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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 19:49

http://www.liberation.fr/societe/2015/02/22/le-lycee-averroes-s-accroche-a-sa-normalite_1207940

Le lycée Averroès s’accroche à sa « normalité »

Par Stéphanie Maurice, correspondante de Libération à Lille

Mardi 24 Février 2015

Professeurs et anciens élèves défendent l’établissement privé musulman après la démission d’un enseignant qui dénonce dérapages islamistes et prosélytisme.

Un lycée islamiste, l’établissement Averroès, à Lille, deux anciens élèves préfèrent rire des accusations d’antisémitisme et d’islamisme portées par Soufiane Zitouni, professeur de philosophie, qui vient de démissionner et en a expliqué les raisons dans une tribune publiée dans Libération, Vendredi 6 Février 2015. « J’avais peur que le directeur du lycée me demande de réciter une sourate, mais non, il m’a juste dit que j’étais un peu faible en mathématiques ». Mohamed, dix-huit ans, aujourd’hui à l’université, revoit son entretien d’entrée au lycée musulman, le premier du genre en France. Et se souvient du préjugé qu’il avait. Idem pour Hesna, jeune femme en hijab, slim noir et yeux bordés d’un trait de khôl discret, en première année d’anglais à l’université publique de Lille-III. « Je pensais que ce serait beaucoup plus strict, avec par exemple l’interdiction pour les femmes de porter des pantalons. En fait, dans ma classe, il y avait plus de filles tête nue que de filles qui portaient le voile ».

C’est vrai, il suffit d’assister à une sortie des classes pour remarquer la diversité des vêtements, même si personne ne porte minijupe ou décolleté prononcé. Hesna enfonce le clou, « c’est un lycée normal, à part qu’on peut porter le voile ». Les deux se moquent en chœur de celles qu’ils appellent les Batman, ces filles portant le jilbab, qui va jusqu’aux pieds et ne laisse apparent que le visage. Il y en a quelques-unes à Averroès qui, c’est exact, refusent de s’asseoir à côté des garçons, comme le raconte Soufiane Zitouni. Mohamed en a connu une, dans sa classe. Les garçons mettaient un point d’honneur à aller discuter avec elle, « pour la décoincer », se marre-t-il, malicieux.

Naoufel, en licence de communication à l’université catholique de Lille, lui aussi ancien élève d’Averroès, donne un témoignage similaire. « J’ai été abasourdi par la tribune de Soufiane Zitouni. Ce n’est pas le lycée que j’ai vécu de l’intérieur. Il se serait passé devant moi le tiers de ce qu’il raconte, je ne serais pas resté un mois, ce ne sont pas mes valeurs, c’est-à-dire l’ouverture et la tolérance ». Les propos antisémites, « c’est possible », note-t-il, « de même qu’il y a eu des incidents dans d’autres lycées pour la minute de silence au moment de Charlie Hebdo ».

Frédéric Fléchon, du Sundep, syndicat Solidaire des professeurs du privé, acquiesce, « ce n’est pas un phénomène propre au lycée Averroès. C’est ce qui traverse la jeunesse, avec une confusion entre l’horreur sur ce qui s’est passé à Gaza et le fait que l’état en cause se revendique comme juif », explique-t-il. L’influence des réseaux sociaux et de Dieudonné « se combat pas à pas », témoigne pour sa part une professeure d’un lycée professionnel public lillois.

Ascenseur social. Soufiane Zitouni évoque un déni de réalité de la direction, qu’il affirme avoir prévenue de dérapages antisémites. Eric Dufour, directeur adjoint d’Averroès, contre l’argument, « il m’a alerté en effet, mais le jour où il a quitté l’établissement, le 19 janvier 2015. Je l’ai intercepté quand il a claqué la porte du cours de terminale L. De mon point de vue d’enseignant, il aurait pu facilement recadrer le débat, cette classe ne compte que huit élèves ».

Le lycée Averroès a été classé meilleur lycée de France en 2013 par le journal le Parisien, avec cent pour cent de réussite au baccalauréat. Dans la communauté d’origine maghrébine, il est perçu comme le plus performant des ascenseurs sociaux. Latifa, mère d’élève, et habitante de Lille-Sud, quartier classé Zone Urbaine Sensible (ZUS) où est installé le lycée, explique que « nous sommes dans des endroits pas faciles à vivre, nous devons faire attention au choix des camarades et de l’enseignement, car nous avons l’obligation de tirer nos enfants par le haut. Et l’école publique n’offre pas cette qualité ».

L’effort financier est important pour des familles souvent modestes, entre neuf cent cinquante et mille deux cent cinquante euros de frais de scolarité pour l’année, selon les revenus. « Soixante et un pour cent de nos élèves sont boursiers », note al Hassane Oufker, le directeur de l’établissement. Les fils d’ouvriers, comme Naoufel, y côtoient les fils de médecins ou d’avocats. « Les professeurs vous poussent à faire le maximum », témoigne-t-il. « L’année de terminale, le samedi après-midi, on avait un cours facultatif pour préparer le baccalauréat ».

Un animateur social du quartier de Lille-Sud confirme que « c’est le côté rassurant, on n’y va pas pour le volet éthique musulmane, mais pour la réussite scolaire. Les parents font tout dès l’école primaire pour que l’enfant intègre l’établissement ». La sélection y est sévère. C’est d’ailleurs le reproche récurrent, le lycée serait élitiste, une boîte à baccalauréat qui recrute dans toute la région et ne scolarise pas les gamins en difficulté de son quartier. « On attaque une réussite de l’islam en France », rétorque al Hassane Oufker. Ce qui est un raccourci, le lycée Averroès porte la marque de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), proche des frères musulmans, qui ne représente pas tout l’islam de France. Le fondateur de l’établissement, Amar Lasfar, recteur de la mosquée al Imane de Lille-Sud, et président de l’UOIF, assume cette appartenance. Il a eu l’idée de ce lycée musulman après avoir accueilli dans sa mosquée dix-sept jeunes filles voilées exclues de l’enseignement public en 1994 et les avoir aidées à préparer leur baccalauréat.

Donateurs. Il est encore le président de l’association gestionnaire d’Averroès. « Je ne m’occupe plus que du financement », insiste-t-il. Le fonctionnement du lycée est assuré par les frais de scolarité, et par la communauté musulmane nordiste, les donateurs s’engagent sur cinq ans, avec des prélèvements de quinze à cinquante euros tous les mois. Mais, quand il a fallu acheter un nouveau local et le rénover, pour deux millions cinq cent mille euros, la banque du développement d’Arabie Saoudite a accepté de verser deux cent cinquante mille euros, et l’ONG Qatar Charity a versé huit cent mille euros. Amar Lasfar, omniprésent en cette période de crise, se défend de toute ingérence, « nous ne sommes plus au Moyen Age, avec la police des consciences », dit-il. Sophie, un professeur du lycée, témoigne que « je suis catholique, et c’est la première fois depuis que j’enseigne ici que je dois évoquer ma religion, à cause de toute cette affaire ».

Le lycée est sous contrat avec l’état depuis 2008. Les soixante-dix enseignants sont payés par l’éducation nationale et respectent les règles de la laïcité, pas de religion en cours de mathématiques, de langues ou d’histoire. Une inspection s’est déroulée le 11 février 2015 pour le vérifier, sur demande commune de l’établissement et du rectorat, elle estime que le lycée respecte « globalement » les termes de son contrat, mais appelle à une clarification sur la place de la religion, en levant « les ambiguïtés entre l’enseignement de la philosophie et le cours optionnel d’éthique religieuse ».

C’était justement l’une des causes du malaise de Soufiane Zitouni, « ceux dont je parlais dans ma tribune, ce sont les deux professeurs d’éthique musulmane, qui ont une conception de l’islam proche des frères musulmans ». Le cours, d’une heure et demie par semaine, est facultatif. Il est suivi par une petite moitié des six cent élèves. Soufiane Zitouni vise surtout Sofiane Meziani, l’auteur du texte paru dans le Nouvel Observateur, une réponse à la première tribune que le professeur de philosophie avait publiée dans Libération, le 15 janvier 2015, quelques jours après les attentats contre Charlie Hebdo. Soufiane Zitouni y évoquait le manque d’humour des musulmans, le texte avait fait des vagues à l’intérieur du lycée. Accroché en salle des professeurs, puis arraché sous le coup de la colère, enfin remis avec autorisation d’affichage de la direction.

Egos. Soufiane Zitouni en est sûr, la contre-tribune de Sofiane Meziani aurait été commandée par Amar Lasfar, ce que l’intéressé dément. Une charge violente, qui a indigné certains enseignants, et qui a provoqué la démission de Soufiane Zitouni. « C’était une attaque ad hominem inadmissible », pose Sophie, qui se sent cependant trahie par les accusations d’antisémitisme et d’islamisme. « Une querelle d’egos », veut croire al Hassane Oufker.

Plutôt deux visions de l’islam qui s’affrontent, Sofiane Meziani ne cache pas son admiration pour l’universitaire controversé Tariq Ramadan ni sa proximité avec l’UOIF. « L’islamisme n’est pas quelque chose de négatif en soi », note-t-il. « C’est un mouvement politique qui se revendique de valeurs religieuses », précisant que « la laïcité est un atout pour tous les citoyens, de n’importe quelle confession ». Il enseigne à l’institut al Qods de la mosquée al Imane, autant de connexions avec Amar Lasfar. Eric Dufour garantit pourtant que les cours d’éthique religieuse ne sont pas prosélytes. Mais Mohamed et Hesna, les anciens lycéens d’Averroès, fréquentent tous deux les leçons de Sofiane Meziani à l’institut al Qods, les auraient-ils suivies sans leur scolarité à Averroès ? « C’est vrai qu’on pourrait penser à un embrigadement », reconnaît Mohamed, avec un haussement d’épaules de désaccord. Soufiane Zitouni lance « veut-on que tous les établissements musulmans soient sous le contrôle de l’UOIF ». Cette question, c’est à l’état français qu’il la pose.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 19:12

https://www.facebook.com/PAJU.Palestiniens.et.Juifs.Unis/posts/935872919777894

Syriza et la lutte palestinienne

Vendredi 20 Février 2015

Il y a un développement significatif en faveur de la cause palestinienne en Europe, en même temps que la récente victoire du parti de la gauche radicale en Grèce, Syriza, va faire trembler l’élite européenne et les marchés internationaux et galvaniser les mouvements sociaux contre l’austérité à travers le continent.

Cette victoire peut aussi porter un coup au soutien européen à l’état sioniste d’Israël. Ce parti s’est plus clairement associé à la lutte palestinienne contre l’occupation israélienne qu’aucun autre parti au pouvoir en Europe. Syriza a travaillé avec différents groupes et organisations qui soutiennent la résistance palestinienne.

Des documents officiels de Syriza et des demandes de responsables du parti ont proposé la fin de la coopération de la Grèce avec Israël. Durant le bombardement de l’été dernier, le chef du parti, Alexis Tsipras, portant un keffieh palestinien, a participé à une marche vers le siège de la commission européenne. Des membres de ce parti ont régulièrement critiqué l’agression sioniste et ont recommandé une pression internationale contre Israël. L’aile jeune de Syriza, active dans le mouvement pro-palestinien en Grèce, a lancé un appel pour « arrêter le génocide ». Un porte-parole de Syriza à Athènes a dit que le parti, une fois au pouvoir, allait faire « du soutien à la Palestine un trait permanent de la politique grecque ».Bien que ce soit en Grèce sous le social-démocrate Andreas Papandreou que la première ambassade palestinienne dans un pays occidental ait été ouverte, son fils George Papandreou a honteusement rapproché Athènes de Tel Aviv durant ses années au pouvoir. Bien que la proposition de Syriza de créer un état palestinien démocratique sur les frontières de 1967, selon la résolution de l’ONU, n’aille peut-être pas assez loin, et c’est aux membres du parti de pousser dans la bonne direction, on peut espérer que le reste de l’Europe va suivre, pour que, après avoir pris Athènes, Madrid, Berlin, Paris et Londres, on puisse un jour reprendre Gaza et al Qods.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:53

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/02/26/halte-aux-discours-de-haine-qui-attisent-le-choc-des-civilisations_4583840_3232.html

Halte aux discours de haine qui attisent le choc des civilisations

Afin d’empêcher l’affrontement entre le monde arabo musulman et l’occident, il faut agir contre la parole raciste au nord comme au sud et relancer le « printemps arabe ».

Par Moncef Marzouki, ancien président de la république tunisienne de 2011 à 2014

Jeudi 26 Février 2015

Après la parution des premières caricatures en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten et les manifestations violentes anti-danoises et occidentales qui s’en sont suivies dans beaucoup de pays arabes et musulmans, j’ai fait circuler, avec quelques autres intellectuels arabes, un texte qui a été signé par cent cinquante intellectuels arabes et occidentaux en majorité scandinaves.

Nous y condamnions les violences et les menaces à l’encontre de citoyens occidentaux mais nous soulignions que la liberté d’expression devait aussi respecter les croyances et la dignité des autres dans une éthique de responsabilité. Il était très important que des hommes et des femmes de bonne volonté des deux côtés dégagent un terrain commun d’entente.

Nous étions à mille lieux d’imaginer la suite de ce que nous espérions naïvement n’être qu’un incident de parcours. Les caricatures furent reprises en février 2006 par Charlie Hebdo et Libération puis par d’autres journaux en Belgique et en Allemagne donnant lieu dans tous les pays musulmans à une vague de protestations violentes.

Dix ans après, les massacres du début du mois de janvier 2015 à Paris et l’attentat de Copenhague le 14 février 2015 ont réactivé toutes les peurs et ravivé toutes les tensions. Entre les deux crises, le débat a continué de tourner en rond, « mon droit à dire ce que je veux » contre « mon droit à ne pas être attaqué dans mes croyances », « mon droit à ne pas être menacé chez moi » contre « mon droit à ne pas être ostracisé et méprisé », mon intransigeance contre votre intransigeance, mes valeurs sacrées contre vos valeurs sacrées.

Dire aujourd’hui en Europe que « je suis contre la violence djihadiste mais je ne suis pas Charlie », ne passe pas plus que de dire dans le monde arabo-musulman que « je condamne les caricatures mais je refuse qu’on tue les journalistes ». En outre le niveau de violence verbale et physique continue de monter et nul ne sait si le pire n’est pas à venir. Les attentats terroristes n’ont jamais été aussi nombreux et meurtriers, mais les occidentaux ne comptabilisent que ceux dont ils sont les cibles, oubliant que la majorité des victimes sont des arabes et des musulmans. L’islamophobie en Europe, aux Etas Unis, voire au Japon et en Chine, gagne du terrain chaque jour en raison des amalgames entre terroristes, islamistes musulmans et islam.

La dérive de nos peuples

La percée des partis d’extrême droite en Europe a son pendant chez nous avec la radicalisation de plus en plus rapide d’une partie de la jeunesse. Le djihadisme renforce l’islamophobie et l’islamophobie ouvre des autoroutes devant le djihadisme. Nous voilà tous embarqués dans le plus pernicieux et le plus dangereux des cercles vicieux. Les craquements observés voici seulement une décennie ont fait naître une déchirure qui se transforme chaque jour un peu plus en fossé béant. Lentement mais inexorablement, le monde arabo-musulman et l’occident se tournent le dos. D’où l’image de la dérive des peuples puisée dans celle des continents.

A l’instar de cette dernière, la dérive de nos peuples est le résultat de la conjonction de forces colossales indépendantes de la volonté des personnes. La crise économique stimule tous les extrémismes. L’arrêt, qu’on espère momentané, du printemps arabe laisse de nouveau la place aux deux acteurs responsables de tous nos malheurs. La dictature renforce le djihadisme, ce dernier renforçant la dictature et cette guerre civile arabe s’exporte en occident accusé souvent à juste titre d’être l’allié de la dictature arabe.

Face à ce constat, que pouvons-nous, que devons-nous faire ? La crise économique si elle devait être réglée, le sera à moyen terme. La reprise du printemps arabe, seule alternative au face à face mortel pour tous de la dictature et du djihadisme, est un projet à long terme. A court terme, il nous faut agir sur le discours de la haine qui sature aujourd’hui l’espace médiatique. Conséquence autant que cause, c’est un discours de rupture et d’affrontement. Nous sommes effarés devant ce qui se dit dans les medias ou s’écrit sur les réseaux sociaux. S’y expriment sans vergogne l’affirmation de la radicalité et de la haine, une culture de l’apocalypse et du nihilisme, et un racisme de plus en plus banalisé aussi bien chez les jeunes du nord que du sud. Tous les ingrédients sont là pour préparer les crimes et les malheurs d’un futur sans avenir.

Voilà pourquoi, nous devons nous aussi saturer cet espace médiatique mais d’un discours de paix. C’est le devoir des leaders religieux, de simples croyants, des intellectuels et des jeunes de tous les pays concernés, de se prononcer haut et fort contre ce qui ressemble de plus en plus à la mise en condition pour une vraie guerre des civilisations. Les manifestations de Pegida à Dresde sont considérées par les jeunes musulmans comme de véritables déclarations de guerre. Fort heureusement les manifestations anti Pegida à Dresde même et dans d’autres villes allemandes sont, elles, considérées comme des déclarations de paix. Il nous faut multiplier de telles manifestations.

Le 12 mars 2015 se tiendra à Rabat un grand forum de la société civile internationale. Nous pourrions y amorcer la construction de réseaux de journalistes entre le nord et le sud, d’intellectuels, de dignitaires religieux, de jeunes et de femmes pour porter à la fois le discours de la paix et multiplier les manifestations de solidarité contre toutes les violences et toutes les haines. Dans la convention créant l’Unesco en novembre 1945, la phrase clé est celle qui souligne que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Plus que jamais il nous faut gagner cette bataille des cœurs et des esprits car il y a vraiment péril en la demeure.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:57

http://www.bbc.com/news/uk-31637090

« Jihadi John » est Mohammed Emwazi de Londres

Jeudi 26 Février 2015

Le militant masqué de l’Etat Islamique connu sous le nom de « Jihadi John », qui est apparu dans les vidéos de décapitations d'otages occidentaux, a été identifié.

C’est Mohammed Emwazi, un britannique de l’ouest de Londres né au Koweït il y a vingt-cinq ans, qui était déjà connu des services de sécurité britanniques.

La police britannique a refusé de commenter, citant des enquêtes en cours.

Mohammed Emwazi est apparu dans une vidéo en août 2014, quand il a apparemment tué le journaliste américain James Foley.

On pense qu’il a été photographié plus tard dans les vidéos des décapitations du journaliste américain Steven Sotloff, du travailleur humanitaire britannique David Haines, du chauffeur de taxi britannique Alan Henning et d’un travailleur humanitaire américain Abdul-Rahman Kassig, aussi connu sous le nom de Peter Kassig.

« Les Beatles »

Dans chacune des vidéos, le militant est apparu vêtu d'une robe noire avec une cagoule noire le couvrant en totalité à l’exception de ses yeux et du haut de son nez.

S’exprimant avec un accent britannique, il dénonce les puissances occidentales avant de tenir son couteau sur le cou des otages, faisant apparaître le début de l’exécution avant l’arrêt du film. La vidéo montre ensuite les corps décapités des victimes.

Plus tôt ce mois-ci, le militant apparaît dans une vidéo dans laquelle le journaliste japonais Kenji Goto semblait être décapité. Les otages libérés par l’Etat Islamique disent qu'il était l'un des trois djihadistes britanniques gardant les occidentaux enlevés par le groupe en Syrie. Ils étaient connus collectivement comme les « Beatles ».

Dans une récente conférence, Asim Qureshi, directeur de recherche du lobby Cage basé à Londres, qui avait été en contact avec Mohammed Emwazi il y a un certain nombre d'années, a expliqué comment il avait été approché par le Washington Post pour cette histoire et a détaillé les difficultés que Mohammed Emwazi avait eu avec les services de sécurité au Royaume-Uni et à l'étranger.

Asim Qureshi a déclaré que Mohammed Emwazi, âgé d’environ vingt-sept ans, avait été « extrêmement gentil, doux et bien éduqué, la jeune personne la plus humble que je connaissais ».

Il a dit qu'il ne pouvait pas « être sûr à cent pour cent » que Jihadi John était Mohammed Emwazi bien qu'il y avait « des similitudes frappantes ».

Les difficultés de Mohammed Emwazi ont commencé quand il s’est rendu en Tanzanie en mai 2009 après son diplôme en programmation informatique à l’université de Westminster, a ajouté Asim Qureshi.

Lui et deux amis avaient prévu d'aller sur un safari mais une fois qu'ils ont atterri à Dar es Salaam, ils ont été arrêtés par la police et détenus pendant une nuit.

Mohammed Emwazi a fini par prendre un avion de retour pour Amsterdam, aux Pays-Bas, où il a prétendu être intercepté par des agents du service de renseignement britannique MI5 qui l'accusaient d'essayer de se rendre en Somalie, où le groupe djihadiste al-Shabab fonctionne. Il a nié l'accusation et a déclaré que les agents avaient tenté de le recruter avant de lui permettre de retourner au Royaume-Uni.

Des responsables anti terroristes américains et britanniques ont découvert l'identité de Jihadi John en septembre 2014. Le FBI, le MI5 britannique et d'autres agences de renseignement ont utilisé une combinaison de logiciels de reconnaissance vocale, des entrevues avec d'anciens otages et des recherches sur le terrain à Londres pour construire un profil de l'homme qui se révèle maintenant être Mohammed Emwazi.

Ils ont toujours refusé de révéler le nom pour des « raisons opérationnelles ». Maintenant que c’est dans le domaine public, il est apparu que Mohammed Emwazi était bien connu au MI5 et que le MI5 a même essayé de le recruter comme informateur, des années avant qu’il s’en aille en Syrie pour finalement rejoindre l’Etat Islamique.

La pratique des agences de renseignement d'aborder les sympathisants djihadistes pour qu’ils travaillent pour eux est susceptible de continuer. On croit que la Grande-Bretagne et les États-Unis ont des informateurs à l'intérieur de la « capitale » de l’Etat Islamique de Raqqa.

Pourtant, cela semble avoir été de peu d'aide pour arrêter les actions de Mohammed Emwazi, ou pour le traduire en justice.

La « trajectoire typique » du djihadiste Mohammed Emwazi

Mohammed Emwazi a ensuite déménagé au Koweït, où il a obtenu un emploi dans une société d'informatique. Mais lors d'une visite à Londres en 2010, il a été détenu par les autorités britanniques de contre-terrorisme et empêché de reprendre l'avion pour le Koweït, disaient ses amis.

« J’ai un emploi qui m’attend et un mariage pour commencer », a écrit Mohammed Emwazi dans un email de juin 2010 envoyé à Cage.

« Mais maintenant je me sens comme un prisonnier, non seulement dans une cage, à Londres », a-t-il ajouté, « une personne emprisonnée et contrôlée par des hommes des services de sécurité, qui m’empêche de vivre ma nouvelle vie dans ma ville et mon pays natal, le Koweït ».

Asim Qureshi dit que Mohammed Emwazi avait fait des efforts persistants pour essayer de changer sa situation, « nous avons eu deux ans et demi de communications pour parler de ce qu'il pourrait faire pour soulager ses problèmes ».

Il a dit qu'il ne savait pas ce qui était arrivé à Mohammed Emwazi, ajoutant que « quand nous traitons les gens comme s’ils étaient des étrangers, ils vont inévitablement se sentir comme des étrangers, toute notre stratégie de sécurité nationale pour les treize dernières années n'a fait qu'accroître l'aliénation. Un récit de l'injustice a pris racine ».

Mohammed Emwazi a ensuite voyagé en Syrie aux alentours de 2013 et plus tard rejoint l’Etat Islamique, qui a déclaré la création d'un « califat » dans les vastes étendues de la Syrie et de l'Irak voisin qu’il contrôle.

Une porte-parole du premier ministre David Cameron n'a pas voulu confirmer ou infirmer les derniers rapports, ajoutant que les services de police et de sécurité ont travaillé dur pour trouver les responsables de l'assassinat des otages britanniques.

L’université de Westminster a confirmé que Mohammed Emwazi l’avait quitté il y a six ans, en ajoutant que « si ces allégations sont vraies, nous sommes choqués et écoeurés ».

Rajini Vaidyanathan, journaliste de la BBC à Washington, dit que le FBI a enquêté en septembre 2014 pour savoir qui était Jihadi John. Toutefois, les responsables américains ont déclaré ce mois-ci qu’ils ne voulaient pas révéler son nom, car ils croyaient que ce ne serait pas la meilleure stratégie pour le trouver et le traduire en justice.

Un porte-parole de la famille de Steven Sotloff a dit que « nous voulons le voir assis dans une salle d'audience, le voir condamné et envoyé dans une prison de haute sécurité ».

La sœur de David Haines, Bethany, a salué son identification, mais a dit à ITV News que « je pense que toutes les familles se sentiront soulagées une fois qu’il aura une balle entre les yeux ».

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:35

http://www.lorientlejour.com/article/913062/plus-de-5-000-assyriens-ont-pris-le-chemin-de-lexode.html

http://www.rojbas.org/2015/02/26/plus-de-5-000-assyriens-ont-pris-le-chemin-de-lexode

Plus de cinq mille assyriens ont pris le chemin de l’exode

Des témoignages font état de plusieurs centaines d'otages aux mains de l’Etat Islamique.

Par Matthieu Karam et Nour Braidy

Jeudi 26 février 2015

Environ cinq mille membres de la minorité chrétienne des assyriens ont pris le chemin de l'exode en Syrie après le rapt de dizaines des leurs par les djihadistes de l'État Islamique.

Quelque trente mille assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, vivaient en Syrie avant le début du conflit le 15 mars 2011, la majorité à Hassaké.

Depuis lundi, Teglath, un prêtre assyrien établi au Liban, n'a plus de nouvelles de plusieurs de ses proches. Depuis que les djihadistes ont attaqué des villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le gouvernorat d’Hassaké, dans le nord-est syrien, enlevant une centaine d'habitants, le père Teglath et son épouse, elle aussi une syrienne assyrienne, vivent dans l'angoisse. « Le père de ma femme, sa mère, ses frères et sœurs et ses oncles, manquent à l'appel, explique le père. Lorsque j'ai contacté par téléphone l'un de ses oncles, un homme m'a répondu en disant qu’il était l’Etat Islamique. Il m'a d'abord interdit de parler à l'oncle, mais a par la suite changé d'avis ». Pour le prêtre originaire d’Hassaké, « un complot se trame contre les assyriens. Ils veulent nous chasser de nos terres et de nos maisons. Pourquoi nous attaquer ? Pourquoi ne pas avoir attaqué les combattants kurdes ? Les djihadistes savent où se trouvent les kurdes ». Il reconnait toutefois que des combattants chrétiens se battent aux côtés des combattants kurdes.

De son côté, Kino Gabriel, membre du commandement du Conseil Militaire Syriaque (CMS), une organisation militaire chrétienne importante dans le nord-est de la Syrie, estime que « lors de cette attaque, l’Etat Islamique a enlevé entre trois cent cinquante et quatre cent civils, des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards ». Il précise que cent ou cent cinquante personnes ont été enlevées à Tel Hermiz, Tel Chamiran et Tel Tawil. Le reste des otages a été enlevé dans neuf autres villages. Selon lui, les otages « ont peut-être été emmenés à Jabal Abdel Aziz ou à Chaddadé, une ville au sud d’Hassaké ».

Les combats se poursuivent

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), l'Etat Islamique cherche ainsi à venger de l'offensive kurde à Hassaké, appuyée par des frappes de la coalition internationale menée par les États-Unis. Également, les djihadistes veulent s'emparer de Tel Tamer, une localité assyrienne dont le pont est important pour rejoindre la frontière irakienne à partir de la province d'Alep. « La résistance contre l’Etat Islamique avait déjà commencé à al Khabour aux alentours du 7 février 2015 quand le CMS a pris le contrôle de Tel Hermiz qui était sous l'emprise de l’Etat Islamique », explique Kino Gabriel. « Quelques-uns de nos combattants sont morts au combat », note-t-il, précisant que, le 22 février 2015, l’Etat Islamique a envoyé des renforts à al Khabour.

Dans ce contexte, les combattants kurdes ont repris trois villages assyriens et une localité à majorité sunnite, mais les combats se poursuivent. « Les unités de protection du peuple (YPG) kurde ont repris Tel Chamiram, où les djihadistes ont brûlé partiellement une église, Tel Masri, Tel Hermel et Ghbeich », a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans la localité musulmane de Ghbeich, ils ont accusé les villageois de collaborer avec les kurdes, en ont décapité quatre et incendié des maisons et une école. De plus, un australien combattant les djihadistes aux côtés des kurdes a été tué dans ces combats mardi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agit du premier occidental pro kurde à trouver la mort.

Enfin, pour Washington, « le fait que l’Etat Islamique vise une minorité religieuse témoigne une fois de plus de son traitement brutal et inhumain de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ses objectifs ». La France a quant à elle réclamé la libération immédiate des assyriens enlevés, alors que les chasseurs du Charles de Gaulle ont largué hier leurs premières bombes, deux jours après le début de l'engagement du porte-avions dans les opérations de la coalition internationale contre l'Etat Islamique en Irak.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:55

Kiev entame à son tour le retrait des armes lourdes (Reuters)

L'armée ukrainienne a annoncé, Jeudi 26 Février 2015, le début du retrait de ses armes lourdes déployées pour faire face aux séparatistes de l'est du pays, ce qui revient à reconnaître que le cessez-le-feu censé être entré en vigueur le 15 février 2015 est bien respecté.

Les rebelles prorusses avaient fait de même deux jours plus tôt mais Kiev estimait alors que le cessez-le-feu n'était pas effectif. Quelques heures avant d'annoncer le début du retrait, l'armée avait toutefois indiqué qu'aucun décès n'était à déplorer depuis deux jours dans ses rangs.

Le retrait des armes lourdes constitue le deuxième point des deuxièmes accords de Minsk conclus le 12 février 2015 sous l'égide de la France et de l'Allemagne et sa mise en oeuvre dépendait du respect du cessez-le-feu, qui en est donc le premier point.

« L'Ukraine a entamé aujourd'hui le retrait des canons de cent millimètres de la ligne de front », dit l'état-major ukrainien dans un communiqué, invitant l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à en faire le constat.

« La partie ukrainienne réclame un cessez-le-feu complet et l'application immédiate de l'accord de Minsk de la part de tous les signataires. En cas de tentative d'offensive, le calendrier du retrait pourra être revu. Les forces ukrainiennes sont tout à fait prêtes à défendre le pays », ajoute-t-il.

Selon des correspondants de Reuters sur place, aucun tir d'artillerie n'a retenti durant la nuit de mercredi à jeudi dans le secteur de Donetsk, chef-lieu du Donbass tenu par les séparatistes.

Malgré le cessez-le-feu, les miliciens prorusses ont poursuivi la semaine dernière leur offensive à Debaltseve, ville stratégique qu'ils ont conquise le 18 février 2015. Depuis cette victoire, ils assurent vouloir respecter la trêve.

L'Union Européenne et les Etats-Unis, qui les ont accusés de violer les accords de Minsk avec l'aval de Moscou, semblent désormais se satisfaire de l'arrêt des hostilités.

Au lendemain de la prise de Debaltseve, Kiev soupçonnait les séparatistes de vouloir pousser leur avantage jusqu'à Marioupol, ville portuaire de cinq cent mille habitants sur le littoral de la mer d'Azov. Les puissances occidentales ont quant à elle averti qu'une reprise de l'offensive dans le Donbass, que le Kremlin nomme désormais « Nouvelle Russie », entraînerait un alourdissement des sanctions.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:44

La visite d’élus en Syrie suscite l’ire de l’exécutif (Reuters)

La visite de quatre parlementaires français en Syrie, où trois d'entre eux ont rencontré Bachar al Assad, est « une faute morale » au regard de la responsabilité du régime dans le conflit qui ravage le pays depuis quatre ans, a dit, Jeudi 26 Février 2015, Manuel Valls.

A Manille, François Hollande a renchéri en condamnant cette rencontre « avec un dictateur » et en poussant les partis politiques dont ces élus sont membres, y compris le Parti Socialiste, à les sanctionner pour leur initiative.

« Je pense que je ne pourrai que les encourager mais je n'en ai pas la qualité », a-t-il dit lors d'une visite aux Philippines sur le thème du réchauffement climatique.

Le déplacement des quatre élus du Parti Socialiste, de l’UMP et de l’UDI constitue une ligne de fracture avec la position officielle de la diplomatie française qui a rompu tout contact avec le régime syrien en mars 2012 sur fond de répression orchestrée par Bachar al Assad.

Il illustre également les interrogations grandissantes au sein des cercles diplomatiques et de renseignements sur l'attitude à adopter face à Damas, qui pourrait contribuer à endiguer la montée en puissance de l'Etat Islamique.

Tout en reconnaissant le droit des parlementaires « à se déplacer », le premier ministre a condamné jeudi, sur BFMTV RMC, « avec la plus grande vigueur », leur initiative.

« Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui, ils sont allés rencontrer Bachar al Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts », a dit Manuel Valls

« C'est une faute morale, les parlementaires représentent la souveraineté nationale », a-t-il conclu, estimant qu'il revenait aux élus d'en tirer les conséquences.

La délégation parlementaire était composée de Gérard Bapt, député du Parti Socialiste et président du groupe d'amitié entre la France et la Syrie à l’assemblée nationale, de Jacques Myard, député UMP, de Jean Pierre Vial, sénateur UMP et président du groupe d'amitié entre la France et la Syrie au sénat, et de François Zocchetto, sénateur UDI.

SANCTIONS

Gérard Bapt, qui a indiqué à Reuters qu'il n'avait pas participé à la rencontre avec Bachar al Assad, va tout de même être convoqué par le Parti Socialiste et sera sanctionné, a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste.

Interrogé sur une éventuelle exclusion, il a répondu sur RTL que la haute autorité du Parti Socialiste se prononcera.

S'exprimant depuis l'aéroport de Toulouse à son retour de Syrie, Gérard Bapt a assuré que les autorités françaises étaient au courant du déplacement parlementaire.

« J'avais fait une visite aux conseillers diplomatiques de l'Elysée, de Matignon, de l'Intérieur et du Quai d'Orsay pour exprimer mon intention », a-t-il dit à la presse.

Jacques Myard a pour sa part justifié l'initiative sur Sud Radio et souligné qu'il n'était pas possible de régler la guerre civile sans parler avec Damas, affirmant que de nombreux élus jugeaient nécessaire d'adapter la politique française.

L'objectif de la mission était de « voir comment on peut évoluer par des petits pas vers une reprise du dialogue franco-syrien, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, même si nous avons beaucoup de choses à reprocher à ce régime ».

Concernant les critiques, notamment du Quai d'Orsay qui a pris ses distances tôt cette semaine avec l'initiative parlementaire, il a déclaré que « si nous continuons cette politique d'aveuglement et d'autisme, nous allons dans le mur », a-t-il ajouté.

L'initiative a reçu le soutien du président UMP du sénat Gérard Larcher, lui-même en déplacement en Russie où il a été reçu par Vladimir Poutine en pleine crise ukrainienne.

« Il n’y a pas à excuser, les parlementaires sont des gens libres », a-t-il dit sur Public Sénat, prenant le contre-pied de Claude Bartolone, son homologue du Parti Socialiste à l’assemblée nationale, qui a condamné à titre personnel la visite des élus.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:27

http://www.alencontre.org/europe/grece-un-accord-avec-les-creanciers-qui-emprisonne-syriza-dans-le-social-liberalisme.html

Un accord avec les créanciers qui emprisonne Syriza dans le social libéralisme

Jeudi 26 Février 2015

Déclaration de Red Network

Le programme de « réforme » déposé par Yanis Varoufakis et par le gouvernement dirigé par Syriza, en « complément » de l’accord du Lundi 23 Février 2015, révèle la vérité sur l’accord entre le gouvernement et les bailleurs de fonds, représentés par l’Euro-groupe, c’est le renoncement de Syriza qui se situe aux limites d’une politique sociale-libérale.

Cet accord annule la possibilité de mettre en œuvre les engagements de Thessalonique du 14 septembre 2014, il inverse le sens de décisions de la conférence de Syriza de juillet 2013 qui indiquait l’annulation du mémorandum et des lois qui l’accompagnaient comme une première étape vers le renversement d’ensemble des brutales politiques d’austérité.

Plus précisément, en ce qui concerne les privatisations qui forment le noyau de la stratégie néo libérale, le gouvernement s’engage à ne pas « supprimer les privatisations qui ont été parachevées et à respecter le processus conformément à la loi » pour les mises au concours qui ont été lancées, alors que le pire réside pour les « nouveaux cas » dans la méthode impliquant des « baux à long terme et des partenariats publics et privés ». Cela revient donc à une acceptation généralisée des privatisations qui se situe à l’opposé d’une politique fixée de longue date par Syriza.

Pour ce qui a trait au « marché du travail », les « réformes » proposées impliquent l’annulation de l’engagement électoral clair de rétablir le salaire minimum à sept cent cinquante et un euros, indépendamment de la négociation avec les créanciers. Est adopté un « changement » baignant dans le brouillard politique. Pour le salaire minimum, les changements portent sur « l’ampleur et le calendrier » qui seront sujets à « consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales, à la lumière des développements de la production et de la compétitivité ».

Cela revient à reporter la restauration du salaire minimum au niveau de 2009 sine die. Et, pire encore, est adopté un processus inacceptable de négociation salariale et des critères relevant de la plus libérale des sociales démocraties.

La question cruciale de restaurer le pouvoir des conventions collectives, la proposition est minée car elle est associée à certaines des « meilleures pratiques de l’Union Européenne » et cherche à « bénéficier de l’expertise de l’OCDE ».

Nous rappelons que le « savoir-faire » de ces organisations internationales, qui sont restées immobiles et silencieuses au cours des vingt dernières années de l’agression néo libérale du capital, s’est avéré extrêmement actif dans l’érosion progressive des droits du travail par une succession de nouvelles idées dites intelligentes. « Dans le programme sera inclus l’engagement à une nouvelle approche progressive dans les conventions collectives incluant l’équilibre entre la flexibilité et la justice ». Au cours des vingt dernières années, beaucoup ont cherché l’équilibre entre la flexibilité et la sécurité, la flexi-sécurité, mais personne n’a trouvé autre chose que la marche forcée de la flexibilité ou de l’élasticité.

Pour ce qui relève de la politique fiscale, les engagements de Thessalonique abrogeaient l’impôt expropriateur sur l’immobilier, la xaratsi, terme renvoyant à un impôt injuste sous l’occupation ottomane, sur le fioul domestique et pour la réinstallation du seuil de non-imposition pour les revenus annuels inférieurs à douze mille euros, actuellement le seuil est fixé à cinq mille euros. Or tout s’est volatilisé. Si la cible absolument correcte de la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude aux cotisations sociales, qui doit clairement être dirigée contre le capital, n’est pas en relation étroite avec des mesures d’allégement fiscal pour les travailleurs, les retraités et les couches populaires, cela revient simplement à poursuivre les politiques d’austérité.

Sur la question des banques, la conférence de Syriza s’était prononcée pour leur mise sous examen public, même si les modalités n’étaient pas précisées. Or, est adoptée une mise sous surveillance des prêts « selon des modalités qui tiennent pleinement compte de la capitalisation des banques » et même les ventes aux enchères de la résidence principale sont placées sous l’épée de Damoclès de « la coopération avec la direction des banques et des institutions bancaires ».

Ce programme de « réformes » constitue la preuve qu’il conduit vers un brusque tournant impliquant le remboursement de la dette comme une condition faite sienne par le gouvernement. Il marque le passage à une position où nous cherchons à résister à l’austérité, mais cela obligatoirement dans le cadre de l’acceptation des règles de l’Union Européenne et de l’euro.

Contre l’accord avec l’Euro-groupe et le programme de « réformes » proposé par le gouvernement grec, les organisations et les membres de Syriza, la gauche, le mouvement syndical et les mouvements sociaux de résistance doivent trouver la force de répondre non.

Et puis garder une attitude d’indiscipline, autrement dit une attitude de lutte de la classe ouvrière et des couches populaires pour briser ce corset qui est imposé à une politique anti-austérité concrète.

Pour les membres et les organisations de Syriza, des tâches spécifiques sont à l’ordre du jour.

Le retour immédiat aux politiques qui reposent sur trois piliers principaux, l’élimination des mémorandums et des mesures d’austérité qui les accompagnent, aucun sacrifice pour l’euro et une politique de la gauche radicale s’appuyant sur les décisions de la conférence de juillet 2013 et les engagements de Thessalonique de septembre 2014.

Ce ne sera pas une lutte contre mais pour sauver le projet politique de « gouvernement de la gauche ». Parce que l’accord avec l’Euro-groupe et les engagements pris Mercredi 25 Février 2015 mèneront dans la période de quatre mois du plan-relais à un affaiblissement des relations de Syriza avec la base sociale qui l’a conduit à la victoire politique du Dimanche 25 Janvier 2015. Et cela va accroître l’appétit des ennemis locaux et internationaux de la Grèce pour initier une bataille avec l’objectif de renverser le gouvernement. Le temps est court.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:59

http://en.firatajans.com/news/hunko-deputies-from-all-parties-want-pkk-ban-lifted

Des députés de tous les partis demandent la levée de l’interdiction du PKK (Firat News Agency)

Mercredi 25 Février 2015

Avant le débat de demain au parlement fédéral allemand sur l'interdiction du PKK, Andrej Hunko, député de die Linke, dit que des députés de tous les partis veulent la levée de l’interdiction du PKK, mais que l'appareil de sécurité de l’état veut la maintenir.

L'interdiction du PKK a été décidée par le gouvernement conservateur d’Helmut Kohl, le 26 novembre 1993. Maintenant, plus de vingt et un ans plus tard, cette interdiction est l'une des questions les plus débattues en Allemagne en ce moment. En raison de la lutte efficace menée par les guérilleros du PKK et les combattants des YPG contre les bandes d’EIIL, beaucoup de personnes en Allemagne considèrent désormais l'interdiction comme vide de sens.

Cependant, le gouvernement de coalition de la CDU et du SPD dirigé par Angela Merkel insiste pour que l'interdiction soit maintenue, d'où le débat de demain sur une motion de die Linke.

Andrej Hunko, député de die Linke, explique les détails de la motion à Firat News Agency.

« Une motion soutenue par des députés de tous les partis »

Andrej Hunko dit que des députés de tous les partis soutiennent la motion présentée par die Linke, ajoutant qu’ils ne demandaient pas un débat pour savoir si l'interdiction initiale était justifiée, mais qu’ils faisaient valoir que dans les circonstances actuelles l'interdiction n'a pas de sens.

Andrej Hunko dit que le but n’était pas seulement d’obtenir la levée de l'interdiction en Allemagne, mais en même temps d'assurer que le PKK soit retiré de la liste européenne des organisations terroristes. L’Union Européenne étend la liste des organisations interdites tous les six mois. Nous voulons que l'Allemagne refuse le maintien du PKK sur la liste lors de la prochaine réunion », at-il ajouté.

« L'appareil de sécurité pense différemment »

Andrej Hunko dit que des membres des partis de la coalition ont convenu avec eux que l'interdiction devrait être levée, mais que l'appareil de sécurité de l’état n’avait pas changé sa position sur le mouvement kurde. « Nous pouvons comparer le ministère de l’intérieur, la police et l’appareil de sécurité aux structures profondes de l’état en Turquie », a-t-il ajouté.

Andrej Hunko dit que les positions relatives au mouvement kurde avaient changé dans les deux dernières années, avec des politiciens en Europe ayant une attitude positive envers la candidature de Selahattin Demirtaş aux élections présidentielles. Il a ajouté que le HDP est maintenant considéré comme l'architecte de la démocratie réelle et que les développements dans le Sinjar et à Kobanê avaient contribué à ce processus.

Quelle est la motion de die Linke ?

La motion de die Linke qui sera débattue demain soir au parlement fédéral souligne que le PKK a émergé comme le résultat de la persécution des kurdes en Turquie, que le mouvement de libération kurde mène une lutte pour les droits des femmes et que le gouvernement turc est impliqué dans un processus de paix avec le PKK. La motion ajoute que la levée de l'interdiction du PKK ferait pression sur Ankara pour mettre en œuvre de véritables réformes qui permettraient d'assurer l’avancée du processus.

Die Linke demandera également au parlement fédéral de faire pression sur le gouvernement pour lever l'interdiction et pour mettre fin aux enquêtes sur des membres présumés du PKK.

Andrej Hunko est aussi une victime de l'interdiction

Andrej Hunko est l'un des dix députés qui font l'objet d'une enquête des procureurs de Berlin après le déploiement d'un drapeau du PKK à l’intérieur du parlement fédéral en novembre 2014.

Andrej Hunko avait également déployé un drapeau du PKK dans une manifestation à Cologne en soutien à une collègue, Nicole Gohlke, qui a eu son immunité parlementaire levée pour avoir soutenu les YPG et déployé un drapeau du PKK. Andrej Hunko s’est impliqué lui-même en partageant la photographie dans les réseaux sociaux.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:09

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/02/24/comment-la-compagne-de-coulibaly-a-fui-la-france_4582192_3224.html

Comment Hayat Boumeddiene, la compagne d’Amedy Coulibaly, a fui la France

Mardi 24 Février 2015

Dimanche 4 Janvier 2015, le plus jeune fils de la famille Belhoucine a déboulé dans le salon de ses parents avec un téléphone qu’il venait de découvrir dissimulé dans l’armoire de sa chambre. « Maman, qu’est-ce que c’est que cela », crie-t-il en montrant l’appareil. Sa mère lui prend le portable et découvre, horrifiée, le texto de son fils aîné, Mohamed Belhoucine, vingt-sept ans, « salam, c’est moi qui ai caché ce téléphone. Maman, Papa, ne vous inquiétez pas, nous avons rejoint le califat. Ne vous inquiétez pas, nous préfèrons vivre dans un pays régit par la charia et pas par les lois inventées par les hommes ».

A dix-neuf ans, le benjamin des frères Belhoucine dormait encore quand il a été réveillé par le vibreur de l’appareil. Le téléphone a sonné plusieurs fois, lui laissant le temps de le débusquer. En refaisant le film des derniers jours, les parents Belhoucine se sont alors souvenus que Mohamed était effectivement venu quelques jours plutôt, le premier janvier, pour une visite de courtoisie. Il ne leur avait rien dit de ses projets de départ mais avait sans doute profité de l’occasion pour cacher son téléphone. Sa visite avait eu lieu quelques heures après que leur cadet, Mehdi, vingt-trois ans, eut quitté le domicile familial pour un séjour en Egypte. Il avait assuré vouloir partir pour « étudier la religion ».

Les parents Belhoucine n’avaient ensuite plus eu de nouvelles de leurs deux grands garçons, mais ne s’en étaient pas trop soucié. Ils ne savaient pas encore que leurs enfants seraient aujourd’hui soupçonnés d’avoir été les principaux organisateurs de la fuite d’Hayat Boumeddiene, l’épouse d’Amedy Coulibaly. Ils ignoraient surtout que l’aîné, Mohamed Belhoucine, a été particulièrement présent aux côtés du tueur fou de l’Hyper Cacher, durant les dernières semaines de préparation des attentats, les 7 et 9 janvier 2015. Les enquêteurs le soupçonnent même d’être celui qui a diffusé la vidéo de revendication d’Amedy Coulibaly.

C’est seulement en découvrant à la télévision que Mehdi Belhoucine avait été aperçu non pas en Egypte mais en Turquie, en compagnie d’Hayat Boumeddiene, que son père s’est présenté au commissariat, deux jours après l’attaque de l’Hyper Cacher. Désemparé, il n’est en même temps qu’à moitié surpris du départ de ses enfants. Les deux étaient sans emploi. Mohamed Belhoucine faisait de l’aide aux devoirs à la mairie d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, mais son contrat n’avait pas été renouvelé en septembre. Mehdi et Mohamed Belhoucine pratiquaient surtout « un islam assez radical », admet-il rapidement.

Après de brillantes études d’ingénieur à l’école des mines d’Albi, Mohamed Belhoucine, l’aîné, a particulièrement dérivé. En juillet 2014, il a été condamné à deux ans de prison dont un mois ferme, qu’il a effectué lors de sa détention provisoire, pour avoir eu un rôle actif dans une filière d’acheminement de djihadistes vers la région afghano-pakistanaise. Ses convictions politiques sont, par ailleurs, restées « très franches », selon son oncle, « il reconnaissait l’instauration de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie et reconnaissait même le titre de calife à son chef, Abou Bakr al Baghdadi ».

Or, les enquêteurs ont pu établir que les frères Belhoucine avaient quitté le territoire français une semaine exactement avant les attaques, et ce, en même temps que Hayat Boumeddiene, dans une sorte de fuite planifiée. « L’évasion » organisée a eu lieu le premier janvier 2015.

Mehdi Belhoucine, le plus jeune, a pris un bus Eurolines en direction de l’Espagne.

Mohamed Belhoucine, l’aîné, a emprunté la même direction dans la foulée de sa visite à ses parents. Il a emmené avec lui son épouse, Imène, et leur fils de quatre ans. Hayat Boumeddiene, elle, a été conduite directement par son compagnon Amedy Coulibaly, à bord d’une Seat Ibiza noire de location.

Tout ce petit monde s’est retrouvé à l’aéroport de Madrid et a embarqué, Vendredi 2 Janvier 2015, sur deux vols différents pour Istanbul. Sur les dernières captures vidéo de l’aéroport, on voit Amedy Coulibaly et Hayat Boumeddiene marcher ensemble, le pas pressé, en se tenant la main. Le tueur de l’Hyper Cacher est remonté ensuite à toute allure jusqu’à Paris. A tel point qu’il se fera flasher à trois reprises sur la route.

Ce qui intrigue les enquêteurs, c’est qu’au matin du premier janvier, avant les départs de toutes ces personnes aujourd’hui recherchées, une petite réunion s’est tenue chez Mohamed, l’aîné des Belhoucine, à Bondy, en Seine-Saint-Denis, en présence d’au moins deux autres participants. Or, dès le Samedi 3 Janvier 2015, l’un d’eux, un jeune homme de vingt-trois ans d’origine tunisienne, s’est envolé comme les autres pour la Turquie depuis Madrid. Le deuxième, un père de famille de trente-trois ans converti à l’islam, a rallié le même jour Istanbul depuis l’aéroport de Roissy avec son épouse et ses trois enfants, dont un nourrisson de huit mois. Tous sont suspectés de s’être rendus en Syrie pour rejoindre l’Etat Islamique.

Ces candidats à l’exil vers « le califat », aux profils très différents, savaient-ils ce qui se tramait ? Connaissaient-ils les fréquentations de Mohamed Belhoucine, l’homme chez qui ils se sont retrouvés pour la dernière fois ? Quel rôle exact a joué ce dernier ? L’enquête de téléphonie montre que le jeune homme a pu réaliser un repérage tout près de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, là où les frères Kouachi se sont retranchés avant de mourir. C’est également sur le portable de Mohamed Belhoucine qu’un des hommes de main d’Amedy Coulibaly, Mickaël, soupçonné de l’avoir aidé à se procurer des armes, appelait régulièrement pour le contacter.

Avec sa silhouette élancée, son visage fin, le jeune homme était charismatique et s’improvisait régulièrement professeur d’arabe et de morale islamique. A-t-il pu influencer le passage à l’acte du tueur de l’Hyper Cacher ? Il lui était arrivé de faire un « rappel d’ordre religieux sur les bienfaits du mariage en islam », a raconté Mickaël en garde à vue. Mohamed Belhoucine était même présent lors de son mariage religieux, en août 2014. Amedy Coulibaly et Hayat Bouemeddiene fréquentaient par ailleurs régulièrement Mohamed Belhoucine et sa femme. A l’automne, ils s’étaient retrouvés tous ensemble à un pique-nique de l’association Sanâbil, qui soutient les familles des détenus musulmans.

Hayat Boumeddiene, qui a pris le même vol que Mehdi Belhoucine, a-t-elle pu, de son côté, croire qu’elle participait seulement à une vague de départs vers la Syrie ? Ou a-t-elle aussi épaulé son mari lors de ses préparatifs ? On sait peu de chose sur elle. Hayat Boumedienne est issue d’une fratrie de six enfants. Sa mère est morte quand elle avait six ans. Elle grandit ballottée entre foyers et familles d’accueil. Très religieuse, elle avait un temps porté la burqa, mais y avait renoncé après que la loi de 2010 l’interdise. Tout son entourage avait le sentiment qu’elle avait trouvé un équilibre avec Amedy Coulibaly qu’elle connaissait depuis six ans. A l’automne, le couple avait effectué ensemble le pèlerinage à La Mecque.

Une Mini Cooper en monnaie d’échange

Six mois avant les attentats, Hayat Boumeddiene a cessé d’avoir un téléphone portable. Et c’est elle qui, en septembre 2014, a acheté à crédit une Mini Cooper à vingt-sept mille euros avec de faux documents à son nom. Ce véhicule aurait, selon les enquêteurs, pu servir plus tard de monnaie d’échange, contre des armes récupérées en Belgique.

A l’inverse des frères Belhoucine, Hayat Boumeddiene n’a toutefois donné aucun signe de vie direct à ses proches après sa fuite. Son père dit avoir essayé de la contacter à plusieurs reprises, en vain. Le téléphone a sonné, mais personne n’a décroché.

La première manifestation publique de la jeune femme depuis les attentats est arrivée par une « interview » qu’elle aurait accordée au journal Dar al Islam, le magazine francophone officiel de l’Etat Islamique. Dans ce texte publié début février 2015, la jeune femme de vingt-six ans, qui serait enceinte de quatre mois, se déclare heureuse d’avoir rejoint le califat et soutient les crimes de son époux, « il brûlait d’envie de combattre les ennemis d’Allah », qu’Allah lui fasse « miséricorde », dit-elle.

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