez les suspects et interroger cent cinquante résidents du village ­d’Ierissos en les forçant à fournir un échantillon d’ADN. Des arrestations illégales ont suivi, comme en témoigne Ioannis Stathoris. Âgé d’une quarantaine d’années, ce père de trois enfants, à la tête d’une fromagerie qui emploie vingt personnes, a passé quatre mois en prison, accusé à tort d’avoir été présent sur les lieux lors de l’incendie sur le chantier de la mine. « En réalité, j’étais chez moi, de multiples témoins l’attestent, mais pour la police, cela ne compte pas », affirme-t-il. « J’ai été convoqué au tribunal, où l’on m’a passé les menottes et placé en détention préventive dans la foulée. Sur le coup, je n’ai pas compris ce qui m’arrivait ».

Collusion entre l’ancienne municipalité et la multinationale

Ioannis Stathoris, issu d’une famille de popes où l’on votait traditionnellement à droite, explique que ces événements et le fait d’avoir passé des mois enfermé dans une cellule de neuf mètres carrés avec cinq autres prévenus ont changé radicalement sa manière d’envisager les rapports sociaux, « j’ai compris que l’action collective était la seule issue possible et aujourd’hui Syriza m’inspire confiance », confie-t-il, très ému par la solidarité qui s’est organisée autour de sa famille pour que son entreprise puisse continuer à fonctionner et par le respect que lui ont témoigné d’autres détenus, « j’étais considéré comme un prisonnier politique », sourit-il. À sa sortie, plus déterminé que jamais, il a poursuivi la lutte aux côtés de ceux qui avaient installé des « postes frontières ­citoyens » à l’entrée des villages, pour empêcher l’intrusion de la police. Toujours en attente de son procès, il se dit confiant, « le mouvement social a changé les consciences, c’est ce qui a porté Syriza au pouvoir. Maintenant, tout cela va changer. Mais il faut convaincre ceux pour qui la mine est le moyen d’obtenir un salaire. Il faut leur trouver du travail ailleurs ».

Le développement économique de la ­région, c’est justement le programme de Yannis Mixos, le tout nouveau maire ­d’Ierissos, qui a pris ses fonctions en septembre 2014. Ce natif de la région, qui dirigeait une entreprise de développement de logiciels informatiques à Athènes, ­explique son engagement comme une évidence, « mon père était mineur, il est mort à cinquante-huit ans d’un cancer du larynx, et je me souviens qu’il tenait absolument à ce que je fasse des études pour avoir un destin différent. Aujourd’hui, en tant que maire, je veux donner un destin différent à ma région. Stratoni, mon village natal, avait déjà failli être rasé par un autre projet d’extension de la mine d’or, il y a quinze ans. À l’époque, j’étais déjà engagé et, à la suite de notre action, la cour suprême a fait arrêter le projet. Cette fois, c’est encore plus sérieux, donc je suis revenu pour agir sur le terrain ».

Mais la tâche n’est pas aisée, et à son arrivée à la mairie, l’édile découvre l’ampleur des relations intimes qui liaient l’ancienne équipe municipale, favorable à la mine, et l’entreprise Eldorado Gold. « Quand j’ai pris mes fonctions, j’ai découvert que six employés à plein-temps de la mairie étaient en fait payés par l’entreprise Eldorado Gold. En plus, l’entreprise payait directement certains fournisseurs de la commune. Et trois millions de subventions annuelles étaient versées par la multinationale », raconte-t-il. Mais, avec une décontraction qui n’a d’égale que sa détermination, le jeune maire fait face, « nous avons mis un terme à ces pratiques. Alors, évidemment, c’est très difficile de faire fonctionner la commune avec un budget amputé de presque cinquante pour cent et un quart du personnel en moins, mais beaucoup d’administrés qui refusaient de payer leurs impôts locaux pour s’opposer à l’ancienne municipalité le font maintenant. Et nous avons fait le pari, avec le soutien d’une large majorité des habitants, de nous battre pour chercher d’autres voies de développement propres et dignes pour notre commune ». Il évoque notamment l’écotourisme et affirme avec fierté que « notre or, ce sont nos ressources halieutiques et les produits locaux de grande qualité que nous allons faire labelliser ».

