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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 20:24

Pas de décision américaine sur une résolution palestinienne (Reuters)

Les Etats Unis n'ont pris « aucune décision » sur le vote éventuel au conseil de sécurité de l’ONU de résolutions susceptibles de définir un calendrier pour le règlement du conflit israélo-palestinien, a déclaré John Kerry Mardi 16 Décembre 2014.

Les dirigeants palestiniens ont décidé dimanche de soumettre mercredi au conseil de sécurité, avec l'aide de la Jordanie, un projet de résolution appelant à la fin de l'occupation israélienne des territoires palestiniens d'ici novembre 2016.

Les Etats-Unis ont déjà laissé entendre qu'ils jugeaient le calendrier palestinien inacceptable.

Ils pourraient être contraints d'utiliser leur droit de veto si les palestiniens semblent en mesure de réunir la majorité requise de neuf voix parmi les quinze membres du conseil de sécurité.

« Nous n'avons pris aucune décision quant à une formulation, à une approche, à des résolutions précises, rien de tout cela », a dit John Kerry lors d'une conférence de presse à Londres.

« Ce n'est pas le moment de divulguer le contenu de conversations privées ni de faire des conjectures sur une résolution du conseil de sécurité qui n'a même pas été mise sur la table, peu importent les déclarations publiques faites à son sujet », a ajouté le secrétaire d’état américain.

John Kerry a rencontré Benjamin Netanyahu lundi à Rome. Le chef du gouvernement israélien a dit avoir demandé à cette occasion l'assurance que les Etats-Unis bloqueraient toute tentative palestinienne ou européenne d'établir un calendrier en vue de la création d'un état palestinien.

Après Rome, le chef de la diplomatie américaine s'est rendu à Paris pour un entretien avec ses homologues français, britannique et allemand.

La France est favorable à « une initiative au conseil de sécurité qui permette l'adoption de paramètres et d'un calendrier pour la négociation » sur un règlement définitif du conflit israélo-palestinien, a rappelé mardi le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Ce dernier s'est entretenu mardi avec le secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil al Arabi, et le ministre palestinien des affaires étrangères, Riad al Malki.

John Kerry a pour sa part rencontré à Londres le négociateur palestinien Saëb Erekat et des responsables de la Ligue Arabe.

Le secrétaire d’état américain a mis en garde contre toute initiative susceptible d'avoir des « conséquences non voulues » à l'approche des élections prévues en mars 2015 en Israël.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 20:13

Plus de deux cent trente corps retrouvés dans l’est de la Syrie, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (Reuters)

Plus de deux cent trente corps de victimes présumées des djihadistes du groupe Etat Islamique ont été découverts dans un charnier dans l'est de la Syrie, dans la province de Daïr az Zour, rapporte, Mercredi 17 Décembre 2014, l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Les corps seraient ceux de membres de la tribu d’al Cheitaat ayant lutté contre les combattants de l'Etat Islamique, selon l'organisation proche de l'opposition syrienne et basée à Londres.

Leur mort porterait à plus de neuf cent le nombre de membres de la tribu d’al Cheitaat, qui en compte environ soixante-dix mille, tués par les djihadistes, précise l'OSDH, s'ajoutant aux sept cent personnes, en grande majorité des civils, exécutées en août 2014.

Les djihadistes du groupe Etat Islamique contrôlent presque l'intégralité de la province de Daïr az Zour, frontalière d'une région d'Irak également sous le joug des islamistes extrémistes.

Les champs pétrolifères de la région ont assuré d'importants revenus aux djihadistes, bien que leurs opérations soient limitées depuis que la coalition menée par les Etats-Unis a procédé à des premières frappes aériennes en Syrie en septembre 2014.

Les combattants de l'Etat Islamique affrontent actuellement les troupes du président syrien Bachar al Assad près de la ville de Daïr az Zour pour le gain d'une base militaire, l'un des derniers bastions des forces gouvernementales dans l'est du pays.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 20:03

Stavros Dimas n’a pu être élu au premier tour de l’élection présidentielle grecque (Reuters)

Le candidat de la coalition gouvernementale grecque, l'ancien commissaire européen Stavros Dimas, n'a pas pu être élu Mercredi 17 Décembre 2014 lors du premier tour de l'élection présidentielle au parlement.

Stavros Dimas a obtenu cent soixante voix sur trois cent voix à la Vouli, le parlement mono caméral, où cinq élus se sont abstenus et cent trente-cinq ont voté contre lui, des résultats qui se situent dans la fourchette basse des estimations.

Pour être élu, il aurait fallu que le candidat du premier ministre Antonis Samaras récolte au moins deux cent voix. La présidentielle se tient sur trois tours, au troisième tour, qui aura lieu le 29 décembre 2014, le seuil sera abaissé, il ne faudra plus que cent quatre-vingt voix à un candidat pour être élu.

Au cas où aucun candidat ne serait élu le 29 décembre 2014, le parlement serait automatiquement dissous et des élections législatives anticipées seraient organisées.

Le chef du gouvernement s'est dit optimiste sur les chances de voir un président élu au cours des deux prochains tours.

« Aujourd'hui, il s'agissait du premier des trois tours. Il nous en reste deux », a-t-il déclaré à la presse en sortant du parlement.

« Nous espérons qu'un président sera élu. Les conditions sont difficiles, les élus grecs sont conscients que le pays ne peut pas se permettre de péripéties ».

Fotis Kouvelis, le dirigeant de la Gauche Démocratique, dont les dix députés pourraient bien être déterminants lors des deux prochains tours, a considéré mercredi que le résultat du premier tour semblait « ouvrir la voie à de nouvelles élections législatives ».

Si de nouvelles élections devaient se tenir, Syriza pourrait l'emporter, selon les instituts de sondage. Ce parti de gauche promet d'affranchir la Grèce du plan d'aide financière internationale qui lui a évité de s'effondrer sous le poids de sa dette, mais en contrepartie duquel la population subit depuis 2010 une cure d'austérité drastique.

Alors que les fonctions du président sont en Grèce essentiellement honorifiques, l'élection a pris une tournure dramatique la semaine dernière lorsqu'Antonis Samaras a décidé de jouer son va-tout en avançant de deux mois la date du scrutin, initialement prévu en février 2015.

En trois jours, la bourse d'Athènes s'est effondrée de plus de vingt pour cent tandis que le rendement des obligations à dix ans de la Grèce a bondi au-delà de neuf pour cent.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 19:52

Barack Obama engage une normalisation des relations avec Cuba (Reuters)

Barack Obama a annoncé Mercredi 17 Décembre 2014 que les Etats Unis allaient prendre des mesures historiques pour normaliser leurs relations diplomatiques avec Cuba et tourner la « page d'une vision dépassée » de leur politique à l'égard du gouvernement de La Havane.

S'exprimant depuis la Maison Blanche, le président américain a reconnu que la stratégie « rigide » menée par Washington à l'égard de Cuba ces dernières décennies avait eu peu d'impact.

Barack Obama a indiqué avoir demandé au secrétaire d’état John Kerry d'engager immédiatement des discussions avec Cuba sur le rétablissement des relations diplomatiques, qui ont été interrompues en janvier 1961.

« Dans les prochains mois, nous rétablirons une ambassade à La Havane et mènerons des échanges et visites à haut niveau entre nos deux gouvernements dans le cadre d'un processus de normalisation », précisé un communiqué de la Maison Blanche.

Le texte diffusé au moment de l'allocution présidentielle reconnaît « qu'il est clair que des décennies d'isolement imposé à Cuba par les Etats-Unis n'ont pas réussi à atteindre l'objectif durable visant à favoriser l'émergence d'un Cuba démocratique, prospère et stable ».

Dans son intervention Barack Obama ajoute qu'il va évoquer avec les membres du congrès américain la levée de l'embargo en vigueur contre l'île.

L'allocution télévisée de Barack Obama intervient quelques heures après la libération de l’américain Alan Gross, lequel a passé cinq ans en prison à Cuba après avoir été condamné pour espionnage en 2009.

CARACAS ET LE VATICAN FÉLICITENT BARACK OBAMA

Alan Gross a regagné les Etats-Unis et atterri à la base aérienne d'Andrews, près de Washington, où il a rencontré John Kerry peu après son arrivée.

« Je pense que nous pouvons aider davantage les cubains » en discutant avec le gouvernement de La Havane, a estimé Obama.

Le président américain a précisé que le Canada avait joué un rôle décisif dans ce changement de stratégie en abritant les discussions entre les deux pays.

Le président cubain, Raul Castro, qui s'exprimait au même moment a également salué le soutien apporté par les autorités canadiennes ainsi que par le Vatican dans ce rapprochement.

Trois agents des services de renseignement cubains qui étaient détenus aux Etats-Unis depuis 1998 ont été libérés et sont rentrés dans leur pays dans le cadre d'un échange de prisonniers, a ajouté Raul Castro.

Le pape François a salué les déclarations faites par les deux dirigeants et a promis que le Saint-Siège continuerait à soutenir un renforcement de leurs relations bilatérales.

« Le Saint-Père souhaite féliciter chaudement la décision historique prise par les gouvernements des Etats-Unis d'Amérique et de Cuba de rétablir leurs relations diplomatiques afin de surmonter, dans l'intérêt des citoyens des deux pays, les difficultés qui ont marqué leur histoire récente », dit le communiqué.

Le Venezuela, qui entretient des relations tendues avec les Etats-Unis et qui manifeste régulièrement son soutien à Cuba, a salué par la voix de son président Nicolas Maduro le geste courageux de Barack Obama.

« Il faut saluer le geste de Barack Obama, un geste courageux et nécessaire », a-t-il dit à Parana, une ville d'Argentine où se tient un sommet du Mercosur.

Aux Etats-Unis, en revanche, la volonté de normaliser les relations américano-cubaines se heurte à l'opposition de plusieurs responsables républicains, dont leur chef de file à la Maison Blanche, John Boehner, qui a qualifié de « stupide » la proposition de Barack Obama.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 21:21

Trêve des confiseurs pour le numéro un de la CGT Thierry Lepaon (Reuters)

Le sort du secrétaire général de la CGT et de son bureau confédéral, de plus en plus contestés en interne, reste suspendu à une nouvelle réunion de la commission exécutive confédérale du syndicat début janvier 2015 et à une session extraordinaire de son parlement.

Lors d'une assemblée générale de ses organisations, lundi, des dirigeants de fédérations et d'unions départementales ont ouvertement souhaité le départ de Thierry Lepaon. D'autres ont critiqué les « dysfonctionnements » du bureau confédéral et mis en doute sa légitimité, a raconté à Reuters une source interne.

Mais la commission exécutive confédérale, le gouvernement de la CGT, qui a poursuivi Mardi 16 Décembre 2014 les débats, n'a pas émis de vote. Une note faisant le point des discussions sera transmise mercredi aux organisations de la CGT, a-t-on précisé de même source.

Il a notamment été question de l'ordre du jour de la session extraordinaire du Comité Confédéral National (CCN), prévu le 13 janvier 2015. Le CCN est seul habilité à révoquer Thierry Lepaon, qui peut aussi décider de partir de lui-même avant la fin de son mandat, en 2016.

« On continuera à faire la transparence sur un certain nombre d'éléments et on discutera de préconisations sur nos règles de vie », explique un responsable. « Se posera évidemment la question de la direction de la CGT ».

Entretemps, il est prévu une nouvelle réunion des cinquante-six membres de la commission exécutive confédérale le 6 janvier 2015.

Un autre CCN est prévu en février 2015. Les dirigeants de la CGT étudient la possibilité d'actions revendicatives sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, la politique industrielle.

Les appels à la démission de Thierry Lepaon se multiplient, de la base aux instances dirigeantes de la confédération, depuis les révélations sur les frais engagés pour la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau, et sur l'indemnité qu'il a perçue quand il a quitté ses responsabilités en Normandie.

QUI POUR SUCCÉDER À THIERRY LEPAON ?

Dans un texte diffusé le week-end dernier, la fédération des services publics, première de la CGT, a jugé « inéluctable » son départ et l'a invité à démissionner dans les plus brefs délais.

Dans l’Humanité, Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982, a estimé lundi qu'une solution s'imposait « d'urgence » pour préserver la cohésion de la première centrale syndicale française.

Des cadres de la CGT ont demandé dans une pétition la démission en bloc de la direction de la centrale syndicale, et pas seulement du secrétaire général.

« Thierry Lepaon a toutes les questions en tête, y compris les conséquences que pourrait avoir le départ du secrétaire général de la CGT en plein mandat, ce qui est énorme et inédit », souligne un responsable de l'organisation.

« Chaque responsable et militant de la CGT mesure ce que pourrait signifier une telle décision pour l'organisation ».

La question de la succession éventuelle de Thierry Lepaon s'avère particulièrement épineuse.

Selon des sources internes, le secrétaire général de la fédération de la métallurgie, Philippe Martinez, avec qui Thierry Lepaon aurait tenté de marchander son maintien à la tête de la CGT jusqu'en 2016 en échange de son soutien pour la suite, fait figure de candidat potentiel. Mais il semble aujourd'hui loin de faire l'unanimité.

L'évolution de la situation à la CGT est observée avec une certaine inquiétude par le gouvernement, qui mise sur le dialogue social pour faire passer certaines de ses réformes.

« L'affaire Lepaon, c'est assez embêtant », confie un ministre. « On a déjà depuis deux ans une CGT sans boussole, pas facilitatrice et avec laquelle on n'arrive pas à beaucoup de choses au niveau national. Le risque, c'est une reprise en main de l'organisation par les plus durs ».

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 21:02

http://www.questionsdeclasses.org/?Reedition-de-Fascisme-et-grand

Réédition de « fascisme et grand capital », cinq questions à Charles Jacquier

Jeudi 27 Novembre 2014

Après l’entretien avec Guillaume Davranche à l’occasion de la sortie de « trop jeunes pour mourir », voici une seconde rencontre pour un autre ouvrage chez le même éditeur, Libertalia, qu’il faut remercier de ces publications si précieuses !

Bien qu’il s’en défende, Charles Jacquier est l’un des grands connaisseurs du mouvement ouvrier révolutionnaire de l’entre-deux-guerres. Au cours des quinze dernières années, ce postier, adhérent de SUD-PTT, a largement contribué au renouveau éditorial critique en proposant de nouvelles publications des travaux de Maurice Dommanget, Franz Jung, Marcel Martinet, Victor Serge et quelques autres. Il vient tout juste de coordonner la réédition du précieux « fascisme et grand capital » de Daniel Guérin, aux éditions Libertalia, novembre 2014, aussi avons-nous décidé de lui donner la parole.

Jacques Collin. Pourriez-vous revenir sur l’histoire éditoriale de « fascisme et grand capital » ? Que proposez-vous de nouveau avec cette édition ?

Charles Jacquier. « Fascisme et Grand Capital » est en effet un livre qui a une longue histoire. Son auteur, alors jeune militant proche de la revue syndicaliste « la révolution prolétarienne », avait effectué deux voyages en Allemagne, l’un durant l’été 1932, l’autre au printemps 1933. À son retour, il publia des articles dans divers périodiques, pour le premier, l’hebdomadaire d’Henri Barbusse, « Monde », « La Révolution Prolétarienne » et le magazine « Regards », essentiellement le quotidien socialiste « Le Populaire » pour le second. On peut retrouver ce témoignage, épuré, dans « La Peste Brune ». D’autre part, dès l’arrivée des premiers militants allemands antinazis à Paris, Daniel Guérin eut l’idée de réunir certains d’entre eux pour mettre les milieux révolutionnaires français « à l’école des réfugiés allemands » afin de bénéficier « de leurs connaissances théoriques et de leur expérience pratique ». Il s’agissait de tirer les leçons des erreurs du mouvement ouvrier allemand pour ne pas les répéter dans d’autres pays confrontés au fascisme. Mais, comme souvent, la proximité de l’événement et les questions de personnes prirent le dessus sur la discussion théorique. Cela constitua néanmoins une première prise de contact entre militants français, outre Daniel Guérin lui-même, Michel et Simone Collinet, René Lefeuvre, Magdeleine Paz, Marceau Pivert et Simone Weil, et militants allemands, Ruth Fischer, Paul Frölich, Boris Goldenberg, Kurt Landau, Arkadi Maslov, August Thalheimer et Jakob Walcher. C’est d’ailleurs Simone Weil qui l’incita à entreprendre cette étude « afin de combattre le fascisme au moyen de recherches érudites ». La première édition de « fascisme et grand capital » est parue chez Gallimard en 1936 à la suite d’une intervention d’André Malraux.

Comme l’explique l’auteur, le but de l’ouvrage était le suivant, « exposer les véritables raisons de la victoire fasciste, démasquer, sans ménagement, les défaillances des partis ouvriers vaincus, que d’autres s’obstinaient à camoufler, convaincre le lecteur qu’on ne pouvait pas combattre le fascisme en s’accrochant à la planche pourrie de la démocratie bourgeoise, qu’il fallait donc choisir entre fascisme et socialisme ». Mais, explique-t-il encore, « quand le livre atteignit l’étalage des librairies, alors que le rédacteur avait, depuis belle lurette, repris sa tâche de militant, le mouvement ouvrier était déjà fourvoyé, irréparablement dans une direction contraire à celle qu’on l’adjurait de prendre, sous couleur de combattre le fascisme, il s’était accouplé avec une démocratie bourgeoise en putréfaction ». Cependant, le livre poursuivit sa route et fit l’objet de traductions, notamment aux États-Unis en 1938.

Après-guerre, une édition revue et actualisée est publiée en 1945, toujours chez Gallimard, puis aux éditions Maspero en 1965. Le livre y reparaît régulièrement et passe en poche dans la « Petite Collection Maspero ». Les premiers titres paraissent en 1967, et sous le titre de « sur le fascisme » qui porte les numéros quarante-cinq et quarante-six, sur les deux cent-soixante-dix-huit titres que compte la collection, sont réédités « La Peste Brune » dans le premier volume et « Fascisme et Grand Capital » dans le deuxième volume. La dernière édition de poche date de 1983. « Sur le fascisme » sera repris en 2001 dans la collection « Redécouverte » des éditions la Découverte, qui avaient récupéré le fonds Maspero, une collection de réimpression à l’identique avec un tout petit tirage.

Deux ans auparavant, « Fascisme et Grand Capital » avait aussi fait l’objet d’une réédition dans une coédition Syllepse et Phénix dans le contexte de la montée de l’extrême droite en Europe, avec une préface d’Alain Bihr, sociologue et auteur de « Pour en finir avec le Front National » en 1992 et « Le spectre de l’extrême droite, les français et le Front National » en 1998. Voilà pour la longue histoire de ce livre.

Alors que l’extrême droite progresse partout en Europe, en particulier en France, il m’a semblé nécessaire de remettre ce titre en circulation alors qu’il n’avait plus été réédité depuis une quinzaine d’années en proposant une véritable nouvelle édition augmentée. D’abord par l’ajout de deux textes, l’un écrit par Daniel Guérin lui-même après-guerre où il revenait sur la politique de la gauche française face au fascisme durant les années 1930 et l’autre de l’essayiste états-unien Dwight Mac Donald, écrit à l’occasion de la traduction américaine du livre et qui n’avait jamais été traduit intégralement en français. Ce dernier permettait d’éclairer la question du fascisme aux États-Unis durant les années 1930, mais aussi de poser le problème des possibilités, ou non, d’extension d’un mouvement fasciste dans un pays de tradition démocratique à l’économie développée. Il m’a aussi semblé nécessaire d’évoquer dans un glossaire quelques-uns des militants, la plupart oubliés, qui avaient accompagné, ou inspiré Daniel Guérin dans ses recherches sur le fascisme. Enfin, il importait d’actualiser les références pour le lecteur d’aujourd’hui et de préciser tel ou tel point à l’aune des connaissances ultérieures ou bien en résonance avec l’actualité. Je pense, par exemple, à l’urgence de souligner la confusion volontairement entretenue par les milieux proches d’Alain Soral sur tel auteur ou tel sujet, tout à fait typique d’une idéologie véritablement fasciste, et pas seulement droitière et réactionnaire.

Jacques Collin. Daniel Guérin n’est pas un inconnu pour vous. Vous avez participé à la réédition de « Front Populaire Révolution Manquée » aux éditions Agone en 2013. Pourriez-vous nous en dire davantage sur ce singulier militant ?

Charles Jacquier. J’ai en effet été à l’initiative de la réédition récente de « Front Populaire Révolution Manquée » qui est avec « Fascisme et Grand Capital », « Bourgeois et Bras Nus » et « Ni Dieu Ni Maître », l’un des principaux livres de Daniel Guérin, et ce sans minimiser l’intérêt de ses autres ouvrages. « Front Populaire Révolution Manquée » donne à la fois un témoignage irremplaçable sur l’extrême gauche des années 1930 et, surtout, une analyse remarquable sur une expérience emblématique de la « gauche » au pouvoir qui doit être connue du plus grand nombre dans toutes ses dimensions, y compris de politique internationale. Disons seulement ici que, contrairement aux discours habituels sur une prétendue gauche qui aurait longtemps vraiment « essayé » de changer la vie, avant d’y renoncer seulement durant les années 1980, le livre de Daniel Guérin permet d’en constater le caractère fallacieux. Sans remonter à la politique d’union sacrée en 1914 ou à celle de Guy Mollet durant la guerre d’Algérie, rappelons simplement que les acquis sociaux du Front Populaire résultent beaucoup plus de la « grande frousse » du patronat en juin 1936 face aux grèves avec occupations que d’une volonté propre du gouvernement socialiste de l’époque. Ce dernier, avec l’aide active du PCF, s’emploiera à faire rentrer dans son lit le mouvement gréviste, « il faut savoir terminer une grève » dira le leader du PCF, et à amplifier ses reculs devant la contre-offensive du patronat qui débute dès l’automne de la même année.

Quant au parcours de Daniel Guérin, il est en effet singulier, de la grande bourgeoisie libérale dreyfusarde de son milieu d’origine jusqu’au communisme libertaire en passant par le syndicalisme révolutionnaire, le socialisme de gauche, le compagnonnage, critique, avec le trotskisme, mais aussi l’anticolonialisme, l’antimilitarisme et la libération homosexuelle dont il fut un précurseur. En attendant la grande biographie que doit lui consacrer l’historien britannique David Berry, j’invite le lecteur désireux d’en savoir plus à lire, ou à relire, ses livres autobiographiques, en particulier « Front Populaire Révolution Manquée », et la notice que lui a consacrée le Dictionnaire Maitron. En précisant qu’aborder son parcours à partir du début des années 1930, c’est plonger dans l’histoire des combats de la gauche révolutionnaire durant un demi-siècle.

Jacques Collin. En quoi « Fascisme et Grand Capital » est-il un classique ? Quelles sont les thèses défendues ?

Charles Jacquier. L’histoire même de « Fascisme et Grand Capital » évoquée plus haut indique sans conteste que cet ouvrage est un classique pour le mouvement social, un livre réédité régulièrement de 1936 à nos jours en est nécessairement un, si les mots ont un sens. Il est aussi présent dans l’historiographie sur le sujet. C’est par exemple le cas dans le livre de Pierre Ayçoberry, « La Question Nazie ». Celui-ci présente, analyse, critique les différentes interprétations du national-socialisme, à partir des années 1920. Il lui consacre de longs commentaires, « Fascisme et Grand Capital » tranche, souligne-t-il, sur la grisaille de la production de la gauche française par l’abondance de l’information, la rigueur du raisonnement, le souci de la comparaison internationale. On retrouve bien ces trois éléments dans le livre qui, en alternant sur chaque période et pour chaque sujet analyses en Italie et en Allemagne, part de ses origines et de ses bailleurs de fonds, présente ses troupes, sa mystique, son idéologie démagogique, sa tactique et sa doctrine, avant et après la prise du pouvoir. Parmi de nombreux points à retenir, signalons les analyses de Daniel Guérin sur le prétendu anti capitalisme du fascisme qui se mue en nationalisme et en antisémitisme, et celles qui concernent ses contradictions internes entre « plébéiens » et partisans d’une dictature militaro-policière classique, les premiers perdant la partie une fois au pouvoir, même si l’état fasciste doit leur donner des satisfactions apparentes pour maintenir l’illusion de tenir compte des aspirations du courant plébéien qui lui assure une base sociale.

Jacques Collin. Cet ouvrage peut-il encore servir les luttes d’aujourd’hui ?

Charles Jacquier. Il est évident que les luttes actuelles ont besoin d’analyses inédites pour penser le nouveau qui advient dans l’histoire. Mais il est non moins évident que la connaissance du passé éclaire le présent et que, dans le cas qui nous occupe, le fascisme se présente comme un « phénomène non pas local, mais de caractère universel » comme le souligne Daniel Guérin. Il possède un certain nombre de traits récurrents, en particulier son caractère interclassiste. À chaque classe, ou fraction de classe, le fascisme tient un discours démagogique spécifique pour lui donner l’illusion de prendre en compte ses intérêts alors qu’il travaille au maintien du capitalisme par des méthodes autoritaires, puis totalitaires, sa politique vis-à-vis des classes moyennes qu’il prétend défendre alors qu’il ne fait que diviser la majorité du salariat pour mieux régner, ou encore, par-dessus tout, le « miracle psychologique » qu’il réalise, « transmuer en enthousiasme et en esprit de sacrifice le mécontentement, la misère de larges couches populaires ».

Jacques Collin. Vous êtes un spécialiste des minoritaires de l’entre-deux-guerres, Simone Weil, Boris Souvarine et Marcel Martinet. Pourquoi un tel intérêt pour cet objet d’étude et en quoi ces figures peuvent-elles éclairer notre présent ?

Charles Jacquier. Je ne suis spécialiste en rien, en revanche il est vrai que je m’intéresse depuis longtemps à des personnalités comme celles que vous mentionnez, et quelques autres, comme, par exemple, dans le mouvement anarchiste des militants comme André Prudhommeaux ou Charles Ridel, connu après-guerre sous le nom de Louis Mercier Vega, une fédération de pseudonymes à lui tout seul. Parmi les premiers livres que j’ai lus sur ce sujet, il y avait ceux de Daniel Guérin, « Front Populaire Révolution Manquée » et de Jean Rabaut, « Tout est Possible, les gauchistes français entre 1929 et 1945 ». Ce dernier faisait revivre en historien et en témoin les grands moments de cette époque et l’ensemble de ses protagonistes, anarchistes, communistes dissidents, socialistes de gauche, syndicalistes révolutionnaires et trotskistes et de grandes figures comme Pierre Monatte, Marceau Pivert, Victor Serge, Boris Souvarine, Léon Trotski et Simone Weil. Libertalia a fort opportunément décidé de rééditer cette belle synthèse l’an prochain, et ce sera, je l’espère, l’occasion pour de nouveaux lecteurs de découvrir une partie méconnue et oubliée de l’histoire de l’extrême gauche française qui permet de porter un regard critique nouveau sur l’histoire de ces années sombres.

Pour comprendre cet intérêt, il faut partir d’un constat simple, toutes les composantes du mouvement ouvrier d’avant 1914 ont échoué devant la première guerre mondiale. Dans les années qui ont suivi, et pour longtemps, pour ne pas dire pour toujours, ce mouvement s’est enchaîné au char des états, qu’ils soient bourgeois ou staliniens, tandis que la contre-révolution dominait le monde durant « la guerre de trente ans » des états capitalistes pour la suprématie mondiale, entre 1914 et 1945.

Après la seconde guerre mondiale et les nouveaux rapports de force qui en découlent, il y a, comme l’a écrit alors Louis Mercier, une « presque totale inexistence du prolétariat dans la candidature à la succession du capitalisme », ses forces étant mobilisées pour soutenir l’un ou l’autre camp impérialiste dans le cadre de la guerre froide. Le vieux slogan de la première internationale selon lequel « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » a donc été enterré en août 1914 et, depuis, il me semble que les aspirations du mouvement ouvrier de cette époque ne sont plus représentées que par de petites minorités révolutionnaires qui doivent à la fois conserver la flamme originelle et penser les transformations incessantes du capitalisme pour perdurer et étendre son emprise. Celles-ci, et en particulier les personnalités que nous avons évoquées, et quelques autres, nous relient aux aspirations originelles du mouvement ouvrier, mais ont aussi su comprendre la nature des différentes formes de la contre-révolution, fascisme, nazisme et stalinisme, et la transformation de nature qu’ont connue les grandes organisations censées représenter le mouvement ouvrier, partis et syndicats dominants, œuvrant désormais au profit de politiques étatiques et non de l’autonomie ouvrière pour l’abolition du salariat et de l’état. C’est Albert Camus qui a su le mieux définir le rapport que nous devons avoir avec ces minorités révolutionnaires qui ont su préserver « la chance fragile d’une renaissance » en évoquant le parcours d’Alfred Rosmer, « oui, nos camarades de combat, nos aînés sont ceux-là dont on se rit parce qu’ils n’ont pas la force et sont apparemment seuls. Mais ils ne le sont pas. La servitude seule est solitaire, même lorsqu’elle se couvre de mille bouches pour applaudir la force. Ce que ceux-là au contraire ont maintenu, nous en vivons encore aujourd’hui. S’ils ne l’avaient pas maintenu, nous ne vivrions de rien ».

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 18:09

http://www.okeanews.fr/20141215-la-police-expulse-les-refugies-syriens-de-la-place-du-parlement-3h-du-matin?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

La police expulse les réfugiés syriens de la place du parlement à 3 heures du matin

Lundi 15 Décembre 2014

Pendant que tout le monde dormait, en Grèce, sur la place du parlement, et ailleurs, la police est intervenue sur la place Syntagma pour expulser les cinquante et un derniers réfugiés syriens encore présents, dont six femmes et deux enfants en bas âge.

Selon un comité de solidarité qui soutient les syriens, un contingent de policiers est arrivé à l’endroit où les syriens dormaient à environ 2 heures 45 et leur ont rapidement ordonné de monter dans un fourgon de police en attente. Les mêmes rapports indiquent que certains des syriens ont été emmenés pieds nus, puisqu'ils n'avaient pas eu le temps de rassembler leurs biens, y compris leurs documents. Le comité précise qu'un syrien a été frappé et blessé au visage.

Les réfugiés auraient été transférés au département de l'immigration, rue Petrou Ralli à Athènes.

Quelques temps après, une équipe de nettoyage est arrivée pour retirer les maigres biens des syriens.

Les réfugiés syriens ont commencé leur protestation le 19 novembre 2014.

Hier, la police anti-émeute menaçait déjà et on se demandait s'ils allaient intervenir malgré la présence d'enfants en bas-âge.

Alors qu'ils attendaient une réaction de l'Europe, c'est bien la police qui a eu le dernier mot.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 17:53

http://www.unsen.cgt.fr/actualit-mainmenu-352/communiqus-mainmenu-444/1737-declaration-de-la-commission-executive-de-la-cgt-educ-action

Déclaration de la commission exécutive de la CGT Educ’action

Lundi 15 Décembre 2014

Notre confédération est confrontée depuis plusieurs semaines à une succession de révélations, contraires aux valeurs portées par la CGT, concernant le secrétaire général de la CGT.

Celles-ci s’appuient sur des dysfonctionnements réels et des faits reconnus par le principal intéressé. Elles révèlent des dérives anti démocratiques ainsi que des problèmes liés à la stratégie syndicale et à l’orientation.

La commission exécutive de la CGT Educ’action demande que toute la transparence soit faite sur les dépenses engagées.

Une analyse et un bilan critique du fonctionnement démocratique de la CGT à tous les niveaux doivent être menés.

La commission exécutive de la CGT Educ’action considère que dans l’intérêt de notre confédération et de nos syndiqués, le secrétaire général ainsi que le bureau confédéral de la CGT ne peuvent plus exercer leur mandat. Ils doivent cesser leur fonction, la commission exécutive confédérale doit assurer la direction de la CGT jusqu’au prochain congrès.

Dans l’immédiat, la CGT Educ’action agira pour que le Comité Confédéral National extraordinaire prévu en janvier 2015 puisse prendre les décisions qui s’imposent pour mettre un terme à la situation actuelle.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 19:26

http://www.okeanews.fr/20141208-un-refugie-syrien-est-mort-en-essayant-de-traverser-la-frontiere-albanaise?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

Un participant des manifestations de la place Syntagma est mort en essayant de traverser la frontière entre la Grèce et l’Albanie

Par Damian Mac Con Uladh

Lundi 8 Décembre 2014

Un médecin qui participait aux manifestations des réfugiés syriens, commencées il y a deux semaines à Athènes pour que l’on prenne conscience de leur situation désespérée, est mort en essayant de traverser la frontière entre la Grèce et l'Albanie, d'après des Syriens présents à la manifestation de Jeudi.

Ce médecin serait Ayman Ghazal, un homme d'environ cinquante ans originaire d'Alep. Des amis ont expliqué qu'après dix jours passés à manifester, il avait considéré qu'il ferait mieux de continuer son voyage vers l'Europe du nord et qu'il espérait trouver la sécurité.

Selon le site web Deport Racism, le médecin a essayé de traverser la frontière entre la Grèce et l'Albanie avec un groupe d'une trentaine de personnes. Ils avaient pris le bus jusqu'à Janina, en Épire, et avaient rejoint le poste frontière de Kakavia en taxi.

De là, ils ont essayé de passer la frontière à pied. Après quatre heures de marche, ils ont rencontré un cours d'eau dont l'eau leur arrivait à la taille et qu'ils devaient traverser. Peu après, Ayman Ghazal a eu une attaque. Quand ses amis ont appelé une ambulance, on leur a dit de retourner à Kakavia. La police leur a tenu le même discours.

Ses camarades ont alors repris la route de Kakavia, en portant Ayman Ghazal dans un sac de couchage. À l'extérieur de Kakavia, ils sont tombés sur une ambulance qui a transporté le malade jusqu'à l'hôpital le plus proche, où il est mort.

Les autres membres du groupe ont alors été arrêtés et retenus au poste de police de minuit à six heures du matin. Ils prétendent que la police leur a jeté pendant leur garde à vue des mots tels que « allez à Syntagma où vous avez des couvertures et de la nourriture gratuite, connards ».

Le reste du groupe est maintenant revenu à Athènes.

Abdulghafour Tammaa, un des manifestants de Syntagma, a tweeté qu’Ayman Ghazal est mort « de froid » dans la forêt albanaise, ajoutant que son « rêve de l'Europe » était mort avec lui.

Selon une publication sur la page facebook des manifestants syriens, la famille d’Ayman Ghazal se trouve à Mersin en Turquie.

Environ deux cent réfugiés syriens, parmi lesquels des personnes âgées, des femmes et des enfants, campent sur la place centrale de Syntagma à Athènes depuis le 19 novembre 2014. Le nombre de manifestants augmente pendant la journée avec les autres syriens qui ont de quoi se loger. Les syriens veulent obtenir le droit de continuer leur voyage vers des pays où, disent-ils, on leur garantira le statut de réfugiés de guerre. Selon les règles de l'Union Européenne, ils doivent demander l'asile dans le premier pays européen où ils sont entrés, mais les syriens disent que la Grèce n’a pas les infrastructures nécessaires pour les soutenir.

La mort d’Ayman Ghazal met en lumière la dangerosité du périple à laquelle les réfugiés de guerre et les autres migrants font face en essayant désespérément d'atteindre des pays plus sûrs. En novembre 2014, huit migrants sont morts après avoir été percutés par un train dans les environs de la république de Macédoine tandis qu'un afghan de vingt-trois ans est mort quand le panneau auquel il était attaché sous un train s’est cassé.

La nuit suivant le drame, la seizième nuit de campement sur la place Syntagma, les syriens et ceux qui les soutiennent ont allumé des bougies et tenu des photographies d’Ayman Ghazal en sa mémoire.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 19:08

http://en.firatajans.com/news/news/muslim-we-are-defending-democracy-in-kobane.htm

« Nous défendons la démocratie à Kobanê » (Firat News Agency)

Jeudi 11 Décembre 2014

La conférence kurde qui a commencé hier se poursuit au parlement européen. Aujourd'hui, il y a un débat sur « quelles sont les alternatives au chaos au Moyen-Orient, sécurité, stabilité et prospérité ».

Le débat est présidé par Michael Gunter et Osman Kavala, et les orateurs sont Ofra Bengio de l’université de Tel Aviv, Bahar Şimşek de l'Université d'Ankara, le député européen Bodil Ceballos, le journaliste Frederike Geerdink, Abbas Vali de l’université du Bosphore et le co-président du PYD Salih Muslim.

Les intervenants ont souligné que l'histoire du Moyen-Orient était plein de répression et de massacres, et que cela se poursuit de nos jours. Les intervenants ont souligné que les kurdes menaient une lutte pour la liberté contre cette répression, donnant Rojava comme un exemple de cela.

Le co-président du PYD Salih Muslim a commencé son discours en mentionnant l'histoire de la Mésopotamie, en disant que « les kurdes, les arméniens, les arabes, les juifs et les assyriens ont vécu ensemble en Mésopotamie depuis des milliers d'années. Il pouvait y avoir des rivalités entre eux, mais il n’y avait pas de massacres entre eux. Mais après l’arrivée de l’islam il y a mille cinq cent ans et des turcs, des problèmes ont commencé à émerger. Avec le développement de l’état nation en Europe, les arabes ont commencé à voir les choses différemment. Alors le pays des kurdes a été divisé en quatre parties et la répression et les massacres ont commencé ».

Salih Muslim a ajouté qu'il y a beaucoup de changements au vingt et unième siècle, avec les attaques d’EIIL contre les kurdes à Sinjar, dans le but d'anéantir les communautés. Il a dit que deux cent églises ont été détruites à Mossoul et que les églises ont également été attaquées dans Rojava et des sites historiques détruits. Il a ajouté que l'intention d’EIIL était de tuer et de chasser les peuples et d’installer son propre peuple. Il a poursuivi en disant que « dans Rojava nous avons créé un nouveau système, qui peut être un modèle pour l'ensemble du Moyen-Orient. Nous avons un contrat social selon lequel tout le monde peut vivre librement. Mais certaines forces ne veulent pas que les kurdes établissent ce système. A Kobanê, nous résistons depuis trois mois maintenant. Nous défendons le peuple et la démocratie ». Salih Muslim a ajouté que la lutte de Rojava contre EIIL commençait il y a deux ans, que personne ne les aidait et qu'ils comptaient sur leurs propres forces. Il a dit que la fraternité et la liberté allaient gagner en Mésopotamie et que les barbares disparaîtraient.

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