Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:37

 

 

Les combats ont repris à Alep, l'Organisation des Nations Unies (ONU) dénonce des crimes de guerre (Reuters)

 

De violents combats ont repris Mercredi 14 Décembre 2016 à Alep après le report de l'évacuation des civils et des insurgés, qui devait débuter Mercredi 14 Décembre 2016 à l'aube dans la grande ville du nord de la Syrie où le pilonnage incessant est, selon l’ONU, « très probablement constitutif de crimes de guerre ».

Cet accord de cessez-le-feu avait été conclu Mardi 13 Décembre 2016 dans le cadre de négociations entre les insurgés, la Russie, alliée militaire clé du régime de Damas, et la Turquie.

Les opérations, initialement prévues Mercredi 14 Décembre 2016 à partir de 3 heures GMT, n'ont pas débuté en raison d'obstacles posés par l'Iran, autre allié du président syrien Bachar al Assad dont les milices participent activement à la reconquête d'Alep et qui a posé des conditions supplémentaires, ont déclaré des rebelles et des responsables de l’ONU.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont à nouveau entretenus au téléphone Mercredi 14 Décembre 2016 en fin de journée et sont convenus de poursuivre leurs efforts conjoints pour permettre l'évacuation des civils et des rebelles dès que possible, a-t-on appris de sources à la présidence turque.

L'Iran exigerait que l'évacuation d'Alep ait lieu en même temps que celle de blessés à Foua et Kefraya, deux villages chiites syriens assiégés par la rébellion dans la province d'Idlib, au sud-ouest d'Alep.

« Ils ont refusé de laisser partir les gens. Ils transforment un certain nombre de choses en prétexte, parmi lesquels Foua et Kefraya, mais c'est plus un prétexte que la réalité, pour que cet accord échoue parce que les iraniens n'en veulent pas », a dit un responsable de l'Armée Syrienne Libre (ASL).

Des roquettes tirées par les rebelles ont fait plusieurs victimes dans les deux villages, selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

A Alep, les deux camps se sont mutuellement accusés d'avoir violé en premier le cessez-le-feu, qui a rapidement laissé place à un pilonnage massif du dernier réduit rebelle par l'artillerie et l'aviation gouvernementale.

Le commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeïd Raad al Hussein, a dénoncé la reprise des violences.

« Si les raisons de la rupture du cessez-le-feu prêtent à discussion, la reprise de bombardements extrêmement violents des forces gouvernementales syriennes et de leurs alliés sur un secteur rempli de civils constituent très certainement une violation des lois internationales et très probablement des crimes de guerre », a-t-il accusé.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a estimé que deux ou trois jours seraient suffisants pour venir à bout de la dernière poche de résistance. Selon le ministère russe de la défense, cité par Interfax, les rebelles ne tiennent plus que deux mille cinq cent mètres carrés.

Son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, qui a poursuivi ses contacts avec ses collègues russes et iraniens, a dit que des forces fidèles au régime de Bachar al Assad tentaient de s'opposer à l'accord d'évacuation.

Face à cette confusion, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a jugé indispensable que des observateurs de l'ONU se déploient à Alep.

« Ce que la France demande, c'est la présence d'observateurs de l’ONU sur place pour avoir une garantie que l'évacuation, qui est une priorité pour la population civile, ait lieu, mais aussi que les combattants ne soient pas massacrés, pour cela il faut des observateurs », a-t-il déclaré sur la deuxième chaîne de la télévision française.

Selon le Hezbollah libanais, qui participe à l'offensive, environ quinze mille personnes, dont quatre mille combattants, chercheraient à quitter Alep-Est, où la situation humanitaire aggravée par les intempéries à l'approche de l'hiver préoccupe au plus haut point l’ONU.

D'après un bilan communiqué Mercredi 14 Décembre 2016 par les autorités russes, six mille civils, dont un tiers d'enfants, sont partis au cours des dernières vingt quatre heures, de même que trois cent soixante six insurgés qui ont déposé les armes. Ce nouvel exode n'entre pas dans le cadre de l'accord annoncé Mardi 13 Décembre 2016.

Une commission de l'ONU chargée d'enquêter sur les crimes de guerre commis en Syrie a fait état Mercredi 14 Décembre 2016 de nombreux signalements d'exactions imputées aux forces gouvernementales. L'armée syrienne a nié procéder à des exécutions sommaires de prisonniers et recourir à la torture.

Les enquêteurs de l'ONU disent en outre disposer d'informations selon lesquelles les rebelles du Front Fatah al Cham, l’ancien Front al Nosra, et d'Ahrar al Cham empêchent les civils de fuir les combats ou se mêlent à eux. Moscou a accusé les insurgés d'utiliser plus de cent mille personnes comme boucliers humains.

La reprise d'Alep est la plus grande victoire du pouvoir syrien contre une rébellion entamée en 2011 en plein printemps arabe, un conflit qui a fait plus de trois cent mille morts, selon l’ONU.

