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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:48

Les catalans votent symboliquement sur l’indépendance (Reuters)

Des centaines de milliers de catalans devraient dire oui à l'indépendance de leur région Dimanche 9 Novembre 2014 lors d'une consultation symbolique organisée malgré l'opposition du gouvernement central de Madrid.

Les indépendantistes radicaux espèrent qu'une forte participation conduira l'exécutif local à organiser des élections régionales anticipées.

A 13 heures (12 heures GMT), plus d'un million de personnes, sur les cinq millions quatre cent mille électeurs catalans, avaient voté, selon le gouvernement local.

Cette « consultation citoyenne » se substitue à un référendum plus officiel, jugé inconstitutionnel, que voulaient organiser les dirigeants de la région.

« Nous avons gagné le droit d'organiser un référendum », a déclaré le chef du gouvernement local, Artur Mas, en déposant son bulletin. « Nous faisons quelque chose de grand, ici en Catalogne, en défendant la liberté d'expression et en fixant l'avenir politique de notre pays », a-t-il ajouté.

La dirigeante en Catalogne du Parti Populaire (PP) au pouvoir à Madrid, Alicia Sanchez-Camacho, a dénoncé quant à elle un « simulacre » de consultation sans aucune garantie légale ou démocratique.

Les organisations favorables à l'indépendance ont fait campagne pour que le taux de participation soit très important dans cette riche région, qui représente vingt pour cent du PIB espagnol.

Plus de quarante mille volontaires sont venus aider à tenir et surveiller les bureaux de vote informels.

« S'ils ne nous comprennent pas, ils devraient au moins nous respecter et accepter que chacun aille de son côté », a déclaré Angels Costa, un commerçant de cinquante-deux ans devant un bureau de Barcelone.

« TROP DE MÉPRIS »

« Nous aurions aimé faire partie d'un état fédéral mais ce n'est plus possible. Ils nous ont trop méprisés », a-t-il ajouté au sujet des autorités de Madrid.

Les sécessionnistes espèrent qu'une forte participation incitera Madrid à négocier une plus grande autonomie pour la Catalogne dans les domaines politique et budgétaire.

Certains espèrent même convaincre Madrid d'accepter à terme un référendum officiel sur l'indépendance.

Pour les responsables des deux principaux partis catalans, Convergence i Union (CiU) et la gauche républicaine de Catalogne (ERC), une forte participation, avec plus d'un million et demi de votants, enverrait aussi un message clair à Artur Mas pour qu'il organise des élections régionales anticipées.

« Il est clair que cette consultation ne nous donne pas le mandat démocratique que nous aurions eu avec une élection mais, ce qui est important, c'est que nous montrons encore une fois que les gens veulent voter, qu'ils veulent faire connaître leur opinion », a déclaré Oriol Junqueras, dirigeant de l'ERC.

Selon les sondages, quatre-vingt pour cent des catalans souhaitent une plus grande autonomie par rapport à l'Espagne et cinquante pour cent sont favorables à l'indépendance pure et simple.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a minimisé l'importance du vote catalan et assuré que celui-ci n'aurait aucune conséquence.

« Ce n'est ni un référendum, ni une consultation, ni quoi que ce soit de ce genre », a-t-il insisté samedi en appelant les catalans à « revenir à la raison ».

Le mouvement pour l'indépendance existe depuis longtemps dans cette région dotée d'une culture et d'une langue propres mais il s'est renforcé ces dernières années en raison des difficultés économiques.

CRISE ÉCONOMIQUE

Face à la crise, de nombreux catalans jugent en effet qu'ils donnent trop à l'état et ne reçoivent pas assez.

Début septembre, encouragés par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, même si le « non » l'a finalement emporté, plusieurs centaines de milliers de catalans étaient descendus dans les rues de Barcelone, formant un immense « V » pour demander le droit de vote.

Pourtant, tous ne sont pas favorables à un divorce avec le reste de l'Espagne.

« L'Espagne est une », insiste Jose Jimenez, qui travaille dans un hôpital de Barcelone. « On essaie de favoriser le séparatisme mais, en fin de compte, c'est bien le gouvernement espagnol qui dirige notre pays. Cette consultation n'est pas une bonne chose ».

Les résultats de la consultation devront être pris avec prudence, estiment les analystes qui soulignent que les partisans de l'indépendance sont nombreux à se déplacer pour aller voter, tandis que les partisans d'un maintien au sein de l'Espagne risquent de boycotter le scrutin.

Artur Mas, qui dirige CiU, a annoncé mercredi qu'il demanderait la semaine prochaine à Mariano Rajoy de renouer le dialogue sur une série de mesures économiques en faveur de la région.

Au sein même de CiU s'opposent les partisans de l'indépendance totale et ceux d'une autonomie renforcée au sein de l'Espagne.

Parmi les mesures qu’Artur Mas veut aborder avec Mariano Rajoy figurent une augmentation des engagements financiers de Madrid envers la Catalogne et un renforcement des pouvoirs de l'exécutif local en matière fiscale.

Pour tenter de calmer les ardeurs séparatistes, Mariano Rajoy est allé jusqu'à évoquer une réforme constitutionnelle qui accentuerait le caractère fédéral de l'Espagne.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:29

L’Allemagne célèbre les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin (Reuters)

La chute du Mur de Berlin il y a tout juste vingt-cinq ans a montré au monde que « les rêves peuvent devenir réalité » et cet exemple doit inspirer tous les peuples opprimés, a déclaré Dimanche 9 Novembre 2014 la chancelière Angela Merkel.

« La chute du mur de Berlin nous a montré que les rêves peuvent devenir réalité, que tout peut changer, quels que soient les obstacles », a lancé Angela Merkel lors d'un discours à l'occasion des festivités marquant la fin de la division de la ville, sans violence, le 9 novembre 1989.

« Elle a montré que nous avons les moyens de façonner notre destinée et que nous pouvons améliorer les choses », a-t-elle ajouté en soulignant qu'aujourd'hui les peuples d'Ukraine, de Syrie, d'Irak et de tant d'autres pays pouvaient s'appuyer sur cet exemple.

« Ce fut la victoire de la liberté sur l'esclavage et c'est un message d'espérance pour la génération actuelle et pour les générations futures, qui peuvent abattre de nouveaux murs, ceux de la dictature, de la violence et des idéologies ».

Angela Merkel a rappelé qu'un autre 9 novembre, en 1938, avait été marqué en Allemagne par les pogroms antijuifs de la nuit de cristal. « C'était un jour de honte et de déshonneur », a-t-elle dit.

Les célébrations ont attiré plus de cent mille berlinois et visiteurs dans le centre de la capitale allemande. Beaucoup se sont promenés le long des quinze kilomètres de l'ancien tracé du mur, où sept mille ballons lumineux ont été placés sur des poteaux hauts de 3,60 mètres, la hauteur du « mur de la honte ».

« SENTIMENT DE BONHEUR »

Dimanche soir, ces ballons seront lâchés, symbole de la liberté retrouvée des anciens allemands de l'est.

« Nous avons toutes les raisons de nous réjouir et de fêter cet anniversaire », a dit le maire de la ville, Klaus Wowereit.

Samedi, Angela Merkel a affirmé que la chute du mur sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré avait été un véritable miracle. « Cela a été un miracle que tout se passe pacifiquement », a-t-elle dit à la télévision.

Alors âgée de trente-cinq ans et vivant à Berlin-Est, Angela Merkel a précisé que ce soir-là elle rentrait du sauna quand elle a vu une foule se diriger vers l'ouest et qu'elle a suivi le mouvement.

« Depuis plusieurs semaines il y avait beaucoup d'excitation. Depuis le 7 octobre 1989, il y avait des blindés dans ma rue. Après avoir quitté le sauna le soir du 9 novembre 1989, j'ai franchi le mur sur la Bornholmer Strasse et j'ai fait la fête de l'autre côté avec des gens que je ne connaissais absolument pas. Il y avait un sentiment incroyable de bonheur. C'est une nuit que je n'oublierai jamais ».

Edifié en 1961, le mur visait à empêcher les berlinois de l'est de gagner le secteur occidental de la ville. Au moins cent trente-huit personnes sont mortes en tentant de le franchir.

Sa chute a marqué le début de la fin pour les régimes communistes d'Europe de l'Est et a conduit à l'effondrement de l'union soviétique.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:46

http://www.siwel.info/Paris-Meeting-de-solidarite-avec-KOBANE-lundi-10-novembre-19h_a6733.html


Grand meeting de solidarité avec Kobanê

En liaison avec Narin Afrin, commandante en chef de la résistance de Kobanê.

En présence de Salih Muslim, coprésident du PYD, principal parti kurde de Syrie, et de nombreuses personnalités politiques françaises.

Lundi 10 Novembre 2014 à 19 heures

Théâtre du Gymnase 38 Boulevard de Bonne Nouvelle 75 010 Paris Métro Bonne Nouvelle

Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF)

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:31

http://www.rt.com/news/203483-palestine-statehood-mogherini-gaza

Le nouveau chef de la diplomatie de l'Union Européenne amplifie l’appel pour un état palestinien lors de sa visite à Gaza

Le nouveau chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Federica Mogherini, a soutenu l’appel pour un état palestinien et mis en garde contre la montée des tensions à Jérusalem lors d'une visite à Gaza Samedi 8 Novembre 2014.

« Nous avons besoin d'un état palestinien, qui est le but ultime et c’est la position de toute l'Union Européenne », dit-elle, ajoutant qu'une autre guerre dans la bande de Gaza ne peut être supportée.

Dans les remarques faites avant sa rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Federica Mogherini a exhorté à la réduction des tensions.

« Ce serait bien si nous réussissons tous à réduire les tensions, verbales et sur le terrain. Ce qui est arrivé ici et ce qui est arrivé à Jérusalem la semaine dernière est extrêmement préoccupant », a-t-elle déclaré vendredi.

Federica Mogherini, une ancienne ministre italienne des affaires étrangères qui a pris ses fonctions en tant que chef de la politique étrangère et de sécurité de l'Union Européenne avec la nomination d'une nouvelle commission européenne le premier novembre, a déjà lancé des appels similaires. Elle a dit mardi que « je serais heureuse si un état palestinien existe à la fin de mon mandat ».

Le mois dernier, les députés à la chambre des communes britannique ont voté à une large majorité, par deux cent soixante-quatorze voix contre douze, de recommander que le Royaume-Uni reconnaisse la Palestine comme un état aux côtés d'Israël. Tel-Aviv a condamné le vote des députés britanniques, qui n'a pas force de loi, mais il est d'un caractère consultatif.

La semaine dernière, la Suède a officiellement reconnu l'état de Palestine occupée, devenant ainsi le premier état d'Europe occidentale à le faire.

Federica Mogherini a dit que la reconnaissance de la Palestine par la Suède ne représente pas un modèle pour les autres membres de l'Union Européenne, car un nouvel état palestinien doit être établi, plutôt qu’il soit reconnu comme il est à l'heure actuelle.

Les territoires occupés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ont cherché leur pleine reconnaissance et leur indépendance par rapport à Israël depuis des décennies, et des milliers de personnes ont péri dans l'un des affrontements les plus longs et amèrs de l'histoire moderne.

Les palestiniens ont fait pression pour une pleine reconnaissance en tant qu'état souverain par l'ONU et la communauté internationale. La Palestine a déjà été reconnue comme état non-membre, elle a le statut d'état observateur à l'ONU et elle continue de militer pour la reconnaissance alors qu'Israël continue de procéder à des plans pour construire des milliers de nouvelles maisons de colons à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Toutefois, les palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la future capitale de leur état et sont fortement opposés à toute expansion israélienne.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:45

Manifestations en hommage à Rémi Fraisse, tensions à Toulouse (Reuters)

Des incidents ont émaillé Samedi 8 Novembre 2014 la manifestation organisée à Toulouse en mémoire à Rémi Fraisse, le jeune écologiste tué fin octobre par une grenade des forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le barrage contesté de Sivens, dans le département du Tarn.

Interdite par la préfecture de Haute-Garonne, la manifestation, qui avait pour mot d'ordre « halte aux violences policières », a donné lieu à un face à face tendu entre CRS et manifestants.

Près de quatre cent personnes s'étaient réunies dans le calme vers 14 heures à proximité de la station de métro Jean-Jaurès dans le centre-ville de Toulouse avant que la situation ne dégénère au moment de la dispersion.

Deux voitures ont été brûlées et un policier de la BAC a été blessé au front par un jet de pierres, selon une source policière. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau et ont procédé à au moins quatre interpellations.

A 18 heures 30, dix-neuf personnes avaient été interpellées par la police et « plusieurs groupes d'individus masqués restaient virulents dans le centre-ville », selon la préfecture qui appelle au calme.

A Paris, le cortège, qui a réuni mille quatre cent personnes selon la préfecture, est parti vers 14 heures de la place de la Bastille et défilait dans le calme. « Rémi abattu, le peuple est dans la rue » et « police assassine, justice complice », pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles brandies par les manifestants. Une personne a été interpellée.

Une manifestation interdite par les autorités s'est également tenue à Rennes, réunissant près de trois cent personnes.

Depuis la mort de Rémi Fraisse, qui a suscité une vague d'émotion en France, plusieurs manifestations ont été organisées en sa mémoire, donnant souvent lieu à des débordements et des heurts avec les forces de l'ordre.

De violents affrontements avaient notamment émaillé les marches organisées à la mémoire du militant de vingt et un ans à Nantes et à Toulouse le week-end dernier.

Interpellé par la famille de Rémi Fraisse, le chef de l'état François Hollande a annoncé jeudi soir que les résultats d'une enquête administrative seraient connus « d'ici huit jours » et a promis d'en tirer « toutes les conclusions en terme de responsabilités ».

Dans les colonnes du Parisien samedi, le directeur général de la gendarmerie nationale estime que le gendarme qui a lancé la grenade offensive responsable de la mort de Rémi Fraisse a agi après les sommations d'usage et n'a pas commis de faute.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:23

http://www.cgil.it/News/PrimoPiano.aspx?ID=22625

CGIL, CISL et UIL dans les rues pour débloquer l'avenir

Samedi 8 Novembre 2014

« Services publics car ils servent, car ils sont pour tous ». Avec ces mots, les travailleurs et les travailleuses des services publics et leurs amis sont descendus dans les rues de Rome pour la manifestation nationale appelée conjointement par douze catégories de la CGIL, de la CISL et de l’UIL (CGIL Fonction Publique, CGIL Santé, CGIL FLC, CISL Fonction Publique, CISL Education Nationale, CISL Santé, CISL FNS, CISL FIR, CISL Universita Afam, UIL Fonction Publique, UIL Santé, UIL PA, UIL Education Nationale et UIL RUA).

Au cœur de la mobilisation, il y avait une plate-forme commune pour appeler à une véritable réforme du système de l'administration publique et des services aux citoyens. La CGIL poursuit sa mobilisation, après la grande manifestation du 25 Octobre 2014 sur la Piazza San Giovanni et la manifestation unitaire des retraités du 5 Novembre 2014.

Dans cette plate-forme, il y a sept propositions pour la réforme des services publics. Ce sont la réouverture des négociations, le déblocage des salaires et des carrières, l’investissement dans les compétences, la stabilité et la sécurité du travail contre le travail précaire, une véritable réorganisation des services, des organisations et des organes de l'état, la garantie du prix des services universels contre la contractualisation et la privatisation des services publics, l’égalité du travail, des droits et du salaire et la valorisation de l'éducation et de la formation comme outils de croissance.

Les universités, la recherche et la connaissance sont des sources de croissance, il faut un système de sécurité avancé, la réorganisation et l'égalité des salaires et la reconnaissance de la nature spécifique de l'administration de l'état.


Des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses de l'éducation, de la santé, des administrations centrales, des services locaux, de la sécurité et de l'assistance publique, des universités, des AFAM et des organismes sociaux, mais aussi de toutes les autres catégories de la CGIL, de la CISL et de l’UIL, ainsi que de nombreux retraités et étudiants, sont arrivés de toute l’Italie dans la capitale. Un long cortège, derrière la banderole « débloquons l’avenir », a quitté la Piazza della Repubblica en fin de matinée, a parcouru les rues de la capitale et est entré dans une Piazza del Popolo bondée. Les médecins, les enseignants dans les écoles primaires et secondaires, les chercheurs et les pompiers ont défendu fièrement, sur la place et sur la scène, leur travail, malgré la précarité, les embauches bloquées pendant des années, les salaires et les carrières bloquées, qu’ils continuent à effectuer au service des citoyens. Annelie Nordström, présidente du syndicat des travailleurs du secteur public en Europe (EPSU), a également apporté sa contribution à la Piazza del Popolo. Il y avait aussi des moments de spectacle avec un intermède du comique Max Paiella. La journée de mobilisation a été conclue par des interventions de Susanna Camusso, secrétaire générale de la CGIL, Annamaria Furlan, secrétaire générale de la CISL, et Carmelo Barbagallo, secrétaire adjoint de l'UIL.

La secrétaire générale de la CGIL, Susanna Camusso, a dit à la fin de la grande manifestation d'aujourd'hui « qu’il n'y a pas de changement si nous ne partageons pas le travail public. Nous pouvons et nous devons changer de direction, mais pour commencer il faut changer le gouvernement, si vous ne voulez vraiment pas diviser le monde du travail, vous devez cesser de dire que les travailleurs publics sont des privilégiés ». Selon Susanna Camusso, pour changer, il faut « travailler, créer et améliorer, à commencer par le public ». La loi de stabilité ne va pas dans ce sens, car « en réalité, elle supprime des emplois publics et des services ».

Pour la CGIL, chaque travailleur public doit avoir un contrat, à cet égard Susanna Camusso cite des employés des Chambres de Commerce, des autorités indépendantes et des employés de la Consob, et elle ajoute que « vous devez donner des réponses aux nombreux travailleurs précaires, engagés sans droits, dans les centres pour l’emploi, dans les salles d'opération et en province. Si vous ne renouvelez pas leurs contrats, cela signifie que vous faites des licenciements de masse ».

Pour une vraie réforme de la Fonction Publique, réclamée par le premier ministre Renzi, la secrétaire générale de la CGIL indique quelques pistes à suivre, tout d'abord, la politique de l’administration publique doit relancer le contrat national de travail et la négociation, « assurer les services aux citoyens et construire la transparence ».

En outre, se référant au nombre de travailleurs en sous-traitance dans la fonction publique, Susanna Camusso a répété que « nous avons besoin d'étendre les droits » et a demandé « l’égalité du travail, des droits et du salaire ». Enfin, Susanna Camusso a conclu que « le gouvernement sait que, sans réponses, nous allons continuer en appelant à la grève de la fonction publique et de tous les autres travailleurs ».

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 20:55

François Hollande promet toute la vérité sur la mort de Rémi Fraisse (Reuters)

François Hollande a promis Jeudi 6 Novembre 2014 « toute la vérité » à la famille de Rémi Fraisse sur la mort du jeune militant tué sur le site du barrage de Sivens fin octobre.

La famille du jeune homme, dont le décès a ému le pays, a demandé au chef de l'état d'expliquer le silence des autorités pendant quarante-huit heures, alors qu'elles connaissaient selon elle les circonstances de sa mort dès le premier jour.

« La mort de ce jeune homme est une tragédie et un drame pour notre pays », a déclaré François Hollande sur TF1. « Toute la vérité sera faite. Je ferai en sorte qu'elle soit établie dans tous ses détails et j'en tirerai toutes les conclusions en terme de responsabilités ».

Le président français a déclaré qu'il aurait d'ici huit jours les conclusions de l'enquête sur la grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse. Une deuxième enquête est en cours pour connaître les circonstances de sa mort. Parallèlement, deux juges d'instruction ont été saisis.

Ils travailleront « en toute indépendance », a promis François Hollande.

Arié Alimi, qui représente les proches de Rémi Fraisse, a lu jeudi à la presse une déclaration de la famille, qui assure, en se fondant sur des éléments de l'enquête de flagrance, que les gendarmes ont immédiatement su qu'une grenade était à l'origine de son décès.

« Pourquoi, alors que les militaires le voient distinctement tomber, à la suite de l'explosion de la grenade, que les circonstances de sa mort sont connues dès cet instant, la vérité sur la mort de notre enfant et frère n’a-t-elle pas été immédiatement révélée », s'interrogent-ils.

Mediapart affirme jeudi que l'état a su « immédiatement » que le jeune était mort des suites d'un tir de grenade offensive et tenté pendant quarante-huit heures de « brouiller les pistes ».

« DOCTRINE CONFORME À L'ÉTAT DE DROIT »

Dans la nuit du 25 au 26 octobre, environ quarante grenades offensives ont été lancées par les militaires, selon le site d'information.

Celle qui a tué Rémi Fraisse « sur le coup » visait « directement » un petit groupe de quatre à cinq jeunes qui leur lançait des pierres et des mottes de terre, ajoute-t-il.

« Équipés de jumelles à vision nocturne, plusieurs gendarmes reconnaîtront avoir vu tomber le jeune homme tout de suite après l'explosion, et avoir compris immédiatement ce qui venait de se passer, selon des sources proches du dossier », écrit Mediapart.

Il a pourtant fallu attendre le 28 octobre pour que le procureur d'Albi, Claude Dérens, indique que le jeune homme avait sans doute été victime d'une grenade offensive. Bernard Cazeneuve avait annoncé dans la foulée qu'il en suspendait l'utilisation.

« Pendant plus de deux jours, alors qu'effectivement les éléments sont clairs, que tout le monde sait ce qui s'est passé, précisément, dès l'instant où la grenade est tombée, on n'a pas voulu dire ce qui s'est passé, je ne comprends pas, comme la famille de Rémi Fraisse ne le comprends pas », a dit Arié Alimi.

Le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a répété jeudi soir que sa doctrine était de laisser la justice s'exprimer en premier pour que l'on ne puisse pas penser que le gouvernement cherche à faire pression sur elle.

« Il y a une doctrine qui a été établie, elle est conforme à l'état de droit », a-t-il dit à la presse à l'issue d'une réunion à Paris des ministres de l'intérieur du G 6 européen.

Outre le délai observé avant que soient communiqués des éléments sur sa mort, les parents de Rémi Fraisse s'interrogent sur la raison pour laquelle le préfet du Tarn a appelé, disent-ils, à une « extrême sévérité » à l'égard des manifestants.

Ils demandent aussi au président des explications sur la présence de militaires, « en si grand nombre et surarmés », alors qu'aucun bien ni personne ne nécessitaient de protection sur le site du barrage.

Bernard Cazeneuve a démenti avoir donné des instructions de fermeté aux gendarmes chargés de protéger les travaux du site.

« Je le dis solennellement, parce que c'est la vérité, je n'ai jamais donné aucune instruction à un fonctionnaire pour qu'il y ait de la fermeté ou une sur réaction. Au contraire, j'ai donné des instructions d'apaisement », a-t-il déclaré jeudi.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 20:33

Grand défilé contre le gouvernement à Bruxelles, des incidents (Reuters)

Environ cent mille manifestants ont défilé Jeudi 6 Novembre 2014 dans le centre de Bruxelles pour dénoncer les projets de réformes et les mesures de rigueur du nouveau gouvernement de centre droit, entré en fonction il y a un mois.

A l'issue de la manifestation, de violents incidents ont opposé les forces de l'ordre et des manifestants, dont de nombreux dockers. Plusieurs voitures ont été renversées ou incendiées.

La police a utilisé un canon à eau et du gaz au poivre contre les groupes de manifestants violents, dispersés après une charge des forces anti-émeute en fin d'après-midi. Il y a eu plusieurs blessés et des interpellations.

Cette journée de mobilisation, à l'appel des trois grands syndicats du pays, sera suivie par une série de grèves tournantes tous les lundis à compter du 24 novembre et d'une grève nationale le 15 décembre.

Le gouvernement du premier ministre Charles Michel prévoit notamment de faire passer l'âge légal de départ à la retraite de soixante-cinq à soixante-sept ans, dans le cadre d'un plan d'assainissement des finances publiques qui vise à l'équilibre budgétaire d'ici 2018.

Selon les syndicats, cent vingt mille personnes, dockers, métallurgistes et étudiants notamment, ont marché dans les rues de Bruxelles. La police fait état de cent mille manifestants.

Les transports publics dans la capitale et dans plusieurs villes du pays ont été fortement affectés par ce mouvement.

Les socialistes, absents du gouvernement pour la première fois depuis vingt-six ans, accusent la politique gouvernementale de favoriser les riches.

« Il n'est pas normal que l'on fasse porter l'effort budgétaire sur les travailleurs, les allocataires sociaux, les pensionnés, les familles. Le gouvernement mène une politique déséquilibrée et injuste », a déclaré l'ancien premier ministre socialiste Elio Di Rupo. « La mobilisation aujourd'hui montre que la population ne veut pas de cette politique-là, elle réclame un changement de cap ».

Charles Michel a invité les représentants des trois grands syndicats, CSC, FGTB et CGSLB, à une réunion qui a débuté en fin d'après-midi.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:17

http://www.npa2009.org/agir/mort-pour-avoir-manifeste-au-testet-halte-aux-violences-policieres

Mort pour avoir manifesté au Testet, halte aux violences policières

Manifestation unitaire Samedi 8 Novembre 2014 à 14 heures Place de la Bastille à Paris

Rémi Fraisse, étudiant de vingt et un ans est décédé sur le site de Sivens lors de la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’opposants au barrage. Il a été tué par l’explosion d’une grenade offensive de la gendarmerie.

Ce drame n'est pas un accident, il est le résultat de plusieurs mois de violences policières croissantes envers les opposants pour imposer un projet inutile dont la pertinence est aujourd’hui même remise en cause par un rapport d’experts, trop coûteux, ne répondant pas aux besoins réels, entrainant des dégradations et destructions environnementales sans prise en compte des solutions alternatives possibles et existantes.

La répression à laquelle ont fait face les opposants au barrage, n’est pas isolée. De peur de voir se multiplier les résistances et les alternatives comme à Notre Dame des Landes, le gouvernement crée un climat de violences et de criminalisation des mouvements sociaux et écologiques.

Des dizaines de syndicalistes ont été poursuivis suite à des grèves, mardi dernier encore des militants ont été condamnés par la justice pour avoir contesté la ferme des mille vaches.

Un jeune manifestant de vingt et un ans est mort. Cet acte ne peut rester sans réaction.

Dans plusieurs villes, nombreux sont ceux qui ont voulu exprimer leur indignation face à cet acte horrible, défendre notre droit à manifester, à résister aux politiques qui vont à l’encontre des intérêts de la majorité de la population. Là encore, le pouvoir politique a répondu par la répression en interdisant des rassemblements ou manifestations.

Jeudi 6 Novembre 2014 des milliers de lycéens de la région parisienne ont manifesté sans incidents exigeant la vérité sur la mort de Rémi Fraisse et l’arrêt des violences policières.

Dans une tentative de pseudo dialogue, Ségolène Royal affirme à la fois son soutien au maintien d'un projet au Testet et à un modèle agricole dépassé destructeur d’emplois et de l’environnement. Elle a aussi appelé « à l’évacuation du terrain, site d’une occupation illégale ». A ces déclarations s’ajoute le propos de Manuel Valls qui rappelle que « la détermination de l’état à voir le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes se réaliser est intact ».

Nous, organisations signataires de cet appel, ne renoncerons pas face aux menaces et aux violences policières. Nous appelons à l’amplification des mobilisations.

Nous demandons l’arrêt immédiat des travaux et l’abandon définitif du projet de barrage et de tous les projets inutiles.

Nous demandons que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Remi Fraisse. Il faut établir les responsabilités à tous les niveaux.

Nous voulons faire cesser la politique répressive du gouvernement.

Aujourd’hui c’est un manifestant qui a été tué mais nous rappelons que les violences policières font fréquemment des victimes notamment dans les quartiers populaires.

Premiers signataires

ATTAC, Amis de la Terre, Alternatifs, Alternative Libertaire, Ensemble, Europe Écologie Les Verts, Fédération Anarchiste, Jeunes Écologistes, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Ouvrier de France,Parti de Gauche, Union Syndicale Solidaire

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:00

http://www.confusionnisme.info/2014/11/06/rendez-vous-de-soutien-a-kobane-refuses-ou-va-demosphere-paris

Rendez-vous de soutien à Kobanê refusés, où va Démosphère Paris

Par Ornella Guyet

Jeudi 6 Novembre 2014

Engluée dans une ligne campiste, la modération de l’agenda alternatif Démosphère de la région parisienne, très populaire parmi les militants de gauche, a refusé de faire la promotion de la journée mondiale de soutien à Kobanê, au prétexte que la guerre contre Daesh servirait les intérêts de l’impérialisme occidental, décryptage.

Ce week-end, Démosphère Paris a obstinément refusé, malgré de nombreuses demandes, de publier les rendez-vous en lien avec Kobanê, alors même que le premier novembre était une journée mondiale de soutien à la lutte exemplaire du peuple kurde contre Daesh et les régimes oppresseurs de la région. On peut en deviner les raisons en relisant le bandeau d’avertissement qui déjà, le 18 octobre 2014, avait accompagné l’annonce d’une précédente manifestation de solidarité, « cet appel ne dénonce pas le rôle joué par la coalition (Etats Unis, Arabie Saoudite et France) dans l’émergence de l’Etat Islamique. Il ne dénonce pas non plus cette nouvelle guerre impérialiste, et les visées hégémoniques des classes dirigeantes occidentales sur cette région ». Ce n’est pas la première fois que l’agenda militant parisien refuse des rendez-vous en lien avec les luttes populaires dans les pays du Moyen-Orient, notamment en ce qui concerne l’Iran ou la Syrie.

Fait rarissime sur Démosphère Paris, le 18 octobre 2014, un rendez-vous de soutien à Kobanê est accompagné d’une note de la modération émettant des réserves sur sa pertinence.

Dans sa « charte de publication », Démosphère indique que « nous évitons de publier des rendez-vous critiques à l’égard d’ennemis officiels désignés par les pouvoirs et les médias même si, dans certains cas, certains éléments de ces critiques peuvent sembler légitimes ».

S’agissant de l’Iran, le site va plus loin, enjoignant tout organisateur de rendez-vous à prendre position contre la politique occidentale à l’encontre des dirigeants de ce pays, et ce même quand celle-ci n’est pas en cause, « l’Iran est un ennemi désigné de la politique étrangère occidentale et fait face à des menaces militaires graves. Une guerre aurait des conséquences désastreuses pour toute la population. Les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, ont investi des sommes considérables dans sa déstabilisation politique. Nous n’avons aucune sympathie pour le régime en place, et condamnons ses politiques répressives. Mais nous ne publions pas de rendez-vous critiques s’ils ne se démarquent pas clairement et explicitement de cette politique étrangère occidentale et en particulier des menaces d’agression militaire ».

C’est ainsi qu’il est déjà arrivé à Démosphère de refuser des rendez-vous concernant la répression du mouvement syndical, même quand des vies de militants étaient en jeu. Sur la Syrie, la ligne est à peu près similaire et des problèmes se sont également déjà posés.

Le critère obligeant à systématiquement condamner la politique occidentale à l’égard des dirigeants de ces pays, et donc, d’une certaine manière, à devoir prendre leur parti, est tellement restrictif qu’il autorise en effet la modération de Démosphère à refuser en fait tout rendez-vous en lien avec la répression que font subir les Rohani ou Assad à leurs peuples mais qui ne dirait mot de l’impérialisme occidental, même quand celui-ci n’est absolument pour rien dans les atteintes aux droits humains qui ont lieu dans ces pays. On peut dès lors ce demander jusqu’où ce silence voulu est complice des crimes commis par ces régimes.

Sur le Tibet, aucune explication n’est donnée mais un lien renvoie vers un article de l’historien américain pro-Milosevic et négationniste du génocide de Srebrenica Michael Parenti, qui y prend le parti de la Chine contre « le mythe du Tibet ». La version française de cet article, mise en lien sur Démosphère, pointe vers le site confusionniste www.legrandsoir.info, qui a repris une traduction initialement publiée sur le site de Michel Collon.

Cependant, la vigilance de Démosphère Paris atteint vite ses limites. En effet, alors que le site refuse des rendez-vous émanant de mouvements progressistes ou révolutionnaires de ces pays ou de leurs soutiens, il n’hésite pas en revanche à publier ceux proposés par certains de leurs adversaires. Ainsi, entre fin 2007 et aujourd’hui, Démosphère Paris a relayé de très nombreux rendez-vous avec l’historienne stalinienne Annie Lacroix Riz, notamment connue pour sa participation ces dernières années à des initiatives de soutien aux dictatures du monde arabe, sous prétexte d’anti-impérialisme, y compris en compagnie de la négationniste Ginette Hess-Skandrani.

Le 3 septembre 2011, Ginette Hess-Skandrani fait applaudir Annie Lacroix-Riz lors d’un rassemblement de soutien au dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Lors de la dernière Fête de L’Humanité, Démosphère a jugé bon de signaler les débats et les rencontres s’étant tenus au stand du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), le parti de la même Annie Lacroix-Riz, ou un débat sur le Venezuela avec le journaliste belge Michel Collon et l’animateur du site www.legrandsoir.info Viktor Dedaj. Encore plus récemment, l’agenda a proposé un rendez-vous avec Domenico Losurdo, hagiographe de Staline, dont nous avions signalé le caractère problématique dans une brève. Ceci pour l’actualité, car des réseaux antifascistes avaient déjà pointé des problèmes similaires par le passé, notamment en signalant, sans succès, la présence de rendez-vous de l’association conspirationniste www.reopen911.info à la modération de Démosphère.

Pourtant, dans cette même charte qui impose des restrictions drastiques à la publication de rendez-vous de soutien aux oppositions progressistes d’Iran, de Syrie ou d’ailleurs il est écrit que tout rendez-vous proposé doit « être porteur d’un message de progrès social et ne promouvoir aucune forme de domination économique, sexiste ou raciste », et Démosphère souligne en gras le terme « progrès social ». On peut donc légitimement se demander quelle valeur la modération de Démosphère Paris accorde à sa propre charte de publication, dans la mesure où elle refuse justement des rendez-vous pourtant porteurs de ce message mais accepte a contrario de faire la promotion d’individus et organisations militant contre ce même progrès social, dès lors qu’il est susceptible de déstabiliser des régimes autoritaires considérés par eux comme des opposants à l’impérialisme occidental, et peu importe d’ailleurs que ces régimes puissent eux-mêmes avoir des visées impérialistes, notamment au niveau régional.

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