Mais, souligne Georgios Tsirigolis, professeur à l’université, originaire d’Ierissos et membre du comité contre la mine de Thessalonique, « les richesses sont aussi culturelles, le mont Athos, tout proche, draine beaucoup de touristes religieux et les ruines antiques et le canal de Xerxès sont d’un grand intérêt pour les amateurs d’histoire. Cette région est la terre natale d’Aristote, on peut imaginer en faire un pôle universitaire qui drainerait des chercheurs et des étudiants du monde entier, et pas simplement en été, c’est potentiellement un atout d’envergure internationale ».

Bras de fer pour arrêter les bulldozers

Pour rendre effective la décision de gouvernement de porter un coup d’arrêt à ce projet, la mobilisation citoyenne se poursuit. En effet, malgré des documents officiels en exigeant la suspension, datés du 25 février 2015, les travaux se poursuivent sur le chantier de la mine à Skouries. Eldorado Gold compte sur ses appuis de longue date au sein de la police et de la justice pour tenter de passer en force. Des manifestations nationales sont prévues afin d’exiger l’arrêt immédiat des travaux et de soutenir la décision du gouvernement.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:41

http://www.socialisme-2010.fr/blog/page15.php

Assassinat de Boris Nemtsov, quelle est la boussole de Jean Luc Mélenchon ?

Par Robert Duguet

De quel point de vue peut-on partir face à l’assassinat d’un opposant à la politique de Vladimir Poutine ? Des idées et convictions propres de la victime, « cacique eltsinien, voyou politique ordinaire », explique Jean Luc Mélenchon, au moment où l’intéressé vient de tomber sous les balles d’un tueur à gages. Ou d’un autre point de vue, un pays où on assassine les opposants au régime est un pays mortellement malade puisque les principes élémentaires du vivre ensemble ne sont plus respectés.

Jean Luc Mélenchon ne connait plus le mouvement ouvrier semble-t-il, puisque dans son analyse actuelle, il y a d’un côté le peuple et de l’autre l’oligarchie…

Un point à rappeler à Jean Luc Mélenchon, lorsque le capitaine Alfred Dreyfus a fait l’objet d’une attaque antisémite odieuse de la part de la hiérarchie militaire, Jean Jaurès a sauvé l’honneur du mouvement socialiste et plus généralement du mouvement ouvrier. Qui était le capitaine Alfred Dreyfus, un dangereux révolutionnaire, ou plus simplement un opposant à la politique de son pays, certes non.

C’était un officier d’une armée impérialiste et colonialiste, aux ordres. Jean Jaurès s’est battu pour engager les forces du mouvement socialiste de l’époque dans la bataille et il devait au sein de son parti rencontrer deux oppositions, celle d’Alexandre Millerand, représentant du courant réformiste bon teint, et qui voyait d’un mauvais œil, les élections approchant, l’engagement dans cette campagne. Celle de Jules Guesde d’autre part qui expliquait que le mouvement ouvrier n’avait pas à prendre parti dans les affaires internes de la bourgeoisie et de la hiérarchie militaire, au nom d’un marxisme pour le moins formel. Cette « terrible erreur », pour reprendre la caractérisation de Jean Jaurès, n’a pas empêché le camp dreyfusard de remporter la victoire. Le tribun de Carmaux a fait alliance avec Georges Clémenceau sur un principe clair fondateur des droits de l’homme et du citoyen. Le même Georges Clémenceau qui quelques années plus tard devait envoyer toutes les forces de répression de l’état contre les cheminots de Villeneuve Saint Georges en grève. Le même Georges Clémenceau, surnommé le père de la victoire, qui jouera le rôle que l’on sait dans la grande boucherie de 1914. Le même capitaine Alfred Dreyfus qui en 1914 fera son devoir d’officier, c’est-à-dire enverra à la boucherie les prolétaires français contre les prolétaires allemands. Fallait-il donc sauver Alfred Dreyfus, considéré par la hiérarchie comme traite parce que de confession juive ? Poser la question c’est y répondre.

