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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 17:06

Nicolas Sarkozy placé en garde à vue (Reuters)

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue Mardi Premier Juillet 2014 par la police judiciaire dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'influence présumé, une mesure inédite pour un ancien chef de l'état sous la cinquième république.

Il est arrivé peu avant 8 heures dans les locaux de l'Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF), où sa garde à vue lui a été signifiée dans la foulée.

Depuis lundi, trois autres protagonistes de l'affaire, le défenseur de l'ancien président, Thierry Herzog, et deux avocats généraux de la cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, sont également en garde à vue. Celle-ci a été prolongée de vingt-quatre heures.

Nicolas Sarkozy, qui s'est donné jusqu'à l'automne pour décider s'il fait son retour en politique, est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction sur la base d'écoutes téléphoniques qui l'ont ciblé, lui et son entourage.

Les enquêteurs soupçonnent un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police de l'avoir renseigné sur les procédures judiciaires le visant.

Les soupçons sont apparus en marge d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, poussant la justice à placer deux téléphones utilisés par l'ancien chef de l’état sur écoute les 3 et 19 septembre 2013.

Ces interceptions auraient révélé que Nicolas Sarkozy et son avocat étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours à la cour de cassation sur l'affaire des soupçons d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Les juges cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a tenté de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier.

« UN JUSTICIABLE COMME LES AUTRES »

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane le Foll, a assuré que la justice devait « aller jusqu'au bout », car Nicolas Sarkozy, qui a perdu son immunité après sa défaite de 2012, « est désormais un justiciable comme les autres ».

Le président socialiste de l'assemblée nationale, Claude Bartolone, a appelé à la réserve et à ne pas menacer par des déclarations intempestives « une institution républicaine comme la justice ».

Les réactions ont été modérées au sein de la droite, même si quelques proches de l'ancien chef de l'état ont dénoncé une instrumentalisation politique de l'affaire.

« Jamais on n'aura affublé un ancien président d’un tel traitement, d’un tel déferlement de haine », a ainsi déclaré le maire UMP de Nice, Christian Estrosi.

L'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, s'est demandé si l'ancien chef de l’état, qui s'était déjà posé en victime, bénéficiait des mêmes droits qu'un justiciable ordinaire.

« On a vu que son avocat avait été mis en garde à vue préalablement, il semble que ce droit-là, d’avoir accès à son avocat, ne soit pas assuré », a-t-elle dit sur iTélé.

Pour Marine Le Pen, la présidente du Front National, cette affaire « contribue à décrédibiliser totalement le moindre retour envisagé de Nicolas Sarkozy sur la scène politique et à fortiori sur la scène politique présidentielle ».

Des écologistes, dont Noël Mamère et l’ancien juge Eva Joly, ont dit espérer que la justice irait jusqu’au bout « pour sortir de la république bananière ».

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:51

Moscou et Kiev travaillent à un cessez le feu en Ukraine (Reuters)

Vladimir Poutine et Petro Porochenko sont convenus de travailler à un cessez-le-feu entre l'armée ukranienne et les séparatistes dans l'est de l'Ukraine et ont accepté le principe d'un mécanisme effectif de contrôle de la frontière russo-ukrainienne, a annoncé Lundi 30 Juin 2014 l'Elysée dans un communiqué.

Cette annonce a été faite après un entretien téléphonique à quatre incluant le président russe, le président ukrainien, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. Les mêmes dirigeants s'étaient déjà longuement parlé mercredi et dimanche.

A l'issue d'une conversation téléphonique d'une heure trente environ, « le président ukrainien et le président russe sont convenus de travailler sur les points suivants, adoption d'un accord sur un cessez-le-feu bilatéral entre les autorités ukrainiennes et les séparatistes », peut-on lire dans le communiqué de la présidence française.

La trêve en vigueur depuis le 20 juin dans l'est de l'Ukraine doit prendre fin ce lundi soir, après avoir été prolongée de trois jours par le président ukrainien.

Vladimir Poutine a insisté pendant la conférence téléphonique pour que le cessez-le-feu soit à nouveau prolongé, a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

« Les dirigeants se sont prononcés en faveur d'un troisième cycle de consultations entre Kiev et les régions du sud-est de l'Ukraine le plus rapidement possible », lit-on dans le communiqué russe.

Selon la présidence française, Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont de fait accepté de lancer des négociations « tripartites substantielles » impliquant pro-séparatistes, autorités ukrainiennes et Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

L'Elysée annonce une réunion, ce lundi, du groupe de contact « pour trouver un accord sur la mise en oeuvre de ces différents points ». Les ministres des affaires étrangères russe et ukrainien s'y joindront « dans la journée ».

S'exprimant après la conversation téléphonique, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré à la télévision nationale russe que Moscou était prêt à autoriser la présence d'observateurs de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et de gardes-frontières ukrainiens du côté russe de la frontière, en vue d'une surveillance conjointe.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:07

Les combats se poursuivent à Tikrit, proclamation d’un califat (Reuters)

L'armée irakienne a poursuivi Lundi 30 Juin 2014 son offensive sur Tikrit pour tenter d'en déloger les djihadistes sunnites, qui, forts de leurs succès, ont proclamé la veille la restauration d'un califat englobant les territoires qu'ils contrôlent en Syrie et en Irak.

L'annonce par l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) de l'élévation de son chef Abou Bakr al Baghdadi au rang de calife du monde musulman est intervenue trois semaines après le déclenchement d'une offensive qui a permis à EIIL et à ses alliés issus de la minorité sunnite irakienne de s'emparer d'une grande partie du nord-ouest de l'Irak.

Aidées par des milices chiites, les forces irakiennes sont parvenues à stopper EIIL à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad. Elles ont toutefois été incapables de reprendre des villes.

C'est notamment le cas de Tikrit, ancien fief de Saddam Hussein à cent soixante kilomètres au nord de la capitale, sur laquelle l'armée concentre ses efforts depuis plusieurs jours.

Des hélicoptères ont bombardé des positions de l'EIIL au cours de la nuit et une bataille faisait rage lundi dans les faubourgs sud de la ville, ont rapporté des habitants.

La proclamation d'un califat, qui abolit les frontières tracées par les accords franco-britanniques de Sykes-Picot en 1916 sur le démantèlement de l'empire ottoman, est un défi lancé aux autorités irakiennes, qui en appellent à la communauté internationale.

« Cette proclamation est un message adressé par l'état islamique non seulement à l'Irak ou à la Syrie, mais à toute la région et au monde entier. Un message signifiant que l'état islamique est devenu une menace pour tous les pays », a dit le porte-parole de l'armée irakienne, Kassim Atta.

AVIONS RUSSES

Les Etats-Unis ont déployé des conseillers militaires à Bagdad et font voler des appareils armés et non armés dans l'espace aérien irakien, sans prendre part aux combats.

La Russie a envoyé ses premiers avions militaires en Irak, honorant une commande de cinq avions de chasse Sukhoi SU 25 de seconde main. Ces appareils seront opérationnels dans quelques jours, a dit le gouvernement.

Annoncée au début du ramadan, mois sacré des musulmans, l'élévation d'Abou Bakr al Baghdadi au rang de calife, c'est-à-dire successeur du prophète Mahomet dans l'exercice du pouvoir politique, est aussi un défi lancé à la direction d'al Qaïda, dont il s'est affranchi et à laquelle il conteste désormais le statut d'autorité morale des djihadistes à travers le monde.

L'affirmation de cette ambition est toutefois risquée.

EIIL, qui s'est rebaptisé simplement état islamique, pourrait ainsi perdre les alliés, notamment les groupes sunnites moins radicaux et les nostalgiques de l'ancien régime baassiste, qui l'ont aidé dans son offensive contre le pouvoir dominé par la majorité chiite à Bagdad, pense Fawaz Gerges.

« L'objectif stratégique des baassistes est la prise de Bagdad, pas l'instauration d'un califat », dit cet expert du Proche-Orient au sein de la London School of Economics.

« Le plus probable est que l'annonce de l'EIIL va intensifier la lutte entre djihadistes et creuser le fossé entre EIIL et ses alliés rebelles sunnites en Irak », ajoute-t-il.

Les combats en Irak, deuxième producteur de l'OPEP, conduisent les spécialistes du secteur pétrolier à prévoir une hausse plus marquée des cours du brut, montre une étude de Reuters.

Le consensus sur le prix moyen du baril de brent en 2014 a augmenté de plus deux dollars à cent huit dollars au cours du mois écoulé.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 18:56

Deux magistrats et Herzog entendus dans les écoutes de Sarkozy (Reuters)

Deux avocats généraux près la cour de cassation et le défenseur de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, ont été placés Lundi 30 Juin 2014 en garde à vue dans le cadre d'une affaire de trafic d'influence mettant en cause l'ancien chef de l'état.

Ce nouvel épisode de l'affaire des écoutes judiciaires visant, fait exceptionnel, un ancien président pourrait déboucher sur la convocation prochaine de Nicolas Sarkozy.

Il constitue un nouvel écueil pour un retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy, qui veut se donner le temps de la réflexion jusqu'à l'automne avant de dévoiler ses intentions.

Une information judiciaire a été ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, sur la base d'écoutes téléphoniques ciblant l'ancien chef de l'état et dont des extraits ont été publiés par Mediapart.

Les enquêteurs soupçonnent un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police de l'avoir renseigné sur les procédures judiciaires le visant.

Deux hauts magistrats de la cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, ont été interpellés lundi à l'aube à Bordeaux, dont ils sont tous deux originaires, et transférés à Nanterre (Hauts-de-Seine), selon une source judiciaire.

Dans le même temps, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, s'est rendu à une convocation de l'Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF), où il a été placé en garde à vue.

SARKOZY DÉNONCE UNE AFFAIRE POLITIQUE

Les soupçons étaient apparus dans le cadre d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, poussant la justice à placer deux téléphones utilisés par l'ancien chef de l'état sur écoute les 3 et 19 septembre 2013.

Thierry Herzog a été écouté de manière incidente lors de conversations avec lui, selon le parquet national financier, qui s'est posé la question dans un rapport sur la légalité de ces écoutes et s'attend à bataille juridique sur ce point.

Les interceptions auraient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours à la cour de cassation sur l'affaire des soupçons d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d'avoir cherché à faciliter la promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier.

Thierry Herzog a répliqué que Gilbert Azibert était affecté à la chambre civile et qu'il n'était en aucun cas en position de faire pression sur le président de la chambre criminelle de la cour de cassation et les dix magistrats qui la composent.

Mais les enquêteurs ont relevé que l'avocat général avait accès au service intranet de la haute juridiction et qu'il connaissait Patrick Sassoust, qui est membre de la chambre criminelle de la cour de cassation et est bordelais comme lui.

Rompant le silence qu'il s'était imposé, Nicolas Sarkozy avait dénoncé fin mars dans une tribune au Figaro des méthodes dignes de la Stasi, la police politique de l'ancienne RDA, et une « instrumentalisation de la justice » par l'exécutif socialiste.

ÉCOUTES ILLÉGALES ?

Pour l'ancien président, la mise sur écoute de ses téléphones ordonnée par des juges revient à « fouler aux pieds les principes sacrés de la république ».

Nicolas Sarkozy, qui dit avoir subi quatre perquisitions ayant mobilisé trois juges et quatorze policiers, se dit totalement innocent dans tous les dossiers judiciaires le visant, dénonçant la « prétendue affaire Karachi » ou le supposé financement de sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.

Son avocat Thierry Herzog, qui dément tout trafic d'influence, a lui aussi contre-attaqué en dénonçant la publication dans la presse d'écoutes « tronquées » et demandant au procureur national financier de rendre publics les éléments de la procédure prouvant ses dires.

Il a indiqué avoir utilisé deux téléphones portables à partir de juillet 2012, juste après l'élection de François Hollande, parce qu'il « redoutait des écoutes illégales, des écoutes sauvages ».

Dans un courrier au procureur de Paris, il assure avoir été informé des avancées de la procédure sur l'affaire Bettencourt en toute légalité par son collègue, l'avocat auprès de la cour de cassation Patrice Spinosi.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 18:39

Les corps des trois jeunes israéliens retrouvés près d’Hébron (Reuters)

Les forces de sécurité israéliennes ont retrouvé près d’Hébron les corps des trois jeunes Israéliens qui avaient disparu le 12 juin à proximité de cette ville de Cisjordanie, rapportent lundi les médias israéliens.

Le cabinet de sécurité israélien va se réunir ce soir en urgence, selon la chaîne qatarie al Djazira qui cite des sources israéliennes.

Israël a accusé le Hamas palestinien, au pouvoir depuis sept ans dans la bande de Gaza, d'être responsable de la disparition des trois jeunes, enlevés alors qu'ils faisaient de l'auto-stop près d'une colonie juive proche d’Hébron. Le Hamas n'a ni confirmé ni démenti son implication.

Les autorités israéliennes avaient déployé d'importants moyens pour retrouver Eyal Yifrah, dix-neuf ans, et Gilad Shaer et Naftali Fraenkel, tous deux âgés de seize ans.

Des dizaines de militants du Hamas ont été arrêtés et plusieurs palestiniens ont été tués au cours d'affrontements avec les soldats israéliens qui fouillaient leurs villages en Cisjordanie.

Depuis le début de l'opération, une quarantaine de roquettes ont été tirées sur le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza, tirs auxquels Tsahal a répliqué par une série de frappes aériennes visant l'enclave palestinienne.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas à renoncer à l'accord de réconciliation conclu en avril avec le Hamas, qui s'est traduit par la formation le 2 juin d'un gouvernement d'union composé de technocrates.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:53

BIOGRAPHIE DE JEAN JAURES PAR LEON TROTSKY

Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’une biographie de Jean Jaurès par Léon Trotsky.

La biographie est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.alencontre.org/laune/histoire-jaures-trotsky-et-leclatement-de-la-premiere-guerre-mondiale.html

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1915/07/19150717.htm

Un morceau de plomb a soustrait Jaurès à la plus grande des épreuves politiques.

Jaurès était l’incarnation de la force personnelle. Le moral en lui correspondait parfaitement au physique, l’élégance et la grâce en elles-mêmes lui étaient étrangères, par contre ses discours et ses actes avaient cette beauté supérieure qui distingue les manifestations de la force créatrice sûre d’elle-même. Si l’on considère la limpidité et la recherche de la forme comme les traits typiques de l’esprit français, Jaurès peut paraître peu caractéristique de la France. En réalité il était français au plus haut degré. Parallèlement aux Voltaire, aux Boileau, aux Anatole France en littérature, aux héros de la Gironde ou aux Viviani et Deschanel actuels en politique, la France a produit des Rabelais, des Balzac, des Zola, des Mirabeau, des Danton et des Jaurès. C’est là une race d’hommes d’une puissante musculature physique et morale, d’une intrépidité sans égale, d’une force de passion supérieure, d’une volonté concentrée. C’est là un type athlétique. Il suffisait d’entendre la voix tonnante de Jaurès et de voir son large visage éclairé d’un reflet intérieur, son nez impérieux, son cou de taureau inaccessible au joug pour se dire, voilà un homme.

La force principale de Jaurès orateur était la même que celle de Jaurès politicien, la passion tendue extériorisée, la volonté d’action. Pour Jaurès l’art oratoire n’a pas de valeur intrinsèque, il n’est pas un orateur, il est plus que cela, l’art de la parole pour lui n’est pas une fin mais un moyen. C’est pourquoi, orateur le plus puissant de son temps, et peut-être de tous les temps, il est « au-dessus » de l’art oratoire, il est toujours supérieur à son discours comme l’artisan l’est à son outil.

Zola était un artiste, il avait débuté par l’impossibilité morale du naturalisme, et soudain il se révéla par le coup de tonnerre de sa lettre « j’accuse » (janvier 1898). Sa nature recelait une puissante force morale qui trouva son expression dans son œuvre gigantesque, mais qui était en réalité plus large que l’art, c’était une force humaine détruisant et construisant. Il en était de même de Jaurès. Son art oratoire, sa politique, avec toutes ses conventions inévitables, dévoilaient une personnalité royale avec une musculature morale véritable, une volonté acharnée de lutte et de victoire. Il ne montait pas à la tribune pour y présenter les visions qui l’obsédaient ou pour donner l’expression la plus parfaite à une chaîne d’idée, mais pour rassembler les volontés dispersées dans l’unité d’un but: son discours agit simultanément sur l’intelligence, le sentiment esthétique et la volonté, mais toutes ces forces de son génie oratoire, politique, humain, sont subordonnées à sa force principale, la volonté d’action.

J’ai entendu Jaurès lors d’assemblées populaires à Paris, de congrès internationaux, dans des commissions de congrès. Et toujours je croyais l’entendre pour la première fois. En lui aucune routine, se cherchant, se trouvant lui-même, toujours et inlassablement mobilisant à nouveau les forces multiples de son esprit, il se renouvelait sans cesse et ne se répétait jamais. Sa force puissante, naturelle, s’alliait à une douceur rayonnante qui était comme un reflet de la plus haute culture morale. Il renversait les rochers, tonnait, ébranlait mais ne s’étourdissait jamais lui-même, était toujours sur ses gardes, saisissait admirablement l’écho qu’il provoquait dans l’assemblée, parait les objections, balayant quelquefois impitoyablement tel un ouragan, toute résistance sur son chemin, parfois écartant tous les obstacles avec magnanimité et douceur comme un maître, un frère aîné. Ainsi le marteau-pilon gigantesque réduit en poussière un bloc énorme ou enfonce avec précision un bouchon dans une bouteille sans la briser.

Paul Lafargue (1842-1911), marxiste et adversaire de Jaurès, l’appelait un diable fait homme. Cette force diabolique, ou pour mieux dire « divine », s’imposait à tous, amis ou ennemis. Et fréquemment, fascinés et admiratifs comme devant un grandiose phénomène de la nature, ses adversaires écoutaient suspendus à ses lèvres le torrent de son discours qui roulait irrésistible, éveillant les énergies, entraînant et subjuguant les volontés.

Il y a trois ans, ce génie, rare présent de la nature à l’humanité, a péri avant d’avoir donné toute sa mesure. Peut-être la fin de Jaurès était-elle nécessaire à l’esthétique de sa physionomie ? Les grands hommes savent disparaître à temps.

Sentant la mort, Tolstoï prit un bâton, s’enfuit de la société qu’il reniait et s’en fut mourir en pèlerin dans un village obscur. Lafargue, épicurien doublé d’un stoïcien, vécut dans une atmosphère de paix et de méditation jusqu’à soixante-dix ans, décida que c’en était assez et prit du poison. Jaurès, athlète de l’idée, tomba sur l’arène en combattant le plus terrible fléau de l’humanité et du genre humain, la guerre. Et il restera dans la mémoire de la postérité comme le précurseur, le prototype de l’homme supérieur qui doit naître des souffrances et des chutes, des espoirs et de la lutte.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:28

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/28/deux-coups-de-feu-qui-plongent-l-europe-dans-la-guerre_4447117_3224.html

Deux coups de feu qui plongent l’Europe dans la guerre

Samedi 28 Juin 2014

Ce matin du 28 juin 1914, à Sarajevo, les assassins sont dépités. L'attentat programmé contre l'héritier du trône austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand, vient d'échouer lamentablement. Le premier des terroristes disposés sur le parcours du cortège officiel, Mohamed Mehmedbasic, a été pétrifié de crainte. Pensant qu'un policier l'avait repéré, il n'a sorti ni pistolet ni bombe. Le deuxième, Nedeljko Cabrinovic, lance bien son engin explosif sur la voiture où se trouvent l'archiduc et son épouse, mais la bombe manque sa cible, il semble qu'elle ait rebondi sur la capote repliée, tandis que certains témoins assureront que François-Ferdinand l'a détournée, dans un improbable réflexe héroïque.

L'explosion fait une douzaine de blessés, mais laisse indemnes l'archiduc et son épouse, Sophie. Face à son échec, Cabrinovic tente de se suicider, mais le cyanure qu'il avait préparé se révèle inactif. Dans la commotion qui s'ensuit, trois autres membres de l'équipe chargée de l'attentat se défilent. Seul Gavrilo Princip garde son sang-froid, mais il est mal placé lorsque les voitures passent ensuite devant lui.

A l'hôtel de ville de Sarajevo, François-Ferdinand, sous le coup d'une colère froide, modifie les plans de la visite officielle, il tient à rendre visite aux blessés, modifiant le trajet initialement prévu. A ce moment, aucune précaution de sécurité supplémentaire n'est prise, et le chauffeur n'est même pas informé du changement d'itinéraire. Le général Potiorek, l'imprévoyant gouverneur militaire de Sarajevo, s'aperçoit de l'erreur et fait arrêter les voitures qui se sont engagées dans la mauvaise rue. La cible est parfaite pour Princip, qui espérait une nouvelle occasion d’agir. Il fait feu deux fois sur le couple, touchant pour chacun une artère vitale. Sophie meurt presque sur le coup, François Ferdinand un quart d’heure plus tard, vers 11 heures du matin.

Le lendemain, partout en Europe, les journaux apprennent à des lecteurs scandalisés que l’héritier de la plus ancienne famille régnante du continent vient d’être abattu par un criminel qu’on soupçonne d’avoir été armé en Serbie.

La date du 28 juin 1914 était, il est vrai, bien mal choisi pour une telle visite d’état. Ce voyage officiel en Bosnie, une terre slave définitivement annexée six ans plus tôt par l’Autriche Hongrie, correspond au jour anniversaire de la bataille de Kosovo Polje (le « champ des merles ») perdue contre les ottomans en 1389, un évènement fondateur pour l’identité serbe.

Et les jeunes hommes qui ont convergé à Sarajevo, qu’ils soient nés en Serbie ou en Bosnie (comme Princip), sont prêts à mourir en martyrs de la cause slave au nom d’un même nationalisme exalté.

A travers François Ferdinand, c’est le « joug » austro hongrois en Bosnie qu’ils veulent abattre, même si la région connaît, dans les faits, un relatif développement à cette période.

L’archiduc lui-même vaut mieux que sa caricature, il se montre en réalité plus hostile aux magyars qu’aux slaves, et envisage des réformes pour son règne à venir.

Son assassinat ouvre une crise austro serbe qui débouchera sur la guerre générale. Un mois plus tard, le 28 juillet 1914, l’Autriche Hongrie, soutenue par l’Allemagne, déclare la guerre à la Serbie, soutenue par la Russie, elle-même assurée de l’appui français. L’engrenage diplomatique né de l’attentat a broyé la paix. Mais ici, l’enchaînement des faits et de leurs conséquences donne le vertige, se peut-il que dix millions de combattants soient morts et quatre empires engloutis parce que le hasard d’une voiture bloquée sur un trajet erroné a donné une seconde chance à un assassin tenace ? En réalité, si les détails de l’attentat peuvent faire réfléchir à la place des aléas dans l’histoire, l’évènement de Sarajevo fait aboutir des processus plus anciens qui ne doivent rien au hasard.

Il illustre d’abord le recours croissant à la violence politique depuis les dernières années du dix-neuvième siècle. François Ferdinand et Sophie Chotek s’ajoutent à la longue liste des dirigeants et souverains assassinés pour des motifs idéologiques, le président français Carnot (1894), le président américain Mac Kinley (1901), le premier ministre russe Stolypine (1911), le premier ministre espagnol Canalejas (1912), le roi de Serbie Alexandre Premier (1903) et le roi de Grèce Georges Premier (1913).

La « crise de juillet »

Le mobile nationaliste de l’attentat résulte aussi de la lente construction des identités nationales, d’abord sous un versant romantique et libéral avant 1848, puis dans des versions durcies, alimentées par la xénophobie ou le rêve de suprématie nationale, celui que partagent nombre de dirigeants serbes avant 1914, dont « Apis », le colonel Dimitrijevic, chef des services secrets de Belgrade, qui a armé et envoyé les assassins.

Enfin, cette obsession nationale se mêle de façon complexe au jeu des grandes puissances, la Russie, aux ambitions géopolitiques affirmées dans les Balkans sous couvert de panslavisme, l’Autriche Hongrie, mosaïque que la montée des revendications nationales fragilise, en Bosnie comme en Bohême ou en Hongrie, et qui sera justement tentée d’utiliser la crise née de Sarajevo pour mettre fin aux tendances centrifuges.

On rejoint par-là les débats intenses sur les causes de la guerre, où la place de l’évènement du 28 juin 1914 n’est rien moins qu’assurée, pour certains, il est de peu d’importance par rapport aux causalités à long terme, d’ordre économique ou impérial. Pour d’autres, il n’est qu’un prétexte à la duplicité diplomatique des autrichiens, des allemands ou des russes, l’essentiel se produisant dans la « crise de juillet » des semaines suivantes.

On peut enfin voir cet évènement comme le moment où se croisent et se récapitulent les dynamiques antérieures, dans l’ignorance où sont les acteurs des conséquences possibles de leurs gestes. Princip dira à ses juges, qui lui demandent, le 12 octobre 1914, comment il plaide, « je ne suis pas un criminel, car j’ai supprimé un homme malfaisant. J’ai pensé bien faire ». Des mots qui résonnent étrangement, cinq ans plus tard, dans les décombres.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:02

http://www.france-irak-actualite.com/2014/06/irak-qui-fait-quoi-dans-les-provinces-liberees.html

Irak, qui fait quoi dans les provinces libérées

Par Gilles Munier

Vendredi 27 Juin 2014

Depuis la prise de Mossoul par la résistance irakienne, il n’est question dans les médias internationaux que de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daash ou EIIL ou ISIL), de son rôle dans l’opération et dans les atrocités qui lui sont imputées. De nombreux témoignages provenant de la province de Ninive ou d’irakiens réfugiés dans la région autonome du Kurdistan donnent un éclairage différent ou plus nuancé de la situation.

La chaine de télévision qatari al Jazeera a interviewé le général Mizher al-Qaissi, porte-parole du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens (al Majlis al Askar al Amm Laṭwar al Iraq), organisme clandestin qui administre les provinces libérées et coordonne les avancées des forces rebelles en direction de Bagdad. Vous en trouverez des extraits ci-dessous.

Du rôle de l’Etat islamique en Irak et au Levant

Les conseils militaires ont combattu al Qaïda en Irak pour des motifs qui leur sont propres, différents de ceux des Sahwa, milices recrutées par les américains et passées, pour partie, au service du régime de Bagdad.

Le général al-Qaissi reconnait que Daash existe, mais affirme que le « nouveau printemps irakien » est une révolution armée menée principalement par les tribus, qu’il ne dépend d’aucun agenda étranger et qu’il rejette toutes formes de terrorisme.

A la question de savoir si les activités de Daash affectent les objectifs du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens, le général al Qaissi répond, « pas nécessairement. ISIL n'affecte pas nos objectifs. Nous planifions et exécutons nos objectifs sur le terrain et personne ne peut interférer dans ce que nous faisons. Il se peut que quelques groupes puissent avancer vers le même objectif, mais c'est nous qui encerclons et c'est nous qui exécutons et les autres groupes peuvent avoir leurs propres plans, objectifs et agendas.

Nous sommes contre tout acte qui viole les droits humains quel que soit l'exécutant. Nous le déplorons et nous le condamnons fortement et nous nous y opposons. Nous avons toujours été contre toutes violations des droits humains. Les autres peuvent avoir leurs opinions mais nous sommes opposés à toutes violations, nous ne commettons pas de tels actes même à l'encontre de nos ennemis ».

De la propagande sur You Tube pour discréditer la résistance

« Il se peut qu'il y ait des initiatives individuelles de l'un ou l'autre des groupes qui vont à l'encontre du respect des droits de l'homme. Mais la question est la suivante, qui encourage ces parties et qui veut déformer notre image ? C'est la grande question.

Ces parties possèdent aujourd'hui une grande machine médiatique. Je vous donnerai un exemple, sur You Tube vous pouvez regarder plein de vidéos qui montrent certaines scènes, abus des droits de l'homme, qui portent atteinte à notre cause, eh bien savez-vous que lorsqu’on publie un communiqué du conseil militaire général des révolutionnaires irakiens sur You Tube, il ne peut durer sur la toile plus de quarante-huit heures et est supprimé du site.

Nos publications aussi sont supprimées ou bloquées sur You Tube. Vous savez où se trouve le siège de You Tube ? En Californie, alors pourquoi garde-t-on des vidéos pour une certaine durée et pas d'autres ? Est-ce qu’il y a une puissance qui commande cela ? »

De la prise de Bagdad

« Nous avons, établi des plans pour renverser le régime », dit le général al Qaïssi, lorsque le temps sera venu d’investir Bagdad, le conseil militaire général des révolutionnaires irakiens en donnera l’ordre.

Al Jazeera. Avez-vous la possibilité d'attaquer Bagdad aujourd'hui ?

Général al Qaissi. Oui.

Al Jazeera. Je veux dire la capacité militaire ?

Général al Qaissi. Oui.

Al Jazeera. Quelles sont vos intentions, maintenant ?

Général al Qaissi. En toute franchise, ceci ne peut être divulgué.

Du futur de l’Irak

« Nous voulons un Irak nouveau », dit le général al Qaissi, « nous n'acceptons pas un Irak fracturé socialement ou géographiquement. Nous voulons que l'enfant de Bassora puisse travailler à Mossoul et que l'enfant de Mossoul puisse être employé à Dhi Qar, mettre un terme à cette période obscure provoquée par l'occupation en vue du changement et d'une démocratie profitant à tous ».

Le conseil militaire général des révolutionnaires irakiens est dirigé par d’anciens officiers supérieurs de l’armée irakienne, dissoute en 2003 par les Etats-Unis. Il coordonne les activités des conseils militaires régionaux comprenant des chefs de tribus, des dirigeants d’organisations de la résistance ainsi que des milliers d’officiers et de soldats.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 18:06

http://www.forafreeegypt.blogspot.ca/2014/06/whose-road-is-isil-isis.html

Où va ISIL (ISIS)?

Par Mohamed Kamel

Dimanche 29 Juin 2014

Il y a quelques semaines, la plupart d'entre nous ne savaient rien d’ISIL (Islamic State of Iraq and the Levant), certains le connaissent comme ISIS (Islamic State of Iraq and Sham).

Mais pourquoi apparaît-il maintenant et pourquoi entendons-nous parler de lui aujourd'hui ?

L'objectif d’ISIL est l'établissement d'un état islamique en Irak et la région connue sous le nom de Levant, qui est la Syrie, le Liban et une partie de la Jordanie. Il est étiqueté comme un groupe islamiste sunnite. ISIL a été formé après l’arrivée d’al Qaïda en Irak. Personne ne peut dire avec certitude qui il est exactement. Fait-il partie d’un agenda d’al Qaïda ou bien d’un agenda occidental ? Sont-ils des combattants de la liberté ? Ou bien a-t-il été créé pour détourner la révolution et provoquer des combats inter-islamistes (sunnites contre chiites ?

Je ne suis pas trop préoccupé par ce groupe appelé ISIL comme je n'étais pas et je ne suis toujours pas concerné par al Qaïda. Mais nous devrions être préoccupés par l'environnement qui crée ces types de mouvements. Sans justification, ces groupes sont-ils une réaction à une sorte d'injustice ou sont-ils créés pour exécuter un agenda caché ?

Après la chute de l'empire ottoman et la montée du nationalisme dans les pays de cet ancien empire, nous, en occident, étions occupés à assurer que cette région n’arrive à rien du tout. Nous avons utilisé des moyens légitimes et illégitimes pour démanteler cet empire en de petits états avec des frontières contestées. Et nous avons nommé des tyrans pour gérer ces morceaux de terre pour notre propre intérêt, pour garantir le flux des ressources et le silence des ambitions populaires. Rien d'autre que ce que nous faisons en Amérique Latine.

Nos gouvernements ont réussi dans leur mission de prévention des mouvements populaires. Nous étions contre les revendications populaires et nous avons soutenu des coups d'état militaires. Il y a de nombreux exemples, les exemples les plus importants sont ceux du renversement de Mossadegh démocratiquement élu en Iran en 1953 et, dans le même style, le renversement de Morsi démocratiquement élu en Egypte en 2013.

Mossadegh était un homme de gauche et Morsi est un islamiste.

L’occident travaillait clairement contre les mouvements de libération arabes dans les années 1950 et 1960, et travaillait fortement contre le printemps arabe en 2011 jusqu'à maintenant, par l’intermédiaire de notre allié le plus solide et le plus détesté, le royaume d'Arabie Saoudite. Il est le lieu de naissance d'al Qaïda et le principal soutien de l'ISIL pour vaincre la révolution en Syrie et aggraver les conflits entre les sunnites et les chiites.

Nous avons limité nos droits et limiter les « droits de l'homme » à un slogan qui peut être utilisé lorsque nous sommes en désaccord avec l'un de ces tyrans ou quand ils deviennent un fardeau pour nous comme pour Saddam et Moubarak.

Je n'ai jamais été un supporter de l'empire ottoman et je ne suis pas un partisan des frères musulmans, mais le choix du peuple est un droit fondamental et doit être soutenu par nous tous, par tous les moyens légitimes.

Nous suivons généralement la route qui va à l'encontre de la volonté des peuples et nous nous attendons à ce que ces gens nous respectent. Sommes-nous vraiment intéressés par la stabilité et la paix ? Je ne pense pas.

J'ai toujours l'espoir d’un Gandhi qui arrête cette folie qui se déroule au Moyen-Orient.

Pourquoi ne pas donner à ces peuples une chance d'essayer notre démocratie déficiente que nous aimons ? Ne pouvons-nous pas comprendre que si nous ne soutenons pas les droits des peuples et la démocratie, c’est la route pour le terrorisme et la destruction, c’est la route de la famille d'al Qaïda. La haine est une boîte en verre que nous avons ouvert et que personne ne pourra jamais fermer.

Il a été dit que « la folie fait toujours la même chose et nous espérons un résultat différent ».

C’est notre point de vue.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 20:00

Projet de loi en Turquie sur le processus de paix avec les kurdes (Reuters)

Le gouvernement turc a présenté Jeudi 26 Juin 2014 au parlement un projet de loi fixant un cadre juridique à des négociations de paix avec les séparatistes kurdes, décision qui pourrait renforcer les chances de l'actuel premier ministre Recep Tayyip Erdogan de se faire élire président, en août.

Les hommes politiques pro-kurdes réclamaient de longue date un tel projet de loi, en partie pour éviter le risque de poursuites judiciaires à ceux qui prendraient part à des négociations, au cas où le climat politique en Turquie se retournerait à l'avenir contre le processus de paix.

Ankara a entamé en 2012 des discussions de paix avec le leader séparatiste kurde emprisonné Abdullah Öcalan, afin de mettre un terme à un conflit qui a fait environ quarante mille morts depuis 1984.

« Nous nous rapprochons du moment où ces problèmes seront résolus, où la violence cessera, où les gens poseront les armes et descendront des montagnes pour reprendre une vie sociale normale », a déclaré le vice-premier ministre Besir Atalay, après la présentation du projet de loi au parlement.

Le projet de loi mettra toute personne engagée dans les négociations à l'abri de poursuites judiciaires liées à l'insurrection du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes). Il chargera en outre le gouvernement de réhabiliter les militants séparatistes qui poseront les armes.

Öcalan lui-même a laissé entendre qu'il soutenait le projet de loi, après avoir rencontré des membres du HDP (parti démocratique populaire, pro-kurde) dans son île-prison d'Imrali.

« Voir cette loi déposée devant le parlement, c'est une évolution historique », a-t-il dit, selon le site internet de la chaîne CNN-Türk.

Recep Tayyip Erdogan a investi un capital politique non négligeable dans les efforts de paix, accordant davantage de droits culturels et linguistiques aux kurdes au risque de s'aliéner une partie de sa base de soutien à travers le pays. Ankara, les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent le PKK comme une organisation « terroriste » et nombre de turcs continuent de détester Abdullah Öcalan.

Le cessez-le-feu décrété par celui-ci en mars 2013 tient dans l'ensemble, mais le PKK a interrompu au cours de l'été dernier le repli de ses militants vers leurs bases arrière du nord de l'Irak, en déplorant la lenteur des négociations en cours.

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