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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:56

https://www.ensemble-fdg.org/content/syrie-4-annees-de-lutte-contre-les-tyrannies-de-bachar-al-assad-et-daech

Quatre années de lutte contre les tyrannies de Bachar al Assad et de Daech

Marche en solidarité avec le peuple syrien

Samedi 14 Mars 2015 à 15 heures de la Place de la République au Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris

Deux cent deux mille morts, selon les chiffres de l’ONU, dont treize mille enfants, selon les chiffres du Violation Documentation Center.

Entre vingt-huit mille et quatre-vingt mille disparus, selon les chiffres de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Onze mille morts sous la torture dans deux seules prisons du régime à Damas, selon les chiffres du rapport « César ».

Un million cinq cent mille blessés, selon les chiffres de l’OSDH.

Soixante mille syriens actuellement en détention, selon les chiffres du Violation Documentation Center.

Soixante-six journalistes tués, cent dix-neuf enlevés, selon les chiffres de Reporters Sans Frontières.

Trois millions huit cent mille réfugiés et six millions cinq cent mille déplacés internes soit cinquante pour cent de la population, selon les chiffres du Haut-Commissariat pour les Réfugiés de l’ONU.

Un million six cent mille enfants déscolarisés, selon les chiffres de l’UNICEF.

Des villes sinistrées avec des quartiers complètement détruits.

Le patrimoine culturel pillé et gravement endommagé.

Nous refusons l’impunité aux responsables de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Nous soutenons la lutte du peuple syrien pour une Syrie libre et démocratique

Premiers signataires :

Appel Solidarité Syrie, Collectif Urgence Solidarité Syrie, Comité de Coordination de Paris pour le Soutien à la Révolution Syrienne, Conseil National Kurde en Syrie, ACAT, Amnesty International France, ATTAC, MRAP, FIDH, LDH, Revivre, Souria Houria, Union Syndicale Solidaire, CGT, FSU, Emancipation, UNEF, Ensemble, Europe Ecologie Les Verts, NPA, PCF, Parti Socialiste

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:31

L’armée irakienne déloge l’Etat Islamique d’al Alam, près de Tikrit (Reuters)

L'armée irakienne et les miliciens chiites qui l'appuient ont chassé Mardi 10 Mars 2015 les combattants de l'Etat Islamique d’al Alam, un faubourg nord de Tikrit, ville qui reste le principal objectif de leur offensive lancée il y a huit jours.

Un photographe de Reuters a vu des dizaines de familles ayant fui al Alam revenir dans la ville en célébrant l'arrivée des troupes gouvernementales.

« Je vous parle en ce moment d’al Alam et j'annonce officiellement que la ville est sous le contrôle total des forces de sécurité, des des milices chiites Hachid Chaabi (Mobilisation Populaire) et des combattants tribaux », a dit à Reuters le maire de la ville Laith al Djoubouri.

« Nous nous réjouissons de cette victoire et nous voulons qu’al Alam soit un tremplin pour la libération de Tikrit et de Mossoul ».

Après la prise d’al Dour, au sud de Tikrit, la semaine dernière, al Alam était le dernier verrou avant un assaut contre la ville de l'ancien dictateur Saddam Hussein, aux mains de l'Etat Islamique depuis l'été 2014.

Cet assaut pourrait désormais être lancé dès mercredi, prédisent des membres des services de sécurité, même si depuis le lancement de leur offensive sur Tikrit le 2 mars 2015, l'armée irakienne et ses forces supplétives progressent lentement face aux tireurs embusqués et aux bombes dissimulées par l'Etat Islamique.

Des observateurs redoutent des représailles contre les civils de la part des miliciens chiites dans cette région à majorité sunnite, pour venger les meurtres commis par l'Etat Islamique, et notamment la mort de mille sept cent recrues chiites lors de l'attaque de la base de Camp Speicher, proche de Tikrit, en juin 2014.

Selon des responsables locaux, des maisons ont été incendiées par des miliciens à Albou Ajil, un village proche d’al Alam. Aucun acte de représailles n'a été observé à al Alam.

La prise de Tikrit, ville à majorité sunnite, par les forces gouvernementales ouvrirait la voie à une offensive contre Mossoul, la plus grande ville du nord de l'Irak contrôlée par les djihadistes depuis juin 2014.

Mais l’Etat Islamique apparaît déterminé à défendre Tikrit jusqu'au bout et y a acheminé des renforts des provinces situées plus au nord, où il s'est du coup exposé à une offensive lancée lundi par les forces kurdes pour éloigner les djihadistes de la ville de Kirkouk, à cent vingt kilomètres environ au nord-est.

Un commandant kurde, le général Omar Hassan, a déclaré que les peshmergas avaient pris mardi un village proche de la ville pétrolière avant d'arrêter leur progression, qui devrait reprendre dans les prochains jours.

Dans son communiqué quotidien, l'état-major américain déclare que quatre frappes aériennes ont été menées mardi dans cette région de Kirkouk, détruisant des postes de combat, des bâtiments et des véhicules de l'Etat Islamique.

Douze raids aériens ont au total été menés en Irak et près de Kobani en Syrie par la coalition conduite par les Etats-Unis au cours des dernières vingt-quatre heures.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:01

http://www.liberation.fr/monde/2015/03/06/a-tal-brak-les-hommes-de-l-ei-ont-fui-comme-des-souris_1215695

A Tal Brak, les hommes de l’Etat Islamique ont « fui comme des souris »

Par Luc Mathieu

Vendredi 6 Mars 2015

Luc Mathieu s’est rendu dans cette ville du Kurdistan syrien, où les combattants des unités de protection du peuple (YPG), bien coordonnés avec la coalition, ont repoussé les djihadistes.

Même morts, les djihadistes de l’Etat Islamique stupéfient Hajar. Il ne peut s’empêcher de regarder les photos de leurs cadavres sur son téléphone mobile. Il les a prises le premier mars 2015, après la bataille de Tal Brak, un village du Kurdistan syrien perdu au milieu des champs de coton et de houblon. Les clichés défilent, il s’attarde sur l’un, zoome sur un autre, revient en arrière. « Celui-là, c’est un turc qui s’était accroché un coran autour du cou. Et les deux, là, c’étaient des pakistanais. Ils étaient habillés tout en noir, même leurs sous-vêtements étaient noirs ». Il ne s’en rend pas compte mais il s’est mis à crier. « Oui, je suis furieux. Même leurs cadavres me dégoûtent ».

Hajar est un combattant kurde de trente-neuf ans, râblé et nerveux. Dans son autre vie, avant la guerre, il réparait des vélos à Kameshli, principale ville kurde du canton de Djézireh, aux frontières de la Turquie et de l’Irak. Il y a deux ans, lorsque les djihadistes se sont emparés de villages de sa région, il s’est porté volontaire au sein des unités de protection du peuple (YPG), une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc. Depuis la mi-février 2015, il participe à l’offensive lancée par les kurdes contre l’Etat Islamique dans le canton.

Flaque. Le 28 février 2015, il était de l’assaut sur Tal Brak. Les djihadistes occupaient la bourgade depuis un an. Ils avaient accroché leurs pancartes sur des poteaux électriques de la petite place centrale. Elles y sont toujours, « nous nous battons en Syrie et en Irak, mais nos regards sont tournés vers l’Andalousie », « un califat pour dieu vaut mieux qu’une démocratie pour l’occident ». Le terre-plein servait aux décapitations, les djihadistes veillaient à laisser les corps pourrir trois jours avant de les évacuer. Les habitants n’avaient pas le droit de quitter le village, même pour travailler. Les hommes qui laissaient leur femme sortir sans niqab étaient punis de quatre jours de prison. Les enfants n’allaient plus à l’école. L’ordre de l’Etat Islamique paraissait aussi solide que sauvage, il s’est écroulé en moins de quarante-huit heures. « On dit toujours que les combattants de Daech sont redoutables. Mais ici, ils ont fui comme des souris », dit Rojine, une commandante aussi petite que musclée.

Les combats se lisent sur les murs des maisons. Il y a l’école au toit écroulé, qui servait de quartier général à l’Etat Islamique, bombardée au début de l’assaut par un char kurde. Puis, à moins de cent mètres, les échoppes aux rideaux de fer arrachés, où les djihadistes s’étaient embusqués. « On a perdu un homme ici et plusieurs ont été blessés. Mais on a continué à avancer », raconte Rojine. L’assaut final s’est déroulé dans une autre école, à la sortie du village. Ses murs sont creusés d’impacts de balles et brûlés par les explosions. Une flaque de sang sèche au milieu du couloir du rez-de-chaussée. « Cela, c’est le sang de Daech », dit la commandante. Les kurdes n’ont pas encore pénétré dans l’école, persuadés qu’elle est minée.

Le long du mur d’enceinte, il y a un camion piégé. « On les a entendus sur nos radios. Le kamikaze hurlait, « je n’arrive pas à me faire exploser, cela ne marche pas. Je fais quoi ». L’un des chefs lui a finalement dit de se sauver », raconte Rojine. Au total, trente djihadistes de l’Etat Islamique ont été tués les 27 et 28 février 2015 à Tal Brak. Un combattant des YPG est mort, dix autres ont été blessés. Un bilan comme une revanche, l’hiver dernier, les kurdes avaient déjà tenté de reprendre la bourgade et ses hameaux. Mais l’offensive avait viré à la déroute. Trente-cinq de leurs combattants avaient été faits prisonniers avant d’être décapités.

Propagande. A Kameshli, dans son bureau encombré de canapés et de tables basses, Redur Xelil, porte-parole des YPG, dit ne pas vouloir plastronner. Mais il ne peut s’empêcher de sourire. « Nous n’avons pas encore gagné contre Daech, loin de là. Ils ont énormément d’armes et de partisans. Mais sans vouloir être arrogant, il faut reconnaître que les kurdes sont les seuls à les repousser ces dernières semaines ». Quelques jours avant de s’emparer de Tal Brak, les « camarades », selon l’expression consacrée du parti, avaient reconquis Tal Hamis, à une vingtaine de kilomètres.

Ces succès, ils le reconnaissent, doivent beaucoup à la coalition et à ses bombardements. Le porte-parole des YPG évoque « un effet Kobané », en référence à la bataille de cet automne pour le contrôle de l’enclave kurde. Les djihadistes avaient annoncé qu’ils s’en empareraient en quelques jours. Mais ils ont eu beau envoyer renforts et armes lourdes, ils se sont empalés sur la ville, perdant plus de mille hommes, principalement lors des frappes aériennes filmées en direct par les médias internationaux. A la déroute militaire s’était ajouté le revers de propagande. « Depuis le succès de Kobané, nous sommes en coordination directe avec la coalition. Nous pouvons lui demander nous-mêmes des frappes, alors qu’avant, nous ne savions même pas où elle bombarderait », explique Redur Xelil.

Le porte-parole pousse une table basse pour déplier par terre une carte plastifiée de deux mètres de long sur autant de large. Il trace du doigt une ligne d’est en ouest, qui relie les monts Sinjar, en Irak, à ceux d’Abd al-Aziz, en Syrie. « Notre objectif est de conquérir le nord de cette ligne, c’est notre territoire. Nous n’irons pas de l’autre côté », affirme-t-il. Les combattants des YPG ne s’aventureront pas en terre sunnite, ils ne tenteront pas d’aller jusqu’à Raqqa, le fief de l’Etat Islamique. La guerre, pour les kurdes, est avant tout une question d’autonomie territoriale.

Longue-vue. A Tal Brak, devant une ferme aux murs de torchis qui fait office d’avant-poste, le commandant Hajar sait que la bataille sera longue. Il pointe la plaine, devenue floue sous les rafales de vent et de pluie. Les djihadistes sont à quelques kilomètres, il ne sait pas exactement combien, mais ils sont là. Ils tirent parfois des obus de mortier. Dès qu’ils le pourront, dès qu’ils auront ramené de nouvelles armes, ils lanceront une contre-attaque. « Le problème avec eux, c’est qu’hormis pour les échanges de prisonniers, il n’y a aucune table où l’on pourrait s’asseoir pour négocier », affirme Hajar. « Lorsqu’al Qaeda et Ahrar al Sham étaient implantés dans la région, on pouvait discuter. Avec Daech, c’est impossible, ils refusent de comprendre que nous défendons notre terre. Ils veulent juste faire couler le sang ».

Dans l’immédiat, le commandant kurde est moins inquiet des mouvements djihadistes que de ceux de l’armée du régime de Bachar al-Assad. Elle aussi est toute proche, à moins de deux kilomètres. Les militaires ont installé un barrage le long de la route qui mène à al Hasakah, la grande ville de la région, contrôlée en partie par le gouvernement. Un jeune kurde observe les soldats avec une longue-vue aux pieds vacillants. La veille, cinq véhicules de l’armée gouvernementale ont tenté une incursion, arrivant jusqu’à l’avant-poste. Hajar en est encore furieux. « Le régime n’a rien fait contre Daech en un an, il les a laissés s’installer ici avec leurs tanks et leurs armes, sans bouger. Et maintenant que nous avons combattu et que nos martyrs les ont repoussés, il veut tout récupérer. Il rêve, nous nous battrons contre lui comme contre Daech, qu’il le sache ».

L’incident de la veille n’a pas provoqué d’affrontements armés. Comme souvent, il s’est réglé par des coups de téléphone entre responsables des deux camps, les kurdes ont menacé de lancer une offensive, le régime a rappelé ses blindés. Mais Hajar reste méfiant. Avec ses hommes, il a bâti un barrage de terre de deux mètres de haut en travers de la route, juste en face de la ferme. La protection est dérisoire contre un tank mais elle pourrait ralentir des pick-up. Deux jeunes combattants se sont assis en haut du talus. Ils regardent vers leur ville natale d’al Hasakah, où ils ne peuvent retourner sans risquer la prison. Ils entonnent doucement une chanson traditionnelle syrienne. Elle parle de paix et d’unité.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 19:37

Un suspect admet son implication dans la mort de Boris Nemtsov (Reuters)

Deux hommes ont été inculpés Dimanche 8 Mars 2015 dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat le 27 février 2015 à Moscou de l'opposant russe Boris Nemtsov et l'un d'eux a reconnu son implication, a annoncé la justice russe.

Les deux suspects se nomment Zaour Dadaïev et Anzor Goubachev, a précisé Anna Fadeïeva, porte-parole du tribunal de Basmanni à Moscou. Trois autres suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette enquête.

La juge du tribunal de Basmanni Natalia Mouchnikova a annoncé dans l'après-midi que Zaour Dadaïev avait admis son implication dans l'assassinat de l'opposant et a ordonné son incarcération jusqu'au 28 avril 2015.

« L'implication de Zaour Dadaïev dans le crime est confirmée non seulement par sa confession mais aussi par tous les éléments que les enquêteurs ont rassemblés dans le dossier », a dit la magistrate.

Selon un responsable des services de sécurité d'Ingouchie, cité par des agences de presse russes, Zaour Dadaïev a servi dans une unité de police de la république de Tchéchénie, dans le Nord-Caucase russe.

Il a passé dix ans au bataillon « Sever » (Nord) du ministère tchétchène de l’intérieur, a déclaré Albert Barakhaïev, secrétaire du conseil de sécurité de la république autonome d'Ingouchie, voisine de la Tchétchénie.

On ignore s'il servait encore dans ce bataillon « Sever » ou s'il l'avait quitté au moment de l'assassinat de Boris Nemtsov, commis à quelques centaines de mètres du Kremlin.

Les autorités tchétchènes n'ont pas confirmé l'information.

Selon Albert Barakhaïev, un frère d'Anzor Goubachev, l'autre inculpé, figure parmi les trois autres suspects arrêtés. Tous deux sont aussi d'origine tchétchène, selon des médias russes. Ils ont de la famille en Tchétchénie et en Ingouchie et travaillaient à Moscou.

La Tchétchénie est une république peuplée de musulmans, sur le flanc sud de la fédération de Russie.

Après deux insurrections indépendantistes durement réprimées par les forces de Moscou, elle est sous la férule de Ramzan Kadirov, ancien rebelle qui a fait allégeance à Moscou et jouit d'une autonomie considérable en ce qui concerne les affaires tchétchènes, et notamment les services de sécurité.

Citant une source proche des forces de sécurité tchétchènes, l'agence de presse russe Interfax rapporte qu'un homme tué dans une confrontation avec la police samedi soir à Grozny, la capitale tchétchène, était recherché en lien avec l'assassinat de Boris Nemtsov.

Lorsque les policiers se sont présentés dans un immeuble, l'homme a lancé une grenade dans leur direction puis s'est fait exploser avec une autre, écrit l'agence.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 19:27

Arrêter l’austérité pour bloquer l’extrême droite, dit Podemos (Reuters)

L'Europe doit mettre fin à sa politique d'austérité si elle veut enrayer la progression des partis d'extrême droite qui pourrait à terme représenter un réel danger pour la démocratie, a déclaré à Reuters le numéro un du mouvement espagnol Podemos, Pablo Iglesias.

Podemos est donné par certains sondages en tête des intentions de vote pour les élections législatives de la fin de l'année, devant les conservateurs du Parti Populaire actuellement au pouvoir et les socialistes du PSOE.

Pour son jeune dirigeant, âgé de trente-six ans, une « grande coalition » entre le centre droit et le centre gauche en Espagne ne ferait que prolonger ce qu'il présente comme le « désastre économique que connaît le pays. Il est très important d'accepter la main tendue par ceux qui, comme nous, sont pro-européens, ceux qui défendent le projet européen », souligne ce professeur d'université.

Sinon, met-il en garde, « nous verrons peut-être dans un an la dirigeante du Front National Marine Le Pen avoir un siège à l'Euro-groupe. Il faudrait demander à la chancelière allemande Angela Merkel si elle préfère s'asseoir avec Marine Le Pen ou avec moi ».

Podemos, poursuit-il, vise la majorité absolue lors des prochaines élections.

« J'ai l'impression que si nous n'obtenons pas cette majorité, on ira vers une grande coalition comparable à celles qui ont dirigé tant de pays européens », dit-il. « Alors, on poursuivrait la politique qui nous a conduit au désastre ».

Podemos réclame une restructuration de la dette de l'Espagne, quatrième économie de l'Union Européenne, et Bruxelles devrait, selon Pablo Iglesias, écouter « sérieusement cette demande. La politique d'austérité nous conduit au chaos », martèle-t-il.

Podemos, fondé début 2014, a remporté cinq sièges aux élections européennes de mai dernier.

Selon un récent sondage, un quart des électeurs qui ont voté socialiste en 2011 soutiendrait Podemos si les élections avaient lieu maintenant. Chez les anciens communistes d’Izquierda Unida, c'est un électeur sur deux qui se reporterait sur le mouvement anti-austérité.

Une enquête Metroscopia publiée dimanche par El Pais donne Podemos vainqueur du scrutin, devant les socialistes, le Parti Populaire et le parti anti système Ciudadanos.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 19:07

GRECE ANNEE ZERO

J’écrivais un message au début du mois de janvier 2015 dans lequel je prévoyais assez facilement la victoire de Syriza aux élections législatives de la fin du mois de janvier 2015.

On ne comprend pas l’inéluctabilité de la victoire de Syriza en Grèce et sa signification européenne si on ne connaît pas l’histoire des principales étapes de la situation politique en Grèce depuis le début de l’actuelle crise économique en 2008.

Les deux principales étapes sont les suivantes, elles correspondent aux deux premiers plans d’aide économique de la troïka européenne à la Grèce.

La décision d’un premier plan d’aide économique de la troïka à la Grèce de cent dix milliards d’euros en mai 2010 provoque une première crise politique, le premier ministre Papandréou annonce en octobre 2011 l’organisation d’un référendum relatif à ce plan d’aide, la totalité des gouvernements européens prend position contre ce référendum et Papandréou abandonne rapidement son projet de référendum et démissionne en novembre 2011. C’est le début de la fin du mouvement socialiste panhéllenique, le Pasok.

La décision d’un deuxième plan d’aide économique de la troïka européenne à la Grèce de cent trente milliards d’euros provoque en 2012 une deuxième crise politique. Aux élections législatives de mai 2012, Syriza fait dix-sept pour cent des voix. Il n’y a pas de majorité dans le parlement pour la constitution d’un gouvernement, le président dissout le parlement en application de la constitution et il y a de nouvelles élections législatives en juin 2012.

Un mois plus tard, Syriza fait vingt-sept pour cent des voix. Syriza est déjà le premier parti de Grèce mais la troïka lui vole sa victoire et impose la constitution d’un gouvernement d’union nationale entre la Nouvelle Démocratie et le Pasok, les deux composantes du bipartisme depuis la chute de la dictature des colonels en 1974. La coalition dure deux ans, au prix de l’effondrement de la Nouvelle Démocratie et du Pasok.

Aux élections législatives de 2009, le Pasok est de loin le premier parti de Grèce, il a quarante-quatre pour cent des voix, trois millions d’électeurs et cent soixante parlementaires. Aux élections législatives de 2015, le Pasok est le septième parti de Grèce, il a cinq pour cent des voix, trois cent mille électeurs et treize parlementaires.

Ce n’est un mystère pour personne, en l’espace de six ans, quatre-vingt-dix pour cent des électeurs, des militants et des cadres passaient massivement du Pasok à Syriza.

Les gauchistes ont une accusation capitale contre Syriza, son programme, le fameux programme de Thessalonique en septembre 2014, comme le programme de Podemos en Espagne, serait un programme social-démocrate réformiste et keynésien.

Il faut une réponse très claire à cette question. Les programmes de Syriza et de Podemos sont effectivement des programmes minimum sociaux-démocrates, des programmes d’urgence, et le problème est effectivement le suivant.

Nous sommes précisément dans une situation dans laquelle la social-démocratie historique n’applique plus depuis longtemps des programmes sociaux-démocrates keynésiens de sortie de crise, comme par exemple le New Deal de Roosevelt dans les années 1930 aux Etats Unis, ou bien le programme de nationalisation provisoire massive d’Obama aux Etats Unis en 2008.

La social-démocratie européenne applique depuis longtemps les programmes monétaristes ultra-libéraux déflationnistes de la troïka européenne et cette situation provoque et provoquera la disparition des partis historiques de la sociale démocratie européenne.

Nous sommes depuis vingt-cinq ans maintenant dans une situation historique de résistance et de faiblesse relative des forces progressistes par rapport aux forces réactionnaires, nous connaissons les raisons de cette situation, en raison du bilan catastrophique du court vingtième siècle.

Pour toute une période historique, l’alternative n’est pas l’alternative entre révolution démocratique ou révolution socialiste, entre démocratie ou socialisme, la révolution socialiste n’est à l’ordre du jour nulle part, mais c’est à nouveau l’alternative entre dictature ou démocratie.

C’était le sens de la révolution arabe, l’invention de la démocratie musulmane, c’est le sens de la révolution européenne, en Grèce, en Espagne et dans toute l’Europe, le droit des peuples contre la troïka. La révolution démocratique européenne commençait en 1848, elle continue au vingt et unième siècle, après la fermeture de la parenthèse soviétique.

La critique capitale des gauchistes contre Syriza n’a donc pas de sens.

Par contre, après un mois de gouvernement Syriza en Grèce, nous assistons à une nouvelle accélération de la crise économique, politique et idéologique grecque et européenne.

Les programmes économiques et politiques d’une part de la troïka et d’autre part de Syriza sont, depuis le début, totalement incompatibles. Tous les évènements depuis un mois confirment une évolution vers la droite de la troïka et une évolution vers la gauche de la société grecque. Tous les médias européens constataient l’existence d’un accord entre l’Europe et la Grèce à la fin du mois de février 2015 mais ils n’en comprenaient manifestement pas le sens.

Les positions de sortie de la Grèce de l’euro et de l’Europe sont toujours minoritaires en Grèce et en Allemagne.

Le deuxième plan d’aide de l’Europe à la Grèce prévoyait le versement d’une dernière tranche à la fin du mois de février 2015, un, sept ou dix-sept milliards d’euros, il y a plusieurs versions. En application de l’accord du 20 février 2015, la troïka ne versait pas cette aide économique à la Grèce. L’accord prévoit simplement une prolongation de quatre mois du deuxième plan d’ajustement structurel monétariste en deux étapes. La Grèce a un délai supplémentaire de deux mois pour la présentation de nouvelles mesures de privatisations et de restrictions budgétaires, ce délai expire à la fin du mois d’avril 2015. La troïka a ensuite un délai de deux mois pour l’acceptation et la mise en œuvre de ces mesures, ce deuxième délai expire à la fin du mois de juin 2015 et, si les uns et les autres respectent cet accord, la troïka débloquera enfin la dernière tranche du plan d’aide à la fin du mois de juin 2015.

Ce plan est un plan totalement virtuel, c’est une nouvelle usine à gaz bureaucratique typique de l’Union Européenne, il n’a aucune chance, où aucun risque, de réalisation. Il provoquait déjà un accroissement spectaculairement rapide de la crise politique grecque. Après deux votes informels du groupe parlementaire et du comité central de Syriza, l’opposition de gauche montait à quarante et un pour cent à l’intérieur du comité central de Syriza et le gouvernement Tsipras renonçait à la présentation de l’accord du 20 février devant le parlement.

La présentation de l’accord devant le parlement, ce serait déjà l’alternative entre d’une part la mise en minorité du gouvernement ou bien d’autre part la constitution d’une nouvelle majorité entre Syriza, le Pasok et To Potami, et Syriza suivrait rapidement le Pasok dans sa descente aux enfers.

Bernard Fischer

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 15:24

https://www.ppiccini52.wordpress.com/2015/03/08/lincorruptible-de-la-vouli

http://www.lemonde.fr/international/article/2015/03/07/l-incorruptible-de-la-vouli-figure-de-syriza_4589258_3210.html

L’incorruptible de la Vouli, figure de Syriza

Par Adéa Guillot, correspondante du Monde à Athènes

La nuit est tombée depuis longtemps sur Athènes, Mercredi 4 Mars 2015. Dans les couloirs déserts de la Vouli, le Parlement grec, le calme règne sauf dans l’antichambre du bureau de la présidente, Zoé Konstantopoulou. Il est plus de 23 heures et plusieurs personnes attendent pour voir la jeune femme. « C’est comme cela tous les jours depuis sa prise de fonctions le 6 février 2015 », explique une employée venue déposer plusieurs dossiers à traiter pour le lendemain. « La journée, elle enchaîne les rendez-vous, mène les débats à la tribune puis le soir reçoit jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. Cela fait plus de trente ans que je travaille ici, je n’ai jamais connu une telle force de travail », s’étonne cette fonctionnaire qui a pourtant vu défiler une petite dizaine de présidents.

Zoé Konstantopoulou, députée du parti de la gauche radicale Syriza, qui a gagné les élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce, a été triomphalement élue le 6 février 2015 présidente du parlement avec deux cent trente-cinq voix sur un total de deux cent quatre-vingt-dix-huit députés présents, un record. Elle est aussi, à trente-huit ans, la plus jeune présidente de la Vouli et la deuxième femme seulement à exercer cette fonction. « Un alibi pour Syriza qui n’a désigné aucune femme ministre dans son gouvernement et qui a vite rectifié le tir en proposant Zoé Konstantopoulou à la tête du parlement », ironise un député du parti d’opposition de la Nouvelle Démocratie. « Depuis, elle joue les dominatrices à la tribune du haut de son mètre quatre-vingt, mais elle va devoir apprendre que l’on ne peut pas diriger un parlement en se mettant à dos les députes eux-mêmes ».

Ces propos violents ne surprennent pas l’intéressée, « il y a un véritable problème générationnel et de sexisme parmi ceux qui ont gouverné la Grèce jusqu’ici, mais ils devront s’habituer. Je compte changer ce parlement, en faire un exemple de démocratie, de liberté mais aussi de responsabilité ».

Grande, très grande, sa silhouette puissante domine bien souvent l’assemblée dans laquelle elle se trouve. Toujours strictement habillée de tailleurs noirs, perchée à longueur de journée sur des talons de sept centimètres et avec comme seule parure sa longue chevelure brune, la jeune femme tranche dans une Vouli encore largement masculine. « Avoir seulement soixante-neuf femmes sur trois cent députés au parlement montre que la route reste longue en termes de parité », souligne-t-elle, installée dans son vaste bureau aux mosaïques murales baroques. « Moi, j’ai eu deux grands-mères exceptionnelles, Zoé et Vasso. Des femmes autodidactes, fortes, qui m’ont appris à complètement choisir ma vie, à ne rien subir. Alors, quoi qu’en pensent certains, je ne suis pas là seulement pour répondre à des impératifs de parité ».

Selon Manolis Hatziyakoumis, l’un de ses anciens professeurs, « elle a toujours eu une flamme, une curiosité et surtout un sens de l’intérêt général développé ». Ce vieux monsieur très digne fut le professeur particulier de toute une génération de grecs qui sont aujourd’hui à des postes-clés comme l’actuel maire d’Athènes, Georges Kaminis, ou l’ancien recteur de la faculté de droit et député conservateur Théodore Fortsakis, souvent des juristes. « Pour moi, ce qui a toujours compté, c’était de faire de mes élèves des humanistes. La justice est mère de toutes les vertus, disaient les grecs anciens. J’y crois totalement et, avec les notions de mesure et d’éthique, c’est ce que j’ai enseigné à Zoé et je pense que pour elle la loi, c’est tout ».

Bain militant

Issue d’une lignée d’avocats, elle choisit très tôt de suivre l’exemple familial et entreprend des études de droit à l’université d’Athènes, qu’elle complétera par un master en droit pénal européen décroché à la Sorbonne, à Paris, en 2000, puis par un diplôme en droits de l’homme et droit pénal, national et international de l’université Columbia, à New York.

Parallèlement, elle s’implique dans les organisations syndicales étudiantes, accorde bénévolement des conseils juridiques et enseigne l’anglais aux détenus de la prison de Fresnes, dans le Val de Marne, lors de son passage en France. « Il est très important de donner un peu de ce que tu reçois. Je pense que les étudiants, surtout en droit, peuvent être très rapidement utiles à la société », estime-t-elle. Devenue avocate, elle représente notamment la famille d’Alexis Grigoropoulos, cet adolescent tué en décembre 2008 par un policier grec à Athènes et dont la mort avait provoqué trois semaines d’émeutes urbaines. « Ce n’était qu’un môme de quinze ans sorti boire une limonade avec ses copains. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai ressenti au ventre cette injustice. Nous avons obtenu la prison à vie pour l’assassin et dix ans pour son complice », se félicite-t-elle, soudain dure.

Son père, Nikos Konstantopoulos, lui-même avocat, fut entre 1993 et 2004 le président du Synaspismos, un parti de gauche radicale devenu depuis la principale composante de Syriza.

Sa mère, la journaliste Lina Alexiou, a quant à elle souvent dénoncé les injustices sociales dans ses reportages. La jeune Zoé a donc été plongée dans un bain militant dès son enfance.

« C’est la fille de son père. Très ambitieuse et voulant depuis toujours se donner les moyens de grimper un jour au sein de Syriza », juge un député de la Nouvelle Démocratie.

« Je portais bien sûr de l’intérêt à la politique », répond Zoé Konstantopoulou, « mais je pensais plutôt en rester éloignée. Car je sais à quel point c’est un processus exigeant et j’adore mon travail d’avocate ». Pourtant, en 2009, la jeune femme rejoint la liste Syriza pour les élections européennes. « Mais ce n’est véritablement qu’avec la crise que j’ai décidé de m’investir. Cela devenait un devoir », affirme-t-elle.

En juin 2012, elle est élue député. Commence alors une période mouvementée qui va la faire connaître du grand public. La lutte contre la corruption et la fraude fiscale devient son cheval de bataille. Elle écrit le livre noir de la honte qui compile les affaires politico-financières que son parti considère comme scandaleuses et surtout se lance dans une véritable croisade autour de la « liste Lagarde » qui contient les noms d’exilés fiscaux grecs en Suisse, « une radiographie parfaite de la corruption et de la collusion à la grecque », selon elle.

Livrée en 2010 par l’ancienne ministre française de l’économie Christine Lagarde à son homologue grec de l’époque Georges Papaconstantinou, il aura fallu attendre la formation d’une commission parlementaire d’enquête pour qu’elle soit examinée. Zoé Konstantopoulou en est la rapporteuse et se montre la plus offensive lors des auditions de témoins. La jeune femme ne recule devant aucune question qui fâche et provoque des colères sans précédent qui s’entendent depuis l’extérieur de la salle où les débats se passent à huis clos.

« Ses coups de gueule sont restés légendaires », s’amuse l’un de ses proches. Pour Méliza Méya, son amie d’enfance et témoin à son mariage en 2014 avec le marin Apostolis Mantis, « la Zoé passionnée que les gens ont découverte est celle que je connais depuis toujours. Dès l’école primaire, elle était ultra-sensible à l’injustice et se battait pour ses droits ou ceux de ses camarades. Enfants, nous étions fans de la série américaine Matlock, l’histoire d’un avocat qui remportait n’importe quel procès ». Méliza Méya décrit une femme « simple et joyeuse dans l’intimité, mais qui doit s’armer de sérieux et de sévérité face à ce monde politique qui a peur de perdre ses privilèges et qui est très violent à son égard ».

Depuis son arrivée à la tête du parlement, Zoé Konstantopoulou ne s’est pas fait que des amis.

« On la surnomme Robespierre parce qu’elle aime faire tomber les têtes et qu’elle se pose en incorruptible moralisante comme le révolutionnaire français », raconte un député du parti de centre gauche To Potami. « Elle ne se comporte pas normalement avec le souci de l’équilibre et du compromis qui doit caractériser un président de parlement », accuse Manolis Kéfaloyiannis, député de la Nouvelle Démocratie avec lequel Zoé Konstantopoulou s’est à plusieurs reprises accrochée. « Elle est un peu populiste. Elle donne son avis sur tout ».

Pour Stavros Theodorakis, le président de To Potami, « elle nous prouve chaque jour qu’elle ne sait pas collaborer et je crois que même le premier ministre, Alexis Tsipras, regrette de l’avoir mise là ».

Un esprit farouche d’indépendance

Une référence directe au refus de Zoé Konstantopoulou de voter, lors d’une réunion du groupe parlementaire le 25 février 2015, en faveur de l’accord conclu cinq jours plus tôt entre le gouvernement grec et ses créanciers et qui prévoit la prolongation de quatre mois du programme de prêts en cours. « Il s’agissait d’une consultation interne au parti, mais je crois qu’il est essentiel que dans les procédures importantes chacun donne son avis franchement », répond sans détour la jeune femme. Cet esprit farouche d’indépendance agace au sein même de son parti. « Elle roule d’abord pour elle-même et son ambition est certainement aussi de se placer en dauphin potentiel au sein de Syriza », estime un membre du comité central de Syriza.

Le 4 mars 2015, Zoé Konstantopoulou a présenté un catalogue de réformes qu’elle souhaite lancer au parlement. Mettre fin à plusieurs privilèges des députés, lutter contre l’absentéisme parlementaire en menaçant de couper un cinquième de leur salaire aux élus qui ne se présenteraient pas aux sessions plus de cinq fois par mois. Certaines de ses annonces font grincer des dents dans une institution peu habituée à tant d’intrépidité.

La présidente a surtout promis la création dans les prochaines semaines d’un comité d’audit de la dette grecque. « L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec », précise-t-elle, faisant allusion à plusieurs affaires de corruption et à l’opacité qui entoure l’achat d’armes par son pays. « Le peuple a le droit de demander que la partie de la dette qui est illégale, si cela est avéré à l’issue de la commission, soit effacée ». Une déclaration explosive, alors que le gouvernement grec, qui a longtemps souhaité un effacement d’un pan de la dette, semble s’être rendu ces dernières semaines aux arguments de ses créanciers et ne parle plus désormais que de rééchelonnement.

« Nous n’en sommes qu’au début des négociations avec nos bailleurs de fonds », martèle Zoé Konstantopoulou. « Il ne faut pas admettre que l’Euro-groupe soit le seul interlocuteur de la Grèce car l’humanité n’est pas faite que de relations économiques ». Renforcer la démocratie, replacer les peuples et leurs droits au centre des projets politiques, en Grèce comme en Europe, « ce ne sont pas des objectifs romantiques mais indispensables si l’on ne veut pas que l’Europe explose », conclut la jeune femme. Une vraie profession de foi, se permet-on de lui faire remarquer. Et Zoé Konstantopoulou de répondre, malicieuse, « vous savez que mon bureau, ici, c’était la chapelle de la fille du roi lorsque le parlement était encore le palais royal ». Va pour la profession de foi donc, « mais républicaine et démocratique ».

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:46

Yanis Varoufakis évoque un référendum si le plan grec est rejeté (Reuters)

La Grèce pourrait organiser un référendum ou des élections législatives anticipées si ses partenaires de la zone euro rejettent ses propositions sur sa dette et sur la relance de sa croissance, déclare le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, dans une interview que publie Dimanche 8 Mars 2015 le Corriere della Sera.

Si Bruxelles rejette au bout du compte les propositions de la Grèce, « des problèmes pourraient apparaître. Mais, comme mon premier ministre l'a dit, nous ne sommes pas inamovibles. Nous pourrions en revenir à des élections, ou organiser un référendum », ajoute-t-il dans cette interview au journal italien.

Alexis Tsipras, chef de file du parti de gauche radicale Syriza, a remporté les élections législatives du 25 janvier 2015 en promettant de renégocier le plan d'aide du Fonds Monétaire International (FMI) et de l'Union Européenne à la Grèce, qui a imposé une discipline budgétaire draconienne et des réformes économiques en profondeur.

Le gouvernement grec a conclu un accord temporaire avec ses créanciers en février et Athènes a ainsi jusqu'à la fin avril pour préciser les réformes qu'il entreprendra en échange d'un surcroît d'aide financière. Les ministres des finances de la zone euro doivent se réunir lundi à Bruxelles pour discuter de la lettre sur les promesses de réformes envoyées ces jours-ci par Athènes.

Yanis Varoufakis n'a pas précisé sur quoi porterait le référendum qu'il a évoqué, mais le bruit a couru ces derniers temps qu'une impasse pourrait contraindre le gouvernement grec à organiser une consultation publique sur la question de l'acceptation des structures de l'Union Européenne, ce qui poserait la question de la place de la Grèce dans la zone euro.

Dans l'interview, Yanis Varoufakis a déclaré que jusqu'à présent, les partenaires de la zone euro avaient répondu par le silence à ses propositions visant à remplacer la dette actuelle par des obligations indexées sur la croissance nominale.

« J'aimerais que l'Europe comprenne que ce serait une façon de rembourser davantage d'argent, et non pas moins », dit-il à propos de ces obligations.

Alors que la cote de popularité du gouvernement grec dépasse les quarante pour cent, Yanis Varoufakis estime que « les gens comprennent » que la coalition au pouvoir s'oppose à « l'establishment qui disait qu'il sauvait la Grèce tout en mettant tout sur le compte des pauvres ».

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:37

Claude Guéant mis en examen pour faux et blanchiment de fraude fiscale (Reuters)

L'ancien ministre UMP de l’intérieur Claude Guéant a été mis en examen pour faux et usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, a-t-on appris auprès du parquet national financier.

Un homme d'affaires saoudien, Khaled Bugshan, a lui aussi été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée dans la même affaire.

L’ancien secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui avait été placé en garde à vue vendredi matin, est interdit de se rendre notamment en Malaisie et de contacter Khaled Bugshan ainsi que d'autres personnes.

Khaled Bugshan est, lui, interdit de sortir du territoire français, il est obligé de verser une caution d'un million d'euros, de remettre son passeport et de se présenter deux fois par mois au commissariat. Il lui est aussi interdit d'entrer en contact avec plusieurs personnes.

Claude Guéant a été interrogé par les enquêteurs sur l'origine d'une somme de plus de cinq cent mille euros versée sur son compte, ce qu'il avait justifié par la vente de deux tableaux du peintre flamand Andries van Eertvelt à un avocat malaisien.

Mais les enquêteurs se demandent si le cabinet d'avocats ne serait pas une simple boîte à lettres dans la transaction et si cette vente de tableaux ne cache pas des mouvements de fonds suspects, le chiffre de cinq cent mille euros leur apparaissant supérieur au prix du marché.

Les investigations ont commencé en marge de l'enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

L'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez al Ghozi, a écarté cette piste samedi à la sortie du tribunal.

« On ne lui reproche strictement rien de concret sur cette campagne présidentielle, sur ce soi-disant financement libyen », a-t-il dit au micro de BFM TV. « Ce dossier, sur le volet de la campagne présidentielle de 2007, s'agissant de Claude Guéant, s'effondre complètement », a-t-il ajouté.

« La seule chose qu'on lui reproche, c'est cette histoire de tableaux » et notamment de ne pas avoir déclaré la vente à l'administration fiscale, a poursuivi l'avocat.

Les enquêteurs se sont intéressés à Khaled Bugshan car il a versé à l'acheteur malaisien des tableaux une somme équivalente.

L'avocat de Claude Guéant a expliqué qu'il s'agissait d'un hasard et que son client n'avait jamais rencontré cet homme.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:24

https://www.ensemble-fdg.org/content/clementine-autain-ne-soyons-pas-naifs-sur-poutine

http://www.liberation.fr/politiques/2015/03/06/clementine-autain-la-premiere-victime-de-cette-affaire-n-est-pas-poutine-mais-nemtsov_1215450

Clémentine Autain à Jean Luc Mélenchon, « ne soyons pas naïfs sur Vladimir Poutine »

Interview de Clémentine Autain par Rachid Laïreche

Clémentine Autain, figure du Front De Gauche, prend ses distances avec les écrits de Jean Luc Mélenchon à propos de l’assassinat de l’opposant Boris Nemtsov en Russie.

Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, une des composantes du Front De Gauche, s’est désolidarisée Vendredi 6 Mars 2015 des écrits de Jean Luc Mélenchon sur son blog à propos de l’assassinat de l’opposant Boris Nemtsov en Russie. Sur son blog, Jean Luc Mélenchon avait notamment fustigé ceux qui attribuaient la mort de l'opposant à Vladimir Poutine « sans le début d’une preuve ».

Rachid Laïreche. Pourquoi ce tweet ?

Clémentine Autain. Aujourd’hui la parole du Front De Gauche est associée à Jean-Luc Mélenchon parce qu’il a été notre candidat lors de l’élection présidentielle. Or, sur ce sujet, des désaccords existent. Moi, je ne sais pas qui a tué Boris Nemtsov. Il n’est pas certain que Vladimir Poutine soit impliqué dans cet assassinat, même s’il s’agissait de l’un de ses principaux opposants et qu’il s’apprêtait à rendre un rapport sur l’implication militaire russe en Ukraine. Mais ces dernières années ont montré qu’il n’est pas simple d’être en désaccord avec Vladimir Poutine. Ne soyons pas naïfs à son sujet. Le président russe et son entourage préfèrent la violence à la démocratie. Ils ont noué des liens étroits avec les réseaux d’extrême droite en Europe. Notre famille politique s’attache à combattre la vision des grands médias français qui opposent les « gentils ukrainiens aux méchants russes », la situation est autrement plus complexe. Nous voudrions entendre parler davantage des nazis ukrainiens et que les enjeux géopolitiques de nos relations avec la Russie soient mieux pris en compte. Mais de là à offrir une version outrancièrement opposée.

Rachid Laïreche. Jean Luc Mélenchon fait-il passer Vladimir Poutine pour la victime ?

Clémentine Autain. La première victime de cette affaire n’est pas Vladimir Poutine mais Boris Nemtsov. Etre lucide sur le jeu des Etats-Unis est une chose. Mais de là à laisser penser qu’il s’agirait d’une opération des services secrets américains, il y a un pas que les responsables politiques ne devraient pas franchir car il nourrit l’approche complotiste. A mon sens, une telle défense de Vladimir Poutine ne respecte ni les aspirations démocratiques des russes, ni les aspirations nationales complexes des ukrainiens.

Rachid Laïreche. Ce désaccord montre une nouvelle fois que le rassemblement rêvé de la gauche s’annonce difficile.

Clémentine Autain. Assurément, on ne se renforce pas de nos divisions. Et notre cadre collectif est aujourd’hui en panne. Après les élections présidentielles et législatives, nous aurions dû trouver une architecture nouvelle pour le Front De Gauche, permettre l’adhésion directe, mettre en place des instances démocratiques de décisions qui auraient pu permettre de sortir d’un cartel entre le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français. Il est urgent de reprendre l’ouvrage, en visant plus large, plus neuf.

Rachid Laïreche. Est-ce qu’on peut trouver une note d’espoir ?

Clémentine Autain. Syriza et Podemos ont ouvert l’espoir. En France, face au désastre de la politique gouvernementale et à l’ascension de l’extrême droite, nous avons la responsabilité de refonder une perspective de transformation sociale et écologique. Les Chantiers d’Espoir, dont le prochain rendez-vous est le 11 avril 2015, entendent participer de ce mouvement aussi indispensable qu’urgent.

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