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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:29

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/17/pouvoirs-illimites-pour-le-president-turc-erdogan_5063859_3210.html

 

Pouvoirs illimités pour le président turc Recep Tayyip Erdogan

 

La réforme controversée adoptée par le parlement turc doit encore être approuvée par référendum au printemps

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Le parlement turc a adopté les amendements constitutionnels qui donnent au président Recep Tayyip Erdogan des pouvoirs illimités. Approuvés en première lecture, Dimanche 15 Janvier 2017, ces amendements feront l’objet d’une seconde lecture, à partir du Mercredi 18 Janvier 2017, avant d’être soumis à un référendum, au mois de mars ou d’avril 2017.

La réforme modifie de fond en comble le système politique hérité en 1923 de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, en instituant un régime présidentiel sans contre-pouvoir. Dix-huit articles de la constitution ont été modifiés, de façon que Recep Tayyip Erdogan devienne le maître absolu du pays.

Selon les amendements adoptés, le président pourra rester à la tête de son parti politique une fois élu. C’est lui qui nommera et révoquera les ministres. C’est lui qui choisira son ou ses vice-présidents. La séparation des pouvoirs n’est plus de mise, car c’est le président qui dorénavant désignera les juges, notamment douze des quinze juges de la cour constitutionnelle habilitée, entre autres, à se prononcer sur la destitution du président.

Désormais, le parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. Le président peut aisément le contourner, en gouvernant par décrets. Il peut l’abolir d’un trait de plume, en convoquant de nouvelles élections.

Privée de réels pouvoirs, la nouvelle chambre verra malgré tout le nombre de ses députés augmenter, passant à six cent au lieu de cinq cent cinquante actuellement. L’âge minimum des élus a été abaissé de vingt cinq à dix huit ans. Il s’agit de créer un ascenseur social pour les jeunes, nombreux à militer dans les rangs du parti de la justice et du développement (AKP), la formation islamo-conservatrice au pouvoir. La durée du mandat présidentiel est fixée à cinq ans, le président est autorisé à exercer deux mandats au maximum.

Elu président en 2014, après trois mandats à la tête du gouvernement en tant que premier ministre, le grand homme, l’un des surnoms de Recep Tayyip Erdogan, pourra se maintenir à la tête du pays jusqu’en 2029. « Grâce à dieu, la Turquie sera gouvernée de façon plus efficace », s’est félicité le vice-premier ministre, Numan Kurtulmus, sur son compte Twitter.

Le poste de premier ministre, jusqu’ici détenteur du pouvoir exécutif en Turquie, est aboli. Binali Yildirim, l’actuel possesseur du titre, s’en est félicité. « Je suis un marin et je peux vous dire que deux capitaines pour un même navire, c’est le naufrage assuré. Il faut un seul capitaine en action », a déclaré ce proche compagnon de Recep Tayyip Erdogan, ingénieur naval de formation.

Adoptée grâce au soutien du parti d’action nationaliste (MHP), qui dispose de trente neuf sièges au parlement, la réforme constitutionnelle a suscité bien des remous dans ses rangs. Un vent de fronde s’est levé, remettant en cause l’autorité déjà bien érodée du chef du parti, Devlet Bahçeli.

Yusuf Halaçoglu, vice-président du MHP, a ainsi déclaré qu’il voterait contre le projet constitutionnel, critiquant la perte de souveraineté du parlement. Pour ramener le MHP à la raison, l’AKP a menacé de convoquer de nouvelles élections législatives. Cette menace a suffi à rétablir la discipline dans les rangs.

Dans la nuit du Mercredi 11 Janvier au Jeudi 12 Janvier 2017, des députés en sont même venus aux mains, distribuant coups de poing et de pied, se jetant des chaises à la tête et détruisant le perchoir. Un élu AKP a même été mordu à la jambe.

Aux yeux de l’AKP, la présidentialisation du système est un gage de stabilité dans la période troublée que traverse le pays, purges, croissance économique en berne, dépréciation continue de la monnaie, attentats à répétition, guerre contre l’organisation Etat Islamique et contre les rebelles kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et conflit en Syrie.

L’opposition y voit en revanche un effet de la dérive autoritaire du chef de l'état doté de pouvoirs illimités. « Même Mustafa Kemal Atatürk n’en avait pas autant », a fait remarquer Kemal Kiliçdaroglu, le président du parti républicain du peuple (CHP), la formation fondée par Mustafa Kemal Atatürk. Le CHP et le parti démocratique des peuples (HDP) se sont résolument opposés au projet, accusant Recep Tayyip Erdogan de profiter de l’état d’urgence actuellement en vigueur pour s’arroger tous les pouvoirs.

Cette réforme « va rendre au palais les pouvoirs retirés au sultan ottoman » il y a un siècle, a ainsi estimé Bülent Tezcan, député du CHP, qui dénonce « la dictature d’un seul homme ».

Nombreux sont les députés d’opposition persuadés que cette réforme ramène la Turquie au niveau d’une dictature ordinaire de type moyen-oriental. « Nous assistons à un coup d'état civil. Si le putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016 avait réussi, nous aurions eu à peu près la même chose que ce à quoi nous assistons aujourd’hui », a déclaré la députée du HDP Meral Bestas.

Le mécontentement existe aussi dans les rangs de l’AKP. Ainsi, Sami Selçuk, ancien président de la cour d’appel et sympathisant de longue date du camp islamo-conservateur, a qualifié la réforme, dans une tribune publiée par Cumhuriyet le Mardi 10 Janvier 2017, de dangereuse.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:08

 

https://www.letemps.ch/monde/2017/01/15/raslebol-basque-contre-leloignement-prisonniers-leta

 

Le ras-le-bol basque contre l’éloignement des prisonniers d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

 

Près de quatre vingt mille personnes ont bravé Samedi 14 Janvier 2017 la pluie et le froid pour demander la fin de la politique de dispersion des trois cent cinquante prisonniers basques répartis entre la France et l’Espagne et la libération des détenus malades

 

Dans la Kalea Somera, une rue de la vieille ville de Bilbao, les préparatifs battent leur plein. Samedi 14 Janvier 2017, quatre heures avant le début de la manifestation pour une amnistie des prisonniers d'ETA, l’organisation armée séparatiste basque, les cafés sont remplis. Aux murs, les noms des associations de défense de prisonniers ont été fraîchement tagués.

