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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 17:33

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/07/23/israel-se-cree-de-nouveaux-ennemis-chez-les-arabes-israeliens_4461511_3210.html

http://www.alencontre.org/moyenorient/palestine/israel-palestine-arabes-israeliens-face-a-lincitation-a-la-haine-des-responsables-politiques-juifs.html

« Israël se crée de nouveaux ennemis » chez les arabes israéliens

Par Hélène Sallon, envoyée spéciale du Monde à Nazareth

Jeudi 24 Juillet 2014

Sur la colline surplombant Rame, au centre de la Galilée, dans le nord d’Israël, Aya Manaa est venue chercher l’apaisement. Depuis la table de ce restaurant fréquenté par la jeunesse arabe des environs, cette jeune femme coquette de vingt-sept ans sirote un verre, le regard errant entre son village de Majd al Kurum, la ville juive voisine de Karmiel et, au loin, le lac de Tibériade.

La voix encore cassée par les inhalations de gaz lacrymogènes, elle raconte la manifestation du Lundi 21 Juillet 2014 dans la ville arabe de Nazareth. Avec des centaines d’autres palestiniens citoyens d’Israël et les responsables de tous les partis politiques arabes, elle a défilé contre la guerre à Gaza et la poursuite de l’occupation israélienne. Les rideaux des commerces avaient été tirés à la suite de l’appel à une journée de grève générale en hommage aux victimes de Chadjaiya, dans la bande de Gaza.

La manifestation pacifique a tourné à l’affrontement entre des dizaines de jeunes, armés de pierres et le visage masqué d’un keffieh, et autant de policiers anti-émeute, certains montés à cheval, répondant par des tirs de balles assourdissantes, de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Plusieurs ont été arrêtés, portant à plus de quatre cent le nombre d’arabes israéliens interpellés depuis le début des manifestations en juin. Nombre d’entre eux sont trop jeunes pour avoir connu les grandes manifestations d’octobre 2000, pendant lesquelles les habitants de Nazareth et des autres villes arabes avaient défilé massivement en solidarité avec la seconde intifada en Cisjordanie et à Gaza. Treize étaient morts lors des neuf jours d’émeutes contre la police et des extrémistes juifs, consommant la rupture avec la majorité juive. Elles avaient renforcé le ralliement à la cause palestinienne de la minorité arabe israélienne (vingt pour cent de la population), descendante des palestiniens restés en Israël après la création de l’état en 1948.

Aya avait quatorze ans à l’époque. L’un de ses amis, Asil Asla, fait partie des victimes. « Je descendais dans les rues jeter des pierres. Mon père voulait m’en empêcher mais j’avais la rage », raconte-t-elle. Née dans une famille de notables politisés, elle a depuis son plus jeune âge participé à toutes les commémorations de la nakba, qui marque la « catastrophe » de la création de l’état d’Israël le 15 mai 1948, et du jour de la terre, le 30 mars 1976, contre la confiscation des terres palestiniennes par Israël depuis 1948. « La Palestine historique est là sous mes yeux, mais j’aurais pu naître à Gaza ou dans les camps palestiniens du Liban », dit-elle.

Ses parents comprennent son engagement mais sa façon de vivre, son célibat et ses idées progressistes détonnent dans une société palestinienne conservatrice. Après des études à Jérusalem et à l’étranger, Aya se voit désormais comme l’une des meneuses de la nouvelle génération de protestataires. Une jeunesse qui ne se reconnaît plus dans les partis politiques arabes et s’est départie de la peur des anciennes générations. D’Haïfa à Gaza, en passant par Ramallah, tous se coordonnent par le biais des réseaux sociaux pour mener des actions communes, pour soutenir les prisonniers en grève de la faim ou la relocalisation des bédouins du Néguev.

Les tensions suscitées par la mort de trois israéliens enlevés en Cisjordanie en juin, celle du palestinien Mohammed Abou Khdeir, puis l’opération à Gaza, a renforcé leurs rangs. « Des jeunes non politisés ont commencé à venir aux manifestations. La situation socio-économique dans la communauté est catastrophique. Avec cette guerre à Gaza, Israël se crée de nouveaux ennemis », explique Aya. Les chefs politiques arabes craignent de ne pas être en mesure de contrôler cette jeunesse en plein malaise, qui ne se sent pas plus israélienne que ses parents.

« On n’est jamais devenus israéliens car même les juifs ne veulent pas que l’on soit israéliens. Ils créent une nation juive mais pas une nation israélienne », explique Jafar Farah.

Le directeur de l’association Mossawa (« Egalité » en arabe) note « une escalade dans l’incitation à la haine, chez les responsables politiques juifs, les médias et l’opinion publique ». L’opération militaire à Gaza a attisé les divisions. « Au travail, j’évite les discussions. Mes collègues juifs parlent de leurs enfants ou de leurs proches rappelés par l’armée pour l’opération. Moi, je pense à mon peuple et aux enfants qui subissent une agression », confie Aya, rappelant que les palestiniens d’Israël sont dispensés de service militaire.

Aya défend l’idée d’un seul état pour les israéliens et les palestiniens. Mais elle a de plus en plus de mal à y croire. « Avec les événements et les crimes racistes, je ne vois pas d’espoir. Le pays est construit sur la paranoïa et la peur de l’autre. Il faut être dur et violent pour vivre ici », explique-t-elle. Aya défend aussi l’idée d’un boycottage économique comme moyen de se faire entendre. « Israël a fait de nous des consommateurs. On doit boycotter les commerces des villes juives », pense-t-elle.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:39

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/23/des-deputes-socialistes-dans-la-manifestation-pour-la-paix-au-proche-orient_4461796_3218.html#xtor=AL-32280515

Divisions au sein du Parti Socialiste sur la manifestation pro palestinienne

Que faire face au conflit entre Israël et la Palestine ?

L’attitude à adopter divise les rangs du Parti Socialiste. Le parti n’a pas lancé d’appel à manifester, mais plusieurs députés socialistes ont l’intention de se mêler au rassemblement pro palestinien organisé à Paris Mercredi 23 Juillet 2014.

Lors d'une conférence de presse, Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine) et Pascal Cherki (Paris) ont présenté un texte intitulé « pour la paix et la justice au Proche Orient », signé par une trentaine de parlementaires, principalement issus de l'aile gauche du parti et du nouveau courant « Cohérence Socialiste ».

« Ensemble, nous avons le devoir d'user de notre liberté d'expression et de notre droit à manifester pacifiquement ! Mais en aucun cas nous ne tolérons d'acte ou de parole qui puisse faire ressurgir l'antisémitisme et le racisme. Nous ne laisserons pas s'instaurer un autre conflit en France, nous soutenons la paix ».

Certains signataires, comme la députée des Hautes-Alpes Karine Berger, ne se rendront pas à la manifestation, mais les élus espèrent tout de même être « plusieurs dizaines » sur le parcours.

Ligne depuis 1974

Leur décision surprend au sein du parti dans lequel, selon Jean-Christophe Cambadélis, la ligne adoptée en 1974 au lendemain de la guerre du Kippour est de ne participer à aucune manifestation sur ce conflit.

« Je comprends que l'horreur de la guerre produise l'envie de manifester pour la paix, mais je ne peux pas appeler à manifester à côté de ceux qui crient Israël assassin, François Hollande complice », explique Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti.

Hollande critiqué

Sans se faire l'écho de tels slogans, les signataires considèrent que la position, jugée ambiguë, de François Hollande les a poussés à s'exprimer. Yann Galut, l'un des députés prêts à manifester, estime, dans une interview à Paris Match, que le président de la république a donné trop de gages à Israël dans un premier temps :

« La position de départ du président de la république a surpris un nombre important de socialistes, car il paraissait étonnant qu'on soutienne de manière unilatérale Benyamin Nétanyahou, qui est sur des positions extrêmement droitières sur ces questions-là. Il faut que l'on ait le courage de dire qu’Israël a droit à sa sécurité, mais qu'il ne doit pas employer de tels moyens pour la faire respecter. Ce sont les civils, notamment les enfants et les femmes, qui sont les principales victimes de la répression israélienne. Cela, c'est inacceptable ».

Même si la manifestation a, cette fois-ci, était autorisée par la préfecture de police et que les services d'ordre de la CGT et du Front De Gauche ont prévu d'encadrer le cortège, des débordements sont toujours à craindre.

Un risque qui devrait achever de dissuader les députés, selon le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux.

« En tant que parlementaire, nous avons la possibilité de faire entendre notre voix autrement qu'en allant manifester, surtout lorsqu'on ne sait pas comment le rassemblement va se passer », juge-t-il. « Il ne faudrait pas que ces députés se retrouvent à devoir assumer certaines choses ou certains dérapages qui pourraient avoir lieu. Je soutiens le droit à manifester, mais aussi le droit à manifester en sécurité ».

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:09

Les premiers corps des victimes du vol MH 17 rapatriés aux Pays Bas (Reuters)

Deux avions transportant une quarantaine de corps de victimes du vol MH17 de la Malaysia Airlines ont atterri Mercredi 23 Juillet 2014 à Eindhoven, aux Pays-Bas, sous le regard des familles et de responsables néerlandais et étrangers.

Les deux avions de transport militaire, un Hercules de l'armée de l'air néerlandaise et un Boeing C-17 australien, étaient partis de Kharkiv, en Ukraine, après une brève cérémonie sur le tarmac de l'aéroport.

Les Pays-Bas, qui ont payé le plus lourd tribut avec cent quatre-vingt-treize ressortissants néerlandais parmi les deux cent quatre-vingt-dix-huit victimes de la destruction du Boeing 777 il y a six jours, procéderont à l'identification des corps avant de les remettre aux familles.

Durant la cérémonie à Kharkiv, le vice premier ministre ukrainien Volodimir Groysman a qualifié la destruction de l'avion de ligne « d’acte terroriste inhumain » soutenu par la Russie.

Kiev fera tout ce qui est son pouvoir pour faire passer les responsables devant la justice, a-t-il ajouté.

Aux Pays-Bas, une journée de deuil national a été observée, la première depuis le décès de la reine Whilelmine en 1962. Les drapeaux ont été mis en berne et lorsque les deux avions ont atterri, peu avant 16 heures (14 heures GMT), les cloches ont retenti à travers le pays en hommage aux victimes.

Le roi Willem-Alexander et le premier ministre Mark Rutte étaient présents pour accueillir les premiers corps à l'aéroport d'Eindhoven, dans le sud des Pays-Bas.

Un détachement militaire a rendu les honneurs alors que retentissait la sonnerie aux morts.

Après une minute de silence, observée dans les usines, les bureaux, les gares et les aéroports du pays, les quarante cercueils ont été sortis des deux avions et alignés sur le tarmac.

Des proches des victimes étaient présents à l'aéroport mais à l'écart des médias.

Des milliers de personnes se sont pressées sur le trajet de cent kilomètres séparant Eindhoven de la caserne d'Hilversum, où les corps resteront jusqu'à ce qu'ils soient formellement identifiés.

Au passage du cortège, des automobilistes se sont arrêtés et certains ont applaudi, d'autres ont lancé des fleurs sur les corbillards.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 20:51

Manifestation pro-palestinienne sans incident à Paris (Reuters)

Plusieurs milliers de pro-palestiniens ont manifesté sans incident Mercredi 23 Juillet 2014 à Paris sous haute surveillance à la suite des débordements survenus durant le week-end à Barbès et à Sarcelles (Val-d'Oise) lors de rassemblements non autorisés contre l'intervention israélienne dans la bande de Gaza.

Répondant à l'appel du « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens », quelque quatorze mille cinq cent personnes, selon la police, ont défilé de la place Denfert-Rochereau dans le quatorzième arrondissement à l'esplanade des Invalides dans le septième arrondissement.

« Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine », « Israël assassin », « nous sommes tous des palestiniens », a scandé la foule, brandissant de nombreux drapeaux palestiniens mais également des Verts, de la CGT et du PCF.

Dans le cortège, le président de la Ligue des Droits de l'Homme Pierre Tartakowski, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, le co-président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon et des élus.

Devant eux, quelques dizaines de jeunes, certains portaient des keffiehs, ont scandé avec virulence des slogans anti-Israël.

Les manifestants ont commencé à se disperser dans le calme vers 20 heures, a constaté une journaliste de Reuters.

Le service d'ordre était assuré par la CGT, le NPA, le Parti de Gauche et le PCF, en appui des policiers, plusieurs centaines qui étaient déployés le long du parcours.

Le « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens » est une alliance d'associations palestiniennes et juives, de syndicats (CGT, FSU, UNEF et Union Syndicale Solidaire), de partis politiques (EELV, PCF, Parti Socialiste et NPA), de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP).

Les organisateurs ont assuré qu'aucune revendication violente ni slogan antisémite ne seraient tolérés.

« MANIFESTER EST UN DROIT »

« Nous refusons de voir le conflit israélo-palestinien importé en France et instrumentalisé pour diffuser de la haine. Le droit, la paix et la justice doivent l’emporter », ont déclaré les Jeunes Socialistes dans un communiqué.

Le premier ministre, Manuel Valls, a défendu mercredi à l'assemblée nationale le droit de manifester tout en réaffirmant que l'exécutif serait intransigeant contre tout acte antisémite.

« Manifester est un droit, une liberté, manifester pour la paix au Proche-Orient, manifester pour dire son horreur de la guerre, son émotion, son indignation face à la souffrance des populations civiles palestiniennes de Gaza », a-t-il dit.

« Manifester aussi sa solidarité à l'égard des israéliens qui vivent la peur au ventre à cause des centaines de roquettes tirées par le Hamas », a-t-il ajouté.

Selon un bilan provisoire fourni par les services de santé à Gaza, l'offensive militaire israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza a fait plus de six cent morts côté palestinien, dont une centaine d'enfants, et une trentaine de victimes côté israélien.

Le rassemblement de mercredi est la première manifestation pro-palestinienne autorisée à Paris depuis celle du Dimanche 13 Juillet 2014 dans le quartier de la Bastille dans le onzième arrondissement, qui avait donné lieu à des violences.

Depuis, deux manifestations, l'une à Barbès, l'autre à Sarcelles dans le Val d’Oise, non autorisées par le gouvernement qui avait invoqué des risques pour l'ordre public, ont été marquées par des débordements.

Ailleurs en France, des manifestations ont été organisées mercredi, notamment à Lyon, à Marseille, où un rassemblement d'une petite centaine de personnes s'est tenu sur le Vieux-Port ou encore à Nantes où entre trois cent et cinq cent personnes ont défilé pour soutenir les habitants de Gaza.

A Bordeaux, une manifestation a réuni deux cent cinquante à trois cent personnes qui ont observé une minute de silence en mémoire des « martyrs » morts lors de l’offensive de l’armée israélienne dans l'enclave palestinienne.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:20

Les hostilités se poursuivent à Gaza, Kerry s’active (Reuters)

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a atterri Mercredi 23 Juillet 2014 à Tel Aviv pour tenter d'aider à trouver un accord de trêve dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne poursuit son offensive et dit rencontrer une forte résistance du Hamas.

« Nous avons bien entendu fait des progrès. Nous avons encore du travail », a déclaré le secrétaire d'état américain à son arrivée à Jérusalem où il devait rencontrer le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon.

John Kerry doit également s'entretenir au cours de sa visite surprise d'une journée avec le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Le crochet du secrétaire d'état par Jérusalem et la Cisjordanie donne un indice du redoublement des efforts déployés par les diplomates en faveur de la conclusion d'un cessez-le-feu, plus de deux semaines après le lancement de l'opération « bordure protectrice ».

Depuis le début, six cent quarante-cinq palestiniens, parmi lesquels de nombreux civils, ont perdu la vie, dont un enfant de sept ans tué par un obus mercredi matin, a-t-on appris de source médicale.

Selon le ministère de la santé à Gaza, dix-huit palestiniens ont trouvé la mort mercredi, notamment dans la ville de Khan Younès, dans le sud du territoire, où les accrochages sont particulièrement violents.

Du côté israélien, vingt-neuf soldats ont été tués dans les opérations depuis leur déclenchement, l'un d'entre eux a été la cible d'un tireur embusqué durant la nuit de mardi à mercredi, et les tirs de roquettes palestiniennes ont coûté la vie à deux civils.

Un soldat israélien est également porté disparu et pourrait être mort, selon l'armée. Le Hamas dit l'avoir capturé mais n'a diffusé aucune image de l'éventuel otage.

L'OLP SOUTIENT LA DEMANDE DU HAMAS

Mercredi, d'épais nuages de fumée noire s'élevaient dans le ciel de Gaza.

« Nous rencontrons une résistance près des tunnels. Ils tentent en permanence de nous attaquer autour et à l'intérieur de ces tunnels. Voilà ce qui se passe », a déclaré le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de Tsahal.

Selon lui, trente hommes armés ont été tués durant la nuit par l'armée.

La branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al Kassam, dit avoir fait exploser une mine anti-personnel au passage d'une patrouille israélienne et avoir tué plusieurs soldats à cette occasion. L'état hébreu n'a pas donné de confirmation dans l'immédiat.

Dans le nord de la bande de Gaza, les habitants continuent à fuir Beit Hanoun, une localité située à la frontière avec Israël, où l'armée cherche de possibles tunnels du Hamas.

La Cisjordanie, l'autre territoire palestinien, n'est pas épargnée par les violences. Un palestinien a été abattu par l'armée israélienne près de Bethléem. Tsahal dit avoir tiré une balle en caoutchouc dans sa direction lors d'une confrontation avec plusieurs dizaines de palestiniens qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov.

Sur le front politique, l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Mahmoud Abbas a apporté son appui à la demande du Hamas de cessation des hostilités, ce qui pourrait faire du président palestinien le principal interlocuteur pour une trêve.

« Les demandes de Gaza d'arrêt de l'agression et de levée du blocus sous toutes ses formes sont les demandes du peuple palestinien tout entier et elles représentent le but à atteindre auquel la direction palestinienne a consacré toute son énergie », a déclaré Yasser Abed Rabbo, membre du comité de direction de l'OLP, qui se trouvait à Ramallah, en Cisjordanie où est basé Mahmoud Abbas.

« Nous sommes certains que Gaza ne sera pas détruite aussi longtemps que notre peuple restera à ses côtés pour la soutenir ».

POSSIBLES « CRIMES DE GUERRE »

A la différence du Hamas, qui refuse la coexistence avec l'état d'Israël, l'OLP négocie avec les dirigeants israéliens depuis plus de vingt ans.

Pour l'heure, le Hamas, le mouvement islamiste qui dirige Gaza, et d'autres factions palestiniennes, se sont montrées très réticentes face à la proposition de trêve présentée par le voisin égyptien. Avant d'accepter, ils veulent, disent-il, recevoir des assurances d'un allègement du blocus israélo-égyptien de la bande de Gaza, entre autres concessions.

Le problème est encore compliqué par la méfiance entre le nouveau président égyptien Abdel Fattah al Sissi et le Hamas, qui soutenait son prédécesseur, l'islamiste Mohamed Morsi.

A Genève, Navi Pillay, haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a évoqué de possibles crimes de guerres commis par Tsahal durant son offensive.

« Il existe quelques exemples pour lesquels il semble y avoir une forte possibilité que le droit international et humanitaire a été violé, d'une façon telle qu'ils pourraient constituer des crimes de guerre », a-t-elle déclaré en ouverture d'une séance extraordinaire du conseil des droits de l'homme de l’ONU.

L'état juif a rejeté ces accusations et accusé le Hamas de se servir de civils comme boucliers humains.

Dans ce contexte, plusieurs compagnies aériennes ont annoncé la suspension de leurs vols à destination de Tel Aviv.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 17:43

http://www.mediapart.fr/journal/france/200714/barbes-manifestation-interdite-et-souriciere-policiere

http://www.alencontre.org/europe/france/france-la-solidarite-avec-le-peuple-palestinien-met-en-echec-un-pouvoir-exhalant-lere-coloniale.html

La solidarité avec le peuple palestinien met en échec un pouvoir exhalant l’ère coloniale

Par Stéphane Alliès

« Cela aurait été plus simple de l’autoriser ». Ce soupir d’un CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), au coin du boulevard et de la rue de Rochechouart, a dû rôder dans bien des têtes parmi ses collègues. Samedi 19 Juillet 2014, à Paris, dans le quartier populaire de Barbès, la manifestation de soutien à la Palestine a réuni entre cinq mille et dix mille manifestants selon les moments et les lieux. En dépit de l’interdiction prononcée la veille par la préfecture de police, avec l’accord de l’exécutif. Ceci pour empêcher d’éventuels « troubles à l’ordre public », au terme d’une semaine mouvementée. In fine, et sans conteste, la stratégie gouvernementale s’est avérée être un fiasco.

Prévenues par le maintien de l’appel à manifester annoncé par les organisateurs la veille, les forces de l’ordre mettront en œuvre un quadrillage policier progressif, mais vaste. Entre 14 heures et 15 heures, au carrefour des boulevards Barbès, Rochechouart et Magenta, la circulation est peu à peu bloquée par des cordons de CRS. Parmi les premiers arrivés, on compte beaucoup de jeunes et de femmes, pour partie venus de banlieue, qui arborent pour certains des tenues vestimentaires religieuses. Les slogans restent à tout moment politiques, « résistance de Paris à Gaza », « nous sommes tous des palestiniens », « Palestine vivra, Palestine vaincra ». Seuls quelques « allah akbar » retentissent parfois, mais sporadiquement et du fait d’un ou deux individus.

La tension est relative, les jeunes se rapprochent des barrages policiers, et les dernières voitures circulent au compte-gouttes. Puis quelques jeunes montent sur un échafaudage pour brûler un drapeau israélien (deux autres le seront peu avant les échauffourées), avant d’en brandir un du Djihad islamique.

L’arrivée d’un cortège du NPA, peu avant 15 heures, permet de canaliser la foule. Il a été retardé par les multiples barrages tout autour du quartier, et sera rejoint ensuite par des militants d’Ensemble (anticapitalistes du Front De Gauche). Après discussion avec les policiers, ils organisent une marche sur le boulevard Barbès, malgré quelques mécontentements des premiers arrivés, plus ardents que la moyenne d’un rassemblement qui grossit considérablement.

Dans le cortège, qui s’étend sur près de cinq cent mètres, on retrouve, comme dimanche dernier, l’Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP), on aperçoit le chercheur Julien Salingue (spécialiste du Proche-Orient) en pleines négociations avec les CRS, Sandra Demarcq, dirigeante du NPA, Youssef Boussoumah, du Parti des Indigènes de la République, ou Clémentine Autain, du Front De Gauche.

On aperçoit aussi plusieurs drapeaux français, agités ou portés sur les épaules, au côté d’un drapeau palestinien ou d’un keffieh. « C’est nécessaire qu’on le montre nous aussi, ce drapeau », explique une étudiante, avant de lancer dans la foulée un slogan immédiatement repris par un bout de foule, « on est français, on a le droit de manifester ». On croise aussi de jeunes couples avec enfant, de jeunes militants anarchistes, ou des retraités.

La foule est bigarrée et se répartit assez équitablement entre blancs, arabes et noirs, les voiles et les foulards de différentes tailles cohabitent avec entrain avec les masques d’Anonymous et les distributions d’auto collants des militants de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) appelant au boycott économique d’Israël. Les discussions sont multiples entre ceux qui ne veulent pas être récupérés par des partis, et d’autres qui regrettent qu’ils ne soient pas plus présents, pour grossir et « respectabiliser » la mobilisation.

A Barbès, il n’y avait aucun drapeau communiste ou écologiste, en tout cas pas visible.

Un militant du NPA reconnaît que « la situation est free style, mais comme les CRS ne veulent pas nous laisser passer, on ne peut que rester ici, on ne va pas aller dans les petites rues ». Pour lui, « il est impensable de laisser la rue. C’est comme pour les bonnets rouges, ce sont avant tout des classes populaires qui se mobilisent ».

Lacrymogènes avant dispersion

Vers 15 heures15, l’arrivée d’un cortège d’environ deux cents hommes en t-shirts noirs, et pour certains d’entre eux gantés et casqués, a un temps inquiété les manifestants déjà présents.

En mode « club de supporters », ils tapent dans leur main sur l’air de chant de football, « la LDJ est une salope », en référence à la Ligue de Défense Juive. Puis entonnent une puissante Marseillaise. Avant de faire passer dans la foule des répliques de linceuls victimaires, comme on en voit beaucoup ces temps-ci à Gaza.

Incrédules, certains se demandant s’il s’agissait de « dieudonnistes » (référence à Dieudonné figure du néo-antisémitisme) ou de « soraliens » (référence à Alain Soral, militant d’extrême-droite qui avait publié sur son site « les chambres à gaz pour les nuls »). Les manifestants plus « traditionnels » prennent davantage de distance, se regroupent à une station de métro et, à quelques centaines mètres de là, à Château Rouge, à côté du quartier populaire de la Goutte d’Or.

Ce sont les mêmes qui, une demi-heure plus tard seront à l’origine des débordements.

Beaucoup sont aussi remontés par l’interdiction de manifester, vécue comme une humiliation, et qu’ils raccrochent à un changement de politique internationale opéré par François Hollande, un alignement sur les positions de l’état hébreu. « Israël assassin, Hollande complice » aura été de loin le slogan le plus entonné, avant que n’éclatent les premières bombes lacrymogènes. Bloqués par un nouveau cordon de policiers, plusieurs militants de la cause palestinienne, ainsi que le service d’ordre du NPA, discutent avec les CRS pour essayer de négocier une sortie de cette souricière policière que n’aurait pas reniée le Jules Moch (en 1948, le ministre social-démocrate a mobilisé quelque soixante mille CRS contre les mineurs en grève dans le Nord) de la grande époque. Mais aux alentours de 16 heures, en quelques minutes, la situation a dégénéré.

La tension monte rapidement devant le barrage de CRS. Ceux-ci subissent immobiles les premiers jets de pétards, dans l’impossibilité légale de transformer un rassemblement statique en manifestation, puisque interdite. Alors en milieu de cortège, l’auteur de ses lignes n’a pas assisté à la scène, ainsi que le rapporte Willy Le Devin pour le quotidien Libération, « vers 15 heures 40, c’est le début du troisième temps. Soudain, des groupes extrêmement équipés et organisés ont commencé à fendre la foule pour monter au contact des CRS. Ils avançaient en ligne, le visage couvert. A l’évidence, ils n’avaient rien de militants venus défendre la cause palestinienne. Certains arboraient des tee-shirts du virage Auteuil, une tribune du Parc des Princes. Un étrange service d’ordre s’est alors déployé pour empêcher que ces groupes n’en viennent aux mains avec les policiers. Au départ, il fut efficace. Mais quelques jeunes, montés sur un conteneur, commencèrent à jeter de gros pétards sur les forces de l’ordre, un, puis deux, puis trois. Les CRS ont répliqué par de premières capsules de gaz peu avant 16 heures. Dès lors, c’en était fini de toute manifestation et le dix-huitième arrondissement s’est transformé en vaste champ de bataille ».

Les premières grenades lacrymogènes sont lancées, et le gaz se propage à l’ensemble du rassemblement, méthode classique de post-manifestation dispersée sur grande place. A la légère différence que la manifestation n’était pas dispersée (elle était même assise en sit-in).

Quant aux voies d’évacuation, alors que le métro était fermé, elles prenaient la forme de petites rues commerçantes, souvent barrées par d’autres filtrages policiers. Les ruelles de la Goutte d’Or auront même été le cadre d’affrontements.

La très grande majorité des manifestants aura continué sa route, certains marchant pacifiquement à quelques centaines vers Châtelet (au centre de Paris). D’autres rejoignant le parvis de la Gare du Nord, où un gros millier de personnes n’ayant pu accéder à la manifestation s’est rassemblé, d’autres se repliant près du pont des voies ferrées, dans la Goutte d’Or, d’autres enfin errant par poignées dans Montmartre, seule échappatoire possible vers le nord-ouest de la capitale.

Manifestation nationale samedi prochain

Comme pour rappeler un bien plus ténébreux et sinistre décompte à l’origine de la mobilisation parisienne, la soirée aura été rythmée sur les chaînes d’information par l’évolution du bilan de la manifestation interdite. A 21 heures, il était de trente-huit interpellations, et de quatorze policiers blessés. Plusieurs affrontements, « jets de pierre contre lacrymogènes », se sont éternisés jusqu’en fin de journée, autour du carrefour de Barbès. Quelques poubelles et deux voitures ont été vues brûler sur les boulevards.

Dans un communiqué, les organisateurs de la manifestation parisienne dénombrent aussi « au moins vingt manifestants blessés et souffrant de troubles respiratoires, notamment des femmes et des enfants ». Et accusent la stratégie de maintien de l’ordre de la police.

« A la Gare du Nord, le rassemblement s’est déroulé de façon plus calme. Sans surprise, la police a réservé un traitement plus violent aux habitants du quartier populaire de Barbès, alors que la présence de nombreux touristes à la Gare du Nord semble avoir favorisé une relative retenue, cela rappelle les plus sombres heures de l’ère coloniale ».

Avant de conclure que « c’est la décision politique, pour ne pas dire idéologique, du gouvernement usant d’une violence disproportionnée qui a créé les conditions des troubles à l’ordre public, dont le gouvernement porte donc la totale responsabilité ».

Dans le reste de la France, hormis Sarcelles, toutes les manifestations ont été autorisées. Ils ont été plus de quatre mille à Lyon et Marseille, plus de mille cinq cent à Saint-Etienne, Lille, Montpellier, Nantes ou Strasbourg, en tout, une quinzaine de villes de province, sans aucun heurt.

Dans un communiqué les organisateurs interpellent l’Elysée, « le président Hollande a déclaré aujourd’hui que ceux qui veulent à tout prix manifester en assumeront la responsabilité. En nous mobilisant massivement, nous lui avons répondu que ceux qui veulent à tout prix user d’un droit démocratique fondamental ne céderont pas à ses menaces ».

Ils appellent d’ores et déjà à « une manifestation nationale Samedi 26 Juillet 2014 à 15 heures place de la République à Paris ». De son côté le NPA appelle « l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien ».

Pendant ce temps-là, entre Grenoble et Risoul, Manuel Valls était un peu en vacances au Tour de France. Il a pu parler à un cycliste et à Gérard Holtz (commentateur caricatural sur France 2 du cyclisme à l’eau claire), pour dire qu’avec le tour, il « retrouve de la confiance et de l’optimisme » et vante « la beauté de ces paysages », qui lui « donne envie de continuer ».

Puis, il s’est fait davantage martial, les orteils droits dans ses tongs, « l’ordre et la règle doivent s’imposer dans notre pays. Nous ne laisserons en aucun cas dire des slogans antisémites, des slogans contre les juifs de France, car ce n’est pas cela la France. Je veux dire à nos compatriotes que nous serons, le président de la république et moi-même, extrêmement déterminés à faire respecter l’ordre républicain ».

Pied de nez à l’inconséquence primo-ministérielle ayant bien choisi son jour pour venir sur le tour, son homonyme dans le peloton, l’espagnol Rafael Valls, a choisi d’abandonner la course. Cela pourrait faire sourire à Risoul, si, en voyant, la réussite de la manifestation pacifique à Londres, ce n’était pas à pleurer à Paris.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 17:10

http://www.lecourrierdelatlas.com/753520072014Des-extremistes-juifs-viennent-troubler-une-manifestation-pro-palestinienne-a-Tel-Aviv.html

Des extrémistes juifs viennent troubler une manifestation pro palestinienne à Tel Aviv

Par Nadir Dendoune

Il est loin le temps où les manifestations pro-palestiniennes en Israël réunissaient plusieurs milliers de personnes. A Tel Aviv, Place Habima, Samedi 19 Juillet 2014 aux alentours de 20 heures, où l’extrême gauche fait pourtant ses meilleurs scores dans le pays, il y avait au grand maximum trois cent personnes.

Redoutant des clashs avec les extrémistes juifs, l’armée et la police s’étaient déplacées en masse.

« Ce que vous voyez ce soir, c’est ce qu’est devenu le camp de la paix », se désole Tali, pas tout à fait la soixantaine, de « gauche, mais pas d’extrême gauche », précise-t-elle, comme le sont la plupart des manifestants de ce soir.

« Nous sommes déçus, mais pas surpris, nous avons de plus en plus de mal à mobiliser », avoue Rachel, la trentaine, membre du parti communiste israélien. « Soyons honnête, ce pays est à droite depuis longtemps et la très grande majorité des israéliens approuvent la guerre à Gaza », dit-elle, d’un air dépitée.

Comme Rachel, beaucoup affichaient ce soir leur désarroi. « A trois cent personnes c’est un peu dur de se faire entendre. Vous devez dire au monde qui nous regarde que certains israéliens sont contre ce qu’il se passe en ce moment à Gaza. Même si nous finissons à cinquante, nous continuerons à être là », conclut Rachel. Des pancartes, « free Gaza », « fin de l’occupation », « les enfants de Gaza et les enfants de Sderot ont le droit de vivre » sont brandies avec fierté. « Tout n’est pas perdu », tente de se convaincre Dana, soixante-dix ans au compteur, et qui en fait dix de moins. « Il y a beaucoup de jeunes ce soir. J’ai connu les rassemblements des années 1980 où nous étions des centaines de milliers. Dommage que la paix avec les palestiniens ne s’est pas faite à ce moment-là. Aujourd’hui, avec le gouvernement d’extrême droite que nous avons, elle ne se fera jamais ».

Tsahal est l’armée « la plus morale du monde »

De l’autre côté de la barrière, derrière le cordon de sécurité installé par les forces de l’ordre, d’autres israéliens commencent à arriver. Ariel est avocat. Il a quarante ans. Il est originaire de Rehovot, une ville entre Jérusalem et Tel Aviv. Il dit qu’il « passait par là par hasard ». D’une voix calme et posée, Ariel tient à préciser d’emblée qu’il est « lui aussi de gauche. Ces gens-là (il désigne du doigt les pacifistes) sont la honte d’Israël. Ils vivent sur une autre planète. Ils ne comprennent pas que notre armée se bat pour notre existence. Mon frère et plusieurs de mes amis sont au front en ce moment. Nous n’avons pas d’autre pays que celui-ci ». Le quarantenaire qui porte des lunettes rondes d’intellectuel insiste pour rappeler que Tsahal est l’armée « la plus morale au monde » et qu’elle prend « toujours le temps de prévenir les gazaouis avant d’attaquer en leur envoyant des petits papiers ».

Que pense-t-il de toutes les victimes palestiniennes ? « Le Hamas se sert de la population comme bouclier humain. Ils n’ont pas la même mentalité que vous et moi. Ils sont différents des occidentaux. Eux prennent du plaisir à mourir ».

« Comment peuvent-ils être contre notre armée », enchaine Maor, une brunette de trente ans, qui vient d’entendre notre discussion.

« Nous avons eu deux soldats qui sont morts aujourd’hui. Le Hamas veut juste nous détruire ».

« Le prophète Mahomet est un porc »

Il est 21 heures. Les militants de la paix continuent à manifester dans le calme. En face, des petits groupes de soutien à Tsahal ont débarqué. Certains sont revêtus de drapeaux israéliens.

Une vieille dame, hystérique, se rue sur la barrière, « si vous n’aimez pas Israël, partez vivre à l’étranger. Je vous déteste tous ». A sa droite, devant des policiers, plusieurs jeunes scandent des « Palestine, on t’encule » ou « il faut tuer tous les arabes », ou « le prophète Mahomet est un porc ».

Un jeune israélien s’approche. Il parle le français. « Les gens sont un peu sur les nerfs. Ils parlent avec leurs tripes. Ce n’est pas vraiment le fond de leur pensée ».

La tension est à son comble alors que de plus en plus de contre-manifestants arrivent sur la Place Habima. Ils franchissent le cordon de sécurité et se retrouvent face à face avec les militants de la paix. Les insultes fusent. Les policiers et l’armée tentent de s’interposer en repoussant les extrémistes de droite. La scène se reproduit à plusieurs reprises et les forces de l’ordre demandent aux pacifistes de rentrer chez eux. « Je trouve la police très gentille avec ces fous », raille Michaël, un militant d’extrême gauche. « Ils le sont moins avec nous. Ils ont arrêté quelques-uns des extrémistes de droite mais ils les relâchent très vite après. Si l’armée les arrête, c’est pour vous les journalistes, c’est pour que vous disiez que la police fait son travail. En vérité, les forces de l’ordre soutiennent leur initiative. Tout le monde est du côté de l’armée israélienne dans ce pays ».

Il est 22 heures 30, les pacifistes ont été forcés de quitter la Place Habima. A leur place, plusieurs groupes de jeunes juifs extrémistes ont investi les lieux. Ils chantent l’hymne national et rendent hommage à leur armée. En toute impunité, ils scandent des propos anti-arabes.

Aujourd'hui, Dimanche 20 Juillet 2014, Tsahal a annoncé qu'elle allait intensifier son offensive terrestre sur la bande de Gaza. Les pertes s'élèvent désormais à plus de trois cent quatre-vingt morts du côté palestinien et à sept morts côté israélien.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 16:19

Les boîtes noires du vol MH 17 remises à la Malaisie (Reuters)

Les corps des victimes du vol MH17 ont été transportés dans une ville sous contrôle de Kiev et les boîtes noires de l'avion de Malaysia Airlines, remises à des malaisiens, vont être analysées dans un laboratoire britannique.

A Bruxelles, les ministres européens des affaires étrangères étudiaient Mardi 22 Juillet 2014 l'éventualité de nouvelles sanctions contre Moscou.

Le train de cinq wagons réfrigérés contenant les corps de quelque deux cent victimes est arrivé mardi dans l'enceinte d'une usine d'armement de Kharkiv, où les corps devaient être chargés à bord d'un avion militaire qui prendra la direction des Pays Bas.

Les Pays-Bas, qui ont perdu cent quatre-vingt-treize ressortissants sur les deux cent quatre-vingt-dix-huit passagers et membres d'équipage tués, ont pris la tête des opérations d'identification des victimes et ont tenu à ce que les expertises médico-légales aient lieu sur leur sol.

Le transfert des corps aux Pays-Bas n'aura sans doute pas lieu avant mercredi, a indiqué un porte-parole de l'équipe néerlandaise de médecins légistes envoyée sur place.

La Malaisie, qui s'est attirée les foudres de sa population pour son attitude attentiste après la destruction de l'avion de ligne qui effectuait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur, a annoncé mardi être à l'origine de l'accord des séparatistes concernant le transfert des corps en territoire contrôlé par Kiev.

Les autorités malaisiennes ont également obtenu des séparatistes pro-russes qu'ils leur transmettent les boîtes noires de l'appareil.

Remises à des experts malaisiens à Donetsk, aux premières heures de la journée, par le chef séparatiste Alexandre Borodaï, elles vont être envoyées en Grande-Bretagne pour y être analysées par un laboratoire homologué par l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale).

LE SECTEUR DE LA DÉFENSE RUSSE VISÉ

Sur le plan diplomatique, les ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne réunis à Bruxelles étudiaient mardi la possibilité de prendre des sanctions contre la Russie dans les secteurs de la défense et des capitaux si Moscou ne coopérait pas à l'enquête sur l'origine du crash, ont déclaré des diplomates.

Les ministres ont renvoyé d'autre part à jeudi l'adoption éventuelle de sanctions contre de nouvelles personnalités russes, ont déclaré des diplomates.

« Il n'y aura pas de noms ajoutés à la liste des personnes visées en vue de sanctions aujourd'hui », a dit à Reuters un diplomate européen. « La commission européenne proposera pour discussion de nouveaux noms jeudi », a-t-il ajouté.

Les ministres européens des affaires étrangères se réunissaient sous la pression des appels répétés de Washington et de grandes puissances européennes telles que Londres et Berlin à de nouvelles mesures de rétorsions contre la Russie.

Plusieurs autres chefs de la diplomatie ont appelé de leurs voeux un embargo sur les armes russes afin d'endiguer l'afflux d'équipement militaire, notamment de missiles sol-air de même type que celui soupçonné d'avoir abattu l'avion de ligne.

Le ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré mardi que bien que Berlin souhaite la poursuite du dialogue diplomatique, un durcissement des sanctions contre la Russie était nécessaire.

Les Etats-Unis et l'Ukraine accusent les séparatistes pro-russes d'avoir abattu l'avion avec l'aide de Moscou. La Russie a nié être impliquée.

L'Association Internationale du Transport Aérien (AITA) a appelé mardi les gouvernements à prendre leurs responsabilités pour réévaluer les modalités de détermination du risque aérien.

La question du survol des zones de guerre a été soulevée par la destruction du vol MH17 et les compagnies aériennes Emirates et Lufthansa ont appelé à la tenue d'un sommet international pour discuter de l'évaluation des risques.

Sur le terrain, en Ukraine, des combats ont eu lieu mardi aux abords de la ville de Lissitchansk, à cent trente kilomètres au nord-est de Donetsk, a dit Andriy Lissenko, porte-parole du conseil de sécurité ukrainien. Les troupes de Kiev ont par ailleurs repris la ville de Severodonetsk, dont les séparatistes ont reconnu la perte.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 15:41

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article32578

Le Parti Socialiste, Israël et Gaza

Lettre ouvert à François Hollande

« Militants et élus socialistes, nous vous interpellons publiquement, parce qu’indignés »

Dans une lettre ouverte au président de la république, une centaine d’élus et militants du Parti Socialiste disent leur étonnement, « nous n’aurions jamais imaginé interpeller ainsi l’homme que nous avons porté collectivement à la tête de notre pays ». Ils expriment leur « solidarité au peuple palestinien » et dénoncent un « affront fait à celles et ceux qui œuvrent depuis longtemps pour la construction d’une paix durable au Proche Orient ».

Nous, socialistes, solidaires du peuple palestinien

Comme beaucoup de français, nous nous sentons concernés par ce qui se passe en ce moment à Gaza. Nous avons été véritablement stupéfaits en apprenant votre position qui consistait à apporter un soutien ferme et absolu au gouvernement israélien d’extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahou.

Militants et élus socialistes, nous sommes nombreux à être touchés par les bombardements israéliens à Gaza. Ces bombardements, en toute violation du droit international, provoquent chaque jour de nouveaux morts et blessés parmi la population palestinienne. Et le pire est à craindre. Nous condamnons les tirs de roquettes contre la population civile israélienne qui ont provoqué la mort d’un civil. Quel que soit le nombre, la mort ne serait-ce que d’un être humain nous est tout aussi insupportable d’un côté comme de l’autre. Mais lorsque d’un côté nous avons un seul mort, et de l’autre, plusieurs centaines dont des femmes et des enfants, il nous est inconcevable de justifier un tel déséquilibre. Cette barbarie ne vous émeut-elle donc point ? Le peuple palestinien n’a-t-il pas le droit de vivre en paix dans un état libre et reconnu par les autorités internationales au même titre que l’état d’Israël ?

Ce soutien unilatéral de votre part, sans condamnation aucune à l’égard d’Israël, est un affront fait à celles et ceux qui œuvrent depuis longtemps pour la construction d’une paix durable au Proche Orient, en contradiction totale avec les principes et les valeurs d’une gauche humaniste qui prône l’auto-détermination des peuples, en contradiction totale avec la ligne diplomatique française depuis quarante ans. En cela, vous rejoignez totalement la position personnelle de votre prédécesseur Nicolas Sarkozy qui se disait être « l’ami d’Israël » plutôt que l’ami du droit international et de la paix. Vous, un cran au-dessus, vous recherchez des « chants d’amour » pour un état qui viole chaque jour un peu plus le droit d’un peuple à son indépendance, des « chants d’amour » pour un peuple qui colonise une terre à la barbe de la communauté internationale sans que personne n’arrête cette ignominie.

Nous voulons exprimer ici notre solidarité au peuple palestinien, au gouvernement d’entente nationale, soutenir l’adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU et affirmer plus que jamais la nécessité de la création d’un état palestinien libre, viable et indépendant, en sécurité et en paix avec l’état d’Israël.

Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, l’arrêt des bombardements et la levée du blocus illégal sur Gaza, l’arrêt de la colonisation et l’application du droit international et des résolutions de l’ONU jusqu’ici ignorées par Israël.

Militants sincères, militants respectueux de nos débats internes et des règles de notre parti, nous n’aurions jamais imaginé interpeller ainsi l’homme que nous avons porté collectivement à la tête de notre pays de manière publique. Malheureusement aucun débat interne n’a lieu et notre parti est devenu une sorte de fantôme qui hoche la tête devant vos errements.

Nous vous interpellons publiquement, parce qu’indignés. Publiquement parce qu’impossible de pouvoir vous parler directement comme nous le faisions quand vous étiez notre premier secrétaire.

En espérant que vous partagerez notre position et la défendrez non seulement au sein de l’Union Européenne mais aussi auprès de l’ONU aussi personnellement que vous avez écrit ce communiqué de presse qui a suscité notre émoi, recevez, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus hautes.

Premiers signataires

Mourad Abadli, membre du bureau fédéral du Gard ; Nadège Abomangoli, conseillère régionale d’Ile-de-France, Villetaneuse ; Lounes Adjiroud, responsable fédéral MJS des Hauts de Seine ; Mehdi Thomas Allal, militant de Paris, délégué général de la Gauche Forte ; Saouad Aouami-Savary, maire-adjointe d’Auxerre ; Cyrille Azema, conseiller municipal de Châtillon ; Nadège Azzaz, secrétaire fédérale des Hauts de Seine ; Abdoulaye Bathily, conseiller municipal de l’Hay-les-Roses ; Mahfoud Benali, conseiller régional du Languedoc-Roussillon ; Henri Bertholet, ancien député-maire de Romans-sur-Isère ; Denis Bienaimé, secrétaire de section de l’Aube ; Habiba Bigdade, maire-adjointe de Nanterre ; Karim Bouamar, conseiller municipal et secrétaire de section de Villetaneuse ; Youssef Boukantar, conseiller municipal de Grigny ; Hacen Boukhelifa, ancien secrétaire fédéral des Bouches du Rhône ; Lynda Bouthéon, conseillère fédérale de Seine Saint Denis ; Kamel Bouzad, délégué fédéral de Meurthe et Moselle ; Mehdi Chalaf, conseiller fédéral du Nord, secrétaire fédéral du MJS ; Latifa Chay, conseillère municipale de Romans-sur-Isère ; Stéphane Corbion, membre du bureau section de Metz ; Kadéjat Dahou-Fredi, maire-adjointe de Saint-Jean de la Ruelle ; Nicola D’Asta, conseiller municipal, secrétaire de section de Suresnes ; Pascal Dolo, membre du bureau fédéral du Nord ; Hawa Fofana, maire-adjointe de Cergy ; Mohamad Gassama, maire-adjoint du vingtième arrondissement de Paris ; Francis Gérard, conseiller municipal de Joué-les-Tours ; Stéphane Hablot, maire de Vandœuvre lés Nancy, conseiller général ; Djamila Haddad, vice-présidente du conseil régional de Champagne-Ardenne ; Sabri Haddad, membre du bureau de section de Saint-Ouen ; Nassurdine Haidari, ancien maire-adjoint de Marseille ; Nadia Hamoudi, conseillère municipale de Tours ; Skender Hekalo, conseiller municipal de Vandœuvre-lès-Nancy ; Xavier Iacovelli, conseiller municipale de Suresnes, secrétaire fédéral des Hauts de Seine ; Cyrille Jeanneau, conseiller municipal de Saint-Pierre-des-Corps ; Nabil Kadri, secrétaire de section du Gard ; Sevgi Karaman, conseillère fédérale du Val d’Oise ; Samir Khamassi, conseiller régional Rhône-Alpes ; Said Laatiriss, maire-adjoint et secrétaire de section de Grigny ; Nadia Lahrach, maire-adjointe de Vandoeuvre-lés-Nancy ; Samir Lamouri, conseiller municipal de Franconville ; Véronique Lebihan, ancienne maire-adjointe d’Aubervilliers ; Catherine Lime, conseillère municipale de Chaville, secrétaire fédérale des Hauts de Seine ; Hind Magada, conseillère municipal de Tomblaine ; Valérie Mathey, conseillère municipale, secrétaire de section de Vanves ; Jamila M’Barki, conseillère fédérale de Seine Saint Denis ; Mehdi Mebeida, conseiller municipal de Bonneuil-sur-Marne ; Akli Mellouli, maire-adjoint de Bonneuil-sur-Marne ; Ludovic Mendes, membre du bureau de section de Metz ; Christine Moreau, maire-adjointe de Bonneuil-sur Marne ; Mohamed Moulay, conseiller régional du Centre ; Aïcha Moutaoukil, maire-adjointe de Bagneux ; Thérèse Ngimbous Batjom, maire-adjointe de Nanterre ; Fatima Ogbi, maire-adjointe de Grigny, membre du bureau national des adhésions ; Jacky Paris, membre du bureau fédéral d’Indre et Loire ; Bertrand Pericey, secrétaire fédéral de Paris ; Myriam Petit, conseillère municipale de Bois-Colombes ; Azzedine Quarrouach, conseiller municipal de Grigny ; Isabelle Rakoff, conseillère municipale de Clamart ; Nordine Ranji, secrétaire de section de la Garenne-Colombes ; Nessrine Rezzag Bara, conseillère municipale de Nanterre ; Selima Sadi, maire-adjointe de Metz, secrétaire fédérale de Moselle ; Samia Saidj, conseillère municipale de Nanterre ; Jean-Jacques Schuler, secrétaire de section et conseiller fédéral de Saône et Loire ; Cédric Sea, conseiller municipal de Vandœuvre-lés-Nancy ; Nadia Seghir, conseillère municipale de Metz ; Rachid Sekkour, maire-adjoint de Vandoeuvre-lés-Nancy ; Nicolas Simiot, membre du bureau fédéral du Rhône ; Abdennour Slimani, secrétaire fédéral de Meurthe et Moselle ; Ali Soumaré, conseiller régional d’Ile-de-France, Villiers-le-Bel ; Ouassila Soum-El Messaoudi, maire-adjointe de Saint-Pierre-des-Corps ; Fatoumata Sow, conseillère municipale de Colombes ; Azzedine Talaoubrid, conseiller fédéral de Meurthe et Moselle ; Claire Tawab, maire-adjointe et trésorière de la section de Grigny ; Rachid Tayeb, maire-adjoint de Nanterre ; Ergun Toparslan, conseiller fédéral de Meurthe et Moselle ; André Villalonga, conseiller général de l’Aube et secrétaire de section ; Nisrine Zaibi, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:04

Combats en Ukraine dans le centre de Donetsk, cinq morts (Reuters)

Des combats ont éclaté Lundi 21 Juillet 2014 dans le centre de Donetsk, ville de l'est de l'Ukraine tenue par les séparatistes pro-russes qui affirment que l'armée ukrainienne tente de reprendre la ville.

Kiev dément avoir envoyé l'armée régulière dans le centre-ville mais dit que des petits groupes pro-ukrainiens « auto-organisés » y affrontent les pro-russes.

Cinq personnes ont trouvé la mort dans des affrontements près de la gare et à proximité de l'aéroport, selon les services de santé locaux. Douze autres ont été blessés.

Quand un chef rebelle a fait état de tirs à la gare, des dizaines d'hommes se sont engouffrés dans des minibus pour rejoindre le théâtre des combats et des colonnes de fumée se sont élevées dans le ciel après des tirs d'artillerie.

Mais aussi brusquement qu'ils avaient commencé, les pilonnages ont cessé. Les vitres d'une tour de contrôle ferroviaire ont été brisées mais en début d'après-midi, des usagers ont fait savoir que les trains circulaient en dépit de perturbations et que la gare n'avait subi que des dégâts légers.

Sur son site internet, le conseil de la ville de Donetsk a averti du danger près de la gare et appelé les habitants à ne pas sortir.

« Dans la matinée nous avons entendu des explosions, la population est extrêmement inquiète », témoigne Natalia, une habitante du quartier.

Un porte-parole du conseil de sécurité ukrainien a déclaré que l'armée n'était pas responsable des explosions qui se sont produites lundi dans le centre de Donetsk.

DÉGAGER LES VOIES D'ACCÈS

Les rebelles avaient auparavant déclaré que des tanks ukrainiens avaient tenté d'y pénétrer.

« L’armée ukrainienne travaille à dégager les voies d'accès à la ville, à détruire des points de contrôle tenus par les terroristes », a déclaré le porte-parole du conseil de sécurité ukrainien.

« S'il y a des explosions dans le centre de la ville, ce n’est pas l’œuvre des soldats ukrainiens. Nous avons reçu l'ordre strict de ne pas recourir à des frappes aériennes ou à des tirs d'artillerie dans la ville même », a poursuivi le porte-parole.

« S'il y a des combats dans la ville, les autorités ukrainiennes disposent d'informations selon lesquelles un petit groupe armé qui s'est constitué affronterait les terroristes », a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Petro Porochenko a fait de la reconquête de Donetsk un des objectifs prioritaires de l'opération « anti terroriste » menée depuis des semaines par Kiev contre les insurgés séparatistes.

Il a toutefois ordonné à l'armée de ne pas combattre dans un rayon de quarante kilomètres autour du site où s'est écrasé un Boeing de Malaysia Airlines jeudi dernier, entraînant la mort de ses deux cent quatre vingt dix huit passagers et membres d'équipage.

Un communiqué émanant du siège des « opérations anti terroristes » a annoncé que l'armée régulière avait pris le contrôle d'une banlieue de Donetsk et le président ukrainien a déclaré que les soldats « libéraient » la ville de Dzerjinsk, à environ soixante kilomètres au nord de la capitale économique du Donbass.

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