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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 18:08

http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/27/abdallah-darabie-al-sissi-autres-amis-charlie-257337

Abdallah d’Arabie, al Sissi et autres amis Charlie

Par Daniel Schneidermann

Mardi 27 Janvier 2015

Avec cette affaire grecque, je m’aperçois que j’ai perdu de vue, quelques heures, mes amis Charlie. Ils vont bien, je vous rassure. Quelques-uns étaient rassemblés, le week-end dernier, à Riyad, charmante localité d’Arabie Saoudite, pour présenter leurs condoléances après la mort d’un vrai pote Charlie, le roi Abdallah.

Comme tous les défunts, il était évidemment pourri de qualités, dont une éminente, c’était un discret soutien de la cause des femmes, comme l’a affirmé une connaisseuse, la directrice générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde.

Le roi Abdallah, quatre-vingt-onze ans, était-il vraiment Charlie ? Il n’avait envoyé à la manifestation parisienne du Dimanche 11 Janvier 2015 que le numéro deux du ministère des affaires étrangères saoudien. C’est mieux que rien. Mais on peut accepter ses excuses, pour cause de problème de santé.

Vraiment rigolos, ces saoudiens

A Riyad, réunis dans l’affliction, il y avait les vrais amis. Il y avait Barack Obama. Il y avait aussi François Hollande, qui ne sait plus où donner de la tête.

Il n’a cessé d’être Charlie que pour devenir Syriza. Bref, tout va si vite qu’il n’est pas sûr qu’il ait eu le temps, à Riyad, avec ses amis, d’évoquer le cas d’un autre ami Charlie.

C’est un blogueur. Il s’appelle Raif Badawi. Oui, il y a des blogueurs, en Arabie saoudite. Sans doute pas énormément, car c’est une activité à risque. Raif Badawi vient d’être condamné à une peine de mille coups de fouet, pour différentes raisons, dont une blague assez salée, il a remercié les autorités religieuses du pays d’interdire la célébration de la Saint Valentin, permettant ainsi à tous les saoudiens d’accéder au paradis. Pas très responsable, cette blague, surtout qu’il subsiste, dans les tribunaux saoudiens, quelques non Charlie.

Ils l’ont condamné, donc, à mille coups de fouet, mais pour plus d’efficacité, par paquets de cinquante. Après chaque paquet, on attend que le dos du condamné ait cicatrisé, et puis on reprend. Le dos du blogueur cicatrisant plus lentement que prévu, la peine est pour l’instant suspendue. Ils sont vraiment rigolos, ces saoudiens. On comprend que François Hollande, qui apprécie l’humour, se soit précipité là-bas.

Pas en reste, les égyptiens

A Riyad, François Hollande a aussi croisé un autre ami, le chef de l’état égyptien, le maréchal al Sissi. Ils ont eu un entretien de trois quarts d’heure.

Souvenirs, quatre ans déjà, depuis le printemps arabe, qui a fait passer l’Egypte de l’ombre de la dictature, à la lumière de la démocratie, un pays où il fait bon vivre, où on respire mieux. Ce qui n’interdit pas de respecter les convenances.

Dans sa grande sagesse, et pour observer le deuil de circonstance après la mort du roi Abdallah, le maréchal al Sissi a fait interdire en Egypte toutes les manifestations commémorant la révolution. Les égyptiens ont bien compris.

Sauf quelques-uns, qui se sont obstinés à vouloir manifester Dimanche 25 Janvier 2015, bilan, douze morts, presque tous des frères musulmans.

Je dis presque tous, car il y a aussi le cas de Shaïmaa al Sabbagh, dirigeante d’un petit parti de gauche laïc, qui avait décidé de manifester la veille, justement pour ne pas défiler avec les frères musulmans. L’idée était d’aller fleurir la place Tahrir.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:49

Angela Merkel et la Banque Centrale Européenne (BCE) durcissent le ton envers la Grèce (Reuters)

La chancelière allemande Angela Merkel a répété Samedi 31 Janvier 2015 qu'il n'était pas question d'effacer une partie de la dette grecque tandis qu'un responsable de la Banque Centrale Européenne (BCE) a menacé de couper les fonds aux banques grecques si Athènes ne prolongeait pas son programme d'aide.

La BCE et l'Allemagne, premier payeur de la zone euro, sont nerveuses depuis la large victoire dimanche dernier du parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, qui a promis à ses compatriotes la fin de « l’humiliation et de la souffrance » après cinq années d'austérité.

Le nouveau premier ministre a aussi affiché son intention de renégocier les accords conclus par ses prédécesseurs avec la troïka des créanciers de la Grèce, la commission européenne, la BCE et le Fonds Monétaire International (FMI), et d'effacer une partie de la dette du pays, qui dépasse trois cent vingt milliards d'euros, soit cent soixante-quinze pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB).

Angela Merkel a une nouvelle fois rejeté catégoriquement une telle hypothèse.

« Il y a déjà eu un abandon de créance volontaire de la part de créanciers privés, la Grèce a déjà été exemptée de milliards d'euros par les banques. Je n'imagine pas un effacement de dette supplémentaire », a déclaré la chancelière au journal allemand die Welt.

« L'Europe va continuer à manifester sa solidarité envers la Grèce, comme envers les autres pays qui ont particulièrement souffert de la crise, à condition que ces pays fassent les réformes et les économies nécessaires », ajoute-t-elle dans un entretien publié samedi.

La Grèce, qui ne peut toujours pas emprunter sur les marchés en raison des taux d'intérêt élevés, a assez de liquidités pour couvrir ses besoins pendant les deux prochains mois mais elle a une échéance de remboursement de dette d'environ dix milliards d'euros qui se profile l'été prochain.

LA BCE POURRAIT COUPER LES FONDS

Sans le soutien des bailleurs de fonds internationaux, elle risque donc de replonger dans une grave crise financière.

Lors d'un entretien avec le président de l’euro groupe, Jeroen Dijsselbloem, vendredi, le nouveau ministre grec des finances Yanis Varoufakis n'en a pas moins dit son refus de prolonger le programme d'assistance financière d'Athènes et de coopérer avec la mission d'inspection de la troïka.

L'actuel programme d'aide à la Grèce expire le 28 février 2015. Yanis Varoufakis doit être reçu dimanche par son homologue français Michel Sapin, au surlendemain d'un entretien entre François Hollande et Angela Merkel qui ont fait part de leur « convergence » sur le dossier grec.

La BCE a de son côté annoncé que les obligations souveraines grecques ne seraient pas éligibles au programme de rachat d'actifs qu'elle vient de dévoiler, la dette grecque étant toujours classée par les agences de notation en catégorie spéculative.

En revanche, la banque centrale peut prêter de l'argent aux banques grecques puisque le pays bénéficie d'un programme d'aide.

Erkki Liikanen, membre du conseil de gouvernance de la BCE, a cependant prévenu samedi que l'institution monétaire pourrait fermer les robinets si le programme, déjà étendu de deux mois, n'est pas prolongé.

« Le programme étendu expirera à la fin février 2015 donc il faut trouver une solution, sans quoi nous ne pourrons pas continuer à prêter de l'argent aux banques », a déclaré Erkki Liikanen, qui est aussi gouverneur de la banque centrale finlandaise, à la chaîne publique YLE.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:28

Les espagnols manifestent en masse contre l’austérité (Reuters)

Des dizaines de milliers d’espagnols ont investi les rues de Madrid Samedi 31 Janvier 2015 à l'appel du parti anti austérité Podemos, qui espère suivre l'exemple du parti de la gauche radicale Syriza en Grèce lors des prochaines élections législatives.

Aux cris de « oui, nous le pouvons » et « tic tac tic tac », les manifestants ont rappelé au président du gouvernement conservateur Mariano Rajoy que les sondages donnent le parti de gauche Podemos en tête des intentions de vote en vue des élections régionales en mai 2015 et des élections législatives en novembre 2015.

Le rassemblement de samedi est le plus grand jamais organisé par le parti issu du mouvement des indignés, fondé il y a un an à peine par l'universitaire Pablo Iglesias.

« Les gens en ont marre de la classe politique », a déclaré Antonia Fernandez, une retraitée de soixante-neuf ans, expliquant qu'elle votait jusqu'alors pour le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol mais que celui-ci s'est discrédité à cause de sa gestion de la crise économique et de son soutien aux mesures d'austérité.

« Si nous voulons avoir un avenir, il nous faut des emplois », a-t-elle conclu.

Après sept années de crise profonde, l'Espagne est un des pays de la zone euro qui bénéficie de la croissance économique la plus soutenue mais ces bonnes statistiques ne se traduisent pas encore de manière significative sur le niveau de vie de la population, alors qu'environ un Espagnol sur quatre est au chômage.

« QUI A DIT QUE C'ÉTAIT IMPOSSIBLE »

Dans ce contexte, la promesse du nouveau premier ministre grec Alexis Tsipras de mettre fin à « l'humiliation et à la souffrance » trouve un fort écho en Espagne.

S'adressant à ses partisans sur la place Puerta del Sol, Pablo Iglesias a promis que 2015 serait « l’année du changement » pour l'Espagne.

« Le vent du changement commence à souffler sur l'Europe », a déclaré en grec le leader de Podemos, âgé de trente-six ans.

« Qui a dit que c'était impossible », a-t-il poursuivi en espagnol. « La Grèce a maintenant un gouvernement du changement. Il y a eu plus de choses faites en Grèce en six jours qu'au cours des années précédentes ».

Comme Syriza en Grèce, Podemos espère faire exploser le système bipartisan qui a dominé la vie politique espagnole depuis le rétablissement de la démocratie en 1975 en fédérant les déçus du socialisme et du communisme.

Pablo Iglesias s'est une nouvelle fois présenté samedi comme la seule alternative au parti conservateur de Mariano Rajoy lors des prochaines élections législatives, « ce sera Podemos ou le Parti Populaire », a-t-il martelé.

Selon un sondage réalisé à la fin de l'année dernière, une personne sur quatre qui dit avoir voté pour le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol lors du dernier scrutin parlementaire, en 2011, a l'intention de donner sa voix à Podemos lors du prochain.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:54

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/29/dans-kobane-liberee-mais-detruite_4565888_3218.html

Dans Kobané, libérée mais détruite

Par Louis Imbert, envoyé spécial du Monde à Kobané

Jeudi 29 Janvier 2015

Pour entrer dans Kobané depuis la frontière turque, il faut enjamber les rails de la ligne entre Berlin et Bagdad. On passe des militaires turcs aux miliciens kurdes en longeant le flanc d’une gare ottomane, qui a longtemps été la principale curiosité de la ville. Derrière une porte de métal s’ouvre l’avenue des Douanes, ce qu’il en reste, du ciel entre deux rangées de bâtiments crevés, de piliers nus et de toitures écroulées au sol. A deux cent mètres au sud, sur le rond-point de la place de la Paix, il y a deux gros oiseaux de bétons blanchis à la chaux, presque intacts. Ils ont miraculeusement échappé au désastre.

Les djihadistes de l’Etat Islamique se sont battus de la fin septembre 2014 à novembre 2014 pour couper cette voie de ravitaillement vitale pour la ville, qui comptait avant la guerre quelque soixante-dix mille habitants. Puis ils ont été repoussés vers l’est, rue par rue, durant plus de deux mois. Les unités de protection du peuple (YPG), affiliées au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), séparatiste, interdit en Turquie, aidées de peshmergas venus du Kurdistan irakien et de rebelles arabes de l’Armée Syrienne Libre (ASL), les y ont contraints.

Ils ont reçu l’appui de plus de sept cent frappes aériennes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Soit près des trois quarts des bombardements qui ont visé l’Etat Islamique en Syrie.

« Nous sommes heureux et fiers »

Les YPG affirment avoir chassé, depuis Mardi 27 Janvier 2015, les derniers djihadistes du quartier de Mektele, à l’extrémité sud-est de la ville. Elles revendiquent « une victoire pour l’humanité, une victoire contre la barbarie et la brutalité de Daech ».

Depuis la place de la Paix, ce qui reste de Kobané se situe à main droite, dans une poche qui représente un peu plus d’un dixième de la ville, les quartiers ouest, où vivent tous les civils.

Des combattants y passent en voiture, visages plombés de fatigue, levant des trombes de poussière. Parmi eux, on aperçoit un adolescent qui n’a probablement pas quinze ans, en uniforme, une kalachnikov en main. Le reste de la ville est en ruines.

Sur l’avenue qui mène à Jarablous, à l’ouest, Faradoun, treize ans, traîne dans le magasin d’un parent mécanicien. Les garages de l’avenue ont été transformés en manufactures d’armes.

Faradoun est resté en ville durant tout le conflit, il a travaillé à l’atelier. Il s’apprête à aider à nettoyer la carcasse d’un canon anti aérien soviétique, partiellement brûlé.

D’autres habitants sont revenus de leur exil en Turquie, deux cent mille réfugiés depuis la mi-septembre 2014, depuis un peu plus d’un mois, famille après famille. Les autorités turques et kurdes limitent encore ces passages. Les YPG leur interdisent de s’installer dans le centre et l’est de la ville.

« Nous sommes très heureux et fiers d’avoir battu Daech. Mais il y a eu tant de morts », raconte Adla Kassou, quarante et un ans, qui a perdu un frère dans les combats. Elle est revenue en ville il y a dix jours. Sa famille étendue, d’une dizaine de membres, trouve de l’eau dans un puits voisin. Les YPG fournissent l’essence pour un générateur. On en entend vrombir à tous les coins de rue.

La province reste aux mains de l’Etat Islamique

« Nous nettoyons les rues, nous allons construire un camp de tentes sous les arbres derrière les quartiers ouest », explique Mohammed Saïdi, le chef de l’administration municipale, sous le seul minaret encore debout. « Dans l’est, nous aurons d’abord besoin de bulldozers pour dégager les corps des décombres », qui pourrissent et empuantissent la ville. « Mais nous ne pourrons jamais reconstruire seuls, il nous faudra de l’aide », ajoute-t-il. Pas rebuté par l’ampleur de la tâche, l’administrateur a commencé à faire le bilan des destructions. Il voudrait évaluer le montant des travaux rue par rue.

Une chose simplifiera le travail de cette administration, la ville est aux mains d’une seule organisation, le parti de l’union démocratique (PYD), émanation en Syrie du PKK. Depuis que le régime de Bachar al Assad a abandonné la région aux kurdes en 2012, le PKK, d’inspiration marxiste, a pris le contrôle de Kobané et des deux autres régions kurdes de Syrie. Après l’attaque de l’Etat Islamique, les autres partis kurdes ont quitté la ville.

Pour reconstruire, les autorités du Kurdistan syrien devront s’entendre avec la Turquie voisine, où le PKK a mené durant trente ans une insurrection qui a fait quarante mille morts.

La Turquie a laissé passer civils, combattants et approvisionnement durant la bataille. Elle l’a fait discrètement, en multipliant les embûches. Elle a aussi laissé passer à grand bruit, fin octobre 2014, les cent cinquante peshmergas venus d’Irak. Mardi 27 Janvier 2015, le président de la région autonome kurde d’Irak, Massoud Barzani, rival du PKK, a remercié Recep Tayyip Erdogan pour son rôle dans « le sauvetage » de Kobané.

Enfin, si les kurdes de Syrie ont reconquis la ville, la province de Kobané reste aux mains des djihadistes. Les kurdes affirment avoir « libéré » une demi-douzaine de villages, situés entre quatre et huit kilomètres autour de la ville.

Pour pousser plus loin sans attendre un retrait de l’Etat Islamique, ils devraient progresser en terrain découvert. Il leur faudrait des armes lourdes, des blindés et des chars, ce qu’ils n’ont pas, à l’inverse de l’Etat Islamique.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:50

http://www.patrick-le-hyaric.eu/apres-avoir-resiste-et-libere-kobane-de-l-etat-islamique-le-pkk-doit-etre-retire-de-la-liste-des-organisations-terroristes

Après avoir résisté et libéré Kobané de « l’Etat Islamique », le PKK doit être retiré de la liste des organisations terroristes

Mercredi 28 Janvier 2015

Depuis le 16 septembre 2014, date de l’offensive lancée par l’Etat Islamique, la résistance héroïque des combattants kurdes s’est organisée pour libérer Kobané des mains des barbares de Daesh. Les résistants kurdes sont l’honneur des droits de l’homme, l’honneur de l’humanité.

Le PKK constitue un barrage contre le terrorisme et joue un rôle actif pour la stabilité et la paix au Proche-Orient.

Ainsi, rien ne justifie le maintien du PKK sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union Européenne.

Alors que l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a retiré de la liste des organisations terroristes le PKK en avril 2014, Patrick Le Hyaric a demandé à la haute représentante de l’Union Européenne une discussion franche sur la nature du PKK et de faire droit aux demandes kurdes pour le retrait immédiat du PKK de la liste des organisations terroristes établie par l’Union Européenne.

Question de Patrick Le Hyaric à la haute représentante de l’Union Européenne

Le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a été retiré par l’APCE de la liste des organisations terroristes à la suite de l’adoption à la majorité d’une résolution sur la question kurde en avril 2014.

Depuis 2012, la reprise des pourparlers entre les autorités turques et le chef du PKK, Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 1999, vise à rechercher une solution politique et pacifique à la question kurde.

Le PKK représente, depuis l’offensive du groupe « État Islamique », la résistance face au terrorisme en Iraq, sauvant des milliers de kurdes yézidis, et à Kobané, en Syrie, où il constitue l’unique organisation de combattants et combattantes résistant au groupe « État Islamique ».

Il constitue un barrage contre le terrorisme et ne peut donc être assimilé lui-même à une organisation terroriste. Il joue un rôle actif pour la stabilité et la paix au Proche-Orient.

Rien ne justifie donc le maintien du PKK sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne. Il conviendrait donc de faire droit aux demandes des kurdes.

La vice-présidente et haute représentante ne considère-t-elle pas qu’une discussion franche s’impose sur la nature du PKK aujourd’hui ?

Va-t-elle agir pour retirer le PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne ?

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:24

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/29/au-piree-les-dockers-se-rejouissent-les-chinois-defendent-leurs-droits_4566480_3234.html#xtor=AL-32280515

Au Pirée, les dockers se réjouissent, les chinois défendent leurs droits

Par Adéa Guillot, correspondante du Monde à Athènes

Le terminal container de l’autorité du port d’Athènes (OLP), l’entreprise publique en charge de l’exploitation commerciale d’une partie du port du Pirée, était désert Jeudi 29 Janvier 2015 dans la matinée. Pas un navire dans la rade, pas un ouvrier sur les quais, seul le personnel de direction vaque à ses occupations dans les bureaux.

Cet air de désolation contraste avec la joie des mille cent employés du groupe, qui ont appris, la veille, l’arrêt du processus de privatisation de leur entreprise.

« C’est une excellente nouvelle », se réjouit Konstantinos Georges Soros, secrétaire général du syndicat des dockers.

« OLP doit rester sous contrôle de l’état et l’état doit investir afin d’augmenter notre capacité de traitement de containers car, pour l’instant, nous n’avons qu’un tiers de la capacité de notre concurrent chinois d’à côté et nous devons rétablir l’équilibre pour mettre fin à la situation de monopole qui s’est installée », soutient le syndicaliste.

« Nous avons signé un contrat avec l’état grec »

Côté chinois, justement, sur les deux terminaux gérés par l’entreprise Piraeus Container Terminal (PCT), filiale du groupe chinois Cosco, c’est l’effervescence.

Des dizaines de grues électroniques dernier cri, directement importées des usines chinoises, traitent, dans un ballet impressionnant, des centaines de containers.

Mais le ministère chinois du commerce s’est dit, Jeudi 29 Janvier 2015, « très préoccupé » par l’arrêt de la privatisation du port du Pirée.

« Nous avons appris par des articles de presse que le nouveau gouvernement en Grèce a annoncé Mercredi 28 Janvier 2015 mettre un terme à la privatisation du port du Pirée. Cela nous préoccupe beaucoup », a déclaré Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois.

« Nous comptons exhorter le gouvernement grec à protéger les droits et intérêts légaux des sociétés chinoises en Grèce, dont Cosco », a ajouté Danyang Shen lors d’un point presse à Pékin.

Car, au-delà de mettre fin au projet de privatisation d’OLP, pour lequel Cosco avait montré son intérêt, le ministre grec adjoint à la marine, Theodore Dristas a aussi prévenu qu’il souhaitait réexaminer les conditions d’attribution de la gestion à Cosco des deux terminaux exploités depuis 2009 par l’entreprise.

