Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 20:13

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/09/1987973-manifestation-anti-sivens-incidents-centre-ville-malgre-interdiction-manif.html

Manifestation contre le barrage de Sivens, incidents en centre-ville

Le métro bloqué au plus mauvais moment quand les gens veulent rentrer chez eux entre 18 et 19 heures, des transports en communs perturbés, des policiers et des gendarmes qui courent dans tous les sens après une menace presque fantôme mais malheureusement très active. La fin de la manifestation Samedi 8 Novembre 2014 en fin de journée à Toulouse peut laisser un goût amer aux autorités. Malgré l'interdiction, malgré les précautions, malgré l'absence de face-à-face violent et direct entre opposants et service d'ordre très nombreux, un groupe très organisé a réussi à la nuit tomber à casser. Leur manière à eux d'exprimer leur opposition à tout, du barrage de Sivens à l'état en passant par les forces de l'ordre qu'ils ont moqué et souvent insulté tout au long de l'après-midi.

Entre 14 heures et 17 heures, la confrontation d'abord pacifique puis beaucoup plus tendue à partir des sommations pour disperser la manifestation à 15 heures 40, s'est cantonnée sur les allées Jean-Jaurès, à l'atmosphère très « lacrymogène » puis sur le boulevard de Strasbourg jusqu'à la place Jeanne d'Arc.

Le dispositif de sécurité a empêché toute l'après-midi le passage vers l'hyper-centre, la rue Alsace-Lorraine et la place du Capitole envahis par beaucoup de monde pressé de concrétiser des courses.

Le long jeu de chat et souris a duré de 16 heures à 18 heures avec une voiture brûlée par un cocktail Molotov sur les allées Jean-Jaurès, des arrestations, vingt et une au total selon la préfecture, quelques blessés, un policier et au moins six manifestants secoués par les gaz ou les interventions des forces de l'ordre. Et alors que cela sentait la fin, du côté de Jeanne d'Arc, les plus virulents peut-être rejoints par d'autres, ont disparu vers 18 heures. Le début des exactions.

Première victimes, des policiers municipaux dans une voiture croisée à Saint-Sernin et violemment caillassée. Le groupe, une horde noire masquée, a remonté la rue du Taur, traversé la place du Capitole sous les regards inquiets des passants, suivi la rue Saint Rome pour retrouver Esquirol où les dégradations avaient eu lieu samedi dernier. Fidèle en quelque sorte, le groupe a vandalisé les quatre distributeurs bancaires du Crédit Mutuel, brisé deux vitrines changées dans la semaine. Le temps de transformer une zone de chantier en barrage coupant la rue de Metz, le groupe était déjà reparti en direction de la place du Salin. Un distributeur du Crédit Agricole, lui aussi détruit samedi dernier a été à nouveau saccagé. « Une violence effrayante », lâche une commerçante. Aux Carmes, une sucette Decaux a volé en éclats. Rendus au tribunal, toujours aussi mobile, les casseurs ont fait demi-tour et ont dégradé une agence CIC, en face de l'entrée du métro des Carmes. Ils ont aussi caillassé les gendarmes mobiles avant de disparaître et de s'évanouir discrètement dans la foule du samedi soir.

D'autres opposants, plus festifs et moins virulents, ont fini en chanson place du Capitole. A 19 heures 30 le calme était revenu. La fin d'une curieuse après-midi qui laisse un goût particulier aux témoins, et pas seulement à cause des gaz lacrymogènes.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:48

https://www.ensemble-fdg.org/content/communiqu-de-izquierda-anticapitalista-etat-espagnol-propos-de-podemos

Communiqué d’Izquierda Anticapitalista à propos de Podemos

Jeudi 6 Novembre 2014

Nous vivons une accélération du temps. Un temps où le changement politique n'est plus seulement l'aspiration d'une minorité radicale mais l'objectif immédiat d'une grande majorité sociale. Majorité qui est accablée par la misère en raison des politiques austéritaires imposées par le régime corrompu mis en place en 1978 et par la troïka.

Quand nous avons impulsé Podemos avec Pablo Iglesias et bien d'autres camarades, on nous traitait d'illuminés. Nous n'allions rien changer, nous n'allions connaitre qu'un échec électoral de plus. La réalité est toute autre, Podemos est devenu le vecteur au travers duquel s'exprime l'indignation du peuple et l'occasion unique de rompre à la racine avec la misère, héritage de la dictature et de quarante ans d'offensives capitalistes, néo libérales et oligarchiques.

Il s'est passé beaucoup de choses depuis cette co-fondation. Tout a changé et nous devons faire de même pour continuer à travailler à la perspective d'une démocratie socialiste. Ainsi, nous adoptons deux résolutions :

Nous sommes en désaccord avec l'interdiction de la double appartenance, mais nous nous y plions. Nous pensons que cette interdiction comporte un grand risque pour le pluralisme au sein de Podemos tout en étant totalement inefficace pour se prémunir des arrivistes. Le contrôle par en bas, par les cercles et les espaces de construction d'unité populaire, comme la liberté maximale de débat et de critique sont les meilleurs moyens de conjurer ces phénomènes.

Néanmoins, malgré notre opposition à cette mesure, nous faisons le choix d'accepter la décision majoritaire et, en toute cohérence, aucun militant d'Izquierda Anticapitalista ne se présentera aux élections à la direction de Podemos.

En tant que membres fondateurs de l'expérience Podemos, nous sommes décidés à continuer à apporter nos idées, nos points de vues, nos forces dans la construction de Podemos comme outil de rupture démocratique et de changement social. Nous pensons que peuvent se retrouver au sein de Podemos toutes celles et ceux qui défendent les droits humains fondamentaux et luttent pour la réalisation d'une société juste, égalitaire et démocratique. Pour que ce changement prenne réellement forme, l'auto-organisation est fondamentale, tout comme la possibilité d'élaborer collectivement, de se former et de proposer.

Compte tenu du fait que Podemos, tout en étant notre projet, a décidé de se transformer en parti, notre organisation va entamer une discussion lors de notre congrès de fin novembre pour s'adapter aux choix exprimés dans les assemblées citoyennes.

Ainsi, nous pourrons, en toute loyauté, poursuivre le travail entamé, prendre toute notre place pour que Podemos gagne les élections et construise un pouvoir populaire par en bas. Mais aussi pour qu'une fois le gouvernement conquis, nous ayons l'appui social nécessaire et une organisation suffisamment forte pour changer de société et ne pas décevoir les espoirs que des millions de personnes placent en nous.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:37

http://www.mediapart.fr/journal/france/081114/manifestation-pour-remi-fraisse-les-organisations-traditionnelles-depassees

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=10526

Manifestation pour Rémi Fraisse, les organisations traditionnelles dépassées

La manifestation parisienne suite à la mort du jeune militant écologiste s'est déroulée dans un climat tendu. Les organisations traditionnelles, partis politiques ou syndicats, qui ont peu mobilisé, s'y sont révélées totalement dépassées.

Dans un climat parfois très tendu, les manifestants rassemblés à Paris, Samedi 8 Novembre 2014, pour dénoncer les violences policières après la mort de Rémi Fraisse ont scandé tout l’après-midi des slogans sans équivoque. « J’ai la rage », a inscrit un jeune sur une petite pancarte quand un autre tient un carton où il a écrit « et moi, vous allez me tuer ».

Parti plutôt clairsemé de la place de la Bastille, le cortège parisien s’est peu à peu étoffé et comptait à l’arrivée, place Gambetta, quelques milliers de personnes. Des associations de quartiers populaires ouvrent la marche en brandissant des photographies de plusieurs victimes de bavures policières, des portraits de Rémi Fraisse côtoient des photographies de Zied et Bouna, les deux adolescents tués dans un transformateur électrique en 2005, alors qu’ils étaient poursuivis par la police, ou de manifestants molestés. Une rangée de CRS qui protège une station-essence à l’intersection de l’avenue Parmentier et de la rue Oberkampf essuie des tirs de projectiles pendant une dizaine de minutes sous les huées de la foule. « Cazeneuve démission », peut-on encore entendre à intervalle régulier.

Des lycéens, dont les blocages de lycées jeudi et vendredi ont pris tout le monde de court, sont bien présents et défilent eux aussi en tête, loin devant les partis politiques ou les organisations traditionnelles de jeunesse qui paraissent depuis la mort de Rémi Fraisse totalement dépassées. Un lycéen proche du Mouvement Inter Lutte Indépendant (MILI), un collectif créé l’an dernier par des lycéens suite aux mobilisations contre les expulsions de jeunes sans papiers dans le sillage de l’affaire Leonarda Dibrani, voit d’ailleurs d’un très mauvais œil les quelques drapeaux d’organisations comme la FIDL ou l’UNL, des organisations de lycéens plus ou moins proches du Parti Socialiste qui sont, selon lui, venues « faire de la récupération ».

En fin de cortège, une poignée seulement de lycéens défilent sous le drapeau de l’Union Nationale des Lycéens (UNL) aux côtés des rangs tout aussi clairsemés des partis politiques et des organisations syndicales. Ce qui ne trouble d’ailleurs pas outre mesure Sylla Kalilou, membre du bureau national de l'UNL, qui explique l’absence de son organisation dans les premiers rassemblements après la mort de Rémi Fraisse par le fait « qu’il n’y avait pas vraiment de débouché syndical. C’était juste des hommages ».

Même son de cloche dans le « cortège » de l’UNEF qui ne compte guère plus d’une vingtaine de personnes au démarrage de la manifestation. « Il y a beaucoup de jeunes dans la manifestation, c’est cela qui est important », prévient Pauline Raufaste, une responsable parisienne de la principale organisation étudiante qui n’a appelé à manifester ce samedi, après moult tergiversations, que la veille à 20 heures 30.

Depuis la mort du jeune militant écologiste, étudiant de vingt et un ans, l’UNEF a d’ailleurs fait preuve d’une étonnante retenue publiant simplement un communiqué demandant, au cas sans doute où personne n’y aurait songé, une « enquête indépendante » sur les circonstances de la mort du jeune homme et se gardant bien de tout appel à manifester et de toute condamnation des violences policières.

Contacté vendredi, William Martinet, le président de l’UNEF, expliquait les hésitations de son organisation à participer à la manifestation par « un contexte un peu compliqué. Certains groupes utilisent ces manifestations pour aller à la castagne. Nous sommes donc très prudents dans les appels que nous pouvons lancer ». L’attitude de la préfecture, qui a d’abord interdit la manifestation de ce samedi avant de l’autoriser in extremis, n’a pas beaucoup aidé à construire une mobilisation. À Toulouse, où le rassemblement a été interdit, de violents heurts ont d'ailleurs eu lieu avec la police.

Pour une militante du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) présente dans le cortège et qui se désole franchement de la faible participation, « il n’y a pas que l'attitude de la préfecture. C’est dur à admettre mais je crois que beaucoup à gauche ont encore un problème avec l’écologie. Rémi Fraisse a en plus été présenté par la presse comme un vilain casseur. Beaucoup ne se sentent pas concernés », lance-t-elle amèrement, avant d’expliquer qu’elle préfère ne pas donner son nom. Le communiqué des MJS appelant à la manifestation est d’ailleurs parti une minute avant le départ du cortège. Les jeunes écologistes, une petite vingtaine de personnes, pointent eux aussi un problème d'organisation et des « appels partis très tard», explique Martin, jeune militant écologiste.

Les syndicats de salariés, à part Solidaire sont, eux, tout simplement aux abonnés absents.

Dans les rangs à peine plus fournis du NPA, Alain Krivine reconnaît « qu’une nouvelle génération ne se reconnaît plus dans les partis et les syndicats, même d’extrême gauche. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indignation mais elle ne s’exprime plus de la même façon ».

Tout aussi démuni Laurent Sorel, du mouvement Ensemble, ne peut que constater « une méfiance de la jeunesse vis-à-vis des organisations politiques. Nous sommes nous aussi, il faut l’admettre, pas suffisamment en phase avec elle ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:00

Violents tirs d’artillerie à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine (Reuters)

De violents tirs d'artillerie, les plus intenses depuis un mois, ont secoué Dimanche 9 Novembre 2014 la ville de Donetsk tenue par les séparatistes pro-russes de l'est de l'Ukraine, rapportent des journalistes de Reuters.

Les tirs, qui ont commencé dans la nuit, semblaient provenir aussi bien du secteur tenu par les forces gouvernementales ukrainiennes autour de l'aéroport que des zones contrôlées par les rebelles, qui auraient reçu ces derniers jours le renfort de chars et de pièces d'artillerie venant de Russie, selon les autorités de Kiev.

Ils étaient très nettement audibles dans le centre de la ville, qui comptait un million d'habitants avant le début du conflit. Le conseil municipal de Donetsk a fait état sur son site internet d'immeubles résidentiels endommagés, sans évoquer de victimes.

Selon des habitants, des combats se déroulent près de l'aéroport que les séparatistes veulent prendre aux troupes gouvernementales.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 5 septembre a été violé de manière régulière mais les tensions sont encore montées d'un cran ces derniers jours, les séparatistes accusant l'armée ukrainienne d'avoir lancé une offensive et Kiev dénonçant une nouvelle intervention russe, démentie par Moscou.

Les observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont annoncé dimanche avoir localisé en zone rebelle une colonne de véhicules blindés sans signes distinctifs, ce qui selon Kiev confirme l'envoi de renforts par la Russie.

Le gouvernement de Kiev accuse les russes d'avoir envoyé jeudi une colonne de trente-deux chars, de pièces d'artillerie et de camions de munitions prêter main forte aux séparatistes.

Dans un communiqué, l'OSCE dit pour sa part avoir localisé un convoi de quarante véhicules, dont dix-neuf gros camions Kamaz tractant chacun un obusier de cent vingt-deux millimètres.

Les véhicules n'avaient aucune marque d'identification et les hommes à bord, vêtus de noir, ne portaient aucun insigne.

Pour Kiev, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de soldats russes, a dit le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriy Lissenko.

« On a assisté durant la semaine passée à une intensification des bombardements et de l'envoi de renforts, de matériel et de munitions aux groupes terroristes », a-t-il déclaré.

Il a précisé que trois soldats ukrainiens avaient été tués et treize blessés ces dernières vingt-quatre heures. Le service de presse des forces armées a déclaré pour sa part que deux policiers et un civil avaient été tués dans les bombardements de dimanche.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:48

Les catalans votent symboliquement sur l’indépendance (Reuters)

Des centaines de milliers de catalans devraient dire oui à l'indépendance de leur région Dimanche 9 Novembre 2014 lors d'une consultation symbolique organisée malgré l'opposition du gouvernement central de Madrid.

Les indépendantistes radicaux espèrent qu'une forte participation conduira l'exécutif local à organiser des élections régionales anticipées.

A 13 heures (12 heures GMT), plus d'un million de personnes, sur les cinq millions quatre cent mille électeurs catalans, avaient voté, selon le gouvernement local.

Cette « consultation citoyenne » se substitue à un référendum plus officiel, jugé inconstitutionnel, que voulaient organiser les dirigeants de la région.

« Nous avons gagné le droit d'organiser un référendum », a déclaré le chef du gouvernement local, Artur Mas, en déposant son bulletin. « Nous faisons quelque chose de grand, ici en Catalogne, en défendant la liberté d'expression et en fixant l'avenir politique de notre pays », a-t-il ajouté.

La dirigeante en Catalogne du Parti Populaire (PP) au pouvoir à Madrid, Alicia Sanchez-Camacho, a dénoncé quant à elle un « simulacre » de consultation sans aucune garantie légale ou démocratique.

Les organisations favorables à l'indépendance ont fait campagne pour que le taux de participation soit très important dans cette riche région, qui représente vingt pour cent du PIB espagnol.

Plus de quarante mille volontaires sont venus aider à tenir et surveiller les bureaux de vote informels.

« S'ils ne nous comprennent pas, ils devraient au moins nous respecter et accepter que chacun aille de son côté », a déclaré Angels Costa, un commerçant de cinquante-deux ans devant un bureau de Barcelone.

« TROP DE MÉPRIS »

« Nous aurions aimé faire partie d'un état fédéral mais ce n'est plus possible. Ils nous ont trop méprisés », a-t-il ajouté au sujet des autorités de Madrid.

Les sécessionnistes espèrent qu'une forte participation incitera Madrid à négocier une plus grande autonomie pour la Catalogne dans les domaines politique et budgétaire.

Certains espèrent même convaincre Madrid d'accepter à terme un référendum officiel sur l'indépendance.

Pour les responsables des deux principaux partis catalans, Convergence i Union (CiU) et la gauche républicaine de Catalogne (ERC), une forte participation, avec plus d'un million et demi de votants, enverrait aussi un message clair à Artur Mas pour qu'il organise des élections régionales anticipées.

« Il est clair que cette consultation ne nous donne pas le mandat démocratique que nous aurions eu avec une élection mais, ce qui est important, c'est que nous montrons encore une fois que les gens veulent voter, qu'ils veulent faire connaître leur opinion », a déclaré Oriol Junqueras, dirigeant de l'ERC.

Selon les sondages, quatre-vingt pour cent des catalans souhaitent une plus grande autonomie par rapport à l'Espagne et cinquante pour cent sont favorables à l'indépendance pure et simple.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a minimisé l'importance du vote catalan et assuré que celui-ci n'aurait aucune conséquence.

« Ce n'est ni un référendum, ni une consultation, ni quoi que ce soit de ce genre », a-t-il insisté samedi en appelant les catalans à « revenir à la raison ».

Le mouvement pour l'indépendance existe depuis longtemps dans cette région dotée d'une culture et d'une langue propres mais il s'est renforcé ces dernières années en raison des difficultés économiques.

CRISE ÉCONOMIQUE

Face à la crise, de nombreux catalans jugent en effet qu'ils donnent trop à l'état et ne reçoivent pas assez.

Début septembre, encouragés par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, même si le « non » l'a finalement emporté, plusieurs centaines de milliers de catalans étaient descendus dans les rues de Barcelone, formant un immense « V » pour demander le droit de vote.

Pourtant, tous ne sont pas favorables à un divorce avec le reste de l'Espagne.

« L'Espagne est une », insiste Jose Jimenez, qui travaille dans un hôpital de Barcelone. « On essaie de favoriser le séparatisme mais, en fin de compte, c'est bien le gouvernement espagnol qui dirige notre pays. Cette consultation n'est pas une bonne chose ».

Les résultats de la consultation devront être pris avec prudence, estiment les analystes qui soulignent que les partisans de l'indépendance sont nombreux à se déplacer pour aller voter, tandis que les partisans d'un maintien au sein de l'Espagne risquent de boycotter le scrutin.

Artur Mas, qui dirige CiU, a annoncé mercredi qu'il demanderait la semaine prochaine à Mariano Rajoy de renouer le dialogue sur une série de mesures économiques en faveur de la région.

Au sein même de CiU s'opposent les partisans de l'indépendance totale et ceux d'une autonomie renforcée au sein de l'Espagne.

Parmi les mesures qu’Artur Mas veut aborder avec Mariano Rajoy figurent une augmentation des engagements financiers de Madrid envers la Catalogne et un renforcement des pouvoirs de l'exécutif local en matière fiscale.

Pour tenter de calmer les ardeurs séparatistes, Mariano Rajoy est allé jusqu'à évoquer une réforme constitutionnelle qui accentuerait le caractère fédéral de l'Espagne.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:29

L’Allemagne célèbre les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin (Reuters)

La chute du Mur de Berlin il y a tout juste vingt-cinq ans a montré au monde que « les rêves peuvent devenir réalité » et cet exemple doit inspirer tous les peuples opprimés, a déclaré Dimanche 9 Novembre 2014 la chancelière Angela Merkel.

« La chute du mur de Berlin nous a montré que les rêves peuvent devenir réalité, que tout peut changer, quels que soient les obstacles », a lancé Angela Merkel lors d'un discours à l'occasion des festivités marquant la fin de la division de la ville, sans violence, le 9 novembre 1989.

« Elle a montré que nous avons les moyens de façonner notre destinée et que nous pouvons améliorer les choses », a-t-elle ajouté en soulignant qu'aujourd'hui les peuples d'Ukraine, de Syrie, d'Irak et de tant d'autres pays pouvaient s'appuyer sur cet exemple.

« Ce fut la victoire de la liberté sur l'esclavage et c'est un message d'espérance pour la génération actuelle et pour les générations futures, qui peuvent abattre de nouveaux murs, ceux de la dictature, de la violence et des idéologies ».

Angela Merkel a rappelé qu'un autre 9 novembre, en 1938, avait été marqué en Allemagne par les pogroms antijuifs de la nuit de cristal. « C'était un jour de honte et de déshonneur », a-t-elle dit.

Les célébrations ont attiré plus de cent mille berlinois et visiteurs dans le centre de la capitale allemande. Beaucoup se sont promenés le long des quinze kilomètres de l'ancien tracé du mur, où sept mille ballons lumineux ont été placés sur des poteaux hauts de 3,60 mètres, la hauteur du « mur de la honte ».

« SENTIMENT DE BONHEUR »

Dimanche soir, ces ballons seront lâchés, symbole de la liberté retrouvée des anciens allemands de l'est.

« Nous avons toutes les raisons de nous réjouir et de fêter cet anniversaire », a dit le maire de la ville, Klaus Wowereit.

Samedi, Angela Merkel a affirmé que la chute du mur sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré avait été un véritable miracle. « Cela a été un miracle que tout se passe pacifiquement », a-t-elle dit à la télévision.

Alors âgée de trente-cinq ans et vivant à Berlin-Est, Angela Merkel a précisé que ce soir-là elle rentrait du sauna quand elle a vu une foule se diriger vers l'ouest et qu'elle a suivi le mouvement.

« Depuis plusieurs semaines il y avait beaucoup d'excitation. Depuis le 7 octobre 1989, il y avait des blindés dans ma rue. Après avoir quitté le sauna le soir du 9 novembre 1989, j'ai franchi le mur sur la Bornholmer Strasse et j'ai fait la fête de l'autre côté avec des gens que je ne connaissais absolument pas. Il y avait un sentiment incroyable de bonheur. C'est une nuit que je n'oublierai jamais ».

Edifié en 1961, le mur visait à empêcher les berlinois de l'est de gagner le secteur occidental de la ville. Au moins cent trente-huit personnes sont mortes en tentant de le franchir.

Sa chute a marqué le début de la fin pour les régimes communistes d'Europe de l'Est et a conduit à l'effondrement de l'union soviétique.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:46

http://www.siwel.info/Paris-Meeting-de-solidarite-avec-KOBANE-lundi-10-novembre-19h_a6733.html


Grand meeting de solidarité avec Kobanê

En liaison avec Narin Afrin, commandante en chef de la résistance de Kobanê.

En présence de Salih Muslim, coprésident du PYD, principal parti kurde de Syrie, et de nombreuses personnalités politiques françaises.

Lundi 10 Novembre 2014 à 19 heures

Théâtre du Gymnase 38 Boulevard de Bonne Nouvelle 75 010 Paris Métro Bonne Nouvelle

Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF)

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:31

http://www.rt.com/news/203483-palestine-statehood-mogherini-gaza

Le nouveau chef de la diplomatie de l'Union Européenne amplifie l’appel pour un état palestinien lors de sa visite à Gaza

Le nouveau chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Federica Mogherini, a soutenu l’appel pour un état palestinien et mis en garde contre la montée des tensions à Jérusalem lors d'une visite à Gaza Samedi 8 Novembre 2014.

« Nous avons besoin d'un état palestinien, qui est le but ultime et c’est la position de toute l'Union Européenne », dit-elle, ajoutant qu'une autre guerre dans la bande de Gaza ne peut être supportée.

Dans les remarques faites avant sa rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Federica Mogherini a exhorté à la réduction des tensions.

« Ce serait bien si nous réussissons tous à réduire les tensions, verbales et sur le terrain. Ce qui est arrivé ici et ce qui est arrivé à Jérusalem la semaine dernière est extrêmement préoccupant », a-t-elle déclaré vendredi.

Federica Mogherini, une ancienne ministre italienne des affaires étrangères qui a pris ses fonctions en tant que chef de la politique étrangère et de sécurité de l'Union Européenne avec la nomination d'une nouvelle commission européenne le premier novembre, a déjà lancé des appels similaires. Elle a dit mardi que « je serais heureuse si un état palestinien existe à la fin de mon mandat ».

Le mois dernier, les députés à la chambre des communes britannique ont voté à une large majorité, par deux cent soixante-quatorze voix contre douze, de recommander que le Royaume-Uni reconnaisse la Palestine comme un état aux côtés d'Israël. Tel-Aviv a condamné le vote des députés britanniques, qui n'a pas force de loi, mais il est d'un caractère consultatif.

La semaine dernière, la Suède a officiellement reconnu l'état de Palestine occupée, devenant ainsi le premier état d'Europe occidentale à le faire.

Federica Mogherini a dit que la reconnaissance de la Palestine par la Suède ne représente pas un modèle pour les autres membres de l'Union Européenne, car un nouvel état palestinien doit être établi, plutôt qu’il soit reconnu comme il est à l'heure actuelle.

Les territoires occupés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ont cherché leur pleine reconnaissance et leur indépendance par rapport à Israël depuis des décennies, et des milliers de personnes ont péri dans l'un des affrontements les plus longs et amèrs de l'histoire moderne.

Les palestiniens ont fait pression pour une pleine reconnaissance en tant qu'état souverain par l'ONU et la communauté internationale. La Palestine a déjà été reconnue comme état non-membre, elle a le statut d'état observateur à l'ONU et elle continue de militer pour la reconnaissance alors qu'Israël continue de procéder à des plans pour construire des milliers de nouvelles maisons de colons à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Toutefois, les palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la future capitale de leur état et sont fortement opposés à toute expansion israélienne.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:45

Manifestations en hommage à Rémi Fraisse, tensions à Toulouse (Reuters)

Des incidents ont émaillé Samedi 8 Novembre 2014 la manifestation organisée à Toulouse en mémoire à Rémi Fraisse, le jeune écologiste tué fin octobre par une grenade des forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le barrage contesté de Sivens, dans le département du Tarn.

Interdite par la préfecture de Haute-Garonne, la manifestation, qui avait pour mot d'ordre « halte aux violences policières », a donné lieu à un face à face tendu entre CRS et manifestants.

Près de quatre cent personnes s'étaient réunies dans le calme vers 14 heures à proximité de la station de métro Jean-Jaurès dans le centre-ville de Toulouse avant que la situation ne dégénère au moment de la dispersion.

Deux voitures ont été brûlées et un policier de la BAC a été blessé au front par un jet de pierres, selon une source policière. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau et ont procédé à au moins quatre interpellations.

A 18 heures 30, dix-neuf personnes avaient été interpellées par la police et « plusieurs groupes d'individus masqués restaient virulents dans le centre-ville », selon la préfecture qui appelle au calme.

A Paris, le cortège, qui a réuni mille quatre cent personnes selon la préfecture, est parti vers 14 heures de la place de la Bastille et défilait dans le calme. « Rémi abattu, le peuple est dans la rue » et « police assassine, justice complice », pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles brandies par les manifestants. Une personne a été interpellée.

Une manifestation interdite par les autorités s'est également tenue à Rennes, réunissant près de trois cent personnes.

Depuis la mort de Rémi Fraisse, qui a suscité une vague d'émotion en France, plusieurs manifestations ont été organisées en sa mémoire, donnant souvent lieu à des débordements et des heurts avec les forces de l'ordre.

De violents affrontements avaient notamment émaillé les marches organisées à la mémoire du militant de vingt et un ans à Nantes et à Toulouse le week-end dernier.

Interpellé par la famille de Rémi Fraisse, le chef de l'état François Hollande a annoncé jeudi soir que les résultats d'une enquête administrative seraient connus « d'ici huit jours » et a promis d'en tirer « toutes les conclusions en terme de responsabilités ».

Dans les colonnes du Parisien samedi, le directeur général de la gendarmerie nationale estime que le gendarme qui a lancé la grenade offensive responsable de la mort de Rémi Fraisse a agi après les sommations d'usage et n'a pas commis de faute.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:23

http://www.cgil.it/News/PrimoPiano.aspx?ID=22625

CGIL, CISL et UIL dans les rues pour débloquer l'avenir

Samedi 8 Novembre 2014

« Services publics car ils servent, car ils sont pour tous ». Avec ces mots, les travailleurs et les travailleuses des services publics et leurs amis sont descendus dans les rues de Rome pour la manifestation nationale appelée conjointement par douze catégories de la CGIL, de la CISL et de l’UIL (CGIL Fonction Publique, CGIL Santé, CGIL FLC, CISL Fonction Publique, CISL Education Nationale, CISL Santé, CISL FNS, CISL FIR, CISL Universita Afam, UIL Fonction Publique, UIL Santé, UIL PA, UIL Education Nationale et UIL RUA).

Au cœur de la mobilisation, il y avait une plate-forme commune pour appeler à une véritable réforme du système de l'administration publique et des services aux citoyens. La CGIL poursuit sa mobilisation, après la grande manifestation du 25 Octobre 2014 sur la Piazza San Giovanni et la manifestation unitaire des retraités du 5 Novembre 2014.

Dans cette plate-forme, il y a sept propositions pour la réforme des services publics. Ce sont la réouverture des négociations, le déblocage des salaires et des carrières, l’investissement dans les compétences, la stabilité et la sécurité du travail contre le travail précaire, une véritable réorganisation des services, des organisations et des organes de l'état, la garantie du prix des services universels contre la contractualisation et la privatisation des services publics, l’égalité du travail, des droits et du salaire et la valorisation de l'éducation et de la formation comme outils de croissance.

Les universités, la recherche et la connaissance sont des sources de croissance, il faut un système de sécurité avancé, la réorganisation et l'égalité des salaires et la reconnaissance de la nature spécifique de l'administration de l'état.


Des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses de l'éducation, de la santé, des administrations centrales, des services locaux, de la sécurité et de l'assistance publique, des universités, des AFAM et des organismes sociaux, mais aussi de toutes les autres catégories de la CGIL, de la CISL et de l’UIL, ainsi que de nombreux retraités et étudiants, sont arrivés de toute l’Italie dans la capitale. Un long cortège, derrière la banderole « débloquons l’avenir », a quitté la Piazza della Repubblica en fin de matinée, a parcouru les rues de la capitale et est entré dans une Piazza del Popolo bondée. Les médecins, les enseignants dans les écoles primaires et secondaires, les chercheurs et les pompiers ont défendu fièrement, sur la place et sur la scène, leur travail, malgré la précarité, les embauches bloquées pendant des années, les salaires et les carrières bloquées, qu’ils continuent à effectuer au service des citoyens. Annelie Nordström, présidente du syndicat des travailleurs du secteur public en Europe (EPSU), a également apporté sa contribution à la Piazza del Popolo. Il y avait aussi des moments de spectacle avec un intermède du comique Max Paiella. La journée de mobilisation a été conclue par des interventions de Susanna Camusso, secrétaire générale de la CGIL, Annamaria Furlan, secrétaire générale de la CISL, et Carmelo Barbagallo, secrétaire adjoint de l'UIL.

La secrétaire générale de la CGIL, Susanna Camusso, a dit à la fin de la grande manifestation d'aujourd'hui « qu’il n'y a pas de changement si nous ne partageons pas le travail public. Nous pouvons et nous devons changer de direction, mais pour commencer il faut changer le gouvernement, si vous ne voulez vraiment pas diviser le monde du travail, vous devez cesser de dire que les travailleurs publics sont des privilégiés ». Selon Susanna Camusso, pour changer, il faut « travailler, créer et améliorer, à commencer par le public ». La loi de stabilité ne va pas dans ce sens, car « en réalité, elle supprime des emplois publics et des services ».

Pour la CGIL, chaque travailleur public doit avoir un contrat, à cet égard Susanna Camusso cite des employés des Chambres de Commerce, des autorités indépendantes et des employés de la Consob, et elle ajoute que « vous devez donner des réponses aux nombreux travailleurs précaires, engagés sans droits, dans les centres pour l’emploi, dans les salles d'opération et en province. Si vous ne renouvelez pas leurs contrats, cela signifie que vous faites des licenciements de masse ».

Pour une vraie réforme de la Fonction Publique, réclamée par le premier ministre Renzi, la secrétaire générale de la CGIL indique quelques pistes à suivre, tout d'abord, la politique de l’administration publique doit relancer le contrat national de travail et la négociation, « assurer les services aux citoyens et construire la transparence ».

En outre, se référant au nombre de travailleurs en sous-traitance dans la fonction publique, Susanna Camusso a répété que « nous avons besoin d'étendre les droits » et a demandé « l’égalité du travail, des droits et du salaire ». Enfin, Susanna Camusso a conclu que « le gouvernement sait que, sans réponses, nous allons continuer en appelant à la grève de la fonction publique et de tous les autres travailleurs ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens