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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:10

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1150

Non au budget d’austérité

Manifestation Samedi 15 Novembre 2014 à 14 heures à Paris Place Denfert Rochereau et dans toute la France pour une alternative sociale, écologique et politique

Le collectif national Alternative A l’Austérité (AAA) appelle à la mobilisation nationale Samedi 15 Novembre 2014.

Car contre le libéralisme et contre la dérive libérale du gouvernement, nous ne pourrons résister qu’ensemble. Depuis avril dernier, travaillent main dans la main, en collectif, des forces syndicales (Solidaire, CGT et FSU), des mouvements associatifs (Fondation Copernic et ATTAC) et des partis (PG, NPA, PCF, Ensemble et Nouvelle Donne).

Le texte d’appel à la manifestation

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité et de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale, austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques.

Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France, elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques.

Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille et les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires et créer des emplois.

Il faut s’attaquer au capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salariés, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Pour mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours et imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salariés, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement Valls et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du MEDEF

Premiers signataires : François Asensi, député de Seine Saint Denis, Ensemble ; Isabelle Attard, députée, co-présidente de Nouvelle Donne ; Francine Bavay, conseillère régionale d’Ile de France, EELV ; Olivier Besancenot, NPA ; Marie George Buffet, députée de Seine Saint Denis, PCF ; André Chassaigne, député du Rhône, président du groupe du Front De Gauche à l’assemblée nationale, PCF ; Sergio Coronado, député, EELV ; Karima Delli, députée européenne, EELV ; Jacqueline Fraysse, députée des Hauts de Seine, Ensemble ; Alain Krivine, NPA ; Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF ; Patrick Le Hyaric, député européen, directeur de l’Humanité, PCF ; Jean-Luc Mélenchon, député européen, Front De Gauche ; Marie Christine Vergiat, députée européenne, Front De Gauche

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 20:56

Les Etats Unis envoient mille cinq cent soldats supplémentaires en Irak (Reuters)

Barack Obama a autorisé le déploiement de mille cinq cent conseillers militaires supplémentaires en Irak, ce qui représente en gros un doublement des forces américaines destinées à aider et former les irakiens dans leur lutte contre l'Etat Islamique, ont annoncé Vendredi 7 Novembre 2014 les autorités américaines.

Le président américain va demander pour cela au congrès, totalement contrôlé par ses adversaires républicains depuis les élections de mardi, de débloquer un milliard six cent millions de dollars pour un nouveau fonds destiné à entraîner et à équiper l'armée irakienne.

Ce fonds fait partie d'une demande plus large d'augmentation des dépenses pour un total de cinq milliards six cent millions de dollars.

Le secrétaire à la défense Chuck Hagel presse le congrès d'approuver le financement le plus vite possible pour que les premières forces additionnelles puissent effectivement se déployer en Irak, a indiqué le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

« Les forces irakiennes sont en train de passer à l'offensive. Ce que nous visons, c'est les aider à continuer à pouvoir faire cela, à améliorer leur capacité et leur compétence sur le champ de bataille », a déclaré John Kirby, rappelant que les forces américaines au sol n'avaient pas pour mission de participer aux combats.

Inquiet de l'avancée de l'Etat Islamique en Irak, Barack Obama a commencé à envoyer des conseillers militaires en Irak au mois d'août, pour la première fois depuis 2011, date du retrait des forces américaines du pays.

ÉQUIPER CINQ MILLE HOMMES

Une partie des militaires américains vont pour la première fois se déployer en tant que conseillers dans la province d'al Anbar, frontalière de la Syrie. L'armée irakienne a été très touchée, des milliers de soldats sont morts, dans cette province sunnite investie en grande partie par les djihadistes de l'Etat Islamique, qui cherchent à contrôler la route qui relie la frontière syrienne à Bagdad.

Le nouveau gouvernement irakien du premier ministre chiite Haïdar al Abadi veut s'appuyer sur les tribus sunnites pour reconquérir la région.

Un membre de l'administration Obama, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, évoque un plan irakien visant à « organiser et équiper cinq mille hommes des tribus de la province d’al Anbar. On en discute ouvertement en Irak maintenant et c'est en train de commencer », a dit ce responsable.

Pour l'instant, mille quatre cent militaires américains sont déployés en Irak, soit un peu moins que le plafond autorisé qui était de mille six cent hommes. La nouvelle autorisation donne à l'armée américaine le feu vert pour déployer trois mille cent hommes au maximum.

Le contre-amiral Kirby explique que sur les mille cinq cent nouveaux arrivés, huit cent soixante-dix participeront à la formation « sur le terrain ». Ils seront épaulés dans cette mission de formation par sept cent autres militaires envoyés par les « gouvernements étrangers ».

Le Pentagone indique qu'il compte établir plusieurs bases en Irak pour entraîner neuf brigades irakiennes et trois brigades de peshmergas kurdes. Ces brigades seront créées dans le nord, l'ouest et le sud de l'Irak.

Il s'agira de former les militaires irakiens à la direction du champ de bataille, aux questions de logistique ou encore au renseignement, a expliqué John Kirby.

Quant aux six cent trente autres militaires, ils vont participer à l'établissement de centres opérationnels « pour l’aide et le conseil » qui viendront s'ajouter aux centres similaires déjà en place à Bagdad et Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 20:37

Après l’épreuve de force, Madrid et Barcelone veulent dialoguer (Reuters)

Au lendemain de la consultation symbolique sur l'indépendance de la Catalogne, point culminant d'une bataille politique et légale qui dure depuis deux ans, Madrid et Barcelone s'apprêtent à adopter une nouvelle approche, celle du dialogue.

Les deux camps se sont mutuellement accusés de bafouer la démocratie à l'occasion de la « consultation citoyenne » non contraignante du Dimanche 9 Novembre 2014, organisée par les autorités catalanes après l'arrêt de la cour constitutionnelle interdisant la tenue d'un référendum en bonne et due forme.

Plus de quatre-vingt pour cent ont répondu « oui » aux deux questions soumises à la consultation, « est-ce que la Catalogne est un état » et, dans l'affirmative, « voulez-vous que cet état soit indépendant ».

En dépit des tensions, les autorités régionales et centrales ont jugé le moment venu d'envisager une voie médiane entre statu quo et sécession à même de satisfaire les aspirations nationalistes et d'accorder à la région des subsides en accord avec sa contribution à la richesse nationale.

Artur Mas, président de la Généralité de Catalogne, doit présenter dans la semaine une offre de dialogue qui reprendra sans doute les propositions faites en juillet et appellera à nouveau à la tenue d'un véritable référendum d'auto détermination.

Mariano Rajoy, chef du gouvernement, s'est quant à lui dit prêt à étudier ces propositions mais aussi à envisager une réforme du financement des dix-sept régions autonomes et de la constitution.

Le fait que deux millions deux cent mille catalans, soit un peu plus de quarante pour cent des électeurs inscrits, aient pris part à la consultation de dimanche montre la nécessité du dialogue, estime Jordi Matas, professeur de droit et de sciences politiques à l'université de Barcelone.

« UNE FAUTE POLITIQUE MAJEURE »

« Cela doit inciter les responsables catalans et espagnols à négocier et à conclure un accord sur la Catalogne qui satisfasse les deux camps », ajoute-t-il. D'El Pais à gauche à El Mundo à droite en passant par la Vanguardia, premier quotidien catalan, la presse est également de cet avis.

« Une telle mobilisation pacifique est sans précédent dans l'Europe démocratique. L'ignorer ou la minimiser serait une erreur. A ce stade, une confrontation serait une faute politique majeure », écrit la Vanguardia.

Ce dialogue ne s'annonce toutefois pas simple. Faute de disposer de la majorité absolue au parlement régional, Convergència i Unió (CiU), parti de centre droit dont Artur Mas est issu, compte sur l'appui d'Esquerda Republicana de Catalunya (ERC). Or, cette formation de gauche réclame des élections anticipées et une proclamation d'indépendance en préalable à des discussions avec Madrid.

Des élections locales et nationales doivent par ailleurs avoir lieu l'année prochaine et toute concession aux indépendantistes catalans pourrait avoir de fâcheuses conséquences pour le Parti Populaire de Mariano Rajoy.

Ni lui ni Artur Mas ne se sont exprimés au lendemain de la consultation catalane. Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), principale formation de l'opposition, prône quant à lui l'instauration d'un régime fédéral.

« Nous devons inscrire la spécificité de la Catalogne dans la constitution. Il est encore temps, mais la volonté politique fait défaut », a déploré Pedro Sanchez, secrétaire général du parti.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 20:13

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/09/1987973-manifestation-anti-sivens-incidents-centre-ville-malgre-interdiction-manif.html

Manifestation contre le barrage de Sivens, incidents en centre-ville

Le métro bloqué au plus mauvais moment quand les gens veulent rentrer chez eux entre 18 et 19 heures, des transports en communs perturbés, des policiers et des gendarmes qui courent dans tous les sens après une menace presque fantôme mais malheureusement très active. La fin de la manifestation Samedi 8 Novembre 2014 en fin de journée à Toulouse peut laisser un goût amer aux autorités. Malgré l'interdiction, malgré les précautions, malgré l'absence de face-à-face violent et direct entre opposants et service d'ordre très nombreux, un groupe très organisé a réussi à la nuit tomber à casser. Leur manière à eux d'exprimer leur opposition à tout, du barrage de Sivens à l'état en passant par les forces de l'ordre qu'ils ont moqué et souvent insulté tout au long de l'après-midi.

Entre 14 heures et 17 heures, la confrontation d'abord pacifique puis beaucoup plus tendue à partir des sommations pour disperser la manifestation à 15 heures 40, s'est cantonnée sur les allées Jean-Jaurès, à l'atmosphère très « lacrymogène » puis sur le boulevard de Strasbourg jusqu'à la place Jeanne d'Arc.

Le dispositif de sécurité a empêché toute l'après-midi le passage vers l'hyper-centre, la rue Alsace-Lorraine et la place du Capitole envahis par beaucoup de monde pressé de concrétiser des courses.

Le long jeu de chat et souris a duré de 16 heures à 18 heures avec une voiture brûlée par un cocktail Molotov sur les allées Jean-Jaurès, des arrestations, vingt et une au total selon la préfecture, quelques blessés, un policier et au moins six manifestants secoués par les gaz ou les interventions des forces de l'ordre. Et alors que cela sentait la fin, du côté de Jeanne d'Arc, les plus virulents peut-être rejoints par d'autres, ont disparu vers 18 heures. Le début des exactions.

Première victimes, des policiers municipaux dans une voiture croisée à Saint-Sernin et violemment caillassée. Le groupe, une horde noire masquée, a remonté la rue du Taur, traversé la place du Capitole sous les regards inquiets des passants, suivi la rue Saint Rome pour retrouver Esquirol où les dégradations avaient eu lieu samedi dernier. Fidèle en quelque sorte, le groupe a vandalisé les quatre distributeurs bancaires du Crédit Mutuel, brisé deux vitrines changées dans la semaine. Le temps de transformer une zone de chantier en barrage coupant la rue de Metz, le groupe était déjà reparti en direction de la place du Salin. Un distributeur du Crédit Agricole, lui aussi détruit samedi dernier a été à nouveau saccagé. « Une violence effrayante », lâche une commerçante. Aux Carmes, une sucette Decaux a volé en éclats. Rendus au tribunal, toujours aussi mobile, les casseurs ont fait demi-tour et ont dégradé une agence CIC, en face de l'entrée du métro des Carmes. Ils ont aussi caillassé les gendarmes mobiles avant de disparaître et de s'évanouir discrètement dans la foule du samedi soir.

D'autres opposants, plus festifs et moins virulents, ont fini en chanson place du Capitole. A 19 heures 30 le calme était revenu. La fin d'une curieuse après-midi qui laisse un goût particulier aux témoins, et pas seulement à cause des gaz lacrymogènes.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:48

https://www.ensemble-fdg.org/content/communiqu-de-izquierda-anticapitalista-etat-espagnol-propos-de-podemos

Communiqué d’Izquierda Anticapitalista à propos de Podemos

Jeudi 6 Novembre 2014

Nous vivons une accélération du temps. Un temps où le changement politique n'est plus seulement l'aspiration d'une minorité radicale mais l'objectif immédiat d'une grande majorité sociale. Majorité qui est accablée par la misère en raison des politiques austéritaires imposées par le régime corrompu mis en place en 1978 et par la troïka.

Quand nous avons impulsé Podemos avec Pablo Iglesias et bien d'autres camarades, on nous traitait d'illuminés. Nous n'allions rien changer, nous n'allions connaitre qu'un échec électoral de plus. La réalité est toute autre, Podemos est devenu le vecteur au travers duquel s'exprime l'indignation du peuple et l'occasion unique de rompre à la racine avec la misère, héritage de la dictature et de quarante ans d'offensives capitalistes, néo libérales et oligarchiques.

Il s'est passé beaucoup de choses depuis cette co-fondation. Tout a changé et nous devons faire de même pour continuer à travailler à la perspective d'une démocratie socialiste. Ainsi, nous adoptons deux résolutions :

Nous sommes en désaccord avec l'interdiction de la double appartenance, mais nous nous y plions. Nous pensons que cette interdiction comporte un grand risque pour le pluralisme au sein de Podemos tout en étant totalement inefficace pour se prémunir des arrivistes. Le contrôle par en bas, par les cercles et les espaces de construction d'unité populaire, comme la liberté maximale de débat et de critique sont les meilleurs moyens de conjurer ces phénomènes.

Néanmoins, malgré notre opposition à cette mesure, nous faisons le choix d'accepter la décision majoritaire et, en toute cohérence, aucun militant d'Izquierda Anticapitalista ne se présentera aux élections à la direction de Podemos.

En tant que membres fondateurs de l'expérience Podemos, nous sommes décidés à continuer à apporter nos idées, nos points de vues, nos forces dans la construction de Podemos comme outil de rupture démocratique et de changement social. Nous pensons que peuvent se retrouver au sein de Podemos toutes celles et ceux qui défendent les droits humains fondamentaux et luttent pour la réalisation d'une société juste, égalitaire et démocratique. Pour que ce changement prenne réellement forme, l'auto-organisation est fondamentale, tout comme la possibilité d'élaborer collectivement, de se former et de proposer.

Compte tenu du fait que Podemos, tout en étant notre projet, a décidé de se transformer en parti, notre organisation va entamer une discussion lors de notre congrès de fin novembre pour s'adapter aux choix exprimés dans les assemblées citoyennes.

Ainsi, nous pourrons, en toute loyauté, poursuivre le travail entamé, prendre toute notre place pour que Podemos gagne les élections et construise un pouvoir populaire par en bas. Mais aussi pour qu'une fois le gouvernement conquis, nous ayons l'appui social nécessaire et une organisation suffisamment forte pour changer de société et ne pas décevoir les espoirs que des millions de personnes placent en nous.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:37

http://www.mediapart.fr/journal/france/081114/manifestation-pour-remi-fraisse-les-organisations-traditionnelles-depassees

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=10526

Manifestation pour Rémi Fraisse, les organisations traditionnelles dépassées

La manifestation parisienne suite à la mort du jeune militant écologiste s'est déroulée dans un climat tendu. Les organisations traditionnelles, partis politiques ou syndicats, qui ont peu mobilisé, s'y sont révélées totalement dépassées.

Dans un climat parfois très tendu, les manifestants rassemblés à Paris, Samedi 8 Novembre 2014, pour dénoncer les violences policières après la mort de Rémi Fraisse ont scandé tout l’après-midi des slogans sans équivoque. « J’ai la rage », a inscrit un jeune sur une petite pancarte quand un autre tient un carton où il a écrit « et moi, vous allez me tuer ».

Parti plutôt clairsemé de la place de la Bastille, le cortège parisien s’est peu à peu étoffé et comptait à l’arrivée, place Gambetta, quelques milliers de personnes. Des associations de quartiers populaires ouvrent la marche en brandissant des photographies de plusieurs victimes de bavures policières, des portraits de Rémi Fraisse côtoient des photographies de Zied et Bouna, les deux adolescents tués dans un transformateur électrique en 2005, alors qu’ils étaient poursuivis par la police, ou de manifestants molestés. Une rangée de CRS qui protège une station-essence à l’intersection de l’avenue Parmentier et de la rue Oberkampf essuie des tirs de projectiles pendant une dizaine de minutes sous les huées de la foule. « Cazeneuve démission », peut-on encore entendre à intervalle régulier.

Des lycéens, dont les blocages de lycées jeudi et vendredi ont pris tout le monde de court, sont bien présents et défilent eux aussi en tête, loin devant les partis politiques ou les organisations traditionnelles de jeunesse qui paraissent depuis la mort de Rémi Fraisse totalement dépassées. Un lycéen proche du Mouvement Inter Lutte Indépendant (MILI), un collectif créé l’an dernier par des lycéens suite aux mobilisations contre les expulsions de jeunes sans papiers dans le sillage de l’affaire Leonarda Dibrani, voit d’ailleurs d’un très mauvais œil les quelques drapeaux d’organisations comme la FIDL ou l’UNL, des organisations de lycéens plus ou moins proches du Parti Socialiste qui sont, selon lui, venues « faire de la récupération ».

En fin de cortège, une poignée seulement de lycéens défilent sous le drapeau de l’Union Nationale des Lycéens (UNL) aux côtés des rangs tout aussi clairsemés des partis politiques et des organisations syndicales. Ce qui ne trouble d’ailleurs pas outre mesure Sylla Kalilou, membre du bureau national de l'UNL, qui explique l’absence de son organisation dans les premiers rassemblements après la mort de Rémi Fraisse par le fait « qu’il n’y avait pas vraiment de débouché syndical. C’était juste des hommages ».

Même son de cloche dans le « cortège » de l’UNEF qui ne compte guère plus d’une vingtaine de personnes au démarrage de la manifestation. « Il y a beaucoup de jeunes dans la manifestation, c’est cela qui est important », prévient Pauline Raufaste, une responsable parisienne de la principale organisation étudiante qui n’a appelé à manifester ce samedi, après moult tergiversations, que la veille à 20 heures 30.

Depuis la mort du jeune militant écologiste, étudiant de vingt et un ans, l’UNEF a d’ailleurs fait preuve d’une étonnante retenue publiant simplement un communiqué demandant, au cas sans doute où personne n’y aurait songé, une « enquête indépendante » sur les circonstances de la mort du jeune homme et se gardant bien de tout appel à manifester et de toute condamnation des violences policières.

Contacté vendredi, William Martinet, le président de l’UNEF, expliquait les hésitations de son organisation à participer à la manifestation par « un contexte un peu compliqué. Certains groupes utilisent ces manifestations pour aller à la castagne. Nous sommes donc très prudents dans les appels que nous pouvons lancer ». L’attitude de la préfecture, qui a d’abord interdit la manifestation de ce samedi avant de l’autoriser in extremis, n’a pas beaucoup aidé à construire une mobilisation. À Toulouse, où le rassemblement a été interdit, de violents heurts ont d'ailleurs eu lieu avec la police.

Pour une militante du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) présente dans le cortège et qui se désole franchement de la faible participation, « il n’y a pas que l'attitude de la préfecture. C’est dur à admettre mais je crois que beaucoup à gauche ont encore un problème avec l’écologie. Rémi Fraisse a en plus été présenté par la presse comme un vilain casseur. Beaucoup ne se sentent pas concernés », lance-t-elle amèrement, avant d’expliquer qu’elle préfère ne pas donner son nom. Le communiqué des MJS appelant à la manifestation est d’ailleurs parti une minute avant le départ du cortège. Les jeunes écologistes, une petite vingtaine de personnes, pointent eux aussi un problème d'organisation et des « appels partis très tard», explique Martin, jeune militant écologiste.

Les syndicats de salariés, à part Solidaire sont, eux, tout simplement aux abonnés absents.

Dans les rangs à peine plus fournis du NPA, Alain Krivine reconnaît « qu’une nouvelle génération ne se reconnaît plus dans les partis et les syndicats, même d’extrême gauche. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indignation mais elle ne s’exprime plus de la même façon ».

Tout aussi démuni Laurent Sorel, du mouvement Ensemble, ne peut que constater « une méfiance de la jeunesse vis-à-vis des organisations politiques. Nous sommes nous aussi, il faut l’admettre, pas suffisamment en phase avec elle ».

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:00

Violents tirs d’artillerie à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine (Reuters)

De violents tirs d'artillerie, les plus intenses depuis un mois, ont secoué Dimanche 9 Novembre 2014 la ville de Donetsk tenue par les séparatistes pro-russes de l'est de l'Ukraine, rapportent des journalistes de Reuters.

Les tirs, qui ont commencé dans la nuit, semblaient provenir aussi bien du secteur tenu par les forces gouvernementales ukrainiennes autour de l'aéroport que des zones contrôlées par les rebelles, qui auraient reçu ces derniers jours le renfort de chars et de pièces d'artillerie venant de Russie, selon les autorités de Kiev.

Ils étaient très nettement audibles dans le centre de la ville, qui comptait un million d'habitants avant le début du conflit. Le conseil municipal de Donetsk a fait état sur son site internet d'immeubles résidentiels endommagés, sans évoquer de victimes.

Selon des habitants, des combats se déroulent près de l'aéroport que les séparatistes veulent prendre aux troupes gouvernementales.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 5 septembre a été violé de manière régulière mais les tensions sont encore montées d'un cran ces derniers jours, les séparatistes accusant l'armée ukrainienne d'avoir lancé une offensive et Kiev dénonçant une nouvelle intervention russe, démentie par Moscou.

Les observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont annoncé dimanche avoir localisé en zone rebelle une colonne de véhicules blindés sans signes distinctifs, ce qui selon Kiev confirme l'envoi de renforts par la Russie.

Le gouvernement de Kiev accuse les russes d'avoir envoyé jeudi une colonne de trente-deux chars, de pièces d'artillerie et de camions de munitions prêter main forte aux séparatistes.

Dans un communiqué, l'OSCE dit pour sa part avoir localisé un convoi de quarante véhicules, dont dix-neuf gros camions Kamaz tractant chacun un obusier de cent vingt-deux millimètres.

Les véhicules n'avaient aucune marque d'identification et les hommes à bord, vêtus de noir, ne portaient aucun insigne.

Pour Kiev, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de soldats russes, a dit le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriy Lissenko.

« On a assisté durant la semaine passée à une intensification des bombardements et de l'envoi de renforts, de matériel et de munitions aux groupes terroristes », a-t-il déclaré.

Il a précisé que trois soldats ukrainiens avaient été tués et treize blessés ces dernières vingt-quatre heures. Le service de presse des forces armées a déclaré pour sa part que deux policiers et un civil avaient été tués dans les bombardements de dimanche.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:48

Les catalans votent symboliquement sur l’indépendance (Reuters)

Des centaines de milliers de catalans devraient dire oui à l'indépendance de leur région Dimanche 9 Novembre 2014 lors d'une consultation symbolique organisée malgré l'opposition du gouvernement central de Madrid.

Les indépendantistes radicaux espèrent qu'une forte participation conduira l'exécutif local à organiser des élections régionales anticipées.

A 13 heures (12 heures GMT), plus d'un million de personnes, sur les cinq millions quatre cent mille électeurs catalans, avaient voté, selon le gouvernement local.

Cette « consultation citoyenne » se substitue à un référendum plus officiel, jugé inconstitutionnel, que voulaient organiser les dirigeants de la région.

« Nous avons gagné le droit d'organiser un référendum », a déclaré le chef du gouvernement local, Artur Mas, en déposant son bulletin. « Nous faisons quelque chose de grand, ici en Catalogne, en défendant la liberté d'expression et en fixant l'avenir politique de notre pays », a-t-il ajouté.

La dirigeante en Catalogne du Parti Populaire (PP) au pouvoir à Madrid, Alicia Sanchez-Camacho, a dénoncé quant à elle un « simulacre » de consultation sans aucune garantie légale ou démocratique.

Les organisations favorables à l'indépendance ont fait campagne pour que le taux de participation soit très important dans cette riche région, qui représente vingt pour cent du PIB espagnol.

Plus de quarante mille volontaires sont venus aider à tenir et surveiller les bureaux de vote informels.

« S'ils ne nous comprennent pas, ils devraient au moins nous respecter et accepter que chacun aille de son côté », a déclaré Angels Costa, un commerçant de cinquante-deux ans devant un bureau de Barcelone.

« TROP DE MÉPRIS »

« Nous aurions aimé faire partie d'un état fédéral mais ce n'est plus possible. Ils nous ont trop méprisés », a-t-il ajouté au sujet des autorités de Madrid.

Les sécessionnistes espèrent qu'une forte participation incitera Madrid à négocier une plus grande autonomie pour la Catalogne dans les domaines politique et budgétaire.

Certains espèrent même convaincre Madrid d'accepter à terme un référendum officiel sur l'indépendance.

Pour les responsables des deux principaux partis catalans, Convergence i Union (CiU) et la gauche républicaine de Catalogne (ERC), une forte participation, avec plus d'un million et demi de votants, enverrait aussi un message clair à Artur Mas pour qu'il organise des élections régionales anticipées.

« Il est clair que cette consultation ne nous donne pas le mandat démocratique que nous aurions eu avec une élection mais, ce qui est important, c'est que nous montrons encore une fois que les gens veulent voter, qu'ils veulent faire connaître leur opinion », a déclaré Oriol Junqueras, dirigeant de l'ERC.

Selon les sondages, quatre-vingt pour cent des catalans souhaitent une plus grande autonomie par rapport à l'Espagne et cinquante pour cent sont favorables à l'indépendance pure et simple.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a minimisé l'importance du vote catalan et assuré que celui-ci n'aurait aucune conséquence.

« Ce n'est ni un référendum, ni une consultation, ni quoi que ce soit de ce genre », a-t-il insisté samedi en appelant les catalans à « revenir à la raison ».

Le mouvement pour l'indépendance existe depuis longtemps dans cette région dotée d'une culture et d'une langue propres mais il s'est renforcé ces dernières années en raison des difficultés économiques.

CRISE ÉCONOMIQUE

Face à la crise, de nombreux catalans jugent en effet qu'ils donnent trop à l'état et ne reçoivent pas assez.

Début septembre, encouragés par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, même si le « non » l'a finalement emporté, plusieurs centaines de milliers de catalans étaient descendus dans les rues de Barcelone, formant un immense « V » pour demander le droit de vote.

Pourtant, tous ne sont pas favorables à un divorce avec le reste de l'Espagne.

« L'Espagne est une », insiste Jose Jimenez, qui travaille dans un hôpital de Barcelone. « On essaie de favoriser le séparatisme mais, en fin de compte, c'est bien le gouvernement espagnol qui dirige notre pays. Cette consultation n'est pas une bonne chose ».

Les résultats de la consultation devront être pris avec prudence, estiment les analystes qui soulignent que les partisans de l'indépendance sont nombreux à se déplacer pour aller voter, tandis que les partisans d'un maintien au sein de l'Espagne risquent de boycotter le scrutin.

Artur Mas, qui dirige CiU, a annoncé mercredi qu'il demanderait la semaine prochaine à Mariano Rajoy de renouer le dialogue sur une série de mesures économiques en faveur de la région.

Au sein même de CiU s'opposent les partisans de l'indépendance totale et ceux d'une autonomie renforcée au sein de l'Espagne.

Parmi les mesures qu’Artur Mas veut aborder avec Mariano Rajoy figurent une augmentation des engagements financiers de Madrid envers la Catalogne et un renforcement des pouvoirs de l'exécutif local en matière fiscale.

Pour tenter de calmer les ardeurs séparatistes, Mariano Rajoy est allé jusqu'à évoquer une réforme constitutionnelle qui accentuerait le caractère fédéral de l'Espagne.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:29

L’Allemagne célèbre les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin (Reuters)

La chute du Mur de Berlin il y a tout juste vingt-cinq ans a montré au monde que « les rêves peuvent devenir réalité » et cet exemple doit inspirer tous les peuples opprimés, a déclaré Dimanche 9 Novembre 2014 la chancelière Angela Merkel.

« La chute du mur de Berlin nous a montré que les rêves peuvent devenir réalité, que tout peut changer, quels que soient les obstacles », a lancé Angela Merkel lors d'un discours à l'occasion des festivités marquant la fin de la division de la ville, sans violence, le 9 novembre 1989.

« Elle a montré que nous avons les moyens de façonner notre destinée et que nous pouvons améliorer les choses », a-t-elle ajouté en soulignant qu'aujourd'hui les peuples d'Ukraine, de Syrie, d'Irak et de tant d'autres pays pouvaient s'appuyer sur cet exemple.

« Ce fut la victoire de la liberté sur l'esclavage et c'est un message d'espérance pour la génération actuelle et pour les générations futures, qui peuvent abattre de nouveaux murs, ceux de la dictature, de la violence et des idéologies ».

Angela Merkel a rappelé qu'un autre 9 novembre, en 1938, avait été marqué en Allemagne par les pogroms antijuifs de la nuit de cristal. « C'était un jour de honte et de déshonneur », a-t-elle dit.

Les célébrations ont attiré plus de cent mille berlinois et visiteurs dans le centre de la capitale allemande. Beaucoup se sont promenés le long des quinze kilomètres de l'ancien tracé du mur, où sept mille ballons lumineux ont été placés sur des poteaux hauts de 3,60 mètres, la hauteur du « mur de la honte ».

« SENTIMENT DE BONHEUR »

Dimanche soir, ces ballons seront lâchés, symbole de la liberté retrouvée des anciens allemands de l'est.

« Nous avons toutes les raisons de nous réjouir et de fêter cet anniversaire », a dit le maire de la ville, Klaus Wowereit.

Samedi, Angela Merkel a affirmé que la chute du mur sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré avait été un véritable miracle. « Cela a été un miracle que tout se passe pacifiquement », a-t-elle dit à la télévision.

Alors âgée de trente-cinq ans et vivant à Berlin-Est, Angela Merkel a précisé que ce soir-là elle rentrait du sauna quand elle a vu une foule se diriger vers l'ouest et qu'elle a suivi le mouvement.

« Depuis plusieurs semaines il y avait beaucoup d'excitation. Depuis le 7 octobre 1989, il y avait des blindés dans ma rue. Après avoir quitté le sauna le soir du 9 novembre 1989, j'ai franchi le mur sur la Bornholmer Strasse et j'ai fait la fête de l'autre côté avec des gens que je ne connaissais absolument pas. Il y avait un sentiment incroyable de bonheur. C'est une nuit que je n'oublierai jamais ».

Edifié en 1961, le mur visait à empêcher les berlinois de l'est de gagner le secteur occidental de la ville. Au moins cent trente-huit personnes sont mortes en tentant de le franchir.

Sa chute a marqué le début de la fin pour les régimes communistes d'Europe de l'Est et a conduit à l'effondrement de l'union soviétique.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:46

http://www.siwel.info/Paris-Meeting-de-solidarite-avec-KOBANE-lundi-10-novembre-19h_a6733.html


Grand meeting de solidarité avec Kobanê

En liaison avec Narin Afrin, commandante en chef de la résistance de Kobanê.

En présence de Salih Muslim, coprésident du PYD, principal parti kurde de Syrie, et de nombreuses personnalités politiques françaises.

Lundi 10 Novembre 2014 à 19 heures

Théâtre du Gymnase 38 Boulevard de Bonne Nouvelle 75 010 Paris Métro Bonne Nouvelle

Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF)

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