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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:37

 

REDACTEURS EN CHEF DE GARDE

 

Le site www.kedistan.net publiait récemment un très long message relatif à la répression du gouvernement turc contre le quotidien turc Ozgur Gundem. 

 

Vous trouverez ci-dessous la première partie de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.kedistan.net à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.kedistan.net/2017/03/16/campagne-pour-ozgur-gundem

 

REDACTEURS EN CHEF DE GARDE

 

Mais qu’était donc cette campagne pour Özgür Gündem ?

 

Par Anne Rochelle

 

Jeudi 16 Mars 2017

 

C’était il y a un peu moins d’un an, le 18 mai 2016, très précisément.

Ce jour-là, en Turquie, les autorités ouvraient une enquête judiciaire contre six journalistes et syndicalistes. On leur reprochait d'avoir participé à une campagne de solidarité, pas n’importe laquelle. La campagne en question avait pour but de soutenir le quotidien Özgür Gündem attaqué des dizaines et des dizaines de fois par la justice, en associant symboliquement à la direction du journal des chroniqueurs, des écrivains ou des personnalités engagées. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette campagne, baptisée « rédacteurs en chef de garde », a fait parler d’elle et même au-delà des frontières de la Turquie. Il en était question avant hier, lors du procès de la célèbre romancière Asli Erdogan.

Ces noms, Özgür Gündem, « rédacteurs en chef de garde », nous allons les lire encore et encore dans les compte rendus d’audience au moins jusqu’à cet été. Alors il faut peut-être expliquer un peu. Donner quelques éléments de compréhension sur le contexte dans lequel cette campagne de solidarité a émergé, sur ses objectifs premiers.

Cette campagne a vu le jour le 3 mai 2016 avec l’idée d’ouvrir les colonnes du journal à des chroniqueurs extérieurs et même de confier chaque jour les rênes du quotidien à un binôme de « rédacteurs en chef de garde ». Le choix du 3 mai 2016 ne doit rien au hasard. Car depuis 1993, et à l’initiative de l'Organisation des Nations Unies (ONU), cette date correspond à la journée mondiale de la liberté de la presse.

Ce 3 mai 2016 à Istanbul, au cœur du vieux Péra, Uğur Güç prend la parole et s’adresse à tous ceux qui défilent, pancartes à la main, pour défendre la presse. Président de l'union des journalistes de Turquie, il ne mâche pas ses mots. « Aujourd’hui, il n’y a pas de liberté de la presse, nous ne pouvons donc pas célébrer cette journée. Au mieux, c’est une journée où le journalisme résiste et où il ne cède pas devant l’oppression ». Hakkı Boltan, coprésident de l'association des journalistes libres, enchérit. « Il n’y a pas de liberté de la presse en Turquie. Depuis les années 1990 nous nous sommes battus contre l’oppression et nous avons fait beaucoup de progrès. Si nous pouvions réunir nos expériences et faire preuve de solidarité, alors nous aurions une chance de faire progresser la liberté de la presse ».

A l’époque, le nombre de journalistes arrêtés ne dépasse pas la trentaine, bien davantage qu’aux tout débuts de l’ascension du parti de la justice et du développement (AKP) et de Recep Tayyip Erdoğan, mais beaucoup moins que maintenant. A l’époque, aussi, ce sont souvent des journalistes kurdes qui sont ciblés, suite à la reprise des combats dans le sud est de la Turquie l’année précédente. Dix huit d’entre eux sont alors derrière les barreaux. Mais en prenant la défense des kurdes et en informant sur leur sort, le journal Özgür Gündem est également dans le collimateur. Et depuis longtemps, non seulement il a été perquisitionné à maintes reprises, mais il a déjà été fermé et il doit faire face à quelque quatre vingt actions en justice avec, dans les peines requises contre les uns et les autres, de la prison qui se compte en années et des amendes se chiffrant à plus de cent mille euros. Autant de raisons qui poussent le journal à lancer une campagne de solidarité.

Les deux coprésidents de l'association des journalistes libres, Hakkı Bolta et Nevin Erdemi, seront les premiers à endosser la casquette de « rédacteurs en chef de garde ». Mais d’autres vont rapidement leur emboîter le pas, la journaliste et membre du parti républicain du peuple (CHP) Melda Onur, le journaliste d’opposition Ertuğrul Mavioğlu, l’avocat, écrivain et militant des droits de l’homme Eşber Yağmurdereli, le journaliste et représentant de Reporters SansFrontières (RSF) Erol Önderoğlu, la journaliste, écrivaine et féministe Ayşe Düzkan, le journaliste engagé et pro-kurde Fehim Işık, le poète, écrivain, journaliste et scénariste Yildirim Türker, l’économiste, journaliste et auteur Mustafa Sönmez, le journaliste et syndicaliste Faruk Eren, le journaliste et écrivain Ahmet Abakay, le journaliste d’opposition Celal Başlangıç, le président de l'union des journalistes de Turquie Uğur Güç, la journaliste, auteure militante et fondatrice de l'institut des sciences politiques et sociale à Diyarbakır, Nurcan Baysal, et le journaliste et auteur Ragıp Duran.

Quinze jours après le début de la campagne, Günay Aksoy, l’un des journalistes du quotidien, se montre plutôt enthousiaste. Le mouvement ne vise pas selon lui qu’à soutenir Özgür Gündem, mais plus largement à défendre la presse et la liberté d’expression. Et déclarant que la campagne va se poursuivre durant un mois minimum, il appelle tous ceux qui le souhaitent à s’exprimer librement, dans le « coin des lecteurs ». Sauf que Recep Tayyip Erdoğan et ses sbires ne vont pas laisser faire.

Ce 18 mai 2016, une première enquête judiciaire est en effet ouverte contre plusieurs contributeurs. Et le 23 mai 2016, les autorités demandent à dix d’entre eux de venir s’expliquer devant le tribunal, en les accusant de « propagande pour une organisation terroriste ». A ce moment-là, une vingtaine de personnes se sont déjà impliquées dans la campagne et toutes ne sont pas encore inquiétées. Mais les choses vont se corser le 20 juin 2016. Car les contributeurs ne sont plus seulement appelés à témoigner. Ils sont arrêtés. C’est le cas de l’éminente Şebnem Korur Fincancı, présidente de la fondation de Turquie pour les droits humains (TIHV) et directrice de l'institut de médecine légale de la faculté de Cerrahpaşa, mais aussi de l’écrivain et journaliste Ahmet Nesin, et enfin du journaliste Erol Önderoğlu, le représentant en Turquie de RSF. Tous trois sont arrêtés lors d’une audience, au motif de « propagande pour une organisation terroriste ».

La première a participé à la campagne d’Özgür Gündem dans le numéro du 29 mai 2016, le second dans le numéro du 7 juin 2016. Et tous deux interprètent la décision comme une tentative d’intimidation et une volonté de rompre la chaîne de solidarité. Au total, quarante quatre personnes ont alors joué le jeu. Mais la chaîne ne va pas se rompre.

« Les arrestations d’hier sont à prendre comme un message, si vous êtes du côté de la vérité, vous êtes arrêtés. Nous avons bien reçu le message. Nous ferons tout ce que nous pourrons. S’ils nous disent de ne pas regarder une chaîne, nous la regarderons. C’est ainsi que nous protégerons nos droits Nous allons poursuivre le combat », déclare le journaliste Can Dündar.

Un combat, c’est bien le mot. Car au fil des jours, les arrestations vont se multiplier. Le 27 juin 2016, six autres contributeurs sont entendus, les journalistes Nadire Mater, Tuğrul Eryılmaz et Faruk Balıkçı, l’écrivain et scénariste Yıldırım Türker et le photographe Veysi Altay. Eux aussi font face à l’accusation de « propagande pour une organisation terroriste ». Alors bien qu’ayant déjà plus de cent actions en justice contre sa propre personne, le directeur de la rédaction d’Özgür Gündem réagit.

« L’objectif de cette campagne, c’était de rendre visible les violations du droit et de la liberté de la presse en Turquie et d’attirer l’attention sur la guerre menée depuis une an. Il y a une guerre dans ce pays qui dure depuis un an et ce n’est pas la guerre du peuple mais celle du palais présidentiel », tonne İnan Kizilkaya.

Il n’est pas seul à donner de la voix. Dès le 21 juin 2016, l’avocat des trois premiers inculpés, mais aussi des juristes, des représentants d’organisations de défense des droits de l’homme, d’associations de journalistes ou de syndicats protestent haut et fort. Et de fait, très vite, Erol Önderoğlu et Şebnem Korur Fincancı, le 30 juin 2016, puis Ahmet Nesin, le premier juillet 2016, sont remis en liberté. Mais la trêve va être de courte durée. Car suite à la tentative de coup d'état, tout va se précipiter.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:56

 

http://www.lavoixdunord.fr/133464/article/2017-03-16/la-justice-se-prononcera-la-semaine-prochaine-sur-l-interdiction-de-distribuer

 

La justice se prononcera la semaine prochaine sur l’interdiction de distribuer des repas

 

Pour contester l’arrêté pris par la maire de Calais Jeudi 2 Mars 2017 interdisant la distribution de repas aux migrants dans certains secteurs de la ville, des associations ont déposé un recours au tribunal administratif de Lille. L’audience a eu lieu Jeudi 16 Mars 2017. La décision sera rendue en début de semaine prochaine.

 

Jeudi 2 Mars 2017, la maire de Calais Natacha Bouchart prenait un arrêté interdisant la distribution de repas aux migrants dans la zone industrielle des Dunes. Quatre jours plus tard, elle élargissait le périmètre défini par cet arrêté au bois Dubrulle et à la place d’Armes. La maire de Calais voulait ainsi éviter tout point de fixation. Plusieurs associations d’aide aux migrants ont alors demandé une autorisation spéciale à la maire pour distribuer les repas dans la zone des Dunes. La municipalité a refusé, justifiant que des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) existaient pour prendre en charge les migrants.

 

Mardi 14 Mars 2017, ce collectif d’associations a déposé un recours au tribunal administratif de Lille pour contester cet arrêté. Ces associations sont l'Auberge des Migrants, Médecins Du Monde (MDM), Care Calais, le Groupe d'Information et de Soutien des Travailleurs Immigrés (GISTI), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Réfugiés Calais Kitchen, le Réveil Voyageur, le Secours Catholique et Utopia Cinquante Six.

 

L’audience devant le tribunal administratif s’est tenue Jeudi 16 Mars 2017. Représentées par leurs avocats, la mairie et deux associations, le Secours Catholique et Utopia Cinquante Six, se sont opposées sur la question de la prise en charge des migrants à Calais. L’avocat de la mairie a mis en avant les échanges entre la municipalité et la préfecture du Pas-de-Calais concernant les dispositifs d’accueils des migrants dans le département, « où il y a encore de la place », précisant qu’ils avaient été renforcés pour l’accueil des mineurs.

 

Selon la mairie de Calais, le rôle des associations n’est donc pas d’aider les migrants à rester à Calais en leur proposant douches et nourriture, mais bien de les orienter vers ces dispositifs d’accueils. Une approche que les associations ont tempérée, expliquant au contraire que les dispositifs d’accueils étaient selon elles saturés. Elles ont par ailleurs mis en avant le fait que lorsqu’elles amenaient des mineurs au commissariat de Calais, elles les retrouvaient à l’extérieur quelques heures plus tard. Non représenté à l’audience, l'état n’a pas pu répondre sur ce point.

 

Concernant la distribution des repas, l’avocat de la mairie a indiqué qu'elle n’interdisait pas la distribution de repas aux migrants, mais les rassemblements autour de ces distributions. Le président du tribunal a néanmoins pointé le fait qu’aucun heurt ne s’était produit récemment lors des distributions de repas organisées par les associations. Un argument repris par ces dernières. « Il y a une volonté de décourager notre action », a confié Vincent Deconinck, président départemental du Secours Catholique, à la sortie de l’audience. « Ce qui ressort de ces échanges, c’est que tout le monde est conscient qu’il s’agit d’interdire la distribution des repas ».

 

Le tribunal administratif de Lille rendra sa décision en début de semaine prochaine.

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:26

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/03/18/entre-bastille-et-republique-melenchon-reussit-son-pari_5096932_823448.html

 

Entre la place de la Bastille et la place de la République, Jean Luc Mélenchon réussit son pari

 

Le candidat du Mouvement de la France Insoumise a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, Samedi 18 Mars 2017 à Paris, pour une sixième république.

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

« Nous l'avons fait ». A la tribune, Charlotte Girard, l’une des proches de Jean-Luc Mélenchon, annonce que cent trente mille personnes ont répondu à l’appel du candidat du Mouvement de la France Insoumise à venir défiler, Samedi 18 Mars 2017 à Paris, pour une sixième république. Dans la foule massée face à elle, un souffle de plaisir traverse les rangs et les applaudissements fusent.

Le leader de la gauche radicale, lui aussi, savoure le moment. A la peine dans les sondages et peu audible ces dernières semaines, Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari. Et à l’heure où Benoît Hamon réunit ses partisans, Dimanche 19 Mars 2017 à Bercy, le député européen a donné à voir une démonstration de force.

Dans le cortège qui le mène de la place de la Bastille à la place de la République, il sait déjà que sa marche est un succès, comparable à celle qu’il avait convoquée il y a cinq ans sur le même mot d’ordre et qui avait constitué un tournant dans sa campagne. En 2012, celui qui était alors le candidat du Front De Gauche (FDG) avait revendiqué cent vingt mille personnes.

« Cela témoigne de la permanence d’une force. Tout cela ne sort pas de l’œuf. C’est cinq ans de travail », confie-t-il au Monde.

A ses côtés, il y a plusieurs personnalités, Chantal Mouffe, Xavier Mathieu, Pierre Laurent, Clémentine Autain et Sergio Coronado, et bien sûr son premier cercle, Alexis Corbière, Manuel Bompard et Eric Coquerel.

« Comme en 2012, nous faisons le plus gros rassemblement de la campagne, c’est une force propulsive pour la suite », assure le conseiller régional d’Ile-de-France. « C’est de nature à donner un élan à la candidature. Prendre la rue, c’est quelque chose de positif, de populaire », ajoute Clémentine Autain.

Le carré des personnalités est parti en retard, a perdu la tête de cortège et finira par renoncer à rattraper les premiers manifestants.

Parmi les dizaines de milliers de personnes présentes, chacun est venu avec sa pancarte où il était inscrit un point du programme du candidat du Mouvement de la France Insoumise, droit de vote à seize ans, suppression du sénat, fin des contrôles au faciès et inéligibilité des corrompus.

Les bonnets phrygiens, rouge et frappés de la cocarde tricolore, ont également refait leur apparition. Et n’en déplaise à l'ancien socialiste qui avait appelé les militants des partis politiques à défiler en queue de cortège, des drapeaux du Parti Communiste Français (PCF), du Parti de Gauche et d’Ensemble se sont mêlés aux drapeaux français, particulièrement nombreux.

Quand Jean-Luc Mélenchon parvient enfin à rallier la place de la République, il est déjà largement en retard sur le timing prévu. Le candidat du Mouvement de la France Insoumise s’avance sur scène en rendant hommage au lion qui trône au pied de la Marianne et dont « l’auteur a voulu qu’il symbolise le suffrage universel ». Et que dire de cette statue de bronze qui le domine et qui « porte fièrement le bonnet des affranchis, celui de la liberté retrouvée et de la servitude rompue. Nous la faisons nôtre », s’exclame le tribun de la gauche radicale.

Pendant plus d’une heure, le député européen a déroulé un discours centré autour de cette sixième république qu’il veut mettre en place, souhaitant abolir « la monarchie présidentielle » et cette cinquième république mise en place par l’homme néanmoins « exceptionnel » qu’était le général de Gaulle.

Jean Luc Mélenchon a mis en garde les français contre les « pouvoirs incroyables » de l’actuelle constitution et les a appelés à ne pas les déléguer à « des apprentis sorciers ». S’il n’a pas cité les noms de Marine Le Pen, de François Fillon ou d'Emmanuel Macron, ses adversaires étaient clairement désignés.

« Ne confiez pas, fut-ce pour une période transitoire, de tels pouvoirs à des gens déterminés à en faire l’usage quand ils se prosternent devant l’ethnie ou devant l’argent », a lancé l'ancien socialiste qui propose une « issue positive » avec le bulletin de vote à son nom. « Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays », a-t-il assuré.

Dans la nouvelle constitution qu’il appelle de ses vœux, le candidat souhaite voir figurer plusieurs mesures, le droit de révoquer des élus en cours de mandat, le droit à l’avortement et au suicide assisté, la règle verte, ne pas prendre plus à la nature qu’elle ne peut reconstituer, l’interdiction du brevetage du vivant ou encore un référendum obligatoire pour ratifier tout nouveau traité européen.

« Il faut que les bulletins de vote donnent le coup de balai qui efface tout sans exception », clame-t-il avant d’ajouter « dégagez ». Et la foule de reprendre « dégagez ».

La Marseillaise est entonnée a capella par un chanteur lyrique et, quand les derniers couplets ont fini de retentir, Jean Luc Mélenchon s’avance de nouveau sur scène pour appeler ses partisans à chanter l'Internationale. Cela fait bien longtemps qu’il ne l’a pas fait mais, en ce jour anniversaire de la Commune de Paris, il y a des symboles qu’on n’efface pas si facilement.

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:49

 

Euskadi Ta Askatasuna (ETA) s'apprête à annoncer un projet massif de désarmement (Reuters)

 

Le groupe séparatiste basque ETA s'apprête à annoncer un projet de désarmement, rapporte Vendredi 17 Mars 2017 le journal le Monde, précisant qu'une opération d'une ampleur inédite est prévue pour le Samedi 8 Avril 2017.

A Madrid, l'agence espagnole Europa Press dit avoir eu confirmation de l'information auprès de sources proches des services espagnols de l'antiterrorisme.

Contactés par le Monde, les services du premier ministre français et du ministère de l’intérieur n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

A Madrid, le porte-parole du gouvernement espagnol, Inigo Mendez de Vigo, s'est refusé à toute spéculation. Mais il a observé « qu’ETA a deux choses à faire, se désarmer et se dissoudre ».

Le président du gouvernement autonome du pays basque espagnol, Inigo Urkullu, a déclaré pour sa part que son gouvernement régional avait été informé d'un possible désarmement. « Le gouvernement basque fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire en sorte que les choses se déroulent comme prévu, même si tout ne dépend pas de nous », a-t-il ajouté.

Le Monde, qui cite Txetx Etcheverry, militant de Bizi, organisation basque intervenant sur des thèmes sociaux et environnementaux, écrit « qu’une initiative d'ampleur permettant de restituer l'ensemble de l'arsenal d'ETA, le stock de dix caisses saisi au mois de décembre 2016 ne représente que quinze pour cent de l'ensemble de l'armement de l'organisation, est prévue le Samedi 8 Avril 2017 ».

« ETA nous a confié la responsabilité du désarmement de son arsenal et, au soir du Samedi 8 Avril 2017, ETA sera totalement désarmée », a déclaré ce militant au quotidien français.

Le Monde précise que plusieurs centaines de personnes de la société civile et de nombreux élus de la région pourraient participer à cette opération d'une ampleur inédite.

ETA a annoncé au mois d’octobre 2011 l'abandon définitif d'une lutte armée contre l’état espagnol qui a fait plus de huit cent morts en quarante ans.

Aucun accord avec les autorités espagnoles et françaises n'a jusqu'à présent été trouvé sur les modalités de son désarmement.

Depuis l'abandon de la lutte armée, rappelle le Monde, « des centaines de fusils d'assaut, de pistolets et d'explosifs restent disséminés dans la nature et chez des particuliers ».

Au mois de décembre 2016, une précédente tentative de désarmement près de Bayonne, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, avait donné lieu à une opération policière présentée par les autorités françaises comme un « coup dur porté à ETA ».

Cinq personnes avaient été interpellées, parmi lesquelles Txetx Etcheverry, du mouvement Bizi. Mises en examen et transférées à Paris, elles se disent membres de la société civile et non de l'organisation séparatiste. Elles ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire.

L'intervention policière avait été dénoncée par de nombreux élus, représentants syndicaux et associatifs qui ont apporté leur soutien aux cinq militants. Selon leur entourage en effet, ces derniers avaient entrepris une démarche en faveur du processus de paix en voulant détruire une partie de l'arsenal d’ETA qui se trouvait sur place lors de l'opération policière.

« Espérons que cette fois le désarmement sera définitif », a commenté Arnaldo Otegi, dirigeant du parti indépendantiste basque d'extrême gauche Euskal Herria Bildu.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:27

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/03/17/sous-la-pression-l-onu-enterre-le-rapport-accusant-israel-d-apartheid_5096546_3218.html

 

http://www.france-palestine.org/Sous-la-pression-l-ONU-enterre-le-rapport-accusant-Israel-d-apartheid

 

Sous la pression, l’Organisation des Nations Unies (ONU) enterre le rapport accusant Israël d’apartheid

 

Le document publié Mercredi 15 Mars 2017 par une commission régionale onusienne a été retiré de son site internet. En signe de protestation, sa responsable a démissionné.

 

Par Benjamin Barthe, correspondant permanent du Monde à Beyrouth

 

Il n’aura pas fallu plus de quarante-huit heures à Israël et aux Etats-Unis pour parvenir à leurs fins. Vendredi 17 Mars 2017, sous la pression de sa hiérarchie, la secrétaire exécutive de l'Economic and Social Commission for Western Asia (ESCWA), l’organe onusien à l’origine de la publication, deux jours plus tôt, d’un rapport accusant l'état hébreu de soumettre le peuple palestinien à un régime d’apartheid, a démissionné de son poste.

Le document en question avait suscité l’ire des ambassadeurs américains et israéliens, qui avaient appelé le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à le retirer immédiatement. Le Vendredi 17 Mars 2017 dans la soirée, le texte n’était plus disponible sur le site internet de l’ESCWA, une des cinq commissions régionales de l'ONU, chargée des questions de développement dans le monde arabe.

Rédigé par deux spécialistes du droit international, les professeurs américains Richard Falk et Virginia Tilley, le texte concluait, après analyse des multiples discriminations dont sont victimes les palestiniens, « qu'Israël est coupable de politique et de pratiques constitutives du crime d’apartheid ».

Il appelait les pays membres de l'ONU à soutenir la campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), qui prône le boycott de l'état d’Israël.

Dans une conférence de presse organisée à Beyrouth, où se trouve le siège de l’ESCWA, sa secrétaire exécutive, la jordanienne Rima Khalaf, a présenté sa démission comme un acte de protestation contre les pressions d'Antonio Guterres.

« Il m’a demandé de retirer le rapport, je lui ai demandé de repenser sa décision mais il a insisté. Sur ce, je lui ai présenté ma démission de l’ONU. Je démissionne parce qu’il est de mon devoir de ne pas dissimuler un crime, je soutiens toutes les conclusions du rapport ».

Cette économiste de formation, âgée de soixante trois ans, fut ministre de la planification et premier ministre adjoint du royaume de Jordanie dans les années 1990, avant de faire carrière à l'ONU. Au sein de l’organisation internationale, elle a notamment contribué au premier rapport sur le développement humain dans le monde arabe, en 2002, une étude qui a fait date.

« Sa démission est un choc, mais la plupart d’entre nous sommes fiers d’elle », confie une source au sein de l’ESCWA, sous couvert d’anonymat.

« C’est ce qu’elle pouvait faire de mieux. Elle proteste contre un acte de censure qui va à l’encontre de tous les principes de l’ONU ».

Une accusation rejetée par le porte-parole d’Antonio Guterres, Stéphane Dujarric. « Il ne s’agit pas du contenu, mais de la procédure. Le secrétaire général ne peut pas accepter qu’un secrétaire général adjoint ou un autre haut fonctionnaire de l’ONU placé sous son autorité soit autorisé à publier sous le nom et sous le logo de l’ONU, sans consulter ni les services compétents, ni lui-même ».

C’est la première fois dans l’histoire de l’ONU qu’un rapport publié en son nom accuse l’état hébreu d’apartheid. Le terme revient pourtant régulièrement, depuis une dizaine d’années, dans le débat sur la politique d’occupation israélienne. L’ancien président américain Jimmy Carter l’avait employé dans un livre qui avait fait beaucoup de bruit à sa sortie, en 2006, intitulé « Palestine, peace, not apartheid ».

A l’époque, l’ancien architecte de la paix de Camp David, entre Israël et l’Egypte, avait estimé que les pratiques israéliennes dans les territoires occupés étaient « pires que l’apartheid en Afrique du Sud ». En 2014, John Kerry, alors chef de la diplomatie américaine, avait prévenu que l’état hébreu risquait de devenir un état d’apartheid, si une solution au conflit israélo-palestinien n’était pas trouvée rapidement.

Les autorités israéliennes, qui avaient comparé le rapport au journal Der Stürmer, un organe de propagande nazie, se sont félicitées de la démission de Rima Khalaf. « Les militants anti israéliens n’ont rien à faire à l’ONU », a déclaré Danny Dannon, l’ambassadeur de l’état hébreu auprès de la communauté internationale. « Il est temps de mettre un terme à ces pratiques où des responsables de l’ONU utilisent leur position pour promouvoir des objectifs anti israéliens. Depuis des années, Rima Khalaf œuvrait pour nuire à Israël et promouvoir le mouvement pour le BDS. Sa mise à l’écart de l’ONU n’a que trop tardé ».

Au siège de l’ESCWA, au moment de tirer sa révérence, Rima Khalaf n’a laissé paraître aucun regret. « Les conclusions du rapport sont désormais publiques », a-t-elle déclaré. « Elles ont été diffusées largement, tout le monde peut les utiliser ».

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:01

 

 

Le gouvernement de Donald Trump fait appel sur le décret contre l'immigration (Reuters)

 

Le gouvernement américain a fait appel Vendredi 17 Mars 2017 de la suspension par un certain nombre de juges du second décret contre l'immigration pris par le président Donald Trump.

 

Le différend juridique sur ce texte entre l'administration républicaine et certains juges fédéraux va emprunter le chemin des cours d'appel fédérales, avant un examen éventuel par la cour suprême, que Donald Trump a promis de saisir si nécessaire.

 

Le ministère de la justice a fait savoir qu'il avait interjeté appel de la décision prise par le juge Théodore Chuang du Maryland devant la cour d'appel du quatrième circuit de Richmond en Virginie.

 

Le juge Théodore Chuang a bloqué Jeudi 16 Mars 2017 la partie du décret présidentiel suspendant temporairement l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays musulmans. Il a en revanche maintenu la partie interdisant pour quatre mois l'entrée des réfugiés aux Etats-Unis.

 

Paraphé le Lundi 6 Mars 2017, le texte devait entrer en vigueur Jeudi 16 Mars 2017.

 

Un autre magistrat à Hawaï, Derrick Watson, a lui bloqué les deux parties du décret.

 

Dans l'état de Washington, où le décret est aussi contesté, le juge James Robart a suspendu toutes les procédures, tant que la décision prise à Hawaï reste valable pour éviter les jugements doublons.

 

Au mois de février 2017, la cour d'appel de San Francisco avait confirmé une décision du juge James Robart qui avait bloqué le premier décret pris par Donald Trump, le 27 janvier 2017.

 

Ce texte suspendait l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans. L'Irak ne figure plus dans le second décret.

 

Les détracteurs du décret font valoir que le texte est une atteinte à la liberté religieuse. Donald Trump assure que la mesure est requise au nom de la sécurité nationale.

 

La cour suprême est pour l'instant partagée à égalité entre quatre juges progressistes et quatre juges conservateurs. Le neuvième juge, choisi par Donald Trump, Neil Gorsuch, attend toujours sa confirmation.

 

Selon Hans von Spakovsky, de la Heritage Foundation basée à Washington, le ministère de la justice, s'il devait déposer un recours devant la cour suprême, pourrait faire en sorte d'attendre que Neil Gorsuch soit nommé.

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 16:51

 

Onze candidats en lice pour le premier tour des élections présidentielles françaises (Reuters)

 

Onze candidats au premier tour des élections présidentielles françaises ont recueilli le nombre de parrainages d'élus nécessaire pour concourir, a annoncé Samedi 18 Mars 2017 le conseil constitutionnel, au lendemain de la date-limite pour la réception des formulaires.

 

Il s'agit de Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean Lassalle, François Asselineau et Jacques Cheminade, qui ont franchi le seuil de cinq cent signatures d'élus.

 

Certains petits candidats s'étaient insurgés contre les nouvelles règles régissant le recueil des parrainages, qu'ils décrivaient comme une tentative de verrouillage du scrutin.

 

Cette année, le conseil constitutionnel a rendu public le nom de tous les parrains et pas seulement de cinq cent parrains tirés au sort pour chaque candidat comme c'était le cas auparavant. D’autre part, les formulaires devaient être transmis uniquement par courrier.

 

« Contrairement à certaines craintes, ces nouvelles règles n'ont pas eu de conséquences négatives massives sur le nombre total des parrainages adressés au conseil constitutionnel puisque quatorze mille cinq cent quatre vingt six formulaires de parrainages ont été reçus cette année, contre près de quinze mille en 2012 », a déclaré le président du conseil constitutionnel, Laurent Fabius.

 

Dix candidats avaient pu se présenter en 2012, douze candidats en 2007 et seize candidats, un record sous la cinquième république, en 2002.

 

Le premier tour des élections présidentielles françaises aura lieu le Dimanche 23 Avril 2017 et le second tour aura lieu le Dimanche 7 Mai 2017.

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:20

 

https://www.francebleu.fr/infos/politique/le-maire-de-montpellier-porte-plainte-pour-injure-raciale-1489573748

 

Le maire de Montpellier porte plainte pour injure raciale

 

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Normandie, France Bleu Hérault et France Bleu

 

Mercredi 15 Mars 2017

 

Philippe Saurel, le maire de Montpellier, porte plainte contre Laura Slimani pour injure raciale et injure en raison du sexe.

 

Le Jeudi 9 Mars 2017, cette élue socialiste de Rouen et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon, avait posté un message sur Twitter. Elle se réjouissait de voir « un autre vieux mâle blanc libéral en moins aux cotés du vainqueur de l’élection primaire de la gauche ».

 

Philippe Saurel soutient en effet la candidature d’Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles. Dans un communiqué, il déplore que de tels propos n'aient pas été condamnés par Benoît Hamon.

 

« Suite aux propos de Laura Slimani, membre du Parti Socialiste, porte-parole et chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes au sein de l'équipe de campagne du candidat Benoît Hamon, j'ai décidé de porter plainte pour injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination à raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe », précise Philippe Saurel.

 

« Cette plainte a été déposée ce jour auprès du procureur de la république. Une campagne politique ne peut pas se faire dans l'outrance et l'outrage. Le respect de la pluralité des opinions est le socle de la démocratie. Rien ne saurait justifier de tels propos qui n'ont été condamnés ni par Benoît Hamon, ni par aucun des membres de son équipe ».

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:05

 

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Démission collective des jeunes socialistes de Seine-Saint-Denis

 

Se libérer des partis pour être les acteurs de la gauche de demain.

 

Nous, jeunes socialistes de Seine-Saint-Denis et signataires de cet appel, avons pris la décision de démissionner collectivement de la fédération départementale de la Seine Saint Denis du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et donc du Parti Socialiste. Cet appel est le point de rupture avec notre organisation mais c’est aussi le point de départ d’un travail libre au cœur d’une gauche cohérente et sincère.

 

Le quinquennat de François Hollande a débuté par une première trahison sur le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). La gauche représentée au gouvernement n’a alors pas vu, ou voulu voir, que les réformes économiques et sociales à venir se feraient contre elle. Et pourtant trop peu d’élus se sont opposés à ces mesures, pourtant contraires aux valeurs qu’ils portaient, à l’instar de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) ou du pacte de responsabilité. En votant la confiance aux gouvernements successifs, puis en s’enfermant dans un mutisme abstentionniste, la forte opposition attendue s’est transformée en soutien tacite. Ainsi, les derniers budgets, qui présentaient pourtant une réduction nette des dépenses publiques, ont été approuvés. Ceux que l’on appelait les frondeurs ont mené une fronde timide, en refusant de créer les conditions pour renverser les gouvernements de Jean-Marc Ayrault, de Manuel Valls et plus récemment de Bernard Cazeneuve.

 

Toutes ces contradictions et ces critiques fortes mais sans rupture ont mené à une impasse stratégique et politique de l’aile gauche socialiste. Largement minoritaire au dernier congrès du Parti Socialiste et toujours alliée aux libéraux pour les élections législatives de 2017, c’est presque avec la même majorité parlementaire que seront votées les lois de ce pays en cas de victoire. Quelle peut alors être la crédibilité du projet présidentiel, annoncé comme en rupture avec le quinquennat, si ce sont les mêmes personnes qui sont investies pour voter les lois ?

 

Notre organisation de jeunesse, le MJS, porte sa part de responsabilité dans ces événements. Son autonomie aurait du nous amener à une véritable rupture, tant la distance entre nos idées et les actions portées par le gouvernement et le groupe parlementaire issus de nos rangs était grande. Malgré quelques signes d’opposition salutaires, le constat reste le même pour les frondeurs. Nous n’avons pas eu un mouvement de combat mais un mouvement complaisant. Des appels internes à la démobilisation subis par nos camarades qui manifestaient contre la loi travail est le meilleur exemple de cette logique d’agrément envers le gouvernement. Nous savons pourtant que, en perdant le combat de la rue, nous perdons ensuite le combat dans les urnes.

 

Frondeurs et jeunes socialistes, ce fut un temps notre cas, nous avons été touchés par la pression des partis qui amène à privilégier les négociations internes, souvent les postes, plutôt qu’au nécessaire sursaut politique, même lorsque les choses vont trop loin. C’est par ce mécanisme que les appareils partisans sont devenus synonymes pour les citoyens d’opacité et d’accords mesquins. Dépassés dans leur forme et incapables de se renouveler, nous faisons le constat d’une fin de cycle des partis actuels de la gauche. 2016 aurait pourtant pu être une belle année de réveil et de clarification politique.

 

Nous avons attendu une rupture avec le groupe socialiste à l'assemblée nationale et donc avec le Parti Socialiste. Une dizaine de frondeurs avaient la possibilité de créer un groupe parlementaire d’union, rouge, rose et vert.

 

Le gouvernement, sans groupe majoritaire, aurait alors dû trouver des compromis pour mener son action ou multiplier le recours au quarante-neuvième article de la constitution, accélérant ainsi sa chute. Cette séparation aurait été la simple traduction politique d’un clivage très ancré au sein des partis de gauche le séparant en deux camps, les tenants du libéralisme économique d’un côté, composant une forte partie du Parti Socialiste et les antilibéraux progressistes, plus présents dans les autres partis de gauche. Sur cette base antilibérale de progrès, la gauche unie aurait pu présenter un programme commun pour 2017, loin des sectarismes qui empoisonnent l’ambiance actuelle.

 

Le programme commun aurait réuni communistes, écologistes et socialistes dans un objectif politique amenant notamment à restructurer la gauche autour de ce qui l’a toujours fait gagner, l’unité. Au lieu de cela, nous sommes divisés alors que les convergences programmatiques sont nombreuses. Voilà où nous a mené la stratégie qui privilégie les postes aux idées et à la défense de notre camp social. L'extrême droite est aux portes du pouvoir et nous gaspillons notre énergie dans un combat fratricide.

 

Nous actons donc d’une responsabilité collective et formulons notre désir de nous recentrer sur un militantisme de transformation sociale. Nous sommes des militants engagés dans la continuité de notre action de terrain et nous le resterons. Localement, nous soutiendrons des candidats divers mais en rupture avec le quinquennat qui se termine et qui expriment la volonté de rassembler la gauche sans les libéraux. Nous souhaitons construire, à notre niveau, un espace sain qui promeut la convergence des forces de gauche et qui accélère donc sa recomposition. Pour l’heure, nous n’avons pas prévu de rejoindre un parti politique. Nous garderons notre liberté jusqu’au moment où la gauche aura réussi à produire une organisation politique cohérente et dynamique. C’est donc déterminés et enthousiastes, résolument socialistes et sans sectarisme, que nous nous engageons dans cette aventure. A bientôt camarades, le moment venu, les forces de bonne volonté se retrouvent toujours.

 

Premiers signataires

 

Sophie Autissier, présidente de la fédération départementale de la Seine-Saint-Denis du MJS, Aubervilliers ; Nicolas Lescaut, secrétaire général de la fédération départementale de la Seine Saint Denis du MJS, Bagnolet ; Guillaume Bancourt, trésorier de la fédération départementale de la Seine Saint Denis du MJS, Montfermeil ; Raphaël Perrin, ancien animateur de la fédération départementale de la Seine Saint Denis du MJS, Aubervilliers ; Thierry Aronica, Saint-Denis ; Médérick Bastart, Neuilly-sur-Marne ; Thomas Charron, Stains ; Antoine Chicha, Villetaneuse ; Souleymane Diallo, La Courneuve ; Julie Février, Les Lilas ; Lina-Estelle Lou, Aubervilliers ; Ken Iwasaki, Epinay-sur-Seine ; Adrien Jion, Aubervilliers ; Camille Meza, Rosny-sous-Bois ; Charlène Mercier, Aulnay-sous-Bois ; Amazigh Mehdi Adjal, Aubervilliers ; Bilel Mir, Saint-Denis ; Anthony Plond, Sevran ; Johan Richer, Saint-Denis ; Zahoua Sahia, Neuilly-Plaisance ; Geneviève Seide, Saint-Denis ; Franck Sembin Apou, Noisy-le-Sec ; Karim Senouri, Aubervilliers ; Kaoutar Tiri, Sevran ; Abdoulay Thiam, La Courneuve ; Sarah Woribi, Tremblay-en-France

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 19:30

 

Démission à l'Organisation des Nations Unies (ONU) après un rapport contre l’apartheid israélien (Reuters)

 

Rima Khalaf, secrétaire générale adjointe de l’ONU et secrétaire exécutive de la Commission Economique et Sociale pour l'Asie Occidentale (CESAO), a démissionné Vendredi 17 Mars 2017 en signe de protestation contre les pressions dont elle dit avoir été victime.

 

La diplomate jordanienne affirme que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lui a demandé de retirer un rapport accusant Israël d'imposer un régime d'apartheid aux palestiniens.

 

Ce rapport, publié Mercredi 15 Mars 2017, a été comparé à de la propagande antisémite nazie par le ministère israélien des affaires étrangères. Les Etats-Unis ont fustigé ce document.

 

De source onusienne, on indique qu’Antonio Guterres a demandé à la CESAO de supprimer ce rapport de son site internet. Le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric, a déclaré de son côté que ce document avait été publié sans consultation au sein du secrétariat de l'ONU.

 

« Sur cette base, je lui ai remis ma démission de l’ONU », a déclaré Rima Khalaf lors d'une conférence de presse à Beyrouth.

 

Antonio Guterres l'a acceptée, a précisé Stephane Dujarric.

 

« Il ne s'agit pas du contenu, mais de la procédure », a-t-il souligné, expliquant que « le secrétaire général ne peut pas accepter qu'un secrétaire général adjoint ou un autre haut fonctionnaire de l'ONU placé sous son autorité soit autorisé à publier sous le nom de l'ONU et sous le logo de l'ONU, sans consulter ni les services compétents, ni lui-même ».

 

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