Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 20:03

http://en.firatajans.com/news/news/pyd-co-president-salih-muslim-going-to-hewler.htm

Le co-président du PYD Salih Muslim à Erbil (Firat News Agency)

Le co-président du PYD Salih Muslim sera à Erbil aujourd'hui Lundi 13 Octobre 2014 pour rencontrer le gouvernement du Kurdistan du Sud et des représentants des partis politiques.

Le co-président du parti d'union démocratique (PYD) Salih Muslim sera à Erbil aujourd’hui à 15 heures pour des relations diplomatiques et pour travailler à l'unité kurde.

Le conseil national kurde syrien (ENKS) et l’assemblée populaire du Kurdistan de Rojava (EGRK) devraient se réunir demain à Erbil. La réunion était initialement prévue pour aujourd'hui, mais a été reportée à demain pour des raisons techniques. La réunion doit avoir lieu à la suite d'une invitation du président du Kurdistan du Sud, Massoud Barzani.

Lors de la réunion, les attaques des bandes d’EIIL en ​​cours sur Kobanê seront discutées et des solutions recherchées aux problèmes entre les partis politiques.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:39

http://www.npa2009.org/idees/ou-va-melenchon

Ou va Jean Luc Mélenchon ?

Lundi 13 Octobre 2014

Par Yann Cézard

La crise du Front De Gauche continue, le PCF veut conserver ses liens électoraux avec le Parti Socialiste, le Parti de Gauche veut accentuer la rupture politique avec le parti au pouvoir.

Or le Parti de Gauche a d’ores et déjà annoncé cet été une nouvelle stratégie, qui soulève une foule de questions.

D’un côté, le Parti de Gauche reste une cheville ouvrière du Front De Gauche qui a été l’espoir de nombreux militants, obtenu des millions de voix en 2012 et dont le premier parti, le PCF, compte tout un réseau de militants, d’élus et d’influences dont ne dispose pas le Parti de Gauche. Mais pour dépasser et même déborder le Front De Gauche, le « Mouvement pour la Sixième République », indépendant du Front De Gauche, ambitionnera de « fédérer le peuple ». Loin de prendre sa retraite, Jean Luc Mélenchon se « libère » pour nous revenir plus grandiloquent que jamais et annonce sur son blog qu’il tourne le dos à « la tambouille de l’alternative majoritaire à gauche » pour se consacrer à la tâche centrale de notre époque, « faire un peuple révolutionnaire ».

Une analyse tranchante de la situation politique

Les raisons de ce nouveau dispositif sont clairement expliquées dans une interview à Mediapart du secrétaire national du Parti de Gauche, Eric Coquerel.

Le Front De Gauche est « en échec. Globalement nous n’avons pas atteint notre objectif. Le Parti Socialiste s’écroule, on ne passe pas devant, et le Front National termine en tête. » Et c’est la faute au PCF, « c’est principalement dû à l’absence de stratégie nationale commune. Mais en plus, les alliances contractées aux municipales avec le Parti Socialiste ont ramené le Front De Gauche dans le système. Le Front De Gauche pouvait apparaître comme le cousin de famille très critique, mais en appartenant quand même à la même famille que la gauche qui gouverne aujourd’hui ».

Or la notion même de gauche a perdu sa pertinence pour la majorité des classes populaires. Hollande entraîne tout le monde dans son discrédit. Comment vendre alors auprès de millions d’électeurs la perspective d’une nouvelle union de la gauche dont le centre de gravité serait plus à gauche, soit la stratégie historique du PCF puis du Front De Gauche ? « L’unité de l’autre gauche dans l’objectif de passer devant le Parti Socialiste pour bousculer le rapport de force à gauche ne convainc pas assez. C’était la stratégie originelle du Front De Gauche mais après trois ans de François Hollande, elle ne marche plus. Nous ne voulons pas mourir avec le Parti Socialiste ». Il est vain d’espérer un rebond du Parti Socialiste, qui a définitivement basculé dans le camp du libéralisme, et dont même les « frondeurs » sont pour Jean Luc Mélenchon des « couteaux sans lame ». Attendre après eux, c’est risquer l’enlisement et la compromission avec le Parti Socialiste lui-même.

Il faut désormais s’ériger en force anti système. Le Parti de Gauche le répète, « le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du peuple ».

Reconnaissons-le franchement, ces constats, frappants de vérité, soulèvent des questions brutales, qui « percutent » aussi les militants du NPA. Mais les réponses du Parti de Gauche ne laissent pas d’inquiéter.

De Gaulle contre de Gaulle

D’abord parce que la musique de Jean Luc Mélenchon et ses camarades contredit leurs paroles. Leur sixième république mettrait à bas la cinquième république autoritaire et rendrait l’essentiel des pouvoirs à un parlement élu à la proportionnelle. C’est le programme classique de la gauche française, y compris au Parti Socialiste, avant que François Mitterrand n’accède lui-même au trône élyséen, pimenté de la possibilité d’un référendum, d’initiative citoyenne, révocatoire du président. Mais pourquoi Jean Luc Mélenchon est-il si flou à propos de la fonction présidentielle et de son élection au suffrage universel ? Il garde manifestement de la tendresse pour cette élection qui prétend établir un « lien exceptionnel entre un homme et le peuple français », comme disent les gaullistes. Ce qu’il nous dit, encore plus fort maintenant qu’il prétend n’être plus l’homme d’un parti mais celui d’un mouvement pour rassembler tout le peuple, c’est qu’il est le césar, le tribun et le sauveur suprême. Etrange façon de vouloir mettre à bas la république gaulliste en se dressant en de Gaulle de gauche.

Etrange aussi d’annoncer un mouvement qui serait, « comme le Podemos espagnol, un réseau social totalement horizontal, sans chefs ni cartes d’adhérents, appliquant la démocratie la plus directe possible », quand on se donne plutôt des allures de lider maximo, reprochées à Jean Luc Mélenchon jusque dans les rangs du Front De Gauche. Ces postures sont en revanche cohérentes avec la perspective concrète avancée par Eric Coquerel, « il ne s’agit pas de nier l’utilité des partis mais de créer un mouvement qui les dépasse. Et comme il n’y aura pas deux candidats libéraux qualifiés, voire pas du tout, c’est de jouer ainsi le second tour de la prochaine présidentielle et la victoire ». Jean Luc Mélenchon président, serait-ce déjà le premier point du programme de ce rassemblement « sans chefs ni cartes d’adhérents » ?

Drôle de Podemos donc, avec Charles de Gaulle et Hugo Chávez, mais sans les mobilisations sociales et politiques amenant des millions dans la grève et dans la rue, pour tout à la fois rejeter un pouvoir illégitime et défendre ses emplois, son droit à la vie, à un toit et à la santé.

Car lancer à froid un « mouvement du peuple », qui soi-disant représenterait le peuple pas représenté, sans être d’une façon ou d’une autre l’expression de véritables mobilisations, quel sens cela pourrait-il prendre sinon une tentative de tester « sur le marché » de nouvelles formules, plus ou moins inédites ou prises au passé ?

Et quel « peuple » veut-on ainsi « fédérer » ? Le charme du mot, qui fait son vilain succès en politique, c’est son flou bien sûr. C’est toujours un mot « contre ». Il y a le peuple des classes populaires contre le bourgeois. Mais aussi le peuple contre les « élites », et le peuple tout entier, réuni dans l’amour de la patrie, contre ceux qui le divisent. Malheureusement, le Jean Luc Mélenchon qui parle du « peuple » avec des élans mystiques n’est jamais loin de celui qui exalte l’état et la nation. C’est celui qui se plaint de « l’abaissement de la France en Europe », quand c’est au profit de ses banques que l’on saigne les peuples de toute l’Europe du sud, et blâme François Hollande de ne pas livrer le Mistral à nos amis russes. Jean Luc Mélenchon parle aujourd’hui de « front du peuple » pour dépasser le clivage entre la gauche et la droite.

C’est prendre acte que le conflit fondamental est entre les classes populaires et la bourgeoisie, qui elle ne manque pas de partis bien à elles, à droite et à gauche, ou c’est prétendre qu’on a la bonne politique qui mettra tout le monde d’accord, sauf les partis et politiciens installés, dans l’amour de la patrie ?

« Démocratie réelle » et pouvoir du capital

La « révolution citoyenne » du Parti de Gauche ne se réduit cependant pas à une réforme du mécanisme des institutions actuelles. Eric Coquerel, encore, sur l’exigence d’une « constituante, c’est en réalité l’expression d’une volonté, que le peuple redevienne souverain. Le pouvoir revenant au parlement, en finir avec le fait que la politique soit réservée à une minorité, instaurer une république sociale, bref le peuple souverain partout y compris pour contester le pouvoir démesuré accordé au capital. Nous voyons la sixième république comme une réponse globale dans un moment où le capitalisme prive le peuple de sa souveraineté, pas seulement comme une approche institutionnelle ».

Au cœur de la question démocratique, il y a en effet le pouvoir sur la marche même de l’économie. Mais pourquoi le programme du Parti de Gauche et du Front De Gauche sont-ils alors si timorés sur la propriété et le pouvoir dans les entreprises ? Le pouvoir, non du peuple en général, mais des travailleurs et des travailleuses, sur les entreprises, ce n’est pas une simple extension des pouvoirs des comités d’entreprise, comme dans l’humain d’abord. Les bases d’un pouvoir « populaire », des classes populaires, ce serait un ensemble de mesures radicales niant le droit des propriétaires privés des capitaux de décider.

Cela pourrait commencer par une réquisition et une appropriation sociale des entreprises qui licencient et qui polluent. Ou par une annulation des dettes publiques dues aux capitalistes.

Cela mettrait à terre les banques. Leur valeur boursière réduite à zéro, le pouvoir populaire les socialiserait et les unifierait dans un grand service public bancaire au service d’un changement radical de civilisation.

On pourrait sur la base de cette nouvelle société édifier une vraiment « nouvelle république ».

Mais c’est précisément de telles mesures niant le droit de la propriété privée que le Parti de Gauche évite soigneusement de mettre en avant, aussi virulente que soit la dénonciation des conséquences de celle-ci. Ses affiches opposent à juste titre « les salariés qui travaillent et les actionnaires qui se gavent », mais son programme oppose aussi la saine logique des entrepreneurs industriels et le parasitisme de la finance, prône l’alliance de ces bons patrons avec les salariés, les « productifs », contre la finance libérale, un « pôle public bancaire » à côté des banques privées, un rognage de la dette publique par l’inflation et un euro faible pour stimuler les exportations. Ce programme de « redressement » économique, plus radical que le « made in France » d’Arnaud Montebourg, part du rejet de toute austérité. Mais cette soi-disant « sortie de crise » par la relance des salaires et le volontarisme d’état, conçue pour sembler compatible avec le capitalisme, est illusoire sans contestation de la propriété capitaliste. C’est pourtant la condition de cette « démocratie réelle » voulue par les indignés.

La boucle est malheureusement bouclée, de la perspective électoraliste au programme non anticapitaliste, si le peuple qu’on prétend « fédérer » n’est que le peuple électoral. Si on ne voit pas dans les mobilisations sociales elles-mêmes le moment de l’organisation, de la percée d’un programme et d’une conscience dans les classes populaires. Le « pas de côté » de Jean Luc Mélenchon, loin d’être une radicalisation à gauche, pourrait bien dégénérer en remake de la candidature de Jean Pierre Chevènement à l’élection présidentielle de 2002.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:04

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/10/ces-neoconservateurs-sont-orientes-par-leur-ego-et-leurs-obsessions_1119296

« Ces néo conservateurs sont orientés par leur égo et leurs obsessions »

Interview de Philippe Corcuff par Anastasia Vécrin

Vendredi 10 Octobre 2014

Philippe Corcuff, de l’IEP de Lyon, décrypte les constructions idéologiques d’Eric Zemmour, Alain Soral ou Elisabeth Lévy.

Nationalisme, xénophobie, homophobie, Philippe Corcuff, maître de conférences en sciences politiques à l’IEP de Lyon, lève le couvercle de ce qu’il appelle les « marmites peu ragoûtantes d’une mangeaille idéologique néo conservatrice ». Dans son livre « les années 1930 reviennent et la gauche est dans le brouillard », éditions Textuel, 2014, il dresse un panorama des figures de cette mouvance néo conservatrice et démonte les pièges idéologiques alimentés par Eric Zemmour et Alain Soral.

Anastasia Vécrin. Le succès d’Eric Zemmour en librairie est-il un symptôme de la droitisation de la société ?

Philippe Corcuff. J’y vois plutôt une machinerie éditoriale qui fonctionne. Le problème, c’est qu’elle sert de plus en plus de boussole. Certes, il y a des aspirations conservatrices dans une partie de la société mais, à mon avis, ce succès ne signifie pas que la société se droitise. Ce chiffre est relativement faible par rapport aux soixante-six millions de français. Ce que j’observe, c’est plutôt une extrême-droitisation politique et idéologique d’une partie de nos élites. Et Eric Zemmour, mais il n’est pas le seul, alimente un terreau culturel néo conservateur qui favorise le Front National.

Anastasia Vécrin. Ce qui réunit les diverses figures de cette mouvance néo conservatrice (Eric Zemmour, Alain Soral et Elisabeth Lévy), n’est-ce pas le goût du politiquement incorrect ?

Philippe Corcuff. Ce sont tous des « non conformistes » à la manière des années 1930, orientés par leur ego et leurs obsessions. Alain Soral est animé par un antisémitisme obsessionnel. Il ne faut pas négliger sa visibilité, ses vidéos sur internet sont très regardées. Eric Zemmour est plutôt connu pour ses dérapages islamophobes et négrophobes. Rappelons qu’Alain Soral comme Eric Zemmour ont été condamnés par la justice pour leurs propos racistes. Elisabeth Lévy reprend des thèmes identitaristes flirtant avec la xénophobie en jouant avec la transgression.

C’est considérer que l’antiracisme classique serait « politiquement correct » et que l’esprit critique réclamerait de s’y opposer a priori. Ils sont plutôt des marionnettes de fantasmes et de préjugés qui se répondent les uns aux autres et qui constituent un brouillard rendant invisible une bonne part de ce qui se passe dans la société française, notamment des aspirations émancipatrices et démocratiques. Le danger, c’est que nous sommes en train d’intégrer cette tambouille idéologique, même à gauche.

Anastasia Vécrin. Ces « néo conservateurs » n’expriment-ils pas un malaise réel de la population française ?

Philippe Corcuff. Ils ne sont pas en contact avec la réalité de la société, leurs écrits sont un bricolage de lieux communs. Dans mon livre, j’analyse une chronique d’Eric Zemmour, parue dans le Figaro, le 5 décembre 2013. Il décrit la désespérance sexuelle des « jeunes prolétaires blancs » qui ne peuvent rivaliser avec la virilité de leurs « concurrents noirs ou arabes ». Sa théorie, c’est que les femmes blanches, et particulièrement les blondes, sont séduites par les noirs ou les arabes et que les « petits blancs » se retrouvent sans compagne.

Quiconque se baladant dans nos rues peut observer que c’est n’importe quoi, et pourtant Eric Zemmour le fait exister comme une réalité à travers les médias.

D’ailleurs, la plupart de ces bricoleurs n’utilisent aucun moyen d’enquête sociologique ou journalistique pour étayer leurs théories, mis à part Christophe Guilluy qui travaille sur des cartes, des formes macroscopiques qui donnent une vision globalisante et sommaire des territoires. L’idéologie néo conservatrice crée une série de catégories qui occulte le fait que le peuple est composite et évolutif.

Anastasia Vécrin. Dans les Inrocks, Alain Finkielkraut vous reproche de ne pas voir l’expansion d’un antisémitisme musulman.

Philippe Corcuff. Une grande partie de mon livre est basée sur une critique de l’antisémitisme, notamment d’Alain Soral, et sur l’idée qu’il faut réunifier l’antiracisme en prenant en compte à la fois l’antisémitisme et l’islamophobie.

Alain Finkielkraut, dont j’ai antérieurement apprécié une série de textes, est dans une dérive identitariste et essentialiste. Aujourd’hui, l’islamophobie structure la société française, les inégalités qui la traversent dans le logement, l’accès à l’emploi et l’école. Alors que ce n’est plus le cas de l’antisémitisme, dont la force structurante s’est opérée de la fin du dix-neuvième siècle à la fin de la seconde guerre mondiale. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe plus, mais il a plusieurs composantes, des catholiques intégristes, l’extrême droite païenne ou une fraction musulmane, mais pas « les musulmans » en général. Alain Finkielkraut ne voit, dans sa logique essentialiste, que la part qui vient des musulmans.

Anastasia Vécrin. Vous mettez aussi en cause des gens de gauche, Emmanuel Todd, Jean-Claude Michéa ou Frédéric Lordon, qui alimenteraient ce climat.

Philippe Corcuff. Je ne les considère pas comme des néo conservateurs mais comme des désarmeurs imprudents de la gauche. Emmanuel Todd et Frédéric Lordon, par exemple, proposent des solutions uniquement nationales à la situation économique et ils participent ainsi à la diabolisation de l’Europe et du monde. L’éthique de la responsabilité chez Max Weber consiste à tenir compte du contexte dans lequel on parle, selon le contexte, nos paroles n’ont pas nécessairement l’effet de notre intention initiale. Dans un contexte où un nationalisme xénophobe se développe, les défenseurs d’une nation non ouverte à des coopérations internationales, même s’il s’agit d’une nation républicaine, contribuent à un repli national néfaste.

Anastasia Vécrin. Comment expliquez-vous cette incapacité à gauche à contrer cette montée néo conservatrice ?

Philippe Corcuff. Les gauches sont désarmées pour réagir au néo conservatisme. Celle de gouvernement, social-libérale, a perdu nombre de ses repères. Elle se réfère à la justice sociale mais, en même temps, elle suit des politiques néo libérales. Les partenaires principaux ne sont plus les syndicats mais le MEDEF et les milieux d’affaires. Cela tourneboule la gauche car c’est l’inverse de ses repères historiques. Quant aux gauches critiques, elles sont tentées par la nostalgie de modèles antérieurs, elle n’essaie pas assez de se confronter à la société d’aujourd’hui.

Et puis les faux rebelles sont en train de voler la critique sociale aux gauches, sans qu’elles s’en aperçoivent, au profit d’une logique conservatrice et non plus émancipatrice. Une des pistes pour éviter le risque post fasciste consiste à réintégrer le « sociétal » dans une question sociale trop délaissée, les dominations de classe, mais aussi de genre, raciale ou hétéro sexiste, doivent être prises en compte pour sortir du clivage entre le national et le racial porté par le Front National.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 16:26

Vladimir Poutine ordonne un retrait de la frontière ukrainienne (Reuters)

Vladimir Poutine a ordonné aux troupes russes de se retirer dans leurs bases permanentes après des manoeuvres dans la région de Rostov-sur-le-Don proche de la frontière avec l'Ukraine, a annoncé le Kremlin.

Ce retrait est annoncé avant la rencontre attendue entre le président russe et son homologue ukrainien, Petro Porochenko, la semaine prochaine à Milan, lors du sommet Europe-Asie des 16 et 17 octobre.

Le président russe a eu un entretien à ce sujet avec son ministre de la défense, Sergueï Choïgou.

« Le ministre a rendu compte auprès du commandant suprême de l'achèvement de la période d'entraînement de cet été sur les champs de tir du district militaire sud », précise la présidence russe sur son site internet.

« Après ce compte rendu, Poutine a ordonné d'enclencher le retour des troupes dans leurs bases permanentes. Au total, cela concerne dix-sept mille six cent militaires qui ont suivi un entraînement sur les champs de tir de la région de Rostov au cours de l'été », a dit le porte-parole.

Selon l'agence de presse RIA Novosti, qui cite le ministère de la défense, le retrait a déjà débuté.

Les relations entre Moscou et l'OTAN sont au plus bas en raison des menées de la Russie en Ukraine, où Moscou a annexé la péninsule de Crimée en mars et soutient les séparatistes pro-russes de l'est du pays.

Voici un mois, l'OTAN a déclaré que la Russie comptait plusieurs milliers de soldats et des centaines de chars et de véhicules blindés dans l'est de l'Ukraine, soutenant les séparatistes en lutte contre l'armée de Kiev.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 15:52

Les Etats Unis promettent deux cent douze millions de dollars à Gaza, le Qatar promet un milliard de dollars (Reuters)

Le secrétaire d'état américain, John Kerry, a annoncé Dimanche 12 Octobre 2014 que les Etats Unis allaient débloquer une aide de deux cent douze millions de dollars pour contribuer à la reconstruction de la bande de Gaza, à la suite de l'opération israélienne « bordure protectrice » cet été.

Il a profité d'une conférence internationale des pays donateurs au Caire pour lancer un nouvel appel au dialogue entre israéliens et palestiniens, en vue de parvenir à une paix durable.

« Les habitants de Gaza ont désespérément besoin de notre aide, et cela ni demain ni la semaine prochaine, mais tout de suite », a dit John Kerry.

Le ministre des affaires étrangères du Qatar, Khaled al Attiya, a annoncé qu'il allait débloquer un milliard de dollars pour la reconstruction.

Les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont promis chacun deux cent millions de dollars.

La France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui coprésidait la conférence, a décidé de mobiliser cette année quarante millions d'euros (cinquante millions cinq cent mille dollars) en soutien au peuple palestinien.

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs rencontré le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et les deux hommes sont convenus d'organiser le premier séminaire inter gouvernemental franco-palestinien en France début 2015, précise le ministère français des affaires étrangères dans un communiqué.

L'Allemagne a pour sa part promis de contribuer à hauteur de cinquante millions d'euros (soixante-trois millions de dollars) à la reconstruction de Gaza. « Nous ne pouvons laisser le peuple de Gaza sombrer dans le désespoir », a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.

L'ambassadeur du Royaume-Uni au Caire, John Casson, a dit à Reuters que son pays donnerait trente-deux millions de dollars.

« OEUVRER POUR LA PAIX »

L'opération « bordure protectrice » a coûté la vie à deux mille cent gazaouis, en majorité des civils. En sept semaines de bombardements, dix-huit mille bâtiments ont été détruits. Les palestiniens estiment le coût de la reconstruction à quatre milliards de dollars sur trois ans.

Profitant de cette réunion, John Kerry a demandé à ce que l'ensemble des participants à la conférence s'engagent en faveur de la paix au Proche-Orient, estimant qu'un accord définitif entre Israël, les palestiniens et l'ensemble des pays arabes de la région pouvait être trouvé.

« Cette conférence ne doit pas déboucher seulement sur une aide financière mais sur un nouvel engagement de toutes les parties à oeuvrer pour une paix qui réponde aux aspirations de tous, les israéliens, les palestiniens et toutes les populations de la région. Et je vous assure de la détermination entière du président Obama, de moi-même et des Etats-Unis pour y parvenir », a-t-il dit aux délégués présents.

Ouvrant la conférence, le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a exhorté Israël à engager de nouveaux efforts de paix fondés sur le plan présenté par l'Arabie Saoudite en 2002 et rejeté par l'état hébreu.

« Nous devons faire de ce moment le véritable point de départ pour parvenir à une paix qui garantisse la stabilité et la prospérité, et concrétise le rêve de la coexistence, telle est la vision de l'initiative de paix arabe », a-t-il dit.

Ce plan, présenté par Ryad lors du sommet de la Ligue Arabe de 2002 à Beyrouth, prévoyait la pleine reconnaissance d'Israël à condition qu'il restitue toutes les terres occupées depuis la guerre des six jours en 1967 et qu'il accepte une « solution juste » pour les réfugiés palestiniens.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 15:32

Le chef de l’exécutif d’Hong Kong exclut de démissionner (Reuters)

Le chef de l'exécutif d’Hong Kong, Leung Chun Ying, a réaffirmé Dimanche 12 Octobre 2014 qu'il ne démissionnerait pas et a prévenu les étudiants contestataires qui exigent son départ que leur mouvement échappait à tout contrôle.

Le blocus de certains quartiers d’Hong Kong, qui entre dans sa troisième semaine, ne pourrait pas continuer indéfiniment, a-t-il ajouté.

Ces dernières semaines, a-t-il dit lors d'une interview accordée à la chaîne TVB, « ont démontré qu'il était facile de lancer un mouvement de masse mais difficile de le stopper. Nul ne peut diriger l'orientation et le rythme de ce mouvement, qui est à présent un mouvement sans contrôle », a-t-il poursuivi.

Leung a ajouté que le gouvernement de la « région administrative spéciale » d’Hong Kong continuerait d'essayer de dialoguer avec les chefs de file du mouvement étudiant mais n'a pas exclu de recourir à « une force minimale » pour dégager les barrages.

« Nous devons et continuerons de convaincre et de communiquer avec les étudiants, et nous essaierons de ne pas recourir à la force pour faire évacuer le secteur », a-t-il dit à TVB.

« S'il faut faire évacuer le secteur, je pense que la police usera de sa formation professionnelle en recourant au minimum à la force. Nous ne voulons pas que nos habitants et nos étudiants soient blessés ».

En outre, a-t-il averti, il est totalement exclu que les dirigeants chinois reviennent sur leur décision, prise en août, de restreindre les candidatures au poste de chef de l'exécutif, projet qui limite singulièrement la démocratie à Hong Kong.

DEUX CENT TENTES

Pékin a déclaré que seuls les candidats acceptés par un comité de désignation seraient habilités à se présenter à l'élection du prochain chef de l'exécutif en 2017.

Le quotidien du peuple, organe du comité central du Parti Communiste Chinois, a parlé dans un éditorial de première page, samedi, de « troubles » à propos du mouvement démocratique « Occupy Central ». Le terme de troubles, à en croire certains analystes, reflète le malaise grandissant qui s'est emparé de l'élite dirigeante à Pékin.

Deux cent tentes jalonnent désormais Gloucester et Harcourt Roads, les artères habituellement les plus animées du quartier des affaires de Hong Kong.

Des centaines de manifestants, jeunes et vieux, ont passé la nuit de samedi à dimanche sur place. Certains ont gratté leurs guitares entre deux discours, d'autres ont joué aux cartes ou lu.

Murs et ponts auto routiers sont ornés de milliers de notes ou de banderoles, certaines qualifiant Leung de parrain de la mafia et d'autres voulant dissuader Taiwan d'accepter une formule « un pays, deux systèmes » en cas d'accord de réunification avec Pékin. D'autres banderoles, plus sobres, réclamant la « démocratie ».

Le mouvement étudiant a paru s'essouffler en début de semaine mais a repris de la vigueur après l'annulation jeudi par les autorités du dialogue prévu entre le pouvoir hongkongais et les protestataires. Vendredi soir, on a dénombré dix mille personnes dans les rues, venues écouter les leaders du mouvement appeler la population à reprendre la lutte.

L'atmosphère de carnaval qui entoure le mouvement en faveur de la démocratisation ne fait pas que des heureux dans l'ancienne colonie britannique.

Des employés du bâtiment et un syndicat de chauffeurs de taxi ont appelé les étudiants à mettre fin à leur mouvement et au blocus de certains axes, qui gênent leur activité professionnelle.

« La démocratie est très importante, mais le niveau de vie des gens l'est tout autant », a déclaré Chan Tak Keung, l'un des chauffeurs de taxi venus protester dimanche contre les étudiants dans le quartier d'Amiralty.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 15:19

http://www.rt.com/news/195180-europe-kurds-protest-kobani

Des dizaines de milliers de kurdes protestent contre l’inaction de l’Europe à Kobani

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Düsseldorf, Paris et Londres, Samedi 11 Octobre 2014, pour appeler à une plus grande action pour protéger la ville frontalière syrienne de Kobani contre l’avance des militants de l’Etat Islamique.

Environ vingt mille manifestants de plusieurs villes allemandes et de l'étranger ont défilé pacifiquement devant l'édifice du parlement local à Düsseldorf. Agitant des drapeaux du parti de l'union démocratique (PYD) et du leader emprisonné du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Ocalan, ils ont attiré l'attention de la communauté internationale contre la violence de l'État Islamique envers les kurdes.

A Londres, où une manifestation similaire a eu lieu juste devant le parlement britannique, plusieurs manifestants kurdes ont été arrêtés. Au moins trois d'entre eux auraient été arrêtés d'une manière « grossière ». Une foule immense de kurdes étaient rassemblés pour livrer leur message principal, « EIIL = terroriste ».

Dans la capitale française plusieurs milliers de Kurdes ont participé avec leurs enfants à un rassemblement pacifique pour montrer leur soutien aux habitants de la ville assiégée de Kobani, rapporte l'AFP. Certains manifestants ont également exprimé leur colère contre le gouvernement turc, en brandissant des affiches où on pouvait lire « non à une zone tampon », proposée par la Turquie comme un moyen d'éviter toute interférence avec le conflit, et des caricatures du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Cette semaine des manifestations dédiées au sort de Kobani ont eu lieu dans plusieurs villes à travers l'Europe, notamment à Londres, Bruxelles et La Haye. En Allemagne, un pays avec une forte minorité kurde, plus de deux mille kurdes se sont réunis à Stuttgart, Mannheim et Karlsruhe, inquiets de la menace imminente que les militants de l’Etat Islamique font peser sur la population kurde de Syrie.

Pendant ce temps en Turquie, qui a une population kurde de quinze millions, les manifestations ont dégénéré avec au moins trente et une personnes qui ont été tuées au long de cette semaine. Avec plus de mille manifestants arrêtés, la police anti-émeute a dû utiliser des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau lors d'affrontements entre militants kurdes et sympathisants des djihadistes. Cependant, la principale raison des protestations dans trente-cinq provinces turques était aussi le mécontentement contre le gouvernement turc, les kurdes ont plaidé pour la participation à l'action militaire à Kobani.

Samedi 11 Octobre 2011, les défenseurs de Kobani ont exhorté les Etats-Unis et ses alliés à intensifier les frappes aériennes contre les combattants de l'Etat Islamique afin de les aider à protéger la ville, qui fait face à un massacre, rapporte Reuters.

Plus de quarante pour cent de Kobani qui est situé sur la frontière syro-turque est tombé sous le contrôle des combattants de l’Etat Islamique. La diaspora kurde européenne estime que les militants ne sont soutenus que par les peshmergas kurdes et que la communauté internationale ne prend pas les mesures de protection sur le terrain.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 19:21

http://paris.demosphere.eu/rv/35202

Grande convergence nationale pour Gaza Palestine

Ensemble nous dirons cela suffit, basta

Samedi 18 Octobre 2014 de 14 heures à 18 heures Place de la République à Paris

Une fois de plus l'Etat d'Israël bafoue les règles du droit international et humanitaire et des droits humains les plus élémentaires. Avec l'agression contre la population palestinienne de Gaza, il a dépassé les limites.

L’impunité garantie c’est un feu vert aux criminels de guerre

Ces violations sans limites du droit international ne seraient pas possibles sans l'impunité dont bénéficie Israël depuis des décennies. Les bonnes paroles de nos gouvernants ne suffisent pas. Les larges secteurs de l'opinion qui se sont mobilisés cet été attendent des actes politiques concrets, Il faut obtenir sans délai la levée du blocus de Gaza et, au-​​delà, la fin de la colonisation et de l'occupation.

Pour cela, la France doit sanctionner l’état d’Israël

Elle doit mettre l'embargo sur les armes et cesser toute coopération militaire avec Israël

Elle doit interdire l'entrée des produits des colonies et toute relation d'affaires profitant à la colonisation

Elle doit faire suspendre l'accord d'association entre l’Union Européenne et ​​Israël

Elle doit reconnaître l’état de Palestine

Elle doit aussi engager des poursuites contre les français auteurs ou complices de crimes de guerre lors des opérations contre la population palestinienne.

C'est pour porter ces exigences que dans la suite de nos mobilisations locales, nous convergerons sur Paris Samedi 18 Octobre 2014.

Cette initiative est portée et soutenue aux côtés de l'Association France Palestine Solidarité par diverses organisations de défense des droits de l'homme, des syndicats et des partis politiques.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 19:04

Le mouvement étudiant à Hong Kong repart et gagne en vigueur (Reuters)

Des centaines d'étudiants ont campé dans la nuit du Vendredi 10 Octobre au Samedi 11 Octobre 2014 sur les principaux sites de protestation d’Hong Kong, où le mouvement en faveur de la démocratie semble regagner en vigueur après l'annulation par les autorités des négociations qui étaient prévues avec les contestataires.

Le mouvement de protestation a pris de l'ampleur dans la seconde quinzaine de septembre, après l'annonce le 31 août d'un projet prévoyant de soumettre à l'approbation des autorités chinoises les candidatures à l'élection du chef de l'exécutif hongkongais en 2017.

Le mouvement pour la démocratie, qui réclame la liberté de candidature à cette élection et aussi la démission de l'actuel chef de l'exécutif, Leung Chun Ying, s'est essoufflé en début de semaine, mais des milliers de personnes se sont mobilisées de nouveau vendredi soir pour une série de rassemblements à travers la ville.

« Nous avons des tentes, ici, pour montrer notre détermination à mener une occupation longue », a déclaré samedi matin Benny Tai, l'un des leaders du mouvement étudiant.

Samedi après-midi, nombre de manifestants sont venus grossir les rangs de ceux qui avaient passé la nuit sous les tentes.

« Hong Kong, c'est chez moi. Nous nous battons pour l'avenir d’Hong Kong, pour notre avenir », a déclaré à Reuters un étudiant de vingt-trois ans, qui a pris part au mouvement dès son lancement.

Depuis qu'ils sont descendus dans la rue voici deux semaines, les contestataires ont bloqué les grands axes dans le quartier gouvernemental, à Admiralty, ainsi que dans les quartiers commerçants de Central et Causeway Bay.

Jeudi, Carrie Lam, le numéro deux de l'exécutif hongkongais, a déclaré que le gouvernement de la région administrative chinoise avait annulé les négociations prévues en raison des appels persistants à des manifestations.

« Il semble que le gouvernement ne veuille pas discuter avec nous. Mais je crois que la foule ici présente montre que nous voulons vraiment résoudre le problème avec le gouvernement », déclarait samedi Kiki Choi, professeur en art, âgé de vingt-cinq ans, parmi la foule des manifestants.

Une bonne centaine de tentes ont été montées sur Harcourt Road. Des dizaines de personnes ont disputé samedi matin un marathon en soutien aux étudiants.

Le mouvement « Occupy Central », qui fait référence à « Central », nom du quartier des affaires d’Hong Kong, est une épine dans le pied pour Pékin, sans doute l'une des plus importantes depuis la répression du mouvement étudiant dans la capitale chinoise début juin 1989.

Pékin craint que la démocratie à Hong Kong ne se propage au continent, alors que la Chine populaire a déjà fort à faire avec les troubles séparatistes au Xinjiang et au Tibet.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:27

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-presumey/041014/la-peste-rouge-blanche-dans-la-gauche-francaise

La peste rouge blanche dans la « gauche » française

Par Vincent Présumey

Samedi 4 Octobre 2014

J'ai écrit une longue réponse, trop longue, sur le forum faisant suite à l'article sur « Ukraine, l’improbable diagonale de la Nouvelle Russie ». J'en fais une contribution ici. Elle faisait suite à cette interpellation de Xipetopec, l'un des grands géo politiciens du club de Mediapart. Les lecteurs curieux en ayant le temps iront voir le forum lui-même pour le contexte de cette intervention.

Voilà ce qu'il écrit, « je crois que vous tenez un rôle singulier au sein de la gauche. Je ne sais pas si vous appartenez toujours au Parti Socialiste, mais en tout cas vos billets de Mediapart sont repris sur le site d’Ensemble, organisation membre du Front De Gauche et à laquelle appartient Clementine Autain. C'est ainsi qu’Ensemble a pris des positions tout à fait ambigües vis-à-vis de la junte de Kiev au pouvoir.

Or je dois dire que les positions que nous sommes ici heureusement un certain nombre à défendre sont en réalité également celles des deux principales forces de la gauche de gauche.

Je vais faire une révélation, je n'ai jamais de près ni de loin eu aucun contact avec l'UPR de François Asselineau, même si je respecte sa démarche. En revanche, je suis, sur ce sujet, entièrement sur les positions de Jean-Luc Mélenchon, que je cite longuement dans mon dernier billet à propos de la comédie orchestrée au parlement européen entre Martin Schultz et l'oligarque Petro Porochenko.

Depuis le coup d'Etat du 22 février en Ukraine, la gauche radicale, à la notable exception d'Ensemble, a toujours eu un positionnement impeccable et digne de la gauche, refusant de cautionner aveuglément les prétendus révolutionnaires du Maidan, la révolution des bouledogues nazis tirant à la fois sur la police et sur les manifestants. Elle a soutenu la tenue des référendums à l'est et a toujours appelé à un règlement politique de ce problème en Ukraine. Le PCF a tenu la même position. Mais aussi le Parti de la Gauche Européenne (PGE), le parti allemand Die Linke et sa dirigeante Sahra Wagenknecht, qui ferraille contre la politique ukrainienne d'Angela Merkel, SYRIZA en Grèce, ainsi qu'au sein du groupe GUE au parlement européen les députés espagnols de PODEMOS qui ont quitté l'hémicycle avec le reste du groupe lors de la mascarade du vote inter parlementaire entre le parlement européen et le parlement croupion de Kiev sur le contrat d'association entre Kiev et l'Union Européenne.

Donc, je mets en garde le lecteur contre vos insinuations malsaines sur la nature d'extrême droite des faits et analyses que nous sommes ici un certain nombre à apporter au sujet de la situation en Ukraine. Et pour ma part je recherche surtout de l'information, car nous sommes gavés de pseudo-analyses géopolitiques qui en réalité ne parlent pas de l'Ukraine mais de tout autre chose ».

Réponse au message de Xipetopec du Vendredi 3 Octobre 2014 à 10 heures 18

Mon cher Xipetopec,

Si vous pouviez à nouveau vous rehausser au niveau d'une confrontation politique, on en serait fort aise. De manière quelque peu policière, vous pointez mon « rôle singulier au sein de la gauche » ainsi que celui d’Ensemble, en évoquant le fait que j'ai appartenu au Parti Socialiste, beaucoup moins longtemps pourtant que le camarade Jean Luc Mélenchon, mais passons. Je pourrai raconter ma vie, au demeurant assez transparente, bien des choses se trouvent sur le net et ceux qui ne retiennent que les éléments que vous sélectionnez savent ce qu'ils font, mais passons encore. Vous essayez donc de démontrer que « la gauche », ou ce que d'aucuns appellent « la vraie gauche », est dans le bon camp, contre les « bouledogues nazis » de Kiev, comme vous dites avec ce langage canin si typique.

Vous avez en partie raison, Jean Luc Mélenchon malgré des oscillations et quelques éclairs intuitifs de vérité, est sur ce sujet largement circonvenu et par son propre entourage et par sa propre culture qui tend de plus en plus à se confiner dans un horizon étroit. Le PCF et le Parti de Gauche, qui sont donc pour vous les deux grandes forces de la « gauche », pauvre gauche alors, mais passons encore, sont donc dans la dénonciation des « nazis de Kiev », même si c'est souvent dans des termes plus modérés que le délire continuel déversé par les permanents des organes sur les forums de Mediapart. C'est vrai, c'est bien ce que je combats, mon cher Xipetopec, en tant que révolutionnaire se réclamant de Karl Marx, Friedrich Engels, Ferdinand Lassalle et Mikhaïl Bakounine.

Une révolution a renversé Viktor Ianouchkovitch en Ukraine. Ces courants ont décidé immédiatement de la traiter de contre-révolution nazie, en reprenant toute la rhétorique stalinienne raciste sur les ukrainiens. Ils ont utilisé à fond pour cela l'existence de Svoboda et de Pravyi Sector, qui est dans une très large mesure le résultat du stalinisme dans l'histoire de l'Ukraine au vingtième siècle. Cela est allé jusqu'à cette résolution du PGE dénonçant l'existence d'un « état nazi au coeur de l'Europe ».

Bien entendu, ceux qui, comme moi, ont toujours dénoncé et combattu tant les oligarques que Svoboda et Pravyi Sector, combattu efficacement s'entend, car hurler aux « nazis » c'est faire leur jeu et celui de Poutine en même temps, ne sauraient que dénoncer de telles déclarations sanguinaires qui, si elles étaient le fait de gens conséquents, devraient être suivies d'un appel à la guerre et à la mobilisation. Il s'agit en fait du soutien à la contre-révolution, la principale force contre-révolutionnaire en Ukraine, c'est l'impérialisme russe et ses agents et nervis, la plupart d'extrême-droite eux aussi quand bien même se proclament-ils « antifascistes ». Il y a des centaines, des milliers de jeunes combattants ainsi que des syndicalistes qui affrontent les milices blanches, dans la tradition du combat nationaliste démocratique, voire en se référant au socialisme ou à Nestor Makhno, que vous appelez des « nazis ». Il y a aussi Pravy Sector, qui cherche à mettre la main sur les mouvements de résistance spontanés que sabotent la gabegie et les compromissions du pouvoir oligarchique.

Par conséquent, la déclaration du PGE, les prises de positions qui font plaisir à Xipetopec, ou l'initiative récente de SYRIZA d'envoyer des commandos de soutien à la contre-révolution armée, ont une signification historique bien précise, l'engagement actif de cette gauche-là dans les rangs de la contre-révolution. Le positionnement des néo libéraux de droite et de gauche dans un anti poutinisme platonique sert aux néo staliniens, de droite et de gauche eux aussi, de caution à leur campagne hystérique. Cette hystérie répond à un besoin précis, essayer d'interdire la recomposition du mouvement ouvrier et socialiste européen de l'est à l'ouest, vers la révolution démocratique de tous les peuples.

Et c'est donc une autre recomposition qui se dessine clairement, car Xipetopec n'est peut-être pas lié à François Asselineau, ce dont on se contrefout au demeurant, mais le fait politique clef est bien que les positions de fond de Xipetopec, des néo staliniens, de Danielle Bleitrach par exemple la pure et noble « grand-mère » vénérée par quelques-uns ici, d’Aymeric Chauprade, d’Alain Soral, d’Aube dorée, de François Asselineau et de Jacques Cheminade, sont politiquement les mêmes.

Il ne s'agit pas d'une convergence fortuite qu'on pourrait démagogiquement dénoncer comme lorsque, j'en faisais d'ailleurs partie, une grande partie de la gauche appelait au vote non aux référendums prétendument européens de 1992 et de 2005. Il s'agit d'une identité d'orientation politique, dans des termes qui se ressemblent de plus en plus, ceux de cette « géo politique » à la gomme dont Xipetopec se gargarise régulièrement et qui semble lui tenir lieu de culture, dont un point clef consiste à dire que la nation ukrainienne n'existe pas. il fonctionne de plus en plus sur l'essentialisation des peuples traités comme ayant en bloc telle ou telle caractéristique, et dont, soit dit en passant, le contenu réel provient de Zbigniew Brzezinsky et de Samuel Huntington, ces néo libéraux sur lesquels les néo staliniens pompent allègrement, en inversant simplement les signes « bien » et « mal », se mouvant en fait dans le même cadre de pensée.

En France, cette convergence se fonde aussi sur le fait que de larges secteurs de l'état, du capital français, cherchent à manoeuvrer entre les principaux impérialismes et cultivent la nostalgie mythique du gaullisme. L'impérialisme français prolonge d'ailleurs son double jeu dans cette affaire, comme Nicolas Sarkozy se faisant passer pour l'avant-garde atlantiste en Géorgie en 2008 tout en négociant la conversion des troupes d'occupation russe en « troupes de maintien de la paix », puis négociant la vente des Mistral, François Hollande a deux fers au feu en Ukraine, Bernard Henri Lévy et les Mistral. La cohorte des Xipetopec hurle sur le premier en voulant se faire croire qu'elle est dans l'opposition, tout en soutenant le second. En février dernier ils jouaient à se faire croire que les parachutistes seraient sur le point d'intervenir à Kyev, alors même qu'ils intervenaient en fait à Bangui, avec le soutien officiel du Parti de Gauche, d'ailleurs.

Le Front National et François Asselineau, Nicolas Dupond-Aignan et autres partisans d'une France soi-disant indépendante, ou convergent avec les nostalgiques du général ceux du maréchal nous voilà, et Jean Pierre Chevènement ou Jean Luc Mélenchon sont ici sur la même ligne de restauration de « l'indépendance » de l'impérialisme français, celui qui porte la responsabilité de deux des génocides du vingtième siècle, les bamilékés et les tutsis.

Néo-gaullistes et néo-pétainistes se retrouvent donc avec les néo staliniens, pour traiter « d’atlantiste » quiconque n'est pas dupe.

Pour Xipetopec, nul doute que c’est « la gauche ». La convergence est réelle, Alexandre Douguine en Russie l'avait par avance appelée la « synthèse rouge-blanche » et elle unit d'ores et déjà les adorateurs du milicien orthodoxe disciple d’Anton Denikine qu'est Igor Strelkov, dont Danielle Bleitrach chante la gloire tel Maurice Barrès chantant sa colline.

Alors, Xipetopec, vous avez raison, je crois pouvoir m'honorer tranquillement d'un « rôle singulier », voué à expliquer, expliquer et encore expliquer, pour sauver ce qui peut l'être du double naufrage néo libéral et néo stalinien, et avertir de la peste rouge-blanche qui, sous l'alibi, encore une fois, de la dénonciation hystérique des « nazis ukrainiens » et dans un déluge de montages vidéos opérés par les « organes », a commencé à contaminer « la gauche » et surtout celle qui se prend pour « la gauche de gauche ».

Je suis en cela fidèle aux miens, aux syndicalistes révolutionnaires, aux trotskystes, aux conseillistes, aux libertaires, aux marxistes indépendants, aux socialistes de gauche, aux communistes de la première génération et aux communistes honnêtes des générations suivantes, en disant No Pasaran, la peste rouge-blanche, c'est-à-dire blanche, qui n'est autre que la peste brune, ne passera pas.

Car dans cette affaire, et c'est cela qui vous contraint à dénoncer mon « rôle singulier » et conduit sur ces forums une bande de provocateurs à poster des menaces physiques et à sombrer dans un délire croissant, ceux qui marchent la main dans la main avec la peste brune, c'est vous.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens