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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:35

http://www.lariposte.com/L-esclavagiste-et-le-manifestant.html

L’esclavagiste et le manifestant

Jeudi 6 Novembre 2014

La mort de Christophe de Margerie, le PDG de Total, a donné lieu à une débauche de condoléances et d’hommages publics. Plusieurs jours durant, des journalistes, des hommes politiques et des patrons se sont succédé dans les médias pour nous convaincre que le pays venait de perdre l’un de ses plus grands bienfaiteurs. Cette vague a atteint son point culminant au parlement, avec l’indignation spectaculaire de Manuel Valls face au tweet de Gérard Filoche, qui, au sujet du patron de Total, posait la question, « le successeur nous volera-t-il moins ».

Fraichement meurtri par la perte de son « ami », Manuel Valls a déclaré que Gérard Filoche n’avait pas sa place au Parti Socialiste. « Face à un homme, quel qu’il soit, quel que soit son parcours, qui meurt dans ces conditions, il n’y a qu’un seul mot, c’est la dignité », a dit le premier ministre. Par cette hypocrite posture morale, Manuel Valls réaffirmait au grand patronat français son dévouement profond et solennel. Sa politique, au gouvernement, le démontrait déjà, puisqu’elle répond exclusivement aux intérêts des chefs du CAC 40.

La mort de Christophe de Margerie n’a pas de quoi réjouir les travailleurs, car pour répondre à la question de Gérard Filoche, non, le successeur ne nous volera pas moins, il y va des marges de profits de l’entreprise et des dividendes versés à ses actionnaires. Mais dans le cas de Total, on a affaire à bien plus qu’à du vol. Au fil des décennies, cette multinationale a accumulé les accusations de corruption massive, de soutien à des dictatures, de recours au travail d’esclaves, y compris d’enfants, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et comment oublier le naufrage de l’Erika ou l’explosion d’AZF à Toulouse ? Christophe de Margerie était au sommet de la voracité impérialiste de Total, qui a fait, et fait encore, de nombreuses victimes à travers le monde.

Tel était « l’ami » de Manuel Valls. Cinq jours après cette mort accidentelle, un jeune militant de vingt et un ans était tué par un gendarme sur le site du projet de barrage de Sivens. Rémi Fraisse n’exploitait personne, ne corrompait personne, ne polluait aucun océan. Comme des milliers d’autres manifestants, il était venu s’opposer à la construction d’un barrage jugé inutile et dangereux. Immédiatement, son meurtre a déclenché une avalanche de démagogie et d’insinuations scandaleuses visant à protéger le gouvernement en général et son ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, en particulier.

Par exemple, le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a déclaré que « mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête ». Manuel Valls a alors complètement oublié sa récente leçon de morale, dans laquelle il exigeait la « dignité » face à la mort de tout homme, « quel que soit son parcours ». Il n’a pas dit que Thierry Carcenac devait quitter le Parti Socialiste.

Non, le premier ministre en a même rajouté, déclarant par exemple que « je n’accepterai pas la mise en cause des policiers et des gendarmes qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs ». Mais si le gendarme qui a tué Rémi Fraisse ne peut pas être « mis en cause », est-ce qu’il a eu raison de le faire ?

Ces réactions suscitées par les morts de Christophe de Margerie et de Rémi Fraisse, de l’esclavagiste et du manifestant, offrent un contraste écœurant. Elles puent l’hypocrisie. Le gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse est couvert par Bernard Cazeneuve, qui est couvert par Manuel Valls, qui tente ainsi de protéger son gouvernement discrédité, dont la fonction est de couvrir les crimes et défendre les intérêts des Christophe de Margerie de ce monde. Mais cela ne fonctionnera pas indéfiniment. Comme aujourd’hui au Mexique et au Burkina Faso, comme hier en Egypte et en Tunisie, le capitalisme français subira lui aussi le choc d’une vague révolutionnaire, tôt ou tard. La profonde crise de ce système rend cette perspective inéluctable. Nous devons nous y préparer, sur les plans politique et organisationnel pour, le moment venu, renverser ce système pourrissant et venger ainsi toutes ses victimes.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:14

http://www.npa2009.org/actualite/cgt-poser-les-questions-de-fond

Poser les questions de fond

Par Robert Pelletier

Malgré la tentative de déminage entamée lors du Comité Confédéral National du Mardi 4 Novembre 2014, la dotation immobilière du secrétaire général de la CGT cause des dégâts auprès des militants et de salariés déjà critiques à l’encontre des appareils syndicaux. Au-delà du mélange de colère et d’indignation qu’elle a suscité, cette révélation soulève plusieurs questions.

Ce sont moins les sommes dénoncées, très en deçà des vraies frasques immobilières des Juppé, Gaymard ou des scandales financiers auxquels ont été mêlés les Woerth, Cahuzac et consorts, que l’état d’esprit qu’elles révèlent, qui suscitent l’indignation. Quand le trésorier confédéral, dans des propos ni démentis ni condamnés à ce jour, déclare « qu’on n’a pas osé le loger à Clichy ou à Aubervilliers », ou que Michel Etiévent, historien, spécialiste d’Ambroise Croizat, écrit sur son blog que « le camarade Le Paon soit logé décemment, même si le devis pourrait être moins salé, ne me gêne en rien. Pourquoi un dirigeant ou un simple militant devrait être logé dans un gourbi », voilà des propos qui montrent la distance que peuvent prendre des dirigeants d’organisations syndicales avec les préoccupations des salariés, des chômeurs, des jeunes, qui galèrent et sont bien contents d’obtenir un appartement en HLM à Montreuil, comme c’est le cas de nombreux permanents provinciaux qui militent au siège de la CGT.

La seconde question soulevée est celle de l’origine de la fuite. Si nous n’excluons pas que la boule puante ait pu être lancée par des ennemis avérés de la CGT, le sentiment dominant est qu’elle vient de l’intérieur. L’absence de démocratie dans la CGT contraint celles et ceux qui ont des divergences, bien normales dans une organisation de plusieurs centaines de milliers de militants, à des contorsions, des manœuvres, voire des coups bas pour exprimer ces désaccords.

Les attaques régulières contre Thierry Lepaon depuis qu’il a succédé au mandat déjà bien mouvementé de Bernard Thibault, en fournit quelques exemples. Mais à quelques jours d’élections importantes dans la fonction publique, cela peut aussi signifier se tirer une balle dans le pied

De classe et démocratique

Mais la question essentielle est celle de l’orientation confédérale. Au moment où le Canard Enchaîné « sortait » l’affaire, la commission exécutive confédérale approuvait un laborieux texte sur le dialogue social qui commence par déplorer que « l’ouverture d’une réelle négociation n’est pas assurée ». Négociation « à froid » dans laquelle la défense des Institutions Représentatives du Personnel (IRP) est présentée, avant tout, comme la défense du droit à l’information, à la consultation des salariés, et non comme celle d’outils de combat contre le patronat. « Contester, proposer, peser sur le rapport de forces pour obtenir un niveau de compromis traduisant des avancées pour les salariés » résume la feuille de route d’un syndicalisme guère éloigné de celui proposé par d’autres.

C’est la logique du dialogue social dans lequel est profondément engagée la direction confédérale, même si des voix contestatrices lui ont imposé de « sécher » la grande conférence sociale de juillet dernier. Il est d’ailleurs remarquable que, du côté du patronat et du gouvernement, des voix se sont élevées pour déplorer le risque d’affaiblissement de la CGT, au moment où s’engage la discussion sur les seuils sociaux au travers de laquelle le MEDEF espère bien réduire les moyens des IRP.

L’autre débat à engager est celui sur le fonctionnement de la CGT, permanents, salaires, durées, rotation, organisation des débats et expression des courants.

Nombre de militants, de syndicats, ne se reconnaissent pas dans ce syndicalisme. Militer à la CGT, c’est d’abord s’affronter au quotidien, ici au patron, là à la politique gouvernementale, une lutte pour la défense intransigeante des droits, des conditions de vie et de travail de tous les salariés, un syndicalisme où les désaccords se discutent démocratiquement dans le respect des idées de chacun, un syndicalisme à reconstruire.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 21:55

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/02/il-y-a-quelque-chose-de-pourri-au-royaume-d-espagne_1134653

Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Espagne

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

Dimanche 2 Novembre 2014

Dans un climat de défiance vis-à-vis des politiques, plusieurs scandales frappent le Parti Populaire du premier ministre, Mariano Rajoy.

Il y a une semaine, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, parlait de « cosillas », de petites choses sans importance, pour désigner les nombreuses affaires de corruption qui minent l’Espagne. Désormais, le leader conservateur a changé de discours, mercredi, fait inédit, il a demandé « pardon à tous les espagnols », au nom de sa formation, le Parti Populaire. Lors du conseil des ministres de vendredi, avec une hâte inaccoutumée, il a fait approuver une série de mesures contre la corruption qui languissaient sur son bureau depuis des mois.

Apparu avec un air terriblement sérieux, le regard contrit, Mariano Rajoy est acculé à réaliser une purge au sein de son parti, à la demande de plusieurs caciques conservateurs craignant une dégringolade dans les sondages. « Son style de gouvernement est de laisser pourrir les situations, sa façon de décider consiste le plus souvent à ne rien décider », estime le politologue Enrique Gil Calvo. « Mais, vu la gravité des événements, il va devoir forcer sa nature ».

Croisières. Depuis 2011, notamment avec la mise en examen de l’infante Cristina pour détournement de fonds publics, les espagnols assistent avec écœurement à une accumulation de scandales éclaboussant la monarchie, des entrepreneurs de renom et des dirigeants politiques. Une étude réalisée par le centre d’enquêtes sociologiques, en juillet 2014, montre que la corruption figure comme principale préoccupation derrière le chômage, qui touche un quart des actifs.

Mais, depuis la mi-octobre, la multiplication des affaires a pris un tour spectaculaire. L’ancien secrétaire général du Parti Populaire Angel Acebes a été mis en examen pour avoir mis la main dans les supposées « caisses noires » du parti. Même sort pour les dirigeants de la caisse d’épargne Caja Madrid, une entité sauvée de la faillite par l’Union Européenne, ils auraient utilisé des cartes de crédit professionnelles pour leurs loisirs, croisières et safaris, à hauteur de quinze millions cinq cent mille euros. Parmi eux, figure Rodrigo Rato, l’ancien président de l’entreprise, gourou économique du Parti Populaire et ancien directeur du FMI. En outre, le maire nationaliste de Barcelone, Xavier Trias, posséderait douze millions d’euros sur un compte en Suisse.

Vendredi, pour couronner le tout, un juge de l’Audience Nationale, la principale instance judiciaire du pays, a envoyé en prison Enrique Granados, l’ancien secrétaire général du parti au pouvoir à Madrid, pour « appartenance à une organisation criminelle ». D’après le dossier d’instruction, dès 2003, alors maire d’une cité-dortoir au sud de la capitale, il aurait été le cerveau d’un réseau de corruption unissant des élus locaux et des constructeurs, des dizaines de millions d’euros auraient transité vers le continent américain avant d’être blanchis. Selon le journal Publico, Enrique Granados organisait avec ses complices des parties de chasse et de poker, ainsi que des fêtes dans des résidences luxueuses du sud de Madrid, en recourant notamment à des prostituées de luxe. Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, la principale formation de l’opposition, est aussi dans l’œil du cyclone, car le maire de Parla, autre cité-dortoir proche de la capitale, vient d’être envoyé en prison par les juges pour avoir reçu des pots de vin de la part de Cofely, une filiale de GDF Suez.

« Scories ». Face à cet indécent déversement de scandales, alors que, selon Caritas, la pauvreté touche désormais une famille sur quatre, le gouvernement conservateur est sur la sellette. « Mariano Rajoy commençait à retrouver le sourire avec une timide récupération économique », résume un éditorial d’El Mundo. « Il affronte là une autre crise, une crise systémique, car beaucoup d’espagnols sont plus que jamais convaincus que le système est pourri de l’intérieur ». Le chef de l’exécutif tente de rassurer, « dans notre pays, celui qui commet une faute doit en payer le prix, ici les tribunaux font leur travail ».

Comme geste de bonne volonté, son gouvernement a annoncé vendredi la création de deux cent quatre-vingt-deux nouveaux postes de juges « afin de nettoyer toutes les scories ». Reste à savoir si le prudentissime Mariano Rajoy, coutumier des tergiversations, se résoudra à faire un grand nettoyage dans ses rangs. Profitant de la situation, le fringant leader socialiste, Pedro Sánchez, veut « bâtir un mur contre la corruption » et a proposé trente-trois mesures pour durcir le code pénal et la législation sur les partis.

Beaucoup doutent des résultats de ce volontarisme soudain. « Les deux grandes formations hurlent contre la corruption, mais celle-ci est partie constitutive du système », considère l’analyste Beatriz Gimeno. Il y a une certitude, le parti au pouvoir craint, si rien n’est fait, une débâcle électorale lors des municipales et des régionales de 2015.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 21:28

Un compromis sur le barrage de Sivens d’ici la fin de l’année (Reuters)

Une solution de compromis sera définie d'ici à la fin de l'année dans le cadre de la révision du projet de barrage de Sivens, dans le département du Tarn, a déclaré Mardi 4 Novembre 2014 Ségolène Royal après avoir reçu au ministère de l'écologie les parties prenantes de ce dossier délicat.

La ministre avait réuni défenseurs de l'environnement, représentants des agriculteurs, élus locaux et experts, et a salué après cette table ronde la volonté de chacun « de dégager une solution pérenne et durable pour répondre à un besoin de ressources en eau ».

Le projet a été suspendu pour une durée indéterminée après la mort, il y a neuf jours, de Rémi Fraisse, un jeune manifestant écologiste tué par une grenade lancée par les gendarmes.

Le barrage de Sivens est devenu une affaire hautement politique, au même titre que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, et Ségolène Royal a soutenu mardi soir l'appel des autorités locales à l'évacuation des lieux.

« J'ai demandé à la coordination des associations locales d'appeler à l'évacuation du terrain. La réponse n'a pas été négative, donc je crois qu'un effort doit être fait dans ce sens pour que le territoire, les habitants du territoire retrouvent la tranquillité », a-t-elle dit.

Les écologistes réclament l'abandon pur et simple du barrage, destiné à retenir un million cinq cent mille mètres cubes d'eau, soulignant que cette retenue viendrait détruire treize hectares de « zones humides qui abritent un réservoir de biodiversité ».

Si l'abandon n'est pas encore à l'ordre du jour, Ségolène Royal envisage de revoir le projet.

Des experts du ministère ont jugé que les besoins en eau avaient été surestimés et que l'étude d'impact avait été de « qualité moyenne ».

« NE PAS TRAÎNER NON PLUS »

Chaque partie a réaffirmé sa position mardi, opposition pour les militants, maintien du barrage pour le conseil général du Tarn et les agriculteurs, mais la réunion a, selon Ségolène Royal, permis de « renouer les fils du dialogue » et fait émerger « des convergences. Chacun a pris conscience de la nécessité qu'il y avait de dépasser sa propre vérité pour essayer de construire une vérité commune », a-t-elle dit.

Les associations, a-t-elle souligné, ne sont « pas hostiles » à un ouvrage dès lors qu'il permettrait de concilier agriculture et environnement, tandis que les agriculteurs se sont dit prêts selon elle à revoir les volumes d'eau nécessaire.

Le dialogue va se poursuivre avec l'appui de trois experts du ministère, qui se rendront sur place dès la semaine prochaine, afin de trouver une réponse qui convienne.

Ségolène Royal a rappelé les deux solutions envisagées par les experts, réajuster le barrage actuel et améliorer les compensations environnementales, ou réaliser un autre barrage en aval, et a appelé les parties à trouver un consensus très vite.

« L'idée, c'est de ne pas traîner non plus pour que, rapidement, nous puissions y voir clair », a-t-elle dit. « L'idée, c'est qu'avant la fin de l'année on puisse être au clair sur les solutions alternatives et à ce moment-là, le choix sera fait pour que, rapidement, les travaux puissent reprendre ».

Dans la journée, Ségolène Royal avait dit vouloir rapprocher « des points de vue très divergents », une position saluée avant la réunion à Paris par le président de la chambre régionale d'agriculture de Midi-Pyrénées, Jean-Louis Cazaubon.

« On n'est pas dans le tout ou rien. On est prêt à construire ensemble, par exemple à partager l'eau », avait-il dit.

La solution qui se dessine paraît faire écho aux propos de Nicolas Hulot, conseiller du président François Hollande pour la protection de l'environnement, qui lançait dans le Parisien « qu’abandonner le barrage est une question de bon sens ».

Les élus Europe Ecologie-Les Verts restent très hostiles à ce barrage dont le député Noël Mamère mettait en doute la légalité, en plus de le décrire comme « une aberration écologique et un fiasco politique ».

Mais les élus du conseil général du Tarn jugent cet ouvrage de huit millions quatre cent mille euros indispensable pour irriguer les terres agricoles et assurent qu'une autre zone humide sera recréée non loin. Le chantier bénéficie de fonds structurels européens et de subventions de la part de l'agence de l'eau Adour Garonne.

Le député PS du Tarn, Jacques Valax, a menacé de démissionner de son mandat de conseiller général si le barrage n'était pas construit et estimait avant la réunion, à laquelle il était finalement présent, que le rapport commandé par Ségolène Royal était « une erreur ».

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 21:09

Neuvième refus de libération de Georges Ibrahim Abdallah (Reuters)

Le tribunal d'application des peines de Paris a rejeté Mercredi 5 Novembre 2014 la neuvième demande de libération conditionnelle déposée par le libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité en 1987 pour sa complicité dans l'assassinat de deux diplomates, a-t-on appris auprès de son avocat.

Cette demande a été rejetée au motif principal que le ministère de l'intérieur n'a pas pris d'arrêté d'expulsion le concernant, a précisé son avocat, Jean-Louis Chalanset.

« C'est l'exécutif qui ne souhaite pas qu'il sorte », a-t-il dit à Reuters. « L'exécutif fait droit aux pressions américaines », a-t-il ajouté, indiquant qu'il ferait appel de cette décision.

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis trente ans, et libérable depuis quinze ans.

A deux reprises, en 2003 et 2012, des demandes de libération de l'ancien chef des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) ont été acceptées, avant d'être finalement rejetées.

Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans l'assassinat en France de deux diplomates en 1982, un américain et un israélien, et complicité dans la tentative d'assassinat d'un troisième, américain, en 1984.

Georges Ibrahim Abdallah assume son passé et se considère comme un résistant.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 21:00

La tension monte autour de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem (Reuters)

Un automobiliste palestinien a percuté Mercredi 5 Novembre 2014 des passants à Jérusalem-Est au volant de sa camionnette et s'est extrait de son véhicule pour les attaquer à coups de barre de fer, faisant un mort et une dizaine de blessés, avant d'être tué par la police israélienne.

Cette attaque a fait suite à de nouveaux heurts dans la matinée entre policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est.

Inquiète de la multiplication des incidents, la Jordanie a ordonné le rappel de son ambassadeur en Israël pour protester contre ce qu'elle qualifie de « violations » israéliennes des lieux saints de Jérusalem. Amman va également saisir le conseil de sécurité de l’ONU.

L'esplanade des Mosquées, appelée le Mont du Temple par les israéliens, abrite le dôme du Rocher et la mosquée al Aqsa. Ce troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine, en Arabie Saoudite, est administré par le Waqf, une fondation religieuse contrôlée par la Jordanie.

Ancien site des deux temples juifs, il est aussi le principal lieu saint du judaïsme.

Les tensions se sont accrues ces derniers jours et les autorités israéliennes avaient ordonné la fermeture du site pour une journée jeudi dernier.

La police israélienne a précisé que l'homme qui a lancé son véhicule sur des passants, la deuxième attaque de ce type en deux semaines, était un palestinien de Jérusalem-Est, Ibrahim Akari. Le groupe islamiste palestinien Hamas a revendiqué cette « action héroïque en réponse à la poursuite des crimes sionistes ».

COLÈRE JORDANIENNE

Sur sa page facebook, Ibrahim Akari avait salué l'attentat commis mercredi dernier contre un militant israélien d'extrême droite, Yehuda Glick, blessé par balles lors d'un rassemblement du mouvement qui revendique le droit pour les fidèles juifs de prier au Mont du Temple.

Le 22 octobre 2014, un palestinien avait lancé sa voiture sur un groupe de piétons à un arrêt de tram, tuant un bébé de trois mois et une femme avant d'être abattu par la police.

A Amman, un porte-parole du gouvernement a expliqué le rappel de l'ambassadeur de Jordanie en Israël, une première depuis le traité de paix de 1994, en raison de « l'escalade sans précédent » des opérations israéliennes sur l'esplanade des Mosquées et de l'accélération de la politique de colonisation dans la partie arabe de la ville sainte.

Mohammad al Momani a précisé que les forces de sécurité israéliennes avaient mené dans la matinée un raid à la mosquée al Aqsa et a dénoncé une « dangereuse escalade ».

Selon des témoins, les israéliens ont lancé des grenades assourdissantes dans la mosquée lors des affrontements avec les manifestants.

Le ministre jordanien des affaires étrangères, Nasser Judeh, était attendu à Paris pour rencontrer le secrétaire d'état américain, John Kerry, et parler avec lui de la situation à Jérusalem, a-t-on appris à Amman.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 20:17

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-presumey/241014/liberez-koltchenko

Libérez Oleh Sentsov et Aleksandr Koltchenko

Par Vincent Présumey

Vendredi 24 Octobre 2014

« Notre plus grande erreur, c’est l’oubli de l’internationalisme »

« L’antifascisme n’est pas un crime, libérez l’antifasciste de Crimée, Aleksandr Koltchenko »

Ce sont là des slogans de l’importante manifestation tenue à Moscou contre l’intervention russe en Ukraine le 21 septembre 2014.

Qui est Aleksandr Koltchenko ?

C’est probablement le militant antifasciste le plus célèbre de Crimée, se réclamant de l’anarchisme, de l’antifascisme, de la défense de l’environnement et de la défense des droits des travailleurs. Ayant diffusé un film sur l’assassinat de la journaliste indépendante criméenne Anastasia Baburova, à Moscou en 2009, il avait déjà été attaqué au couteau par une bande fasciste.

Lors de l’intervention militaire russe en Crimée répliquant au renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovtich, Aleksandr Koltchenko a organisé des manifestations pacifiques de protestation contre l’occupation militaire de facto et le référendum truqué, aux côtés de citoyens tatars, ukrainiens, ou russes, notamment le 19 mai 2014 à Simféropol.

Dans les jours précédant cette manifestation, une vague d’arrestations, le terme approprié serait « kidnapping », s’est abattue sur les organisateurs de la résistance. Dans la nuit du 11 au 12 mai 2014, était ainsi enlevé le célèbre cinéaste ukrainien Oleh Sentsov, qui avait participé aux manifestations sur le Maidan à Kiev et, le 16 mai 2014, c’était le tour d’Alexandr Koltchenko, dans le centre de Simféropol, l’un et l’autre par le FSB, l’ancien Guépéou NKVD KGB. Le 30 mai 2014, le FSB faisait savoir qu’il les détenait, ainsi que deux autres inculpés, Hennadiy Afanassov et Oleksiy Tchirniy, pour organisation d’un groupe terroriste lié à l’extrême-droite ukrainienne de « Pravyi Sector » et détention illégale d’armes à feu.

Il semble que les « témoignages » des deux derniers nommés, qui auraient été, sous toute réserve, libérés depuis, aient servi à « charger » Oleh Sentsov et Aleksandr Koltchenko. Un transporteur d’explosifs aurait « donné » Oleh Sentsov. Aleksandr Koltchenko est accusé d’avoir participé à un « groupe terroriste », planifié des explosions près de la statue de Lénine à Simféropol les 8 et 9 mai 2014, saboté des voies ferrées et des lignes électriques, tenté d’incendier les locaux d’Unité Russe et de la Communauté Russe de Crimée le 14 avril 2014, et ceux de Russie Unie le 18 avril 2014.

La nature délirante de ces accusations s’inscrit dans une très vieille et sinistre tradition qui remonte aux procès de Moscou, quand les opposants révolutionnaires étaient traités de fascistes faisant dérailler les trains.

Elle doit particulièrement attirer l’attention de tous les militants de gauche et syndicalistes en France qui s’interrogent sur le poids des « nazis ukrainiens » dans les évènements qui se sont produits depuis un an.

L’extrême-droite ukrainienne existe et est importante mais elle n’a absolument pas joué un rôle dirigeant ni initiateur dans ce que l’on appelle les évènements du Maidan, mouvement insurrectionnel contre l’oligarchie et pour la démocratie.

L’extrême-droite russe ou « eurasienne » est par contre, de concert avec les soi-disant « communistes » avec lesquels sa symbiose est ancienne et avancée, hégémonique dans les mouvements armés, aidés par l’armée russe, qui sont intervenus dans les oblasts orientaux du Donbass et de Louhansk en Ukraine, où la population dans sa masse est restée passive, méfiante ou apeurée.

En Crimée, l’appel à la fusion avec la Russie est venu des antennes de l’état russe, déjà bien présentes, et de l’extrême-droite russe. L’extrême-droite européenne, y fut bien représentée par un « observateur indépendant » lors du « référendum », l’expert aux relations internationales du Front National français, Aymeric Chauprade.

Kidnapper le principal antifasciste connu comme tel de Crimée, et tenter de le faire passer pour un incendiaire néo-nazi, voilà la tactique grossière du FSB.

Le 11 juin 2014, une déclaration publique de l’avocat d’Oleh Sentsov à l’occasion du festival international du film d’Odessa donnait l’alarme sur la détention arbitraire et les conditions de cette détention dont sont victimes Oleh Sentsov et Alexandr Koltchenko. Tous deux ont été « transférés » à la vieille prison tsariste de Lefortovo, à Moscou. Oleh Sentsov avait été battu pendant plusieurs heures, déshabillé et menacé de viol s’il ne « coopérait » pas. Il est à craindre qu’Alexandr Koltchenko n’ai subi les mêmes traitements, mais aucun aveu n’a pu être annoncé par le FSB. Un appel de cinéastes, dont Wim Wenders et Pedro Almodovar, a été lancé pour Oleg Sentsov. Le 24 juin 2014, Amnesty International a lancé une pétition pour la libération d’Oleh Sentsov et d’Aleksandr Koltchenko.

Aleksandr Koltchenko est un antifasciste que la police politique tente de faire passer pour un fasciste !

Aleksandr Koltchenko est un homme qui se considère comme citoyen ukrainien et que la police politique russe veut juger en tant que russe !

Aleksandr Koltchenko est détenu arbitrairement et accusé de crimes absurdes !

Le 15 octobre 2014, se tenait à Paris une réunion-débat sur la situation en Ukraine, à l’initiative des militants français Vincent Présumey et Olivier Delbeke, avec l’aide du Global Labour Institute, en présence des militants ukrainiens Nina Potarska (Ligue Socialiste Opposition de Gauche), Youriy Bouzdougane et Olenna Skomorochtchenko (Parti Social Démocrate) et des militants russes Julia Gousseva (Centre Praxis) et Kiril Buketov (syndicaliste indépendant). Le cas d’Alexandr Koltchenko a été exposé aux participants. Il a été décidé d’entrer en campagne pour sa libération.

Nous aussi, en France, nous pouvons dire que « notre plus grande erreur, c’est l’oubli de l’internationalisme ». Devrions-nous faire comme si le rideau de fer était réapparu ?

Devrions-nous par crainte de l’alignement français sur l’impérialisme étatsunien ignorer l’impérialisme russe ? Devrions-nous croire les sirènes d’une certaine blogosphère soi-disant « rouge » et de celle d’extrême-droite qui nous assène que tous les ukrainiens sont des nazis ?

Il y va de l’honneur du mouvement ouvrier et démocratique français qui doit renouer avec ses meilleures traditions.

Faisons d’Aleksandr Koltchenko un exemple, un bélier pour Sentsov et tous les autres. Faisons prendre position nos organisations syndicales.

L’antifascisme n’est pas un crime !

La nationalité ukrainienne n’est pas un crime !

Solidarité internationaliste !

Premiers signataires

Verveine Angeli, syndicaliste Solidaire ; Stefan Bekier, ancien activiste de l'opposition de gauche en Pologne, militant d’Ensemble, membre du Front De Gauche ; Jean-François Claudon, militant socialiste ; Olivier Delbeke, syndicaliste CGT ; Fabien Gallet, syndicaliste Solidaire ; Dan Gallin, syndicaliste UNIA (Suisse) et Global Labour Institute (Genève) ; Dominique Gautrat, enseignante retraitée, adhérente au SNES FSU ; Serge Goudard, militant trotskyste et syndicaliste FSU ; Pierre Guillaumin, syndicaliste CGT ; Laure Jinquot, « L’Insurgé » et syndicaliste FSU ; Zbigniew Marcin Kowalewski, chercheur et journaliste ; Jan Malewski, rédacteur de la revue Inprecor ; Alexis Mayet, syndicaliste UNEF ; Vincent Présumey, syndicaliste FSU ; Catherine Samary, économiste, militante altermondialiste.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:41

http://en.firatajans.com/news/news/ypg-acting-with-the-peshmerga-like-a-single-army.htm

« Les YPG et les peshmergas agissent comme une seule armée » (Firat News Agency)

Mardi 4 Novembre 2014

Le commandant des YPG Mahmoud Berxwedan dit que, depuis l’arrivée des forces des peshmergas à Kobanê, les YPG et les peshmergas agissent comme une seule armée, plutôt que dans la coordination. Il a ajouté que « les peshmergas cherchent à réaliser ce qui leur est demandé avec abnégation ». Mahmoud Berxwedan dit que les peshmergas ont effectué des frappes efficaces contre les bandes d’EIIL avec les armes lourdes qu'ils ont apportées avec eux.

Mahmoud Berxwedan a déclaré que depuis fin octobre l'initiative est passée aux forces des YPG et a répondu aux questions de Firat News Agency concernant l'arrivée des peshmergas, la situation des civils et le dernier état du conflit.

Question. Quel type de coordination y a-t-il entre les forces des peshmergas et vous après leur arrivée à Kobanê ?

Réponse. Nous sommes ravis d'accueillir une force kurde à Kobanê. Cela créé un sentiment national dans tout le Kurdistan. Les relations évoluent de manière positive. Ils nous ont dit qu'ils ont préparé toutes sortes de plans et d’opérations. Ils ont des armes lourdes et ils utilisent efficacement ces armes. Nous agissons plus comme une seule armée que comme deux forces qui agissent de façon coordonnée. Les peshmergas cherchent à réaliser ce qui leur est demandé avec abnégation. Les médias turcs affirment que « certains peshmergas ont déserté », mais c’est une insulte et une partie de la guerre psychologique. Nous luttons côte à côte avec les peshmergas. Ils sont déterminés et disent qu'ils sont prêts à mettre plus de personnel et d’armes si nécessaire.

« Les armes lourdes des peshmergas sont efficaces »

Question. Y a-t-il des changements dans la situation dans le conflit depuis l'arrivée des peshmergas ?

Réponse. Nous avons commencé à voir l'effet de leurs armes lourdes en dehors de la ville, plutôt qu'à l'intérieur. Ils ont un effet psychologique sur l'ennemi. Partout nous leur demandons d’utiliser ces armes et nous tenons à les remercier une fois de plus.

« Dans la dernière semaine, EIIL a subi plus de pertes que dans toute la guerre »

Question. Peut-on dire que l'initiative repose maintenant sur les forces des YPG ?

Réponse. Depuis le début du mois, l'initiative est avec nous. Les bandes d’EIIL apportent constamment des renforts de Rakka et d'autres régions et même de l'extérieur de la Syrie. Dans la dernière semaine une centaine d'entre eux ont été tués, plus que depuis le début des attaques. Les armes lourdes des peshmergas apportent une contribution importante à notre initiative.

« Les civils vivent dans des conditions difficiles »

Question. Quelle est la situation des civils à Kobanê ?

Réponse. Bien sûr, elle n’est pas bonne, ils vivent dans un environnement de guerre. Chaque jour, il y a des explosions. EIIL attaque les civils tous les jours. Nous sommes maintenant en hiver et il n'y a pas d'électricité ou d’eau et ils vivent dans des tentes.

Question. Aujourd'hui, sur le front de l'ouest, vous avez lancé une opération conjointe contre les bandes d’EIIL avec l’ASL et les peshmergas. Cette opération continue-t-elle ?

Réponse. Cette opération est réalisée par les Unités de Défense composées de l’ASL, des peshmergas et des YPG et elle a continué jusqu’à ce matin. De lourdes pertes ont été infligées aux bandes d’EIIL dans le village de Merz Erbuşan. Beaucoup de membres des bandes d’EIIL ont été tués. C’est la première action menée conjointement avec l’ASL et les peshmergas et ces opérations se poursuivront.

« Les allégations des problèmes entre les YPG et l’ASL sont sans fondement »

Question. Avez-vous autre chose à dire ?

Réponse. Je voudrais répondre à certaines allégations sans fondement. Il n'y a pas de problèmes entre les YPG et l’ASL. Les déclarations selon lesquelles nous ne voulons pas de l’ASL ici sont fausses. Il est faux de dire que nous nous opposons aux forces d’Abduljabbar al Okaïdi présentes ici. Ces allégations font partie d'un stratagème d’EIIL. Au contraire, nous consolidons notre alliance progressivement, et je suis convaincu que ces forces et les YPG continueront à développer cette alliance.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:04

Thierry Lepaon dénonce des manœuvres pour déstabiliser la CGT (Reuters)

Thierry Lepaon a dénoncé Mardi 4 Novembre 2014 une entreprise de déstabilisation après les révélations sur le coût des travaux dans le logement mis à sa disposition par la CGT mais a reconnu des failles dans la prise de décision financière de la centrale syndicale.

Cette affaire visant son secrétaire général a révélé le malaise existant au sein de la confédération, le poussant à s'expliquer devant le comité confédéral national de la CGT.

Dénonçant des dirigeants de la CGT qui le critiquent sous couvert de l'anonymat, il s'en est vivement pris au premier ministre Manuel Valls, qui a donné, selon lui, « le coup d’envoi au déferlement médiatique » sur cette affaire.

« Qu’il s’occupe des affaires de la nation pour lesquelles des résultats sont fortement attendus, et qu’il laisse la CGT s’occuper des siennes », a-t-il lancé.

Le « patron » de la CGT dénonce également « un problème de fonctionnement » du bureau confédéral « qui handicape notre capacité collective ». Il annonce donc qu'il recevra individuellement, dès jeudi, chacun de ses membres afin de s’assurer « de leur engagement et adhésion à l’esprit d’équipe ».

Thierry Lepaon, qui dit avoir découvert dans la presse le montant des travaux réalisés dans l’appartement en cause souligne qu'il fait soixante dix neuf mètres carrés et non pas cent vingt mètres carrés comme l'a écrit le Canard Enchaîné, qui a révélé l'affaire.

Le montant exact des travaux réalisés dans ce logement loué par la CGT à Vincennes, dans le Val-de-Marne, est de cent cinq mille euros, précise-t-il, et non de cent trente mille euros, comme publié.

Selon lui, la personne qui a subtilisé ce document à l'intérieur même de la CGT en choisissant d'alerter la presse, et non les instances de la centrale, a « choisi volontairement, un mois avant une élection professionnelle décisive dans la fonction publique, de nuire à la CGT. Dans un contexte de crise économique, sociale, politique et morale majeure, les initiateurs et les complices de cette entreprise de déstabilisation visent à faire vaciller la représentation sociale de la CGT aux yeux des salariés ».

Néanmoins, cette affaire a révélé aux yeux de Thierry Lepaon « des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions » de la centrale, « une seule personne » pouvant décider de dépenser cent cinq mille euros dans un appartement en location sans en référer à une instance du syndicat.

Il annonce donc qu'il soumettra dès la semaine prochaine au bureau confédéral le recrutement d’un directeur administratif et financier. « Il aura d’abord la charge de proposer à la direction confédérale un ensemble de règles permettant de sécuriser notre fonctionnement et nos décisions budgétaires », explique-t-il.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 18:40

La Catalogne maintient sa consultation citoyenne (Reuters)

Le gouvernement régional de Catalogne a annoncé Mardi 4 Novembre 2014 le maintien de sa « consultation citoyenne » sur l'indépendance prévue dimanche prochain malgré sa suspension ordonnée par le tribunal constitutionnel espagnol.

« Tout est prêt pour le 9 novembre et le gouvernement a maintenu le processus de participation citoyenne », a déclaré le porte-parole de la Généralité de Catalogne, Francesc Homs, lors d'une conférence de presse à Barcelone.

Le tribunal constitutionnel avait pourtant décidé quelques heures plus tôt « la suspension des actes du gouvernement catalan liés à l'organisation d'un processus de participation citoyenne le 9 novembre ».

Pour le gouvernement espagnol, qui avait saisi la haute juridiction vendredi, ce « vote symbolique » constitue dans les faits un référendum à peine voilé sur la sécession.

En septembre, la haute cour avait déjà suspendu le projet de référendum stricto sensu que la Généralité de Catalogne voulait organiser sur l'indépendance de la province. A la suite de cette décision, Artur Mas, président de l'exécutif régional, avait alors annoncé l'abandon du projet de référendum et son remplacement par cette « consultation citoyenne ».

Sa suspension ordonnée par le tribunal constitutionnel ne devrait pas dissuader des dizaines de milliers de catalans d'y prendre part dimanche et de manifester pour l'indépendance.

« Aujourd'hui plus que jamais nous devons être unis pour défendre la détermination et la liberté d'expression des citoyens », a poursuivi le porte-parole de l'exécutif régional.

« SI QUELQU'UN PENSE QU'UN FAX ARRÊTERA LES CATALANS »

La Generalitat a réaffirmé en outre que cette consultation était « un moyen de garantir la liberté d'expression des catalans » et a affiché sa volonté de poursuivre le gouvernement espagnol devant le tribunal constitutionnel pour « atteintes à la liberté d'opinion, d'expression et de participation ».

« Si quelqu'un pense qu'un fax arrêtera le peuple de Catalogne, c'est qu'il ne connaît pas le peuple de Catalogne », a balayé Alfred Bosch, porte-parole du groupe de la gauche républicaine de Catalogne (ERC) au parlement régional, partisan de cette consultation.

On ignore en revanche quelle sera l'attitude des autorités centrales espagnoles, et notamment si elles engageront des poursuites judiciaires contre ses organisateurs.

L'issue serrée du référendum du 18 septembre sur la sécession de l'Ecosse, même si les nationalistes ont été devancés par les partisans du maintien dans le Royaume-Uni, a galvanisé le camp séparatiste catalan.

A la grande différence du cas écossais, où le vote avait été autorisé par Londres, le gouvernement central espagnol refuse de laisser les catalans voter sur leur avenir institutionnel. Madrid s'appuie sur la constitution de 1978 qui garantit l'unité espagnole et affirme dans son premier article que « la souveraineté nationale réside dans le peuple espagnol ».

« Aucun dirigeant ne peut décider ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas respecter, la loi est la même pour tous », a répété mardi la vice-présidente du gouvernement espagnole, Soraya Saenz de Santamaria.

Le projet de « consultation citoyenne » prévoit de poser une double question, « est-ce que la Catalogne est un état » et, dans l'affirmative, « voulez-vous que cet état soit indépendant ».

D'après un sondage du centre des études d'opinion de la Generalitat diffusé la semaine dernière, soixante quatre pour cent des catalans voteraient oui à la première question et soixante dix sept pour cent à la seconde, soit, au total, un résultat de 49,4% des votants en faveur de l'indépendance.

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