Le président Bachar al Assad a salué la victoire des forces gouvernementales comme un tournant dans le conflit et un prélude à de nouvelles offensives contre les enclaves rebelles.

Pour la Russie, dont l'intervention militaire en faveur de Damas entamée au mois de septembre 2015 a bouleversé l'équilibre des forces, la reconquête d'Alep est une victoire considérable contre les « terroristes », expression qu'utilise le régime syrien pour désigner l'ensemble des rebelles, qu'ils soient nationalistes ou islamistes.

A l'ONU, les Etats-Unis ont condamné le déchaînement de violence dans la grande ville du nord de la Syrie, assiégée et bombardée depuis des mois.

« Alep va s'ajouter à la liste des événements de l'histoire mondiale qui définissent le mal contemporain et qui entachent encore nos consciences des dizaines d'années plus tard, Halabja, le Rwanda, Srebrenica et aujourd'hui Alep », a dit l'ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power.

« Êtes-vous vraiment incapables d'éprouver de la honte ? N'y a-t-il littéralement rien qui puisse vous faire honte », a-t-elle ajouté, s'adressant directement à la Syrie, à la Russie et à l'Iran.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:15

 

 

Rassemblement de soutien aux habitants d'Alep à Paris (Reuters)

 

« Syriens restez debout, le monde est fier de vous », plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées Mercredi 14 Décembre 2016 à Paris pour manifester leur soutien aux habitants d'Alep-Est, assiégés depuis la reprise de l'offensive au mois de septembre 2016 des forces de Bachar al Assad et de ses alliés sur les quartiers rebelles.

Réunis près du centre Pompidou à l'appel de plusieurs organisations, les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « sauvons Alep et le peuple syrien » ou « on ne libère pas une ville en massacrant sa population ».

« C'est très important d'être là pour montrer à l'ensemble du monde que nous ne fermons pas les yeux sur ce qui se passe aujourd'hui en Syrie, que nous ne baissons pas les bras et que nous nous indignons toujours autant malgré le conflit qui dure », a dit à Reuters la présidente de la section française d'Amnesty International, Camille Blanc.

Dans un message lu par les organisateurs, le président du conseil local des quartiers d'Alep-Est, Brita Hagi Hassan, a demandé à être reçu par les chefs des états européens qui se réunissent à Bruxelles, Jeudi 15 Décembre 2016.

Parallèlement à ce rassemblement, les éclairages de la Tour Eiffel devaient également être éteints Mercredi 14 Décembre 2016 à 20 heures en signe de soutien aux habitants d'Alep.

D'autres manifestations de soutien sont également prévues Samedi 17 Décembre 2016 à Lyon et à Lille.

A Alep, le pilonnage par les aviations russes et syriennes des quartiers tenus par les rebelles dans l'est de la ville a causé la mort de nombreux civils et contraint à la fuite des milliers d'autres.

La communauté internationale a tenté à plusieurs reprises de faire adopter des résolutions du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) appelant à un cessez-le-feu ou à l'adoption de sanctions, mais elle s'est heurtée aux veto de la Russie et de la Chine.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 21:05

 

Paolo Gentiloni reconduit la plupart des ministres de Matteo Renzi (Reuters)

 

Au lendemain de sa nomination à la présidence du conseil italien, Paolo Gentiloni a dévoilé Lundi 12 Décembre 2016 la composition de son gouvernement dans lequel la plupart des ministres sortants sont reconduits aux mêmes postes, ce qui devrait rassurer les marchés financiers.

L'Alliance Libérale populaire Autonomie (ALA), modeste parti du centre qui soutenait l'équipe sortante, a toutefois menacé de quitter la coalition gouvernementale, ce qui priverait le nouveau chef du gouvernement de la majorité au sénat.

Paolo Gentiloni, ministre des affaires étrangères sortant, avait été chargé Dimanche 11 Décembre 2016 de former un nouveau gouvernement, quatre jours après la démission de Matteo Renzi. Le chef de file du Parti Démocrate a comme promis renoncé à ses fonctions après le rejet de son projet de réforme constitutionnelle lors du référendum du Dimanche 4 Décembre 2016.

Parmi les ministres reconduits à leur poste figure celui de l'économie, Pier Carlo Padoan, chargé notamment de superviser le renflouement de Monte dei Paschi di Siena, troisième banque d'Italie.

La défense, l'industrie, la santé et la justice n'ont pas non plus changé de mains et le Parti Démocrate conserve la majeure partie des maroquins. Les affaires étrangères reviennent, elles, à l'ancien ministre de l'intérieur Angelino Alfano.

Il a donc suffi d'une journée à Paolo Gentiloni pour former son équipe, ce qui montre son soucis de continuité. Le nouveau gouvernement, qui sera le soixante quatrième en soixante dix ans, devait être investi dans la soirée. Le président du conseil sollicitera dans la semaine la confiance des deux chambres.

L'issue du vote au sénat semble toutefois incertaine après les déclarations de Denis Verdini, chef de file de l'ALA et ancien conseiller de Silvio Berlusconi, qui a menacé de refuser sa confiance à Paolo Gentiloni si son mouvement n'est pas mieux représenté au gouvernement.

Avec leurs partenaires de Choix Civique, les centristes de l'ALA disposent de dix huit sièges au sénat et un vote hostile de leur part priverait donc le gouvernement de la majorité. Rien ne l'empêchera en revanche d'obtenir la confiance de la chambre haute s'ils s'abstiennent.

S'il passe cet obstacle, l'un de ses premiers chantiers sera la réforme du code électoral qui, si elle est promulguée rapidement, pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées au premier semestre 2017, avec un an d'avance sur le calendrier.

L'Italie dispose actuellement de lois électorales différentes pour ses deux chambres et le président Sergio Mattarella juge leur harmonisation nécessaire pour faire en sorte qu'un gouvernement cohérent puisse émerger du prochain scrutin.

Le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) milite pour une réforme rapide et des élections législatives anticipées le plus tôt possible.

Matteo Renzi dit quant à lui s'attendre à des élections législatives anticipées au mois de juin 2017. « Les prochaines élections, vraisemblablement au mois de juin 2017, auront lieu à la proportionnelle », a-t-il dit dans une interview à www.quotidiano.net. Il a souhaité bonne chance à Paolo Gentiloni, « personne de qualité et qui réussira ».

« Nous espérons que des élections auront lieu le plus tôt possible », a-t-il dit par ailleurs, Lundi 12 Décembre 2016, lors d'une réunion des instances dirigeantes du Parti Démocrate.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:48

 

http://www.lefigaro.fr/culture/2016/12/10/03004-20161210ARTFIG00010-asli-erdogan-en-prison-les-actions-de-soutien-se-multiplient-partout-en-france.php

 

Asli Erdogan en prison, les actions de soutien se multiplient partout en France

 

Par Elena Scappaticci 

 

Arrêtée le 17 août 2016 pour ses chroniques dans un journal prokurde, la romancière turque risque aujourd'hui la prison à vie pour « terrorisme ».

Alors que son procès débute le 29 décembre 2016 à Istanbul, la mobilisation en faveur de sa libération prend de l'ampleur partout en France.

Asli Erdogan est toujours en prison. La militante et femme de lettres turque de quarante neuf ans, engagée pour la défense des minorités, a été arrêtée le 17 août 2016 pour sa collaboration avec le quotidien d'opposition pro-kurde Özgür Gündem, comme une vingtaine de journalistes du même titre, un mois après un putsch avorté qui a entraîné une vaste purge dans le pays. Elle risque aujourd'hui la prison à vie pour « appartenance à une organisation terroriste ». Son procès s'ouvre le 29 décembre 2016.

Dès l'annonce de son arrestation, Ero Önderoglu, représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) en Turquie, a appelé la société civile à se mobiliser. « Elle a besoin du soutien des écrivains internationaux et d'une mobilisation de la société civile », avait-il déclaré à l'Agence France Presse (AFP). « Il faut continuer à faire pression ». Et de dénoncer un « climat d'arbitraire » créé par l'état d'urgence en Turquie.

Un appel entendu en France qui ne cesse depuis de se mobiliser pour obtenir sa libération. Plusieurs pétitions circulent sur la plateforme www.change.org, dont celle lancée à la fin du mois d’août 2016 par les écrivains Patrick Deville et Jean Rolin. À ce jour, elle a recueilli plus de quarante mille signatures.

Ses soutiens se manifestent aussi autrement. Les éditions Actes Sud ont annoncé la publication, le 4 janvier 2017, d'un recueil rassemblant les vingt-neuf textes d'Asli Erdogan, parus au cours des dix dernières années dans le journal turco-kurde Ozgür Gündem, son titre sera « le silence n'est même plus à toi ». On y trouvera notamment les cinq chroniques qui valent à Asli Erdogan d'être incarcérée depuis trois mois à la prison pour femmes de Barkirköy, à Istanbul. L'auteur et journaliste a notamment réalisé un reportage dans les rues stambouliotes, au lendemain du coup d’état avorté des forces armées turques, le Samedi 16 Juillet 2016.

En plus de la publication de textes inédits, plusieurs lectures de l'œuvre de la romancière sont également programmées partout en France à partir du Samedi 10 Décembre 2016. Une soirée de soutien et de solidarité se tient notamment le Lundi 12 Décembre 2016 à la Maison de la Poésie, à Paris, en présence de Mine Aydoslu, la mère d'Aslı Erdoğan, de Pierre Astier, son agent littéraire, et de Timour Muhidine, son éditeur.

Samedi 10 Décembre 2016 à 17 heures, au Théâtre de la Bastille à Paris, la comédienne Clotilde Hesme donnera une lecture du Bâtiment de Pierre d'Aslı Erdoğan.

Dimanche 11 Décembre 2016 à 16 heures, à la Librairie Maupetit à Marseille, le collectif Pied de Biche organisera une lecture d'extraits du Bâtiment de Pierre ainsi qu'une projection photographique.

Lundi 12 Décembre 2016 à 18 heures, à l'espace Elle Cause à Brest, les comédiens Genneviève Robin, Guy Abgrall et Françoise Bachelier, liront des extraits du Bâtiment de Pierre, accompagnés au violoncelle par Marie-Pierre Pinard.

Lundi 12 Décembre 2016 à 17 heures, à la Machine à Musique à Bordeaux, une lecture de textes sera organisée.

Lundi 12 décembre 2016 à 19 heures, à la Manufacture des Tabacs à Nantes, le collectif Free Aslı Erdoğan donnera des lectures en français mais aussi en turc de ses textes.

Lundi 12 Décembre 2016 à 20 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, une soirée de soutien et de solidarité à Aslı Erdoğan aura lieu, soutenue par le CNL et en présence, notamment, de Mine Aydoslu, la mère d'Aslı Erdoğan, Françoise Nyssen, présidente d'Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Yiğit Bener, écrivain, traducteur et interprète turc, Pierre Astier, son agent littéraire, Emmanuelle Collas, directrice des Editions Galaade et Selin Altiparmak, comédienne. Cette soirée sera animée par le journaliste Christian Tortel et la comédienne Sophie Bourel lira des textes du recueil à paraître le 4 janvier 2017, « le silence n’est même plus à toi ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:30

 

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/12/13/le-patron-d-exxonmobil-pour-diriger-la-diplomatie-americaine_5047978_829254.html

 

Donald Trump nomme le Président Directeur Général (PDG) d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, au poste de secrétaire d'état

 

Selon un communiqué officiel, le président américain élu a désigné Rex Tillerson, proche de Vladimir Poutine, à la tête de la diplomatie américaine.

 

Par Gilles Paris, correspondant permanent du Monde à Washington

 

L’incertitude va s’ajouter à l’incertain. Le président élu Donald Trump, dont la vision des affaires étrangères n’a cessé d’alimenter les interrogations, a en effet annoncé Mardi 13 Décembre 2016 via un communiqué son intention de nommer un néophyte à la tête de la diplomatie américaine.

Donald Trump a définitivement tranché en faveur du dernier nom évoqué pour ce poste stratégique, celui de Rex Tillerson, soixante quatre ans, le patron du géant pétrolier Exxon Mobil.

Ce dernier, qui devait quitter la compagnie au mois de mars 2017, atteint par la limite d’âge, y a effectué toute sa carrière. Elle l’a familiarisé avec les puissances pétrolières que sont l’Arabie saoudite ou la Russie. Sa connaissance de ce dernier pays et de son président, Vladimir Poutine, qui lui a remis en 2013 la plus haute distinction pour un civil, l’ordre de l'amitié, a été sans doute un atout auprès de Donald Trump, qui apprécie le dirigeant russe. Il pourrait s’avérer à double tranchant au moment du vote de confirmation par le sénat.

Car ce tropisme russe coïncide avec des accusations d’ingérences de Moscou dans l’élection remportée par Donald Trump avancées par le renseignement américain. Ces accusations ont été traitées jusqu’à présent par le mépris par le milliardaire. Comme pour souligner une défiance inédite vis-à-vis de la Central Intelligence Agency (CIA), l’agence fédérale qui s’est montrée jusqu’à présent la plus catégorique, selon les fuites dont les médias américains ont rendu compte, le magnat de l’immobilier a annoncé par ailleurs qu’il n’entendait pas assister comme ses prédécesseurs aux briefings réguliers du renseignement.

Deux jours après la commande par le président Barack Obama d’un rapport complet à propos du jeu prêté à la Russie, les deux responsables républicains du congrès, le chef de la majorité sénatoriale, Mitch Mac Connell, et le speaker de la chambre des représentants, Paul Ryan, ont apporté leur soutien à un examen approfondi de ce dossier devenu public le 7 octobre 2016. Les services de renseignement américains avaient pour la première fois collectivement accusé la Russie de piratages informatiques directement liés au processus électoral.

Les deux responsables républicains ont exprimé à cette occasion une défiance de la Russie qui tranche avec la volonté d’ouverture esquissée jusqu’à présent par Donald Trump et que le choix de Rex Tillerson confirme. « Les russes ne sont pas nos amis », a ainsi déclaré Mitch Mac Connell. « Toute intervention étrangère dans nos élections est entièrement inacceptable. Et toute intervention de la Russie est particulièrement problématique car, sous le président Vladimir Poutine, la Russie a été un agresseur, constamment en train de saper les intérêts américains », a ajouté Paul Ryan.

S’ajoutant aux réserves exprimées publiquement par le président de la commission des forces armées du sénat, John Mac Cain, et par le sénateur de Floride Marco Rubio, cette vision négative du rôle de la Russie pourrait transformer en épreuve l’étape de la confirmation par le sénat de Rex Tillerson. Il doit désormais s’attendre à être interrogé à la fois sur sa proximité avec Vladimir Poutine et sur d’éventuels conflits d’intérêts entre la fonction de secrétaire d'état et les activités d’une multinationale de l’envergure d’Exxon Mobil.

Rex Tillerson n’a jamais eu l’occasion d’exposer sa vision du monde, mais il a pris position contre les sanctions adoptées contre la Russie après l’annexion de la Crimée en 2014, à la suite d’un référendum controversé.

Au mois de juin 2014, il s’était rendu à un sommet sur l’énergie à Moscou et avait rencontré Igor Setchine, le patron de Rosneft, le principal producteur de pétrole russe, un proche du président Vladimir Poutine visé par ces sanctions, alors que l’administration américaine tentait d’éviter des visites de cet ordre. Igor Setchine a été l’artisan à partir de 2011, côté russe, du rapprochement entre Rosneft et Exxon Mobil, concrétisé notamment par des projets dans l’Arctique russe. Une éventuelle levée des sanctions permettrait à Exxon Mobil de mener à bien ces projets, notamment dans la mer de Kara.

Les républicains ne disposent que d’une majorité étroite au sénat. Le dernier vote négatif pour une confirmation remonte à 1989 et l’échec du républicain John Tower que le président George Bush avait nommé au poste de secrétaire à la défense. Redoutant un échec avec l’ambassadrice à l'Organisation des Nations Unies (ONU), Susan Rice, pour le poste de secrétaire d'état, Barack Obama s’était tourné en 2012 vers le sénateur John Kerry, plus à même de vaincre les éventuelles réticences de ses pairs. Le Washington Post et le site Politico ont cependant indiqué lundi soir que Rex Tillerson pourrait recevoir le soutien de membres prestigieux d’anciennes administrations républicaines comme les anciens secrétaires d'état James Baker et Condoleezza Rice, l’ancien secrétaire à la défense Robert Gates et l’ancien vice-président Dick Cheney. Un soutien qui pourrait s’expliquer par des liens avec l’industrie pétrolière.

Le nom du responsable d’Exxon Mobil s’ajoute à une liste de farouches défenseurs des énergies fossiles qui alimente les interrogations sur le sort qui sera réservé par la future administration de Donald Trump à l’accord de Paris en faveur de la réduction des gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique. Il renforce également le poids des millionnaires qui n’ont jamais été aussi nombreux dans l’entourage ministériel d’un président.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:13

 

Moscou confirme un accord pour l'évacuation d'Alep-Est (Reuters)

 

L'ambassadeur de Russie à l'Organisation des Nations Unies (ONU) a confirmé Mardi 13 Décembre 2016 la conclusion d'un accord sur l'évacuation des insurgés présents dans les zones d'Alep-Est qui échappent encore à l'armée syrienne.

« La dernière information dont je dispose est qu'ils ont en fait conclu un accord sur le terrain pour que les combattants quittent la ville », a déclaré à la presse Vitali Tchourkine. L'évacuation pourrait avoir lieu « dans les heures qui viennent », a-t-il ajouté.

« Maintenant que cela va être sous le contrôle du gouvernement syrien, il n'est pas nécessaire pour les civils encore présents de partir et des dispositions humanitaires sont en place », a poursuivi le diplomate.

« Nos personnels militaires ne constatent aucune infraction du droit international humanitaire. Les civils peuvent rester, ils peuvent se rendre dans des endroits sûrs et ils peuvent bénéficier des dispositifs humanitaires sur place. Personne ne va s'en prendre aux civils », a-t-il affirmé.

Selon le président du conseil local d'Alep-Est, l'évacuation commencera Mercredi 14 Décembre 2016 à 5 heures locales et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) supervisera l'opération.

L'accord a d'abord été annoncé par un groupe rebelle nommé Nourredine al Zinki, très présent dans la grande ville du nord de la Syrie.

Les insurgés seront autorisés à partir avec leurs armes légères, a ajouté un porte-parole du mouvement, sans plus de précisions.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:16

 

 

L'Etat Islamique affirme continuer à progresser dans la région de Palmyre (Reuters)

 

Les aviations syriennes et russes ont mené des frappes aériennes contre les bases avancées du groupe Etat Islamique afin de chasser les djihadistes de la région de Palmyre où ces derniers affirment continuer leur progression en direction de l'ouest.

Les combattants de l'Etat Islamique se sont rendus maîtres Dimanche 11 Décembre 2016 de l'antique cité située dans le centre de la Syrie dont ils avaient été chassés au mois de mars 2016.

Cette reprise de la ville par les djihadistes constitue un revers de taille à la fois pour l'armée syrienne mais également pour la Russie qui concentrent actuellement leurs efforts sur la conquête d'Alep où les rebelles paraissent sur le point d'abdiquer.

L'armée syrienne a indiqué que les frappes aériennes menées par ses avions et les chasseurs russes avaient visé des postes avancés de l'Etat Islamique dans la périphérie de Palmyre, Lundi 12 Décembre 2016, tuant plusieurs dizaines de combattants et détruisant des équipements militaires.

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) rapporte que des dizaines de soldats syriens et de miliciens alliés du régime de Damas ont péri dans les combats.

Dans un communiqué, le groupe djihadiste a fait savoir que ses troupes avaient progressé à l'ouest de la cité en direction de la base aérienne de Palmyre, l'une des plus importantes du pays, sur laquelle les russes sont largement présents, et qu'elles l'ont bombardée.

« L'aéroport est visé avec toutes sortes d'armes et de missiles », ajoute le communiqué.

« Après la prise de Palmyre, les soldats du califat ont poursuivi leur progression Lundi 12 Décembre 2016 après de féroces affrontements avec l'armée et ses milices », explique le communiqué.

La Russie a indiqué Dimanche 11 Décembre 2016 que l’Etat Islamique avait déployé à Palmyre plus de quatre mille hommes venus de ses fiefs de Rakka et de Daïr al Zor.

Pour Moscou, c'est la décision des Etats-Unis de suspendre les bombardements sur Rakka qui a permis aux djihadistes de reprendre leurs opérations et de se redéployer.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:00

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/07/alep-robespierre-et-john-locke_1533687

 

Alep, Maximilien Robespierre et John Locke

 

Par Sophie Wahnich, directrice de recherches en histoire et science politique au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

 

Mercredi 7 Décembre 2016

 

Notre commune humanité est meurtrie chaque jour dans la ville syrienne assiégée. Écoutons enfin de bons conseillers.

« Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple, pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme, doivent être poursuivis partout, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates et les tyrans quels qu’ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers qui est la nature ».

Maximilien Robespierre, projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen, présenté le 24 avril 1793, la première année de la république française, devant la convention nationale.

Vous pensez que Maximilien Robespierre est mal placé pour donner des leçons de morale à Bachar-al-Assad et à Vladimir Poutine ? Vraiment, reprenons.

Garantir la fraternité, c’est-à-dire le caractère de communauté du genre humain révolutionné, revient en situation à inventer l’exclusion la plus radicale de ceux qui trahissent les règles de cette communauté humaine.

Cette trahison de son appartenance à l’humanité s’appelle alors « crime de lèse-humanité » et constitue un crime extraordinaire qui ne peut et ne doit jamais être amnistié. Le crime de lèse-humanité est le crime qui empêche les peuples de se ressaisir de leur droits et ainsi de redevenir humains ou de mettre leur droit en adéquation avec leur humanité vécue.

L’affirmation selon laquelle une nation qui en opprime une autre opprime en fait l’humanité dans sa totalité, ressort de la logique du droit de résistance à l’oppression élevé à l’échelle cosmopolitique. De fait aucun crime de lèse-humanité n’est possible à circonscrire car il contamine par son existence même la tenue humaine du genre humain.

Dans une logique de réciprocité, un peuple qui ne punirait pas comme il convient le crime de lèse-humanité deviendrait lui même criminel, ennemi du genre humain.

John Locke, le philosophe anglais du dix septième siècle, peut-il nous donner quelques conseils ? Refuser l’offense faite par la force à l’humanité est au fondement de notre libéralisme dont il fut le penseur, savez-vous ? Dans son traité de gouvernement civil, John Locke écrit que « celui qui se prévaut du droit du plus fort pour me tuer est un monstre. Il est l’ennemi de l’humanité. Tout homme a droit de détruire cet être destructeur. Quand quelqu’un viole les lois de nature, qui ont pour but la conservation du genre humain, il déclare par cela même qu’il se conduit par d’autres règles que celle de la raison et de la commune équité, dès lors il devient dangereux pour le genre humain. Sa conduite offensant toute la nature humaine, chacun par le droit qu’il a de conserver le genre humain peut réprimer, ou s’il est nécessaire détruire ce qui lui est nuisible ». Vous trouvez cela peu libéral. Disons que vous connaissez mal le libéralisme dans ses fondements comme vous connaissez mal Maximilien Robespierre.

Quant à Louis Antoine de Saint-Just, le 24 avril 1793, il propose de réfléchir au droit d’asile offert aux opprimés et aux défenseurs de la liberté, les réfugiés donc. Notons que cet asile est refusé aux tyrans et aux homicides dans la même logique. Mais « les étrangers et leurs usages seront respectés dans le sein de la république ». Louis Antoine de Saint-Just non plus vous n’en voulez pas ? Il a été appelé l’archange de la terreur, certes, mais il se bat contre la tyrannie en faveur de son peuple, c’est l’exact envers de Bachar al Assad tout de même. Les réfugiés syriens, il me semble qu’ils seraient capables de le comprendre, eux.

Et Henri Jean Baptiste Grégoire, émancipateur des juifs et des noirs, lui, peut-il nous conseiller ? Le 18 juin 1793, il présente un projet de déclaration des droits des peuples où il dit des choses très intéressantes.

« Chaque peuple a droit d’organiser et de changer les formes de son gouvernement, les entreprises contre la liberté d’un peuple sont un attentat contre tous les autres et les ligues qui ont pour objet une guerre offensive, les traités ou les alliances qui peuvent nuire à l’intérêt d’un peuple, sont un attentat contre la famille humaine ».

Vous me dites que le conventionnel Bertrand Barère qualifiait déjà à l’époque ces positions de philosophiques et de philanthropiques et qu'il réclamait plus de réalisme politique ? Certes mais son collègue Jacques Alexis Thuriot était enthousiaste. Les avis étaient partagés, voyez-vous.

Ce devoir de ne pas laisser impunis les attentats contre le genre humain, les crimes extraordinaires ou les crimes de lèse-humanité, a certes disparu pendant Thermidor. Le renouveau de la guerre de conquête était incompatible avec une cosmopolitique exigeante. Le droit public de l’Europe devient celui de la seule force. Le contrôle de la cruauté internationale et les droits de l’humanité ne sont plus dès lors une préoccupation des européens.

Notre commune humanité s’effondre chaque jour à Alep. Ecoutons enfin de bons conseillers car l’obsolescence de l’homme a pris un tour vertigineux, là-bas comme ici. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 18:47

 

L'opération de reconquête d'Alep-Est dans sa phase finale (Reuters)

 

L'opération de reconquête des quartiers rebelles d'Alep-Est est entrée dans sa phase finale, a déclaré Lundi 12 Décembre 2016 un général syrien alors que l'armée et ses alliés ont encore repris plusieurs quartiers ces dernières heures.

Pour l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui suit le conflit syrien quotidiennement en s'appuyant sur un réseau d'observateurs sur le terrain, la bataille d'Alep, la plus grande ville de Syrie avant la guerre, coupée en deux depuis 2012 entre rebelles et loyalistes, touche à sa fin.

D'après une journaliste de Reuters sur place, les bombardements des derniers réduits rebelles sont les plus violents depuis son arrivée il y a plusieurs jours.

S'adressant aux journalistes présents à Alep-Ouest, le général syrien Zaïd al Saleh a prédit que la bataille se terminerait rapidement. « Les rebelles n'ont pas beaucoup de temps devant eux. Ils doivent soit se rendre, soit mourir », a-t-il dit de Cheikh Saïd, un secteur stratégique reconquis au cours de la nuit par les forces loyalistes.

Après la perte de Cheikh Saïd, les rebelles se sont retirés de tous les quartiers situés sur la rive est du Quoueiq, la rivière traversant Alep, a déclaré l'OSDH. Cela signifie que leur poche de résistance s'est réduite de moitié en quelques heures, a ajouté l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres.

« La situation est extrêmement difficile aujourd'hui », a déclaré Zakaria Malahifdji, un responsable du groupe insurgé Fastakim de l'Armée Syrienne Libre (ASL) présent à Alep.

Un responsable du Djabha Chamiya, un autre groupe rebelle dans la ville, n'a pas exclu que les insurgés tentent de se ménager une nouvelle position sur la rive ouest, qui pourrait devenir une nouvelle ligne de front.

La retraite soudaine des rebelles ces dernières heures témoigne d'un effondrement du moral des terroristes, a déclaré un responsable militaire syrien.

La Russie, principale alliée du régime de Damas avec l'Iran, a déclaré que plus de deux mille deux cent rebelles s'étaient rendus depuis le début de la bataille d'Alep et que cent mille civils avaient quitté les quartiers anciennement sous contrôle rebelle.

« Les gens courent entre deux bombardements pour échapper à la mort. C'est la fin du monde ici », a déclaré Abou Amer Ikab, un ancien fonctionnaire du gouvernement à Soukkari, au coeur de l'enclave rebelle.

La télévision a diffusé des images du quartier de Salihine, tombé aux mains de l'armée, qui n'est plus qu'un tas de ruines et d'immeubles à demi effondrés, avec des corps jonchant le sol et quelques civils errant dans les décombres, en tenant par la main un enfant ou quelques bagages.

La chute d'Alep-Est, qui semble désormais imminente, porterait un coup sévère aux espoirs des rebelles de renverser Bachar al Assad et renforcerait l'emprise de ce dernier sur la Syrie utile, sans pour autant rétablir son autorité sur l'ensemble du pays, comme en témoigne la reprise de Palmyre par le groupe Etat Islamique, Dimanche 11 Décembre 2016.

A travers le pays, des dizaines de milliers de civils restent pris au piège dans des zones sous contrôle rebelle pilonnées par l'artillerie et l'aviation des forces loyalistes et sans ressources de base.

A Alep, les groupes rebelles ont reçu Dimanche 11 Décembre 2016 une offre russo-américaine pour évacuer combattants et civils des quartiers tenus par l'opposition, mais Moscou a déclaré par la suite qu'aucun accord n'avait été conclu dans les discussions en cours à Genève pour résoudre le conflit de manière pacifique.

La rébellion a imputé l'échec d'une solution diplomatique à Moscou. « Les russes restent évasifs. Ils regardent la situation militaire. Pour le moment, ils avancent », a dit un responsable insurgé.

Selon le général Zaïd al Saleh, l'armée syrienne a été soutenue par l'aviation russe et les milices chiites libanaises et irakiennes dans sa progression à Alep. Une milice de réfugiés palestiniens, la brigade de Jérusalem, a également participé à l'offensive du Lundi 12 Décembre 2016, a-t-il dit.

D'après un correspondant de l'agence de presse officielle Sana, trois mille cinq cent personnes ont fui le quartier de Cheikh Saïd Lundi 12 Décembre 2016 après que celui-ci ait été repris dans la nuit du Dimanche 11 Décembre au Lundi 12 Décembre 2016.

Commentant la prise du quartier, un responsable syrien a déclaré à Reuters que « ce secteur est très important parce qu'il facilite l'accès à al Amariya, un quartier tenu par les forces gouvernementales, et nous permet de sécuriser une plus grande partie de la route reliant Alep à Ramoussa », où l'armée dispose d'une importante base d'artillerie, au sud de la ville d’Alep.

Malgré l'avancée de l'armée et ses alliés, l'opposition syrienne ne fera pas de concession, a assuré à Paris le coordinateur général du haut comité de l'opposition syrienne.

« Si Bachar al Assad et ses alliés croient qu’une avancée militaire dans certains quartiers d’Alep signifie que nous allons faire des concessions ou marchander sur les buts de la révolution, c’est non », a dit Riyad Hijab à l'issue d'un entretien avec François Hollande à l'Elysée.

Selon l'OSDH, qui dispose de relais sur le terrain, au moins trois cent soixante quatre rebelles et quatre cent quinze civils, dont quarante sept enfants, ont été tués depuis que l'offensive des forces gouvernementales s'est accélérée il y a un mois.

Les tirs des insurgés ont dans le même temps fait cent trente morts parmi les habitants d'Alep-Ouest, dont quarante enfants.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:03

 

La reddition ou la mort pour les rebelles retranchés dans Alep-Est (Reuters)

 

Les insurgés syriens ne contrôlent plus qu'une petite partie d'Alep-Est, remplie de civils et soumise à des bombardements féroces de la part des forces gouvernementales, et n'ont comme alternative que la reddition ou la mort.

Un responsable du groupe rebelle Jabhah Chamiya, joint Dimanche 11 Décembre 2016 en Turquie, a déclaré que les forces de Damas, soutenues par l'aviation russe, s'étaient emparées dans la matinée du quartier d’al Maadi.

A moins d'une intervention, a-t-il prévenu, on s'oriente « vers une fin tragique » et la seule alternative pour les insurgés semble être la reddition ou la mort.

Il a ajouté que rien n'avait transpiré des discussions russo-américaines qui se sont déroulées Samedi 10 Décembre 2016 à Genève. Elles devaient reprendre Dimanche 11 Décembre 2016.

D'après la Russie, dont l'intervention armée en soutien au régime du président Bachar al Assad a changé radicalement l'équilibre des forces en présence dans la guerre civile en Syrie, les forces gouvernementales contrôlent désormais quatre vingt treize pour cent de la ville d'Alep, divisée depuis l'été 2012.

L'estimation n'a pu être vérifiée de source indépendante, mais les forces de Bachar al Assad et leurs alliés, miliciens chiites iraniens ou libanais notamment, progressent rapidement dans la partie orientale de la ville depuis la fin du mois de novembre 2016. Les insurgés sont aujourd'hui retranchés dans une poignée de secteurs, situés pour la plupart au sud de la vieille ville.

En l'espace de deux semaines à peine, ils ont perdu près des trois quarts des territoires qu'ils contrôlaient dans Alep-Est.

Tirs d'artillerie et bombardements aériens pilonnaient les positions rebelles, Dimanche 11 Décembre 2016, comme tous les jours précédents. On entendait une explosion par minute.

Les forces loyalistes ont notamment avancé dans les quartiers d'Asila et d'Asajam, au sud-ouest de la citadelle, ainsi que dans la partie sud du quartier de Karam al Daadaa.

Les combats ont fait des centaines de morts ces dernières semaines, selon des observateurs, et ravagé la ville. Plusieurs sites de la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont désormais en ruines.

L'exode des populations s'est parallèlement poursuivi.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens