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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:03

 

Grève générale et manifestation en Grèce contre l'austérité (Reuters)

 

Les grecs étaient appelés Jeudi 8 Décembre 2016 à une grève générale de vingt quatre heures pour protester contre la réforme du code du travail et de nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers internationaux d'Athènes.

Le mouvement, organisé par la confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), principal syndicat du secteur privé, et la confédération des syndicats des fonctionnaires publics (ADEDY), a entraîné d'importantes perturbations dans les transports et l'administration.

Des ferries sont restés à quai, les transports publics étaient perturbés et les services administratifs étaient à l'arrêt.

Sept mille salariés, retraités et étudiants ont défilé dans le calme dans le centre d'Athènes, sous des banderoles clamant « nous n'accepterons pas de compromis » et « nous voulons du travail ».

« Le fardeau que nous portons est déjà insupportable », dit la GSEE, dénonçant des exigences « irrationnelles », dans un communiqué.

Les ministres des finances de la zone euro se sont mis d'accord Lundi 5 Décembre 2016 sur des mesures limitées d'allègement de la dette grecque, sans parvenir à s'entendre sur les réformes qu'Athènes devra mettre en oeuvre pour atteindre ses objectifs budgétaires, notamment celle du code du travail censée faciliter les licenciements, à laquelle s'oppose le gouvernement grec.

Athènes souhaite une conclusion rapide de l'évaluation de ses réformes afin d'obtenir un allègement de sa dette et d'être intégrée au programme d'assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne (BCE).

A terme, le but est de pouvoir à nouveau emprunter sur le marché obligataire mais le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a lui estimé Mercredi 7 Décembre 2016 que son pays ne pouvait accepter des « demandes irrationnelles ».

Le taux de chômage en Grèce a légèrement baissé au mois de septembre 2016, mais il reste le plus élevé de la zone euro. Le nombre officiel de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, s'élève à un million cent dix mille personnes, a annoncé l’institut grec de la statistique (ELSTAT), Jeudi 8 Décembre 2016.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 19:43

 

L'armée syrienne freinée à Alep, mais le régime de Damas est sûr de l'emporter (Reuters)

 

La résistance des rebelles freinait Jeudi 8 Décembre 2016 la progression de l'armée syrienne à Alep, mais le régime de Damas estime que la reconquête de la métropole du nord de la Syrie est en vue et qu'elle changera le cours de la guerre.

Les forces loyalistes ont enregistré des succès foudroyants au cours des derniers jours et elles ont repris la vieille ville, mais elles se sont heurtées Jeudi 8 Décembre 2016 à des groupes d'insurgés à l'ouest et au sud de l'ancienne citadelle.

En dehors d'Alep, l'armée syrienne et ses alliés redoublaient également leurs attaques contre d'autres bastions rebelles dans les régions d'Idlib et de Deraa.

Dans une interview accordée au journal syrien al Watan, le président syrien Bachar al Assad a déclaré que la reprise d'Alep allait changer le cours du conflit mais qu’elle ne signifiait pas la fin de la guerre.

La Russie cherche à s'accorder avec les Etats-Unis sur l'évacuation des insurgés encore présents dans la partie orientale de la ville, où se trouvent également des dizaines de milliers de civils menacés par les combats.

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov en a parlé Mercredi 7 Décembre 2016 à Hambourg avec le secrétaire d’état américain John Kerry, qui a dit avoir bon espoir de parvenir à un accord tout en attendant de recevoir « certains retours et certaines informations ».

Sergueï Lavrov a déclaré Jeudi 8 Décembre 2016 que l'armée syrienne avait interrompu ses « opérations militaires actives » dans l'est d'Alep car des efforts sont en cours pour évacuer des civils. Un accord est intervenu d'autre part sur le principe d'une rencontre entre experts militaires russes et américains Samedi 10 Décembre 2016 à Genève.

La Maison Banche a répondu qu'elle « attendait de voir » ces paroles se traduire en actes sur le terrain. « Depuis le début, notre approche est d'écouter attentivement ce que disent les russes mais aussi d'étudier de près leurs actions », a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Josh Earnest.

Jan Egeland, chef du groupe de travail de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sur l'aide humanitaire, a indiqué que Washington et Moscou avaient des positions « diamétralement opposées » au sujet de l'évacuation des rebelles.

Ces derniers refusent quant à eux de quitter la ville et se disent déterminés à résister. Un représentant de l'opposition a toutefois reconnu en privé qu'ils allaient sans doute être contraints de battre en retraite pour éviter le massacre des deux cent mille civils qui se trouvent toujours dans la partie orientale de la ville, selon l’ONU.

« Aujourd'hui, cent cinquante mille personnes sont menacées d'extermination », a affirmé le président du conseil local d'Alep, Brita Haji Hassan, selon qui les combats des vingt six derniers jours ont fait plus de huit cent morts et entre trois mille et trois mille cinq cent blessés.

« Nous lançons un appel à un arrêt des bombardements et à un sauf-conduit pour tous », a-t-il dit lors d'un déplacement à Genève, où il rencontrera Lundi 12 Décembre 2016 l'émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura.

Un journaliste de Reuters présent à Alep a déclaré que les forces gouvernementales bombardaient Jeudi 8 Décembre 2016 les positions rebelles dans le sud-ouest de la ville, d'où s'élevaient des colonnes de fumée.

Les médias officiels syriens ont déclaré que l'armée et ses alliés avaient lancé des attaques dans les quartiers de Soukkari, Kalasa et Boustan al Kasr, autour de l'ancienne citadelle. Un représentant rebelle a déclaré que les attaques sur Kalasa et Boustan al Kasr avaient été repoussées.

De source militaire syrienne, on indique que les forces gouvernementales ont progressé dans le quartier sud de Cheikh Saïd, ce que l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a également signalé.

Taoufik Chamaa, un responsable de l'Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM), a déclaré que mille cinq cent personnes avaient besoin d'une évacuation médicalisée.

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui réclame un cessez-le-feu pour permettre une intervention humanitaire, rappelle que la situation à Alep est catastrophique.

La guerre en Syrie, qui a commencé en 2011, a fait des centaines de milliers de morts et plus de onze millions de déplacés, tout en favorisant l'émergence de l'organisation Etat Islamique, qui contrôle l'est du pays.

Le chef des services de renseignement extérieurs britanniques, Alex Younger, a prévenu jeudi que l'Etat Islamique continuait à planifier des attentats à l'étranger « sans même avoir à quitter la Syrie. La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert et ils appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante », a-t-il dit. « Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin », a-t-il continué.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:20

 

https://www.npa2009.org/actualite/international/solidarite-avec-la-lutte-du-peuple-syrien

 

Solidarité avec la lutte du peuple syrien

Par Joseph Daher

Mercredi 7 décembre 2016

L’étau ne cesse de se refermer sur les derniers quartiers libérés d’Alep, avec les offensives continues des forces du régime de Bachar al Assad et de ses alliés. La chute d’Alep Est marquerait un tournant dramatique pour le soulèvement populaire syrien, au niveau militaire comme au niveau politique.

Lancée le 15 novembre 2016 à coups de raids aériens, de barils d’explosifs et de tirs d’artillerie quasi-incessants, l’offensive des forces du régime, composée de centaines de soldats d’élite de la garde républicaine et de la quatrième division syrienne, mais surtout de milliers de combattants étrangers encadrée par l’Iran et le Hezbollah, a permis de reconquérir aux dernières nouvelles plus de soixante pour cent de la partie orientale d’Alep.

Assiégée, Alep résiste

Entre trente mille et cinquante mille civils ont fui depuis le 26 novembre 2016 les quartiers assiégés depuis plus de quatre mois, où les réserves de denrées alimentaires et de carburant sont épuisées, tandis que tous les hôpitaux ont été détruits à la suite de bombardements de l’aviation de Bachar al Assad et de Vladimir Poutine. Depuis le 15 novembre 2016, au moins trois cent dix civils, dont quarante deux enfants, ont péri dans l’Est d’Alep, tandis que dans les parties occidentales de la ville, soixante neuf civils, dont vingt huit enfants, ont été tués par des tirs des groupes de l’opposition armée.

Les forces armées d’Alep Est, qui ont uni leurs forces au sein d’un commandement unifié d’opposition appelé l'armée d’Alep, ont déclaré leur refus de quitter leur enclave assiégée et elles ont signalé qu’elles continueront à se battre, malgré l’invitation de Moscou et les pourparlers avec Washington pour le retrait de tous les combattants des forces armées d’opposition à Alep Est. En face, l’armée du régime a indiqué qu’elle veut reprendre le contrôle complet d’Alep dans les prochaines semaines.

L’offensive réactionnaire du régime et des fondamentalistes

Les offensives des forces du ­régime ne se limitent pas à Alep. Plusieurs localités ont aussi été reprises autour de la capitale Damas, après des accords ponctuels passés avec des groupes de l’opposition armée.

Quelque deux mille personnes, dont des combattants de l’opposition et leurs familles, ont quitté Vendredi 2 Décembre 2016 la ville d'al Tal, au nord de Damas, pour la province d’Idlib, contrôlée par l’alliance Jaysh al-Fatah, une coalition armée dominée par les djihadistes de Jabhat al-Nusra et les salafistes d’Ahrar Sham. C’est la sixième ville ainsi évacuée en trois mois. Ces évacuations ont été dénoncées par des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et par l'Organisation des Nations Unies (ONU) comme une stratégie d’évacuation forcée. Dans la province d’Idlib, soixante treize civils sont morts dans des bombardements de l’aviation russe et du régime de Bachar al Assad.

Des manifestations dans diverses villes libérées, dans les provinces de Damas, de Saqba et d’Idlib, ont eu lieu en soutien aux habitants d’Alep Est et pour l’unification des groupes armées de l’opposition sous un seul commandement.

Dans la ville d’Idlib, la manifestation en soutien à Alep a été attaquée par un militant djihadiste qui a déchiré le drapeau de la révolution syrienne. Les forces fondamentalistes islamiques continuent en effet à employer des mesures réactionnaires et autoritaires contre les populations civiles et activistes dans les territoires libérés.

Stopper la guerre, soutenir la lutte du peuple syrien

Il existe une tendance générale, au niveau mondial, qui veut liquider la révolution syrienne et ses aspirations démocratiques au nom de la guerre contre le terrorisme. La victoire de Donald Trump aux États-Unis renforce cette tendance, lui qui a en effet déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaite conclure des accords avec Vladimir Poutine sur la Syrie.

Au mois d'octobre 2015, il avait loué l’intervention directe de l’aviation russe en appui au régime de Damas. Même s’iI est vrai qu’en raison des déclarations variées et contradictoires de Donald Trump sur la politique étrangère, il est difficile de savoir ce qu’il fera réellement, la Russie et les États-Unis seront probablement plus enclins à collaborer dans la prétendue guerre contre le terrorisme, renforçant et légitimant encore davantage le régime de Bachar al Assad ainsi que d’autres pouvoirs autoritaires. Le régime de Damas et ses alliés russes et iraniens accélèrent donc leurs offensives en Syrie pour réaliser un fait accompli lors de l’entrée en fonction du nouveau président à Washington le 20 janvier 2017.

Face à la guerre sans fin du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre le peuple syrien et face à la volonté croissante des puissants de liquider les aspirations démocratiques de la révolution syrienne, il faut réaffirmer notre soutien à la lutte du peuple syrien pour la démocratie, la justice sociale et l’égalité, contre toutes les formes de confessionnalisme et de racisme. Pour cela, il faut en premier lieu arrêter la guerre qui ne cesse de créer des souffrances terribles, qui empêche le retour des réfugiés et des déplacés internes et qui ne profite qu’aux forces contre-­révolutionnaires issues des deux bords.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:01

 

http://www.kedistan.net/2016/12/07/arrestation-februniye-akyol-maire-syriaque-dbp

 

Arrestation de Februniye Akyol, seule maire syriaque du parti de la paix et de la démocratie (DBP)

Mercredi 7 Décembre 2016

Le 17 novembre 2016, la co-maire de Mardin, Februniye Akyol a été destituée par le pouvoir central d’Ankara dans le cadre de la répression qui suit la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Son collègue Ahmet Türk a été arrêté le 21 novembre 2016 pour des charges relevant du terrorisme sous le prétexte habituel d’avoir des relations avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il est actuellement incarcéré.

La région de Mardin, dans les années 1980, a été la zone de combats sanglants opposant les combattants de la branche armée du PKK à l’armée turque.

Du haut de ses mille deux cent mètres d’altitude, Mardin est une des portes et des carrefours stratégiques donnant vers les plaines de l’ancienne Mésopotamie. Elle est située sur la route de la soie. Elle abrite de nombreuses églises et un monastère. Historiquement, il s’agit d’une ville très commerçante, mais aussi d’un point de rencontre entre plusieurs civilisations. Le caractère cosmopolite de Mardin laisse la place à un vivre-ensemble durable et ancré dans le temps, malgré les répressions, les massacres ou le génocide arménien.

La ville est multiconfessionnelle. Elle abrite une importante communauté syriaque dans un pays où elle est estimée à près de douze mille personnes. Cette minorité reste méconnue, mais appartient à la catégorie des chrétiens d’Orient dont les nationalistes ici utilisent l’appellation pour soutenir les bombardements des villes syriennes, sous le focus d’un soutien total et aveugle à Bachar al Assad. Pourtant, Mardin n’est pas située en Syrie, mais bien en Turquie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière. Elle est considérée historiquement comme l’une des villes jumelles d’Alep. En effet, elle a été une des plaques tournantes commerciales dans l'histoire.

À la tête de la municipalité, Februniye Akyol, ou de son nom originel Fabronia Benno, partageait le poste de co-maire avec Ahmet Turk. Elle avait été élue au mois de mars 2014 sous l’étiquette du BDP. Inscrit dans le cadre du processus de paix, le BDP avait gagné quatre vingt dix huit mairies, avec un peu plus de quatre pour cent de la totalité des voix exprimées.

À la tête de Mardin, plus aucune personne n’exerce de mandat. Un représentant désigné par l'état turc a repris les fonctions des deux co-maires. La ville est limitrophe de la zone autonome du Rojava. Il s’agit également d’un message fort adressé aux habitants du nord de la Syrie.

La jeune maire âgée de vingt six ans porte les trois caractéristiques, être une femme, être chrétienne et appartenant au BDP, devenu le parti démocratique des régions (DBP). Si Februniye Akyol n’a pas encore été incarcérée pour un motif sorti tout droit de l’imagination du pouvoir, cela ne saurait tarder. En effet, le pouvoir met régulièrement en avant les liens entre le PKK, le HDP et le DBP pour mettre en avant des charges concernant le terrorisme, quand bien même les dossiers seraient vides.

Dans ce contexte, sa destitution ne pouvait être qu’une question de temps, mais cela montre toujours un peu plus le vrai visage du régime de la Turquie. La répression contre toutes les minorités bat son plein contradictoirement au nom de la sauvegarde de la démocratie. En effet, le nombre d’attaques contre le DBP a augmenté du fait qu’il est affilié au HDP. Rappelons inlassablement que Selahattin Demirtaş et d’autres responsables et élus du HDP et du DBP sont toujours retenus en otage dans les prisons de Recep Tayyip Erdogan.

Dans cette perspective, le terminus de la Compagnie du Tramway de Recep Tayyip Erdoğan se rapproche avec, pour finalité, la démocrature et le parti unique qui s’installe, comme garant des intérêts des turcs, mais aussi pour imposer encore davantage un modèle arbitraire dont la garantie des droits des minorités religieuses, politiques et sexuelles, n’est plus assurée par le régime. Si le terminus tant vanté par le sultan reste une métaphore, l’accélération du tramway risque de causer des dégâts irrémédiables d’une ampleur supérieure à celle que nous connaissons aujourd’hui. En effet, il est impossible de stopper un tramway ou un train arrivant à toute allure dans un terminus. À la fin, il ne peut que dérailler entraînant avec lui, l’ensemble des passagers, c’est-à-dire le parti de la justice et du développement (AKP), dans une confrontation terrible avec la butée en béton, pour finalement sortir de ses rails.

Nous ne pouvons pas appeler cela un accident, mais simplement le crash prévisible à moyen-terme d’un mégalomane qui voulait épurer la Turquie pour la rendre à son image.

Personne ne peut s’offrir le luxe d’attendre le crash, au risque d’une guerre civile et d’une sortie dont les éléments politiques régionaux pourraient faire qu’elle soit pire encore que la situation actuelle au Moyen-Orient.

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:43

 

Pas de trêve à Alep sans évacuation des rebelles, dit Damas (Reuters)

 

Le gouvernement syrien n'acceptera aucune offre de cessez-le-feu à Alep-Est tant que les mouvements qu'il considère comme des organisations terroristes n'auront pas évacué le secteur, a fait savoir Mardi 6 Décembre 2016 le ministère des affaires étrangères du gouvernement syrien.

Des diplomates russes et américains devaient se rencontrer Mardi 6 Décembre ou Mercredi 7 Décembre 2016 à Genève pour évoquer une proposition de Moscou en ce sens, selon Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, mais la réunion n'aura finalement pas lieu, a-t-on appris dans la soirée de sources proches des discussions.

« Les négociations n'auront pas lieu ici, mais nous ne savons pas qui les a annulées », a-t-on déclaré, ajoutant qu'elles pourraient se dérouler ailleurs et plus tard dans la semaine.

Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, semblent sur le point de s'emparer de l'ensemble des quartiers orientaux de la ville, où se trouvent encore deux cent mille personnes, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Selon les forces russes, l'armée s'est emparée de trente cinq quartiers depuis le début de sa progression.

D'après les médias officiels et l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), proche de l'opposition, les forces de Bachar al Assad ont repris Mardi 6 Décembre 2016 plusieurs quartiers proches de la vieille ville, notamment celui d’al Chaar et celui de Karm al Katerdji, ce qui devrait leur permettre d'isoler une nouvelle partie de la cité.

Cette avancée ne dissuade pas les rebelles de tenter des contre-attaques.

Des combats se sont ainsi déroulés dans un rayon d'un kilomètre autour de la citadelle d'Alep et autour de la vieille ville.

La Russie et la Chine ont opposé Lundi 5 Décembre 2016 leur veto à un projet de résolution du conseil de sécurité de l’ONU exigeant une trêve de sept jours à Alep et l'arrêt des combats dans l'ensemble de la Syrie.

Moscou a fait valoir qu'une cessation des hostilités permettrait aux rebelles de se regrouper alors que l’ONU parle de « situation désastreuse dans l'est d'Alep ».

L'armée syrienne a indiqué qu'elle entendait terminer la reconquête d'Alep avant l'arrivée du nouveau président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017.

Impuissants, les pays occidentaux tenteraient désormais de convaincre les rebelles de quitter la ville pour éviter un bain de sang encore plus grand lorsque les forces gouvernementales attaqueront les zones les plus densément peuplées.

Pour l'heure, les rebelles n'ont donné aucune indication en ce sens et se disent déterminés à se battre jusqu'au bout.

« Les américains nous ont demandé si nous voulions partir ou rester. Nous leur avons dit que c'est notre ville et que nous la défendrons », a déclaré mardi à Reuters Zakaria Malahifdji, un responsable du groupe Fastakim, membre de l'Armée Syrienne Libre (ASL) basée en Turquie.

Un représentant de l'opposition syrienne a néanmoins reconnu en privé que les insurgés n'auraient peut-être pas d'autre choix que celui de partir pour éviter un massacre de la population civile, déjà bombardée quotidiennement et affamée par le siège d'Alep-Est.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a une nouvelle fois dénoncé Mardi 6 Décembre 2016 la « logique de guerre totale » du régime de Damas et de son allié russe pour reconquérir la totalité de la Syrie utile.

« Ce n'est pas parce qu'Alep va tomber peut-être dans quelques semaines que la question de la paix sera réglée », a souligné Jean-Marc Ayrault.

« La menace de radicalisation, la menace de conflit et la menace terroriste demeurera dans cette région et donc la voie militaire mène à un chaos durable dans cette région », a-t-il poursuivi, mettant en garde contre l'émergence d’un « Daechstan » dans le reste du pays.

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:27

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/12/05/election-americaine-jill-stein-bataille-pour-le-recompte-des-voix_1533028

 

Jill Stein bataille pour le recomptage des voix

 

Par Estelle Pattée

 

La candidate écologiste, qui avait demandé un recomptage des suffrages dans trois états remportés de peu par le candidat républicain, a fait face à une fronde des partisans de Donald Trump.

Elle ne lâche rien. L'ancienne candidate du Parti Vert des Etats Unis, Jill Stein, est bien décidée à se battre pour « garantir l’intégrité du processus démocratique » de l’élection présidentielle, remportée le Mardi 8 Novembre 2016 par Donald Trump avec deux cent quatre vingt dix grands électeurs contre deux cent trente deux grands électeurs pour Hillary Clinton.

Estimant qu’il y avait des « preuves convaincantes d’anomalies », la candidate écologiste, qui avait obtenu un pour cent des suffrages, avait demandé à la fin du mois de novembre 2016 le recomptage des voix dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Ces trois « swing states », très disputés, avaient été remportés de peu par le candidat républicain.

Un recomptage des voix qui a aussitôt suscité une levée de boucliers du côté des partisans de Donald Trump. Alors que la procédure en Pennsylvanie était estimée par Jill Stein à cinq cent mille dollars, la cour de l'état de Pennsylvanie a demandé Samedi 3 Décembre 2016 une garantie d’un million de dollars à verser avant le Lundi 5 Décembre 2016 pour ouvrir la procédure. La veille, les représentants de Donald Trump avaient, quant à eux, demandé une caution de dix millions de dollars, selon des documents judiciaires. Une somme exorbitante qui a, dans un premier temps, pousser Jill Stein à abandonner l’idée d’un recomptage.

« Les gens qui demandaient ce recomptage sont des gens ordinaires, avec des moyens financiers normaux. Et ils ne peuvent pas se permettre de payer la somme d’un million de dollars requise par la cour », s’est indignée Jill Stein dans un courrier adressé Samedi 3 Décembre 2016 à la cour du commonwealth de l'état de Pennsylvanie.

« La demande scandaleuse du juge aux électeurs de l'état de Pennsylvanie de payer une telle somme exorbitante est un obstacle honteux et inacceptable à la participation démocratique », a-t-elle ajouté sur Twitter.

Mais il en faudra plus pour faire reculer Jill Stein qui a juré « de se battre bec et ongles afin de vérifier l’exactitude, l’honnêteté et les conditions de sécurité du comptage des votes ». La candidate écologiste a donc finalement décidé Dimanche 4 Décembre 2016 de faire appel au niveau fédéral. « Au cours des derniers jours, il est devenu clair que les obstacles pour vérifier le vote dans l'état de Pennsylvanie sont si nombreux et que le système judiciaire de l'état est si mal équipé pour répondre à ce problème que nous devons demander l’intervention de la cour fédérale », explique l’avocat Jonathan Abady dans un communiqué. « Les gens méritent des réponses », a ajouté Jill Stein dans un tweet.

Une manifestation et une conférence de presse se tiendront également Lundi 5 Décembre 2016 devant la Trump Tower, le quartier général de Donald Trump sur la cinquième avenue à New York. Le but est de dénoncer les obstacles dressés par les partisans du milliardaire pour un recomptage des voix.

Ce n’est pas qu’en Pennsylvanie que le recompte des voix suscite une grande opposition. Jeudi Premier Décembre 2016, des partisans et des avocats de Donald Trump ont engagé des actions judiciaires contre le recomptage des voix dans le Wisconsin. Une requête qui a été rejetée dès le lendemain par le tribunal fédéral de l'état. Le recomptage des voix, entamé Jeudi Premier Décembre 2016 par la commission électorale du Wisconsin devrait se terminer au plus tard le Mardi 13 Décembre 2016.

Le procureur général du Michigan, où le recomptage des voix devrait commencer Lundi 5 Décembre 2016, a quant à lui estimé qu’une requête similaire dans son état était injustifiée. De son côté, Donald Trump, qui qualifie la demande « d'escroquerie », accuse Jill Stein de « lever des fonds » pour son parti.

Lancée à la fin du mois de novembre 2016 sur internet, la campagne de fonds de Jill Stein a été un véritable succès. La cagnotte atteint désormais un peu plus de sept millions de dollars venant de cent cinquante mille donateurs différents. Soit le double de ce qu’elle avait récolté pour financer sa propre campagne. Jill Stein espère au total récolter neuf millions cinq cent mille dollars.

Le 26 novembre 2016, l’équipe d’Hillary Clinton, qui avait reconnu sa défaite, était sortie de son silence et avait annoncé participer au recomptage des voix. « Comme nous n’avons pas pu mettre en évidence des preuves suffisantes de hacking ou de tentatives de l’extérieur de manipuler les votes électroniques, nous n’avons nous-mêmes pas envisagé de saisir cette possibilité », a expliqué Marc Elias, l’avocat et conseiller dans l’équipe de campagne d'Hillary Clinton, dans une tribune publiée dans Medium.

« Mais maintenant qu’un recomptage est lancé en tout cas dans le Wisconsin, nous entendons y participer pour nous assurer que le processus soit mené d’une façon juste pour toutes les parties », a-t-il poursuivi. Une déclaration qui avait provoqué l’ire de Donald Trump. « Hillary Clinton a reconnu sa défaite lorsqu’elle m’a appelé juste avant mon discours de victoire et après l’annonce des résultats », a-t-il tweeté.

A moins d’un dysfonctionnement ou d’un piratage massif des machines de vote, le recomptage des voix ne devrait rien changer au résultat final, étant donné l’écart de voix important entre les deux candidats.

L’avance de Donald Trump sur sa rivale démocrate est de quelque vingt sept mille voix dans le Wisconsin, qui élit dix grands électeurs, de dix mille sept cent quatre voix dans le Michigan, qui élit seize grands électeurs, et plus de soixante sept mille voix en Pennsylvanie, qui élit vingt grands électeurs.

Jill Stein en a bien conscience. « Notre effort pour recompter les voix dans ces états n’est pas destiné à aider Hillary Clinton », explique-t-elle.

« Ces recomptages font partie d’un mouvement d’intégrité électorale pour tenter de mettre en lumière la faiblesse du système électoral américain ».

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 19:58

 

Bernard Cazeneuve, premier ministre, et Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur (Reuters)

 

Bernard Cazeneuve a été nommé Mardi 6 Décembre 2016 en remplacement de Manuel Valls à la tête du gouvernement français, dans lequel Bruno Le Roux est le nouveau ministre de l’intérieur au terme d'un remaniement a minima qui laisse inchangés les équilibres dans la majorité.

Cette nouvelle équipe sera chargée de gouverner jusqu'à l'élection présidentielle des mois d’avril et de mai 2017, à laquelle le président François Hollande a renoncé à se présenter.

Le remaniement survient cinq jours après l'annonce présidentielle qui a conduit Manuel Valls à se lancer Lundi 5 Décembre 2016 dans la course à l'Elysée, via l’élection primaire que la gauche organise au mois de janvier 2017.

Bernard Cazeneuve arrive à Matignon fort d'une réputation consolidée par sa gestion de la menace terroriste qui pèse sur la France, frappée depuis deux ans par des attentats, malgré les failles relevées par l'opposition de droite.

En déplacement en banlieue parisienne, François Hollande a dit lui avoir demandé de protéger le pays et de préparer l'avenir.

« La mission que j’ai confié au gouvernement, c’est d’aller jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour dans la préparation de l’avenir parce que c’est le devoir que l’on a vis-à-vis des générations futures », a-t-il déclaré.

La passation de pouvoirs à Matignon a eu lieu Mardi 6 Décembre 2016 dans l'après-midi, avant un conseil des ministres réunissant le nouveau gouvernement au grand complet, Mercredi 7 Décembre 2016.

« Je pars tranquille », a dit Manuel Valls après trente deux mois à la tête du gouvernement. « Je sais qu'il y a ici il y a un homme d’état ».

Intervenant à sa suite, Bernard Cazeneuve a placé au rang de ses priorités la lutte contre le terrorisme, la protection du modèle social et la préparation de l'avenir, guidé par la « seule boussole du sens de l’état ».

Malgré un temps d'action limité à cinq mois, Bernard Cazeneuve a dit son souci d'agir au plus tôt, car « en politique, chaque jour est utile et chaque jour compte ».

Nommé à sa place au ministère de l’intérieur, Bruno Le Roux était jusqu'ici le président du groupe du Parti Socialiste à l’Assemblée Nationale. Ce proche de François Hollande a dit à la presse ressentir « une grande responsabilité ».

L'ancien ministre François Rebsamen a fait savoir sur Twitter qu'il avait refusé le poste de ministre de l’intérieur pour se consacrer à la mairie de Dijon.

André Vallini a été nommé secrétaire d’état chargé des relations avec le parlement et Jean-Marie Le Guen a été nommé secrétaire d’état au développement et à la francophonie. Les deux hommes échangent ainsi leurs postes.

Député puis sénateur de l'Isère, André Vallini est considéré comme un hollandais historique, à la différence de Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls.

Le reste du gouvernement est inchangé par rapport au précédent. Les radicaux de gauche ne sont ainsi pas pénalisés par la candidature directe de la ministre du logement, Sylvia Pinel, au premier tour des élections présidentielles sans participer à l’élection primaire de la gauche.

« L'objectif était d'avoir un gouvernement immédiatement opérationnel avec des hommes et des femmes d'expérience », a-t-on expliqué dans l'entourage de François Hollande.

Les réactions à ce remaniement ont été, à droite, l'occasion de souligner ce que l'opposition considère comme l'échec de la politique menée sous le quinquennat de François Hollande.

« François Hollande abat les cartes qui lui restent et il ne lui reste dans son jeu somme toute plus grand-chose », a commenté Valérie Debord, porte-parole des Républicains, sur La Chaîne Info (LCI). « Ces cartes ne sont pas des as, ce sont au pire des valets ».

Pour l'ancien ministre des Républicains Eric Woerth, cette nomination d'un « gouvernement passerelle qui va fonctionner jusqu'à la prochaine élection » est un non événement.

Le député du Front National Gilbert Collard a décrit sur LCI un « sentiment de bric-à-brac ».

Bernard Cazeneuve « restera dans l’histoire comme Bernard Cazeneuve le bref, qui aura occupé le poste de premier ministre pendant quelques mois parce qu'il faut trouver quelqu'un pour colmater la brèche du vide institutionnel ».

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise au premier tour des élections présidentielles, a lui aussi minimisé l'importance de ce remaniement.

« Sur le plan politique, c'est la continuité de toute façon de ce qui a été fait précédemment », a-t-il dit sur France Info.

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:13

 

Donald Trump réaffirme son soutien au projet contesté d'oléoduc au Dakota (Reuters)

 

Donald Trump est toujours favorable à la construction d'un oléoduc au Dakota du Nord, a déclaré Lundi 5 Décembre 2016 le porte-parole du président élu après le refus de l'armée américaine de délivrer un permis pour un tronçon du projet controversé.

Le corps des ingénieurs de l'United States Army a expliqué Dimanche 4 Décembre 2016 qu'il ne pouvait pas approuver le tracé proposé pour le Dakota Access Pipeline, qui devait le faire passer sous le fleuve Missouri et à travers une réserve indienne, donnant raison à une tribu Sioux et aux écologistes qui le contestaient depuis des mois.

Le projet d'oléoduc, d'un coût estimé à trois milliards huit cent millions de dollars, a été lancé en 2014 par la société texane Energy Transfer Partners pour relier les champs pétrolifères du Dakota du Nord, près de la frontière canadienne, aux réservoirs de stockage de l'Illinois, à mille huit cent quatre vingt cinq kilomètres au sud-est.

Mais son tracé suscite depuis le début la controverse et l'administration de Barack Obama a retardé à deux reprises la délivrance d'un permis pour pouvoir consulter les tribus amérindiennes qui disent craindre une contamination de leurs sources d'eau potable et dénoncent la violation de terres sacrées.

L'armée leur a finalement donné gain de cause en jugeant indispensable d'étudier des tracés alternatifs à celui qui prévoyait de faire passer l'oléoduc sous le Lake Oahe, un vaste lac créé par un barrage sur le Missouri, sans toutefois préciser lesquels.

Energy Transfer Partners et sa partenaire Sunoco Logistics Partners ont dénoncé une décision politique et elles ont annoncé qu'elles ne modifieraient pas le tracé prévu. La section d’un kilomètre et six cent mètres de long sous le lac Oahe est la seule partie du pipeline qui n'a pas encore été construite.

Les partisans du projet comptent désormais sur Donald Trump pour faire pencher la balance de leur côté, comme il s'y est engagé à plusieurs reprises pendant la campagne électorale, promettant de lever toutes les contraintes qui pèsent sur le secteur de l'énergie.

« En ce qui concerne le Dakota Access Pipeline, nous soutenons sa construction, nous réexaminerons totalement la situation quand nous serons à la Maison Blanche et nous prendrons la décision appropriée à ce moment-là », a déclaré le porte-parole de Donald Trump, Jason Miller, pendant une conférence de presse de son équipe de transition.

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:55

 

https://www.solidaires.org/Rencontre-avec-le-maire-d-ALEP-EST

 

Appel à une rencontre avec le maire d'Alep libre Brita Hagi Hassan

Mardi 6 Décembre 2016 de 18 heures 30 à 22 heures

Salle des expositions de la mairie du deuxième arrondissement de Paris

8 rue de la Banque 75 002 Paris Métro Bourse

 

Alep Est est assiégée, depuis sa libération en 2012, par la dictature de Bachar al-Assad et ses soutiens. Ses deux cent cinquante mille habitants subissent leur siège qui les affame, leurs bombardements, intensifiés depuis l’été 2016, qui ont détruit les hôpitaux et les infrastructures, qui tuent et blessent chaque jour des centaines de civils, dans l’objectif de soumettre la principale résistance démocratique populaire à la dictature en Syrie.

Brita Hagi Hassan, président du Conseil Local de la Ville d’Alep (CLVA) élu par soixante trois quartiers au mois de décembre 2015 de la partie Est d’Alep libérée en 2012, aujourd’hui menacée d’un massacre de masse, est à Paris du Jeudi Premier Décembre au Mardi 6 Décembre 2016, à l’invitation du collectif des amis d'Alep de Lyon. Le CLVA, de même que le conseil du gouvernorat d’Alep dont il fait partie, ont été créés en 2013 pour continuer d’assurer les services publics désertés par le régime lors de la libération d’Alep et de son gouvernorat au mois de juillet 2012.

Brita Hagi Hassan est donc responsable, avec les membres du CLVA, de la coordination des services à Alep Est, secours aux blessés, soins et approvisionnement et transport des deux cent cinquante mille habitants, réparation des infrastructures d’eau et d’électricité, scolarisation des enfants et vie culturelle, et de la gestion, avec les syndicats, les associations et indépendants membres du CLVA de la vie démocratique de la cité.

Il représente aussi sa ville dans les instances de la révolution et il est, de ce fait, un des porte parole de la résistance civile en Syrie.

Aujourd’hui le régime a reconquis le quartier de Massaken Hanan, qui divise la zone libérée en deux. Ses bombardements contre Alep Est, bâtiment par bâtiment, dont certains avec des attaques chimiques au chlore, ont provoqué la mort de deux cent vingt cinq personnes depuis le 15 novembre 2016. Du Vendredi 25 Novembre au Lundi 28 Novembre 2016, dix mille habitants ont fui la zone libérée, dont six mille habitants vers le quartier de Cheikh Maksoud, contrôlé par le parti de l'union démocratique (PYD) du Kurdistan de Syrie.

Pour éviter un massacre et des arrestations massives aux habitants qui fuient Alep Est, le président du CLVA, Brita Hagi Hassan, appelle toutes les instances internationales et l’Union Européenne à imposer et sécuriser un couloir humanitaire permettant aux civils qui le souhaitent, de sortir d'Alep Est bombardée et investie par l’armée du régime syrien et ses alliés, sans risquer d’être massacrés ou arrêtés massivement par ces derniers.

Pour mieux comprendre la situation à Alep Est et en Syrie, l’organisation des zones libérées démocratiques, obtenir des informations, débattre ou affirmer votre solidarité, venez écouter Brita Hagi Hassan maire d'Alep Est et discuter avec lui le Mardi 6 Décembre 2016 à partir de 18 heures 30, à la salle des expositions de la mairie du deuxième arrondissement de Paris, 8 rue de la Banque 75002 Paris Métro Bourse

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:30

 

Matteo Renzi invité à rester en fonction jusqu'à l'adoption du budget (Reuters)

 

Au lendemain de sa défaite au référendum, le président du conseil italien Matteo Renzi a été reçu Lundi 5 Décembre 2016 au palais du Quirinal par le chef de l’état, Sergio Mattarella, qui lui a demandé d'attendre, pour démissionner, que le budget 2017 ait été adopté par le parlement, ce qui pourrait intervenir dès Vendredi 9 Décembre 2016.

A l'issue de l'entretien, la présidence a indiqué dans un communiqué que le chef du gouvernement avait déclaré au chef de l’état qu'il ne pouvait plus rester en fonctions.

Le président lui a demandé de ne pas démissionner tant que le budget 2017 n'aurait pas été adopté, pour éviter que des mesures palliatives exceptionnelles n'entrent en vigueur au premier janvier 2017 en matière de finances publiques. Dès que le budget aura été entériné, Matteo Renzi sera libre de quitter ses fonctions, lit-on dans le communiqué du Quirinal.

Sitôt connue l'ampleur de sa défaite au référendum sur son projet de réforme de la constitution, le chef du gouvernement avait fait part Dimanche 4 Décembre 2016 de son intention de démissionner, conformément à ce qu'il avait laissé entendre durant la campagne en cas de défaite.

Matteo Renzi n'a recueilli qu'à peine plus de quarante pour cent des voix en faveur de sa proposition de réduction des pouvoirs du sénat et des régions, un résultat encore pire que celui prédit par les instituts de sondage. Selon les résultats définitifs, le non l'emporte avec cinquante neuf pour cent des suffrages.

Contrairement à ce qui était redouté, les principales bourses européennes, y compris celle de Milan, ont bien résisté au choc de l'annonce de la démission du président du conseil italien.

Le prochain départ de Matteo Renzi pourrait ouvrir la voie à des élections législatives anticipées dès l'an prochain et à la possibilité d'une victoire du Mouvement Cinq Etoiles (MCE), hostile à la classe politique traditionnelle et à l'Union Européenne.

« L'expérience de mon gouvernement s'arrête ici », a dit Matteo Renzi dans une allocution télévisée après la publication des premières projections, qui ne laissaient guère de place au doute quant à l'issue du scrutin. « J'assume pleinement la responsabilité de cette défaite », a ajouté Matteo Renzi, âgé de quarante et un ans.

Le prochain président du conseil sera le quatrième de suite à accéder au pouvoir sans avoir remporté au préalable les élections législatives, ce qui illustre l'instabilité du système politique italien.

Matteo Renzi soutenait justement que son projet de réforme constitutionnelle visait à stabiliser les institutions, mais ses adversaires ont vu dans cette proposition une menace contre l'équilibre des pouvoirs mis en place au sortir de la seconde guerre mondiale et du fascisme.

Le futur chef de gouvernement, qui aura besoin du soutien du Parti Démocrate de Matteo Renzi pour obtenir la confiance du parlement, sera censé mettre au point un nouveau code électoral alors que le MCE se tient en embuscade.

La formation de Beppe Grillo souhaite que ce code soit mis au point le plus rapidement possible pour permettre la tenue d'élections dès le début de l’année 2017, soit avec un an d'avance sur la calendrier prévu.

Les sondages donnent le Parti Démocrate au coude-à-coude avec le MCE, qui milite pour un référendum sur l'appartenance de l'Italie à la zone euro.

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