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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:13

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/mars2017.php#mars26

 

Après la manifestation de soutien à Jean Luc Mélenchon du Samedi 18 Mars 2017, notes de réflexion

 

Par Jacques Cotta.

 

Je m’inscris avec retard dans une discussion qui pourtant est essentielle. Il s’agit d’essayer de comprendre les raisons pour lesquelles nous sommes tous à notre place dans une situation d’isolement très négative et très désagréable.

Réduits à une position de commentateurs de la lutte des classes, nous n’avons pas prise sur des événements qu’il nous faut en effet caractériser pour tenter d’y voir clair. Je vais donc tenter de souligner quelques faits sur lesquels nous n’avons pas à mon avis pris suffisamment le temps de nous arrêter. Quitte à souligner des contradictions qui sont les miennes et les nôtres auxquelles il faut nous confronter. Tout cela n’est évidemment pas exhaustif. Il s’agit d’un début.

Je fais partie des gens qui se sont félicités, après l’avoir préconisée durant des années, de la rupture à l’époque d’une aile du Parti Socialiste conduite par Jean Luc Mélenchon et par Marc Dolez pour fonder le Parti de Gauche.

Nous avions à l’époque écrit une lettre ouverte à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez, Denis Collin et moi-même, lettre demeurée sans réponse.

Nous avions déjeuné avec Jean Luc Mélenchon qui en substance nous demandait de rester à notre place, philosophie pour l’un, journalisme pour l’autre et politique pour lui.

J’étais par ailleurs présent à la grande messe donnant officiellement naissance au Parti de Gauche derrière le périphérique parisien. En quelques heures je constatais que le nom du parti avait été décidé, son programme adopté et sa stratégie définie. Cela sans discussion, sans débat et sans échange, sinon les interventions des lieutenants d’alors adoubés par le chef. Je me souviens de Christophe Ramaux regrettant de me voir regarder passer le train. Quelques temps plus tard, Christophe Ramaux comme d’autres étaient éjectés du Parti de Gauche.

Je me souviens de Jacques Nikonoff cherchant des ponts avec Jean Luc Mélenchon mais se heurtant à une fin de non-recevoir au prétexte que ses positions sur l’Europe étaient incompatibles. Je me souviens de Marc Dolez me demandant d’écrire un livre qu’il signerait, puis ne donnant plus de nouvelles lorsque je m’étonnais de la demande. Bref, nous avons je pense tous des exemples de ce type. Exemples dramatiques, car nous sommes dès lors plongés dans la situation suivante, d’un côté des aspirations qui pour s’exprimer plongent derrière Jean Luc Mélenchon dont le talent est incontestable, hier dans le Parti de Gauche et dans le Front De Gauche (FDG) ou encore aujourd’hui dans le Mouvement de la France Insoumise dont l’intérêt premier pour son initiateur est d’être une mouvance et non un parti, donc d’accepter le plus grand monde pourvu que le pouvoir demeure concentré dans les mains dignes de le recevoir.

Ce premier point pour soulever quelques questions concernant le passé, nous avons tous une expérience et un passé différent. Christophe Ramaux par exemple a fait un bout de chemin important avec le Parti de Gauche, Robert Duguet aussi.

Nous avons été indiscutablement victimes du fonctionnement du groupe de Jean Luc Mélenchon qui jamais n’a accepté que des semeurs de discorde viennent prétendre débattre et élaborer. Pouvions-nous faire autrement ?

Aurions-nous raté une occasion pour peser ? Quelle est notre part de responsabilité ? Il faut bien nous poser aussi ces questions, quitte à y répondre très vite.

La question de l’isolement est liée étroitement aux rapports entre les classes. Nous avons par exemple à l’époque, nous étions dans les années 1980, adhéré au Parti Socialiste. Il y avait de vraies sections et de vrais militants. Nous éditions un bulletin contre le courant que nous vendions de façon importante, plusieurs centaines d'exemplaires par numéro. Nous avions prise avec la réalité et le débat et nous ne laissions pas indifférents là où nous passions. La politique de François Mitterrand et de Pierre Mauroy a réglé son compte à ce Parti Socialiste qui s’est progressivement vidé. Nous en avons alors été de fait évincés, non administrativement, mais politiquement. Il n’y avait plus personne à qui s’adresser, donc plus de raison d’être.

De ces deux premiers points je tire une conclusion, assise sur l’expérience du passé, pour ne pas nous résoudre à nous raconter des histoires et à une stérilité démoralisante, il nous faut le contact avec des franges permettant de débattre, de confronter, de regrouper et d’agir. A défaut nous sommes réduis à commenter, commenter encore. Ce n’est pas inutile, mais les limites sont immédiates. Où donc nous plonger et comment ?

Les travers de Jean Luc Mélenchon sont malheureusement répandus. Parmi ceux avec qui nous pourrions partager quelques points de vue essentiels, il y a par exemple le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique (POID). Nous avons là aussi une expérience commune et récente sur l’état d’urgence où nous avons été le moteur d’une mobilisation réelle qui à l’époque a marqué. Mais ensuite la direction du POID aurait bien vu que nous soyons la face démocratique du parti. Ils nous ont proposé d’initier un nouvel appel sur la question de la cinquième république et de l’Union Européenne. Nous avons discuté les formulations. Nous avons tenté d’infléchir pour que l’appel en question ne soit pas seulement susceptible d’intéresser les militants et la frange proche, mais le plus grand nombre. Fin de non-recevoir, on ne discute plus. Résultat, soit on adopte la ligne, soit on dégage. Nous avons donc dégagé.

La question qui se pose là est légèrement différente. Autant la personnalité de Jean Luc Mélenchon interdit toute avancée qui pourrait le mettre en question sur des sujets aussi minimes soient-ils. Autant la question était à mon avis évolutive avec ce deuxième appel du POID. N’avons-nous pas fait preuve de sectarisme ?

Nous avons sorti un manifeste au nom de notre site, qui soit dit en passant se réduit pour son fonctionnement à Denis Collin et à moi-même. C'est un grand titre donc pour une réalité beaucoup plus limitée.

Où en sommes-nous des ventes ? Pour la main à la main, j’ai personnellement vendu une quinzaine d’exemplaires. Ce qui en soi n’est rien et à la fois, si nous savions où nous voulons aller, serait beaucoup. Pour internet, nous pouvons constater que le virtuel a la vie dure, pas de vente, rien.

Question donc, ces résultats indiquent bien que, hors de relations sociales précises et de combats engagés, le simple débat d’idées à des limites objectives que nous ne parvenons pas à dépasser.

Nombreux sont les groupes, organisations ou autres, qui préconisent comme le POID l’unité et l’indépendance de la classe des travailleurs et pour la construction du parti ouvrier. Et qui de façon aussi grotesque que grossière en appellent à l’unité entre Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon comme si cela avait un sens. Chacun de ces groupes avec sa variante veut donc fonder un parti. C'est une impasse totale. Cela est-il dû à la seule absence de programme, à la conception bureaucratique de chefs auto proclamés, ou bien aussi au fait que le parti en tant que catégorie ne répond plus aux aspirations saisissables ? En un mot, le passé n’a t’il pas ratiboisé la perspective même de parti ? Mais alors quoi, qu’est-ce qui est susceptible de permettre un minimum de regroupement et à quelles conditions ?

Partons de la situation, jamais les tensions n’auront été aussi fortes, au point que nul ne peut prédire ce que l’avenir immédiat va donner. Il y a la question de l'avenir électoral, outre François Fillon qui a sérieusement du plomb dans l’aile, personne ne peut donner un nouveau souffle à la cinquième république. Les Républicains, le Parti Socialiste et la gauche de la gauche risquent fort de se retrouver explosés à l’issue de l’élection.

Marine Le Pen ou Emmanuel Macron ne feront pas illusion bien longtemps. La crise explosive est devant nous. Cela d’autant que les tensions sociales sont bien présentes, les forces engagés dans le combat contre la loi travail n’ayant pas été anéanties. C’est d’ailleurs ce qui explique l’existence et l’importance du Mouvement de la France Insoumise et de la marche de Paris. La volonté du capital exprimée notamment par l’Union Européenne sur la question de la sécurité sociale, des retraites, de l’emploi, du travail et des salaires, annonce des soubresauts explosifs.

Quel que soit le résultat électoral, la question d’un prolongement sur le terrain direct de la lutte des classes va se poser et avec cette question celle d’une organisation, dont j’ignore les formes qu’elle pourra prendre, permettant de rassembler. Reprenons le cas de Jean Luc Mélenchon. Il peut dans l’effervescence électorale jouer sur sa seule personne, Mais demain, quel que soit le résultat, dans l’éventualité d’une explosion du Parti Socialiste et donc d’une recomposition dans les faits, il devra bien lui aussi se plier aux nécessités du rassemblement.

Son programme fourre-tout, qui se mêle de tout sauf de l’essentiel, la lutte implacable contre le capitalisme, les rapports sociaux et donc les mesures immédiates à prendre pour le travail au détriment du capital, ne fera pas l’affaire. La question programmatique sera de fait au centre de toute possibilité de recomposition politique.

La question à ce stade est donc pour nous de savoir comment nous disposer pour en être, à la fois dans le mouvement pratique qui risque de se dégager et dans le mouvement programmatique permettant de contribuer à la colonne vertébrale de toute reconstruction.

J’ai quelques idées sur des initiatives que nous pourrions prendre dans les semaines qui viennent.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:01

 

URGENCE DEMOCRATIQUE ET FRONT COMMUN

 

Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’un très long message de Pierre Dardot et de Christian Laval relatif à l’actuelle situation politique française.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site Mediapart à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/250317/l-urgence-democratique?onglet=full

 

URGENCE DEMOCRATIQUE ET FRONT COMMUN

 

Les problèmes non résolus de la candidature de Jean Luc Mélenchon

 

La stratégie révolutionnaire de Jean Luc Mélenchon est en réalité strictement électorale. Si au départ il était question de composer un large bloc social et idéologique autour de l’élaboration collective d’un programme, la voie suivie a plutôt consisté à parier sur l’adhésion des masses à un leader charismatique prêtant son verbe haut à un peuple révolté. À la grande différence de Podemos, parti qui s’est appuyé sur un collectif de jeunes dirigeants et a été porté par des vagues contestataires, le Mouvement de la France Insoumise repose sur l’identification à un homme exceptionnel, dont la puissance de persuasion tient à ses qualités personnelles et surtout à l’éloquence rare des tribuns d’autrefois.

La radicalité mélenchonienne est cependant loin du socialisme d’antan. Il n'est plus question de socialisation des forces productives ou d’autogestion. L’essentiel du message est mis sur les institutions politiques, regardées comme la clé de toute transformation. D’où la centralité de la question de la souveraineté, de là les emblèmes républicains et nationaux, drapeaux tricolores, bonnets phrygiens, Marseillaise, assemblée constituante et autre levée en masse des citoyens rassemblés place de la Bastille et place de la République.

Cette candidature pose un certain nombre de problèmes non résolus, comment passer à la sixième république en jouant la personnalisation à outrance et en flirtant dangereusement avec la démocratie plébiscitaire ? Comment croire à la maturation collective d’un projet de société en alimentant la pulsion politiquement ambiguë du dégagisme ? En tout cas, puisque cette candidature d’incarnation du peuple est au-dessus des partis, il ne saurait être question du moindre arrangement avec les autres formations de gauche, traité avec mépris de carabistouilles. Qui m’aime me suive.

L’entreprise de Benoît Hamon n’est pas plus encourageante. À beaucoup d’égards, elle l’est moins. Le candidat socialiste ne sait sur quel pied danser, faute d’avoir changé de terrain. Plutôt que d’afficher sa rupture avec le quinquennat néo libéral, il manœuvre et il esquive.

Comme s’il y avait encore quelque chose à attendre d’un appareil et d’élus qui veulent le noyer au plus vite dans les eaux fétides des accommodements et des résignations.

Pourtant, déjà trop à gauche pour l’appareil, qu’aurait-il eu à perdre en restant fidèle à ses convictions de l'élection primaire ? Il aurait évidemment fallu lever toute ambiguïté envers l’Union Européenne, sa logique de l’austérité et son dumping fiscal et social. Mais c’était tellement contraire à ses appels piteux au rassemblement de la famille socialiste, qu’il n’a pas pu aller bien loin en ce sens. Il aurait dû savoir que beaucoup d’électeurs de gauche ne sont plus du tout disposés à lui faire une confiance aveugle, après s’être fait berner par François Hollande, Emmanuel Macron et Manuel Valls comme ils l’ont été. Faire acclamer par vingt mille personnes les noms de François Hollande, de Bernard Cazeneuve et de Jean Yves Le Drian lors de son meeting à Bercy le Dimanche 19 Mars 2017 est le signe même que sa double position à l’égard du quinquennat, critique et élogieuse, est proprement intenable.

 

Benoît Hamon enlisé dans l’héritage

 

Pour surmonter ses contradictions, il a cru bon, lors des élections primaires, de se projeter dix ou vingt ans en avant, en envisageant à l’avenir une raréfaction de l’emploi qui venait ainsi justifier sa proposition de revenu universel. Diversion qui lui a permis un moment d’obtenir un brevet d’utopie auprès d’une fraction des électeurs de gauche. Si cette utopie ne lui permet pas de renouer avec les classes populaires, dont les membres au chômage veulent un vrai travail, elle lui a permis au moins de ne pas aborder de front les questions éminemment urgentes de la politique économique et de l’Europe. En un mot, enlisé dans l’héritage, il n’espère plus guère qu’un nouveau rapport de forces à l’intérieur du Parti Socialiste.

En réalité, les deux candidats, et ils ne s’en cachent guère, se sont résignés à l’échec de la gauche. Et ne semblent plus rivaliser que pour savoir qui des deux sera le quatrième et le cinquième dans la course électorale. Objectif dérisoire aux yeux des électeurs de gauche, compte tenu des enjeux historiques de cette élection, mais d’une importance majeure pour les militants les plus convaincus ou les plus sectaires.

Il est d’ailleurs fort inquiétant que certains d’entre eux, mi-cyniques mi-calculateurs, s’en fassent aussi vite une raison. C’est plié, glissent en aparté certains d’entre eux. Seule compterait la recomposition future de la gauche. D’où l’étrange indifférence affichée face aux sondages décevants et d’où cet aveuglement quant aux conséquences de la division.

Sans doute Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon ont-ils fait semblant de se parler. En réalité ni l’un ni l’autre ne tenait à quelque rapprochement que ce soit. La division va sans doute permettre à l’oligarchie d’élus qui tient le Parti Socialiste d’en reprendre le contrôle après la parenthèse de la candidature de Benoît Hamon. Mais elle va surtout laisser face à face la candidate du néo fascisme réchauffé et le candidat du néo libéralisme rajeuni. Qu’à la fin, cela doive se conclure aussi lamentablement a de quoi détacher beaucoup d’électeurs de la gauche et peut-être même de les dégoûter de la politique. L’amertume, de toute manière, sera au rendez-vous et ce n’est pas avec elle que l’on reconstruit.

 

Quelle unité ?

 

Le néo libéralisme a fait des ravages et continuera d’en faire, nous le savons. L’un d’entre eux, le plus pressant dans la conjoncture, c’est la progression du néo fascisme. Les salariés les plus dominés, et d’autres catégories avec eux, enragent et croient voir en Marine Le Pen leur ultime recours. Tout semble fait pour renforcer son image sociale.

Son hold up sur les thèmes sociaux, retraite, protection sociale et plein emploi national, dont la gauche a eu longtemps une sorte de monopole, est en train de réussir au-delà de toutes ses espérances, du fait même de leur abandon par la gauche gouvernementale.

Emboîtant le pas à un Nicolas Sarkozy qui dénonçait naguère le programme économique du Front National comme un programme d'extrême gauche, nombreux sont les journalistes qui l’aident à accomplir son forfait. Dès qu’un candidat de gauche ou d’extrême gauche ose avancer une mesure sociale, en prônant la retraite à soixante ans ou la suppression de la loi travail par exemple, on s’empresse de l’accuser d’imiter Marine Le Pen.

Comment conjurer la catastrophe démocratique qui menace, selon la formule de Laurent Mauduit ? Beaucoup, désolés du spectacle à gauche, voudraient l’unité. Leur appel mérite le respect, notamment celui, dramatique, du maire communiste de Grigny, Philippe Rio. Mais en appeler à l’unité des deux candidats ne sert malheureusement pas à grand-chose dans la situation actuelle. Ils se maintiendront, enfermés l’un et l’autre dans leur logique propre. Ils paieront le prix, et nous avec eux, de l’auto destruction du socialisme durant ces trente ou quarante dernières années, faute d’avoir voulu et pu surmonter ce désastre historique. Personne pourtant n’est propriétaire de l’unité. Aucun appareil, aucun responsable, ne devrait avoir le droit d’en décider sur un coin de table de restaurant.

Mais surtout, comment ne pas voir que, si l’on désire vraiment refonder la gauche, le temps des appareils dominateurs et des leaders solitaires est passé ? Comment ne pas comprendre que toute transformation sociale réelle passe désormais par la libération des énergies démocratiques et par une déverticalisation effective de l’action politique ? Jean Luc Mélenchon a certes compris que le temps des vieux partis était passé, mais il a reverticalisé encore plus la relation personnelle qu’il veut entretenir avec le peuple, selon le schéma douteux et dangereux d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe.

De ce point de vue, la dette proclamée à l’égard de la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez est passablement inquiétante. Insistons là-dessus encore une fois. La prétendue démocratie plébiscitaire n’est en rien une forme particulière de démocratie, elle est la négation pure et simple de la démocratie comprise comme exercice effectif du pouvoir politique par le peuple, au moins sous la forme d’un contrôle actif sur les détenteurs du pouvoir exécutif.

Quel contraste avec le foisonnement des pratiques innovantes et des idées nouvelles en matière démocratique dont a témoigné le mouvement des Nuits Debout. Il suffit d’être à l’écoute de toutes les expérimentations pratiques et de toutes les discussions théoriques qui ont lieu depuis des années dans ce pays et dans d’autres, dont l’Espagne, pour se rendre compte du caractère archaïque des manières de faire dans la gauche politique française.

Aucune refondation de la gauche n’aura lieu tant que l’on dissociera la parole et l’action, le projet et l’organisation. Les ficelles du passé sont trop grosses aujourd’hui pour la sensibilité politique des gens de gauche qui veulent prendre part. Et il est une autre condition et elle est élémentaire. Nous l'avons dit, la lutte séculaire pour l’égalité sociale a été trahie par la gauche de gouvernement et cette trahison a conduit à la désertion des classes populaires et au succès du néo fascisme.

Remettre au centre de l’activité politique l’égalité sociale et faire que cette politique égalitaire commence dans les dispositifs organisationnels eux mêmes est la seule voie concevable pour que la gauche survive et se reconstitue. La transformation sociale désirée à gauche commence donc par soi-même.

 

Urgence démocratique et front commun

 

Il faut agir vite pour que dès les élections législatives le sort de la gauche anti néo libérale ne soit pas entièrement condamné. Avec qui faire l’unité demain et comment ? Nous ne devons nous faire aucune illusion sur la nature du Parti Socialiste et nous savons parfaitement quel obstacle il est par lui-même devenu à toute politique de rupture avec l’ordre existant. Compte tenu de la décomposition de la gauche actuelle, il importe de réfléchir à la constitution rapide d’un vaste bloc démocratique anti néo libéral, rassemblant de multiples composantes politiques, syndicales et associatives, d’accord pour faire front commun contre les deux ennemis aux destins inséparables que sont le néo fascisme et le néo libéralisme.

La gauche de gauche française a pris un retard considérable et déçu les attentes de beaucoup, sauf lorsqu’elle s’est unie durant une trop brève période sous la forme d’un cartel d’organisations. Rappelons nous. Entre 1995 et 2005, c'est la première période de luttes massives contre les politiques néo libérales et l'émergence de l’alter mondialisme. Entre 2005 et 2009, c'est le cafouillage sectaire et l'incapacité des forces politiques de gauche de donner une forme politique nouvelle aux résistances sociales. Entre 2009 et 2016, c'est la vie et la mort du Front De Gauche (FDG), seule tentative, mais avortée, de coalition de la gauche de gauche.

Le dépassement du FDG voulu par Jean Luc Mélenchon en 2016 débouchera-t-il, comme il le souhaite, sur une nouvelle force parlementaire ou bien sur le vide ? La désunion se paie en tout cas aujourd’hui au prix fort. La responsabilité est sans doute partagée entre les appareils, mais elle est lourde pour chacun et n’en épargne aucun.

Soit le sectarisme d’appareil se prolonge et ce sera la fin pour longtemps de la gauche critique et radicale, soit il peut être dépassé par la création d’une nouvelle formation à la fois unitaire et diverse et le couple infernal de ses deux ennemis pourra alors être combattu et vaincu.

Cette dynamique unitaire est d’ailleurs la condition pour que le Parti Socialiste éclate entre ses deux pôles artificiellement réunis aujourd’hui sous un même chapeau. Si un groupe de frondeurs, sociaux démocrates à l’ancienne, parvenait à se reconstituer sur les ruines du hollandisme, il pourrait participer au front commun.

Mais nous n’en sommes pas encore là. La dynamique actuelle de division risque fort d’offrir au second tour des élections présidentielles le choix entre Marine Le Pen et François Fillon ou, plus probablement, entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Si tous les appels à l’unité sont restés vains et si nous ne pouvons plus rien empêcher, en tout état de cause, après les élections, il restera l'urgence démocratique de faire face au néo fascisme, fruit d’un désespoir doublement alimenté par le néo libéralisme et l’absence d’une vraie alternative politique. Car il ne faut pas s’y tromper, la menace du néo fascisme est une menace de guerre civile. C’est donc dès maintenant, si l’on veut vraiment éviter que le pire n’advienne, qu’il faut penser et expérimenter les formes d’un front commun démocratique.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:03

 

Donald Trump se dit déçu par son échec sur l'abrogation de l'Obamacare (Reuters)

 

Donald Trump a exprimé Vendredi 24 Mars 2017 sa déception après avoir été contraint de retirer un texte de loi abrogeant l'Obamacare et réformant le système de la couverture de santé aux Etats-Unis, faute d'obtenir une majorité à la chambre des représentants.

S'exprimant depuis son bureau à la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a déclaré « avoir beaucoup appris à propos de la loyauté » lors de cette tentative de convaincre les parlementaires d'approuver un projet phare de sa campagne électorale.

Donald Trump subit son premier camouflet dans une procédure législative bien qu'il dispose de la majorité à la chambre des représentants et au sénat.

Il a expliqué ce revers cinglant par l'opposition ferme des démocrates qui ont refusé de s'associer à son entreprise de démantèlement d'un système de couverture maladie mis en place par Barack Obama il y a sept ans.

Donald Trump s'est également dit étonné par l'opposition de la frange la plus conservatrice du parti républicain, le Freedom Caucus, qui estimait que le futur American Health Care Act n'allait pas assez loin et constituait une version allégée de l'Affordable Care Act de Barack Obama.

Interrogé sur le blocage imposé par les tenants de la ligne dure chez les républicains, le président a déclaré que « je ne me sens pas trahi. Ce sont mes amis. Je suis déçu car j'aurais pu réussir. Je suis un peu surpris pour être honnête. Nous y étions presque, c'était à notre portée », a-t-il déploré.

« Mais je pense qu'une loi encore meilleure sortira de tout cela parce qu'il y avait des choses dans cette loi que je n'aimais pas particulièrement ».

Le milliardaire new-yorkais a fait campagne sur la promesse de réussir à conclure des accords importants avec le congrès mais, dépourvu de toute expérience politique, il fait depuis son arrivée à la Maison Blanche l'apprentissage des contre-pouvoirs que sont le congrès et l'appareil judiciaire.

« Nous avons beaucoup appris concernant la loyauté et sur le fonctionnement des arcanes à la fois au sénat et à la chambre des représentants », a-t-il poursuivi.

Malgré cet échec, le président américain a exprimé son soutien au président de la chambre des représentants, Paul Ryan, qui a été un fervent partisan de son projet de réforme du système de couverture maladie.

« J'apprécie le président Paul Ryan. Il travaille très dur. Il y a beaucoup de clans. Et l'histoire est longue des amitiés et des inimitiés même à l'intérieur du parti républicain, bien avant que je sois ici », a-t-il reconnu.

En privé, Donald Trump a confié à des proches qu'il aurait dû engager la réforme fiscale avant de se lancer dans l'abrogation de l'Obamacare.

« Nous allons probablement nous occuper de la réforme fiscale maintenant. C'est la prochaine chose que nous allons faire », a dit Donald Trump.

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:44

 

http://www.eitb.eus/es/noticias/sociedad/detalle/4724805/el-activista-vasco-eduardo-izarzugaza-detenido-kurdistan

 

La police turque a arrêté un activiste basque au Kurdistan

 

Jeudi 23 Mars 2017

 

Eduardo Izarzugaza fait partie d'une délégation basque qui était venue dans la ville de Diyarbakir à l'occasion de Newroz.

 

La police turque a arrêté le militant internationaliste basque Eduardo Izarzugaza Uribelarre au Kurdistan, dans la ville de Diyarbakir.

 

Eduardo Izarzugaza, originaire d’Otxandio, fait partie d'une délégation de quatorze personnes d’Euskal Herria qui sont venus à l'occasion de Newroz.

 

Le militant basque a été arrêté à un poste de contrôle de la police, où la délégation basque a été largement contrôlée pendant deux heures.

 

Les camarades d’Eduardo Izarzugaza ont manifesté leur préoccupation depuis qu’il a été transféré dans un commissariat sous l’accusation de délit terroriste.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:29

 

http://www.ouest-france.fr/politique/francois-fillon/fillon-son-ex-suppleant-marc-joulaud-entendu-par-les-juges-financiers-4881153

 

L'ancien suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, mis en examen

 

Visé par l’enquête sur de possibles emplois fictifs de Pénélope Fillon dont il a aussi été l’employeur, l'ancien suppléant de François Fillon à l'assemblée nationale, Marc Joulaud, a été mis en examen pour détournement de fonds publics après avoir été entendu Vendredi 24 Mars 2017 par les juges d’instruction financière.

Convoqué Vendredi 24 Mars 2017 chez les juges d’instruction, Marc Joulaud, a été mis en examen pour détournement de fonds publics en lien avec un emploi fictif ou surévalué.

Contacté, l’actuel maire de Sablé-sur-Sarthe nous a indiqué qu’il ne ferait aucun commentaire.

Collaborateur du député sarthois dès 1995, Marc Joulaud a été son attaché parlementaire et l’a suivi de la mairie de Sablé au conseil général de la Sarthe, puis à la région des pays de la Loire.

De 2002 à 2012, il a pris la place de François Fillon à l'assemblée nationale, quand ce dernier est entré au gouvernement, en tant que suppléant. Entre-temps, Marc Joulaud est devenu maire de Sablé, depuis 2008, président de son intercommunalité et député européen en 2014.

Au total, de 1986 à 2013, avec des interruptions, Pénélope Fillon a perçu six cent quatre vingt mille euros net, soit environ trois mille six cent euros mensuels net, comme assistante auprès de son époux ou de son suppléant. Les enquêteurs soupçonnent qu’il s’agit d’emplois fictifs, tout comme ceux des enfants du candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles, employés de 2005 à 2007 comme assistants parlementaires de leur père, alors sénateur.

Depuis les premières révélations du Canard Enchaîné, à la fin du mois de janvier 2017, suivies de l’enquête préliminaire du Parquet National Financier (PNF) et de l’ouverture d’une information judiciaire, cette affaire empoisonne la campagne présidentielle de l'ancien premier ministre.

Le Mardi 14 Mars 2017, il a été mis en examen, une première pour un candidat majeur à l’Élysée, notamment pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux.

Selon une source proche du dossier, Pénélope Fillon est convoquée à son tour le Mardi 28 Mars 2017 en vue d’une éventuelle mise en examen, à moins que la date ne soit modifiée comme cela avait été le cas pour François Fillon, qui avait initialement annoncé que son audition aurait lieu le Mercredi 15 Mars 2017.

L’enquête porte aussi sur l’emploi rémunéré de Pénélope Fillon entre le mois de mai 2012 et le mois de décembre 2013 à la Revue des Deux Mondes, propriété du Président Directeur Général (PDG) du groupe Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, proche de François Fillon. Elle avait alors cumulé cet emploi, pour trois mille cinq cent euros mensuels net, avec celui d’assistante parlementaire.

Les investigations ont été élargies le Jeudi 16 Mars 2017 à des soupçons de trafic d’influence, d’escroquerie aggravée, de faux et d’usage de faux, dans la foulée de révélations sur les costumes de luxe offerts au candidat ou des soupçons de faux dans le calcul d’heures accomplies par Pénélope Fillon à l'assemblée nationale.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:09

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/23/le-ministre-de-la-defense-jean-yves-le-drian-se-rallie-a-emmanuel-macron_5099455_4854003.html

 

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, se rallie à Emmanuel Macron

 

Depuis plusieurs semaines, les membres du cabinet du ministre de la défense travaillent avec ceux du candidat du Mouvement En Marche.

 

Cette fois, c’est fait. Après des semaines de rumeurs et de tergiversations, Jean-Yves Le Drian rejoint Emmanuel Macron. Le ministre de la défense annoncera son soutien à l’ancien ministre de l’économie à ses vice-présidents du conseil régional de Bretagne Jeudi 23 Mars 2017 dans l'après midi à Rennes, a dévoilé Ouest-France Jeudi 23 Mars 2017 dans la matinée. Le quotidien régional devait publier dans la journée un entretien avec Jean Yves Le Drian, où celui-ci explique les raisons de son engagement en faveur du leader du Mouvement En Marche, ses projets en Bretagne et les menaces terroristes.

Ce ralliement était attendu. Depuis plusieurs semaines, les membres du cabinet de Jean Yves Le Drian travaillaient main dans la main avec ceux d'Emmanuel Macron. Son programme en matière de défense, dévoilé le Samedi 18 Mars 2017 devant un parterre de gradés de l’armée, avait été entièrement conçu par des proches de l’élu breton.

Pour attendu qu’il était, ce soutien est une excellente nouvelle pour Emmanuel Macron. Jugé plus faible sur les questions régaliennes et de défense, le candidat de trente neuf ans peut espérer apparaître plus solide avec Jean-Yves Le Drian dans son équipe. Sa défection aurait été un coup dur pour lui.

Preuve de son importance, Emmanuel Macron avait déclaré à plusieurs reprises que, s’il ne cherchait pas particulièrement le soutien de membres du gouvernement, il faisait une exception pour Jean Yves Le Drian. C’est un cas très particulier, avait-il encore répété, Mardi 21 Mars 2017, lors d’une intervention dans le média en ligne Explicite.

L’adhésion de Jean Yves Le Drian est la troisième d’un membre du gouvernement. Avant lui Barbara Pompili, secrétaire d'état chargée de la biodiversité, et Thierry Braillard, secrétaire d'état chargé des sports, ont annoncé cette semaine qu’ils voteront pour l’ancien protégé de François Hollande lors du premier tour des élections présidentielles.

Selon différentes sources, ils pourraient être bientôt suivis par Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, par Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, ou encore par Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'état chargé du développement et de la francophonie.

A droite, cela bouge également. Ancien ministre de la justice de Jacques Chirac, Dominique Perben, engagé dans la campagne d’Alain Juppé lors de l'élection primaire de la droite, soutiendra Emmanuel Macron pour le premier tour des élections présidentielles, a-t-il fait savoir, Jeudi 23 Mars 2017.

Dominique Perben, qui était chargé des questions régaliennes auprès du maire de Bordeaux, a publié une tribune dans le Figaro dans laquelle il approuve de nombreux points du discours d’Emmanuel Macron en matière de justice. S’agissant du projet, de nombreuses propositions d'Emmanuel Macron vont dans la bonne direction, vante encore Dominique Perben, garde des sceaux entre 2002 et 2005.

Celui qui fut également ministre de la fonction publique, entre 1995 et 1997, et ministre des transports, entre 2005 et 2007, rejoint auprès d’Emmanuel Macron d’autres anciens ministres chiraquiens, comme Jean-Paul Delevoye, Serge Lepeltier, Alain Madelin, Renaud Dutreil et Jean-Jacques Aillagon, et des anciennes secrétaires d'état, comme Anne-Marie Idrac et Nicole Guedj.

L’ancien ministre de l’économie a également enregistré dernièrement le ralliement de plusieurs soutiens d’Alain Juppé lors de l'élection primaire de la droite, dont le sénateur des Républicains de l’Yonne Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire à prendre une telle initiative.

Réagissant à cette annonce, l’équipe de Benoît Hamon, candidat officiel du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles, a dénoncé cette décision. Dans un communiqué, ses porte-parole déclarent que « Jean-Yves Le Drian ne respecte pas le vote des électeurs de gauche qui, y compris dans le Morbihan, ont largement désigné Benoît Hamon comme leur candidat pour le premier tour des élections présidentielles. Il n’est pas acceptable, en démocratie, que des responsables politiques ne s’accommodent du vote des électeurs que lorsque celui-ci leur convient ».

Ils ajoutent que « ce ralliement questionne sur les raisons profondes qui le motivent », fustigeant notamment le fait que Jean Yves Le Drian avait jugé que le retour du service militaire, que propose Emmanuel Macron, « monopoliserait l’encadrement militaire et ruinerait ce délicat édifice de compétences et d’efficacité » qu’est la professionnalisation de l’armée française.

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 17:45

 

Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou (Reuters)

 

Le président russe Vladimir Poutine a reçu Vendredi 24 Mars 2017 Marine Le Pen, assurant toutefois qu'il n'y aurait pas d'ingérence russe dans les élections présidentielles françaises.

La candidate du Front National a ainsi réussi à parfaire sa stature internationale à un mois du scrutin après avoir rencontré le président libanais Michel Aoun en février et celui du Tchad, Idriss Deby, au début de la semaine.

« Nous ne voulons en aucun cas influencer le déroulement des événements en France », a déclaré le chef du Kremlin à la présidente du parti d'extrême droite.

« Mais nous nous réservons le droit de parler avec tous les représentants politiques de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires, en Europe ou aux Etats-Unis », a-t-il ajouté.

« Il est intéressant d'échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement », a dit Vladimir Poutine.

A Washington, la Russie est soupçonnée d'avoir favorisé la victoire de Donald Trump et, à Paris, de fragiliser la candidature d'Emmanuel Macron, selon les responsables du Mouvement En Marche.

Le Kremlin a démenti toute tentative d'influencer le processus électoral aux Etats-Unis ou en France.

Marine Le Pen était à Moscou à l'invitation de Léonid Sloutski, président de la commission des affaires étrangères de la douma d’état, la chambre basse du parlement.

Marine Le Pen a affirmé après sa rencontre avec le président russe que son premier geste à l'égard de la Russie, si elle est élue, serait de réfléchir à une levée rapide des sanctions imposées à Moscou dans le cadre du conflit ukrainien.

La lutte contre le terrorisme islamique était également au menu de ce tête-à-tête inédit, au cours duquel le président russe et son invitée ont plaidé en faveur d'une plus grande collaboration internationale.

Marine Le Pen a également assuré à des journalistes, dans un hôtel de Moscou, qu'elle n'avait pas évoqué avec le président russe un éventuel soutien financier à sa campagne électorale.

Florian Philippot, le numéro deux du Front National, avait indiqué dans la matinée qu'aucune banque française n'avait voulu, à ce jour, consentir de prêt à la candidate mais que le parti ne solliciterait pas pour autant de banque russe.

Le Front National, qui est à la recherche de plusieurs millions d'euros pour financer sa campagne, avait obtenu en 2014 un prêt de neuf millions d'euros d'une banque russe.

Selon l'entourage de la candidate d'extrême droite au premier tour des élections présidentielles, le président russe lui a souhaité bonne chance.

« Il lui a souhaité bonne chance » pour le premier tour des élections présidentielles, a déclaré à Reuters Ludovic de Danne, qui participait à la rencontre. « On a senti qu'ils se comprenaient et qu'ils étaient sur la même longueur d'onde ».

Ces propos n'ont pas pu être confirmés auprès du Kremlin.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 20:50

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/migrants-le-gouvernement-veut-demanteler-le-camp-de-grande-synthe-1489588295

 

Le gouvernement veut démanteler le camp de Grande-Synthe

 

Le ministre de l'intérieur Bruno Le Roux a annoncé Mercredi 15 Mars 2017 lors d'une audition devant une commission du sénat à Paris qu'il voulait lancer rapidement le démantèlement du camp de migrants de Grande-Synthe.

Après la jungle de Calais, le gouvernement veut maintenant démanteler le camp de migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque. Le ministre de l'intérieur Bruno Le Roux a annoncé Mercredi 15 Mars 2017 à Paris qu'il voulait lancer ce démantèlement le plus rapidement possible. Il invoque des comportements inacceptables sur le site où vivent quelque mille cinq cent réfugiés.

« La question n'est plus seulement aujourd'hui celle du rétablissement de l'ordre public, mais aussi celle du démantèlement progressif du camp, qui doit pouvoir démarrer le plus rapidement possible », a déclaré le ministre de l’intérieur lors d'une audition devant une commission du sénat. « Nous ne pouvons plus laisser les choses continuer comme cela », a-t-il souligné.

Mardi 14 Mars 2017, une manifestation a dégénéré dans le camp de Grande-Synthe. Des baraquements ont été incendiés. Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes.

Un camp humanitaire ouvert il y a un an

Le camp de Grande-Synthe, qui répond aux normes internationales, a été aménagé il y a un an par la ville et Médecin Sans Frontières (MSF), sans le soutien de l’état, pour accueillir mille trois cent réfugiés, essentiellement des kurdes, qui vivaient alors dans des conditions déplorables sur un terrain boueux à quelques centaines de mètres de là.

Deux cent chalets en bois ont été construits, répartis sur ce grand terrain viabilisé. Ils sont centrés autour de points d'eau, de véritables toilettes et de douches, avec de grands espaces où des conteneurs servent à la distribution des repas ou des vêtements. Les migrants disposent également d'un centre de soins.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 20:33

 

http://www.utopia56.com/fr/actualite/tribunal-administratif-lille-donne-raison-associations-distributions-vont-continuer

 

Le tribunal administratif de Lille donne raison aux associations, les distributions alimentaires vont continuer

 

Mercredi 22 Mars 2017, le tribunal administratif de Lille a suspendu les arrêtés pris par la maire de Calais. Pour nous, associations humanitaires, c’est un soulagement.

 

Les distributions alimentaires doivent et vont donc pouvoir continuer de se tenir sur le territoire de Calais pour toutes les personnes en situation de précarité.

 

Chaque jour, les bénévoles des différentes associations organisent des distributions de repas, de sacs de couchage et de vêtements chauds. Nous informons aussi les migrants, repérons les problèmes de santé et signalons les mineurs. Nous estimons à quatre cent le nombre de réfugiés actuellement à Calais.

 

Rejoignez-nous pour nous aider ou faites un don.

 

Nous rappelons que nous sommes ouverts à une discussion avec les autorités pour l’organisation matérielle de telles distributions. Nous espérons pouvoir travailler avec la mairie de Calais dans l’intérêt général. Et plus largement, il est indispensable de penser à des dispositifs d’accueil hors de Calais, mais aussi dans Calais.

 

Les distributions ne sont pas la cause de l’arrivée des migrants. En revanche, elles aident à la sérénité dans le Calaisis au vu de la situation actuelle.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 20:10

 

Emmanuel Macron salue le soutien de Jean Yves Le Drian à sa candidature (Reuters)

 

Emmanuel Macron a salué Jeudi 23 Mars 2017 la décision, pas encore officialisée par l'intéressé, du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, de se rallier à sa candidature un mois jour pour jour avant le premier tour des élections présidentielles.

Selon le quotidien Ouest France, qui a rencontré le ministre socialiste Jeudi 23 Mars 2017, ce poids lourd du gouvernement, proche de François Hollande, devait annoncer sa décision dans la journée à ses vice-présidents au conseil régional de Bretagne.

A son arrivée à Dijon pour un déplacement de campagne, Emmanuel Macron a salué en lui un homme de conviction à la conception de la politique proche de la sienne.

« Je suis toujours heureux qu'il y ait des femmes et des hommes de conviction qui nous rejoignent et, quant à Jean-Yves Le Drian, c'est un responsable politique pour lequel j'ai beaucoup de respect et qui, en Bretagne, a construit une majorité de projets qui est assez voisine de la démarche qui est la nôtre », a dit le fondateur du Mouvement En Marche devant la presse.

Le penchant de Jean-Yves Le Drian pour l’ancien ministre de l’économie, l'un des favoris des sondages actuellement, plutôt que pour le socialiste Benoît Hamon ne faisait plus guère de doute depuis plusieurs jours.

L'entourage de ce proche de François Hollande évoquait des discussions entre les deux hommes, tout en précisant que le ministre était maître du calendrier.

Jusqu'à présent, seuls deux secrétaires d’état sans grand pouvoir d'influence, l'écologiste Barbara Pompili et le radical de gauche Thierry Braillard, avaient annoncé leur choix de soutenir Emmanuel Macron.

Tiraillés entre le candidat investi par leur camp et le mieux placé pour accéder au second tour, d'autres ministres d'envergure continuent à entretenir le suspense sur leurs intentions, à commencer par les fidèles de François Hollande.

Le chef de l’état a autorisé les membres de son gouvernement à prendre parti durant la campagne, mais pas avant le Vendredi 24 Mars 2017.

Les porte-parole de Benoît Hamon ont déploré le choix de Jean-Yves Le Drian qui « ne respecte pas le vote des électeurs de gauche qui, y compris dans le Morbihan, ont largement désigné Benoît Hamon comme leur candidat pour le premier tour de ces élections présidentielles », écrivent-ils dans un communiqué.

Populaire en Bretagne et ministre de premier plan depuis le début du quinquennat, Jean-Yves Le Drian est la prise la plus prestigieuse pour Emmanuel Macron depuis l’alliance nouée à la fin du mois de février 2017 avec le centriste François Bayrou.

Ce rapprochement a coïncidé avec une nouvelle progression du candidat dans les enquêtes d'intention de vote réalisées en vue du premier tour des élections présidentielles du Dimanche 23 Avril 2017.

L'ancien protégé de François Hollande n'a toutefois pas l'intention de circonscrire le cercle de ses soutiens à la gauche et au centre. Il n'hésite pas, par exemple, à envoyer des signaux aux anciens partisans d'Alain Juppé, désormais orphelins.

« Beaucoup de candidats de droite et de gauche ont depuis plusieurs semaines un problème de défections. Nous, nous avons un autre problème, ce sont des ralliements et des soutiens. C'est beaucoup moins grave à gérer », a-t-il dit à Dijon.

Dans un entretien à l'hebdomadaire Marianne, l'ancien ministre Philippe Douste-Blazy annonce son soutien à Emmanuel Macron. Il avait appuyé Alain Juppé à l’élection primaire de la droite.

Dominique Perben, lui aussi favorable au maire de Bordeaux durant cette élection primaire et ministre de la justice sous Jacques Chirac, a fait de même.

Dans un entretien à La Chaîne Parlementaire (LCP), Emmanuel Macron a dit vouloir compter, s'il accède à l'Elysée, sur « un premier ministre fort avec des ministres forts », dans un gouvernement aux membres issus de la société civile pour au moins un tiers.

A la question de savoir s'il souhaite que ses ministres soient de droite ou de gauche, Emmanuel Macron répond que cela lui importe peu.

 

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