« Nous avons signé un contrat avec l’état grec, pas avec un gouvernement précis, et nous attendons de l’état grec qu’il honore ce contrat », déclare Tassos Vamvakidis, le responsable commercial de PCT.

Fermeture du fonds de valorisation des biens publics

L’annonce, au lendemain de la formation du nouveau gouvernement du leader de la gauche radicale, Alexis Tsipras, du gel de la privatisation de l’OLP a beau surprendre, elle s’inscrit en droite ligne des promesses effectuées tout au long de la campagne.

Alexis Tsipras a notamment, à maintes reprises, répété qu’il fermerait Taiped, le fonds en charge de la valorisation des biens publics en Grèce.

Des dizaines d’aéroports, de ports, de plages, d’hôtels mais aussi quelques grosses entreprises publiques, comme celle de l’électricité, du gaz ou de l’eau, figurent sur le catalogue de ce dernier.

Une fois cet outil fermé, que deviendront tous ces biens ? Certains, comme des immeubles vides et inutilisés, mais propriété de l’état, sont aujourd’hui mis en vente et rapportent quelques liquidités via un système d’enchères électroniques.

Que deviendra ce système ? Le gouvernement entend-il revenir sur d’autres privatisations, comme celle du vaste ancien aéroport d’Athènes, Hellenikon, cédé il y a quelques mois pour moins d’un milliard d’euros au groupe Lamda Dévelopment ?

Beaucoup de questions mais peu de réponses aujourd’hui, après les annonces tonitruantes de mercredi, le gouvernement n’a, pour l’instant, rien précisé de plus sinon qu’il souhaitait d’une manière générale mettre fin à la privatisation des structures qui pourraient s’avérer utiles à la relance de la croissance, une fois la Grèce sortie de la crise.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:45

http://www.humanite.fr/apres-syriza-leurope-les-yeux-rives-sur-podemos-564218?IdTis=XTC-FT08-A5Q3TT-DD-DLH85-DRLL

Après Syriza, l’Europe a les yeux rivés sur Podemos

Par Cathy Ceïbe, envoyée spéciale de l’Humanité à Madrid

Jeudi 29 Janvier 2015

Un an après sa création, Podemos célèbre son anniversaire en organisant, Samedi 31 Janvier 2015 à Madrid, une marche nationale. Le parti, qui affole les sondages, entend mobiliser une majorité sociale pour le « changement ».

L’onde de choc de la victoire de Syriza partage l’Europe en deux camps, déclare à l’Humanité le nouveau ministre grec de la fonction publique, Georges Katrougalos, entre « ceux qui veulent poursuivre les politiques d’austérité et la gauche européenne. Ce camp peut s’élargir à certains sociaux-démocrates s’ils réalisent que l’identification absolue avec les politiques de la droite conduit à l’effondrement ». Et d’ajouter, « nous ne reconnaissons pas dans les choix de François Hollande une politique de gauche. Mais nous disons qu’il faut profiter des fissures dans le front de l’austérité pour rechercher des appuis et armer nos positions ». À Athènes, l’image des femmes de ménage applaudissant Georges Katrougalos traduit l’état d’esprit des salariés au sortir de quatre années de souffrances sociales. Mais Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, semble ne pas en prendre la mesure quand il affirme que si « des arrangements sont possibles, ils n’altéreront pas fondamentalement ce qui est en place ». Même ton de fermeture, même inquiétude chez Emmanuel Macron, qui refuse « toute dérogation, sinon quel signal enverrions-nous aux autres gouvernements » ?

La mobilisation contre l’austérité organisée par Podemos, samedi à Madrid, sera observée à la loupe. Le vent d’Athènes atteindra-t-il les côtes espagnoles ?

Le fleuve est en flammes. Le titre de la pièce de théâtre qui se joue actuellement au Monte-charges illustre le désarroi à l’œuvre en Espagne. Il est à l’image de la tragédie grecque interprétée par les pyromanes de Bruxelles et les incendiaires qui étaient hier encore au pouvoir à Athènes. Tout brûle, donc, sur le plan social depuis le début de la crise économique en 2008.

Dans ce centre culturel alternatif, situé à l’ouest de la capitale, le cercle de Podemos du quartier de la Puerta del Angel tient sa réunion hebdomadaire. Les membres de la formation, lancée il y a tout juste un an, ajustent les derniers préparatifs de la marche nationale pour « le changement » qui a lieu samedi à Madrid. Alex Olalde a quinze ans. Il est le plus jeune militant de cette structure de base. En dépit de son jeune âge, son assurance détonne. « Nous voulons démontrer avec cette marche que nous ne sommes pas une minorité mais une majorité sociale qui demande le changement, il faut tourner la page de l’austérité », affirme ce lycéen. Des dizaines de milliers de personnes venues de toute l’Espagne sont attendues à la Puerta del Sol, l’épicentre des mobilisations sociales. Il s’agit là pour Podemos de se compter, de mesurer, en quelque sorte, son assise.

En douze mois d’existence, ce parti a eu l’effet d’une bombe dans la vie politique espagnole.

Le discours simple, émotif, parfois caricatural de ses leaders a séduit une population lasse mais surtout très excédée par les politiques antisociales qui ont taillé à la hache dans les dépenses publiques. Les très contestés « recortes » (coupes budgétaires) se résument en un mot, un « austéricide ». Désormais incontournable du paysage politique, Podemos est venu bousculer le bipartisme quasi institutionnalisé qui a vu, depuis l’instauration de la démocratie, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et le Parti Populaire alterner au palais de la Moncloa mais sans se distinguer sur le plan économique. Depuis cet été, les sondages s’affolent et situent la formation « ni gauche ni droite », comme aiment à le préciser ses leaders, parmi les premières forces en intentions de vote. Podemos est le symptôme de la crise, mais surtout des réponses néolibérales apportées par les gouvernements socialistes et conservateurs qui se sont fourvoyés dans le néolibéralisme entraînant le pays au bord de l’abîme social.

Dans le local des associations de voisins du quartier de la Latina, Pablo Carralerro s’active à réaliser avec minutie les pancartes de la marche. À vingt-neuf ans, cet ancien étudiant des Beaux-Arts est au chômage comme soixante pour cent des jeunes espagnols de moins de vingt-cinq ans.

Il ne s’était jamais organisé auparavant même si, reconnaît- il, « la politique l’a toujours intéressé ». Puis « il a participé activement au 15 mai », le mouvement des indignés en 2011. Avant de franchir le pas avec Podemos, dont il est aujourd’hui l’un des responsables du conseil citoyen de Madrid.

« Ce pays va à la ruine avec le chômage », qui excède les vingt-cinq pour cent

« Nous remboursons des millions d’euros pour une dette illégitime alors que les gens ont faim », explique-t-il. « Voulons-nous gaspiller encore cet argent en raison de la modification de la constitution qu’ont votée le Parti Populaire et le PSOE », fait-il mine de s’interroger en référence au changement de l’article cent trente-cinq qui dicte pour priorité absolue à l’exécutif le remboursement de la dette. « Des gens de droite comme de gauche pensent que l’on peut déroger à cet article. Il s’agit de sens commun et de rationalité. Comme Syriza, nous considérons que la dignité du peuple est prioritaire et non les marchés financiers », poursuit-il. « Nos conditions de précarité sont intolérables. Notre génération est la mieux préparée et la plus formée, mais, faute de modèle productif, nous sommes dans une catastrophe sociale. Ce pays va à la ruine avec le chômage », qui excède les vingt-cinq pour cent.

Le triomphe de la coalition de la gauche radicale est sur toutes les lèvres. Il a de fortes répercussions en Espagne où vont se dérouler cette année d’importantes échéances électorales avec des scrutins municipaux, des élections régionales partielles et surtout les élections législatives en novembre 2015. D’aucuns parlent d’un possible effet Syriza même si, dans les organes de direction de Podemos mais également d’Izquierda Unida, on se garde de toute transposition en raison de réalités socio-politiques différentes.

« Les termes de la question, ce 25 janvier 2015, date des élections grecques, étaient de suivre le désastreux mémorandum de l’austérité défendu par la droite et la social-démocratie ou parier pour une autre alternative. Cette dernière est incarnée par Syriza, la gauche grecque, semblable à Izquierda Unida dans son dessein, mais avec la poussée électorale de Podemos, capable de donner cours à l’indignation populaire de manière démocratique et pacifique », estime Agustin Moreno dans une tribune « la Grèce n’a plus peur » parue dans Cuarto Poder.

Pour ce professeur et animateur de la Marée verte, une plate-forme qui a vu le jour pour défendre l’éducation publique, « le triomphe de Syriza est une bonne chose pour la gauche en Espagne, mais pour Syriza également qui a besoin d’une victoire de la gauche en Espagne en 2015 pour fortifier sa voix et sa position face à l’Union Européenne et démontrer qu’il y a des alternatives à l’austérité », défend-il. Mais pour l’heure, les convergences sont morcelées, et la gauche loin d’être rassemblée. La marche de Podemos est pour Alex, le lycéen, l’occasion de « célébrer le premier anniversaire de Podemos et la victoire de Syriza en Grèce », avec les siens.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 20:56

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/2015/01/cgt-crise-d-orientation-derriere-la-crise-de-direction.html

Crise d’orientation derrière la crise de direction

Samedi 3 Janvier 2015

La Commission Exécutive Confédérale (CEC) a donc pris une double décision, faire sauter le fusible Eric Lafont qui a démissionné de son poste de trésorier, et convoquer un Comité Confédéral National (CCN) officiel pour le Mardi 13 janvier 2015, mais sans ordre du jour bien défini. Toutes les manœuvres sont donc encore possibles et on n’est pas à l’abri de nouvelles surprises d’ici là, l'ordre du jour proposé le 16 décembre 2014, limité à l'évolution des responsabilités et à la définition de règles financières, montre bien la contre-offensive en cours.

Pour rappeler les faits et les manœuvres d’appareil, nous publions un article des Echos de Leila de Comarmond du 8 décembre 2014 et un article du blog du Monde de Michel Noblecourt du 9 décembre 2014, deux journalistes qui ont manifestement leurs sources au sein même de la direction de la CGT, ce qui prouve que tout le monde n’est pas propre, nous en profitons pour rappeler que le blog « où va la CGT » n’a, lui, pas de source au sein des principaux responsables de notre syndicat, d’où des lacunes et autres approximations constatées ici ou là. Mais ces articles journalistiques, sans grand intérêt pour ce qui est de l’analyse de ce qui se passe dans la CGT, rappellent les principaux événements de ces derniers jours. Nous diffusons également l’intervention détaillée d’Alain Alphon-Layre résumant les divers volets de l’affaire, vu du côté de la direction confédérale.

L’échéance repoussée à la mi-janvier 2015, on a donc eu un peu de temps pour faire le point sur la manière dont l’affaire est traitée en interne.

Dans les syndicats, c’est l’incompréhension et le désarroi, le sentiment d’une trahison grave pour ce qui semblait être le dernier instrument de protection.

Malgré la méfiance et les pratiques de collaboration rejetées par une partie des syndiqués et anciens syndiqués, la CGT restait perçue comme un instrument indispensable pour résister aux offensives du capital. Et voilà que l’on étale les turpitudes du secrétaire général sur la place publique, comme pour les politiciens de l’UMP ou du Parti Socialiste, comme les patrons, leurs revenus et parachutes dorés. Bien sûr, les montants ne sont pas du même niveau, mais le plus grave, c’est que c’est la même logique de « profiter », de l’enrichissement personnel.

Le sentiment que non, à la CGT, on ne « doit » pas faire cela.

Double réaction donc, défendre le syndicat, car bien entendu cette attaque est intéressée, comme chaque fois, et se débarrasser au plus vite d’un dirigeant qui salit la CGT. Mais pas plus d’interrogations sur pourquoi on en est arrivé là, d’où vient le ver qui est dans le fruit, et comment y remédier. C’est sur cette vague que surfent les plus modérés des critiques comme Jean Pierre Mercier de Lutte Ouvrière qui en reste à « il vaudrait mieux pour tout le monde qu’il s’en aille ».

Dans toute la CGT, c’est un cataclysme à caractère historique. Nous mettons en ligne un copieux document qui compile l’ensemble des déclarations originales que nous avons trouvées, soit reçues directement sur le blog, soit rassemblées ici ou là. Quatre-vingt-trois déclarations, cent cinquante pages, c’est plus qu’instructif et tout à fait inédit à la CGT.

On en trouvera d’autres sur le site des libertaires dans la CGT, la compilation complète reste à faire.

On lira donc avec intérêt les réactions outrées des syndicats, des unions locales, des unions départementales et des fédérations qui appellent à la démission et à un congrès extraordinaire, les fayots, comme les comités régionaux d’Aquitaine et de Bretagne, ou l’union départementale de la Gironde, qui soutiennent carrément le secrétaire, les déclarations embarrassées de ceux qui le soutiennent sans oser l’assumer ouvertement, comme par exemple les fédérations de l’énergie et de la métallurgie, et les prises de position ambiguës des structures confrontées à des problèmes similaires, comme par exemple les fédérations du Commerce et des Ports et Docks.

Par ailleurs, nouveau fait tout aussi historique, la confédération a été contrainte à réagir, à mettre en ligne tout un dossier.

Nous ne reviendrons pas ici sur les soutiens plus ou moins francs du secrétaire général, dont on se demande comment on a pu arriver à le désigner à ce poste.

Parmi les critiques et exigences, on peut les distinguer de deux ordres.

Il y a, d’une part, celles qui en appellent à la démission globale du bureau confédéral et qui appellent le CCN à reprendre la main sur les affaires de la CGT. Il y a là un malentendu intéressé, en appeler au CCN, c’est imaginer qu’il peut mettre en œuvre une rectification, c’est défendre le CCN. Ce n’est pas notre cas, nous voulons juste rappeler vite fait ici une petite liste des casseroles qui trainent dans la CGT, pour les organisations du CCN, la fédération du Commerce et ses turpitudes, la fédération des Ports et Docks et les pratiques mafieuses dans le nettoyage, la Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture et les embrouilles dans l’enseignement privé, la fédération de la santé avec les manœuvres de Nadine Prigent, la fédération de l’énergie avec la Caisse Centrale des Activités Sociales (CCAS) de l’EDF, la fédération des cheminots avec les Comités d’Etablissements Régionaux (CER) de la SNCF, la fédération des territoriaux avec le conseil général du Nord, l’intégration des militants CFDT dans les fédérations des banques et des assurances, les embrouilles à la CGT Pôle Emploi de la fédération des organismes sociaux après la fusion entre l’ANPE et les ASSEDIC, la fédération de la construction avec les affaires Dalkia, Forclum et Cegelec, il y a quelques années, les contradictions dans la fédération de la métallurgie du Nord Pas de Calais, la tentative de suppression de la fédération des chômeurs et les conflits à la Nouvelle Vie Ouvrière et au siège de Montreuil, la liste est loin d’être close. Pour les départements, on les voit s’aligner sans sourciller sur les fédérations au moindre conflit, voir l’union départementale du Nord à propos du conseil général du Nord, l’union départementale du Gard, avec ses propres histoires, l’union départementale du Bas Rhin avec la fédération du Commerce et les contradictions dans l’union départementale du Val de Marne.

Imaginer donc que le CCN va pouvoir faire le ménage et la grande lessive est un doux rêve, et comme nous avons eu l’occasion de l’écrire, « ils se tiennent tous par la barbichette ». Ce qui explique d’ailleurs que Thierry Lepaon soit toujours là.

Par ailleurs, l’appel à la démission de la totalité du bureau confédéral apparaît comme radical, mais c’est un moyen d’escamoter le problème de Thierry Lepaon d’une part, ainsi que l’appel à un congrès extraordinaire d’autre part, c’est ramener l’affaire à un « dysfonctionnement » collectif, c’est d’abord un contre feu pour éviter que la contestation ne se répande et qui en plus limite la discussion au sommet. Il est plus que probable que cette proposition vienne en soutien indirect à Thierry Lepaon, en le dédouanant de toute faute personnelle.

Il y a, d’autre part, ceux qui appellent à la démission immédiate de Thierry Lepaon et à la convocation d’un congrès confédéral extraordinaire. C’est la position la plus correcte et nous l’appuyons. Non pas que nous ayons quelques illusions sur une supposée démocratie retrouvée dans la CGT et sur les résultats d’un tel congrès extraordinaire, mais c’est la position qui met les pieds dans le plat sans botter en touche et sans diluer les responsabilités, pour la démission de Thierry Lepaon tout de suite et qui ouvre une nouvelle phase de débat général dans l’organisation sur la base de la catastrophe actuelle. C’est la position la plus favorable au débat de fond dans la CGT.

Nous invitons tous les syndicats et structures de base, les unions locales en particulier, à s’emparer du débat, à prendre position et à transmettre leur avis.

Certains l’ont déjà fait, voir la compilation, mais il faut généraliser la protestation et ne pas se contenter de la laisser entre les mains des responsables fédéraux ou départementaux. On notera avec intérêt que certaines de ces structures, comme l’union départementale de la Haute Garonne, poussent dans le même sens.

Car ce qui se passe dans la confédération n’est pas d’abord une affaire de démocratie, comme le mettent en avant bon nombre de critiques, comme s’il suffisait de changer quelques responsables et quelques règles de fonctionnement et comme si l’orientation était bonne mais pervertie par quelques éléments dévoyés. On voit poindre ici ou là quelques critiques, en particulier sur les positions récentes de la confédération, dont les dernières prises de position sur la représentation du personnel, voir par exemple la déclaration du secrétaire de l’union départementale du Cher, mais cela reste conjoncturel et marginal.

Nous le répétons, et nous constatons que nous sommes bien seuls à oser aborder frontalement la question, il y a des centaines de Thierry Lepaon à débarquer à la CGT et, plus largement, c’est tout le système de cogestion du capitalisme qui est en cause. La gestion de la sécurité sociale,, des mutuelles, des complémentaires santé, de l’UNEDIC et de la formation professionnelle, la participation aux Conseils Economiques et Sociaux à tous les niveaux, au niveau national et au niveau régional, et aux multiples agences paritaires et la gestion des comités d’entreprise, de la CCAS de l’EDF et des CER de la SNCF, on ne compte plus les responsables CGT investis, au sens propre, dans des structures de gestion, à gérer des dizaines de milliers, des centaines de milliers et des millions d’euros.

Que croyez-vous qu’il se passe ? Quand on a abandonné, depuis belle lurette, une perspective anticapitaliste, rappelons-nous la CGT en mai 1968, et bien l’habit fait le moine. C’est le même phénomène chez les hommes politiques, c’est pareil, ils en croquent. Pas tous, bien sûr, mais beaucoup, surtout quand on est investi dans ces structures.


« Rendre la CGT à ses syndicats », bien sûr, mais sur quelle orientation ?

Faut-il rappeler comment les positions réformistes se sont répandues à tous les niveaux depuis bien longtemps, sur tous les sujets, la défense du nucléaire et la méfiance envers l’écologie, la défense de l’emploi industriel capitaliste, voir encore le colloque organisé récemment par la CGT dans le Nord sur le sujet, et du paritarisme, la régularisation des sans-papiers au cas par cas, le refus de défendre la régularisation sans condition, l'abandon dans les faits du combat contre la pénibilité et la sous-traitance à quelques rares secteurs prêts et la défense d’un service public hors de tout contenu de classe, ce sont tous les articles de ce blog qu’il faudrait ici citer.

Derrière la crise de direction pointée un peu partout se cache une crise d’orientation, dont la première manifestation, limitée, est l’attitude à avoir relativement au gouvernement Hollande Valls Macron. La question est donc bien celle d’une orientation syndicale de classe et de la rupture nécessaire pour y parvenir. Cela ne va pas se faire dans la soie et on voit bien tous celles et ceux qui vont s’accrocher, becs et ongles, à leurs fauteuils. Imaginer le changement de la CGT par en haut est un rêve sans issue, dont font régulièrement les frais des générations de militants combatifs, purement et simplement éliminés parce que devenus gênants. Les derniers en date, les camarades du conseil général du Nord, débarqués à la veille des élections, provoquant la perte de cinq sièges sur neuf pour la CGT au conseil général.

La rupture et le retour au syndicalisme de classe passent par le débat, la bataille politique et l’affrontement sur l’orientation fondamentale, sur la séparation nette des intérêts des travailleurs et des intérêts du capital, sur la délimitation des camps, de qui sont nos amis et qui sont nos ennemis, et de ce que nous ne voulons plus dans cette société barbare.

C’est à partir de là qu’on va pouvoir définir ce que nous voulons et comment y arriver.

Et parmi les choses que nous ne voulons plus, c’est la collaboration de classe avec nos exploiteurs, c’est en finir avec une cogestion qui brouille les cartes et entretient la confusion.

L’appel « pour défendre la CGT »

Nous avons reçu, au moins six exemplaires d’origines différentes, un appel lancé début décembre à l’initiative de Charles Hoareau des Bouches du Rhône, des responsables régionaux et départementaux du Cher et du Centre et de Jean Pierre Page, ancien membre de la CEC et ancien responsable international de la CGT.

Projet d’appel qui aurait dû rester interne pour certains mais il est en fait largement public.

Ce texte appelle au départ immédiat des responsables indignes, a pour objectif de s’adresser au CCN à qui on doit « redonner tout le pouvoir », relève dans la CGT des dérives depuis « presque vingt ans » à partir des notions du « syndicalisme rassemblé » et en appelle à un congrès extraordinaire qui donne la parole aux syndiqués et à la résistance face aux politiques antisociales.

Seule initiative d’opposition large connue, elle a des aspects positifs, l’appel à la démission de Thierry Lepaon et à un congrès extraordinaire et la résistance face aux politiques antisociales du gouvernement, mais elle a aussi des limites, l’appel au CCN, dater les dérives de la CGT d’il y a seulement vingt ans, pas de la CGT en 1968, et mettre en avant la démocratie pour résoudre la crise actuelle.

Le débat a lieu très largement en ce moment dans la CGT, sur tous les sujets et tous les thèmes, avec ou sans cet appel. Alors, à chacun de juger de l’intérêt de le signer selon le contexte.

L’affrontement contre le gouvernement Hollande Valls Macron

Une chose est sûre. Une des démarcations au sein de la CGT porte sur l’attitude à adopter face au gouvernement. Un secteur important dans les syndicats, et pas d’abord dans les structures qui n’en sont que le reflet déformé, n’en peut plus du rouleau compresseur des attaques, les unes derrière les autres, sur tous les terrains, et appelle à une réaction claire et nette, organisée et centrale, à un plan offensif et ambitieux contre le gouvernement. Cela réunit les syndicats combatifs, tous les opposants, l’appel « défendre la CGT » et bien d’autres, y compris parmi les responsables des structures, comme on a pu voir lors des manifestations du Front De Gauche du 12 avril et du 15 novembre 2014.

C’est un premier pas positif, nous l’avons déjà dit et, s’il en sort quelque chose, il faudra s’y associer. Mais cela ne fait pas une démarcation de classe, il y a bien des manières de s’opposer à François Hollande, y compris dans des visions différentes de la gestion de la paix sociale.

L’heure est donc à la critique sur le fond de la direction et de l’orientation de la confédération, en lien avec la crise du capital et des tentatives désespérées de le réformer, sous une forme brutale à la sauce du Medef et de Macron, ou sous une forme nuancée mais illusoire de capitalisme à visage humain.

Pour la démission immédiate de Thierry Lepaon, il faut convoquer un congrès extraordinaire de la CGT, que tous les militants, les syndicats et les unions locales s’emparent du débat, que cent fleurs s’épanouissent et que le débat se généralise partout sur les orientations confédérales.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 20:12

Lunel face au phénomène djihadiste (Reuters)

Lunel, vingt-six mille habitants, une vingtaine de jeunes partis combattre en Irak et en Syrie, où six d'entre eux ont été tués, soit dix pour cent des morts français dans le djihad au Moyen-Orient, la petite ville de l'Hérault est sous le choc de ce qui lui arrive.

Cinq hommes soupçonnés d’avoir recruté des volontaires pour le djihad et de les avoir aidés financièrement ont été arrêtés Mardi 27 Janvier 2015 lors d’une opération menée à l'aube par le Raid et le GIPN à Lunel et dans deux villages voisins.

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est félicité du démantèlement d'une filière « particulièrement dangereuse et organisée », précisant que plus de dix lunellois avaient depuis un an quitté la France pour rejoindre l’Etat Islamique en Syrie.

Les élus locaux de cette ville paisible située entre Nîmes et Montpellier se félicitent de cette opération policière préparée depuis plusieurs mois.

« Nous avons eu affaire dans cette ville à un terreau de gens malfaisants qui ont endoctriné des jeunes et les ont encouragés à partir combattre, des salopards qui embrigadaient de la chair à canon », a déclaré à Reuters Patrick Vignal, le député socialiste de cette circonscription de l’Hérault.

« Nous avons tapé fort contre eux, il s’agit maintenant de passer à la phase deux et de reconstruire. Le travail social n’a pas été fait, il faut retourner dans les quartiers ».

L’élu pointe notamment le taux de chômage des jeunes lunellois, « situé entre dix-huit et vingt pour cent ».

« UNE POIGNÉE DE LOUPS »

Le conseiller municipal socialiste Philippe Moissonnier déplore que l'initiative du gouvernement, qui vient de lancer un site internet de prévention de la dérive djihadiste, ne soit pas intervenue plus tôt.

« Je regrette qu’il n’y ait pas eu de grande campagne nationale d’information sur cette dérive sectaire liée à l’islam, il faut que les familles sachent comment cela se passe pour faire de la prévention », dit l’élu d’opposition qui prône un nouveau contrat de ville pour lutter contre l’enclavement et la pauvreté ainsi qu’une nouvelle carte scolaire pour assurer la mixité avec une partie de la population originaire du Maghreb.

« On avait affaire ici à une poignée de loups, une vingtaine de personnes qui se différenciaient par l’attitude ou la façon de s’habiller. J’avais eu des échos sur le fait que certains mettaient la pression sur ceux qui buvaient de l’alcool par exemple. Mais on ne se doutait pas que l’on en était arrivé à ce point-là », a-t-il dit à Reuters.

Des témoins qui refusent que leur nom soit donné affirment que des recruteurs pour le djihad intervenaient aux alentours de la mosquée al Baraka affiliée au Tabligh, un mouvement piétiste et prosélyte d’origine pakistanaise. La mosquée accueille également une école coranique.

Dans les colonnes du quotidien le Midi Libre, Lahoucine Goumri, l’ancien président de cette mosquée, avait refusé en décembre 2014 de condamner les départs de jeunes vers la Syrie.

La préfecture de l’Hérault avait alors dénoncé « l’irresponsabilité affichée par cette autorité religieuse ».

L'IMAM DE LA MOSQUÉE REMPLACÉ

Lahoucine Goumri a été remplacé le 12 janvier 2015, quelques jours après les attentats djihadistes qui ont fait dix-sept morts en France, par un nouveau président, Rachid Belhadj, désormais à la tête de l’union des musulmans de Lunel.

Les nouveaux dirigeants de cette mosquée récente située dans une zone commerciale excentrée affirment qu’ils n’avaient rien à voir avec une éventuelle filière djihadiste.

« Ces jeunes qui sont morts en Syrie, il est vrai que ce sont des jeunes qui fréquentaient la mosquée. Pour la plupart, on les connaissait. La mosquée est un lieu de culte, nous ne sommes pas des policiers. Tout le monde peut rentrer. Mais je peux l’affirmer très fort, la mosquée n’a jamais été en quoi que soit à la source de cette fameuse filière djihadiste qu’il y aurait à Lunel », dit Djamel Benabelkader, porte-parole et vice-président de l’association des musulmans de Lunel.

Selon un jeune lunellois tenant à rester anonyme et qui connaissait certains des jeunes partis en Syrie, les motivations de ces derniers étaient « humanitaires ».

« Lunel est une ville tranquille, où il ne se passe rien, ce n’est pas OK Corral », estime Pascal Gomez, un militant associatif qui a organisé deux rassemblements dans la ville après les attentats de début janvier.

« Lors de ces rassemblements, nous avons ramené des jeunes avec qui plus personne n’arrivait à parler. Leur pays c’est la France, ils sont originaires d’Algérie ou du Maroc, qui ne les reconnaissent pas. La France ne fait rien pour eux, il faut qu’ils trouvent leur place », dit-il.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 19:51

http://www.alencontre.org/laune/grece-la-victoire-le-gouvernement-et-syriza.html

Grèce, la victoire, le gouvernement et Syriza

Déclaration de la gauche internationaliste ouvrière (DEA)

Le renversement politique de la coalition d’Antonis Samaras de la Nouvelle Démocratie et d’Evangelos Venizelos du Pasok aux élections législatives du Dimanche 25 Janvier 2015 est surtout une victoire politique des forces de la résistance sociale. C’est-à-dire les forces de la classe ouvrière et des masses populaires qui, en Grèce, se sont battues depuis le déclenchement de la crise et le début des mémorandums en 2010 contre les accords passés par la classe dirigeante grecque avec la troïka de la Banque Centrale Européenne, de l’Union Européenne et du Fonds Monétaire International et contre les créanciers qui ont imposé une politique d’austérité brutale. C’est le résultat de grèves générales, de journées d’actions, des manifestations, du mouvement d’occupation des places, des luttes sectorielles et des combats locaux décisifs qui ont eu une certaine continuité, malgré le repli de la grande vague de résistance qui a atteint son pic entre 2010 et 2012.

Durant cette période, ceux et celles qui luttaient depuis « en bas » ont constitué un ensemble de revendications, de souhaits et d’espoirs qui possède encore un caractère actif. La vigueur de ce cadre revendicatif réside dans l’exigence d’une politique contre l’austérité qui, malgré les coups portés par les médias dominants, s’est exprimée en confiant et en déposant leurs espoirs dans et à la gauche. Cela constitue le fondement de la victoire politique de Syriza, qui a pris des dimensions massives, de même que dans le maintien du parti communiste grec (KKE).

Le déplacement massif des couches populaires vers la gauche, tel qu’il s’est exprimé dans les urnes, Dimanche 25 Janvier 2015, donne à Syriza un élan politique plus dynamique que celui qui se traduit par l’obtention de cent quarante-neuf sièges au parlement, un nombre fort proche des cent cinquante et un sièges qui auraient assuré à Syriza une majorité absolue. La Nouvelle Démocratie d’Antonis Samaras, malgré l’infâme et puissant soutien des forces à l’échelle nationale et internationale, est tombée à 27,8%, soit un record à la baisse de son influence.

Toutefois, le plus important est que la Nouvelle Démocratie est sortie de la bataille électorale profondément blessée au niveau politique et stratégique. Les différences internes entre le courant d’extrême droite dit populiste, avec un accent mis sur le nationalisme, la xénophobie et le racisme, et les « ferments sociaux » du centre-droit traditionnel fleuriront à nouveau, inévitablement, dans le parti de la Nouvelle Démocratie. Pour l’instant, il n’y a pas de réponse à la question portant sur l’unité du champ et du cadre politiques de la droite conservatrice.

La décision de la direction de Syriza pour une coalition avec ANEL, le parti des grecs indépendants, de Panos Kammenos sous-estime à tort cette dynamique. Ce n’était pas la réponse obligatoire liée aux résultats des élections et à la situation qui en découlait. En effet, existait le chemin consistant à réclamer un vote de « tolérance » par le parlement, individuellement cent cinquante et un députés ou plus pouvaient exprimer un vote de confiance au gouvernement d’Alexis Tsipras, sur la base des engagements de Thessalonique du 14 septembre 2014 ainsi que du programme du congrès fondateur de Syriza.

La décision du congrès de Syriza, qui a confirmé sa déclaration de fondation, a repoussé ainsi la recherche d’alliances politiques avec le centre gauche, le Pasok et les forces qui ont voté les mémorandums. Cette option, nous le croyons, s’applique aussi et beaucoup plus pour le centre droit.

Les « lignes rouges » sont en contradiction avec l’état d’esprit et les sentiments d’une grande partie de membres de Syriza et elles agissent comme une sorte de courroie de transmission du système sur le gouvernement de la gauche.

Dans ces conditions, l’accord de coalition gouvernementale avec ANEL compromet le projet politique pour un gouvernement de gauche développant une politique et une stratégie de transition.

Pour les membres et les partisans de Syriza, pour toute la gauche et pour les militants des mouvements sociaux, une nouvelle situation existe.

La mise en œuvre des engagements de Thessalonique sera une première « étape », remettre le salaire minimum au niveau d’avant la crise, le retour de la treizième allocation pour les retraités à faible revenu, sept cent euros et moins, la réinstallation des contrats collectifs, la non-imposition des revenus annuels jusqu’à douze mille euros, l’abolition d’Enfia, impôts immobiliers des plus injustes, et des taxes sur le fuel domestique. Cela formulera le premier message politique fort de blocage de l’austérité.

Avec le mouvement de masse aux premiers rangs, nous devrions ouvrir la voie pour un rejet complet de la politique d’austérité, pour tout regagner. Dans cette perspective, les revendications de grévistes de la radio et télévision nationale ERT, fermée de manière autoritaire en juin 2013 par Antonis Samaras et occupée durant des mois, des femmes de ménage du ministère des finances, des licenciés, des « évalués » et des fonctionnaires mis « en disponibilité », pour un an, avant d’être licenciés, seront également des messages importants, envoyés à la fois à tous ceux et celles qui sont des nôtres et aussi à l’opposition de droite.

Dans ces nouvelles circonstances, le rôle du « parti » Syriza est irremplaçable.

Le fonctionnement de ses organes et des membres dans leurs cercles, la collégialité du fonctionnement des instances élues et la démocratie à l’intérieur du parti ne sont pas une option facultative, mais une condition indispensable pour la victoire finale de Syriza, pour la victoire finale de l’ensemble de la gauche et des masses laborieuses.

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