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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:46

 

http://www.cadtm.org/Des-personnalites-internationales

 

Des personnalités internationales telles que Susan George, Zoe Konstantopoulou, Yanis Varoufakis ou Tariq Alí adhèrent au manifeste d’Oviedo contre la dette illégitime

 

Vendredi 25 Novembre 2016

 

Par Fátima Martín

 

Le manifeste d’Oviedo, signé par plus de sept cent élus pour former un front contre la dette illégitime, entre dans une nouvelle dimension. Ces dernières heures, des personnalités internationales telles que Susan George, Yanis Varoufakis, Zoe Konstantopoulou ou Tariq Ali, entre autres, ont rejoint le manifeste d’Oviedo.

La philosophe et chercheuse Susan George, présidente du Transnational Institute et présidente d’honneur de la section française de l'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC), a salué l’initiative, appuyée par Eric Toussaint, porte-parole du réseau international du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). Egalement membre du conseil scientifique d’ATTAC France, il a aussi conseillé l’Equateur sur la dette illégitime et il a coordonné les travaux de la commission vérité sur la dette publique grecque, créée par l'ancienne présidente du parlement grec, Zoe Konstantopoulou, elle aussi signataire du manifeste d’Oviedo. D’autres personnalités grecques ont également ajouté leur signature, Yanis Varoufakis, Aris Chatzistefanou, Ilias Bantekas, Sophia Sakorafa, Leonidas Vatikiotis et Stathis Kouvelakis.

Catherine Samary, Tariq Alí, James Petras, Stefano Fassina, Patrick Saurin, Michel Husson, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Myriam Martin et Christine Poupin, ont également signé.

Ces signatures internationales viennent s’ajouter à celles de plus de sept cent élus, conseillers municipaux, députés espagnols et députés européens, qui se déclarent convaincus de la nécessité d’un véritable changement par rapport aux politiques d’austérité et qui rejettent la dette illégitime et les restrictions budgétaires qui ne permettent pas de garantir les droits et des services de qualité et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Parmi les signataires, on trouve plus d’une cinquantaine de maires, des centaines de conseillers municipaux et des dizaines de députés provinciaux, nationaux et européens de différents partis politiques. Des conseillers municipaux de Zaragoza, Badalona, Pamplona, Cadix, Oviedo et Madrid, les députés espagnols Teresa Rodríguez, Pablo Echenique et Alberto Garzón, et les députés européens Miguel Urbán, Lola Sánchez et Tania González, parmi tant d’autres.

Le manifeste d’ Oviedo, présenté le 19 octobre 2016 à la chambre des députés, exige un changement radical de la politique d’asphyxie financière, la dérogation du cent trente cinquième article de la constitution, de la loi de stabilité et de la loi Montoro, le remboursement par les banques des taux d’intérêts abusifs qui ont été perçus, dans le cadre du plan de paiement aux fournisseurs ou du fonds public d’aide aux régions (FLA), par exemple, et l’arrêt immédiat des coupes budgétaires et mesures d’austérité, afin d’en stopper les effets, d’identifier les responsables et d’indemniser les victimes.

Les signataires s’engagent à appuyer la création d’un front contre la dette illégitime et de lancer des audits de la dette avec participation citoyenne dans les administrations publiques.

Ces dernières semaines, des dizaines de municipalités de tout le territoire espagnol ont pris l’initiative d’adopter des motions, inspirées de la philosophie du manifeste d’Oviedo, dans leurs différents conseils pour exiger, entre autres choses, l’abrogation de la loi Montoro, déclarée partiellement inconstitutionnelle. Au mois d'octobre 2016, a également eu lieu l’audit fest à Barcelone.

Du Jeudi 24 Novembre au Dimanche 27 Novembre 2016 a lieu à Oviedo la première rencontre des municipalités contre la dette illégitime et l’austérité.

Le programme comprend une conférence-débat animée par Eric Toussaint, « faut-il auditer la dette illégitime et refuser de payer les créanciers », qui s’est tenue le Jeudi 24 Novembre 2016 à la faculté d’économie et d’entreprise de l'université d’Oviedo. Il comprend l’atelier sur l’audit citoyen animé par Yago Alvarez, avec projection du documentaire Debtocratie, le Vendredi 25 Novembre 2016. Il comprend une journée de travail et une conférence publique avec la participation d’Ana Taboada, maire adjointe de la ville d’Oviedo, Carlos Sanchez Mato, chargé de l’économie et des finances de la mairie de Madrid, et Eric Toussaint, le Samedi 26 Novembre 2016.

L’un des objectifs de la rencontre est de constituer un front des municipalités, communautés autonomes et nationalités de l'état espagnol pour remettre en cause la dette illégitime et travailler à son annulation. Conscient que la participation et le soutien de tous est indispensable, le processus est ouvert aux mouvements sociaux, aux militants et à tous les citoyens.

Parmi les militants signataires figurent des membres d’organisations comme ATTAC ou le CADTM, des syndicats comme ELA, le principal syndicat du pays basque espagnol, et des réseaux tels que le réseau contre le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), ou la Plateforme pour l'Audit Citoyen de la Dette (PACD).

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:06

 

Une organisation kurde revendique le double attentat d'Istanbul (Reuters)

 

Un groupe armé kurde a revendiqué Dimanche 11 Décembre 2016 la responsabilité d'un double attentat perpétré Samedi 10 Décembre 2016 à Istanbul qui a fait au moins trente huit morts et cent cinquante cinq blessés, attaques que le gouvernement turc a promis de venger.

Dans un message posté sur leur site internet, les faucons pour la liberté du Kurdistan (TAK), organisation liée aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), disent avoir mené « une double attaque simultanée », près du stade de football de Besiktas, dans le centre de la métropole turque.

D'après le ministre de l’intérieur, Suleyman Soylu, le bilan s'est alourdi dans la nuit à trente huit morts, dont trente policiers. Sur les cent cinquante cinq blessés pris en charge, quatorze étaient en soins intensifs, Dimanche 11 Décembre 2016. Treize suspects ont été arrêtés, a-t-il dit, promettant que « tôt ou tard, nous aurons notre vengeance ».

L'attaque, dans un quartier touristique de la ville bordant le Bosphore, s'est produite deux heures après la fin d'un match de championnat entre Besiktas et l'équipe de Bursaspor.

Une voiture piégée a d'abord explosé Samedi 10 Décembre 2016 vers 22 heures 30 devant la Vodafone Arena, non loin de membres des forces de l'ordre. Moins d'une minute plus tard, un kamikaze s'est fait exploser alors qu'il était entouré de policiers dans le parc Macka, à proximité du stade.

Les autorités ont déclaré un jour de deuil national, Dimanche 11 Décembre 2016. Une marche contre le terrorisme était prévue à Istanbul.

Le président Recep Tayyip Erdogan a annulé un déplacement prévu au Kazakhstan.

« Personne ne doit douter que, avec la volonté de dieu, nous surmonterons la terreur, les organisations terroristes et les forces derrière elles en tant que pays et nation », a-t-il dit dans un communiqué.

La Turquie a été frappée par de nombreux attentats ces derniers mois, certains très meurtriers comme celui commis par deux kamikazes qui a fait quarante cinq morts le 28 juin 2016 à l'aéroport international d'Istanbul.

Certaines attaques ont été revendiquées par l'organisation Etat Islamique, d'autres par les séparatistes du PKK, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis ou l'Union Européenne, ou des organisations militantes d'extrême gauche.

Les TAK avaient, eux, déjà revendiqué au moins trois attentats cette année, notamment une attaque à la bombe à Ankara ayant fait trente sept morts.

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:35

 

http://www.mobile.reuters.com/article/idUSKBN1400TY

 

Donald Trump affirme que les États-Unis ne sont pas nécessairement liés par la politique d'une seule Chine

 

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, s'est demandé si les Etats-Unis devaient être liés par leur position de longue date selon laquelle Taïwan faisait partie d'une seule Chine et il a écarté les préoccupations de Pékin concernant sa décision d'accepter un appel téléphonique du président taïwanais.

« Je comprends parfaitement la politique de la seule Chine, mais je ne vois pas pourquoi nous devons être liés par cette politique à moins que nous concluions un accord avec la Chine concernant d'autres choses, y compris le commerce », a déclaré Donald Trump dans une interview avec Fox News, Dimanche 11 Décembre 2016.

La décision de Donald Trump d'accepter un appel téléphonique du président taiwanais Tsai Ing Wen le Vendredi 2 Décembre 2016 a suscité une protestation diplomatique de Pékin, qui considère Taïwan comme une province renégate.

L'interrogation de Donald Trump sur la politique américaine de longue date risque de s'opposer davantage à Pékin et les analystes ont déclaré que cela pourrait provoquer une confrontation militaire avec la Chine si elle était trop poussée.

Pékin n'a pas fait de commentaire immédiat sur les propos de Donald Trump.

La communication téléphonique entre Tsai Ing Wen et Donald Trump a été le premier contact de ce type avec Taiwan par un président des États-Unis depuis la reconnaissance de Taiwan comme partie d'une seule Chine par le président Jimmy Carter en 1979.

Taiwan est l'une des questions politiques les plus sensibles de la Chine et la Chine critique généralement toute forme de contact officiel entre les gouvernements étrangers et les dirigeants de Taiwan.

Après la conversation téléphonique de Donald Trump, l'administration de Barack Obama a indiqué que de hauts représentants de la Maison Blanche avaient parlé avec des responsables chinois pour insister sur le fait que la politique d’une seule Chine de Washington n’avait pas changé. L'administration de Barack Obama a également averti que les progrès réalisés dans les relations américaines avec la Chine pourraient être compromis par un changement de la politique relative à la question de Taiwan.

Suite aux derniers commentaires de Donald Trump, un assistant de la Maison Blanche a déclaré que l'administration de Barack Obama n'avait aucune réaction supplémentaire après ses positions politiques précédemment énoncées.

Dans l'interview à Fox News, Donald Trump a critiqué la Chine au sujet de sa politique monétaire, de ses activités dans la mer de Chine méridionale et de sa position envers la Corée du Nord et il a déclaré que ce n'était pas à Pékin de décider s'il devait prendre un appel du leader de Taiwan.

« Je ne veux pas que la Chine me dicte si je dois répondre à un appel », a déclaré Donald Trump. « C'était un appel très gentil. Pourquoi une autre nation pourrait-elle dire que je ne peux pas prendre un appel ? Je pense que cela aurait été vraiment irrespectueux, pour être honnête avec vous, de ne pas le prendre », a ajouté Donald Trump.

Donald Trump envisage de nommer le gouverneur de l'Iowa Terry Branstad comme le prochain ambassadeur des Etats-Unis en Chine, choisissant un ami de longue date de Pékin après avoir secoué la deuxième plus grande économie du monde avec des discussions difficiles sur le commerce et l'appel avec le leader de Taiwan.

Mais dans l'interview de Fox News, Donald Trump a soulevé une litanie de plaintes concernant la Chine qu'il avait soulignées lors de sa campagne présidentielle.

« Nous avons beaucoup de problèmes avec la Chine en raison de la dévaluation du yuan, nous imposant de lourdes taxes aux frontières quand nous ne la taxons pas, avec la construction d'une forteresse massive au milieu de la mer de Chine méridionale, ce qu'ils ne devraient pas faire, et franchement la Chine ne nous aide pas du tout avec la Corée du Nord », a déclaré Donald Trump.

« Vous avez la Corée du Nord, vous avez des armes nucléaires, la Chine pourrait résoudre ce problème et elle ne nous aide pas du tout ».

Les économistes, y compris ceux du Fonds Monétaire International (FMI), ont largement considéré les efforts de la Chine pour soutenir la valeur du yuan au cours de la dernière année comme preuve que Pékin ne maintient plus sa monnaie artificiellement basse pour rendre les exportations chinoises bon marché.

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:08

 

La Central Intelligence Agency (CIA) a conclu à l'ingérence de la Russie (Reuters)

 

La CIA a conclu à l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine dans le but d'aider le président élu Donald Trump à accéder à la Maison Blanche, et non seulement pour éroder la confiance envers le système électoral, rapporte Vendredi 9 Décembre 2016 le Washington Post.

Citant des responsables américains au fait de l'affaire, le journal révèle que les agences du renseignement ont identifié des individus liés au gouvernement russe responsables du piratage de milliers de courriels du Comité National Démocrate (CND) et du président de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta.

Ces courriels auraient ensuite été envoyés à l'organisation Wikileaks, qui les a publiés pendant la campagne.

Les pirates informatiques russes sont décrits comme des personnes connues des services de renseignement et membres d'une large opération destinée à réduire les chances d'élection d’Hillary Clinton et à favoriser Donald Trump.

« C'est l'évaluation de la communauté du renseignement, l'objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à l'autre, afin de faire élire Donald Trump » rapporte un responsable américain cité par le Washington Post. « C'est le consensus ».

Selon le journal, ce responsable a été informé de ces conclusions à l'occasion d'une présentation à huis clos de la CIA devant un groupe de sénateurs, la semaine dernière.

L'agence justifie ces conclusions secrètes en disant disposer d'une somme croissante d'indices probants, issus de plusieurs sources. Il est désormais assez clair que la Russie souhaitait faire gagner Donald Trump, rapportent d'autres responsables cités par le Washington Post.

Au mois d’octobre 2016, le gouvernement américain a formellement accusé la Russie de mener une campagne de piratage informatique contre le parti démocrate à l'approche de l'élection présidentielle.

Barack Obama a demandé aux agences américaines du renseignement d'ouvrir une enquête sur le piratage informatique et sur l'intervention de puissances étrangères dans la campagne, a-t-on appris Vendredi 9 Décembre 2016. Un rapport doit lui être remis avant son départ le 20 janvier 2017.

Donald Trump s'est dit peu convaincu de l'implication de la Russie dans le piratage. Dans un communiqué publié après la publication de l'article du Washington Post, ses équipes évoquent « les accusations d'interférence étrangère dans l'élection américaine » avant de conclure « qu’il est temps de passer à autre chose et de Make America Great Again ».

Les courriels démocrates piratés publiés par Wikileaks ont été source de troubles dans la campagne d'Hillary Clinton mais le fondateur de l'organisation, Julian Assange, a démenti que le Kremlin ait été à l'origine des piratages.

Les agences américaines n'ont pas établi l'implication de Moscou dans les piratages ni le transfert des courriels à Wikileaks. Les acteurs étaient éloignés d’un cran du gouvernement russe et n'étaient pas des fonctionnaires, rapporte le principal responsable cité dans l'article.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:56

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/09/tractations-diplomatiques-pour-evacuer-les-civils-et-les-rebelles-d-alep_5046249_1618247.html

 

Tractations diplomatiques pour évacuer les civils et les rebelles d’Alep

 

Les groupes armés sont disposés à quitter leur bastion, dont plus de quatre vingt pour cent ont été reconquis par les forces de Bachar al Assad.

 

Par Benjamin Barthe, correspondant du Monde à Beyrouth

 

La bataille d’Alep approche de son dénouement. Alors que les troupes progouvernementales se sont emparées de plus de quatre vingt pour cent des quartiers rebelles, des tractations sont en cours, entre diplomates russes, américains et turcs, pour permettre l’évacuation des civils et des combattants, retranchés dans un dernier carré, dans le sud de la métropole.

Bien que leurs représentants affichent en public leur détermination à résister, les rebelles, à bout de force après trois semaines de bombardements qui ont fait des centaines de morts et conscients qu’ils n’ont plus aucun moyen de renverser la situation, sont prêts à quitter la partie orientale de la ville, qu’ils avaient conquise à l’été 2012.

« Ils savent qu’Alep est perdue », explique Basel al Junaidy, un analyste syrien basé dans le sud de la Turquie et en contact étroit avec l’opposition armée. « Ils ne le disent pas haut et fort, pour des questions d’honneur. Mais ils ont demandé à leurs dirigeants à l’extérieur de négocier leur départ »

Les modalités de cette opération, forcément délicate, font l’objet d’intenses discussions entre John Kerry, patron de la diplomatie américaine pour encore quelques semaines, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux hommes se sont entretenus à deux reprises, Mercredi 7 Décembre et Jeudi 8 Décembre 2016, en marge de la réunion de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), à Hambourg.

« Ils sont tombés d’accord pour continuer de discuter de la mise sur pied d’un cadre pour un cessez-le-feu et plus précisément de l’acheminement de l’aide humanitaire et de la possibilité que les gens puissent quitter Alep en sécurité », a expliqué un diplomate américain.

Pour permettre l’ouverture de couloirs d’évacuation à peu près sûrs, Moscou tente d’obtenir de Damas une suspension de ses bombardements contre Alep Est. Annoncée par Sergueï Lavrov, Jeudi 8 Décembre 2016, depuis Hambourg, cette pause tarde à se concrétiser sur le terrain, puisque, Vendredi 9 Décembre 2016, des sources, jointes à l’intérieur d’Alep-Est, faisaient état de la poursuite des raids aériens et des bombardements.

Malgré tout, près de huit mille cinq cent civils ont pu être évacués, Jeudi 8 Décembre 2016, selon l’agence russe TASS. Même si des dizaines de milliers de civils sont parvenus ces deux dernières semaines à rejoindre la partie ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, à au moins deux reprises, des groupes tentant de fuir les combats ont été bombardés par l’artillerie et l’aviation syrienne.

Washington, de son côté, a pris langue avec les groupes armés d’Alep affiliés à l’Armée Syrienne Libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection. « Les américains leur ont dit qu’il leur fallait évacuer la ville, qu’ils leur garantissaient des corridors de sortie, pour eux et leur famille, et qu’il n’y avait pas d’autre solution », assure Sinan Hatahet, un autre analyste syrien, en lien avec les rebelles.

Difficile de savoir quand ces tractations pourraient aboutir. Jan Egeland, chargé du volet humanitaire de la crise syrienne à l’Organisation des Nations Unies (ONU), a affiché son pessimisme, Jeudi 8 Décembre 2016, en affirmant que Washington et Moscou ont des positions « diamétralement opposées ». Les discussions pourraient buter sur le lieu de réinstallation des rebelles.

Selon nos informations, les groupes armés liés à l’ASL, qui forment le gros des combattants d’Alep, préféreraient être transférés dans la campagne au nord de la ville, une zone où l’ASL est encore dominante.

Dans les précédents cas d’évacuations, notamment celles menées dans la Ghouta, la banlieue agricole de Damas, les combattants contre Bachar al Assad ont toujours été conduits dans la province d’Idlib, une région placée sous la coupe du front Fatah al Cham, une émanation d’al Qaida.

La poursuite des bombardements sur Alep, en dépit de l’annonce de Sergueï Lavrov, conduit aussi à se demander si le régime syrien est véritablement disposé à laisser les rebelles sortir vivants ou du moins libres d’Alep. Dans une interview accordée Jeudi 8 Décembre 2016 au quotidien damascène al Watan, le président Bachar al Assad ironisait sur l’empressement des américains à vouloir sauver « leurs agents, les terroristes ».

« Rien ne peut arrêter l’avancée des troupes du régime », faisait remarquer Vendredi 9 Décembre 2016 une source de l’ONU. « Il n’est pas impossible que ce soit la guerre jusqu’au bout ».

Une crainte partagée par les casques blancs. Dans un communiqué diffusé Jeudi 8 Décembre 2016, cette organisation de secouristes civils opérant à Alep-Est, qui figurait parmi les candidats au prix Nobel de la paix, a mis en garde contre les risques d’arrestation, d’exécution ou de torture de ses membres, s’ils ne sont pas évacués dans les quarante-huit heures.

Malgré l’annonce russe d’un arrêt des « opérations de combat » à Alep pour permettre l’évacuation de milliers de civils pris au piège, les troupes du régime syrien bombardaient violemment à l’artillerie, Vendredi 9 Décembre 2016, les derniers quartiers aux mains des rebelles. L’armée de l’air a, en revanche, suspendu ses frappes depuis Jeudi 8 Décembre 2016 sur ces quartiers situés dans le sud de la partie orientale de la ville, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Fort du succès de ses troupes, Bachar al Assad a exclu lui-même cette semaine une trêve, estimant qu’une victoire à Alep serait une étape cruciale pour la fin du conflit. Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe. « Celle-ci est purement médiatique, c’est pour calmer les américains et la communauté internationale. Mais sur le terrain, les bombardements continuent car le régime ne veut pas donner de répit aux rebelles ou aux civils », estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

De son côté, le ministre des affaires étrangères russe, qui avait annoncé Jeudi 8 Décembre 2016 que l’armée syrienne avait interrompu ses combats à Alep, a déclaré Vendredi 9 Décembre 2016 que les bombardements continueront tant qu’il y restera des « bandits » à Alep.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:30

 

Le gouvernement propose la prolongation de l'état d'urgence (Reuters)

 

Le gouvernement français a proposé samedi de prolonger jusqu'au 15 juillet 2017 l'état d'urgence en vigueur depuis les attentats du mois de novembre 2015 en raison de la persistance de la menace terroriste, a annoncé le premier ministre Bernard Cazeneuve.

Le texte sera examiné Mardi 13 Décembre 2016 à l'Assemblée Nationale et Jeudi 15 Décembre 2016 au Sénat.

François Hollande a annoncé au mois de novembre 2016 vouloir prolonger ce dispositif, instauré après les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015, jusqu'aux élections présidentielles des mois d'avril et de mai 2017 en raison de la menace sécuritaire.

L'état d'urgence, qui devait prendre fin au mois de janvier 2017, a déjà été prolongé quatre fois et est loin de faire l'unanimité en France. La démission du gouvernement de Manuel Valls le Mardi 6 Décembre 2016 implique qu'il devient caduc dans les quinze jours qui suivent, ce qui oblige les autorités à anticiper sa prolongation.

Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux.

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:54

 

http://www.podemosenmovimiento.info/manifiesto

 

Manifeste pour une marée de changement, pour un Podemos en mouvement

 

Les deux dernières années ont été frénétiques. Depuis l'émergence de Podemos aux élections européennes, nous avons participé à une élection après l'autre, à la fois en interne et en concurrence au niveau institutionnel. Le mouvement pour le changement a accumulé beaucoup de positions, apportant des voix différentes dans les parlements et dans les gouvernements de nombreuses villes de l’état.

Cependant, nous n’avons pas réussi à évincer le Parti Populaire du gouvernement central et c’est maintenant le temps de commencer une nouvelle étape.

Il est temps de construire solidement par en bas, d’avancer dans la construction d'un parti mouvement confédéral qui respecte et nourrit les mouvements d'autonomie, qui renforce nos réussites et qui corrige nos erreurs. Il est temps d'être l'opposition aux politiques néo libérales tout en construisant des freins et des contrepoids dans les quartiers, dans les lieux de travail, dans les universités et sur les places. Il est temps de convertir l'engagement politique pour la transformation sociale en une action quotidienne. Il est temps de construire un programme alternatif et d'urgence contre les politiques d'austérité et la crise climatique. Il est également temps de se préparer mieux et d’avoir un enracinement social plus grand pour gagner, de sorte que, lorsque nous gagnons les élections, il y ait un peuple auto-organisé qui puissent dépasser les limites de l'Union Européenne et les pouvoirs économiques, pour gagner la justice sociale, de genre et écologique, et la reconnaissance effective de la diversité nationale. Il faut apprendre les leçons de la Grèce. Il faut gagner la démocratie conquérante contre la dictature des marchés et de la dette.

Nous croyons que, dans les petites luttes comme dans les grandes mobilisations, notre capacité à faire des choses différentes chaque jour est l'embryon d'un horizon constitutif qui peut briser les chaînes du régime de 1978. Nous avons besoin de cette force sociale pour mettre l'économie au service des personnes, afin de mettre en œuvre un programme solide qui suppose de tout changer pour que rien ne reste identique.

Cela nécessite un changement de cap. Nous devons bâtir un vaste mouvement populaire large dirigé par les gens qui travaillent, les précaires, les femmes, les jeunes, les retraités et les LGTBI, une multitude qui déborde et qui, par tous les côtés, va construire du nouveau. Il ne faut plus de jeux fermés, plus d’appareils ni de notables, nous avons besoin de gens ordinaires pour faire de la politique et pour la construction du conflit social contre les élites. Bien sûr, nous avons besoin de construire l'unité populaire avec toutes les personnes et les groupes qui, d'où qu'ils viennent, ont la démocratie et la justice sociale comme objectifs. Une unité populaire pour lancer une révolution démocratique capable de mettre les intérêts de la majorité sociale laborieuse au premier plan. Nous avons besoin de continuer à nourrir la révolution démocratique qui a lancé le pari des Candidatures d’Unité Populaire pour renforcer le municipalisme, travaillant pour un nouveau cadre institutionnel au service des citoyens.

Nous devons discuter, débattre, nous mettre d'accord et faire des propositions.

Podemos a été un outil fondamental dans cette période extrême et il faut qu’il le reste dans la période à venir. Nous avons besoin d’un Podemos démocratique, comme nous l'avons défendu à Vistalegre, où le pouvoir émane de la base et non pas de charges publiques et de structures verticales, où le centre est construit à partir des territoires et qui prenne en charge une fois pour toutes le pluralisme interne des systèmes électoraux, pour lutter contre les risques de bureaucratisation et limiter les charges qui peuvent contenir une personne. Nous avons besoin de construire un programme féministe et de l'intégration des pratiques féministes au jour le jour, pour lutter contre les expressions de sexisme et le patriarcat dans tous les domaines de la société.

Par conséquent, nous avons besoin d'une assemblée nationale de Podemos qui regarde vers l'extérieur, pour aborder franchement les débats en cours, sans sectarisme et sans manichéisme. Un vrai débat qui nous permette de repenser, de nous déployer et de nous connecter avec les aspirations de changement des millions de personnes qui ont voté pour nous et de celles qui ne l'ont pas encore fait.

Nous lançons le Samedi 10 Décembre 2016 un processus ouvert pour aider à ce que Podemos devienne le Podemos que les classes populaires ont besoin. Oserez-vous participer ?

 

Premiers signataires

 

Miguel Urban, Teresa Rodriguez, José Maria Gonzalez Kichi, Isabel Serra, Jaime Pastor, Raul Camargo

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:09

 

L’assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU) réclame une trêve en Syrie (Reuters)

 

L’assemblée générale de l’ONU a voté Vendredi 9 Décembre 2016 par cent vingt deux voix contre treize une résolution réclamant une trêve immédiate en Syrie, un accès à l'aide humanitaire et la fin de tous les sièges, y compris celui d'Alep.

Trente-six pays se sont abstenus de voter sur ce texte d'inspiration canadienne, qui n'a aucune valeur contraignante, contrairement aux résolutions adoptées par le conseil de sécurité de l’ONU. Mais le veto russe, exercé à six reprises depuis le début du conflit syrien, a paralysé l'action du conseil de sécurité de l’ONU.

« Avec ce vote, il s'agit de se lever et de dire à la Russie et au président syrien Bachar al Assad de stopper ce carnage », a expliqué l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, lors du débat précédant la mise aux voix du texte.

Au nom de la Russie, qui soutient militairement et politiquement le régime de Bachar al Assad, l'ambassadeur Vitali Tchourkine avait déclaré Jeudi 8 Décembre 2016 face à la presse « qu’attendre que cela aboutisse à une sorte de demi-tour spectaculaire dans la situation en Syrie est irréaliste ».

La résolution adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, préparée par la délégation canadienne, demande au secrétaire général de faire le point dans les quarante cinq jours sur la mise en oeuvre de cet appel à une trêve.

L'ambassadeur canadien à l'ONU, Marc André Blanchard, a reconnu que l'initiative ne constituait pas une solution au conflit, mais qu'elle était une déclaration importante.

« C'est le rappel que, au-dessus de tout le reste, les vies des syriens doivent être notre priorité. Ils sont notre priorité et le monde ne restera pas silencieux tandis qu'ils souffrent sans assistance », a-t-il dit lors du débat.

Réunion des amis de l’opposition syrienne Samedi 10 Décembre 2016 à Paris

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a souligné lui que les autorités de son pays menaient une « guerre contre le terrorisme au nom du monde entier ».

Il a ajouté que les sanctions imposées à la Syrie avaient affecté en premier lieu ses compatriotes syriens et nui à la faculté du gouvernement syrien de répondre aux besoins quotidiens des citoyens syriens, notamment ceux qui souffrent du la guerre terroriste imposée à son pays.

Vitali Tchourkine a lui aussi fustigé les sanctions imposées à la Syrie. « Vous asphyxiez lentement cette population dont vous prétendez ardemment vous préoccuper », a-t-il dit, Vendredi 9 Décembre 2016.

A Paris, où se tient Samedi 10 Décembre 2016 une réunion des pays affinitaires soutenant l'opposition modérée syrienne, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a estimé qu'il n'était « jamais trop tard pour sauver des vies et porter assistance à des populations martyrisées. Il revient au régime et à ses soutiens, la Russie en premier lieu, de répondre sans délais aux exigences exprimées par l’assemblée générale de l’ONU », a poursuivi le chef de la diplomatie française dans un communiqué.

Tandis que se réunissait l’assemblée générale de l'ONU, l'armée syrienne a poursuivi Vendredi 9 Décembre 2016 son offensive contre Alep-Est, avec des troupes au sol appuyées par l'aviation.

Les forces loyalistes ont enregistré des succès foudroyants ces derniers jours et ont repris la vieille ville. A tel point que la reconquête d'Alep, divisée depuis l'été 2012, paraît désormais être une question de jours, ce qui pourrait modifier le cours de la guerre civile qui ravage le pays depuis bientôt six ans.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:44

 

http://www.souriahouria.com/events/paris-rassemblement-urgence-pour-sauver-la-population-dalep

 

Urgence pour sauver la population d’Alep

Rassemblement Samedi 10 Décembre à 16 heures

Place de l’Hôtel de Ville à Paris

Collectif Avec la Révolution Syrienne

Rassemblement à l’appel de plusieurs groupes et collectifs de solidarité avec le peuple syrien

Aujourd’hui, plus de soixante pour cent des quartiers d’Alep Est ont été pris par les forces du régime sanguinaire de Bachar al Assad et ses alliés notamment russes et iraniens. Plus de deux cent mille habitants s’entassent dans des conditions effroyables dans quelques quartiers, bombardés, encerclés et menacés par d’imminents massacres.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de tous les bombardements, la levée immédiate du siège, le départ immédiat des toutes les troupes étrangères et la garantie de l’intégrité physique de tous les habitants, civils et combattants.

Nous appelons à une mobilisation internationale pour l’aide humanitaire aux populations.

Nous appelons l’ensemble des organisations qui défendent les droits humains, le mouvement social et les citoyens, à participer à la mobilisation.

Ne pas agir aujourd’hui serait se rendre complice de cette barbarie.

                                               

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:30

 

La justice grecque valide l'extradition de trois soldats turcs (Reuters)

 

Un tribunal grec s'est prononcé Mardi 6 Décembre 2016 pour l'extradition de trois soldats turcs qui s'étaient réfugiés en Grèce après la tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie, a déclaré leur avocate.

Les trois pilotes font partie d'un groupe de huit militaires turcs ayant trouvé refuge dans le nord de la Grèce à bord d'un hélicoptère. Ils ont demandé l'asile en Grèce, disant craindre pour leurs vies en Turquie, où ils sont accusés d'implication dans le putsch manqué et de trahison.

Le tribunal a jugé que les trois hommes devaient être renvoyés en Turquie et jugés pour trois des quatre crimes dont ils sont accusés dans leur pays, mais pas pour tentative de meurtre du président Recep Tayyip Erdogan, a indiqué leur avocate, Stavroula Tomara.

Les pilotes ont fait appel du jugement devant la plus haute instance judiciaire grecque, a-t-elle ajouté.

Lundi 5 Décembre 2016, le même tribunal a refusé l'extradition de trois autres soldats turcs.

 

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