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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 20:02

http://www.pcf.fr/sujets/3966

http://www.13.pcf.fr/66949

Condamnation d’Alaa Abdel Fattah

La répression s’accentue en Egypte

Lundi 23 Février 2015

Communiqué de Marie Christine Vergiat, députée européenne du Front De Gauche

Le jour même où le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi promet de se pencher sur les innombrables cas de jeunes militants emprisonnés à tort et de les libérer, vingt-quatre d'entre eux dont le blogueur Alaa Abdel Fattah, figure de proue de la révolution égyptienne en 2011, sont condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison.

Le jeune militant comme ses co-accusés étaient poursuivis sur la base de lois de plus en plus répressives au regard des libertés fondamentales comme celle de manifestation. Ces jeunes gens sont condamnés pour « violence » lors d'une manifestation non-autorisée en novembre 2013. Alaa Abdel Fattah aurait ainsi subtilisé le talkie-walkie d'un policier.

Jeté en prison en novembre 2014 pour la troisième fois en deux ans pour les mêmes faits, Alaa Abdel Fattah a mené une grève de la faim de cent jours pour protester contre les conditions de sa détention et le climat répressif général.

Ces condamnations interviennent quelques jours après celle d'Ahmed Douma à la prison à vie dans le cadre d'un procès de masse de deux cent trente personnes, et la confirmation de la condamnation à mort de cent quatre-vingt-trois partisans des frères musulmans.

Tous les opposants d'Abdel Fattah al-Sissi, islamistes ou laïcs, subissent donc une répression de plus en plus féroce. Il est désormais acquis que le régime d’Abdel Fattah al Sissi est plus autoritaire que le régime d'Hosni Moubarak renversé en 2011.

Et c'est le moment que choisit le gouvernement français pour vendre ses avions Rafale au gouvernement égyptien. Que valent les droits de l’homme au regard d'un petit plus pour notre balance commerciale ? Décidément, en matière de politique étrangère, la France suit une bien mauvaise pente.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:56

http://www.soutienaerrideluca.net

Liberté pour Erri de Luca

La Lyon-Turin Ferroviaire, une filiale de l’entreprise publique SNCF Réseau et de son homologue italien, veut construire pour près d’une dizaine de milliards d’euros, un tunnel TGV au travers des Alpes pour nous entraîner encore plus dans une vie à grande vitesse. Elle a déposé plainte à Turin contre Erri De Luca. Elle entend le faire condamner pour des propos sur le sabotage du projet dans une interview accordée au Huffington Post italien. Il risque une peine de prison pouvant aller de un à cinq ans de prison ferme.

Nous avons lu la « Parole Contraire » qu’il vient de publier aux éditions Gallimard où il défend sa liberté de parole. Alors que la France vient de se mobiliser pour défendre la liberté d’expression, comment pourrait-elle laisser un écrivain risquer la prison pour ses déclarations publiques ?

En lecteurs, nous exprimons notre solidarité avec Erri De Luca.

En citoyens, nous demandons à l’état français de donner l’ordre à SNCF Réseau de faire retirer cette plainte.

En européens, nous demandons au parlement européen de se prononcer sur la liberté de critique d’un projet financé par la commission européenne sur nos deniers.

En défenseurs de la liberté d’expression, nous n’acceptons pas qu’un écrivain soit poursuivi pour ses mots.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:30

http://www.france-irak-actualite.com/2015/03/le-baas-irakien-a-rate-le-coche.html

Le Baas irakien a raté le coche

Par Gilles Munier

Mardi 3 Mars 2015

En s’emparant de Mossoul en juin 2014, l’Etat Islamique a marginalisé une seconde fois la résistance patriotique irakienne.

« L’histoire ne repasse pas les plats ». L’échec de « l’opération Mossoul », organisée à Amman par le Baas irakien clandestin, des organisations de la résistance islamique anti- américaine, dont Ansar al Islam, des chefs de tribus de la région d’al Anbar et un représentant de Massoud Barzani, a fait « flop ». Du moins, si l’on peut dire, car les djihadistes de l’Etat Islamique, dont la participation à l’offensive avait été réglée par des officiers baasistes dans une petite bourgade au sud de Mossoul, ne se sont pas cantonnés au rôle de troupes de choc qui leur était assigné.

Après la prise de la ville, l’Etat Islamique a aussitôt imposé son programme et éliminé ses concurrents. Izzat Ibrahim al-Douri, successeur de Saddam Hussein à la tête du parti Baas et chef de l’armée des hommes de la Naqshbandiyya (JRTN), devait proclamer la constitution d’un « Gouvernement Provisoire de la République Irakienne (GPRI) » au sein duquel les courants politiques luttant contre le régime de Bagdad auraient été représentés. Abou Bakr al-Baghdadi n’était pas, évidemment, de cet avis, les portraits de Saddam Hussein placés à l’entrée de Mossoul ont été retirés et Izzat Ibrahim s’est retrouvé « gros gens comme devant ».

Le secret du complot d’Amman était éventé depuis longtemps. Le compte-rendu de la réunion, ultra secret, avait atterri quelques jours plus tard sur le bureau de Nouri al-Maliki, moyennant quatre millions de dollars, selon Ozgur Gundem, journal proche du PKK, ce qui signifiait que le général Qassem Suleimani, chef des forces al Quds des gardiens de la révolution islamique iranienne, était informé de ce qui allait se passer.

Anciens officiers baasistes ?

Les Etats-Unis au courant du complot, sinon partie prenante, avaient laissé se développer l’opération, bien résolus à la faire capoter, la proclamation d’un gouvernement provisoire allant à l’encontre de leur projet de partition de l’Irak. La CIA a donc laissé l’Etat Islamique prendre la direction des événements, ce qui lui permettait de se débarrasser à moindre frais de nationalistes hostiles au redécoupage du Proche-Orient. Résultat, non seulement Izzat Ibrahim a été mis sur la touche, mais Saif al-Din al-Mashadani, membre du commandement national du Baas et de la direction de la JRTN, considéré comme le numéro deux de la résistance irakienne, en route pour Mossoul avec des officiers baasistes, ont été arrêtés par l’Etat Islamique et exécutés. L’hommage rendu peu avant par Izzat Ibrahim al Douri aux « intrépides cavaliers de l’Etat Islamique » n’avait d’autre but, dit-on, que d’obtenir leur libération. Depuis, le chef du Baas ne donne plus signe de vie. Il n’a pas prononcé son habituel discours, le 5 janvier, pour l’anniversaire de l’armée irakienne. La JRTN qu’il commande ne s’est manifestée dernièrement que pour condamner l‘exécution de Maaz al-Kassasbeh, le pilote jordanien brûlé vif, et encore sans citer le nom de l’Etat Islamique. Izzat Ibrahim s’estime trahi par les anciens officiers de l’armée qui ont prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi. En Irak, être « ancien officier de l’armée irakienne » ne veut pas toujours dire baasiste. Du temps de Saddam Hussein, pour faire carrière dans l’armée, il était préférable d’avoir la carte du parti. Douze ans après la chute de Bagdad, bien malin qui sait ce qui les motivent ? En juillet 2014, le général Moataz al-Hiti, membre du General Military Council for Iraqi Revolution (GMCIR), organisation d’anciens militaires proche de l’association des oulémas musulmans (AMSI) du cheikh Harith al-Dari, déclarait qu’il ne partageait pas la vision du monde de l’Etat Islamique, mais qu’il était avec les djihadistes « dans la même tranchée », jusqu’à quand ?

Champ libre pour l’Etat Islamique

En juin 2014, la proclamation d’un gouvernement provisoire siégeant à Mossoul aurait bouleversé le paysage politique et mis fin aux espoirs de Nouri al-Maliki de redevenir premier ministre. Sachant que la population de la province de Ninive allait accueillir les organisations de la résistance en libérateurs, il a donné l’ordre à ses généraux d’abandonner leurs troupes et de se réfugier en catastrophe au Kurdistan, laissant le champ libre aux djihadistes de l’Etat Islamique. Nous connaissons la suite.

Parvenus à ce stade, Washington et Téhéran pouvaient se frotter les mains, leur ennemi baasiste irakien était hors-jeu, au moins provisoirement. Avaient-ils prévu qu’un autre le remplacerait, plus dangereux encore ? A Bagdad, certains accusent Nouri al Maliki d’avoir facilité la tâche de l’Etat Islamique et voudraient le juger pour « crime contre la sûreté de l’état ». Ce n’est pas demain la veille. Aujourd’hui vice-président de la république, poste qu’il a exigé pour ne pas se représenter, l’ancien premier ministre n’a pas dit son dernier mot.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:10

http://blogs.mediapart.fr/edition/unef/article/040315/laissez-nous-etudier-ensemble

Laissez-nous étudier ensemble

Par William Martinet, président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)

Mercredi 4 Mars 2015

Réponse à ceux qui souhaitent interdire le port de signes religieux aux usagers du service public d’enseignement supérieur.

Le débat est relancé. Éric Ciotti, député UMP, en a fait une proposition de loi. Pascale Boistard, secrétaire d’état aux droits des femmes, a expliqué n’être « pas sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur ». L’UNEF prend position pour donner la parole aux premiers concernés, les étudiantes et les étudiants. Notre syndicat est laïc et féministe, et c’est au nom de ces principes que nous nous opposons à l’interdiction du port de signes religieux par les usagers du service public d’enseignement supérieur.

Pourquoi refuser cette interdiction au nom de la laïcité ? L’argument est pourtant utilisé dans l’exposé des motifs de la loi d’Éric Ciotti. On peut déjà douter des convictions laïques de ce député. A l’occasion des fêtes de fin d’année, il installait une crèche dans les locaux du conseil général qu’il préside, étrange vision de la laïcité que de demander au service public d’exposer un symbole religieux. On peut également douter de sa volonté de faire avancer la laïcité dans l’enseignement supérieur. Pourquoi n’a-t-il jamais pris position contre le concordat en Alsace-Moselle, qui permet à l’université de Strasbourg d’accueillir une faculté catholique et une autre protestante ? Pourquoi n’a-t-il jamais contesté les accords entre la France et le Vatican qui imposent la reconnaissance des diplômes canoniques à notre service public d’enseignement supérieur ?

Il n’est pas nécessaire de multiplier les exemples pour comprendre qu’Éric Ciotti manipule la laïcité pour la rendre asymétrique, plus exigeante face à une croyance qu’une autre, et identitaire, dépendante d’une pratique culturelle plutôt que d’un principe politique universel.

Sa proposition de loi n’est pas laïque, elle est islamophobe et raciste, son seul objectif est de stigmatiser les étudiantes qui portent le voile.

A l’inverse, la laïcité que nous défendons se construit autour de trois piliers, la liberté de conscience, la neutralité de l’état et le rôle des politiques publiques pour construire du commun dans la société. Aucun d’entre eux n’est remis en cause par le port de signes religieux par les étudiants. A moins de faire preuve de mauvaise foi, en considérant que l'affichage d'un signe religieux par un étudiant limite la liberté de conscience de son voisin, le premier pilier ne fait pas partie du débat. Le second pilier est déjà garanti par la loi dans le service public d’enseignement supérieur. La neutralité s'applique aux agents de l’état et non aux étudiants. Ceux qui l’ébranlent, ce sont les enseignants qui refusent de faire cours aux étudiantes portant le voile, imposant leur idéologie islamophobe au service public. Enfin, le troisième pilier est une mission que l’enseignement supérieur assume largement. Nos universités, par la transmission de la connaissance, le développement de l’esprit critique et le débat démocratique, rassemblent des jeunes de toutes les origines et de toutes les croyances. S’il est nécessaire de faire avancer la laïcité sur ce terrain, c’est en poursuivant la démocratisation des études, au point mort depuis une dizaine d’années, que nous y parviendrons. Pas en faisant le choix d’exclure certaines femmes des universités.

Pourquoi refuser cette interdiction au nom du féminisme ? Cet argument est lui aussi manipulé. Nicolas Sarkozy, très éloigné des préoccupations féministes pendant son mandat, a récemment déclaré, au nom de l’égalité entre les femmes et les hommes, que « les femmes voilées n’ont pas leur place dans la république ». Là encore, nous ne nous contentons pas de dénoncer la manipulation et nous réaffirmons notre combat féministe. Il s’oppose à toutes les formes de la domination patriarcale. Définir le corps des femmes comme un objet sexuel, qui devrait se dissimuler ou s’exposer particulièrement selon les occasions, est une des stratégies de cette domination. Elle se concrétise aussi bien dans les publicités sexistes qu’à travers des dogmes religieux, y compris certains se revendiquant de l’islam et utilisant le voile comme outil de domination. Mais il existe une différence entre combattre un système de domination et stigmatiser les femmes musulmanes. Nous refusons de rentrer dans un débat qui devrait définir quel est le degré d’habillement prouvant l’émancipation d’une femme, le voile, le décolleté ou la mini-jupe. Sans nier la capacité d’un système de domination à être intériorisé par un individu, notre combat politique consiste à défendre la liberté des femmes à se vêtir comme elles le souhaitent. Dit d’une autre façon, hors de question de légiférer pour décider de la façon dont les femmes s’habillent.

Refuser les stigmatisations et les discriminations dans l’enseignement supérieur est un combat permanent. C’est une condition pour rassembler tous les étudiants derrière un combat de transformation sociale, pour que notre service public d’enseignement supérieur soit un outil au service de l’égalité et de l’émancipation.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:55

Le Hamas sur la liste égyptienne des organisations terroristes (Reuters)

La justice égyptienne a ajouté le Hamas palestinien à sa liste des organisations terroristes, a-t-on confirmé Samedi 28 Février 2015 de source judiciaire.

Les brigades Ezzedine al Kassam, aile militaire du mouvement, avaient déjà été inscrites fin janvier sur cette liste noire où figurent également les frères musulmans.

Le mouvement de la résistance islamique est issu de la confrérie qui fait l'objet d'une intense répression en Egypte depuis l'éviction du président Mohamed Morsi, déposé par l'armée en juillet 2013.

Le Caire l'accuse de partager la même idéologie qu'Ansar Baït al Makdis, groupe armé du Sinaï qui s'est rallié à l’Etat Islamique et multiplie les attentats contre les symboles du pouvoir.

« La cour a jugé que le Hamas devait être inscrit sur la liste des organisations terroristes », a déclaré à Reuters Samir Sabry, un des avocats à l'origine de la plainte contre le mouvement palestinien.

Cette décision de justice risque de grandement compliquer les relations entre les autorités égyptiennes et le mouvement palestinien qui contrôle la bande de Gaza, frontalière de l'Egypte.

« La décision de la justice égyptienne est choquante et dangereuse, elle vise le peuple palestinien et les factions de sa résistance », a réagi le Hamas dans un communiqué.

En janvier déjà, à la suite de la décision visant les seules brigades Ezzedine al Kassam, une source proche du mouvement palestinien avait indiqué que l'Egypte ne serait plus considérée comme un médiateur dans son conflit avec Israël. Depuis des années, à chaque conflit armé, Le Caire a joué un rôle central dans la recherche de cessez-le-feu entre les parties, y compris lors de la guerre de l'été dernier.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:48

http://www.infolibre.es/noticias/politica/2015/02/27/las_marchas_dignidad_vuelven_madrid_para_clamar_contra_quot_los_perversos_efectos_las_politicas_austeridad_quot_29060_1012.html

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-les-marches-de-la-dignite.html

Les Marches de la Dignité reviennent à Madrid pour crier contre « les effets pervers des politiques d’austérité »

La manifestation, convoquée pour le Samedi 21 Mars 2015, partira à 18 heures de la place Colomb, où convergeront des colonnes venues de différentes régions d’Espagne

Les organisateurs affirment que « la campagne de publicité du Parti Populaire pour vendre l’idée que nous sommes sortis de la crise va à l’encontre de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la majorité sociale ».

Par Alvaro Sanchez Castrillo

Vendredi 27 Février 2015

Les marches de la dignité retourneront dans les rues de Madrid Samedi 21 Mars 2015 avec comme objectif l’exigence d’une « vie digne » et sous le slogan classique de « pain, travail, toit et dignité ». La mobilisation, selon ceux qui les convoquent, sera organisée de la même manière que les deux éditions antérieures, des colonnes de manifestants en provenance de toute l’Espagne conflueront à 18 heures sur la place Colomb, point de départ de la marche, tandis que d’autres les rejoindront tout au long du parcours.

De cette façon, le mouvement citoyen reviendra pour protester dans la capitale une année après l’énorme manifestation du 22 mars 2014, qui avait réuni deux millions de personnes et cinquante mille selon la délégation du gouvernement, voir les articles au sujet de cette manifestation et du caractère fantaisiste de ce dernier chiffre sous l’onglet Espagne de ce site, qui se déroula de manière pacifique jusqu’à ce qu’à la fin commencent les troubles et les charges policières. Une centaine de personnes furent blessées, la majeure partie légèrement, dont soixante-sept policiers. Les incidents aboutirent à l’arrestation de onze personnes.

Le communiqué des marches de la dignité, publié Vendredi 27 Février 2015, indique que « la situation ne s’est pas améliorée et les conséquences des effets pervers des politiques d’austérité imposées par la troïka, composée de la commission européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI), s’amplifient contre la majorité sociale de l’état espagnol ».

Les organisateurs assurent dans le manifeste d’appel que « la dure réalité dément les affirmations du gouvernement du Parti Populaire et sa campagne de marketing vendant l’idée que nous sommes sortis de la crise », une affirmation qui est vue par les organisateurs comme « se heurtant à la situation dans laquelle se trouve la majorité sociale ».

Les marches de la dignité rappellent également que le taux de chômage est toujours de vingt-quatre pour cent de la population, « avec plus de cinq millions et demi de personnes au chômage » et soulignent que « les emplois créés sont précaires, avec des salaires de misère, ce qui fait que l’on peut actuellement être pauvre tout en ayant un emploi ». En outre, les organisateurs affirment aussi que « la différence salariale entre les hommes et les femmes est de vingt-quatre pour cent, le chômage des jeunes dépasse cinquante-cinq pour cent » et la perte du pouvoir d’achat des retraites et le taux de sa revalorisation sont considérés comme « une honte ».

Le manifeste d’appel fait aussi écho à la préoccupation vis-à-vis « de l’augmentation alarmante de la pauvreté, qui se situe à trente pour cent de la population, de la précarité sociale, des expulsions de logement et de la pauvreté énergétique », le fait de ne pouvoir utiliser l’électricité, soit pour économiser ou parce qu’elle a été coupée. « Cette année, des gens sont morts en raison de la situation précaire des ménages », ajoute le texte.

La corruption et la « loi mordaza »

Au sujet de la corruption, le mouvement citoyen dénonce « le vol de cinq pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) » comme conséquence des irrégularités fiscales et des actes de corruption.

« La politique fiscale bénéficie aux personnes les plus aisées, faisant retomber la charge fiscale sur la classe laborieuse et la majorité sociale », signale le manifeste, qui ajoute « qu’augmente le nombre des millionnaires ainsi que celui des pauvres, élargissant ainsi la brèche sociale ».

En dernier lieu, les organisateurs s’élèvent contre « la loi de sécurité citoyenne et la réforme du code pénal, qui ont pour objet la réduction des droits et des libertés dans le but de faire taire un peuple qui souffre et que l’on appauvrit comme moyen de domination et d’exploitation ».

Pour toutes ces raisons, les Marches de la Dignité exigent un « programme minimum autour de différents piliers, le non-paiement de la dette, la défense des services publics, un travail digne accompagné de droits et d’un salaire suffisant, la réduction de la journée de travail et la rente de base, le droit à décider des personnes, des peuples et des nations, la défense des droits des femmes et un avenir pour notre jeunesse, en opposition à la précarité du travail et sociale, contre la répression et la loi mordaza, contre le traité transatlantique, pour le droit au logement digne et contre l’OTAN ».

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:09

Une décision de justice menace les élections législatives en Egypte (Reuters)

La cour constitutionnelle suprême d'Egypte a annulé, Dimanche Premier Mars 2015, un article de la loi électorale, décision susceptible de repousser la tenue des élections législatives programmées pour les mois de mars et d’avril 2015.

L'Egypte n'a plus de parlement depuis juin 2012, lorsque l'assemblée a été dissoute par décision de justice.

Le juge Anwar al Asy a précisé que l'article invalidé du décret présidentiel porte sur le découpage des circonscriptions électorales.

De sources judiciaires, on indique que le tribunal administratif se réunira dans le courant du mois de mars 2015 pour juger si les élections doivent ou non être repoussées.

Sans attendre, le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a ordonné à son gouvernement d'amender les textes législatifs encadrant les élections législatives.

« Le président a donné des directives au gouvernement pour procéder rapidement aux changements législatifs nécessaires des lois organisant ce processus électoral », peut-on lire dans un communiqué émanant de la présidence égyptienne.

La commission électorale a annoncé pour sa part qu'elle travaillait à un nouveau calendrier.

Ce scrutin est l'ultime étape de la transition politique annoncée par l'armée en juillet 2013 après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi, premier chef d’état démocratiquement élu dans l'histoire de l'Egypte.

Le calendrier dévoilé début janvier 2015 par la commission électorale nationale prévoyait la tenue de ces élections en deux phases, les 22 et 23 mars 2015 puis les 26 et 27 avril 2015.

« La commission travaille sur la définition d'un nouveau calendrier pour les dispositions électorales », a déclaré à Reuters son porte-parole, le juge Omar Marwan.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:05

« Djihadi John » lié au réseau d’un attentat manqué à Londres (Reuters)

Mohammed Emwazi, le bourreau britannique de l'Etat Islamique surnommé « Djihadi John » qui a été identifié cette semaine, faisait partie d'un réseau en contact avec un homme condamné pour un attentat manqué à Londres en 2005, disent les autorités britanniques dans des documents repris Dimanche Premier Mars 2015 par la presse.

Plusieurs vidéos du mouvement djihadiste le montrent décapitant ses victimes après s'être exprimé en anglais avec l'accent britannique, ce qui lui a valu son surnom.

Cagoulé et vêtu de noir, il aurait ainsi exécuté trois américains, deux britanniques et plusieurs syriens. Son identité, dévoilée jeudi par le Washington Post, a été confirmée de sources proches des autorités américaines.

Les documents publiés dimanche par l'Observer et le Sunday Telegraph, qui sont consultables sur internet, portent sur les auditions réalisées en 2011 et 2013 de deux londoniens d'origine iranienne et éthiopienne désignés sous les noms de codes CE et J1 qui étaient en contact avec lui.

On y apprend que Mohammed Emwazi est connu depuis 2011 des services de sécurité britanniques qui le soupçonnaient de participer financièrement et matériellement à des « projets terroristes » en Somalie.

Selon eux, il appartenait à un réseau formé d'une douzaine de membres, dont J1, qui a eu des contacts téléphoniques avec Hussain Osman la veille de l'attentat manqué de juillet 2005 pour lequel il a été condamné en 2007 à quarante ans de prison.

Deux semaines plus tôt, le 7 juillet 2005, des attentats commis par un autre réseau islamiste avaient fait cinquante-deux morts dans les transports londoniens.

Le cas de « Djihadi John » a donné lieu à une polémique sur le rôle des services de renseignement. L'opposition travailliste accuse le gouvernement conservateur de David Cameron, qui briguera un nouveau mandat le 7 mai 2015, de leur avoir « lié les mains ».

Une autre controverse, qui porte sur les moyens à mettre en oeuvre pour empêcher les imams radicaux de prêcher, oppose les tories à leurs partenaires du parti libéral démocrate.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:08

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/02/le-gouvernement-turc-et-le-pkk-proches-d-un-accord_4585761_3214.html

Le gouvernement turc et le PKK proches d’un accord

Par Marie Jégo, correspondante du Monde à Istanbul

Lundi 2 Mars 2015

C’est depuis le palais de Dolmabahçe, la superbe résidence des derniers sultans et l’ultime demeure d’Atatürk sur les bords du Bosphore à Istanbul, que les rebelles kurdes et le gouvernement turc ont effectué une déclaration historique, Samedi 28 Février 2015. « La Turquie est plus proche que jamais d’un accord de paix », a déclaré Sirri Sureyya Önder, député du parti démocratique du peuple (HDP) pro-kurde, à l’issue de la conférence de presse tenue avec le vice-premier ministre Yalçin Akdogan et le ministre de l’intérieur Efkan Ala.

Sirri Sureyya Önder a lu la proposition d’Abdullah Öcalan, le chef du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) invitant les rebelles à déposer les armes. « J’appelle le PKK à convoquer un congrès extraordinaire au printemps pour prendre la décision stratégique et historique de désarmer, il est temps de passer du combat armé à la lutte politique », a écrit le chef kurde depuis l’îlot-prison d’Imrali, en mer de Marmara, où il purge une peine de prison à perpétuité.

L’accord est le fruit de deux années de discussions entre les kurdes du PKK, leur chef et le gouvernement islamo-conservateur turc. Tous semblent bien décidés à mettre fin à la guerre qui fait rage depuis trente ans au sud-est du pays, quarante mille morts, des millions de déplacés et trois mille villages kurdes détruits. Outre l’appel à désarmer, le message d’Abdullah Öcalan comporte dix revendications.

« Patrie commune »

Jusqu’ici, personne ne savait exactement ce qu’il y avait dans l’enveloppe du processus de paix. Les députés du HDP faisaient la navette entre la cellule d’Abdullah Ocalan, le siège du gouvernement turc et le fief du haut commandement militaire des rebelles dans les monts Kandil, au nord de l’Irak. Des discussions avaient lieu, sans qu’il soit possible de dire sur quoi elles portaient. Avec l’annonce des dix revendications, une feuille de route est esquissée.

Ces dix points sont assez vagues, sans doute à dessein, pour ne pas irriter les opinions. Si un pas de géant a été franchi, personne aujourd’hui ne niant plus l’existence du « problème kurde », aucune des deux parties n’a intérêt à révéler de façon trop détaillée les détails des négociations. Les propositions d’Abdullah Ocalan évoquent une « patrie commune » mais le mot « autonomie » en est absent. L’accent est mis sur la nécessité de graver les droits démocratiques des kurdes, quinze millions de personnes, dans le texte de la nouvelle constitution.

C’est là que les intérêts des rebelles kurdes coïncident avec ceux des islamo-conservateurs au pouvoir. Le 7 juin 2015 auront lieu en Turquie des élections législatives cruciales pour le président Recep Tayyip Erdogan. Aux manettes depuis 2002, son parti de la justice et du développement (AKP) ambitionne d’obtenir la majorité des deux tiers à l’assemblée nationale afin de modifier la constitution. Recep Tayyip Erdogan, qui a été élu président haut la main en août 2014, veut se tailler un costume à la mesure de ses ambitions en tant que chef tout puissant de l’exécutif. Sa priorité absolue est donc de faire adopter une nouvelle loi fondamentale avec des pouvoirs présidentiels élargis.

Dans l’esprit des kurdes, la nouvelle constitution est importante. Elle devra mentionner leur existence en tant que peuple fondateur de la Turquie, à égalité avec les turcs. Parmi les dix propositions faites par le chef kurde, il est question de l’avènement d’une « république démocratique » où les droits du peuple kurde seront garantis. La nécessité d’un « statut régional et national » est évoquée.

Les deux parties sont pressées. L’AKP compte sur les voix des kurdes aux élections législatives du 7 juin 2015 et le parti HDP veut rallier les votes des électeurs du centre gauche, tandis que la branche armée, le PKK, dynamisée par les succès de ses combattants contre l’Etat Islamique dans le nord de la Syrie, entend en finir avec son image « d’organisation terroriste ».

Qualifié « d’historique » par les médias, l’accord souligne l’esprit pragmatique du gouvernement islamo-conservateur. C’est la première fois qu’un gouvernement va aussi loin pour résoudre la question kurde, source d’instabilité pour la Turquie et frein majeur au développement des régions kurdophones dans le sud-est du pays.

Le premier ministre Ahmet Davutoglu, selon lequel « toute discrimination entre turcs et kurdes, entre sunnites, sera désormais impossible », a salué l’annonce, tandis que le président Recep Tayyip Erdogan a souhaité qu’elle soit « suivie d’effets ».

La direction militaire du PKK à Kandil réclame pour sa part « des mesures concrètes et radicales » en faveur des kurdes. Le coprésident du HDP, Salahattin Demirtas, a précisé Samedi 28 Février 2015 que le PKK ne renoncerait à la lutte armée que si un consensus était trouvé sur les dix points énoncés par Abdullah Ocalan. Les négociations s’annoncent difficiles. Comment concilier à terme l’aspiration des kurdes à plus d’autonomie régionale avec la volonté croissante de Recep Tayyip Erdogan de bâtir un pouvoir fort et centralisé ?

Le paquet de lois sécuritaires en cours d’adoption au parlement est un autre obstacle. A la pointe du combat contre ces textes, le HDP, vingt-six députés au parlement, a fait savoir par la voix de Salahattin Demirtas qu’ils étaient « incompatibles avec les pourparlers ». Le gouvernement, a-t-il regretté, « ne donne aucun espoir car il ne va pas dans le sens de la paix ».

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:29

http://www.syriahr.com/en/2015/03/ypg-and-rebel-battalions-reach-to-the-outskirts-of-jarablos-and-retake-about-300-villages-in-al-raqqa-and-aleppo

Les YPG et des bataillons rebelles atteignent la périphérie de Jarablous, et reprennent environ trois cent villages des provinces d’al Raqqa et d’Alep

Dimanche Premier Mars 2015

Les YPG, soutenus par des bataillons rebelles, prennent les villages de Zor Maghar, Zyara, Khrab Ato et al Bayyadeyyah situés sur l'Euphrate à la frontière syro-turque après de violents affrontements avec les militants de l’Etat Islamique.

Ainsi, le nombre de villages situés entre l'Euphrate et la ville de Kobani repris par les YPG depuis le 26 janvier 2015 serait d’au moins deux cent quatre-vingt-seize, et l’Euphrate serait la frontière entre les YPG et la ville de Jarablous située sur la rive ouest de la rivière tenue par l’Etat Islamique.

Pendant ce temps, de violents affrontements éclatent entre les deux parties de la ville de Sheiouk Tahtani et la périphérie de Sheiouk Foqani où la résistance de l’Etat Islamique est faible contrairement aux fronts du sud et de l'est qui ont été renforcés par des forces venant de la province d’al Raqqa dans une tentative d'entraver les progrès des YPG vers le principal bastion de l’Etat Islamique en Syrie qui est la ville d'al Raqqa.

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