Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:18

L’armée irakienne veut reprendre Tikrit à l’Etat Islamique (Reuters)

L'armée irakienne soutenue par des milices chiites a lancé Lundi 2 Mars 2015 une offensive sur les zones contrôlées par l'Etat Islamique au nord de Bagdad pour reprendre la ville de Tikrit, capitale de la province de Salah al Dinn.

Il s'agit de la principale opération militaire lancée par l'armée irakienne dans cette province depuis que les combattants djihadistes se sont emparés en juin 2014 de larges parties des territoires du nord de l'Irak avant de progresser en direction de Bagdad.

Le déclenchement de l'offensive a été annoncé dimanche soir par le premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, à Samarra, ville importante de la province, située au sud de Tikrit, où l'armée et les milices chiites s'étaient préalablement rassemblées.

Des progrès des forces irakiennes dans la province de Salah al Dinn, majoritairement sunnite, dépendront les projets de reconquête de Mossoul, la deuxième ville d'Irak située plus au nord, dans la province de Ninive, et principale ville contrôlée par l'Etat Islamique.

Selon un responsable américain, l'assaut sur Mossoul pourrait commencer dès le mois d’avril 2015. Les autorités irakiennes se refusent à confirmer cette date.

L'Etat Islamique contrôle plusieurs secteurs de la province de Salah al Dinn, dont Tikrit, la région natale de Saddam Hussein, et d'autres villes sur le Tigre.

D'après une source au sein du commandement militaire local, les forces irakiennes ont progressé lundi au nord de Samara vers les villes de Tikrit, à quarante kilomètres, et d’al Dour, que les autorités présentent comme un bastion de l'Etat Islamique.

Les soldats irakiens sont soutenus par l'armée de l'air irakienne, qui bombarde les positions djihadistes, et ont reçu le renfort de miliciens chiites du Hachid Chaabi, ou unités de mobilisation populaire, venus de la province voisine de Diyala.

FORTE RÉSISTANCE DE L’ETAT ISLAMIQUE

Les positions de l'Etat Islamique dans Tikrit sont également bombardées par les artilleurs qui se trouvent sur une base militaire irakienne située juste au nord de la ville.

En avançant vers Samarra à partir de leur base à l'est, les militaires irakiens et les milices chiites font face à une forte résistance de l'Etat Islamique qui a eu des mois pour organiser sa défense.

Cinq soldats et onze miliciens ont été tués depuis le début de l'offensive, a-t-on appris de sources militaire et médicale.

Un attentat suicide à la voiture piégée a également visé un convoi de miliciens chiites à l'est de Samarra, faisant quatre morts, a annoncé la police. Une trentaine de miliciens ont par ailleurs été blessés dans les combats près d’al Dour.

En déclarant le début des opérations dimanche soir, Haïdar al Abadi a donné aux djihadistes de l'Etat Islamique ce qu'il a qualifié de « dernière chance » de déposer les armes. « S'ils persistent dans l'erreur, ils recevront le juste châtiment qu'ils méritent », a-t-il ajouté.

Il a également insisté sur le fait que l'armée et les milices devaient protéger les civils et leurs biens sur le champ de bataille. Les miliciens chiites ont été accusés d'avoir perpétré des exécutions de masse et d'avoir brûlé des maisons dans les secteurs qu'ils ont repris à l'Etat Islamique. Les dirigeants de ces forces paramilitaires nient ces accusations.

Les frappes aériennes de la coalition internationale et l'action concertée des milices chiites, des peshmergas kurdes et de l'armée irakienne ont permis de contenir l'avancée de l'Etat Islamique et de repousser ses combattants des alentours de Bagdad, du nord kurde et de la province de Diyala dans l’est.

Mais les djihadistes sunnites ont conservé l'essentiel de leurs bastions de Salah al Dinn, les précédentes offensives sur Tikrit ayant échoué, et conquis de nouveaux territoires dans la province d'Anbar située dans l'ouest du pays.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:01

https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153057214740470?fref=nf

Brillant succès de la plateforme de gauche de Syriza à la session du comité central ce week-end

Par Stathis Kouvelakis, traduction de Pierre Ternera

L'amendement, voir texte intégral ci-dessous, présenté par la plate-forme de gauche rejetant l'accord de l'Euro-groupe et la « liste de réformes » présenté par le gouvernement a obtenu quarante et un pour cent des voix, avec cinquante-cinq pour cent de voix contre et quatre pour cent d'abstentions et de votes blancs, les résultats du vote étaient de soixante-huit voix pour, quatre-vingt-douze voix contre et six abstentions et votes blancs. La plate-forme de gauche a maintenant étendu son influence de manière significative, en incorporant dans les votes stratégiques les maoïstes du KOE et le groupe autour du désormais ancien chef du département économique du parti John Milios.

Tous les médias rapportent que le parti est désormais clairement divisé sur la ligne suivie jusqu'à présent par le gouvernement et que le comité central « a émis un avertissement au gouvernement », pour citer l'article du principal journal pro-système To Vima.

Dans le même sens, le nouveau secrétaire du parti, Tassos Koronakis, a été élu par une majorité très étroite, par cent deux voix sur cent quatre-vingt-dix-neuf, le candidat de la plate-forme de gauche, Alekos Kalyvis, obtient soixante-quatre voix, un candidat indépendant obtient une voix et il y a trente-deux abstentions.

Lors du vote pour le nouveau secrétariat politique de onze membres, la liste du bloc majoritaire a obtenu cent dix voix et six sièges, la plate-forme de gauche a obtenu soixante-trois voix et quatre sièges, les maoïstes du KOE ont obtenu vingt et une voix et un siège, une liste indépendante a obtenu deux voix et zéro siège et il y a trois abstentions.

La conclusion est assez simple, le débat crucial sur la future stratégie est maintenant entièrement ouvert et la gauche du parti est dans une position très forte pour mettre en avant sa stratégie en faveur d'une approche alternative et un « plan B ».

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de l'amendement de la plate-forme de gauche.

« Nous exprimons notre désaccord avec l'accord et la liste des réformes convenues avec l'Euro-groupe.

Les deux textes représentent un compromis non-souhaitable pour notre pays et l'oriente dans des directions, dans leurs points essentiels, éloignées ou en contraste clair avec les engagements programmatiques de Syriza.

Dans l'avenir immédiat, Syriza, en dépit des accords de l'Euro-groupe, devrait prendre l'initiative de mettre en œuvre progressivement et comme une question de priorité ses engagements et le contenu de sa déclaration gouvernementale programmatique.

Pour aller dans cette voie, nous devons nous appuyer sur les luttes ouvrières et populaires, nous devons contribuer à leur revitalisation et à l'expansion continue du soutien populaire pour résister à toute forme de chantage et promouvoir la perspective d'un plan alternatif visant à la pleine réalisation de nos objectifs radicaux.

La principale conclusion des derniers développements est la nécessité, qui est d'une importance décisive pour la voie que nous allons suivre, que les décisions soient prises à la suite d'une discussion dans les instances dirigeantes du parti, qui doivent, conjointement avec le parti et les sections du parti dans son ensemble, revaloriser leur fonctionnement et jouer un rôle de premier plan dans le nouveau cours progressiste de notre pays ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 18:16

Alexis Tsipras dénonce un « complot conservateur » de Madrid et de Lisbonne

Alexis Tsipras a accusé Samedi 28 Février 2015 l'Espagne et le Portugal de diriger un complot des forces conservatrices visant à renverser son gouvernement pour couper court à toute diffusion de l'exemple grec.

Le premier ministre grec, au pouvoir depuis les élections de fin janvier 2015, explique que les gouvernements de droite en place à Madrid et Lisbonne redoutent un « effet Syriza » lors de leurs propres élections législatives à venir cette année.

S'exprimant devant les membres de son parti anti-austérité une semaine après l'accord in extremis avec ses partenaires de l'Euro-groupe, Alexis Tsipras a accusé l'Espagne et le Portugal d'avoir fait monter les enchères lors des négociations qui ont abouti à une prolongation de quatre mois du plan d'assistance financière à Athènes.

« Nous avons été confrontés à un axe de puissances conduit par les gouvernements d'Espagne et du Portugal qui, pour des raisons politiques évidentes, ont tenté de pousser l'ensemble des négociations à la rupture », a-t-il dit.

« Le plan visait, et vise toujours, à déchirer, renverser ou contraindre notre gouvernement à une reddition sans condition avant même que notre travail commence à porter ses fruits et avant que l'exemple grec n'affecte d'autres pays », a-t-il poursuivi.

Les espagnols seront appelés aux urnes cet automne, et le Parti Populaire du président du gouvernement Mariano Rajoy, de même que l'opposition socialiste, voient monter dans les sondages le parti Podemos, formation issue du mouvement des indignés qui partage avec Syriza le rejet des politiques d'austérité.

Au Portugal on votera aussi après l'été, mais aucune force politique aussi puissante que Syriza ou Podemos n'a pour l'instant émergé.

Dans une interview publiée avant le discours d’Alexis Tsipras, le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a nié avoir adopté une ligne dure lors des négociations avec la Grèce.

« Nous étions dans le même camp que le gouvernement français, avec les gouvernements italien et irlandais. Je pense qu'il est mauvais de stigmatiser les pays du sud européen », dit-il dans les colonnes de l'hebdomadaire Expresso.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 18:00

http://www.humanite.fr/jean-baptiste-redde-pancartier-de-la-bonne-cause-566168

Jean Baptiste Reddé, pancartier de la bonne cause

Jeudi 19 Février 2015

Slogans bien ficelés, pancarte reconnaissable, il est de toutes les manifestations.

De l’Humanité au Boston Globe, sa photographie a fait le tour du monde en 2010, portrait d'un révolté et poète.

Le bonnet jaune et noir avec Maya l'abeille en haut du crâne, contrairement à l'introuvable Charlie et son pull rayé que trois générations d'enfants ont cherché dans les livres illustrés, Jean-Baptiste Reddé se repère facilement. L’homme public tout du moins, celui que l'on voit dans les manifestations, des grandes pancartes et un message à faire passer au bout des bras tendus. Depuis vingt ans, il arpente le pavé, les pancartes sont les mêmes, le message change, « écoutez la colère des peuples », « un pouvoir brutal indigne », « le peuple demande justice » et tant d'autres.

Qu'est-ce qui le meut ? Qu'est-ce qui l'a poussé un jour à écrire ces grandes lettres capitales rouges, bleues et vertes sur un bout de plastique blanc ? Pas facile d'obtenir des réponses. Si l'homme est volubile, il esquive les questions. Il parle de ce qu'il fait, des messages qu'il a à faire passer, mais pas de lui, surtout pas de lui. « On s'en fout de cela. Il vaut mieux parler des autres que de soi ».

Alors il répond à côté, « pardon, je fais une digression ». Encore une, et finalement, il dit seulement ce qu'il veut. La première fois qu'il a pris sa plume pour une manifestation ? « Je ne m'en souviens plus, je ne l'ai pas analysé. Mais les gens trouvaient cela bien. C'était peut-être en 1995, vous vous souvenez des grandes grèves de 1995 ? C'était gigantesque, c'était très fort. La France n'avait pas été comme cela depuis 1968 ».

« Manifester, ce sont des moments festifs et graves en même temps »

Pour le reste, il ne lâche que des bribes. Il est né en 1957 au Mans, est enseignant et vit entre la Bourgogne et Paris, où il est remplaçant. Son militantisme ne lui vient pas de ses parents, « non, pas du tout. C'est plutôt lié à mon analyse de l'histoire, depuis que le monde est monde, nous sommes prisonniers du système économique et politique, c'est normal de se révolter ».

Jeune, il était déjà révolté. « Je faisais des pétitions contre le fichage des lycéens ». Alors son envie de se battre contre la violence du monde est restée, « j’ai trois causes, la justice sociale, l'environnement et les droits de l'homme ». Pour cela, il faut manifester. Toujours manifester.

« Ce sont des moments festifs et graves en même temps. C'est dans la rue que cela se passe, comme dit la chanson ». Et il chante, avant de plonger dans un grand rire. Il ne se reconnaît pas de parti ou d'organisation syndicale. Mais « il faut vivre en empathie envers les hommes et les animaux, ne pas avoir de masque ».

Peut-être, mais l'homme reconnaît qu'il « est très sauvage, réfractaire. Je n'ai pas d'amis en tant que tels, mais je connais plein de gens ». Comment alors vivre en empathie ? « Nous avons besoin de la distance pour écrire et réfléchir. Le paradoxe, chez moi, c'est cela ». Pour écrire ses slogans, il prend le temps, deux ou trois jours, « c’est comme pour ma poésie, les choses s'écrivent en moi, il faut avoir plein d'expérience, avoir vu plein de gens, avoir éprouvé le monde ».

Car Jean-Baptiste Reddé est aussi Voltuan. Un poète qui a déjà publié une dizaine de livres, à compte d'auteur. « La poésie et l'argent, cela ne se marie pas. Je ne fais pas de livres pour gagner de l'argent mais pour qu'ils soient inscrits en bibliothèque. C'est pour cela que je laisse mes droits aux libraires ». Il aime parler de son art, il voit ses pancartes comme un condensé de ses poèmes qui abordent « la mémoire, l'innocence et le mystère des êtres ».

De la pancarte à l’acte

Mais Jean-Baptiste Reddé aime aussi l'intérêt médiatique. « Quand ma pancarte « écoutez la colère du peuple » a fait le tour du monde en 2010, oui, cela m'a plu, cela veut dire que je n'ai pas fait toutes ces manifestations pour rien. Cela m'a donné une plate-forme pour faire passer mes messages ». Dans les années 1990, déjà, il tentait de faire passer les messages. « Je payais des encarts à Libération ou au Monde, pour faire allumer des bougies place de la Sorbonne pour la paix au Proche-Orient, pour la mort de Théodore Monod, un grand homme et un végétarien, comme moi, pour Albert Einstein, mais aussi Marguerite Yourcenar et Léonard de Vinci ». Des messages, mais pas seulement, Jean Baptiste Reddé paye aussi de sa poche. En octobre 2010, il s'était rendu à la raffinerie de Grandpuits en lutte, et leur avait apporté deux mille quatre cent euros en solidarité, de la pancarte à l'acte.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 17:16

http://www.paris-luttes.info/l-ukraine-un-an-apres-maidan-2728

Un an après Maïdan

Samedi 7 Mars 2015 à 14 heures

Librairie Emancipation 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Reuilly Diderot

Nous vous invitons à rencontrer Maxime Boutkevitch, activiste et journaliste qui a participé au soulèvement populaire du Maïdan à Kiev, coordinateur du centre chargé de l’assistance aux déplacés internes à Kiev.

Lors de cette rencontre, nous discuterons de la situation sociale et politique en Ukraine aujourd’hui, de la situation en matière des droits de l’homme, plus particulièrement des problèmes des personnes déplacées de la Crimée annexée et de la zone du conflit armé, des demandeurs de droit d’asile venant de Russie et des prisonniers politiques qui se sont retrouvés emprisonnés en Russie suite à la guerre de la Russie contre l’Ukraine non déclarée.

Maxime Boutkevitch, activiste, journaliste, militant du Maïdan, est un des coordinateurs du No Borders Project, coordinateur du centre de l’assistance aux déplacés internes, membre du comité de la solidarité, groupe d’aide aux otages de Crimée, anarchiste, antifasciste.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 17:01

Marche à Moscou en mémoire de l’opposant Boris Nemtsov assassiné (Reuters)

Des dizaines de milliers de russes ont défilé Dimanche Premier Mars 2015 à Moscou en brandissant des pancartes « je n'ai pas peur » et aux cris de « la Russie sans Poutine » en mémoire de Boris Nemtsov, adversaire virulent du président russe dont l'assassinat a ravivé les inquiétudes concernant le sort de ceux qui critiquent le pouvoir.

Venus pour certains en famille, les manifestants ont défilé sous la pluie le long de la rivière Moskova, passant tout près des murs du Kremlin et du pont sur lequel l'opposant a été abattu vendredi soir de quatre balles dans le dos par un tireur encore non identifié.

Vladimir Poutine a qualifié ce meurtre de « provocation » et promis de traquer les coupables.

Les enquêteurs ont avancé plusieurs hypothèses, dont celle d'islamistes, Boris Nemtsov étant de confession juive, ou celle d'un assassinat politique perpétré par l'opposition elle-même pour ternir l'image du Kremlin.

Mais pour les opposants, la responsabilité de Vladimir Poutine ne fait aucun doute.

« Si nous pouvons mettre fin à la campagne de haine dirigée contre l'opposition, alors nous aurons une chance de pouvoir changer la Russie. Si nous n'y parvenons pas, nous allons au-devant d'un conflit civil de grande ampleur », a déclaré à Reuters Guénnadi Goudkov, un des chefs de file de l'opposition.

« Les autorités sont corrompues et ne tolèrent pas de voir émerger une quelconque menace pour leur pouvoir. Boris Nemtsov les dérangeait », a-t-il ajouté.

Selon la police, seize mille personnes ont participé à la marche de dimanche, les organisateurs parlant de leur côté de dizaines de milliers de manifestants. La participation semblait toutefois inférieure aux cinquante mille personnes espérées par l'opposition.

Samedi, des milliers de russes avaient déjà déposé des bouquets de fleurs et allumé des bougies sur le pont où Boris Nemtsov a été assassiné.

« POUTINE, DÉMISSION »

Agé de cinquante-cinq ans, l'ancien vice-premier ministre de Boris Eltsine, à la fin des années 1990, avait été l'une des figures de la contestation contre Poutine de l'hiver 2011 et 2012 et il avait fait de la dénonciation de l'implication de Moscou dans le conflit ukrainien son nouveau cheval de bataille.

« Il faisait du tort aux autorités mais les autorités sont elles-mêmes criminelles. Elles ont foulé aux pieds tous les droits internationaux, annexé la Crimée et entamé une guerre avec l'Ukraine », a déclaré Iouri Voinov, un ingénieur à la retraite qui participait à la marche.

Certains manifestants portaient des banderoles assurant que « les héros ne meurent jamais », un slogan souvent entendu en Ukraine pour saluer la mémoire de la centaine de personnes tuées sur Maïdan pendant le soulèvement contre le président pro russe Viktor Ianoukovitch début 2014.

« Qu'un officier du KGB se proclame président à vie est une catastrophe géopolitique. Poutine, démission », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une femme.

Les opposants accusent le Kremlin d'attiser le nationalisme, la haine et un sentiment anti-occidental pour que la population soutienne sa politique en Ukraine et ne le tienne pas coupable de la crise économique.

Mais, signe que la propagande gouvernementale fonctionne, certains moscovites se montrent convaincus par la thèse du complot évoqué par les autorités à propos de l'assassinat de Boris Nemtsov.

« Ce meurtre ne sert pas les intérêts des autorités. Tout le monde avait oublié depuis longtemps jusqu'à l'existence de cet homme, Boris Nemtsov. C'est clairement une provocation », a déclaré un habitant de la capitale russe qui n'a souhaité donner que son prénom, Denis.

Boris Nemtsov, qui entendait participer la manifestation de dimanche pour remobiliser l'opposition, est le dissident le plus en vue assassiné depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, il y a quinze ans.

« C'est un coup dur pour la Russie. Si les opinions politiques sont sanctionnées de cette manière alors ce pays n'a plus d'avenir », a commenté Sergueï Mitrokhine, un responsable de l'opposition.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 17:19

https://www.m6r.fr/2015/02/designation-dune-assemblee-representative-du-m6r

Désignation d’une assemblée représentative du Mouvement pour la Sixième République

Après cinq mois d’existence, le Mouvement pour la Sixième République va désigner une assemblée représentative de ce mouvement. Cette assemblée n’est pas la direction du Mouvement pour la Sixième République mais un outil pour avancer sur l’auto-organisation du mouvement. Une nouvelle étape s’ouvre pour les plus de soixante-quinze mille partisans d’une sixième république, sociale, écologique et progressiste.

Cette assemblée sera diverse par sa composition géographique et par son mode de désignation.

L’ensemble des régions françaises sera représenté en son sein. Le mode de désignation s’appuie sur les nombreuses contributions des signataires du Mouvement pour la Sixième République sur le réseau citoyen « Nous le Peuple » ainsi que le mur citoyen.

Les membres de cette assemblée seront pour une part tirés au sort parmi l’ensemble des signataires, pour une part élus grâce à l’outil collaboratif « Nous le Peuple » et pour une part désignés par les initiateurs du mouvement.

Un calendrier détaillé des étapes de cette désignation sera établi très prochainement à partir des contributions des signataires. Le processus débutera le 20 février 2015 et la composition sera proclamée le 18 mars 2015.

L’assemblée se réunira physiquement dès que les fonds nécessaires auront été levés grâce au financement participatif. Vous pouvez d’ores et déjà donner dans ce but.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 16:43

L’opposant russe Boris Nemtsov assassiné près du Kremlin (Reuters)

L'opposant russe Boris Nemtsov, vice-premier ministre de Boris Eltsine et adversaire virulent aussi bien de Vladimir Poutine que de l'implication de Moscou dans le conflit ukrainien, a été assassiné Vendredi 27 Février 2015 dans le centre de Moscou, à quelques mètres du Kremlin.

Agé de cinquante-cinq ans, il a été tué de quatre balles dans le dos et son assassin, qui se trouvait à bord d'une voiture blanche, est parvenu à prendre la fuite, selon le ministère de l’intérieur.

Il a été pris pour cible alors qu'il traversait un pont sur la Moskova en compagnie d'une ukrainienne qui n'a pas été blessée, a précisé un porte-parole de la police.

Les forces de l'ordre ont fermé l'accès au pont, situé non loin des murs du Kremlin et de la place rouge, après cet assassinat de type mafieux qui évoque les années troubles ayant suivi l'effondrement de l’union soviétique.

Boris Nemtsov est, de loin, l'opposant le plus en vue assassiné depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, il y a quinze ans.

Le président, qui s'est empressé de condamner ce meurtre, a annoncé qu'il superviserait lui-même l'enquête et a évoqué la piste d'un « contrat ou d’une provocation ». Boris Nemtsov devait participer dimanche à Moscou à une grande manifestation de l'opposition.

Le comité d'investigation, qui dépend directement du chef de l’état, parle, lui, d'une possible tentative de déstabilisation du pouvoir, sans écarter ni la piste islamiste ni celle du conflit ukrainien, rapporte l'agence de presse Interfax.

Aucune revendication n'a été formulée et Mikhaïl Gorbatchev, ancien président de l’union soviétique, a mis en garde contre les conclusions hâtives.

« Certaines forces vont tenter de tirer profit de ce meurtre. Elles se demandent comment se débarrasser de Vladimir Poutine », a-t-il souligné.

« Dans le climat de haine et de violence créé par Vladimir Poutine à l'étranger comme en Russie, les effusions de sang sont un moyen d'exprimer sa fidélité, de montrer que vous faites partie de l'équipe », a quant à lui commenté Garry Kasparov, autre figure de l'opposition.

« La question n'est pas de savoir si Vladimir Poutine a donné l'ordre d'assassiner Boris Nemtsov. C'est la dictature de Vladimir Poutine, sa propagande permanente contre les ennemis de l’état », qui est en cause, a-t-il ajouté.

Les détracteurs du chef de l’état font l'objet de vives pressions depuis le début de son troisième mandat. Plusieurs ont arrêtés après le vaste mouvement de protestation organisé il y a trois ans et d'autres ont choisi l'exil.

TUÉ POUR AVOIR DIT LA VÉRITÉ

« Qu'un dirigeant de l'opposition puisse être abattu à côté des murs du Kremlin dépasse l'imagination. Il n'y a qu'une seule explication possible, il a été tué pour avoir dit la vérité », s'est indigné Mikhaïl Kassianov, ancien premier ministre de Vladimir Poutine passé dans l'opposition.

Le président américain Barack Obama, qui a dénoncé « un meurtre odieux », a invité Moscou à mener « rapidement une enquête impartiale et transparente » et à faire en sorte que « les responsables soient traduits en justice. Boris Nemtsov était un avocat infatigable de son pays, voulant pour ses concitoyens russes les droits auxquels tout le monde a droit », ajoute Barack Obama, qui s'est montré très critique à l'égard de Vladimir Poutine dans la crise en Ukraine.

« Boris Nemtsov était un défenseur courageux et inlassable de la démocratie et un combattant acharné contre la corruption », dit son homologue français François Hollande dans un communiqué.

Selon la presse, Boris Nemtsov craignait pour sa sécurité en raison de son opposition à l'implication russe en Ukraine, objet de la manifestation de dimanche, qu'il préparait depuis des semaines. Les organisateurs envisagent désormais d'en faire une cérémonie à sa mémoire.

Selon Ksenia Sobtchak, autre figure de l'opposition, Boris Nemtsov travaillait à un rapport sur la présence de forces russes en Ukraine, que le Kremlin nie avec acharnement.

Impliqué par ailleurs dans la lutte contre la corruption, il avait notamment dénoncé le coût pharaonique des jeux olympiques d'hiver de Sotchi et dressé la liste de nombreux bâtiments publics, hélicoptères et avions mis à la disposition de Vladimir Poutine.

Boris Nemtsov était à la tête des mouvements de protestation sans précédent qui ont eu lieu au cours de l'hiver en 2011et en 2012. A la fin des années 1990, il a été brièvement vice-premier ministre sous la présidence de Boris Eltsine, poste qui lui a valu sa réputation de réformateur libéral.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 16:22

https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153048435375470?pnref=story

Un tiers du groupe parlementaire de Syriza rejette l'accord en vote interne

Par Stathis Kouvelakis

Une réunion cruciale du groupe des députés de Syriza a eu lieu Mercredi 25 Février 2015.

Initialement prévue pour durer trois heures, elle a finalement duré plus de douze heures. Alexis Tsipras l’a introduite et environ quatre-vingt députés ont pris la parole. Une nette majorité des intervenants ont exprimé des critiques de différentes formes et intensité sur l'entente et la stratégie suivie par le gouvernement. Même s’il était difficile de savoir si un vote devait avoir lieu, Alexis Tsipras a finalement demandé un vote à la fin de la réunion, avec une valeur indicative. Près de trente députés, sur cent quarante-neuf, étaient hors de la salle à ce moment. Il n'y avait pas de décompte formel du vote, qui a eu lieu à main levée, mais autour de quarante députés se sont abstenus ou ont voté contre.

Les quatre ministres de la plate-forme de gauche se sont abstenus et les rangs de ceux qui rejettent l'accord vont bien au-delà des partisans de la plate-forme de gauche.

En conséquence, le gouvernement ne soumettra certainement pas l'accord au parlement. S’il le faisait, cela reviendrait à prendre le risque de voir le gouvernement tomber ou, plus vraisemblablement, rester debout grâce au soutien de To Potami, du Pasok et d’une partie des députés de la Nouvelle Démocratie. Les deux premiers partis ont publié des déclarations de soutien de l'accord.

Et le débat ne fait que commencer.

John Milios, chef du département de politique économique de Syriza et un partisan du bloc majoritaire jusqu'à récemment, publie aujourd'hui une critique dévastatrice de l'accord et de la stratégie du gouvernement dans un texte co-signé par deux proches collaborateurs, Spyros Lapatsioras et Dimitris Sotiropoulos .

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:54

Nouveau revers des djihadistes face aux kurdes en Syrie (Reuters)

Les forces kurdes syriennes ont infligé Vendredi 27 Février 2015 un nouveau revers aux djihadistes de l'Etat Islamique en prenant le contrôle de la ville de Tel Hamis, dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière irakienne.

La prise de cette ville stratégique a été annoncée par les unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde, et confirmée par l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose de nombreux informateurs sur le terrain.

« Notre drapeau flotte sur Tel Hamis. Nous menons actuellement des opérations de nettoyage dans la ville pour en chasser les derniers terroristes et neutraliser les mines », a déclaré à Reuters un porte-parole des miliciens kurdes, Redur Xelil.

« L'Etat Islamique a toujours des forces considérables et contrôle encore de vastes territoires mais nous pouvons dire que nous avons stoppé son avance », a-t-il ajouté.

Selon l'OSDH, au moins cent soixante-quinze djihadistes ont été tués dans les combats depuis le week-end dernier et les kurdes ont réussi à prendre le contrôle d'une centaine de villages de la région.

Les combattants kurdes, qui ont été appuyés dans leur offensive par les frappes aériennes de la coalition conduite par les Etats-Unis, ont atteint le village de Souleïma, à la frontière avec l'Irak, ajoute l'ONG.

Les combattants de l'Etat Islamique sont sur la défensive depuis qu'ils ont été chassés le mois dernier de la ville de Kobani, à la frontière turque, qu'ils assiégeaient et contrôlaient partiellement depuis des mois.

Ils n'en ont pas moins enlevé cette semaine deux cent vingt chrétiens assyriens dans la région de Tel Tamr, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tel Hamis, selon l'OSDH. On ignore ce que sont devenus ces otages.

Le ministère syrien des affaires étrangères a envoyé des lettres au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et au conseil de sécurité de l’ONU pour souligner la nécessité d'une étroite coopération internationale contre le terrorisme.

« La communauté internationale doit confirmer son engagement dans la lutte contre le terrorisme en coordonnant ses efforts avec la Syrie, qui est comme une digue infranchissable face au terrorisme international », écrit le ministère.

Paris et Londres ont pourtant réaffirmé vendredi leur ligne anti-Bachar al Assad après la brèche ouverte cette semaine par la visite d'une délégation parlementaire française à Damas, où elle a été reçue par un président syrien soucieux de briser son isolement.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens