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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:28

http://www.ujfp.org/spip.php?article3768

« Je ne suis pas Charlie »

Par Schlomo Sand

Mardi 13 Janvier 2015

Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier 2015 constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original, des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante, le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ? Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le président de la république française ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?

Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût, seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. Mais ce n’est pas le problème. Dans la majorité des caricatures sur l’islam publiées par l’hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j’ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans. La reproduction par Charlie Hebdo des caricatures publiées dans le journal danois m’a semblé abominable. Déjà, en 2006, j’avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d’un turban flanqué d’une grenade. Ce n’était pas tant une caricature contre les islamistes qu’une assimilation stupide de l’islam à la terreur, c’est comme si l’on identifiait le judaïsme avec l’argent.

On fait valoir que Charlie Hebdo s’en prend, indistinctement, à toutes les religions, mais c’est un mensonge. Certes, il s’est moqué des chrétiens, et, parfois, des juifs, toutefois, ni le journal danois, ni Charlie Hebdo ne se seraient permis, et c’est heureux, de publier une caricature présentant le prophète Moïse, avec une kippa et des franges rituelles, sous la forme d’un usurier à l’air roublard, installé au coin d’une rue. Il est bon, en effet, que dans la civilisation appelée, de nos jours, « judéo-chrétienne », il ne soit plus possible de diffuser publiquement la haine anti juive, comme ce fut le cas dans un passé pas très éloigné. Je suis pour la liberté d’expression, tout en étant opposé à l’incitation raciste. Je reconnais m’accommoder, bien volontiers, de l’interdiction faite à Dieudonné d’exprimer trop publiquement, sa « critique et ses plaisanteries » à l’encontre des juifs. Je suis, en revanche, formellement opposé à ce qu’il lui soit physiquement porté atteinte, et si, d’aventure, je ne sais quel idiot l’agressait, j’en serais très choqué, mais je n’irais pas jusqu’à brandir une pancarte avec l’inscription « je suis Dieudonné ».

En 1886, fut publiée à Paris « la France juive » d’Edouard Drumont, et en 2014, le jour des attentats commis par les trois idiots criminels, est parue, sous le titre « soumission », « la France musulmane » de Michel Houellebecq. « La France juive » fut un véritable « best-seller » de la fin du dix-neuvième siècle et, avant même sa parution en librairie, le dernier livre de Michel Houellebecq était déjà un best-seller. Ces deux livres, chacun en son temps, ont bénéficié d’une large et chaleureuse réception journalistique. Quelle différence y a t’il entre eux ? Michel Houellebecq sait qu’au début du vingt et unième siècle, il est interdit d’agiter une menace juive, mais qu’il est bien admis de vendre des livres faisant état de la menace musulmane. Alain Soral, moins futé, n’a pas encore compris cela, et de ce fait, il s’est marginalisé dans les médias, et c’est tant mieux.

Michel Houellebecq, en revanche, a été invité, avec tous les honneurs, au journal de 20 heures sur la chaine de télévision du service public, à la veille de la sortie de son livre qui participe à la diffusion de la haine et de la peur, tout autant que les écrits pervers d’Alain Soral.

Un vent mauvais, un vent fétide de racisme dangereux, flotte sur l’Europe, il existe une différence fondamentale entre le fait de s’en prendre à une religion ou à une croyance dominante dans une société, et celui d’attenter ou d’inciter contre la religion d’une minorité dominée. Si, du sein de la civilisation judéo-musulmane, en Arabie Saoudite et dans les Emirats du Golfe, s’élevaient aujourd’hui des protestations et des mises en gardes contre la religion dominante qui opprime des travailleurs par milliers et des millions de femmes, nous aurions le devoir de soutenir les protestataires persécutés. Or, comme l’on sait, les dirigeants occidentaux, loin d’encourager les « voltairiens et les rousseauistes » au Moyen-Orient, apportent tout leur soutien aux régimes religieux les plus répressifs.

En revanche, en France ou au Danemark, en Allemagne ou en Espagne où vivent des millions de travailleurs musulmans, le plus souvent affectés aux tâches les plus pénibles, au bas de l’échelle sociale, il faut faire preuve de la plus grande prudence avant de critiquer l’islam, et surtout ne pas le ridiculiser grossièrement. Aujourd’hui, et tout particulièrement après ce terrible massacre, ma sympathie va aux musulmans qui vivent dans les ghettos adjacents aux métropoles, qui risquent fort de devenir les secondes victimes des meurtres perpétrés à Charlie Hebdo et dans le supermarché casher. Je continue de prendre pour modèle de référence le « Charlie » originel, le grand Charlie Chaplin qui ne s’est jamais moqué des pauvres et des non instruits.

De plus, et sachant que tout texte s’inscrit dans un contexte, comment ne pas s’interroger sur le fait que, depuis plus d’un an, tant de soldats français sont présents en Afrique pour « combattre contre les djihadistes », alors même qu’aucun débat public sérieux n’a eu lieu en France sur l’utilité où les dommages de ces interventions militaires ? Le gendarme colonialiste d’hier, qui porte une responsabilité incontestable dans l’héritage chaotique des frontières et des régimes, est aujourd’hui « rappelé » pour réinstaurer le « droit » à l’aide de sa force de gendarmerie néo coloniale. Avec le gendarme américain, responsable de l’énorme destruction en Irak, sans en avoir jamais émis le moindre regret, il participe aux bombardements des bases de Daesch. Allié aux dirigeants saoudiens « éclairés », et à d’autres chauds partisans de la « liberté d’expression » au Moyen-Orient, il préserve les frontières du partage illogique qu’il a imposées, il y a un siècle, selon ses intérêts impérialistes. Il est appelé pour bombarder ceux qui menacent les précieux puits de pétrole dont il consomme le produit, sans comprendre que, ce faisant, il invite le risque de la terreur au sein de la métropole.

Mais au fond, il se peut qu’il ait bien compris. L’occident éclairé n’est peut-être pas la victime si naïve et innocente en laquelle il aime se présenter. Bien sûr, il faut être un assassin cruel et pervers pour tuer de sang-froid des personnes innocentes et désarmées, mais il faut être hypocrite ou stupide pour fermer les yeux sur les données dans lesquelles s’inscrit cette tragédie.

C’est aussi faire preuve d’aveuglement que de ne pas comprendre que cette situation conflictuelle ira en s’aggravant si l’on ne s’emploie pas ensemble, athées et croyants, à œuvrer à de véritables perspectives du vivre ensemble sans la haine de l’autre.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:05

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/14/polemique-dans-la-famille-charlie-hebdo_4556428_3224.html#xtor=AL-32280515

Polémique dans la famille Charlie Hebdo

Par Ariane Chemin

« Je t’en veux vraiment, Charb ». Six petits mots dans le numéro du Nouvel Observateur du Mercredi 14 Janvier 2015 ont suffi pour plonger la famille de Charlie Hebdo dans l’une de ces violentes querelles qui agitent l’hebdomadaire satirique depuis l’affaire des caricatures de Mahomet, il y a bientôt huit ans.

« Je sais, cela ne se fait pas », écrit Delfeil de Ton à la fin d’un long article consacré à l’aventure de Charlie Hebdo et en s’adressant à son « chef », exécuté Mercredi 7 Janvier 2015 avec onze autres personnes. Evoquant un « gars épatant, mais tête de lard », Delfeil de Ton reproche à Charb d’avoir mené sa rédaction à la mort. Un procès qui a fait bondir Richard Malka, avocat du journal satirique depuis vingt-deux ans, et beaucoup d’autres.

Delfeil de Ton, quatre-vingt ans, chroniqueur au Nouvel Observateur depuis 1975, est un des fondateurs de Charlie Hebdo. Il était déjà des aventures d’Hara Kiri, puis d’Hara Kiri Hebdo, avant de participer à la création du « premier » Charlie Hedbo, en 1970, puis du « deuxième » Charlie Hebdo, en 1992. Il s’en était allé au bout de quatre mois, « je m’ennuyais à mourir avec Philippe Val », le nouveau patron, racontait-il à l’époque. Pour son numéro spécial consacré à la tragédie de Charlie Hebdo, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Matthieu Croissandeau, a donc demandé à son collaborateur de raconter aux lecteurs ses souvenirs sur deux pages.

Delfeil de Ton ressuscite ses souvenirs, croque ses amis, puis en vient à ce numéro de Charia Hebdo, que Charb avait décidé de publier, avec les caricatures de Mahomet, en novembre 2011. « Quel besoin a-t-il eu d’entraîner l’équipe dans la surenchère », accuse Delfeil de Ton. Peu après la sortie du numéro, les locaux de Charlie Hebdo sont incendiés.

Delfeil de Ton rappelle ce que son ami Georges Wolinski, même âge que lui, en disait à l’époque, « je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il ne fallait pas le faire ». Ni recommencer, estime Delfeil de Ton, « il ne fallait pas le faire mais Charb l’a refait, un an plus tard, en septembre 2012 ».

Ce n’est pas la première fois que Delfeil de Ton crée la polémique en consacrant sa chronique à Charlie Hebdo. C’était à l’été 2008, lors d’une autre querelle qui avait largement dépassé les frontières de la rédaction du Nouvel Observateur et les troupes de Charlie Hebdo. Après la publication d’un article du dessinateur Siné sur le mariage du fils de Nicolas Sarkozy, que Philippe Val avait jugé antisémite, le directeur de l’hebdomadaire avait décidé de licencier le dessinateur, Siné a depuis fait condamner Charlie Hebdo pour préjudice moral et financier, et obtenu en appel quatre-vingt dix mille euros de réparations.

« Papier polémique et fielleux »

Déjà, comme si chacun pressentait qu’une autre partie, plus vaste, se jouait par-delà du sort d’une chronique et de dessins, une violente polémique s’était engagée, divisant la rédaction de Charlie Hebdo, les partis de gauche, et jusqu’aux intellectuels. Le prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, avait pris le parti de Philippe Val, comme Bernard-Henri Lévy, Elisabeth et Robert Badinter, Pierre Lescure, Elisabeth Roudinesco, SOS-Racisme et d’autres. En défense de Siné, des dessinateurs comme Rémi Malingrey et Lefred Thouron, et au sein de la rédaction, Cavanna, qui évoquait en 2011 l’affaire dans son dernier livre, « lune de miel », Willem, Tignous, ou des journalistes comme Michel Polac et Sylvie Caster. Mais aussi, dans les colonnes du Nouvel Observateur, Delfeil de Ton, qui accuse depuis longtemps Philippe Val d’entraîner Charlie Hebdo dans un combat sionisto islamophobe.

Avocat de Charlie Hebdo depuis vingt-deux ans, Richard Malka a envoyé mercredi un texto scandalisé à Mathieu Pigasse, l’un des actionnaires du Nouvel Observateur et du Monde, qu’il connaît bien. « Charb n’est pas encore enterré que le Nouvel Observateur ne trouve rien de mieux à faire que de publier sur lui un papier polémique et fielleux », s’indigne Richard Malka. « Sur le plateau du Grand Journal, l’autre jour, le directeur du Nouvel Observateur, Matthieu Croissandeau n’avait pas de larmes assez chaudes pour dire qu’il continuerait le combat. Je ne pensais pas qu’il le ferait de cette manière. Je refuse de me laisser envahir par de mauvaises pensées, mais ma déception est immense ».

D’autres estiment que Delfeil de Ton a tort de ressusciter des propos anciens de Georges Wolinski, alors qu’il est toujours resté fidèle à Charb, et se rendait toutes les semaines au journal. « Il s’agit d’une chronique », répond calmement Matthieu Croissandeau.

« Nous avons reçu ce texte, et, après débat, j’ai décidé de le publier, dans un numéro sur la liberté d’expression, il m’aurait semblé gênant de censurer une voix, quand bien même elle serait discordante. D’autant qu’il s’agit de la voix d’un des pionniers de cette bande ».

Delfeil de Ton, lui, refuse d’en dire davantage. « J’ai refusé de parler aux télévisions, aux radios et à tout le monde. J’ai gardé mon témoignage pour le Nouvel Observateur, qui l’a d’ailleurs mal titré, et je ne suis pas prêt de l’ouvrir à nouveau sur le sujet ». Il précise seulement, en ne citant qu’un nom et en pesant chacun de ses mots, « jeudi, j’irai aux obsèques de GeorgesWolinski ».

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 21:12

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article15139

Inquiétude pour les musulmans de France

Par Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique

Jeudi 8 Janvier 2015

Douze personnes ont été tuées par des hommes armés de kalachnikovs au siège de Charlie Hebdo à Paris. Cette attaque aurait-elle été motivée par la ligne éditoriale du journal qui a été l’objet de menaces ? Cette attaque a-t-elle été commise par des groupes étrangers pour « punir » la France pour son engagement au Mali ou au Tchad ?

La police en France a identifié et publié les photographies de deux frères soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque, tandis que les spéculations vont bon train pour expliquer que des extrémistes musulmans étaient derrière l’acte terrible, surtout compte tenu de la longue histoire de la revue en question, dans la satire de l’islam et des autres religions. Les deux frères ont été identifiés comme étant Saïd Kouachi, âgé de trente-deux ans, et Cherif Kouachi, âgé de trente-quatre ans.

Cette attaque doit être condamnée avec la plus grande fermeté et ses auteurs arrêtés et condamnés. Rien ne peut justifier un tel acte, quelles que soient les raisons, quels qu’en soient les auteurs. Mais nous devons aussi de comprendre le contexte, car cette agression pourrait susciter des réactions dangereuses dans la société française.

Là où tout a commencé

Charlie Hebdo a été fondé en février 1969. Il a ensuite été placé sur le plan politique à l’extrême gauche avec des tendances anarchistes, et avec un goût pour la provocation. En novembre 1970, après la mort du général de Gaulle, il a publié une couverture qui a abouti à son interdiction par le ministère de l’intérieur, avec le titre « bal tragique à Colombey, un mort ».

Mais depuis 2000, sous la férule de son nouveau rédacteur en chef, Philippe Val, Charlie Hebdo a changé d’orientation, prenant position contre les palestiniens et soutenant l’agression israélienne contre le Liban en 2006. C’était durant la deuxième intifada.

Dans le même temps, le journal a commencé à lancer des campagnes islamophobes. En 2006, il republié les caricatures du prophète Mohammed qui avaient été précédemment publiées au Danemark.

Un certain nombre d’intellectuels ont ensuite souligné que bien qu’en France nous ne pouvions pas accepter la censure, il pouvait parfois être irresponsable de publier des dessins qui alimentent les tensions sectaires dans le pays.

En mars 2006, Philippe Val a signé le « manifeste des douze, ensemble contre le nouveau totalitarisme », publié dans l’hebdomadaire l’Express, et signé par Bernard-Henri Lévy, Caroline Fourest et Antoine Sfeir. « Après avoir surmonté le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de nature totalitaire, l’islamisme. Nous, écrivains, journalistes et intellectuels, appelons à la résistance contre le totalitarisme religieux et à promouvoir la liberté, l’égalité des chances et la laïcité pour tous ».

Un débat nécessaire

Mais ces positions ont entraîné des divisions dans l’équipe et plusieurs membres ont démissionné. Tout en prétendant défendre la liberté de la presse, Charlie Hebdo a expulsé un de ses dessinateurs étoiles, Siné, s’appuyant sur de fausses accusations d’antisémitisme.

Il n’a ensuite été guère surprenant qu’après son élection, le président Nicolas Sarkozy ait promu Philippe Val comme rédacteur en chef de France Inter, une station de radio publique.

Néanmoins, la liberté de la presse ne peut pas être remise en cause et la situation qui bouleverse actuellement Paris est d’autant plus condamnable qu’elle pourrait avoir de graves conséquences sur la situation interne en France. Elle peut encourager une vague d’islamophobie qui submergerait le pays, ainsi que d’autres pays européens, et pourrait désigner les musulmans comme « l’ennemi intérieur ».

Mais il n’est sans doute pas trop tard pour s’engager dans un débat de fond sur la « guerre contre le terrorisme » ravivée par l’occident et la « communauté internationale », à la suite de l’expansion de l’État Islamique.

Si l’on prend en considération les effets d’une telle campagne, des actions plus violentes dans le monde, des justifications pour les atteintes à la liberté, une nouvelle législation anti-terroriste, l’aggravation des tensions sectaires, plus de soutien aux dictatures du Moyen-Orient et ainsi de suite, n’est-il pas temps de changer nos méthodes ?

Rappelez-vous, la vague des soulèvements durant le printemps arabe en 2011 et 2012 a entraîné une perte de crédit pour al Qaïda, en même temps qu’elle ouvrait un chemin pour le changement politique et démocratique dans les pays arabes.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:59

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article112

Réunion débat sur la situation française et le Front National

Samedi 17 Janvier 2015 à 14 heures 30

EDMP, 8 impasse Crozatier 75 012 Paris, RER Gare de Lyon

Il semble nécessaire de discuter de la situation française en ce début d’année 2015.

Débattre et analyser avec un éclairage nouveau cette situation, comme le rôle du Front National.

L’attentat contre Charlie Hebdo renforce la nécessité de cette discussion.

Venez nombreux, invitez vos amis et vos contacts, pour un débat le plus large.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:48

http://www.acatfrance.fr/action/khader-adnan_en_greve_de_la_faim_contre_sa_detention_arbitraire

Khader Adnan en grève de la faim contre sa détention administrative

Lundi 5 Janvier 2015, les autorités israéliennes ont renouvelé pour six mois la détention administrative de Khader Adnan, palestinien arrêté le 8 juillet 2014 dans le cadre de la vague de répression violente lancée par l’armée israélienne à la suite du meurtre de trois jeunes colons. Il vient d’entamer une nouvelle grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire.

Khader Adnan, boulanger de trente-six ans, étudiant en économie, en est à sa dixième arrestation. Il a été interpelé à deux reprises par la police palestinienne en raison de sa participation à des manifestations étudiantes et à huit reprises par l’armée israélienne qui le soupçonne d’être un porte-parole du Jihad islamique. Il a déjà passé plus de six ans en prison, dont une majorité en détention administrative. La détention administrative permet à l’armée israélienne de détenir une personne sans inculpation ni jugement, pour une période de six mois renouvelables indéfiniment, sur le fondement de preuves tenues secrètes et auxquelles le détenu n’a pas accès.

La précédente arrestation de Khader Adnan remonte au 17 décembre 2011. Il avait été soumis à des interrogatoires violents avant d’être placé en détention administrative. En protestation, il avait entamé une grève de la faim qu’il n’avait interrompue qu’au bout de soixante-six jours après un engagement des autorités israéliennes de ne pas renouveler sa détention. Sa détermination avait fait des émules et dans les mois suivants, plus de deux mille prisonniers palestiniens s’étaient joints à la grève de la faim pour demander notamment la fin de la pratique de la détention administrative et celle des mesures punitives quotidiennement infligées aux prisonniers.

Au moins trente-deux autres détenus palestiniens ont été placés en détention administrative ou ont vu leur détention renouvelée depuis le début de l’année 2015.

La détention administrative, une zone de non droit

Les détenus administratifs, emprisonnés sans inculpation, peuvent en théorie faire appel de l’ordre de placement en détention administrative devant la justice militaire israélienne, mais les conditions pour un procès juste et équitable ne sont jamais réunies.

Le procureur militaire présente au juge militaire les informations justifiant l’ordre de placement en détention. Or, la plupart des preuves sont qualifiées de « secrètes » et transmises au juge en aparté, sans que le détenu et son avocat ne puissent y avoir accès. Bien souvent, le détenu ne sait même pas ce qui lui est reproché, l’ordre de détention ne mentionnant qu’un motif général et stéréotypé.

Dans ces conditions, il se trouve dans l’impossibilité de mettre en doute la preuve et de contester efficacement le bien-fondé de sa détention.

Dans la quasi-totalité des cas, le juge confirme l’ordre de détention administrative et accepte parfois d’en diminuer la durée, ce qui n’empêche aucunement le commandant de renouveler l’ordre par la suite.

De la détention administrative à la détention arbitraire

La détention administrative est encadrée par le droit international humanitaire, qui limite son utilisation à l’existence d'« impérieuses raisons de sécurité » et à la condition que cette mesure soit « absolument nécessaire ». En pratique, Israël l’utilise comme un véritable outil de pression/répression dans les Territoires occupés à l’encontre des opposants politiques. Elle est par conséquent constitutive d’une détention arbitraire.

Les principales victimes en sont des palestiniens, membres de la société civile ou de partis politiques, qui contestent l’occupation israélienne et contre lesquels l’armée ne dispose pas d’assez d’éléments pour les poursuivre en justice ou auxquels elle veut extorquer des informations.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:11

http://www.cgt.fr/La-CGT-a-l-offensive.html

La CGT à l’offensive

Les premiers dirigeants des organisations de la CGT, réunis Mardi 13 Janvier 2015, à l’occasion d’un Comité Confédéral National (CCN) extraordinaire ont adopté, à l’unanimité moins deux abstentions, la mise en place d’un groupe de travail qui sera chargé de définir des principes communs sur les moyens mis à disposition des dirigeants de toutes les organisations de la CGT.

Ils ont également acté à l’unanimité les mesures adoptées par la commission exécutive confédérale de la CGT, Mercredi 7 Janvier 2015, visant à renforcer les procédures financières de la confédération, et le recrutement d’un directeur ou d’une directrice de l’administration confédérale.

La proposition de nouveau bureau confédéral qui leur a été soumise par la direction confédérale n’a cependant pas été adoptée, sur sept cent une voix disponibles, 57,5% ont voté pour, 41,6% ont voté contre et un pour cent s’est abstenu, la majorité des deux tiers requise par les statuts de la CGT n’ayant pas été atteinte.

Suite à ce vote, les membres du Comité Confédéral National de la CGT ont décidé de confier à Philippe Martinez, pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT, le pilotage d’un collectif chargé de leur présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral lors de leur prochaine réunion les 3 et 4 février 2015. Ils ont décidé de tenir le prochain congrès de la CGT à la date prévue, au printemps 2016.

Toutes et tous ont insisté sur la nécessité et l’urgence de prendre des initiatives pour favoriser l’intervention des salariés, des retraités et des privés d’emploi afin de rompre avec les politiques libérales qui font reculer la société.

Réaffirmant leur conviction que la CGT doit être plus que jamais un outil à la disposition de l’ensemble du salariat dans toute sa diversité, les dirigeants de la CGT appellent chacune et chacun à s’organiser sur son lieu de travail ou de vie pour construire et porter des propositions sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail et la protection sociale.

Dans les jours et les semaines qui viennent, la CGT appelle ainsi l’ensemble du monde du travail à être dans l’action pour transformer les situations de travail et de vie, et gagner des avancées sociales, dans l’unité la plus large.

Dans un premier temps, la CGT appelle également à faire obstacle à la nouvelle régression sociale que représente le projet de loi Macron dont l’examen débutera à l’assemblée nationale le 26 janvier 2015. Elle dénonce un texte qui pourrait se résumer très simplement par « réduction des droits pour les salariés, liberté pour les patrons », allant de la libéralisation du transport non urbain voyageur par autocar aux professions règlementées, en passant par la remise en cause de la justice sociale et du droit du travail.

Au lendemain d’une mobilisation exceptionnelle des femmes et des hommes de ce pays, à laquelle elle a appelé, aux côtés des autres organisations syndicales, pour défendre les libertés et la démocratie, et combattre toutes les formes de racisme, elle s’associe au mouvement de solidarité engagé pour que continue de vivre Charlie-Hebdo et invite à participer aux obsèques de toutes les victimes de l’attentat barbare perpétré contre le journal qui auront lieu mercredi, jeudi et vendredi.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 21:41

LE ONZE SEPTEMBRE FRANÇAIS

Nous n’y pouvons rien. L’attentat contre Charlie Hebdo, c’est le onze septembre français. C’était le titre du Monde, le quotidien de référence, le lendemain de l’attentat. Et nous pensons irrésistiblement à un autre titre du Monde, il y a quatorze ans, « nous sommes tous américains ».

C’est le onze septembre français pour de multiples raisons. La première d’entre elles est la suivante, c’est l’incroyable faillite, l’incroyable cécité, l’absence totale d’anticipation des services de sécurité français relative à la préparation de ces attentats, exactement comme l’incroyable faillite des services de sécurité américains il y a quatorze ans.

Les trois responsables directs de l’attentat contre Charlie Hebdo et de l’attaque contre un magasin casher deux jours plus tard étaient des multi récidivistes du djihad français. Il y a dix ans, des jeunes français d’origine arabo musulmane quittaient la France et combattaient en Irak dans des groupes militaires islamistes. Ils passaient par la Syrie. Il y avait à l’époque de très bonnes relations entre le gouvernement français et le gouvernement syrien. Le gouvernement syrien interceptait certains d’entre eux, avant ou après leur voyage en Irak, et les expulsait en France. Il y avait un premier procès à Paris en 2008. Il y avait à nouveau en 2010 des préparatifs d’attentats et d’une tentative d’évasion d’un militant en prison. Il y avait un deuxième procès à Paris en 2013.

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats Unis, de 2004 à Madrid, de 2005 à Londres, de Merah en 2012 à Toulouse, de Nemmouche en 2014 à Bruxelles et des frères Kouachi cette année à Paris, c’est l’escalade.

Il y avait une fatwa, des menaces de mort, contre la rédaction de Charlie Hebdo, exactement comme les menaces de mort contre Rushdie en 1989, et nous ne le savions même pas. Charlie Hebdo bénéficiait d’une protection policière depuis au moins deux ans, il y avait une diminution de cette protection policière dans la dernière période, nous ne savons pas non plus ou les services de sécurité voyaient une diminution des menaces d’attentat, les agresseurs passaient facilement à travers les mesures de protection policière des locaux de Charlie Hebdo.

Nous sommes en pleine guerre des civilisations. Il y a deux camps. Chaque camp a ses fanatiques et ses martyrs, les fanatiques d’un jour sont généralement les martyrs du lendemain.

Nous ne confondons pas et nous n’inversons pas les causes et les conséquences.

L’origine de la multiplication et de l’escalade dans l’organisation d’attentats aux Etats Unis en Europe occidentale, c’était d’abord la guerre en Irak depuis 2003 et c’est maintenant la guerre civile en Syrie depuis 2011.

Je l’écrivais de nombreuses fois depuis 2011, les métastases du cancer syrien continuent leur diffusion et leur contamination lente, progressive et inexorable dans tous les pays de la région et dans le monde entier.

L’équation et l’alternative est malheureusement assez simple. Il y a des problèmes, un seul en fait, en Palestine, en Irak et en Syrie, le plus ancien de ces problèmes datera bientôt de soixante-dix ans. Il faut une solution à ce problème, à ces problèmes. Ce sera forcément une solution à moyen terme, il n’y aura pas de solution dans deux ou trois jours, ou même dans deux ou trois mois, sinon nous la trouverions et nous l’appliquerions déjà depuis longtemps.

Mais si nous ne trouvons pas de solution à ces problèmes, là-bas, en Palestine, en Irak et en Syrie, il y aura vraiment une importation de ces problèmes au centre des métropoles occidentales, et les manifestations d’union nationale n’y changeront rien, les plus nombreuses soient-elles.

En ce sens, nous ne sommes pas tous Charlie, nous sommes tous Gaza, Ramallah, Bagdad, Mossoul, Erbil, Alep, Kobané, Rakka, Yarmouk et Damas.

Bernard Fischer

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:58

Ankara rejette toute responsabilité concernant Hayat Boumeddiene (Reuters)

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a refusé Lundi 12 Janvier 2015 que la Turquie soit montrée du doigt pour avoir laissé Hayat Boumeddiene, compagne et complice présumée d'Amedy Coulibaly, rejoindre la Syrie en passant par Istanbul avant les attentats qui ont fait dix-sept morts la semaine dernière à Paris.

S'exprimant à Berlin, lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel, il a déclaré que les autorités turques avaient informé leurs homologues français de la présence d’Hayat Boumeddiene sur le sol turc.

« Les services de renseignement turcs ont repéré la présence de cette femme avant de recevoir des renseignements ou une mise en garde à son sujet, et immédiatement informé les autorités françaises. Cette femme est arrivée en Turquie en provenance de Madrid. Faut-il blâmer l'Espagne ? Faut-il blâmer la Turquie ? Est-ce la faute de la Turquie si elle partage sa frontière avec la Syrie », a déclaré Ahmet Davutoglu.

La Turquie partage neuf cent kilomètres de frontière avec la Syrie et a autorisé l'entrée sur son territoire de plus d’un million six cent mille réfugiés depuis le début du conflit syrien en 2011.

« Il nous faut d'abord des renseignements pour que nous puissions suivre des individus. Nous avons sept mille personnes sur une liste des interdits de territoire et nous en avons expulsé deux mille, y compris des ressortissants français et allemands », a poursuivi le premier ministre turc.

Ankara a confirmé lundi une information fournie samedi de source française proche du dossier selon laquelle Hayat Boumeddiene a franchi jeudi dernier la frontière syrienne.

Interrogé par l'agence anatolienne de presse, le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a précisé que la jeune femme était arrivée Vendredi 2 Janvier 2015 à Istanbul à bord d'un vol en provenance de Madrid, cinq jours avant la fusillade à la rédaction de Charlie Hebdo.

Elle a ensuite séjourné dans un hôtel avant de franchir la frontière syrienne Jeudi 8 Janvier 2015, le jour même de la fusillade de Montrouge imputée à son compagnon dans laquelle une policière municipale a péri.

VIDÉOSURVEILLANCE

« Nous avons une photographie d'elle à l'aéroport. Par la suite, elle est descendue dans un hôtel en compagnie d'une autre personne et est entrée en Syrie Jeudi 8 Janvier 2015. Nous pouvons le dire sur la foi de données téléphoniques », a-t-il dit.

Des images de vidéo surveillance diffusées lundi sur le site Haber Turk montrent une femme censée être Hayat Boumeddiene se présentant au contrôle des passeports de l'aéroport Sabiha Gokcen d'Istanbul, à son arrivée en provenance de Madrid, en compagnie d'un homme identifié par le site sous le nom de Mehdi Sabry Belhoucine, vingt-trois ans.

La télévision d’état syrienne a cité les propos d'un responsable du ministère des affaires étrangères estimant que les propos de Mevlut Cavusoglu constituent un « aveu clair de la part de la Turquie qui reste le principal point de passage pour les combattants terroristes qui entrent en Syrie ».

Le compagnon d’Hayat Boumeddiene, Amedy Coulibaly, a été tué Vendredi 9 Janvier 2015 après avoir pris en otage une vingtaine de personnes dans une supérette casher près de la porte de Vincennes. Quatre otages ont été tués. Un avis de recherche avait été lancé contre le couple après la fusillade de Montrouge.

La police française soupçonne Hayat Boumeddiene d'avoir accompagné Amedy Coulibaly « dans la préparation d'actes terroristes ». Elle a été également en contact fréquent avec la compagne de Chérif Kouachi, accusé d'être l'auteur avec son frère de la fusillade au siège de Charlie Hebdo. Les deux frères ont été tués Vendredi 9 Janvier 2015 en Seine-et-Marne.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:43

Thierry Lepaon propose une direction déjà contestée pour la CGT (Reuters)

Le numéro un démissionnaire de la CGT, Thierry Lepaon, a proposé Lundi 12 Janvier 2015 une nouvelle direction en partie composée de responsables de deuxième rang et contestée avant même d'être soumise mardi au « parlement » de la centrale, le Comité Confédéral National (CCN).

Selon des sources internes, il a suggéré à la commission exécutive confédérale, le « gouvernement » de la CGT, de désigner le numéro un de la fédération de la métallurgie, Philippe Martinez, pour le remplacer au poste de secrétaire général.

Cet ancien dirigeant syndical du constructeur automobile Renault passe pour être l'homme de Thierry Lepaon, même s'il s'est finalement rallié aux appels au départ du secrétaire général sous la pression de sa fédération.

Thierry Lepaon propose l'actuelle secrétaire générale de la fédération CGT de la poste et des télécommunications Colette Duynslaeger aux fonctions de trésorière de la confédération.

Parmi les huit autres noms proposés pour constituer le nouveau bureau confédéral figurent Virginie Gensel Imbrecht, numéro un de la fédération de l'énergie, Grégory Roux, étoile montante de la fédération des cheminots, l’ancienne secrétaire générale de la fédération du Commerce Michèle Chaix et le coordinateur confédéral Philippe Texier.

Nathalie Metche Nickles, de la fédération des services publics, Alain Alphon-Layre, de l’union départementale du Gard, Pascal Debay, de l’union départementale de Meurthe-et-Moselle, et Christine Carlier, de l’union départementale du Nord, complètent la liste.

« S'il s'agit de remettre la CGT sur les rails, l'équipe proposée n'est pas à la hauteur », proteste un ancien de la centrale syndicale, spécialiste des mouvements sociaux, qui juge cette liste marquée par « l’amateurisme et l’improvisation. Ce sont soit des inconnus, soit des gens qui n'ont pas l'expérience ou l'autorité nécessaires pour sortir la CGT de la crise », ajoute-t-il, sous couvert de l'anonymat.

DISCRÉDIT

Dans une déclaration transmise à la commission exécutive confédérale, la fédération du commerce, dont est pourtant issue Michèle Chaix, juge Thierry Lepaon « complètement discrédité » et lui dénie tout droit de proposer une nouvelle direction.

Des révélations sur la rénovation du bureau et du domicile de fonction du successeur de Bernard Thibault et sur l'indemnité qu'il a perçue à son départ de ses précédentes responsabilités ont plongé la centrale syndicale dans une crise sans précédent.

Thierry Lepaon a fini par annoncer sa démission, ainsi que celui de l'ensemble du bureau confédéral, le 7 janvier 2015. Mais il a réussi à obtenir de plancher sur la composition d'une nouvelle direction, à la tête d'un petit groupe de travail qui comprend, outre Philippe Martinez, trois cadres réputés proches de lui.

Or, outre le numéro un des métallos, deux membres de ce groupe figurent aussi parmi les noms suggérés pour le nouveau bureau confédéral, Colette Duynslaeger et Philippe Texier.

De quoi alimenter les soupçons des détracteurs de Thierry Lepaon, qui redoutent des manoeuvres de dernière minute et une volonté de l’ancien numéro un de garder la prochaine direction sous son influence. Certains n'hésitent pas à parler de « putsch ».

La commission exécutive confédérale est censée soumettre mardi, sur la base des propositions de Thierry Lepaon et de son groupe de travail, le nouveau bureau de la CGT au CCN, qui aura le dernier mot.

Statutairement, il doit se prononcer à la majorité des deux tiers sur les noms qui lui seront présentés. Mais de nombreux secrétaires généraux de fédérations et d'unions départementales au sein du CCN sont très remontés contre le numéro un sortant, ce qui rend possible un rejet.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:27

http://www.france-palestine.org/Une-provocation-obscene

Une provocation obscène

Communiqué du bureau national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Samedi 10 Janvier 2015

Les cen­taines de mil­liers de nos conci­toyens qui mani­festent dans un calme impres­sionnant leur volonté de vivre ensemble en ces jours de deuil sont pénétrés du souci d’éviter toute pro­vo­cation des fau­teurs de haine.

Or nous apprenons par les médias israé­liens que pour­raient prendre place au premier rang de la mani­fes­tation répu­bli­caine de dimanche à Paris Avigdor Lie­berman, Naftali Bennett ou Ben­jamin Neta­nyahou. Avigdor Lie­berman qui avait naguère impli­ci­tement appelé à uti­liser la bombe ato­mique sur Gaza, Naftali Bennett qui s’est vanté d’avoir tué beaucoup d’arabes et Benjamin Neta­nyahou, le bourreau de Gaza.

Ce serait un dévoiement insup­por­table du sursaut citoyen en cours qui remet­trait en cause la nature même de cette mani­fes­tation républicaine.

Comment ne pas y voir une gros­sière et inac­cep­table ten­tative de récu­pé­ration de la part de diri­geants israé­liens qui n’ont de cesse d’alimenter la pré­tendue « guerre des civilisations ».

Nous demandons à nos gou­ver­nants de ne pas accepter leur pré­sence qui revien­drait à les blanchir, alors que leur place est sur le banc des accusés de la Cour Pénale Inter­na­tionale (CPI).

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