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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 19:55

Répression en Chine à l’approche de l’anniversaire de Tiananmen (Reuters)

Cinq défenseurs des droits de l'homme ont été inculpés en Chine après s'être réunis dans un appartement pour marquer le vingt-cinquième anniversaire de la répression sanglante du « printemps de Pékin ».

Une quinzaine de personnes, dont des universitaires, des écrivains et un avocat qui défend des dissidents, avaient participé début mai à un rassemblement dans un appartement privé de Pékin pour évoquer les événements du 4 juin 1989.

Quelques jours plus tard, cinq d'entre eux avaient été placés en détention après la diffusion sur internet d'une photo du rassemblement. Ils ont été inculpés de « provocation de troubles », un délit passible de cinq ans de prison.

Selon des militants, c'est la première fois que les autorités chinoises procèdent à des inculpations à la suite de commémorations organisées en privé, illustrant la détermination de Pékin à étouffer toute mention des événements du 4 juin 1989.

A l'approche de la date anniversaire, Pékin procède habituellement à des assignations à résidence temporaires et renforce les mesures de sécurité.

« C'est la première fois que nous constatons de telles mesures de répression », a déclaré Zhang Lifan, un historien présent lors de la réunion privée du 3 mai à Pékin.

Selon Amnesty International, quarante huit personnes ont été emprisonnées, placées en résidence surveillée, interrogées par la police ou sont portées disparues à l'approche du vingt-cinquième anniversaire des événements.

La police a par ailleurs incité les journalistes étrangers à ne pas se rendre sur des « lieux sensibles » et à ne pas réaliser d'interview sur le sujet.

Les autorités policières n'ont pas souhaité commenter ces informations, tout comme un responsable du centre de détention numéro un de Pékin, où sont actuellement retenus cinq participants à la réunion du 3 mai, quatre hommes et une femme.

La répression de Tiananmen est l'un des anniversaires les plus sensibles en Chine. Après avoir dans un premier temps toléré les manifestations d'étudiants au printemps 1989, le Parti Communiste Chinois avait envoyé l'armée le 4 juin pour mettre fin au mouvement.

Il n'existe aucun bilan officiel de cette répression. Des organisations de défense des droits de l'homme et des témoins parlent de centaines, voire de milliers de morts.

L'anniversaire intervient alors que la Chine est confrontée à de multiples défis, comme le ralentissement de la croissance économique, la pollution, une corruption endémique et la multiplication des violences dans la région du Xinjiang.

« C'est une période difficile pour la Chine. Ils tentent de garder un contrôle strict », a déclaré David Zweig, spécialiste de la politique chinoise à l'université des sciences et des technologies de Hong Kong.

LIGNE DURE

Parmi les personnes emprisonnées figurent l'avocat spécialiste des droits de l'Homme Pu Zhiqiang, la blogueuse dissidente Liu Do et le professeur Xu Youyu.

Lors de la réunion, selon des témoins, ils n'avaient pas semblé particulièrement inquiets d'éventuelles représailles, même s'ils avaient pris soin d'éteindre leurs téléphones portables.

Le lendemain, plusieurs participants avaient été convoqués par la police pour être interrogés.

Des perquisitions ont eu lieu à leurs domiciles et leurs ordinateurs saisis. Cinq d'entre eux ont été emprisonnés le 6 mai, ce qu'ont dénoncé les Etats-Unis et l'Union Européenne.

Si la répression sanglante de Tiananmen a toujours été un sujet tabou en Chine, des militants ont par le passé pu commémorer les événements sans être inquiétés. Mo Shaoping, un avocat du professeur Xu Youyu, évoque par exemple un grand rassemblement dans un hôtel de Pékin lors du vingtième anniversaire des événements du 4 juin 1989.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en mars 2013, son administration a adopté une ligne dure vis-à-vis des dissidents, multipliant les interpellations et le placement en détention de militants. Les conditions de travail des journalistes ont également empiré et les autorités ont resserré leur contrôle d'internet.

Certains groupes de défense des droits de l'homme évoquent les pires atteintes à la liberté d'expression depuis des années.

Plusieurs proches des personnalités placées en détention ont fait part de leur surprise car tous ne sont pas de virulents critiques du gouvernement.

Xu Youyu est chercheur à l'académie chinoise des sciences sociales tandis qu'Hao Jian, l'hôte de la réunion, enseigne à l'école de cinéma de Pékin.

La cinquième personne placée en détention est Hu Shigen, un écrivain ayant déjà passé seize années derrière les barreaux pour avoir voulu organiser en 1992 des manifestations à la mémoire des victimes du 4 juin.

Pu Zhiqiang est l'un des avocats de militants des droits de l'homme les plus connus en Chine et a notamment défendu l'artiste Ai Weiwei. Etudiant, Il avait participé aux manifestations de 1989.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:51

http://www.resistons.net/index.php?Rassemblement-a-Montpellier-ni-Juan-Carlos-ni-Felipe

Rassemblement à Montpellier

Ni Juan Carlos, ni Felipe

Par Francis Viguié

Mardi 3 Juin 2014

Le régime issu de la transition espagnole de 1978 est en crise majeure.

Ce régime avait pour base la monarchie, le bipartisme et l’unité de l’Espagne. Ces trois éléments sont aujourd’hui en crise ouverte.

La monarchie est discréditée. Entre le roi Juan Carlos adorant la chasse à l’éléphant au Bostwana alors que le peuple espagnol subit les coupes budgétaires, la fille du roi et son mari inculpés pour détournement de fonds, la « Casa Real » est délégitimée et une caricature minée par la corruption.

Le bipartisme, deuxième pilier de la transition, est remis en question.

Lors des dernières élections européennes, le Parti Populaire (droite) et le PSOE ont perdu cinq millions de voix alors qu’Izquierda Unida passait de 3,5% à 10% et Podemos, nouveau courant politique issu des indignés, réalisait 8%.

L’unité de l’Espagne est aujourd’hui mise à mal en Catalogne qui le 9 novembre entend décider de son avenir, alors que la constitution espagnole ne permet pas le droit à l’auto détermination, ni même le droit à décider par referendum.

La crise économique est aujourd’hui une crise sociale et politique mettant en cause le régime de la transition.

En abdiquant, le roi Juan Carlos essaie de sauver la monarchie en passant le pouvoir à son fils.

La réaction ne s’est pas faîte attendre. Dans toutes les villes d’Espagne, Izquierda Unida, Podemos, Equo (Verts) et les républicains ont appelé à se rassembler pour la troisième république et exigent un referendum sur la monarchie.

En effet, à aucun moment le peuple espagnol n’a eu à se prononcer sur la monarchie.

C’est Franco et la hiérarchie catholique, qui sont allés chercher le roi.

La lutte contre la monarchie est indissociable des luttes actuelles contre le régime.

Il est tout à fait positif que les jeunes espagnols de Montpellier se mobilisent en même temps que les villes de l’état espagnol. Comme ils l’avaient déjà fait avec la mobilisation « Jovenes Sin Futuro », puis avec la « Marea Granate », ils appelaient Lundi 2 Juin 2014 à se rassembler place de la Comédie « contre la monarchie, pour la république, pour un referendum ». Cette jeunesse est indiscutablement un acteur politique du mouvement social de Montpellier.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:34

http://www.europapress.es/nacional/noticia-concentrados-puerta-sol-favor-republica-citan-nuevo-martes-2000-horas-20140603073825.html

Le rassemblement sur la Puerta del Sol en faveur d’une république donne rendez vous à nouveau mardi à 20 heures.

Il y a une évolution de la note que les citoyens donnent à la monarchie.

Madrid, Mardi 3 Juin 2014 (Europa Press)

L’assemblée qui s’est transformée ce lundi en un rassemblement de masse sur la Puerta del Sol en faveur d’une république s'est terminée hier soir avec la proposition de revenir sur la place centrale de Madrid ce mardi, pour une deuxième journée consécutive, à 20 heures.

Les participants à l’assemblée commençaient à diminuer peu après 22 heures alors que continuait le rassemblement en faveur d'une république qui a eu lieu et auquel participaient des dirigeants politiques d’Izquierda Unida et d'autres formations comme Equo.

Lors de l’assemblée, différents citoyens se succédaient dans le tour de parole, dans lequel on pouvait entendre les déclarations classiques du mouvement du 15 mai. A la fin de la réunion, qui s'est tenue au pied de la statue équestre de Carlos III, il a été décidé de retourner sur la place pour continuer la discussion.

Certaines des propositions qui ont été lancées parmi les participants étaient que les manifestants reviennent avec des tentes, comme cela a été fait dans le mouvement du 15 mai en 2011.

Certains participants ont proposé l’organisation de manifestations dans le proche avenir, comme par exemple Samedi 7 Juin 2014.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 20:10

Rassemblement Mardi 3 Juin 2014 de 17 heures à 20 heures Place des Terreaux à Lyon

Election présidentielle en Syrie ? Une bouffonnerie tragique

Alors que, jour après jour, les massacres se poursuivent en Syrie

Alors qu’un syrien sur trois est déplacé dans le pays ou réfugié dans les pays limitrophes ou ailleurs

Le régime annonce la tenue d’une prétendue « élection » présidentielle le 3 juin destinée à donner un vernis de légitimité au criminel en chef, Bachar al Assad. Une telle mascarade est une insulte au peuple syrien.

Le Comité d’Information pour une Syrie Libre et Démocratique, CISLD, appelle au rassemblement pour dénoncer cette pseudo élection et affirmer notre soutien au peuple syrien dans son combat pour sa dignité et son droit à fonder une véritable société démocratique.

Les organisations soussignées sont solidaires du combat mené par le peuple syrien pour la liberté et la justice sociale, l’émancipation et la démocratie, combat qui se poursuit depuis plus de trois ans.

Sur cette base, elles appellent à participer au rassemblement qui se tiendra

Mardi 3 Juin 2014 à 17 heures Place des Terreaux à Lyon

Signataires

FSU, NPA, ENSEMBLE, UJFP, SOLIDAIRES, EMANCIPATION, L’INSURGE

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:59

Le gouvernement d’union nationale palestinien a prêté serment (Reuters)

Le nouveau gouvernement palestinien d'union nationale a prêté serment Lundi 2 Juin 2014 lors d'une cérémonie organisée à Ramallah, le siège de l'Autorité Palestinienne en Cisjordanie, et retransmise à la télévision.

Le nouveau cabinet dirigé par Rami Hamdallah se compose de seize membres, décrits par le président palestinien Mahmoud Abbas comme des experts sans affiliation politique.

Trois ministres, qui vivent dans la bande de Gaza, contrôlée depuis 2007 par le Hamas, n'ont pu se déplacer, Israël ayant refusé de les laisser passer.

Le Fatah et le Hamas sont convenus il y a six jours de la formation d'un gouvernement d'union dans l'attente d'élections nationales dans un délai de six mois, conformément à leur accord de réconciliation annoncé en avril après des années de tractations.

« En ce jour et après l'annonce du gouvernement d'unité nationale, nous proclamons la fin des divisions qui ont provoqué des dégâts catastrophiques pour notre cause », a dit Abbas.

La mise en place de ce gouvernement a été menacée jusqu'au dernier moment par un différend entre les nationalistes du Fatah d'Abbas et les islamistes du Hamas.

Le mouvement de la résistance islamique protestait contre la décision de Mahmoud Abbas de supprimer le ministère des affaires pénitentiaires pour le remplacer par un comité qui n'aurait pas dépendu du gouvernement.

Mais le portefeuille, chargé du sort des palestiniens détenus par Israël, a finalement été maintenu et confié au premier ministre Rami Hamdallah, a déclaré un responsable du Hamas, Sami al Bardaouil.

« UN JOUR HISTORIQUE »

Ismaïl Haniyeh, qui dirigeait le gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, a salué dans un discours « un jour historique qui clôt le chapitre de sept années de division ».

Désormais présenté comme « ancien premier ministre » par la télévision du Hamas, il a également dit vouloir poursuivre la « résistance sous toutes les formes », allusion apparente à la lutte armée. L'accord de réconciliation signifie que la milice du Hamas, les brigades Kassam, « devient une armée à partir d'aujourd'hui », a-t-il ajouté.

En l'absence de forces du Fatah dans la bande de Gaza, le Hamas conservera de fait la mainmise sur la sécurité dans l'enclave, avec vingt cinq mille hommes affiliés aux brigades Kassam et vingt mille autres personnels armés.

En Israël, le cabinet de sécurité s'est réuni autour du premier ministre Benjamin Netanyahu et a déclaré qu'il imputerait à Mahmoud Abbas et son gouvernement toute attaque contre l'état juif, y compris les tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza qui visent le territoire israélien.

« L'accord avec le Hamas rend Abbas directement responsable de toute activité terroriste venant de Gaza », a déclaré Netanyahu dans un communiqué.

Le texte ne mentionne pas d'éventuelles sanctions économiques, même si le cabinet de sécurité donne au premier ministre la possibilité d'en imposer plus tard.

Le ministre des finances, le centriste Yair Lapid, a cependant mis en garde contre de trop brusques initiatives israéliennes.

« Dans les semaines à venir, nous devrons étudier ce gouvernement et décider à partir de là. Ce n'est pas le moment de fulminer. Il vaut mieux rester sobres et attentifs, autant que possible », a déclaré Yair Lapid à des parlementaires de son parti Yesh Atid.

Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils entendaient travailler avec le nouveau gouvernement palestinien.

« Compte tenu de ce que nous savons actuellement, nous avons l'intention de travailler avec ce gouvernement mais nous serons attentifs à ce que les principes réaffirmés aujourd'hui par le président Abbas soient respectés », a déclaré Jen Psaki, porte-parole du département d'état.

« Nous continuerons à évaluer la politique de ce nouveau gouvernement, et sa composition, et nous agirons en conséquence », a-t-elle ajouté.

MANOEUVRES TACTIQUES

Les israéliens s'opposent à la réconciliation inter palestinienne en soulignant que le Hamas refuse de reconnaître son droit à l'existence et ne renonce pas à la violence.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde dimanche les pays qui reconnaîtraient le nouveau gouvernement palestinien.

« Pour les israéliens, il n'est pas très bon de laisser le Hamas manoeuvrer tactiquement dans le but d'essayer d'accroître son pouvoir à la fois en Cisjordanie et au sein de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine), tout en maintenant un contrôle exclusif sur Gaza », note Ehud Yaari, de l'institut de Washington pour la politique du Proche-Orient.

« Abbas a accepté le principe d'un état palestinien démilitarisé, mais Gaza n'est pas démilitarisée. Rien ne va changer », dit-il.

La plupart des commentateurs s'accordent à dire que ce gouvernement sera avant tout chargé d'expédier les affaires courantes, qu'il ne mettra sans doute pas fin aux divisions qui opposent depuis des années Cisjordanie et bande de Gaza, et que les décisions cruciales sur les questions de sécurité ou de diplomatie seront prises ailleurs.

Pour le Hamas comme pour le Fatah, ce pacte a avant tout un intérêt politique à court terme.

Pour le mouvement de la résistance islamique, de plus en plus impopulaire dans la bande de Gaza, l'espoir est que la création de ce gouvernement d'union permettra un allègement des restrictions imposées dans l'enclave par les militaires égyptiens.

Mahmoud Abbas, lui, espère que ce pacte d'unité pourra faire remonter sa popularité alors que vient d'échouer une nouvelle tentative de relance des pourparlers avec Israël. Elu président en 2005, celui dont le mandat a expiré il y a déjà cinq ans ne souhaiterait pas laisser comme seul bilan une Palestine divisée.

Selon les termes de l'accord, les palestiniens devraient retourner aux urnes dans six mois, ce qui pourrait concrétiser une unité jusqu'ici très symbolique. Mais peu d'observateurs croient à la tenue d'élections dans un délai si proche.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:44

http://www.podemos.info/prensa/comunicado-abdicacion

Communiqué aux cercles Podemos, aux électeurs de Podemos et aux citoyens en général avant l'abdication de Juan Carlos de Bourbon.

Avant l'annonce de l'abdication de Juan Carlos de Bourbon, Podemos, initiative citoyenne pour la restauration de la démocratie, veut communiquer ce qui suit

Nous croyons que la société espagnole est plurielle. Ainsi, nous comprenons qu'il n'y a pas d'excuses pour que les citoyennes et les citoyens ne puissent pas décider de la forme d’état dans laquelle ils veulent vivre.

Nous voulons la démocratie dans toutes les sphères de notre vie. Nous voulons décider de quel genre de pays quand lequel nous voulons vivre. En tant que citoyennes et citoyens, nous voulons avoir le droit de discuter et de choisir la forme d’organisation politique et économique de cette société, ainsi que toutes les questions pertinentes qui nous touchent en tant que pays.

Au cours des dernières années, nous avons connu les effets dévastateurs des alliances bureaucratiques, les décisions secrètes et le manque de contrôle démocratique sur les questions qui nous touchent. Dans ce contexte de crise sociale, économique et politique, nous croyons qu’un décret sur une décision aussi importante que la forme de l’état peut mener à un long cycle d'instabilité politique et approfondir la crise déjà grave de légitimité du système.

Par conséquent, nous proposons l'ouverture d'un processus de débat ouvert et pluraliste où tous les arguments sont entendus et où les décisions sont prises démocratiquement dans un processus dans lequel tous les citoyens peuvent participer.

En démocratie les gens décident. Nous ne sommes pas des sujets, nous sommes des citoyens.

Podemos

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:14

Le roi Juan Carlos d’Espagne abdique (Reuters)

Le roi Juan Carlos a annoncé Lundi 2 Juin 2014 qu'il abdiquait en faveur de son fils, le populaire prince héritier Felipe, après avoir passé près de quarante ans sur le trône d'Espagne.

« Une nouvelle génération réclame à juste titre de jouer un rôle de premier plan », a déclaré le monarque âgé de soixante seize ans, couronné en novembre 1975, dans une allocution à la télévision.

Sa décision avait été annoncée par avance dans la matinée par le président du gouvernent, Mariano Rajoy.

Agé de soixante seize ans, Juan Carlos a longtemps bénéficié d'une très forte popularité mais son aura a pâli ces dernières années du fait des affaires frappant la famille royale de même que de son mode de vie peu en phase avec les difficultés économiques subies par la population espagnole.

Le roi a subi ces dernières années de multiples opérations à la hanche qui le contraignent de se déplacer avec une canne.

Il a également eu des difficultés à s'exprimer lors d'un important discours cette année mais son abdication répond à des motifs politiques et n'est pas liée à sa santé déclinante, dit-on dans son entourage.

« LE MEILLEUR MOMENT POUR UN CHANGEMENT »

Mariana Rajoy lui-même s'est dit « convaincu que c'est le meilleur moment pour un changement », alors que le sentiment anti monarchique progresse dans le pays et que les partis de gauche et opposés aux élites ont obtenu des scores prometteurs aux élections européennes du 25 mai.

Podemos, la Gauche Unie et le parti vert EQUO, qui ont totalisé vingt pour cent des voix lors du scrutin, ont tous appelé lundi à un référendum sur la monarchie.

« Ce modèle de monarchie constitutionnelle avait du sens après Franco mais ce n'est plus nécessaire aujourd'hui. Avec tant de personnes sans emploi, pourquoi avoir une poignée de privilégiés », s'interroge Miguel, moniteur d'auto école à Madrid.

La constitution espagnole ne prévoit pas spécifiquement les règles entourant abdication et succession. Mariano Rajoy a indiqué qu'il réunirait son gouvernement dès mardi pour fixer le processus qui mènera au couronnement de Felipe VI.

Une loi sur la transition devra sans doute être votée par le parlement, où le Parti Populaire de Rajoy dispose de la majorité absolue.

Au palais royal, une source a précisé que le roi avait pris sa décision dès janvier. Le président du gouvernement et le chef de l'opposition socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, en ont été informés en avril mais l'annonce en a été différée pour ne pas perturber le déroulement des élections européennes du 25 mai dernier.

CONTRE LES PUTSCHISTES

Désigné dès juillet 1969 par Francisco Franco, qui veillait sur lui depuis son retour d'exil italien à l'âge de dix ans, Juan Carlos Alfonso Victor Maria de Borbon y Borbon a été couronné le 22 novembre 1975, deux jours après la mort de Franco.

La droite dure espagnole, qui espérait qu'il poursuivrait dans l'autoritarisme de Franco, s'est sentie trahie par sa décision de nommer le réformateur Adolfo Suarez, mort en mars dernier, au poste de président du gouvernement pour tenter de réconcilier « les deux Espagnes ».

Le rôle joué par Juan Carlos lors de la tentative de coup d'état menée par des officiers de l'armée le 23 février 1981 a fini de dissiper les interrogations.

« La couronne, symbole de la permanence et de l'unité de la patrie, ne peut tolérer aucun acte, aucune attitude de la part de personnes qui entendent interrompre par la force le processus démocratique », avait-il déclaré dans un discours à la nation retransmis en pleine nuit à la télévision alors que le lieutenant colonel Antonio Tejero, de la Garde Civile, et ses hommes retenaient les députés en otage dans l'enceinte des cortes, le parlement.

« Si le roi n'avait pas été là ce 23 février, le coup d'état militaire aurait triomphé, cela ne fait aucun doute à mes yeux », avait confié en 2001 à Reuters Santiago Carrillo, grande figure du Parti Communiste Espagnol contraint sous Franco à une quarantaine d'années en exil.

DEUX ESPAGNOLS SUR TROIS FAVORABLES À SON ABDICATION

Mais la popularité de Juan Carlos a fortement souffert ces dernières années des scandales et affaires de corruption qui ont impliqué des membres de la famille royale.

Sa fille, l'infante Cristina, a été inculpée au début de l'année de fraude fiscale et blanchiment d'argent, son gendre, Inaki Urdangarin, est poursuivi pour des faits présumés de détournement de fonds publics. La justice lui reproche d'avoir détourné six millions d'euros par le biais de sa fondation.

L'image personnelle du roi a aussi été sérieusement écornée par sa participation à un safari au Botswana en avril 2012. Ce voyage onéreux en pleine période de crise économique en Espagne n'avait été rendu public qu'en raison d'une chute du monarque, qui s'est alors fracturé une hanche.

D'après un sondage publié en début d'année par le quotidien El Mundo, près de deux espagnols sur trois (soixante deux pour cent) se déclaraient favorables à son abdication, contre quarante cinq pour cent un an plus tôt.

Selon le même sondage, une majorité d'espagnols estiment cependant que la monarchie pourrait retrouver son prestige si Felipe, âgé de quarante six ans, succédait à son père.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:04

Les autorités US exigent des licenciements chez BNP Paribas (Reuters)

Les autorités bancaires de l'état de New York réclament le licenciement d'une dizaine de dirigeants de BNP Paribas, en plus du paiement de plus de dix milliards de dollars, pour régler l'enquête en cours sur des soupçons d'infraction aux sanctions contre l'Iran et plusieurs autres pays, apprend-on de source proche du dossier.

Des membres de la « direction générale » sont visés, selon une des deux personnes interrogées Samedi 31 Mai 2014 par Reuters.

L'autre croit savoir que le responsable de la réglementation bancaire pour l'état de New York, Benjamin Lawsky, ne devrait pas demander le départ des deux ou trois principaux dirigeants de la banque aux Etats-Unis. Certains employés ont été remerciés et d'autres départs sont attendus, a-t-on ajouté.

BNP Paribas et le bureau de Benjamin Lawsky n'ont pas souhaité commenter ces informations.

BNP Paribas est également en discussion avec d'autres autorités américaines, notamment le département de la justice et le procureur de Manhattan.

Les autorités américaines cherchent à savoir si la banque française a cherché à contourner les sanctions imposées par les Etats-Unis à plusieurs pays et principalement au Soudan, entre 2002 et 2009.

De source proche des négociations, on estime que la transaction en cours avec les autorités américaines prévoit le versement d'une amende qui pourrait être supérieure à dix milliards de dollars (sept milliards trois cent millions d'euros) ainsi qu'une reconnaissance par la banque de sa culpabilité.

La banque pourrait également se voir interdire pendant un certain temps de régler des transactions en dollars.

La durée d'une telle suspension, potentiellement dévastatrice, n'est pas précisée, ni les activités concernées.

« QUELQU'UN L'A FAIT »

BNP Paribas compense des milliards de dollars via New York chaque jour, souligne-t-on, que ce soit dans le trading, les comptes ouverts chez elle ou les transactions sur les marchés des changes.

La banque pourrait alors perdre des transactions rentables mais aussi perdre les clients concernés.

Le montant définitif de l'amende n'est pas fixé, explique-t-on, mais les négociations portent désormais sur une somme « supérieure à huit milliards de dollars ».

Le département des services financiers de l'état de New York et le parquet de Manhattan obtiendraient chacun deux milliards de dollars, l'autre moitié étant répartie entre le département de la justice et d'autres autorités concernées par les enquêtes, notamment le département du trésor.

Benjamin Lawsky, un ancien procureur fédéral qui a à son actif la condamnation de grandes banques telles que Standard Chartered ou Credit Suisse à de lourdes peines, a fait savoir qu'il centrait son enquête sur le thème de la responsabilité personnelle.

« Si une banque commet une infraction pénale ou si une banque commet de graves violations de la réglementation, c'est que quelqu'un au sein de cette banque l'a fait. Une société est une chose inanimée », a déclaré Benjamin Lawsky le mois dernier.

D'autres facteurs doivent aussi être pris en compte avant de décider si la haute direction doit être tenue pour responsable des activités de ses subordonnés, a-t-il toutefois ajouté.

Il faut, a-t-il dit, regarder « ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils n'ont pas fait ou ce pour quoi ils ont mis la tête dans le sable ou ce qu'ils n'ont pas contribué à changer. Il faut une analyse soigneuse, quand il s'agit d'individus, de leur vie et de leur carrière », a-t-il ajouté.

Depuis le 13 février, date à laquelle BNP a pris une provision de un milliard cent millions d'euros en vue d'une éventuelle amende, l'action a perdu plus de treize pour cent.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 15:39

L’auteur présumé de la tuerie de Bruxelles arrêté à Marseille (Reuters)

L'auteur présumé de la fusillade meurtrière du musée juif de Bruxelles, un français de vingt neuf ans, a été interpellé à Marseille avec des armes et une vidéo de revendication, ont annoncé Dimanche Premier Juin 2014 les autorités françaises.

« Un très fort faisceau d'indices graves et concordants » existe à l'encontre de Mehdi Nemmouche, originaire de Roubaix, arrêté vendredi à sa descente d'un autocar en provenance de Belgique, a précisé le procureur de la république de Paris, François Molins.

Il a expliqué lors d'une conférence de presse que l'homme détenait un fusil d'assaut Kalachnikov et un pistolet identique à celui utilisé à Bruxelles et que la carte mémoire de son appareil photo contenait une vidéo dans laquelle un homme, dont la voix ressemble à celle du suspect, revendique l'attaque.

La fusillade a fait trois morts, un couple israélien et une Française, samedi 24 mai. Un homme de nationalité belge est toujours dans le coma, a précisé le parquet de Belgique.

Placé en garde à vue pour assassinat, tentative d'assassinat, port, transport et détention d'armes, toutes infractions en relation avec une entreprise terroriste, « il ne dit rien, invoquant le droit au silence, il se refuse à toute déclaration », a dit François Molins.

Sa garde à vue peut durer jusqu'à mardi 12 heures 30 et peut être prolongée de quarante huit heures.

Mehdi Nemmouche a été incarcéré à cinq reprises en France, notamment pour vol, a ajouté le procureur de la république.

« Durant sa dernière détention, il s'était illustré par son prosélytisme extrémiste, fréquentant un groupe de détenus islamistes radicaux et faisant des appels à la prière collective en promenade ».

Libéré le 4 décembre 2012, Mehdi Nemmouche s'est rendu en Syrie le 31 décembre de la même année, a poursuivi le procureur. « Il va rester plus d'une année en Syrie, où il semble avoir rejoint les rangs de groupes combattants, organisations terroristes djihadistes, groupe combattant de l'Etat Islamique en Irak et au Levant ».

Un drap blanc avec inscrits en langue arabe le nom de ce groupe et la phrase « dieu est grand » a été trouvé en sa possession.

L'ÉTAT MOBILISÉ CONTRE LES DJIHADISTES

Le président François Hollande a salué le travail des forces de police, notamment des douaniers, et assuré que l'état était mobilisé contre les djihadistes pour « éviter qu'à leur retour ils puissent nuire comme, hélas, cela risque de s'être produit à Bruxelles. Nous les combattrons, nous les combattrons et nous les combattrons », a ajouté le président français lors d'un déplacement en Normandie.

Les autorités estiment que sept cent français combattent actuellement en Syrie. Des mesures ont été prises ces dernières semaines pour tenter de prévenir ce phénomène.

L'interpellation a eu lieu vendredi à 12 heures30 à la gare Saint-Charles, lors d'un contrôle du car, qui venait d'Amsterdam, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.

Le procureur a ajouté qu'une mini-caméra avait été trouvée en la possession du suspect et que l'homme commentant la vidéo de revendication expliquait qu'il la réalisait car l'enregistrement de la tuerie n'avait pas fonctionné.

Erik van der Sypt, du parquet fédéral de Belgique, a déclaré qu'un juge belge avait émis un mandat d'arrêt européen et que le pays tenterait d'obtenir son extradition.

Après l'interpellation du suspect, le vice-président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Yonathan Arfi, a fait part de son soulagement mais aussi de son inquiétude.

« L'acte terroriste était un acte exceptionnel dans la société française, il est en train de se banaliser », a-t-il déclaré sur I Télé. « C'est quelque chose qui évidemment inquiète très profondément les juifs de France car les juifs de France sont aujourd'hui la première cible de ces terroristes ».

L'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) a salué « le travail des autorités. Nous attendons des autorités une intensification des mesures contre les activités des djihadistes en particulier face au recrutement de combattants sur les réseaux sociaux et les forums internet », déclare son président, Sacha Reingewirtz, dans un communiqué.

Des représentants juifs ont fait le parallèle entre la tuerie de Bruxelles et l'équipée meurtrière de Mohamed Merah, qui avait abattu le 19 mars 2012 trois enfants juifs et un enseignant devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse, après avoir tué trois militaires.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 15:24

Le sergent US libéré par les talibans hospitalisé en Allemagne (Reuters)

Le sergent américain Bowe Bergdahl, libéré après cinq ans de captivité aux mains des talibans en Afghanistan, est arrivé Dimanche Premier Juin 2014 en Allemagne où il a été conduit à l'hôpital de l'US Army à Landstuhl, en Rhénanie-Palatinat.

Il devrait ensuite être transféré dans un autre établissement médical à San Antonio, au Texas, à une date qui n'a pas été précisée, a-t-on ajouté de source militaire américaine.

Le sergent Bergdahl a été libéré samedi en échange du transfert au Qatar de cinq talibans détenus depuis 2002 sur la base américaine de Guantanamo, à Cuba.

Cet échange est le résultat de plusieurs années de tractations indirectes chaotiques, relancées en novembre dernier, dans lesquelles le Qatar a servi de médiateur.

Bowe Bergdahl, apparemment en bonne santé, a été relâché samedi vers 18 heures locales (13 heures 30 GMT) dans l'est de l'Afghanistan et remis aux forces spéciales de l'US Army en présence de dix-huit talibans.

Un responsable du Pentagone a déclaré qu'une fois dans l'hélicoptère, Bergdahl a écrit sur une assiette en carton « SF », l'abréviation pour les forces spéciales. Ses sauveteurs lui ont répondu, « oui, et cela fait longtemps qu'on te cherchait ». A ce moment, le sergent a éclaté en sanglots.

Après avoir subi des examens médicaux sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan, il a été transféré à Landstuhl, dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Parallèlement, les cinq talibans libérés ont quitté Guantanamo à bord d'un appareil de l'armée américaine à destination du Qatar.

Lors d'une brève conférence de presse organisée dans la roseraie de la Maison Blanche, Barack Obama, entouré des parents du sergent Bergdhal, a évoqué « l'engagement indéfectible » des Etats-Unis à ramener chez eux les prisonniers de guerre américains.

OBAMA REMERCIE LE QATAR

S'adressant aux parents du soldat, le président américain a déclaré « qu’en tant que parent, je ne peux imaginer l'épreuve que vous avez traversée ».

C'est Barack Obama lui-même qui a appelé samedi les parents de Bowe Bergdahl pour leur annoncer la libération de leur fils, aujourd'hui âgé de vingt huit ans.

Originaire de l'Idaho, Howe Bergdahl avait été fait prisonnier dans la province de Paktia le 30 juin 2009, deux mois après son arrivée en Afghanistan. Soldat de deuxième classe à l'époque de sa capture, il a été promu sergent au cours de sa captivité.

Barack Obama a remercié le Qatar pour son rôle dans cette affaire, ainsi que le gouvernement afghan. « Le Qatar nous a donné l'assurance qu'il mettrait en oeuvre des mesures pour protéger notre sécurité nationale », a dit Obama.

Le secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, qui s'est rendu en Afghanistan, a déclaré que le gouvernement de Doha allait prendre les mesures nécessaires pour que les cinq hommes soient bien surveillés et ne représentent aucun danger pour les Etats-Unis.

L'idée de cet « échange » courait depuis quelques temps et plusieurs membres du congrès avaient fait part de leur crainte de voir les cinq talibans, et notamment Mohammed Fazl, détenu depuis 2002 à Guantanamo, reprendre leurs activités anti-américaines.

Un représentant du Pentagone a identifié les cinq détenus transférés au Qatar comme étant Mohammed Fazl, Mullah Norullah Noori, Mohammad Nabi, Khairullah Khairkhwa et Abdul Haq Wasiq.

CINQ DÉTENUS « À HAUT RISQUE »

Selon des documents du Pentagone publiés par l'organisation Wikileaks, les cinq hommes ont été transférés en 2002 à Guantanamo, où ils ont été enregistrés comme des détenus « à haut risque, susceptibles de menacer » les Etats-Unis, leurs intérêts et leurs alliés. Fazl serait responsable de la mort de milliers de chiites afghans entre 1998 et 2001.

A Kaboul, nombreux sont les afghans, notamment au sein des agences de sécurité, qui pensent que les cinq hommes vont reprendre le combat. « Ce sont des gens très dangereux, liés à des organisations terroristes dans le monde entier », a dit un membre des services secrets qui a requis l'anonymat.

« Cet échange va entretenir le moral des talibans et les pousser à capturer d'autres soldats étrangers. Ils savent maintenant que cela paiera », a estimé le colonel Asadullah Samadi, de l'armée nationale afghane.

« Tout cela montre que le gouvernement des Etats-Unis n'a rien à faire de l'Afghanistan et de son peuple », a déclaré pour sa part Gul Mohammad, un enseignant.

L'échange, alors que les Etats-Unis se désengagent progressivement d'Afghanistan, pourrait selon les américains favoriser des pourparlers entre le gouvernement de Kaboul et les talibans sur une paix négociée. « Nous espérons que ce succès, limité mais important, créera l'opportunité d'élargir le dialogue sur d'autres questions. Mais nous n'avons aucune promesse à ce sujet », a déclaré un responsable américain.

Une thèse que réfutent les talibans. « Il y a simplement eu une négociation entre nous et les américains, cela n'a rien à voir avec le processus de paix auquel nous ne croyons pas », a dit un porte-parole du groupe islamiste, Zabihullah Mujahid.

Les cinq de Guantanamo, a-t-il poursuivi, vont mener une vie normale au Qatar, avec leurs familles.

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