Vladimir Poutine ne vaut pas plus cher que Boris Elstine, lequel ne vaut pas plus cher que Boris Nemtsov. Léon Trotsky, que Jean Luc Mélenchon cite abondamment en ce moment, « l’histoire est lente et cruelle », expliquait dans son analyse du système stalinien que son éclatement futur, s’il n’était pas régénéré par les forces du socialisme, à savoir la classe travailleuse, libérerait des forces politiques parfaitement contradictoires, d’un côté ceux qui défendraient les acquis de la révolution d’octobre, la démocratie et de l’autre « la fraction Boutenko », c’est-à-dire une couche de la nomenklatura qui imposera avec les méthodes du stalinisme la restauration d’un capitalisme sauvage et maffieux en union soviétique. Boris Eltsine, Vladimir Poutine et Boris Nemtsov sont les représentants de cette couche sociale. Jean Luc Mélenchon part d’un autre point de vue. Sa boussole, ce n’est pas le mouvement ouvrier russe et l’opposition à la politique d’un satrape, directement issu de l’appareil sanguinaire du stalinisme, qui règle les problèmes de la même manière que lorsqu’il était officier du KGB, mais la politique des blocs géopolitiques.

Entre l’Union Européenne et la Russie, Jean Luc Mélenchon fait le choix de Vladimir Poutine, tout comme d’autres font le choix de l’Union Européenne contre Vladimir Poutine. Deux positions aussi haïssables l’une que l’autre. C’est inacceptable !

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:05

http://www.okeanews.fr/20150312-discours-de-tsipras-sur-les-reparations-de-guerre-dues-la-grece?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/03/12/discours-da-tsipras-sur-les-reparations-allemandes

http://www.syriza-fr.org/2015/03/12/discours-da-tsipras-sur-les-reparations-allemandes

Discours intégral d’Alexis Tsipras sur les réparations de guerre dues à la Grèce

L’Allemagne a une nouvelle fois rejeté les demandes grecques de réparations de guerre à la suite de l’occupation de la Grèce par la Wehrmacht entre 1941 et 1944. La Grèce a annoncé ne pas exclure la saisie par la justice du patrimoine de l’état allemand sur son territoire. Vous trouverez ci-dessous le discours d’Alexis Tsipras prononcé Mardi 10 Mars 2015 dans le cadre de la commission parlementaire concernant les réparations de guerre.

Aujourd’hui, je prends la parole en cette réunion historique, pour des raisons non seulement symboliques mais aussi essentielles.

En tout premier lieu, je voudrais rendre hommage aux victimes de la deuxième guerre mondiale.

Mais je voudrais également rendre hommage à tous les combattants et combattantes du monde entier qui ont donné leur vie pour la liberté de leur patrie, qui ont donné leur vie pour la défaite du nazisme qui avait jeté son brouillard délétère sur les peuples du monde.

Je prends également la parole pour rendre hommage aux combattants de la résistance grecque qui ont donné leur vie pour que notre pays soit débarrassé de la sauvagerie et de l’occupation nazie et pour que nous ayons, aujourd’hui, une patrie libre et souveraine.

D’aucuns nous demandent « pourquoi vous occupez-vous du passé ? Regardez vers l’avenir ».

Mais quel est le pays qui peut avoir un avenir sans rendre hommage à son histoire et à ses luttes ?

Quel est le peuple qui peut aller de l’avant en effaçant la mémoire collective, en laissant ses luttes et ses sacrifices sans sanction historique ?

D’ailleurs, le temps passé depuis n’est pas si long, mesdames et messieurs les députés.

La génération de l’occupation et de la résistance nationale est encore en vie.

Et, dans la mémoire collective de notre peuple, les images et les sons des tortures et des exécutions à Distomo, Kaisariani, Kalavryta et Vianno sont encore frais.

Dans la mémoire de notre peuple, les crimes et la destruction causée par les armées du Troisième Reich d’un point à l’autre du territoire grec mais aussi de l’Europe entière sont encore vifs dans la mémoire.

Et ses mémoires doivent être préservées pour les nouvelles générations.

Il est de notre devoir historique, politique et moral de les préserver.

Nous pas pour préserver la méfiance et la haine entre les peuples mais pour toujours se souvenir de ce qu’est le nazisme, ce que signifie le nazisme.

Pour se souvenir que, lorsque la place de la solidarité, de l’amitié, de la coopération et du dialogue entre les peuples est prise par le sentiment de supériorité et de destinée historique, lorsque la place du respect est prise par la haine raciale ou sociale, alors ce qui domine c’est la guerre et le noir.

Et, l’Europe a connu ce noir.

Elle l’a connu et l’a haï.

C’était une des raisons pour lesquelles les peuples européens ont décidé ensemble de lancer les processus de 1957, pour que les sirènes de la guerre ne résonnent plus jamais.

Et il ne faut pas oublier que le peuple allemand a aussi souffert de la sauvagerie nazie. Et que le nazisme a dominé en Allemagne parce que, auparavant, le peuple allemand avait été humilié.

Bien sûr, cela, n’est pas une justification mais une explication.

C’est la leçon du vingtième siècle bref, pour citer Éric Hobsbawm.

À la suite de la première guerre mondiale, ce qui domina c’était la haine et le revanchisme. Ce qui domina c’était la logique à court terme de l’humiliation du vaincu pour avoir pêché, la logique de la répudiation et de l’appauvrissement d’un peuple entier pour avoir été vaincu.

Et, ce choix, a été payé plus tard par le sang des jeunes du monde entier, Allemagne incluse.

Les peuples d’Europe et leurs dirigeants doivent se souvenir et tirer des conclusions de l’histoire européenne contemporaine.

Parce que l’Europe ne doit pas, il ne lui est pas permis, de commettre aujourd’hui les mêmes erreurs.

Après la deuxième guerre mondiale, en effet, la leçon fut tirée.

En dépit des crimes commis par le Troisième Reich et des hordes hitlériennes qui ont mis le monde à feu et à sang, en dépit du mal intégral de la Shoah, l’Allemagne a bénéficié, et c’est à juste titre qu’elle a bénéficié, d’une série d’interventions.

Les principales étant l’annulation de sa dette à la suite de la première guerre mondiale, avec la convention de Londres de 1953 et, naturellement, les capitaux énormes déboursés par les Alliés pour la reconstruction du pays.

Mais, la convention de Londres reconnaît en même temps qu’il reste les réparations de guerre relatives à la deuxième guerre mondiale, ces réparations devaient être réglées avec le traité de paix final qui n’avait pas été signé jusqu’à 1990, à cause de la division de l’Allemagne.

La réunification des deux Allemagnes a créé les conditions juridiques et politiques nécessaires à la résolution du problème mais, depuis, les gouvernements allemands ont opté pour le silence, les subterfuges juridiques, le report et le retard.

Et, mesdames et messieurs les députés, je me demande si cette attitude est morale.

J’ai parlé de subterfuges juridiques et, ces points étant particulièrement importants, je voudrais expliquer clairement ce que j’entends, pour qu’il n’y ait aucune ombre.

Lorsque l’Allemagne accepte ne fut-ce que de prendre position concernant ses dettes envers la Grèce suite à la deuxième guerre mondiale, elle invoque notre accord bilatéral de 1960.

C’est alors que, de sa propre initiative, elle versa cent quinze millions de marks, en réparations, et que le royaume de Grèce reconnut ne plus avoir de réclamations ultérieures.

Toutefois, cet accord ne portait pas sur les réparations au titre des dommages subis par le pays mais au titre des préjudices subis par les victimes du nazisme en Grèce. Et, bien entendu, il ne portait en aucun cas sur le prêt forcé de l’occupation ni des réclamations en dédommagement au titre de crimes de guerre, suite à la destruction quasi-totale des infrastructures du pays et de son économie durant la guerre et l’occupation.

Je le sais, tout cela est en même temps hautement technique et particulièrement sensible et, probablement, ce n’est pas ici le lieu ni le moment de m’étendre.

Ce n’est pas moi mais les spécialistes, les juristes et les historiens apporteront les précisions nécessaires et traiteront la question sur le plan technique.

Ce dont je veux assurer, tant le peuple grec que le peuple allemand, c’est que nous aborderons la question avec la sensibilité précise requise, avec sens des responsabilités et sincérité, avec une volonté d’entente et de dialogue.

Mais, nous attendons que le gouvernement allemand fasse de même, pour des raisons politiques, historiques, symboliques mais aussi morales.

Face aux discours moralisants qui ont dominé depuis quelques années le débat en Europe, nous ne choisissons ni la place de l’élève qui baisse le regard face aux injonctions morales données d’en haut, ni ne revendiquons-nous la place du maître en morale qui lève le doigt face au prétendu pécheur, l’enjoignant de payer pour ses péchés.

Au contraire, nous choisissons la voie de la négociation et du dialogue, de l’entente mutuelle et de la justice.

Il ne s’agit pas de théodicée, mais, en même temps, nous ne renonçons pas à nos réclamations imprescriptibles.

Nous ne donnons pas de leçons de morale, mais nous n’en acceptons pas non plus.

Car, vous le savez, bien souvent, dernièrement, à entendre les nombreuses déclarations provocantes venues de l’étranger, je pense au célèbre extrait du discours de Jésus sur la montagne, ils voient la paille dans l’œil de leur frère, mais ne voient pas la poutre dans le leur.

En concluant cette brève intervention, je voudrais vous assurer que le gouvernement grec œuvrera sans relâche de manière à ce que, sur un pied d’égalité, au travers d’un dialogue dans le cadre d’une négociation honnête, il contribue à trouver une solution aux problèmes complexes auxquels l’Europe est confrontée.

Il travaillera afin de respecter ses obligations dans leur intégralité.

Mais, en même temps, il travaillera afin que soient respectées toutes les obligations qui n’ont pas été remplies envers la Grèce et le peuple Grec.

Et, tout comme nous nous engageons à respecter nos obligations, toutes les parties doivent faire de même. Car, la morale ne peut pas être « à la carte ». Elle ne peut pas dépendre des circonstances.

Le nouveau gouvernement grec soutiendra véritablement et de toutes ses forces l’initiative de reconstitution et d’amélioration du niveau de la commission de revendication des dettes allemandes envers la Grèce.

Nous la soutiendrons véritablement et de manière essentielle et non pas pour des raisons de communication.

Nous sommes prêts à apporter toute contribution politique et juridique afin que les efforts consentis par la commission soient fructueux. Et portent un résultat essentiel dans le cadre de son mandat. Qu’ils apportent une solution.

Que justice soit faite à cette dette morale mais aussi matérielle, non pas envers le peuple Grec mais envers tous les peuples d’Europe qui ont lutté, saigné et vaincu contre le nazisme.

Il en va de notre devoir envers notre histoire.

Il en va de notre devoir envers les combattants de la résistance nationale.

Il en va de notre devoir envers les victimes de la deuxième guerre mondiale.

Il en va de notre devoir envers l’Europe et ses peuples qui ont le droit à la mémoire et à un avenir libre de tout totalitarisme.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:37

https://www.ensemble-fdg.org/content/israel-dynamique-de-la-liste-commune

Dynamique de la « liste commune »

Par Michel Warschawski

Mardi 10 Mars 2015

C’est sur un coup de tête que Benjamin Netanyahou a annoncé de nouvelles élections législatives qui auront lieu le 17 mars 2015.

Avec une majorité confortable, même après le départ de son allié du centre droit Yesh Atid, Benjamin Netanyahou pouvait tranquillement aller jusqu’à la fin de son mandat, et poursuivre sa politique jusqu’au-boutiste et suicidaire qui va jusqu’à provoquer une crise majeure avec l’allié états-unien.

Un Likoud sans opposition

Tout laisse prévoir que ces élections vont être un coup pour rien, et qu’au lendemain du 17 mars 2015 ce sera du pareil au même. Pourtant, Benjamin Netanyahou n’est pas apprécié, c’est peu de le dire, et sa politique intérieure et internationale n’est pas un succès, la croissance économique s’essouffle, le niveau de pauvreté a encore augmenté et l’isolement d’Israël sur la scène internationale est sans précédent. Sans oublier l’agression militaire contre Gaza, qui, pour l’état hébreu, a été un échec.

Si tous les sondages donnent le Likoud gagnant, ce n’est donc pas tant à cause d’une éventuelle performance de la part de la coalition de droite, mais plutôt à cause de la nullité de ce qu’on appelle encore l’opposition. En réunissant leurs forces dans une seule formation politique, les travaillistes menés par Ytzhak Herzog et le « mouvement » de l’ancienne ministre des affaires étrangères, Tsipi Livni, pensaient gagner une majorité lors du prochain scrutin, mais ils n’ont pas réussi leur percée. L’électorat est moins bête que ce qu’on a l’habitude d’écrire dans les médias, et il comprend que la nouvelle coalition n’est qu’un Likoud B, qui non seulement n’a rien à opposer à Benjamin Netanyahou, mais s’oriente ouvertement vers un gouvernement d’union nationale. Les électeurs préféreront toujours l’original à une pâle copie. Rajoutons que même s’il faisait un meilleur score que le Likoud, le tandem Ytzhak Herzog et Tsipi Livni n’a pas les moyens de former une coalition majoritaire de centre gauche. Il n’y a donc rien à attendre de ces prochaines élections, sauf du côté de l’électorat arabe, et c’est bien dans ce secteur que nous sommes témoins d’une véritable révolution.

Dynamique unitaire autour de la « liste commune »

En effet, l’amendement à la loi électorale concocté par le ministre des affaires étrangères d’extrême droite, Avigdor Lieberman, qui a augmenté le minimum nécessaire pour avoir des élus, a obligé tous les partis arabes à s’unir dans un seul bloc électoral, communistes, nationalistes et islamistes se sont donc unis dans la « liste commune » et, s’ils parviennent à mobiliser l’électorat palestinien d’Israël, peuvent obtenir quatorze élus, certains rêvant même de quinze élus, devenant ainsi la troisième formation à la Knesset.

Cette dynamique unitaire a permis à quelques centaines de militants juifs de la gauche non sioniste de se retrouver ensemble pour soutenir une liste qui est la seule à se positionner en opposition au discours dominant et consensuel dans la population juive. La priorité est aujourd’hui de convaincre l’électorat arabe d’Israël d’aller voter, car au cours des deux dernières décennies l’abstention était de près de cinquante pour cent. Si une dynamique de soutien à la « liste commune » se concrétise, on peut légitimement espérer qu’elle se poursuive après les élections, mettant ainsi fin à une quinzaine d’années de recul dans la mobilisation populaire de la minorité palestinienne d’Israël. En ce sens, la constitution d’une liste arabe unifiée change la donne, et pas seulement sur le plan électoral.

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