Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:09

Des cadres de la CGT exigent le départ de la direction (Reuters)

Des cadres de la CGT demandent dans une pétition la démission en bloc de la direction de la centrale syndicale, pas seulement de son secrétaire général, Thierry Lepaon, sur la sellette depuis des révélations sur des dépenses engagées pour son compte.

La vocation de cette pétition, lancée lundi par des dirigeants régionaux et départementaux de la CGT du centre de la France, est de circuler dans toutes les fédérations de l'organisation, a déclaré Mercredi 10 Décembre 2014 à Reuters Armelle Bruant, cadre CGT à TDA Armements, dans le Loiret.

« Nous demandons le départ de Thierry Lepaon et de l’ensemble du bureau confédéral », a-t-elle ajouté. A ce jour, seul le trésorier de la confédération a démissionné.

La pétition accuse une « minorité de dirigeants » de porter atteinte à l'intégrité de toute la CGT et de ses militants par des pratiques « inacceptables. Ceux qui en sont à l'origine doivent collectivement et sans délai quitter les responsabilités qui leur ont été confiées ».

Parmi les premiers signataires figurent des secrétaires généraux d'unions locales et départementales, de comités régionaux ou de chômeurs, d'anciens membres de la direction nationale du centre, du nord et du sud-est de la France.

« Nous recevons et vérifions quantités de signatures chaque jour », a précisé Armelle Bruant.

Les appels à la démission de Thierry Lepaon se multiplient, de la base aux instances dirigeantes, depuis les révélations sur les frais engagés pour la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau et sur l'indemnité qu'il a perçue quand il a quitté ses responsabilités en Normandie.

La commission exécutive confédérale de la CGT a décidé lundi, à l'issue de près de dix heures de débats, de convoquer le 13 janvier 2015 une session extraordinaire du Comité Confédéral National (CCN), seule instance habilitée à destituer le secrétaire général.

« Tout cela a trop duré, cela suffit. Les militants dans les boîtes essuient des remarques. Lorsque je croise des patrons, ils ne se privent pas de m’en parler », a dit Armelle Bruant.

Au-delà de l'affaire Lepaon, les auteurs de la pétition font le procès de la politique de la première organisation syndicale française depuis le début des années 1990, ce qui vise aussi le prédécesseur de l'actuel secrétaire général, Bernard Thibault.

La crise actuelle, écrivent-ils, est le résultat d'une « capitulation » et d'une conception du syndicalisme qui a privilégié les rapprochements avec la CFDT, autre grand syndicat français, et « la négociation au détriment de l'action ».

Ils dénoncent un « alignement sur les conceptions réformistes du syndicalisme européen, un abandon du syndicalisme de lutte de classes, des gages donnés au patronat et au gouvernement et une bureaucratisation de l'appareil confédéral ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 19:57

Un ministre palestinien meurt lors d’un incident avec l’armée israélienne (Reuters)

Un ministre de l'Autorité Palestinienne est décédé Mercredi 10 Décembre 2014 peu de temps après une altercation avec des gardes-frontières israéliens en Cisjordanie, lors de laquelle un soldat l'a attrapé par le cou.

Ziad Abou Ein, cinquante-cinq ans, ministre sans portefeuille dans le gouvernement du président palestinien Mahmoud Abbas, participait à une manifestation contre des implantations israéliennes lorsqu'il s'est trouvé mêlé à des échauffourées impliquant une trentaine de militaires israéliens et des gardes-frontières, a constaté un journaliste de Reuters.

Un garde-frontière l'a attrapé par le cou et l'a brièvement tenu d'une main. Quelques minutes après, le ministre s'est effondré en se tenant la poitrine. Il est décédé lors de son transport vers la ville voisine de Ramallah.

On ignore les causes exactes de sa mort. Les résultats de l'autopsie menée par des experts palestiniens, israéliens et jordaniens devraient être connus dans la soirée.

Mahmoud Abbas a dénoncé un « acte barbare qui ne peut être ni toléré, ni accepté ». Il a décrété trois jours de deuil national et a promis de prendre « les mesures nécessaires » au terme d'une enquête.

« Nous sommes désolés de ce décès », a déclaré dans un communiqué le ministre israélien de la défense, Moshe Yaalon. Il a précisé qu'une enquête était en cours. « Il est important pour les deux parties de maintenir la sécurité et la stabilité et nous continuerons à coopérer avec l'Autorité Palestinienne », a-t-il ajouté.

« TERRORISME DE L'OCCUPATION »

Ce décès intervient dans un contexte de regain des violences entre palestiniens et israéliens depuis plusieurs semaines notamment autour de l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, à Jérusalem-Est.

Ziad Abou Ein avait été condamné pour le meurtre de deux jeunes israéliens dans un attentat à la bombe en 1979 puis libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers en 1985.

Mercredi, avec une centaine de militants étrangers et palestiniens du comité de résistance à la colonisation, une organisation gouvernementale palestinienne qu'il dirigeait, il participait à une marche pour aller planter des arbres près d'une colonie de peuplement lorsque le cortège a été arrêté à un point de contrôle improvisé, ont rapporté des témoins.

Peu avant de succomber, Ziad Abou Ein a parlé à des journalistes de télévision pour dénoncer, d'une voix haletante, « le terrorisme de l'occupation » visant le peuple palestinien.

« Nous sommes venus planter des arbres en terre palestinienne et ils nous attaquent immédiatement. Personne n'a jeté la moindre pierre », a-t-il dit.

Les commerçants de Ramallah ont fermé leurs boutiques en signe de protestation et des jeunes ont lancé des pierres en direction des forces de sécurité israéliennes protégeant une colonie en périphérie de la ville, ont dit des sources des services de sécurité palestiniens.

Des heurts se sont produits dans un camp de réfugiés près de Ramallah et un soldat israélien a grièvement blessé par balle un jeune palestinien, a-t-on appris de source médicale palestinienne.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 21:15

http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article77965

Du nord au sud, d’est en ouest, rencontres à l'étranger

Le Samedi 6 Décembre 2014, à 15 heures 30, la Fédération d’Izquierda Unida de France organisera une cérémonie à la Bourse du Travail de Paris permettant aux émigrés espagnols en France de rencontrer Alberto Garzón et Lara Hernández.

Lors de la réunion, à laquelle assisteront Alberto Garzón, candidat pour l'élection à la présidence du gouvernement, et Lara Hernández, candidate aux dernières élections européennes, comme invités spéciaux, les principaux problèmes des émigrants espagnols seront analysés et des solutions possibles seront discutées. Alejo Beltran, coordinateur d’Izquierda Unida Francia, interviendra également, et Juliette Linares, membre de l'assemblée d’Izquierda Unida de Paris, sera la modératrice. Suite à sa participation à la dernière Rencontre Programmatique d’Izquierda Unida, tenue la semaine dernière à Rivas Vaciamadrid, la Fédération d’Izquierda Unida de France continue de dénoncer la réalité vécue par de nombreux émigrants espagnols dans les pays d'accueil.

En fait, il y a plus de huit cent mille espagnols qui ont quitté le pays au cours des cinq dernières années, poussés par les difficultés économiques et sociales. Après avoir appris les dernières statistiques de l'émigration, principalement manipulées et minimisées par le gouvernement espagnol, Izquierda Unida revendique, maintenant plus que jamais, le droit de décider et le droit de retourner en Espagne.

Izquierda Unida revendique le droit de décider, en premier lieu, parce que les émigrants espagnols devraient avoir le droit de participer à la politique de leur pays et aux décisions prises dans ce domaine, beaucoup d'entre elles étant la cause de leur propre émigration.

Ainsi, Izquierda Unida Francia revendique le droit de la population espagnole résidant à l'étranger à une représentation parlementaire et au droit de vote.

Izquierda Unida revendique, deuxièmement, le droit à la visibilité des migrants et la reconnaissance de leurs problèmes. Comme d'autres fédérations d’Izquierda Unida à l’étranger, Izquierda Unida Francia revendique la garantie de la couverture sociale des émigrants espagnols pour terminer leur installation dans le pays d'accueil, et comme extension des pouvoirs du corps diplomatique, soutient les familles pour l’apprentissage de la langue et de la culture de leur nouveau pays, et soutient toutes sortes d'initiatives culturelles et associatives de ces collectifs.

Enfin, Izquierda Unida Francia réclame le droit au retour des espagnols dans la dignité grâce à des programmes de retour, et la reconnaissance du mérite en matière économique et sociale de ces personnes au cours de leur séjour à l'étranger.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 20:45

http://www.ccr4.org/Proces-de-Toulouse-Les-juges-n-ont-pas-pu-aller-aussi-loin-qu-ils-ne-l-auraient-voulu

La pression et la mobilisation ont empêché des peines exemplaires

Procès de Toulouse, les juges ne sont pas allés jusqu’où le pouvoir aurait voulu

Dimanche 7 Décembre 2014

Cent vingt heures de Travaux d’Intérêt Général en remplacement d’une peine de prison ferme, deux fois deux mois avec sursis et mille cent euros d’amende, les condamnations qui sont tombées au tribunal de Toulouse, Jeudi 3 Décembre 2014, sont dures. On reprochait, fondamentalement, aux camarades jugés d’avoir défié l’interdiction de manifester qui frappe plusieurs villes de France depuis le meurtre de Rémi Fraisse.

Néanmoins, le juge et ses assesseurs n’ont pas suivi les réquisitions du procureur qui avait exigé bien plus. Les peines délivrées sont, par ailleurs, moins lourdes que lors des comparutions immédiates, début novembre 2014.

Les camarades ont eu le temps de préparer leur procès avec les avocats, d’une part, mais ont également été épaulés par une importante campagne de soutien ayant son origine à l’université du Mirail où un vent de révolte souffle depuis quelques semaines maintenant.

Mercredi 3 Décembre 2014, meeting concert en soutien aux inculpés

La semaine a commencé Mardi 2 Décembre 2014, par une nouvelle journée d’assemblée générale, au Mirail, de façon à permettre d’organiser le plus largement possible le meeting-concert de soutien aux inculpés de Toulouse du lendemain. Ouvert à 18 heures 30 et clôturé, en musique, après minuit, le meeting-concert a été un réel succès de la campagne de solidarité. Organisé au sein de l’amphi numéro huit, dans le bâtiment de l’Arche, la première partie a réuni deux cent cinquante personnes venues écouter les interventions des différents secteurs mobilisés autour des questions de répression à Toulouse, au Testet, mais également ailleurs. Plusieurs ont pris la parole, à commencer par ‎le camarade jeune du NPA qui comparaissait le lendemain, Gaëtan, pour les inculpés, des camarades des différents campus toulousains, du Mirail, de Paul Sabatier, de l’Arsenal, mais également de l’ESAV, du mouvement lycéen, de la ZAD du Testet ainsi qu’une camarade postière. Pendant qu’en parallèle se tenait à Paris un rassemblement en soutien aux camarades toulousains appelé, notamment, par Solidaire, Sud PTT, le DAL, la Confédération Paysanne, le NPA, Ensemble, la Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire et le Parti de Gauche, tous les intervenants du Mirail ont illustré la logique policière qui vertèbre la politique du gouvernement, Jean-Luc Moudenc, le maire UMP de Toulouse, n’étant pas en reste. L’édile, ami de l’ordre et de la police municipale, qu’il a décidé de réarmer, avait demandé des peines exemplaires contre les manifestants de novembre inculpés. En tout, ce sont six cent personnes qui sont passées à un moment ou à un autre de la soirée.

Jeudi 4 Décembre 2014, rassemblement en soutien aux camarades pendant le procès

Jeudi matin, les équipes militantes mobilisées ont fait le tour des amphis du Mirail ainsi que du restaurant universitaire pour appeler les étudiants à participer au rassemblement de soutien de l’après-midi qui a commencé à 13 heures. Même si certaines des quatorze organisations signataires de l’appel n’ont guère mobilisé, le rassemblement a réuni jusqu’à trois cent personnes au moment le plus fort de la mobilisation, elle s’est prolongée jusqu’à 18 heures 30, lorsque les camarades sont sortis du palais de justice, plusieurs prises de parole ponctuant l’après-midi, dont celle de Philippe Poutou, pour le NPA. Le rassemblement était, néanmoins, fondamentalement porté par les étudiants du Mirail ainsi que par les personnels. En grève Jeudi 4 Décembre 2014, à l’appel de l’assemblée générale des grévistes du Mardi 25 Novembre 2014 et de l’intersyndicale FSU-CGT-Sud, la participation d’une quarantaine d’entre eux était plutôt une gageure à une époque surtout marquée par les élections professionnelles. Jusqu’au bout, le rassemblement s’est déroulé dans une excellente ambiance, en dépit de la forte présence policière, ce qui n’a pas empêché les manifestants de lancer tout au long de l’après-midi des slogans, « libérez nos camarades », « au Mirail, à Paul Sabatier, à l’Arsenal, qui sème la misère, récolte la colère », des slogans qui étaient, par ailleurs, entendus jusque dans la salle d’audience, faisant chaud au cœur des camarades inculpés.

Des juges aux ordres du gouvernement, mais qui ont dû tenir compte de la mobilisation

Dans la salle d’audience, trois des quatre camarades convoqués étaient présents. Le procureur a chargé les inculpés, accusés, fondamentalement, de participation à manifestation interdite. Systématiquement, cependant, le juge et ses assesseurs ont refusé de suivre l’avis du ministère public. C’est bien entendu le fruit, tout à la fois, de la pression politique et militante qui a été construite de façon à soutenir un maximum l’ensemble des camarades inculpés ces derniers temps.

Certes, les camarades n’ont pas été relaxés. La justice, en dernière instance, ne pouvait pas se déjuger et encore moins se placer en porte à faux avec le ministère de l’intérieur.

La police s’était en effet constituée partie civile dans des dossiers montés de toute pièce, les camarades étant par exemple accusés de violences volontaires contre des agents de police qui, à l’image des voltigeurs de Pasqua, mais sans moto, « nettoient » les fins de manifestations et sont rompus à l’arrestation musclée.

Les camarades sont libres et avec nous

En revanche, là où le procureur avait requis de la prison ferme pour un camarade, le juge et ses assesseurs ont demandé un aménagement en cent vingt heures de Travaux d’Intérêts Généraux, là où le premier avait demandé des peines avec sursis plus lourdes contre Bénédicte, marionnettiste, arrêtée en tant que « clown blanc » le premier novembre, et Gaëtan, militant étudiant à Solidaire et camarade du NPA de Haute Garonne, qui a nié les violences mais a revendiqué la manifestation, les camarades ont été condamnés à deux mois avec sursis, assortis d’une amende de mille cent euros pour le dernier camarade, requalifiant y compris certains chefs d’accusation, dont « violence volontaire sur agent » en « tentative de violence », ce qui ne figure nulle part au code de procédure pénale. Aujourd’hui, cependant, les camarades sont libres et avec nous.

Le combat continue, libérez nos camarades

D’autres procès sont prévus, à Toulouse, les 9 et 17 décembre 2014. En effet, après les interdictions de manifestation à la chaîne, la justice procède à des jugements groupés.

L’ensemble des camarades arrêtés en marge des mobilisations, qui n’ont pas seulement fait l’objet d’un rappel à la loi et ont été déférés, ont été condamnés. Cela indique clairement la détermination du gouvernement à taper dur pour faire taire toute contestation. A Toulouse, cependant, même si la justice reste droite dans ses bottes, une mobilisation organisée de la jeunesse, ayant les étudiants du Mirail comme fer de lance, capable de s’adresser largement à d’autres secteurs ainsi qu’à l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier et de la jeunesse, a démontré qu’il était possible de faire reculer les juges, au moins partiellement. C’est en ce sens aussi que la bataille doit se poursuivre et s’étendre, pour les camarades qui viennent de passer en procès comme en vue de ceux du 9 et du 17 décembre 2014. C’est en ce sens qu’il faut continuer à mobiliser pour la relaxe et l’amnistie des condamnés.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:10

L’élection présidentielle grecque avancée au 17 décembre (Reuters)

Le gouvernement grec a nommé Mardi 9 Décembre 2014 l'ancien commissaire européen Stavros Dimas comme candidat à l’élection présidentielle pour le scrutin à quitte ou double du 17 décembre qui pourrait déboucher sur des élections législatives anticipées et fait plonger la bourse d'Athènes.

La décision du gouvernement d'avancer de deux mois la date de l'élection du chef de l’état par le parlement laisse penser que le premier ministre conservateur Antonis Samaras croit davantage en la possibilité de rallier suffisamment de députés derrière un candidat, déclarent certains analystes.

Deux petites formations, le parti de la gauche démocratique et le parti des grecs indépendants, ont d'ores et déjà prévenu qu'elles ne voteraient pas en faveur du candidat nommé par le gouvernement. La gauche démocratique a cependant fait savoir qu'elle discuterait à nouveau de la question mercredi.

Les députés procéderont à l'élection à partir du 17 décembre et non pas le 15 février comme initialement prévu.

Pour être élu, un candidat doit rallier les suffrages d'au moins cent quatre-vingt des trois cent élus de la vouli, le parlement mono caméral grec. Or le gouvernement de coalition grec ne peut en l'état compter que sur cent cinquante-cinq députés et la loi électorale grecque stipule que le parlement doit être dissous et que de nouvelles élections législatives doivent être organisées si les députés se retrouvent dans l'incapacité d'élire le président.

« Lorsque l'actuel parlement élira le président à la fin du mois, les nuages se dissiperont et le pays sera prêt à entrer officiellement dans l'ère de l'après plan de renflouement », a dit Antonis Samaras dans une allocution télévisée.

SYRIZA EN TÊTE DES SONDAGES

Le chef du gouvernement a dit voir en Stavros Dimas un homme « pour qui les grecs ont de l'estime et qui jouit aussi du respect de la communauté internationale ».

Avocat de soixante-treize ans, Stavros Dimas, qui s'est fait élire député pour la première fois en 1977, est une figure de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur d'Antonis Samaras, dont il est vice-président depuis 2010.

Commissaire européen à l’environnement de 2004 à 2009, il a détenu plusieurs portefeuilles, dont celui de ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de techniciens au pouvoir à l'apogée de la crise grecque en 2011 et en 2012.

Les sondages donnent actuellement le parti Syriza, ancré à gauche, en tête des intentions de vote en cas d’élections législatives anticipées. Le parti d'Alexis Tsipras a salué la décision d'avancer la date de l’élection présidentielle, estimant que cela ouvrira la voie à des élections législatives dont, selon lui, le pays a grandement besoin.

Cette incertitude politique a provoqué un vif regain de tension sur les marchés financiers, l'indice de la bourse d'Athènes a perdu 12,8%, sa plus forte chute en une journée depuis le 26 novembre 1987. Le rendement des obligations d’état grecques à dix ans a grimpé de plus de soixante-dix points de base à 8,07%.

Antonis Samaras joue actuellement sa survie politique sur une sortie prochaine de la Grèce du plan de renflouement du FMI et de l'Union Européenne.

Il souhaitait initialement libérer son pays du plan avant fin décembre mais lundi soir, les ministres des finances de la zone euro ont conclu un accord sur une prorogation de deux mois de ce plan d'aide de deux cent quarante milliards d'euros en vigueur depuis 2010.

Cette prolongation semblait inévitable en l'absence d'accord entre Athènes et la « troïka » sur les conditions permettant le versement d'une dernière enveloppe d’un milliard huit cent millions d'euros et la mise à disposition d'une ligne de crédit de précaution pour accompagner le retour de la Grèce sur les marchés.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:55

Démission du trésorier de la CGT, Thierry Lepaon sur la sellette (Reuters)

Le trésorier de la CGT, Eric Lafont, a présenté Mardi 9 Décembre 2014 sa démission à la commission exécutive confédérale réunie pour examiner les suites de ce qui est devenu « l'affaire Lepaon », a-t-on appris de source interne à l'organisation syndicale.

Le secrétaire général de la CGT est de nouveau sur la sellette en raison des révélations sur les frais engagés pour rénover son domicile et son bureau, ainsi que sur une indemnité d'une trentaine de milliers d'euros perçue quand il a quitté la direction du comité régional de la CGT de Normandie.

Thierry Lepaon s'était défendu début novembre en invoquant des « failles majeures dans le fonctionnement interne de la prise de décision » et avait mis indirectement en cause le trésorier, également membre du bureau confédéral de l'organisation.

« Eric Lafont a démissionné », a déclaré mardi à Reuters un haut responsable de la centrale syndicale.

Les voix demandant le départ du secrétaire général se multiplient, de la base aux instances dirigeantes de la CGT.

Lors d'une réunion du bureau confédéral, vendredi, Thierry Lepaon a obtenu un répit en repoussant les demandes de réunion extraordinaire du Comité Confédéral National (CCN), le parlement de la CGT, seul habilité à le démettre.

Mais la question sera vraisemblablement de nouveau posée au sein de la commission exécutive, dont la réunion devrait se prolonger jusqu'en milieu d'après-midi mardi.

Elle doit notamment entendre un rapport de la commission financière de contrôle de la CGT, chargée début novembre par le CCN de faire la lumière sur d'éventuels « dysfonctionnements ».

Selon un dirigeant de la CGT, si la décision de convoquer un CCN extraordinaire était effectivement prise, cela marquerait le début d'une procédure de destitution de Thierry Lepaon.

Le secrétaire général a tenté la semaine dernière de négocier avec les dirigeants de plusieurs grandes fédérations, dont la métallurgie, l'énergie, les transports, la santé, les travailleurs d'Etat et les cheminots, son maintien à la tête de l'organisation jusqu'à la fin de son mandat, en 2016.

Selon un dirigeant de fédération, il aurait promis en échange de soutenir, pour sa succession, le secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie, Philippe Martinez.

L'IMAGE DE LA CGT ATTEINTE

Cette tactique semble cependant avoir fait long feu.

« Cela a marché le temps de la réunion du bureau confédéral. Ces fédérations n'ont pas demandé la convocation d'un CCN extraordinaire », raconte à Reuters le même responsable. « Mais cela a fait beaucoup de bruit en interne. Ce n'est pas comme cela qu'un secrétaire général doit se comporter. La solution la plus sage serait qu'il se retire et qu'on aille vers une solution transitoire ou un congrès », ajoute-t-il, tout en admettant qu'aucun autre dirigeant de la CGT ne sort du lot aujourd'hui pour lui succéder. Une analyse partagée par d'autres hauts responsables de la CGT.

Cette crise ne remet pas seulement en cause la crédibilité de Thierry Lepaon, devenu secrétaire général par défaut en 2013 au terme d'un laborieux processus de succession.

Elle écorne également l'image de son prédécesseur, Bernard Thibault, à qui il est reproché de n'avoir pas préparé celle-ci et d'avoir laissé une organisation mal en point.

Selon un sondage IFOP publié dimanche par Ouest-France, la cote de la CGT auprès des français a reculé de quatorze points en un an, de quarante-cinq pour cent d'avis positifs en 2013, juste avant l'élection de son actuel secrétaire général, à trente et un pour cent en 2014, tandis que le taux de mauvaises opinions a bondi de quarante-huit pour cent à soixante-trois pour cent.

IFOP estime que, si le contexte syndical morose peut expliquer partiellement ce résultat, il est également « en partie imputable à l'agitation médiatique continue des derniers mois autour du train de vie de Thierry Lepaon ».

Cela devrait notamment se traduire dans les résultats des élections professionnelles de la fonction publique, attendus mardi après-midi. Ils marqueront probablement un recul de la CGT, qui a déjà perdu du terrain dans certains de ses bastions traditionnels comme la SNCF.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 21:12

http://www.okeanews.fr/20141208-en-grece-les-emeutiers-sont-aussi-des-policiers-en-civil?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

En Grèce, les émeutiers sont aussi des policiers en civil

Les émeutes de samedi ont encore montré ce que peu de médias précisent concernant la Grèce, des policiers en civils font office d’agents provocateurs et n’hésitent pas à endommager les biens publics. De nombreux témoignages attestent encore de ces faits lors des violences du Samedi 6 Décembre 2014.

Plusieurs vidéos intéressantes ont été filmées samedi dernier lors des émeutes importantes qui ont eu lieu dans plusieurs villes du pays après les manifestations en souvenir de la mort d'Alexis Grigoropoulos, assassiné par un policier le 6 décembre 2008 alors qu'il avait quinze ans.

Sur une vidéo filmée dans le quartier d'Exarchia à Athènes et postée sur YouTube par la radio Sto Kokkino, on peut voir clairement ce qui pourrait ressembler à « une bande de hoodies ou d'émeutiers violents » passant derrière une équipe de la police anti-émeute qui, « surprise », ne réagit pas.

Comme le précise Kostas Kallergis sur son blog, on ne parle pas ici de rumeurs ou de théorie du complot, mais bien de faits concrets qui ont été observés lors de nombreuses manifestations ces dernières années.

« Les manifestants grecs mentionnent souvent l'existence de policiers en civil et d'agents provocateurs infiltrés dans les manifestations en Grèce. J'avais l'habitude de croire que c'était une sorte de théorie du complot jusqu'à ce que je commence à assister à des manifs après 2009. Les médias internationaux ont été réticents à signaler cela, à quelques exceptions près, avec des correspondants ayant de la difficulté à croire que de telles pratiques totalitaires sont encore utilisées aujourd'hui dans un pays de l'Union Européenne ».

Même constat pour Yiannis Baboulias, journaliste pour plusieurs médias anglophones, concernant les épisodes de samedi, « on les a vus clairement et cela est confirmé par moi et par d'autres comme le Huffington Post Grèce ».

Yiannis Baboulias précise par ailleurs sur twitter, « pour clarifier sur l'incident de la nuit dernière, j'ai vu un groupe de cinquante personnes qui ressemblaient à des blacks blocks et des manifestants qui se dirigeaient vers Exarchia. Au début, je pensais que c'étaient des manifestants, et que l'escouade anti-émeute en face de moi allait charger. Mais j'ai entendu leur radio leur disant de faire marche arrière. Quand je les ai vus de près, ils avaient tous des écouteurs et plus tard ils ont été photographiés brisant et brûlant des choses autour d'Exarchia.

« La députée de Syriza María Bólari a vu, Samedi 6 Décembre 2014, un policier incendier une benne à ordures au centre-ville d’Athènes et d’autres policiers insulter les citoyens, passants comme manifestants. Et à Thessalonique au même moment, des policiers brisaient les vitres du bâtiment de la centrale ouvrière intersyndicale pour y projeter des grenades chimiques sur les manifestants qui s’y étaient enfermés. Même attitude à Athènes, lorsque les forces des MAT sont descendues dans la station du métro située sous la place Omónia, dans une véritable chasse à l’homme inondant la station de leur gaz si familier ».

Sur une autre vidéo, cette fois diffusée par la chaîne Mega, vraisemblablement lors de la manifestation dans la ville de Patras, dans le Péloponnèse, on peut voir deux policiers anti-émeute placer un cocktail Molotov dans un sac à dos.

Là encore, ces pratiques sont connues en Grèce, elles visent la plupart du temps à impliquer des manifestants en les arrêtant et en leur présentant un soit disant sac à dos qui leur appartiendrait et qui, bien sûr, contient pierres ou cocktails Molotov.

Un photographe-reporter m'a même raconté que, lors d'une de ces manifestations, il s'est fait arrêter par un membre de la MAT (CRS) qui lui a demandé d'ouvrir son sac. Le policier était prêt à y mettre des pierres quand il s'est aperçu que le sac contenait des objectifs. Il l'a donc laissé partir, se disant sans doute que sa crédibilité serait en doute s'il revenait au poste avec un photographe-reporter accusé d'avoir des pierres dans son sac à dos qui contient du matériel photographique.

Mais samedi soir, encore, des CRS ont été observés en pleine séance de punching-ball

Et puisque depuis quelques semaines, la police anti-émeute poursuit jusque dans les habitations ou les bâtiments publics, la défense s'organise, comme à Thessalonique.

Et comme les MAT avaient sans doute encore soif, ils ont à nouveau attaqué le kiosque d’Exarchia, blessant une personne au passage avec une grenade assourdissante.

Alors dormons tranquille, la démocratie grecque d’Antonis Samaras est toujours en pleine forme.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:48

http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.php?article4877

http://blogs.lavanguardia.com/paris-poch/2014/11/09/podemos-en-paris-53500

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=192030

Podemos à Paris

Par Rafael Poch

Dimanche 9 Novembre 2014

Au sein du domino européen, l’hypothèse d’une réaction en chaîne est d’actualité, si Syriza gagne en février 2015 et Podemos s’installe à Madrid, la France s’éveillera.

Un des collaborateurs de Pablo Iglesias, Jorge Lago, est passé par Paris.

Cette visite constitue une nouvelle preuve de la fascination que le phénomène Podemos suscite dans la gauche française. Jorge Lago fut interviewé par quelques-uns des principaux médias alternatifs français tels que Mediapart, cent mille abonnés et une rédaction de cinquante membres, déjà une source et une référence incontournables pour les médias conventionnels, ou Arrêt sur Images, un espace d’analyse des médias, avec vingt-cinq mille abonnés dirigé par Daniel Schneidermann. Jorge Lago, qui a séjourné pendant un an à Marseille il y a treize ans, parle un bon français et s’en est très bien sorti.

Ces « garçons dégourdis » que nous avons interviewés à Berlin en mai 2014 à la veille des élections européennes, sont dorénavant un facteur primordial de la politique espagnole, à un tel point que l’hypothèse qu’ils gouvernent en Espagne, avec, dans leur orbite, des mairies importantes, Madrid, Barcelone et autres grandes villes, n’est plus du tout une plaisanterie.

Chez Podemos, il y a des gens qui ont la tête sur les épaules, comme le démontre leur capacité à avoir dépassé le paradigme de ce qui reste de la gauche antifranquiste, dont le message principal, que quatre-vingt-dix pour cent de la société espagnole perçoit clairement, est « ne vote pas pour moi ». Podemos vise la prise du pouvoir par la voie institutionnelle. Il a compris que son adversaire n’était pas la « droite » mais quelque chose de beaucoup plus vaste et prééminent, une oligarchie dont l’orientation et le programme portent préjudice à quatre-vingt-dix pour cent de la population.

C’est pour cela que la tactique de Podemos est la même que celle mise en avant par le plébiscite chilien de 1988, immortalisée dans le film de Pablo Larraín, « no ».

L’Amérique Latine en a été une source d’inspiration. Là-bas, différents mouvements et dirigeants ont réussi à accéder au pouvoir grâce à une écrasante majorité populaire mise à mal. On les appelle « populistes » mais, tout d’abord, ce qualificatif ne déplaît pas aux cerveaux de Podemos, ils ont lu Ernesto Laclau, « la raison populiste », 2005, car leur point d’appui est le bon sens et non pas le catéchisme radical, ensuite, car ils prennent acte qu’après maintes décennies d’échecs, ces mouvements et leurs dirigeants, avec tous leurs défauts et insuffisances, ont accompli de véritables transformations. Où est-il passé aujourd’hui le consensus de Washington en Amérique Latine ?

La différence entre le monde d’aujourd’hui et celui des années soixante est que de nos jours un simple programme social-démocrate incluant l’élargissement de l’état social, le nivellement fiscal et la nationalisation de la banque et des services publiques de base, est considéré comme un programme de « gauche radicale », explique Jorge Lago. Il a raison, le dirigeant allemand Oskar Lafontaine, la figure majeure du spectre de la « gauche radicale » en Europe, est tout simplement un social-démocrate.

En Amérique Latine, le seul fait de s’occuper d’une majorité de la population exclue en lui allouant du budget, a transformé des personnes comme Hugo Chavez, Evo Morales ou Rafael Correa, un social-chrétien, en quasi révolutionnaires.

La stratégie de Podemos fascine la gauche française, précisément parce qu’elle tombe à pic dans son débat. Le Parti Communiste Français, une force qui présente d’importants atouts, organisation, engagement structuré et expérience de l’administration des institutions, mais qui en même temps sent la naphtaline, se maintient dans la conception classique du Front De Gauche et s’obstine à travailler avec ce qu’il y a de récupérable, selon eux, dans le Parti Socialiste français actuellement au gouvernement. En simplifiant un peu, cette stratégie entretenue au fil de toute une génération, les trente ans qui nous séparent du tournant néo libéral de la gauche en 1983 avec François Mitterrand, a fait sauter les plombs de la société. C’est à peine s’il existe une différence fondamentale entre la gauche officielle et l’éternelle droite. L’électorat de gauche reste à la maison et se laisse même tenter par les jeux de lumière « anti système » de l’ultra Front National.

C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon, quatre millions de voix en 2012, un million de voix en 2014, propose quelque chose de complètement différent, convoquer le peuple à un processus constituant qui redéfinisse l’intérêt général, une sixième république, une nouvelle révolution française contre l’ordre oligarchique, si semblable de par la répartition des intérêts à l’absolutisme aristocratique dont la déchéance en 1789 dans ce pays déclencha des mouvements libertaires universels encore en vigueur aujourd’hui, liberté, égalité, fraternité.

Grâce à de Gaulle et à sa forte culture nationale, la France de la deuxième guerre mondiale, occupée, divisée et humiliée, réussit à redevenir la principale puissance européenne pendant les « trente glorieuses ». En pleine guerre froide, lorsque le continent était sous protectorat de Washington, la France développa une certaine autonomie sur le plan mondial. À travers sa presse, le monde connotait des accents bien différents de ceux usités à Londres ou à New York. Cette nation a continué de produire de grands penseurs engagés sur le plan social bien après Jean Paul Sartre, Albert Camus ou Fernand Braudel. Alors que le désert rétrogradant gagnait du terrain partout, en France il y avait encore Jacques Lacan, Roland Barthes, Claude Lévi-Strauss, Michel Foucault, Jacques Derrida et d’autres. En 1983, François Mitterrand a remplacé un programme de transformation nationale par un projet de développement néo libéral européen.

Aujourd’hui, en politique extérieure la France constitue un vassal de plus de l’empire américain, sa réintégration dans l’OTAN n’a même pas suscité de débat, la presse est, comme partout, contrôlée par quatre ou cinq groupes oligarchiques, Lagardère, Bouygues, Bertelsmann et LVMH, et au lieu de ces intellectuels qui dynamisait la conscience nationale, on a une déplorable légion de communicateurs et de charlatans médiatiques à la façon de Bernard-Henry Lévy ou de Bernard Kouchner. Sa puissance relative, politique, culturelle, intellectuelle et créatrice en général, fut maintenue jusque dans les années 1980, son décroissement a coïncidé avec le volte-face de François Mitterrand en 1983 et son projet d’intégration européenne de type néo libéral. Tout cela rend l’actuel déclin de la France particulièrement angoissant car elle chute de plus haut que la plupart des nations européennes. Aucune nation européenne n’éprouve le sentiment d’avoir tant perdu dans la mondialisation néo libérale que la France. Et elle a encore beaucoup à perdre.

Le grand rival et partenaire allemand a évolué en sens inverse, privée d’une tradition nationale universaliste, l’Allemagne conduit son propre déclin en surfant sur la mondialisation. Sa politique européenne est un prolongement de sa politique patronale nationale. Le projet national allemand, si l’on peut parler de quelque chose de semblable, qui rassemble Angela Merkel, Jurgen Habermas et Daniel Cohn Bendit, consiste à bâtir une grande Europe fédérale qui mettrait fin à la citoyenneté. Berlin veut plus d’Europe, ce qui malgré Jurgen Habermas n’a pu se construire que sur le mode du « marktkonforme demokratie », une démocratie conforme au marché, d’Angela Merkel et de ses associés de Bruxelles. En même temps, à Paris, il n’y a pas de projet européen alternatif mais au moins la population sait ce qu’elle ne veut pas, elle a voté contre la constitution européenne en 2005.

On a la sensation que tant qu’il y aura plus d’Europe de type néo libéral, il y aura plus d’Allemagne et moins de France dans le continent, plus d’austérité, d’inégalité et d’autorité et moins de liberté, d’égalité et de fraternité. Cette sensation introduit à Paris une composante nationale particulière sans laquelle l’avancée du Front National ne se comprend pas.

L’angoisse nationale en France dure depuis trente ans. C’est une angoisse transversale qui se traduit par des mouvements sociaux non identifiés, comme celui des Bonnets Rouges de Bretagne, une sorte de jacquerie moderne, et même, par des initiatives conservatrices du genre de celle du Tea Party tel que la manifestation pour tous. Le défi de la gauche est de recueillir, d’articuler, cette angoisse nationale et de l’inscrire dans la série historique française, 1789, 1830, 1848, 1871, 1944 (programme du Conseil National de la Résistance) et 1968. Ce qui est absolument impossible en Allemagne, pays des révolutions manquées, la tradition sociale française le rend envisageable. Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’un pays qui est toujours socialement éruptif, comme l’a dit récemment Nicolas Sarkozy.

Podemos, qui opère de façon évidente sur la déchéance singulière des institutions espagnoles, la débâcle immobilière, la corruption et désenchantement général face au récit officiel à propos de l’après 1978, est en train de mettre en pratique ce sur quoi une partie de la gauche réfléchit.

Voilà précisément pourquoi Podemos fascine à Paris. Nous verrons où cela nous mène.

Cela dit, revenons dans l’espace-temps concret, l’Europe de 2015 à 2017.

Une victoire ou une avancée importante de Podemos à Madrid, associée à la possible victoire de Syriza en Grèce en février 2015, plus ce qui pourrait se passer au Portugal, tout cela pourrait réveiller la France. Au sein du domino européen, l’hypothèse d’une contagion, d’une réaction en chaîne, est plausible, si Syriza gagne en février et Podemos s’installe à Madrid, la France s’éveillera. C’est seulement lorsque chacun des processus constitutifs nationaux auront abouti que nous pourrons alors parler d’Europe en des termes sociaux et citoyens.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:07

http://www.humanite.fr/les-progressistes-de-syriza-au-seuil-du-pouvoir-559300#sthash.xEMueAZL.dpbs

Les progressistes de Syriza au seuil du pouvoir

Par Rosa Moussaoui

Jeudi, 4 Décembre, 2014

Les sondages donnent une large avance au parti d’Alexis Tsipras. L’élection par les députés grecs d’un nouveau président, au début de l’année 2015, pourrait faire tomber l’hétéroclite coalition dirigée par le néo conservateur Antonis Samaras.

« La Grèce se trouve sur le seuil d’un changement historique ». Dans ses dernières prises de parole publiques, l’opposant grec Alexis Tsipras, chef de Syriza, a adopté le ton d’un homme d’état prêt à prendre en charge les destinées d’un pays dévasté par les politiques d’austérité à marche forcée. Il faut dire que les sondages prédisent invariablement la victoire de la formation de gauche en cas d’élections législatives anticipées. Le 29 novembre 2014, un sondage de l’institut Palmos pour le site d’information TVXS plaçait Syriza en tête, avec 34,5 % des intentions de vote, loin devant la Nouvelle Démocratie du premier ministre Antonis Samaras, 23 %. Viennent ensuite, à égalité, les populistes de To Potami et les néo nazis d’Aube Dorée (8 %). Les sociaux-démocrates du Pasok, eux, paient très cher leur pacte austéritaire avec la droite et confirment leur effondrement, 5 %. Quant aux communistes du KKE, ils préservent leur place dans le paysage politique, même si leur potentiel électoral s’érode, avec 6,5 % des intentions de vote.

Nouvelle vague de mobilisations sociales

Ni le discours d’Antonis Samaras sur un « retour à la normale » ni ses promesses de sortir bientôt de la tutelle de la troïka du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de la commission de Bruxelles, ne semblent en mesure d’endiguer l’irrésistible ascension de Syriza.

Le premier ministre grec, à la tête d’une majorité fragile et chancelante, fait au contraire face à une nouvelle vague de mobilisations sociales contestant les attaques contre les retraites, les licenciements dans la fonction publique et le durcissement des politiques de compression des salaires, déjà insupportables. Le 27 novembre 2014, l’appel à la grève générale lancé par les syndicats des secteurs public et privé était massivement suivi. Auparavant, le 17 novembre 2014, plus de quarante mille manifestants avaient pris part à la marche commémorant le soulèvement étudiant réprimé dans le sang, en 1973, par la dictature des colonels.

Alors que le gouvernement peine à négocier avec ses créanciers la sortie anticipée du système de surveillance de ses politiques par la troïka, la perspective d’un scrutin législatif anticipé se précise. C’est l’élection par les députés, début 2015, du président grec, qui pourrait faire tomber la coalition au pouvoir. Celle-ci ne dispose en effet que de cent cinquante-cinq voix sur trois cent, une marge insuffisante pour rassembler les cent quatre-vingt voix indispensables à l’élection du chef de l’état. Dimanche dernier, dans le journal Ethnos, le premier ministre grec en était réduit à promettre la conclusion imminente d’un accord avec les créanciers de la Grèce et à implorer Syriza de ne pas faire entrave à cette élection. « Ils ne doivent pas acculer le pays à des élections anticipées du fait du scrutin présidentiel, car cela engendrera de l’instabilité alors même que nous sommes près de sortir de la crise. S’ils veulent que nous nous coordonnions et que nous voyions comment élire ensemble un président, une coordination nationale est envisageable », écrit Antonis Samaras.

Offre écartée par l’opposition de gauche, qui voit dans la tenue d’élections anticipées la seule voie pour sortir du désastre économique et social créé par cinq années d’austérité et de perte de souveraineté. Syriza a déjà publié une loi de finances alternative pour mettre fin au hold-up fiscal contre les classes populaires et répondre en urgence à la crise humanitaire qui frappe le pays. « Ce programme, destiné à panser nos plaies et à relancer l’économie, sera mis en œuvre quelle que soit l’issue des négociations qui, nous le savons, ne seront pas faciles », prévient Alexis Tsipras.

Au-delà des frontières de la Grèce, le dirigeant de Syriza en appelle à la résistance de l’Europe du Sud autour de « larges alliances » pour changer le cap des politiques économiques au sein de l’Union Européenne. « Depuis la périphérie de l’Europe peut commencer le renversement de l’hégémonie néo libérale en Europe », affirmait-il, le 17 novembre 2014, à Florence, lors d’un séminaire du réseau Transform. L’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce aurait à coup sûr la portée d’un séisme politique sur le continent.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 19:52

Le Front National au second tour dans l’Aube, signe de « désespérance » (Reuters)

L'élimination du candidat socialiste au premier tour d'une élection législative partielle dans l'Aube, Dimanche 7 Décembre 2014, au profit du Front National montre une « désespérance » des français, ont estimé lundi responsables de droite comme de gauche.

Des membres du gouvernement et de l'UMP se sont rejoints sur le constat mais ont tiré des leçons différentes, les premiers estimant que le résultat appelait des réformes et des résultats, quand les seconds y voyaient la nécessité d'une alternative.

Après sa déroute aux élections municipales de mars 2014 et dans plusieurs élections partielles ces derniers mois, le Parti Socialiste a subi un nouveau camouflet dans la troisième circonscription de l'Aube, où moins d'un électeur sur quatre s'est déplacé.

En lice pour le siège de l'UMP François Baroin, devenu sénateur, son ancien suppléant Gérard Menuel est arrivé en tête avec 40,76% des suffrages, devant le candidat du Front National Bruno Subtil qui, avec 27,64%, a gagné près de dix points par rapport au score du FN en 2012, 17,79%.

Surtout, le socialiste Olivier Girardin a été éliminé avec 14,69% des voix contre 28,79% à la candidate du Parti Socialiste Lorette Joly il y a deux ans et demi.

Invité à commenter ce résultat, lundi matin sur France Info, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a estimé qu'il renforçait l'exigence de résultats, économiques notamment.

« Il y a une crise qui est là depuis longtemps, il y a une désespérance qui gagne et une nécessité pour le pays, s'il veut se redresser, de faire des réformes », a-t-il dit, appelant à ne pas « les faire avec la main qui tremble. C'est dans les résultats que nous parviendrons le mieux à lutter contre la droite et l'extrême droite », a ajouté Bernard Cazeneuve, notant toutefois qu'il fallait « du temps » pour voir les effets de la politique menée.

« TOUT SAUF FRONT NATIONAL »

La nouvelle vice-présidente de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, y a vu pour sa part une invitation pour son camp à préparer l'alternance en 2017.

« Cette élection est un signal d'alerte, une exigence de plus qui pèse sur nous pour reconstruire une opposition crédible pour faire en sorte qu'il y ait une vraie alternative, un mouvement d'alternance », a-t-elle dit sur Europe 1.

« Cette élection marque avant tout la désespérance, l'écoeurement, le dégoût des français vis-à-vis du gouvernement. Le Parti Socialiste à 13%, c'est la réponse à l'émission de Manuel Valls, sur France 2 dimanche soir, qui disait qu'il a besoin d'être efficace ».

A la question de savoir si elle s'attendait à voir le Parti Socialiste appeler à voter pour l'UMP et ainsi barrer la route au Front National, l'ancienne ministre de l’écologie a répondu que « j’imagine que le Parti Socialiste le fera et ça me semble tout naturel ».

Dimanche soir, Juliette Méadel, porte-parole du Parti Socialiste, avait appelé au « front républicain ».

Cette question a fait des remous, à droite essentiellement, durant les dernières municipales qui ont vu des candidats UMP et une poignée de socialistes, ceux-là en dépit des consignes qui avaient été données, se maintenir dans des triangulaires qui pouvaient bénéficier au Front National.

La ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, s'est voulue prudente sur le sujet lundi, concédant toutefois qu'elle aurait le réflexe personnel de faire barrage au Front National.

« Je ne connais pas le candidat UMP en question mais à titre personnel, face à une telle situation, j'aurais tendance à voter tout sauf Front National », a-t-elle dit sur RMC et BFM TV.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens