Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:03

 

http://www.elmundo.es/pais-vasco/2016/12/29/5865014eca4741e0418b4616.html

 

Mikel Zuloaga et Begonia Huarte libérés en échange du paiement d’une caution de deux mille euros par personne


 

Mikel Zuloaga et Begoña Huarte, accusés en Grèce de tentative d’immigration illégale en essayant de transporter huit réfugiés de Grèce en Italie, ont été libérés, Vendredi 30 Décembre 2016.

Le juge d’instruction a imposé à chacun d’entre eux le paiement d'une caution de deux mille euros, dans un délai de douze jours, et l'interdiction de quitter la Grèce avant le paiement de leur caution.

Leurs avocats ont dit à EFE que le juge a approuvé leur libération parce qu’il n'y avait aucun risque de fuite. Dans leur déclaration devant le tribunal, les deux militants ont clairement indiqué que leur intention était précisément de comparaître pour défendre leur cause.

Dans une vidéo publique enregistrée en cas d'une éventuelle arrestation, Mikel Zuloaga et Begonia Huarte ont souligné que le but de cet acte de désobéissance civile était d’effectuer une dénonciation politique des politiques européennes contre les réfugiés.

Dans cette vidéo, Mikel Zuloaga et Begonia Huarte reconnaissent publiquement l’illégalité de leur action et disent qu’ils assument les conséquences de leur initiative.

Devant le tribunal d’Igumenitsa, des militants grecs et des volontaires espagnols travaillant dans les camps de réfugiés étaient rassemblés pour les soutenir et dénoncer les politiques inhumaines de l'Europe contre les réfugiés.

Devant le tribunal, Mikel Zuloaga a remercié les personnes présentes pour leur soutien, mais il a ajouté qu’il voulait maintenant « sortir de cette situation, parce que le plus important, ce sont les réfugiés ».

Begonia Huarte, quant à elle, a dit que, bien que cette fois l'action n'ait pas réussi, elle essaierait à nouveau. « Je recommencerais », a-t-elle dit. Dans une déclaration à la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur, le seul média présent, les deux militants ont dit qu’ils étaient satisfaits de l'impact de leur action et qu’elle n'aurait pas été nécessaire si le gouvernement espagnol respectait ses engagements relatifs à l’accueil des réfugiés.

Par rapport aux faits pour lesquels ils sont jugés, en plus de faire face à des accusations d’aide à l'immigration clandestine, ils doivent répondre d’imprudence grave contre l'intégrité des réfugiés et de détention clandestine des réfugiés dans un espace réduit.

Mikel Zuloaga et Begonia Huarte ont été arrêtés Mardi 27 Décembre 2016 dans le port d’Igumenitsa, dans le nord est de la Grèce, à l’intérieur d’un camping car qui s’apprêtait à monter à bord d’un ferry en partance pour l'Italie. Cachés dans le véhicule, il y avait huit réfugiés qu’ils voulaient emmener en Euskadi.

Pendant l’audience, l'un des huit réfugiés, un iranien, a comparu comme témoin. Il a déclaré au tribunal devant une chaîne de télévision qu’il ne s’était jamais senti en danger, parce que la ventilation du véhicule qui les transportait était en bon état de fonctionnement.

Des huit réfugiés qui devaient voyager avec les militants, six d’entre eux, tous des demandeurs d'asile, ont été libérés immédiatement, car ils n’étaient pas considérés comme des délinquants. Les deux autres, des pakistanais dont la demande de libération n’avait pas été traitée, devraient être libérés prochainement, quand leur demande de libération sera traitée, ont déclaré les avocats de la défense.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 18:56

 

Un universitaire de Nice relaxé après avoir aidé des migrants (Reuters)

 

Le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Vendredi 6 Janvier 2017 un universitaire jugé le 23 novembre 2016 pour aide au séjour et à la circulation de migrants originaires d'Erythrée.

Les juges n'ont pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé six mois de prison avec sursis à l'encontre de Pierre-Alain Mannoni, arrêté au mois d’octobre 2016 avec trois migrants à bord de son véhicule.

« Il n'avait pas d'autre intention que d'offrir une nuit de sécurité aux personnes secourues et à préserver leur dignité », a expliqué dans son délibéré la présidente, soulignant qu'il n'y avait eu « aucune contrepartie directe ou indirecte ».

Cet enseignant chercheur âgé de quarante cinq ans avait été interpellé au péage de la Turbie, dans le département des Alpes-Maritimes, en compagnie d’érythréennes qu'il prévoyait de ramener à son domicile de Nice avant de les aider à se rendre à Marseille.

Ce jugement fait écho à celui de Cédric Herrou, un agriculteur de Breil-sur-Roya, également dans le département des Alpes-Maritimes, jugé Mercredi 4 Janvier 2017 à Nice pour avoir aidé plusieurs dizaines de migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne et pour les avoir transportés et hébergés.

Les juges rendront leur délibéré le 10 février 2017 dans cette autre affaire, pour laquelle le parquet a demandé huit mois de prison avec sursis.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 20:19

 

http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/01/06/comment-m-melenchon-nie-le-peuple-de-syrie-et-ses-droits

 

Comment Jean Luc Mélenchon nie le peuple de Syrie et ses droits

 

Le refus de Jean Luc Mélenchon de distinguer entre les bombardements russes contre Alep et ceux de la coalition occidentale contre l'Etat Islamique ne peut que nourrir les pires amalgames.

 

Par Jean Pierre Filiu

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

Jean-Luc Mélenchon, dans un tout récent entretien au Monde, développe une analyse de la Syrie qu’il pose au cœur de sa vision des relations internationales. Mais il n’atténue rien de sa sympathie pour les thèses de Vladimir Poutine, tout en nourrissant désormais les pires amalgames.

Le chef des insoumis n’a pas l’autosatisfaction discrète. Je rappelais dans mon blog comment, au mois de mars 2016, il avait salué la libération de Palmyre par le régime de Bachar al Assad, puissamment aidé par ses alliés russes et iraniens, « que ce jour est suave de ce point de vue. Oui, comment laisser passer cette douce revanche sur les détracteurs permanents de mes positions sur la Syrie, la Russie et ainsi de suite ». Il n’a pas eu pourtant un mot sur la reprise de Palmyre par l'Etat Islamique au mois de décembre 2016.

Cette fois on appréciera la modestie « des faits qui m’ont donné raison à cent pour cent ». Jean Luc Mélenchon nie en effet toute aspiration du peuple syrien à un changement démocratique et il évacue la longue phase du soulèvement pacifique de 2011 pour réduire la crise syrienne, non pas seulement à une guerre civile, mais à une guerre de puissance. Les différents groupes syriens ne seraient que des pions dans une guerre par procuration entre différents intervenants étrangers.

L’argument massue de Jean Luc Mélenchon à l’appui de cette thèse est le cessez-le-feu conclu entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Que ce cessez-le-feu soit pour le moins vacillant ne trouble pas le caractère catégorique de telles affirmations. Jean Luc Mélenchon oublie d’ailleurs significativement l’Iran dans sa mention des parrains du cessez-le-feu, car cela compliquerait un peu sa perception binaire du monde.

« Mon point de vue est strictement français »

Contrairement à cette profession de foi, les thèses de Jean Luc Mélenchon sur la Syrie demeurent en phase avec la propagande martelée par le Kremlin, lui-même en écho de la dictature de Bachar al Assad. D’abord, nous l'avons vu, la négation de la dimension initialement pacifique du soulèvement populaire pour le réduire à une guerre civile désormais instrumentalisée depuis l’étranger. Ensuite, la qualification de bandes armées pour désigner l’ensemble de l’opposition militaire à Bachar al Assad, en assimilant les djihadistes aux non djihadistes pour mieux discréditer ces derniers.

C’est Bachar al Assad lui-même qui banalise l’expression de « bandes armées » dès 2011. Jean-Marie Le Pen la reprend très tôt en France, avec qu’elle ne fasse florès sur les sites du Front National ou du réseau Voltaire, entre autres. Ces « bandes armées » doivent être neutralisées avant que le peuple syrien ne puisse voter librement sur son avenir. Jean Luc Mélenchon reprend cette affirmation abracadabrantesque, oubliant sans doute que les dernières élections libres en Syrie remontent à 1961. Le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, a proscrit tout scrutin digne de ce nom sous le règne d'Hafez al-Assad, de 1970 à 2000, puis de son fils, Bachar al Assad.

Egalement en phase avec la propagande du Kremlin est la conviction exprimée par Jean Luc Mélenchon que « les Etats-Unis sont fous de rage sur la façon dont a tourné l’affaire de Syrie ». Nous conviendrons que cette rage est pour le moins contenue, l’administration de Barack Obama ayant systématiquement reculé face à la Russie, depuis le refus de sanctionner l’usage d’armes chimiques à Damas, au mois d'août 2013, jusqu’à la chute d’Alep, au mois de décembre 2016.

Vladimir Poutine mène bel et bien une « guerre froide à sens unique » dont Jean-Luc Mélenchon entretient l’illusion.

« Pourquoi choisir entre les bombardements »

Jean Luc Mélenchon continue d’esquiver toute position claire sur les bombardements russes à Alep. Il les met sur le même plan que les bombardements « turcs, nord-américains et français ». Nous rappellerons que les pilonnages russes ont visé dans leur écrasante majorité l’opposition non djihadiste à Bachar al Assad et se sont concentrés à la fin de l'année 2016 contre Alep, une ville dont l'Etat Islamique avait été expulsé au mois de janvier 2014. En revanche, les bombardements de la coalition occidentale contre l'Etat Islamique visent par définition l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi, dont la planification terroriste a lancé une sanglante « campagne d’Europe », notamment contre la France.

Cette différence d’objectifs aurait pu interpeller un présidentiable fier de son « point de vue strictement français ». Admettons qu’il n’en soit rien. Mais nul ne peut nier le fait que les frappes russes ont systématiquement visé des cibles civiles, hôpitaux, écoles et boulangeries, et qu’elles ont été menées sur la seule base d’un accord avec la dictature de Bachar al Assad. Les opérations contre l'Etat Islamique peuvent, en revanche, se prévaloir de textes de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont la résolution du conseil de sécurité adoptée à l’unanimité au mois de novembre 2015.

« Pourquoi choisir » n’est au fond pour Jean-Luc Mélenchon qu’une interrogation rhétorique. Il a bel et bien choisi. Mais qu’il n’avance pas masqué.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:58

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-trois-deputes-francais-sont-arrives-a-damas-jeudi-soir_2003119.html

 

Trois députés français sont arrivés à Damas

 

Les députés Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle sont arrivés à Damas, Jeudi 5 Janvier 2017. Ils devraient rencontrer Bachar al Assad, Dimanche 8 Janvier 2017, selon Thierry Mariani.

Trois députés français, Thierry Mariani, député des Républicains, Nicolas Dhuicq, député des Républicains, et Jean Lassalle, ancien député du mouvement des démocrates (MODEM), sont arrivés à Damas, Jeudi 5 Janvier 2017. Ils ont été accueillis par une délégation des parlementaires et des médias syriens.

Les parlementaires partiront pour Alep, Vendredi 6 Janvier 2017, pour y célébrer le Noël arménien dans la cathédrale arménienne de la ville, avant de revenir dans la capitale syrienne, Dimanche 8 Janvier 2017, pour une probable rencontre avec Bachar al Assad, selon Thierry Mariani.

Le député des Républicains des français de l'étranger a indiqué que ce voyage de quatre jours était une « initiative strictement personnelle pour voir la réalité du terrain ». Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq se sont déjà rendus deux fois en Syrie depuis le mois de novembre 2015.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:45

 

Donald Trump a trouvé une nouvelle tête de turc, le sénateur Chuck Schumer (Reuters)

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

Après avoir copieusement insulté ses adversaires pendant la campagne électorale, Donald Trump, qui s'apprête à devenir le quarante-cinquième président des Etats-Unis, a trouvé une nouvelle tête de turc en la personne de Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au sénat.

Après « Hillary Clinton la menteuse » et « le petit Marco Rubio », c'est au tour de Chuck Schumer d'être qualifié de « clown en chef » par le président élu dans un message sur son compte Twitter.

Bien que minoritaires à la chambre haute du congrès américain, les sénateurs démocrates disposent d'un nombre suffisant d'élus pour contrarier les initiatives législatives de Donald Trump et en particulier sa volonté de remettre en cause les dispositions de l'Obamacare, le nouveau système de couverture sociale instauré par Barack Obama.

Cette question est devenue cette semaine un sujet d'affrontement entre Donald Trump et Chuck Schumer, ce dernier n'hésitant pas à détourner le slogan de campagne du candidat républicain pour dénoncer sa volonté de revenir sur cette protection maladie étendue.

Pour Schumer, le futur président américain veut « Make America Sick Again », référence au slogan employé par Donald Trump, « Make America Great Again », pendant la campagne présidentielle.

Réagissant immédiatement, Donald Trump a estimé sur Twitter que les démocrates étaient dirigés par « le clown en chef Chuck Schumer » et a accusé ses adversaires politiques d'être responsables du « désastre de l'Obamacare ».

La passe d'armes verbale ne s'est pas arrêtée là et Chuck Schumer a incité le président élu à se « retrousser les manches » au lieu d'insulter ses opposants.

Si cette tactique de l'insulte s'est révélée payante en période de campagne, il n'est pas certain qu'elle soit suffisante en période de gestion du pouvoir.

Comme le remarque Matthew Green, professeur de sciences politiques à la Catholic University de Washington, Donald Trump risque de se heurter à un autre type d'adversaire avec Chuck Schumer.

« Il peut insulter les dirigeants démocrates du congrès mais il ne peut pas se débarrasser d'eux. Ils continuent de faire partie du pouvoir législatif », explique Matthew Green.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:30

 

http://www.liberation.fr/france/2017/01/06/un-crs-mis-en-examen-pour-avoir-eborgne-un-manifestant-en-septembre_1539643

 

Un brigadier chef des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) mis en examen pour avoir éborgné un manifestant au mois de septembre 2016

 

Par Ismaël Halissat

 

Vendredi 6 Janvier 2017

 

La juge d'instruction chargée de l'affaire a retenu une qualification criminelle des faits lors de la mise en examen du policier. Son tir illégitime d'une grenade de désencerclement avait touché à l’œil le manifestant Laurent Theron.

Un brigadier chef des CRS est mis en examen pour avoir « volontairement causé des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sur la personne de Laurent Theron, en l’espèce la perte de l’usage d’un œil », selon les informations de Libération. Les faits se sont produits le Jeudi 15 Septembre 2016, place de la République à Paris, lors de la dernière manifestation syndicale contre la loi travail.

Le brigadier-chef de quarante huit ans avait lancé une grenade de désencerclement sans respecter les règles d'emploi de cette arme, selon la police des polices citée par Quotidien. Le jet avait été effectué en cloche contrairement aux consignes d'utilisation au ras du sol.

L’agent n’était en outre pas habilité à son usage. La juge d’instruction chargée de l'enquête a estimé son tir illégitime.

Laurent Theron, quarante sept ans, militant de l'Union Syndicale Solidaire, avait été touché à l'œil et hospitalisé. Une opération chirurgicale avait permis de sauver son globe oculaire sans lui permettre de retrouver la vue. Cette grenade était déjà à l’origine, au mois de mai 2016, de la grave blessure à la tête de Romain Dussaux, vingt huit ans, également lors d’une manifestation parisienne contre la loi travail.

La juge d'instruction a suivi le réquisitoire du parquet de Paris en retenant une qualification criminelle des faits. Le brigadier chef des CRS risque un renvoi devant la cour d'assises, il encourt une peine de quinze ans de prison et, placé sous contrôle judiciaire, il est interdit de voie publique et d’exercice avec une arme.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 21:03

 

Le procès de Teodorin Obiang renvoyé à une date ultérieure (Reuters)

 

Le tribunal correctionnel de Paris a reporté Mercredi 4 Janvier 2017 au 19 juin 2017 le procès de Teodorin Obiang, fils aîné du président de la Guinée Equatoriale, jugé depuis Lundi 2 Janvier 2017 dans l'affaire dite des biens mal acquis qui menace aussi d'autres responsables africains.

Les avocats de l’ancien ministre de l’agriculture et des forêts, désormais vice-président de la Guinée Equatoriale, estimaient ne pas avoir eu assez de temps pour préparer leur défense avant le début des débats, à l'origine prévus jusqu'au 12 janvier 2017.

La présidente du tribunal leur a donné raison sur ce point et évoqué également une procédure parallèle devant la Cour International de Justice (CIJ).

A l'audience du Lundi 2 Janvier 2017, les parties civiles, comme le Parquet National Financier (PNF), avaient dénoncé des manoeuvres dilatoires de la défense.

Le procès doit désormais se tenir du 19 juin 2017 au 6 juillet 2017.

Poursuivi pour blanchiment de corruption, de détournement de fonds publics et d'abus de bien social, Teodorin Obiang encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et au moins cinquante millions d'euros d'amende.

D'après l'accusation, il a acquis entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l'intermédiaire de prêtes noms ou de sociétés écrans, un patrimoine considérable en France avec le produit de délits commis en Guinée Equatoriale.

Parmi ces biens, dont il ne conteste pas la propriété, un hôtel particulier avenue Foch à Paris abritant notamment une salle de sport, un hammam, une discothèque et un salon de coiffure, acheté vingt cinq millions d'euros en 2005, de la joaillerie, ainsi qu'un parc automobile hors du commun.

Teodorin Obiang conteste tout délit et assure avoir acquis son patrimoine français avec de l'argent légalement gagné dans son pays.

Ce procès est une première en France pour des biens soupçonnés d'avoir été mal acquis par des chefs d’état africains ou leur entourage.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:51

 

http://tendanceclaire.org/article.php?id=1114

 

Arrestation de deux volontaires internationalistes du Rojava par l’armée turque

 

Par Heval Azad

 

Mercredi 4 Janvier 2017

 

Deux internationalistes tchèques qui se rendaient au Rojava pour y livrer du matériel médical, dont le manque se fait cruellement sentir sur place, ont été arrêtés par l'armée turque le 16 novembre 2016. Cela a été annoncé dans la presse turque. Accusés de « trafic d'armes pour le compte d'une organisation terroriste », Serxwebûn Botan et Zelane Botan risquent d'être condamnés à de longues peines de prison.

Déjà à l'été 2016, le gouvernement turc avait explicitement visé les volontaires internationalistes se battant aux côtés des unités de protection du peuple (YPG) en plaçant le bataillon international de libération sur la liste des organisations terroristes. Au mois de septembre 2016, une ancienne volontaire franco-kurde, Ebru Firat, avait été arrêtée à Istanbul et elle attend toujours, dans les geôles turques d'être jugée pour terrorisme.

Comment interpréter le fait que les volontaires internationalistes soient de plus en plus visé-e-s par l'état turc ? S'agit-il d'une mise en garde à ceux et celles qui se risqueraient à soutenir concrètement et activement les YPG dans leur combat contre l'Etat Islamique ? Le gouvernement turc souhaite-t-il évincer les internationalistes présents au Rojava pour, à la veille d'une offensive généralisée contre les YPG, éviter des morts embarrassantes pour ses alliés occidentaux ? Il est difficile de se prononcer actuellement et les conjectures vont bon train.

Quelles que soient les intentions de l'état turc vis-à-vis des volontaires internationalistes, celui-ci a déjà reçu une réponse univoque de la part des gouvernements occidentaux. Le gouvernement allemand n'a pas dévié de son obsession contre le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de son soutien inconditionnel à l'état turc et il n'a pas commenté la mort de l'un de ses ressortissants combattant l'Etat Islamique sous les bombes de l'armée turque qui n'était pas censée intervenir. De même, les réactions françaises ont été plus que timorées suite à l'arrestation d'Ebru Firat.

Mais le plus abject reste sans doute la réaction du gouvernement des Etats Unis. Aucun commentaire officiel n'a été fait sur la mort du martyr Hevel Robîn volontaire américain au Rojava.

Barack Obama a bien, le 15 décembre 2016, présenté ses condoléances, mais à Recep Tayyip Erdogan, « pour les soldats turcs tués en Syrie dans leur combat contre l'Etat Islamique.

Quand un volontaire américain combattant l'Etat Islamique est tué par une bombe turque, Barack Obama trouve opportun de présenter ses condoléances à ses bourreaux qui ne sont pas en Syrie pour combattre l'Etat Islamique, mais pour empêcher les kurdes de Syrie de réaliser leur unité territoriale.

Recep Tayyip Erdogan a les mains libres et, s'il nourrissait quelques craintes quant à la réaction qu'entraînerait la mort de volontaires occidentaux combattant l'Etat Islamique, le voici rassuré.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:23

 

Prison avec sursis requise pour avoir aidé des migrants (Reuters)

 

Huit mois de prison avec sursis ont été requis Mercredi 4 Janvier 2017 contre un agriculteur du sud-est de la France, accusé d'avoir aidé quelque deux cent migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne et de les avoir transportés et hébergés.

Cédric Herrou, habitant de la vallée de la Roya, une région rurale située sur les hauteurs entre Menton et l'Italie, est devenu l'emblème de l'accueil des réfugiés par des habitants.

Le jugement sera rendu le 10 février 2017.

« Même si vous me condamnez, je continuerais », a-t-il déclaré Mercredi 4 Janvier 2017 à la barre du tribunal correctionnel de Nice. « Il faut le faire. Des mineurs sont morts en marchant le long des voies de chemin de fer », a-t-il souligné.

Face à l'afflux de migrants, la frontière entre la France et l'Italie est davantage contrôlée depuis l'été 2015.

Devant le tribunal, le trentenaire a dit avoir mis sa vie de côté pour aider les migrants, dont la majorité venait d'Erythrée.

Il a logé ces migrants dans deux caravanes et cinq tentes puis il les a transportés vers des gares non contrôlées dans un véhicule acheté spécialement par un collectif créé pour répondre à la crise des migrants.

Il a été interpellé le 8 août 2016 après avoir transporté huit migrants entre l'Italie et la France. Invoquant une immunité humanitaire, le parquet des Alpes-Maritimes ne l'avait pas poursuivi.

Il a ensuite été arrêté le 20 octobre 2016 pour avoir organisé avec d'autres un centre d'accueil sauvage dans des locaux désaffectés de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). La SNCF a porté plainte et le site a été évacué par les forces de l'ordre alors que vingt neuf migrants mineurs et vingt huit migrants majeurs s'y trouvaient.

Six témoins sont venus lui apporter leur soutien lors du procès.

« Moi aussi j'ai pris des gens en galère dans ma voiture, nous ne pouvons pas les laisser au bord de la route et tourner la tête », a déclaré Michel Masseglia, maire adjoint de Breil-sur-Roya et membre du collectif.

Le tribunal de Nice rendra Vendredi 6 Janvier 2017 son délibéré dans une affaire similaire, celle de Pierre-Alain Mannoni, un enseignant chercheur arrêté en octobre avec des érythréennes à bord de son véhicule et contre lequel six mois de prison avec sursis ont été requis.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 20:18

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/01/03/qui-est-jason-greenblatt-l-avocat-pro-israelien-que-vient-de-nommer-trump_1538818

 

Qui est Jason Greenblatt, l'avocat pro-israélien que vient de nommer Donald Trump ?

 

Par Vincent Dozol

 

Mardi 3 Janvier 2017

 

L'avocat d'affaires de la Trump Organization deviendra « représentant spécial pour les négociations internationales », chargé notamment de gérer les relations entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

La confiance et la foi semblent guider Donald Trump dans le choix de son équipe. Le 23 décembre 2016, le président élu a nommé Jason Greenblatt, son avocat d’affaires depuis une vingtaine d’années au sein de la Trump Organization, « représentant spécial pour les négociations internationales ». Le périmètre de ce nouveau poste, créé spécialement pour le personnage, n’est pas clairement défini. Jason Greenblatt, quarante neuf ans, vice-président exécutif et chef du service juridique de l’empire immobilier de Donald Trump, est l’un des conseillers les plus proches du milliardaire. Il sera chargé d’assister le président « dans les négociations internationales de tous types et dans les traités commerciaux partout dans le monde », a précisé le nouveau président élu.

Plus important, l'avocat juif orthodoxe sera chargé des négociations entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Une nomination symbolique, alors que Barack Obama, le même jour, envenimait ses relations avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en s'abstenant lors d'un vote de l'Organisation des Nations Unies (ONU) exigeant « l'arrêt immédiat et complet des activités israéliennes de colonisation dans les territoires palestiniens occupés », laissant ainsi le texte être adopté faute de veto américain.

Diplômé de l’école de droit de la New York University, Jason Greenblatt a enseigné à son ancienne alma mater, l’université privée juive Yeshiva, à Manhattan. Il vit avec sa famille de six enfants à Teaneck, dans le New Jersey. L’avocat, qui n’a pas donné suite à une demande d’interview de Libération, a conseillé le candidat Donald Trump sur le conflit israélo-palestinien pendant sa campagne, aux côtés de David Friedman, le futur ambassadeur des Etats-Unis en Israël, juif orthodoxe comme lui. Lors d’une rencontre au mois d'avril 2016, c'est Jason Greenblatt qui avait dû répondre aux questions d’une délégation de militants juifs orthodoxes adressées au candidat, Donald Trump ne connaissant pas assez bien les sujets abordés, selon la Jewish Telegraphic Agency. Sur ce dossier, Donald Trump suit également les avis de son gendre, Jared Kushner, mari de sa fille Ivanka Trump, qui a par ailleurs fait des dons pour le développement de colonies israéliennes.

La nomination de Jason Greenblatt fait grincer des dents dans le camp républicain. Pour Lisa Spies, l’ancienne responsable de la campagne de Mitt Romney pour les communautés juives, citée par Politico, « c’est presque dégradant de dire que, juste parce que tu es juif, tu connais ces questions. C’est dégradant pour les gens qui sont des professionnels ».

Jason Greenblatt, comme David Friedman, n'ont, en effet, aucune compétence diplomatique. Le premier est un professionnel des contrats immobiliers et le second est un avocat spécialiste des faillites. « Il y a beaucoup d’experts, pendant des décennies, qui ont vécu dans le monde politique et dans le monde de la diplomatie et du gouvernement. Sans vouloir atténuer leurs rôles, sommes-nous plus proches aujourd’hui de la réussite du processus de paix » , a dit avec provocation l'avocat fraîchement nommé, lors d’un interview à Politico.

Pendant la campagne, David Friedman et Jason Greenblatt ont signé des communiqués communs appelant à la reconnaissance de Jérusalem comme la « capitale éternelle et indivisible de l'état juif » et soutenu le déplacement de l’ambassade américaine dans la ville. Selon eux, « une solution à deux états entre Israël et la Palestine semble impossible aussi longtemps que ces derniers seront réticents à renoncer à la violence contre Israël ou qu'ils ne reconnaîtront pas le droit d’Israël à exister en tant qu'état juif ». Les deux hommes ne considèrent pas les colonies israéliennes comme un obstacle à la paix et rejettent tout accord imposé à Israël par les Etats-Unis ou une autre puissance étrangère.

Discret, Jason Greenblatt n’est pas aussi exposé médiatiquement, dogmatique ou controversé que son collègue. David Friedman s’est impliqué personnellement dans la construction des colonies et dans la levée de fonds à cette fin. Il a écrit de nombreuses tribunes pour Arutz Sheva, un site israélien pro colons. Il a également comparé les soutiens de J-Street, un groupe progressiste de lobbying, à des « kapos », les juifs forcés à contrôler les prisonniers des camps de concentration et qui ont collaboré avec le pouvoir nazi. Il a aussi décrit l'Anti Defamation League (ADL), la principale organisation contre l’antisémitisme, comme un « groupe de crétins ».

Dans le passé, Donald Trump a inquiété ses soutiens juifs et pro-Israël à plusieurs reprises. « J’ai des noirs qui comptent mon argent. Je déteste cela. Les seuls comptables que je veux, ce sont des petits gars qui portent des kippas tous les jours », aurait-il déclaré selon un de ses anciens employés, John O Donnell. Pendant la campagne, il a d’abord promis d’être neutre dans le conflit entre Israël et la Palestine, avant d’embrasser une politique de soutien actif à Tel Aviv. Sa future administration pourrait abandonner toute pression sur Israël et sa politique intérieure. Il en a donné un avant-goût sur Twitter. Le 28 décembre 2016, le président élu a rompu avec la tradition en s’opposant ouvertement à la politique de l’administration sortante, « nous ne pouvons pas laisser Israël être traité avec un mépris et un manque de respect total. Ils sont habitués à voir dans les Etats-Unis un grand ami, mais plus maintenant. Le début de la fin fut l’horrible traité avec l’Iran, et maintenant il y a l'ONU. Reste fort Israël, le 20 janvier 2017 arrive vite ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens