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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:29

 

http://www.lavoixdunord.fr/96839/article/2016-12-30/le-froid-est-la-et-les-migrants-ne-renoncent-pas-l-angleterre

 

Le froid est là, et les migrants ne renoncent pas à la Grande Bretagne

 

Au camp de la Marnière, ils sont entre soixante et quatre vingt à apprivoiser le début de l’hiver. Dans le cadre du plan grand froid, la municipalité a prévu une solution alternative aux baraquements de fortune. Pour certains bénévoles, cela tarde à se mettre en place.

 

Par Floriane Gérenthon

 

Vendredi 30 Décembre 2016, au parc de la Roupie, à Isbergues, un groupe d’hommes est là pour prendre une douche et avaler un repas concocté par les bénévoles de Terre d'Errance.

 

D’autres sont restés au camp et s’occupent de décharger les bouteilles d’eau ramenées par d’autres bénévoles. Selon Terre d'Errance, les migrants seraient entre soixante et quatre vingt sur le camp.

 

Mais, depuis quelques jours, le froid est là. Les températures sont négatives. Les baraquements où s’abritent les réfugiés ont été renforcés pour être plus solides et Terre d'Errance s’est procurée plusieurs poêles à bois.

 

Du côté de la municipalité, une solution alternative a été mise en place, avec l’association Habitat Insertion, dans le cadre du plan grand froid. À l’espace Jules-Noël, des locaux associatifs, inutilisés à cette période, ont été libérés pour l’hiver. L’association Habitat Insertion a récupéré matelas et duvets pour une capacité de trente six places. Les femmes seront accueillies à la maison paroissiale.

 

Le sous-préfet de Béthune et le directeur départemental de la cohésion sociale sont venus valider cette solution alternative. Les bénévoles s’étonnent de ne pas la voir être appliquée plus rapidement. Du côté de la mairie, on attend le feu vert de la préfecture, explique le maire Bertrand Cocq.

 

En ce moment, le camp est calme, mais les esprits se sont échauffés ces derniers jours. « Nous lisons qu’un nouveau camp s’est créé à Norrent-Fontes mais c’est faux », explique Marie-Claire.

 

Un article du quotidien anglais The Independent, publié Mardi 27 Décembre 2016, a semé le trouble. Il y est écrit que les migrants sont de retour en nombre pour s’installer dans l’un des camps sauvages autour de Calais, dont celui de Norrent-Fontes. « Sauf que cela fait des années qu’il est là », précisent les bénévoles et, pour le moment, les retours se font rares. « Peut-être trois ou quatre », mais leur nombre est difficile à évaluer. Parce que les tentatives de passage en Grande Bretagne continuent. « S’ils voient qu’ils peuvent revenir, ils le feront ».

 

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:15

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/01/08/msf-denonce-les-violences-policieres-contre-les-migrants-a-paris_5059437_1654200.html

 

Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce les violences policières contre les migrants à Paris

 

L’association humanitaire accuse les forces de l’ordre de se livrer à « une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public ».

 

MSF a dénoncé, Samedi 7 Janvier 2017, les violences policières à l’encontre des migrants en errance qui dorment dans les rues de la capitale. Selon l’association humanitaire, les forces de police « harcèlent les migrants en confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de la Chapelle où ils attendent une place d’hébergement ».

 

En l’espace d’une semaine, huit migrants en situation d’hypothermie ont ainsi été pris en charge par les équipes de MSF lors de consultations ambulatoires. Dénonçant des « pratiques inacceptables » qui mettent en péril la vie des personnes visées, MSF accuse les forces de l’ordre de se livrer à « une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public. Ce déni de réalité par la violence doit cesser », insiste l’organisation.

 

Le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a défendu Dimanche 8 Janvier 2017 le travail des policiers, évoquant « un sport national de mise en cause » de leur travail. « Ce que font aujourd’hui les forces de police, c’est de la mise à l’abri de personnes qui sont vulnérables », selon le ministre. « C’est vrai, quelquefois, il peut y avoir une forme de contrainte à mettre une personne à l’abri », a-t-il ajouté.

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:53

 

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/11/lt19331107.htm

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan03

 

La situation en Europe et nos tâches d'aujourd'hui

 

Par Léon Trotsky

 

Mardi 7 Novembre 1933

 

La victoire du national-socialisme en Allemagne a provoqué dans les autres pays européens le renforcement, dans le prolétariat, non des tendances communistes, mais des tendances démocratiques. Nous le voyons sous une forme particulièrement claire en Angleterre et en Norvège mais, sans aucun doute, le même processus se produit en d'autres pays. Il est très probable, en particulier, que la sociale démocratie de Belgique connaîtra, dans la prochain, période, une nouvelle montée. Que le réformisme soit le pire frein de l'évolution politique et que la sociale démocratie soit vouée à l'effondrement, c'est pour nous l'ABC. Mais rien que l'ABC, c'est peu. Il faut savoir discerner les étapes concrètes du processus politique. Dans le déclin historique général du réformisme comme du capitalisme, il y a d'inévitables périodes de remontée temporaire. Une lampe, avant de s'éteindre, se ranime parfois très vivement.

La formule fascisme ou communisme est absolument juste, mais seulement en dernière analyse. La politique fatale de l'internationale communiste soutenue par l'autorité de l'état ouvrier n'a pas seulement compromis les méthodes révolutionnaires. Elle a donné à la sociale démocratie, souillée de crimes et de trahisons, la possibilité de lever de nouveau au-dessus de la classe ouvrière le drapeau de la démocratie comme drapeau du salut.

Des dizaines de millions d'ouvriers sont alarmés jusqu'au tréfonds de leur conscience par le danger du fascisme. Adolf Hitler leur a montré de nouveau ce que signifie l'écrasement des organisations ouvrières et des droits démocratiques élémentaires. Les staliniens affirmaient au cours des dernières années que, entre le fascisme et la démocratie, il n'y avait pas de différence et que le fascisme et la sociale démocratie étaient des étoiles jumelles. Les ouvriers du monde entier se sont convaincus par la tragique expérience allemande de la criminelle absurdité de tels discours. De là, le déclin prochain des partis staliniens, dans des circonstances exceptionnellement favorables pour l'aile révolutionnaire. De là aussi, les aspirations des ouvriers à se cramponner à leurs organisations de masse et à leurs droits démocratiques. Grâce à dix années de politique criminelle de l'internationale communiste stalinisée, le problème se pose devant la conscience de millions de travailleurs, non sous la forme de l'antithèse décisive de la dictature du prolétariat contre la dictature du fascisme, mais sous la forme de l'alternative beaucoup plus primitive et beaucoup moins nette de la démocratie contre le fascisme.

Il nous faut prendre la situation politique qui est notre point de départ telle qu'elle est, sans nous faire aucune illusion. Evidemment, nous restons fidèles à nous-mêmes et à notre drapeau. Toujours et dans toutes les conditions nous disons qui nous sommes, ce que nous voulons et où nous allons. Mais nous ne pouvons pas imposer mécaniquement notre programme aux masses. L'expérience des staliniens à ce sujet est suffisamment éloquente. Au lieu d'accrocher leur locomotive au train de la classe ouvrière et d'accélérer son mouvement en avant, les staliniens lancent leur locomotive à coups de sifflets retentissants à la rencontre du train du prolétariat, entravent son mouvement et parfois se heurtent à lui. Alors, la petite locomotive vole en éclats. Le résultat d'une telle politique est que, dans certains pays, le prolétariat est devenu la victime sans défense du fascisme et que, dans d'autres pays, il est rejeté en arrière sur les positions du réformisme.

Il ne peut évidemment être question d'une régénération sérieuse et durable du réformisme. Il s'agit à proprement parler non du réformisme au sens large du mot, mais des aspirations instinctives des ouvriers à défendre leurs organisations et leurs droits. De ces positions purement défensives et conservatrices, la classe ouvrière peut et doit, dans le processus de la lutte, passer à une offensive révolutionnaire sur toute la ligne. L'offensive doit, à son tour, préparer les masses à accepter les grandes tâches révolutionnaires et, par conséquent, notre programme. Mais pour atteindre cette étape, il faut savoir traverser la période défensive qui s'ouvre actuellement avec les masses, au premier rang, sans se dissoudre en elles, mais aussi sans s'en détacher.

Les staliniens ont frappé d'interdit les mots d'ordre démocratiques pour tous les pays du monde. Pour l'Inde, qui n'a pas encore accompli sa révolution nationale libératrice. Pour l'Espagne, où l'avant-garde prolétarienne a encore à trouver la voie de la transformation de la révolution bourgeoise rampante en révolution socialiste. Pour l'Allemagne, où le prolétariat, brisé et atomisé, est privé de tout ce qu'il avait conquis au cours du siècle écoulé. Pour la Belgique, dont le prolétariat garde les yeux fixés sur ses frontières de l'est et où, étouffant la profonde défiance qu'il éprouve en son cœur, il soutient le parti du pacifisme démocratique d'Emile Vandervelde. La négation pure et simple des mots d'ordre démocratiques, les staliniens la déduisent abstraitement des caractéristiques générales de notre époque, qui est celle de l'impérialisme et des révolutions socialistes. Il n'y a pas un grain de dialectique dans une telle façon de poser la question. Les mots d'ordre et les illusions démocratiques ne se suppriment pas par décret. Il faut que la masse les traverse et les vive dans l'expérience des combats. La tâche de l'avant-garde est d'accrocher sa locomotive au train des masses. Dans la position défensive actuelle de la classe ouvrière, il faut trouver des éléments dynamiques, il faut pousser la masse à tirer les déductions de ses propres prémisses démocratiques et il faut approfondir et étendre le champ de la lutte. Dans cette voie aussi, la quantité doit se changer en qualité.

Rappelons encore une fois qu'en 1917, quand les bolcheviks étaient déjà incomparablement plus forts qu'aucune des sections actuelles de l'internationale communiste, ils continuaient d'exiger la convocation rapide de l'assemblée constituante, l'abaissement de la limite d'âge électorale, les droits électoraux pour les soldats et l'éligibilité des fonctionnaires. Le mot d'ordre principal des bolcheviks, tout le pouvoir aux soviets, signifiait, entre le mois d'avril 1917 et le mois de septembre 1917, tout le pouvoir aux sociaux démocrates, mencheviks et socialistes révolutionnaires. Quand les réformistes conclurent une coalition gouvernementale avec la bourgeoisie, les bolcheviks lancèrent le mot d'ordre « à bas les ministres capitalistes ». Cela signifiait encore une fois, « ouvriers, forcez les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires à prendre dans leurs mains tout le pouvoir ». L'expérience politique de la seule révolution prolétarienne victorieuse est défigurée et faussée par les staliniens au point d'être méconnaissable. Notre tâche, ici aussi, est de rétablir les faits et d'en tirer les conclusions indispensables aujourd'hui.

Nous, bolcheviks, nous pensons que pour échapper réellement au fascisme et à la guerre, il faut prendre le pouvoir par la révolution et instaurer la dictature prolétarienne. Vous, ouvriers socialistes, vous n'êtes pas d'accord pour vous engager dans cette voie. Vous croyez pouvoir non seulement sauver ce que vous avez conquis, mais encore aller de l'avant dans les voies de la démocratie. Bien, tant que nous ne vous aurons pas convaincus et amenés de notre côté, nous sommes prêts à parcourir avec vous cette voie, jusqu'au bout. Mais nous exigeons que vous meniez la lutte pour la démocratie non en paroles mais en actes. Tout le monde reconnaît, chacun à sa manière, que, dans les conditions actuelles, il faut un pouvoir fort. Obligez donc votre parti à ouvrir une lutte véritable pour un état démocratique fort. Il faut pour cela avant tout extirper les restes de l’état féodal. Il faut donner le droit de vote à tous les hommes et à toutes les femmes de plus de dix-huit ans, soldats compris. Il faut concentrer tous les pouvoirs, législatifs et exécutifs, entre les mains d'une chambre unique. Que votre parti engage une campagne sérieuse sur ces mots d'ordre, qu'il dresse sur leurs jambes des millions d'ouvriers et que, grâce à la poussée des masses, il s'empare du pouvoir. Ce serait, en tout cas, une tentative sérieuse de lutter contre le fascisme et la guerre. Nous, bolcheviks, nous conserverions le droit d'expliquer aux ouvriers l'insuffisance des mots d'ordre démocratiques. Nous ne pourrions certes endosser des responsabilités pour ce gouvernement social démocrate, mais nous vous aiderions honnêtement à lutter pour lui. Avec vous, nous repousserions toutes les attaques de la réaction bourgeoise. Plus encore, nous nous engagerions devant vous à ne pas entreprendre d'actions révolutionnaires qui sortiraient des limites de la démocratie, de la véritable démocratie, tant que la majorité des ouvriers ne se serait pas placée consciemment du côté de la dictature révolutionnaire.

Telle doit être, dans la prochaine période, notre attitude envers les ouvriers sociaux démocrates et sans-parti. En occupant avec eux, au point de départ, la position de défense de la démocratie, nous devons dès le début lui donner un sérieux caractère prolétarien. Il faut nous dire fermement que nous ne permettrons pas que se répète ce qui s'est passé en Allemagne. Il faut que chaque ouvrier avancé se pénètre complètement de la détermination de ne pas permettre au fascisme de lever la tête. Il faut envelopper, pas à pas et avec persévérance, les maisons du peuple, les rédactions et les clubs, des anneaux de la défense prolétarienne. Il faut entourer avec autant de persévérance tous les foyers du fascisme, rédaction de journaux, clubs et casernes fascistes, de l'anneau du blocus prolétarien. Il faut conclure des accords de combat entre organisations ouvrières, politiques, syndicales, culturelles et autres, pour des actions communes de défense de toutes les institutions de la démocratie prolétarienne. Plus ce travail aura un caractère sérieux et réfléchi, moins il sera criard et vantard et plus il conquerra rapidement la confiance des masses prolétariennes, en commençant par la jeunesse, et plus sûrement il nous mènera à la victoire.

C'est ainsi que nous nous représentons les grandes lignes d'une politique véritablement marxiste dans la période qui vient. Cette politique revêtira assurément dans les différents pays d'Europe des formes qui dépendront des circonstances nationales. Suivre attentivement les changements de la situation et les modifications dans la conscience des masses et lancer à chaque étape les mots d'ordre qui découlent de l'ensemble de la situation, c'est la tâche de la direction révolutionnaire.

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:06

 

http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/01/09/droit-au-logement-conquiert-trente-places-d-hebergement-pour-les-sdf-dans-l-hotel-dieu_5059591_1653445.html

 

L'association Droit Au Logement (DAL) conquiert trente places d’hébergement pour les Sans Domiciles Fixes (SDF) dans l’Hôtel-Dieu

 

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP) a autorisé l’association à conserver les chambres situées dans une aile désaffectée jusqu'au mois de mars 2017.

 

Par Isabelle Rey-Lefebvre

 

C’est une jolie victoire pour les sans-abris parisiens qui, au cœur des journées les plus froides de l’hiver, le week-end du Samedi 7 Janvier et du Dimanche 8 Janvier 2017, auront gagné une trentaine de lits d’hébergement qu’ils peuvent conserver jusqu’à la fin du mois de mars 2017. Deux initiatives se sont, par un heureux hasard, conjuguées pour ce résultat.

Le médiatique docteur Gérald Kierzek, urgentiste à l’Hôtel-Dieu, hôpital de l’APHP, avait, Vendredi 6 Janvier 2017, tweeté le message « je suis de garde ce soir et j’accueillerai au chaud les personnes qui en ont besoin ». Puis, « il est inadmissible que des dizaines de lits au chaud soient vides, nous pourrions soigner et accueillir », tweet assorti de photographies de lits vides.

L’information a immédiatement circulé. « J’ai, Vendredi 6 Janvier 2017, avec le Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU), été porter secours à un SDF en hypothermie, à vingt huit degrés », raconte le docteur Gérald Kierzek, « alors que nous aurions pu prévenir cela puisque, dans mon hôpital, je sais que quatre vingt lits sont vides. C’est insupportable, comme si nous avions oublié que, dans assistance publique, il y a le mot assistance ».

Samedi 7 Janvier 2017, le DAL a de son côté organisé l’occupation d’une aile désaffectée du plus vieil hôpital de France, l’Hôtel-Dieu, sur le parvis même de Notre-Dame de Paris, par une trentaine de SDF et mal-logés qui y ont passé la nuit du Samedi 7 Janvier au Dimanche 8 Janvier 2017.

« Nous nous attendions à être expulsés très vite par les flics, mais ce sont les soignants de la Confédération Générale du Travail (CGT) qui nous ont porté secours, nous procurant matelas, lits de camp et couvertures, puis la direction a accepté que nous nous installions dans l’aile Saint-Côme et elle y a rétabli le chauffage », expliquait Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL, Dimanche 8 Janvier 2017, n’en revenant pas. Les lieux, treize chambres avec cabinets de toilette, douches et kitchenettes, se prêtent on ne peut mieux à un hébergement temporaire.

Parmi les mal-logés présents, il y a Mustapha, vingt cinq ans. Cet apprenti boulanger ne sait plus depuis combien de mois il est à la rue, « j’appelle le cent quinze tous les jours et quand, par miracle, j’arrive à l’avoir, c’est pour me faire dire qu’il n’y a pas de place. Et c’est impossible de trouver du travail lorsqu’on ne sait même pas où on va dormir le soir même ». Ayadelé Abdoulakeem, jeune nigérian, exhibe, outre sa carte de résident, un jugement condamnant le préfet de Paris à l’héberger, avec une astreinte de cinquante euros par jour, « je suis à la rue depuis mon arrivée en France en 2013. Pourtant, je travaille, dans un atelier de réparation de vélos du quatorzième arrondissement de Paris ».

Isabelle Semado, cap verdienne, a bien obtenu un hébergement en hôtel à Chelles, dans le département de la Seine-et-Marne, mais à deux heures de transport de son travail d’auxiliaire de vie chez des personnes âgées. Diabi, sénégalaise, son mari, qui, comme elle, travaille comme personnel de ménage, et leurs deux enfants, sont hébergés chez des amis dans une chambre infestée de rats et de cafards, « nous avons besoin d’habiter pas loin de Paris, car nous travaillons tôt le matin et tard le soir et nos enfants sont scolarisés dans le troisième arrondissement ».

Le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, et le directeur de l’APHP, Martin Hirsch, venus sur place, Dimanche 8 Janvier 2017 dans l’après-midi, ont trouvé un accord avec les nouveaux occupants de l’Hôtel-Dieu. L’APHP accepte de concéder l’aile Saint-Côme, gérée par l’association Aurore, jusqu’au mois de mars 2017, mais pas plus car, a expliqué Martin Hirsch, « l’hôpital, en pleine réorganisation, ne sera pas vendu mais retrouvera une vocation médicale », promet-il.

« Dès la fin du mois de janvier 2017, cet hôpital accueillera, dans une autre aile d’une quarantaine de places, de jeunes mères qui viennent d’accoucher et ne savent pas où aller », explique Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture, qui dit répondre ici à « un besoin crucial », puisqu’environ cinq bébés naissent, chaque jour, à Paris, dans ces conditions.

« L’APHP est de bonne volonté, elle a mis à notre disposition de nombreux locaux sur les sites hospitaliers de Necker, de Broussais et de Fernand-Widal », ajoute Sophie Brocas. Par ailleurs, un nouvel accord passé entre le DAL et le préfet d’Ile-de-France permettra à une centaine de ménages d’être relogés dans le parc social de façon pérenne.

« Il y a beaucoup de locaux vides, notamment dans les établissements de soins dont la mission est l’hospitalité, et qui pourraient être mis à la disposition des mal-logés. J’espère que cette mobilisation à deux pas du kilomètre zéro du parvis de Notre-Dame va créer une onde de choc vers toute la France », prédit Jean Baptiste Eyraud, président fondateur du DAL.

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 17:13

 

POUR UN BILAN DU LAMBERTISME

 

Suite à la lecture du témoignage de Pierre Salvaing, Robert Duguet écrivait récemment un message relatif au bilan du lambertisme.

 

Vous trouverez ci-dessous un paragraphe de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le blog personnel de Robert Duguet à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan02

 

POUR UN BILAN DU LAMBERTISME

 

Dans la théologie lambertiste, il n’y a pas seulement l’imminence de la révolution qui tarde toujours à venir, il y a aussi, point aussi important, l’attitude à avoir vis-à-vis du parti de François Mitterrand. Là nous sommes en face du facteur politique qui a largement contribué à la liquidation du trotskysme dans notre pays. Pour ma part, ce processus je l’ai vécu de 1978 à 1984 à l’intérieur du Parti Socialiste. Etant dans le réseau de Jean Luc Mélenchon au sein du courant mitterrandiste et malgré d’incessantes interrogations que je posais à Marc Lacaze avec qui je discutais très régulièrement, je ne comprenais pas la stratégie qui était alors celle de la direction de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) vis-à-vis du Parti Socialiste. L’afflux de nombreux adhérents et militants dans les sections du Parti Socialiste à partir de la vague électorale aux élections municipales de 1977 ouvrait une perspective de construction d’un courant à la gauche du Parti Socialiste. Je ne comprenais pas le refus de cette opportunité qui s’achève à mon sens avec le plan de Jacques Delors de 1983 et la honteuse défaite laïque de 1984. Rétrospectivement, je pense qu’après 1984 la présence de militants révolutionnaires au sein du parti de François Mitterrand ne se justifie plus.

Quand Pierre Salvaing décrit le fait que la politique de l’OCI dans les années 1976 ne permet plus de passer au stade du parti des dix mille militants, l’absurdité de la méthode des objectifs et des résultats, aussi justifiées que soient les problèmes pointés par Stéphane Just, l’analyse ne regarde pas ce qui se passe dans la représentation politique dans son ensemble, les rapports entre les classes et leurs représentations. La vague de fond de 1977 traduit le fait que la classe ouvrière regarde du côté du Parti Socialiste et ce mouvement s’approfondira jusqu’en 1982. La rupture de l’union de la gauche par le Parti Communiste Français (PCF) ne fera qu’amplifier ce mouvement de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie vers François Mitterrand. Alors oui durant ces quelques années il y avait une vraie opportunité de préparer les bases d’un dégagement centriste. Il ne se retrouvera d’ailleurs plus jamais après. En 1976, Pierre Salvaing souligne que l’OCI discute de la perspective de la Ligue Ouvrière Révolutionnaire (LOR), c’est-à-dire offrir aux militants en opposition à leurs directions politiques un cadre provisoire vers le parti révolutionnaire. Mais ce débat est à cette date à côté de la plaque. C’est vers le Parti Socialiste que le mouvement s’oriente. La LOR, ce n’est pas l’heure. Ce sera une opportunité perdue.

Ce qui se passera ultérieurement dans l’histoire ultérieure du Parti Socialiste n’a que peu d’intérêt pour ceux qui n’ont pas renoncé au socialisme. Il y a eu Marc Dolez qui, pour plagier le poète, résistera « ce que vivent les roses, l’espace d’un matin », après la bataille pour le non socialiste de 2005 à l’Europe néo-libérale. Puis il y a eu le départ de Jean Luc Mélenchon, sans bataille de fond d’ailleurs contre la direction du Parti Socialiste, ce qui infirme totalement l’idée que le mélenchonisme serait un développement centriste venu du Parti Socialiste. Ses positions actuelles, tant sur les questions nationales qu’internationales, n’ont plus rien à voir avec le centrisme d’un Marceau Pivert par exemple. Ce qui s’agitera à la gauche du Parti Socialiste sera d’une autre nature. Il me semble tout à fait contradictoire de placer Lionel Jospin au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, avec l’accord de François Mitterrand, et en même temps de construire un courant de gauche à l’intérieur du Parti Socialiste. Donner les rênes du Parti Socialiste à un homme que François Mitterrand lui-même connaissait comme un cadre de Pierre Lambert, c’était aussi un moyen de verrouiller l’organisation contre d’éventuels dégagements centristes.

Pour revenir à la question de l’entrisme, l’opération de Lionel Jospin n’a rien à voir avec la stratégie que Léon Trotsky avait préconisé en France et en Espagne dans les années qui précédent la seconde guerre mondiale. En opposition dans le mouvement ouvrier au rôle éminemment réactionnaire joué par l’internationale stalinienne, notamment en Allemagne en 1933, la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) voit ses effectifs grandir et la démocratie devenir une réalité dans son organisation. Léon Trotsky défend l’entrée de ses camarades dans la SFIO, mais drapeau déployé et musique en tête. Ce qui l’opposera du reste aux pivertistes qui cristalliseront une opposition dans la SFIO, après la grève de 1936, la gauche révolutionnaire. Et il s’agit à l’époque de faire l’unité contre le fascisme. Mais dès lors où la SFIO prend le pouvoir, il va évoluer, comme parti parlementaire ouvrier-bourgeois, vers la crise de l’état et avec l’accord de front populaire vers sa droite. Pour Léon Trotsky, le temps sera alors venu de rompre avec l’appareil social-démocrate.

Voilà brièvement pour l’entrisme version Léon Trotsky. Chez Pierre Lambert, il s’agit de tout autre chose. François Mitterrand était coincé entre les attaques des néo-corporatistes de Michel Rocard et celles du Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education Socialiste (CERES) de Jean Pierre Chevènement, relayant les positions de la direction du PCF contre le Parti Socialiste. Par ailleurs son courant n’avait aucune unité doctrinale, c’était un conglomérat d’appétits de carrières diverses et variées, il était bien incapable de mener une campagne présidentielle. Lionel Jospin n’est absolument pas un sous-marin du trotskysme, un entriste, mais un cadre politique prêté par la direction de l’OCI, dans un but bien précis, permettre à François Mitterrand de gagner au mois de mai 1981. Cela n’a plus rien à voir avec le trotskysme. Quant à la campagne de 1981, je ne suis pas d’accord avec Pierre Salvaing, l’ayant vécu de l’intérieur du Parti Socialiste, l’OCI a été infiniment plus efficace que les sections socialistes, elle avait alors l’organisation et la discipline. A l’époque, les militants socialistes un peu formés sur le plan doctrinal, et sur un ton un peu goguenard, appelaient l’OCI le cinquième courant du Parti Socialiste. Ils obéissaient, ils faisaient le boulot, surtout ils ne demandaient rien et ils ne risquaient pas de contrecarrer les ambitions locales de tel ou tel.

Les petits marquis de banlieue ou de province pouvaient s’endormir sur leurs deux oreilles, on travaillait à leur place. Il y a un point que ne soulève pas Pierre Salvaing. Appeler à soutenir François Mitterrand dès le premier tour des élections présidentielles et engager une campagne efficace sur ce point précis, en opposition à la ligne classique du trotskysme dans les élections, pour Pierre Lambert cela s’est négocié en espèces sonnantes et trébuchantes avec la direction du Parti Socialiste. Pourquoi ne pas en parler ? C’est toujours sur les questions d’argent que les vraies raisons d’une trahison apparaissent.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:46

 

http://www.mesopinions.com/petition/justice/abandon-toutes-charges-retenues-relaxe-cedric/27173

 

Pétition pour l'abandon de toutes les charges retenues contre Cédric Herrou et pour sa relaxe.

 

Mercredi 4 Janvier 2017, un homme était convoqué par la justice pour avoir fait la seule chose humainement possible pour des personnes et des enfants en danger, leur porter secours.

Nous demandons l'abandon de toutes les charges retenues et la relaxe de cet homme courageux.

Contre le délit de solidarité

Cédric Herrou est un agriculteur français de la vallée franco-italienne de la Roya.

Témoin de la détresse des migrants dont beaucoup sont des enfants, il va décider, comme d'autres habitants de la vallée, de leur venir en aide.

Hébergement, soins et nourriture, il essaye, avec les moyens dont il dispose, de soulager la misère de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants.

L'agriculteur comparaissait Mercredi 4 Janvier 2017 devant le tribunal de Nice pour avoir installé une cinquantaine de réfugiés dans les locaux d'une ancienne colonie de vacances et pour avoir fait passer la frontière à près de deux cent personnes.

Une peine de prison de huit mois avec sursis a été requise à son encontre.

Le jugement sera rendu le 10 février 2017. Cédric Herrou n'est ni un criminel ni même un activiste, juste un homme ému par tant de détresse et déterminé à ne pas fermer les yeux et à agir là où les autorités brillent par leur absence.

Nous demandons sa relaxe ainsi que l'abandon de toutes les charges retenues contre cet homme qui a pour seul tort d'avoir agi comme chaque être humain devrait agir.

Signez la pétition pour ce citoyen solidaire des réfugiés

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:34

 

http://www.liberation.fr/france/2017/01/08/quatre-militants-arretes-pour-aide-aux-migrants-dans-la-vallee-de-la-roya_1539874

 

Quatre militants arrêtés pour aide aux migrants dans la vallée de la Roya

 

Par Adèle Sifaut

 

Dimanche 8 Janvier 2017

 

Quatre militants, arrêtés Vendredi 6 Janvier 2017 dans la vallée de la Roya suite à une dénonciation, comparaîtront devant le tribunal correctionnel au mois de mai 2017.

Vendredi 6 Janvier 2017 fut le jour de tous les extrêmes pour les militants pro-migrants de la vallée de la Roya. Dans la matinée, un vent de liberté soufflait sur la place du palais de justice de Nice. Déféré pour aide au séjour et à la circulation de personnes en situation irrégulière, le professeur et chercheur Pierre-Alain Mannoni apprenait sa relaxe. Mais Vendredi 6 Janvier 2017 à 17 heures, quatre militants étaient interpellés à Sospel pour le même motif.

Vendredi 6 Janvier 2017, deux voitures suivent la route entre Breil-sur-Roya et Sospel. A bord, il y a quatre militants et neuf migrants. « Dans la vallée, nous étions débordés. Ce soir-là, nous ne pouvions pas loger tout le monde dans des conditions correctes. Alors, nous avons décidé de les emmener dans une maison sur une autre commune de la vallée de la Bévéra », raconte Sylvain, le mari de Françoise, l’une des interpellés.

« C’était soit ce transport, soit une nuit sous la tente alors que la température tombe à moins trois degrés en ce moment ». Mais le convoi n’arrivera jamais à destination. Dénoncée, la petite troupe est rattrapée et interpellée par les gendarmes à Sospel. « Ces personnes ont choisi de mettre en place un stratagème qui consistait à éviter l’un des douze points de contrôle qui émaillent la bande des vingt kilomètres de frontière », explique le procureur de la république de Nice, Jean-Michel Prêtre, à Libération.

L'objectif du quatuor était de déposer les migrants quelques mètres avant le barrage des gendarmes, passer la frontière sans passager puis les récupérer un peu plus loin. Les migrants, eux, rejoignent les voitures à pied, en empruntant des sentiers éloignés du point de contrôle. « Ce stratagème est constitutif d’une atteinte à la loi », rappelle le procureur.

Interpellés avec six des migrants, dont plusieurs mineurs, les quatre militants décident de rester silencieux, même en garde à vue. « Nous changeons de stratégie », dit leur conseil, Maeva Binimelis. « Nous ne voulons pas apporter une preuve de culpabilité sur un plateau d’argent. A chacun son travail, celui de la gendarmerie est de rechercher la vérité ».

Une manœuvre de défense que n’ont pas choisie les deux militants déjà jugés au tribunal de Nice. Après avoir médiatisé et revendiqué clairement ses actions à la barre, Cédric Herrou risque désormais huit mois de prison avec sursis.

Pierre-Alain Mannoni, lui, a été relaxé mais sera rejugé, le parquet ayant fait appel. « La vallée est au bord de l’implosion, sous tension du fait de l’afflux de migrants », rappelle Maeva Binimelis. Depuis un an et demi, les migrants affluent dans la vallée de la Roya, une enclave montagneuse située à la frontière entre l’Italie et la France. Pensant rejoindre le nord de l’Europe, ils s’y retrouvent coincés. « Nous sommes surbookés et fatigués. L’afflux est encore plus fort qu’avant », note Nathalie, militante de l’Association Roya Citoyenne (ARC). « Il faut bien comprendre que, une fois aidés et hébergés, les migrants n’ont à l’idée que de repartir ». Une situation qui fait craindre le pire à Sylvain, « si nous ne les aidons pas, ils partiront d’eux-mêmes par les chemins. Avec les risques, le froid et la neige, ce ne sont plus des personnes en bonne santé que les gendarmes ramasseront, mais des morts ».

Après vingt-quatre heures de garde à vue à Menton, Sospel et Breil sur Roya, les quatre habitants de la vallée de la Roya apprennent qu’ils sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils se présenteront au palais de justice de Nice le 10 mai 2017 à 13 heures 30. Tous encourent cinq ans de prison et trente mille euros d’amende.

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:06

 

http://www.droitaulogement.org/2017/01/occupationhd_salleouverte

 

Communiqué du Droit Au Logement (DAL)

 

Samedi 7 Janvier 2017 à 23 heures 30

 

Occupation de l’Hôtel Dieu

 

Une salle est ouverte pour les sans logis du DAL

 

Après quelques tergiversations, les occupants sans logis du DAL, une trentaine de personnes, ont été installés au Rez De Chaussée de l’aile Saint Côme. Quelques militants du DAL vont également y passer la nuit, tranquillement et au chaud.

L‘aile Saint Roch, occupée depuis le Samedi 7 Janvier 2017 à 15 heures 30 par environ deux cent mal logés du DAL, soutenus par des militants de différentes organisations, Confédération Générale du Travail (CGT), Union Syndicale Solidaire, ATTAC, Fanfare Invisible, Mouvement National des Chômeurs et des Précaires (MNCP), Nuit Debout et Parti de Gauche, a été libérée dans la soirée.

Dimanche 8 Janvier 2017, le préfet de région, Jean François Carenco, se rendra sur place pour discuter des suites de cette occupation.

DAL se félicite de ce premier résultat et rappelle que des milliers de mètres carrés sont toujours vacants à l’Hôtel Dieu, dans les locaux de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP) et dans les hôpitaux en général, tandis que le nombre de sans abris ne cesse d’augmenter.

Une manifestation pour les sans logis aura lieu Samedi 14 Janvier 2017 à 15 heures place de l'Hôtel de Ville à Paris pour la mobilisation et la réquisition des locaux et des logements vacants publics ou de grands propriétaires pour l'accueil des sans-logis.

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 20:16

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-de-ensemble-solidarite-avec-cedric-herrou-et-les-citoyen-ne-s-aidant-e-s

 

Communiqué d'Ensemble

 

Solidarité avec Cédric Herrou et les citoyens aidants.

 

Agriculteur dans la vallée de la Roya et membre de l'Association Roya Citoyenne (ARC), Cédric Herrou est passé en procès devant le tribunal correctionnel de Nice, Mercredi 4 Janvier 2017.

Pour avoir légitimement porté aide, secouru et hébergé des migrants, ayant traversé à leurs risques et périls la Méditerranée, il encourait cinq ans de prison et trente mille euros d'amende.

La justice lui reproche également d'avoir utilisé un bâtiment de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) pour accueillir les migrants.

Ensemble apporte un soutien inconditionnel à Cédric Herrou et à ses camarades de la vallée de la Roya et s'associe aux mobilisations en cours.

C'est le procès de la solidarité vis-à-vis de ceux et celles qui ont dû quitter leur pays victimes de guerres et de dictatures. La plus grande vigilance est nécessaire à l'égard des poursuites engagées.

C'est le procès de citoyens qui sont venus en aide aussi bien à des adultes qu'à des mineurs non pris en charge et qui sont victimes des politiques répressives du gouvernement et du département qui y ajoute la stigmatisation.

Eric Ciotti, député et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, n'a pas hésité à comparer les membres de l'ARC à des délinquants.

Mercredi 4 Janvier 2017, le procureur, Jean-Michel Prêtre, a requis huit mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve et la confiscation de son véhicule, c'est scandaleux.

Déjà, lors d'un premier procès contre un enseignant-chercheur, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis, jugement mis en délibéré.

Les frontières tuent, ouvrons-les.

Les migrants et les réfugiés doivent être accueillis dans de bonnes conditions et pouvoir déterminer leur avenir sans être en permanence poursuivis, raflés, parqués et expulsés s'ils tombent sous le coup des accords de Dublin qui doivent être abrogés.

Ensemble exige l'application du droit et des traités internationaux et la liberté de circulation et d'installation.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:51

 

UNE JEUNESSE FRANCAISE

 

Pierre Salvaing publiait récemment un témoignage de quatre cent vingt pages relatif à l’histoire de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI).

 

Robert Duguet en faisait une synthèse de vingt pages.

 

Vous trouverez ci-dessous un seul paragraphe de la synthèse de Robert Duguet relatif à l’histoire des relations entre l’OCI, l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) et le Parti Socialiste à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

 

Je vous invite bien évidemment à la lecture de la totalité de la synthèse de Robert Duguet et à la totalité du témoignage de Pierre Salvaing disponibles si vous consultez le blog personnel de Robert Duguet à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan01

 

UNE JEUNESSE FRANCAISE

 

Lorsque l’OCI prend l’UNEF en 1971, l’UNEF n’est plus qu’une coquille vide.

Le Parti Socialiste Unifié (PSU) et la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) ont déserté le combat syndical et les trotskystes se trouvent face à face avec les staliniens du courant pour le Renouveau de l’UNEF qui défendent la participation aux conseils de gestion de la loi d’Edgar Faure.

L’OCI releva le gant de la lutte pour l’indépendance vis-à-vis des conseils de gestion contre les staliniens, mais ce combat n’entraînait qu’une avant-garde de militants.

Pierre Salvaing écrit que « nous aurions dû peut-être prendre davantage la mesure de la réalité de ces conditions exceptionnelles. C’est comme lorsqu’un petit détachement d’armée se trouve isolé en avant-garde, par sa vaillance et le hasard des circonstances de la guerre. Il ne peut en rester là. Ou bien le reste de l’armée le rejoint rapidement, ou bien il doit se préparer à se replier en bon ordre. Autrement dit, ne fallait-il pas nous préparer, dès la conquête de l’UNEF, à la certitude de la perdre quelques années plus tard ? Cela me paraît aujourd’hui l’issue la plus logique et la plus politique, celle qui nous aurait permis de garder une véritable organisation révolutionnaire dans la jeunesse. Cela aurait permis aussi de lancer les étudiants révolutionnaires dans un travail théorique et politique et un accès plus solide à la conscience des actes entrepris. En lieu de quoi, la direction de l’OCI a cherché, pour la garder ou en la gardant, des alliances et des combines, qui ont porté leurs fruits vénéneux à partir de 1976 et de 1977, mais surtout avec la fameuse réunification de 1980. Cette réunification, inévitable à terme, unissait dans le syndicat l’OCI et le Parti Socialiste. Qui pouvait penser que, dans cet attelage, l’OCI conserverait les guides politiques ».

C’est une petite aristocratie ouvrière qui finalement, de combines en combines, de manœuvres d’appareil en manœuvres d’appareil, va conduire sa direction en 1981 à adopter envers le gouvernement de François Mitterrand, de Pierre Mauroy et d’Alain Savary, une position bienveillante de concertation. La direction de l’UNEF nous entraînera sur le terrain de la participation. C’était tourner le dos à la ligne qui avait permis de sauver le syndicat en 197, la lutte contre la réforme d’Edgar Faure et le combat contre la participation et la cogestion des universités. L’UNEF Indépendante et Démocratique a présenté des candidats aux élections universitaires. Elle a pris pour argent comptant les engagements d’Alain Savary de modifier la loi d’Edgar Faure. Lorsque, en 1983, Alain Savary présentera un projet de loi aggravant encore la loi d’Edgar Faure, l’UNEF, tout en le dénonçant, n’en continua pas moins sa participation aux conseils d’université, avec l’accord de la direction de Pierre Lambert.

Mieux, le combat pour la réunification syndicale, menée formellement sur la ligne du front unique du type de la Fédération de l’Education Nationale (FEN), un seul syndicat intégrant en son sein tous les courants du mouvement ouvrier, conduisait en fait à liquider ce qui faisait la spécificité du combat des trotskystes à l’université. Alors ont commencé les tripatouillages avec la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF), la mutuelle étudiante véritable pompe à fric qui était la raison que le Parti Socialiste portait au syndicat et à la prétendue réunification. Le départ de Jean Christophe Cambadélis et de plusieurs centaines de militants étudiants en 1986 marquera la fin et en fait la liquidation du travail des trotskystes dans la jeunesse.

Dans une interview de Benjamin Stora, qui était en 1986 responsable de la fédérale étudiante de l’OCI, on lit que « dès 1978, Jean-Christophe Cambadélis m'a dit que, ce qu'il faudrait, c'est réunifier l'UNEF avec ceux du Parti Socialiste de François Mitterrand, contre le Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education Socialiste (CERES), construit et dirigé alors par Jean Pierre Chevènement, allié aux staliniens. Il m'a présenté Jean Marie Le Guen, un type fade pas très à gauche, Jean-Michel Grosz et Jean-Loup Salzman. Les mitterrandistes à l'université n'étaient rien, seulement ces trois-là ».

Preuve que le mitterrandisme dans la jeunesse ne représentait rien, sinon trois obscurs bureaucrates professionnels. C’est à ceux-là qu’on a remis les clés de l’UNEF et du travail révolutionnaire dans la jeunesse. Si ce n’est pas une trahison, qu’est-ce que c’est ? Et une trahison qui concerne au premier chef celui qui est au centre du système, Pierre Lambert. Une politique de ralliement au front populaire sans rivage à droite. En 1979, ce sont les rocardiens qui frappent à la porte de l’UNEF.

Pierre Salvaing note « qu’en 1979, une autre composante se présente, celle-là tout à fait étrangère, les rocardiens. Pierre Lambert n'était pas très chaud pour les prendre, mais Jean Christophe Cambadélis était pour. Nous avons eu Manuel Valls, Alain Bauer, Stéphane Fouks et peut-être aussi Jean Jacques Urgoas, l'actuel ministre de la justice ».

 

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