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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 19:03

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_621-malcolm-x.html

Malcolm X, une vie de réinventions (1925-1965)

Un livre de Marable Manning aux Editions Syllepse dans la collection Radical America

Une biographie magistrale de Malcolm X écrite par un historien africain-américain de référence.

Des rues de Détroit et d’Harlem à sa mort brutale, trajectoire d’une vie vouée à la libération noire.

Militant de la libération noire, depuis sa mort Malcolm X est devenu une icône, tandis que son héritage et sa mémoire ont fait l’objet de luttes acharnées.

Prédicateur sectaire de la Nation of Islam, ou musulman orthodoxe converti à la tolérance, nationaliste noir ou révolutionnaire ouvert à toutes les alliances, ancien dealer, ancien prisonnier, partisan de l’auto défense armée, dirigeant pan africain, dans les années, puis les décennies qui ont suivi sa mort, tout ou presque a été dit sur Malcolm X.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:52

Grève générale en Belgique, les transports paralysés (Reuters)

La Belgique a été paralysée Lundi 15 Décembre 2014 par une grève générale, la première depuis 2005, organisée à l'appel des syndicats pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement.

L'aéroport de Bruxelles-National a dû annuler quelque six cent vols en raison d'un arrêt de travail des contrôleurs aériens. Pilotes, hôtesses et stewards ainsi que le personnel au sol étaient également appelés à débrayer pendant vingt-quatre heures.

Eurostar, qui assure la liaison ferroviaire Londres-Bruxelles, a annoncé que tous les trains vers la capitale belge s'arrêteraient en France à Lille. Thalys a également annoncé avoir annulé la plupart de ses trains vers l'Allemagne, la France et les Pays-Bas.

Les autobus, les tramways et le métro ont aussi été touchés, mais la circulation est restée fluide sur les grands axes routiers du pays. De nombreux employés avaient été invités à travailler à domicile ou à prendre un jour de congé.

Au port d'Anvers, l'un des plus importants d'Europe, une cinquantaine de navires n'ont pu ni mouiller ni appareiller. A Gand, les syndicats ont bloqué une route proche d'une usine du sidérurgiste Arcelor.

A Bruxelles, la police a repoussé des ouvriers grévistes qui jetaient des oeufs et des fusées d'artifice sur les locaux du parti séparatiste flamand NVA, l'un des quatre partis de la coalition au pouvoir.

Les syndicats ont qualifié le mouvement de très réussi. Voka, un réseau d'entreprises flamand, a assuré au contraire que soixante-dix-sept pour cent des sociétés qu'il a interrogées à Bruxelles et dans les Flandres n'étaient pas affectées par la grève.

Cette grève est l'aboutissement d'une campagne contre la politique de rigueur du gouvernement, marquée par un vaste défilé de plus de cent mille personnes le 6 novembre 2014 à Bruxelles et d'une série de grèves régionales de vingt-quatre heures organisées au cours des trois dernières semaines.

On ignore encore quelles seront les suites du mouvement, qui a fait écho à d'autres manifestations contre l'austérité en Europe et survient trois jours après une grève générale en Italie contre un projet de réforme du marché du travail du gouvernement de centre gauche de Matteo Renzi.

Le gouvernement de droite du premier ministre Charles Michel, entré en fonction à la mi-octobre, veut relever à terme l'âge de départ à la retraite de soixante-cinq à soixante-sept ans.

Il prévoit aussi de renoncer à une indexation des salaires sur l'inflation prévue en 2015.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:53

http://www.presstv.ir/detail/2014/12/12/389866/galloway-attacker-jailed-for-16-months

L’agresseur de George Galloway condamné à seize mois de prison

Un tribunal londonien a condamné un britannique pro-israélien à seize mois de prison pour avoir attaqué George Galloway, député britannique et présentateur de Press TV, cette année.

Le juge Aidon Marron de la cour d’Isleworth Crown a condamné Niel Masterson, ancien employé de la BBC, Jeudi 11 Décembre 2014 pour avoir agressé le député de Bradford en août 2014.

Aidon Marron a déclaré lors de la lecture du jugement que l’agression contre George Galloway était une agression volontaire et sans aucune raison, qui a impliqué des coups de pied et de violents coups de poing répétés.

Niel Masterson a agressé George Galloway dans une rue de Notting Hill, à l'ouest de Londres, le 29 août 2014. Le député de Bradford a été transporté à l'hôpital pour le traitement de graves contusions au visage et à la tête ainsi que pour une côte cassée.

L'agresseur portait un T-shirt militaire israélien quand il a été arrêté par des agents de police à proximité.

Commentant le verdict jeudi, George Galloway a dit que si la cour n’avait pas abandonné le motif religieux aggravé des accusations portées contre Niel Masterson, la peine de prison aurait été considérablement plus élevée.

« Il ne fait aucun doute qu'il avait un motif religieux. Cet homme, Niel Masterson, était un juif converti qui m'a attaqué parce qu'il a dit que j’étais un porte-parole des musulmans », a dit George Galloway à Press TV.

« Il m'a agressé pour des raisons explicitement politiques, si un musulman avait attaqué un député pro-israélien, on aurait dit que c’était une attaque terroriste », a ajouté George Galloway.

Le député britannique a également critiqué le premier ministre David Cameron et les représentants officiels du parlement pour avoir refusé de condamner publiquement l'agression.

Il a été également dit devant le tribunal qu’après la sortie de prison de Niel Masterson, un commanditaire inconnu lui paiera un voyage en Israël.

L’agression contre George Galloway était liée à ses déclarations contre les atrocités du régime israélien pendant sa dernière agression militaire de cinquante jours contre la bande de Gaza assiégée.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:10

Série d’interpellations dans des médias turcs d’opposition (Reuters)

La police turque a interpellé Dimanche 14 Décembre 2014 vingt-quatre personnes lors de perquisitions dans les locaux de médias, notamment la chaîne de télévision Samanyolu et le journal Zaman, considérés comme proches du dignitaire musulman Fethullah Gülen, grand rival du président Recep Tayyip Erdogan.

Ces perquisitions marquent une escalade dans l'offensive menée par le président Recep Tayyip Erdogan contre Fethullah Gülen, un ancien allié qui vit aux Etats-Unis et avec lequel il est en conflit ouvert depuis plus d'un an.

Dans un communiqué, le procureur général d'Istanbul, Hadi Salihoglu, a annoncé que des mandats d'arrêt avaient été lancés contre trente et une personnes accusées de vouloir mettre en place « un groupe terroriste », ainsi que de faux et de diffamation.

La chaîne de télévision TRT Haber rapporte que deux anciens chefs de la police ont été arrêtés. Le président de la chaîne Samanyolu et un producteur de télévision sont au nombre des personnes interpellées.

« On ne peut pas réduire la presse libre au silence » a scandé la foule dans les locaux stambouliotes du journal Zaman, alors que son directeur, Ekrem Dumanli, s'adressait à elle avant que les policiers ne l'emmènent. Le personnel du journal, rassemblé sur les balcons de l'immeuble, l'a acclamé et applaudi.

« Ceux qui ont commis de crimes peuvent avoir peur, nous pas », a lancé Ekrem Dumanli avant d'être poussé dans une voiture de la police.

« C'est un spectacle honteux pour la Turquie », a déclaré à la presse le président du groupe de télé Samanyolu, Hidayet Karaca, lui aussi interpellé.

« C'est triste, mais au vingt et unième siècle, voilà le traitement qu'ils réservent à un groupe de médias qui compte des dizaines de chaînes de télévision et de radio, de médias internet et de magazines », a-t-il ajouté.

« COUP D'ÉTAT »

S'exprimant sur ces perquisitions, le chef de file du principal parti d'opposition, le parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kilicdaroglu, a dénoncé « un gouvernement putschiste. Un coup d’état est en cours contre la démocratie », a-t-il dit.

Mais pour le ministre de la santé Mehmet Muezzinoglu, « ceux qui se sont mal conduits doivent payer ».

L'opération lancée dimanche était attendue depuis plusieurs jours, un compte twitter particulièrement suivi, qui a averti par le passé de l'imminence d'autres coups de filet, ayant indiqué récemment que la police s'apprêtait à interpeller quatre cent personnes, dont cent cinquante journalistes considérés comme des soutiens de Fethullah Gülen.

Fethullah Gülen est exilé depuis 1999 aux Etats-Unis. Il a estimé cette année que la répression menée par Recep Tayyip Erdogan était « dix fois pire » que celle qu'a connue la Turquie après le putsch militaire de 1980.

Voici un an, des enquêtes pour corruption ont visé le premier cercle des collaborateurs de Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre. Pour ce dernier, ces enquêtes participaient d'un complot orchestré contre lui par une « structure parallèle » constituée de partisans de Fethullah Gülen, nombreux dans la justice et la police.

L'enquête avait entraîné la démission de trois ministres et poussé Recep Tayyip Erdogan à procéder à une reprise en main de l'appareil d’état, des milliers de policiers et des centaines de juges et de procureurs ont été mutés.

Vendredi dernier, le président a promis de pourchasser « jusque dans leurs tanières » les partisans de Fethullah Gülen, qu'il présente comme des « terroristes et des traîtres ».

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:59

Marches contre les violences policières faites aux noirs aux Etats Unis (Reuters)

Des milliers de personnes ont défilé Samedi 13 Décembre 2014 à Washington, New York et Boston pour protester contre les violences policières, à la suite de la mort ces derniers mois de noirs non armés tués par des agents blancs.

Selon les organisateurs, les défilés étaient parmi les plus importants de la récente vague de manifestations contre le meurtre de noirs par des policiers à Ferguson, dans le Missouri, New York et Cleveland notamment.

Les manifestations ont été en général pacifiques. La police a toutefois arrêté vingt-trois personnes à Boston qui tentaient de bloquer une autoroute.

A New York, une personne a été arrêtée après l'agression de deux policiers par des manifestants. Le maire de New York, Bill de Blasio, a condamné les agressions, qualifiées d'inacceptables.

« Ceux qui n'acceptent pas les manifestations pacifiques et incitent à la violence peuvent s'attendre à être immédiatement arrêtés et poursuivis », a déclaré Bill de Blasio qui a été critiqué par les syndicats policiers pour ne pas les soutenir.

A Oakland, en Californie, la police a ordonné aux manifestants de se disperser samedi soir après le pillage d'un magasin d'alimentation. Elle a procédé à quarante-cinq interpellations pour vandalisme, refus de se disperser et autres troubles, samedi soir dans cette ville de la baie de San Francisco où des milliers de manifestants étaient descendus dans les rues.

Ce sont les décisions de grands jurys de ne pas inculper, donc juger, les policiers impliqués dans les décès du jeune Michael Brown à Ferguson et du père de famille Eric Garner à New York qui sont à l'origine des manifestations qui agitent les Etats-Unis depuis plusieurs semaines.

A Washington, des milliers de manifestants se sont réunis à Freedom Plaza, à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche puis ont descendu Pennsylvania Avenue en direction du Capitole, le bâtiment du congrès.

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux parents accompagnés de leurs enfants, criaient « mains en l'air, ne tirez pas » et brandissaient des pancartes disant « tous les hommes sont créés égaux » et « les vies noires comptent ».

Le révérend Al Sharpton, dont l'organisation National Action Network organisait la marche de Washington, demande au congrès d'adopter une loi qui permette aux procureurs fédéraux d'être saisis d'affaires impliquant des policiers.

BRUYANTE ET PACIFIQUE

Pour lui, les procureurs locaux, qui collaborent régulièrement avec les policiers et doivent ensuite parfois enquêter sur les mêmes policiers, se retrouvent en plein conflit d'intérêt.

D'autres marcheurs étaient venus de Floride, du Connecticut ou encore de Pittsburgh, selon le site internet des organisateurs qui a chiffré le nombre de manifestants entre quarante mille et cinquante mille.

Dans le cortège se trouvaient des membres des familles d'Eric Garner et d'Akai Gurley, qui ont été tués par des policiers new-yorkais, mais aussi de Trayvon Martin, abattu par un vigile en 2012 en Floride, ainsi que de Michael Brown.

Samaria Rice, mère de Tamir Rice, douze ans, tué le mois dernier par un policier à Cleveland, était également présente.

A Boston, une marche rassemblant des centaines de personnes est passée devant la prison du comté de Suffolk près de l'entrée d'une autoroute. Les détenus ont applaudi et frappé sur les carreaux des fenêtres de leurs cellules au passage des manifestants.

Ceux-ci ont tenté de traverser les lignes policières près de l'entrée de l'autoroute. La police du Massachusetts a annoncé avoir arrêté vingt-trois personnes pour troubles à l'ordre public.

A New York, la foule était surtout jeune, d'origine ethnique diverse, bruyante et pacifique. Le défilé, qui comptait selon les observateurs vingt mille à trente mille participants, est parti de Washington Square, dans Greenwich Village, vers la Cinquième Avenue.

Certains scandaient « comment épelez-vous raciste, NYPD », faisant référence à la police de New York. Certains raillaient les policiers qui encadraient le trajet du défilé.

A la fin de la marche, les manifestants ont levé les mains, pour simuler une reddition devant le siège de la police new-yorkaise dans Lower Manhattan.

A Berkeley en Californie, où ont régulièrement lieu des manifestations, des silhouettes en carton de personnes noires victimes d'exécutions sommaires et figurant en pendus avaient été accrochées à l'université de Californie.

Elles ont toutes été descendues, a déclaré une porte-parole qui a dit ne pas savoir si ces figures faisaient partie des manifestations ou si elles étaient à connotation raciste.

Vendredi, des rassemblements avec concert de sifflets avaient eu lieu à New York.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:41

http://www.leparisien.fr/economie/affaire-lepaon-les-questions-qui-agitent-la-cgt-14-12-2014-4372933.php

Les questions qui agitent la CGT

Revenus, indemnités, factures trop élevées, le leader syndical Thierry Lepaon peine à convaincre, à la veille d’une réunion au sommet.

Par Catherine Gasté

Dimanche 14 Décembre 2014

La suspicion est à tous les étages à la CGT. Depuis plus d'un mois, le secrétaire général Thierry Lepaon se défend, allant récemment jusqu'à dévoiler son salaire et ses impôts, comme le demandaient ses détracteurs. Le 5 décembre 2014, il a lâché devant une dizaine de personnes que « je gagne cinq mille euros par mois et je paie vingt-deux mille euros d'impôts par an ».

Problème, Thierry Lepaon serait alors énormément taxé, plus d'un tiers de son salaire y passerait. Cette déclaration censée lever tous les soupçons a eu l'effet inverse, y compris chez les fidèles de Thierry Lepaon, qui désormais s'interrogent.

Y a-t-il eu une surfacturation des travaux ?

Un lot de parquet flottant à onze mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit euros, la plomberie et le carrelage à vingt-quatre mille soixante-sept euros ou un lot de mobilier à vingt-huit mille cinq cent euros. De l'appartement au bureau, les dispendieux devis font tourner les têtes. Et si cela cachait autre chose ? Jusque-là, on en parlait sous le manteau. Mais un élément nouveau est venu relancer les conjectures. Mardi 9 Décembre 2014, devant la commission exécutive confédérale, le président de la commission de contrôle, une instance indépendante mandatée pour faire la lumière sur les affaires, Michel Faivre-Picon, a remis un rapport d'étape. Selon nos informations, les montants des travaux ont été jugés beaucoup trop élevés. Une seule entreprise avait accepté de faire les travaux au pied levé, moyennant une rémunération plus importante, avait fait valoir il y a quelques semaines l’ancien trésorier Eric Lafont. « Pas suffisant » aux yeux de la commission, dans l'assistance, certains ont posé la question d'une possible surfacturation. « Pas dans les premières analyses », a répondu Faivre-Picon, avant d'assurer qu'il poursuivait les investigations.

Que cache la prime de départ ?

Mardi 9 Décembre 2014 aussi, Thierry Lepaon a dû s'expliquer sur la prime de départ touchée lorsqu'il est passé de la direction du comité régional CGT de Normandie au poste de secrétaire général de la confédération en mars 2013. A-t-il touché cent mille euros, comme le disent de tenaces rumeurs ? Selon nos informations, il s'agit bien d'une somme totale de cent mille huit cent trente euros qui a été payée par la CGT de Montreuil au comité régional CGT de Normandie pour solde de tout compte du salarié Thierry Lepaon, arrivé à Paris en novembre 2012 et devenu leader national en mars 2013. Dans le détail, il s'agit de vingt-six mille euros de salaires entre novembre 2012 et mars 2013, six mille euros de frais, hôtels, cigarettes et repas, soixante mille huit cent euros d'indemnités de départ brut, soit trente et un mille euros net, pour compenser trois ans de chômage entre 2001 et 2003.

Deux virements ont été effectués par la CGT, sur le compte du comité régional normand, l'un rétro actif pour 2012 au titre des salaires visés, l'autre sur les comptes 2013. Reste la question principale. Pourquoi la CGT de Montreuil a-t-elle dû payer cette somme alors que c'était au comité régional normand de le faire ?

Un mail de menace envoyé d’un cybercafé

Qui en veut au secrétaire général ? Cherche-t-on à nuire plus largement à la CGT ? Les deux questions hantent depuis des semaines les couloirs de la grande cathédrale de Montreuil. Un salarié licencié qui réglerait ses comptes, un mystérieux corbeau choqué par certaines pratiques, des opposants de la première heure au successeur de Bernard Thibault, complotistes de l'intérieur, même si Thierry Lepaon a déjà sa petite idée et penche pour cette théorie du complot venu de l'intérieur, rien n'est à exclure. Sans compter d'autres pistes encore. Une chose est sûre, quelqu'un a bien mis la main sur un dossier confidentiel, dont des éléments ont fuité dans la presse. Retour sur les étapes de cette lente descente aux affaires.

Un mystérieux mail de pression. Début septembre 2014, selon nos informations, un mail a été adressé au siège de la confédération, à la direction de la centrale.

L'auteur prend alors bien garde de protéger son anonymat, ce courriel est envoyé depuis un cybercafé et via une adresse cryptée, comme le révélera une enquête en interne. Et pour cause, il s'agit d'un mail de menace rédigé par quelqu'un se revendiquant être « un militant de l'UMP ». L'auteur écrit être au courant des « travaux exorbitants » faits par la centrale pour le compte du secrétaire général. Il menace de faire des révélations.

Deux mois après

L’appartement cinq étoiles. Le 29 octobre 2014, le Parisien, Aujourd’hui en France et le Canard Enchaîné révèlent que l'appartement de fonction du secrétaire général de cent vingt mètres carrés, selon l'entourage de Thierry Lepaon, il ne mesure que soixante-dix-neuf mètres carrés, situé dans un immeuble bourgeois en lisière du bois de Vincennes, a été rénové à grands frais.

Le montant du devis des travaux est compris entre cent trente mille et cent quarante-neuf mille euros. L'addition salée fait scandale. Thierry Lepaon dit « avoir appris par la presse le devis et le montant des travaux », qui selon lui s'élevaient à cent cinq mille euros.

Le bureau class business. Le 26 novembre 2014, le Canard Enchaîné révèle les frais dispendieux des récents travaux effectués dans le bureau de Thierry Lepaon, au huitième étage de la CGT, coût de la rénovation, version design japonais, soixante-deux mille euros pour une surface d'environ trente mètres carrés et des meubles sur mesure.

Les primes dorées. Le premier décembre 2014, Thierry Lepaon admet dans l’Express avoir négocié et touché une indemnité de départ quand il est passé de la direction du comité régional CGT de Normandie au poste de secrétaire général de la confédération, en mars 2013.

Son argument, un changement d'employeur, de la CGT à la CGT, les militants sont estomaqués. D'autant qu'une persistante rumeur circule au siège de Montreuil, Thierry Lepaon aurait touché de la CGT jusqu'à cent mille euros.

Le fusible. Mardi 9 décembre 2014, Eric Lafont, l'administrateur-trésorier de la CGT qui a validé les coûteuses dépenses pour l'appartement et le bureau du secrétaire général, ainsi que ses indemnités négociées en 2013, démissionne.

Thierry Lepaon se charge de lire une lettre en son nom devant la commission exécutive confédérale de la CGT.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 17:05

http://www.atlantico.fr/decryptage/deux-premieres-federations-cgt-votent-demission-thierry-lepaon-1902030.html

Les deux premières fédérations de la CGT votent la démission de Thierry Lepaon

Les choses se compliquent encore pour le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, fragilisé par les révélations sur ses frasques financières. Selon nos informations, les deux plus grosses organisations du syndicat, la fédération des services publics et celle de la santé, viennent de demander sa tête.

Le répit n’aura été que de courte durée pour Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT fragilisé par les révélations sur ses travaux et aux indemnités peu compatibles avec les critères moraux de celle qui reste, après les élections dans la fonction publique, la première organisation syndicale de France.

Jeudi 11 décembre 2014, dans le secret des délibérations de Montreuil, les deux plus importantes fédérations de la CGT, celle des services publics et celle de la santé, ont, chacune de leur côté, écrit les vraies premières pages du scénario de sortie de Thierry Lepaon.

Forte de plus de quatre-vingt-cinq mille adhérents, la fédération des services publics dirigée par Baptiste Talbot, jeune et efficace syndicaliste, n’a pas fait dans la demi-mesure. Sa commission exécutive a ainsi voté à la quasi-unanimité des vingt-six présents et une seule non-participation au scrutin pour « la démission de Thierry Lepaon de son mandat de secrétaire général dans les plus brefs délais ».

Comme le rapporte le relevé de décisions qu’Atlantico s’est procuré, cette fédération qui traditionnellement pèse très lourd dans les débats internes, estime que « la crise actuelle de la direction confédérale constitue un obstacle majeur pour mener ce débat indispensable et urgent sur notre stratégie revendicative des luttes ». Par conséquent, poursuit le document, « compte tenu de ses responsabilités et de l’incapacité dans laquelle il se trouve d’assurer ses missions de secrétaire général, la Commission Exécutive Fédérale considère inéluctable le départ de Thierry Lepaon ».

Voilà qui a au moins le mérite de la franchise. D’autant que la première fédération enfonce profondément le clou, si précise-t-elle encore, Thierry Lepaon ne partait pas « avant la réunion du Comité Confédéral National, la fédération des services publics sera alors porteuse d’un mandat de révocation du secrétaire général ». Dans de telles conditions, on voit mal comment ce dernier pourrait encore s’accrocher sérieusement à son poste en janvier prochain.

D’autant que la fédération de la santé, deuxième organisation de la CGT avec soixante-dix mille membres, elle aussi, a décidé, par la voie de son comité national fédéral, de demander la démission des dix membres du bureau confédéral de la CGT, donc celle de Thierry Lepaon.

L’attaque est encore plus raide à l’encontre de Thierry Lepaon quand on sait que la patronne de la fédération de la santé, Nathalie Gamiochipi, est également la compagne de Philippe Martinez, le secrétaire général de la fédération de la métallurgie CGT présenté depuis peu comme le futur numéro un de la CGT.

Classé parmi les « durs » de la centrale ouvrière, membre du Parti Communiste Français, Philippe Martinez serait au passage, selon un responsable CGT, « cornaqué par Nadine Prigent, ancienne dirigeante de la fédération de la santé et ancienne favorite de Bernard Thibault qui aimerait bien prendre sa revanche en faisant le successeur de Thierry Lepaon ».

Il faut savoir en effet que, violemment blackboulée par une grande majorité de l’appareil syndical avant le départ de Bernard Thibault en 2013, Nadine Prigent a vu son aura péricliter totalement au sein de la CGT. « Elle profite du réseau bien maillé des militants communistes pour tenter de reconquérir son influence perdue » décrypte encore le responsable syndical.

Selon lui, c’est dans cette perspective qu’il faut comprendre le souhait de la fédération de la santé de virer aussi l’ensemble du bureau confédéral. Une telle démission présenterait en effet l’avantage aux yeux de Philippe Martinez et de Nadine Prigent de fragiliser sensiblement des leaders incontournables comme Eric Aubin, Agnès Naton, Sophie Binet et Marie-Laurence Bertrand.

Toujours est-il que ces condamnations à mort de Thierry Lepaon prononcées par les plus importantes organisations du syndicat ont toutes les chances, désormais, d’orienter les débats au sein de l’appareil cégétiste. Bien d’avantage en tout cas que le simple appel à la démission lancé il y a peu par le syndicat des journalistes CGT, peu représentatif dans la profession.

Depuis Jeudi 11 Décembre 2014, le sort de Lepaon parait inexorablement fixé.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 16:45

http://www.npa2009.org/actualite/turquie-syrie-sur-la-frontiere

Sur la frontière entre la Turquie et la Syrie

Par Mireille Court et Yann Puech

Vendredi 12 Décembre 2014

Mi-novembre, deux militants du NPA ont participé à une délégation qui s’est rendue à la frontière entre la Turquie et la Syrie, en face de la ville de Kobané.

Cette mission était organisée par la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan (CNSK), un collectif unitaire pour s’informer et témoigner sur la situation politique, militaire et humanitaire du Kurdistan.

La délégation a rejoint la ville de Suruç, à quelques kilomètres de la frontière. À l’entrée, deux camps de plus de deux cent tentes, puis un camp dans le centre, le camp « Rojava ». En tout, plus de quarante-cinq mille réfugiés s’entassent sous ces tentes.

À la mairie, nous sommes reçus par Ismaïl Kaplan, président du BDP du district de Suruç, et Faruk Kaplan qui nous explique les conditions difficiles de l’accueil des réfugiés, l’aide internationale, qui transite par l’état turc, va directement à un seul organisme, l’AFAD, qui ne prend en charge que six mille réfugiés, alors que plus de cent quarante-cinq mille réfugiés sont pris en charge par les municipalités kurdes.

Mais Ismaïl Kaplan va surtout insister sur l’expérience du Rojava, la région à forte population kurde de Syrie qui borde la frontière turque. « La révolution de Rojava a commencé il y a trois ans et a tout de suite cherché à rompre avec le type de gouvernance qui prévaut dans cette région du Moyen-Orient et du Golfe. Elle est fondée sur l’autonomie démocratique comme mode de gestion, avec la mise en place d’assemblées du peuple, le respect des différentes ethnies, religions et cultures, la parité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux des instances de pouvoir et de la société, et la laïcité ».

Un projet effrayant pour les islamistes de Daesh que certains états occidentaux et la Turquie ont soutenu et armé. « À ce jour, la Turquie traite toujours le PKK et le PYD comme des organisations terroristes. Chaque jour des manifestants solidaires des combattants de l’YPG tombent sous les balles de la police en Turquie, sont battus à mort par les fascistes turcs. Par contre, les terroristes de Daesh traversent librement la frontière et acheminent armes et matériel. Nous avons demandé une commission parlementaire pour enquêter sur ces faits, mais nous ne sommes pas assez nombreux au sein de l’assemblée pour que cette demande aboutisse ».

Chaîne humaine pour Kobané

La délégation s’est ensuite rendue à Mahser, un hameau qui fait face à Kobané, à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau. À l’ouest du village, sur la colline, les tanks turcs stationnent depuis des semaines, immobiles et inutiles. Dans le village, la sentinelle postée sur son mirador a ses jumelles braquées sur le village, et non sur la frontière.

Mais ici, c’est une atmosphère surprenante, quasi festive, qui règne, une espèce de Larzac sur fond de bombardements et de détonations. Des centaines de kurdes, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux venus de tout le Kurdistan turc, se relayent pour former une chaîne humaine le long de la frontière et tenter d’empêcher le passage des islamistes. Repas collectifs, discussions politiques autour des feux, patrouilles le long de la frontière, Mahser ne dort pas parce que toutes et tous sont là pour soutenir les résistants de Kobané. L’émotion et la détermination se lisent sur les visages.

La bataille de Kobané est loin d’être terminée et son enjeu est crucial pour l’expérience démocratique de Rojava. Le gouvernement turc et François Hollande, qui pensaient que Kobané tomberait en quelques jours, ont dû remballer leur projet de zone tampon et d’occupation turque de la région.

Il reste au gouvernement français à exiger l’ouverture du couloir humanitaire pour soulager la résistance et acheminer d’urgence les armes et les munitions dont elle a besoin, et à ouvrir sa frontière aux milliers de réfugiés qui risquent de passer de longues semaines d’hiver sous des tentes.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 16:16

http://www.npa2009.org/communique/cgt-le-lampiste-demissionne-un-mepris-des-militantes-et-des-salariees

Le lampiste démissionné, un mépris des militants et des salariés

Mardi 9 Décembre 2014

Eric Lafont, l'administrateur trésorier de la CGT, a été démissionné pour avoir validé des dépenses coûteuses dans l'appartement de fonction et le bureau de Thierry Lepaon ou les indemnités de trente et un mille euros qu'il a reçues lors de son départ de la CGT Basse-Normandie.

Ainsi ce dernier a, provisoirement, réussi à sauver sa place en faisant payer le trésorier. Certes les sommes concernées n'ont rien à voir avec les deux millions d'euros de l'appartement de Manuel Valls, les trafics de Jérôme Cahuzac et de Thomas Thévenoud ou les fortunes de Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Carlos Ghosn ou autre Pierre Gattaz. Mais l'attitude de la direction de la CGT choque bien des salariés, bien des militants, qui se sentent bafoués, floués. Ils ont raison.

De telles pratiques rendent service au patronat et à toutes les forces réactionnaires qui combattent le syndicalisme, c'est-à-dire le droit pour les salariés de s'organiser pour défendre leurs intérêts collectifs.

Thierry Lepaon doit démissionner. Et surtout, il y a urgence à ce que les intéressés, les travailleuses, les travailleurs, les militantes et les militants se réapproprient ce qui devrait être leur propre outil pour se défendre, organiser leurs luttes et mobilisations contre l'offensive du gouvernement du Parti Socialiste et du MEDEF.

Car le fond de l'affaire, c'est que la direction de la CGT ne joue plus son rôle.

Elle est prête à laisser remettre en cause les seuils sociaux, c'est à dire la possibilité pour les salariés d'avoir des représentants dans les entreprises de dix à quarante-neuf salariés.

Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la riposte contre la loi du ministre banquier, la loi Macron qui est une nouvelle étape dans l'agression néo libérale conduite par le gouvernement Hollande Valls pour remettre en cause les acquis du droit du travail et laisser le patronat faire ce qu'il veut.

Au lieu de laisser salir l'image du syndicalisme, la direction de la CGT doit démissionner Thierry Lepaon et prendre les initiatives nécessaires pour organiser la contre-offensive du monde du travail.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 16:05

Manifestations prévues aux Etats Unis contre les violences policières (Reuters)

Des dizaines de milliers de participants sont attendus Samedi 13 Décembre 2014 à Washington et New York pour des manifestations de protestation contre les violences policières, à la suite de la mort de noirs non armés tués par des agents blancs qui n'ont pas été inculpés.

« Il ne suffit pas de parler, il faut des mesures législatives qui changeront les choses à la fois dans les textes et sur le terrain », a déclaré le leader des droits civiques Al Sharpton, dont l'organisation, National Action Alliance, conduira la manifestation de Washington.

Le révérend Al Sharpton demande au congrès d'adopter une loi qui permette aux procureurs fédéraux d'être saisis d'affaires impliquant des policiers. Les procureurs locaux, qui collaborent régulièrement avec les policiers et doivent ensuite parfois enquêter sur les mêmes policiers, se retrouvent en plein conflit d'intérêt, estime-t-il.

Le cortège qui doit s'ébranler à Washington comprendra des membres des familles d'Eric Garner et d'Akai Gurley, qui ont été tués par des policiers newyorkais, mais aussi de Trayvon Martin, abattu par un vigile en 2012 en Floride, ainsi que de Michael Brown, tué par un agent à Ferguson dans le Missouri.

Le cortège partira à 17 heures GMT et les participants bloqueront Pennsylvania Avenue, entre la Maison Blanche et le Capitole, qui abrite le congrès. Certains manifestants viendront de Floride, du Connecticut ou encore de Pittsburgh, selon le site internet des organisateurs.

A New York, les organisateurs attendent entre quarante mille et cinquante mille personnes.

Vendredi, déjà, plusieurs rassemblements avec concert de sifflets ont eu lieu à New York devant des commissariats en préambule à ce second week-end de manifestations contre les violences policières après la non inculpation du policier blanc ayant tué Eric Garner l'été dernier dans un quartier de la ville.

MANIFESTATIONS DE HARLEM À TIMES SQUARE

A Harlem, une quarantaine de manifestants ont défilé devant des cités où, disent-ils, les violences policières sont particulièrement fréquentes, avant de se regrouper devant un immeuble de la police. Les manifestants ont alors sorti leurs sifflets, dont les sons stridents ont fendu l'air froid.

« Nous sommes là parce qu'à partir de ce commissariat, régulièrement, systématiquement, ils maltraitent les gens dans ces ensembles de logements », a lancé à la foule un des organisateurs, Kevin Lee, cinquante-neuf ans.

Selon un communiqué du réseau « Stop Mass Incarceration » qui organisait vendredi des événements du même genre dans les quartiers du Bronx et du Queens, l'idée est « littéralement de siffler sur les flics tueurs dans les communautés les plus affectées par la brutalité policière ».

Auparavant, à Times Square, des manifestants avaient brandi des pancartes noires et blanches portant les noms de plus de cent personnes qui, disent-ils, ont été victimes de la violence policière. Certains noms ont été lus à haute voix avec une brève explication du cas.

Les dernières manifestations liées à l'affaire Eric Garner ont attiré moins de monde et le nombre d'interpellations a reculé. Toutefois, un sondage publié vendredi montre que les new-yorkais estiment en général que la justice n'a pas été rendue dans cette affaire.

Près des deux-tiers des habitants de New York en âge de voter estiment que le grand jury, qui a rendu sa décision le 3 décembre, aurait dû décider que l'agent de police Daniel Pantaleo devait être jugé devant une juridiction pénale, selon un sondage Siena College pour le New York Times publié vendredi.

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