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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 18:52

 

http://blogs.publico.es/tomar-partido/2017/05/19/una-mocion-de-censura-en-clave-destituyente/

 

Une motion de censure pour la destitution

 

Par Miguel Urban

 

Vendredi 19 Mai 2017

 

Ces dernières semaines, les événements entourant la corruption du Parti Populaire ont engendré une situation politique extraordinaire qui rappelle trop la crise de l’opération Mani Pulite qui a pris fin avec le déclin du régime bipartite italien qui a émergé de la guerre. On pourrait dire que c'est un scandale public dont l'intensité et l'impact sont supérieurs par rapport aux épisodes précédents. La normalité politique est rompue de façon spectaculaire, cela devient chaque jour plus évident, non seulement par les révélations sur la mafia de la communauté de Madrid et de son actuelle présidente Cristina Cifuentes, mais par l'utilisation flagrante de la justice et d’une partie de l'appareil d’état par le gouvernement pour tenter de dissimuler des cas de corruption. C’est une preuve supplémentaire que la corruption a été et reste une forme de gouvernement dans notre pays.

Il y a quelques années lors d'une manifestation étudiante, une personne a écrit sur les marches du congrès des députés « à bas le régime ».

C’est une inscription qui symbolise un slogan qui a été progressivement étendu au cours des mouvements sociaux qui ont émergé avec le mouvement du 15 mai 2011 et qui montre le rejet croissant de toutes les institutions et de la culture politique construite à partir du pacte constitutionnel de 1978. C’est à la fois la cause et l'effet de la dévastation économique du pays, nous assistons à un véritable processus de délégitimation et de décomposition des piliers centraux du régime espagnol de 1978, la monarchie, le système judiciaire, le cadre territorial et, en fin de compte, le système des partis et le bipartisme.

Les institutions zombies sont actuellement incapables de répondre aux besoins et aux exigences sociales. Des institutions qui, dans tous les cas, survivent encore comme un simple réflexe de survie.

Bien que vous puissiez avoir des nuances sur la mesure ou le caractère tardif de la crise du régime dans lequel nous nous trouvons, personne n’est insensible aux changements profonds qui ont déjà eu lieu dans le système politique espagnol, dont Podemos et les confluences sont la preuve palpable. Un moment exceptionnel, qui ne fait apparemment que commencer, auquel ne peut pas faire face la normalité parlementaire et sociale. Il exige une réponse qui soit à la hauteur du défi politique auquel nous sommes confrontés, qui est non seulement la crise du parti au pouvoir, mais qui est aussi l'aggravation de la crise elle-même du système de parti né de la transition.

La motion de censure est la réponse. Parce que, même si elle n’obtient pas le soutien parlementaire nécessaire pour prospérer, dans la situation politique et le cycle à long terme ouvert par le mouvement du 15 mai 2011, elle constitue un événement perturbateur de la normalité politique et, en même temps, elle apporte une perspective importante dans le sens de l’ouverture d’une forme de destitution du régime de 1978.

Pourquoi la motion de censure est-elle si bouleversante, selon tous les porte-paroles du régime, si elle n'a aucune chance de succès ? On pourrait dire, en ce sens, que c’est parce que ce qui est en jeu est plus qu'un simple changement de cycle politique ou même de gouvernement.

La crise des grands partis de la transition, comme cause et conséquence de la crise générale qui menace l'ensemble du régime politique, a touché jusqu'à présent en particulier le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). C’est un pilier fondamental du bipartisme et de la construction de l'ensemble de l'architecture institutionnelle et des fondations économiques du modèle espagnol. Mais ces derniers temps, la grande nouvelle a été l'érosion du Parti Populaire qui, en dépit du fait qu’il reste au gouvernement, souffre des dommages politiques de l'effondrement du complot de corruption truqué de son financement illégal. Et ses conséquences pour le système politique sont dévastatrices dans la mesure où elles remettent en cause les possibilités de survie du système de bipartisme.

La crise des partis est la crise de leurs appareils et de leur manque de projet social et démocratique. Il y a donc une désaffection politique des citoyens, ce que montre le niveau élevé de mobilisation sociale que le pays a connu depuis des années. C’est une manière de faire de la politique. C’est une demande d’une plus grande intervention populaire et d’une redéfinition des pratiques militantes encouragées par une nouvelle exigence démocratique et culturelle en relation avec les transformations sociales.

Le potentiel de la motion de censure devrait être de rendre la parole aux citoyens, de dépasser et de rompre les étroites limites parlementaires.

La manifestation du Samedi 20 Mai 2017 ne doit pas être une fin en soi, mais le début d'un processus de convergence qui va au-delà de la dynamique des partis. Si le mouvement du 15 mai 2011 a ouvert le cycle politique qui a permis l'émergence et le développement de Podemos, le retour à la mobilisation sociale devient une condition sine qua non pour sortir de l'impasse institutionnelle actuelle et faire pencher la balance vers le chemin du changement politique et non pas vers le rétablissement du régime. Restauration ou régénération, comme dit Perry Anderson, le système lui-même prépare des « anticorps de simulacres populistes, comme Albert Rivera en Espagne ou Emmanuel Macron en France, contre les impasses et les corruptions présentes et il promet une politique plus propre et plus dynamique à l'avenir, au-delà des partis décadents ».

La mobilisation peut non seulement se tenir dans des « moments dramatiques », mais elle doit territorialiser la politique, ce qui ne veut pas dire autre chose que de s'impliquer dans la construction collective et de tisser le mouvement dans tous les domaines de la vie sociale, en collaboration avec d'autres acteurs pour générer des institutions de classe autonomes. Des initiatives telles que le Syndicat des Locataires de création récente, la réactivation des marées blanches ou vertes, la lutte pour un modèle de cité différente avec des espaces auto-organisés comme ingouvernables et/ou les conflits les plus probables dans les ports, sont des éléments qui vont dans la bonne direction.

Une motion de censure pour la destitution du système de la corruption est à son tour une occasion d'entrevoir un horizon constituant. Ce n’est pas seulement pour arrêter l’hémorragie de la perte des droits, mais c’est un moment historico-politique pour garantir de nouveaux droits et pour inventer de nouvelles formes de démocratie par la promotion de nouvelles expressions politiques.

Contre ceux d’en haut qui voient la crise socio politique comme une époque de décadence, ceux d’en bas devraient voir la scène, toute aussi dramatique, comme une occasion irremplaçable pour la recréation démocratique, la redéfinition de la logique de la représentation et la subversion de toutes les règles du système social qui nous ont conduit à la catastrophe actuelle. Il n’y a pas de temps à perdre, l'urgence sociale et écologique appelle des pas en avant nécessaires.

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:45

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/05/14/en-turquie-deux-enseignants-en-greve-de-la-faim-pour-denoncer-les-purges_5127624_3214.html

 

En Turquie, deux enseignants en grève de la faim depuis soixante sept jours pour dénoncer les purges

 

Victimes des purges après le coup d'état manqué en Turquie, l’universitaire Nuriye Gulmen et l’instituteur Semih Ozakça jeûnent, dans l’indifférence des autorités turques.

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça, deux enseignants victimes des purges après le coup d'état manqué en Turquie, sont entrés dans leur soixante-septième jour de grève de la faim, Dimanche 14 Mai 2017.

Elle a perdu neuf kilogrammes et lui quinze kilogrammes, mais ils continuent à se rendre chaque jour, lui d’un pas lent, elle en chaise roulante, jusqu’à leur espace de protestation, une petite place de l’avenue Yüksel au centre d’Ankara pour réclamer leur réintégration.

« Rendez-nous notre travail » est leur principal slogan. Brandissant des pancartes et chantant des slogans, les parents des grévistes et les représentants de la société civile, Organisations Non Gouvernementales (ONG), intellectuels et syndicalistes, se relaient pour les soutenir. Samedi 13 Mai 2017, journée dédiée aux cent quarante cinq mille fonctionnaires limogés, Nuriye Gulmen a expliqué que « nous pouvons nous remettre des douleurs physiques. Mais les atteintes à notre honneur, il faudra vivre avec toute notre vie ». Des députés du parti républicain du peuple (CHP) et du parti démocratique des peuples (HDP) ont fait le déplacement à leur rencontre. Vendredi 12 Mai 2017, le député européen Gianni Pitella, chef du groupe des socialistes et des démocrates du parlement européen, est venu en personne saluer leur combat.

Subsistant depuis soixante sept jours avec de l’eau sucrée ou salée, Nuriye Gulmen et Semih Ozakça voient leur état de santé se dégrader de jour en jour. « Ils souffrent de troubles de la perception, de difficultés d’élocutions et de problèmes physiques », a constaté Vedat Bulut, président de la chambre professionnelle des médecins à Ankara. Les grands médias du pays restent muets sur leur lutte, seuls les réseaux sociaux en parlent. Le gouvernement regarde ailleurs.

Questionné par des députés de l’opposition sur la grève de la faim des deux enseignants, le vice premier ministre Numan Kurtulmus, dont les bureaux sont situés à quelques centaines de mètres du lieu de la protestation, a déclaré qu’il n’était pas au courant.

Une ambulance et deux médecins ont été dépêchés par le ministère de la santé. Pour le reste, la police est en première ligne, intervenant régulièrement pour chasser les manifestants et confisquer leurs pancartes. Devenu emblématique du sort fait aux victimes des purges, l’espace de protestation a été investi à trente reprises par les forces de l’ordre en cent quatre vingt deux jours d’occupation.

Affaiblis mais déterminés, Nuriye Gulmen et Semih Ozakça réclament leur réintégration dans l'éducation nationale et l’annulation de tous les décrets de l’état d’urgence. Comme eux, cent quarante cinq mille fonctionnaires ont été limogés d’un trait de plume depuis la tentative de renversement du président Recep Tayyip Erdogan du Vendredi 15 Juillet 2016. Policiers, militaires, magistrats, diplomates et enseignants, aucune catégorie sociale n’a été épargnée.

Semih Ozakça était instituteur dans un village de la région de Mardin dans le sud-est de la Turquie, lorsque son nom est apparu sur le décret du 29 septembre 2016. Nuriye Gulmen enseignait la littérature à l’université Selçuk de Konya et elle a été limogée par le décret du 6 janvier 2017.

« Ces décrets de l’état d’urgence ne peuvent être contestés, aucun recours juridique n’est possible », rappelle leur avocat Engin Gökoglu, déplorant « le comportement archaïque » des autorités. Aucune explication n’est par ailleurs fournie aux « purgés », désignés collectivement comme une « menace à la sécurité nationale ».

Au départ, les purges visaient les sympathisants du chef religieux réfugié aux Etats-Unis, Fethullah Gülen, décrit par les autorités turques comme l’instigateur du coup d'état. Très vite, elles se sont étendues aux syndicalistes, aux militants de gauche, aux partisans de la cause kurde et à toutes les voix dissidentes.

Le fonctionnement de la machine à purges est simple. Dans un premier temps, des listes de suspects sont dressées par les administrations concernées, fortement incitées par leur hiérarchie à s’auto-nettoyer. Ces listes remontent ensuite au cabinet du premier ministre, où elles sont examinées. Puis vient la publication des décrets, des listes de noms, au journal officiel.

Voir son nom apparaître sur l’une de ces listes est synonyme de mort sociale. Non content de perdre leur emploi et leurs droits sociaux, les personnes concernées ne peuvent plus sortir du pays. Pas question pour elles de retravailler selon leur spécialité. Il ne leur reste qu’à chercher à se caser comme vendeur ou vendeuse de simits, des petits pains au sésame, ou comme laveur de vitres. Car aucun employeur ne se risquera à embaucher quelqu’un dont le nom de famille figure en rouge dans le système électronique du gouvernement. Du jour au lendemain, cent quarante cinq mille personnes sont ainsi devenues des parias de la société.

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:17

 

https://www.wsws.org/fr/articles/2017/mai2017/grec-m18.shtml

 

Les travailleurs grecs font grève contre le nouveau projet d'austérité de l'Union Européenne

 

Par Alexandre Lantier

 

Mercredi 17 Mai 2017, les travailleurs à travers la Grèce se sont mobilisés pour une grève générale d'un jour à l'appel des syndicats grecs contre de nouvelles mesures d'austérité dictées par l'Union Européenne et imposées par le gouvernement de Syriza.

Le projet de loi préparé par l'Union Européenne et par Syriza, qui fait environ neuf cent pages, contient encore une réduction des retraites, de neuf à dix huit pour cent, l'imposition de l'impôt sur le revenu à tous ceux qui gagneraient plus de cinq mille six cent quatre vingt un euros par an, des réductions allant jusqu'à cinquante pour cent des subventions pour le chauffage et des allocations contre le chômage, des mesures pour faciliter les licenciements de masse et davantage de privatisations. L'accord contiendrait également des promesses de Syriza d'introduire des lois pour limiter le droit de grève et faciliter l'interdiction des grèves.

C'est une étape de plus dans la trahison par Syriza de toutes les promesses qu'elle avait faites au peuple grec de mettre fin à l'austérité, en arrivant au pouvoir au mois de janvier 2015. Le premier ministre, Alexis Tsipras, a déclaré hier que ces mesures provoqueraient « un tsunami d'investissement », manifestement parce que les capitaux seraient attirés par une main d'oeuvre grecque surexploitée et payée à des salaires comparables à ceux de ses frères et soeurs de classe en Chine.

Parmi les travailleurs, par contre, la colère monte contre Syriza et la grève a été largement suivie sur fond de tensions explosives également au sein de l'appareil de l'état bourgeois.

Mercredi 17 Mai 2017, les trains, les bus, les transports en commun d'Athènes et les hôpitaux publics étaient tous en grève ou fonctionnaient avec des équipes et des horaires réduits.

Les aiguilleurs du ciel ont fait grève pendant quatre heures, Mercredi 17 Mai 2017, et le feront à nouveau Jeudi 18 Mai 2017.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans plusieurs manifestations à Athènes organisées par les différents appareils syndicaux, le syndicat de la fonction publique ADEDY, le syndicat du privé GSEE et le syndicat PAME lié au parti communiste grec (KKE).

La fédération panhellénique de marins a annoncé la prolongation de leur grève, projetée pour Mardi 16 Mai et Mercredi 17 Mai 2017, jusqu'au Vendredi 19 Mai 2017. Dans un communiqué, le syndicat a demandé « la compréhension et le soutien des usagers voyageurs et de tous les travailleurs grecs », expliquant que les nouvelles mesures exposeraient les marins « à la pauvreté et à la misère ». Leur grève touche notamment les îles grecques, privées de ferries et donc isolées du continent.

A Thessalonique, la deuxième ville du pays, les travailleurs des transports en commun ont continué une grève lancée Lundi 15 Mai 2017. Les deux mille trois cent travailleurs des transports publics de Thessalonique exigent le paiement de leurs salaires des mois de mars et d'avril 2017, que leur refuse toujours la direction, qui a riposté en exigeant des tribunaux l'interdiction de la grève. La direction a été déboutée par le tribunal de première instance, qui a estimé que sa requête n'avait aucun fondement juridique et a remis la prochaine audience au 26 septembre 2017.

Une confrontation tendue s'est déroulée à Athènes entre les forces de l'ordre et des grévistes en uniforme, pompiers, soldats et policiers, qui perçoivent des salaires spéciaux menacés par la réforme actuelle.

Mercredi 17 Mai 2017 à 12 heures, les représentants syndicaux de la police, des militaires et d'autres forces de l'ordre, ont occupé le bureau général des comptes et ont insisté à voir le ministre adjoint des finances, Georges Chouliarakis.

Ils ont aussi déployé une bannière qui demandait au premier ministre Alexis Tsipras en grec et à la chancelière Angela Merkel en allemand, « combien vaut la vie d'un policier grec ».

Ils ont finalement marché sur le parlement. Trois escadrons de gardes mobiles non grévistes les ont bloqués à la porte Vasilissis Sofias du parlement pour les empêcher de prendre le bâtiment d'assaut.

Des responsables syndicaux et des dirigeants d'associations de professions libérales ont toutefois pu pénétrer dans le parlement pour dénoncer les parlementaires Syriza qui discutaient du projet de loi. Des cris de « vous n'avez pas honte », « vous n'avez rien à voir avec la gauche » et « vous trahissez tout » ont fusé dans l'assemblée.

Un militant d'ADEDY a pris à part l'ancien ministre du travail Giorgios Katrougalos, qui avait promis lors de l'arrivée au pouvoir de Syriza qu'il n'a aurait plus de réformes des retraites. Le dirigeant du syndicat des handicapés grecs a dénoncé la réduction des aides sociales et les représentants des syndicats des soldats et des policiers ont dénoncé l'appauvrissement de leurs membres et la trahison des promesses faites par Syriza au peuple grec.

La responsabilité de cette crise politique aigüe en Grèce appartient avant tout à Syriza. Dans des conditions d'effondrement économique et de chômage de masse, quand la faillite du capitalisme grec et européen était évidente après six ans d'austérité, Syriza a pris le pouvoir en promettant de mettre fin à l'austérité, mais en insistant sur la nécessité d'un accord avec l'Union Européenne. Ils ont refusé de faire un appel plus large aux travailleurs européens pour défendre les travailleurs grecs contre l'Union Européenne, qui menaçait de couper les flux de crédit vers la Grèce et d'imposer la faillite au pays.

Il y avait sans aucun doute une base objective puissante pour une politique révolutionnaire. Un an après l'arrivée de Syriza au pouvoir, un mouvement des jeunes et des travailleurs faisait éruption en France contre la loi travail réactionnaire du Parti Socialiste. Selon un sondage plus récent des jeunes européens, une majorité accepterait de participer à une insurrection contre les régimes établis.

Syriza a refusé une pareille stratégie, préférant travailler dans les intérêts de la classe capitaliste grecque. Elle a immédiatement répudié sa promesse de mettre fin au mémorandum d'austérité entre la Grèce et l'Union Européenne et elle a organisé un référendum sur l'austérité au mois de juillet 2015 afin d'obtenir un vote populaire pour l'austérité et justifier une capitulation face à Bruxelles. Quand les grecs ont voté contre l'austérité, à leur grande surprise, Syriza a foulé le vote aux pieds et a imposé des mesures d'austérité féroces afin de garder l'euro et la place du capitalisme grec dans l'Union Européenne et dans l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Ces événements historiques ont justifié les mises en garde adressées au travailleurs par le Comité International de la Quatriéme Internationale (CIQI), la seule organisation politique ayant dit avant l'élection de Syriza que ce parti, tiré des classes moyennes aisées et nourri de théories contre le marxisme et post modernistes, trahirait toutes ses promesses. Pour aller de l'avant, les travailleurs grecs ne peuvent pas compter sur des manifestations ponctuelles organisées par les appareils syndicaux proches de Syriza ou du KKE. Il s'agit de construire une avant-garde révolutionnaire qui peut mobiliser les travailleurs européens en lutte pour les socialisme et le renversement du capitalisme.

Cette stratégie de lancer des manifestations syndicales et de faire appel à des sections de l'état grec afin d'influencer le pouvoir grec ou l'Union Européenne s'est avérée impuissante.

Depuis 2008, la Grèce a connu quatorze réformes des retraites qui ont collectivement réduit les retraites de quarante pour cent en moyenne.

Alors que le quart des travailleurs et la moitié des jeunes sont au chômage et dépendent donc des retraites de leurs parents, cette dernière réforme aura un impact dévastateur.

Les manifestations et les appels à la conscience de l'Union Européenne n'ont rien donné et seule une politique révolutionnaire peut indiquer un chemin qui permettra aux travailleurs de sortir de cette crise.

A Athènes, le comité parlementaire scientifique a décidé que le nouveau projet de loi, qui attaque les retraites et les salaires spéciaux, est anticonstitutionnelle. Toutefois, Syriza et l'Union Européenne se préparent à fouler aux pieds la constitution, comme ils l'ont fait avec le vote de leur référendum en 2015, pour amadouer l'Union Européenne et maintenir les alliances du capitalisme grec avec Washington et l'Union Européenne.

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:52

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN18E0DC-OFRTP?sp=true

 

Un procureur spécial nommé pour enquêter sur Donald Trump et la Russie (Reuters)

 

Le département américain de la justice a annoncé Mercredi 17 Mai 2017 la nomination de l'ancien directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) Robert Mueller comme procureur spécial pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.

Cette mesure intervient alors que le président américain est empêtré dans une série de controverses depuis qu'il a limogé le directeur du FBI James Comey, le Mardi 9 Mai 2017, qui enquêtait sur le dossier.

Dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche, le président américain dit avoir « hâte de voir cette affaire se conclure rapidement. Comme je l'ai déclaré à de nombreuses reprises, une enquête minutieuse confirmera ce que nous savons déjà, il n'y a eu aucune collusion entre ma campagne et une quelconque entité étrangère », affirme-t-il.

Robert Mueller, qui a dirigé le FBI pendant douze ans, de 2001 à 2013, a dit « accepter cette responsabilité » dans un communiqué.

De plus en plus d'élus du congrès réclamaient une enquête indépendante sur l'influence qu'aurait cherché à exercer Moscou pour favoriser l'élection de Donald Trump au détriment d’Hillary Clinton.

Les agences américaines de renseignement ont conclu au début de l’année 2017 dans un rapport que la Russie avait interféré dans la campagne électorale, des accusations rejetées par le Kremlin.

Donald Trump s'est toujours montré agacé à l'idée que Moscou puisse avoir joué un rôle dans sa victoire du Mardi 8 Novembre 2016, mais la question plombe ses premiers mois de mandat.

Les pressions se sont intensifiées avec le limogeage de James Comey, qui dirigeait l'enquête ouverte par le FBI à ce sujet, puis des révélations du New York Times selon lesquelles Donald Trump aurait demandé à James Comey de clore les investigations sur d'éventuels contacts entre la Russie et son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn.

Ces polémiques inquiètent les investisseurs à Wall Street, où le Dow Jones a cédé près de deux pour cent, Mercredi 17 Mai 2017.

« Ma décision de nommer un procureur spécial ne signifie pas que nous avons découvert que des délits avaient été commis ou qu'il faut engager des poursuites », a déclaré le numéro deux du département de la justice, Rod Rosenstein.

« J'ai estimé que la nomination d'un procureur spécial était nécessaire pour que le peuple américain ait pleinement confiance dans le résultat de l'enquête », a-t-il ajouté.

Les élus du congrès ont approuvé cette nomination, mais les chefs républicains au sénat et à la chambre des représentants ont précisé que leurs propres enquêtes allaient se poursuivre.

La nomination de Robert Mueller a été saluée par le chef de la minorité démocrate au sénat, Chuck Schumer, qui a jugé qu'elle était « tout à fait nécessaire », ajoutant que Robert Mueller était « la personne adaptée » pour exercer cette tâche.

Nancy Pelosi, son homologue de la chambre des représentants, s'est déclarée satisfaite de la nomination de ce « fonctionnaire respecté ».

Robert Mueller, qui a soixante douze ans, a été soldat dans la marine pendant la guerre du Vietnam. Ancien procureur fédéral, il a été nommé à la tête du FBI par George Bush une semaine après les attentats du 11 septembre 2001. En 2011, Barack Obama lui a demandé d'effectuer deux années supplémentaires, avant de nommer James Comey.

Certaines enquêtes indépendantes ont pu s'étaler sur des années. Ce fut le cas, par exemple, de l'enquête du procureur Kenneth Starr sur l'ancien président Bill Clinton, qui avait débuté sur des soupçons d'infraction dans des contrats immobiliers avant de s'étendre aux relations entre le président et sa stagiaire Monica Lewinsky.

Le sénateur républicain John Cornyn a déclaré que l'annonce du département de la justice permettrait sans doute d'apaiser les tensions au congrès et faciliterait le processus de remplacement de James Comey à la tête du FBI.

Il a fait l'éloge de l'ancien sénateur indépendant Joe Lieberman, estimant que ce dernier obtiendrait un large soutien si son nom était proposé pour diriger la police fédérale.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:00

 

http://www.leprogres.fr/jura/2017/05/12/legislatives-des-candidatures-communes-ps-pcf-europe-ecologie-les-verts

 

Trois candidatures communes du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français (PCF) et d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans le département du Jura

 

Vendredi 12 Mai 2017

 

C’est un scénario quasiment unique en France. La gauche jurassienne partira unie au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 en vertu d’un accord départemental validé par les états majors nationaux.

Le Parti Socialiste, EELV et le PCF présenteront donc des candidatures communes sur les trois circonscriptions du Jura, alors même que chacun des partis avait déjà dévoilé ses propres candidats.

« Nous avons tirés les enseignements de l’élection présidentielle et nous avons voulu éviter les mêmes erreurs », a rappelé Brigitte Monnet, l’une des responsables départementales d’EELV.

« Il y a dix jours encore, nous ne pouvions pas l’imaginer et pourtant les choses se sont faites très facilement avec des gens qui ont accepté de retirer leurs candidatures », s’est réjouie Anne Perrin, militante d'EELV.

Chacune des trois formations politiques parties prenantes de cet accord a donc obtenu une circonscription.

Dans la première circonscription, Marc-Henri Duvernet, candidat du Parti Socialiste, aura pour suppléante Anne Perrin, militante d'EELV.

Dans la deuxième circonscription, Christophe Masson, candidat d'EELV, aura pour suppléant Sébastien Mignottet, militant du PCF.

Dans la troisième circonscription, Laurence Bernier, candidate du PCF, aura pour suppléant Grégoire Durant, militant du Parti Socialiste.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 19:43

 

http://www.ouest-france.fr/elections/legislatives/actualite-normandie/14/legislatives-la-france-insoumise-rallie-isabelle-attard-4994790

 

Le Mouvement de la France Insoumise (MFI) rallie Isabelle Attard

 

Les partisans de Jean-Luc Mélenchon du Bessin et de la Côte de Nacre ont décidé de soutenir la candidature de la députée sortante sur la cinquième circonscription du Calvados. Elle bénéficiait déjà des soutiens d'Europe Écologie Les Verts (EELV) et du Parti Socialiste.

Le ralliement du MFI à Isabelle Attard était attendu. Mardi 16 Mai 2017, il est désormais officiel. La députée sortante, qui avait déjà le soutien d'EELV et du Parti Socialiste, vient d’obtenir celui des partisans de Jean-Luc Mélenchon.

« Isabelle Attard a prouvé, tout au long de son mandat, qu’elle respectait les engagements tenus auprès de ses électeurs, qu’elle tenait à conserver un lien fort avec le territoire et ses habitants et que tous ses votes étaient démarqués des pressions de lobbies et des tractations de partis pour uniquement servir l’intérêt général », estime Sylvain Lannehard, pour les groupes Bessin Insoumis et Côte de Nacre Insoumise, « partout en France, le MFI apporte son soutien à des candidats portant les mêmes valeurs d’écologie, de solidarité et de justice ».

En s’appuyant sur cette proximité idéologique, les appuis de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle expliquent avoir « décidé de soutenir publiquement la candidature d’Isabelle Attard ».

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 18:51

 

Un gouvernement de toutes les couleurs politiques (Reuters)

 

Paritaire et resserré, le premier gouvernement d’Emmanuel Macron présenté Mercredi 17 Mai 2017 balaye le spectre politique de la gauche à la droite et compte en son sein des personnalités de la société civile, dont l'écologiste Nicolas Hulot, à l'image de la recomposition politique promise par le chef de l’état.

Composé de vingt-deux membres, onze hommes et onze femmes, le gouvernement du juppéiste Edouard Philippe compte dix huit ministres et quatre secrétaires d’état.

Seuls deux membres du gouvernement sortant y figurent, l'ancien ministre socialiste de la défense, Jean-Yves Le Drian, nommé ministre de l'Europe et des affaires étrangères, et la radicale de gauche Annick Girardin, ministre de l’outre-mer.

Après la nomination du député-maire des Républicains du Havre à Matignon, deux personnalités du principal parti de droite rejoignent Bercy et ont été exclus de leur parti, Bruno Le Maire comme ministre de l’économie et des finances et Gérald Darmanin comme ministre de l’action et des comptes publics.

« Sur le choix et l'équilibre général du gouvernement, c'est un gouvernement qui correspond à sa promesse de campagne, un gouvernement resserré et paritaire », souligne-t-on à l'Elysée, où l'on précise que les attributions précises des ministres seront fixées dans les prochains jours par décret.

« Nous n’excluons pas des ajustements à l'issue des élections législatives et des noms supplémentaires de secrétaires d’état mais cela sera vraiment à la marge », ajoute-t-on de même source.

Avec ce casting, le nouveau président et son premier ministre espèrent convaincre d'autres responsables de droite de rejoindre la majorité présidentielle qu'ils souhaitent constituer, avant ou après les élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017.

Le chef de l’état a publié sur son compte Twitter une photographie sur laquelle il apparaît aux côtés de son premier ministre autour d'une table de travail.

« Avec Edouard Philippe, premier ministre d'un gouvernement de rassemblement et de renouvellement pour changer la France », a-t-il écrit.

Interrogé par Reuters dans son bureau après l'annonce de la composition de son gouvernement, Edouard Philippe a pour sa part déclaré que « du courage, j'en ai, et il va me falloir de la chance ».

Les passations de pouvoir ont quasiment toutes eu lieu dans la foulée, à la veille du premier conseil des ministres qui aura lieu Jeudi 18 Mai 2017 à 11 heures du matin.

« Emmanuel Macron insistera beaucoup à cette occasion sur la collégialité et le caractère collectif que doit avoir l'action gouvernementale », souligne-t-on à l'Elysée, « la conviction qu'il partage avec le premier ministre, c'est que nous courons tous vers le même but ».

Au total, onze membres du gouvernement sont issus de la société civile.

Numéro deux du gouvernement, le sénateur-maire socialiste de Lyon Gérard Collomb, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, devient ministre d’état, ministre de l’intérieur.

Suivent deux autres ministres d’état, le centriste François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron pendant la campagne, qui hérite de la justice, et l'écologiste Nicolas Hulot, ancien animateur d'émissions de télévision nommé ministre de la transition écologique et solidaire. Il sera également chargé du dossier sensible de l’énergie, a précisé l'entourage du chef de l’état.

Nouvelle ministre des armées, la députée européenne centriste Sylvie Goulard, prend leur suite dans l'ordre protocolaire.

Richard Ferrand, un dissident du Parti Socialiste dirigeant de la République En Marche (REM) d'Emmanuel Macron, est nommé ministre de la cohésion des territoires, avec la responsabilité du logement. Christophe Castaner, un autre proche soutien et également dissident du Parti Socialiste, devient secrétaire d’état aux relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement.

Issues de la société civile, Agnès Buzyn, médecin, est ministre des solidarités et de la santé, tandis que l'éditrice Françoise Nyssen hérite de la culture.

Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, succède à Myriam el Khomri au ministère du travail, où elle mènera les délicates discussions avec les syndicats sur les réformes annoncées par Emmanuel Macron.

Parmi la dizaine de personnalités de la société civile nommées figure aussi notamment l'escrimeuse d'origine antillaise Laura Flessel, ministre des sports.

Ancien directeur général de l’enseignement scolaire, le juriste Jean-Michel Blanquer est nommé ministre de l’éducation nationale et le radical de gauche Jacques Mézard est nommé ministre de l’agriculture et de l’alimentation.

Le gouvernement comprend en outre deux ministres qui travailleront auprès d'un autre ministre, Elisabeth Borne, chargée des transports, et Marielle de Sarnez, proche de François Bayrou, chargée des affaires européennes.

La composition du gouvernement, dont l'annonce avait été reportée de vingt quatre heures pour permettre de vérifier la situation fiscale de ses membres, a suscité de nombreuses réactions à gauche comme à droite.

Le Parti Socialiste et les Républicains, de même que le Mouvement de la France Insoumise (MFI), ont regretté un manque de renouvellement et ont appelé leurs électeurs respectifs à se mobiliser pour les élections législatives.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 18:33

 

Donald Trump aurait demandé au Federal Bureau of Investigation (FBI) de cesser d'enquêter sur Michael Flynn (Reuters)

 

Donald Trump a demandé au mois de février 2017 à James Comey, qui était encore directeur du FBI, de mettre un terme à l'enquête sur les contacts russes de son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, rapporte une source ayant consulté une note écrite de la main de James Comey.

Le New York Times a été le premier média américain à faire état de cette note, que James Comey aurait rédigée immédiatement après la demande formulée par le président américain.

Donald Trump a déclenché une tempête politique il y a une semaine à Washington en décidant de limoger le directeur du FBI. A cela sont venues s'ajouter Lundi 15 Mai 2017 des informations selon lesquelles le chef de la Maison Blanche aurait dévoilé des informations classifiées au ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Dans sa note, que le New York Times n'a pas vue mais dont le contenu a été porté à sa connaissance par deux personnes l'ayant vue, James Comey cite Donald Trump lui déclarant que « j’espère que vous pourrez juger bon de laisser passer cela, de laisser Michael Flynn. C'est un bon gars », continue Donald Trump selon cette note.

La Maison Blanche, contacté par le journal, a opposé un démenti formel en affirmant que personne n'avait jamais demandé à James Comey ou à qui que ce soit de clore l'enquête sur Michael Flynn.

Dans un communiqué, elle a par la suite déclaré que la note ne constituait pas « une description juste ou honnête de la conversation entre Donald Trump et James Comey ».

James Comey a écrit cette note après une rencontre avec Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, au lendemain du limogeage de Michael Flynn, selon le New York Times.

Ce dernier, désigné par Donald Trump au poste de conseiller à la sécurité nationale, a été poussé à la démission le 13 février 2017 à la suite de révélations sur une conversation qu'il avait eue avec l'ambassadeur russe à Washington, avant l'investiture de l'homme d'affaires, sur une éventuelle levée des sanctions contre Moscou.

Michael Flynn, qui n'avait pas tout dit de ses discussions avec l'ambassadeur Sergueï Kisliak, apparaît comme une figure centrale dans les enquêtes sur les accusations d'ingérence de la Russie pendant la campagne électorale de 2016 et sur une collusion éventuelle entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.

Au congrès, ce nouveau rebondissement, au lendemain de l'histoire des informations classifiées, a créé la stupeur.

« Cette note est une preuve flagrante d'entrave à la justice et mérite certainement une enquête rapide par un procureur spécial indépendant », a déclaré le sénateur démocrate Richard Blumenthal.

Des élus des partis républicains et démocrates ont réclamé à voir la note.

La commission de la chambre des représentants chargée du suivi de l'action gouvernementale, Oversight Committee, « va obtenir la note de James Comey, si elle existe », a déclaré son président, le républicain Jason Chaffetz.

Dans une lettre adressée au directeur par intérim du FBI Andrew Mac Cabe, Jason Chaffetz donne à la police fédérale jusqu'au Mercredi 24 Mai 2017 pour lui transmettre « tous les comptes rendus, notes, résumés et enregistrements faisant référence ou ayant trait à des communications entre James Comey et Donald Trump ».

Le président de la chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a soutenu cette démarche. « Nous avons besoin de tous les faits », a dit sa porte-parole, Ashlee Strong.

Les experts en droit jugent que les propos de Donald Trump, s'ils sont avérés, pourraient constituer une faute.

« De la part du président, dire au FBI de mettre un terme à une enquête potentiellement pénale, c'est de l'obstruction à la justice », commente Erwin Chereminsky, professeur de droit constitutionnel et doyen de l'école de droit de l’université de Californie, « c’est ce qui a poussé le président Richard Nixon à démissionner de ses fonctions ».

Mais ils soulignent également que l'intention est un facteur crucial et que les mots du président peuvent être sujets à interprétation. Le fait que le président dise espérer que James Comey mette fin à son enquête, sans lui ordonner, peut ainsi plaider en faveur du locataire de la Maison Blanche.

Un courriel de l'organisation politique de Donald Trump diffusé après les révélations du New York Times affirme que le président est victime d'une bureaucratie non élue.

« Malheureusement, il n'y a pas seulement les fausses informations. Il y a des gens au sein de notre propre bureaucratie non élue qui veulent saboter le président Donald Trump et l'ensemble de notre mouvement America First », peut-on lire.

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 19:21

 

http://www.lutte-ouvriere.org/elections-legislatives-une-non-proposition-du-npa-91541.html

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=23828

 

Élections législatives, une non-proposition du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

 

Par Marion Ajar

 

Lundi 15 Mai 2017

 

A la demande du NPA, une rencontre avec Lutte Ouvrière a eu lieu Vendredi 5 Mai 2017. Nous avons confronté nos analyses et constaté, comme souvent, des divergences sur nos perspectives et nos tâches.

Là où le NPA parle d’organiser des résistances, de reconstruire les syndicats ou de participer à la discussion sur la reconstruction de la gauche, nous continuons à mettre toutes nos forces dans la construction, au sein de la classe ouvrière, d’un parti qui, pour défendre les intérêts des travailleurs et la perspective de renverser le capitalisme, ne peut qu’être communiste et révolutionnaire.

Mais ce sont les élections législatives qui motivaient cette rencontre.

C’est donc le Vendredi 5 Mai 2017, alors que le dépôt des candidatures commence le Lundi 15 Mai 2017, que le NPA nous a fait part de sa volonté que nous nous répartissions quelques circonscriptions, sans avancer aucune modalité pratique, ni indiquer dans quelles circonscriptions ils tenaient à se présenter. Les camarades nous ont seulement expliqué que cinquante et un pour cent des membres de leur direction, soit une très courte majorité, avaient décidé d’appeler à voter pour les candidats de Lutte Ouvrière dans les circonscriptions où ils ne se présenteraient pas.

Participer ensemble à une élection, que ce soit sous la forme d’une campagne commune ou d’un partage des circonscriptions, n’est pas une question qui se règle en une semaine. Le problème n’est pas seulement le nombre et la localisation des circonscriptions et les modalités pratiques de campagne, quoique, vu les difficultés et les délais nécessaires pour se présenter aux élections, pour des organisations comme les nôtres, cela impose un minimum d’anticipation et de sérieux pour imprimer le matériel électoral et l’acheminer en temps voulu.

Mais en plus, la question la plus importante reste de savoir pour quelle politique. Le NPA aurait voulu que nous nous retirions dans un certain nombre de circonscriptions, sans savoir au préalable au profit de quel candidat et donc de quelle plateforme. Or, dans bien des endroits, les militants du NPA soutiennent déjà publiquement des candidats du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon, unitaires de gauche ou écologistes. Certains militants du NPA seront candidats ou suppléants dans le cadre de telles candidatures.

Il nous est déjà arrivé de faire des campagnes communes avec la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), ancêtre du NPA, en 1979, en 1984 et en 1999 pour les élections européennes et en 2004, pour les élections européennes et pour les élections régionales. A chaque fois, les discussions avaient débuté plusieurs mois avant le dépôt des listes. Pour mener une campagne en commun, il faut s’en donner les moyens.

La prétendue proposition du NPA n’en est donc pas une. Elle relève plus de l’effet d’annonce. Il s’agissait d’afficher une volonté unitaire, tout en sachant qu’à quelques jours du dépôt des candidatures, la démarche ne pouvait aboutir.

Nous présenterons donc des candidats dans cinq cent cinquante trois circonscriptions, comme nous nous y préparons depuis des mois, et dans la perspective de poursuivre la campagne de Nathalie Arthaud. Là où il y aura des candidats des deux organisations, ils défendront leurs idées respectives sans s’opposer, comme Nathalie Arthaud et Philippe Poutou ont pu le faire au premier tour des élections présidentielles.

Quant aux discussions entre nos deux organisations, elles se poursuivront au-delà de ces péripéties, entre autres à notre fête de Presles où, comme chaque année, nous invitons le NPA à débattre avec nous.

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 18:58

 

http://www.cgt.fr/Communique-de-la-CGT-44495.html

 

Le combat pour le progrès social est incompatible avec la violence contre les forces de l’ordre

 

Communiqué de la Confédération Générale du Travail (CGT)

 

Mardi 2 Mai 2017

 

C’est avec la plus grande fermeté que la CGT condamne les actes de violences et de vandalisme qui ont eu lieu Lundi Premier Mai 2017, en marge de la manifestation parisienne, tout comme les atteintes à l’intégrité physique de plusieurs policiers.

La lutte pour le progrès social et pour les valeurs d’humanisme que porte notre organisation syndicale sont incompatibles avec de tels agissements.

Celles et ceux qui s’y livrent n’ont rien à voir avec notre action syndicale.

Leurs actes incarnent la négation de nos valeurs.

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