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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:43

Les défenseurs kurdes de Kobani veulent plus de raids aériens (Reuters)

Les défenseurs kurdes de Kobani, ville du nord de la Syrie à la frontière turque en passe de tomber aux mains des djihadistes de l'Etat Islamique, ont demandé Samedi 11 Octobre 2014 à la coalition emmenée par les Etats-Unis de multiplier les raids aériens.

Si la Turquie refuse d'ouvrir sa frontière pour leur permettre d'obtenir des armes, les miliciens kurdes finiront inévitablement par être mis en déroute, a averti pour sa part l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), qui suit l'évolution du conflit par le biais d'un réseau d'informateurs sur le terrain.

La coalition formée à l'initiative de Washington pour combattre l'Etat Islamique a multiplié les raids aériens ces quatre derniers jours. Dans un communiqué, les unités de protection du peuple (YPG) kurdes qui défendent la ville font état de lourdes pertes dans les rangs des djihadistes, mais ajoutent que les raids ont été moins efficaces ces deux derniers jours.

« On a un problème avec les combats de rue. Les avions ne peuvent pas viser une cible qui se trouve entre les maisons », a déploré Esmat al Sheikh, chef du comité de défense de Kobani, joint sur place par Reuters.

« Les raids aériens nous aident, mais l'Etat Islamique ramène des chars et de l'artillerie de l'Est. Nous n'avions pas vu de chars jusqu'ici, mais, hier, on a aperçu des T 57 ».

Les miliciens kurdes assiégés depuis trois semaines n'ont quant à eux reçu aucun renfort. Les assaillants se trouvent à l'est, à l'ouest et au sud de la ville, ce qui ne laisse que la voie turque au nord pour d'éventuelles livraisons d'armes.

L'émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Misturaa, a prié vendredi Ankara de laisser des volontaires leur prêter main forte pour éviter un massacre.

« Notre appel s'appuie sur le principe que l'ONU ne renoncera pas, après Srebrenica, à faire des droits de l'homme une priorité », a-t-il déclaré, évoquant le massacre de huit mille hommes et adolescents en juillet 1995 dans cette ville de Bosnie alors sous protection de l'ONU.

« VOUS SOUVENEZ-VOUS DE SREBRENICA »

« Vous souvenez-vous de Srebrenica ? Nous, oui, nous n'avons pas oublié et nous ne nous le pardonnerons sans doute jamais », a insisté le diplomate suédois.

Les Etats-Unis eux-mêmes reconnaissent que les frappes aériennes ne pourront sans doute pas empêcher la chute de Kobani, ville dont le secrétaire d'état John Kerry a dit qu'elle n'était pas « n objectif stratégique ».

Les représentants de la communauté kurde de Turquie demandent eux aussi à Ankara d'ouvrir un corridor pour permettre l'acheminement de renforts et d'armes à Kobani, aussi appelée Ain al Arab.

Pour le directeur de l'OSDH, Rami Abdelrahman, l'Etat Islamique « reçoit hommes et matériel, alors que la Turquie empêche Kobani d'obtenir des munitions. Malgré la résistance, si les choses restent en l'état, les forces kurdes seront comme une voiture en panne sèche ».

La bataille de Kobani a donné lieu à des manifestations d'une rare violence qui ont fait trente-trois morts en Turquie, où vivent quinze millions de kurdes.

Beaucoup accusent le président Recep Tayyip Erdogan de fermer les yeux sur le sort de leurs frères syriens. Les miliciens kurdes de Kobani sont proches du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement séparatiste qui a combattu la souveraineté turque pendant quarante ans avant d'entamer récemment un processus de paix fragile avec Ankara.

Samedi, de gros nuages de fumée étaient visibles au-dessus de la ville et des tirs retentissaient en permanence dans l'après-midi, selon un correspondant de Reuters posté du côté turc de la frontière.

Selon un responsable militaire de Qamichli, autre secteur de Syrie aux mains de milices kurdes, des milliers de combattants sont disposés à prêter main forte aux défenseurs de Kobani si la Turquie autorise l'ouverture d'un corridor.

« Selon les informations en provenance de Kobani, il n'y pas de problème d'effectifs, mais une pénurie de munitions », dit-il.

D'après les derniers chiffres de l’ONU, sept cent habitants, surtout des personnes âgées, sont coincés dans la ville elle-même et environ douze mille personnes se trouvent à l'extérieur, dans une zone proche de la frontière turque.

L'OSDH fait état de deux cent vingt-six miliciens kurdes et deux cent quatre-vingt-dix-huit combattants de l'Etat Islamique tués depuis le début de l'offensive, à la mi-septembre.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:06

http://www.elmundo.es/cataluna/2014/10/05/54310a6f22601d44248b4573.html

L'assemblée du camp pour le 9 novembre de la Plaza Catalunya décide la levée du camp (Europapress)

L'assemblée du camp pour la défense de la consultation prévue le 9 Novembre a décidé Dimanche 5 Octobre 2014 de lever les trois tentes qui ont été maintenues pendant deux nuits sur la place Catalunya à Barcelone pour « orienter la campagne de désobéissance vers d'autres formes de lutte ».

Dans un communiqué, elle a salué le camp, car « il a réussi à ramener le discours de la désobéissance dans le débat politique, la construction d'un espace qui a rompu avec le discours hégémonique de la patience ».

Elle a qualifié l'action de réussite, « malgré la pression des Mossos d'Esquadra et de la Guardia Urbana », qui a empêché un groupe de jeunes de participer au campement.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 14:55

L’ONU ne veut pas d’un « nouveau Srebrenica » à Kobani (Reuters)

L'émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie a appelé Vendredi 10 Octobre 2014 la Turquie à apporter son aide aux kurdes assiégés par les djihadistes de l'Etat Islamique dans la ville frontalière de Kobani, disant craindre une répétition du massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie.

Staffan di Mistura a notamment demandé à Ankara d'ouvrir sa frontière aux volontaires désireux d'aller aider les miliciens kurdes syriens à défendre Kobani.

Il a rappelé la tragédie de la ville de Srebrenica, où pendant le conflit dans l’ancienne Yougoslavie, les serbes de Bosnie avaient massacré huit mille civils musulmans censément sous la protection de l’ONU.

« Vous vous souvenez de Srebrenica ? Nous, oui. Nous n'avons pas oublié et nous ne nous le pardonnerons sans doute jamais », a dit l'émissaire de l'ONU lors d'une conférence de presse à Genève.

Staffan di Mistura a dit craindre un massacre à Kobani, où en plus des combattants, il resterait cinq cent à sept cent habitants, essentiellement des personnes âgées. Entre dix mille et treize mille personnes seraient par ailleurs massées dans une zone coincée entre la ville et la frontière avec la Turquie.

« Quand il y a une menace imminente contre les civils, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas rester silencieux », a-t-il insisté. « Chacun doit faire tout ce qu'il peut pour empêcher un massacre. J'espère que nous ne verrons pas des gens se faire décapiter ».

La Turquie a positionné des dizaines de chars et de pièces d'artillerie de son côté de la frontière mais elle n'a exprimé aucune intention d'intervenir militairement contre l'Etat Islamique faute d'un accord avec les Etats-Unis et leurs alliés sur les suites à donner au conflit syrien.

Les forces turques empêchent en outre les kurdes de Turquie de franchir la frontière pour prêter main forte aux défenseurs de Kobani, par crainte notamment d'une résurgence de la guérilla kurde sur le territoire turc.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 10:56

http://www.okeanews.fr/20141006-vers-creation-dun-parti-lancien-bras-droit-samaras-membres-serieux-laube-doree?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

Vers la création d’un parti entre l’ancien bras droit du premier ministre Antonis Samaras et des membres « sérieux » d’Aube Dorée

Lundi 6 Octobre 2014

Takis Baltakos, l'ancien secrétaire de cabinet et bras droit du premier ministre Antonis Samaras, prévoit une nouvelle force politique de droite qui pourrait inclure des éléments « sérieux » d’Aube Dorée, selon le journal Ethnos.

Takis Baltakos a été contraint de démissionner en avril 2014 après la diffusion par Aube Dorée d'une vidéo le montrant dans ce qui semblait être une conversation amicale dans son bureau parlementaire avec le député et porte-parole d’Aube Dorée Ilias Kasidiaris.

Selon Ethnos du dimanche, Takis Baltakos espère créer son parti en février 2015 au plus tard.

Le journal affirme également qu’Ilias Kasidiaris, actuellement en détention provisoire ainsi que d'autres dirigeants d’Aube Dorée, seraient impliqués dans cette aventure.

Le leader d’Aube dorée Nikos Michaoliakos, qui, avec d'autres personnalités d’Aube Dorée, est considéré par ceux qui planifient la nouvelle entité comme de l'histoire ancienne, serait exclu du nouveau parti.

Depuis sa démission du poste le plus important dans l'entourage du premier ministre Antonis Samaras, Takis Baltakos n'a fait aucun secret de ses plans politiques.

Interrogé en août 2014 s’il formerait un nouveau parti, il avait dit que « le moment venu, tout aura été fait ».

Dans un entretien avec To Vima en août 2014, Takis Baltakos, qui a décrit l'église orthodoxe et les forces armées comme les « piliers de la nation », a déclaré qu'il était impératif pour la Nouvelle Démocratie de se tourner vers la droite pour regagner les 16,5% de l'électorat qui se trouvent à l'extrême.

« C'est la seule façon. Si la Nouvelle Démocratie ne se tourne pas vers la droite pour absorber la majorité des électeurs de droite, cette lacune sera comblée. Le conte de fées de la gauche doit se terminer. Il est temps d'exonérer à la droite sa culpabilité injustifiée », a-t-il dit.

Il envisage une version grecque d'un « parti gaulliste », qui serait dirigé par un militaire. « Il devrait être une forte personnalité, entre Charles de Gaulle et Alexandros Papagos ».

Dans son interview pour To Vima, Takis Baltakos a confirmé qu'il avait rencontré l'ancien chef grec de l'état-major de l'armée Frangoulis Frangos, qui est connu pour ses opinions tranchées sur les questions nationales, mais n'a donné aucun détail sur le contenu de leurs entretiens.

Avec d'autres chefs militaires, Frangoulis Frangos a été retiré de son poste en novembre 2011, peu de temps avant que le premier ministre Georges Papandréou fut contraint de démissionner en tant que premier ministre. To Vima a plus tard lié le remplacement des hauts gradés du pays avec un coup d'état « qui n’a pas eu lieu ».

Le mois dernier, le journal des rédacteurs avait révélé que Takis Baltakos maintenait des lignes de communication directes avec Aube Dorée, au point même d'orienter le parti néo nazi sur la façon de voter au parlement et de féliciter ses députés pour leur comportement turbulent.

La possibilité de la Nouvelle Démocratie de former une coalition avec une Aube Dorée « plus sérieuse » dorée avait été abordée par le journaliste Babis Papadimitriou de Skai TV, le 11 septembre 2013, un jour avant que les voyous de l'Aube Dorée n'agressent des membres du parti communiste à Perama et cinq jours avant qu'un membre du parti néo nazi ne poignarde à mort Pavlos Fyssas.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 10:11

http://www.zamanfrance.fr/article/manifestations-kurdes-akp-hdp-unis-dans-condamnation-violences-12709.html

Manifestations kurdes, AKP et HDP unis dans la condamnation des violences

Les manifestations pro kurdes qui ont éclaté cette semaine en Turquie face à la non-intervention d’Ankara dans la ville de Kobané où les militants de Daesh progressent ont remué la classe politique. L’AKP et le HDP ont appelé à cesser les violences, d’autant plus que vingt-neuf personnes ont trouvé la mort dans les protestations.

Le chef de l'Etat, Recep Tayyip Erdogan, a publié un communiqué Jeudi 9 Octobre 2014 où il a déclaré que les manifestations visent à saboter le processus de paix en cours avec les kurdes.

Il se dit désolé pour la mort des vingt-neuf personnes. Recep Tayyip Erdogan ajoute que de nombreux bâtiments, magasins et transports municipaux ont été gravement endommagés à cause des manifestations dont la cause, dit-il, n'a absolument rien à voir avec la question de Kobané.

« Il est évident que cette pièce qui est en train de se jouer a pour objectif de saboter le processus de paix et notre ancienne fraternité, et de bousculer un climat de paix dans l'est et le sud-est », a-t-il dit, appelant au bon sens et à la patience. « Notre état combattra avec efficacité la violence, le vandalisme et la spoliation dans le cadre de la démocratie et de la loi », a ajouté Recep Tayyip Erdogan.

« Nous ne tolérerons pas la violence au nom du processus de paix »

Mercredi 8 Octobre 2014, les leaders turcs ont tenu un sommet sur la sécurité alors que le groupe Daesh se rapprochait de plus en plus du centre de la ville frontalière de Kobané. A l'issue de cette rencontre de trois heures et demie, le premier ministre Ahmet Davutoglu a promis que les responsables des violences devraient répondre de leurs actions, avant d'ajouter que les forces de sécurité avaient pris des mesures pour maintenir « l'ordre public. Nous ne sacrifierons pas le processus de paix pour le vandalisme. Mais nous ne tolérerons pas non plus la violence au nom du processus de paix », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Selahattin Demirtas appelle à éviter les violences

Quant au leader du parti démocratique du peuple (HDP) pro-kurde, Selahattin Demirtas, il a appelé les manifestants et les forces de la sécurité à éviter les violences. « Un grave danger de provocation et de massacre est apparu », a déclaré l'homme politique lors d'une conférence de presse dans la province de Diyarbakir. « La violence doit cesser des deux côtés ».

Après s'être entretenu avec les responsables du parti ainsi que le vice-premier ministre Yalçin Akdogan, Selahattin Demirtas a déclaré que le leader emprisonné du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, avait également conseillé la retenue.

Selahattin Demirtas a défendu l'appel du HDP à manifester contre les attaques de Daesh à Kobané, mais a insisté sur le fait que le parti n'avait jamais appelé à la violence.

Les violences font pression sur le travail de résolution de la question kurde

Au total, ce sont vingt-neuf personnes qui ont été tuées à travers la Turquie au cours des manifestations sur les trois derniers jours, poussant les autorités à proclamer un couvre-feu dans six provinces.

Ces violences font pression sur le travail de résolution du problème kurde de la Turquie.

Selahattin Demirtas a condamné les déclarations du gouvernement selon lesquelles le sort de Kobané et le processus de paix étaient deux choses différentes. Le gouvernement turc « avait dit à plusieurs reprises que ce qui se passait en Syrie était un problème interne à la Turquie. Mais quand il s'agit de Kobané, ils nous demandent pourquoi on s'occupe d'une affaire qui a lieu dans un autre pays comme d'une question interne », a-t-il rappelé.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:51

http://www.pajumontreal.org/paju_fr/?/QUE-CESSE-L-OCCUPATION-PAJU-No-709-12-septembre

Le syndicat des étudiants universitaires de l’Ontario adhère au BDS

Vendredi 12 Septembre 2014

La section ontarienne de la fédération canadienne des étudiants a pris la décision de se joindre au mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanction (BDS) contre Israël lors de son assemblée générale annuelle.

L’union des étudiants de l’Ontario qui représente trois cent mille étudiants dans cette province du Canada, a voté à l’unanimité l’adoption de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanction (BDS) selon l’une des responsables du comité exécutif, Anna Goldfinch.

La résolution, entre autres « soutient un certain nombre de tactiques de solidarité qui ont été demandées par la société civile palestinienne», a indiqué Goldfinch à la presse canadienne.

Le président du syndicat des étudiants de l’université Ryerson, Rajean Hoilett, qui a mis en avant cette résolution, a demandé à l’ensemble des enseignants et des étudiants de l’Ontario de « refuser de se faire les complices des crimes de guerre commis par Israël ».

Cette organisation organisera dans les prochaines semaines de nombreuses rencontres où les étudiants pourront faire entendre leur voix sur la question.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:40

https://www.ensemble-fdg.org/content/podemos-entretien-avec-un-militant

Podemos, entretien avec un militant

Vendredi 5 Septembre 2014

Il faudrait certainement cesser de réfléchir exclusivement en termes électoralistes. Une stratégie politique et ses évolutions tactiques doivent s'inscrire dans une compréhension de la période historique concrète. Une majorité de citoyens urbi et orbi ne se reconnaît plus dans le système représentatif, qui reproduit inlassablement des comportements politiques qui vont à l'encontre de l'idéal démocratique. Les oligarchies et classes politiques ne répondent plus aux attentes et besoins collectifs. Ce faisant, elles rendent service par leur inefficacité aux pouvoirs dominants.

Il est temps de repenser fondamentalement les choses, avec comme axes stratégiques et de programme politique une démocratie directe et participative. C'est en cela que le combat pour une sixième république peut être mobilisateur.

Podemos est une construction politique efficace qui renoue avec des pratiques révolutionnaires qu'on peut résumer à l'expression « pouvoir populaire ». C'est-à-dire que les choses ne se jouent plus entre quatre murs et professionnels de la politique, mais que la parole et les décisions reviennent à la base et au sein du mouvement social. C'est un choix politique qui permet le renouvellement, le débat, et qui permet de faire participer les éléments dynamiques d'une société. Podemos a permis en Espagne de mettre à la retraite les bureaucrates sclérosés qui empêchaient la construction d'une alternative et a obligé les militants conséquents à s'adapter aux nécessités du moment historique.

Depuis leur excellent résultat aux élections européennes, Podemos a initié un processus politique en s'associant aux militants d’Izquierda Unida afin de commencer à préparer la bataille des élections municipales et régionales. Une alliance a été scellée, Ganemos, ce qui veut dire Gagnons. A l'heure qu'il est, une douzaine de villes ont des collectifs de travail Ganemos, dont Madrid, Barcelone et Malaga. Les derniers sondages les donnent en troisième position derrière le Parti Populaire et le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol qui ont perdu leur hégémonie. L'adhésion à Ganemos ne cesse de progresser dans toutes les régions. Il est intéressant de constater que Ganemos réussit à recruter dans tous les secteurs de la société.

Il ne faut jamais copier, juste s'inspirer. Les expériences politiques en Grèce, en Espagne, au Portugal sont beaucoup plus que des objets d'étude intéressants. C'est, à mon sens, la configuration des recherches d'alternative afin de dépasser les vieilles pratiques politiques qui ne fonctionnent plus. Si Podemos a surgi, c'est aussi parce que des militants d'organisations classiques ont su rompre avec leurs histoires partidaires ou organisationnelles pour retourner travailler à la base et en lien avec des nouveaux acteurs sociaux. Une sorte de révolution culturelle, si tu veux. Ces camarades ont su s'inspirer des mouvements sociaux d'autres latitudes, en particulier l'Amérique Latine, et adapter aux conditions de leur pays des nouvelles formes d'intervention politique. Ils ont compris déjà que tout ce qui parvient au pouvoir actuellement reste soumis aux règles dominantes du néo-libéralisme. Tant que le cadre global n'aura pas changé les institutions, un Olivier Besancenot ou un Jean Luc Mélenchon à la présidence de la république sera pris dans le piège du système. L'objectif aujourd'hui n'est plus seulement de gagner des élections, il est bien de changer le système néo-libéral. Cela ne peut se faire qu'avec la participation directe du peuple.

Il faut par ailleurs cesser d'avoir peur d'une révolution sociale, compte tenu du contexte actuel en France, cela devient une nécessité. Par simple inertie, les néo-fascistes locaux risquent d'arriver au pouvoir. Militer au quotidien et là où cela chauffe peut poser difficulté.

Si on veut que cela change, il nous faut une radicalité militante. Les réunions d'information, les débats et la participation aux élections ne suffiront jamais à faire progresser notre cause commune. Et puis, tant qu'on y est, il serait grand temps de cesser avec les sectarismes et les esprits de chapelle.

Des propos de Pedro Manuel Enriquez Rivera recueillis par Félicien Breton.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:24

http://en.firatajans.com/news/news/urgent-call-for-help-from-kobane-1.htm

Appel urgent à l'aide pour Kobanê (Firat News Agency)

Jeudi 9 Octobre 2014

Au vingt-troisième jour des attaques d’EIIL sur la ville de Kobanê du Kurdistan Ouest, Rojava, de violents affrontements se poursuivent sur trois fronts, les combattants des YPG mènent une résistance historique contre les bandes d’EIIL qui attaquent en permanence la ville.

Dans la troisième semaine d'attaques intensifiées sur Kobanê, les bandes d’EIIL ont ces derniers jours commencé à lancer des attaques sur le passage de la frontière de Kobanê à Mürşitpınar. Avec ces attaques, les bandes visent à prendre le passage de la frontière afin de compléter l'encerclement de la ville pour commettre un massacre contre les populations locales et bloquer l'accès de l'aide humanitaire dans la ville.

Les correspondants de l’agence de presse Hawar (ANHA) sur le terrain ont rapporté que les combats entre les combattants des YPG et les bandes d’EIIL sont devenus plus féroces aujourd'hui à midi.

Les intenses affrontements sur le front de l'est se sont propagés vers le sud où les bandes d’EIIL préparent une nouvelle vague d'attaques. Les correspondants signalent également que les bandes ont concentré leurs attaques sur le passage de la frontière depuis le début de la matinée.

Selon les informations fournies par les dirigeants du canton de Kobanê, des milliers de civils dans la ville seront confrontés à un massacre imminent si la seule porte menant à l'extérieur de la ville tombait sous le contrôle des bandes.

Le porte-parole de l’administration du canton de Kobanê, Mahmoud Besar, a déclaré que les habitants de la ville vont résister jusqu’à la fin, dans tous les cas, en notant que des milliers de civils qui se sont récemment installés dans la ville après l'évacuation des villages pour des raisons de sécurité ont besoin d’une aide d’urgence.

Soulignant que les besoins fondamentaux des civils dans Kobanê, qui est actuellement sous embargo et assiégée, ne sont pas respectés, Mahmoud Besar a appelé à l'aide humanitaire d'urgence des institutions et des établissements kurdes et internationaux.

Mahmoud Besar a dit que « des milliers de personnes sont venues au centre-ville après avoir tout abandonné dans leurs villages qu’elles ont été forcées de quitter pour des raisons de sécurité. Les besoins fondamentaux de la population ne sont pas satisfaits en raison de l'embargo et du siège. Les civils ont un besoin urgent de nourriture, d’eau, de vêtements, de médicaments et de couvertures ».

Les habitants de Kobanê continueront la résistance, même s'ils sont laissés sans nourriture et sans eau, a souligné Mahmoud Besar.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 19:47

http://www.petitions24.net/solidarite_avec_les_palestiniens

Solidarité avec les palestiniens, pour l’abandon des poursuites

Cet été, l’état d’Israël a conduit une nouvelle offensive meurtrière contre la bande de Gaza. Le bilan de cinquante jours de bombardements et d’opérations terrestres est édifiant, près de deux mille deux cent morts, onze mille blessés, des dizaines de milliers de bâtiments partiellement ou totalement détruits et plus de cinq cent mille déplacés, soit trente pour cent de la population.

Révoltés par cette agression, mais aussi par la position des autorités françaises qui ont, dans les premiers jours de l’offensive, déclaré leur soutien à l’état d’Israël avant d’essayer en vain de corriger le tir en dénonçant timidement la violence des bombardements, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, à de multiples reprises, dans de nombreuses villes de France.

Le gouvernement Hollande Valls, soucieux de ne pas fâcher le pouvoir israélien et inquiet de constater le développement de la mobilisation malgré la période estivale, a alors entrepris de s’attaquer frontalement à celle-ci. Il n’a pas hésité à pratiquer de scandaleux amalgames et à laisser entendre que la solidarité avec les palestiniens portait en elle l’antisémitisme. Puis, comme cela ne suffisait pas, les autorités ont décidé d’interdire certaines manifestations, notamment à Paris.

Nous avons été nombreux à protester contre ces interdictions, une atteinte grave, au nom de prétextes fallacieux, aux droits élémentaires et aux libertés fondamentales. Nous avons été d’autant plus révoltés d’apprendre qu’Alain Pojolat, membre du NPA, qui était en contact, au nom de nombreuses organisations, avec la préfecture pour les manifestations parisiennes, était convoqué par la justice le 22 octobre prochain sous prétexte d'avoir organisé des « manifestations illégales ».

Nous exigeons que les poursuites contre Alain Pojolat soient immédiatement levées, manifester est un droit et même, dans certaines circonstances, un devoir, et il est scandaleux que quiconque puisse être condamné pour avoir voulu exercer ce droit.

Nous demandons en outre que les poursuites contre celles et ceux qui ont participé ou organisé les manifestations de cet été, ou qui s’investissent dans la campagne de boycott d’Israël, soient abandonnées, et exigeons l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie qui criminalise le boycott.

La solidarité est un droit, ce n’est pas un délit

Premiers signataires

Gilbert Achcar, professeur, université Paris VIII et université de Londres ; Giorgio Agamben, philosophe ; Tariq Ali, écrivain ; Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière ; Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble ; Alain Badiou, professeur émérite, Ecole Normale Supérieure ; Etienne Balibar, professeur émérite, université de Paris-Ouest ; Tarek Ben Hiba, président de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives ; Alain Bertin, inculpé BDS Alençon ; Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste) ; Nicolas Bouchaud, comédien, metteur en scène ; José Bové, député européen ; Rony Brauman, médecin, enseignant ; Michel Broué, mathématicien ; Carmen Castillo, cinéaste ; Samuel Churin, comédien ; Philippe Corcuff, maître de conférences, IEP de Lyon ; Christine Coulon, inculpée BDS Alençon ; Eli Domota, secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe et porte-parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon ; Alain Gresh, journaliste ; Salah Hamouri, militant franco-palestinien, ancien prisonnier de l'état d'Israël ; Eric Hazan, éditeur ; Stathis Kouvelakis, universitaire, membre de la direction de SYRIZA ; Alain Krivine, ancien député européen ; Arlette Laguiller, Lutte Ouvrière ; Pierre Laurent, Parti Communiste Français ; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ; Jean-Claude Lefort, ancien député du Parti Communiste Français ; Patrick Le Hyaric, Parti Communiste Français ; Claude Leostic, présidente de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, chercheur au CNRS ; Michael Lowy, chercheur retraité du CNRS ; Chantal Mallet, inculpée BDS Alençon ; Noel Mamère, député ; Jean-Luc Melenchon, Parti de Gauche ; Daniel Mermet, journaliste ; Jo Montier, inculpé BDS Alençon ; Philippe Pignarre, éditeur, président de la société Louise Michel ; Didier Porte, humoriste et chroniqueur ; Philippe Poutou, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste ; Jacques Rancière, professeur émérite à l'université de Paris VIII. Shlomo Sand, historien israélien ; Thomas Sommer-Houdeville, flottille pour Gaza ; Michel Warschawski, militant anti-guerre israélien

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 19:16

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/05/l-escalade-d-ulcan-hacker-sans-foi-ni-loi_1115523

L’escalade d’Ulcan, hacker sans foi ni loi

Par Pamela Chatain

Dimanche 5 Octobre 2014

Après la mort du père d’un journaliste harcelé par le pirate informatique, une nouvelle information judiciaire a été ouverte par la justice.

A Paris, des juges d’instruction vont enquêter sur les actes de malveillance imputés au hacker Grégory Chelli, trente-deux ans, alias Ulcan, « militant sioniste » revendiqué, ancien membre de la Ligue de Défense Juive (LDJ), basé à Ashdod en Israël. Outre le dossier ouvert mi-août 2014 sur ses piratages informatiques de sites pro-palestiniens et surtout du pure player www.rue89.com, sur ses tentatives contre Libération, Mediapart ou i-Télé, une nouvelle information judiciaire vise ses attaques personnelles, ses divulgations de données privées et ses prétendus « canulars hardcore » téléphoniques. Pour se venger d’un portrait de lui sur www.rue89.com l’ayant énervé, Grégory Chelli s’en est pris à l’auteur de l’article, Benoît Le Corre, et au cofondateur du site Pierre Haski. Suivant sa tactique habituelle, Ulcan se procure des renseignements sur ses cibles par un coup de fil dans un commissariat. Il se fait alors passer pour un officier de la BAC, fournit un nom de code genre « TN 812 aux Lilas » et, rompu au jargon flic, demande « une vérification TAJ » (Traitement des Antécédents Judiciaires) avec un aplomb tel que le brigadier de permanence lui donne tous les éléments de la fiche. Grégory Chelli s’empresse de les divulguer sur son compte twitter et de diffuser, sur son site baptisé Violvocal, les enregistrements de ses « canulars » de très mauvais goût. Après Dieudonné, Alain Soral ou Tariq Ramadan, Ulcan a, selon un enquêteur, « piégé une gardienne de la paix de Marseille pour obtenir la fiche TAJ de Djamel Debbouze et de sa compagne ».

Infarctus. Pire, Grégory Chelli a appelé les parents du journaliste Benoît Le Corre pour leur faire croire que leur fils était mort. Puis, le hacker a utilisé, selon une technique de piratage, le numéro de téléphone du père et a usurpé son identité pour annoncer au commissariat de Dammarie-les-Lys qu’il venait de tuer sa femme et son fils. Ce qui a provoqué une intervention de police au domicile familial en pleine nuit, puis une crise cardiaque du père, qui a plongé dans le coma avant de succomber, la semaine dernière. Certes, comme l’a dit Pierre Haski, patron de www.rue89.com, « le père de Benoît était une personne à hauts risques, selon les médecins, mais il est difficile de ne pas faire le lien avec le stress éprouvé les jours précédant cet infarctus ». Les juges vont s’intéresser aux circonstances de ce décès dans le cadre fixé par le parquet de Paris de « violences volontaires avec préméditation ayant entraîné la mort ».

D’autres délits attribués à Grégory Chelli sont visés dans la procédure confiée à la Brigade de Répression de la Délinquance contre les Personnes (BRDP), tels que les « dénonciations de crimes imaginaires ou la diffusion de documents portant atteinte à l’intimité de la vie privée ».

Pierre Haski lui-même fit les frais des manœuvres détestables d’Ulcan, qui a piqué son identité et son numéro pour appeler en août le commissariat du dixième arrondissement de Paris, « j’ai tué ma femme. Je suis retranché chez moi avec une arme et si je vois des flics, je leur tire dessus ». L’immeuble et la rue de Pierre Haski, pris pour « un dangereux forcené », ont été bouclés par la police.

Mer Morte. A son tour, le numéro deux de la Brigade d’Enquêtes sur les Fraudes aux Technologies de l’Information (BEFTI), saisie par un juge afin de traquer le hacker pour ses « accès frauduleux, modification de données et entraves au fonctionnement » d’un système de traitement automatisé de données, a été harcelée au téléphone par Grégory Chelli qui s’est filmé, « torse nu, bronzé et moite, kippa sur la tête, sous le cagnard », explique une source proche du dossier. Les enquêteurs l’ont localisé à Ashdod « grâce aux adresses IP qu’il utilise et à la téléphonie ». Ils ajoutent que « Grégory Chelli détient également des comptes bancaires à Ashdod » abondés notamment par les revenus d’un site pornographique qu’il avait monté en Roumanie en 2010. Une équipe de « complément d’enquête » est d’ailleurs allée l’interwiever dans cette station au bord de la Mer Morte.

« Fumeur de joints », selon ses aveux à Libération, à l’ego démesuré, Grégory Chelli se prend pour le plus gros hacker de tous les temps et se sent intouchable en Israël qui n’a pas de convention d’extradition avec la France. Il n’empêche que « la coopération franco-israélienne fonctionne plutôt bien », si l’on en croit un magistrat, et que des « négociations diplomatico-politico-judiciaires ont déjà abouti », avec la livraison à Paris en France par Tel-Aviv de l’escroc de haut vol Gilbert Chikli, rattrapé à Ashdod, et de Cyril Astruc, arnaqueur supposé à la taxe carbone.

Rectificatif. Suite à la publication de cet article, Lorraine Gay, avocate de Cyril Astruc, apporte le rectificatif suivant, « sans m’attarder sur la présentation rapide et lapidaire de Cyril Astruc dans le cadre d’un article sur un personnage tel qu’Ulcan, vous citez surtout son nom à titre d’exemple de la coopération franco-israélienne en matière d’extradition, évoquant sa livraison aux autorités françaises. Or, Cyril Astruc, arnaqueur supposé à la taxe carbone comme vous le qualifiez, s’est rendu de son propre chef en janvier 2014 aux autorités françaises, sans extradition ni livraison quelconque par Israël, de sorte que ce que vous écrivez à ce sujet est erroné ».

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