 

Urtzi Errazkin, porte-parole de l’association Etxerat, qui comprend les membres des familles de prisonniers, enchaîne les interviews. « Nous allons marcher aujourd’hui pour demander des conditions plus justes pour nos prisonniers et une paix véritable. Mon frère est en prison à Fresnes à Paris, c’est très compliqué et coûteux d’aller le voir ».

 

Solidaires, les familles et les amis des prisonniers ont pour règle de visiter leur proche une fois par semaine. Des volontaires conduisent des camionnettes achetées avec l’argent récolté par des loteries ou des événements organisés dans les différents villages basques. Pourtant, ce week-end du Samedi 14 Janvier 2017, personne n’ira en visite en prison. Ils seront tous à la manifestation.

 

Quelques heures plus tard, les membres des familles de prisonniers sont en tête de file. Munie de mains en plastique noir et blanc avec un doigt levé, la foule se met en branle au son de « prisonniers basques à la maison ». Pepi Gorostiaga raconte son histoire à qui veut bien l’entendre, « ma fille et son copain de l’époque ont été arrêtés en 1988. Ils ont fait six ans de prison. Ils sont dehors depuis longtemps. Je pourrais rester chez moi mais quand on sait la douleur vécue, je me sens obligée de soutenir les autres ».

 

Originaire de Tolosa, à l’est de Bilbao, cette femme énergique aux cheveux courts est venue soutenir les familles de sa région. Avec elle, ils sont presque quatre vingt mille, selon les organisateurs de la manifestation, à avoir bravé le froid et la pluie mordante. Des bâtiments illuminés se dressent tout au long du parcours qui les amènera jusqu’à la mairie de Bilbao et la marche ressemble presque à une procession religieuse.

 

Un peu plus loin dans le cortège, se trouve Iratxe Urizar, avocate spécialisée dans les droits humains. « Ce que nous demandons avant tout, c’est d’arrêter l’isolement. Il n’y a quasiment aucun prisonnier politique dans les prisons du pays basque. Ils sont en moyenne à sept cent cinquante kilomètres de chez nous. Au final, c’est une punition pour les proches. Ils font des milliers de kilomètres pour une visite de quarante minutes derrière une vitre ».

 

Même si le nombre de prisonniers a fortement diminué depuis 2011, date du cessez-le-feu définitif adopté par ETA, sur les trois cent cinquante prisonniers restants, seuls deux se trouvent sur le territoire basque, soit le double de la Suisse avec le cas de Nekane Txapartegi. Ils sont soixante seize en France et deux cent soixante cinq en Espagne répartis sur tout le pays. Une dizaine d’entre eux se trouve, par exemple, à Algesiras, dans la baie de Gibraltar, à plus de mille kilomètres du Pays Basque.

 

Grande fille aux cheveux noirs, Iratxe Urizar s’exprime doucement mais avec conviction, « nous ne comprenons pas pourquoi le droit international ne s’applique pas en France ou en Espagne. Il y a dix prisonniers qui ont des maladies chroniques et des pathologies incurables. Ils devraient pouvoir rentrer chez eux, mais aucun prisonnier politique n’a jamais eu de remise de peine ».

 

Regroupés derrière une pancarte qui demande des conditions de détentions plus humaines et justes, les politiciens indépendantistes basques sont venus en nombre. Parmi eux, Arkaitz Rodriguez, porte-parole de Sortu, le parti indépendantiste de gauche. « Nous sommes ici pour protester contre une situation unique au monde. D’un côté, vous avez une organisation armée comme ETA qui a manifesté son désir de se désarmer un nombre incalculable de fois et, de l’autre côté, vous avez la France et l’Espagne qui ne l’aide pas du tout à le faire ».

 

Prenant l’exemple de la Colombie et de l’accord de paix avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), il s’étrangle, « la France et l’Espagne soutiennent le processus de justice transitionnelle colombien, qui sous-entend que des centaines de prisonniers seront libérés de prison, et ne veulent pas faire la même chose avec nous. Cela n'a aucun sens ».

 

Les manifestants arrivés devant la mairie, un discours se prépare. Bernadette et ses amies boivent un verre de vin rouge. Venues du pays basque français, plus exactement de Saint Jean Pied de Port, elles ont pris l’un des trois cent bus affrétés pour la manifestation. La soixantaine passée, Bernadette explique avec son un accent chantant, « nous venons chaque année. Mais j’espère vraiment que cette fois ce sera la dernière ».

 

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:48

 

https://www.change.org/p/déclaration-d-aide-aux-réfugiés

 

Déclaration sur le droit à l'aide aux réfugiés

 

Un important mouvement de protestation se développe en Europe et maintenant en France devant la défection, voire la véritable lâcheté, de nombreux gouvernements face à l'afflux des réfugiés fuyant les guerres, les attentats et les effondrements économiques du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Afghanistan. L'opinion française et internationale prend clairement conscience que la crise ouverte depuis plus de six ans ne se résoudra pas par des mesures locales de coercition, par des murs frontaliers ou des retours forcés. L'Europe a sa part de responsabilité dans la dramatique situation actuelle et doit contribuer activement à y mettre fin.

 

Quelle que soit leur opinion sur la solution des conflits, un nombre croissant d'européens et de français juge indigne le sort fait à ceux que l'on appelle hypocritement des migrants, qui arrivent dans nos pays après avoir fait face à tous les dangers, sur terre et sur mer, et surtout aux violences des hommes, armées, polices, bandes et mafias de toutes sortes. Plus de dix mille sont morts depuis 2014. Le problème des réfugiés ne peut être traité par la contrainte dans une improvisation permanente.

 

La France n'est menacée d'aucune invasion. Notre pays a les moyens d'accueillir dignement des réfugiés dont la grande majorité ne souhaitent pas s'installer à demeure mais simplement trouver la paix en attendant des jours meilleurs. Et pourtant, en notre nom, le pouvoir politique les chasse, les repousse et les condamne, dans des conditions qui encouragent la violence, la xénophobie et le racisme. Attitude indigne d'un pays qui se réclame des droits de l'homme. Attitude qui compromet et pervertit la nation elle-même. Nous refusons d'en être complices.

 

L'Etat engage aujourd'hui des procès contre ceux qui reçoivent chez eux des réfugiés pour les nourrir et les aider à survivre et à poursuivre leur voyage. On nous dit qu'ils désobéissent à la loi et qu'il y a là volonté de sortir de la justice pour faire de leur action une tribune politique. Ces citoyens contribuent à rendre un visage humain et fraternel à notre pays. C'est bien, en effet, une prise de position politique. C'est aussi la nôtre.

 

Les soussignés considèrent qu'il est désormais impossible de présenter des actes de solidarité humaine comme des aventures individuelles. Nous approuvons et respectons la conduite des français qui apportent aide et protection aux réfugiés maltraités au nom du peuple français. Nous souhaitons ne pas nous contenter d’appuyer leur action. Nous considérons que nous avons, chacun à notre place et selon nos moyens, le devoir d'intervenir comme eux auprès des réfugiés. C'est rétablir notre dignité avec la leur et défendre les valeurs d'humanité.

 

Premiers Signataires

 

Yann Arthus-Bertrand, Alain Badiou, Edith Bouvier, Rony Braumann, François Burgat, Manuel Cervera Marzal, Patrick Chamoiseau, Antoine Comte, Philippe Corcuff, Sonia Dayan Herzbrun, Catherine Dolto, Ivar Ekeland, Annie Ernaux, Eric Fassin, Dan Franck, Bernard Friot, Romain Goupil, Georges Kiejman, Hervé Le Bras, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Löwy, Gilles Manceron, Philippe Marlière, Gérard Mordillat, Véronique Nahoum-Grappe, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Valérie Osouf, Ernest Pignon-Ernest, Jacques Rancière, Hubert Reeves, Michèle Riot-Sarcey, Christian Salmon, Jean-Marc Salmon, Yves Sintomer, Etienne Tassin, Jacques Testart, Pierre Tevanian, André Tosel, Sophie Wahnich, Michel Wieviorka

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:55

 

https://www.change.org/p/procureur-du-tgi-de-paris-abandon-des-poursuites-contre-houssam-el-assimi-pour-en-finir-avec-le-délit-de-solidarité

 

Pétition pour l'abandon des poursuites contre Houssam el Assimi et pour en finir avec le délit de solidarité

 

La solidarité encore et toujours en procès

 

Mardi 17 Janvier 2017 devant la vingt huitième chambre du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, se tiendra le procès d'Houssam el Assimi, membre du collectif de la Chapelle Debout, qui risque d’aller en prison pour avoir aidé des migrants à la rue.

 

Nous, membres des différents collectifs de soutien aux exilés, demandons que soient abandonnées les poursuites contre Houssam el Assimi et contre toute personne qui ne fait que manifester partout en France sa solidarité envers les exilés.

 

Présent lors d’une rafle le 30 septembre 2016 sur le campement de l’avenue de Flandre à Paris, alors qu’il informait les personnes présentes de leurs droits, Houssam el Assimi a été appréhendé avec violence par deux policiers avant d'être menotté et conduit dans un commissariat où il a été retenu en garde-à-vue pendant vingt sept heures. Il a ensuite été convoqué en justice pour « rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

 

Il encourt une peine de trois années d’emprisonnement et quarante cinq mille euros d’amende.

 

Or, une vidéo atteste qu’il ne s’est rendu coupable d’aucune violence et c'est bien lui qui a eu trois jours d’Interruption Temporaire de Travail (ITT) à la suite de son interpellation, alors que le policier qui l’accuse de violence ne peut produire aucune preuve de cette accusation.

 

Après Rob Lawrie en 2015, Pierre-Alain Mannoni en 2016, Cédric Herrou en 2017 et tant d’autres, Mardi 17 Janvier 2017 à Paris se tiendra encore une fois le procès de la solidarité et de la contestation du non-accueil érigé en politique.

 

Ce qui devrait être jugé au contraire, c'est le recours systématique à la technique policière de la rafle. Symptômes et symboles d’une réponse purement policière à une tragédie humaine et de la politique de non-accueil réaffirmée chaque jour avec détermination par le gouvernement français, ces rafles ont été menées tous les trois jours en moyenne à Paris pendant tout l’été 2016. Depuis le tournant sécuritaire du 22 juillet 2016, nous dénombrons ainsi à Paris plus de quatre mille cinq cent arrestations, quatre cent Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), cent vingt placements dans des Centres de Rétention Administrative (CRA) et plusieurs expulsions vers des pays où les demandeurs d’asile risquent leur vie, par exemple en Afghanistan et au Soudan.

 

Depuis l’ouverture du centre de la Porte de la Chapelle, qui n’a d’humanitaire que le nom, c'est avec toujours plus d’ardeur que les policiers harcèlent les migrants à la rue à coups de matraques télescopiques et de gaz lacrymogènes et confisquent les tentes et les duvets, même par températures négatives, respectant ainsi à la lettre la consigne donnée de concert par la préfecture et la mairie de Paris, plus de campements dans les rues de Paris.

 

La communication des autorités, aussi rodée et professionnelle soit-elle, sur un gouvernement qui prend ses responsabilités et une ville refuge qui accueille ne trompe personne. Celles et ceux qui, témoins directs de ces violences, refusent une telle politique et manifestent leur solidarité vis-à-vis de toute personne, fut-elle étrangère et en situation irrégulière, doivent être soutenus et non jugés.

 

Inhumanité et violence d’un côté, égalité et solidarité de l’autre, le combat continue.

 

Mardi 17 Janvier 2017 à 9 heures du matin, venez soutenir Houssam el Assimi devant le TGI de Paris, pour l'abandon de toutes les poursuites contre lui et contre toutes les personnes qui ne font que manifester leur solidarité.

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:36

 

http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/15/pourquoi-elles-organisent-marche-femmes-21-janvier-266093

 

Pourquoi elles organisent une marche des femmes, Samedi 21 Janvier 2017

 

Le rassemblement pour défendre les droits des femmes, prévu au lendemain de l’investiture de Donald Trump à Washington et dans des dizaines d’autres villes, est né sur Facebook.

 

Par Emilie Brouze

 

Dimanche 15 Janvier 2017

 

Le Mardi 8 Novembre 2016, les résultats tombent. Donald Trump va bel et bien remporter l’élection présidentielle américaine. Sur l’île de Maui, dans l’archipel d’Hawaï, une avocate à la retraite est abasourdie.

La campagne électorale a été marquée par les déclarations vulgaires et sexistes du candidat républicain et son élection est une menace pour les droits des femmes.

Teresa Shook a une idée. Et si les femmes marchaient à Washington contre l’investiture ? Elle la partage sur un groupe Facebook privé de soutien à Hillary Clinton, Pantsuit Nation. Puis elle finit par créer un événement Facebook. Avant de se coucher, elle invite une douzaine de ses amies à la rejoindre.

« Quand je me suis réveillée, c’était dingue », témoigne-t-elle à Reuters. Des milliers de personnes sont intéressées pour participer à la marche et Teresa Shook commence à recevoir des messages de femmes de tout le pays. L’activiste Bob Land, qui avait en tête une idée similaire, la contacte pour l’aider à organiser l’événement. D’autres proposent bénévolement leur aide.

Dimanche 15 Janvier 2017, près de deux cent mille personnes ont indiqué sur la page Facebook qu’elles allaient participer à la marche à Washington, Samedi 21 Janvier 2017. Pour le Washington Post, la marche des femmes pourrait être le plus grand rassemblement en réaction à l’investiture d’un président américain.

Peu après le lancement de l’événement, il a été reproché aux organisatrices, toutes des femmes blanches, l’absence de diversité.

Le problème est réglé. Trois autres activistes expérimentées ont finalement rallié l’équipe organisatrice, Tamika Mallory, Carmen Perez et Linda Sarsour. Trois femmes qui ont toutes les trois organisé en 2015 une marche pour la justice de New York à Washington.

Il a fallu enfin ajuster le nom. La manifestation, initialement baptisée Million Woman March, un nom déjà utilisé en 1997, a été changée pour la marche des femmes, clin d’œil aux manifestations pour les droits civiques du mois d'août 1963.

Pas que pour les femmes

Aujourd’hui, des dizaines d’associations soutiennent l’initiative, dont Amnesty International et Planned Parenthood, réseau de planning familial. Quelques célébrités se sont aussi ralliés à la marche, Katy Perry, Julian Moore, Cher ou encore Scarlett Johansson. Teresa Shook, la retraitée hawaïenne, a évidemment prévu de s’envoler vers la capitale pour marcher à Washington.

Des dizaines d’événements sont prévus dans les autres états américains ce même jour, mais aussi ailleurs dans le monde, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne ou encore en France, à Paris ou à Montpellier. A Paris, c’est la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) qui a organisé en solidarité le rassemblement.

Si la marche de Washington est organisée par des femmes, il ne s’adresse pas qu’aux femmes. « Tout ceux qui soutiennent les droits des femmes sont les bienvenus », affiche l’événement.

« Nous faisons front commun en solidarité avec nos compagnons et enfants pour la protection de nos droits, de notre sécurité, de notre santé et de nos familles. Nos différentes communautés font la force de notre pays.

La rhétorique utilisée pendant la compagne a insulté, diabolisé et menacé bon nombre d’entre nous, femmes, immigrés de tous statuts, croyants en diverses religions et en particulier les musulmans, les personnes s’identifiant comme LGBTQIA, ceux qui ont la peau noire ou brune, les handicapés, les personnes pauvres ou ceux ayant été agressé sexuellement.

La marche des femmes à Washington enverra un message à notre nouveau gouvernement au premier jour de son mandat et au monde, que les droits de la femme sont des droits humains ».

« Nous ne resterons pas silencieuses »

Les organisateurs ne souhaitent pas que le rassemblement soit une manifestation contre Donald Trump, souligne Vox. Mais les inquiétudes sur la manière dont les femmes et leurs droits pourraient être menacés sous la présidence de Donald Trump sont assurément à l’origine de la mobilisation et source de motivation pour se faire entendre. Ceux qui comptent participer sont invités à le faire savoir sur les réseaux sociaux, sous le hashtag pourquoi je marche.

« Nous ne resterons pas silencieuses et que nous ne laisserons personne revenir sur des droits pour lesquels nous nous sommes battues », affirme Tamika Mallory, l’une des organisatrices, au Washington Post.

« Nous craignons que la misogynie couplée à la xénophobie et au racisme exprimés pendant la campagne ne fassent reculer la lutte des femmes en faveur de l’équité et de la parité », explique Fontaine Pearson, cinquante quatre ans, une autre organisatrice, au Temps.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:00

 

http://www.elmundo.es/pais-vasco/2017/01/11/58764612468aeb10528b4580.html

 

Podemos se mobilise pour les prisonniers d’Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Podemos demande au congrès le transfert des prisonniers d’ETA dans des prisons basques

Nagua Alba et Pilar Zabala Artano vont participer à titre individuel à la manifestation du réseau des citoyens pour les droits des détenus, des exilés et des déportés basques (SARE)

Mercredi 11 Janvier 2017

Podemos Euskadi a commencé cette année 2017 à se mobiliser pour les prisonniers d'ETA et pour leur transfert dans des prisons basques. La secrétaire générale de Podemos Euskadi, Nagua Alba, a annoncé qu’elle participera à titre individuel à la manifestation appelée par le réseau citoyen SARE Samedi 14 Janvier 2017 à Bilbao avec Pilar Zabala Artano.

Nagua Alba elle-même a présenté avec Eduardo Maura une initiative au congrès pour le transfert de la compétence des prisonniers au Pays Basque pour mettre fin à la « violation des droits de l'homme ».

Nagua Alba a déclaré aux médias après l'enregistrement de l'initiative qu’elle défend la nécessité du transfert de cette compétence au gouvernement basque comme un outil contre la « violence exercée contre les prisonniers et leurs familles », sans mentionner une seule fois qu’ils sont prisonniers pour leur appartenance ou pour leur collaboration avec ETA.

« La libération des prisonniers ne sera pas une conséquence directe de ce transfert, mais ce sera une bonne première étape », a dit Nagua Alba, qui croit que la fin de la politique de dispersion des prisonniers d’ETA est « essentielle pour la construction de la paix et de la coexistence en Euskadi ».

Par rapport à sa participation à la marche du Samedi 14 Janvier 2017, Nagua Alba a souligné qu’elle participait à titre individuel, comme Pilar Zabala Artano, parce que « toutes les conditions ne sont pas remplies » pour que Podemos Euskadi participe à la manifestation comme force politique.

Nagua Alba a expliqué que le parti qu’elle dirige soutient « la justice et la reconnaissance du préjudice causé » et que cela suffit, même si l'appel est chaque année « plus pluriel et inclusif ».

L’année dernière, quand elle n’était pas encore secrétaire générale de Podemos Euskadi, Nagua Alba n'avait pas participé à la manifestation du réseau citoyen SARE, à laquelle avait participé des militants du courant anticapitaliste de Podemos, comme la conseillère régionale basque Neskutz Rodriguez.

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:34

 

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2017/01/jean-luc-melenchon-presente-un-candidat-france-insoumise-contre-le-chef-de-file-des-deputes-front-de-gauche-andre-chassaigne-et-cont

 

Jean-Luc Mélenchon présente des candidats du mouvement de la France Insoumise contre le chef de file des députés du Front De Gauche (FDG), André Chassaigne, et contre Nicolas Sansu

 

Par Ismaël Dupont

 

Mercredi 11 Janvier 2017

 

Nous le savons, le mouvement de la France Insoumise communique sur son intention de présenter cinq cent soixante dix sept candidats dans cinq cent soixante dix sept circonscriptions qui, le doigt sur la couture du pantalon, auront signé la charte du mouvement de la France Insoumise s'engageant à une discipline de vote à l'assemblée nationale, à ne reconnaître que le programme du mouvement de la France Insoumise, programme intouchable écrit par le clan rapproché autour de Jean Luc Mélenchon en prenant en compte des contributions sur internet des individus soutenant Jean-Luc Mélenchon et sur lequel n'ont pas eu un mot à dire les anciens partenaires du FDG et les soutiens actuels de la candidature de Jean Luc Mélenchon au Parti Communiste Français (PCF) et à Ensemble, et à financer le nouveau mouvement politique de la France Insoumise avec les voix qu'ils auront gagnées dans les circonscriptions.

Cette intention affichée est pour une part une rodomontade et une provocation. Comment à l'approche des élections présidentielles prétendre obtenir le maximum de voix des électeurs du FDG et du PCF si nous faisons le jeu de la division de la gauche de transformation dans les circonscriptions législatives, si nous nous apprêtons à faire perdre les députés sortants du FDG qui refuseraient de se soumettre à Jean Luc Mélenchon et au mouvement de la France Insoumise parce qu'ils ne reconnaissent plus le centralisme démocratique depuis longtemps et refusent l'hégémonie d'un chef ?

C'est aussi un élément de communication et de chantage pour placer des candidats de la France Insoumise sur des circonscriptions gagnables, comme le professionnel de la politique Alexis Corbière, ancien lambertiste et du courant de la Gauche Socialiste comme Jean Luc Mélenchon, dont il est le porte-parole aux élections présidentielles de 2017, qui se présente dans la circonscription de Bagnolet et de Montreuil que le PCF, qui pilote deux mairies sur le territoire, pourrait regagner.

Une chose est probable, si Jean Luc Mélenchon obtient un bon score au premier tour des élections présidentielles, lui et son mouvement de la France Insoumise chercheront à capitaliser aux élections législatives pour engranger du financement public et de la visibilité, car il y a, derrière la sortie du FDG de Jean Luc Mélenchon et la création du mouvement de la France Insoumise sur la base d'une plateforme numérique rappelant la démarche d'Emmanuel Macron, de Podemos ou du Mouvement Cinq Etoiles (MCE) en Italie, un projet de recomposition politique qui s'appuie aussi sur l'objectif d'un affaiblissement du PCF et de toutes les organisations qui ont une consistance militante et organisationnelle à gauche.

Que le refus du rassemblement déroule le tapis rouge à la droite et à l'extrême-droite et fasse perdre des députés du FDG sortants qui ont un bilan irréprochable dans l'opposition à la politique de François Hollande et de Manuel Valls, devrait interroger les sympathisants du mouvement de la France Insoumise.

En tout cas, parmi la centaine de candidats sur les cinq cent soixante dix sept circonscriptions, dans lesquelles des militants, parfois et souvent inconnus au bataillon, se sont présentés à la candidature auprès des groupes d'appui à Jean Luc Mélenchon, qui a été validée nationalement par le comité de candidature du mouvement de la France Insoumise, figurent deux candidats présentés comme André Chassaigne et Nicolas Sansu, comme par hasard deux députés du PCF et du FDG qui ont fait part publiquement par le passé de leurs désaccords avec Jean-Luc Mélenchon sur certaines questions et certaines démarches. Comme le mouvement de la France Insoumise, malgré des apparences de démocratie participative et directe, fonctionne de manière très pyramidale, hiérarchisée et centralisée pour les décisions importantes, ces candidatures contre André Chassaigne et Nicolas Sansu sont directement imputables à Jean-Luc Mélenchon qui pour l'instant, se refuse à discuter tout accord national sur les élections législatives avec Pierre Laurent et ses anciens partenaires du FDG, attendant probablement le premier tour des élections présidentielles pour voir comment il aborde le problème, quand les équipes de campagne concurrentes se seront déjà bien écorné sur le terrain.

Avec Jean-Luc Mélenchon et les militants du mouvement de la France Insoumise, nous partageons un certain nombre d'objectifs, de diagnostics et d'éléments de programme essentiels, mais nous refusons la logique présidentialiste, le culte de l'homme providentiel et la dimension souvent jacobine, populiste et nationaliste, hostile à l'Europe du discours de Jean Luc Mélenchon. Pour un certain nombre d'entre nous, nous ne nous reconnaissons pas dans un certain nombre de ses propos sur la politique internationale qui nous semblent même scandaleux, son tropisme anti-impérialiste de soutien à Vladimir Poutine, son indulgence pour Bachar al Assad, soi-disant protecteur de la laïcité et de l'état contre le terrorisme islamiste, ses discours de revalorisation de l'Algérie Française ou de rattachement au nom de la grandeur de la France des Territoires d'Outre-Mer (TOM) à nos projets d'expansion diplomatique et économique, contre les batailles des anti-colonialistes locaux. Nous goûtons peu surtout le narcissisme et les velléités à tout diriger de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il a de la gueule, un charisme indéniable et une pensée politique et stratégique cohérente et intelligente, quoique discutable, sans respecter la diversité dans le monde politique et ses alliés qui lui ont permis d'exister en 2012, sa propension à caricaturer les gens qui ne pensent pas exactement comme lui ou lui résistent.

Nous considérons que sa volonté affichée de sortir du clivage entre la droite et la gauche jugé insignifiant pour les citoyens désormais en positionnant un clivage entre, d'une part, le peuple réputé homogène et, d'autre part, les élites et le système réputés homogènes et en jouant le recours au populisme contre la caste, plutôt qu'à l'explication et à la critique de classe et anticapitaliste, est dangereuse et qu'elle crée des ponts étranges parfois avec le discours traditionnel de l'extrême-droite, celui du tous pourris.

Nous considérons que le discours contre les partis que l'on entend beaucoup dans le mouvement de la France Insoumise est largement déplacé et hypocrite sachant que leur but et leur méthode est bien de constituer un nouveau parti d'un nouveau type avec des élus dans les institutions.

Nous considérons que le programme présidentiel du mouvement de la France Insoumise est un programme socialiste de gauche et écologiste qui est de loin meilleur et plus prometteur que celui qu'a appliqué François Hollande mais qui ne prend pas en compte non plus toutes les conditions d'un dépassement de la tyrannie du capitalisme sur notre société, la question du crédit, de la nationalisation des banques et des services devant être soustraits à l'empire des logiques marchandes, le financement de la sécurité sociale et son extension, nous refusons le financement de la sécurité sociale par l'impôt qui reviendrait à la nationaliser et à la soustraire à la gestion des organisations de travailleurs, et la question des nouveaux droits à conquérir pour les travailleurs dans leurs entreprises ne sont pas abordés.

Cela ne nous empêche pas de soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon comme la plus utile et la plus capable virtuellement de mobiliser la population française contre l'austérité, le libéralisme et les institutions de plus en plus antidémocratiques de la cinquième république et, dans les conditions actuelles, de qualifier la gauche au second tour des élections présidentielles et d'éviter un second tour effroyable entre Marine Le Pen et François Fillon, voire de gagner à gauche véritablement les élections présidentielles.

Ce n'est pas le scénario le plus probable mais nous ne pensons pas non plus que des anciens ministres des gouvernements de François Hollande, représentants du social-libéralisme autoritaire comme Emmanuel Macron ou Manuel Valls ou de la sociale démocratie classique comme Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, aient beaucoup plus de chance.

Seulement, si nous voulons créer cette dynamique aux élections présidentielles et aux élections législatives car, en cas de victoire à gauche, nous aurons encore besoin d'avoir une majorité parlementaire pour gouverner, il faut arrêter de se tirer des balles dans le pied en déclarant la guerre aux anciens partenaires du FDG et à ses députés qui ont défendu, comme André Chassaigne, le projet de l'humain d'abord et les propositions du FDG avec brio, combativité et courage pendant cinq ans à l'assemblée nationale.

André Chassaigne était salarié de l'éducation nationale jusqu'en 2001. C'est un fils d'ouvriers et un député de terrain brillamment réélu depuis 2002 parce qu'il est modeste, démocrate exemplaire, efficace et proche des citoyens de la circonscription de Thiers. Avec sa liste qui avait préfiguré l'ouverture et les succès du FDG aux élections régionales de 2010, il avait réuni quinze pour cent des suffrages, se qualifiant au second tour. C'était le meilleur score de la gauche de gauche en France.

Rien n'est facile pour les communistes quand ils veulent conquérir ou sauvegarder un poste de député, particulièrement en zone rurale comme André Chassaigne. Cela demande de vraies qualités humaines et politiques pour y parvenir.

C'est plus facile pour Jean Luc Mélenchon de faire le bateleur sur les plateaux de télévision et sur quelques tribunes pendant quelques semaines en se présentant face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont et en désertant ensuite complètement la circonscription et les combats du FDG et du PCF du Pas-de-Calais.

Ce dont les citoyens ont besoin dans cette période où la politique suscite souvent la défiance, c'est d'une démarche politique authentique, rassembleuse et conséquente, ce n'est pas de sectarisme, d'arrogance, de volonté hégémonique et de règlement de compte.

Actuellement, partout dans le Finistère et en France, le mouvement de la France Insoumise refuse les propositions de rassemblement sur des bases pluralistes aux élections législatives du PCF et de ses anciens partenaires du FDG.

Avec un Front National situé par les sondages entre vingt cinq et trente pour cent des suffrages, une droite radicalisée prête à remettre en cause un certain nombre d'acquis sociaux et démocratiques fondamentaux, un Emmanuel Macron et un Manuel Valls qui cherchent à faire une Offre Publique d'Achat (OPA) droitière sur la gauche, c'est tout simplement irresponsable.

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:45

 

A propos de la Syrie, d'Ensemble et de Jean-Luc Mélenchon

 

Par Roland Mérieux et Francis Sitel

 

Dimanche 15 Janvier 2017

 

Quitte à énerver certains camarades pour lesquels toutes les critiques à l'égard du candidat qu'Ensemble a décidé de soutenir relèvent d'arrières pensées dont il faudrait se débarrasser, il nous paraît de notre responsabilité d'alerter le mouvement du problème croissant que posent les positions de Jean Luc Mélenchon à propos de la Syrie. En fait, le discours de Jean Luc Mélenchon centré en cette rentrée sur « les enjeux géostratégiques et la question de la paix », par exemple dans ses vœux et son intervention à France Inter, fait apparaître que son positionnement sur la Syrie s'inscrit dans une cohérence globale que structure la thèse selon laquelle l'ennemi principal, sinon unique, à l'échelle mondiale est représenté par les États-Unis, face auxquels la Russie, donc le régime de Vladimir Poutine, constitue un allié qui doit être reconnu comme tel, dans une logique de défense des intérêts et de l’indépendantisme français.

Le désaccord à propos de la Syrie est enregistré de longue date, jugé important par quasiment tout le monde. Mais il est apparu borné, en fonction de l'idée que les questions internationales ne sont pas déterminantes lors d'une campagne pour des élections présidentielles. Et comme il fut dit, à l'égard de la Syrie, une grande indifférence règne. C'était hélas vrai. La question est de savoir si cela va le rester. La chute d'Alep a provoqué un choc.

Pour la première fois, à Paris, le 14 décembre 2016, des milliers de manifestants se sont rassemblés en solidarité avec Alep. Même l'Organisation des Nations Unies (ONU) apparaît perturbée.

Nous ne savons pas précisément ce que sera la puissance de ce choc sur les consciences avec ses conséquences géopolitiques, ni s'il sera durable.

Mais Alep pourrait fonctionner comme un révélateur quant à la nature du conflit. La dévastation de la ville et l'épuration de sa population peuvent-elles être expliquées comme résultant d'un affrontement entre le régime et des forces djihadistes, « entre deux armées » comme l'explique Jean Luc Mélenchon ? N'est-ce pas plutôt la terrible illustration que c'est un peuple qui est massacré et condamné à l'exil au moyen d'une guerre menée contre lui par une dictature féroce, soutenue politiquement et militairement par les régimes russes et iraniens, une guerre rendue possible par la passivité des gouvernements occidentaux et des puissances régionales impliquées.

Peut-on faire dire autre chose aux ruines d'Alep ?

Du coup, une donnée, jusque là connue mais relativisée, monte en puissance dans le débat politique français pour les élections présidentielles. Le constat que trois candidats apparaissent être sur la même longueur d'onde concernant la Syrie et en accord avec la politique mise en œuvre par Vladimir Poutine, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Avec une question très embarrassante, pourquoi sur ce sujet cette convergence entre des responsables aux positions politiques par ailleurs si opposées ?

Cette question est comme une mèche allumée. Il vaut la peine de rappeler que, dans le passé, lors d'une élection européenne, nous avons connu l'exemple de la liste Bouge l'Europe qui, contre toute attente, fut percutée de manière destructrice par le siège de Sarajevo.

Le caractère exagérément péremptoire des réactions de Jean Luc Mélenchon confronté à cette interrogation ne saurait neutraliser une évidente contradiction entre, d'un côté, une virulente dénonciation de toutes les attaques et critiques de la part de la presse, d'adversaires ou de partenaires politiques, comme autant d'accusations fausses et malveillantes, et, de l'autre côté, des argumentations plus ou moins sophistiquées qui valident les critiques qui lui sont faites. En effet elles présentent à propos de la Syrie une vision cohérente, une guerre entre deux forces, le régime et des forces djihadistes, donc la confrontation entre des armées avec des méfaits partagés et des bombardements multiples, à Alep certes, mais aussi à Mossoul et au Yémen, qui inévitablement font des victimes civiles, car « il n'y a pas de guerre propre », donc pas d'autre rôle accordé au peuple syrien que celui de victime et pas de responsabilité particulière dans cette guerre de Bachar al Assad, ni de ses alliés russes et iraniens. Les ingérences étrangères sont d'abord celles des États-Unis, de leurs alliés occidentaux et des régimes islamistes de la région, puisqu'il s'agit « d'une guerre de gazoducs et de pipelines ». Quant à celle de la Russie, on salue son « efficacité ».

Le problème ici, abstraction faite du jugement que nous pouvons porter sur une telle approche, est de cerner précisément ce qu'elle est, à partir de ce qu'écrit et dit Jean Luc Mélenchon, et de la vision du monde qui en résulte.

Il y aurait un ennemi principal, sinon unique, les États-Unis, puissance agressive et impériale.

Il y aurait une Russie qui, face à lui, devrait être considérée comme une puissance d'équilibre, avec laquelle il faudrait rechercher une alliance en vue de défendre la paix.

En Syrie se déroulerait une guerre d'intérêts entre puissances, au regard de laquelle le peuple syrien ne serait en rien un acteur.

Au final, il y aurait un double objectif stratégique, d'une part, arrêter cette guerre, sans préciser ni les responsabilités dans celle-ci ni les moyens d'y mettre un terme, et organiser des élections libres, et, d'autre part, le renforcement de la nécessaire alliance entre toutes les forces qui combattent l'Etat Islamique et les djihadistes.

C'est un argumentaire pour le moins problématique, qui escamote deux réalités décisives au regard d'une approche principielle, d'une part, le peuple syrien, comme acteur premier du processus engagé à partir de 2010 et principale victime de la politique du régime et de ses alliés, et, d'autre part, un processus qui est celui des révolutions qui secouent le monde arabe, lesquelles se confrontent à des contre-révolutions. Celle que connaît la Syrie est d'une violence inouïe et ne saurait être réduite à un affrontement binaire entre le régime et des terroristes djihadistes.

Toutes choses qui doivent nous inviter à être attentifs aux possibles évolutions de la situation internationale, elles sont susceptibles à tout moment de porter au cœur du débat politique français ces questions.

Ce qui conduirait à ce qu'Ensemble se trouve fortement interpellé à propos de son soutien à Jean Luc Mélenchon, ainsi que sur les conséquences de celui-ci quant à ses propres positions sur des sujets alors confirmés comme ultra sensibles.

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:17

 

Donald Trump s'en prend à un militant noir qui boycotte son investiture (Reuters)

 

Donald Trump a entamé le long week-end du Martin Luther King Day, en mémoire au pasteur noir assassiné en 1968, en s'en prenant à un autre défenseur des droits civiques de renom qui ne considère pas le milliardaire républicain comme président légitime.

John Lewis, icône du mouvement des droits civiques, a déclaré dans un extrait d'une émission diffusé par la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC) qu'il pensait que le piratage informatique mené par la Russie pendant la campagne présidentielle américaine avait aidé à l'élection de Donald Trump le Mardi 8 Novembre 2016.

Le député démocrate de Géorgie, qui est âgé de soixante seize ans, a dit ne pas avoir l'intention d'assister à l'investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis, Vendredi 20 Janvier 2017. Ce sera la première fois qu'il manquera ce genre de cérémonie depuis son élection à la chambre des représentants en 1986.

Donald Trump a comme à son habitude réagi sur Twitter en disant que John Lewis « ferait mieux de passer du temps à s'occuper de sa circonscription, qui est dans un état déplorable et se désintègre, pour ne pas dire infestée par le crime. Des paroles, pas d'actions ni de résultats, c'est triste », a tweeté le futur président des Etats-Unis.

John Lewis, qui défend les droits civiques depuis plus d'un demi-siècle, avait été frappé par la police lors d'une manifestation en 1965 à Selma, en Alabama, attirant ainsi l'attention des obstacles au vote des noirs.

Ce jour-là, il défilait aux côtés de Martin Luther King, comme il l'a fait en d'autres occasions.

« Je crois au pardon », dit-il dans l'extrait diffusé par NBC. « Je crois qu'il faut travailler avec tout le monde. Cela va être difficile. Je ne considère pas le président élu comme un président légitime ».

Le vice-président choisi par Donald Trump, Mike Pence, a reconnu la stature de John Lewis et les sacrifices qu'il avait consentis mais a déploré ses propos.

« C'est profondément décevant », a-t-il dit dimanche lors de l'émission de Columbia Broadcasting System (CBS), « Face the Nation », l'invitant à corriger ses propos.

Reince Priebus, futur secrétaire général de la Maison Blanche, a lui aussi déploré les déclarations de l'élu de Géorgie les considérant irresponsables au vu de son rang dans la société américaine et de sa réputation.

Une dizaine d'autres élus démocrates ont dit leur intention de ne pas assister à la cérémonie d'investiture.

Plusieurs républicains ont toutefois critiqué les propos de Donald Trump contre John Lewis.

L'avocat Michael Steele, premier président noir du parti républicain, entre 2009 et 2011, a évoqué des tweets malheureux. « John Lewis a un parcours comme très peu de gens en ont eu dans ce pays et Donald Trump moins que tout autre, nous devons respecter cela », a-t-il dit sur la chaîne de télévision MSNBC.

Le sénateur Ben Sasse du Nebraska a utilisé Twitter pour répondre à Donald Trump. « John Lewis et ses discours ont changé le monde », a-t-il écrit.

Le commentateur politique néo conservateur Bill Kristol a tweeté que « c’est révélateur. Je crains que Donald Trump ait plus de respect pour Vladimir Poutine que pour John Lewis ».

Douze heures environ après son premier tweet contre John Lewis, Donald Trump est revenu à la charge avec une nouvelle recommandation pour le dirigeant noir.

« L'élu du congrès John Lewis ferait mieux de se concentrer sur les quartiers déshérités des centres villes des Etats-Unis en flammes et infestés par le crime. Je peux utiliser toute l'aide que j'obtiendrai », a-t-il tweeté Samedi 14 Janvier 2017 en fin de journée.

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:32

 

http://www.haaretz.com/us-news/.premium-1.763923

 

Les fondations de Donald Trump et de Jared Kushner ont fait des dons de plusieurs centaines de milliers de dollars au mouvement Chabad Loubavitch

La famille de Jared Kushner a contribué pour près de deux cent cinquante mille dollars à des institutions affiliées au mouvement ultra-orthodoxe Chabad Loubavitch, alors que Donald Trump a fait des dons individuels.

Mardi 10 Janvier 2017

Il peut sembler étrange pour une famille juive orthodoxe moderne de soutenir une synagogue du mouvement Chabad Loubavitch. Mais Ivanka Trump et son mari Jared Kushner sont investis depuis longtemps dans le mouvement ultra-orthodoxe Chabad Loubavitch ou, pour être plus précis, leurs parents le sont.

Une enquête d’Haaretz a révélé que Charles et Seryl Kushner ont été les principaux bienfaiteurs du mouvement Chabad Loubavitch au fil des ans. Entre 2003 et 2013, leur fondation familiale a versé un total de deux cent soixante quatre mille cinq cent dollars à diverses institutions et projets liés au mouvement, selon leurs relevés d'impôt.

Le mouvement Chabad Loubavitch n’a pas seulement bénéficié du soutien de la famille de Jared Kushner. Il s'avère que le président américain élu Donald Trump a également contribué au mouvement, avant même le mariage de sa fille, qui s'est convertie au judaïsme. Au total, la Fondation Donald Trump a donné onze mille cinq cent cinquante dollars à trois établissements du mouvement Chabad Loubavitch.

Une émission de télévision révélait récemment qu’Ivanka Trump et Jared Kushner soutiennent une synagogue du mouvement Chabad Loubavitch lorsqu'ils déménagent de New York à Washington. Leur nouvelle maison achetée pour cinq millions cinq cent mille dollars dans le quartier de Kalorama est à moins de dix minutes à pied du siège du mouvement Chabad Loubavitch à Washington, connu sous le nom de Shul.

Le rabbin Levi Shemtov, qui a fondé la synagogue et qui sert de leader religieux, a refusé de commenter ces informations.

Jared Kushner et Ivanka Trump s'identifient comme orthodoxes et les deux autres synagogues orthodoxes en ville sont plus loin. Cela peut poser un problème pour les juifs qui ne font pas le shabbat.

La famille déménage pour se rapprocher de la Maison Blanche où le couple devrait occuper des postes consultatifs importants, sinon officiels, dans la prochaine administration.

Trois jours avant l'élection présidentielle, Jared Kushner et Ivanka Trump ont fait un pèlerinage sur la tombe d’un rabbin du mouvement Chabad Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson, où ils auraient fait une prière spéciale pour le père d'Ivanka Trump. La tombe, connue sous le nom d'Ohel, est considérée comme sainte par les disciples du mouvement Chabad Loubavitch et elle est visitée par des milliers de personnes chaque année.

Parmi les dons de la famille de Jared Kushner au mouvement Chabad Loubavitch, le centre du mouvement Chabad Loubavitch de l’université d’Harvard a reçu cent cinquante mille dollars en 2007, le don le plus important de la fondation à une entreprise affiliée au mouvement Chabad Loubavitch, et ensuite trois mille six cent dollars en 2013.

Jared Kushner, qui fait partie du conseil d'administration de la fondation de bienfaisance de ses parents, est diplômé de l’université d’Harvard.

La famille de Jared Kushner a également contribué à une institution dirigée par le mouvement Chabad Loubavitch en Israël, l'école professionnelle de Kfar Chabad, une ville près de l'aéroport international de David Ben Gourion.

L'école, qui travaille avec des jeunes en difficulté, a reçu sept mille cinq cent dollars de la famille au fil des ans.

D’autres centres du mouvement Chabad Loubavitch en Floride, à Manhattan et dans le New Jersey, ont également été soutenus par la famille de Jared Kushner.

Le mouvement Chabad Loubavitch sollicite des juifs non-affiliés et essaie de les transformer en juifs orthodoxes. Ses émissaires approchent souvent les hommes dans la rue et, après avoir confirmé qu'ils sont juifs, offrent de leur enseigner comment réciter des prières.

En Israël, le mouvement est affilié à la droite politique et ses partisans sont généralement des partisans du mouvement des colons.

En 2008, une année avant le mariage entre Ivanka Trump et Jared Kushner, la Fondation Donald Trump a donné six mille sept cent cinquante dollars à la Lubavitch Youth Organization in Brooklyn et mille huit cent dollars à Chabad of Southampton Jewish Charity. En 2011, la fondation a versé trois mille dollars à Chabad of East Boca Raton, une institution également soutenue par la famille de Jared Kushner.

La fondation de bienfaisance de Donald Trump a fait de nombreux dons à des causes juives au fil des ans. En 2003, par exemple, elle a remis un chèque de dix mille dollars à Friends of Beit El Institutions, la branche américaine de financement d'une des colonies les plus anciennes et les plus radicales de la Cisjordanie. David Friedman, le candidat de Donald Trump pour le poste d’ambassadeur des Etats Unis en Israël, est le président de l'organisation.

Donald Trump a fait cette donation en l'honneur de David Friedman. Un représentant du mouvement Chabad Loubavitch dirige une petite congrégation dans la colonie de Beit El.

En 1996, alors que Benjamin Netanyahou était candidat à son premier mandat de premier ministre, le mouvement Chabad Loubavitch l’a soutenu avec une campagne agressive et bien financée. « Benjamin Netanyahu est bon pour les juifs » était son slogan controversé. La campagne a été financée par Josef Gutnick, un riche homme d'affaires australien ayant des liens étroits avec un rabbin loubavitch.

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